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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title>Editorial : Un changement ? Au gouvernement ?
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Sous les coups de boutoir des salari&#233;s de la sant&#233;, des finances et des enseignants, Jospin a pr&#233;f&#233;r&#233; jouer l'esquive. Le remaniement minist&#233;riel a &#233;cart&#233; les ministres les plus d&#233;savou&#233;s, int&#233;grant encore davantage les sages alli&#233;s Verts et PCF : un gouvernement cr&#233;&#233; pour voguer vers les &#233;lections municipales en gardant strictement le m&#234;me cap, m&#234;me si le coup de vent des luttes sociales a fait quelque peu louvoyer la gal&#232;re. &lt;br /&gt;Ce gouvernement Jospin 2 ne promet rien d'autre que la continuation des attaques&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-9-mai-juin-2000-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 9, mai-juin 2000
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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sous les coups de boutoir des salari&#233;s de la sant&#233;, des finances et des enseignants, Jospin a pr&#233;f&#233;r&#233; jouer l'esquive. Le remaniement minist&#233;riel a &#233;cart&#233; les ministres les plus d&#233;savou&#233;s, int&#233;grant encore davantage les sages alli&#233;s Verts et PCF : un gouvernement cr&#233;&#233; pour voguer vers les &#233;lections municipales en gardant strictement le m&#234;me cap, m&#234;me si le coup de vent des luttes sociales a fait quelque peu louvoyer la gal&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce gouvernement Jospin 2 ne promet rien d'autre que la continuation des attaques de Jospin 1. Et pour mieux le prouver, le PS a mis aux commandes des finances Laurent Fabius, l'ap&#244;tre de la baisse des imp&#244;ts pour les riches et des fonds de pension.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Chacun avec sa propre musique, patronat et gouvernement continuent leurs attaques contre les salari&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les enseignants ont r&#233;ussi &#224; chasser Claude All&#232;gre. Mais Jack Lang et Jean-Luc M&#233;lenchon ont remis l'ouvrage sur le m&#233;tier pour faire avancer les r&#233;formes de leur pr&#233;d&#233;cesseur. Dans la fonction publique, l'objectif reste d'utiliser les 35 heures comme moyen d'introduire la flexibilit&#233; et l'annualisation. Et Jospin montre du doigt les fonctionnaires pour les aligner sur les 40 annuit&#233;s du priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patronat pousse l'avantage en enfermant les bureaucraties syndicales dans le noeud coulant du paritarisme pour faire avancer sa &#171; refondation sociale &#187; qui vise &#224; mettre en pi&#232;ces la protection sociale et les accords collectifs. Et Denis Kessler, vice-pr&#233;sident du MEDEF, a beau jeu de dire que celui-ci ne fait que proposer d'&#233;largir des r&#233;formes d&#233;j&#224; engag&#233;es par le gouvernement lui-m&#234;me. Qui a cr&#233;&#233; les contrats pr&#233;caires de cinq ans sinon Martine Aubry avec les emplois jeunes ? Et qui d'autre que le gouvernement et Nicole Notat ont &#339;uvr&#233; &#224; diminuer toujours davantage les indemnit&#233;s ch&#244;mage ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La soumission de la gauche plurielle vient de trouver une nouvelle concr&#233;tisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le plan de &#171; r&#233;gulation &#233;conomique &#187; du gouvernement, pas question de s'en prendre aux patrons qui suppriment des emplois &#224; tour de bras pour augmenter la r&#233;mun&#233;ration du capital, pas question non plus que la croissance soit l'occasion de redistribuer les fruits de celle-ci &#224; ceux qui cr&#233;ent les richesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle audacieuse politique socialiste qui augmente la fiscalit&#233;, en mati&#232;re de stock-options, sur les plus-values sup&#233;rieures &#224; 1 million de francs&#8230; pour mieux d&#233;taxer celles qui sont en dessous ! Il a bien fallu contenter un peu le PS qui criait tel Tartuffe : &#171; Cachez ces stocks que je ne saurais voir ! &#187;. Mais en fait, &#224; la veille des propositions gouvernementales pour ent&#233;riner les syst&#232;mes d'&#233;pargne salariale, c'est bien une all&#233;geance totale &#224; l'augmentation des in&#233;galit&#233;s et &#224; la remise en cause des salaires que proclame la gauche plurielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette politique d'attaque contre les salari&#233;s, nombreuses sont les gr&#232;ves contre la loi de flexibilit&#233; de Martine Aubry, notamment &#224; La Poste. Et les derni&#232;res &#233;lections &#224; la SNCF ont manifest&#233; le d&#233;saveu des cheminots vis &#224; vis de l'accord sc&#233;l&#233;rat Gayssot-CGT-CFDT. M&#234;me dans la dispersion, et malgr&#233; la complicit&#233; gouvernement-directions conf&#233;d&#233;rales, ces r&#233;actions ouvri&#232;res expriment les int&#233;r&#234;ts des salari&#233;s. Mais pour que ceux-ci soient r&#233;ellement d&#233;fendus il reste toujours pour tous les militants honn&#234;tes, de toutes les couleurs politiques ou syndicales, &#224; faire en sorte que ces r&#233;actions convergent en un mouvement d'ensemble.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Autour de la &#171; refondation sociale &#187; : Le feuilleton &#171; MEDEF-syndicats &#187; continue
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>MEDEF
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		<dc:subject>Syndicats
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		<description>Avec en arri&#232;re-fond la menace de se retirer de tous les organismes paritaires de protection sociale d'ici la fin de l'ann&#233;e 2000, le MEDEF pousse en avant sa &#171; refondation sociale &#187;. Elle a d&#233;j&#224; donn&#233; lieu &#224; une s&#233;rie de r&#233;unions avec les conf&#233;d&#233;rations syndicales. &lt;br /&gt;Personne ne pouvait s&#233;rieusement penser que le MEDEF ait eu l'intention de faire aux syndicats des propositions &#171; honn&#234;tes &#187;, au sens o&#249; il puisse y avoir quoi que ce soit de bon &#224; en tirer pour les travailleurs. Les porte-parole du patronat avaient&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec en arri&#232;re-fond la menace de se retirer de tous les organismes paritaires de protection sociale d'ici la fin de l'ann&#233;e 2000, le MEDEF pousse en avant sa &#171; refondation sociale &#187;. Elle a d&#233;j&#224; donn&#233; lieu &#224; une s&#233;rie de r&#233;unions avec les conf&#233;d&#233;rations syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne ne pouvait s&#233;rieusement penser