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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Au d&#233;p&#244;t et atelier de Rouen
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>SNCF
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
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		<description>Le 13 mai, les chiffres de participation sont historiques : plus de gr&#233;vistes aux ateliers de Quatre-Mares qu'en 1995. Dans les diff&#233;rentes AG, le sentiment est que ce ne doit pas &#234;tre une &#233;ni&#232;me journ&#233;e de 24 heures mais le d&#233;but d'un mouvement de gr&#232;ve reconductible. La chaleur de l'accueil r&#233;serv&#233; &#224; des gr&#233;vistes de l'Education nationale en t&#233;moigne. &lt;br /&gt;Mais d&#232;s le lendemain, &#224; Quatre-Mares, l'appareil CGT commence &#224; freiner. On n'entend plus parler que du 25, puis bient&#244;t du 3 juin. Un foss&#233; se creuse&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 13 mai, les chiffres de participation sont historiques : plus de gr&#233;vistes aux ateliers de Quatre-Mares qu'en 1995. Dans les diff&#233;rentes AG, le sentiment est que ce ne doit pas &#234;tre une &#233;ni&#232;me journ&#233;e de 24 heures mais le d&#233;but d'un mouvement de gr&#232;ve reconductible. La chaleur de l'accueil r&#233;serv&#233; &#224; des gr&#233;vistes de l'Education nationale en t&#233;moigne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d&#232;s le lendemain, &#224; Quatre-Mares, l'appareil CGT commence &#224; freiner. On n'entend plus parler que du 25, puis bient&#244;t du 3 juin. Un foss&#233; se creuse avec ceux qui veulent continuer (notamment les &#233;quipes de Sud et des militants de base de la CGT). Finalement, la gr&#232;ve sera vot&#233;e jusqu'au jeudi 15, par une minorit&#233;. Au d&#233;p&#244;t voisin de Sotteville, les &#233;quipes Sud et CGT sont unies pour continuer la gr&#232;ve mais vu le contexte national &#224; la SNCF, la reprise est d&#233;cid&#233;e dans l'unit&#233; le 16 mai. A tous les cheminots de l'atelier qui y participent, la manif appel&#233;e par le comit&#233; de gr&#232;ve de l'Education nationale, battante et bruyante, donne le moral. D'o&#249; la r&#233;flexion de certains : &#171; &lt;em&gt;Et dire que certains voulaient nous emp&#234;cher de voir &#231;&#224; !&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 3 juin, des comit&#233;s de gr&#232;ve se mettent en place dans diff&#233;rents secteurs (au d&#233;p&#244;t de Sotteville, &#224; Quatre-Mares, chez les contr&#244;leurs, &#224; la Direction r&#233;gionale) ainsi qu'un comit&#233; de gr&#232;ve Inter-services. Les AG rassemblent les gr&#233;vistes des diff&#233;rents secteurs. Au d&#233;p&#244;t, beaucoup de jeunes s'investissent dans le comit&#233; de gr&#232;ve et les actions interpros. Mais de nouveau, l'appareil de la CGT joue les pompiers. A l'atelier, la gr&#232;ve est suspendue pendant le week-end de la Pentec&#244;te, mais elle continue au d&#233;p&#244;t. Apr&#232;s le 10 juin, &#224; Quatre-Mares les AG sont moins nombreuses bien que des cheminots restent en gr&#232;ve jusqu'au 12 juin. Au d&#233;p&#244;t la reprise n'est vot&#233;e que le 13.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F&#233;lix MURAT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Yvelines (78) : les ambigu&#239;t&#233;s de la FSU
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Dans les Yvelines, &#224; partir du succ&#232;s de la journ&#233;e du 6, la gr&#232;ve reconductible &#233;tait entr&#233;e dans les discussions. On se r&#233;p&#233;tait par le bouche &#224; oreille qu'elle avait &#233;t&#233; vot&#233;e dans le Val-d'Oise voisin, &#224; Bezons ou Argenteuil ; elle commen&#231;a &#224; se g&#233;n&#233;raliser au lendemain du 13, surtout dans le primaire et dans les &#233;tablissements du Mantois. Elle devint massive dans le secondaire &#224; partir du 19. &lt;br /&gt;Jusqu'au 13, seules des organisations minoritaires dans le monde enseignant (CGT, Sud, CNT et souvent FO)&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les Yvelines, &#224; partir du succ&#232;s de la journ&#233;e du 6, la gr&#232;ve reconductible &#233;tait entr&#233;e dans les discussions. On se r&#233;p&#233;tait par le bouche &#224; oreille qu'elle avait &#233;t&#233; vot&#233;e dans le Val-d'Oise voisin, &#224; Bezons ou Argenteuil ; elle commen&#231;a &#224; se g&#233;n&#233;raliser au lendemain du 13, surtout dans le primaire et dans les &#233;tablissements du Mantois. Elle devint massive dans le secondaire &#224; partir du 19.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'au 13, seules des organisations minoritaires dans le monde enseignant (CGT, Sud, CNT et souvent FO) oeuvraient r&#233;ellement &#224; l'extension. La FSU de son c&#244;t&#233; d&#233;clarait soutenir les personnels engag&#233;s dans la gr&#232;ve reconductible ; mais ce n'est qu'au lendemain du 13 qu'elle abandonna les formules ambigu&#235;s, le Snes appelant par courrier &#224; s'y &lt;em&gt;&#171; engager sans attendre &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant cette orientation de la FSU se traduisit de fa&#231;on extr&#234;mement variable. Dans le Mantois, l&#224; o&#249; le mouvement atteignait un niveau comparable &#224; celui de la Seine-Saint-Denis, les responsables FSU s'y engageaient avec un incontestable dynamisme, organisant tr&#232;s t&#244;t des actions en direction des autres secteurs (diffusions &#224; La Poste, &#224; Renault-Flins, manifestation interprofessionnelle &#224; Mantes-la-Jolie plus fournie qu'en d&#233;cembre 1995).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Endiguer l'influence de la Coordination&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce p&#244;le fort fut le point d'appui &#224; partir duquel la FSU proclama tr&#232;s vite une &lt;em&gt;&#171; AG d&#233;partementale des &#233;tablissements en lutte des Yvelines &#187;&lt;/em&gt;, en r&#233;alit&#233; assez clairsem&#233;e. Les appels qui en sortirent &#233;taient expurg&#233;s de toute revendication pr&#233;cise pour permettre la signature du Sgen-CFDT ce qui entra&#238;na l'abstention, entre autres, de militants de FO et de la tendance &lt;em&gt;&#171; Ecole &#233;mancip&#233;e &#187;&lt;/em&gt; de la FSU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette AG (&#224; l'entr&#233;e de laquelle flottaient les drapeaux de la FSU et eux seuls !) n'avait pas pour fonction d'&#233;tendre et de coordonner le mouvement &#224; l'&#233;chelle de tout le d&#233;partement. Elle visait surtout &#224; r&#233;affirmer le leadership syndical et &#224; se proclamer le plus vite possible direction d&#233;partementale du mouvement en dehors de toute r&#233;f&#233;rence &#224; l'AG Ile-de-France et &#224; la Coordination nationale, ignor&#233;es tout au long des d&#233;bats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans les Yvelines, la FSU majoritaire ne se lan&#231;a dans la gr&#232;ve qu'aux moments et aux endroits o&#249; celle-ci mena&#231;ait de lui &#233;chapper. Aux autres on put observer des comportements beaucoup plus attentistes de responsables syndicaux trop englu&#233;s dans la cogestion des &#233;tablissements pour impulser le mouvement en s'appuyant sur les minorit&#233;s les plus d&#233;cid&#233;es ou ne croyant pas dans le mouvement et laissant la responsabilit&#233; de son &#233;chec &#224; l'extr&#234;me gauche politique et syndicale, se contentant en tout cas au mieux de relayer avec plus ou moins d'&#233;nergie les appels aux &#171; journ&#233;es d'action &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Ce qu'aurait pu &#234;tre une politique d'extension&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans bien des communes, aucune direction du mouvement n'&#233;mergea. Au plus quelques petites minorit&#233;s se lanc&#232;rent-elles dans la gr&#232;ve reconductible pour se d&#233;courager apr&#232;s quelques jours. A contrario, l'exp&#233;rience de l'AG Yvelines-Nord a montr&#233; quelle impulsion le mouvement pouvait recevoir du simple fait que les minorit&#233;s les plus d&#233;cid&#233;es trouvaient un cadre o&#249; discuter leur situation et rassembler leurs &#233;nergies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Profitant de la manifestation du 13 mai, quelques partisans de la gr&#232;ve reconductible (de divers horizons politiques et syndicaux) s'&#233;taient donn&#233;s rendez-vous dans une &#233;cole maternelle : ils ne s'attendaient pas &#224; s'y retrouver &#224; une centaine. Pour les enseignants de maternelle et d'&#233;l&#233;mentaire, d&#233;j&#224; engag&#233;s dans la gr&#232;ve en ordre dispers&#233; depuis quelques jours, cette AG permit de tisser les liens indispensables ; pour les minorit&#233;s du secondaire qui h&#233;sitaient &#224; se lancer, elle donna l'&#233;nergie n&#233;cessaire. Par la suite, se tenant de une &#224; deux fois par semaine, rassemblant jusqu'&#224; 130 participants, elle resta un point de ralliement qui permit &#224; bien des gr&#233;vistes de rester dans le mouvement m&#234;me quand il devint minoritaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi &#224; partir de cette AG 78-Nord que furent lanc&#233;es des initiatives en direction d'autres secteurs : tracts aux ouvriers de Peugeot-Poissy, visites &#224; l'h&#244;pital de Poissy ou aux usines Norton et Thal&#232;s &#224; Conflans, d&#233;l&#233;gations aux AG des cheminots du d&#233;p&#244;t d'Ach&#232;res et aux employ&#233;s municipaux de cette ville dont une forte minorit&#233; demeura en gr&#232;ve une semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si dans les Yvelines-Nord, le mouvement a pu prendre son essor, c'est parce qu'un cadre organis&#233; &#233;tait propos&#233;, sans exclusive, &#224; tous ceux qui voulaient &#339;uvrer &#224; g&#233;n&#233;raliser et approfondir la gr&#232;ve. Pr&#233;cis&#233;ment ce que ailleurs les directions syndicales (essentiellement FSU) se sont la plupart du temps bien gard&#233;es de mettre sur pied.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien FORGEAT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Seine-Saint-Denis (93) : A l'origine du mouvement
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Seine-Saint-Denis-93-A-l-origine-du-mouvement</link>
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>En r&#233;gion parisienne, la gr&#232;ve a d&#233;marr&#233; &#224; Saint-Denis. Depuis le mouvement de 1998 o&#249; les profs de Seine-Saint-Denis avaient obtenu 3 000 postes suppl&#233;mentaires, des liens durables s'&#233;taient cr&#233;&#233;s entre les plus militants. Nous avions commenc&#233; &#224; nous revoir entre enseignants des 8 coll&#232;ges de la ville &#224; l'occasion de la baisse drastique du fond social coll&#233;gien (qui finance les voyages) et du fond social cantine. Tout est parti le 18 mars, nouvelle journ&#233;e d'action nationale sur la d&#233;centralisation, avec&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En r&#233;gion parisienne, la gr&#232;ve a d&#233;marr&#233; &#224; Saint-Denis. Depuis le mouvement de 1998 o&#249; les profs de Seine-Saint-Denis avaient obtenu 3 000 postes suppl&#233;mentaires, des liens durables s'&#233;taient cr&#233;&#233;s entre les plus militants. Nous avions commenc&#233; &#224; nous revoir entre enseignants des 8 coll&#232;ges de la ville &#224; l'occasion de la baisse drastique du fond social coll&#233;gien (qui finance les voyages) et du fond social cantine. Tout est parti le 18 mars, nouvelle journ&#233;e d'action nationale sur la d&#233;centralisation, avec l'id&#233;e de se laisser une grosse semaine pour prendre la temp&#233;rature de diff&#233;rents &#233;tablissements, par des visites &#224; l'heure du d&#233;jeuner, et d&#233;marrer une gr&#232;ve reconductible &#224; partir du 27 mars, car nous en avions tous assez des journ&#233;es sans lendemain. En continuant ce syst&#232;me de d&#233;marchage dans les villes voisines, le mouvement s'est peu &#224; peu &#233;tendu &#224; l'ensemble du d&#233;partement, lentement mais s&#251;rement. A la rentr&#233;e des vacances, le 22 avril, un peu plus d'une vingtaine d'&#233;tablissements du secondaire &#233;taient touch&#233;s par la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est surtout &#224; partir du 6 puis du 13 mai que celle-ci a pris toute son ampleur, l'attaque sur les retraites ayant mis davantage de monde en col&#232;re et le primaire &#233;tant entr&#233; dans la danse. D'embl&#233;e nous nous &#233;tions structur&#233;s sous la forme d'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des &#233;tablissements en lutte de Seine-Saint-Denis. Tous les militants de la gr&#232;ve pouvaient y trouver leur place, s'y exprimer et participer aux d&#233;cisions. Les repr&#233;sentants des syndicats &#233;taient pr&#233;sents et prenaient la parole comme chacun d'entre nous.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La pression des bahuts en lutte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve &#233;tendue aux autres d&#233;partements, au niveau de l'Ile-de-France, des assembl&#233;es fonctionnant sur le m&#234;me mod&#232;le avaient lieu apr&#232;s chaque manifestation &#224; Paris. Rassemblant des centaines de personnes, d&#233;termin&#233;es, ces r&#233;unions ont mis une sacr&#233;e pression aux syndicats. La FSU, apr&#232;s avoir mis plus de trois semaines &#224; appeler clairement &#224; la gr&#232;ve reconductible, a d&#251; se calquer sur nos mots d'ordre : retrait total du projet de d&#233;centralisation et du plan Fillon, maintien des postes d'&#233;tudiants-surveillants, refus du nouveau statut d'assistant d'&#233;ducation et titularisation de tous les pr&#233;caires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous avons impuls&#233; la mise en place de la coordination nationale qui a permis d'&#233;changer des informations entre les diff&#233;rentes r&#233;gions touch&#233;es par la gr&#232;ve et de prendre des d&#233;cisions qui ont pouss&#233; le mouvement en avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les militants d'extr&#234;me gauche ont jou&#233; un r&#244;le important dans le d&#233;clenchement et l'extension de cette gr&#232;ve. Mais rapidement de nombreux autres enseignants sont devenus eux aussi des militants du mouvement, pr&#234;ts &#224; sillonner le d&#233;partement pour aller r&#233;pandre la gr&#232;ve reconductible dans d'autres &#233;tablissements. Tr&#232;s peu ont en r&#233;alit&#233; oppos&#233; la revendication de la d&#233;centralisation &#224; celle des retraites, comprenant que c'&#233;tait ce qui pouvait permettre l'extension &#224; d'autres secteurs. L'interprofessionnel a d&#233;marr&#233; par des r&#233;unions de parents, auxquels nous expliquions notre inqui&#233;tude par rapport &#224; la d&#233;centralisation et qui embrayaient eux-m&#234;mes sur les retraites, en tant que salari&#233;s ! Nous sommes all&#233;s voir les postiers ou les d&#233;p&#244;ts de bus en lutte sur nos villes respectives, venant &#224; la rescousse face &#224; l'intervention des CRS, comme &#224; Saint-Denis ou &#224; Aubervilliers. Et bien d'autres secteurs. Des liens se sont nou&#233;s, nous les invitions &#224; nos assembl&#233;es et r&#233;ciproquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les profs se battaient contre la d&#233;centralisation alors qu'ils n'&#233;taient pas eux-m&#234;mes &#171; d&#233;centralisables &#187; et ils ont souvent ressenti comme une injure le calcul du gouvernement de renoncer &#224; d&#233;centraliser les assistantes sociales, les m&#233;decins scolaires et les conseillers d'orientation, pensant que les enseignants allaient laisser tomber les &#171; tos &#187; (techniciens et ouvriers) ce qui s'est traduit pour un nouveau slogan : &lt;em&gt;&#171; Un pour TOS, TOS pour un &#187;&lt;/em&gt; ! Pour la premi&#232;re fois de leur vie, des enseignants sont all&#233;s voir d'autres secteurs, SNCF, RATP, La Poste ! Bien des barri&#232;res sociales ont vol&#233; en &#233;clat au cours de ce mouvement, ce qui laissera des traces. Le gouvernement n'a pas fini de nous trouver sur son chemin !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydie GRIMAL&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Lot-et-Garonne : en gr&#232;ve d&#232;s le 24 mars
</title>
