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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Femmes au travail : Tout a chang&#233;... Rien n'a boug&#233;
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		<dc:subject>Droits des femmes
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		<description>La deuxi&#232;me partie du vingti&#232;me si&#232;cle a enregistr&#233; en France, mais dans bien d'autres pays aussi, une entr&#233;e massive des femmes dans la monde du travail, et plus pr&#233;cis&#233;ment du salariat. C'est un bouleversement social de premi&#232;re importance et dont certainement les cons&#233;quences n'ont pas fini de se faire sentir, m&#234;me si elles sont d&#233;j&#224; bien &#233;videntes. Les progr&#232;s en mati&#232;re de libert&#233; de la femme, en mati&#232;re aussi d'&#233;galit&#233; avec l'homme sont visibles. &lt;br /&gt;Pourtant cette &#233;galit&#233; est loin, tr&#232;s loin d'&#234;tre&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La deuxi&#232;me partie du vingti&#232;me si&#232;cle a enregistr&#233; en France, mais dans bien d'autres pays aussi, une entr&#233;e massive des femmes dans la monde du travail, et plus pr&#233;cis&#233;ment du salariat. C'est un bouleversement social de premi&#232;re importance et dont certainement les cons&#233;quences n'ont pas fini de se faire sentir, m&#234;me si elles sont d&#233;j&#224; bien &#233;videntes. Les progr&#232;s en mati&#232;re de libert&#233; de la femme, en mati&#232;re aussi d'&#233;galit&#233; avec l'homme sont visibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant cette &#233;galit&#233; est loin, tr&#232;s loin d'&#234;tre acquise. Il suffit de constater que les salaires f&#233;minins sont encore de 25 % en moyenne inf&#233;rieurs aux salaires masculin pour en convenir. Et ce n'est qu'un exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que, dans cette soci&#233;t&#233; capitaliste, travailler pour l'immense majorit&#233; des femmes comme des hommes signifie &#234;tre exploit&#233;. Mais pour les femmes cette exploitation se double de l'oppression dont elles sont victimes depuis des mill&#233;naires et qui demeure, m&#234;me si elle a pris heureusement de nos jours et dans les soci&#233;t&#233;s modernes des aspects moins barbares que par le pass&#233;, bien que pas toujours et pas partout. Pour une femme avoir un emploi est aujourd'hui synonyme d'une certaine ind&#233;pendance financi&#232;re&#8230; mais aussi le plus souvent de double journ&#233;e de travail, &#224; l'usine ou au bureau et &#224; la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;galit&#233; femmes-hommes reste &#224; conqu&#233;rir. Dans le pass&#233; chaque pas dans cette direction fut arrach&#233; par la lutte, des femmes elles-m&#234;mes d'abord, mais surtout des hommes et des femmes ensemble. Depuis deux si&#232;cles le meilleur du mouvement ouvrier et du mouvement r&#233;volutionnaire ne dissocie pas le combat pour l'&#233;mancipation du prol&#233;tariat de celui pour la lib&#233;ration de la femme. Or l'une comme l'autre restent bien &#224; conqu&#233;rir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Les habits neufs des in&#233;galit&#233;s
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<dc:subject>Salaires
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		<dc:subject>Droits des femmes
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		<description>Les femmes de l'an 2000 auraient conquis l'&#233;galit&#233; sur le march&#233; du travail, &#224; quelques d&#233;tails pr&#232;s... Cette id&#233;e, largement v&#233;hicul&#233;e dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, est en totale contradiction avec la r&#233;alit&#233; que vivent des millions de femmes. On constate, en effet, une double contradiction dans la relation des femmes au travail. D'une part entre le poids croissant des femmes sur le march&#233; de l'emploi et l'in&#233;galit&#233; dont elles restent victimes ; d'autre part entre le refus d'une grande majorit&#233; de femmes&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les femmes de l'an 2000 auraient conquis l'&#233;galit&#233; sur le march&#233; du travail, &#224; quelques d&#233;tails pr&#232;s... Cette id&#233;e, largement v&#233;hicul&#233;e dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, est en totale contradiction avec la r&#233;alit&#233; que vivent des millions de femmes. On constate, en effet, une double contradiction dans la relation des femmes au travail. D'une part entre le poids croissant des femmes sur le march&#233; de l'emploi et l'in&#233;galit&#233; dont elles restent victimes ; d'autre part entre le refus d'une grande majorit&#233; de femmes d'&#234;tre cantonn&#233;es dans leur r&#244;le traditionnel de la sph&#232;re priv&#233;e et la persistance d'une tol&#233;rance sociale des discriminations envers ces m&#234;mes femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La persistance de ces in&#233;galit&#233;s dans le travail est d'autant plus choquante que la situation des femmes dans la soci&#233;t&#233; conna&#238;t des &#233;volutions importantes. L'entr&#233;e massive des femmes dans le march&#233; du travail depuis 40 ans ne se ralentit pas, au contraire. Alors qu'elles repr&#233;sentaient un tiers de la population active dans les ann&#233;es 60, elles en constituent aujourd'hui pr&#232;s de la moiti&#233; (45,5 %). A noter que c'est la premi&#232;re fois dans l'histoire du salariat que les femmes &#171; envahissent &#187; le march&#233; du travail dans une p&#233;riode de ch&#244;mage massif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les normes sociales de l'activit&#233; f&#233;minine ont chang&#233; : les filles r&#233;ussissent aujourd'hui mieux &#224; l'&#233;cole et &#224; l'universit&#233; que les gar&#231;ons et optent dor&#233;navant pour des trajectoires professionnelles continues. Elles refusent de faire un choix entre l'&#233;ducation des enfants et leur activit&#233; professionnelle : alors que leur taux d'activit&#233; n'&#233;tait que de 40 % entre 25 et 49 ans en 1960, il est d&#233;sormais de 80 %. Elles refusent aussi de plus en plus de se cantonner au mod&#232;le traditionnel de la femme, m&#233;nag&#232;re et &#233;ducatrice : plus de la moiti&#233; des femmes qui mettent leur premier enfant au monde ne sont pas mari&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On aurait pu penser que cette f&#233;minisation durable et profonde du salariat am&#232;nerait naturellement &#224; estomper les in&#233;galit&#233;s criantes dont sont victimes les femmes sur le march&#233; du travail. Il n'en a rien &#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#171; A travail &#233;gal, salaire &#233;gal &#187; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cart de salaire moyen entre hommes et femmes demeure de 24 % en moyenne, alors qu'il &#233;tait de 36 % en 1960. Comme le fait remarquer la sociologue Margaret Maruani, &#171; &lt;em&gt;&#224; ce rythme, il nous faudrait plus d'un si&#232;cle pour parvenir &#224; l'&#233;galit&#233;&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de la violation flagrante des lois sur l'&#233;galit&#233; salariale, c'est dans la reconnaissance des qualifications que se situe un des moteurs les moins connus de cette in&#233;galit&#233;. Pour un m&#234;me type de travail, les emplois seront diff&#233;rents selon le sexe. Et la r&#233;mun&#233;ration, le statut et les conditions de travail ne seront pas les m&#234;mes, alors que la t&#226;che est parfaitement identique. L'irruption des femmes dans des secteurs traditionnellement masculins s'accompagne souvent d'une cr&#233;ation artificielle de &#171; m&#233;tiers &#187; qui justifie les &#233;carts de salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diminution du temps de travail signifie depuis longtemps, pour les femmes, un abaissement du salaire et une intensification des rythmes de travail. Un rapport de l'OCDE de 1994 affirme que &#171; &lt;em&gt;les emplois &#224; temps partiel sont r&#233;mun&#233;r&#233;s &#224; un taux horaire plus bas que les m&#234;mes emplois &#224; temps complet&lt;/em&gt; &#187;. En 1997, le salaire horaire des salari&#233;s &#224; temps partiel s'&#233;tablit &#224; 71 % de ceux qui travaillent &#224; temps plein. Or ce type de contrat concerne d&#233;j&#224; des emplois tr&#232;s faiblement qualifi&#233;s et faiblement r&#233;mun&#233;r&#233;s. La forte progression du nombre des bas et des tr&#232;s bas salaires (moins de 3750 F) constat&#233;e depuis le d&#233;but des ann&#233;es 80 ainsi que leur forte f&#233;minisation sont &#233;troitement li&#233;es &#224; la multiplication des emplois &#224; temps partiel. Ce type de contrat a g&#233;n&#233;r&#233; 3,2 millions de travailleurs pauvres (c'est-&#224;-dire plus que le nombre de ch&#244;meurs &#171; officiels &#187;) et 80 % d'entre eux sont des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un acc&#232;s in&#233;gal au march&#233; du travail&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les 5 millions d'actives suppl&#233;mentaires depuis les ann&#233;es 60 ont int&#233;gr&#233; les secteurs peu valoris&#233;s socialement, pr&#233;caires, sous-pay&#233;s et d&#233;j&#224; fortement f&#233;minis&#233;s : 6 