que le MEDEF ait eu l'intention de faire aux syndicats des propositions &#171; honn&#234;tes &#187;, au sens o&#249; il puisse y avoir quoi que ce soit de bon &#224; en tirer pour les travailleurs. Les porte-parole du patronat avaient d'ailleurs clairement annonc&#233; la couleur et ils l'avaient fait sous la forme d'un ultimatum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'&#224; cela ne tienne ! Ce n'est pas &#231;a qui pouvait emp&#234;cher tous les dirigeants syndicaux d'occuper avec empressement la place offerte par le MEDEF autour du tapis vert. Quand bien m&#234;me c'&#233;tait pour y discuter de la remise en cause de ce qui reste de la l&#233;gislation et des acquis favorables aux travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les projets patronaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le MEDEF veut donner &#224; la politique contractuelle une priorit&#233; sur la loi. Aujourd'hui si des accords d'entreprises sont inf&#233;rieurs &#224; la loi, c'est la loi qui s'applique. Et un patron qui ne la respecte pas peut en principe &#234;tre condamn&#233; par les tribunaux. En revanche si les v&#339;ux du MEDEF venaient &#224; &#234;tre exauc&#233;s, les r&#233;glementations d&#233;coulant du code du travail pourraient &#234;tre rendues caduques par des simples accords d'entreprises ou de branches, voire m&#234;me par des contrats individuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre chapitre de la &#171; refondation sociale &#187;, l'assurance-ch&#244;mage : la convention UNEDIC vient &#224; expiration le 30 juin et elle doit de toute fa&#231;on &#234;tre rediscut&#233;e d'ici l&#224;. Pour l'occasion, le patronat veut instaurer un syst&#232;me visant &#224; &#171; acc&#233;l&#233;rer le retour &#224; l'emploi des ch&#244;meurs &#187;, mais &#224; sa mani&#232;re&#8230; par des sanctions plus draconiennes contre ceux qui ont perdu leur emploi. Le dispositif propos&#233; consiste en l'&#233;tablissement d'un &#171; bilan de comp&#233;tence &#187; propre &#224; chacun des ch&#244;meurs, lequel sera suivi d'une proposition de stage ou d'emploi, et en cas de refus se traduira pour l'int&#233;ress&#233; par une baisse voire la suppression de ses indemnit&#233;s de ch&#244;mage !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit ni plus ni moins que d'obliger le travailleur sans emploi &#224; accepter &#224; n'importe quel prix n'importe lequel de ces &#171; jobs &#187; que les patrons &#171; g&#233;n&#233;reusement &#187;, en cette p&#233;riode d'expansion, sont pr&#234;ts &#224; lui offrir. Un bon moyen de faire une pression &#224; la baisse sur l'ensemble des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les patrons en demandent davantage &#233;galement en mati&#232;re de pr&#233;carit&#233;. Les actuels CDD (contrats &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e) et l'int&#233;rim, qui ont connu une vertigineuse ascension ces derni&#232;res ann&#233;es, ne leur suffisent plus. C'est &#224; l'occasion de la discussion sur l'assurance-ch&#244;mage que le MEDEF a pr&#233;sent&#233; sa volont&#233; de mettre en place deux nouveaux contrats provisoires de travail visant &#224; remplacer les CDI (contrats &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e) : les &#171; contrats de mission &#187; &#224; l'image des &#171; contrats de chantier &#187;, et les &#171; contrats &#224; dur&#233;e maximum &#187; de 5 ans, &#224; l'image des &#171; contrats emploi-jeunes &#187; invent&#233;s par ce gouvernement et d&#233;j&#224; en &#339;uvre dans la fonction publique. Avec ce type de contrats, plus de probl&#232;mes de licenciements pour les patrons, plus besoin de plans sociaux ni m&#234;me d'indemnit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patronat a par ailleurs, au cours des discussions pr&#233;c&#233;dentes, d&#233;j&#224; affich&#233; son projet de &#171; retraite &#224; la carte &#187;. Dans un premier temps il propose de faire sauter le verrou de la retraite &#224; 60 ans pour les retraites compl&#233;mentaires, en rempla&#231;ant la r&#232;gle actuelle par une modulation des pensions en fonction de l'&#226;ge du d&#233;part, avec minoration en dessous de 60 ans et majoration au del&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Restent &#224; venir les discussions sur la formation professionnelle, l'&#233;galit&#233; professionnelle, l'encadrement et la protection sociale qui doivent avoir lieu au second semestre de cette ann&#233;e. Aucun doute que les propositions du MEDEF soient de la m&#234;me eau que celles qui pr&#233;c&#232;dent.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les protestations syndicales&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le plus ridicule dans ce feuilleton, ce sont les cris d'orfraie pouss&#233;s par les repr&#233;sentants des conf&#233;d&#233;rations syndicales. Les dirigeants syndicaux unanimes ont un moment tent&#233; de nous faire croire qu'ils n'auraient jamais pens&#233; que le patronat puisse aller aussi loin ! Mais leurs protestations ne vont pas jusqu'&#224; s'adresser &#224; toutes les pr&#233;tendues propositions du patronat &#8211; les &#171; incitations au retour &#224; l'emploi &#187; ont trouv&#233; une oreille complaisante aupr&#232;s de certains par exemple &#8211; mais uniquement aux nouveaux contrats de travail visant &#224; remplacer les CDI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cinq syndicats interlocuteurs du MEDEF ont adress&#233; une lettre commune &#224; ce dernier : &#171; Les organisations syndicales ne sauraient accepter comme ordre du jour et conclusions des travaux du groupe, les seules propositions pr&#233;sent&#233;es par les organisations patronales &#187; et elles ont demand&#233; que soient discut&#233;s lors de la r&#233;union suivante &#171; le diagnostic de la situation de l'emploi et de la r&#233;alit&#233; de la pr&#233;carit&#233; &#187; et un &#171; bilan des dispositifs l&#233;gislatifs et conventionnels &#187;, faute de quoi elles claqueraient la porte&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bigre ! Le patronat en a tellement &#233;t&#233; effray&#233;, qu'&#224; la s&#233;ance suivante il a accept&#233; de les &#233;couter poliment&#8230; mais sans retirer ses propositions. &#171; Nous n'&#233;tions pas l&#224; pour n&#233;gocier, mais pour &#233;couter les propositions que les syndicats avaient &#224; faire ; nous allons maintenant travailler &#224; partir de nos propositions qui restent valables et de celles qui nous sont faites &#187; a conclu le repr&#233;sentant patronal &#224; l'issue de la r&#233;union. Mais cela n'a pas emp&#234;ch&#233; des repr&#233;sentants syndicaux de se f&#233;liciter du nouvel esprit de la n&#233;gociation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La &#171; menace &#187; gouvernementale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le jeu entre les syndicats et le MEDEF n'a h&#233;las pas le m&#233;rite de la nouveaut&#233;. Le patronat tape du poing sur la table, demande le maximum, et quand il revoit un peu ses prix ou simplement y met un autre ton, cela suffit &#224; des dirigeants syndicaux pour pr&#233;tendre avoir obtenu quelque chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sc&#233;nario initi&#233; par le MEDEF serait cependant trop &#233;l&#233;mentaire s'il ne mettait pas en sc&#232;ne le gouvernement et la &#171; gauche plurielle &#187;. Le gouvernement Jospin brandit depuis des mois et m&#234;me des ann&#233;es la menace de faire une loi pour limiter l'abus du travail pr&#233;caire. Sans &#234;tre jamais pass&#233; &#224; l'acte. Il aurait d&#233;j&#224; pu faire appliquer la r&#233;glementation existante que le patronat bafoue all&#233;grement au vu et au su des &#171; autorit&#233;s &#187;. Mais non. Son projet de loi consisterait, selon ce que nous en livre la presse, &#224; moduler les all&#233;gements de cotisations sociales dont b&#233;n&#233;ficient les entreprises pour celles qui abusent du travail pr&#233;caire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moduler quelques-uns des cadeaux fait au patronat ? En voil&#224; une menace ! Cela n'emp&#234;chera aucunement le d&#233;veloppement de la pr&#233;carit&#233;. Pire, si un tel texte voit le jour, il l&#233;galisera les abus de fait de la pr&#233;carit&#233;, m&#234;me si c'est en contrepartie de subventions minor&#233;es aux patrons qui en usent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux partis de la gauche plurielle, le PCF, le PS, ils ont tenu eux aussi &#224; se poser en adversaires du MEDEF. Le PCF a d&#233;nonc&#233; le &#171; coup d'Etat du patronat &#187; et le PS a fait part de son opposition &#171; farouche &#187;. Le PCF veut prendre la t&#234;te de la mobilisation contre le projet patronal et invite &#171; le mouvement social &#187; &#224; s'associer &#224; lui. Il appelle &#224; un &#171; v&#233;ritable front des progressistes &#187; contre &#171; la refondation sociale &#187; du MEDEF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert Hue ainsi que Fran&#231;ois Hollande&#8230; ont demand&#233; audience au &#171; baron Seilli&#232;re &#187;, qui n'a pas refus&#233; de les recevoir. On va voir ce que l'on va voir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute cette com&#233;die n'est finalement destin&#233;e qu'&#224; faire passer &#224; moindre frais l'essentiel des volont&#233;s du patronat, tout en essayant de maintenir au mieux la paix sociale et sans le faire payer trop cher aux partis de la gauche plurielle lors des prochaines &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25 avril 2000, Louis GUILBERT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Finances : des syndicats pouss&#233;s par la d&#233;termination des gr&#233;vistes
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Finances-des-syndicats-pousses-par-la-determination-des-grevistes</link>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>Depuis plus de vingt ans, les gouvernements cherchent &#224; r&#233;former le minist&#232;re des Finances afin de diminuer les &#171; co&#251;ts &#187; du service public, et transf&#233;rer certaines activit&#233;s au secteur priv&#233;. C'est le projet ressorti par Strauss-Kahn en septembre 1999, encourag&#233; par la d&#233;marche &#171; constructive &#187; des f&#233;d&#233;rations syndicales. Tr&#232;s rapidement, les agents se sont rendus compte que cette r&#233;forme signifierait la fermeture de nombreux centres, et la suppression de milliers d'emplois. &lt;br /&gt;Au vu du m&#233;contentement, la CGT a&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-9-mai-juin-2000-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 9, mai-juin 2000
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus de vingt ans, les gouvernements cherchent &#224; r&#233;former le minist&#232;re des Finances afin de diminuer les &#171; co&#251;ts &#187; du service public, et transf&#233;rer certaines activit&#233;s au secteur priv&#233;. C'est le projet ressorti par Strauss-Kahn en septembre 1999, encourag&#233; par la d&#233;marche &#171; constructive &#187; des f&#233;d&#233;rations syndicales. Tr&#232;s rapidement, les agents se sont rendus compte que cette r&#233;forme signifierait la fermeture de nombreux centres, et la suppression de milliers d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au vu du m&#233;contentement, la CGT a appel&#233; &#224; une journ&#233;e d'action le 26 novembre. Les syndicats majoritaires, FO et le SNUI, pour ne pas se laisser distancer, se joignirent &#224; une deuxi&#232;me journ&#233;e de gr&#232;ve le 17 d&#233;cembre (30 % de gr&#233;vistes sur les 180 000 du Minist&#232;re).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis ce moment, les f&#233;d&#233;rations syndicales furent unies pour demander... l'ouverture de n&#233;gociations, en se gardant bien de demander le retrait du projet. Elles n'appel&#232;rent &#224; une nouvelle journ&#233;e d'action que pour le 20 janvier 2000 ! Mais cette fois, il y eut 60 % de gr&#233;vistes, surtout en province (75 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve fut reconduite &#224; la seule initiative de ceux qui militaient pour le retrait pur et simple du projet. Face &#224; cette d&#233;termination, les syndicats ne purent que suivre le mouvement, et, en province, la mobilisation s'accentua jusqu'au 27 janvier et au 3 f&#233;vrier, journ&#233;es de manifestation nationale &#224; Bercy (pr&#232;s de 15 000 devant le Minist&#232;re). D&#232;s lors, nous ne re&#231;&#251;mes plus aucun tract des f&#233;d&#233;rations syndicales, qui ne pr&#233;voyaient plus aucune journ&#233;e d'action... sinon pour le 16 mars !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le &#171; tournant &#187; des syndicats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les f&#233;d&#233;rations ne proposaient que des rassemblements dans les centres pour &#171; peser &#187; sur les n&#233;gociations, qui reprenaient le 10 f&#233;vrier. Contre les f&#233;d&#233;rations et &#224; l'initiative de militants d'extr&#234;me gauche, pr&#232;s de 400 personnes se r&#233;unirent ce jour devant Bercy. Apr&#232;s 7 heures de n&#233;gociations, la r&#233;forme &#233;tait confirm&#233;e. Sautter, l'&#233;ph&#233;m&#232;re ministre, comptait sur le pourrissement du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mal lui en prit, l'action prit un tour in&#233;dit, par le blocage des d&#233;partements informatiques (DI) un peu partout en province (blocage des recettes, pas des d&#233;penses).