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Le 18 mars, trois AG s'&#233;taient tenues &#224; Agen, Marmande et Villeneuve-sur-Lot, dans des lyc&#233;es professionnels, ces lyc&#233;es &#233;tant les plus touch&#233;s par les suppressions de sections et de postes annonc&#233;es dans l'Acad&#233;mie de Bordeaux (500 postes supprim&#233;s, 400 titulaires sur zone de remplacement affect&#233;s en postes fixes &#224; l'ann&#233;e, remplacements confi&#233;s syst&#233;matiquement &#224; des &#171; vacataires 200 heures &#187;, 131 sections de lyc&#233;es professionnels supprim&#233;es, dont 13 dans le d&#233;partement). &lt;br /&gt;D'embl&#233;e, la discussion a port&#233;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Avril-mai-juin-2003-Renouveau-des-luttes-debut-de-la-contre-offensive-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Avril, mai, juin 2003. Renouveau des luttes, d&#233;but de la contre-offensive des salari&#233;s
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 18 mars, trois AG s'&#233;taient tenues &#224; Agen, Marmande et Villeneuve-sur-Lot, dans des lyc&#233;es professionnels, ces lyc&#233;es &#233;tant les plus touch&#233;s par les suppressions de sections et de postes annonc&#233;es dans l'Acad&#233;mie de Bordeaux (500 postes supprim&#233;s, 400 titulaires sur zone de remplacement affect&#233;s en postes fixes &#224; l'ann&#233;e, remplacements confi&#233;s syst&#233;matiquement &#224; des &lt;em&gt;&#171; vacataires 200 heures &#187;&lt;/em&gt;, 131 sections de lyc&#233;es professionnels supprim&#233;es, dont 13 dans le d&#233;partement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'embl&#233;e, la discussion a port&#233; sur le ras-le-bol des &#171; journ&#233;es d'action &#187; et, &#224; l'AG d'Agen, la gr&#232;ve reconductible a &#233;t&#233; vot&#233;e &#224; partir du lundi 24 mars. Le m&#234;me jour, l'AG de Pau votait la m&#234;me chose, et d&#232;s le lendemain l'intersyndicale acad&#233;mique relayait le mot d'ordre de gr&#232;ve reconductible pour toute l'Acad&#233;mie de Bordeaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'AG d&#233;partementale du 24 mars, pr&#232;s de 200 personnes ont d&#233;battu des objectifs du mouvement. Nous avions conscience que les enjeux &#233;taient nationaux. Notre objectif &#233;tait donc double : &#233;tendre la gr&#232;ve &#224; tous les &#233;tablissements du d&#233;partement, &#233;tendre au niveau national, en jouant sur tous les r&#233;seaux &#171; horizontaux &#187; existants, puisque les syndicats nationaux se faisaient tirer l'oreille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'au 6 avril, date du d&#233;but des vacances de P&#226;ques, c'est quotidiennement que les AG se sont tenues, suivies de manifestations de plus de 1 000 personnes dans les rues d'Agen, en m&#234;me temps que, dans les coll&#232;ges et les &#233;coles, les enseignants organisaient des r&#233;unions &#224; destination des parents d'&#233;l&#232;ves. Le samedi 29 mars, plus de 1 500 personnes (enseignants, parents) occupaient le centre d'Agen dans un d&#233;fil&#233; bruyant. Le m&#234;me jour, &#224; Pau, plus de 4 000 personnes d&#233;filaient. A la veille des vacances l'acad&#233;mie de Bordeaux &#233;tait la premi&#232;re et pratiquement la seule encore dont tous les &#233;tablissements avaient &#233;t&#233; touch&#233;s par la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J.J.F.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Enseignants : excellent trimestre
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Enseignement
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
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		<description>Pas &#233;vident de dire quand le mouvement a commenc&#233;. On peut parler des premi&#232;res assembl&#233;es et gr&#232;ves du 19 mars dans l'acad&#233;mie de Bordeaux. Des 10 &#233;tablissements de Saint-Denis en gr&#232;ve le 27 mars. Du Havre ou de l'&#238;le de La R&#233;union. On peut aussi remonter aux mouvements de gr&#232;ve du d&#233;but mars dans des quartiers populaires de Marseille o&#249; il n'y a pas assez de classes pour inscrire tous les gosses, pas assez de cours de r&#233;cr&#233;ation pour qu'ils jouent ensemble, pas assez de &#171; fonds sociaux &#187; pour les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pas &#233;vident de dire quand le mouvement a commenc&#233;. On peut parler des premi&#232;res assembl&#233;es et gr&#232;ves du 19 mars dans l'acad&#233;mie de Bordeaux. Des 10 &#233;tablissements de Saint-Denis en gr&#232;ve le 27 mars. Du Havre ou de l'&#238;le de La R&#233;union. On peut aussi remonter aux mouvements de gr&#232;ve du d&#233;but mars dans des quartiers populaires de Marseille o&#249; il n'y a pas assez de classes pour inscrire tous les gosses, pas assez de cours de r&#233;cr&#233;ation pour qu'ils jouent ensemble, pas assez de &#171; fonds sociaux &#187; pour les faire manger tous &#224; la cantine. Les foyers de propagation de la col&#232;re ont &#233;t&#233; divers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aurait &#233;t&#233; certes impossible de pr&#233;dire que le gouvernement se coltinerait d'abord le monde de l'&#233;ducation, en ce printemps 2003, mais ses poches de mis&#232;re avaient d&#233;j&#224; frond&#233;. Des gr&#232;ves avaient &#233;clat&#233; en 1998 dans le 93 ; en 2000 dans l'enseignement professionnel et dans des &#233;coles du sud de la France, en 2002 dans le primaire en Loire-Atlantique. Cet hiver m&#234;me, les &#171; pions &#187; s'&#233;taient dress&#233;s contre la suppression de 5600 surveillants et 20 000 emplois-jeunes. Sans compter les gu&#233;rillas permanentes, dans les secteurs les plus d&#233;sh&#233;rit&#233;s. Car le ch&#244;mage et le hold-up de l'Etat sur les services publics (pour arroser le patronat), ont des effets tangibles dans les &#233;tablissements scolaires des cit&#233;s ouvri&#232;res. La fameuse &#171; violence &#224; l'&#233;cole &#187; par exemple ! C'est tout &#224; l'honneur des profs, en particulier des plus jeunes souvent envoy&#233;s sur ces fronts &#171; chauds &#187;, d'avoir engag&#233; le fer.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Retrait du plan Ferry !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce qui a fait d&#233;border le vase, c'est la loi de &#171; d&#233;centralisation &#187;. Un d&#233;sengagement financier de l'Etat, sous forme d'abandon de 110 000 agents non enseignants (pr&#232;s de 10 % des effectifs de l'Education nationale) &#224; la gestion r&#233;gionale et d&#233;partementale - possible pr&#233;lude &#224; mutations, sous-traitance au priv&#233;, pr&#233;carit&#233; accrue. Etaient vis&#233;s les &#171; atoss &#187;, administratifs, techniciens et ouvriers d'entretien, agents des services sociaux des lyc&#233;es et coll&#232;ges (dont les assistantes sociales, m&#233;decins et conseillers d'orientation et psychologues).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les journ&#233;es des 17 octobre, 8 d&#233;cembre et 28 janvier, au cours desquelles avaient &#233;t&#233; mises aussi en avant des revendications sur le budget et d&#233;j&#224; sur les retraites, le mardi 18 mars fut une nouvelle journ&#233;e des syndicats de l'Education contre la d&#233;centralisation. C'est &#224; partir de l&#224; qu'une minorit&#233;, qui en avait ras l'bol des journ&#233;es isol&#233;es et symboliques, a franchi le pas de d&#233;marrer la gr&#232;ve, reconductible, d'y entra&#238;ner d'autres coll&#232;gues et &#233;tablissements et de gagner le soutien des parents d'&#233;l&#232;ves et plus largement de la population ouvri&#232;re, par des diffusions et discussions sur les march&#233;s et autres lieux publics. Avec pour perspective claire, non pas de n&#233;gocier on ne sait trop quoi, mais de refuser purement et simplement le plan Ferry de d&#233;centralisation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Retrait du plan Fillon !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Autre probl&#232;me pesant depuis des mois, celui des retraites, dont l'amputation &#233;tait &#224; l'ordre du jour tout particuli&#232;rement pour la fonction publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que les syndicats enseignants aient plac&#233; une manifestation sp&#233;cifique le 28 janvier, les personnels de l'EN ont aussi r&#233;pondu &#224; l'appel national du samedi 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier pour les retraites. Dans les salons les f&#233;d&#233;rations syndicales enseignantes n&#233;gociaient comme les autres la &#171; r&#233;forme &#187; la moins pire possible. Dans la rue les manifestants affirmaient qu'il n'y avait rien &#224; n&#233;gocier ! Pas question de perdre 20 % &#224; 30 % sur les retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour beaucoup d'entre eux, la d&#233;marche sur les retraites a &#233;t&#233; tr&#232;s consciente. Ils ont d&#233;marr&#233; la lutte, particip&#233; &#224; la construction du mouvement dans l'Education nationale cherchant d'embl&#233;e &#224; se donner des chances d'entra&#238;ner d'autres secteurs. C'est dans cet esprit que les retraites ont &#233;t&#233; ajout&#233;es aux revendications particuli&#232;res. Elles impliquaient, autant qu'elles n&#233;cessitaient, l'&#233;largissement. Pour avoir le meilleur rapport de forces. Il &#233;tait &#233;vident que le mouvement portait &#224; la fois sur les retraites et les revendications particuli&#232;res &#224; l'&#233;ducation nationale, et que son avenir &#233;tait forc&#233;ment dans l'extension au reste du monde du travail. Signe clair de ce souci : pas le moindre probl&#232;me en AG ou dans les manifestations pour faire l'unanimit&#233; sur le mot d'ordre des 37,5 ans pour tous, public et priv&#233;. De m&#234;me les personnels de l'EN en gr&#232;ve, quand ils cherchaient &#224; expliquer leurs revendications scolaires &#224; la population en ville ou aux salari&#233;s du priv&#233;, expliquaient qu'ils refusaient une &#233;cole au rabais pour les enfants d'ouvriers. La perspective &#233;tait bien politique et non corporatiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Furent &#233;galement adopt&#233;s par les assembl&#233;es de gr&#233;vistes le maintien du statut de surveillant et la titularisation de tous les pr&#233;caires, car bien des enseignants avaient des comptes &#224; r&#233;gler sur ce chapitre, avec le gouvernement en premier lieu, mais &#233;galement avec leurs f&#233;d&#233;rations syndicales qui n'avaient pas (ou si peu) soutenu la lutte des surveillants et emplois-jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Propager la gr&#232;ve, &#224; l'arrach&#233; !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les zones dites sensibles sont mal dot&#233;es en tout&#8230; sauf en enseignants d'extr&#234;me gauche (LCR, LO, PT, par ailleurs militants ou adh&#233;rents syndicaux) ou jeunes profs sympathisants d'Attac ou de la &#171; gauche de la gauche &#187;. Ce sont eux qui ont d&#233;clench&#233; et propag&#233; le mouvement. Ils &#233;taient minoritaires mais se sentaient vocation &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette premi&#232;re phase de d&#233;marrage et extension du mouvement, de la fin mars &#224; la mi-mai (dont 4 semaines - du 5 avril au 5 mai - d'&#233;talement des vacances des trois zones acad&#233;miques), des noyaux obstin&#233;s sont all&#233;s d'&#233;tablissements en &#233;tablissements, de ville en ville, voire en villages, pour gagner et &#233;tendre. Ils ont m&#234;me inaugur&#233; des &#171; vacances actives &#187; et continu&#233; (certes &#224; plus bas r&#233;gime) &#224; se r&#233;unir, &#224; mener des actions. Les rendez-vous syndicaux nationaux des 3 avril (gr&#232;ve nationale de la fonction publique, &#224; l'appel de toutes les conf&#233;d&#233;rations sauf CFDT, CFTC et CGC), 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai (cette ann&#233;e marqu&#233; par la lutte pour les retraites), mais surtout 6 mai (journ&#233;e nationale de l'&#233;ducation extr&#234;mement bien suivie) et 13 mai (journ&#233;e nationale sur les retraites) ont l&#233;gitim&#233; et appuy&#233; en quelque sorte les efforts de ceux qui &#233;largissaient la gr&#232;ve sur le terrain, m&#234;me si les responsables syndicaux, eux avaient du mal &#224; sortir de leur routine ou de leur attentisme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La politique de la FSU, &#224; arithm&#233;tique variable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les divers syndicats de la FSU, la plus grosse f&#233;d&#233;ration de l'EN (l'autre morceau de l'ex-Fen, sous &#233;tiquette Unsa, s'&#233;tant surtout affirm&#233;e par ses banni&#232;res dans les cort&#232;ges syndicaux), ont eu des politiques variables. Et souvent content&#233;s de r&#233;unir des AG certes d&#233;mocratiques en apparence, mais qui ne faisaient que couvrir des initiatives et usurper une vitalit&#233; que le mouvement avait trouv&#233;es ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Snuipp (pour les &#233;coles) a lanc&#233; un appel national &#224; la gr&#232;ve reconductible &#224; partir du 6 mai. Mais quand la secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale du syndicat fut interrog&#233;e le m&#234;me soir sur F3, pas un mot sur la gr&#232;ve reconductible ! C'&#233;tait selon les d&#233;partements ! Dans le 93, les &#233;coles s'y sont mises mais le Snuipp a cherch&#233; &#224; maintenir les &#171; instits &#187; organis&#233;s &#224; part et &#224; emp&#234;cher qu'ils participent aux AG existantes de profs. A Limoges, l'appel &#224; la gr&#232;ve reconductible n'a &#233;t&#233; fait qu'&#224; partir du 13 mai, et les responsables du Snuipp sont rest&#233;s tr&#232;s hostiles &#224; toute forme d'AG et d'activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, le Snes (lyc&#233;es et coll&#232;ges) a par exemple annonc&#233; son soutien &#224; la gr&#232;ve reconductible d&#232;s le 27 mars en Seine-Saint-Denis ; &#224; partir du 3 avril en Haute-Garonne ; &#224; partir du 24 avril en Ile-de-France ; et le 28 avril &#224; l'&#233;chelle nationale. Ces appels ont aid&#233; au d&#233;marrage du mouvement, entre autres &#224; Paris le 28 avril. Ils couvraient et l&#233;gitimaient l'activit&#233; de ceux qui n'avaient pas attendu. Mais l'implication personnelle et effective des responsables du Snes parisien n'est arriv&#233;e que le 13 mai. Ici ou l&#224;, c'est parce que le mouvement existait d&#233;j&#224;, sur place ou ailleurs, que les responsables syndicaux ont m&#234;me pu appara&#238;tre comme de v&#233;ritables moteurs. Mais leur sp&#233;cialit&#233; n'a pas &#233;t&#233; l'allumage ni l'embrayage ! Dans bien des endroits, des sections ou morceaux de sections du Snes n'&#233;taient pas pour la gr&#232;ve ou se sont content&#233;s, au mieux, des journ&#233;es nationales. L'appareil dirigeant voulait pr&#233;server son influence dans un milieu de profs de lyc&#233;es qui n'&#233;tait pas majoritairement en gr&#232;ve !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L' &#171; interpro-pagation &#187; ou savoir tisser sa toile, pas que sur le net !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A la mi-mai, le mouvement &#233;tait quasiment g&#233;n&#233;ralis&#233; &#224; l'Education nationale. Cela ne veut pas dire que tous les personnels &#233;taient en gr&#232;ve reconductible. Mais ils participaient au mouvement, en ne ratant pas les journ&#233;es nationales et &#171; points forts &#187; - sans parler des r&#233;unions et actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut alors le d&#233;but de l'activit&#233; dite &#171; interpro &#187;. Multiforme. Vir&#233;es d'enseignants vers les postiers, les cheminots, les agents de la DDE ou des imp&#244;ts en gr&#232;ve &#224; partir du 13 mai. Convocation, par le truchement syndical souvent, de r&#233;unions de travailleurs de diverses cat&#233;gories et du priv&#233; - souvent des militants syndicaux ou politiques, certes, mais qui pouvaient se rassembler et discuter &#224; plusieurs dizaines (ou centaines comme &#224; Saint-Denis ou Bobigny dans la banlieue parisienne), voire organiser des manifestations de 2 000 &#224; 3 000 personnes, dont une moiti&#233; d'enseignants (par exemple dans la banlieue parisienne). Contact des gr&#233;vistes enseignants avec les appareils syndicaux. Multiformes aussi&#8230; selon l'envie de ces derniers de se laisser entra&#238;ner dans une vraie gr&#232;ve !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 14 et 15 mai, le rat&#233; de l'extension &#224; d'autres secteurs, du public et du priv&#233;, &#224; commencer par les transports, du fait du verrou syndical CGT et CFDT, a &#233;t&#233; durement ressenti. Mais des gr&#233;vistes de l'&#233;ducation ont n&#233;anmoins pers&#233;v&#233;r&#233;, d'abord parce que les gr&#232;ves &#224; la SNCF et transports locaux montraient qu'il y avait un potentiel combatif, et que des liens &#233;taient nou&#233;s, tant avec cette fonction publique qui aurait pu basculer qu'avec des salari&#233;s du priv&#233; qui, m&#234;me s'ils n'&#233;taient pas d&#233;cid&#233;s &#224; se mettre en gr&#232;ve, r&#233;serv&#232;rent aux enseignants en lutte un bon accueil, sans les pr&#233;jug&#233;s &#171; anti-fonctionnaires &#187; que Fillon pr&#233;tendait ! Des enseignants qui jusque-l&#224; n'&#233;taient pas militants syndicalistes ou politiques, devinrent ceux d'un mouvement qui d&#233;passait l'EN. Et dans celle-ci le mouvement a &#233;t&#233; suffisamment fort pour transformer en tremplin pour la gr&#232;ve reconductible ces journ&#233;es des 13 mai, 25 mai, 3 juin voire 10 juin, que les appareils syndicaux avaient plac&#233;es loin dans le temps pour user la combativit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le tous ensemble, touch&#233; du doigt !