<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
		<url>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L144xH19/siteon0-663c7.png?1526421719</url>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
		<height>19</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title> Triste pass&#233;, sombre avenir
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Triste-passe-sombre-avenir</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Triste-passe-sombre-avenir</guid>
		<dc:date>2002-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Parti socialiste
</dc:subject>

		<description>Ces &#233;lections du printemps 2002 vont-elles sonner le glas de la gauche plurielle ? Plus on approche et plus les deux principaux partenaires du PS au sein de cette gauche se font amers. &lt;br /&gt;Robert Hue durcit le ton chaque jour un peu plus. Accusant le PS de &#171; d&#233;rive droiti&#232;re &#187;, il se dit &#171; pr&#233;occup&#233; de voir qu'au sein du PS et du gouvernement, de nombreux responsables plaident pour toujours plus de dogmes lib&#233;raux &#187;. Interrog&#233; par des journalistes sur la volont&#233; des dirigeants socialistes de privatiser EDF et&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Cinq-ans-de-gauche-plurielle-" rel="directory"&gt;Cinq ans de gauche plurielle
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Parti-socialiste-+" rel="tag"&gt;Parti socialiste
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces &#233;lections du printemps 2002 vont-elles sonner le glas de la gauche plurielle ? Plus on approche et plus les deux principaux partenaires du PS au sein de cette gauche se font amers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert Hue durcit le ton chaque jour un peu plus. Accusant le PS de &#171; d&#233;rive droiti&#232;re &#187;, il se dit &#171; pr&#233;occup&#233; de voir qu'au sein du PS et du gouvernement, de nombreux responsables plaident pour toujours plus de dogmes lib&#233;raux &#187;. Interrog&#233; par des journalistes sur la volont&#233; des dirigeants socialistes de privatiser EDF et GDF, il r&#233;pond qu'ils &#171; disent la m&#234;me chose qu'Alain Jupp&#233; ou Nicolas Sarkozy &#187;. M&#234;me la main que le PS continue &#224; lui tendre le laisse froid : &#171; On a besoin de deux pieds pour constituer la majorit&#233; plurielle mais &#224; condition que l'autre pied soit affaibli, &#224; condition qu'il se taise, qu'il se range et qu'il s'aligne sur la position des socialistes,&#8230; &#187;. Dans ces conditions on pourrait comprendre &#233;videmment que la participation &#224; un nouveau gouvernement de gauche ne soit pas certaine, puisque &#171; les communistes ne peuvent pas envisager de participer ou de soutenir une politique &#224; la Blair &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les Verts et No&#235;l Mam&#232;re ne sont pas en reste. Yves Fr&#233;mion, un de leurs leaders, n'estimait-il pas lui aussi que la participation gouvernementale a &#233;t&#233; pour son parti &#171; &lt;em&gt;une p&#233;riode de compromis, de concessions et de mollesse&lt;/em&gt; &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Masochistes ou aveugles, les Verts et le PCF ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il est &#233;tonnant que des gens, de qui le PS exigeait d'&#234;tre &#171; &lt;em&gt;mous&lt;/em&gt; &#187; ou &#171; &lt;em&gt;de se taire&lt;/em&gt; &#187;, aient pu le soutenir sans broncher pendant 5 ans ! Cinq ans pendant lesquels aucun d&#233;put&#233; vert ou PCF n'a jamais menac&#233; par son vote la majorit&#233; parlementaire, ni aucun ministre ni vert ni PC n'a claqu&#233; la porte. La seule exception fut la d&#233;mission de Chev&#232;nement en ao&#251;t 2000. C'&#233;tait apr&#232;s plus de trois ans au gouvernement, et chacun a compris que la Corse n'&#233;tait qu'un pr&#233;texte pour prendre le large suffisamment &#224; l'avance et pr&#233;parer sa candidature &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La