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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> L'Ordre du jour
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		<description>L'Ordre du jour &lt;br /&gt;D'&#201;ric Vuillard &lt;br /&gt;Actes Sud, 160 pages, avril 2017, 16 &#8364;. L'ouvrage, qui vient de recevoir le prix Goncourt, n'est ni un roman, ni un livre d'histoire. Mais, mieux, un zoom d&#233;vastateur sur les coulisses de l'histoire du nazisme, de la prise du pouvoir en 1933 &#224; l'annexion de l'Autriche (Anschluss) en 1938. &lt;br /&gt;Le r&#233;cit s'ouvre sur la r&#233;union du 20 f&#233;vrier 1933 o&#249; vingt-quatre repr&#233;sentants du grand patronat allemand (Gustav Krupp, Wilhelm von Opel, etc.) rencontrent Hitler et Goering. En leur&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Ordre du jour&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;D'&#201;ric Vuillard&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actes Sud, 160 pages, avril 2017, 16 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage, qui vient de recevoir le prix Goncourt, n'est ni un roman, ni un livre d'histoire. Mais, mieux, un zoom d&#233;vastateur sur les coulisses de l'histoire du nazisme, de la prise du pouvoir en 1933 &#224; l'annexion de l'Autriche (&lt;em&gt;Anschluss&lt;/em&gt;) en 1938.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;cit s'ouvre sur la r&#233;union du 20 f&#233;vrier 1933 o&#249; vingt-quatre repr&#233;sentants du grand patronat allemand (Gustav Krupp, Wilhelm von Opel, etc.) rencontrent Hitler et Goering. En leur garantissant que l'ordre nouveau respectera la propri&#233;t&#233; priv&#233;e et mettra au pas la classe ouvri&#232;re, les dirigeants nazis obtiennent des capitalistes le financement de la campagne &#233;lectorale qui permettra &#224; Hitler d'achever sa conqu&#234;te du pouvoir. L'un des patrons r&#233;sume, terre-&#224;-terre : &lt;em&gt;&#171; Et maintenant messieurs, &#224; la caisse ! &#187;&lt;/em&gt; Apr&#232;s cette entr&#233;e en mati&#232;re, le lecteur suit pas &#224; pas la politique d'annexion de l'Autriche et les compromissions des hommes d'&#201;tat fran&#231;ais, anglais et autrichiens face &#224; la brutalit&#233; de leurs homologues nazis, ces hommes nouveaux, issus des classes moyennes ou des bas-fonds, qui se rient de la l&#233;galit&#233; bourgeoise et ne comprennent que la force brute qui fonde les rapports imp&#233;rialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;ric Vuillard cherche &#224; changer le regard que notre &#233;poque porte sur ces &#233;v&#233;nements, en soulignant combien ce regard reste marqu&#233; par la propagande du temps, qui pr&#233;sentait la progression du nazisme comme irr&#233;sistible. En racontant l'&lt;em&gt;Anschluss&lt;/em&gt;, l'auteur d&#233;crit ainsi la gigantesque panne de l'arm&#233;e d'invasion allemande, un tragi-comique rat&#233; de l'histoire. S'il ne s'int&#233;resse pas aux causes du fascisme, il met en lumi&#232;re l'une des raisons de son succ&#232;s : la complicit&#233; active ou passive des bourgeoisies europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vuillard excelle dans un style exigeant qui associe satire et analyse, politique et po&#233;sie. Il met ce style au service d'une lecture vivante de l'histoire et se place &#224; la hauteur (ou, pour mieux dire, &#224; la bassesse) de ses personnages. Le portrait des vingt-quatre grands bailleurs de fonds du fascisme est d'autant plus remarquable qu'il montre l'inconsistance de ces hommes qui &lt;em&gt;&#171; se tiennent l&#224; impassibles, comme vingt-quatre machines &#224; calculer aux portes de l'Enfer &#187;&lt;/em&gt;. Derri&#232;re ces &#233;pouvantails, Vuillard donne &#224; voir l'implacable logique du profit &#8211; ce grand capital qu'ils ont incarn&#233;, qui leur a surv&#233;cu et qui nous est si familier : &#171; &lt;em&gt;Ainsi, les