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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> La sant&#233; malade du profit
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<dc:subject>Sant&#233;
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		<description>Un des premiers droits fondamentaux est le droit &#224; la sant&#233;, le droit de se soigner. Dans le syst&#232;me capitaliste, pourtant la production des biens de sant&#233; (m&#233;dicaments, soins hospitaliers) est r&#233;serv&#233;e &#224; la minorit&#233; cibl&#233;e par les trusts du complexe m&#233;dico-industriel. Un chirurgien am&#233;ricain peut ex&#233;cuter une t&#233;l&#233;-op&#233;ration de la v&#233;sicule biliaire &#224; 7000 kilom&#232;tres de distance, mais les trois quarts de l'humanit&#233; n'ont acc&#232;s qu'&#224; des m&#233;dicaments de fortune et sont encore d&#233;vast&#233;s par des &#233;pid&#233;mies pour&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un des premiers droits fondamentaux est le droit &#224; la sant&#233;, le droit de se soigner. Dans le syst&#232;me capitaliste, pourtant la production des biens de sant&#233; (m&#233;dicaments, soins hospitaliers) est r&#233;serv&#233;e &#224; la minorit&#233; cibl&#233;e par les trusts du complexe m&#233;dico-industriel. Un chirurgien am&#233;ricain peut ex&#233;cuter une t&#233;l&#233;-op&#233;ration de la v&#233;sicule biliaire &#224; 7000 kilom&#232;tres de distance, mais les trois quarts de l'humanit&#233; n'ont acc&#232;s qu'&#224; des m&#233;dicaments de fortune et sont encore d&#233;vast&#233;s par des &#233;pid&#233;mies pour lesquelles le traitement est connu depuis des dizaines d'ann&#233;es, mais qui restent hors de leur port&#233;e. Dans ce domaine comme dans bien d'autres ce ne sont pas les besoins sociaux qui guident la production de m&#233;dicaments ou d'&#233;quipements m&#233;dicaux, mais la recherche permanente de profits pour les trusts priv&#233;s qui monopolisent ce secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me dans les pays imp&#233;rialistes o&#249; la population b&#233;n&#233;ficie encore de syst&#232;mes de protection sociale, ces trusts imposent leurs lois et des co&#251;ts de sant&#233; qui drainent des profits colossaux r&#233;alis&#233;s gr&#226;ce aux cotisations sociales ou aux assurances des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La socialisation des industries de sant&#233;, dans des organismes publics enti&#232;rement tourn&#233;s vers la production de m&#233;dicaments, d'&#233;quipements m&#233;dicaux et chirurgicaux &#224; bas prix permettant &#224; l'ensemble de l'humanit&#233; de b&#233;n&#233;ficier du droit &#224; la vie et &#224; une sant&#233; gratuite est bien au sens propre une revendication vitale. Et une des raisons fondamentales de combattre et d'abattre le capitalisme &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les m&#233;dicaments sont une marchandise&#8230; profitable
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		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>

		<description>Comme beaucoup d'autres secteurs, l'industrie pharmaceutique est l'objet depuis quelques ann&#233;es de concentrations &#224; l'&#233;chelle mondiale, mais la particularit&#233; de cette industrie est qu'elle est sens&#233;e apporter la sant&#233;, aider &#224; vivre et &#224; vaincre des maladies. &lt;br /&gt;On en est &#233;videmment loin et quelques chiffres sont &#224; eux seuls r&#233;v&#233;lateurs : aujourd'hui 15% de la population mondiale consomme 81% des m&#233;dicaments vendus. Evidemment ces 15% se concentrent en Am&#233;rique du Nord, Union europ&#233;enne et Japon&#8230; L'Europe&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme beaucoup d'autres secteurs, l'industrie pharmaceutique est l'objet depuis quelques ann&#233;es de concentrations &#224; l'&#233;chelle mondiale, mais la particularit&#233; de cette industrie est qu'elle est sens&#233;e apporter la sant&#233;, aider &#224; vivre et &#224; vaincre des maladies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On en est &#233;videmment loin et quelques chiffres sont &#224; eux seuls r&#233;v&#233;lateurs : aujourd'hui 15% de la population mondiale consomme 81% des m&#233;dicaments vendus. Evidemment ces 15% se concentrent en Am&#233;rique du Nord, Union europ&#233;enne et Japon&#8230; L'Europe de l'est, l'Asie et l'Afrique repr&#233;sentent ensemble &#224; peine plus de 11% du march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux raisons essentielles : la premi&#232;re, commune au reste de l'&#233;conomie, est &#233;videmment la concentration du march&#233; l&#224; o&#249; les populations ont les moyens d'acheter des m&#233;dicaments ; la seconde est le lien entre ce march&#233; et les syst&#232;mes de sant&#233;, puisque une bonne partie de l'achat de ces m&#233;dicaments est pris en charge dans ces pays par les syst&#232;mes de protection sociale, publics ou priv&#233;s. C'est donc dans cette zone du monde que le complexe m&#233;dico-industriel concentre son activit&#233; pour qu'elle soit la plus rentable. Et rentable elle l'est, puisque la profitabilit&#233; de la pharmacie est deux fois sup&#233;rieure &#224; celle de la chimie, et que de plus en plus les grands trusts de la Chimie diff&#233;rencient leur activit&#233; pharmacie et cr&#233;ent des structures mondiales regroupant Recherche et D&#233;veloppement, production et distribution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une dizaine de grands trusts de la pharmacie se sont constitu&#233;s ces derni&#232;res ann&#233;es, am&#233;ricains et europ&#233;ens : en t&#234;te l'am&#233;ricain Pfizer (anticholest&#233;rol, Lipitor et Viagra), en second le britannique GlaxoSmithKline. Viennent ensuite Sanofi-Synthelabo, l'allemand Bayer, AHP (American Home Products), Aventis, Lilly (le fabricant du Prozac), Novartis, Roche&#8230; La majorit&#233; d'entre eux sont le produit de fusions r&#233;centes : Pfizer avec Warner-Lambert, Pharmacia avec Monsanto, Bristol-Myers avec Dupont, Hoechst et Rh&#244;ne-Poulenc qui ont form&#233; Aventis&#8230; ces concentrations se traduisant le plus souvent par des milliers de suppressions d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Maintenir les trusts en bonne sant&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me de ce secteur est comme toujours la profitabilit&#233;, avec une particularit&#233; qui est le temps limit&#233; des brevets (de 10 &#224; 15 ans) qui impose de rentabiliser le m&#233;dicament sur un temps court et donc de jouer sur l'&#233;chelle de la vente. En effet, si en France la fabrication des m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques ne couvre que 5% du march&#233;, ce chiffre est de 50% aux Pays-Bas, plus de 40% aux USA et 33% en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre param&#232;tre est le co&#251;t tr&#232;s &#233;lev&#233; des travaux de Recherche et de D&#233;veloppement Un m&#233;dicament n'est mis sur le march&#233; que si l'on est s&#251;r de son succ&#232;s commercial. En pratique, les labos visent les block-busters (mot am&#233;ricain d&#233;signant &#224; l'origine les tr&#232;s grosses bombes), les &#171; m&#233;ga-m&#233;dicaments &#187; : 22 d'entre eux repr&#233;sentent des chiffres d'affaires sup&#233;rieurs &#224; 5 milliards de francs. La plupart des grands labos vivent donc sur quelques m&#233;dicaments phares : l'anglo-su&#233;dois Astra-Zeneca r&#233;alise 40% de ses ventes sur un anti-ulc&#233;reux le Losec&#8230; qui va &#171; malheureusement &#187; tomber dans le domaine public.