fonction de la Gauche plurielle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Jospin n'avait pas seulement besoin de l'appoint des d&#233;put&#233;s verts et PCF pour une question d'arithm&#233;tique parlementaire et s'assurer une majorit&#233; au Palais-Bourbon. Les deux partis avaient un r&#244;le politique, chacun &#224; sa place et chacun vis-&#224;-vis de la fraction des &#233;lecteurs qui avaient pu mettre quelques espoirs en eux : leur donner l'illusion qu'ils &#233;taient repr&#233;sent&#233;s au gouvernement, les faire patienter et les lanterner, ou d&#233;courager ceux qui pouvaient prendre conscience qu'une nouvelle fois ils &#233;taient cocus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contestataires, voire turbulents, mais jamais mauvais &#233;l&#232;ves&#8230; les Verts ont pass&#233; haut la main l'examen des responsabilit&#233;s gouvernementales. Sur les dossiers environnementaux, sur le nucl&#233;aire, sur la chasse, ils ont avalis&#233; les d&#233;cisions socialistes. Le seul moment o&#249; ils se sont faits mena&#231;ants, apr&#232;s leur bon score aux &#233;lections europ&#233;ennes de 1999, ce fut pour r&#233;clamer davantage de postes minist&#233;riels. Il a suffi pour les calmer que Jospin leur accorde royalement un poste suppl&#233;mentaire de secr&#233;taire d'Etat &#224; l'&#233;conomie solidaire, dont personne n'a encore compris &#224; quoi cela pouvait bien servir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il n'en a pas &#233;t&#233; diff&#233;remment du PCF. Juste avant la formation du gouvernement Jospin en 1997, Robert Hue avait d&#233;clar&#233; qu'il n'&#233;tait pas question &#171; &lt;em&gt;de refaire ce qui avait &#233;chou&#233; en 1981&lt;/em&gt; &#187;. Certains ont cru alors qu'il mena&#231;ait le PS. Il fallait en fait comprendre, comme lui-m&#234;me le confirmait quelques semaines plus tard, que &#171; la participation des communistes au gouvernement, c'est pour longtemps &#187;. Et longtemps, il le sera rest&#233;, jusqu'au bout m&#234;me, sans faillir et en avalant toutes les couleuvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1997, au contraire de 1981, les illusions dans la capacit&#233; du Parti socialiste &#224; &#171; &lt;em&gt;changer la vie&lt;/em&gt; &#187; avaient pratiquement disparu. Au PC revenait donc de se pr&#233;senter comme la seule force vraiment r&#233;formiste. M&#234;me s&#233;rieusement affaibli, il pouvait pr&#233;tendre, gr&#226;ce &#224; sa pr&#233;sence au gouvernement, faire &#233;cho aux m&#233;contentements des couches populaires, faire croire qu'on allait les prendre en compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du XXX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Congr&#232;s du PC en 2000, Robert Hue r&#233;suma cela par la formule &#171; &lt;em&gt;un pied dans le mouvement populaire et un pied au gouvernement&lt;/em&gt; &#187;. Et concr&#232;tement, &#224; plusieurs reprises, le PC s'est bien retrouv&#233; dans la rue aux c&#244;t&#233;s de travailleurs pour dire une chose, et voter ou avaliser le contraire quelques jours plus tard : la loi Aubry sur les &#171; &lt;em&gt;35 heures&lt;/em&gt; &#187; quatre jours apr&#232;s la manifestation du 16 octobre 1999 ; la loi Guigou &#171; de modernisation sociale &#187; apr&#232;s les manifestations de Calais du 22 mai 2001 et de Paris du 9 juin 2001. Le groupe PC &#224; l'Assembl&#233;e a vot&#233; toutes les lois de finance et les budgets annuels qui restreignaient les d&#233;penses publiques, mais faisaient la part belle aux subventions au patronat. Et il ne s'est jamais abstenu (budgets de la S&#233;curit&#233; sociale qui ont poursuivi les r&#233;ductions de d&#233;penses de sant&#233; inaugur&#233;es sous Jupp&#233;, ou lois Chev&#232;nement qui ont maintenu celles de Pasqua sur la double peine et la non-r&#233;gularisation automatique des sans-papiers) ou plus rarement n'a vot&#233; contre un projet de loi du PS que lorsqu'il &#233;tait bien assur&#233; que le gouvernement allait trouver ailleurs les soutiens n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Jospin va-t-il remettre le couvert ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le positionnement &#171; &lt;em&gt;au centre&lt;/em&gt; &#187; de Lionel Jospin depuis son entr&#233;e en campagne ne signifie donc pas que la gauche &#171; &lt;em&gt;plurielle&lt;/em&gt; &#187; a v&#233;cu. Pas plus que l'affirmation que son &#171; &lt;em&gt;projet n'est pas socialiste&lt;/em&gt; &#187;. Il ne s'agit pour lui que de ratisser large, y compris sur les terres de Chirac. Accessoirement il montre aussi le peu de cas qu'il fait des &#233;lecteurs socialistes dont il se croit sans doute assur&#233; du vote (&#224; tort, esp&#233;rons-le).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec qui gouvernera-t-il s'il est &#233;lu ? Certes une alliance au centre, avec le renfort des chev&#232;nementistes, ne peut &#234;tre exclue a priori. L'allure du prochain gouvernement d&#233;pendra d'abord du nombre de d&#233;put&#233;s qu'auront obtenu les diff&#233;rents partis et des possibles combinaisons pouvant former une majorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tout indique que le PS et Jospin n'oublient pas que s'ils sortent vainqueurs des prochaines &#233;lections, ils auront encore et toujours &#224; se prot&#233;ger et &#224; combattre sur leur gauche. L'attitude de grands seigneurs l&#233;g&#232;rement amus&#233;s qu'ils prennent, le temps d'une &#233;lection, devant les attaques et les critiques de Mam&#232;re ou de Hue s'explique d'abord par le peu de cas qu'&#224; juste raison ils en font. Mais aussi parce qu'ils savent que demain ils auront besoin d'eux &#224; nouveau et que leur int&#233;r&#234;t bien compris est de les emp&#234;cher de se d&#233;consid&#233;rer et s'affaiblir encore plus. D'o&#249;, par exemple, les accords pour laisser aux Verts un nombre de circonscriptions qui leur permettent d'exister sinon dans le pays du moins au parlement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; l'inqui&#233;tude visible du PS devant le possible effondrement &#233;lectoral du PCF (surtout au profit d'Arlette Laguiller) et sa mansu&#233;tude devant les &#233;carts de langage de Robert Hue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert Hue n'a-t-il pas d'ores et d&#233;j&#224; assur&#233; qu'il &#171; &lt;em&gt;ferait tout pour battre un candidat de droite&lt;/em&gt; &#187; au deuxi&#232;me tour ? Les Verts n'ont-ils pas d&#233;j&#224; pris date par la bouche de Dominique Voynet assurant qu'ils sont &#171; &lt;em&gt;ancr&#233;s au c&#339;ur de la gauche&lt;/em&gt; &#187;. Le sc&#233;nario &#171; &lt;em&gt;gauche plurielle II&lt;/em&gt; &#187; est d&#233;j&#224; &#233;crit. Les contours du futur gouvernement qui lancera les prochains chantiers anti-ouvriers (les retraites en premier lieu) d&#233;j&#224; dessin&#233;s. La seule inconnue pour le PS c'est le nombre d'&#233;lecteurs et de travailleurs qui ont d&#233;j&#224; vu le film et qui n'ont pas envie de se red&#233;placer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 15 mars 2002, &lt;strong&gt;Marie DARWEN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Quel bilan social ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Quel-bilan-social</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Quel-bilan-social</guid>
		<dc:date>2002-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Parti socialiste
</dc:subject>

		<description>Les porte-parole du gouvernement mettent en avant son succ&#232;s dans le domaine de l'emploi. Le ch&#244;mage a eu beau repartir &#224; la hausse depuis les premiers mois de 2001 et s'acc&#233;l&#233;rer dans les derniers, il reste, si on en croit les chantres de Jospin, &#171; un acquis positif &#187;. Ils avancent que la gauche au gouvernement a fait reculer de pr&#232;s d'un million le nombre des ch&#244;meurs et cr&#233;&#233; 1,7 millions d'emplois au cours de la l&#233;gislature. &lt;br /&gt;Ces chiffres figurent certes aux tableaux des instituts de statistiques. Mais&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Cinq-ans-de-gauche-plurielle-" rel="directory"&gt;Cinq ans de gauche plurielle
