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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title>Editorial : Ensemble contre les licenciements
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		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Extr&#234;me gauche
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		<description>Rarement plus qu'en ce printemps 2001 l'extr&#234;me gauche n'aura trouv&#233; une telle place dans les m&#233;dias. Du Figaro au Monde en passant par le Nouvel Observateur et les quotidiens provinciaux, pas d'organe de presse qui ne lui aura consacr&#233; sa page, voire ses pages. Et tous, secr&#232;tement r&#233;jouis pour ceux qui penchent &#224; droite ou ouvertement inquiets pour leurs confr&#232;res de gauche, de s'interroger sans faire myst&#232;re de leurs pr&#233;occupations. Au vu des r&#233;sultats des derni&#232;res &#233;lections municipales, LO et la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rarement plus qu'en ce printemps 2001 l'extr&#234;me gauche n'aura trouv&#233; une telle place dans les m&#233;dias. Du Figaro au Monde en passant par le Nouvel Observateur et les quotidiens provinciaux, pas d'organe de presse qui ne lui aura consacr&#233; sa page, voire ses pages. Et tous, secr&#232;tement r&#233;jouis pour ceux qui penchent &#224; droite ou ouvertement inquiets pour leurs confr&#232;res de gauche, de s'interroger sans faire myst&#232;re de leurs pr&#233;occupations. Au vu des r&#233;sultats des derni&#232;res &#233;lections municipales, LO et la LCR, unies ou non, peuvent-elles causer l'&#233;chec de Jospin aux pr&#233;sidentielles et de la gauche plurielle aux l&#233;gislatives de l'ann&#233;e prochaine ?
Pour nous, &#233;videmment, la question est loin d'&#234;tre aussi cruciale qu'elle para&#238;t &#224; tous les commentateurs de droite ou de gauche. Il est fort possible que les voix de l'extr&#234;me gauche manquent &#224; la gauche en 2002. C'est d&#233;j&#224; arriv&#233; en mars dernier dans un certain nombre de municipalit&#233;s. Quoi d'&#233;tonnant ? En ce vingti&#232;me anniversaire de l'&#233;lection de Fran&#231;ois Mitterrand, deux d&#233;cennies d'alternance ou de cohabitation n'ont-elles pas d&#233;montr&#233; que l'&#233;lection de Jospin ou de Chirac ou d'une majorit&#233; de droite ou de gauche ne change pratiquement rien &#224; la politique du gouvernement et absolument rien au sort des classes laborieuses ? Comme l'ont r&#233;p&#233;t&#233; en substance, chacun de leur c&#244;t&#233;, Arlette Laguiller ou Alain Krivine, si Jospin va dans le mur en 2002 il n'aura &#224; s'en prendre qu'&#224; lui-m&#234;me et &#224; sa politique pro-patronale et anti-ouvri&#232;re. On ne peut &#224; la fois travailler &#224; l'aggravation de l'exploitation et &#234;tre assur&#233; du vote des exploit&#233;s. Les pires choses ont heureusement une fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perspective que, contrairement aux derni&#232;res municipales, LO et la LCR pourraient bien cette fois se retrouver alli&#233;es aggravent encore les inqui&#233;tudes des jospinistes. Les positions des deux organisations sur l'attitude &#224; prendre au deuxi&#232;me tour, pas d'appel pour la gauche gouvernementale, semblent en effet se rapprocher. Nous, qui militons pour cette alliance sur la base d'une rupture claire envers cette gauche gouvernementale et un programme de lutte de classe, nous ne pouvons que nous r&#233;jouir de ces inqui&#233;tudes, en esp&#233;rant que l'avenir prochain les justifiera pleinement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'&#233;preuve de v&#233;rit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pourtant LO et la LCR ont, &#224; notre avis, &#224; r&#233;pondre d'abord &#224; une question autrement importante. Comment contribuer &#224; mettre en &#233;chec l'offensive patronale qui, au lendemain m&#234;me des &#233;lections municipales, a repris de plus belle avec une vague de plans sociaux, de suppressions d'emplois et de licenciements d'une ampleur rarement atteinte ? C'est l&#224; le d&#233;fi auquel l'extr&#234;me gauche doit r&#233;pondre aujourd'hui, celui sur lequel elle peut et doit &#234;tre jug&#233;e. Car ses succ&#232;s &#233;lectoraux ne prendront tout leur sens que s'ils servent &#224; intervenir toujours plus fortement et plus efficacement dans la lutte de classe, sur les terrains qui int&#233;ressent directement les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux ou trois derni&#232;res ann&#233;es l'actualit&#233; ou plut&#244;t l'offensive patronale tous azimuts a offert &#224; l'extr&#234;me gauche de multiples opportunit&#233;s d'intervenir. Lois Aubry sur la r&#233;duction du temps de travail, cr&#233;ation du PARE contre les ch&#244;meurs, propositions sc&#233;l&#233;rates du MEDEF sur les retraites, autant d'occasions qui nous ont &#233;t&#233; fournies de se d&#233;barrasser des illusions dans la gauche plurielle et trouver l'audace politique de proposer une perspective de lutte au mouvement ouvrier tout entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui une nouvelle occasion se pr&#233;sente. Les plans sociaux annonc&#233;s, LU-Danone, Marks &amp; Spencer, mais aussi tous les autres, ont caus&#233; une &#233;motion consid&#233;rable parmi les salari&#233;s. La popularit&#233; du mot d'ordre de boycott des produits Danone, lanc&#233; par les salari&#233;s des usines menac&#233;es eux-m&#234;mes, en est un signe parmi d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement fait tout ce qu'il peut pour voler au secours des patrons licencieurs, appuy&#233; par les partis de la gauche plurielle qui se disputent la palme &#224; qui trouvera la formule l&#233;gislative qui permettra de faire croire qu'on tente d'adoucir le choc pour les licenci&#233;s&#8230; surtout sans s'opposer aux fermetures d'usines ni aux suppressions d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes le Parti communiste, en organisant une manifestation autour des LU de Calais, et en reprenant le slogan d'interdiction des licenciements, a pris une position ferme. Il n'a pourtant pas tard&#233; &#224; en faire douter en r&#233;affirmant imm&#233;diatement son soutien et sa participation &#224; un gouvernement qui soutient les licencieurs et en att&#233;nuant bien vite ses formules d'opposition radicale &#224; tous les licenciements. Quant aux conf&#233;d&#233;rations syndicales, aucune, y compris la CGT, n'a jusqu'ici vraiment propos&#233; d'engager le combat &#224; la hauteur des attentes de bon nombre de travailleurs&#8230;et de bon nombre de leurs militants.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pour une grande manifestation nationale &#224; Paris le 9 juin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, cette fois les perspectives sont venues des entreprises menac&#233;es. Les travailleurs de LU, Marks &amp; Spencer, AOM-Air Libert&#233;, ont manifest&#233;, fait gr&#232;ve, occup&#233; leurs entreprises, puis Moulinex, Pechiney Marignac, d'autres encore &#224; leur suite. Mais ils ont fait plus. Ils ont commenc&#233; &#224; faire converger leurs luttes, les Marks &amp; Spencer rejoignant les manifestations des LU, ceux-ci allant retrouver les Moulinex, etc&#8230; Et autour des LU de Ris-Orangis ils ont lanc&#233; l'id&#233;e d'une mobilisation de tous les salari&#233;s, des usines menac&#233;es et des autres, dont une prochaine &#233;tape sera une grande manifestation nationale le 9 juin &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant les h&#233;sitations ne sont plus permises. Les pr&#233;textes, celui de la faiblesse de nos organisations par exemple, pour ne pas jeter toutes nos forces dans cette lutte ne sont plus admissibles. L'extr&#234;me gauche doit prendre toute sa place dans cette mobilisation. D'autant plus que rien n'est gagn&#233; d'avance. Le PCF s'est d&#233;j&#224; dit partie prenante, mais la majorit&#233; des syndicats, &#224; l'heure o&#249; nous &#233;crivons, sont encore sur la r&#233;serve. Partout il s'agit donc de convaincre les militants, les sections syndicales et les syndicats de base, et &#224; travers eux de faire pression sur les directions, pour imposer dans un premier temps cette manifestation appel&#233;e par les LU, Marks &amp; Spencer et AOM, et dans un second la continuation de la mobilisation jusqu'&#224; ce que les patrons comme le gouvernement plient et c&#232;dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; les bases d'une intervention commune de LO et de la LCR, imm&#233;diate, sur le terrain de la classe ouvri&#232;re. Chacune de son c&#244;t&#233; et &#224; sa mani&#232;re les deux organisations pr&#244;nent dans les grandes lignes les m&#234;mes politiques. Les coordonner ne pourrait qu'amplifier leur impact et leur efficacit&#233;. Le terrain de la lutte de classe est bien pour les r&#233;volutionnaires prol&#233;tariens le premier o&#249; il n&#233;cessaire de faire cause commune d&#232;s qu'il y a accord politique sur l'essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et aujourd'hui l'essentiel c'est bien de vouloir d&#233;velopper au maximum la lutte pour l'interdiction des licenciements, soutenir toutes les actions diverses propos&#233;es par les travailleurs des entreprises menac&#233;es ou certains syndicats comme la CGT, le 22 mai, puis faire que la prochaine &#233;tape, une grande manifestation nationale &#224; Paris le 9 juin, soit un succ&#232;s tel qu'il pr&#233;pare les &#233;tapes suivantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 Mai 2001&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'appel des salari&#233;s de Lu/Danone, Marks &amp; Spencer et AOM-Air Libert&#233;
</title>
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		<dc:subject>LU/Danone
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		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Apr&#232;s avoir pris contact entre eux, les travailleurs de Lu-Danone (Ris-Orangis), de Marks &amp; Spencer et AOM-Air Libert&#233;, avaient pris l'initiative fin avril de s'adresser &#224; toutes les organisations ouvri&#232;res, conf&#233;d&#233;rations syndicales, partis politiques et associations de ch&#244;meurs, en vue d'une grande manifestation &#224; Paris le 9 juin de l'ensemble des salari&#233;s. Ils avaient invit&#233; celles-ci &#224; une r&#233;union unitaire pr&#233;paratoire le 3 mai. 300 personnes venues d'entreprises de toute la r&#233;gion parisienne et&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir pris contact entre eux, les travailleurs de Lu-Danone (Ris-Orangis), de Marks &amp; Spencer et AOM-Air Libert&#233;, avaient pris l'initiative fin avril de s'adresser &#224; toutes les organisations ouvri&#232;res, conf&#233;d&#233;rations syndicales, partis politiques et associations de ch&#244;meurs, en vue d'une grande manifestation &#224; Paris le 9 juin de l'ensemble des salari&#233;s. Ils avaient invit&#233; celles-ci &#224; une r&#233;union unitaire pr&#233;paratoire le 3 mai. 300 personnes venues d'entreprises de toute la r&#233;gion parisienne et quelques d&#233;l&#233;gations de province r&#233;pondirent &#224; l'appel, souvent mandat&#233;es par leur syndicat (CFDT, CGT, FO, Sud, SyCoPa &#8211; Syndicat du Commerce de Paris et Province &#8211;, FSU, CNT, SNPES-PJJ...), mais aussi des repr&#233;sentants de bon nombre de partis politiques (PCF, PS, LCR, LO, Les Verts, la Commune, Alternative Libertaire, La gauche r&#233;volutionnaire, les &#233;cologistes alternatifs...) et d'associations (AC, ATTAC, Les amis des E.P.O., MNCP&#8230;). Des repr&#233;sentants de la conf&#233;d&#233;ration CGT et de la FSU, ainsi que du groupe des 10, &#233;taient &#233;galement pr&#233;sents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce premier succ&#232;s de leur appel, la tonalit&#233; unitaire quasi unanime de cette r&#233;union, montraient &#224; l'&#233;vidence les possibilit&#233;s de mobilisation et marquaient un premier pas. Nous publions ici la r&#233;solution lue en fin de r&#233;union (dont le texte avait &#233;t&#233; distribu&#233; en d&#233;but de s&#233;ance) ayant re&#231;u l'adh&#233;sion implicite des participants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 13 mai 2001&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;R&#233;solution propos&#233;e aux participants de la r&#233;union du 3 mai 2001 Pour une manifestation nationale contre les licenciements et les suppressions d'emplois&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='le terme &#171; suppressions d'emplois &#187; a &#233;t&#233; ajout&#233; en amendement &#224; la r&#233;union, donc (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; le 9 juin &#224; Paris&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;R&#233;unis &#224; la Bourse du Travail &#224; Paris le 3 mai 2001 autour des repr&#233;sentants des LU-Danone, Marks &amp; Spencer et AOM, travailleurs et militants repr&#233;sentant ou appartenant aux syndicats et organisations pr&#233;sentes affirment la n&#233;cessit&#233; d'une grande manifestation nationale &#224; Paris contre tous les plans sociaux en cours ou en pr&#233;paration et pour l'interdiction des licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette manifestation est indispensable pour faire monter d'un cran la mobilisation. Cette m&#234;me mobilisation s'est d&#233;j&#224; concr&#233;tis&#233;e par de nombreuses manifestations, gr&#232;ves et d&#233;brayages autour des travailleurs des entreprises touch&#233;es, qui doit se poursuivre dans les jours et les semaines qui viennent (Marks &amp; Spencer &#224; Londres le 17 mai, Moulinex le 19, journ&#233;e d'action de la CGT le 22, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de s'opposer &#224; toutes ces initiatives, cette manifestation nationale doit permettre leur convergence et &#234;tre le point de d&#233;part d'une mobilisation encore plus forte contre tous les licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme tous les travailleurs et tous les militants syndicalistes de ce pays, nous pensons qu'il ne faut pas manquer l'occasion de r&#233;agir tous ensemble afin de ne pas &#234;tre battus les uns apr&#232;s les autres. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu du calendrier, c'est-&#224;-dire des p&#233;riodes ch&#244;m&#233;es et surtout des initiatives d&#233;j&#224; projet&#233;es, nous proposons que cette manifestation nationale soit fix&#233;e pour le samedi 9 juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous demandons &#224; tous les travailleurs et syndicalistes d'&#339;uvrer au sein de leurs organisations pour qu'elles se prononcent dans ce sens et contribuent &#224; sa r&#233;alisation. Nous appelons donc tous les syndicats et notamment toutes les conf&#233;d&#233;rations syndicales, tous les partis politiques et toutes les associations qui entendent d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts du monde du travail &#224; se prononcer pour cette manifestation et contribuer &#224; la mettre sur pied.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire le point de cette initiative avec tous les participants et ceux qui s'y joindront, et compte tenu du calendrier des uns et des autres, nous organisons une nouvelle r&#233;union pr&#233;paratoire le mercredi 16 mai &#224; 18 heures &#224; cette m&#234;me Bourse du Travail de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nota Bene :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous demandons &#224; tous ceux qui se prononcent dans ce sens de nous le faire savoir en prenant contact avec&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; le Comit&#233; de D&#233;fense de l'Emploi (dont tous les syndicats FO, CGT, CFDT, CFTC et CGC de l'entreprise font partie) de LU-Danone de Ris-Orangis (rue Ambroise Croizat, 91130 Ris-Orangis &#8211; tel/fax : 01.60.76.72.60 ou 63 ou 99 &#8211; e.mail : jeancaillou24&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;aol.com) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Marks &amp; Spencer &#8211; SYCOPA (Fax : 01 43 70 27 58 ;
e-mail : SYCOPA&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;club-internet.fr) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; AOM, fax : 01 46 87 47 09, qui centraliseront.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;le terme &#171; suppressions d'emplois &#187; a &#233;t&#233; ajout&#233; en amendement &#224; la r&#233;union, donc rajout&#233; ici dans le titre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Le bluff patronal sur la &#171; p&#233;nurie de main d'&#339;uvre &#187;