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Acheter le m&#233;decin pour vendre sa marque&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette recherche du profit concentr&#233;e sur certaines sp&#233;cialit&#233;s am&#232;ne tous les grands trusts &#224; apporter beaucoup plus de soins au marketing qu'&#224; la recherche. Les 15 plus gros laboratoires am&#233;ricains d&#233;pensent ensemble pr&#232;s de trois fois plus en marketing et frais administratifs qu'en R&amp;D (Pfizer, par exemple, a d&#233;pens&#233; 39% de son CA en 1999). Les entreprises fran&#231;aises d&#233;pensent chaque ann&#233;e 12 milliards de francs au titre de la promotion aupr&#232;s des prescripteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le laboratoire am&#233;ricain Lily a men&#233; une v&#233;ritable campagne de guerre pour faire vendre le Prozac en France. Campagne aupr&#232;s des psychiatres pour obtenir des avis d'experts, campagne dans la presse m&#233;dicale, s&#233;duction aupr&#232;s des g&#233;n&#233;ralistes&#8230; la boucle est boucl&#233;e, ce m&#233;dicament-miracle contre la d&#233;pression est prescrit d&#233;sormais &#224; 85% par des g&#233;n&#233;ralistes. Et la France est un march&#233; de choix, puisque les Fran&#231;ais consomment, par exemple, huit fois plus de tranquillisants que les britanniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu de secteurs donnent lieu &#224; tant de d&#233;penses de stages/vill&#233;giatures, de plaquettes luxueuses, de travail de lobbying aupr&#232;s des minist&#232;res, de pressions directes sur les chercheurs universitaires, de mise sur pied d'arm&#233;es compl&#232;tes de visiteurs m&#233;dicaux&#8230; Ainsi en France, tous ceux qui ont eu des bronchites connaissent le Rhinatiol&#8230; tr&#232;s peu la carbocist&#233;ine qui a rigoureusement les m&#234;mes effets. Mais le premier est produit et efficacement distribu&#233; par Sanofi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gaspillages colossaux d'un c&#244;t&#233;, abandon de la recherche et de la production sur des produits de grande n&#233;cessit&#233;, prix exorbitants des certains m&#233;dicaments pour assurer les profits : les grandes d&#233;clarations minist&#233;rielles et patronales sur le syst&#232;me de sant&#233; ne s'attaquent &#233;videmment jamais &#224; ce syst&#232;me du complexe m&#233;dico-industriel. La recherche, la fabrication et la distribution des m&#233;dicaments sont pourtant bien un besoin social qui devrait &#234;tre totalement g&#233;r&#233; comme un service public, un service social qui touche un des besoins fondamentaux de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent CARASSO&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Toujours plus &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aux USA, en 2000, les dix plus gros laboratoires pharmaceutiques ont r&#233;alis&#233; un chiffre d'affaires de 179 milliards de dollars, avec une valeur ajout&#233;e de&#8230; 121 milliard de dollars (soit l'&#233;quivalent du PIB d'un pays comme la Gr&#232;ce ou le Portugal). Avec des taux de 18,6 &#224; 30%, ils atteignent la marge nette la plus &#233;lev&#233;e de toutes les industries am&#233;ricaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe Sanofi-Synthelabo a, en 2000, am&#233;lior&#233; son b&#233;n&#233;fice annuel de.. 58% avec 985 millions d'euros. Et au 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; semestre 2001, ce groupe a encore am&#233;lior&#233; de 50% son b&#233;n&#233;fice avec 671 millions d'euros. Pour le m&#234;me semestre, le groupe suisse Novartis a am&#233;lior&#233; son r&#233;sultat de 10% avec 2,44 milliards d'euros. Le groupe Roche, toujours au 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; semestre 2001, a d&#233;gag&#233; un b&#233;n&#233;fice net de 1,97 milliards d'euros. Ce groupe, trouvant sa marge trop faible (18% du chiffre d'affaires en 2000), a d&#233;cid&#233; de supprimer 3000 emplois pour porter cette marge &#224; plus de 20%. Quant au num&#233;ro 1 mondial Pfizer, il a annonc&#233; pour le second trimestre 2001 une progression de 30% de son b&#233;n&#233;fice net avec 2,17 milliards d'euros !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> La S&#233;cu : bon pied bon &#339;il, mais aussi bons portefeuilles !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-Secu-bon-pied-bon-oeil-mais-aussi-bons-portefeuilles</link>
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		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<description>La mise en place des syst&#232;mes nationaux de protection sociale &#224; partir de 1945, dans nombre de pays d&#233;velopp&#233;s, est un progr&#232;s incontestable pour les salari&#233;s. &lt;br /&gt;Mais il faut aussi le relativiser : le choix, fait en France, d'une &#171; gestion paritaire &#187; des caisses, c'est-&#224;-dire en fait d'une collaboration permanente, institutionnalis&#233;e, entre l'Etat, les syndicats et le patronat, ne doit pas faire oublier que ces &#171; partenaires sociaux &#187; ne font que g&#233;rer une forme d'&#233;pargne, socialis&#233;e, des travailleurs. Les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La mise en place des syst&#232;mes nationaux de protection sociale &#224; partir de 1945, dans nombre de pays d&#233;velopp&#233;s, est un progr&#232;s incontestable pour les salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut aussi le relativiser : le choix, fait en France, d'une &#171; gestion paritaire &#187; des caisses, c'est-&#224;-dire en fait d'une collaboration permanente, institutionnalis&#233;e, entre l'Etat, les syndicats et le patronat, ne doit pas faire oublier que ces &#171; partenaires sociaux &#187; ne font que g&#233;rer une forme d'&#233;pargne, socialis&#233;e, des travailleurs. Les cotisations dites &#171; patronales &#187; sont, tout autant que les cotisations &#171; salariales &#187;, du salaire diff&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps la politique sociale de l'Etat est une bonne affaire pour certains capitalistes, puisque le secteur de la sant&#233; est devenu particuli&#232;rement florissant gr&#226;ce &#224; la s&#233;curit&#233; sociale !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un gigantesque transfert de fonds publics vers le priv&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si la masse financi&#232;re qui transite par les organismes de s&#233;curit&#233; sociale est devenue consid&#233;rable (pr&#232;s de 2000 milliards de francs, davantage que le budget de l'Etat fran&#231;ais), tout cet argent n'en retourne pas moins en partie dans des caisses priv&#233;es, celles des cliniques, des m&#233;decins lib&#233;raux, et encore plus des grands trusts pharmaceutiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi instituant en mai 1946 la s&#233;curit&#233; sociale, en laissant aux malades le choix du m&#233;decin et de l'h&#244;pital, a favoris&#233; le commerce de la sant&#233;. Le syst&#232;me de sant&#233; en France se distingue en effet par l'extension d'un important secteur d'hospitalisation priv&#233; et commercial et l'exercice &#171; en ville &#187; de la majorit&#233; des m&#233;decins. Ce qui a assur&#233; au priv&#233; une part non n&#233;gligeable du &#171; march&#233; &#187; de la sant&#233;, alors que les d&#233;penses maladies couvertes par la S&#233;cu repr&#233;sentent 9,8% du PIB aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, les remboursements de la s&#233;curit&#233; sociale, absolument n&#233;cessaires &#224; la population, ont &#233;t&#233; une manne pour l'industrie pharmaceutique, que l'Etat a laiss&#233; vendre, et faire payer