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Parti-socialiste-+" rel="tag"&gt;Parti socialiste
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les porte-parole du gouvernement mettent en avant son succ&#232;s dans le domaine de l'emploi. Le ch&#244;mage a eu beau repartir &#224; la hausse depuis les premiers mois de 2001 et s'acc&#233;l&#233;rer dans les derniers, il reste, si on en croit les chantres de Jospin, &#171; &lt;em&gt;un acquis positif&lt;/em&gt; &#187;. Ils avancent que la gauche au gouvernement a fait reculer de pr&#232;s d'un million le nombre des ch&#244;meurs et cr&#233;&#233; 1,7 millions d'emplois au cours de la l&#233;gislature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces chiffres figurent certes aux tableaux des instituts de statistiques. Mais cette &#233;volution de l'emploi n'est que le reflet de l'&#233;volution de la croissance sur laquelle le gouvernement n'a aucune prise. Et ne veut pas en avoir puisqu'il s'est refus&#233; et qu'il se refuse toujours &#224; imposer de v&#233;ritables contraintes au patronat. D'ailleurs les chiffres ont grimp&#233; pendant la p&#233;riode o&#249; l'&#233;conomie &#8211; pas le gouvernement &#8211; cr&#233;ait des emplois, de 1997 jusqu'&#224; 2000 ; et ils sont redescendus quand elle s'est remise &#224; en supprimer, depuis le d&#233;but 2001.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Recul du ch&#244;mage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La gauche au gouvernement a bien s&#251;r mis en place de nouvelles lois, comme les 35 heures, pris des mesures budg&#233;taires, comme les emplois-jeunes, et avalis&#233; des r&#232;gles nouvelles, comme le PARE imposant aux ch&#244;meurs de nouvelles contraintes pour leur faire accepter n'importe quel travail &#224; n'importe quel prix. Mais si ces mesures ont eu des cons&#233;quences certaines sur les conditions de vie de bon nombre de salari&#233;s, leurs effets r&#233;els sur l'emploi sont, eux, tout &#224; fait incertains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les 35 heures il n'a ainsi jamais &#233;t&#233; vraiment possible d'en &#233;valuer les effets sur l'emploi. Le gouvernement a pr&#233;tendu que l'application de la loi avait permis la cr&#233;ation de plusieurs centaines de milliers de postes. Mais personne n'a jamais pu savoir quelle &#233;tait dans ces chiffres la part des embauches en compensation de la r&#233;duction du temps de travail, et celle de &#171; &lt;em&gt;l'effet d'aubaine&lt;/em&gt; &#187;, permettant aux patrons de rafler les cadeaux en mati&#232;re de charges sociales, pour des embauches qu'ils auraient de toutes fa&#231;ons &#233;t&#233; amen&#233;s &#224; r&#233;aliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est par contre parfaitement palpable (surtout pour ceux qui les touchent), ce sont les milliards sous forme de baisses de charges sociales r&#233;cup&#233;r&#233;es par le patronat au titre de la pr&#233;tendue r&#233;duction du temps de travail. Et c'est aussi que cette loi concoct&#233;e et vot&#233;e par la gauche, a ouvert la porte &#224; une g&#233;n&#233;ralisation de la flexibilit&#233; et dans bien des cas d&#233;t&#233;rior&#233; les conditions de travail des salari&#233;s, en m&#234;me temps que donn&#233; lieu &#224; des r&#233;ductions de salaires ou de primes. Autre certitude, l'application des 35 heures a provoqu&#233; de tr&#232;s nombreux mouvements de gr&#232;ve et protestations &#8211; jusqu'&#224; aujourd'hui &#8211; r&#233;v&#233;lateurs de l'appr&#233;ciation des salari&#233;s concern&#233;s sur les pr&#233;tendus bienfaits de la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux emplois-jeunes, la gauche qui en avait promis 700 000 n'en a