cat&#233;gories socioprofessionnelles (sur 31) regroupent 61 % de l'emploi f&#233;minin (soit 6,2 millions de femmes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette concentration de l'activit&#233; f&#233;minine est le produit de plusieurs m&#233;canismes. La r&#233;ussite scolaire et universitaire des filles s'est accompagn&#233;e du maintien d'une s&#233;gr&#233;gation sexu&#233;e des fili&#232;res pour diff&#233;rentes raisons : int&#233;riorisation par les filles des &#171; mod&#232;les f&#233;minins &#187;, sexisme des manuels scolaires, orientation par les parents ou les enseignants, choix &#171; raisonnable &#187; effectu&#233; en fonction de la r&#233;alit&#233; du march&#233; du travail pour les femmes... De plus, les embauches et le d&#233;roulement des carri&#232;res sont marqu&#233;s par une s&#233;gr&#233;gation criante : les postes &#224; responsabilit&#233; ou n&#233;cessitant des comp&#233;tences consid&#233;r&#233;es comme qualifiantes sont r&#233;serv&#233;s aux hommes tandis que les femmes sont cantonn&#233;es &#224; des postes d'ex&#233;cution ou n&#233;cessitant des comp&#233;tences soi-disant &#171; inn&#233;es &#187; chez la femme et donc sans qualification. Quant aux entretiens d'embauche, chaque femme s'attend &#224; la question r&#233;currente sur une grossesse &#233;ventuelle ou ses charges de famille... ce qu'on ne demande jamais aux hommes, consid&#233;r&#233;s comme des &#234;tres sans famille.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Ch&#244;mage ou pr&#233;carit&#233; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les femmes sont victimes d'un surch&#244;mage, toutes classes d'&#226;ge, tous niveaux de dipl&#244;mes, tous m&#233;tiers confondus : 10 % de ch&#244;mage chez les hommes, 14 % chez les femmes. Non seulement le ch&#244;mage f&#233;minin est plus massif, mais il est surtout plus durable, moins visible et socialement mieux tol&#233;r&#233; que son homologue masculin. Le surch&#244;mage f&#233;minin n'est pas consid&#233;r&#233;, par les politiques, les m&#233;dias ou les &#171; experts &#233;conomiques &#187;, comme un probl&#232;me social. Les politiques de l'emploi prennent en compte le ch&#244;mage des jeunes, des dipl&#244;m&#233;s, des non-qualifi&#233;s, des plus de 50 ans, mais qui d&#233;nonce le fait qu'au sein de toutes ces cat&#233;gories, ce sont les femmes qui sont les premi&#232;res victimes du ch&#244;mage ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les seules politiques d'emploi en leur direction sont les politiques familiales ! Enfin, parmi les nombreux ch&#244;meurs &#171; invisibles &#187; (non reconnus comme tels, ray&#233;s des listes de l'ANPE et donc non indemnis&#233;s), les femmes sont les plus nombreuses : socialement, une femme qui ne travaille pas est souvent consid&#233;r&#233;e comme &#171; inactive &#187; (femme au foyer) tandis qu'un homme sera &#171; actif sans emploi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le travail &#224; temps partiel : un ph&#233;nom&#232;ne essentiellement f&#233;minin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quences du ch&#244;mage, le sous-emploi et la pr&#233;carit&#233; ont consid&#233;rablement augment&#233; depuis 20 ans. C'est dans ce cadre que le sous-emploi s'est install&#233; (int&#233;rim, CDD, stages, SIVP, CES, emplois-jeunes...). Or 85 % des emplois &#224; temps partiel sont occup&#233;s par des femmes. Un tiers des femmes travaillent sous ce type de contrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le temps partiel n'appartient pas &#224; l'histoire du travail f&#233;minin en France : &#224; la diff&#233;rence des pays du Nord de l'Europe, les femmes sont entr&#233;es massivement dans le salariat &#224; temps plein. Le temps partiel est un ph&#233;nom&#232;ne r&#233;cent, une cr&#233;ation des ann&#233;es de crise. En 1980, il concernait 1,5 million de femmes. Elles sont pr&#232;s de 4 millions aujourd'hui. Depuis 20 ans, tous les gouvernements, de droite comme de gauche ont encourag&#233; le temps partiel par des d&#233;gr&#232;vements massifs de charges sociales au nom de &#171; &lt;em&gt;la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale&lt;/em&gt; &#187;. Pourtant le d&#233;veloppement du temps partiel impos&#233; n'a jamais favoris&#233; &#171; la vie familiale &#187; : ce n'est pas parmi les femmes en &#226;ge d'avoir des enfants que celui-ci est le plus courant, ce qui contredit l'image du &#171; temps choisi &#187; par les m&#232;res. Il est avant tout synonyme de flexibilit&#233; des horaires, difficilement conciliable avec une vie familiale (emplois du temps &#233;clat&#233;s, travail le week-end...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que le ch&#244;mage encore, le sous-emploi des femmes par le temps partiel est non seulement tol&#233;r&#233; mais consid&#233;r&#233; comme normal. En effet, la place des femmes dans la sph&#232;re productive est expliqu&#233;e id&#233;ologiquement par la place pr&#233;pond&#233;rante qu'elles occupent dans la sph&#232;re reproductive : les femmes peuvent gagner moins car elles ne sont pas cens&#233;es avoir, &#224; l'inverse des hommes, la charge d'entretenir une famille (alors qu'elles ont la charge de l'immense majorit&#233; du million de familles monoparentales...) ; elles peuvent &#234;tre &#224; temps partiel car elles doivent s'occuper des enfants ; elles doivent choisir des m&#233;tiers compatibles avec leurs responsabilit&#233;s familiales, etc. Cette repr&#233;sentation de la place des femmes sur le march&#233; du travail se base sur un fait r&#233;el : la famille demeure l'espace r&#233;serv&#233; des femmes et la division sexuelle du travail cantonne encore aujourd'hui les femmes &#224; la sph&#232;re domestique. Celles-ci r&#233;alisent 2/3 des t&#226;ches domestiques au sens large (en moyenne 5 heures par jour contre 2,5 pour les hommes). Mais si l'on prend en compte le &#171; noyau dur &#187; de ces t&#226;ches, les femmes prennent en charge 80 % de ces activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'&#233;galit&#233; reste &#224; conqu&#233;rir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cela p&#232;se beaucoup sur la vie professionnelle des femmes mais n'a pas entra&#238;n&#233; un recul de leur activit&#233;. C'est avant tout l'Allocation parentale d'&#233;ducation (APE) qui a provoqu&#233; un retrait du march&#233; de 200 000 femmes, faisant chuter le taux d'activit&#233; des femmes ayant deux enfants de 70 % en 1994 &#224; 40 % en 1995. Pour la premi&#232;re fois depuis 30 ans, le taux d'activit&#233; de ces femmes a diminu&#233;. Or il s'agit de femmes de milieu modeste pour la plupart, en situation de ch&#244;mage et de pr&#233;carit&#233;, habilement ray&#233;es des listes du ch&#244;mage &#224; moindre co&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'absence de mode de garde pour les jeunes enfants est une autre facette des politiques familiales : seuls 6 % des enfants vont en cr&#232;che collective. De plus, une femme au ch&#244;mage n'a g&#233;n&#233;ralement pas acc&#232;s &#224; ce mode de garde puisqu'elle est consid&#233;r&#233;e comme inactive ! Le gouvernement encourage ainsi les modes de garde individualis&#233;s. Enfin, il d&#233;favorise les familles les plus modestes par ses dispositions fiscales : les d&#233;penses pour les &#171; nounous &#187; &#233;tant enti&#232;rement d&#233;grev&#233;es de la feuille d'imp&#244;t, les familles n'&#233;tant pas assujetties &#224; l'imp&#244;t sur le revenu ne peuvent en b&#233;n&#233;ficier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement Jospin a beau jeu de l&#233;gif&#233;rer sur l'&#233;galit&#233; et la parit&#233;. Mais une v&#233;ritable politique pour l'&#233;galit&#233; professionnelle passerait par exemple par :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; une v&#233;ritable diminution du temps de travail pour tous et toutes sans annualisation, sans flexibilit&#233;, sans intensification des rythmes de travail (abrogation de la loi Aubry) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le refus du temps partiel impos&#233; et l'arr&#234;t des subventions aux entreprises qui le pratique ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le rel&#232;vement du salaire minimum &#224; 8000 F et l'augmentation des minima sociaux ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la cr&#233;ation de milliers de cr&#232;ches gratuites ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; une loi p&#233;nalisant durement toute discrimination &#224; l'embauche et dans le travail ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'arr&#234;t de toute politique visant au retour au foyer des femmes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas d'&#233;volution naturelle vers l'&#233;galit&#233; entre hommes et femmes dans la soci&#233;t&#233;... il faut se battre pour l'imposer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lupita QUETZAL&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Le mi-temps ou la porte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;M. Maruani d&#233;crit dans une enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e en 1989 un exemple caract&#233;ristique de la politique des entreprises et de certains repr&#233;sentants syndicaux vis-&#224;-vis des femmes salari&#233;e en cas de licenciements :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt;Trois solutions sont propos&#233;es aux salari&#233;s (...) qui sugg&#232;rent autant de modalit&#233;s de partage de l'emploi : une charrette de 146 licenciement secs ; la r&#233;duction du temps de travail &#224; 35 H pour tous (sans compensation salariale) ; le travail &#224; mi-temps pour 260 salari&#233;s. Le syndicat opte pour la troisi&#232;me solution et signe un accord avec la direction. Le lendemain, c'est l'ensemble des femmes de l'usine qui se voient proposer le choix entre le mi-temps ou la porte. Toutes choisissent le travail &#224; temps partiel. D&#233;s l'entr&#233;e en vigueur de cet accord, les femmes mises &#224; temps partiel se voient contraintes d'effectuer, en sus de leur 19 h 30 hebdomadaires, des heures suppl&#233;mentaires. De leur c&#244;t&#233;, les hommes voient leur plein temps grignot&#233; par du ch&#244;mage technique. De fait, hommes et femmes ont un temps de travail r&#233;el quasi identique.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Centre technique Renault (Rueil-Lardy) : disparit&#233;s salariales