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors le 23 f&#233;vrier, les syndicats prirent un ton radical, appuy&#232;rent le blocage, boycott&#232;rent les n&#233;gociations du 3 mars. Finalement, dans la nuit du 20 mars, apr&#232;s une semaine de blocage quasi-total des finances de l'&#201;tat, Sautter a retir&#233; le projet de r&#233;forme. Au piquet de gr&#232;ve, le lendemain matin, la satisfaction, mais aussi la m&#233;fiance se lisaient sur les visages. Beaucoup n'y croyaient tout simplement pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve continua encore quelques jours (surtout en province). C'est que la victoire apparut &#224; certains &#171; trop facile &#187;. A juste titre ? Fin avril, les n&#233;gociations entre syndicats et Ministre ont repris. Fabius, qui a remplac&#233; Sautter, d&#233;clare que la r&#233;forme &#171; n'est plus &#224; l'ordre du jour &#187;, parle de &#171; dialogue &#187; et de &#171; concertation &#187;, tout en r&#233;affirmant la n&#233;cessit&#233; de &#171; ma&#238;triser les d&#233;penses publiques &#187;. Dans les services, il y a beaucoup de remue-m&#233;nage, de restructurations locales. Il semble que c'est par le bas, en regroupant le travail dans certains centres, dans certains services, et en retirant le travail ailleurs, que le gouvernement va essayer d'atteindre ses objectifs. Plus que jamais il faudra savoir ne pas se laisser diviser ni grignoter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 mai 2000. F.R.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Elections SNCF : Aubry et l'effet boomerang
</title>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>SNCF
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		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>La SNCF est un bastion traditionnel de la CGT, d'o&#249; sont sortis nombre de dirigeants de la conf&#233;d&#233;ration dont Bernard Thibault qui en dirige le recentrage depuis quelques ann&#233;es. Dans ce climat la CGT SNCF a donc sign&#233; l'accord des 35h, qui attaque &#224; la fois les conditions de travail et les salaires des cheminots. &lt;br /&gt;Dans une moindre mesure on attendait aussi le r&#233;sultat de l'autre signataire, la CFDT amput&#233;e d'un gros morceau parti &#224; SUD en 96, dont le secr&#233;taire s'est aussi illustr&#233; en condamnant les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-9-mai-juin-2000-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 9, mai-juin 2000
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La SNCF est un bastion traditionnel de la CGT, d'o&#249; sont sortis nombre de dirigeants de la conf&#233;d&#233;ration dont Bernard Thibault qui en dirige le recentrage depuis quelques ann&#233;es. Dans ce climat la CGT SNCF a donc sign&#233; l'accord des 35h, qui attaque &#224; la fois les conditions de travail et les salaires des cheminots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une moindre mesure on attendait aussi le r&#233;sultat de l'autre signataire, la CFDT amput&#233;e d'un gros morceau parti &#224; SUD en 96, dont le secr&#233;taire s'est aussi illustr&#233; en condamnant les gr&#233;vistes s'opposant au projet d'accord 35h au printemps 99, au moment m&#234;me o&#249; les opposants &#224; la ligne Notat, dont les Cheminots CFDT, dissolvaient leur regroupement Tous Ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin SUD, qui avec la FGAAC (les autonomes agents de conduite) et toutes les autres organisations syndicales figurait parmi les opposants &#224; l'accord 35h., conna&#238;trait-elle une forte progression ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet c'est cet accord et son d&#233;but d'application qui pr&#233;occupe depuis plus d'un an les cheminots. S'il y a eu de tr&#232;s nombreux conflits, ils sont rest&#233;s locaux, &#224; part le mouvement des agents de conduite du printemps 99, par la volont&#233; des principaux syndicats. Mais les autres se sont content&#233;s de condamner, de protester, sans cacher bien souvent que leur seule pr&#233;occupation et leur espoir &#233;tait de r&#233;cup&#233;rer les d&#233;&#231;us de la CGT et de la CFDT. Effectivement parmi les agents de conduite des cartes ont vol&#233; et la FGAAC et dans une moindre mesure SUD r&#233;cup&#233;raient une partie des d&#233;&#231;us. Mais il n'y a eu pratiquement aucun appel &#224; la globalisation, aucune tentative de d&#233;marrer un mouvement d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 23 mars au soir, les r&#233;sultats des &#233;lections des d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel &#233;taient sans appel :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; la CGT (42 %) perd 7 % globalement et 12 % chez les agents de conduite&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la CFDT (19 %) perd 1 %&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la FGAAC (pour les seuls agents de conduite) gagne 7 %&lt;/li&gt;&lt;li&gt; SUD (10,6 %) gagne 4 %.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les variations sont similaires pour les &#233;lections des comit&#233;s d'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La participation fut, comme toujours &#224; la SNCF, &#224; plus de 80 %. Il est donc clair que les cheminots sont all&#233;s exprimer leur d&#233;saccord avec une politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;30 avril 2000, Bertrand LEPAGE&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;SNCF Paris Saint-Lazare : comment l'esprit de boutique vint &#224; SUD&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A Saint-Lazare, comme ailleurs, les cheminots ont profit&#233; des &#233;lections professionnelles pour sanctionner CGT et CFDT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principal b&#233;n&#233;ficiaire des &#233;lections est le syndicat SUD. C'est surtout chez les jeunes que SUD capitalise une image de syndicat nouveau et dynamique. Dans les faits, SUD c'est une partie du vieil appareil CFDT et qui n'est pas si radical que cela. Ainsi, lors de la gr&#232;ve des guichets en novembre de l'an dernier, SUD s'&#233;tait plut&#244;t illustr&#233; par son absence et son refus d'accompagner la d&#233;l&#233;gation de gr&#233;vistes &#224; la direction r&#233;gionale. Ses commentaires sur son succ&#232;s relatif aux derni&#232;res &#233;lections professionnelles en disent long.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SUD &#233;crit : &#171; &lt;em&gt;Au niveau r&#233;gional, Sud Rail fait un bond ph&#233;nom&#233;nal au niveau du vote CE, sanctionnant la gestion archa&#239;que de la CGT. En vote DP, Sud Rail est pr&#233;dominant sur l'UO Transport et sur l'UO Escale, o&#249; la CGT est lamin&#233;e. (..) La CGT est m&#234;me &#233;radiqu&#233;e sur le site de Batignolles. Seul l'UO Vente constitue un p&#244;le de r&#233;sistance avec quelques militants CGT qui constituent l'arbre qui cache la for&#234;t du syndicat d'accompagnement national qu'est devenu la CGT&lt;/em&gt; &#187;. Le comble : dans un autre tract SUD se repr&#233;sentait&#8230; le fouet &#224; la main, tra&#238;nant encha&#238;n&#233;s les syndicats CGT et CFDT. En mati&#232;re d'esprit de boutique, on peut gu&#232;re faire mieux. Et gu&#232;re pire quand on pr&#233;tend &#339;uvrer &#224; rassembler tous les travailleurs en vue des prochaines luttes. Comme quoi il ne suffit pas d'&#234;tre un nouveau syndicat pour ne pas tra&#238;ner toutes les tares des anciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;30 avril 2000, B.R.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;EXECUTION SAINT LAZARE - DELEGUES DU PERSONNEL
