Le vieux « tube » de Henri Salvador traitait la question sur le mode humoristique. Mais elle n’en est pas moins grave. L’exploitation capitaliste tue et mutile. Les pays du tiers monde sont dans la situation de la vieille Europe du XIXe siècle. La silicose a quasiment disparu des pays riches, mais 6 millions de mineurs y sont exposés au Brésil. Et ici ou là dans le monde, ce sont les grands trusts des pays occidentaux qui ravagent des
Articles
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- « Le travail, c’est la santé, rien faire c’est la conserver... »
Le vieux « tube » de Henri Salvador traitait la question sur le mode humoristique. Mais elle n’en est pas moins grave. L’exploitation capitaliste tue et mutile. Les pays du tiers monde sont dans la situation de la vieille Europe du XIXe siècle. La silicose a quasiment disparu des pays riches, mais 6 millions de mineurs y sont exposés au Brésil. Et ici ou là dans le monde, ce sont les grands trusts des pays occidentaux qui ravagent des -
Davantage de victimes que les guerres
Convergences Monde 22 juin 2004
Dans le monde, chaque année, plus de 2,2 millions de personnes meurent du fait de leur travail. Dont 1,5 million d’hommes, 750 000 femmes et 22 000 enfants. Un mort toutes les 15 secondes. Sur ces décès, 350 000 ont lieu au cours d’accidents du travail, le reste par maladies, dont 400 000 liées à l’exposition à des substances chimiques. C’est le dernier décompte, d’avril 2004, de l’Organisation internationale du travail (OIT), qui souligne que le risque au travail fait davantage de victimes que
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Morts et mutilations au travail ne sont pas une affaire d’Etat !
Convergences Politique 22 juin 2004
En France, aucune estimation sérieuse et centralisée des dégâts de l’exploitation patronale sur la santé ! La Cour des comptes elle-même a pointé du doigt la carence du pays en outil statistique qui permette d’agréger les données.
Le bilan annuel de la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) ne porte que sur les quelque 17 millions de salariés du régime général, grosso modo les travailleurs du privé. Les autres, soit près du tiers des travailleurs, y échappent. Les -
Les chicanes de la Sécu
Convergences Société 22 juin 2004
En gros, l’accident du travail présente « l’avantage » d’une couverture du risque immédiate, même en cas de travail illégal ou clandestin. Les prestations sont complètes. La victime n’a pas à avancer les frais ni à payer un ticket modérateur. Il n’y a pas de limitation dans le temps de la prise en charge. L’indemnité journalière est versée dès le lendemain, soit 60 % du salaire de base durant les 28 premiers jours et 80 % au-delà. Bref, une indemnisation meilleure que celle attachée à l’arrêt pour
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Citroën : parcours accidenté
Convergences Entreprises 22 juin 2004
Pour déclarer un accident du travail, les ouvriers de l’usine Citroën d’Aulnay-sous-bois (plus de 7000 salariés, dont un très grand nombre d’intérimaires) doivent se présenter au service médical qui leur donne les premiers soins et une fiche blanche, qui décrit les circonstances de l’accident, remplie et signée en général par le responsable d’unité. Si l’accidenté n’a pas sa fiche, les soignants lui diront souvent : « Je vous déclare en maladie » et à la rigueur : « retournez demander à votre chef la -
Les maladies des articulations causées par l’intensification du travail
Convergences Société 1er octobre 1999
Le nombre de ces maladies est sur les 10 dernières années en augmentation rapide et constante. 1090 cas en 1990, 3165 en 1993, 7195 en 1997 ! La progression d’année en année est supérieure à celle des affections provoquées par l’amiante. De plus ces chiffres sont inférieurs à la réalité à cause de la définition de la maladie et sa reconnaissance. Il y a 40 000 cas en Suède par exemple.
Ce sont des affections des tendons et des articulations qui sont dues aux microtraumatismes provoqués par des
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La grande arnaque de la reconnaissance des maladies professionelles
Convergences Société 1er octobre 1999
S’il est utile d’étudier l’évolution des maladies professionnelles déclarées, il ne faut jamais perdre de vue que les chiffres sont mensongers.
En effet pour qu’une maladie soit reconnue professionnelle, il faut qu’elle corresponde aux tableaux qui définissent les maladies, énumèrent les affections, leur degré de gravité, les listes le plus souvent limitatives de travaux censés causer la maladie, et les délais d’exposition au risque avant la demande de reconnaissance.
Ils sont conçus de manière à ne
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