</title>
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		<dc:date>2001-05-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Ch&#244;mage
</dc:subject>

		<description>&#171; 800 000 offres d'emplois non satisfaites dans le pays &#187;, &#171; probl&#232;mes de recrutement qui s'&#233;tendent &#224; l'ensemble des secteurs &#187;, &#171; risques de p&#233;nurie g&#233;n&#233;ralis&#233;e de main d'&#339;uvre &#187;&#8230; Ces derniers mois, le MEDEF n'a pas l&#233;sin&#233; pas sur les formules quand il s'agit de d&#233;crire les &#171; tensions &#187; sur le march&#233; du travail. Cela va-t-il changer avec les nouvelles difficult&#233;s de la croissance et la vague de suppression d'emploi que nous connaissons actuellement ? &lt;br /&gt;En tout cas tel serait le &#171; mal fran&#231;ais &#187; d&#233;crit encore par de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-15-mai-juin-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 15, mai-juin 2001
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; 800 000 offres d'emplois non satisfaites dans le pays &#187;, &#171; probl&#232;mes de recrutement qui s'&#233;tendent &#224; l'ensemble des secteurs &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le Monde du 15.11.2000' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, &#171; risques de p&#233;nurie g&#233;n&#233;ralis&#233;e de main d'&#339;uvre &#187;&#8230; Ces derniers mois, le MEDEF n'a pas l&#233;sin&#233; pas sur les formules quand il s'agit de d&#233;crire les &#171; tensions &#187; sur le march&#233; du travail. Cela va-t-il changer avec les nouvelles difficult&#233;s de la croissance et la vague de suppression d'emploi que nous connaissons actuellement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas tel serait le &#171; mal fran&#231;ais &#187; d&#233;crit encore par de nombreux chroniqueurs : en d&#233;pit d'un ch&#244;mage encore massif, des centaines de milliers d'emplois resteraient vacants&#8230; L'INSEE ass&#232;ne ses statistiques : 57% des ch&#244;meurs recens&#233;s conna&#238;traient soi-disant des situations de &#171; non-emploi volontaire &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des raisonnements qui n'ont rien d'innocent : ils ont notamment servi &#224; justifier la nouvelle convention UNEDIC (le PARE) et son dispositif d'&#233;limination des &#171; faux-ch&#244;meurs &#187; du fichier des allocataires : le demandeur d'emploi qui d&#233;clinera la troisi&#232;me offre correspondant &#224; ses &#171; qualifications &#187; ou &#224; d&#233;faut &#224; ses &#171; capacit&#233;s &#187; perdra ses indemnit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les entreprises manquent-elles r&#233;ellement de bras ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re les &#171; difficult&#233;s de recrutement &#187; aujourd'hui all&#233;gu&#233;es par les organismes patronaux se cachent en r&#233;alit&#233; deux situations fort diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certains caq, il n'existe pas de candidats susceptibles d'occuper les postes propos&#233;es. Mais seules un petit nombre de professions connaissent ce type de situations, et bien souvent ces p&#233;nuries sont d'ores et d&#233;j&#224; en voie de r&#233;sorption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait la plupart du temps, les entreprises ne parviennent pas &#224; imposer leurs conditions (horaires d&#233;cal&#233;s, r&#233;mun&#233;rations faibles en regard des qualifications requises, contrats tr&#232;s pr&#233;caires) aux demandeurs d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris conc&#232;de, dans un rapport publi&#233; fin 2000 (&lt;em&gt;Les difficult&#233;s de recrutement : quelles r&#233;alit&#233;s ? quels rem&#232;des ?&lt;/em&gt;), que cette seconde situation est assez commune : &#171; &lt;em&gt;...les entreprises ont pu prendre l'habitude de chercher (et de trouver), en p&#233;riode de ch&#244;mage &#233;lev&#233;, le candidat &#171; id&#233;al &#187;, dot&#233; de qualit&#233;s et de comp&#233;tences sup&#233;rieures &#224; celles strictement n&#233;cessaires pour les fonctions &#224; occuper&lt;/em&gt; &#187;. En d'autres termes, pas &#233;tonnant que les entreprises qui exigent un bac pro et une exp&#233;rience pour un CDD d'agent de fabrication (&#224; la cha&#238;ne), r&#233;mun&#233;r&#233; gu&#232;re mieux que le SMIC, fassent souvent chou blanc.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Ce que disent les chiffres&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le tableau qu'on peut dresser &#224; partir des statistiques de l'ANPE ne corrobore pas les affirmations du MEDEF. Minoritaires sont les professions qui affichent des offres non pourvues : informaticiens, conducteurs de v&#233;hicules ou d'engins de travaux publics, ouvriers agricoles, ouvriers non qualifi&#233;s du bois, bouchers, charcutiers, boulangers, serveurs, infirmi&#232;res, et dans une moindre mesure, caissi&#232;res, agents de s&#233;curit&#233;, chauffeurs. Une grande majorit&#233; de professions continuent d'enregistrer l&#233;g&#232;rement plus de demandes que d'offres d'emplois : 9 offres pour 10 demandes de janvier &#224; juin 2000, 8 pour 10 d'avril &#224; septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation en informatique, secteur qui a connu un rapide essor (plus de 10 000 postes nouveaux par an) fait figure d'exception. Jetons un coup d'&#339;il sur les ouvriers agricoles : 16% d'entre eux sont demandeurs d'emploi, et pourtant les offres sont 3,5 fois plus nombreuses que les demandes (un record). La cl&#233; du paradoxe ? 93% de ces emplois sont des contrats de moins de 6 mois. Sans parler de la p&#233;nibilit&#233;, des bas salaires, des difficult&#233;s de logement&#8230; Dans l'h&#244;tellerie - restauration, il y a 15 emplois de serveurs vacants pour 10 candidats. Pourtant, plus d'un serveur sur 5 est demandeur d'emploi. Pas &#233;tonnant, dans une profession o&#249; les employeurs foulent aux pieds le droit du travail et imposent notamment des horaires extravagants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ann&#233;es 80-90 ont vu prolif&#233;rer des emplois dont le manque d'int&#233;r&#234;t, la p&#233;nibilit&#233;, l'absence d'avancement n'&#233;taient compens&#233;s par aucun avantage salarial : caissi&#232;re de supermarch&#233;, man&#339;uvre du b&#226;timent ou du bois, agent de gardiennage, chauffeur routier. Seul le sous-emploi massif pouvait contraindre les moins qualifi&#233;s &#224; les accepter. Pour l&#233;g&#232;re que soit l'embellie actuelle du march&#233; du travail, elle a suffi &#224; faire fuir les candidats. La l&#233;g&#232;re p&#233;nurie que connaissent ces m&#233;tiers &#224; bas salaires n'a donc rien de myst&#233;rieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les infirmi&#232;res (avec 2 offres par candidat) sont un cas &#224; part dans la mesure o&#249; le quota national de places en formation est fix&#233; par l'Etat qui veille depuis des ann&#233;es &#224; sous-recruter dans les &#233;coles parall&#232;lement &#224; la politique de r&#233;ductions d'emplois dans le secteur hospitalier : on peut parler de p&#233;nurie planifi&#233;e administrativement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total, les p&#233;nuries stricto sensu ne sont av&#233;r&#233;es que pour une poign&#233;es de professions (informaticiens, infirmi&#232;res, bouchers, boulangers, charcutiers). Dans les quelques autres m&#233;tiers o&#249; les offres ne sont pas pourvues, ces difficult&#233;s sont d'abord imputables au comportements des employeurs eux-m&#234;mes qui persistent &#224; exiger des niveaux de qualification et d'exp&#233;rience &#233;lev&#233;s tout en imposant variabilit&#233; horaire, bas salaires, pr&#233;carit&#233; et entorses multiples au droit du travail. Moins que le manque de main d'&#339;uvre, ce que redoute le patronat c'est en fait une &#233;volution du rapport de force avec les demandeurs d'emplois (et avec eux tous les travailleurs) moins d&#233;favorable &#224; ces derniers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais en effet le boom des profits des entreprises depuis les premier tiers des ann&#233;es 80 n'aurait &#233;t&#233; possible sans des taux &#233;lev&#233;s de ch&#244;mage. Cette v&#233;rit&#233; fondamentale inspire les organismes patronaux qui multiplient les propositions pour restaurer la &#171; fluidit&#233; &#187; du march&#233; du travail. Des mesures que la gauche plurielle ne se fait gu&#232;re prier pour reprendre &#224; son compte !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien FORGEAT&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;A quand la p&#233;nurie de ch&#244;meurs ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a deux millions de ch&#244;meurs recens&#233;s mais 3 millions de ch&#244;meurs r&#233;els (selon les chiffres officiels). Un rapport r&#233;cent de l'INSEE fait &#233;tat de 4,2 millions de pauvres en France soit 7,3 % de la population. Cela signifie survivre avec 3500 F par mois ! A noter que pour ces organismes, on n'est plus pauvre avec 3550 F par mois ! En r&#233;alit&#233;, il y aurait en 2001 plus de 4 millions de ch&#244;meurs et 4 millions de pr&#233;caires !&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Ce que veulent les patrons&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les j&#233;r&#233;miades patronales au sujet de la p&#233;nurie de bras ont surtout pour fonction de justifier une batterie de mesures visant &#224; am&#233;liorer la &#171; fluidit&#233; &#187; du march&#233; du travail, c'est &#224; dire &#224; accro&#238;tre la concurrence des salari&#233;s entre eux. Le rapport d&#233;j&#224; cit&#233; de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris en donne un &#233;chantillon significatif (Les difficult&#233;s de recrutement : quelles r&#233;alit&#233;s ? quels rem&#232;des ?, 21 d&#233;cembre 2000) :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &#171; amplifier le diff&#233;rentiel entre minima sociaux et revenus d'activit&#233; &#187;, c'est &#224; dire forcer les allocataires sociaux &#224; revenir sur le march&#233; du travail &#224; n'importe quelles conditions en leur retirant leur allocation (PARE). Le rapport exhorte les employeurs &#224; ne pas c&#233;der &#224; la tentation des hausses de salaires et &#224; laisser ce soin &#224; l'Etat (prime &#224; l'emploi, exon&#233;rations de charges) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; d&#233;velopper l'alternance et les stages afin d'exploiter plus ais&#233;ment la jeunesse d'&#226;ge scolaire ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; subventionner les d&#233;m&#233;nagements par des r&#233;ductions d'imp&#244;ts ou l'accroissement des aides des Caisses d'Allocations Familiales ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; ramener les plus de 60 ans sur le march&#233; du travail en l&#233;galisant compl&#232;tement le cumul emploi &#8211; retraite ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; assouplir la d&#233;livrance d'autorisations de travail aux &#233;tudiants &#233;trangers et stimuler le &#171; recours &#224; la main d'&#339;uvre &#233;trang&#232;re &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le Monde du 15.11.2000&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les directions syndicales apportent leur soutien &#224; la politique anti-ouvri&#232;re de Schr&#246;der
</title>
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		<dc:date>2001-05-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Allemagne
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		<description>Ces derni&#232;res semaines, le chancelier Schr&#246;der s'est illustr&#233; par de nouvelles d&#233;clarations contre les classes populaires. Leur niveau de vie serait trop &#233;lev&#233;. Il faudrait en finir avec le &#171; droit &#224; la paresse &#187;. Et de pr&#233;parer ainsi de nouvelles mesures contre les ch&#244;meurs qui ressemblent comme deux gouttes d'eau au PARE fran&#231;ais. Le chef des patrons, Hundt, pr&#233;cise qu'il faudrait contraindre les ch&#244;meurs &#224; aller travailler &#224; l'autre bout du pays (&#224; l'Etat de payer une prime de d&#233;m&#233;nagement), sous peine&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-15-mai-juin-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 15, mai-juin 2001
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Allemagne-+" rel="tag"&gt;Allemagne
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces derni&#232;res semaines, le chancelier Schr&#246;der s'est illustr&#233; par de nouvelles d&#233;clarations contre les classes populaires. Leur niveau de vie serait trop &#233;lev&#233;. Il faudrait en finir avec le &#171; droit &#224; la paresse &#187;. Et de pr&#233;parer ainsi de nouvelles mesures contre les ch&#244;meurs qui ressemblent comme deux gouttes d'eau au PARE fran&#231;ais. Le chef des patrons, Hundt, pr&#233;cise qu'il faudrait contraindre les ch&#244;meurs &#224; aller travailler &#224; l'autre bout du pays (&#224; l'Etat de payer une prime de d&#233;m&#233;nagement), sous peine de perdre leur droit aux prestations. Et le ministre du travail Riester, propose l'&#233;ventuelle fusion des syst&#232;mes d'indemnisation du ch&#244;mage et de l'aide sociale, qui aurait pour effet, non d'&#233;pargner aux ch&#244;meurs proc&#233;dures bureaucratiques casse-t&#234;te, comme il est pr&#233;tendu, mais surtout de diminuer encore le montant des indemnit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Travailleurs davantage pr&#233;caris&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1985, le gouvernement Kohl avait permis aux patrons de recourir aux CDD sans aucune justification - alors qu'auparavant il fallait prouver qu'ils rempla&#231;aient d'autres salari&#233;s ou palliaient un surcro&#238;t momentan&#233; de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kohl a ainsi favoris&#233; la prolif&#233;ration d'embauches pr&#233;caires, d'autant que la loi revue et aggrav&#233;e plusieurs fois, autorisait un patron &#224; garder un CDD pour une dur&#233;e totale de deux ans (renouvelable trois fois durant ces deux ans) et &#224; le r&#233;embaucher ensuite pour une nouvelle p&#233;riode de 2 ans, &#224; condition que 4 mois s'&#233;coulent avant la r&#233;embauche. De nombreuses entreprises comblaient ces &#171; trous &#187; de 4 mois en recourant &#224; des int&#233;rimaires pour garder &#224; leur disposition le m&#234;me volant de personnel pr&#233;caire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sociaux d&#233;mocrates qui avaient temp&#234;t&#233; contre la loi quand ils &#233;taient dans l'opposition, se seraient volontiers fait oublier. Mais la loi elle-m&#234;me &#233;tait &#224; dur&#233;e de validit&#233; limit&#233;e. D'o&#249; la nouvelle l&#233;gislation Schr&#246;der qui reconduit l'ancienne, &#224; ceci pr&#232;s qu'il limite les abus&#8230; en supprimant la possibilit&#233; des 4 mois d'interlude, ce qui se retourne contre des milliers de CDD qui ne pourront plus rester dans une entreprise plus de 2 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune obligation n'est faite aux patrons d'embaucher en fixe au terme de deux ans. Ils peuvent continuer &#224; utiliser de la main-d'&#339;uvre pr&#233;caire, &#224; la seule condition d'en changer tous les deux ans ! Cette nouvelle r&#233;glementation, loin d'emp&#234;cher le recours aux contrats pr&#233;caires, les rend plus pr&#233;caires encore pour les travailleurs concern&#233;s. De grandes entreprises sont pr&#233;cis&#233;ment en train de les licencier aujourd'hui !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Bureaucratie syndicale davantage prot&#233;g&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La bureaucratie syndicale, pour s'excuser de n'avoir rien fait contre la r&#233;forme des retraites ni contre la nouvelle r&#233;glementation du travail pr&#233;caire, se f&#233;licite aujourd'hui de son &#171; g&#233;nie n&#233;gociateur &#187; en mati&#232;re de r&#233;forme de la loi organique sur le comit&#233; d'entreprise&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Betriebsverfassungsgesetz, loi organique sur les comit&#233;s d'entreprise ou loi (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.