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_18 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L366xH100/art367-1-742c5.gif?1528644818' width='366' height='100' alt=&#034;image 366 x 100
&#034; title=&#034;image 366 x 100
&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La Poste : 1000 mouvements mais pas de g&#233;n&#233;ralisation
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-Poste-1000-mouvements-mais-pas-de-generalisation</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>La Poste
</dc:subject>

		<description>La gr&#232;ve des postiers de Nice s'est termin&#233;e apr&#232;s 38 jours sur un relatif succ&#232;s (plus de remise en cause du travail un samedi sur deux, pas d'augmentation du volume de courrier, 14 embauches et la transformation de cinq CDD en CDI). Une centaine de travailleurs ont su, gr&#226;ce &#224; leur d&#233;termination, faire obstacle &#224; la majeure partie des projets de la direction. &lt;br /&gt;S'il est apparu comme un conflit local, ce mouvement s'inscrit en r&#233;alit&#233; dans les quelques mille gr&#232;ves qui d'apr&#232;s les f&#233;d&#233;rations&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La gr&#232;ve des postiers de Nice s'est termin&#233;e apr&#232;s 38 jours sur un relatif succ&#232;s (plus de remise en cause du travail un samedi sur deux, pas d'augmentation du volume de courrier, 14 embauches et la transformation de cinq CDD en CDI). Une centaine de travailleurs ont su, gr&#226;ce &#224; leur d&#233;termination, faire obstacle &#224; la majeure partie des projets de la direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est apparu comme un conflit local, ce mouvement s'inscrit en r&#233;alit&#233; dans les quelques mille gr&#232;ves qui d'apr&#232;s les f&#233;d&#233;rations syndicales ont touch&#233; La Poste depuis la fin 1999. Mais le plus souvent limit&#233;es &#224; un bureau ou un centre de tri.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un cheval de Troie : la loi Aubry&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La loi Aubry et son application arrivent &#224; point nomm&#233; pour acc&#233;l&#233;rer les mutations voulues par La Poste : baisser la masse salariale, augmenter les cadences, supprimer les avantages sociaux li&#233;s aux statuts de postiers (-20 % sur le budget social entre 97 et 99), supprimer les statuts prot&#233;g&#233;s, introduire la flexibilit&#233; des horaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le n&#176;1 de la direction d&#233;partementale des Hauts-de-Seine disait r&#233;cemment &#224; des syndicalistes qu'il n'&#233;tait pas possible qu'un jeune embauch&#233; reste facteur jusqu'&#224; l'&#226;ge de la retraite, le travail &#233;tant trop dur physiquement. C'est donc en toute conscience que les pontes de La Poste font leur sale besogne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les facteurs les tourn&#233;es s'allongent, le travail un samedi sur deux est remis en cause. Il est courant qu'un facteur ou une factrice tra&#238;ne ses quarante ou cinquante kilos de courrier quotidiennement. Ceux qui travaillent le jour o&#249; un coll&#232;gue est en repos en semaine (gr&#226;ce aux &#171; 35 heures &#187;) doivent assumer une tourn&#233;e de plus. De nombreuses heures ne sont pas pay&#233;es : beaucoup de postiers viennent chaque jour 1/2 heure en avance afin de pouvoir terminer leur tri &#224; l'heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les Centres de traitement du courrier les flux augmentent dans les m&#234;mes proportions que dans la distribution (environ 3 % par an), les effectifs diminuent ou se maintiennent, et on casse les brigades traditionnelles. Par exemple les anciennes brigades de nuit qui effectuaient 12 nuits par mois (3 nuits en moyenne par semaine) sont remplac&#233;es par de nouvelles qui font 16 nuits pour certaines et 20 pour d'autres. A cela s'ajoute la cr&#233;ation de brigades dites &#171; vendredi, samedi, dimanche &#187; compos&#233;es quasi exclusivement de CDD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un plan g&#233;n&#233;ral les pauses sont remises en cause directement. L'usage des heures suppl&#233;mentaires est monnaie courante et certains petits chefs n'h&#233;sitent pas &#224; faire pression (en particulier sur les jeunes) pour les imposer. Certains agents de centre de tri vont m&#234;me jusqu'&#224; effectuer 60 heures par semaine de nuit.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La r&#233;ponse qui manque&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si plus de mille conflits ont eu lieu en six mois, la direction de La Poste n'a pas recul&#233;. Sans liaisons entre eux les travailleurs sont la plupart du temps rest&#233;s isol&#233;s, cantonnant leurs revendications au plan local. Les centrales syndicales y sont toutes pour quelque chose car sous une fa&#231;ade unitaire elles n'ont jamais essay&#233; de cr&#233;er les liens entre les travailleurs en lutte, condition sine qua non &#224; une contre-offensive g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 mai 2000. Y.L.-M.V.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La r&#233;volte du mammouth
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-revolte-du-mammouth-369</link>
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		<dc:date>2000-05-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Enseignement