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Renault
</dc:subject>
		<dc:subject>Droits des femmes
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Le bilan social de 1999 pour l'&#233;tablissement Renault de Rueil-Lardy montre des &#233;carts de salaire entre hommes et femmes, ces derni&#232;res &#233;tant en moyenne moins pay&#233;es que les hommes. &lt;br /&gt;Ces &#233;carts sont d'autant plus &#233;lev&#233;s que la qualification et le statut sont importants, comme le montre le tableau ci-dessous. La diff&#233;rence pratiquement nulle pour les employ&#233;s atteint 25% de la r&#233;mun&#233;ration mensuelle brute en moins pour les femmes cadres ! &lt;br /&gt;Pour la cat&#233;gorie ETAM (la plus nombreuse) l'&#233;cart des moyennes est&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le bilan social de 1999 pour l'&#233;tablissement Renault de Rueil-Lardy montre des &#233;carts de salaire entre hommes et femmes, ces derni&#232;res &#233;tant en moyenne moins pay&#233;es que les hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;carts sont d'autant plus &#233;lev&#233;s que la qualification et le statut sont importants, comme le montre le tableau ci-dessous. La diff&#233;rence pratiquement nulle pour les employ&#233;s atteint 25% de la r&#233;mun&#233;ration mensuelle brute en moins pour les femmes cadres !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la cat&#233;gorie ETAM (la plus nombreuse) l'&#233;cart des moyennes est de -3 % en d&#233;faveur des femmes, mais lorsqu'on regarde le d&#233;tail par coefficient, on trouve des &#233;carts beaucoup plus importants (presque 10 % dans certains cas). Ce ne sont pas des diff&#233;rences d'anciennet&#233; entre populations f&#233;minine et masculines qui peuvent expliquer ces &#233;carts puisqu'on compare ici le salaire de base.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;R&#233;mun&#233;ration mensuelle brute imposable (FF). Hors prime d'int&#233;ressement&lt;/h3&gt;&lt;table class='spip'&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id8053_c0'&gt; &lt;/th&gt;&lt;th id='id8053_c1'&gt;Employ&#233;s &lt;/th&gt;&lt;th id='id8053_c2'&gt;Techniciens Dessinateurs &lt;/th&gt;&lt;th id='id8053_c3'&gt;Ma&#238;trise &lt;/th&gt;&lt;th id='id8053_c4'&gt;Cadres &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;th headers='id8053_c0' id='id8053_l0'&gt;Hommes&lt;/th&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id8053_c1 id8053_l0'&gt;14029&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id8053_c2 id8053_l0'&gt;16863&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id8053_c3 id8053_l0'&gt;18282&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id8053_c4 id8053_l0'&gt;31307&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;th headers='id8053_c0' id='id8053_l1'&gt;Femmes&lt;/th&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id8053_c1 id8053_l1'&gt;14124&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id8053_c2 id8053_l1'&gt;15215&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id8053_c3 id8053_l1'&gt;16967&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id8053_c4 id8053_l1'&gt;23487&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;table class='spip'&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id93d0_c0'&gt;coefficient &lt;/th&gt;&lt;th id='id93d0_c1'&gt;hommes &lt;/th&gt;&lt;th id='id93d0_c2'&gt;femmes &lt;/th&gt;&lt;th id='id93d0_c3'&gt;Ecart (%) &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;200-215&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;8354&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;8263&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;-1&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;220-235&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;9206&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;8361&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;-9,2&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;240-255&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;9942&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;8986&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;-9,6&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;260-275&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;10845&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;10215&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;-5,8&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;280-295&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;10662&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;10857&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;1,8&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;300-315&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;11902&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;11696&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;-1,7&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;320-335&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;14230&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;12899&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;-9,4&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;340-355&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;13929&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;365&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;14315&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;14318&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;0&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;400&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;15969&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;17311&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;8,4&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Parit&#233; aux &#233;lections, &#233;galit&#233; professionnelle : des lois en trompe-l'oeil
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Parite-aux-elections-egalite-professionnelle-des-lois-en-trompe-l-oeil</link>
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		<dc:date>2000-05-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Droits des femmes
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>La loi d&#233;finitivement adopt&#233;e d&#233;but mai impose aux formations politiques de pr&#233;senter des candidats des deux sexes en nombre &#233;gal aux &#233;lections l&#233;gislatives, s&#233;natoriales, r&#233;gionales, municipales et europ&#233;ennes. Pour les scrutins de liste cette parit&#233; doit &#234;tre respect&#233;e par groupe de 6 candidats (3 hommes et 3 femmes parmi les 6 premiers, idem parmi les 6 suivants, etc&#8230;). &lt;br /&gt;Nmtons en passant que, sous de fallacieux pr&#233;textes juridiques, le gouvernement a limit&#233; le champ d'application de sa loi aux communes&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La loi d&#233;finitivement adopt&#233;e d&#233;but mai impose aux formations politiques de pr&#233;senter des candidats des deux sexes en nombre &#233;gal aux &#233;lections l&#233;gislatives, s&#233;natoriales, r&#233;gionales, municipales et europ&#233;ennes. Pour les scrutins de liste cette parit&#233; doit &#234;tre respect&#233;e par groupe de 6 candidats (3 hommes et 3 femmes parmi les 6 premiers, idem parmi les 6 suivants, etc&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nmtons en passant que, sous de fallacieux pr&#233;textes juridiques, le gouvernement a limit&#233; le champ d'application de sa loi aux communes de plus de 2500 habitants, excluant ainsi pr&#232;s du tiers de la population. De m&#234;me, les &#233;lections cantonales ne sont pas concern&#233;es. Pas question sans doute de bousculer les petits notables provinciaux de tous bords politiques !