r&#233;alis&#233;s sur la l&#233;gislature qu'un peu moins de la moiti&#233;, cr&#233;&#233;s par les seuls secteurs public et associatif. Ces emplois ont certes &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;s comme un d&#233;pannage bienvenu par une partie des jeunes concern&#233;s, en fin de scolarit&#233; ou d&#233;j&#224; au ch&#244;mage, ou encore salari&#233;s depuis peu et saisissant l'occasion de changer de patron. Mais ces emplois, sous forme de contrats de cinq ans, financ&#233;s &#224; 80 % par l'Etat, ont inaugur&#233; une nouvelle forme de pr&#233;carit&#233; et de salaire au rabais. Embauch&#233;s dans l'enseignement, dans la police, dans les transports en commun, dans les municipalit&#233;s, etc., les jeunes en question se sont souvent retrouv&#233;s &#224; boucher des trous dans des administrations qui ont ainsi pourvu les postes manquants en les payant en dessous du tarif.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Augmentation de la pr&#233;carit&#233; et de l'ins&#233;curit&#233; au travail &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Rien n'a &#233;t&#233; fait par ailleurs par le gouvernement de gauche contre la pr&#233;carit&#233; en g&#233;n&#233;ral. Sauf &#224; consid&#233;rer que la disposition de la derni&#232;re loi dite &#171; &lt;em&gt;de modernisation sociale&lt;/em&gt; &#187;, passant de 6 % &#224; 10 % la prime de pr&#233;carit&#233; des CDD pour l'aligner sur celle des int&#233;rimaires, puisse constituer une r&#233;elle pression sur les patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La progression de la pr&#233;carit&#233; a au contraire accompagn&#233; la cr&#233;ation des nouveaux emplois, avec pour corollaire l'ins&#233;curit&#233; au travail. Entre 1999 et 2000 le nombre d'accidents du travail a ainsi progress&#233; de 4,6 % selon les chiffres du minist&#232;re de l'emploi qui pr&#233;cise que le secteur de l'int&#233;rim est particuli&#232;rement touch&#233; et que la pr&#233;carit&#233; et la flexibilit&#233; des horaires en sont les principales causes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux licenciements collectifs pour motif dit &#233;conomique, ils se sont mis &#224; grimper &#224; nouveau brutalement avec la rafale des plans sociaux au printemps dernier. En un an, de novembre 2000 &#224; novembre 2001, leur nombre a progress&#233; de 39,8 % pendant que le ch&#244;mage lui progressait de 12,7 %. Pour faire croire qu'il se pr&#233;occupait des licenciements &#233;conomiques, le gouvernement a propos&#233; un dispositif, toujours dans le cadre de cette loi de &#171; &lt;em&gt;modernisation sociale&lt;/em&gt; &#187;, suscitant une longue discussion parlementaire. Le texte n'est finalement qu'une collection de dispositions l&#233;gales d&#233;j&#224; existantes et de vagues recommandations. Et de plus la d&#233;finition du licenciement &#233;conomique &#8211; fruit de concessions de Jospin au PCF mais qui ne pouvait tout au plus que permettre de retarder de quelques jours la mise en application des licenciements &#8211; a &#233;t&#233; retoqu&#233;e par le Conseil Constitutionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, la gauche n'a vraiment rien fait pour porter atteinte &#224; la libre entreprise, c'est-&#224;-dire au droit que les patrons s'arrogent de jeter les travailleurs &#224; la rue quand c'est bon pour leurs profits.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Maintien de la pauvret&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Reste que si la gauche veut se parer de la gloire de la p&#233;riode de croissance de la l&#233;gislature, elle ne doit pas non plus oublier cette statistique publi&#233;e fin de janvier dernier par l'Observatoire de la pauvret&#233;, indiquant qu'apr&#232;s 4 ann&#233;es d'expansion, malgr&#233; les cr&#233;ations d'emplois, le nombre des pauvres n'avait pas recul&#233; en France. Ils sont dans ce pays de 4,5 &#224; 6 millions (revenu inf&#233;rieur &#224; un seuil variant entre 3000 F et 4400 F selon la situation familiale), une masse constitu&#233;e non seulement de ch&#244;meurs et de retrait&#233;s vivant mis&#233;rablement, mais aussi de salari&#233;s pr&#233;caires ou &#224; temps partiel dont les activit&#233;s sont r&#233;mun&#233;r&#233;es en dessous du SMIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis GUILBERT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Jospin, liquidateur du service public