Il s'agit d'un des fondements du &#171; partenariat social &#187; &#224; l'allemande. Le comit&#233; d'entreprise (uniquement form&#233; de repr&#233;sentants salari&#233;s &#233;lus, syndiqu&#233;s ou non, en Allemagne) est l&#233;galement tenu de respecter la &#171; Betriebsfrieden &#187; (paix sociale dans l'entreprise) et de coop&#233;rer loyalement avec la direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'actuelle r&#233;forme ne change que des broutilles. Elle simplifie la proc&#233;dure &#233;lectorale, favorise l'existence de permanents dans les petites entreprises, acc&#233;l&#232;re les proc&#233;dures d'arbitrage, en cas de d&#233;saccord&#8230; en faveur des patrons (entre autres en laissant moins de temps pour une r&#233;action ouvri&#232;re). Bref, les comit&#233;s d'entreprise seront encore plus int&#233;gr&#233;s et coup&#233;s des travailleurs du rang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qu'importe pour la bureaucratie syndicale qui y trouve pour elle-m&#234;me des broutilles. Elle confirme ainsi son adh&#233;sion pleine et enti&#232;re au &#171; partenariat social &#187;, pourtant destin&#233; &#224; lier les poings des travailleurs dans leur lutte contre le patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;cid&#233;ment, au pays de Marx, l'&#233;mancipation des travailleurs sera l'&#339;uvre des travailleurs eux-m&#234;mes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 Mai 2001&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toni ROBERT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Betriebsverfassungsgesetz, loi organique sur les comit&#233;s d'entreprise ou loi sur l'organisation du travail dans les entreprises, qui r&#233;git la &#171; cogestion &#187; au niveau de l'entreprise, depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1950.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La SNCF et l'ouverture &#224; la concurrence
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-SNCF-et-l-ouverture-a-la-concurrence</link>
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		<dc:date>2001-05-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>SNCF
</dc:subject>

		<description>Lors du sommet de Lisbonne, en mars 2000, les 15 gouvernements europ&#233;ens d&#233;cidaient &#171; d'approfondir la lib&#233;ralisation des services publics &#187;. En juillet, le parlement europ&#233;en votait un texte pr&#233;conisant la lib&#233;ralisation du trafic fret ferroviaire dans les 5 ans et celui du transport voyageurs dans les 10 ans. En novembre un accord formel pr&#233;voyait le d&#233;but de l'ouverture &#224; la concurrence en 2003. D&#232;s mars de cette ann&#233;e, les entreprises ferroviaires titulaires d'une licence pourront faire circuler les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-15-mai-juin-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 15, mai-juin 2001
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-SNCF-+" rel="tag"&gt;SNCF
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors du sommet de Lisbonne, en mars 2000, les 15 gouvernements europ&#233;ens d&#233;cidaient &#171; d'approfondir la lib&#233;ralisation des services publics &#187;. En juillet, le parlement europ&#233;en votait un texte pr&#233;conisant la lib&#233;ralisation du trafic fret ferroviaire dans les 5 ans et celui du transport voyageurs dans les 10 ans. En novembre un accord formel pr&#233;voyait le d&#233;but de l'ouverture &#224; la concurrence en 2003. D&#232;s mars de cette ann&#233;e, les entreprises ferroviaires titulaires d'une licence pourront faire circuler les trains de fret international sur les lignes RTEF (r&#233;seau transeurop&#233;en) qui repr&#233;sentent les grands axes les plus fr&#233;quent&#233;s. En 2008, elles pourront le faire sur l'ensemble du r&#233;seau. Le trafic voyageurs qui devait lui aussi s'ouvrir &#224; la concurrence en 2010, ne serait, pour l'instant, plus concern&#233;. Ce n'est sans doute que partie remise.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La SNCF et l'Etat ont toujours choisi les trusts&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La SNCF, &#171; Soci&#233;t&#233; nationale des chemins de fers fran&#231;ais &#187; &#233;tant para&#238;t-il une &#233;manation de la nation, on pourrait donc s'attendre &#224; ce qu'elle d&#233;fende un patrimoine collectif face aux app&#233;tits des trusts. En fait c'est exactement l'inverse et depuis les origines de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, dans les achats de mat&#233;riel aux trusts de l'industrie ferroviaire, la SNCF se montre une cliente &#224; la fois peu exigeante et surtout g&#233;n&#233;reuse. De m&#234;me, avec la construction et le d&#233;veloppement d'infrastructures comme les voies de TGV, la SNCF a offert des chantiers &#233;normes et tr&#232;s juteux &#224; des soci&#233;t&#233;s comme Bouygues. Autre exemple, en ce qui concerne le trafic marchandises, les wagons SNCF ont &#233;t&#233; remplac&#233;s &#224; plus de 60 % par des wagons appartenant &#224; des compagnies priv&#233;es &#224; qui la SNCF verse une redevance pour l'emploi de leur mat&#233;riel. Vache &#224; lait des capitalistes, elle est aussi peu &#224; peu devenue une vitrine qui sert &#224; faire vendre des TGV, du voyage combin&#233; avec h&#244;tellerie, location de voiture avec Avis&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La SNCF a ainsi tiss&#233; mille liens avec le capitalisme priv&#233; et au profit de ce m&#234;me capitalisme priv&#233;. Au travers de &#171; Via-Participation &#187; elle contr&#244;le actuellement ou participe &#224; plus de 500 filiales (de statut priv&#233;) qui regroupent 210 000 salari&#233;s (plus que de cheminots), parmi ces filiales G&#233;odis ou Calberson qui font de la SNCF le plus gros camionneur du pays ou Cariane un des premi&#232;res compagnies de bus. R&#233;cemment la privatisation des messageries SNCF du Sernam s'est effectu&#233;e par leur transfert &#224; G&#233;odis. Et ces capitaux priv&#233;s plac&#233;s dans les filiales SNCF rapportent des b&#233;n&#233;fices &#224; leurs actionnaires et cela m&#234;me quand la SNCF fait des pertes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions la SNCF fait moins que jamais face &#224; ses charges de service public. Et m&#234;me elle le liquide lorsque ce service n'est pas ou peu rentable (fermeture de lignes secondaires &#8211; encore 3000 km ces 15 derni&#232;res ann&#233;es sur 34 000 &#8211;, d&#233;veloppement de lignes &#224; grande vitesse au d&#233;triment des lignes r&#233;gionales ou de banlieue insuffisantes en nombre, en mat&#233;riel et en personnel). Cette recherche de rentabilit&#233; accrue se fait bien &#233;videmment au d&#233;triment du personnel qui doit faire face &#224; une augmentation sans pr&#233;c&#233;dent de la productivit&#233; avec un personnel dont les effectifs n'ont cess&#233; de chuter jusqu'&#224; cette ann&#233;e. De 500 000 en 1945, les cheminots ne sont plus que 175 000.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Quand la SNCF milite pour l'ouverture &#224; la concurrence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'ouverture du march&#233; europ&#233;en &#224; la concurrence r&#233;pond sans nul doute aux v&#339;ux de la direction de la SNCF et du gouvernement fran&#231;ais. Le march&#233; europ&#233;en, cela peut signifier des possibilit&#233;s accrues pour faire vendre du mat&#233;riel, du tout TGV (merci pour Alstom), des grands chantiers en perspectives avec des tonnes de b&#233;ton (merci pour Bouygues)&#8230; D&#233;j&#224; avec l'Europe, la SNCF se place ou tente de se placer sur les march&#233;s &#233;trangers. R&#233;cemment elle s'est int&#233;ress&#233;e aux chemins de fer de Pologne, elle cherche &#224; investir en Angleterre o&#249; elle a repris South Central, une ligne desservant le sud de Londres, elle s'appr&#234;te &#224; soumissionner pour le renouvellement de la gestion de Thameslink par le biais de sa filiale Go Via.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais sur ce terrain l&#224; elle n'est &#233;videmment pas seule. L'ouverture des chemins de fers europ&#233;ens &#224; la concurrence stimule les app&#233;tits d'un certain nombre de groupes priv&#233;s qui se sont sp&#233;cialis&#233;s dans la gestion des services publics, de la distribution de l'eau aux transports urbains comme la Lyonnaise, Bouygues ou Vivendi. T&#233;moin Cegetel, filiale commune Vivendi-SNCF qui op&#232;re sur le r&#233;seau de t&#233;l&#233;communication de la SNCF ; Vivendi qui via Connex, g&#232;re des lignes de chemins de fer en Angleterre, ou encore des r&#233;seaux de transports urbains comme les TCAR en r&#233;gion rouennaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lib&#233;ralisation du rail serait nous dit-on n&#233;cessaire pour permettre un d&#233;veloppement &#171; harmonieux &#187; des chemins de fers europ&#233;ens. Sauf que ce qu'on peut deviner &#224; l'horizon de l'Europe c'est plut&#244;t une guerre de trusts capitalistes. L'exemple des chemins de fer privatis&#233;s en Angleterre, m&#234;me si tout le monde se d&#233;fend de vouloir faire la m&#234;me chose, avec la s&#233;rie d'accidents meurtriers cons&#233;cutifs au manque d'entretien accru encore par la soif de profits des compagnies priv&#233;es gestionnaires, n'a rien de rassurant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 Mai 2001, C&#233;cile BERNIER&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;&#171; Cap Clients &#187; ou &#171; Gestion par activit&#233; &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;organisation interne &#224; la SNCF rebaptis&#233;e depuis peu &#171; &lt;em&gt;Cap Clients&lt;/em&gt; &#187; anciennement &#171; &lt;em&gt;Gestion Par Activit&#233; &lt;/em&gt; &#187; a re&#231;u un d&#233;but de r&#233;ponse de la part des cheminots avec la gr&#232;ve de 15 jours suivie essentiellement par des conducteurs mais gr&#232;ve qui a aussi mobilis&#233; toutes les cat&#233;gories de cheminots lors de deux journ&#233;es d'action contre la GPA, pour les salaires et des effectifs, tous probl&#232;mes qui sont li&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette restructuration, &#224; l'image de ce qui se pratique d&#233;j&#224; dans les autres chemins de fer europ&#233;ens (notamment en Allemagne ou en Italie) consiste &#224; diviser l'entreprise en &#233;tablissements autonomes sur le plan financier. Il s'agit de s&#233;parer le Fret, c'est &#224; dire le trafic marchandises, les TER (transports r&#233;gionaux), l'Ile de France, les Grandes lignes et l'Infra regroupant les gares, l'&#233;quipement et les man&#339;uvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;paration par activit&#233;, en th&#233;orie applicable en 2002, de fait se met en &#339;uvre progressivement, insidieusement. Les parcs de machines ont &#233;t&#233; s&#233;par&#233;s, toutes portent un logo les sp&#233;cialisant, Fret, Transilien, TER, TGV&#8230;Dans les gares parisiennes, les guichets de vente sont s&#233;par&#233;s entre les &#171; grandes lignes &#187; et &#171; la banlieue &#187;. Des logos &#171; Agence Infra &#187; apparaissent nourrissant l'inqui&#233;tude des cheminots qui se rappellent ce qu'a signifi&#233; l'apparition de logos &#171; Agence Sernam &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers des privatisations ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pratique des comptes s&#233;par&#233;s permet de d&#233;tecter la rentabilit&#233; des diff&#233;rents secteurs. Rien n'interdit qu'&#224; terme, tel secteur parmi les plus rentables, une grande ligne, par exemple le TGV Med, n'aille tout droit vers une privatisation. Ou, au contraire, que la SNCF en profite pour se d&#233;barrasser de la gestion de secteurs jug&#233;s peu ou pas du tout rentables, comme les lignes de banlieue d&#233;j&#224; laiss&#233;es pour compte o&#249; les incidents techniques se multiplient. C'est ce qu'on voit actuellement en Espagne o&#249; le gouvernement a annonc&#233; la privatisation des lignes de banlieue pour l'an prochain. En tout cas c'est ce que d&#233;noncent des syndicats comme la CFDT, SUD ou FO qui d&#233;noncent la Gestion Par Activit&#233; comme une fa&#231;on de pr&#233;parer ensuite &#171; la vente par appartements &#187;. Du c&#244;t&#233; de la CGT, le silence sur la question est assourdissant et pas fait pour calmer les inqui&#233;tudes soulev&#233;es chez les cheminots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patron, lui, d&#233;fend son projet et en maintient le cours m&#234;me s'il a d&#251; conc&#233;der ce qu'il a appel&#233; &#171; une pause de travail &#187;, momentan&#233;e de &#171; Cap Clients &#187; face aux gr&#233;vistes. Mais pour lui, la r&#233;organisation s'int&#232;gre dans &#171; la strat&#233;gie de croissance &#187; de l'entreprise &#171; qui lui a r&#233;ussi depuis quatre ans &#187;. En effet, sans pratiquement de cr&#233;ation de postes, pendant ce laps de temps le trafic fret a progress&#233; de 16% et celui des voyageurs de plus de 19%. Pour la premi&#232;re fois depuis longtemps toutes les activit&#233;s de la SNCF sont redevenues b&#233;n&#233;ficiaires. Et Gallois table sur une augmentation de 12% du trafic voyageurs entre 2000 et 2002 et le doublement du fret d'ici 2010 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La privatisation a d'ailleurs d&#233;j&#224; commenc&#233; pourrait-on dire, en ce sens que des milliers de travailleurs du rail n'ont plus le statut cheminot, ils sont contractuels, salari&#233;s de la sous-traitance ou des filiales. Et pour les cheminots, c'est la remise en cause des acquis sociaux, la flexibilit&#233; accrue gr&#226;ce aux 35h et les salaires gel&#233;s. C'est pourquoi la lutte contre la GPA et la privatisation rampante ne peut &#234;tre dissoci&#233;e de celle pour des augmentations de salaires et pour l'embauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C.B.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Point de vue : R&#233;actions au dossier &#171; la vache folle et les d&#233;rives de l'agriculture capitaliste &#187; de janvier 2001
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Reactions-au-dossier-la-vache-folle-et-les-derives-de-l-agriculture-capitaliste</link>
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		<dc:date>2001-05-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Points de vue
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Agriculture
</dc:subject>

		<description>Dans cette rubrique, militants des deux tendances qui publient Convergences R&#233;volutionnaires, mais aussi lecteurs appartenant &#224; d'autres courants, font part de leurs r&#233;actions ou points de vue. Nous leur demandons simplement de respecter les contraintes d'une pagination forc&#233;ment limit&#233;e. Sur le sujet de la &#171; vache folle &#187; en particulier, je pense qu'il faudrait se garder d'adopter un certain nombre de &#171; formules chocs &#187;. &lt;br /&gt;L'alimentation des bovins est d&#233;crite comme un &#171; gavage &#187; &#224; base de prot&#233;ines&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-15-mai-juin-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 15, mai-juin 2001
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Points-de-vue-397-+" rel="tag"&gt;Points de vue
&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Agriculture-+" rel="tag"&gt;Agriculture
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans cette rubrique, militants des deux tendances qui publient Convergences R&#233;volutionnaires, mais aussi lecteurs appartenant &#224; d'autres courants, font part de leurs r&#233;actions ou points de vue. Nous leur demandons simplement de respecter les contraintes d'une pagination forc&#233;ment limit&#233;e. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Sur le sujet de la &#171; vache folle &#187; en particulier, je pense qu'il faudrait se garder d'adopter un certain nombre de &#171; formules chocs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'alimentation des bovins est d&#233;crite comme un &#171; gavage &#187; &#224; base de prot&#233;ines issues de &#171; cadavres &#187;, fait d'autant plus choquant que les animaux sont des &#171; herbivores &#187; (&#233;ditorial et fin de l'article de N. BURMA). Tout d'abord les farines animales, quand elles ont &#233;t&#233; employ&#233;es dans les aliments compos&#233;s du b&#233;tail, n'ont &#233;t&#233; introduites qu'&#224; hauteur de 1 ou 2 % de l'aliment (qui s'ajoute lui-m&#234;me &#224; une ration de base faite de fourrages, tels que l'herbe, le ma&#239;s, les betteraves, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, les aliments du b&#233;tail, m&#234;me (et surtout !) les plus industriels, sont fabriqu&#233;s en prenant bien soin de respecter les &#171; besoins du b&#233;tail &#187;, contrairement &#224; ce qui est dit dans l'article de R. COUTE. C'est pr&#233;cis&#233;ment pour augmenter la productivit&#233; des animaux, tout en minimisant les co&#251;ts de production, que les besoins nutritionnels des animaux d'&#233;levage sont &#233;tudi&#233;s par les zootechniciens et les nutritionnistes avec beaucoup de soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il faut r&#233;fl&#233;chir avec un peu de recul &#224; ce pr&#233;tendu scandale d'avoir donn&#233; &#224; manger des prot&#233;ines &#171; animales &#187; &#224; des herbivores. Un herbivore est certes un animal qui se nourrit de v&#233;g&#233;taux exclusivement ; mais ces v&#233;g&#233;taux sont transform&#233;s dans son estomac (la panse des ruminants) par une importante population bact&#233;rienne, qui se nourrit elle-m&#234;me en d&#233;gradant les fibres v&#233;g&#233;tales (la cellulose), et ce que l'herbivore dig&#232;re, en d&#233;finitive, ce sont les prot&#233;ines d'origine microbienne, qui sont finalement elles-m&#234;mes de type &#171; animal &#187;, et non les prot&#233;ines &#171; v&#233;g&#233;tales &#187; issues de son fourrage. Par ailleurs ces distinctions entre prot&#233;ines &#171; animales &#187; et &#171; v&#233;g&#233;tales &#187; ne sont plus pertinentes une fois la digestion commenc&#233;e&#8230; En effet, les prot&#233;ines sont des cha&#238;nes d'acides amin&#233;s (les &#233;l&#233;ments de base cod&#233;s par l'ADN) et l'ensemble du monde biologique, animal et v&#233;g&#233;tal, est compos&#233; de la m&#234;me vingtaine d'acides amin&#233;s. S'il y a une petite distinction entre prot&#233;ines animales et v&#233;g&#233;tales, c'est dans la proportion de certaines acides amin&#233;s &#171; soufr&#233;s &#187;, qui est plus grande chez les