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le dimanche 25 mai fut une belle journ&#233;e de manifestation interprofessionnelle &#224; Paris o&#249; le slogan de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale fut repris dans tous les cort&#232;ges. Mais le lendemain fut moins chantant. Les gr&#233;vistes not&#232;rent en particulier la prudence inhabituelle des syndicats sur les chiffres !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le 3 juin, la gr&#232;ve reconductible s'effilochait manifestement, mais les plus actifs multipliaient n&#233;anmoins les initiatives pour jouer leur va-tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve reconductible n'a pourtant pas gagn&#233; d'autres secteurs. De fa&#231;on plus subtile qu'aux lendemains du 13 mai, la direction de la CGT a milit&#233; contre. Les premi&#232;res semaines 10 000 gr&#233;vistes enseignants avaient su d&#233;velopper le mouvement. Le 4 juin il y avait bien autant et sans doute beaucoup plus de cheminots en gr&#232;ve, mais la CGT a eu peur de les voir jouer &#224; leur tour le m&#234;me r&#244;le. Ce fut l'&#233;touffoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de l'Education, la FSU a repris ses marques au plus vite. Le jeudi 5 juin, son leader G&#233;rard Aschieri demandait au gouvernement un petit geste s'il voulait que les profs aient quelque raison de faire passer le bac ! Et voil&#224; les &lt;em&gt;&#171; avanc&#233;es significatives &#187;&lt;/em&gt; sur la d&#233;centralisation. Rien de tr&#232;s nouveau de la part d'Aschieri qui ne ratait pas une occasion de pleurer devant les micros l'absence de n&#233;gociations, et n'&#233;voquait jamais le &lt;em&gt;retrait des plans Ferry et Fillon&lt;/em&gt;. Le radicalisme de la FSU &#233;tait r&#233;serv&#233; aux tracts ou circulaires internes ! Le Snes par exemple, par la voix de sa repr&#233;sentante &#224; la coordination nationale du samedi 14 juin, Claudie Martens (membre du Bureau national), parlait de miettes &#224; propos des promesses gouvernementale. Mais dans l'&lt;em&gt;Universit&#233; syndicaliste,&lt;/em&gt; le co-secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral Bernard Boisseau d&#233;non&#231;ait les jusqu'au-boutistes qui parlaient de miettes et &#233;taient plus pr&#233;occup&#233;s de radicaliser le mouvement que d'obtenir des r&#233;sultats. Tous deux du m&#234;me courant &lt;em&gt;Unit&#233; et Action&lt;/em&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la brutalit&#233; polici&#232;re place de la Concorde le 10 juin, et malgr&#233; les poursuites judiciaires des gr&#233;vistes cours&#233;s par les flics jusque dans l'Op&#233;ra, les chefs syndicaux sont rest&#233;s sereins ! Ils ont permis au gouvernement d'&#233;chapper &#224; l'&#233;preuve du bac en d&#233;samor&#231;ant l'envie de nombreux gr&#233;vistes ne pas laisser passer. Cela a port&#233; un petit coup au moral. Mais la FSU a accompagn&#233; le reflux sans essuyer le discr&#233;dit rejet&#233; sur d'autres, comme Bernard Thibault qui, le 12 juin &#224; Marseille, proposait d'&lt;em&gt;&#171; inscrire le mouvement dans la dur&#233;e &#187;&lt;/em&gt;, tandis que Marc Blondel faisait de la surench&#232;re d&#233;sormais sans risque..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; un milieu militant d'extr&#234;me gauche qui a fait ce qu'il pouvait et savait pour la r&#233;ussite de ce mouvement, les gr&#233;vistes enseignants ont beaucoup appris. Su atterrir aussi, sans trop d'encombres ni de d&#233;moralisation. Conclu que ne s'&#233;tait jou&#233;e qu'une premi&#232;re manche. Et d&#233;cid&#233; de se retrouver en septembre - ou un peu plus tard qu'importe !- pour pr&#233;parer la revanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raoul GLABER&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Se coordonner&#8230; sur les coordinations !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Des enseignants en lutte, &#224; l'initiative de militants de Lutte ouvri&#232;re et de militants de Sud ou de l'Ecole &#233;mancip&#233;e (une tendance anim&#233;e par l'extr&#234;me gauche au sein de la FSU), ont tent&#233; d&#232;s le samedi 26 avril de mettre sur pied une coordination nationale qui s'est d'abord appel&#233;e &lt;em&gt;&#171; r&#233;union nationale pour la g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve dans l'Education &#187;&lt;/em&gt;. L'id&#233;e &#233;tait de cr&#233;er le n&#233;cessaire lieu d'&#233;change entre les partisans et artisans de l'&#233;largissement de la gr&#232;ve reconductible de diverses r&#233;gions, sur le mod&#232;le des premi&#232;res AG de villes, districts et d&#233;partements, et qui pourrait devenir une direction dans le cours du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des semaine, ces r&#233;unions hebdomadaires s'&#233;toff&#232;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y eut des d&#233;bats sur la l&#233;gitimit&#233; de ceux qui y participaient - &#233;lus ou pas, et comment ? Fallait-il, d&#232;s le 26 avril ou le 3 mai, instaurer un mandatement en bonne et due forme, alors que cette structure se voulait ouverte &#224; ceux qu'il fallait encore entra&#238;ner dans le mouvement ? Force est de reconna&#238;tre qu'&#224; ce stade comme ult&#233;rieurement d'ailleurs, rares furent les d&#233;partements, villes ou &#233;tablissements qui fonctionnaient eux-m&#234;mes avec des repr&#233;sentants formellement &#233;lus. Ce qui ne veut pas dire qu'il &#233;tait faux de l'avoir pour perspective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y eut des divergences aussi, plus feutr&#233;es, sur ce que devait &#234;tre la priorit&#233; pour donner au mouvement les meilleures chances et pr&#233;venir les d&#233;faillances ou sale coups des appareils : favoriser et impulser les coordinations de gr&#233;vistes ou s'appuyer et privil&#233;gier (et jusqu'o&#249; ?) des positions syndicales. Vieux d&#233;bat, de fait, entre Lutte ouvri&#232;re, Ligue communiste r&#233;volutionnaire et Parti des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coordination nationale, au plus fort, a rassembl&#233; des repr&#233;sentants (d&#251;ment mandat&#233; ou pas) de seulement 44 d&#233;partements (o&#249; il n'y avait d'ailleurs pas toujours d'assembl&#233;e d&#233;partementale). Les dirigeants syndicaux, FSU ou autres, jaloux de garder le maximum de contr&#244;le, n'allaient pas faire de la publicit&#233; &#224; cette structure ! Avec une tactique qui impliquait certes de tenir compte et gagner tous les syndicalistes engag&#233;s dans le mouvement celui-ci n'aurait rien perdu &#224; ce que toute l'extr&#234;me gauche milite r&#233;ellement pour une participation &#224; la coordination et ainsi donner vie et pouvoir &#224; une direction d&#233;mocratique nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R.G.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Loire-Atlantique : le verrouillage des appareils syndicaux
</title>
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		<dc:date>2003-07-11T18:54:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Si Nantes a v&#233;cu &#224; chaque temps fort de tr&#232;s grosses manifestations, &#233;quivalentes &#224; 1995, jamais les diff&#233;rentes cat&#233;gories professionnelles n'ont eu l'occasion de s'organiser et de d&#233;cider ensemble de leurs actions. &lt;br /&gt;Ceux qui auraient pu &#234;tre le fer de lance, les personnels de l'Education nationale en gr&#232;ve reconductible, &#233;taient dirig&#233;s par une intersyndicale qui d&#232;s le d&#233;but n'&#233;tait pas pr&#234;te &#224; partager le pouvoir avec la base, laquelle s'&#233;tait fortement mobilis&#233;e et organis&#233;e l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente dans le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si Nantes a v&#233;cu &#224; chaque temps fort de tr&#232;s grosses manifestations, &#233;quivalentes &#224; 1995, jamais les diff&#233;rentes cat&#233;gories professionnelles n'ont eu l'occasion de s'organiser et de d&#233;cider ensemble de leurs actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui auraient pu &#234;tre le fer de lance, les personnels de l'Education nationale en gr&#232;ve reconductible, &#233;taient dirig&#233;s par une intersyndicale qui d&#232;s le d&#233;but n'&#233;tait pas pr&#234;te &#224; partager le pouvoir avec la base, laquelle s'&#233;tait fortement mobilis&#233;e et organis&#233;e l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente dans le milieu des instituteurs en lutte pour obtenir 500 postes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dix repr&#233;sentants syndicaux de la tribune donnaient bien la parole aux d&#233;l&#233;gu&#233;s des secteurs g&#233;ographiques, mais le plus souvent en fin d'AG, moment le moins propice pour relayer les propositions que les gr&#233;vistes souhaitaient faire voter &#224; l'AG d&#233;partementale. Les v&#233;ritables d&#233;cisions &#233;taient prises au sommet. La r&#233;ponse donn&#233;e par l'intersyndicale &#233;tait toujours : &lt;em&gt;&#171; faites ce que vous voulez dans vos secteurs &#187;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une quinzaine de jours apr&#232;s le d&#233;but du mouvement les secteurs commen&#231;ant &#224; se plaindre et regimber les dirigeants syndicaux, pour calmer le jeu, d&#233;cid&#232;rent de cr&#233;er un comit&#233; de liaison : des r&#233;unions &#224; huis clos o&#249; les d&#233;l&#233;gu&#233;s de secteur &#233;taient convi&#233;s pour rencontrer les syndicats, pi&#232;ge pour ces d&#233;l&#233;gu&#233;s qui n'avaient pas eu l'occasion de se r&#233;unir avant, alors que l'intersyndicale, elle, s'&#233;tait d&#233;j&#224; concert&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors d'une AG, une coll&#232;gue mandat&#233;e par son secteur propose de faire une esp&#232;ce de comit&#233; de liaison charg&#233; d'aller voir ce qui se passe dans les autres secteurs professionnels. R&#233;ponse cinglante du dirigeant de la FSU : pas question de faire une &#171; coordination &#187; (le mot n'avait m&#234;me pas &#233;t&#233; prononc&#233; !). Il passe au vote pour ou contre la proposition : 84 pour et 130 contre. Un petit vent de contestation a souffl&#233;. Finalement, les responsables syndicaux se sont repli&#233;s sur une parodie d'AG interprofessionnelle organis&#233;e &#224; la demande r&#233;p&#233;t&#233;e de plusieurs personnes. En guise de r&#233;union avec plusieurs secteurs professionnels, on a eu droit &#224; une tribune constitu&#233;e de tous les repr&#233;sentants d&#233;partementaux des syndicats. D&#233;bat totalement infructueux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois DEBOUT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> D&#233;centralisation&#8230; ou d&#233;mant&#232;lement de l'&#233;cole publique ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Decentralisation-ou-demantelement-de-l-ecole-publique</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Enseignement
</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;centralisation
</dc:subject>

		<description>Outre le probl&#232;me des retraites c'est le projet de d&#233;centralisation pr&#233;sent&#233; par Raffarin en f&#233;vrier qui a mis le feu aux poudres dans le monde de l'Education nationale. &lt;br /&gt;Le transfert aux r&#233;gions du personnel non enseignant de l'Education nationale s'ajoutait en effet &#224; toute une s&#233;rie de mesures d&#233;j&#224; annonc&#233;es : suppression des surveillants, non remplacement de d&#233;parts &#224; la retraite, insuffisance du budget, d&#233;but m&#234;me de privatisation de l'&#233;cole. Difficile donc de ne pas y voir une volont&#233; de mise en&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Outre le probl&#232;me des retraites c'est le projet de d&#233;centralisation pr&#233;sent&#233; par Raffarin en f&#233;vrier qui a mis le feu aux poudres dans le monde de l'Education nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le transfert aux r&#233;gions du personnel non enseignant de l'Education nationale s'ajoutait en effet &#224; toute une s&#233;rie de mesures d&#233;j&#224; annonc&#233;es : suppression des surveillants, non remplacement de d&#233;parts &#224; la retraite, insuffisance du budget, d&#233;but m&#234;me de privatisation de l'&#233;cole. Difficile donc de ne pas y voir une volont&#233; de mise en pi&#232;ces de l'&#233;cole publique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La suppression du statut des surveillants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le statut des surveillants, datant de 1936, permettait &#224; des &#233;tudiants de financer leurs &#233;tudes. Celui d'assistant d'&#233;ducation qui le remplace impose, pour un demi service, 22 heures hebdomadaires au lieu de 14 pr&#233;c&#233;demment, sur 39 semaines au lieu de 35, pour un salaire &#233;quivalent, voire inf&#233;rieur. De plus les emplois jeunes, appel&#233;s aides-&#233;ducateurs, recrut&#233;s il y a quelques ann&#233;es, sont destin&#233;s &#224; dispara&#238;tre purement et simplement. Ainsi 5 600 surveillants et 20 000 aides-&#233;ducateurs doivent &#234;tre remplac&#233;s par 16 000 assistants d'&#233;ducation, 10 000 &#171; pions &#187; de moins pour l'&#233;cole. C'est donc &#224; ce propos que s'est produite la premi&#232;re mobilisation de l'ann&#233;e scolaire, m&#234;lant &#233;tudiants d&#233;fendant leurs moyens d'existence et profs qui voyaient les &#233;coles se vider d'une partie de l'encadrement adulte, au moment o&#249; on parle de lutter contre la violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait le budget donnait une raison plus g&#233;n&#233;rale de mobilisation (la premi&#232;re grande journ&#233;e de l'Education nationale, le 29 janvier, avait d'ailleurs pour mot d'ordre : plus de moyens pour l'&#233;cole). En plus de l'insuffisance en recrutement de nouveaux professeurs, notamment dans le primaire, et le non-remplacement des nouveaux retrait&#233;s, les enseignants appr&#233;hendent en effet la r&#233;duction du nombre des classes. A l'appui de leurs craintes, cette d&#233;claration d'un inspecteur d'acad&#233;mie : &lt;em&gt;&#171; Il faut repenser l'organisation de l'&#233;cole, il n'est plus possible d'avoir pour chaque commune son &#233;cole... En France les &#233;coles sont trop &#233;parpill&#233;es &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La d&#233;centralisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le projet pr&#233;voit que l'accueil, la restauration, l'h&#233;bergement, ainsi que l'entretien g&#233;n&#233;ral et technique soient confi&#233;s aux d&#233;partements pour les coll&#232;ges, aux r&#233;gions pour les lyc&#233;es. Cons&#233;quence : transfert de 1 350 m&#233;decins scolaires, 2 700 assistants sociaux, 4 800 conseillers d'orientation-psychologues et 91 000 techniciens, ouvriers et agents de service, les personnels &#171; Toss &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A priori un simple probl&#232;me administratif, pourrait-on penser ? En fait un projet lourd de dangers. Comment les personnels ouvriers et d'entretien, d&#233;sormais employ&#233;s par le Conseil g&#233;n&#233;ral, n'&#233;tant plus pr&#233;sents en permanence dans les &#233;tablissements, pourront-ils contribuer au bien-&#234;tre des enfants, dans des locaux propres ? Les services de restauration privatis&#233;s garantiront-ils des repas sains et &#233;quilibr&#233;s &#224; des prix abordables pour toutes les familles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel temps les conseillers d'orientation psychologues, dont le r&#244;le est d'assurer le suivi des &#233;l&#232;ves durant leur scolarit&#233;, mais charg&#233;s d&#233;sormais de l'insertion et de la r&#233;orientation professionnelle de toute la population d'une r&#233;gion, auront-ils &#224; consacrer aux &#233;tablissements scolaires ? Et les assistantes sociales plac&#233;es dans le m&#234;me cas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois les m&#233;decins scolaires envoy&#233;s en mission dans les centres de Protection maternelle et infantile, donc absents des &#233;tablissements scolaires, qu'adviendra-t-il des bilans de sant&#233; gratuits pour tous les &#233;l&#232;ves ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La scolarisation en maternelle ne sera-t-elle pas frein&#233;e en favorisant l'accueil des enfants en cr&#232;che (payante) jusqu'&#224; 4 ans dans le but de supprimer le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; cycle (petite et moyenne section de maternelle) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le contr&#244;le de la formation professionnelle donn&#233; aux r&#233;gions pr&#233;figure la disparition des dipl&#244;mes professionnels nationaux qui risquent de ne plus avoir la m&#234;me valeur selon qu'on les aura pass&#233;s &#224; Lille, Montpellier ou Bordeaux, alors que la formation initiale en g&#233;n&#233;ral, et la formation professionnelle en particulier, n&#233;cessitent une vision des besoins d'ensemble sur le long terme, et non de la seule r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tableau ne serait pas complet si l'on n'ajoute la prolif&#233;ration programm&#233;e des &#233;tablissements priv&#233;s qu'une modification de la loi Falloux permettra aux collectivit&#233;s territoriales de subventionner jusqu'&#224; 50 % de leurs d&#233;penses au lieu des 10 % maximum autoris&#233;s aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes l'&#233;cole publique donnant une &#233;galit&#233; de chance &#224; tous les enfants n'est qu'un mythe, comme le savent bien les enseignants qui ont tant de mal &#224; exercer convenablement leur m&#233;tier dans une soci&#233;t&#233; ravag&#233;e par le ch&#244;mage, la pauvret&#233;, les in&#233;galit&#233;s sociales. Mais toutes ces mesures qui vont dans le sens du d&#233;sengagement de l'Etat et de pouvoirs suppl&#233;mentaires donn&#233;s aux r&#233;gions et au priv&#233;, au mieux n'apporteront aucune am&#233;lioration &#224; la situation actuelle, au pire ont toutes les chances d'aggraver le sort des enfants des classes d&#233;favoris&#233;es&#8230; et du personnel des &#233;coles o&#249; vont ces enfants. En s'opposant &#224; la d&#233;centralisation les personnels de l'Education nationale ne font pas que d&#233;fendre simplement d'&#233;troits int&#233;r&#234;ts corporatistes, comme voudraient le faire croire certains. Ils ont donc bien raison de continuer &#224; refuser les projets du gouvernement, qui est revenu (provisoirement ?) sur le transfert de certaines cat&#233;gories comme les m&#233;decins scolaires ou les conseillers d'orientation&#8230; pour maintenir celui du plus grand nombre, et comme par hasard celui du personnel TOSS, les cat&#233;gories les plus modestes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurence VINON&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Charente-Maritime : des collectifs n&#233;s de la gr&#232;ve
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Charente-Maritime-des-collectifs-nes-de-la-greve</link>
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		<dc:date>2003-07-11T18:54:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Fin mars, une certaine agitation a commenc&#233; dans le sud du d&#233;partement, &#224; l'initiative de militants de Sud, d'Attac, de Lutte ouvri&#232;re. Jours de gr&#232;ve reconductible au coll&#232;ge de Pons. Multiplication de r&#233;unions et AG dans des &#233;tablissements de Saint-Jean d'Angely et Saintes. Contact et r&#233;union avec les parents d'&#233;l&#232;ves avant les vacances de P&#226;ques, organisation d'une manifestation r&#233;ussie &#224; Saintes le samedi 3 mai, avec la FCPE. &lt;br /&gt;L'intersyndicale de Charente-Maritime a appel&#233; &#224; une gr&#232;ve avec&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fin mars, une certaine agitation a commenc&#233; dans le sud du d&#233;partement, &#224; l'initiative de militants de Sud, d'Attac, de Lutte ouvri&#232;re. Jours de gr&#232;ve reconductible au coll&#232;ge de Pons. Multiplication de r&#233;unions et AG dans des &#233;tablissements de Saint-Jean d'Angely et Saintes. Contact et r&#233;union avec les parents d'&#233;l&#232;ves avant les vacances de P&#226;ques, organisation d'une manifestation r&#233;ussie &#224; Saintes le samedi 3 mai, avec la FCPE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intersyndicale de Charente-Maritime a appel&#233; &#224; une &lt;em&gt;gr&#232;ve avec reconduction&lt;/em&gt; &#224; partir du 6 mai (et non &lt;em&gt;reconductible&lt;/em&gt; car elle pr&#233;tendait qu'il ne fallait pas d'AG !). Les syndicats et la FSU en particulier, ont mis quelques b&#226;tons dans les roues des gr&#233;vistes qui voulaient se r&#233;unir mais ils se trouv&#232;rent d&#233;pass&#233;s par le succ&#232;s des AG, d'abord dans le sud du d&#233;partement, puis &#224; La Rochelle et Rochefort quand le mouvement y a d&#233;marr&#233;, &#224; partir du 13 mai (avec un gros pourcentage de gr&#233;vistes dans un grand nombre d'&#233;tablissements).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des assembl&#233;es de villes ont d&#233;cid&#233; d'actions locales, y compris des relations avec d'autres corporations (SNCF, DDE, Imp&#244;ts, etc.). Le mouvement s'est d&#233;velopp&#233; et organis&#233; malgr&#233; la mauvaise volont&#233; de responsables syndicaux qui cherchaient &#224; casser des AG pr&#233;vues ou des actions d&#233;cid&#233;es par celles-ci, en appelant &#224; d'autres actions au m&#234;me moment. Mais comme nous &#233;tions suffisamment nombreux et d&#233;termin&#233;s, nous pouvions faire deux actions au m&#234;me moment ! Chaque semaine &#224; partir du 14 mai, une AG d&#233;partementale s'est tenue. Les AG ont bien demand&#233; d'envoyer leurs repr&#233;sentants aux intersyndicales, mais n'y furent jamais admis.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;AG ou syndicats ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement a &#233;t&#233; tr&#232;s fort du 13 au 25 mai chez les profs, et les journ&#233;es d'action toujours bien suivies jusqu'au 10 juin. A partir du 13 mai, d'autres secteurs se sont mis en gr&#232;ve reconductible (SNCF, DDE, h&#244;pitaux, imp&#244;ts). Les gr&#233;vistes de l'EN ont particip&#233; &#224; certaines de leurs assembl&#233;es, et inversement. Non sans des probl&#232;mes avec des responsables de l'UL CGT, oppos&#233;s au mot d'ordre de retrait du plan Raffarin-Fillon comme &#224; une g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve (et qui sont all&#233;s jusqu'&#224; refuser aux gr&#233;vistes enseignants une salle r&#233;serv&#233;e). Probl&#232;mes aussi, et pour les m&#234;mes raisons, avec les responsables CGT cheminots, pas chauds pour la pr&#233;sence d'enseignants &#224; leurs assembl&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quence : parmi les profs le freinage des syndicats, &#224; l'&#233;chelle nationale comme locale, a fait l'objet de nombreuses discussions lors des derni&#232;res AG (apr&#232;s le 12 juin et l'&#233;chec du blocage du Bac). Pas d&#233;moralis&#233;s pour autant, ils ont conclu &#224; la n&#233;cessit&#233; de rester organis&#233;s pour l'ann&#233;e scolaire &#224; venir. Des &#171; collectifs &#187; aux noms divers ou sans nom sont mis en place dans les villes avec r&#233;union par quinzaine d'une AG des collectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alice DEVIENNE&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Retraites : plus le mensonge est gros&#8230;
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Retraites-plus-le-mensonge-est-gros</link>
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		<dc:date>2003-07-11T18:53:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Retraites
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		<description>Jusque dans nos bo&#238;tes aux lettres : le gouvernement n'a pas l&#233;sin&#233; sur la propagande pour tenter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et convaincre la population de la l&#233;gitimit&#233; de sa &#171; r&#233;forme &#187;. &lt;br /&gt;Le raisonnement se veut imparable : la population fran&#231;aise vieillit ; donc la proportion des retrait&#233;s par rapport aux actifs va augmenter, plus 90 % d'ici 2040 nous dit-on ; donc le revenu disponible pour chaque retrait&#233; avec le syst&#232;me de r&#233;partition va s'effondrer. &lt;br /&gt;Ces pr&#233;misses&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Avril-mai-juin-2003-Renouveau-des-luttes-debut-de-la-contre-offensive-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Avril, mai, juin 2003. Renouveau des luttes, d&#233;but de la contre-offensive des salari&#233;s
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jusque dans nos bo&#238;tes aux lettres : le gouvernement n'a pas l&#233;sin&#233; sur la propagande pour tenter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et convaincre la population de la l&#233;gitimit&#233; de sa &#171; r&#233;forme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le raisonnement se veut imparable : la population fran&#231;aise vieillit ; donc la proportion des retrait&#233;s par rapport aux actifs va augmenter, plus 90 % d'ici 2040 nous dit-on ; donc le revenu disponible pour chaque retrait&#233; avec le syst&#232;me de r&#233;partition va s'effondrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pr&#233;misses pr&#233;sent&#233;es comme indiscutables, le gouvernement peut avancer ses solutions. Elles tiennent essentiellement en trois points : repousser l'&#226;ge de la retraite (alignement des 37,5 annuit&#233;s du secteur public sur les 40 du priv&#233; d'ici 2008, puis tout le monde &#224; 41 ans en 2012, 42 ans en 2020, etc.) ; diminuer le montant des pensions (au calcul sur la base des 25 meilleures ann&#233;es au lieu des 10 d&#233;j&#224; pr&#233;vu pour le priv&#233; s'ajoutera pour le public aussi l'indexation des pensions sur les prix et non plus sur les salaires r&#233;els) ; inciter les salari&#233;s &#224; souscrire &#224; des fonds de pension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, d'apr&#232;s les calculs de syndicalistes, ce sont ces mesures qui pourraient entra&#238;ner &#224; terme une baisse de 20 % des retraites du public, et de 30 % dans le priv&#233;. D'ici 30 ans, c'est pr&#232;s du tiers des retrait&#233;s qui pourraient avoir des revenus proches du seuil de pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attaque est s&#233;rieuse, si les raisonnements gouvernementaux ne le sont pas.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Trafiquer les chiffres &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le Cor lui-m&#234;me, Conseil d'orientation sur les retraites, sur les &#233;tudes duquel le gouvernement se base et qui en fait est souvent son meilleur contradicteur, pr&#233;voit que, m&#234;me sans changer le syst&#232;me actuel, les caisses de retraites ne seraient pas d&#233;ficitaires avant une dizaine d'ann&#233;es. Voil&#224; pour Fillon et son &#171; urgence &#224; r&#233;former &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part si le nombre de retrait&#233;s augmente, celui de ces autres inactifs que sont les jeunes non encore int&#233;gr&#233;s au monde du travail diminue. Ainsi, si certaines projections pr&#233;voient bien qu'entre 2000 et 2040 la proportion des plus de 60 ans/les 20-59 ans augmentera de 90 %, les m&#234;mes indiquent que le rapport moins de 20-plus de 60/20-59 ans n'augmentera que de 37,5 %&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Ch. Brutel, &#171; Projections de population &#224; l'horizon 2050, un vieillissement (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Plus pr&#233;cis&#233;ment, l'augmentation du rapport inactifs/actifs serait de 25 %&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='D'apr&#232;s J.-M. Harribey, &#171; Le discours lib&#233;ral entre sophismes et apories &#187;, FSE (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. S'il est donc r&#233;el qu'il faudra affecter davantage de ressources aux retraites, rien &#224; voir avec les chiffres catastrophiques avanc&#233;s par Raffarin !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin le gouvernement feint de raisonner comme si la productivit&#233; du travail devait ne pas augmenter dans les prochaines d&#233;cennies. Or, m&#234;me dans l'hypoth&#232;se pessimiste d'une croissance faible de 1,75 % par an en moyenne, le Produit int&#233;rieur brut (PIB, une mesure de la richesse cr&#233;&#233;e annuellement) aura doubl&#233; d'ici 2040. Ainsi, m&#234;me &#224; r&#233;partition inchang&#233;e (et parfaitement inique) des richesses entre travail et capital, tous les travailleurs (actifs et retrait&#233;s) pourraient voir augmenter leurs revenus de 66 % ! Et ceci dans l'hypoth&#232;se o&#249; on ferait supporter au travail seul l'accroissement du nombre d'inactifs, ce que nous n'avons aucune raison d'accepter a priori&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='D'ailleurs, avant le COR, le rapport en 1999 du Commissariat g&#233;n&#233;ral au plan (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Augmenter l'exploitation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas aux retrait&#233;s que va la sollicitude de Raffarin, c'est aux actionnaires. Ses r&#233;formes n'ont d'autre but que de permettre au capital d'accaparer la plus grande part des gains de productivit&#233; &#224; venir. C'est-&#224;-dire de poursuivre la politique men&#233;e depuis une vingtaine d'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis les premi&#232;res politiques de rigueur (initi&#233;es, en France, au d&#233;but des ann&#233;es 1980 par un gouvernement socialiste), la lutte de classe men&#233;e par le patronat contre les travailleurs a fait passer la part des salaires de 69 % &#224; 59 % du PIB&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Chiffre cit&#233;, entre autres, dans &#171; Une alternative est possible &#187;, J.-M. (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Les capitalistes ont empoch&#233; la diff&#233;rence. Ces 10 points perdus repr&#233;sentent aujourd'hui 150 milliards d'euros par an : c'est 33 fois la somme n&#233;cessaire au financement du retour du priv&#233; au 37,5 annuit&#233;s, pourtant pr&#233;sent&#233; comme une utopie ind&#233;fendable non seulement par le gouvernement mais aussi par le Parti socialiste, ou encore la CFDT&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='.Ce retour au 37,5 pour tous co&#251;terait 4,5 milliards d'euros par an, soit 0,3 (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les retraites ne sont qu'une partie du salaire&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='Pas m&#234;me un salaire diff&#233;r&#233; &#224; proprement parler : les pensions sont pay&#233;es par (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; global vers&#233; &#224; l'ensemble des travailleurs. Alors que les patrons se d&#233;barrassent de plus en plus de ceux qu'ils estiment us&#233;s bien avant 60 ans, l'accroissement de la dur&#233;e l&#233;gale de cotisation et le syst&#232;me de d&#233;cote (moins 6 % en moyenne par ann&#233;e manquante &#224; l'horizon 2013) pourraient amputer les pensions de plus d'un quart. Le plan Raffarin qui vise tout autant &#224; diminuer le montant des pensions qu'&#224; allonger la dur&#233;e d'exploitation des travailleurs s'int&#232;gre bien dans l'offensive de la bourgeoisie pour l'appropriation accrue de la plus-value.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Voler les &#233;conomies des salari&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cadre la politique de promotion de la retraite par capitalisation et des fonds de pension, qui accentueraient encore les in&#233;galit&#233;s entre ceux qui auraient les moyens d'y souscrire et les autres, n'est pas seulement une r&#233;ponse cynique aux inqui&#233;tudes sur l'avenir des retraites. Elle n'est pas uniquement une arnaque qui fait courir aux &#233;pargnants le risque de tout perdre au profit de sp&#233;culateurs, comme dans les cas Enron ou WorldCom. Elle est aussi une fa&#231;on de reprendre une part des salaires pour la drainer jusqu'&#224; la sph&#232;re du capital, en faisant contribuer les &#233;conomies faites &#224; grands sacrifices par des travailleurs inquiets pour leur vieux jours aux sp&#233;culations des capitalistes financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re les sophismes comptables et les fausses &#233;vidences d&#233;mographiques martel&#233;s par le gouvernement, r&#233;forme vot&#233;e ou pas par le parlement, la question des retraites reste bien aujourd'hui au c&#339;ur de la lutte des classes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 juillet 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beno&#238;t MARCHAND&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ch. Brutel, &#171; Projections de population &#224; l'horizon 2050, un vieillissement in&#233;luctable &#187;, INSEE Premi&#232;re n&#176; 762, mars 2001.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;D'apr&#232;s J.-M. Harribey, &#171; Le discours lib&#233;ral entre sophismes et apories &#187;, FSE Florence, 7/11/2003, s&#233;minaire &#171; Financiarisation, workfare et nouveaux droits sociaux &#187;, p.2. Disponible en &lt;a href=&#034;http://harribey.montesquieu.u-bordeaux.fr/travaux/retraites/index-retraites.html&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://harribey.montesquieu.u-borde...&lt;/a&gt;, document 2003, Retraites ; une affaire de r&#233;partition.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;D'ailleurs, avant le COR, le rapport en 1999 du Commissariat g&#233;n&#233;ral au plan (dit rapport Charpin) disait d&#233;j&#224; : &#171; La croissance de la productivit&#233; permet de financer des pensions de retraite plus &#233;lev&#233;es qu'elles ne sont aujourd'hui, et ce pendant plus longtemps. En aucun cas, il n'y aura de paup&#233;risation &#224; long terme des retraites des syst&#232;mes publics par r&#233;partition &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Chiffre cit&#233;, entre autres, dans &#171; Une alternative est possible &#187;, J.-M. Harribey et P. Khalfa, Lib&#233;ration du 26 mai 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.Ce retour au 37,5 pour tous co&#251;terait 4,5 milliards d'euros par an, soit 0,3 % du PIB, d'apr&#232;s le COR, &#224; comparer avec l'hypoth&#232;se basse des 1,75 % de croissance annuelle. Encore deux &#233;l&#233;ments de comparaison : le trou de Cr&#233;dit Lyonnais aurait repr&#233;sent&#233; 16,8 milliards d'euros ; et les exon&#233;rations de charges sociales pour le patronat en 2002, 19,5 milliards.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pas m&#234;me un salaire diff&#233;r&#233; &#224; proprement parler : les pensions sont pay&#233;es par les travailleurs d'aujourd'hui, et ce que les retrait&#233;s ont &#171; mis de c&#244;t&#233; &#187; avec leurs cotisations, ce n'est que le droit &#224; une certaine part de la richesse sociale jusqu'apr&#232;s leur vie professionnelle. C'est d'ailleurs vrai aussi dans un syst&#232;me de retraites par capitalisation.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Oise : la volont&#233; d'une minorit&#233; et du Snuipp n'a pas suffi