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La feuille de vigne des partis machistes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certes cela ne r&#233;sout nullement le probl&#232;me de l'in&#233;galit&#233; r&#233;elle entre les deux sexes dans cette soci&#233;t&#233;, mais que la loi impose de faire une place &#233;gale aux femmes parmi les candidats aux postes &#233;lectifs montre au moins que la pression de la revendication pour une &#233;galit&#233; entre hommes et femmes se fait plus forte aujourd'hui. Et voir la col&#232;re des politiciens r&#233;actionnaires ou l'embarras de ceux qui se veulent progressistes, inquiets d'avoir peut-&#234;tre &#224; c&#233;der la place, est m&#234;me franchement r&#233;jouissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d'un autre c&#244;t&#233;, en cr&#233;ant une obligation juridique, le gouvernement jette un voile sur le fonctionnement machiste des grands partis de gouvernement, &#224; commencer par le PS lui-m&#234;me. Car rien n'emp&#234;chait le Parti Socialiste de payer d'exemple en faisant figurer spontan&#233;ment, sur ses propres listes, un nombre normal de candidates. On est plus cr&#233;dible lorsqu'on balaye devant sa porte. Ce n'&#233;tait pas le cas jusqu'ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, quand elle n'est pas impos&#233;e, la proportion de femmes sur une liste &#233;lectorale est un des crit&#232;res permettant de juger la nature d'une formation politique. En excluant les femmes de ses listes, ou en leur r&#233;servant une place secondaire, un parti trahit ses orientations misogynes. Et c'est un &#233;l&#233;ment d'appr&#233;ciation pour les &#233;lectrices et les &#233;lecteurs. La composition d'une liste refl&#232;te en partie ses orientations politiques, mieux parfois que les d&#233;clarations officielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les listes des grands partis bourgeois vont donc peut-&#234;tre s'ouvrir &#224; 50 % de femmes, par obligation. Cela ne changera sans doute pas leur politique, surtout vis-&#224;-vis des femmes travailleuses. D'abord parce que ces femmes qui accepteront de figurer sur leur liste auront fait par l&#224; m&#234;me all&#233;geance &#224; cette politique. Et les exemples de femmes parvenues au poste &#233;lectif supr&#234;me dans le pass&#233;, y compris dans des Etats o&#249; la condition de la femme est la pire, le Pakistan ou l'Inde par exemple, ont montr&#233; que cela ne changeait rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite parce que les partis peuvent multiplier les candidatures de femmes-potiches, contr&#244;l&#233;es par l'un ou l'autre courant, simples pions dans les bagarres internes &#224; l'appareil. (Souvenons nous des &#171; juppettes &#187;, ces ministres promues dans le gouvernement Jupp&#233; pour lui donner une allure moderne&#8230; et renvoy&#233;es &#224; leur foyer &#224; la premi&#232;re occasion). La loi sur la parit&#233; pourrait alors avoir pour effet de d&#233;valoriser les candidatures f&#233;minines, marqu&#233;es du sceau de l'obligatoire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le prix d'une candidate&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour couronner le tout, le gouvernement a cru bon d'assortir la parit&#233; d'un syst&#232;me de sanctions financi&#232;res. Lorsque le d&#233;s&#233;quilibre entre les sexes exc&#232;de 2 % dans leurs listes, les partis perdent proportionnellement une fraction du financement public. Tel parti qui le souhaiterait peut donc &#233;vacuer les candidatures f&#233;minines&#8230; en payant (apr&#232;s avoir envisag&#233; le &#171; permis de polluer &#187; n&#233;gociable, le gouvernement a cr&#233;&#233; une sorte de &#171; permis de machisme &#187; payant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole P&#233;ry, secr&#233;taire d'&#233;tat aux droits de femmes, d&#233;clarait le 8 d&#233;cembre dernier dans les colonnes de L'Humanit&#233; : &#171; &lt;em&gt;Je ne veux pas que fric et femmes puissent &#234;tre l'objet d'un d&#233;bat, ce ne serait pas digne de la part de la repr&#233;sentation nationale&lt;/em&gt; &#187;. C'est pourtant ce qui a eu lieu : 1 % de fric en moins pour 2 % de femmes manquantes, tel est le tarif fix&#233; par les parlementaires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'&#233;galit&#233; professionnelle&#8230; &#224; n&#233;gocier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus discr&#232;tement, la gauche plurielle s'est &#233;galement fendue en mars d'une loi sur l'&#233;galit&#233; professionnelle entre hommes et femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat devra assurer la parit&#233; au sein des jurys de concours et comit&#233;s de s&#233;lection qui contr&#244;lent l'acc&#232;s aux emplois publics. Rappelons que les femmes sont majoritaires (57 %) dans la fonction publique mais qu'elles n'y occupent que 13 % des postes &#224; responsabilit&#233;s dont beaucoup sont pourtant nomm&#233;s sur d&#233;cision du pouvoir ex&#233;cutif. Apr&#232;s deux d&#233;cennies de gauche au pouvoir, presque contin&#251;ment, il n'y a par exemple qu'une seule femme PDG d'entreprise publique, une nomination qui rel&#232;ve pourtant du conseil des ministres&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entreprises se voient, elles, imposer une &#171; obligation de n&#233;gocier &#187; sur le sujet. En clair les employeurs priv&#233;s ne sont donc tenus &#224; aucune obligation de r&#233;sultat : ils pourront maintenir les discriminations actuelles envers les femmes, &#224; condition de bien vouloir en bavarder annuellement avec les repr&#233;sentants syndicaux (quand il y en a).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien FORGEAT&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Parit&#233; bien ordonn&#233;e commence par soi-m&#234;me&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rents partis politiques qui, &#224; la quasi-unanimit&#233;, ont vot&#233; la loi sur la parit&#233;, ont toujours ren&#226;cl&#233; &#224; se l'appliquer &#224; eux m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux l&#233;gislatives de 1997, on ne comptait encore que 23 % de femmes parmi les candidats, un seuil pourtant pr&#233;sent&#233; alors comme un progr&#232;s. Le Parti socialiste, qui se faisait fort de f&#233;miniser l'assembl&#233;e, pr&#233;senta 28 % de femmes, mais pas aux positions les plus favorables, de sorte qu'elles n'&#233;taient plus que 17 % parmi ses &#233;lus. La f&#233;minisation de l'h&#233;micycle atteint d&#233;sormais p&#233;niblement 10 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux r&#233;gionales de 98, la proportion de femmes parmi les &#233;lus &#233;tait de 35 % pour le PS, 34 % pour les Verts, 27 % au RPR, 26 % au PCF (qui arborait pourtant 43 % de femmes dans ses listes !), 23 % pour l'UDF et 17 % pour le FN. Aux cantonales, ces pieux efforts se sont rel&#226;ch&#233;s et il n'y eut que 8 % d'&#233;lues (4 % pour le RPR). Chassez le naturel&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Choisir d'avoir ou non des enfants : un droit essentiel pour les femmes
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Choisir-d-avoir-ou-non-des-enfants-un-droit-essentiel-pour-les-femmes</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>IVG
</dc:subject>
		<dc:subject>Droits des femmes
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>La loi sur l'avortement a eu 25 ans en janvier de cette ann&#233;e, pourtant ce sont plus de 5000 femmes qui sont contraintes d'aller &#224; l'&#233;tranger (Grande-Bretagne, Hollande, Espagne) pour une interruption volontaire de grossesse (IVG). Certes, cette loi a &#233;t&#233; impos&#233;e de haute lutte apr&#232;s des ann&#233;es de mobilisation pour faire cesser une situation scandaleuse qui amenait des femmes &#224; risquer leur sant&#233; et leur vie parce qu'elles ne pouvaient ou ne voulaient pas poursuivre une grossesse non-d&#233;sir&#233;e, mais&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Femmes-au-travail-tout-a-change-rien-n-a-bouge-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Femmes au travail : tout a chang&#233;... rien n'a boug&#233;
&lt;/a&gt;

/ 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La loi sur l'avortement a eu 25 ans en janvier de cette ann&#233;e, pourtant ce sont plus de 5000 femmes qui sont contraintes d'aller &#224; l'&#233;tranger (Grande-Bretagne, Hollande, Espagne) pour une interruption volontaire de grossesse (IVG). Certes, cette loi a &#233;t&#233; impos&#233;e de haute lutte apr&#232;s des ann&#233;es de mobilisation pour faire cesser une situation scandaleuse qui amenait des femmes &#224; risquer leur sant&#233; et leur vie parce qu'elles ne pouvaient ou ne voulaient pas poursuivre une grossesse non-d&#233;sir&#233;e, mais elle est aussi une loi tr&#232;s restrictive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons tout d'abord que l'avortement demeure interdit. La loi Veil ne fait que suspendre cette interdiction dans certaines conditions, &#224; preuve, l'avortement reste inscrit dans le Code P&#233;nal. Ces conditions sont d'abord les d&#233;lais : 10 semaines de grossesse, c'est tr&#232;s court, pour se rendre compte qu'on est enceinte, pour prendre la d&#233;cision d'avorter, pour faire les d&#233;marches, pour trouver une place dans un centre d'IVG&#8230; et pour obtenir l'autorisation des parents quand on est mineure. Cette loi exige des femmes &#233;trang&#232;res 3 mois de s&#233;jour en France et autorise les m&#233;decins &#224; faire appel &#224; la clause de conscience pour refuser de pratiquer des IVG, ce que la plupart font par pr&#233;jug&#233; religieux ou tout simplement parce que ce n'est ni payant ni valorisant. D'o&#249; l'un des gros probl&#232;mes qui est de trouver le m&#233;decin qui accepte.