animaux que chez les v&#233;g&#233;taux. C'est un d&#233;tail important pour les nutritionnistes, mais qui ne remet pas en cause l'unit&#233; du vivant, sauf &#233;ventuellement &#224; prendre en compte des aspects religieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, quel est le probl&#232;me ? Le fait est que l'utilisation de farines de viande et d'os dans les rations des animaux, qui a commenc&#233; d&#232;s la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, s'est accrue et rationalis&#233;e au cours des derni&#232;res d&#233;cennies avec le d&#233;veloppement de l'industrie des aliments du b&#233;tail. L'utilisation des sous-produits et d&#233;chets agricoles constitue une forme de recyclage, donc de lutte contre le gaspillage, qui est souhaitable. Mais comme tout recyclage il pose probl&#232;me car tous les d&#233;chets, qu'ils soient animaux, v&#233;g&#233;taux, min&#233;raux, industriels&#8230;, ne sont pas inoffensifs. De m&#234;me qu'on ne met pas dans son compost des d&#233;chets de plantes contamin&#233;es par des parasites ou des champignons, au risque de les diss&#233;miner, il vaut mieux &#233;viter, parmi les d&#233;chets animaux, d'utiliser ceux d'animaux morts de maladie. Ce qui n'a pas toujours &#233;t&#233; le cas, et ce qui &#233;tait une imprudence. Toutefois, ce recyclage syst&#233;matique &#233;tait s&#233;curis&#233; (pensait-on) par un traitement industriel, lequel par imprudence, et pour minimiser les co&#251;ts bien s&#251;r, a &#233;t&#233; all&#233;g&#233; dans un contexte de d&#233;r&#233;glementation g&#233;n&#233;rale et de d&#233;mant&#232;lement des services publiques de contr&#244;le (services v&#233;t&#233;rinaires) ; la logique de la soci&#233;t&#233; capitaliste est bien &#224; l'&#339;uvre, pr&#233;cis&#233;ment ici&#8230; S'il y a eu fautes humaines, dans lesquelles les motivations &#233;conomiques n'&#233;taient bien s&#251;r pas absentes, c'est surtout pour avoir tard&#233; &#224; prendre des mesures d'interdiction des farines, sans oublier le cynisme qui a permis la poursuite des ventes &#224; l'exportation pendant de nombreux mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au recyclage des d&#233;chets animaux dans l'alimentation, il faut sans doute le suspendre, peut &#234;tre l'arr&#234;ter d&#233;finitivement par mesure de pr&#233;caution. Mais, &#224; moins d'en d&#233;couvrir une nouvelle valorisation, ce sera une &#171; d&#233;s&#233;conomie d'&#233;chelle &#187;, une perte &#224; mettre au d&#233;bit de l'industrialisation de l'agriculture, dont on ne peut pourtant se passer dans un monde qui compte d&#233;j&#224; plus de 6 milliards de personnes &#224; nourrir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21 mars 2001, A.P. ing&#233;nieur agronome (Toulouse)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> En d&#233;fense des services publics
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/En-defense-des-services-publics</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Service public
</dc:subject>

		<description>Bien des travailleurs et des militants qui combattent le d&#233;mant&#232;lement, acc&#233;l&#233;r&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, des services publics ont cependant le sentiment qu'il s'agit d'un combat juste mais qui irait &#224; contre-courant du sens de l'histoire. &lt;br /&gt;La propagande contre les services publics a en effet profit&#233; de bien des remises en question. Elle se cache derri&#232;re l'anti-&#233;tatisme -la fin de &#171; l'Etat providence &#187;- ou encore derri&#232;re le discours contre le &#171; centralisme bureaucratique &#187;, se sert de l'id&#233;ologie&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Service-public-+" rel="tag"&gt;Service public
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien des travailleurs et des militants qui combattent le d&#233;mant&#232;lement, acc&#233;l&#233;r&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, des services publics ont cependant le sentiment qu'il s'agit d'un combat juste mais qui irait &#224; contre-courant du sens de l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La propagande contre les services publics a en effet profit&#233; de bien des remises en question. Elle se cache derri&#232;re l'anti-&#233;tatisme -la fin de &#171; l'Etat providence &#187;- ou encore derri&#232;re le discours contre le &#171; centralisme bureaucratique &#187;, se sert de l'id&#233;ologie anticommuniste qui tire de nouveaux arguments de la chute de l'URSS et des pays de l'Est, intitul&#233;e &#171; &#233;chec du collectivisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup les d&#233;fenseurs des services publics se sentent eux-m&#234;mes sur la d&#233;fensive. Ils sont non seulement accus&#233;s de d&#233;fendre des pr&#233;tendus privil&#232;ges corporatifs des fonctionnaires mais &#233;galement un mod&#232;le d&#233;pass&#233; de soci&#233;t&#233; et un fonctionnement ringard de l'&#233;conomie &#233;cras&#233;e par un syst&#232;me bureaucratique lourd et loin de la population. Toutes les activit&#233;s dites de service public aujourd'hui, nous dit-on, pourraient tout aussi bien &#234;tre g&#233;r&#233;es par le priv&#233;, permettant des &#233;conomies de finances de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient donc d'abord de bien voir que, dans ce pays si fier de ses pr&#233;tendus &#171; services publics &#224; la fran&#231;aise &#187; comme dans tous les grands pays capitalistes, les fronti&#232;res &#233;tablies entre le secteur dit public et le secteur priv&#233; ne recouvrent pas des activit&#233;s sp&#233;cifiques. Elles ne sont que le r&#233;sultat d'une longue histoire&#8230; et fluctuent avec celle-ci. Apr&#232;s 1945, l'Etat fran&#231;ais a nationalis&#233; Renault ou les mines soi-disant dans l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral du public. Ces derni&#232;res ont ferm&#233; et personne ne songerait plus &#224; ranger la premi&#232;re, d'ailleurs reprivatis&#233;e, dans le service public. Par contre, on continue &#224; nous faire passer pour service public incontournable les d&#233;penses militaires pour intervenir aux quatre coins du monde. On continue &#233;galement &#224; y mettre les budgets de la r&#233;pression : police, prisons, services secrets, etc...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui par service public on entend g&#233;n&#233;ralement les transports en commun, la poste, les h&#244;pitaux ou l'enseignement. Et pourtant tout ces secteurs sont &#233;galement du domaine du &#171; priv&#233; &#187;, c'est-&#224;-dire qu'ils permettent tout aussi bien de faire du profit quand ils sont d&#233;tenus par des possesseurs priv&#233;s de capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; est d'ailleurs exactement la question. Dans la soci&#233;t&#233; capitaliste des activit&#233;s de service ou m&#234;me de production sont confi&#233;es &#224; l'Etat, s'il n'y a pas de profit &#224; en tirer, dans le cas contraire imm&#233;diatement guign&#233;es par le priv&#233;&#8230; qui se souciera alors comme d'une guigne de l'int&#233;r&#234;t de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour cela que, loin d'&#234;tre un combat pour mettre quelques limites &#224; un courant in&#233;vitable de l'&#233;volution sociale et maintenir des secteurs de plus en plus r&#233;duits, un combat purement d&#233;fensif pour maintenir des restes vieillots de soci&#233;t&#233;, la lutte pour le service public, ins&#233;parable de la lutte contre le capitalisme, a de l'avenir. Elle s'inscrit dans le projet d'une nouvelle soci&#233;t&#233; dans laquelle tous les moyens mat&#233;riels seront mis au service de la population, et pas d'une minorit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Les services publics et l'Etat : une longue histoire
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Histoire
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		<dc:subject>Service public
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Comme dans d'autres pays d'Europe ou d'Asie, la monarchie fran&#231;aise avait sous son pouvoir toute une s&#233;rie d'activit&#233;s r&#233;galiennes : cela concernait tout ce qui relevait de ses pr&#233;rogatives en mati&#232;re d'arm&#233;e, de diplomatie, mais aussi du maintien de l'ordre int&#233;rieur avec la police et la justice, et &#233;videmment du contr&#244;le direct de la frappe de la monnaie et de la lev&#233;e des imp&#244;ts. Le contr&#244;le direct sur la Poste &#8211;acheminement du courrier et d&#233;p&#234;ches&#8211; date lui du XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Dans la m&#234;me logique,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme dans d'autres pays d'Europe ou d'Asie, la monarchie fran&#231;aise avait sous son pouvoir toute une s&#233;rie d'activit&#233;s r&#233;galiennes : cela concernait tout ce qui relevait de ses pr&#233;rogatives en mati&#232;re d'arm&#233;e, de diplomatie, mais aussi du maintien de l'ordre int&#233;rieur avec la police et la justice, et &#233;videmment du contr&#244;le direct de la frappe de la monnaie et de la lev&#233;e des imp&#244;ts. Le contr&#244;le direct sur la Poste &#8211;acheminement du courrier et d&#233;p&#234;ches&#8211; date lui du XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Dans la m&#234;me logique, l'Etat avait le monopole d'activit&#233;s industrielles, notamment depuis Colbert : les Arsenaux, les Manufactures d'Armes, du Tabac et allumettes, des poudres et explosifs&#8230; L'Etat prenait &#224; l'&#233;poque directement en charge ces activit&#233;s assez diverses pour assurer son pouvoir, pour contr&#244;ler des secteurs dont il voulait garder la totale ma&#238;trise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; de cela, principalement pour des raisons de maintien de l'ordre, le pouvoir royal prenait directement en charge des &#171; services sociaux &#187;. Assurant le relais de l'Eglise, l'Etat contr&#244;lait &#171; les classes dangereuses &#187; par des structures d'assistance (l'H&#244;pital g&#233;n&#233;ral depuis le XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle). Il en &#233;tait de m&#234;me dans le domaine p&#233;nitentiaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution bourgeoise, puis la r&#233;volution industrielle am&#232;neront l'Etat &#224; prendre en charge directement, ou du moins &#224; organiser, d'autres secteurs qu'il avait seul la puissance de g&#233;rer. Dans ce cas, c'est pour le d&#233;veloppement &#233;conomique du jeune capitalisme que &#171; la puissance publique &#187; prend le relais des industriels priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en est ainsi du domaine des r&#233;seaux, o&#249; l'Etat organisera lui-m&#234;me les Ponts et Chauss&#233;es, la cr&#233;ation des chemins de fer, tout en attribuant des concessions &#224; des entrepreneurs priv&#233;s, puis les jeunes T&#233;l&#233;communications, g&#233;r&#233;es selon le principe des concessions en 1879, puis directement nationalis&#233;es en 1889.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne ce secteur, parall&#232;lement &#224; la fonction &#233;conomique, existe aussi la volont&#233; du strict contr&#244;le des communications par l'Etat, cette conception s'&#233;tendant plus tard, au t&#233;l&#233;graphe, aux radio-transmissions et &#224; la t&#233;l&#233;vision&#8230; jusqu'en 1982.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous ces domaines, on est donc loin du &#171; service public &#187;, tel qu'il va s'&#233;panouir au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Jusque l&#224;, les secteurs pris en charge directement par l'Etat le sont pour des raisons politiques (contr&#244;le direct d'une s&#233;rie d'activit&#233; comme la police, l'arm&#233;e), pour des raisons &#233;conomiques (d&#233;veloppement de r&#233;seaux qui n&#233;cessit&#233; coh&#233;rence et investissements que seul l'Etat arrive &#224; assumer), ou pour des raisons de contr&#244;le social.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le socialisme &#171; Canada dry &#187; des services publics&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sous l'influence des courants r&#233;publicains et socialistes, se d&#233;veloppe sous la Troisi&#232;me R&#233;publique la conception du service public, s'&#233;panouissant notamment dans le &#171; socialisme municipal &#187;, mais aussi dans des institutions comme l'Ecole la&#239;que. Ces courants visent &#224; compl&#233;ter les fonctions de l'Etat, essentiellement puissance publique, par celle de fournisseur de prestations, de services pour les citoyens, les &#171; usagers &#187;, dans une conception de &#171; solidarit&#233; nationale &#187;. L'Etat doit devenir, selon eux, fonctionnel, au service de la collectivit&#233; et des besoins sociaux. Ce mythe va impr&#233;gner l'administration et les partis bourgeois et ouvriers jusqu'&#224; aujourd'hui, correspond &#233;videmment au r&#244;le d'un Etat social, permettant de d&#233;velopper le capitalisme et, devant la croissance massive du salariat, d'assurer des fonctions de coh&#233;sion sociale. L'imp&#244;t et la puissance &#233;tatique assurent une redistribution sous la forme de services gratuits ou payants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La doctrine du &#171; service public &#187; devient une r&#233;elle id&#233;ologie, cherchant &#224; englober derri&#232;re cette d&#233;nomination les anciennes et nouvelles activit&#233;s prises en charge directement par l'Etat, m&#234;me si, on l'a vu plus haut, les causes de la gestion &#233;tatique sont tr&#232;s diverses. Certains pousseront m&#234;me assez loin, sur le papier, cette conception du service public, dans la foul&#233;e du courant solidariste et du sociologue Durkheim : &lt;em&gt;&#171; A mesure que la civilisation se d&#233;veloppe, le nombre des activit&#233;s susceptibles de servir de support &#224; des services publics augmente et le nombre des services publics s'accro&#238;t par l&#224; m&#234;me &#187;&lt;/em&gt;, professe Duguit, un des juristes du d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle fondateurs de l'id&#233;ologie du service public. Les r&#233;volutionnaires pourraient reprendre &#224; leur compte cette d&#233;claration &#224; cette diff&#233;rence pr&#232;s qu'elle n'a vu d'application que dans le cadre acceptable et utile pour la bourgeoisie... Pour ces id&#233;ologues bourgeois, il y avait le mythe (en syst&#232;me capitaliste) du d&#233;p&#233;rissement de l'Etat, perdant ses fonctions r&#233;galiennes et de puissance de coercition, et se fondant dans le social en devenant une coop&#233;ration de services publics. On verra ainsi le Conseil d'Etat, en 1916, accorder la qualit&#233; de service public aux repr&#233;sentations donn&#233;e par les th&#233;&#226;tres publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, le grand patronat, avait mis en &#339;uvre, lui-m&#234;me, pour les familles ouvri&#232;res de la grande industrie un syst&#232;me achev&#233; de prestations : logement, dispensaires, construisant m&#234;me des cit&#233;s ouvri&#232;res int&#233;grant ces services, notamment dans les r&#233;gions mini&#232;res. Au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, ce sont les communes qui prennent en charge un grand nombre de ces fonctions sociales : voirie, bains publics, abattoirs, restauration, voies ferr&#233;es, transports urbains, &#233;puration et distribution des eaux, pompes fun&#232;bres&#8230; C'est &#233;galement, dans ces ann&#233;es-l&#224; que l'Etat commence &#224; organiser les syst&#232;mes de protection sociale, avec notamment, en 1930, la mise en place des assurances sociales et en 1932 celle des allocations familiales, syst&#232;mes confi&#233;s &#224; l'&#233;poque &#224; des Mutuelles priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la loi pr&#233;cise bien que ce d&#233;veloppement des activit&#233;s publiques ne doit en aucun cas empi&#233;ter sur le droit de propri&#233;t&#233; et l'initiative priv&#233;e, et ne doit intervenir qu'en cas de carence de cette derni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Prendre le relais du patronat priv&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, dans les ann&#233;es trente, l'Etat lui-m&#234;me va &#224; nouveau d&#233;velopper son intervention &#233;conomique, notamment dans le domaine des transports et de l'&#233;nergie. La nationalisation des Chemins de fer, avec la cr&#233;ation de la SNCF en 1937 correspond plus, &#224; l'&#233;poque, aux besoins de l'organisation &#233;conomique, et &#224; la faillite des op&#233;rateurs priv&#233;s &#8211; cons&#233;cutive notamment &#224; la crise &#233;conomique de 1929&#8211;, qu'&#224; la pression du mouvement ouvrier. Concernant l'&#233;nergie, au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, il s'agissait essentiellement d'une affaire locale et priv&#233;e. Le d&#233;veloppement de l'&#233;lectricit&#233; et les besoins industriels am&#232;nent ensuite &#224; la concentration des compagnies, et &#224; l'int&#233;gration des r&#233;seaux (production-transport-distribution). Dans les ann&#233;es 30, ce secteur fonctionnera sous le r&#233;gime de la concession, mais avec un encadrement de l'Etat fixant les tarifs et les cahiers des charges&#8230; avant la nationalisation de 1945. La cr&#233;ation d'Air France en 1933, n&#233;e de la fusion de cinq compagnies priv&#233;es, proc&#232;de de la m&#234;me logique capitaliste de concentration dans les domaines des r&#233;seaux, avant sa nationalisation au lendemain de la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, avant m&#234;me la grande vague de l'apr&#232;s-guerre, la France est maill&#233;e d'un r&#233;seau de services pris en charge par l'Etat, nationalement ou localement. Certains sont de caract&#232;re social, s'adressant prioritairement aux travailleurs, visant dans l'esprit paternaliste de ses promoteurs &#224; assurer la coh&#233;sion sociale. D'autres, organis&#233;s dans les ann&#233;es 30 et 40, correspondent essentiellement &#224; une phase de d&#233;veloppement du capitalisme n&#233;cessitant concentration et d&#233;veloppement d'infrastructures, difficilement r&#233;alisables &#224; l'&#233;poque sans la puissance &#233;tatique. Les deux fonctions peuvent &#233;videmment se compl&#233;ter dans le domaine des r&#233;seaux de transport, de communication et dans la distribution de l'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent Carasso&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> L'&#226;ge d'or du secteur public