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Depuis deux ans il semble que les journ&#233;es d'action sans lendemain propos&#233;es par les syndicats ne suffisent plus : 7 semaines de gr&#232;ve en Seine-Saint-Denis durant le printemps de l'ann&#233;e 1998, plusieurs semaines de manifestations des lyc&#233;ens dans toute la France en novembre 1998, des mouvements de gr&#232;ve dans les lyc&#233;es de la r&#233;gion parisienne notamment en janvier-f&#233;vrier 1999 contre la r&#233;forme All&#232;gre, et durant cette m&#234;me p&#233;riode et encore &#224; la rentr&#233;e de septembre, des mouvements plus localis&#233;s mais&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis deux ans il semble que les journ&#233;es d'action sans lendemain propos&#233;es par les syndicats ne suffisent plus : 7 semaines de gr&#232;ve en Seine-Saint-Denis durant le printemps de l'ann&#233;e 1998, plusieurs semaines de manifestations des lyc&#233;ens dans toute la France en novembre 1998, des mouvements de gr&#232;ve dans les lyc&#233;es de la r&#233;gion parisienne notamment en janvier-f&#233;vrier 1999 contre la r&#233;forme All&#232;gre, et durant cette m&#234;me p&#233;riode et encore &#224; la rentr&#233;e de septembre, des mouvements plus localis&#233;s mais prolong&#233;s dans le primaire comme dans le secondaire sur les probl&#232;mes de carte scolaire (fermetures de classes), de DHG (dotation horaire globale), et de classement en ZEP (zone d'&#233;ducation prioritaire). All&#232;gre a sans doute cristallis&#233; le m&#233;contentement dans un milieu qui est pourtant traditionnellement favorable aux partis de la gauche plurielle, mais les probl&#232;mes sont bien plus profonds.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;En toile de fond, un projet lib&#233;ral pour l'&#233;cole&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 20 ans le pourcentage d'une classe d'&#226;ge acc&#233;dant au bac a doubl&#233; ainsi que le nombre d'&#233;tudiants &#224; l'universit&#233;. C'est un vrai progr&#232;s, mais dont on peut se demander &#224; quoi il peut servir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, on a fabriqu&#233; un enseignement de masse. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu'on a d&#233;mocratis&#233; l'&#233;cole. Ni qu'elle offre davantage de d&#233;bouch&#233;s en p&#233;riode de ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les politiques en mati&#232;re &#233;ducative se sont toutes ressembl&#233;es depuis des ann&#233;es : g&#233;rer au moindre co&#251;t cette massification, avec comme objectif prioritaire celui de garder les jeunes issus des milieux populaires le plus longtemps possible avant qu'ils ne rejoignent la masse des ch&#244;meurs. Et si on parle volontiers &#171; d'autonomie des &#233;tablissements &#187; et de &#171; pratique p&#233;dagogique diff&#233;renci&#233;e &#187;, c'est pour mieux masquer le fait qu'entre les &#233;coles de riches et les &#233;coles de pauvres, les objectifs ne sont pas les m&#234;mes et les in&#233;galit&#233;s croissantes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des mesures d'urgence pour faire face &#224; une situation qui s'est beaucoup&lt;strong&gt; d&#233;grad&#233;e&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a pourtant un point sur lequel tout le monde semble se retrouver, du moins parmi les personnels, les parents et les &#233;l&#232;ves eux-m&#234;mes : le manque de moyens. Il faudrait en effet cr&#233;er 30 000 postes d'ATOSS (administratifs, ouvriers, personnels de service&#8230;), 40 &#224; 50 000 postes d'enseignants, 10 &#224; 20 000 postes de surveillants, d'infirmi&#232;res, d'assistantes sociales, pour r&#233;soudre les probl&#232;mes les plus urgents, alors que tout devient plus difficile du fait notamment de la d&#233;gradation des conditions de vie dans les quartiers populaires. Or les 60 000 CES (contrats-emploi-solidarit&#233;), les 40 000 emplois-jeunes, et les 15 000 vacataires (ces pr&#233;caires des pr&#233;caires) ne suffisent pas pour combler tous ces manques !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des syndicats sous pression&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#233;marr&#233; sur des probl&#232;mes divers (carte scolaire dans le primaire, statuts des enseignants dans les lyc&#233;es professionnels, DHG ou rejet des r&#233;formes &#171; p&#233;dagogiques &#187; ailleurs), d&#232;s le mois de f&#233;vrier, le mouvement a commenc&#233; &#224; prendre l'allure d'un v&#233;ritable mouvement d'ensemble dans l'Education Nationale &#224; partir du 16 mars, m&#234;me si le niveau de mobilisation est rest&#233; in&#233;gal : tr&#232;s fort mais assez localis&#233; dans le primaire, national dans les lyc&#233;es professionnels, assez faible ailleurs sauf &#224; l'occasion des journ&#233;es d'action qui &#233;taient il vrai tr&#232;s rapproch&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La FSU, premi&#232;re f&#233;d&#233;ration syndicale, s'est retrouv&#233;e presque imm&#233;diatement &#233;cartel&#233;e puisque le SNETAA (pr&#233;sent dans les LP) &#233;tait contre la gr&#232;ve, alors que le SNES (pr&#233;sent dans les coll&#232;ges et les lyc&#233;es d'enseignement g&#233;n&#233;ral) &#233;tait pour. Ayant pris la mesure du m&#233;contentement, ce dernier ainsi que la CGT et FO ont pris suffisamment d'initiatives pour ne pas para&#238;tre en retrait. Militant pour des AG purement consultatives, ils ont d&#251; cependant subir d'une certaine mani&#232;re la pression de l'extr&#234;me-gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les assembl&#233;es d&#233;partementales, et aussi &#224; Paris (o&#249; les AG rassemblaient tant&#244;t les &#233;tablissements de la r&#233;gion parisienne, tant&#244;t des d&#233;l&#233;gations venues de toute la France), les appareils syndicaux ont d&#251; composer avec les gr&#233;vistes. Cela n'a &#233;t&#233; possible que dans la mesure o&#249; une minorit&#233; militante (et pour l'essentiel les camarades de Lutte ouvri&#232;re) ont milit&#233; pour que les gr&#233;vistes se donnent eux-m&#234;mes les moyens de diriger d&#233;mocratiquement leur mouvement. La plate-forme &#233;labor&#233;e par la &#171; coordination nationale &#187; le 6 mars a servi de r&#233;f&#233;rence durant le mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#8230;qui sont vite rentr&#233;s dans les rangs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;mission d'All&#232;gre n'a sans doute pas chang&#233; grand chose aux yeux des enseignants qui &#233;taient r&#233;ellement engag&#233;s dans la gr&#232;ve reconductible. La ficelle est trop grosse qui consiste &#224; se servir d'un ministre comme d'un fusible. Et les premi&#232;res d&#233;clarations de Lang ne laissent pas esp&#233;rer grand chose, sinon quelques am&#233;nagements mineurs dans les r&#233;formes et un deuxi&#232;me milliard en suppl&#233;ment (soit 0,25 % du budget de l'Education nationale).