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		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Oise-la-volonte-d-une-minorite-et-du-Snuipp-n-a-pas-suffi</link>
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		<dc:date>2003-07-11T18:53:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
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		<description>A l'issue de la manifestation d&#233;partementale du 13 mai &#224; Beauvais, un noyau de plus de 100 gr&#233;vistes s'est aussit&#244;t constitu&#233; &#224; partir des r&#233;seaux syndicaux. Des &#233;quipes &#171; mixtes &#187; de profs du secondaire, d'instituteurs, de surveillants, ont fait la tourn&#233;e des bahuts et des &#233;coles, quartier par quartier. L'id&#233;e &#233;tait d'entra&#238;ner les autres dans la gr&#232;ve, et de ne laisser aucun gr&#233;viste isol&#233; dans son coin. Sur tout le secteur de l'ouest du d&#233;partement, ce sont sans doute 200 &#224; 300 personnes qui ont&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'issue de la manifestation d&#233;partementale du 13 mai &#224; Beauvais, un noyau de plus de 100 gr&#233;vistes s'est aussit&#244;t constitu&#233; &#224; partir des r&#233;seaux syndicaux. Des &#233;quipes &#171; mixtes &#187; de profs du secondaire, d'instituteurs, de surveillants, ont fait la tourn&#233;e des bahuts et des &#233;coles, quartier par quartier. L'id&#233;e &#233;tait d'entra&#238;ner les autres dans la gr&#232;ve, et de ne laisser aucun gr&#233;viste isol&#233; dans son coin. Sur tout le secteur de l'ouest du d&#233;partement, ce sont sans doute 200 &#224; 300 personnes qui ont constitu&#233; le noyau militant tr&#232;s actif de la gr&#232;ve, bien au del&#224; du milieu syndical (et politique) proprement dit. Parmi eux, un grand nombre de jeunes et de non-syndiqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le 15 mai, le mouvement avait une caract&#233;ristique qui lui est rest&#233;e : un fort noyau de gr&#233;vistes dans le primaire, beaucoup de gr&#233;vistes dans les coll&#232;ges, et de tr&#232;s faibles minorit&#233;s dans les lyc&#233;es, o&#249; la plupart des enseignants mettaient en avant l'approche des examens pour expliquer leur volont&#233; de ne suivre que les journ&#233;es d'action appel&#233;es nationalement par les syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un moral d'&#233;claireurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du coup, les gr&#233;vistes r&#233;unis en AG se concevaient comme une sorte de locomotive : en reconductible pour rallier les autres salari&#233;s de l'&#233;ducation nationale aux temps forts, maintenir une agitation permanente contre les attaques du gouvernement, s'adresser aux parents d'&#233;l&#232;ves, &#224; la population et aux autres cat&#233;gories de salari&#233;s, ce qui &#233;tait vraiment une attitude in&#233;dite. Ils acceptaient donc d'&#234;tre relativement minoritaires&#8230; et patients. D&#232;s le 21 mai, des enseignants sont all&#233;s aux portes des usines de la ville, et devant la poste et l'h&#244;pital. Ils ont aussi tenu beaucoup &#224; mettre en avant la solidarit&#233; des personnels enseignants avec les non-enseignants, les 110 000 atoss.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le jeu des syndicats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du d&#233;but &#224; la fin, c'est sous l'&#233;gide de l'intersyndicale qu'ont &#233;t&#233; tenues les AG d&#233;partementales. La r&#233;alit&#233; &#233;tait pourtant plus complexe. A Creil, par exemple, des gr&#233;vistes qui ont pouss&#233; au mouvement de gr&#232;ve reconductible, ont visit&#233; les diff&#233;rents coll&#232;ges et lyc&#233;es de la r&#233;gion, et organis&#233; des r&#233;unions inter-&#233;tablissements, contre l'avis de responsables syndicaux locaux, qui ne voulaient pas entendre parler d'AG qu'ils ne contr&#244;leraient pas mais ne prenaient eux-m&#234;mes aucune initiative ! Le 6 mai, au cours d'une AG d&#233;partementale un peu houleuse, l'intersyndicale du d&#233;partement acceptait finalement d'appeler &#224; la gr&#232;ve reconductible &lt;em&gt;&#171; avant le 13 mai si possible &#187;.&lt;/em&gt; Encore fallait-il l'organiser concr&#232;tement, en r&#233;unissant les gens les plus motiv&#233;s. A Beauvais, une AG de ville a &#233;t&#233; convoqu&#233;e gr&#226;ce surtout au r&#233;seau Snes et surtout Snuipp. Mais alors que les responsables du Snuipp ont fait des appels nets &#224; la reconduction, les responsables du Snes ne firent que des apparitions sporadiques aux r&#233;unions et aux manifs, et s'abstinrent de prendre part au travail concret d'organisation !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux bonnes volont&#233;s de se lancer dans l'aventure de la gr&#232;ve&#8230; Assez vite, c'est un noyau assez r&#233;duit de syndiqu&#233;s et de non syndiqu&#233;s qui se d&#233;brouilla pour assurer une permanence quotidienne et relancer au jour le jour les initiatives, actions, diffusions de tracts, n&#233;cessaires pour faire vivre la gr&#232;ve et la populariser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme partout, les gr&#233;vistes esp&#233;raient une entr&#233;e dans la gr&#232;ve d'autres salari&#233;s. Mais 13 mai, 25 mai, 10 juin&#8230; la perspective s'amenuisait. Le 10 juin aurait pu &#234;tre l'occasion d'un rebond, car la manifestation interprofessionnelle &#224; Beauvais regroupa 4000 &#224; 5000 personnes, moins d'enseignants mais plus de salari&#233;s du priv&#233;. La premi&#232;re AG &#171; interprofessionnelle &#187; qui suivit, fut une douche froide. Les responsables syndicaux Snuipp, contrairement &#224; leur habitude, ne propos&#232;rent rien, ni initiative ni perspective de reconduction, laissant les gr&#233;vistes dans le vide. Et dans une tr&#232;s longue intervention, le secr&#233;taire de l'UD CGT, un cheminot, provoqua carr&#233;ment en appelant la majorit&#233; d'enseignants pr&#233;sente dans la salle &#224; revenir aux r&#233;alit&#233;s, et r&#233;p&#233;tant plusieurs fois : &lt;em&gt;&#171; Moi, je suis en stand-by&#8230; &#187; &lt;/em&gt; ! De nombreuses personnes en col&#232;re l'invit&#232;rent &#224; quitter la salle s'il n'avait pas envie de faire gr&#232;ve. L'AG finit dans les insultes, les responsables CGT sortirent, contents de pouvoir affirmer qu'ils ne se r&#233;uniraient plus avec les profs, et beaucoup rentr&#232;rent chez eux d&#233;moralis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Vers l'avenir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Localement on peut dire sans doute que le mouvement est all&#233; au bout de ses possibilit&#233;s. La g&#233;n&#233;ralisation n'ayant pas eu lieu, une AG a finalement d&#233;cid&#233; la fin de la gr&#232;ve le 19 juin. Le soir m&#234;me, 300 personnes se sont encore retrouv&#233;es pour une grande f&#234;te au centre-ville : une derni&#232;re occasion avant les vacances de se retrouver tous ensemble et de se rappeler les aspects positifs de l'exp&#233;rience, le d&#233;passement des barri&#232;res corporatistes, la fiert&#233; d'avoir tenu longtemps la drag&#233;e haute au gouvernement et d'avoir contribu&#233; &#224; un climat de contestation dans le pays. Et &#224; d&#233;faut d'avoir r&#233;ussi la g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve, d'avoir sans doute convaincu une partie des travailleurs que la r&#233;forme Fillon &#233;tait injuste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Haute-Vienne : une reprise un peu difficile
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Haute-Vienne-une-reprise-un-peu-difficile</link>
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>A Limoges le 9 mai un coll&#232;ge &#233;tait en gr&#232;ve, le 13 mai le Snuipp appelait &#224; la gr&#232;ve avec reconduction &#224; partir du mardi 13 mai, et donnait alors des rendez-vous pour des AG quasi-quotidiennes. Des profs de coll&#232;ges en gr&#232;ve (surtout ceux o&#249; le Snes n'&#233;tait pas pr&#233;sent), des profs de lyc&#233;es professionnels, profs stagiaires, surveillants, CPE et toss se sont joints &#224; ces AG. Les militants du Snes des grands lyc&#233;es n'&#233;taient pas pour ces AG et se sont limit&#233;s, au mieux, aux &#171; temps forts &#187;. &lt;br /&gt;D&#232;s le lundi 19&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A Limoges le 9 mai un coll&#232;ge &#233;tait en gr&#232;ve, le 13 mai le Snuipp appelait &#224; la gr&#232;ve avec reconduction &#224; partir du mardi 13 mai, et donnait alors des rendez-vous pour des AG quasi-quotidiennes. Des profs de coll&#232;ges en gr&#232;ve (surtout ceux o&#249; le Snes n'&#233;tait pas pr&#233;sent), des profs de lyc&#233;es professionnels, profs stagiaires, surveillants, CPE et toss se sont joints &#224; ces AG. Les militants du Snes des grands lyc&#233;es n'&#233;taient pas pour ces AG et se sont limit&#233;s, au mieux, aux &#171; temps forts &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le lundi 19 mai, une intersyndicale s'est constitu&#233;e &#224; la demande d'une majorit&#233; de l'AG et en a assur&#233; la tenue, du moins formellement. Cela dit, les actions se sont d&#233;cid&#233;es et faites ind&#233;pendamment. Certains responsables du Snuipp sont alors devenus tr&#232;s hostiles &#224; toutes ces initiatives, actions et tracts en direction d'autres enseignants ou d'autres secteurs. Apr&#232;s le 25 mai, nous sommes n&#233;anmoins all&#233;s aux cantines de La Poste et de la SNCF, &#224; l'embauche des entreprises du priv&#233; importantes de la ville, Legrand, Val&#233;o, Madrange. Apr&#232;s le 3 juin, des enseignants ont assist&#233; &#224; des assembl&#233;es de cheminots. Les militants d'extr&#234;me gauche, en particulier de Lutte Ouvri&#232;re, enseignants comme cheminots, ont pes&#233; dans ce sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; reprise &#187; a &#233;t&#233; un peu difficile. Ce qui domine cependant, c'est le sentiment que des choses sont &#233;branl&#233;es en profondeur et que &#231;a &#233;clatera &#224; nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elise MOUTIERS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Ille-et-Vilaine : l'implication des jeunes non-syndiqu&#233;s
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Ille-et-Vilaine-l-implication-des-jeunes-non-syndiques</link>
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Lors de la premi&#232;re r&#233;union du comit&#233; de gr&#232;ve de l'EN, surprise de constater que 70 % du comit&#233; &#233;tait non syndiqu&#233;. De jeunes &#171; instits &#187; &#233;taient effectivement le fer de lance du mouvement. Pendant 6 semaines, le mouvement anim&#233; par un comit&#233; compos&#233; d'&#233;lus par les gr&#233;vistes et d'un repr&#233;sentant par syndicat, a su grossir et tenir. Presque tous les jours, il y avait des &#233;quipes de gr&#233;vistes sur les routes, vers d'autres &#233;tablissements, vers des &#233;coles maternelles perdues dans la campagne, ou vers des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors de la premi&#232;re r&#233;union du comit&#233; de gr&#232;ve de l'EN, surprise de constater que 70 % du comit&#233; &#233;tait non syndiqu&#233;. De jeunes &#171; instits &#187; &#233;taient effectivement le fer de lance du mouvement. Pendant 6 semaines, le mouvement anim&#233; par un comit&#233; compos&#233; d'&#233;lus par les gr&#233;vistes et d'un repr&#233;sentant par syndicat, a su grossir et tenir. Presque tous les jours, il y avait des &#233;quipes de gr&#233;vistes sur les routes, vers d'autres &#233;tablissements, vers des &#233;coles maternelles perdues dans la campagne, ou vers des entreprises du priv&#233; o&#249; ils avaient le contact par des parents d'&#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant quatre semaines, le mouvement a d'abord cherch&#233; &#224; s'&#233;largir &#224; l'Education, avant de tenter, certes timidement, des initiatives interprofessionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les militants de Lutte Ouvri&#232;re ont jou&#233; un r&#244;le non n&#233;gligeable dans cette lutte (l'Urssaf, le CHU, les Communaux ou Thomson ont d&#233;bray&#233; essentiellement &#224; leur initiative). Chez les Communaux, le comit&#233; de gr&#232;ve a &#233;t&#233; constitu&#233; d'une cinquantaine de c&#233;g&#233;tistes de la base, essentiellement rebelles &#224; l'UD CGT qui &#233;tait hostile au mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la SNCF o&#249; la plupart des temps forts ont &#233;t&#233; suivis, la CGT a emp&#234;ch&#233; le d&#233;part de la gr&#232;ve reconductible le 26/05, et n'a d&#233;marr&#233; 3 jours de gr&#232;ve que les 10, 11 et 12/06, &#224; la fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter que le PCF a &#233;t&#233; tr&#232;s absent. Sa principale contribution : proposition d'un grand d&#233;bat local sur les retraites&#8230; pour &#233;laborer une autre r&#233;forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicolas MARTIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Haute-Garonne : la col&#232;re des militants CFDT
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Haute-Garonne-la-colere-des-militants-CFDT</link>