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		<dc:subject>Service public
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		<dc:subject>Nationalisations
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		<dc:subject>Politique
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		<description>En France, une partie importante de l'opposition entre la droite et la gauche se focalise sur l'attitude face au secteur public de plus en plus confondu apr&#232;s 1945 avec la notion de service public. Cette lecture met en avant les p&#233;riodes o&#249; la gauche est revenue au pouvoir (la &#171; Lib&#233;ration &#187; ou 1981). Mais c'est oublier que la droite, autant que la gauche, peut dans certaines circonstances &#234;tre davantage &#171; &#233;tatiste &#187; que &#171; lib&#233;rale &#187;, et vice-versa. La plus grande vague de nationalisations, au lendemain de la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En France, une partie importante de l'opposition entre la droite et la gauche se focalise sur l'attitude face au secteur public de plus en plus confondu apr&#232;s 1945 avec la notion de service public. Cette lecture met en avant les p&#233;riodes o&#249; la gauche est revenue au pouvoir (la &#171; Lib&#233;ration &#187; ou 1981). Mais c'est oublier que la droite, autant que la gauche, peut dans certaines circonstances &#234;tre davantage &#171; &#233;tatiste &#187; que &#171; lib&#233;rale &#187;, et vice-versa. La plus grande vague de nationalisations, au lendemain de la guerre, s'est effectu&#233;e sous la houlette du G&#233;n&#233;ral de Gaulle, homme de droite s'il en est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En comparaison avec la guerre de 14-18, la Seconde Guerre Mondiale en France a surtout affect&#233; l'appareil industriel : le niveau de production industrielle a &#233;t&#233; ramen&#233; &#224; celui des ann&#233;es 1890. Parall&#232;lement &#224; l'&#233;chelle de l'Europe, le m&#233;contentement ouvrier s'&#233;tant amplifi&#233;, la bourgeoisie a cherch&#233; &#224; le contenir. C'est dans ce cadre qu'en France, la volont&#233; de reconstruire l'&#233;conomie &#8211; celle du capitalisme &#8211; a trouve associ&#233;s la bourgeoisie et les syndicats. Unit&#233; qui n'aurait pu &#234;tre r&#233;alis&#233;e sans le concours du PCF : &#171; &lt;em&gt;la gr&#232;ve c'est l'arme des trusts&lt;/em&gt; &#187; et la &#171; &lt;em&gt;bataille de la production&lt;/em&gt; &#187; marqueront &#224; jamais les renoncements de celui-ci &#224; une politique r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme &#233;conomique du Conseil National de la R&#233;sistance r&#233;sume assez largement ce plan de reconstruction : &#233;tatisation des secteurs-cl&#233;s de l'&#233;conomie, garanties sociales pour calmer la col&#232;re ouvri&#232;re, le tout n'&#233;tant possible qu'avec la paix sociale. Si la premi&#232;re vague de nationalisations touche les Houill&#232;res du Pas-de-Calais en septembre 1944, suivi de la r&#233;quisition de Renault en janvier 1945, la seconde vague annonc&#233;e le 2 mars 1945 par une d&#233;claration commune dans &lt;em&gt;Le Populaire&lt;/em&gt; (le journal de la SFIO) et &lt;em&gt;L'Humanit&#233;&lt;/em&gt; (l'organe du PCF), donnera plus d&#233;finitivement le visage que l'on conna&#238;t aujourd'hui des services publics. Cette vague de nationalisations mise en place &#224; partir du 21 Octobre 1945, moment o&#249; la SFIO et le PCF sont majoritaires &#224; l'Assembl&#233;e Nationale, touche 4 banques de d&#233;p&#244;ts, les assurances, les charbonnages, le gaz et l'&#233;lectricit&#233; (avril 1946). En 1948 ce sera au tour de la RATP (21 mars) et d'Air France (16 juin). Ce sont l&#224; des nationalisations d'un nouveau genre puisqu'il s'agit de soci&#233;t&#233;s d'&#233;conomie mixte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent ces mesures sont pr&#233;sent&#233;es par la gauche et par la droite comme des attaques contre le patronat. On parle d'avanc&#233;es sociales &#224; gauche et de spoliations &#224; droite. Pourtant, &#224; voir par exemple la hausse consid&#233;rable des cours des obligations de la Caisse Nationale de l'Energie, remises &#224; titre d'indemnit&#233;, on est bien loin d'une expropriation des propri&#233;taires. Beaucoup d'actionnaires regrettent d&#232;s cette &#233;poque de ne pas avoir &#233;t&#233; &#171; sauvagement &#187; nationalis&#233;s. Il ne s'agissait en fait derri&#232;re cette fa&#231;ade, que de permettre aux capitalistes priv&#233;s de red&#233;marrer leurs affaires apr&#232;s les destructions de la guerre, en faisant fonctionner un minimum de services indispensables, lesquels n&#233;cessitaient d'importants investissements non rentables.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'Etat au service du priv&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;riode o&#249; la gauche &#233;tait exclue des gouvernements &#8211; elle a dur&#233; 23 ans &#8211; n'a pas donn&#233; lieu &#224; un recul du secteur public. Bien que de droite, les gouvernements des ann&#233;es 1970 par exemple, n'en continueront pas moins encore de d&#233;fendre les secteurs nationalis&#233;s. Non par humanisme, bien s&#251;r, mais pour alimenter le march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On fait ainsi supporter les frais du Concorde au service public. Et dans le secteur de l'&#233;nergie, EDF subventionne largement deux constructeurs de centrales (la CGE et Creusot-Loire). Au d&#233;but 1973, Framatome (filiale de Creusot-Loire) investit 150 millions de francs pour fabriquer des chaudi&#232;res nucl&#233;aires. C'est la capacit&#233; de construction de chaudi&#232;res de la soci&#233;t&#233;, sa rentabilit&#233; et ce qui lui permet de se remettre &#224; flots, qui d&#233;termineront les commandes de l'Etat &#224; Framatome, et non les besoins r&#233;els du pays. La collusion est permanente entre les dirigeants nomm&#233;s par l'Etat et les partenaires priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les entreprises du secteur public sont franchement d&#233;ficitaires, l'Etat n'h&#233;site pas non plus &#224; passer &#224; la caisse. Dans la sid&#233;rurgie comme dans d'autres secteurs, une version plus &#171; moderne &#187; de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral semble ainsi pr&#233;valoir : nationaliser les pertes d'aujourd'hui pour privatiser les profits de demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les services publics ne sont pas toujours d&#233;ficitaires, ou pas &#233;ternellement. Il en est m&#234;me de tout &#224; fait rentables comme la distribution de l'eau. Ce service rel&#232;ve des collectivit&#233;s locales, qui la plupart du temps en d&#233;l&#232;guent la gestion &#224; des soci&#233;t&#233;s priv&#233;es. Au d&#233;but des ann&#233;es 80 (avec la gauche au pouvoir), on assista &#224; une v&#233;ritable offensive, sous l'&#233;gide de Saint-Gobain, pour contr&#244;ler ce service public dont le budget se compte en dizaines de milliards de francs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La gauche au pouvoir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e de la gauche en 1981 est dans bien des esprits le retour des nationalisations. Pourtant il ne s'agit en rien d'une mesure sociale, mais bel et bien d'une nouvelle politique de modernisation du capitalisme fran&#231;ais. Il est alors question officiellement de &#171; r&#233;industrialiser la France &#187;. Les moyens de cette politique sont doubles :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; les nouvelles nationalisations permettent &#224; l'Etat, en &#233;largissant quelque peu le service public, de prendre pied dans les entreprises de pointe, prenant selon les &#233;valuations entre 35% &#224; 49% de l'investissement, et r&#233;alisant de 17% &#224; 28% de la valeur ajout&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; ensuite l'Etat mobilisera des ressources importantes dans le cadre d'actions structurelles sur des secteurs fili&#232;res (&#233;lectronique militaire, t&#233;l&#233;communications, chimie, SNCF et le TGV).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit bien plus de renflouer les caisses des capitalistes que de prise en compte de l'int&#233;r&#234;t des travailleurs. D'ailleurs la rigueur et l'aust&#233;rit&#233; qui suivront montreront bien plus nettement l'orientation de la gauche en terme de politique &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; la r&#233;cession de 1974, l'investissement dans leurs propres entreprises n'est plus assez rentable pour certains capitalistes. Ils sont friands d'autres placements, plus juteux, en particulier dans la sp&#233;culation mon&#233;taire puis boursi&#232;re. Qu'&#224; cela ne tienne, l'Etat assouvira leurs d&#233;sirs. Il leur rach&#232;tera leur appareil de production obsol&#232;te, au prix fort, et c'est lui qui le modernisera aux frais du contribuable, tout en prenant la responsabilit&#233; des restructurations, c'est-&#224;-dire des r&#233;ductions d'effectifs et des licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut en particulier l'&#339;uvre de la nouvelle vague de nationalisations apr&#232;s 1981, quand la gauche acc&#233;da &#224; nouveau au gouvernement avec Mitterrand. Puis, au fur et &#224; mesure que ces secteurs redeviendront int&#233;ressants pour l'investissement priv&#233;, ils seront privatis&#233;s, comme la sid&#233;rurgie, l'&#233;lectronique, la chimie. Renault, les t&#233;l&#233;communications, les transports, l'&#233;nergie, l'eau, la t&#233;l&#233;, seront &#233;galement largement ouverts au capital priv&#233; sinon totalement r&#233;cup&#233;r&#233;s par celui-ci, plus ou moins progressivement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi les gouvernements qui se sont succ&#233;d&#233;s depuis 1981, aussi bien de droite que de gauche &#8211; et ceux de gauche ont encore plus fait que ceux de droite &#8211; &#233;taient bien d'accord : il fallait privatiser. Tout au plus ont-ils diverg&#233; sur l'ordre ou le rythme de la mise en &#339;uvre. Mais pour les uns comme les pour autres, pas de doute, l'int&#233;r&#234;t du capital priv&#233; prime sur toute autre consid&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tristan KATZ&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> T&#233;l&#233;vision : de la main-mise de l'Etat &#224; celle des grands groupes capitalistes
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Television-de-la-main-mise-de-l-Etat-a-celle-des-grands-groupes-capitalistes</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>t&#233;l&#233;vision
</dc:subject>
		<dc:subject>Service public
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>En 1949 l'Etat cr&#233;e la RTF (radiodiffusion et t&#233;l&#233;vision fran&#231;aise) puis en 1964 l'ORTF (office de la radio et de la t&#233;l&#233;vision fran&#231;aise) toujours plac&#233; sous sa tutelle. &lt;br /&gt;La radio et la t&#233;l&#233;vision sont en effet des monopoles &#233;troitement contr&#244;l&#233;s. La notion de service public sert de justification id&#233;ologique &#224; ce monopole : le public aurait droit a une information que seul pourrait garantir l'Etat, garant de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral (et de l'objectivit&#233;), seul capable aussi de mettre en &#339;uvre des infrastructures&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Les-services-publics-ne-sont-pas-une-marchandise-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Les services publics ne sont pas une marchandise
&lt;/a&gt;

/ 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Service-public-+" rel="tag"&gt;Service public
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1949 l'Etat cr&#233;e la RTF (radiodiffusion et t&#233;l&#233;vision fran&#231;aise) puis en 1964 l'ORTF (office de la radio et de la t&#233;l&#233;vision fran&#231;aise) toujours plac&#233; sous sa tutelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La radio et la t&#233;l&#233;vision sont en effet des monopoles &#233;troitement contr&#244;l&#233;s. La notion de service public sert de justification id&#233;ologique &#224; ce monopole : le public aurait droit a une information que seul pourrait garantir l'Etat, garant de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral (et de l'objectivit&#233;), seul capable aussi de mettre en &#339;uvre des infrastructures extr&#234;mement co&#251;teuses (ce dernier aspect est &#233;videmment plus tangible).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les faits, la radio et la t&#233;l&#233;vision servent de courroie de transmission au pouvoir. Du 25 mai au 12 juillet 1968, un mouvement de gr&#232;ve &#233;clate dans l'institution. Les salari&#233;s de l'ORTF r&#233;clament la lev&#233;e de la mainmise de l'Etat. Ils sont sanctionn&#233;s le 5 ao&#251;t par plusieurs licenciements&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Au chapitre des perles, il y a celle de Pompidou en 1972 : &#171; Qu'on le veuille (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;De l'Etat au priv&#233;&#8230; avec l'aide de l'Etat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e de la gauche au pouvoir en 1981 semble porter l'espoir d'une &#171; d&#233;mocratisation &#187;. En fait, en cassant le monopole de l'Etat sur les radios et la t&#233;l&#233;vision, Mitterrand est surtout pr&#233;occup&#233; d'ouvrir ce domaine aux grands groupes capitalistes&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Avant cette r&#233;forme, et sans mettre en cause le monopole, l'ORTF avait d&#233;j&#224; (...)' id='nh4-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1984 la premi&#232;re cha&#238;ne payante, Canal +, est cr&#233;&#233;. En 1986 La Cinq, premi&#232;re cha&#238;ne priv&#233;e g&#233;n&#233;raliste commerciale, arrive sur les &#233;crans sous le contr&#244;le de Berlusconi et de Lagard&#232;re (elle cessera ses &#233;missions en 1992). En 1986 c'est la naissance de M6, et en 1987 le gouvernement privatise TF1 en c&#233;dant 50% des parts au groupe Bouygues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de grands groupes ayant investi dans ce domaine est particuli&#232;rement restreint : Vivendi Communication (Canal +, Vivendi Universal et Cegetel) tient Canal + et canal Satellite (49% des parts), le groupe Lagard&#232;re (Matra, Hachette, Philipacchi, Europe 1) M6 et 51% des parts de Canal Satellite, le groupe Bouygues poss&#232;de TF1 et une partie de Vivendi Communication, la firme Suez-G&#233;n&#233;rale des eaux est propri&#233;taire de TPS&#8230; Bref, plus on creuse et plus l'&#233;tau se resserre autour des m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quelques groupes non seulement ont h&#233;rit&#233; des infrastructures pay&#233;es par le public, mais ils ont aussi largement prosp&#233;r&#233; &#224; l'ombre de l'Etat avant de s'attaquer au secteur de la communication : c'est le cas de Bouygues (BTP), Vivendi (distribution des eaux, BTP), Suez-Lyonnaise des Eaux (distribution des eaux, BTP), Lagard&#232;re (armement)&#8230; L'Etat vache &#224; lait avait donc bien pr&#233;par&#233; le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La fin d'un monopole n'est pas le d&#233;but de la libert&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais rentables, la t&#233;l&#233;vision publique comme la t&#233;l&#233;vision priv&#233;e sont financ&#233;es pour l'essentiel par la vente d'espaces publicitaires. Ces m&#233;dia sont d'ailleurs davantage des supports pour les activit&#233;s commerciales que des moyens d'information et de communication. Cette &#233;volution devrait s'accentuer avec l'essor des cha&#238;nes payantes interactives (le spectateur pouvant communiquer, choisir, r&#233;pondre, acheter, commander&#8230;) qui sont autant de promesses pour le commerce &#233;lectronique, ce qu'anticipent d&#233;j&#224; les cours de la bourse : les valeurs &#171; m&#233;dia &#187; flambent, t&#233;l&#233;s inclues (TF1, M6, Canal +).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la mainmise des grands groupes capitalistes et leur logique commerciale, l'&#233;poque o&#249; le ministre de l'information appelait directement sur une ligne sp&#233;ciale le pr&#233;sentateur des infos est donc r&#233;volue. Mais cela n'emp&#234;che pas que tout soit pass&#233; &#224; la moulinette de l'id&#233;ologie capitaliste et qu'au journal t&#233;l&#233;vis&#233;, ce soit le r&#232;gne de la pens&#233;e unique. Quant &#224; la plupart des &#233;missions, leur m&#233;diocrit&#233; ou leur conformisme d&#233;note surtout un r&#233;el m&#233;pris du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est donc loin de ce que devrait &#234;tre un v&#233;ritable service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydie GRIMAL&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Au chapitre des perles, il y a celle de Pompidou en 1972 : &#171; Qu'on le veuille ou non -et je sais qu'il y en a qui ne me croient pas- le journaliste de la t&#233;l&#233;vision n'est pas tout &#224; fait un journaliste comme un autre. Il a des responsabilit&#233;s suppl&#233;mentaires. Qu'on le veuille ou non, la t&#233;l&#233;vision est consid&#233;r&#233;e comme la voix de la France et par les fran&#231;ais et par l'&#233;tranger, et cela impose une certaine r&#233;serve. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-2' class='spip_note' title='Notes 4-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Avant cette r&#233;forme, et sans mettre en cause le monopole, l'ORTF avait d&#233;j&#224; laiss&#233; la place en 1974 &#224; six &#233;tablissements autonomes : TF1, Antenne 2, FR3, TDF, la SFP, L'INA. Apr&#232;s avoir perdu leur statut, les salari&#233;s de la SFP subissent en 1979 une vague de licenciements sans pr&#233;c&#233;dant.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les PTT &#224; l'heure du grand march&#233; des communications
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-PTT-a-l-heure-du-grand-marche-des-communications</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>La Poste
</dc:subject>
		<dc:subject>France Telecom
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>Cr&#233;&#233; en 1878, le minist&#232;re des Postes et T&#233;l&#233;graphes a laiss&#233; la place aux PTT en 1941. C'est alors une administration d'Etat sous monopole. &lt;br /&gt;Depuis, le secteur des communications s'est consid&#233;rablement d&#233;velopp&#233; et diversifi&#233;, r&#233;cemment avec l'internet et la t&#233;l&#233;phonie mobile, ainsi que les services aux entreprises dont l'activit&#233; s'est davantage internationalis&#233;e. Mais cela justifie-t-il la fin d'un monopole, l'&#233;clatement d'un service public et sa privatisation, en sacrifiant au passage bon nombre&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