au prix fort ses m&#233;dicaments, tout en subventionnant une partie de la recherche. C'est aussi une manne pour les fabricants de mat&#233;riel m&#233;dical, les investissements en la mati&#232;re &#233;tant de plus en plus lourds. Quant &#224; l'enseignement m&#233;dical, qui offre &#224; ces entreprises leur main d'&#339;uvre qualifi&#233;e, il est assur&#233; &#224; 88% par l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le bluff de la gauche&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand la gauche, dans les ann&#233;es 1980, s'est charg&#233;e de &#171; r&#233;former &#187; la S&#233;cu, c'est-&#224;-dire d'y imposer des mesures d'aust&#233;rit&#233;, elle a fait mine de d&#233;noncer ce &#171; lib&#233;ralisme &#224; la fran&#231;aise &#187;. Aubry, puis Guigou, ont repris ce vieux langage en reprochant aux trusts de vivre (un peu trop) aux crochets de la S&#233;cu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai qu'apr&#232;s avoir tent&#233; d'imposer aux m&#233;decins lib&#233;raux un plus grand contr&#244;le de leurs prescriptions, Aubry a baiss&#233; les prix de certains m&#233;dicaments. Mais elle a aussi r&#233;duit pour d'autres les remboursements, voire ray&#233; certains de la liste des remboursables, en pr&#233;tendant que c'&#233;tait des m&#233;dicaments &#171; de confort &#187;, un luxe pour les malades&#8230; ! Guigou, en juin dernier, s'est faite &#224; son tour un peu de publicit&#233; en baissant de 10% en moyenne les prix de quelques centaines de m&#233;dicaments, dont l'efficacit&#233; th&#233;rapeutique serait &#171; insuffisante &#187;, et en encourageant l'emploi des g&#233;n&#233;riques, moins chers, et donc moins profitables aux fabriquants. Les groupes pharmaceutiques ont pleurnich&#233; sur un manque &#224; gagner de 800 millions &#224; un milliard de francs. Mais c'est une goutte d'eau dans l'oc&#233;an de leurs profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mesures soi-disant &#171; anti-trusts &#187;, c'est en r&#233;alit&#233; l'arbre qui cache la for&#234;t. Les gouvernements, de droite comme de gauche, affirment depuis longtemps vouloir ramener le total des d&#233;penses de sant&#233; couvertes par la s&#233;curit&#233; sociale de 9,8% &#224; 6 ou 7% du PIB, dans la &#171; moyenne europ&#233;enne &#187;, para&#238;t-il&#8230; Ainsi malgr&#233; tous les discours sur les efforts partag&#233;s, les gouvernements n'ont cess&#233; de baisser les &#171; charges &#187; patronales &#224; coups d'exon&#233;rations, tout en faisant porter l'essentiel des &#233;conomies sur les h&#244;pitaux publics, rationn&#233;e en moyens et en personnels, et sur les travailleurs, pri&#233;s de mettre toujours plus la main &#224; la poche et d'aller moins souvent chez le m&#233;decin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le montrent 20 ans de politiques d'aust&#233;rit&#233;, toutes ces r&#233;formes qui pr&#233;tendent mieux &#171; contr&#244;ler &#187; les d&#233;penses de sant&#233; (ce qui en soi n'est pas choquant) ne visent pas &#224; rogner le bas de laine des m&#233;decins lib&#233;raux, encore moins &#224; limiter le parasitisme de la S&#233;cu par les cliniques priv&#233;es et les g&#233;ants priv&#233;s de la pharmacie, mais &#224; limiter l'acc&#232;s aux soins de la population, notamment des plus d&#233;munis : pr&#232;s du quart de la population d&#233;clarent avoir renonc&#233; durant l'ann&#233;e &#224; certains soins m&#233;dicaux parce que leur remboursement est trop limit&#233;. C'est cela le v&#233;ritable bilan de leur politique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Aux petits soins des profits pour les cliniques priv&#233;es
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		<dc:subject>H&#244;pital
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>L'activit&#233; des h&#244;pitaux, publics et priv&#233;s, repr&#233;sentait 348 milliards de francs en 1996, soit 48 % des d&#233;penses m&#233;dicales en France, pr&#232;s de 5 % du Produit Int&#233;rieur Brut. Plus d'un million de personnes travaillent dans les h&#244;pitaux et les cliniques. Cette importante activit&#233; est certes &#224; majorit&#233; g&#233;r&#233;e par l'Etat, mais elle est d'ores et d&#233;j&#224; une source de revenus et de profits pour bien des entreprises priv&#233;es. &lt;br /&gt;Dans les h&#244;pitaux publics, les occasions de profits pour des entreprises priv&#233;es ne manquent&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'activit&#233; des h&#244;pitaux, publics et priv&#233;s, repr&#233;sentait 348 milliards de francs en 1996, soit 48 % des d&#233;penses m&#233;dicales en France, pr&#232;s de 5 % du Produit Int&#233;rieur Brut. Plus d'un million de personnes travaillent dans les h&#244;pitaux et les cliniques. Cette importante activit&#233; est certes &#224; majorit&#233; g&#233;r&#233;e par l'Etat, mais elle est d'ores et d&#233;j&#224; une source de revenus et de profits pour bien des entreprises priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les h&#244;pitaux publics, les occasions de profits pour des entreprises priv&#233;es ne manquent pas : restauration, blanchisserie, gestion de services comme la t&#233;l&#233;vision, nettoyage, etc&#8230; Les h&#244;pitaux se fournissent aupr&#232;s d'entreprises petites et grandes, pour tout le mat&#233;riel m&#233;dical, y compris les mat&#233;riels les plus lourds (scanners, IRM, surveillance cardiaque&#8230;) produits par des grandes entreprises comme Siemens, Philips ou General Electric : cela repr&#233;sente 30 milliards de francs de chiffres d'affaires&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La part du priv&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il y a les h&#244;pitaux et les cliniques priv&#233;s : sur 4200 &#233;tablissements de sant&#233;, 3145 sont priv&#233;s. Ces &#233;tablissements, de dimension moyenne inf&#233;rieure aux h&#244;pitaux publics, repr&#233;sentent 35 % des lits d'hospitalisation. Avec d'une part les h&#244;pitaux priv&#233;s &#171; &#224; but non lucratif &#187; qui sont tenus par des associations, mutuelles, congr&#233;gations religieuses, la Croix-Rouge, etc&#8230; Et d'autre part, les h&#244;pitaux priv&#233;s &#171; &#224; but lucratif &#187;, les cliniques qui sont de v&#233;ritables entreprises. Elles repr&#233;sentent 20 % des lits. Leur poids en France est plus important que dans la majorit&#233; des pays d'Europe (except&#233; l'Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cliniques connaissent depuis une vingtaine d'ann&#233;es d'importantes transformations. La grande majorit&#233; ont &#233;t&#233; ouvertes dans la p&#233;riode de l'apr&#232;s-guerre jusqu'au d&#233;but des ann&#233;es 1970. Ce sont le plus souvent de petits et moyens &#233;tablissements dirig&#233;s par des m&#233;decins. Mais depuis les ann&#233;es 1970, les politiques de rigueur et de ma&#238;trise des d&#233;penses de sant&#233; ont commenc&#233; &#224; produire leurs effets : l'Etat les soumet &#224; un plus grand contr&#244;le et en particulier r&#233;glemente l'ouverture de lits. Cela a acc&#233;l&#233;r&#233; certaines mutations qui continuent aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Partage des t&#226;ches&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un premier aspect de cette &#233;volution est la sp&#233;cialisation croissante des activit&#233;s des cliniques priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En particulier, la chirurgie est de plus en plus l'activit&#233; principale des cliniques : ainsi 60 % des entr&#233;es en h&#244;pital priv&#233; sont des entr&#233;es en chirurgie, alors