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au niveau des appareils syndicaux, il en va autrement dans la mesure o&#249; Lang et M&#233;lenchon ont sembl&#233; leur faire quelques sourires, &#224; la diff&#233;rence de leur pr&#233;d&#233;cesseur. Le SNES a m&#234;me vot&#233; le nouveau statut des PLP (professeur des lyc&#233;es professionnels) incluant flexibilit&#233; et annualisation. Il est d'ailleurs tellement peu convaincu de son argumentation (ce serait une avanc&#233;e par rapport au projet All&#232;gre) qu'il s'est surtout empress&#233; de batailler pour exclure les autres enseignants d'une possible extension de ce statut. Or ce qui est &#171; bon &#187; pour les PLP le sera aussi pour les autres &#224; terme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement est provisoirement interrompu. Mais la crise dans l'Education nationale est suffisamment profonde et durable pour qu'elle produise in&#233;vitablement de nouveaux soubresauts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 mai 2000, Raoul GLABER&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Autres articles sur ce mouvement :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Le mouvement dans les&lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Le-mouvement-dans-les-lycees-professionnels' class='spip_in'&gt;lyc&#233;es professionnels&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Loire-Atlantique-sud-une-coordination-de-la-maternelle-au-lycee' class='spip_in'&gt;Loire-Atlantique-sud&lt;/a&gt; : une coordination de la maternelle au lyc&#233;e&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Lot-et-Garonne-comment-les-lycees-professionnels-se-sont-mobilises' class='spip_in'&gt;Lot-et-Garonne&lt;/a&gt; : comment les lyc&#233;es professionnels se sont mobilis&#233;s&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le mouvement dans les lyc&#233;es professionnels
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Le-mouvement-dans-les-lycees-professionnels</link>
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		<dc:date>2000-05-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Enseignement
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Les lyc&#233;es professionnels (LP) forment un secteur faible num&#233;riquement, souvent consid&#233;r&#233; comme marginal et assez peu combatif. Le syndicat majoritaire, le SNETAA, a fait tout ce qu'il pouvait pour emp&#234;cher le d&#233;veloppement du mouvement. Pourtant, depuis le mois de f&#233;vrier, les LP ont v&#233;cu un mouvement exceptionnel par sa dur&#233;e et par son ampleur. &lt;br /&gt;Les enseignants (PLP) se sont mis en gr&#232;ve apr&#232;s que le minist&#232;re ait remis en cause leur statut, en tentant d'annualiser leur temps de service dans le sens&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les lyc&#233;es professionnels (LP) forment un secteur faible num&#233;riquement, souvent consid&#233;r&#233; comme marginal et assez peu combatif. Le syndicat majoritaire, le SNETAA, a fait tout ce qu'il pouvait pour emp&#234;cher le d&#233;veloppement du mouvement. Pourtant, depuis le mois de f&#233;vrier, les LP ont v&#233;cu un mouvement exceptionnel par sa dur&#233;e et par son ampleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enseignants (PLP) se sont mis en gr&#232;ve apr&#232;s que le minist&#232;re ait remis en cause leur statut, en tentant d'annualiser leur temps de service dans le sens d'une flexibilisation et d'une modulation de leur emploi du temps. Cette modification du statut est une cons&#233;quence logique de la &#171; Charte de l'enseignement professionnel int&#233;gr&#233; &#187;, qui s'inscrit dans le cadre des attaques lib&#233;rales contre la fonction publique et de la remise en cause du syst&#232;me &#233;ducatif, avec moins d'heures de cours et plus de stages en entreprise. Le minist&#232;re, en changeant les grilles-horaires des &#233;l&#232;ves, remettait en cause le contenu des formations et la reconnaissance de la valeur des dipl&#244;mes. De m&#234;me, le d&#233;doublement des classes &#233;tait diminu&#233;, r&#233;duisant les possibilit&#233;s d'aides individualis&#233;es aux &#233;l&#232;ves et alourdissant la charge de travail. Mais surtout, l'enseignement professionnel &#233;tait mis sous la tutelle du patronat, qui pouvait choisir les formations qu'il souhaite ou non en LP. Jean-Luc M&#233;lenchon, le nouveau ministre de l'enseignement professionnel, vient d'enfoncer le clou en r&#233;affirmant que &#171; l'entreprise est le lieu de validation effective de certaines capacit&#233;s professionnelles &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Au-del&#224; de la victoire morale&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s deux mois de lutte les enseignants de LP peuvent avoir le sentiment d'avoir remport&#233; une victoire morale. Ils ont gagn&#233; contre le m&#233;pris et obtenu le d&#233;part de quelqu'un qui les insultait depuis son minist&#232;re. Mais ils ont aussi le sentiment pour beaucoup d'avoir &#233;t&#233; trahis par les syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouveaux ministres Lang et M&#233;lenchon ont convoqu&#233; un Conseil Technique Paritaire Minist&#233;riel pour avaliser le changement de statut des PLP le 13 avril. Au cours de celui-ci, bon nombre de syndicats ont capitul&#233; en rase campagne, et en particulier les syndicats de la FSU qui n'ont pas voulu se d&#233;solidariser une nouvelle fois du SNETAA, sifflant ainsi la fin de la r&#233;cr&#233;ation. Seule FO a vot&#233; contre, la CGT ne prenant pas part au vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reprenons la plate-forme vot&#233;e par la &#171; coordination nationale &#187;, point par point :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; le retrait du projet de statut des PLP : il y a toujours la flexibilit&#233; m&#234;me si elle est un peu plus encadr&#233;e, ainsi que l'annualisation (avec l'ouverture d'un &#171; cr&#233;dit formation &#187;) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le retrait de la charte : elle reste la r&#233;f&#233;rence pour le minist&#232;re ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le retrait des grilles-horaires des &#233;l&#232;ves : le minist&#232;re juge impossible de les refaire pour la rentr&#233;e prochaine ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les 18 heures pour tous : c'est acquis, mais il faudrait 5000 postes pour r&#233;aliser cette mesure, le minist&#232;re n'envisage que le recours aux heures suppl&#233;mentaires ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les postes suppl&#233;mentaires : pas question d'augmenter l'emploi public ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la garantie de r&#233;emploi des pr&#233;caires, leur titularisation sans condition de concours ou de nationalit&#233; : aucune avanc&#233;e, alors que la pr&#233;carit&#233; est un ph&#233;nom&#232;ne massif dans l'enseignement professionnel (pr&#232;s de 20 000 pr&#233;caires sur un total de 60 000 enseignants).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;On le voit, toutes les questions sont loin d'&#234;tre r&#233;solues !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 mai 2000, Dominique CLISTONVILLE&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Loire-Atlantique-sud : une coordination de la maternelle au lyc&#233;e