/ 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-France-Telecom-+" rel="tag"&gt;France Telecom
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Privatisations-+" rel="tag"&gt;Privatisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; en 1878, le minist&#232;re des Postes et T&#233;l&#233;graphes a laiss&#233; la place aux PTT en 1941. C'est alors une administration d'Etat sous monopole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, le secteur des communications s'est consid&#233;rablement d&#233;velopp&#233; et diversifi&#233;, r&#233;cemment avec l'internet et la t&#233;l&#233;phonie mobile, ainsi que les services aux entreprises dont l'activit&#233; s'est davantage internationalis&#233;e. Mais cela justifie-t-il la fin d'un monopole, l'&#233;clatement d'un service public et sa privatisation, en sacrifiant au passage bon nombre d'usagers devenus des &#171; clients &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Changement de statut&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1991, les PTT disparaissent &#224; leur tour : France T&#233;l&#233;com et Le groupe La Poste deviennent des entreprises publiques (des exploitants autonomes de droit public). Officiellement d'apr&#232;s le gouvernement Rocard, la privatisation n'est pas (encore) &#224; l'ordre du jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d&#232;s 1986, l'Etat avait pris soin de cr&#233;er une holding, SOFIPOST, destin&#233;e &#224; regrouper les futures filiales de La Poste. Au fil du temps, cette structure regroupera de plus en plus d'entreprises s&#233;par&#233;es par groupes d'activit&#233;s (12 en 1999, avec une seconde holding sp&#233;cialis&#233;e dans le financier en 2000). Citons parmi les plus connues CHRONOPOST et l'A&#233;ropostale. Ce sont toutes des soci&#233;t&#233;s anonymes. Certaines sont rachet&#233;es (notamment &#224; des groupes &#233;trangers), d'autres sont issues des PTT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la signature du trait&#233; de Maastricht en 1992, invoquant les directives europ&#233;ennes, l'Etat s'oriente officiellement vers l'ouverture des march&#233;s postaux et du r&#233;seau de t&#233;l&#233;communication. C'est France T&#233;l&#233;com qui sert de cobaye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1996 le groupe devient une soci&#233;t&#233; anonyme. En 1997 Jospin se h&#226;te, malgr&#233; les promesses &#233;lectorales de la gauche plurielle, de r&#233;aliser la privatisation partielle du groupe. En octobre il &#171; ouvre le capital &#187;. Sous cot&#233;e au d&#233;part, l'action voit son cour multipli&#233; par 8 entre 1997 et d&#233;cembre 1999. Quelques dizaines de milliards de francs pour l'Etat et&#8230; plusieurs dizaines de milliards de plus-value boursi&#232;re pour les actionnaires !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1997 la transformation du groupe La Poste en S.A est officiellement &#233;voqu&#233;e (elle devrait intervenir d'ici 2003). Mais si les filiales sont d&#233;j&#224; du &#171; pr&#234;t &#224; privatiser &#187; (ce sont des soci&#233;t&#233;s anonymes qui n'emploient quasiment pas de fonctionnaires), la maison m&#232;re n'en est par encore l&#224;. Cependant les activit&#233;s qui lui sont r&#233;serv&#233;es sont de plus en plus r&#233;duites. Ainsi une r&#233;cente directive europ&#233;enne a encore abaiss&#233; le seuil prix/poids r&#233;serv&#233; aux postes publiques tout en lib&#233;ralisant le publipostage et le courrier transfrontalier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Et changement de logique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si elles n'ont pas les m&#234;mes rythmes, les transformations de France T&#233;l&#233;com et du groupe La Poste sont &#224; l'&#233;vidence sym&#233;triques. Ce sont bien deux multinationales qui sont en train d'&#233;merger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s sa privatisation, France T&#233;l&#233;com s'est lanc&#233;e dans une politique agressive de rachat. L'exemple r&#233;cent d'Orange est significatif. Au prix d'un endettement massif (61 milliards d'Euros&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le b&#233;n&#233;fice affich&#233; en 2000 est de 3,6 milliards d'Euros. De 1995 &#224; (...)' id='nh5-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;), France T&#233;l&#233;com a rachet&#233; l'op&#233;rateur britannique de t&#233;l&#233;phonie mobile Orange qui regroupe d&#233;sormais toutes ses filiales europ&#233;enne (dont Itin&#233;ris, Ola et Mobicarte en France). De 1999 &#224; 2000, le nombres de &#171; clients &#187; de France T&#233;l&#233;com est pass&#233; de 56 &#224; 77 millions, et l'entreprise est d&#233;sormais pr&#233;sente dans 22 pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, une distinction de plus en plus nette a vu le jour dans la t&#233;l&#233;phonie fixe entre le r&#233;seau (pour l'essentiel h&#233;rit&#233; de l'Etat avec l'argent du contribuable) et les op&#233;rateurs qui peuvent &#234;tre tr&#232;s divers (comme le groupe C&#233;g&#233;tel).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le groupe La Poste n'en est pas encore l&#224;, il en prend le chemin. Depuis deux ans, les acquisitions et les accords commerciaux &#224; l'&#233;tranger se multiplient : rachat en Allemagne, en Angleterre et aux USA dans les secteurs les plus rentables, accord de partenariat avec FEDEX le grand groupe am&#233;ricain, etc. En mettant fin au monopole, cette politique devrait s'amplifier car elle permettra au groupe La Poste d'avoir toute latitude pour devenir l'un des cinq ou six groupes dominant le march&#233; mondial des courriers et colis pour les entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps le groupe La Poste sert de support pour toutes sortes d'activit&#233;s financi&#232;res qui ont bien peu de rapport avec son activit&#233; initiale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des usagers sacrifi&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette extension et cette diversification de l'activit&#233; des deux groupes a &#233;t&#233; accompagn&#233;e par une s&#233;lection plus grande au d&#233;triment de nombreux usagers. Car la concurrence acharn&#233;e que se livrent les grands groupes, en acc&#233;l&#233;rant les fusions-acquisitions, exige une rentabilit&#233; croissante pour financer de telles op&#233;rations. Et si certains clients doivent &#234;tre choy&#233;s pour ne pas &#234;tre perdus, il faut bien que les autres soient sacrifi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi la t&#233;l&#233;phonie mobile est loin d'&#234;tre rentable et c'est le fixe qui paye la diff&#233;rence avec des tarifs exorbitants lorsqu'on appelle vers un mobile. Le syst&#232;me d'abonnement et de tarification est aussi bien plus int&#233;ressant pour les entreprises qui appellent souvent &#224; l'&#233;tranger que pour l'usager de base qui appelle de temps en temps ses amis ou ses parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction du groupe La Poste de son c&#244;t&#233; doit adapter une structure bien plus lourde que celle de France T&#233;l&#233;com dans une activit&#233; &#224; plus faible marge. La masse salariale occupe encore pr&#232;s de 60 % du chiffre d'affaire (&#224; titre de comparaison celle de Renault est en dessous de 10 %). Il faudra donc tailler dans le vif pour augmenter les b&#233;n&#233;fices : les bureaux sont en effet trop nombreux (17 000) et La Poste maintient encore des activit&#233;s de service public, en desservant les campagnes ou en assurant la possibilit&#233; d'ouvrir un compte pour les plus bas revenus, g&#233;n&#233;ralement refus&#233;s par les banques priv&#233;es (m&#234;me si c'est ill&#233;gal).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Poste a donc le choix de sacrifier &#224; terme ces usagers en les ignorant compl&#232;tement ou en conservant un service public r&#233;duit au minimum tout en privatisant le reste. D'ores et d&#233;j&#224;, le courrier des particuliers est le dernier trait&#233; et le plus lent &#224; l'acheminement, et ce n'est sans doute pas fini. C'est un choix d&#233;lib&#233;r&#233; et scandaleux alors que la moderlisation des moyens de transport et de communication devrait au contraire assurer un service bien plus s&#251;r et rapide pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Erwan PIAM&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;La pr&#233;carit&#233; sans attendre les privatisations&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis une dizaine d'ann&#233;es, la pr&#233;carit&#233; a d&#233;j&#224; pris de nouvelles formes. Citons notamment la cr&#233;ation de CDI&#8230; intermittents&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Ce sont des contrats &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e mais&#8230; pour quelques mois seulement par (...)' id='nh5-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et l'introduction de contrats de droit priv&#233; dans les deux entreprises. Jusqu'ici, il y avait des auxiliaires, c'est &#224; dire des contractuels de droit public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contractuels de droit priv&#233; repr&#233;sentent aujourd'hui &#224; La Poste plus du quart de l'effectif (environ 80 000). Pour chaque contractuel, l'&#233;conomie est substantielle, la diff&#233;rence de salaire &#233;tant de pr&#232;s de 3000 F par mois entre un CDI et un fonctionnaire en moyenne. Au bout de 30 ans de carri&#232;re, la diff&#233;rence cumul&#233;e est de 400 000 F hors prime pour un facteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les agents subissent l'augmentation de la productivit&#233;, les salaires bloqu&#233;s et la casse des statuts. Derni&#232;rement, l'ARTT a &#233;t&#233; l'occasion r&#234;v&#233;e pour la direction de La Poste de pressurer un peu plus les travailleurs et, malgr&#233; les nombreuses r&#233;actions (plus de 2000 gr&#232;ves en un an), les conditions de travail se sont nettement d&#233;grad&#233;es. C'est peu dire si une r&#233;action d'ensemble s'impose.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb5-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-1' class='spip_note' title='Notes 5-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le b&#233;n&#233;fice affich&#233; en 2000 est de 3,6 milliards d'Euros. De 1995 &#224; aujourd'hui, les effectifs de la maison m&#232;re sont pass&#233;s de 153 000 &#224; 127 000 aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-2' class='spip_note' title='Notes 5-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ce sont des contrats &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e mais&#8230; pour quelques mois seulement par an, le choix des semaines travaill&#233;es &#233;tant &#224; la disposition du patron. Bref, de l'esclavage&#8230; sans fin !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Transports : par le fer, la route, ou l'a&#233;rien : c'est toujours du vol !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Transports-par-le-fer-la-route-ou-l-aerien-c-est-toujours-du-vol</link>
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		<dc:date>2001-05-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Service public
</dc:subject>
		<dc:subject>SNCF
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>Le transport de voyageurs comme de marchandises est un domaine dont l'importance va en augmentant. &lt;br /&gt;En ce qui concerne les voyageurs, l'essentiel est &#233;videmment le temps pass&#233; &#224; se rendre de son domicile &#224; son lieu de travail, ou d'&#233;tude pour les jeunes, qui est souvent de plus en plus long. A cela s'ajoute, avec l'augmentation de l'activit&#233; &#233;conomique, l'accroissement du transport des marchandises, souvent provoqu&#233;e par les concentrations et le d&#233;veloppement de la sous-traitance. Il faut ajouter &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Les-services-publics-ne-sont-pas-une-marchandise-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Les services publics ne sont pas une marchandise
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Service-public-+" rel="tag"&gt;Service public
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-SNCF-+" rel="tag"&gt;SNCF
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le transport de voyageurs comme de marchandises est un domaine dont l'importance va en augmentant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les voyageurs, l'essentiel est &#233;videmment le temps pass&#233; &#224; se rendre de son domicile &#224; son lieu de travail, ou d'&#233;tude pour les jeunes, qui est souvent de plus en plus long. A cela s'ajoute, avec l'augmentation de l'activit&#233; &#233;conomique, l'accroissement du transport des marchandises, souvent provoqu&#233;e par les concentrations et le d&#233;veloppement de la sous-traitance. Il faut ajouter &#224; cela l'augmentation de la circulation individuelle de longue distance, pour le travail et les loisirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces deux domaines, une chose est &#233;vidente, le transport est un service correspondant d'abord &#224; un besoin social, mais il n'est gu&#232;re collectif ou public. L'essentiel des d&#233;placements int&#233;rieurs de voyageurs est effectu&#233; en voitures particuli&#232;res (84% en 1998, m&#234;me si 1 m&#233;nage sur 5 n'a pas d'automobile), 9% par le rail, 5% par les transports en autobus ou autocars et 1,7% en avion&#8230; Depuis 20 ans dans le transport int&#233;rieur, en milliards de voyageurs kms, le transport collectif par le rail et la route stagne (seul l'avion augmente de&#8230; plus de 150% !), alors que le transport individuel automobile progresse de plus de 50%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier probl&#232;me est donc bien la faible part des transports collectifs, accentu&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es par la quasi-disparition des transports organis&#233;s par les employeurs pour acheminer les salari&#233;s vers les grandes entreprises. Pourtant l'utilisation de transport est un besoin social attest&#233; par sa place dans la consommation des m&#233;nages : apr&#232;s le logement et la nourriture, le transport &#8211;sous ses diff&#233;rentes formes&#8211; est le troisi&#232;me poste, plus de 15% du budget des familles en 1999.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faible part de l'activit&#233; qui ressort du transport collectif des voyageurs est le fait de quatre grands secteurs :&lt;/p&gt;
&lt;table class='spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;La RATP/RER/autobus&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2300 millions de personnes transport&#233;es en 1997&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;La SNCF r&#233;seau principal et banlieues&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;800&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Les transports routiers/urbains/autobus&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3118&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Le transport a&#233;rien.&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;50&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement le plus important, pour le transport terrestre, ces derni&#232;res ann&#233;es, concerne les transports r&#233;gionaux, autour des grandes villes, et le r&#233;seau TGV pour la SNCF&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La SNCF &#224; l'heure des profits&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1996, le gouvernement Jupp&#233; avait mis en branle l'&#233;clatement de la SNCF, pour se conformer aux objectifs capitalistes europ&#233;ens. La particularit&#233; du transport ferroviaire est qu'il impose de gros investissements et de grandes d&#233;penses pour le maintien en &#233;tat et le d&#233;veloppement du r&#233;seau ferr&#233;. C'est ce qui explique que dans la plupart des pays capitalistes, le r&#233;seau ferr&#233; est devenu un secteur public et que les Etats ont de r&#233;elles difficult&#233;s &#224; la privatiser. Le choix fait fut donc de s&#233;parer le r&#233;seau (RFF, r&#233;seau ferr&#233; fran&#231;ais), de l'exploitation des lignes, dans lesquelles la privatisation et la multiplication des op&#233;rateurs peut &#234;tre plus facile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement Jospin et son Ministre communiste des Transports, avec le soutien de fait des conf&#233;d&#233;rations syndicales, n'a pas remis en cause ce projet. Il n'a m&#234;me cess&#233; de poursuivre la logique avec la s&#233;paration de la filiale fret (la SERNAM), et son dernier projet CAP Clients, cause principale de la derni&#232;re gr&#232;ve de la SNCF, qui pr&#233;voit un &#233;clatement de la SNCF par grands domaines d'activit&#233;s, pr&#233;lude &#224; une &#171; vente par appartement &#187; de la compagnie nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut ajouter &#224; cela que depuis des ann&#233;es, la SNCF a augment&#233; sa productivit&#233;, comprim&#233; ses effectifs (180 000 aujourd'hui contre 500 000 en 1937), et ferm&#233; des milliers de kilom&#232;tres de lignes secondaires, jug&#233;es peu rentables, amenant &#224; des fermetures de gares et &#224; un glissement vers la route d'un grand nombre de dessertes. Le choix prioritaire pour la SNCF est &#233;videmment le TGV qui ignore les dessertes des petites villes, mais est jug&#233; d'une rentabilit&#233; financi&#232;re plus importante. C'est d'ailleurs dans ce secteur que la privatisation de l'exploitation peut aller le plus vite, &#224; l'image de l'Eurostar et du Thalys, exploit&#233;s conjointement par la SNCF et des soci&#233;t&#233;s de chemins de fer europ&#233;ennes d&#233;j&#224; largement privatis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e, le gouvernement a d&#233;cid&#233; de transf&#233;rer aux r&#233;gions le sch&#233;ma directeur de transport et surtout l'octroi des aides et subventions qu'ils attribuait jusqu'&#224; maintenant &#224; la SNCF. Cela va amener une accentuation de la privatisation et au recours &#224; des transporteurs locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons &#224; cela que le fret ferroviaire int&#233;rieur sera ouvert &#224; la concurrence en 2008, sur les lignes principales et secondaires. Ceci est le pr&#233;ambule &#224; la lib&#233;ralisation totale du trafic voyageurs pr&#233;vue pour 2010.
