Mais le compte n’est pas bon. Même les économistes bourgeois assurent que la Grèce ne pourra payer la note, et que l’endettement s’est emballé sous l’effet des plans de « sauvetage »
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- Les Grecs en cigales, les Allemands en fourmis... La Fontaine est revenu à la mode à la faveur de la crise. Les danseurs de Sirtaki coûteraient aux laborieux contribuables de France et d’Allemagne entre 700 et 1 000 euros si l’ardoise grecque venait à être effacée. L’austérité doit donc continuer. CQFD ! Ils doivent payer !
Mais le compte n’est pas bon. Même les économistes bourgeois assurent que la Grèce ne pourra payer la note, et que l’endettement s’est emballé sous l’effet des plans de « sauvetage »
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Petit lexique de la dette et des arnaques du sommet du Bruxelles : Sauvetage, ou sabordage de la Grèce ? Les ficelles de la prestidigitation financière
Convergences Monde 24 novembre 2011
Quels ingrats, ces Grecs qui ne voudraient pas de ce « plan de sauvetage » concocté par le sommet européen de Bruxelles dans la nuit du 26 au 27 octobre, après des jours d’âpres négociations. Par un coup de baguette magique pourtant leur dette serait divisée par deux. N’était-ce pas là un cadeau somptueux pour ces cigales grecques de l’Europe qui menacent jusqu’à l’euro, créé et défendu par les industrieuses fourmis d’Allemagne et de France ?
50 % de la dette grecque effacée, annulée ?
Tout doux… Seulement la -
Crise de la dette, crise du capitalisme !
Convergences Monde 25 septembre 2011
La dette publique, dite aussi « souveraine », c’est-à-dire la dette de l’État dans son ensemble, n’est pas une nouveauté, ni son hypertrophie une anomalie qu’il s’agirait juste de corriger. Elle est intrinsèquement liée au capitalisme, depuis ses origines. Elle est un des plus puissants moyens collectifs, « socialisé » pourrait-on dire, de la classe capitaliste, pour drainer à elle, notamment par le biais de l’impôt, une partie des revenus des couches pauvres et en faire du capital vivant. Elle est un des
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La grande arnaque du « nous dépensons trop ! »
Convergences Politique 25 septembre 2011
Avec la crise de la dette européenne, les gouvernements ont ressorti leur rengaine : « nous vivons au-dessus de nos moyens ». Comme si on pouvait donner du « nous » là où exploités et exploiteurs ont des intérêts contradictoires, et comme si la dette venait de dépenses trop élevées, notamment sociales.
En réalité, les dépenses dites publiques (État, collectivités territoriales et Sécurité sociale), mélangeant allègrement le budget de l’armée, les aides aux entreprises, le service de la dette aux banques avec -
Les rois de la dette souveraine
Convergences Politique 25 septembre 2011
Dans cette période de famine budgétaire endémique, nombreux se disent « atterrés », « indignés », « révoltés » devant les magots accumulés par les « riches ». Les montants et les frasques des grosses fortunes inondent les gazettes. Certains riches en France, malheureux de l’être trop, ont imploré l’État de les taxer, comme ces 16 « présidents ou dirigeants d’entreprises, hommes ou femmes d’affaires, financiers, professionnels ou citoyens fortunés » qui à la fin août ont lancé un « appel » en faveur de «
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Ce que vous avez toujours voulu savoir sur les banques, et qu’il serait vain de leur demander
Convergences Société 2 décembre 2008
Qu’est-ce qui part en fumée avec la Bourse ?
« 25 000 milliards de dollars évanouis » , titrait Le Monde du 26 octobre. Affreux ! La somme est faramineuse. Que n’a-t-on encore vu un homme d’affaires sauter dans le vide du haut d’un gratte-ciel ? À croire qu’ils ne sont pas encore au désespoir. C’est que la perte n’est pour l’instant que virtuelle.
Les cours de la Bourse, et donc les « capitalisations boursières » des entreprises qu’on en déduit (nombre total des actions d’une entreprise multiplié par -
Abolir la dette des pays pauvres ? Chiche !
Convergences Monde 26 septembre 2003
Il serait plus juste de parler de pays en voie de sous développement que du contraire : les conditions de vie des populations les plus pauvres ne cessent de s’aggraver. En Afrique subsaharienne, la moitié des habitants est plus pauvre qu’en 1990 et le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté est passé de 242 à 300 millions au cours des dix dernières années. Il devrait atteindre les 345 millions selon les prévisions de la Banque mondiale. Par ailleurs, selon le magasine Forbes, en février
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L’étau de la dette
Convergences Monde 1er avril 2001
Alors que les richesses mondiales ont été multipliées par 7,5 depuis 1960, l’Afrique s’enfonce toujours plus dans la pauvreté et les inégalités se creusent inlassablement.
Y aurait-il une fatalité ?
Comment expliquer que ce continent ne parvienne pas à sortir du sous-développement alors même qu’il ne cesse de bénéficier d’une Aide Publique au Développement (APE) dont s’honorent la communauté internationale et la politique de coopération française depuis les indépendances ?
Il ne s’agit pas ici -
L’annulation de la dette des pays pauvres très endettés (PPTE) : « beaucoup de bruit pour rien ! »
Convergences Monde 1er avril 2001
Depuis le dépôt d’une pétition de 17 millions de signatures au sommet du G7 (regroupe les 7 pays les plus puissants économiquement) de Cologne par la « coalition Jubilé 2000 » en faveur de l’annulation de la dette du Tiers Monde, les effets d’annonce se sont multipliés, les médias annonçant 90% et même 100% d’annulation de la dette des pays pauvres.
Qu’en est-il vraiment ?
Parmi les détenteurs de la dette extérieure, seuls les États du Club de Paris sont concernés pour négocier l’allégement de la dette des
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Les usuriers des temps modernes
Convergences Monde 1er avril 2000
Au milieu des années soixante-dix, lors de la grande récession économique, les Etats cherchaient de nouveaux débouchés et les banques disposaient d’une masse de capitaux. Ils consentirent aux pays du Sud des prêts à des taux d’intérêt très faibles assortis d’exigences de productions exportables et de grands travaux donnant des débouchés aux pays industriels.
La dette du Sud
En quelques années la dette de ces pays a atteint 500 milliards de dollars. En 1979, l’augmentation brutale des taux d’intérêt
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