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'avortement libre et gratuit reste &#224; gagner&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les obstacles ne sont pas seulement l&#233;gaux, ils sont aussi dus au manque de moyens pour les Centres d'IVG, parent pauvre du pauvre h&#244;pital public. Plus de la moiti&#233; des demandes d'avortement ne peuvent &#234;tre satisfaites dans le secteur public et sont renvoy&#233;es sur le secteur priv&#233;. Pendant les p&#233;riodes de cong&#233;s, trouver un &#233;tablissement qui vous accueillera dans les d&#233;lais tient de la course contre la montre. Soulignons enfin la formidable hypocrisie qui entoure tout cela, les pouvoirs publics savent pertinemment que des milliers de femmes avortent hors des conditions pr&#233;vues par la loi, les services sociaux, les CIVG&#8230; orientent eux-m&#234;mes les femmes qui ont d&#233;pass&#233; le d&#233;lai l&#233;gal vers le Mouvement fran&#231;ais pour le planning familial qui les aidera &#224; aller &#224; l'&#233;tranger. En ce qui concerne le remboursement, il s'effectue sur un budget sp&#233;cial, vot&#233; chaque ann&#233;e par le parlement et donc toujours soumis au bon vouloir de la majorit&#233; parlementaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interrompre une grossesse est une d&#233;cision qui n'appartient qu'&#224; la femme concern&#233;e. Les restrictions doivent &#234;tre lev&#233;es pour les &#233;trang&#232;res et les mineures. A partir du moment o&#249; une jeune femme peut avoir un enfant, elle doit avoir les moyens de d&#233;cider. Certes, plus une IVG est pratiqu&#233;e t&#244;t mieux cela vaut et cela doit &#234;tre favoris&#233; par plus d'information et plus de moyens pour les CIVG mais la limitation ne fait que r&#233;duire les femmes &#224; des solutions plus co&#251;teuses, plus difficiles, plus dangereuses. L'avortement doit &#234;tre d&#233;p&#233;nalis&#233;, les restrictions lev&#233;es et les moyens donn&#233;s pour permettre &#224; toutes les femmes de n'avoir que les enfants qu'elles veulent, si elles le veulent, quand elles le veulent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Frida FUEGO&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Harc&#232;lement sexuel : l'enfer au travail
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Droits des femmes
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>On parle beaucoup aujourd'hui du harc&#232;lement moral dans les entreprises. Des milliers de salari&#233;s seraient ainsi victimes de mises &#224; l'&#233;cart, de vexations, de surcharge ou de privation de travail, et autres pers&#233;cutions inflig&#233;es pour pousser &#224; la faute ou &#224; la d&#233;mission. Cet enfer au travail conduit les victimes &#224; la d&#233;pression, au suicide. Les femmes y sont bien &#233;videmment confront&#233;es comme les hommes, mais doivent en plus, elles, subir une forme de harc&#232;lement directement li&#233;e &#224; leur sexe, &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On parle beaucoup aujourd'hui du harc&#232;lement moral dans les entreprises. Des milliers de salari&#233;s seraient ainsi victimes de mises &#224; l'&#233;cart, de vexations, de surcharge ou de privation de travail, et autres pers&#233;cutions inflig&#233;es pour pousser &#224; la faute ou &#224; la d&#233;mission. Cet enfer au travail conduit les victimes &#224; la d&#233;pression, au suicide. Les femmes y sont bien &#233;videmment confront&#233;es comme les hommes, mais doivent en plus, elles, subir une forme de harc&#232;lement directement li&#233;e &#224; leur sexe, &#224; l'oppression sp&#233;cifique par les hommes. Les &#233;tudes indiquent qu'une femme active sur cinq a &#233;t&#233; victime de harc&#232;lement sexuel au cours de sa vie professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le harc&#232;lement sexuel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a bien s&#251;r les agressions physiques violentes comme le viol et les agressions sexuelles. Elles existent toujours, quelle que soit la taille de l'entreprise concern&#233;e. De l'employeur qui conditionne l'embauche au fait &#171; d'&#234;tre gentille &#187; &#224; celui qui profite qu'une de ses employ&#233;es se trouve dans une situation individuelle difficile (divorce, femme seule avec enfants, etc.) pour l'agresser, voire la violer, en passant par le ma&#238;tre d'apprentissage qui se livre &#224; des attouchements sexuels sur ses jeunes apprenties, l'agression prend toutes les formes possibles. Un point commun : l'employeur, le chef, s'appuyant sur le chantage &#224; l'emploi utilise sa position dominante pour avilir la salari&#233;e en la percevant non comme une personne pr&#233;sente pour travailler mais comme un objet sexuel &#224; sa disposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces violences physiques ne doivent pas masquer une autre forme d'agression plus pernicieuse, mais aussi beaucoup plus r&#233;pandue, que la loi appelle le harc&#232;lement sexuel. De quoi s'agit-il ? D'un comportement syst&#233;matique de harc&#232;lement, bas&#233; sur des pressions, des menaces, des ordres, des contraintes, des remarques qui visent &#224; faire craquer la femme pour qu'elle conc&#232;de des actes de nature sexuelle &#224; l'agresseur. Qu'il ne s'agisse pas de violence physique ne retire rien &#224; la violence morale de ce comportement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La pression quotidienne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La femme, sauf si elle est pr&#234;te &#224; perdre son travail, est oblig&#233;e d'endurer tous les jours un stress, parfois insupportable. Celles qui ont subi des mois, parfois des ann&#233;es durant un harc&#232;lement quotidien de leur patron, de leur chef, sans avoir le moyen de le faire cesser sont ni&#233;es en tant qu'individus, comme est ni&#233;e la femme viol&#233;e, agress&#233;e physiquement. Psychologiquement, les traumatismes sont de la m&#234;me importance. La femme harcel&#233;e n'est pas consid&#233;r&#233;e comme une personne d&#233;cidant librement des relations autres que professionnelles : elle est transform&#233;e par ce qu'elle peut subir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#233;videmment les individus se rencontrent dans l'entreprise et peuvent d&#233;sirer d'avoir des relations amoureuses. Mais elles doivent &#234;tre librement et r&#233;ciproquement choisies &#224; &#233;galit&#233; entre les partenaires : nul n'a droit &#224; l'autre, n'a droit sur l'autre. Qu'on ne s'y trompe pas, ce n'est pas parce que beaucoup d'ouvri&#232;res sont capables de &#171; remettre &#224; leur place &#187; les coll&#232;gues de boulot que ce qu'ils font subir ne p&#232;se pas.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pour une riposte collective&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;es ont d&#251; subir ce type de harc&#232;lement depuis toujours. Mais la question a &#233;t&#233; longtemps taboue ou alors l'objet de commentaires indulgents ou amus&#233;s. En fait si elle est d'actualit&#233; ce n'est pas parce que les harc&#232;lements se seraient multipli&#233;s (c'est probablement le contraire si l'on en juge par tous les t&#233;moignages dignes de foi d'il y a cinquante ou cent ans) mais parce que des femmes ont os&#233; les d&#233;noncer publiquement, faire des scandales, porter ces affaires devant les tribunaux. Avec courage car les premi&#232;res &#224; le faire furent parfois loin de recueillir l'assentiment et le soutien de leurs coll&#232;gues masculins, voire des militants syndicaux et politiques de l'entreprise, eux-m&#234;mes parfois sp&#233;cialistes des blagues sexistes ou de comportements visant &#224; mettre en situation d'inf&#233;riorit&#233; les femmes travaillant avec eux. Un comportement qui change sans doute avec les jeunes g&#233;n&#233;rations, sous la pression des femmes elles-m&#234;mes. Heureusement, car c'est la r&#233;ponse ferme de la collectivit&#233;, des travailleurs et des travailleuses, qui peut mettre &#224; la raison les machos de tous genre, patrons, chefs ou simples travailleurs abrutis par les pr&#233;jug&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles PAZ&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Un t&#233;moignage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;( paru dans : &#171; &lt;em&gt;Droit de cuissage&lt;/em&gt; &#187;, Marie Victoire Louis)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; - quels ont &#233;t&#233; vos sentiments ? &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier temps de l'agacement, en me disant qu'en r&#233;agissant vivement, les gestes allaient cesser. Ensuite, de l'humiliation, parce qu'il y avait une volont&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;e de sa part de me ridiculiser, puis un grand sentiment d'injustice et d'impuissance, lorsque j'ai compris que le lien entre l'aspect priv&#233;, sexuel, prenait le pas sur l'aspect professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; - quelles ont &#233;t&#233; les r&#233;percussions sur vous ?