C'est peu dire que la SNCF tourne le dos aux besoins sociaux du plus grand nombre et s'&#233;loigne chaque jour davantage d'un service public.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Transports urbains : la pieuvre Vivendi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les transports urbains et r&#233;gionaux suivent le m&#234;me chemin. Si la moiti&#233; des entreprises du secteur (pr&#232;s de 3000 pour le transport collectif) ont moins de 5 salari&#233;s, le transport urbain est le fait de 180 entreprises (33 000 salari&#233;s, plus l'&#233;quivalent pour la RATP). Ces transports sont largement support&#233;s, &#224; hauteur de 50%, par les finances de l'Etat et des collectivit&#233;s.
Et pourtant l&#224; aussi, le profit est aux postes de commande. De gestion publique ou priv&#233;e, la rentabilit&#233; commande des dessertes s&#233;lectives, l'absence de bus aux heures creuses. Les villes abandonnent de plus en plus le transport en r&#233;gie publique, en confiant le r&#233;seau &#224; des entreprises priv&#233;es. Ainsi Vivendi, qui est le plus important transporteur priv&#233; de voyageurs en Europe exploite les transports urbains dans une cinquantaine de villes en France (cent au total en Europe, &#224; quoi il faut ajouter des r&#233;seaux ferr&#233;s en Grande-Bretagne, Allemagne, Su&#232;de, aux Pays-Bas et au Portugal). Le r&#233;cent conflit de la TCAR &#224; Rouen illustre le d&#233;vouement au service des usagers et des salari&#233;s de cet op&#233;rateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le transport a&#233;rien est &#233;videmment plus &#233;loign&#233; de l'usage populaire et habituel. Mais l&#224; aussi, l'&#233;volution est la m&#234;me. On est pass&#233; en France d'un maillage important par Air Inter et TAT (entreprises toutes deux g&#233;r&#233;es par l'Etat) dans les ann&#233;es 1980, &#224; une ouverture effr&#233;n&#233;e &#224; la concurrence, avec une multiplication de petites compagnies, o&#249; les conditions de travail et de r&#233;mun&#233;ration sont largement d&#233;grad&#233;es. Le jeu de Monopoly autour d'AOM, Air Libert&#233; et Air Littoral (achet&#233;s successivement par British Airways et Swissair avec l'aide de Seilli&#232;re) se traduit aujourd'hui par des milliards de francs pomp&#233;es par les banques et une situation au bord du d&#233;p&#244;t de bilan. Air France en fait &#233;videmment ses choux gras, puisque la compagnie a, elle, tranquillement, cr&#233;&#233; une nouvelle filiale pour les lignes secondaires int&#233;rieures, R&#233;gional, et s'achemine vers la privatisation, avec la b&#233;n&#233;diction de Gayssot. L&#224;, encore, le seul but est de se consacrer aux lignes et &#224; la client&#232;le la plus rentable financi&#232;rement, les hommes d'affaires sur les vols internationaux, et sur les quelques lignes int&#233;rieures les plus rentables, pour lesquelles Air France se consacre &#224; la concurrence avec le TGV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous ces domaines, malgr&#233; les milliards de fonds publics consacr&#233;s aux transports, on est loin d'un service public, ayant pour priorit&#233; des transports collectifs accessibles et adapt&#233;s aux besoins quotidiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent Carasso&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'h&#244;pital &#224; la di&#232;te
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/L-hopital-a-la-diete</link>
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>H&#244;pital
</dc:subject>

		<description>Pour le syst&#232;me hospitalier, l'heure de la &#171; ma&#238;trise des d&#233;penses de sant&#233; &#187; a sonn&#233; dans les ann&#233;es 1970. En 1983, c'est &#224; la gauche que revint l'initiative d'enfermer chaque &#233;tablissement dans un &#171; budget global &#187;, enveloppe annuelle fix&#233;e &#224; l'avance et irr&#233;vocable&#8230; m&#234;me si les caisses de l'h&#244;pital sont vides avant la fin de l'ann&#233;e ! &lt;br /&gt;Avec 240 milliards de francs de dotation globale et environ 600 000 salari&#233;s, l'h&#244;pital public est une cible de choix pour les tenants de l'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire. Dans la premi&#232;re&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Les-services-publics-ne-sont-pas-une-marchandise-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Les services publics ne sont pas une marchandise
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Hopital-+" rel="tag"&gt;H&#244;pital
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour le syst&#232;me hospitalier, l'heure de la &#171; ma&#238;trise des d&#233;penses de sant&#233; &#187; a sonn&#233; dans les ann&#233;es 1970. En 1983, c'est &#224; la gauche que revint l'initiative d'enfermer chaque &#233;tablissement dans un &#171; budget global &#187;, enveloppe annuelle fix&#233;e &#224; l'avance et irr&#233;vocable&#8230; m&#234;me si les caisses de l'h&#244;pital sont vides avant la fin de l'ann&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec 240 milliards de francs de dotation globale et environ 600 000 salari&#233;s, l'h&#244;pital public est une cible de choix pour les tenants de l'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire. Dans la premi&#232;re moiti&#233; des ann&#233;es 1990, les d&#233;penses de sant&#233; du secteur hospitalier ont certes encore cr&#251; de 7% par an : un chiffre permettant &#224; peine de faire face &#224; l'accroissement de l'activit&#233;. Mais cette progression n'est plus que de 7% de 1995 &#224; 2000 ! Des taux qui ne permettent plus de reconduire les moyens existants, compte tenu de l'inflation, des hausses de salaires dues &#224; l'anciennet&#233;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le point ISA : une logique industrielle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comment transplanter &#224; l'h&#244;pital les crit&#232;res de rentabilit&#233; issus de l'entreprise priv&#233;e ? Une r&#233;ponse a germ&#233; dans l'imagination des bureaucrates du minist&#232;re de la sant&#233; : le point ISA (pour Indicateur Synth&#233;tique d'Activit&#233;). Un doux nom qui cache en fait un outil de mesure des co&#251;ts de production des actes m&#233;dicaux. Illustration : au CHU de Toulouse, le point ISA est pass&#233; de 15F &#224; 13F50 entre 1995 et 1999. Cela repr&#233;sente une baisse de 10% du co&#251;t moyen d'un acte quelconque. A la longue, de telles compressions de co&#251;t ne sont possibles qu'au d&#233;triment tant des conditions de travail du personnel que du confort et de la s&#233;curit&#233; des malades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&#233;s surveillent les efforts de productivit&#233; de chaque &#233;tablissement comme le fait un constructeur automobile avec ses diff&#233;rents sites de production. Les bons &#233;l&#232;ves sont r&#233;compens&#233;s lors de l'attribution des budgets. Depuis les ordonnances Jupp&#233; de 1996, une Agence R&#233;gionale d'Hospitalisation (ARH) g&#232;re l'enveloppe budg&#233;taire de chaque r&#233;gion. En 1999, par exemple, la r&#233;gion Midi-Pyr&#233;n&#233;es gagnait 1,1% : au terme de la r&#233;partition, si certains &#233;tablissements r&#233;cup&#233;raient 2% (m&#234;me pas de quoi maintenir le niveau d'activit&#233; de l'h&#244;pital !), d'autre subissaient en revanche des coupes claires atteignant &#8211;5%.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Fermetures sauvages : dans le public aussi on restructure&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le mod&#232;le industriel ne serait pas complet sans les plans de restructuration : sans faire toujours autant de bruit que Danone, l'Etat multiplie les fermetures de lits, de services, quand ce ne sont pas des h&#244;pitaux entiers qui passent &#224; la trappe ! Un lit sur 15 (et les moyens correspondants&#8230;) a ainsi disparu de 1994 &#224; 1999&#8230; Rien qu'en 1999, si on additionne les abandons d'activit&#233;s, les fusions d'&#233;tablissements, les reconversions et fermetures de lits, 330 projets de restructuration ont &#233;t&#233; lanc&#233;s, concernant 80% des &#233;tablissements : &#224; l'arriv&#233;e, 15 000 lits suppl&#233;mentaires auront disparu !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mauvais coups du gouvernement se parent de l'&#233;tiquette de la &#171; rationalisation &#187; : ainsi les maternit&#233;s seront class&#233;es en trois niveaux, les niveaux inf&#233;rieurs correspondant aux accouchements sans complication. Un bon pr&#233;texte pour fermer de nombreux petits &#233;tablissements, condamnant du m&#234;me coup les parturientes &#224; effectuer de p&#233;nibles trajets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le m&#234;me mod&#232;le, les r&#233;organisations n'&#233;pargnent que les services d'urgences les plus importants. L'Ile-de-france est particuli&#232;rement touch&#233;e alors que l'activit&#233; des urgences progresse de 7% par an. La tension est telle que le retard &#224; l'allumage du nouvel h&#244;pital Georges Pompidou a suffi &#224; provoquer une surcharge permanente des services d'urgences d'Ile-de-france avec des temps d'attente atteignant plusieurs heures !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme dans l'automobile, l'utilisation des &#233;quipements en continu est &#224; l'ordre du jour.. Nouveau casse-t&#234;te pour les urgences : s'il faut rentabiliser chaque lit &#224; 100%, comment faire face &#224; un soudain pic d'activit&#233; ? Il faut parfois des heures pour orienter un malade vers un lit. Et on ne tardera pas &#224; le prier de d&#233;guerpir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est justement des urgences qu'est parti le mouvement des hospitaliers d&#233;but 2000. Martine Aubry a eu beau jeu d'annoncer 10 milliards de cr&#233;dits suppl&#233;mentaires sur 3 ans : une somme qui ne repr&#233;sente m&#234;me pas 1% des budgets hospitaliers annuels. Et encore, faute de places en &#233;coles d'infirmiers, les nouveaux emplois restent-ils bien souvent vacants !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des opportunit&#233;s pour le secteur priv&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'aust&#233;rit&#233; &#224; l'h&#244;pital public fait le bonheur des vautours du secteur priv&#233; de la sant&#233;. Ainsi, des communaut&#233;s d'&#233;tablissements se mettent en place entre des &#233;tablissements publics et des cliniques priv&#233;es : m&#233;decins lib&#233;raux et cliniques acc&#232;dent ainsi aux infrastructures lourdes financ&#233;es par le contribuable&#8230; Gr&#226;ce aux &#171; rationalisations &#187;, les cliniques s'arrogent les secteurs rentables (comme la chirurgie, en particulier ambulatoire, c'est &#224; dire sans h&#233;bergement), tandis que l'h&#244;pital public h&#233;rite des urgences, de la m&#233;decine, des patients lourds : toutes les activit&#233;s d&#233;ficitaires. Sans surprise, on voit des dizaines de cliniques passer sous la coupe de quelques trusts comme la G&#233;n&#233;rale de sant&#233;, li&#233;e &#224; Vivendi&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adieu l'&#233;poque de la clinique tenue par des m&#233;decins, pratiquant toutes les activit&#233;s : ce sont de plus en plus des groupes capitalistes, vivant en sangsues sur le dos de l'h&#244;pital public, et obtenant de l'Etat, dans chaque r&#233;gion, les activit&#233;s les plus juteuses. Que le service public assume &#224; perte des activit&#233;s indispensables &#224; la population, rien que de tr&#232;s naturel, except&#233; quand les pertes en question sont dues au parasitisme d'int&#233;r&#234;t priv&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel CHARVET&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Soldes sur les services publics en Europe
</title>
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		<dc:subject>Service public
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		<dc:subject>OMC
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Europe
</dc:subject>

		<description>L'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS), ratifi&#233; en 1994 organise, dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la lib&#233;ralisation progressive et totale de tous les services dans les &#201;tats signataires. En effet, les industries de services sont le secteur en plus forte croissance dans l'&#233;conomie mondiale. Les services de sant&#233; et d'&#233;ducation viennent en t&#234;te avec respectivement 3500 et 2000 milliards de dollars. En tant que principal fournisseur de services (avec les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-OMC-+" rel="tag"&gt;OMC
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS), ratifi&#233; en 1994 organise, dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la lib&#233;ralisation progressive et totale de tous les services dans les &#201;tats signataires. En effet, les industries de services sont le secteur en plus forte croissance dans l'&#233;conomie mondiale. Les services de sant&#233; et d'&#233;ducation viennent en t&#234;te avec respectivement 3500 et 2000 milliards de dollars. En tant que principal fournisseur de services (avec les &#201;tats-Unis), l'Union europ&#233;enne est la plus z&#233;l&#233;e des promoteurs de l'AGCS.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La marchandisation des services publics&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les t&#233;l&#233;communications, le tourisme, la construction, les banques et les assurances, la commission europ&#233;enne s'attaque par le biais de gouvernements z&#233;l&#233;s &#224; la poste et aux transports a&#233;riens. De nouveaux secteurs sont appel&#233;s &#224; s'ouvrir &#224; la concurrence et &#224; la convoitise des grands groupes. L'AGCS ne concerne pas moins de 160 secteurs, l'Union Europ&#233;enne ne s'est engag&#233;e &#171; que &#187; sur 120 (!) : la sant&#233;, l'&#233;ducation, la recherche, la protection sociale, la culture, l'audiovisuel, les transports, l'environnement, l'eau ou l'&#233;nergie ne sont pas consid&#233;r&#233;s comme des droits mais comme d'&#233;normes march&#233;s convoit&#233;s par des firmes transnationales. L'accord autorise momentan&#233;ment des &#171; restrictions, r&#233;serves ou exceptions &#187;, mais impose de les &#233;liminer &#224; terme. Seuls resteraient du domaine de l'&#201;tat les secteurs dits &#171; gouvernementaux &#187;, c'est-&#224;-dire la police, l'arm&#233;e, la justice et la fiscalit&#233;. L'objectif de l'AGCS est clair : il s'agit de la n&#233;gation du principe m&#234;me de service public, dont le r&#244;le est d'assurer un acc&#232;s &#233;gal aux prestations &#224; toutes et &#224; tous, via les subventions ou les tarifs pr&#233;f&#233;rentiels, sous pr&#233;texte d'&#171; harmonisation &#187; et de &#171; respect des r&#232;gles de concurrence &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Comment lib&#233;raliser &#171; sans avoir l'air d'y toucher &#187; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter de d&#233;clencher un &#171; toll&#233; &#187; g&#233;n&#233;ral, l'OMC a &#233;labor&#233; plusieurs moyens techniques qui permettent la lecture la plus &#171; lib&#233;rale &#187; des textes de l'AGCS :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &#171; capturer &#187; de nouveaux secteurs par la r&#233;vision des nomenclatures des secteurs de services pour lesquels les gouvernements se sont le moins engag&#233;s car les plus sensibles politiquement : la gestion des h&#244;pitaux ou de la s&#233;curit&#233; sociale pourraient se retrouver sous la rubrique &#171; management &#187;, &#171; comptabilit&#233; &#187; ou &#171; services aux entreprises &#187;... reclassifier les cat&#233;gories de services permet de les faire glisser sur les listes des secteurs dont l'ouverture au march&#233; est pr&#233;vue &#224; court terme.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; l'approche dite &#171; horizontale &#187; : une r&#232;gle approuv&#233;e pour les services de comptabilit&#233;, par exemple, s'appliquerait automatiquement &#224; l'ensemble des sous-domaines r&#233;pertori&#233;s. Ouvrir le march&#233; dans un domaine &#233;quivaut &#224; l'ouvrir dans tous les autres, que l'on consid&#232;re ou non la sant&#233; et l'&#233;ducation comme des march&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Supprimer les l&#233;gislations &#171; plus rigoureuses que n&#233;cessaires pour assurer la qualit&#233; du service &#187; : l'OMC peut qualifier d'&#171; entraves non n&#233;cessaires au commerce &#187; toute l&#233;gislation en mati&#232;re de service (particuli&#232;rement les monopoles de service public). L'AGCS, (&#167; 42, note d'information S/C/W/50), consid&#232;re la S&#233;curit&#233; Sociale comme un de ces obstacles : &#171; &lt;em&gt;trois types de r&#233;glementation peuvent directement affecter l'offre ou la demande de services m&#233;dicaux ou de services de sant&#233;. Il s'agit des r&#232;gles et pratiques gouvernant le remboursement dans les r&#233;gimes d'assurance obligatoire (r&#233;gimes publics et priv&#233;s) (...)