que la chirurgie repr&#233;sente 30 % des entr&#233;es &#224; l'h&#244;pital public. Les cliniques priv&#233;es se concentrent sur des activit&#233;s rentables, par exemple les maladies de l'&#339;il (68 % dans le priv&#233;), les maladies de l'appareil digestif (60 % dans le priv&#233;, mais pas le traitement de la cirrhose du foie, g&#233;r&#233; &#224; 90 % par le public&#8230;). Ce sont des op&#233;rations o&#249; le risque vital est tr&#232;s faible, qui peuvent &#234;tre programm&#233;es &#224; l'avance (et non en urgence), ce qui permet de rentabiliser au maximum les lits : dans le planning, ceux-ci sont toujours occup&#233;s, et la nature des pathologies trait&#233;s fait que le dur&#233;e moyenne du s&#233;jour est sensiblement inf&#233;rieur dans les cliniques que dans les h&#244;pitaux. En particulier, le priv&#233; investit la chirurgie ambulatoire, c'est-&#224;-dire les op&#233;rations chirurgicales sans hospitalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les cliniques laissent volontiers aux h&#244;pitaux publics les plus petites pathologies et les urgences. Autant d'activit&#233;s &#224; faible valeur ajout&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce choix des cliniques pour les actes m&#233;dicaux les plus rentables n'est pas chose nouvelle, mais la sp&#233;cialisation s'accro&#238;t, et la politique de l'Etat est d'aller dans ce sens. Dans le cadre des op&#233;rations de restructurations, de fermetures de services et de lits des h&#244;pitaux publics, la politique actuelle est de &#171; compl&#233;mentarit&#233; &#187; ou de &#171; coop&#233;ration &#187; entre public et priv&#233;. Au nom de la rationalisation et de la ma&#238;trise des d&#233;penses, l'Etat d&#233;cide la fermeture d'un service de chirurgie dans un h&#244;pital public au motif que les services de chirurgie du priv&#233; assurent le m&#234;me prestation : voil&#224; qui assure &#224; tous les coups une client&#232;le au secteur priv&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coop&#233;ration public-priv&#233; conna&#238;t bien des exp&#233;riences. Certaines, telles par exemple la cession de missions de service public comme les urgences &#224; des cliniques contre subventions, ne font pas recette : les cliniques jugent le plus souvent ces activit&#233;s peu rentables. Par contre la mise sous le m&#234;me toit d'un h&#244;pital public et de cliniques semble int&#233;resser davantage ces derni&#232;res : ainsi &#224; Carpentras, l'h&#244;pital public et deux cliniques priv&#233;es ont investi un m&#234;me b&#226;timent neuf, dont la construction a &#233;t&#233; avanc&#233;e par l'Etat. L'h&#244;pital assure la m&#233;decine, la gyn&#233;cologie-obst&#233;trique, les soins intensifs et les urgences, les cliniques assurent la chirurgie. Certains patients arrivant des urgences publiques sont donc envoy&#233;s dans la clinique priv&#233;e, sous le m&#234;me toit, pour la suite du traitement. Quand aux services techniques, ils sont mis en commun pour le public et le priv&#233;, ce qui r&#233;duit les investissements du secteur priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Concentration en marche&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un autre aspect de l'&#233;volution des cliniques priv&#233;es est la tendance &#224; la constitution de groupes rassemblant plusieurs cliniques, &#224; l'image des Etats-Unis o&#249; moins d'une dizaine de groupes capitalistes g&#232;rent 70 % des h&#244;pitaux priv&#233;s. La sp&#233;cialisation dans la chirurgie impose en effet l'investissement dans du mat&#233;riel lourd (scanner, IRM, salles d'op&#233;ration), particuli&#232;rement co&#251;teux. Par ailleurs, bien des cliniques ont eu &#224; faire face &#224; des difficult&#233;s financi&#232;res dans le cadre des restructurations et ont &#233;t&#233; rachet&#233;es par des groupes plus puissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La G&#233;n&#233;rale de Sant&#233;, soci&#233;t&#233; cot&#233;e en Bourse depuis juin 2001, est le plus grand groupe de cliniques d'Europe : il regroupe en France 91 &#233;tablissements de sant&#233; et 46 &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux, ce qui repr&#233;sente 11 520 lits. En outre, ce groupe d&#233;tient une trentaine de cliniques en Angleterre et quelques autres en Europe, et offre des services dans des h&#244;pitaux publics ou priv&#233;s (nettoyage, gestion de mat&#233;riel, t&#233;l&#233;phone et boutiques, informatique&#8230;). Cette entreprise annonce un chiffre d'affaires de 5,8 milliards de francs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes un tel groupe reste l'exception, et on est loin d'une hospitalisation priv&#233;e g&#233;r&#233;e uniquement par des grands conglom&#233;rats : 80 % des cliniques priv&#233;es sont encore poss&#233;d&#233;es par les m&#233;decins qui les dirigent. Mais son d&#233;veloppement et son r&#233;cente introduction en Bourse sont significatifs de la tendance&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel CHARVET&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Rentables, mais &#224; quel prix ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La FHP (f&#233;d&#233;ration de l'hospitalisation priv&#233;e), repr&#233;sentant le patronat des cliniques priv&#233;es, compte encore une fois sur l'Etat : elle vient de r&#233;clamer, d&#233;but septembre, une aide de 6 milliards de francs pour faire face au risque de d&#233;parts d'infirmi&#232;res vers le secteur public, apr&#232;s l'annonce de 45 000 embauches par les h&#244;pitaux publics. Les salaires dans le priv&#233; sont en effet inf&#233;rieurs &#224; ceux des h&#244;pitaux publics. C'est une des raisons pour lesquelles les cliniques priv&#233;es sont g&#233;r&#233;es &#224; &#171; moindre co&#251;t &#187;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Tr&#232;s ch&#232;res mol&#233;cules
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		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>Des taux de rentabilit&#233; annuels de 20, 30, 40 %&#8230; : l'industrie pharmaceutique est une mine d'or pour ses actionnaires. A condition de soutenir une concurrence de plus en plus acharn&#233;e, qui am&#232;ne les laboratoires &#224; accro&#238;tre le rythme de leur production de nouveaux produits &#8211; pour les march&#233;s solvables, bien s&#251;r. Les grands groupes estiment aujourd'hui devoir sortir tous les ans au moins deux ou trois mol&#233;cules nouvelles d'un march&#233; d'un milliard de dollars chacune. Ce &#171; productivisme &#187; accru les am&#232;ne&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des taux de rentabilit&#233; annuels de 20, 30, 40 %&#8230; : l'industrie pharmaceutique est une mine d'or pour ses actionnaires. A condition de soutenir une concurrence de plus en plus acharn&#233;e, qui am&#232;ne les laboratoires &#224; accro&#238;tre le rythme de leur production de nouveaux produits &#8211; pour les march&#233;s solvables, bien s&#251;r. Les grands groupes estiment aujourd'hui devoir sortir tous les ans au moins deux ou trois mol&#233;cules nouvelles d'un march&#233; d'un milliard de dollars chacune. Ce &#171; productivisme &#187; accru les am&#232;ne &#224; comprimer autant que possible les frais de recherche &#8211; pourtant la principale activit&#233; socialement utile de cette industrie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Cuisine contre recherche&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En premier lieu, les laboratoires multiplient les avatars de m&#233;dicaments d&#233;j&#224; connus, commercialis&#233;s comme des nouveaut&#233;s. Nouveaux