&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;taient des angoisses, pertes d'app&#233;tit. J'&#233;tais pleine d'herp&#232;s. Je me r&#233;veillais tr&#232;s t&#244;t le matin. Je me r&#233;veillais dans la peur. C'&#233;tait terrible. Je parlais, puis sans raison je me mettais &#224; pleurer, m&#234;me si je n'&#233;tais pas en train de parler de ce sujet. Je pleurais constamment. J'avais mal, j'avais mal physiquement, j'avais mal &#224; tous les niveaux. J'avais peur d'aller travailler.... &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La CRAMIF : une entreprise &#224; majorit&#233; f&#233;minine
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-CRAMIF-une-entreprise-a-majorite-feminine</link>
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		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>La CRAMIF (Caisse r&#233;gionale d'assurance maladie d'Ile de France) occupe pr&#232;s de 80 % de femmes (77,4 % en 1998). L'in&#233;galit&#233; professionnelle entre femmes et hommes est surtout visible au niveau de l'encadrement sup&#233;rieur. Plus on monte dans la hi&#233;rarchie, moins on trouve de femmes (37 % seulement des cadres sup&#233;rieurs). Les emplois strictement f&#233;minins, comme ceux des secr&#233;taires, sont de fait consid&#233;r&#233;s comme des emplois de seconde zone. Les possibilit&#233;s de promotion y sont plus restreintes. &lt;br /&gt;Le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La CRAMIF (Caisse r&#233;gionale d'assurance maladie d'Ile de France) occupe pr&#232;s de 80 % de femmes (77,4 % en 1998). L'in&#233;galit&#233; professionnelle entre femmes et hommes est surtout visible au niveau de l'encadrement sup&#233;rieur. Plus on monte dans la hi&#233;rarchie, moins on trouve de femmes (37 % seulement des cadres sup&#233;rieurs). Les emplois strictement f&#233;minins, comme ceux des secr&#233;taires, sont de fait consid&#233;r&#233;s comme des emplois de seconde zone. Les possibilit&#233;s de promotion y sont plus restreintes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le recours au travail &#224; temps partiel, qui concerne 10 % du personnel, est f&#233;minin &#224; 98 %. Officiellement cette r&#233;duction est &#171; choisie &#187; par les int&#233;ress&#233;es. Ce &#171; choix &#187;, effectu&#233; pour s'occuper des enfants (en g&#233;n&#233;ral le mercredi) a aussi des r&#233;percussions sur les possibilit&#233;s de promotions. On choisira plus facilement quelqu'un de pr&#233;sent chaque jour pour tenir des postes de responsabilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maternit&#233; est aussi p&#233;nalisante pour l'avancement professionnel. Les grossesses ponctu&#233;es de repos multiples et de cong&#233;s postnataux font passer les int&#233;ress&#233;es au second plan pendant un ou deux ans. La direction de la CRAMIF avait fait le choix d'exclure les femmes en maternit&#233; du tableau d'avancement sous pr&#233;texte qu'on n'avait pas pu v&#233;rifier leur travail pendant leurs absences. Elle a &#233;t&#233; r&#233;cemment condamn&#233;e par les tribunaux pour cette pratique et a d&#251; faire marche arri&#232;re, mais cette fa&#231;on de consid&#233;rer la maternit&#233; est significative.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des droits&#8230; pour les hommes !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence d'une tr&#232;s grosse majorit&#233; de femmes se traduit dans les revendications : les droits aux cong&#233;s pour les salari&#233;es &#224; temps partiel (et en ce moment le gros probl&#232;me de la r&#233;percussion des 35 heures sur les contrats &#224; temps partiel), les conditions de prise de cong&#233;s &#171; enfant malade &#187; qui n&#233;cessitent de courir voir le m&#233;decin pour chaque jour de fi&#232;vre, l'&#233;galit&#233; devant l'avancement individuel&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si un certain nombre de droits ont &#233;t&#233; longtemps des droits exclusivement f&#233;minins (cong&#233; parental, cong&#233; &#171; enfant malade &#187;, prime de cr&#232;che, cong&#233;s suppl&#233;mentaires pour enfant &#224; charge de moins de 16 ans&#8230;), depuis une dizaine d'ann&#233;es ces cong&#233;s peuvent &#234;tre pris ind&#233;pendamment du sexe. Dans la pratique, certains cong&#233;s comme le cong&#233; parental ou le cong&#233; &#171; enfant malade &#187; sont toujours pris majoritairement par les femmes. L'&#233;volution de la r&#233;glementation a plus consist&#233; &#224; &#233;tendre aux hommes certains droits qu'&#224; modifier profond&#233;ment les conditions de la femme au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau syndical, au-del&#224; des revendications qui refl&#232;tent en partie la pr&#233;sence majoritaire de femmes, la c&#233;l&#233;bration d'&#233;v&#233;nements comme la f&#234;te des m&#232;res continue (un cadeau annuel et une sortie anticip&#233;e de deux heures une fois l'an). Dans les ann&#233;es 80, apr&#232;s l'arriv&#233;e de la gauche au pouvoir et la prise de gestion du CE par la CGT, une tentative avait &#233;t&#233; faite de supprimer cette f&#234;te instaur&#233;e par P&#233;tain et de la remplacer par la f&#234;te des femmes le 8 mars. Cela avait provoqu&#233; une lev&#233;e de boucliers de syndicats tr&#232;s conservateurs qui ont men&#233; campagne sur cette question &#224; chaque &#233;lection. La f&#234;te des m&#232;res a donc &#233;t&#233; restaur&#233;e lors d'un changement de majorit&#233; au CE. Bien s&#251;r, personne n'attache plus d'importance &#224; l'origine de cette c&#233;l&#233;bration et n'y voit que la possibilit&#233; d'avoir un &#171; ch&#232;que-lire &#187; ou trois places de cin&#233;ma par le CE. Mais cela fait belle lurette que rien n'est fait pour d&#233;noncer sa signification. Ce qui existe toutefois contrairement &#224; il y a vingt ans, c'est qu'&#224; l'occasion du 8 mars le CE organise r&#233;guli&#232;rement une exposition rappelant la condition des femmes au travail et dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ang&#232;le ROSSIN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La place des femmes dans les syndicats
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-place-des-femmes-dans-les-syndicats</link>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Droits des femmes
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>

		<description>L'augmentation du nombre de femmes salari&#233;es a fait que leur proportion dans les syndicats s'accro&#238;t. Pourtant cela ne se traduit ni par une prise de responsabilit&#233; syndicale plus large, ni par une prise en compte plus importante de leurs revendications sp&#233;cifiques. &lt;br /&gt;L'augmentation du nombre des syndiqu&#233;es &lt;br /&gt;Une enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e par la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats met en &#233;vidence cette &#233;volution, m&#234;me si en Europe, les disparit&#233;s sont importantes selon les pays : en Islande, le taux de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'augmentation du nombre de femmes salari&#233;es a fait que leur proportion dans les syndicats s'accro&#238;t. Pourtant cela ne se traduit ni par une prise de responsabilit&#233; syndicale plus large, ni par une prise en compte plus importante de leurs revendications sp&#233;cifiques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'augmentation du nombre des syndiqu&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e par la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats met en &#233;vidence cette &#233;volution, m&#234;me si en Europe, les disparit&#233;s sont importantes selon les pays : en Islande, le taux de syndicalisation des femmes atteint 70 %, alors qu'il n'est que de 10 % en Turquie. Mais en moyenne 40 % des femmes europ&#233;ennes salari&#233;es sont syndiqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France les situations diff&#232;rent selon les syndicats. La CFDT annonce pour un taux global de 9 % de syndiqu&#233;s dans la population active, un pourcentage de 46 % de femmes. A la CGT ce ratio serait de 28 % de femmes, mais ces statistiques ne portent que sur un tiers des effectifs. Car la pr&#233;occupation des organisations syndicales s'est peu port&#233;e jusqu'&#224; pr&#233;sent sur la repr&#233;sentation des femmes dans les syndicats et les statistiques hommes-femmes sont tr&#232;s partielles.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Moindre aux postes de responsabilit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si la proportion de femmes syndiqu&#233;es augmente par rapport &#224; celle des hommes, il n'en va pas de m&#234;me en ce qui concerne la part des responsabilit&#233;s prise par les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT affiche sa volont&#233; d'&#233;tablir une certaine parit&#233; dans ses instances : ainsi, au Comit&#233; Ex&#233;cutif issu du dernier congr&#232;s, sur 90 membres, 43 sont des femmes. La politique volontariste de la direction est flagrante : en neuf ans, le pourcentage des femmes &#224; la direction ex&#233;cutive est pass&#233; de 25 &#224; 48 %. Les d&#233;clarations faites au 46&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s refl&#232;tent cette pr&#233;occupation : &#171; &lt;em&gt;L'avenir du syndicalisme est avec les femmes, pas sans elles. Le temps est venu pour la CGT de donner un message clair sur sa volont&#233; d'agir contre les discriminations subies par les femmes.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il en va tout autrement d&#232;s que l'on prend des organismes &#224; l'&#233;chelon d&#233;partemental ou celui des f&#233;d&#233;rations : &#224; la t&#234;te des 95 Unions d&#233;partementales, on trouve seulement 7 femmes, et parmi les responsables des 33 f&#233;d&#233;rations, uniquement deux femmes. Certes les gros bataillons de la CGT se recrutent beaucoup dans la m&#233;tallurgie, o&#249; les femmes sont minoritaires, et dans les secteurs o&#249; les femmes pr&#233;dominent, comme la grande distribution, le taux de syndicalisation &#224; la CGT est tr&#232;s faible. Mais l'explication ressemble plus &#224; une tentative de justification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la CFDT la secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale est une femme, Nicole Notat, personne ne l'ignore. Mais si 46 % des syndiqu&#233;s sont des femmes, elles ne sont plus que 20 % &#224; 25 % au congr&#232;s, au comit&#233; ex&#233;cutif ou dans les comit&#233;s de direction. Elles ont des responsabilit&#233;s dans les structures qui s'occupent des probl&#232;mes des femmes, de la formation ou de la sant&#233;. Mais il n'y qu'une seule femme pr&#233;sidente de ces structures : celle concernant les femmes !