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Jospin-liquidateur-du-service-public</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Jospin-liquidateur-du-service-public</guid>
		<dc:date>2002-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Parti socialiste
</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>Ils sont formidables ! Dans cette campagne &#233;lectorale, pendant que Chirac s'attelle &#224; r&#233;duire la &#171; fracture sociale &#187;, Jospin, avec autant d'aplomb, proclame qu'il &#171; d&#233;fend les services publics &#187;. Usons de notre &#171; droit d'inventaire &#187; du bilan du candidat Jospin&#8230; &lt;br /&gt;D'une &#233;lection &#224; l'autre... &lt;br /&gt;Pendant la campagne l&#233;gislative de 1997, le PS avait affirm&#233; qu'il s'opposerait &#224; toute privatisation des services publics. La d&#233;claration PS-PC du 29 avril promettait en outre &#171; pour France Telecom, Thomson et Air-France,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Cinq-ans-de-gauche-plurielle-" rel="directory"&gt;Cinq ans de gauche plurielle
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Parti-socialiste-+" rel="tag"&gt;Parti socialiste
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Privatisations-+" rel="tag"&gt;Privatisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils sont formidables ! Dans cette campagne &#233;lectorale, pendant que Chirac s'attelle &#224; r&#233;duire la &#171; fracture sociale &#187;, Jospin, avec autant d'aplomb, proclame qu'il &#171; d&#233;fend les services publics &#187;. Usons de notre &#171; droit d'inventaire &#187; du bilan du candidat Jospin&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;D'une &#233;lection &#224; l'autre...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pendant la campagne l&#233;gislative de 1997, le PS avait affirm&#233; qu'il s'opposerait &#224; toute privatisation des services publics. La d&#233;claration PS-PC du 29 avril promettait en outre &#171; pour France Telecom, Thomson et Air-France, l'arr&#234;t des privatisations &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au pouvoir, la gauche rempla&#231;a le mot privatisation par &#171; ouverture du capital &#187; et &#171; respiration du service public &#187;. On privatisa France Telecom, Thomson CSF et Multimedia, le GAN, le CIC, les AGF, Air France, le Cr&#233;dit Lyonnais... Selon l'&#233;dition 2001 de L'Etat de la France (La D&#233;couverte), en 1986-1988, Chirac avait vendu pour 100 milliards de francs (valeur 1999) d'actifs publics. De 1993 &#224; 1997, Balladur et Jupp&#233; : 140 milliards. En 1997 et 1998, Jospin : 240 milliards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche a fait ce que la droite n'avait pas os&#233; : lever le tabou de la privatisation des services publics, en vendant de larges parts de France Telecom et d'Air France, cette derni&#232;re sous l'&#233;gide du ministre communiste Gayssot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en 2002, le candidat Jospin n'a pas renonc&#233; &#224; la langue de bois. Sur France 2, le soir de l'annonce de sa candidature, il r&#233;pond &#171; Certainement pas &#187;, &#224; une question sur la privatisation &#233;ventuelle d'EDF, mais parle 20 secondes apr&#232;s d'une &#171; ouverture ma&#238;tris&#233;e du capital &#187; ! Le gouvernement a d'ailleurs d&#233;j&#224; franchi une premi&#232;re &#233;tape, en faisant voter par l'assembl&#233;e, en f&#233;vrier 1999, l'ouverture du march&#233; de l'&#233;lectricit&#233;.