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Il semble qu'imm&#233;diatement apr&#232;s l'accord donn&#233; par Ch&#233;r&#232;que au projet Fillon, 35 Unions D&#233;partementales CFDT aient protest&#233; en le faisant savoir au Bureau national. Parmi celles-ci, l'UD de la Haute-Garonne dont la secr&#233;taire, membre de l'ex-Gauche Socialiste, a maintenu la participation de la CFDT au mouvement contre le plan Fillon. &lt;br /&gt;21 mai, AG extraordinaire de 150 personnes convoqu&#233;e par l'UD : aucun d&#233;fenseur de la ligne conf&#233;d&#233;rale ne s'est pr&#233;sent&#233;, plusieurs participants se demandant s'il&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il semble qu'imm&#233;diatement apr&#232;s l'accord donn&#233; par Ch&#233;r&#232;que au projet Fillon, 35 Unions D&#233;partementales CFDT aient protest&#233; en le faisant savoir au Bureau national. Parmi celles-ci, l'UD de la Haute-Garonne dont la secr&#233;taire, membre de l'ex-Gauche Socialiste, a maintenu la participation de la CFDT au mouvement contre le plan Fillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21 mai, AG extraordinaire de 150 personnes convoqu&#233;e par l'UD : aucun d&#233;fenseur de la ligne conf&#233;d&#233;rale ne s'est pr&#233;sent&#233;, plusieurs participants se demandant s'il existait m&#234;me des partisans de cette ligne. Voici un &#233;chantillon des interventions :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des militants de la poste expliquent qu'ils ont investi 30 ans de leur vie pour construire une section syndicale, que cela vient d'&#234;tre brad&#233; en quelques heures par la d&#233;cision unilat&#233;rale de quelques personnes&#8230; : &lt;em&gt;&#171; Notat nous avait fait le coup en 1995 et &#231;a recommence, &#231;a suffit, merde&#8230; &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un retrait&#233;, 50 ans de militantisme &#224; la CFDT : &#171; Ch&#233;r&#232;que n'avait pas le droit de priver de leurs revendications les 2 millions de manifestants&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un travailleur d'Airbus : &#171; j'ai vraiment envie de partir, mais je veux mener un dernier combat pour retrouver la CFDT&#8230;ce n'est plus possible. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un postier : &#171; Il n'y a pas que Ch&#233;r&#232;que, c'est tout le Bureau national, il faudrait une lame de fond pour les faire sauter&#8230;Ca me fait chier d'appartenir &#224; cette organisation syndicale et je pr&#233;f&#232;re d&#233;missionner&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des cheminots : &#171; si on gagne dans la rue, on gagne aussi dans notre organisation syndicale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des fonctionnaires : &#171; Nous sommes confront&#233;s &#224; l'offensive lib&#233;rale la plus forte depuis 30 ans (&#8230;) L'&#233;quipe Ch&#233;r&#232;que se positionne du c&#244;t&#233; des agresseurs qui anesth&#233;sient la classe ouvri&#232;re. La question qui se pose est de savoir si on doit encore soutenir cette organisation syndicale ou si on doit d&#233;missionner&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des travailleurs de Motorola : &#171; De quel droit Ch&#233;r&#232;que brade-t-il les int&#233;r&#234;ts des travailleurs et particuli&#232;rement ceux du priv&#233;&#8230; ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette contestation profonde vient de la base des syndiqu&#233;s CFDT, mais aussi des non syndiqu&#233;s, qui l'ont fait savoir dans les entreprises, par des r&#233;flexions du genre : &lt;em&gt;&#171; Alors ton patron nous l&#226;che ? &#187;, &#171; Plus responsable que la CFDT tu meurs&#8230; &#187;, &#171; Vous n'&#234;tes pas un syndicat&#8230; &#187;, &#171; Vous n'avez pas honte d'&#234;tre dans ce syndicat&#8230; &#187;, &#171; Ils sont cul et chemise avec le gouvernement&#8230; &#187;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me le secr&#233;taire du syndicat de la m&#233;tallurgie de Haute-Garonne, jusque-l&#224; bien dans la ligne Notat-Ch&#233;r&#232;que, a pris une position m&#233;diane, critiquant plus la pr&#233;cipitation pour signer que la signature elle-m&#234;me. Un tour de table lors d'une r&#233;union de ce syndicat le 11 juin a montr&#233; que 13 sections sur 15 repr&#233;sent&#233;es contestaient l'accord (m&#234;me si la plupart n'ont pas fait grand chose sur leur entreprise).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 15 mai combien d'adh&#233;rents, de militants, de sections syndicales, de syndicats, de responsables CFDT qui ne d&#233;col&#232;rent pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rapha&#235;l BAMIER&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Seine-Maritime : l'influence de l'extr&#234;me gauche et de 1995
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Seine-Maritime-l-influence-de-l-extreme-gauche-et-de-1995</link>
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		<dc:date>2003-07-11T18:52:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>D&#233;j&#224; lors des journ&#233;es d'action d'octobre, de novembre et de janvier, des AG de gr&#233;vistes, auxquelles tous les personnels &#233;taient convi&#233;s, s'&#233;taient tenues sous l'impulsion de militants d'extr&#234;me gauche, toutes tendances confondues et appartenant &#224; divers syndicats (CGT, Snuipp, Snes, Sud). Tonalit&#233; : critique des journ&#233;es &#224; r&#233;p&#233;tition, r&#233;daction d'argumentaires pour les coll&#232;gues et les parents d'&#233;l&#232;ves, volont&#233; de lier les diff&#233;rentes attaques gouvernementales (d&#233;centralisation et retraites) et se saisir&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;j&#224; lors des journ&#233;es d'action d'octobre, de novembre et de janvier, des AG de gr&#233;vistes, auxquelles tous les personnels &#233;taient convi&#233;s, s'&#233;taient tenues sous l'impulsion de militants d'extr&#234;me gauche, toutes tendances confondues et appartenant &#224; divers syndicats (CGT, Snuipp, Snes, Sud). Tonalit&#233; : critique des journ&#233;es &#224; r&#233;p&#233;tition, r&#233;daction d'argumentaires pour les coll&#232;gues et les parents d'&#233;l&#232;ves, volont&#233; de lier les diff&#233;rentes attaques gouvernementales (d&#233;centralisation et retraites) et se saisir de toutes les occasions pour agir en commun avec les autres secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 mars, le secteur du Havre part en gr&#232;ve reconductible, de mani&#232;re minoritaire, certes, mais avec deux objectifs : l'extension et la prise en main d&#233;mocratique du mouvement (AG quotidienne de tous les personnels en lutte). Des gr&#233;vistes viennent &#224; Rouen le 26 pour convaincre les Rouennais de les rejoindre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 3 avril une AG de 400 gr&#233;vistes &#224; Rouen vote le principe de la gr&#232;ve reconductible. D&#232;s le lendemain, dans plusieurs lyc&#233;es et coll&#232;ges, des profs poursuivent la gr&#232;ve, ainsi que plusieurs secteurs du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; degr&#233; de mani&#232;re minoritaire jusqu'au mardi 8 avril, jour o&#249; une manif rassemble sur le pont de Tancarville les Havrais et les Rouennais. Ces quelques jours permettent la mise en place d'AG de secteurs g&#233;ographiques r&#233;unissant 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; et 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;nd&lt;/sup&gt; degr&#233;s et l'&#233;lection d'un comit&#233; de gr&#232;ve provisoire (membres &#233;lus par l'AG d'agglom&#233;ration de diff&#233;rents secteurs avec la pr&#233;sence d'un repr&#233;sentant de chaque syndicat : il faut noter que jusqu'&#224; la fin du mouvement &#224; Rouen, les syndicats, FSU, SGEN, CGT, FO, Sud, non seulement rest&#232;rent unis mais respect&#232;rent les d&#233;cisions prises par le comit&#233; de gr&#232;ve).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le 5 mai, rentr&#233;e des vacances, les AG de secteurs, l'AG d'agglom&#233;ration et le comit&#233; de gr&#232;ve vot&#232;rent la gr&#232;ve reconductible qui sera effective jusqu'au 19 juin. Le comit&#233; de gr&#232;ve a r&#233;uni jusqu'&#224; 40 personnes de mani&#232;re r&#233;guli&#232;re, les discussions ont &#233;t&#233; parfois tendues mais riches et globalement ses initiatives ont permis aux personnels de l'Education nationale de prendre en main leur mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#171; L' interpro &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le Comit&#233; de gr&#232;ve de l'Education nationale est &#224; l'origine des AG interprofessionnelles qui se sont tenues r&#233;guli&#232;rement &#224; partir du 13 mai (jusqu'&#224; 400 personnes les 19 mai et 3 juin) puis de la mise en place d'un comit&#233; de liaison interprofessionnel &#224; partir du 3 juin (secteurs notamment repr&#233;sent&#233;s : EN, SNCF, H&#244;pitaux, Cram, La Poste, Renault Cl&#233;on, Renault CKD, Grande Paroisse, Aventis&#8230;). De ces structures, que les UD locales notamment CGT ont cherch&#233; &#224; ignorer voire &#224; contrecarrer, ont surgi de multiples initiatives qui ont marqu&#233; le mouvement : manifestations de nuit, blocage des entr&#233;es de la ville, blocage des ponts de Rouen, diffusions de tracts devant les entreprises du priv&#233;, interventions dans les diff&#233;rentes AG. Une multitude d'actions et de liaisons qui ont pu &#234;tre faites gr&#226;ce &#224; la pr&#233;sence importante de militants d'extr&#234;me gauche dans ces diff&#233;rents secteurs et aussi gr&#226;ce aux r&#233;flexes acquis lors du mouvement de novembre-d&#233;cembre 1995.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie DARWEN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> SNCF : A Paris-Lyon
</title>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>SNCF
</dc:subject>

		<description>Le 13 mai, le nombre de gr&#233;vistes est important. Sud appelle &#224; une AG le 14, la CGT milite contre. Du coup une quarantaine de pr&#233;sents seulement, surtout des syndicalistes, assistent &#224; une algarade entre les deux syndicats alors que les quelques cheminots du rang comptent les points. &lt;br /&gt;A une r&#233;union suivante de militants CGT au niveau r&#233;gional, une centaine de participants, des militants connus de LO prennent la parole : &#171; nous aurions d&#251; partir le 13 en gr&#232;ve reconductible, le 3 juin est loin, mais&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 13 mai, le nombre de gr&#233;vistes est important. Sud appelle &#224; une AG le 14, la CGT milite contre. Du coup une quarantaine de pr&#233;sents seulement, surtout des syndicalistes, assistent &#224; une algarade entre les deux syndicats alors que les quelques cheminots du rang comptent les points.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A une r&#233;union suivante de militants CGT au niveau r&#233;gional, une centaine de participants, des militants connus de LO prennent la parole : &#171; &lt;em&gt;nous aurions d&#251; partir le 13 en gr&#232;ve reconductible, le 3 juin est loin, mais nous pouvons rattraper le coup et partir le 25&lt;/em&gt; &#187;. Des jeunes de l'&#233;quipement et de diff&#233;rents ateliers prennent la parole pour aller dans ce sens ! R&#233;ponse du responsable r&#233;gional, par ailleurs bouche cousue sur le mouvement des enseignants : &#171; &lt;em&gt;la strat&#233;gie de la CGT est la bonne, il y a une dynamique qu'il faut respecter et qui est efficace&#8230; Gr&#226;ce &#224; la CGT, le mouvement monte&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25 mai, un pr&#233;avis de gr&#232;ve est d&#233;pos&#233; mais pour la gare seulement. &#171; &lt;em&gt;Il faut que les trains roulent&lt;/em&gt; &#187; et que Paris accueille la province.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 3 juin, 41 % de gr&#233;vistes sur la gare (EEX, effectif : 1000), 38,50 % au niveau r&#233;gional (chiffres de la direction, tous coll&#232;ges confondus). Peu &#224; l'accueil ou &#224; la man&#339;uvre, la gr&#232;ve est suivie surtout aux ventes, au transport (agents s&#233;curit&#233; dans les postes), dans le milieu petite ma&#238;trise (cela a surpris les chefs qui ont d&#251; tenir les postes d'aiguillages, certains faisant 16 heures de suite plusieurs jours cons&#233;cutifs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les AG, &#233;parpill&#233;es l&#224; aussi par cat&#233;gories, l'ambiance est diff&#233;rente de l'une &#224; l'autre : dynamique &#224; l'EEX, nombreuse chez les contr&#244;leurs (160 pr&#233;sents sur un effectif de 400) mais tr&#232;s contr&#244;l&#233;e par la CGT, morose au d&#233;p&#244;t contrairement &#224; l'habitude&#8230; Tr&#232;s vite, la CGT a milit&#233; en sous-main pour la reprise. A chaque fois que la gr&#232;ve &#233;tait reconduite, l'impression &#233;tait que les responsables CGT en avaient mal au ventre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seul l'EEX, dont l'AG comptait en moyenne 120 pr&#233;sents, a accueilli de nombreuses d&#233;l&#233;gations d'autres corporations (profs, RATP, Poste&#8230;). Visites appr&#233;ci&#233;es mais non rendues puisque ce n'&#233;tait ni la politique de la CGT ni celle de Sud qui pr&#233;f&#233;rait y opposer blocages de trains ou occupations de postes. Quant aux contacts avec les autres secteurs cheminots, limit&#233;s en temps ordinaire par la volont&#233; de la CGT, les seuls moments o&#249; les gr&#233;vistes pouvaient se retrouver, c'&#233;tait aux d&#233;parts des manifestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeudi 12, le nombre de gr&#233;vistes &#224; l'AG est tomb&#233; de moiti&#233;, la veille d&#233;j&#224; la participation ayant baiss&#233;. Un responsable de la CGT se retirait alors du mouvement. Malgr&#233; cela, la gr&#232;ve a &#233;t&#233; reconduite jusqu'au lendemain. Mais cette fin comme le d&#233;roulement lui-m&#234;me a cr&#233;&#233; de l'amertume. Des gr&#233;vistes en veulent aux non-gr&#233;vistes. Ils en veulent aussi aux secteurs du public qui ne sont pas partis en mouvement et aux bo&#238;tes du priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luigi PALESTRO&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Essonne (91) : des syndicats combatifs
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Essonne-91-des-syndicats-combatifs</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Le 23 avril, les syndicats (FSU, CGT, Sud, FO) ont pris l'initiative d'une AG d&#233;partementale. Elle a r&#233;uni une soixantaine de personnes et, constatant l'absence &#224; ce jour de mobilisation sur le d&#233;partement, a appel&#233; &#224; tenir des AG dans tous les &#233;tablissements. Le 24, une petite poign&#233;e de coll&#232;gues se sont mis en gr&#232;ve sur les secteurs de Draveil, Vigneux, Epinay, en se lan&#231;ant aussit&#244;t dans des actions de sensibilisation aupr&#232;s des &#233;tablissements voisins. &lt;br /&gt;Le 30, en AG d&#233;partementale, nous &#233;tions cette&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 23 avril, les syndicats (FSU, CGT, Sud, FO) ont pris l'initiative d'une AG d&#233;partementale. Elle a r&#233;uni une soixantaine de personnes et, constatant l'absence &#224; ce jour de mobilisation sur le d&#233;partement, a appel&#233; &#224; tenir des AG dans tous les &#233;tablissements. Le 24, une petite poign&#233;e de coll&#232;gues se sont mis en gr&#232;ve sur les secteurs de Draveil, Vigneux, Epinay, en se lan&#231;ant aussit&#244;t dans des actions de sensibilisation aupr&#232;s des &#233;tablissements voisins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 30, en AG d&#233;partementale, nous &#233;tions cette fois 150, dont bon nombre de non syndiqu&#233;s. L'AG d&#233;cidait d'appeler &#224; entrer dans la gr&#232;ve d&#232;s que possible. Une semaine plus tard, le 6 mai, c'&#233;tait parti ! Ce jour-l&#224;, 500 personnes &#224; l'AG d&#233;partementale. Une semaine apr&#232;s, le 13, pr&#232;s de 700. Au plus fort du mouvement, on a compt&#233; entre 150 et 200 coll&#232;ges et lyc&#233;es (peut-&#234;tre autant d'&#233;coles, mais les chiffres du primaire sont plus incertains) en gr&#232;ve reconductible avec en moyenne des taux de gr&#233;vistes de 20 % &#224; 30 % (80 % pendant deux semaines dans des coll&#232;ges de Grigny).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la diff&#233;rence du 93, nous n'avons pas fonctionn&#233; en coordinations. Les AG du 91 &#233;taient des intersyndicales &#233;largies. Ce sont les syndicats qui ont pris l'initiative de la premi&#232;re, milit&#233; pour l'extension, appel&#233; &#224; rendre visite aux &#233;tablissements pas encore touch&#233;s, reconduit jusqu'au bout la gr&#232;ve, et en sont toujours apparus comme les artisans irr&#233;prochables aux yeux de la majorit&#233; des gr&#233;vistes. Les d&#233;clarations de la tribune manquaient parfois de tranchant, mais restaient dans le ton.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une multitude d'initiatives&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Toutefois les AG d&#233;partementales n'ont pas &#233;t&#233; les seuls p&#244;les de structuration du mouvement. Des AG de villes, de districts, ont surgi un peu partout, le plus souvent &#224; l'initiative de militants d'extr&#234;me gauche ou de Sud mais qui rassemblaient bien au-del&#224; de ces cercles. Le plus souvent, ces AG &#233;taient pilot&#233;es par les gr&#233;vistes eux-m&#234;mes, syndiqu&#233;s ou non, et en somme fonctionnaient comme de petites coordinations. C'est d'elles qu'ont &#233;merg&#233; la plupart des initiatives &#171; interpro &#187;. Ainsi au niveau local des liens ont pu se tisser avec d'autres secteurs du public comme les imp&#244;ts, La Poste, les communaux (souvent d'ailleurs gr&#226;ce aux relais de militants de Sud dans ces entreprises) et m&#234;me du priv&#233; (SNECMA et IBM &#224; Corbeil avec relais de militants de Lutte Ouvri&#232;re) : d&#233;l&#233;gations aux AG des uns et des autres, diffusion de tracts et discussion &#224; l'entr&#233;e de la SNECMA, manifestation avec 200 travailleurs de cette entreprise &#224; Evry, participation aux AG et aux piquets de gr&#232;ve des cheminots de Juvisy... Fin mai, un comit&#233; d'organisation de la gr&#232;ve s'est m&#234;me cr&#233;&#233; &#224; Grigny dans le but d'organiser des actions au niveau d&#233;partemental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien souvent, l'intersyndicale du 91 ne servait que de relais &#224; ces actions d&#233;cid&#233;es et organis&#233;es dans les AG de villes. Mais les responsables syndicaux qui n'&#233;taient pas &#224; l'initiative de celles-ci, les accueillaient favorablement et parfois s'y joignaient. Attentifs &#224; ces initiatives &#171; interpro &#187; impuls&#233;es par les gr&#233;vistes, les syndicats ont fini par d&#233;cider d'une manifestation d&#233;partementale interprofessionnelle le 6 juin &#224; Evry, qui fut un succ&#232;s (5000 personnes, avec une pr&#233;sence notable du priv&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la majeure partie des gr&#233;vistes n'a donc quasiment pas entendu parler des coordinations nationales, ou n'en a pas vu l'utilit&#233; et s'est sentie bien repr&#233;sent&#233;e par l'intersyndicale, une minorit&#233; notable a fait l'exp&#233;rience d'une forme dynamique de la gr&#232;ve et m&#234;me de son organisation. Un capital pr&#233;cieux pour les gr&#232;ves &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agathe MALET&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> SNCF : le secteur qu'il fallait emp&#234;cher de bouger