dosages de vieilles mol&#233;cules, copies d'autres poss&#233;dant les m&#234;mes effets th&#233;rapeutiques (quitte &#224; obtenir des autorit&#233;s sanitaires qu'elles modifient la posologie officielle)&#8230; En 1990, la revue m&#233;dicale Prescrire classait 50 % des nouveaux m&#233;dicaments du march&#233; fran&#231;ais dans la rubrique &#171; &lt;em&gt;n'apporte rien de nouveau &lt;/em&gt; &#187;. En 2000, le pourcentage montait &#224; 80 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus fondamentalement, les groupes cherchent &#224; externaliser leurs activit&#233;s de recherche, et &#224; en faire supporter le co&#251;t &#224; des fonds publics, en parasitant universit&#233;s et instituts de recherche. En 1980, aux Etats-Unis, la loi Bayh-Dole autorisait les inventions financ&#233;es par l'Etat &#224; &#234;tre brevet&#233;es. Cette loi fut ensuite compl&#233;t&#233;e par d'autres offrant des exemptions fiscales aux entreprises priv&#233;es finan&#231;ant la recherche universitaires, tout en incitant les partenaires universitaires &#224; se montrer coop&#233;ratifs&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Ainsi en novembre 1998 par exemple, l'universit&#233; californienne (publique) de (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, 40% des frais de Recherche et D&#233;veloppement de l'ensemble des trusts pharmaceutiques am&#233;ricains sont financ&#233;s par l'institut national de la sant&#233;, organisme public&#8230; Une enqu&#234;te am&#233;ricaine estimait en 1995 que 11 des 14 nouveaux m&#233;dicaments les plus prometteurs de l'ann&#233;e &#233;taient issus de recherches financ&#233;es par l'Etat ! Quant au financement priv&#233; d'universit&#233;s am&#233;ricaines, il &#233;tait multipli&#233; par 8, et le nombre de brevets d&#233;pos&#233;s par les universit&#233;s, par 20&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;OPA sur les laboratoires publics&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En France, on observe la m&#234;me &#233;volution des rapports entre recherche publique et entreprises priv&#233;es&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Evolution qui ne concerne pas que l'industrie pharmaceutique bien s&#251;r, m&#234;me (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le plan U3M (&#171; universit&#233; troisi&#232;me mill&#233;naire &#187;) de l'ancien ministre de l'&#233;ducation All&#232;gre pr&#233;voyait une s&#233;rie de dispositions visant &#224; faciliter la cr&#233;ation &#171; d'incubateurs d'entreprises &#187; au sein des laboratoires, en encourageant les chercheurs &#224; se muer en patrons de start-up exploitant leurs travaux scientifiques (produits bien s&#251;r gr&#226;ce aux co&#251;teuses infrastructures pay&#233;es par des fonds publics). Le projet de r&#233;forme du CNRS de 1998 allait dans le m&#234;me sens&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='D'ailleurs, d&#232;s la m&#234;me ann&#233;e, l'organisme de recherche signait 2630 contrats (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Un des aboutissements de cette politique, le projet G&#233;noplante, cr&#233;&#233; par le m&#234;me All&#232;gre en f&#233;vrier 1999, int&#233;ressant l'agro-industrie mais aussi la recherche pharmaceutique, offre &#224; des groupes priv&#233;s le concours d'impressionnants moyens scientifiques publics.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Dans le Tiers-monde, un mat&#233;riau humain gratuit&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un troisi&#232;me volet de la strat&#233;gie de minimisation des co&#251;ts scientifiques du business pharmaceutique concerne les derni&#232;res phases de l'invention de m&#233;dicaments : tests, puis validation scientifique, pour arriver aux autorisations de mise sur le march&#233;. De plus en plus, les laboratoires externalisent aussi leurs exp&#233;riences concernant la nocivit&#233; des produits sur les &#234;tres humains, dans le Tiers-monde cette fois, afin de gagner de l'argent et du temps (les brevets assurant l'exclusivit&#233; ont une dur&#233;e limit&#233;e &#224; 20 ans &#224; partir du d&#233;p&#244;t de la formule du produit, et non pas de sa mise sur le march&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi un laboratoire comme Pfizer s'est servi d'&#233;pid&#233;mies comme celle de m&#233;ningite qui a fait des milliers de victimes au Nig&#233;ria en 2000 pour organiser des exp&#233;ditions de tests de ses nouveaux produits sur des enfants, non conscients de servir de cobayes, dans des conditions de s&#233;curit&#233; n'ayant rien &#224; voir avec ce qui est exig&#233; dans les pays occidentaux &#8211; et avec une mortalit&#233; bien sup&#233;rieure. L'exemple de Pfizer est loin d'&#234;tre une exception, et certains Etats reprendraient ces pratiques pour leur compte. Ces exp&#233;ditions se font sous couvert de missions humanitaires financ&#233;es par ces groupes, qui plient bagages d&#232;s que leurs r&#233;coltes de statistiques sont suffisantes pour acc&#233;l&#233;rer significativement le processus de validation des produits dans leur pays d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins sordide mais tout aussi rentable, les laboratoires priv&#233;s se servent encore de leurs accointances avec le milieu scientifique pour faire valider scientifiquement leur production. Pour ne donner que ce chiffre, une enqu&#234;te du Los Angeles Times pr&#233;tend qu'entre 1998 et 2000, 19 des 40 articles de la rubrique &#171; drug therapy &#187; d'une des revues scientifiques de r&#233;f&#233;rence, le New England Journal of Medicine, &#233;taient r&#233;dig&#233;s par des m&#233;decins pay&#233;s par les laboratoires produisant les substances jug&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'ils demandent &#8211; et obtiennent &#8211; de s&#233;rieux allongements fiscaux au pr&#233;texte qu'ils auraient &#224; supporter un p&#233;nible effort de recherche, les groupes pharmaceutiques se comportent donc comme toutes les entreprises priv&#233;es, en se d&#233;barrassant de ce fardeau sur les finances, voire la sant&#233;, du public. Avec peut-&#234;tre des cons&#233;quences plus choquantes encore que pour les autres industries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beno&#238;t MARCHAND&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;G&#232;ne de l'oseille&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 1998, le Parlement islandais signait un accord avec l'entreprise priv&#233;e DeCode Genetics, donnant &#224; celle-ci pour douze ans acc&#232;s &#224; l'int&#233;gralit&#233; des fichiers m&#233;dicaux des 270 000 Islandais, ainsi qu'&#224; un arbre g&#233;n&#233;alogique concernant 600 000 personnes. Gr&#226;ce &#224; cet &#233;norme &#171; mat&#233;riau &#187;, l'entreprise estime pouvoir cerner les causes g&#233;n&#233;tiques de nombreuses maladies, dont l'&#233;tude est command&#233;e par plusieurs partenaires (priv&#233;s eux aussi) en vue de traitements de maladies h&#233;r&#233;ditaires. Ce n'est qu'un exemple des man&#339;uvres de positionnement de nombreuses entreprises pharmaceutiques (des start-up aux g&#233;ants comme Novartis) dans le secteur de la technologie g&#233;n&#233;tique. Les experts n'attendent pas de retomb&#233;es s&#233;rieuses avant plusieurs ann&#233;es. Mais les tentatives de breveter tel ou tel g&#232;ne humain sont nombreuses, et on peut d&#233;j&#224; s'inqui&#233;ter du contr&#244;le pris par les entreprises priv&#233;es sur les informations g&#233;n&#233;tiques de populations enti&#232;res.