&lt;/em&gt; &#187;. Dans ce cas, l'article VI pr&#233;voit que &#171; &lt;em&gt;chaque membre maintiendra ou instituera (...) des tribunaux (...) qui permettront, &#224; la demande d'un fournisseur de service affect&#233;, de r&#233;viser (...) les d&#233;cisions administratives affectant le commerce des services et dans le cas o&#249; cela serait justifi&#233;, de prendre des mesures correctives appropri&#233;es&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Depuis longtemps d&#233;j&#224;, les gouvernements europ&#233;ens (pour l'essentiel sociaux-d&#233;mocrates) ont pr&#233;par&#233; le terrain &#224; l'application des accords de l'AGCS :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; en cassant l'int&#233;gration verticale propre aux services publics, comme cela a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; le cas pour la SNCF : l'entretien du r&#233;seau, les services aux voyageurs et la billetterie deviennent des p&#244;les distincts afin que le priv&#233; s'approprie les segments les plus rentables tandis que l'&#201;tat reste garant de l'entretien co&#251;teux des infrastructures.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; en ass&#233;chant les services publics par une politique d'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire qui aboutit &#224; un m&#233;contentement de la population (listes d'attente, p&#233;nurie, exploitation du personnel)... Et de faire appara&#238;tre les entreprises priv&#233;es comme seules capables de bonne gestion.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; en pr&#233;carisant le personnel, en remettant en cause les conventions collectives et en gelant le nombre de fonctionnaires. Les titulaires qui partent en retraites sont remplac&#233;s par des CDD ou des emplois jeunes sous contrat priv&#233;. Afin de faire baisser le co&#251;t du travail, il est n&#233;cessaire de flexibiliser la gestion des salari&#233;s par le biais de la &#171; contractualisation &#187; (ch&#232;re au MEDEF). Les rapports patrons/salari&#233;s ne seraient plus r&#233;gis par les conventions collectives. Certains proposent m&#234;me des &#171; contrats de travail offshore &#187; pour lesquels la d&#233;connexion est compl&#232;te entre la l&#233;gislation du travail, la nationalit&#233; de l'entreprise, celle du salari&#233; et celle du lieu de travail. Comme le note le secr&#233;tariat de l'OMC : &#171; les avantages les plus significatifs du commerce ne viendront pas de la construction et de la gestion des h&#244;pitaux, mais de la possibilit&#233; d'y employer un personnel plus qualifi&#233;, plus efficace et/ou moins co&#251;teux que celui qui pourrait &#234;tre disponible sur le march&#233; local du travail &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; en prescrivant des partenariats priv&#233;/public (PPP) : la commission europ&#233;enne recommande que chaque &#233;cole d&#233;veloppe un partenariat avec une entreprise priv&#233;e d'ici &#224; 2010. C'est ainsi que Nestl&#233; offre des &#171; fiches p&#233;dagogiques sur la nutrition &#187; aux &#233;coles primaires...accompagn&#233;es de publicit&#233; &#224; l'intention des enfants ; les stages de formation des ma&#238;tres sont sponsoris&#233;s par Hachette (filiale du groupe d'armement Matra)...&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Maintenir la pression&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au niveau mondial, les discussions sur l'AGCS doivent reprendre lors du prochain sommet de L'OMC... au Qatar ! Apr&#232;s le succ&#232;s et l'impact de la manifestation et du contre-sommet de Seattle, les ma&#238;tres du monde s'inqui&#232;tent (ils n'ont pas h&#233;sit&#233; &#224; construire un mur de 4 km de long autour du sommet am&#233;ricain de Qu&#233;bec d'avril dernier ainsi qu'&#224; vider une prison pour y &#171; accueillir &#187; les manifestants). Le choix du Qatar n'est donc pas innocent compte-tenu de la difficult&#233; d'y organiser un contre-sommet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau europ&#233;en, le &#171; Comit&#233; 133 &#187; est charg&#233; par la Commission europ&#233;enne de pr&#233;parer l'application de l'AGCS dans l'UE par la modification du trait&#233; d'Amsterdam (art.133) ainsi que les dossiers de Pascal Lamy, commissaire europ&#233;en charg&#233; des n&#233;gociations dans l'OMC : l'objectif est d'&#233;largir au commerce des services la r&#232;gle du vote aux 2/3 au sein du Conseil Europ&#233;en (actuellement l'unanimit&#233; est n&#233;cessaire), pour permettre leur ouverture au priv&#233;. Cette discussion sera l'enjeu principal du sommet de G&#246;teborg le 16 juin en Su&#232;de.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il s'agisse de la lutte contre la lib&#233;ralisation des services (contre-sommets de Seattle, de Nice ou r&#233;cemment de Qu&#233;bec) ou plus g&#233;n&#233;ralement contre l'extension de la mondialisation capitaliste (contre-G8 de Prague l'ann&#233;e derni&#232;re, ou de G&#232;nes les 21 et 22 juillet 2001), les travailleurs, les ch&#244;meurs et les jeunes ont d&#233;montrer avec &#233;clat que la mobilisation s'organise et grandit au niveau r&#233;gional comme international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 9 Mai 2001, Lupita Rodriguez&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : une grande partie des informations expos&#233;es dans cet article est tir&#233;e de la brochure Alerte G&#233;n&#233;rale &#224; la Capture des Services publics &#233;dit&#233;e en avril 2000 par la Coordination pour le Contr&#244;le Citoyen de l'OMC (CCC-OMC).&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Il ne s'agit plus de servir, mais de se servir... &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sur le site Internet de la Commission europ&#233;enne : &#171; la participation active des industries de services dans les n&#233;gociations est cruciale pour nous permettre d'aligner nos objectifs de n&#233;gociation sur les priorit&#233;s des entreprises. L'AGCS n'est pas seulement un accord entre gouvernements. C'est avant tout un instrument au b&#233;n&#233;fice des milieux d'affaires &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Pour un service public universel&#8230; le socialisme
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Pour-un-service-public-universel-le-socialisme</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Service public
</dc:subject>

		<description>En opposant les &#171; services publics &#187; au reste de l'&#233;conomie, on veut distinguer des activit&#233;s qui seraient absolument n&#233;cessaires au bon fonctionnement de la soci&#233;t&#233;, ou vitales pour la population, de celles qui pourraient ob&#233;ir &#224; la logique du profit priv&#233;. &lt;br /&gt;Mais o&#249; doit passer la fronti&#232;re ? Pourquoi, par exemple, appelle-t-on en France &#171; services publics &#187; les t&#233;l&#233;communications. l'&#233;nergie, le rail, l'eau, l'&#233;cole&#8230; et pas le logement ou l'alimentation ? &lt;br /&gt;Ce sont les besoins de la bourgeoisie, plus que les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Service-public-+" rel="tag"&gt;Service public
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En opposant les &#171; services publics &#187; au reste de l'&#233;conomie, on veut distinguer des activit&#233;s qui seraient absolument n&#233;cessaires au bon fonctionnement de la soci&#233;t&#233;, ou vitales pour la population, de celles qui pourraient ob&#233;ir &#224; la logique du profit priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais o&#249; doit passer la fronti&#232;re ? Pourquoi, par exemple, appelle-t-on en France &#171; services publics &#187; les t&#233;l&#233;communications. l'&#233;nergie, le rail, l'eau, l'&#233;cole&#8230; et pas le logement ou l'alimentation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les besoins de la bourgeoisie, plus que les rapports de force entre les classes, qui ont fait d&#233;cr&#233;ter que tel ou tel secteur devait &#234;tre &#171; public &#187;. Mais les besoins de la soci&#233;t&#233;, et d'abord des travailleurs et des pauvres, sont bien diff&#233;rents ! N'est-ce pas en fait dans tous les domaines que la soci&#233;t&#233; souffre, et parfois cr&#232;ve, de la domination des capitaux priv&#233;s ? Partout il y a conflit entre les besoins les plus &#233;l&#233;mentaires des hommes et les int&#233;r&#234;ts d'une poign&#233;e de propri&#233;taires priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Se loger et se nourrir, une affaire priv&#233;e ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les plus grands trusts du b&#226;timent ont leur si&#232;ge en France, Bouygues en t&#234;te. Un chiffre d'affaires, des capacit&#233;s technologiques et de production formidables, et des dizaines de milliers de SDF, des millions de mal-log&#233;s. Les rois du b&#233;ton ne sont pas cens&#233;s &#234;tre au service du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le monde, plus de 800 millions de personnes souffrent de sous-alimentation. La proportion d'affam&#233;s a beau avoir baiss&#233; dans les pays pauvres dans les 30 derni&#232;res ann&#233;es, ils y repr&#233;sentent encore au moins 20% de la population, 40% en Afrique. La production alimentaire mondiale, en aalories, a pourtant augment&#233; plus vite depuis 1960 que la population mondiale (+ 100% contre + 80%). Les disponibilit&#233;s alimentaires par habitant ont augment&#233; de 15%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant sur les &#233;crans des t&#233;l&#233;s succ&#232;dent aux images des famines africaines celles des terres europ&#233;ennes en jach&#232;re, des vaches laiti&#232;res abattues, des stocks accumul&#233;s ou d&#233;truits, pour relever les cours. L'anarchie capitaliste ne peut &#234;tre mieux r&#233;sum&#233;e. On d&#233;truit des masses gigantesques d'aliments au nord, pour pr&#233;server la profitabilit&#233; des capitaux investis. Tant pis pour les insolvables, les non-clients du tiers ou du quart-monde. La bouffe, apr&#232;s tout, n'est pas service public. On peut &#224; la rigueur laisser &#231;a &#224; la charit&#233; priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Et la sant&#233; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le profit assassine aussi des millions de gens dans le monde, chaque ann&#233;e, en les privant du b&#233;n&#233;fice du progr&#232;s m&#233;dical&#8230; puisque celui-ci n'est pas service public et que les trusts &#233;vitent d'embl&#233;e de chercher ce qui ne leur rapportera rien ou de distribuer l&#224; o&#249; les malades n'ont pas d'argent&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Ces groupes sont tr&#232;s concentr&#233;s. Ils sont immens&#233;ment riches. Pour ne (...)' id='nh6-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;36 millions de personnes sont malades du SIDA. 25,3 millions vivent en Afrique, 5,8 en Asie du sud et du sud-est. Des insolvables, des pauvres. Les 9/10&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;es&lt;/sup&gt; des malades sont donc au sud, les 9/10&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;es&lt;/sup&gt; des traitements au nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maladie du sommeil tue 150 000 Africains chaque ann&#233;e. Le m&#233;dicament qui la soigne, d'abord con&#231;u et vendu &#224; prix d'or par la firme am&#233;ricaine Merell Dow en 1985, fut presque aussit&#244;t abandonn&#233;, pour cause de non-rentabilit&#233;. Depuis, le trust franco-allemand Hoechst Marion Roussel qui a rachet&#233; le groupe et donc la mol&#233;cule, a &#233;galement refus&#233; de l'industrialiser, et l'a finalement c&#233;d&#233;e &#224; l'OMS. Celle-ci, qui n'a pas les moyens de la produire, esp&#232;re convaincre des m&#233;c&#232;nes, comme&#8230; Bill Gates, de la financer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; des maladies en recrudescence comme le paludisme ou la tuberculose la recherche reste au point mort, parce que ce sont des maladies de pauvres. On compte 8 millions de personnes contamin&#233;es chaque ann&#233;e par la tuberculose. Parmi elles, selon M&#233;decins Sans Fronti&#232;res, seulement 400 000 patients solvables&#8230; Beaucoup de malades, peu de clients. Toutes les 10 secondes, 1 personne meurt donc de la tuberculose dans le monde. Quant au paludisme, il tue 900 000 personnes par an en Afrique&#8230; et plomberait m&#234;me la &#171; croissance &#187; du continent de 1% chaque ann&#233;e, selon de savants calculs ! 50 millions de francs ont &#233;t&#233; investis cette ann&#233;e pour financer la recherche d'un vaccin. Bien moins que les revenus du moindre des PDG des g&#233;ants priv&#233;s de la pharmacie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Au service du public et g&#233;r&#233; par le public&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La production et distribution des aliments, la recherche m&#233;dicale, ou m&#234;me la construction des automobiles ou encore l'extraction du p&#233;trole sont tout autant du domaine de l'int&#233;r&#234;t public que la construction et l'entretien des routes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, il n'y a pas plus de justification &#233;conomique, sociale ou humaine &#224; remettre &#224; des int&#233;r&#234;ts individuels de la minorit&#233; de possesseurs de capitaux un secteur plut&#244;t qu'un autre. Mais la raison de la mise en place d'un secteur public, loin d'&#234;tre en fonction de l'int&#233;r&#234;t de la population, a &#233;t&#233; la volont&#233; d'utiliser les moyens &#233;tatiques, centralis&#233;s, &#224; fonds collectifs, quand les patrons priv&#233;s n'auraient pas r&#233;alis&#233;s ces investissements, notamment apr&#232;s la deuxi&#232;me guerre mondiale. Du coup, le secteur &#171; public &#187; n'a pas &#233;t&#233; si public que cela. Il n'a cess&#233; d'&#234;tre au service du priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui en ont soulign&#233; les d&#233;fauts ont g&#233;n&#233;ralement omis de pr&#233;ciser qu'ils provenaient des objectifs et de la nature de l'Etat : le soutien &#224; une minorit&#233; de profiteurs. Par ailleurs ceux qui d&#233;fendent un vrai service public dans tel ou tel secteur, comme la sant&#233; ou l'&#233;ducation, doivent &#233;galement comprendre que ce caract&#232;re public ne peut &#234;tre assur&#233; que dans un Etat qui serait au service du public et dans une &#233;conomie qui le serait &#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne signifie nullement que tout devra y &#234;tre g&#233;r&#233; par un pouvoir central omnipr&#233;sent et omnipotent, ultra-bureaucratique incontr&#244;lable. L'int&#233;r&#234;t du public n'a rien d'oppos&#233;, dans la plupart des t&#226;ches, &#224; la gestion par la population, au niveau des localit&#233;s, des entreprises, des secteurs d'activit&#233;. Il s'oppose seulement &#224; l'objectif de rentabilit&#233; pour une minorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire m&#234;me, la mise au service du public de l'ensemble de l'activit&#233; sociale suppose l'intervention directe, &#224; chaque fois que cela est n&#233;cessaire, des acteurs eux-m&#234;mes qui doivent, autant que possible, &#234;tre les d&#233;cideurs. Le caract&#232;re de plus en plus technique de l'activit&#233; &#233;conomique n'est absolument pas un obstacle pour que toute la population prenne les d&#233;cisions la concernant. Les bourgeois, leurs d&#233;cideurs &#233;conomiques ou leurs repr&#233;sentants &#233;tatiques, ne sont pas eux non plus des sp&#233;cialistes scientifiques et techniques. Ils savent prendre conseil mais d&#233;cident en fonction de leurs int&#233;r&#234;ts. La population est tout aussi capable de prendre des avis autoris&#233;s avant de d&#233;cider. Mais elle tranchera en fonction de consid&#233;rations bien diff&#233;rentes des profiteurs et gestionnaires de la gabegie capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; mise au service du public ne signifie donc pas l'hypertrophie de l'Etat. Elle signifie un fonctionnement bien plus &#233;conomique m&#234;me s'il est moins fond&#233; sur ce qu'on appelle aujourd'hui l'&#233;conomie, c'est-&#224;-dire des int&#233;r&#234;ts financiers, et plus fond&#233; sur l'objectif humain et social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aurait donc de quoi constituer un merveilleux service public mondial de la sant&#233;. Apr&#232;s pourrait venir le tour des rois du b&#233;ton, des multinationales du grain et du b&#233;tail, des g&#233;ants de la distribution, des monopoles de l'eau. La premi&#232;re &#233;tape sera d'exproprier la bourgeoisie industrielle et financi&#232;re, ses trusts, leur prendre leurs capitaux, leurs laboratoires et leurs usines, et les mettre au service de toute la soci&#233;t&#233;, en clair les r&#233;duire &#224; des services publics justement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand service public que le mouvement ouvrier avait l'habitude, &#224; une &#233;poque, d'appeler le socialisme ou le communisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb6-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6-1' class='spip_note' title='Notes 6-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ces groupes sont tr&#232;s concentr&#233;s. Ils sont immens&#233;ment riches. Pour ne reprendre que l'exemple des trusts pharmaceutiques, les 2/3 du march&#233; mondial des m&#233;dicaments sont tenus par une vingtaine d'entre eux. L'ann&#233;e 2000 a &#233;t&#233; une ann&#233;e faste : 58 milliards de profits pour GlaxoSmithKline (+13%), 36,5 pour Roche (+50%), 7,58 pour Aventis (+63%), etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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