La chlordécone est un pesticide toxique très persistant utilisé massivement dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique de 1972 à 1993 alors qu’il était interdit presque partout ailleurs. Mais l’État français a réussi à l’autoriser pendant plus de 20 ans tout en connaissant parfaitement ses effets nocifs. Ce qui n’a pas empêché Agnès Buzyn, l’actuelle ministre de la santé de bloquer une étude sur les liens probables entre la chlordécone et le cancer de la prostate quand elle dirigeait l’Institut national du cancer en 2013. Tout aussi choquant : afin d’autoriser la présence accrue du pesticide dans la chaîne alimentaire, le ministère de l’agriculture n’a rien trouvé de mieux que d’en relever les limites légales dans la viande… Aujourd’hui, plus de 90% de la population antillaise est contaminée par ce pesticide qui met plusieurs siècles à se dégrader. Malgré cette contamination généralisée, l’État est toujours plus soucieux de ménager les intérêts des gros planteurs de bananes que ceux des populations.
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Brèves
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Pour justifier les coupes dans les aides sociales, Marlène Schiappa a repris à son compte un des principes fondateurs de la première internationale « l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ». Détourner l’idée de lutte collective pour justifier la débrouille individuelle et auto-entrepreneuriat, il fallait oser. Face à la politique anti-ouvrière qu’elle défend, à nous de lui rappeler le sens de la formule.
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Le Figaro annonce que pour les entreprises ayant fraudé le fisc mais qui sont « repentantes », les pénalités seront allégées. Passant par exemple de 80 % de pénalités prévues à 30 %. Autant dire la possibilité de recommencer à frauder en toute liberté.
Mots-clés : fiscalité
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Carrefour : l’ex-PDG se goinfre
18 juin 2018 Brève Entreprises
Alors que 243 magasins Dia vont être fermés, entraînant la suppression de 1800 emplois, et qu’un plan de départs soi-disant volontaires prévoit la suppression de 2400 postes à Carrefour, l’ex-PDG du groupe devait partir en retraite avec un pactole de 17 millions d’euros. Devant le tollé, il a dû renoncer à une prime de... 4 millions d’euros.
De quoi jeter de l’huile sur la colère des salariés de Carrefour, récemment mobilisés contre les suppressions d’emplois et pour des augmentations de salaires.
Mots-clés : Carrefour
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Ford : subventionné à licencier
18 juin 2018 Brève Entreprises
Le 7 juin, Ford a annoncé un plan de licenciement pour son site de Blanquefort en Gironde (900 salariés) produisant des boîtes de vitesse. Ces 5 dernières années Ford a raflé 50 millions d’aides publiques pour garantir l’emploi sur ce site. Ce « pognon de dingue » encaissé, Ford, qui pèse 7,6 milliards de dollars de bénéfices au niveau mondial, se prépare à fermer l’usine fin 2019.
Mais Ford n’est pas le seul site menacé dans la région. Après GM&S de la Souterraine, ce sont maintenant les usines Metal Aquitaine de Fumel et Bosch de Rodez qui sont menacées. Si ceux de Ford en appellent à tous les travailleurs menacés de la région et de France par les fermetures et licenciements, ils pourraient bien donner de bonnes raisons à tous les licencieurs et leurs complices au gouvernement pour reculer sur toutes les revendications des ouvriers.
Mots-clés : Ford
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Mercredi 13 juin, la coalition saoudienne a annoncé avoir lancé l’assaut sur le port d’Hodeida menaçant l’approvisionnement d’une grande partie du pays en médicaments et produits alimentaires. La population yéménite subit déjà les conséquences de trois ans de guerre : ce conflit a déjà fait plus de 10 000 victimes et a notamment occasionné la réapparition du choléra. À travers cette guerre, l’Arabie Saoudite cherche à réaffirmer son statut de puissance régionale en renforçant son contrôle du pays contre les velléités iraniennes. Elle peut compter pour cela sur le soutien militaire et politique pour l’instant sans faille de ses alliés américain, britannique et français.
Ces puissances impérialistes sont complices de cette sale guerre dont la population paie le prix fort.
Mots-clés : Yémen
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129 voix contre 125. C’est par une courte majorité que le parlement argentin a voté jeudi dernier pour la légalisation de l’avortement jusqu’ici passible de 4 ans de prison. Ce vote est surtout l’aboutissement d’une mobilisation d’ampleur de la population ces derniers mois, et notamment d’un grand nombre d’étudiantes et de lycéennes. Malgré l’hostilité affichée de l’Église catholique qui a fait ouvertement campagne contre la légalisation.
La nuit précédant le vote, des centaines de milliers de personnes arborant un foulard vert comme symbole de leur lutte, ont manifesté devant le Parlement.
Cette mobilisation est amenée à se poursuivre pour que le Sénat ne revienne pas sur cette légalisation puis pour que ce droit gagné de haute lutte se concrétise dans les faits pour toutes les femmes !
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Le mouvement social qui a débuté le 18 avril s’étend malgré l’ampleur de la répression qui a fait 162 morts, 1300 blessés et des dizaines de disparus. Au départ contre une réforme des retraites, le mouvement a pris un tour plus politique : les manifestants exigent la démission du président Daniel Ortega, au pouvoir depuis 1984. Les manifestants, grâce à leur courage et à leur détermination, ont déjà réussi à faire reculer le gouvernement sur sa réforme et menacent désormais tout un système « autoritaire et corrompu ».
Mots-clés : Nicaragua
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C’est avec ce slogan qu’a lieu depuis le 20 avril un mouvement de boycott contre la vie chère lancé depuis les réseaux sociaux. Sont ciblés principalement les produits Danone, l’eau minérale Sidi Ali, propriété de l’ex-présidente du patronat et les stations services Afriquia, appartenant au ministre de l’agriculture. Dans un pays où 60 % de la population vit sous le seuil de pauvreté selon un rapport de l’ONU de 2016, ce mouvement permet à la colère de s’exprimer sans courir le risque d’être jeté en prison, comme lors des précédentes mobilisations dans le Rif. Danone a pour le moment réagi en mettant fin aux contrats de 900 intérimaires et en diminuant les collectes de lait au détriment des éleveurs. Contre les privilégiés proches du gouvernement et les multinationales, même combat !
Mots-clés : Maroc
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Smovengo, l’entreprise qui a repris la gestion des Velib’ en 2017 avait promis à la mairie de Paris de faire mieux que son prédécesseur JCDecaux et surtout moins cher… Résultat un an après : un nouveau modèle électrique défectueux et des bornes encore en travaux, du coup des dizaines milliers de désabonnés. Solution pour Smovengo ? Faire trimer plus ses salariés sans les augmenter. Ceux-ci lui ont répondu par la grève et ont poursuivi leur mouvement malgré un arrêté du tribunal de grande instance de Paris jugeant leur grève « illicite » pour un prétexte bidon de préavis. Les salariés sont restés déterminés et ont refusé les entretiens individuels préalables à licenciement. Le bras de fer continue.