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ainsi en novembre 1998 par exemple, l'universit&#233; californienne (publique) de Berkeley passait un accord avec le groupe Novartis : contre une subvention de 25 millions de dollars, celui-ci s'arrogeait le droit de profiter du tiers des d&#233;couvertes du laboratoire de microbiologie, et acqu&#233;rait deux des cinq si&#232;ges du comit&#233; de recherche du d&#233;partement. Globalement, entre 1987 et 1999, la part de financement public de l'universit&#233; passait de 50% &#224; 34%.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Evolution qui ne concerne pas que l'industrie pharmaceutique bien s&#251;r, m&#234;me si pour celle-ci les enjeux financiers sont particuli&#232;rement important &#8211; voir &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-12-novembre-decembre-2000-' class='spip_in'&gt;CR n. 12&lt;/a&gt; pour le cas de l' &#171; industrie de l'&#233;ducation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;D'ailleurs, d&#232;s la m&#234;me ann&#233;e, l'organisme de recherche signait 2630 contrats avec 1050 entreprises industrielles, et 1570 avec des EPIC (&#233;tablissements publics &#224; caract&#232;re industriel ou commercial).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Maladies tropicales :c'est bien la loi du profit qui tue !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Maladies-tropicales-c-est-bien-la-loi-du-profit-qui-tue</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>Chaque ann&#233;e, pr&#232;s de 17 millions de personnes meurent dans le monde des suites d'une maladie infectieuse (un d&#233;c&#232;s sur quatre). 97% surviennent dans les pays en voie de d&#233;veloppement. Seulement 8% des d&#233;penses pharmaceutiques sont consacr&#233;es &#224; ces pays qui repr&#233;sentent la grande majorit&#233; de la population mondiale. L'association &#171; M&#233;decins Sans Fronti&#232;res &#187; estime ainsi qu'un tiers de la population mondiale n'a pas acc&#232;s aux m&#233;dicaments essentiels. De nombreux d&#233;c&#232;s pourraient &#234;tre &#233;vit&#233;s : des vaccins ou&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, pr&#232;s de 17 millions de personnes meurent dans le monde des suites d'une maladie infectieuse (un d&#233;c&#232;s sur quatre). 97% surviennent dans les pays en voie de d&#233;veloppement. Seulement 8% des d&#233;penses pharmaceutiques sont consacr&#233;es &#224; ces pays qui repr&#233;sentent la grande majorit&#233; de la population mondiale. L'association &#171; M&#233;decins Sans Fronti&#232;res &#187; estime ainsi qu'un tiers de la population mondiale n'a pas acc&#232;s aux m&#233;dicaments essentiels.
De nombreux d&#233;c&#232;s pourraient &#234;tre &#233;vit&#233;s : des vaccins ou des traitements efficaces existent pour traiter certaines de ces maladies. Plusieurs raisons expliquent leur prolif&#233;ration et les ravages qu'elles causent.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des budgets de sant&#233; exsangues&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'acc&#232;s aux traitements existants est rendu tr&#232;s difficile par la pauvret&#233; des infrastructures, aggrav&#233;e par les politiques dites &#171; d'ajustement structurel &#187; impos&#233;es par le FMI, la Banque Mondiale qui imposent une diminution des budgets de sant&#233; qui peut atteindre 25% de sommes d&#233;j&#224; insuffisantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple la lutte contre le paludisme (la malaria) n&#233;cessite simultan&#233;ment ass&#232;chement des marais, pulv&#233;risation des maisons et traitement des personnes infect&#233;es. Ce traitement global a permis d'&#233;liminer la maladie dans de nombreux pays : Etats-Unis en 1955, Europe en 1975. Le continent le plus touch&#233;, l'Afrique, n'a jamais pu financer un plan de cette ampleur, il en est aujourd'hui totalement incapable. Il y a une r&#233;surgence du paludisme et depuis 1970 le nombre de cas a doubl&#233; dans le monde. Aujourd'hui cette maladie, &#233;vitable et curable, touche 500 millions de personnes chaque ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ailleurs, en Russie et en Europe centrale et orientale les restrictions budg&#233;taires qui ont gravement d&#233;t&#233;rior&#233; les services de sant&#233; sont en grande partie responsables de la r&#233;apparition de maladies comme la dipht&#233;rie et la tuberculose.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des m&#233;dicaments d&#233;clar&#233;s non rentables disparaissent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais on ne trouve pas toujours sur le march&#233; des m&#233;dicaments efficaces. L'industrie pharmaceutique a parfois abandonn&#233; leur production. Entre 1935 et 1970, pour r&#233;pondre aux int&#233;r&#234;ts militaires et coloniaux de l'imp&#233;rialisme cette industrie a montr&#233; son efficacit&#233; dans la lutte contre les maladies tropicales. Pour les trusts capitalistes, un m&#233;dicament est commercialis&#233; quand il permet des b&#233;n&#233;fices substantiels. Les &#233;conomies exsangues des pays en voie de d&#233;veloppement n'offrent plus un march&#233; solvable. En cons&#233;quence, des m&#233;dicaments efficaces dans le traitement des maladies tropicales qui n'affectent pas les pays riches disparaissent du march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne sont ainsi plus fabriqu&#233;s depuis 1995 :
&lt;br /&gt;&#8212; le chloramph&#233;nicol huileux, efficace contre la m&#233;ningite,
&lt;br /&gt;&#8212; l'eflornitine, traitement s&#251;r et efficace contre la maladie du sommeil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette derni&#232;re maladie, mortelle quand elle n'est pas soign&#233;e avait presque &#233;t&#233; &#233;radiqu&#233;e. L'arr&#234;t des programmes de lutte, les guerres et les exodes qui en proviennent ont favoris&#233; une nouvelle propagation de la maladie d&#232;s les ann&#233;es 1970. &#171; M&#233;decins sans fronti&#232;res &#187; estime qu'elle fait 500 000 morts chaque ann&#233;e. Le seul traitement disponible suite &#224; l'arr&#234;t de fabrication de l'eflornithine, est vieux de 50 ans, contient de l'arsenic, est inop&#233;rant dans 30% des cas, mortel une fois sur 20 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des associations se sont mobilis&#233;es pour la reprise de la production de l'eflornithine. En mai 2001 l'OMS a sign&#233; avec plusieurs trusts pharmaceutiques dont Aventis et Bristol Meyer Squibb un accord pour cette relance. Des mauvais esprits ont constat&#233; qu'elle a co&#239;ncid&#233; avec le lancement d'un produit d&#233;pilatoire &#224; base d'eflornithine. Qu'en aurait-il &#233;t&#233; pour les Africains si l'on avait pas d&#233;couvert ce produit d&#233;pilatoire ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des recherches au point mort&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les maladies &#233;voluent, des microbes deviennent r&#233;sistants aux traitements habituels. C'est le cas du paludisme par exemple. La dur&#233;e d'efficacit&#233; des m&#233;dicaments avant que le microbe ne d&#233;veloppe une nouvelle r&#233;sistance est de plus en plus limit&#233;e. Il est essentiel que la recherche mette au point de nouvelles mol&#233;cules pour remplacer celles qui sont de moins en moins efficaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les trusts pharmaceutiques ne sont pas int&#233;ress&#233;s par ces recherches. Entre 1975 et 1997, 1223 nouveaux m&#233;dicaments ont &#233;t&#233; mis sur le march&#233;, 13 seulement concernent le traitement des maladies tropicales. Y compris quand une mol&#233;cule est d&#233;couverte, elle n'est