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/SNCF-le-secteur-qu-il-fallait-empecher-de-bouger</link>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>SNCF
</dc:subject>

		<description>Depuis des mois les cheminots se pr&#233;paraient &#224; un choc sur les retraites. Ceux qui ont connu la gr&#232;ve de 1995 savent que t&#244;t ou tard les r&#233;gimes sp&#233;ciaux seront &#224; nouveau attaqu&#233;s. Certains se risquaient m&#234;me &#224; des pronostics sur la date d'un conflit in&#233;vitable. &lt;br /&gt;Les syndicats avaient d'ailleurs pu t&#226;ter le terrain lors de diff&#233;rentes journ&#233;es pour la d&#233;fense des retraites. Les cheminots s'y sont r&#233;v&#233;l&#233;s nombreux, parfois m&#234;me sans pr&#233;avis de gr&#232;ve, alors qu'on continuait &#224; les dire pas concern&#233;s. C'est une&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis des mois les cheminots se pr&#233;paraient &#224; un choc sur les retraites. Ceux qui ont connu la gr&#232;ve de 1995 savent que t&#244;t ou tard les r&#233;gimes sp&#233;ciaux seront &#224; nouveau attaqu&#233;s. Certains se risquaient m&#234;me &#224; des pronostics sur la date d'un conflit in&#233;vitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats avaient d'ailleurs pu t&#226;ter le terrain lors de diff&#233;rentes journ&#233;es pour la d&#233;fense des retraites. Les cheminots s'y sont r&#233;v&#233;l&#233;s nombreux, parfois m&#234;me sans pr&#233;avis de gr&#232;ve, alors qu'on continuait &#224; les dire pas concern&#233;s. C'est une des caract&#233;ristiques de ce mouvement : &#224; la SNCF non plus les travailleurs ne sont pas tomb&#233;s dans le pi&#232;ge du corporatisme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'apr&#232;s 13 mai sabot&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la journ&#233;e du 13 mai fut annonc&#233;e, il est apparu &#224; beaucoup de cheminots du rang comme de militants syndicaux que ce pourrait &#234;tre l'occasion de rejoindre le mouvement enseignant. Seules Sud-Rail et FO d&#233;pos&#232;rent un pr&#233;avis reconductible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant cette journ&#233;e aura &#233;t&#233; la plus suivie depuis 20 ou 30 ans : plus de 72 % de cheminots gr&#233;vistes. Cette d&#233;monstration &#224; la fois de la force et de la volont&#233; des cheminots donnait aux syndicats une base solide pour appeler &#224; la reconduction, pr&#233;avis ou pas. C'est ce qu'attendaient de nombreux cheminots, d'autant que le 14 commen&#231;aient de nouvelles n&#233;gociations avec le gouvernement, sur lesquelles les syndicats disaient vouloir peser de tout leur poids. Mais la seule perspective donn&#233;e par la CGT, de loin la plus influente et sur qui s'align&#232;rent tous les autres, &#233;tait de pr&#233;parer la manifestation du 25 mai, pr&#232;s de deux semaines plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#232;ves du 14 mai se d&#233;roul&#232;rent donc &#224; l'impulsion de militants syndicalistes de base, de toute ob&#233;dience, et de militants d'extr&#234;me gauche. Sans doute une raison pour laquelle quelques comit&#233;s de gr&#232;ve, avec pour objectif de permettre aux gr&#233;vistes de diriger eux-m&#234;mes leur mouvement, purent d&#232;s ce jour se mettre en place comme &#224; Paris-Nord ou Paris-Austerlitz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fait notable aussi : bien des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales qui ont d&#233;cid&#233; le 13 au soir ou le 14 au matin de d&#233;marrer une gr&#232;ve reconductible &#233;taient interservices (vendeurs, agents de man&#339;uvre, conducteurs, contr&#244;leurs, administratifs, agents d'entretien des voies, des ateliers&#8230;). Comme en 1995. Les cheminots pr&#233;sents se croyaient bien au d&#233;but du grand mouvement attendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les dirigeants CGT s'y oppos&#232;rent de toutes leurs forces. Quand ils ont accompagn&#233; le mouvement le 14, ce fut pour s'en retirer le 15. Le pr&#233;texte avanc&#233; pour faire voter la reprise du travail &#233;tait le trop petit nombre de gr&#233;vistes. Le 14 pourtant, la gr&#232;ve &#233;tait r&#233;elle dans des dizaines de secteurs, la r&#233;gion parisienne (Paris-Austerlitz, Juvisy, Br&#233;tigny, Paris-Nord, Paris-Saint-Lazare, Paris-Sud-Est&#8230;) comme la province (Sotteville, Rouen, Marseille, Tarbes, N&#238;mes, Amiens, Belfort&#8230;). Et le 15 encore, elle &#233;tait reconduite dans la majorit&#233; de ces secteurs, malgr&#233; les oppositions de la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les jours qui suivirent, l'offensive de la CGT a redoubl&#233; d'intensit&#233;, le plus souvent avec l'aide, d'autant plus hypocrite qu'elle &#233;tait passive, d'autres syndicats. A l'AG de Paris-Austerlitz, le responsable CGT, tremblant comme la feuille qu'il tenait des deux mains, vint lire une d&#233;claration et sans participer au d&#233;bat se retira sous les sifflets en entra&#238;nant une partie de ses troupes, une centaine sur les trois cents gr&#233;vistes pr&#233;sents. Comme cette sc&#232;ne s'est produite dans bien des AG, le m&#234;me jour et presque &#224; la m&#234;me heure, difficile de ne pas voir une politique centralis&#233;e de la f&#233;d&#233;ration et m&#234;me de la conf&#233;d&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter que l'approbation honteuse de Ch&#233;r&#232;que &#224; la r&#233;forme gouvernementale est pass&#233;e sans que la plupart des cheminots y pr&#234;tent attention. La f&#233;d&#233;ration CFDT des transports a tout de suite dit son opposition. Et beaucoup sentaient que le mouvement aurait eu largement les forces de passer par-dessus la trahison de la conf&#233;d&#233;ration CFDT.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une deuxi&#232;me tentative liquid&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout en faisant reprendre le travail, et pour donner le change &#224; tous ceux qu'ils avaient d&#233;&#231;us ou courrouc&#233;s, les syndicats annon&#231;aient le d&#233;p&#244;t d'un pr&#233;avis de gr&#232;ve, reconductible cette fois, pour le 2 juin au soir. Trois semaines plus tard ! En clair ils laissaient consciemment le temps au gouvernement d'enrayer le mouvement des enseignants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela signifiait aussi pas de gr&#232;ve pour la manifestation du 25 mai. Pr&#233;texte : pas question d'emp&#234;cher les manifestants de monter &#224; Paris. En fait, au vu de la manifestation imposante et du nombre de cheminots qui y ont particip&#233;, il s'agissait de dissuader un red&#233;marrage de la gr&#232;ve interrompue la semaine pr&#233;c&#233;dente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tous ces atermoiements, et malgr&#233; le l&#226;chage de la FGAAC, syndicat corporatiste qui repr&#233;sente 30 % des conducteurs (ceux-ci ne seraient pas concern&#233;s par les projets gouvernementaux&#8230; c'est le PDG Gallois, qui leur a dit, alors !) bon nombre de cheminots se pr&#233;paraient de nouveau pour la gr&#232;ve, encourag&#233;s par la poursuite du mouvement dans l'Education nationale et la multiplication des manifestations, des actions interprofessionnelles et des contacts avec enseignants ou m&#234;me parents d'&#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 3 juin, la gr&#232;ve &#233;tait effectivement tr&#232;s suivie sur l'ensemble de la SNCF. Les AG &#233;taient nombreuses mais elles &#233;taient dispers&#233;es par cat&#233;gorie ou secteur, m&#234;me les plus restreints (on a vu une AG dans une gare o&#249; travaille au maximum une cinquantaine de cheminots !), toutes &#224; la m&#234;me heure : meilleure organisation du mouvement ? Il s'agissait plut&#244;t pour les syndicats de le ma&#238;triser en l'&#233;clatant afin de pr&#233;parer la reprise quand ils le d&#233;cideraient. Pour tenter de faire face &#224; ces man&#339;uvres syndicales grossi&#232;res, des militants propos&#232;rent des comit&#233;s de gr&#232;ve avec un certain succ&#232;s : Paris-Nord, Paris-Austerlitz, Sotteville, Quatre-Mares&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve semblait donc s'installer : piquets de gr&#232;ve allant d&#233;brayer les secteurs moins dynamiques ; contacts pris avec d'autres gr&#233;vistes, La Poste, la RATP, les hospitaliers et bien s&#251;r les enseignants ; visite r&#233;ciproque des AG des uns et des autres ; organisation commune des actions, manifestations, distributions de tracts. Beaucoup de cheminots se prenaient &#224; esp&#233;rer que cette fois-ci on irait jusqu'au bout. La CGT elle-m&#234;me faisait jouer ses r&#233;seaux interprofessionnels pour favoriser les rencontres, occasion de constater en passant que pour la r&#233;gion parisienne en tout cas, c'est bien la seule organisation qui a maintenu des unions locales et des liens interprofessionnels qui prennent tout leur sens dans ce type de mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve sera plut&#244;t bien suivie jusqu'&#224; la fin : entre 15 et 70 % selon les chantiers, les r&#233;gions, les cat&#233;gories. La diff&#233;rence avec 1995, c'est que les trains ne furent pas compl&#232;tement arr&#234;t&#233;s. La SNCF a mis le paquet pour les faire rouler avec notamment des cadres, de jeunes embauch&#233;s futurs cadres et sans doute l'aide de la FGAAC. Ce fut sa premi&#232;re fa&#231;on de contre-attaquer. La seconde &#233;tant la menace de porter plainte pour occupation des voies et entraves &#224; la circulation des trains. Le recours &#224; la police, qui ne chercha cependant pas r&#233;ellement l'affrontement, fut vite syst&#233;matique, avec les huissiers notant consciencieusement les noms des gr&#233;vistes et les policiers contr&#244;lant les acc&#232;s de postes d'aiguillages strat&#233;giques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la veille de la Pentec&#244;te qu'une premi&#232;re man&#339;uvre syndicale s'est dessin&#233;e avec un appel d&#233;guis&#233; &#224; &#171; suspendre &#187; la gr&#232;ve le temps du week-end, au pr&#233;texte qu'un autre pr&#233;avis avait &#233;t&#233; d&#233;pos&#233; pour&#8230; le 10 juin. Un appel diversement appr&#233;ci&#233; et suivi. Les usagers ont pu appr&#233;cier la valeur de la campagne de presse qui annon&#231;ait depuis plusieurs jours que le mouvement s'essoufflait !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, le week-end pass&#233;, la gr&#232;ve reprenait de plus belle sans m&#234;me avoir &#233;t&#233; interrompue dans bien des secteurs. Le sentiment des gr&#233;vistes &#233;tait qu'il fallait tenir. Aussi lorsque les syndicats sont revenus &#224; la charge le 12 juin, en m&#234;me temps dans toutes les AG, cette fois-ci pour redemander sans ambigu&#239;t&#233; possible d'arr&#234;ter la gr&#232;ve, il y eut bien des explosions de col&#232;re, des cris, voire des larmes. Des cartes syndicales ont vol&#233;. Pour se pr&#233;munir, un peu partout, la CGT avait r&#233;uni pr&#233;ventivement ses seuls syndiqu&#233;s pour leur faire voter la reprise et pouvoir pr&#233;senter ensuite ce vote en AG comme une d&#233;cision d&#233;finitive. Malgr&#233; tout, ici ou l&#224;, surmontant l'&#233;c&#339;urement face &#224; ce nouveau l&#226;chage, des gr&#233;vistes ont quand m&#234;me reconduit. Mais la confiance &#233;tait envol&#233;e. C'&#233;tait le but.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Nouvelle exp&#233;rience, vieilles le&#231;ons&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ec&#339;urement ne veut pas dire d&#233;couragement. Les cheminots sont loin d'avoir &#233;puis&#233; leur combativit&#233;. Beaucoup savent et disent qu'il faudra remettre &#231;a. Le r&#233;gime cheminots n'est pas concern&#233;, disaient le gouvernement et la SNCF qui ont cependant cru bon, en pleine gr&#232;ve, discr&#232;tement, de pr&#233;ciser qu'ils repoussaient &#224; plus tard les n&#233;gociations pr&#233;vues dans la loi... Qui peut &#234;tre dupe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore une fois cette gr&#232;ve a montr&#233; l'importance de l'existence au sein des grandes entreprises, comme la SNCF, de courants et de militants organis&#233;s sur d'autres bases que celles des bureaucraties syndicales, toutes &#224; des degr&#233;s divers plus ou moins complices du patronat et du gouvernement, m&#234;me celles capables &#224; certains moments de se montrer radicales et d'accompagner un temps les mouvements, comme la CGT le fit en 1995. Car il est vital que les gr&#233;vistes se donnent des formes d&#233;mocratiques d'organisation, AG mais aussi comit&#233;s de gr&#232;ve, qui leur permettent de contr&#244;ler et surtout d'organiser, rassembler et utiliser au mieux leurs forces, et pour commencer de pouvoir s'opposer &#224; la centralisation patronale et syndicale de l'information (en fait plut&#244;t l'intox) et des d&#233;cisions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a parfois &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; dans cette gr&#232;ve, mais &#224; une &#233;chelle bien trop petite. Parce que les militants r&#233;volutionnaires susceptibles de le faire sont encore peu nombreux. Sans doute. Mais peut-&#234;tre aussi parce qu'ils sont encore parfois trop h&#233;sitants &#224; rassembler leurs forces, m&#234;me dans des situations qui l'exigeraient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 juillet 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bertrand LEPAGE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_63 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L350xH209/sncf-d43e9.gif?1526769305' width='350' height='209' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Pression et r&#233;pression&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La SNCF s'appr&#234;terait &#224; d&#233;poser des plaintes contre les cheminots qui ont occup&#233; des voies et des postes. Dans quelques secteurs, elle a entam&#233; des proc&#233;dures qu'elle se r&#233;serve sans doute de poursuivre s&#233;lectivement ou d'arr&#234;ter (&#224; Paris-Nord, par exemple, elle a envoy&#233; de nombreuses demandes d'explication et a mis de nombreux travailleurs en absence irr&#233;guli&#232;re au m&#233;pris du droit de gr&#232;ve).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus grave sans doute, le 10 juin, apr&#232;s la manifestation &#224; Paris qui fut suivie d'arrestations et d'inculpations, des policiers tombaient sur deux jeunes cheminots de la gare Saint-Lazare. Ceux-ci rentraient par le RER lorsqu'ils ont &#233;t&#233; interpell&#233;s &#224; la station Auber. Reproche : avoir mis le feu &#224; des poubelles boulevard Haussmann. Les preuves ? Ils avaient des drapeaux de Sud pli&#233;s dans leur poche et l'un d'eux trois briquets ! Les accus&#233;s ont &#233;tabli avec t&#233;moins qu'il n'y avait pas de poubelle br&#251;l&#233;e &#224; cet endroit. Qu'importe ! Il a &#233;t&#233; demand&#233; contre eux 6 mois de prison dont trois fermes. Le procureur s'est estim&#233; cl&#233;ment car il y a &#171; &lt;em&gt;association de malfaiteurs, du fait qu'ils sont deux&lt;/em&gt; &#187; et &#171; &lt;em&gt;incendie volontaire&lt;/em&gt; &#187; ce qui pourrait faire 10 &#224; 15 ans de prison. Jugement le 10 juillet. A ne pas laisser passer sans r&#233;action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Rouen : une UD CGT pas press&#233;e