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les obstacles &#224; la parit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La situation des femmes dans les syndicats reste encore bien marqu&#233;e par la pr&#233;dominance des hommes. Depuis des d&#233;cennies, ce sont les hommes qui se sont trouv&#233;s &#224; exercer les postes de responsabilit&#233;, et ils ont du mal &#224; y faire une place aux femmes. La situation des femmes &#233;tait consid&#233;r&#233;e comme secondaire, pour ne pas dire marginale. Au point que m&#234;me le nombre de femmes syndiqu&#233;es n'&#233;tait pas comptabilis&#233;. Ceci dit la plupart des syndicats sont sensibles &#224; cette sous repr&#233;sentation des femmes dans leurs organes de direction. Ils prennent des mesures syst&#233;matiques comme l'instauration de quotas dans les organes de direction, ou mettent en place des commissions femmes sp&#233;cifiques. Mais la solution n'est pas si simple. Comment remplacer certains responsables hommes par une femme au seul nom de la parit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre moyen de favoriser la sensibilit&#233; du syndicat aux probl&#232;mes des femmes r&#233;side dans l'instauration de commissions, voire de congr&#232;s de femmes. Mais cela peut avoir comme effet pervers de cantonner les femmes dans un ghetto s'occupant de leurs probl&#232;mes sp&#233;cifiques sans que le reste de l'organisation se pr&#233;occupe davantage d'elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le poids de la condition de la femme dans la soci&#233;t&#233; p&#232;se aussi sur leur disponibilit&#233; pour prendre en charge des responsabilit&#233;s syndicales : la pr&#233;sence &#224; des r&#233;unions hors des horaires de travail par exemple alors qu'il faut s'occuper des enfants est un lourd handicap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut reprocher &#224; l'organisation syndicale de subir elle aussi les contraintes de la soci&#233;t&#233; et d'en refl&#233;ter les limites. Par contre on peut la critiquer de ne pas toujours mener une lutte syst&#233;matique pour repousser ses limites et d'abord combattre les pr&#233;jug&#233;s en son propre sein.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'action des syndicats envers les femmes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats revendiquent le principe qu'&#224; travail &#233;gal, le salaire doit &#234;tre &#233;gal. En effet dans la plupart des cas une femme gagne 25 % de moins qu'un homme pour un travail identique. Cette &#233;galit&#233; revendiqu&#233;e par les syndicats reste lettre morte aupr&#232;s des patrons. Il y a &#233;galement des revendications qui correspondent &#224; la situation sp&#233;cifique des femmes dans cette soci&#233;t&#233;, relative par exemple &#224; la double journ&#233;e de travail : &#224; l'usine et &#224; la maison pour s'occuper de la famille. Les syndicats dans les secteurs o&#249; les femmes repr&#233;sentent une part importante de la main d'&#339;uvre, posent les probl&#232;mes des absences pay&#233;es pour soigner un enfant malade, des heures pay&#233;es pour la rentr&#233;e des classes, voire l'instauration de cr&#232;ches dans certaines entreprises employant un grand nombre de femmes dans des banques ou des assurances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les syndicats colportent aussi bien des pr&#233;jug&#233;s. La place des femmes dans la famille comme le pr&#233;conisait P&#233;tain, par exemple en organisant la f&#234;te des m&#232;res chaque ann&#233;e au travers des Comit&#233;s d'&#201;tablissement. On en a vu &#171; f&#234;ter les catherinettes &#187;&#8230; mais jamais &#171; f&#234;ter &#187; les vieux gar&#231;ons c&#233;libataires. Certains syndicats ont sign&#233; des accords d'entreprise r&#233;tablissant le travail de nuit des femmes, apr&#232;s plusieurs d&#233;cennies d'interdiction en France, au nom de l'&#233;galit&#233; des femmes avec les hommes et de l'alignement sur ce qui se fait dans les autres pays d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait nul ne peut pr&#233;tendre que les syndicats sont indiff&#233;rents &#224; la condition de la femme dans le monde du travail. Mais ils contribuent comme pour bien d'autres choses &#224; perp&#233;tuer les pr&#233;jug&#233;s de la soci&#233;t&#233; dans l'organisation, cantonnant les femmes &#224; des r&#244;les subalternes. Car leur d&#233;marche est tout aussi conformiste lorsqu'ils d&#233;veloppent des r&#233;flexes cat&#233;goriels ou sectoriels, voire nationalistes (produisons fran&#231;ais), parmi la classe ouvri&#232;re. Les organisations syndicales ne sont pas plus virulentes ni efficaces sur les probl&#232;mes des femmes qu'ils ne le sont dans la d&#233;fense de la classe ouvri&#232;re dans son ensemble. On le voit en ce moment par rapport aux attaques patronales sur les lois Aubry ou les retraites dans le priv&#233; par exemple, qui frappent de plein fouet l'ensemble de la classe ouvri&#232;re, m&#234;me si les femmes les subissent souvent en premi&#232;re ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marcel MALOUIN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Femmes ouvri&#232;res, femmes exploit&#233;es, femmes combattantes
</title>
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		<dc:subject>Droits des femmes
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>La bourgeoisie montante a t&#244;t compris l'int&#233;r&#234;t qu'elle avait a utiliser une main-d'&#339;uvre abondante et docile, croyait-elle. D&#232;s 1827, un industriel d&#233;clarait : &#171; Par des instructions sagement combin&#233;es on peut r&#233;pandre chez le sexe faible des connaissances et des talents qui cr&#233;eront la concurrence la plus avantageuse entre le travail des hommes et celui des femmes &#187;. On estime que le salaire des femmes &#233;tait inf&#233;rieur, pour la m&#234;me t&#226;che, de plus de la moiti&#233; &#224; celui des hommes &#224; la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La bourgeoisie montante a t&#244;t compris l'int&#233;r&#234;t qu'elle avait a utiliser une main-d'&#339;uvre abondante et docile, croyait-elle. D&#232;s 1827, un industriel d&#233;clarait : &#171; &lt;em&gt;Par des instructions sagement combin&#233;es on peut r&#233;pandre chez le sexe faible des connaissances et des talents qui cr&#233;eront la concurrence la plus avantageuse entre le travail des hommes et celui des femmes&lt;/em&gt; &#187;. On estime que le salaire des femmes &#233;tait inf&#233;rieur, pour la m&#234;me t&#226;che, de plus de la moiti&#233; &#224; celui des hommes &#224; la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La voix des femmes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais tr&#232;s t&#244;t cette situation insupportable suscita des r&#233;actions de la part des int&#233;ress&#233;es. Apr&#232;s les journ&#233;es de Juin 1848, des saint-simoniennes et des fouri&#233;ristes &#233;ditent un journal pendant quelques semaines, &#171; &lt;em&gt;La voix des femmes&lt;/em&gt; &#187;, pour d&#233;noncer les conditions de vie des femmes ouvri&#232;res, et le statut de la femme en g&#233;n&#233;ral. Au m&#234;me moment &#224; Lyon s'organisent &#171; &lt;em&gt;les fourmis r&#233;unies&lt;/em&gt; &#187;, un groupe de couturi&#232;res, en fait un syndicat, ce qui vaudra aux dirigeantes six mois de prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la commune de Paris la participation des femmes est spectaculaire. Elles mettent sur pied des cr&#232;ches, des cantines des organismes de solidarit&#233;, mais aussi participent en premi&#232;re ligne aux combats durant la semaine sanglante. Louise Michel, la plus c&#233;l&#232;bre d'entre elles, paiera son engagement de 9 ann&#233;es de d&#233;portation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les luttes des femmes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La participation des femmes aux luttes ouvri&#232;res reprend de plus belle &#224; partir des ann&#233;es 1890. Ainsi &#224; Vienne en Autriche la premi&#232;re gr&#232;ve f&#233;minine du textile &#233;clate &#224; l'occasion du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai 1893 : durant 14 jours 700 ouvri&#232;res bloquent les ateliers pour r&#233;clamer la journ&#233;e de dix heures et l'augmentation des salaires. En 1895 &#224; Limoges les corseti&#232;res tiennent durant 108 jours ; les cartonni&#232;res de La Guerche 130 jours. Aux Etats-Unis, une femme, Clara Lemliech, immigr&#233;e russe juive ayant fui les pogromes, dirige une s&#233;rie de gr&#232;ves tr&#232;s dures dans le textile en 1909. C'est &#224; cette occasion que &#171; &lt;em&gt;du pain et des roses&lt;/em&gt; &#187;, une chanson traditionnelle du mouvement ouvrier am&#233;ricain fut compos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement social-d&#233;mocrate marxiste a rejet&#233; le fatras d'id&#233;es r&#233;actionnaires v&#233;hicul&#233; par la bourgeoisie sur la place &#171; naturelle &#187; des femmes &#224; la maison pour &#233;lever les enfants, son statut d'&#233;ternelle mineure vis &#224; vis des hommes. Au congr&#232;s de Gotha de 1896, sur proposition de Clara Zetkin la r&#233;solution suivante est adopt&#233;e : journ&#233;e de huit heures pour les femmes comme pour les hommes ; &#224; travail &#233;gal salaire &#233;gal ; droit d'&#234;tre &#233;lectrices et &#233;ligibles aux prud'hommes ; &#233;galit&#233; de droits avec les hommes en mati&#232;re de r&#233;union et d'association ; et surtout &#233;galit&#233; des droits civils (droit de vote).