Aller au contenu de la page

Attention : Votre navigateur web est trop ancien pour afficher correctement ce site internet.

Nous vous recommandons une mise à niveau ou d'utiliser un autre navigateur.

Archives > Éditos L’Étincelle > 2015 > avril > 6

Le 9 avril ne doit être qu’une première étape

Après la claque électorale des départementales, Hollande et Valls ont tenu à affirmer qu’ils continuaient la même politique antisociale. Priorité doit rester à « l’aide à l’investissement » – traduire : aide au patronat – sur fond d’attaques contre les services publics et de blocage des salaires.

La déconfiture du PS a profité à tous ceux qui rêvent de revenir au pouvoir ou d’y accéder pour mener la même politique au service des riches et des patrons, avec tout ce qu’ils pourront rajouter de mesures anti chômeurs, anti immigrés, de mesures profondément réactionnaires.

Sans parler d’une Marine Le Pen qui veut se faire passer comme le porte-parole des défavorisés, mais qui, avec sa démagogie anti-immigrés, ne vise qu’à dresser les exploités les uns contre les autres, au bénéfice des patrons. En effet, qu’apporterait sa « préférence nationale » ? L’embauche pour les « Français » ? Comme si les patrons embauchaient ! « Préférence » au maintien dans l’emploi en cas de licenciements ? Mais les licenciements touchent toutes les catégories, même celles où il y a peu de travailleurs immigrés. Au petit jeu électoral, les travailleurs, les jeunes, les classes populaires sont perdants. C’est sur un autre terrain que nous devons nous préparer à lutter !

La riposte du monde du travail est urgente

Les fins de mois difficiles le 20, voire le 15, c’est maintenant.

C’est maintenant que les patrons dégomment les emplois par milliers tout en empochant les millions, comme à Sanofi (4 000 emplois supprimés, 4 millions pour le nouveau patron en cadeau de bienvenue…).

C’est maintenant que le gouvernement envisage d’étendre les « contrats de chantier » – limités à un « chantier », sans date de fin précisée –, au-delà du BTP et de faciliter les licenciements dans les PME.

C’est maintenant que de nombreux maires, PS comme UMP, annoncent une hausse des impôts locaux et une réduction des services publics. Et c’est maintenant que 22 000 suppressions d’emplois dans les hôpitaux sont programmées pour les trois années qui viennent, deux fois plus à la poste, des milliers à la SNCF… Sans oublier la nouvelle loi « Macron 2 » en préparation, qui reviendrait sur les 35 heures et assouplirait les CDI, en les rendant plus précaires. C’est donc dès maintenant qu’il faut riposter.

Les réactions sont nombreuses dans bien des secteurs, souvent provoquées par l’annonce de bénéfices dans les grands groupes, de revenus mirobolants pour leurs PDG ou de hausse de dividendes de leurs actionnaires, comme à PSA Sevelnord ou Sanofi. Des réactions auxquelles s’ajoutent les luttes contre les restrictions budgétaires, les manques d’effectifs, les trop fortes charges de travail et, bien sûr, les licenciements et fermetures de sites, que ce soit dans le secteur public ou privé.

Une première étape du « tous ensemble » : Tous en grève le 9 avril !

CGT, FO, Solidaires et FSU appellent, pour la première fois depuis très longtemps, à une journée de grève et de manifestations interprofessionnelles contre la politique d’austérité du gouvernement, pour l’augmentation des salaires et pour le retrait de la loi Macron, qui va généraliser le travail du dimanche et casser le Code du travail afin de donner tous les droits aux patrons.

Ces organisations syndicales n’ont pas prévu la suite, alors qu’une seule journée ne suffira bien sûr pas pour faire reculer Hollande, Valls et le patronat. Mais l’occasion est trop rare et il nous faut nous en saisir pour faire entendre la voix de celles et ceux qui n’en peuvent plus de la politique du gouvernement PS Medef.

Soyons nombreux en grève et dans la rue, pour avancer dans l’idée de faire converger les luttes dispersées et préparer la suite. Le 9 avril doit être le début d’un retour prolongé du monde du travail sur la scène sociale.

Imprimer Imprimer cet article Réagir Réagir à cet article