</title>
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		<dc:date>2003-07-11T18:51:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
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		<description>Pendant tout le mouvement l'Union d&#233;partementale CGT s'est refus&#233;e &#224; r&#233;unir l'ensemble des &#233;quipes syndicales ! Seules des r&#233;unions r&#233;serv&#233;es aux cheminots, aux m&#233;tallos ou &#224; la chimie ont &#233;t&#233; organis&#233;es. &lt;br /&gt;Le personnel de l'Education nationale appelait &#224; des AG interpro au moins deux fois la semaine &#224; partir du 13 mai. Diff&#233;rentes &#233;quipes CGT du priv&#233; y ont particip&#233;. L'UD CGT a laiss&#233; faire mais n'a jamais encourag&#233; ces initiatives et a cherch&#233; plusieurs fois &#224; allumer des contre-feux (changement de parcours&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Avril-mai-juin-2003-Renouveau-des-luttes-debut-de-la-contre-offensive-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Avril, mai, juin 2003. Renouveau des luttes, d&#233;but de la contre-offensive des salari&#233;s
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant tout le mouvement l'Union d&#233;partementale CGT s'est refus&#233;e &#224; r&#233;unir l'ensemble des &#233;quipes syndicales ! Seules des r&#233;unions r&#233;serv&#233;es aux cheminots, aux m&#233;tallos ou &#224; la chimie ont &#233;t&#233; organis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le personnel de l'Education nationale appelait &#224; des AG interpro au moins deux fois la semaine &#224; partir du 13 mai. Diff&#233;rentes &#233;quipes CGT du priv&#233; y ont particip&#233;. L'UD CGT a laiss&#233; faire mais n'a jamais encourag&#233; ces initiatives et a cherch&#233; plusieurs fois &#224; allumer des contre-feux (changement de parcours de manifs, appels &#224; des rassemblements concurrents).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a fallu attendre la queue du mouvement, le jeudi 12 juin, pour que l'UD CGT invite &#224; une assembl&#233;e interpro &#171; &lt;em&gt;de d&#233;bats et d'&#233;changes&lt;/em&gt; &#187;. La plupart des intervenants, dont des syndicalistes du priv&#233;, ont &#233;t&#233; tr&#232;s critiques, voire hostiles &#224; la tribune (compos&#233;e par la CGT, FO, l'Unsa et la FSU). Les responsables syndicaux ont fait le gros dos, laiss&#233; la salle se d&#233;fouler, sans jamais argumenter sur leur conduite durant le mouvement. Et finalement l'UD CGT a appel&#233; &#224; une nouvelle journ&#233;e d'action le 19 juin en disant : &#171; &lt;em&gt;vous voyez, on n'est pas &#224; court d'initiatives&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La manif du 19 juin fut naturellement bien moins nombreuses que les autres, la majorit&#233; des enseignants ayant repris le travail. Cela explique-t-il que la CGT ait fait le choix de mettre le paquet dans certains secteurs ? Il semble bien en tout cas que certains salari&#233;s du priv&#233; aient fait ce jour-l&#224; leur premi&#232;re manif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'Humanit&#233;-Hebdo du 21 juin, on a pu lire dans une double page consacr&#233;e au 19 juin qu'&#224; Rouen &#171; dans le service public, certaines organisations syndicales, comme Sud et le G10 tr&#232;s influentes dans certaines entreprises comme La Poste ou la SNCF, n'ont pas appel&#233; &#224; la mobilisation. Certains de leurs responsables estiment que la cause est perdue &#187;. Plus loin, les propos de M.Burette, secr&#233;taire de l'UD CGT de Seine-Maritime : &#171; Le d&#233;bat est tranch&#233;. La gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale ne s&#233;duit pas les salari&#233;s. Preuve suppl&#233;mentaire, ceux qui en avaient fait leur slogan ne sont pas l&#224; aujourd'hui. Ils travaillent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, esp&#233;rons que dans les prochains conflits les travailleurs, en particulier CGT, demanderont des comptes &#224; M. Burette&#8230; d&#232;s le d&#233;but.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.D.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> A La Poste, aussi&#8230;
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/A-La-Poste-aussi</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>La Poste
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>

		<description>De m&#233;moire de militant, la journ&#233;e du 13 mai 2003 a enregistr&#233; le plus gros score de gr&#233;vistes &#224; La Poste (plus de 50 % sur toute la France) depuis la gr&#232;ve des postiers&#8230; de 1974. Ces derni&#232;res ann&#233;es, les innombrables luttes qui se sont &#233;gren&#233;es sont rest&#233;es locales, laissant beaucoup de postiers sur leur faim, malgr&#233; une possibilit&#233; &#233;vidente de g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve &#224; tous les postiers en janvier 2000. &lt;br /&gt; D&#232;s lors, la direction de La Poste a mis les bouch&#233;es doubles : blocage des salaires,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-La-Poste-+" rel="tag"&gt;La Poste
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Mouvement-du-printemps-2003-+" rel="tag"&gt;Mouvement du printemps 2003
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;De m&#233;moire de militant, la journ&#233;e du 13 mai 2003 a enregistr&#233; le plus gros score de gr&#233;vistes &#224; La Poste (plus de 50 % sur toute la France) depuis la gr&#232;ve des postiers&#8230; de 1974. Ces derni&#232;res ann&#233;es, les innombrables luttes qui se sont &#233;gren&#233;es sont rest&#233;es locales, laissant beaucoup de postiers sur leur faim, malgr&#233; une possibilit&#233; &#233;vidente de g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve &#224; tous les postiers en janvier 2000. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; D&#232;s lors, la direction de La Poste a mis les bouch&#233;es doubles : blocage des salaires, contractualisation, r&#233;organisation des services, augmentation de la charge de travail, suppression programm&#233;e de la moiti&#233; au moins des centres de tri, de milliers d'emplois de facteurs dans les bureaux de distribution (un millier &#224; terme sur les 20 arrondissements de Paris par exemple). &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; D&#232;s les premi&#232;res journ&#233;es d'action sur les retraites la combativit&#233; des postiers semblait &#234;tre sur une pente ascendante. La participation &#224; la manifestation du 26 novembre fut une des plus importantes depuis 1995. La gr&#232;ve des facteurs parisiens, fin avril, allait renforcer cette impression.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Postiers parisiens : le poids d'une gr&#232;ve qui tourne court&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le mois d'avril, les postiers de toute la distribution parisienne &#233;taient appel&#233;s &#224; se mobiliser contre les projets de restructuration et de diminution des effectifs qui touchaient d'abord le bureau de poste du 6&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Cette initiative de la CGT, suivie par les autres syndicats Sud, CFDT, FO, a mis du baume au coeur des postiers parisiens, enfin appel&#233;s &#224; r&#233;agir ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait pourtant une ombre au tableau : il n'&#233;tait pas question pour les syndicats d'appeler les centres de tri, touch&#233;s eux aussi &#224; terme par des suppressions de postes mais qui avaient d&#233;j&#224; leurs journ&#233;es de protestation programm&#233;es pour le 13 et le 26 mai&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lundi 28 avril, 50 % des facteurs des vingts arrondissements &#233;taient en gr&#232;ve et un millier d'entre eux se sont rassembl&#233;s &#224; Paris 6. L'ambiance &#233;tait survolt&#233;e. Un nouveau rendez-vous commun est fix&#233; pour le lendemain avec l'objectif de rallier les coll&#232;gues &#224; la gr&#232;ve et &#234;tre encore plus nombreux en manifestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain nous &#233;tions moins nombreux en gr&#232;ve (30 %), mais plus de mille &#224; partir en manifestation. Malheureusement au terme de celle-ci ni les responsables syndicaux, ni les militants r&#233;volutionnaires qui avaient acquis un ascendant certain dans ce mouvement, n'ont voulu ou su proposer de perspective pour le lendemain. Le chiffre de gr&#233;vistes en baisse n'excluait pas la possibilit&#233; de mener une action commune &#224; tous les bureaux de poste le lendemain, ni de laisser la d&#233;cision aux gr&#233;vistes encore nombreux et d&#233;termin&#233;s, de la suite &#224; donner au mouvement. Au lieu de quoi, la seule proposition fut de participer &#224; la manifestation du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai et &#224; la gr&#232;ve du 13 mai, 2 semaines plus tard, contre la r&#233;forme des retraites : une mani&#232;re &#233;vidente d'enrayer la poursuite d'un mouvement qui n'&#233;tait pas mort. Preuve : le lendemain les facteurs parisiens &#233;taient encore en gr&#232;ve &#224; 20 % et, en d&#233;pit de l'absence de toute consigne centrale, se sont tout de m&#234;mes retrouv&#233;s &#224; 250 &#224; Paris 6.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Contre la r&#233;forme Fillon, seules des petites minorit&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit de la d&#233;ception des gr&#233;vistes du mouvement d'avril les postiers parisiens furent tr&#232;s nombreux en gr&#232;ve le 13 mai - plus de 60 % &#224; Paris - et sont all&#233;s manifester avec le public et le priv&#233;, postiers de la distribution, des centres de tri et des guichets confondus. Cependant, dans aucun bureau il n'a &#233;t&#233; possible de reconduire le mouvement le 14 mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La petite minorit&#233; la plus combative a pu tout de m&#234;me mener des actions sporadiques dans le cadre d'une gr&#232;ve reconductible &#224; partir du 26 mai : participation &#224; des assembl&#233;es d'enseignants, de cheminots, d'agents d'EDF-GDF, organisation de rassemblements interprofessionnels de quartiers, visites de d&#233;pots RATP&#8230; Entre le 2 et le 15 juin, les postiers en gr&#232;ve se sont retrouv&#233;s plusieurs fois &#224; la grande poste centrale du Louvre, entre 200 et 60 selon les journ&#233;es : manifestation devant la Banque de France o&#249; des suppressions d'emplois sont &#233;galement pr&#233;vues, rencontre avec des agents communaux en gr&#232;ve, visite surprise au si&#232;ge de l'UMP, port d'un recommand&#233; chez le baron Seilli&#232;re avec pour slogan : &lt;em&gt;&#171; Seilli&#232;re, voleur, c'est aux patrons de payer &#187;...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charlotte PLIHET&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> SNCF : A Paris-Nord
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		<description>La CGT Paris-Nord s'est r&#233;unie le soir du 13 mai et l'ensemble des militants de base ont pes&#233; dans le sens de la reconduction. La r&#233;union ne fut pas triste, ponctu&#233;e d'altercations avec un permanent r&#233;gional qui sid&#233;ra les militants, qu'ils soient s&#233;dentaires de l'Exploitation (agents d'accueil, vendeurs&#8230;) ou conducteurs, par ses positions contre la gr&#232;ve. &lt;br /&gt;Le 14 mai, la gr&#232;ve fut donc reconduite dans l'ensemble des secteurs et &#233;tablissements de Paris-Nord : Le Bourget, Mitry, Paris pour les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Avril-mai-juin-2003-Renouveau-des-luttes-debut-de-la-contre-offensive-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Avril, mai, juin 2003. Renouveau des luttes, d&#233;but de la contre-offensive des salari&#233;s
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La CGT Paris-Nord s'est r&#233;unie le soir du 13 mai et l'ensemble des militants de base ont pes&#233; dans le sens de la reconduction. La r&#233;union ne fut pas triste, ponctu&#233;e d'altercations avec un permanent r&#233;gional qui sid&#233;ra les militants, qu'ils soient s&#233;dentaires de l'Exploitation (agents d'accueil, vendeurs&#8230;) ou conducteurs, par ses positions contre la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 14 mai, la gr&#232;ve fut donc reconduite dans l'ensemble des secteurs et &#233;tablissements de Paris-Nord : Le Bourget, Mitry, Paris pour les conducteurs, Landy et Joncherolles pour les ateliers, la gare de Paris pour les s&#233;dentaires&#8230; Reconduction confirm&#233;e dans une AG inter-services regroupant tous les gr&#233;vistes de ces secteurs, un peu surpris cependant d'entendre un responsable f&#233;d&#233;ral CGT &#233;grener des chiffres sans exprimer un avis, sauf appeler &#224; la manifestation du 25 mai, qui semblait alors bien lointaine&#8230; et contester, dans les couloirs, l'aspect &#171; peu d&#233;mocratique &#187; de cette AG !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il ne faisait que pr&#233;parer celle du lendemain chez les conducteurs o&#249; la CGT poussa &#224; la reprise sur des chiffres biais&#233;s (il n'y avait, para&#238;t-il, que 5 gr&#233;vistes sur 30 entre 3h et 9h), des faits oubli&#233;s (100 conducteurs avaient encore &#224; prendre leur service que l'on pouvait facilement convaincre) ou cach&#233;s (30 % de gr&#233;vistes parmi les conducteurs de man&#339;uvre). D'o&#249; les hu&#233;es des 200 cheminots des autres secteurs toujours en gr&#232;ve &#224; l'adresse d'un responsable CGT-conducteurs qui tentait de leur expliquer l'importance&#8230; de la manif du 25. Ce fut en tout cas inefficace pour convaincre les s&#233;dentaires de la gare qui continu&#232;rent le mouvement quelques jours encore, pleins d'ironie vis-&#224;-vis de la proposition syndicale de lancer la gr&#232;ve reconductible&#8230; trois semaines plus tard &lt;em&gt;(&#171; Comment avez-vous d&#233;termin&#233; cette date ? La conjonction des plan&#232;tes ? Pourquoi pas le 10 ao&#251;t ? &#187;).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant ni l'attitude de la CGT, ni les mises en garde du PDG Gallois, ni les retournements de la Fgaac, n'emp&#234;ch&#232;rent les gr&#233;vistes de mai de red&#233;marrer le 3 juin une gr&#232;ve qui devait durer jusqu'au 13.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les contacts entre les gr&#233;vistes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'AG inter-services &#233;tait cette fois refus&#233;e par les syndicats. Cela n'emp&#234;cha pas les conducteurs de Paris-Nord de se mettre en contact avec les agents de la gare qui avaient mis en place un comit&#233; de gr&#232;ve, pas plus reconnu par les syndicats. Heureusement les conducteurs, m&#234;me si eux n'&#233;taient pas organis&#233;s en comit&#233; de gr&#232;ve, comptaient un grand nombre de gr&#233;vistes r&#233;cemment syndiqu&#233;s &#224; Sud-Rail ou &#224; la CGT ou non syndiqu&#233;s, qui avaient envie d'en d&#233;coudre et en cons&#233;quence organisaient dynamiquement la lutte. Chez eux, le pourcentage de gr&#233;vistes se maintenaient entre 40 et 50 % (100 % &#224; Persan ou Mitry), y compris durant le week-end de la Pentec&#244;te (d'o&#249; les mensonges des m&#233;dias annon&#231;ant un RER B sur trois alors qu'il y en avait un toutes les heures au lieu de toutes les 5 minutes). La direction a d'ailleurs finalement particip&#233; &#224; la gr&#232;ve en installant le bureau de commande (bureau donnant le service et les documents n&#233;cessaires &#224; la conduite des trains) dans un lieu inconnu ! Certains choqu&#233;s se sont mis en gr&#232;ve pour cette seule raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Piquets de gr&#232;ve nuit et jour, visites &#224; d'autres secteurs cheminots, accueils d'enseignants, contacts avec des postiers puis des RATP, toutes ces activit&#233;s faisaient que le moral &#233;tait toujours l&#224; pour repousser une tentative de la CGT de nous faire reprendre le 12 juin. Si elle a r&#233;ussi le lendemain, c'est en d&#233;veloppant une pression particuli&#232;re sur ses adh&#233;rents, r&#233;unis sp&#233;cialement avant l'AG, la m&#234;me pression qu'elle a exerc&#233;e ce jour-l&#224; dans tous les d&#233;p&#244;ts du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Noumia ZARESKI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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