vingt-quatre ne s'appellent ni Schnitzler, ni Witzleben, ni Schmitt, ni Finck, ni Rostberg, ni Heubel, comme l'&#233;tat civil nous incite &#224; le croire. Ils s'appellent BASF, Bayer, Agfa, Opel, IG Farben, Siemens, Allianz, Telefunken. Sous ces noms, nous les connaissons. [&#8230;] Ils sont nos voitures, nos machines &#224; laver, nos produits d'entretien, nos radios-r&#233;veils, l'assurance de notre maison, la pile de notre montre &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers l'exemple du iiie Reich, Vuillard fait le proc&#232;s du capitalisme contemporain et du cynisme de ses dirigeants, pr&#233;occup&#233;s de la seule marche des affaires. Une lecture &#224; l'ordre du jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dino BATTAGLIA&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Cette terre promise
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		<description>Cette terre promise &lt;br /&gt;D'Erich Maria Remarque &lt;br /&gt;Stock, 486 pages, 23 euros (se trouve facilement d'occasion autour de 6 euros). C'est le dernier roman (inachev&#233;) d'Erich Maria Remarque, &#233;crit peu avant sa mort en 1970, traduit pour la premi&#232;re fois en fran&#231;ais en janvier 2017, publi&#233; &#224; titre posthume en allemand en 1998 (Das gelobte Land). Ce roman de l'auteur de &#192; l'Ouest rien de nouveau (1929) a pour fond cette partie de sa vie qui s'est d&#233;roul&#233;e dans sa condition de migrant, fuyant &#224; travers diff&#233;rents&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette terre promise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;D'Erich Maria Remarque&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stock, 486 pages, 23 euros (se trouve facilement d'occasion autour de 6 euros).&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;C'est le dernier roman (inachev&#233;) d'Erich Maria Remarque&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;&#233;crit peu avant sa mort en 1970, traduit pour la premi&#232;re fois en fran&#231;ais en janvier 2017, publi&#233; &#224; titre posthume en allemand en 1998 &lt;em&gt;(Das gelobte Land).&lt;/em&gt; Ce roman de l'auteur de &lt;em&gt;&#192; l'Ouest rien de nouveau &lt;/em&gt;(1929) a pour fond cette partie de sa vie qui s'est d&#233;roul&#233;e dans sa condition de migrant, fuyant &#224; travers diff&#233;rents pays europ&#233;ens le nazisme ainsi que les gouvernements qui poursuivaient sa sale besogne, pour se retrouver finalement aux &#201;tats-Unis, en passant par le centre de tri d'Ellis Island. D'o&#249; un grand nombre des d&#233;sesp&#233;r&#233;s qui attendaient un refuge furent par ailleurs renvoy&#233;s, pour finir en grand nombre dans les camps nazis. Les autres entamant alors pour la plupart une vie de clandestins dans cette &#171; terre promise &#187;. Une situation qui n'est pas sans rappeler ce qui passe aujourd'hui avec les migrants essayant d'&#233;chapper aux guerres et &#224; la mis&#232;re, toujours bien actuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Plus jamais &#231;a ! &#187; fut-il proclam&#233; apr&#232;s les terribles destructions et les millions de victimes de la seconde guerre mondiale, et pourtant&#8230; Ce que l'auteur d&#233;crit, c'est avant tout le d&#233;sespoir &#8211; son d&#233;sespoir &#8211; de cette condition de migrants, parmi lesquels un grand nombre de juifs. Lui-m&#234;me, pour les besoins de sa fuite et plus tard son int&#233;gration, a v&#233;cu sous une fausse identit&#233; le classant dans cette cat&#233;gorie. Dans ce milieu de clandestins, des intellectuels pour un certain nombre, on boit beaucoup, on se suicide beaucoup&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Terrible r&#233;cit. Indispensable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louis GUILBERT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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