pas obligatoirement mise sur le march&#233;. La proc&#233;dure r&#233;glementaire de lancement d'un nouveau m&#233;dicament est longue et co&#251;teuse. Bien souvent le laboratoire d&#233;cide de ne pas le commercialiser, m&#234;me si le m&#233;dicament d&#233;couvert est prometteur. Les trusts pr&#233;f&#232;rent accumuler les profits avec des traitements rentables dans les pays riches, contre l'ob&#233;sit&#233;, la perte des cheveux, etc.. que de risquer de gagner peu ou pas avec ces traitements indispensables &#224; la vie de millions de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des traitements hors de prix&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Enfin, m&#234;me quand des trusts pharmaceutiques fabriquent des m&#233;dicaments, c'est &#224; des co&#251;ts inaccessibles &#224; la majeure partie des malades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, la tuberculose tue 2 millions de personnes chaque ann&#233;e et le nombre de nouveaux cas a augment&#233; de 20% au cours des 10 derni&#232;res ann&#233;es. Elle a des formes r&#233;sistantes aux traitements ant&#233;rieurs. La recherche en a mis au point de nouveaux adapt&#233;s &#224; l'&#233;volution de la maladie. Ils co&#251;tent jusqu'&#224; 13 000 dollars par an et par patient ! Comme pour le sida, il a fallu l'intervention de producteurs de m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques pour voir chuter le prix de certains composants de ces traitements. Cette ann&#233;e le prix de la capr&#233;omycine a baiss&#233; de 96%. C'est dans ces circonstances qu'on mesure l'importance des profits accumul&#233;s par les trusts pharmaceutiques au prix de la mort de millions de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles PAZ&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> SIDA : La guerre des firmes pharmaceutiques contre les malades continue
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/SIDA-La-guerre-des-firmes-pharmaceutiques-contre-les-malades-continue</link>
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		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
</dc:subject>
		<dc:subject>Sida
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<description>Une premi&#232;re victoire&#8230; &lt;br /&gt;Le 19 avril 2001, sous la pression d'une campagne mondiale, les 39 firmes pharmaceutiques qui menaient depuis trois ans un proc&#232;s contre le gouvernement sud africain ont abandonn&#233; leur plainte. Elles voulaient emp&#234;cher ce pays d'importer des m&#233;dicaments produits &#224; des prix abordables par certains pays dont le Br&#233;sil. La politique volontariste y a permis la production de m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques par des entreprises publiques &#224; des prix inf&#233;rieurs de 80% &#224; celui des tarifs de ces&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Une premi&#232;re victoire&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 19 avril 2001, sous la pression d'une campagne mondiale, les 39 firmes pharmaceutiques qui menaient depuis trois ans un proc&#232;s contre le gouvernement sud africain ont abandonn&#233; leur plainte. Elles voulaient emp&#234;cher ce pays d'importer des m&#233;dicaments produits &#224; des prix abordables par certains pays dont le Br&#233;sil. La politique volontariste y a permis la production de m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques par des entreprises publiques &#224; des prix inf&#233;rieurs de 80% &#224; celui des tarifs de ces grands trusts, et la diminution de 50% de la mortalit&#233; des malades du sida entre 1996 et 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette macabre bataille juridique s'appuie sur une r&#233;glementation internationale qui permet &#224; une soci&#233;t&#233; qui a un brevet sur un m&#233;dicament de fixer les prix comme bon lui semble pendant une p&#233;riode pouvant durer 20 ans. Elle leur permet de vendre les antir&#233;troviraux &#224; des prix prohibitifs qui ne sont pas justifi&#233;s. Un m&#233;dicament d'une importance majeure comme le ddl a &#233;t&#233; d&#233;couvert par un institut de recherche public puis a &#233;t&#233; commercialis&#233; par une soci&#233;t&#233; priv&#233;e (Bristol Meyer Squibb). Cette politique des trusts et cette r&#233;glementation co&#251;tent la vie &#224; des millions de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la d&#233;couverte du sida en 1980, 22 millions de personnes sont mortes de l'&#233;pid&#233;mie, 3 millions durant l'ann&#233;e 2000. Environ 36 millions de personnes vivent avec le sida dans le monde. Mais les m&#233;dicaments sont au Nord, alors que la maladie touche bien davantage le Sud : 90% des malades vivent dans les pays en voie de d&#233;veloppement, et n'ont pas acc&#232;s aux antir&#233;troviraux, notamment &#224; cause de leur co&#251;t, jusqu'&#224; 30 fois sup&#233;rieur au revenu moyen. L'&#233;pid&#233;mie a de graves cons&#233;quences sur le d&#233;veloppement de certaines r&#233;gions d'Afrique o&#249; plus de la moiti&#233; des adultes sont morts ou dans l'incapacit&#233; de travailler. Au Zimbabwe selon l'ONUSIDA, la production de ma&#239;s a chut&#233; de 50%. En Ha&#239;ti, le sida a r&#233;duit l'esp&#233;rance de vie de 48 &#224; 31 ans. La question du prix des m&#233;dicaments est donc une question de vie ou de mort.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#8230;largement insuffisante &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D'autres pays africains n'osent pas importer ces m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques de peur d'&#234;tre confront&#233;s &#224; des proc&#232;s du m&#234;me type ou &#224; des repr&#233;sailles de l'OMC. Ils cherchent donc &#224; obtenir l'autorisation de l'OMC &#224; une libre importation lors de la r&#233;union pr&#233;vue en novembre 2001 au Qatar. Dans les d&#233;bats pr&#233;alables, un consensus quasi total en faveur de l'utilisation de g&#233;n&#233;riques pour lutter contre le sida, la tuberculose et le paludisme se serait exprim&#233;, mais les Etats-Unis et la Suisse, pays o&#249; sont domicili&#233;es les plus grandes compagnies pharmaceutiques du monde, s'y sont oppos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A G&#234;nes, lors du sommet du G8 a &#233;t&#233; annonc&#233; la mise en place d'un &#171; Fonds Global pour la Sant&#233; &#187;. Il devrait &#234;tre effectif en janvier 2002. Mais son fonctionnement est loin de r&#233;soudre les probl&#232;mes. Dans les d&#233;bats en cours sur la d&#233;finition de l'usage des fonds vers&#233;s, il appara&#238;t que ce ne serait pas le fonds qui g&#233;rerait les financements, mais les donateurs qui choisiraient &#224; qui les adresser. Par exemple la fondation de Gates (de Microsoft) est contre le financement de l'acc&#232;s au traitement. Ce fonds servira donc bien peu aux malades en leur permettant un acc&#232;s massif aux soins, il ne sera qu'une subvention de plus allou&#233;e &#224; l'industrie pharmaceutique des grands pays imp&#233;rialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles PAZ&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;La loterie de la vie et de la mort &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un m&#233;decin New-yorkais a mis en place un programme qui recueille des dons d'antir&#233;troviraux en provenance des Etats-Unis pour soigner des malades guat&#233;malt&#232;ques. Dans ce pays seuls 15% des malades ont acc&#232;s &#224; ces m&#233;dicaments &#224; travers le syst&#232;me de s&#233;curit&#233; sociale. Les 85% restants doivent se d&#233;brouiller, mais les antir&#233;troviraux sont bien trop chers pour la grande majorit&#233; de ces malades. Le m&#233;decin n'a pas autant de traitements qu'il y a de malades au Guat&#233;mala. A qui donc et sur quel crit&#232;re choisir les malades qui en recevront ? Il a fini par opter pour la loterie, la solution la plus juste &#224; ses yeux. Les malades sont r&#233;unis, tirent un num&#233;ro et seuls les gagnants ont le traitement : en juin 1999 une chance sur 24 de gagner le droit de vivre... (d'apr&#232;s le site web de M&#233;decins Sans Fronti&#232;res)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Tiers-Monde : l'agonie du syst&#232;me de sant&#233;