Le gouvernement Jospin a mis La Poste et la SNCF sur la m&#234;me voie de &#171; l'ouverture du march&#233; &#187; et de la rentabilisation par secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La mondialisation des trusts fran&#231;ais&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le bradage pass&#233; de France Telecom et &#224; venir d'EDF n'est pas simplement destin&#233; &#224; donner &#224; des bourgeois fran&#231;ais de nouvelles opportunit&#233;s de profits, il doit aider &#224; faire de ces groupes des g&#233;ants capitalistes mondiaux. EDF, qui r&#233;alise d&#233;j&#224; presque le quart de son chiffre d'affaires &#224; l'&#233;tranger veut faire passer cette part &#224; 50 % d'ici 2004/2005. Pour cela l'entreprise souhaite justement l'ouverture du march&#233; europ&#233;en pour conqu&#233;rir de nouvelles positions &#224; l'ext&#233;rieur et l'ouverture de son capital pour mobiliser des fonds sur les march&#233;s financiers et n&#233;gocier des fusions-acquisitions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la tutelle de la gauche, EDF et GDF n'ont pas attendu leur privatisation pour se lancer dans la sp&#233;culation sur le march&#233; international de l'&#233;nergie. Elles ont mont&#233; leur propre filiale de trading (le m&#233;tier d'Enron, la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine dont la faillite fait actuellement scandale), EDF-trading (en collaboration avec Vivendi) et Gaselys (avec la Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale). Mais pour grossir &#224; l'&#233;tranger et devenir des num&#233;ros un mondiaux, ces entreprises doivent bien pr&#233;senter la facture &#224; quelqu'un. Ce sera leurs salari&#233;s, dont les conditions de travail se d&#233;gradent, et les usagers, qui ont vu le gouvernement augmenter plusieurs fois les tarifs du gaz et de l'&#233;lectricit&#233;. L'avenir est programm&#233; : comme France Telecom, EDF et GDF tenteront de plus en plus de se lib&#233;rer des contraintes du service public, au profit de la rentabilit&#233; imm&#233;diate.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Jospin, &#171; un aust&#232;re qui se marre &#187;&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;...aux d&#233;pens des salari&#233;s comme des usagers. Tout en faisant passer au priv&#233; les secteurs les plus rentables du secteur public, il a soumis le reste &#224; une di&#232;te de 5 ans. D&#232;s 1997, il a proclam&#233; le &#171; gel de l'emploi public &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan Jupp&#233; de 1995 a &#233;t&#233; prolong&#233;. Les h&#244;pitaux ont continu&#233; d'&#234;tre rationn&#233;s en effectifs et en moyens. Dans la premi&#232;re moiti&#233; des ann&#233;es 1990, les d&#233;penses du secteur hospitalier avaient augment&#233; de 7 % par an, ce qui &#233;tait d&#233;j&#224; insuffisant pour suivre le d&#233;veloppement de l'activit&#233;. Mais entre 1995 et 2000, cette augmentation a &#233;t&#233; de 7 % au total ! Un lit sur 15 a &#233;t&#233; supprim&#233; de 1994 &#224; 1999. En 2002, alors que le passage aux 35 heures aurait n&#233;cessit&#233; la cr&#233;ation d'au moins 80 000 postes, le gouvernement n'en promet que 40 000, et les hospitaliers exasp&#233;r&#233;s multiplient les gr&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gel de l'embauche, surcharge de travail, p&#233;nurie de moyens : le m&#234;me traitement a &#233;t&#233; r&#233;serv&#233; aux transports, &#224; la poste ou encore &#224; l'&#233;ducation nationale. Logiquement, pour boucher les trous les plus criants creus&#233;s par cette politique de sous-effectifs, le gouvernement a continu&#233; d'&#233;tendre la pr&#233;carit&#233; : sur 3,4 millions de salari&#233;s des trois fonctions publiques, il y a aujourd'hui 960 000 non titulaires et plus de 300 000 &#171; contrats aid&#233;s &#187; (CES, emplois-jeunes, contrats de ville&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi donner envie de voir Jospin go&#251;ter &#224; son tour &#224; la pr&#233;carit&#233; de l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