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses femmes ont particip&#233; &#224; la construction des organisations sociales d&#233;mocrates : C. Zetkin, mais aussi Rosa Luxembourg en Allemagne, et Alexandra Kollonta&#239; en Russie, pour ne citer que les plus connues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela n'a pas emp&#234;ch&#233; les femmes de se heurter &#224; de l'hostilit&#233; au sein m&#234;me des partis ouvriers et des syndicats. Elles &#233;taient soup&#231;onn&#233;es d'&#234;tre plus sensibles aux pressions patronales, et le travail des femmes resta mal vu par nombre d'ouvriers pendant longtemps. Particuli&#232;rement en France ou le mouvement ouvrier reste longtemps impr&#233;gn&#233; d'id&#233;es proudhoniennes, violemment anti-f&#233;ministes. Il faut attendre 1914 pour que la CGT cr&#233;e un organisme dirig&#233; par des femmes et m&#232;ne une campagne d'action en leur faveur, et 1920 pour qu'elles aient le droit de se syndiquer sans l'accord de leur mari.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux Etats-Unis, les ouvri&#232;res ne recevant aucun soutien des syndicats de m&#233;tiers traditionnels cr&#233;ent leur propre organisation en 1911 : la Women's Trade Union League.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les droits des femmes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pendant la premi&#232;re guerre mondiale des gr&#232;ves &#233;clatent en France dans les usines d'armement pour exiger des salaires d&#233;cents et des meilleurs conditions de travail. Et la r&#233;volution russe commence avec la journ&#233;e de la femme le 8 mars 1917.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la guerre de 1914 la lutte pour l'&#233;galit&#233; de traitement des femmes et des hommes s'accentuent. En 1919, l'&#233;galit&#233; de traitement pour les femmes travaillant dans les institutions publiques est accord&#233;e, en 1929 c'est au tour des posti&#232;res d'obtenir les m&#234;mes droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche la crise des ann&#233;es trente marque un recul pour les femmes : on les accuse de prendre la place des hommes et d'&#234;tre cause du ch&#244;mage. En Su&#232;de le gouvernement &#171; socialiste &#187; d&#233;cide d'exclure du travail les femmes dont le mari travaille, sous pr&#233;texte qu'elles ont d&#233;j&#224; un revenu, sans parler des r&#233;gimes fascistes o&#249; les femmes sont rel&#233;gu&#233;es au r&#244;le de poules pondeuses d'enfants. Il faudra attendre la fin de la 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; guerre mondiale, pour que la question du statut des femmes ressurgisse sur la place publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on le voit la lutte des femmes pour leur dignit&#233; ne date pas du d&#233;veloppement des id&#233;es f&#233;ministes dans les ann&#233;es 60 au sein de la petite bourgeoisie. Si les femmes ouvri&#232;res ont d&#251; batailler y compris contre les pr&#233;jug&#233;s des ouvriers, c'est aussi au sein du mouvement ouvrier r&#233;volutionnaire qu'elles ont trouv&#233; leurs plus puissants alli&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eric STEPHANT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La Marche mondiale des femmes
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-Marche-mondiale-des-femmes</link>
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		<dc:subject>Droits des femmes
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>En 1995, la F&#233;d&#233;ration des femmes du Qu&#233;bec organisait une Marche &#224; travers le pays en revendiquant &#171; du pain et des roses &#187; c'est &#224; dire de quoi vivre et des raisons de vivre. Forte du succ&#232;s de cette marche, la f&#233;d&#233;ration a lanc&#233; un appel aux femmes du monde entier pour organiser en 2000 une marche mondiale des femmes. Ce sont aujourd'hui plus de 3500 groupes de 150 pays qui participent &#224; ce projet. En France les diverses initiatives convergeront le 17 juin avec une grande marche sur Paris ponctu&#233;e de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1995, la F&#233;d&#233;ration des femmes du Qu&#233;bec organisait une Marche &#224; travers le pays en revendiquant &#171; du pain et des roses &#187; c'est &#224; dire de quoi vivre et des raisons de vivre. Forte du succ&#232;s de cette marche, la f&#233;d&#233;ration a lanc&#233; un appel aux femmes du monde entier pour organiser en 2000 une marche mondiale des femmes. Ce sont aujourd'hui plus de 3500 groupes de 150 pays qui participent &#224; ce projet. En France les diverses initiatives convergeront le 17 juin avec une grande marche sur Paris ponctu&#233;e de diverses &#233;tapes sur les th&#232;mes de la Marche : contre la pauvret&#233; et les violences faites aux femmes. Un rendez-vous europ&#233;en aura lieu &#224; Bruxelles le 14 octobre, puis ce sera le grand rassemblement mondial le 17 octobre &#224; New-York.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La nouvelle classe ouvri&#232;re du Sud&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si la mondialisation a ouvert de nouvelles possibilit&#233;s d'emplois aux femmes, elle a suscit&#233; de nouvelles tendances qui exacerbent les in&#233;galit&#233;s entre les sexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les pays qui ont choisi de valoriser l'industrialisation par le biais des industries d'exportation ont connu une tr&#232;s forte f&#233;minisation du march&#233; du travail. Dans ces industries-l&#224; les nouvelles classes ouvri&#232;res des pays comme la Cor&#233;e du sud, la Malaisie, la Tunisie, le Maroc sont &#224; majorit&#233; f&#233;minine. En Asie du sud-est les femmes repr&#233;sentent jusqu'&#224; 80 % de la main d'oeuvre des zones franches qui ont offert aux femmes du Sud un emploi et donc une ind&#233;pendance financi&#232;re, m&#234;me temporaire. Leur arriv&#233;e massive sur le march&#233; du travail a bouscul&#233; des mentalit&#233;s, ouvrant une br&#232;che certes limit&#233;e dans les pr&#233;jug&#233;s sexistes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;70 % des pauvres&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais d'autre part, la pr&#233;carisation de l'emploi, la r&#233;duction de la protection sociale, l'instabilit&#233; et l'ins&#233;curit&#233; des revenus la marginalisation des populations les plus vuln&#233;rables sont aussi les cons&#233;quences de la mondialisation qui p&#232;sent tout particuli&#232;rement sur les femmes au Nord comme au Sud. L'accroissement de la pauvret&#233; et de la pr&#233;carit&#233; de la plus grande partie de la population mondiale touche particuli&#232;rement les femmes. Quatre milliards de personnes vivent dans la pauvret&#233; &#171; relative &#187; et 1,5 milliard dans la pauvret&#233; &#171; absolue &#187; dont 70 % sont des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Nord, les industries bas&#233;es sur une main d'oeuvre importante et tr&#232;s f&#233;minis&#233;e, comme le textile par exemple ont &#233;t&#233; d&#233;localis&#233;es, entra&#238;nant des licenciements massifs. Partout le ch&#244;mage des femmes est une des raisons majeures de la f&#233;minisation de la pauvret&#233;. Le nombre important de femmes parmi ceux qu'on appelle les nouveaux pauvres dans les pays du Nord est li&#233; directement &#224; la mont&#233;e du ch&#244;mage. Aux Etats-Unis alors qu'en 1940 40 % des personnes vivant dans la pauvret&#233; &#233;taient des femmes, la proportion est aujourd'hui de 60 %.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La sant&#233; et l'&#233;ducation en ligne de mire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Elles subissent tr&#232;s fortement les cons&#233;quences de la flexibilit&#233; et de l'instabilit&#233; du march&#233; de l'emploi, notamment dans les pays du Sud o&#249; cette flexibilit&#233; est pr&#233;sent&#233;e comme un atout comp&#233;titif fondamental de ces pays dans leur insertion sur le march&#233; international du travail. Selon C. Wichterich (&lt;em&gt;La femme mondialis&#233;e&lt;/em&gt;) &#171; &lt;em&gt;en Tha&#239;lande, on consid&#232;re qu'en raison des dommages sanitaires qu'elles ont subis et de la baisse de la facult&#233; de coordination entre leurs yeux et leurs mains, les ouvri&#232;res de l'industrie ne sont plus &#171; utilisables de mani&#232;re rentable &#187; au bout de cinq ann&#233;es seulement&lt;/em&gt; &#187;. En Am&#233;rique centrale, le temps de s&#233;jour moyen des femmes dans les usines des zones franches est d'environ sept ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les pays du Sud, les politiques dict&#233;es par le FMI et la Banque mondiale ont un effet d&#233;sastreux. En Afrique sub-saharienne par exemple on assiste au d&#233;mant&#232;lement des &#233;coles publiques et &#224; la r&#233;apparition de maladies contagieuses suite aux plans d'ajustements structurels. Au Zimbabwe, le nombre de femmes mourant en couches a doubl&#233; en deux ans suite &#224; un plan d'ajustement structurel qui s'est traduit par une baisse d'un tiers des d&#233;penses publiques de sant&#233;. En cons&#233;quence, les femmes doivent travailler davantage pour payer les services qui &#233;taient auparavant gratuits ou subventionn&#233;s mais en outre elles doivent pallier les carences des pouvoirs publics en effectuant ces services sous forme de travaux non r&#233;mun&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'&#233;conomie se globalise, la r&#233;sistance s'organise&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En partant de la critique fondamentale du syst&#232;me dans lequel nous vivons, la Marche porte des propositions concr&#232;tes qui s'attaquent aux causes structurelles de la pauvret&#233; et des violences : annulation de la dette, fin des programmes d'ajustement structurels et des compressions dans les budgets sociaux et les services publics, mesures garantissant l'autonomie &#233;conomique et sociale des femmes, une protection r&#233;elle contre toutes les formes de violences, l'&#233;galit&#233; face &#224; l'emploi, l'&#233;galit&#233; des droits pour les femmes immigr&#233;es, la r&#233;gularisation des sans-papi&#232;res...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'expriment po&#233;tiquement les qu&#233;b&#233;coises : &#171; &lt;em&gt;Nous marcherons pour enfanter un monde bas&#233; sur le partage de la richesse collective, mat&#233;rielle et spirituelle de l'humanit&#233; et pour faire en sorte que chacune et chacun ait &#224; la fois de quoi vivre et des raisons de vivre&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agn&#232;s MARDETALAII&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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