</title>
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		<dc:date>2001-09-21T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Sant&#233;
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		<dc:subject>Monde
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		<description>Lorsqu'on parle aujourd'hui de &#171; maladies tropicales &#187;, c'est bien souvent par abus de langage. Bien des maladies (chol&#233;ra, tuberculose&#8230;) ont vu leur centre de gravit&#233; se d&#233;placer sous les tropiques (essentiellement en Afrique subsaharienne) pour des raisons qui n'ont rien &#224; voir avec le climat mais bien plut&#244;t avec la mis&#232;re et son cort&#232;ge de cons&#233;quences : sous-nutrition et/ou malnutrition, carences du r&#233;seau d'eau potable et d'assainissement, insuffisance de l'acc&#232;s aux soins et aux m&#233;dicaments.&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-La-sante-malade-du-profit-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La sant&#233; malade du profit
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Sante-+" rel="tag"&gt;Sant&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsqu'on parle aujourd'hui de &#171; maladies tropicales &#187;, c'est bien souvent par abus de langage. Bien des maladies (chol&#233;ra, tuberculose&#8230;) ont vu leur centre de gravit&#233; se d&#233;placer sous les tropiques (essentiellement en Afrique subsaharienne) pour des raisons qui n'ont rien &#224; voir avec le climat mais bien plut&#244;t avec la mis&#232;re et son cort&#232;ge de cons&#233;quences : sous-nutrition et/ou malnutrition, carences du r&#233;seau d'eau potable et d'assainissement, insuffisance de l'acc&#232;s aux soins et aux m&#233;dicaments.
C'est ce qui explique que, malgr&#233; les avanc&#233;es de la m&#233;decine, les deux derni&#232;res d&#233;cennies aient annul&#233; &#224; bien des &#233;gards les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s par les pays du Tiers-Monde en mati&#232;re de sant&#233; depuis les ann&#233;es 1960. Ainsi en Somalie, les d&#233;penses de la sant&#233; ont baiss&#233; de 78 % entre 1975 et 1989&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un nouveau Moyen-Age ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'esp&#233;rance de vie saine de certains pays africains est en train de reculer jusqu'&#224; des seuils qui n'existent plus dans les pays industrialis&#233;s depuis le Moyen-Age &#187;, &#233;crit Alan Lopez, de l'O.M.S. Il n'est qu'&#224; moiti&#233; vrai de rendre la pand&#233;mie du SIDA responsable de cette r&#233;cente d&#233;gradation : dans un pays comme la Zambie o&#249; 20% de la population est s&#233;ropositive, le gouvernement consacre annuellement 17$ par personne aux services de sant&#233;... et 30$ au service de la dette ! Le VIH tue, certes, mais il trouve de pr&#233;cieux alli&#233;s en la personne des grands argentiers du FMI : les pays dits &#171; en voie de d&#233;veloppement &#187; concentrent 90% des malades du SIDA, mais seulement 14% des d&#233;penses de pr&#233;vention et 6% des d&#233;penses de soins&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;M&#233;decine &#224; deux vitesses&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans les grands centres urbains africains ou s'entassent les ruraux d&#233;racin&#233;s, seuls quelques sites hospitaliers priv&#233;s offrent des prestations m&#233;dicales de bon niveau : le gros de la population n'y a pas acc&#232;s, et doit se rabattre sur des m&#233;dications douteuses (m&#233;dicaments de contrebande, comprim&#233;s vendus &#224; l'unit&#233;) voire sur les &#171; tradi-praticiens &#187; qui prosp&#232;rent sur les ruines de la m&#233;decine moderne (au point de tenir d&#233;sormais de v&#233;ritables congr&#232;s internationaux&#8230;). Dans les 60 bidonvilles en pleine expansion que compte Dakar, 400 000 personnes vivent avec moins de 75 centimes par jour. Les d&#233;penses de sant&#233; &#233;tant tomb&#233;es aux alentours de 1% du budget, un pan entier de la population &#233;chappe ainsi &#224; tout suivi sanitaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#8230; ou m&#233;decine en marche arri&#232;re ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aux s&#233;quelles de l'ajustement structurel viennent s'ajouter les cons&#233;quences de la d&#233;valuation du franc CFA et d'autre monnaies (shilling somalien, etc.) : de 1993 &#224; 1997, le pouvoir d'achat d'un salari&#233; moyen a recul&#233; de 20 &#224; 40% dans la zone franc sous l'effet d'une inflation qui n'a gu&#232;re ralenti depuis. &#171; &lt;em&gt;De nombreuses familles doivent d&#233;penser plus de 100% de leurs revenus pour se faire soigner en cas d'urgence&lt;/em&gt; &#187; &#233;crit un rapport de l'OMS. La ration alimentaire moyenne s'en ressent &#233;galement : en 2000, les statistiques de la Banque mondiale font &#233;tat d'une aggravation du retard de croissance et du d&#233;ficit pond&#233;ral moyen observ&#233; chez les jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette paup&#233;risation n'&#233;pargne pas le personnel de sant&#233;, paralysant les services. La pratique des bakchichs se g&#233;n&#233;ralise dans le monde m&#233;dical. Certain(e)s infirmier(e)s, voire les personnels administratifs ou techniques ont tendance &#224; se substituer aux m&#233;decins, consultant pour leur propre compte ; les files d'attentes sont l'occasion de diff&#233;rents rackets ; le mat&#233;riel est vol&#233;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir le t&#233;moignage int&#233;ressant d'une femme m&#233;decin en Afrique Noire, dans le (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La mort se banalise dans les pays africains de la zone franc, &#233;crit Nicolas Agbohou. Le secteur &#233;conomique le plus rentable actuellement est celui qui se rapporte &#224; la mort : pompes fun&#232;bres, cercueils, morgues, corbillards, mat&#233;riaux de constructions de tombes, (&#8230;) &#187;.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Nicolas AGBOHOU, Le franc CFA et l'euro contre l'Afrique, Editions SOLIDARITE (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que dire alors des zones en guerre, comme le Sierra-L&#233;one (o&#249; l'esp&#233;rance de vie moyenne est tomb&#233;e en dessous de 40 ans), le Sud-Soudan, le Congo-Brazzaville, le Congo-Kinshasa, sinon qu'en bien des r&#233;gions, le syst&#232;me de sant&#233; est revenu &#224; l'ann&#233;e z&#233;ro&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien FORGEAT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir le t&#233;moignage int&#233;ressant d'une femme m&#233;decin en Afrique Noire, dans le n&#176;195 d'Afrique Contemporaine, Juillet-Septembre 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Nicolas AGBOHOU, Le franc CFA et l'euro contre l'Afrique, Editions SOLIDARITE MONDIALE A.S., Paris, 1999&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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