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Loire-Atlantique-sud-une-coordination-de-la-maternelle-au-lycee</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Enseignement
</dc:subject>

		<description>Apr&#232;s la premi&#232;re gr&#232;ve nationale de l'Education Nationale du 15 f&#233;vrier 2000, quelques enseignants d'un coll&#232;ge qui en ont ras-le-bol des gr&#232;ves sans lendemain d&#233;cident de r&#233;unir tous les m&#233;contents du Sud-Loire, de la maternelle au lyc&#233;e. &lt;br /&gt;Le vendredi 10 mars va na&#238;tre la coordination Sud-Loire qui regroupera parents et enseignants du primaire, des coll&#232;ges et des lyc&#233;es (une vingtaine d'&#233;tablissements). Pendant presque un mois, cette coordination va se r&#233;unir r&#233;guli&#232;rement, une &#224; deux fois par semaine,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la premi&#232;re gr&#232;ve nationale de l'Education Nationale du 15 f&#233;vrier 2000, quelques enseignants d'un coll&#232;ge qui en ont ras-le-bol des gr&#232;ves sans lendemain d&#233;cident de r&#233;unir tous les m&#233;contents du Sud-Loire, de la maternelle au lyc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vendredi 10 mars va na&#238;tre la coordination Sud-Loire qui regroupera parents et enseignants du primaire, des coll&#232;ges et des lyc&#233;es (une vingtaine d'&#233;tablissements). Pendant presque un mois, cette coordination va se r&#233;unir r&#233;guli&#232;rement, une &#224; deux fois par semaine, lors d'assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales qui regrouperont jusqu'&#224; 200 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but des &#171; cahiers de dol&#233;ances &#187; vont voir le jour dans chaque &#233;cole, coll&#232;ge et lyc&#233;e et mettre en &#233;vidence toutes les incuries de l'Education Nationale du secteur : instituteurs non remplac&#233;s, classes surcharg&#233;es, R&#233;seau d'aide sp&#233;cialis&#233; insuffisant, manque d'infirmi&#232;res, de surveillants, postes supprim&#233;s pour quelques &#233;l&#232;ves en moins. Ce sont des dizaines d'emplois qui manquent rien que pour une partie du d&#233;partement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses actions d&#233;cid&#233;es par la coordination Sud-Loire vont jalonner ces quelques semaines de lutte : intervention aupr&#232;s de l'inspecteur acad&#233;mique, interpellation du d&#233;put&#233; de la circonscription &#224; la mairie de Rez&#233; (44) et intervention &#224; 150 lors du conseil municipal, occupation de l'a&#233;roport de Nantes et surtout occupation par les parents d'&#233;l&#232;ves de classes d&#232;s qu'un instituteur n'est pas remplac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la diff&#233;rence des organisations syndicales qui ne proposent pas grand chose apr&#232;s le remaniement minist&#233;riel, la coordination Sud-Loire d&#233;cide, elle, de rester mobilis&#233;e et vigilante. Il y aura encore des dizaines de personnes aux assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales les jours suivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;30 avril 2000. A. M.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Lot-et-Garonne : comment les lyc&#233;es professionnels se sont mobilis&#233;s
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Lot-et-Garonne-comment-les-lycees-professionnels-se-sont-mobilises</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Enseignement
</dc:subject>

		<description>La publication du projet de statut en d&#233;cembre avait permis aux militants de la CGT (minoritaires face &#224; ceux du SNETAA) de commencer &#224; alerter leurs coll&#232;gues sur ce qui se pr&#233;parait. Mais le mouvement ne d&#233;marra que le 3 f&#233;vrier, avec l'appel de l'intersyndicale CGT-CFDT-FEN &#224; une gr&#232;ve nationale, mobilisant 40 &#224; 50 % des quelques 250 professeurs du d&#233;partement. Pour arriver &#224; cela, il avait fallu convaincre des coll&#232;gues lass&#233;s des journ&#233;es de gr&#232;ve sans lendemain. &lt;br /&gt;L'AG regroupa une cinquantaine&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La publication du projet de statut en d&#233;cembre avait permis aux militants de la CGT (minoritaires face &#224; ceux du SNETAA) de commencer &#224; alerter leurs coll&#232;gues sur ce qui se pr&#233;parait. Mais le mouvement ne d&#233;marra que le 3 f&#233;vrier, avec l'appel de l'intersyndicale CGT-CFDT-FEN &#224; une gr&#232;ve nationale, mobilisant 40 &#224; 50 % des quelques 250 professeurs du d&#233;partement. Pour arriver &#224; cela, il avait fallu convaincre des coll&#232;gues lass&#233;s des journ&#233;es de gr&#232;ve sans lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AG regroupa une cinquantaine d'enseignants. Elle permit d'inciter la majorit&#233; des pr&#233;sents &#224; se tourner vers les profs d'atelier, peu mobilis&#233;s, car ne percevant de la r&#233;forme qu'une simple r&#233;duction de leur temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant les vacances de la zone Paris-Bordeaux, les directions nationales des syndicats membres de l'intersyndicale se content&#232;rent d'un communiqu&#233; tr&#232;s en retrait par rapport au mouvement, alors m&#234;me que des gr&#232;ves reconductibles d&#233;marraient en bien des endroits. Ce n'est que la veille au soir de la manifestation appel&#233;e par la Coordination nationale le 6 mars que la direction nationale de la CGT appela &#224; la gr&#232;ve reconductible !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mobilisation fut plus forte que le 3 f&#233;vrier. Mais il fallut les jours suivants contrecarrer l'influence du SNETAA qui cherchait &#224; d&#233;mobiliser. Th&#233;oriquement reconductible, la gr&#232;ve fut surtout effective pendant les temps forts. Ainsi le 14 mars, &#224; l'initiative de l'AG, les gr&#233;vistes occup&#232;rent le p&#233;age de l'autoroute, avant de monter &#224; un rassemblement &#224; Bordeaux, qui se transforma en manifestation et fit convergence avec des hospitaliers en lutte !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont ces initiatives, les innombrables discussions en AG tant locales que d&#233;partementales, les actions men&#233;es qui ont fini par convaincre des professeurs d'atelier ou de sections sp&#233;cialis&#233;es, ainsi que le milieu SNETAA, de se joindre au mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16 mars, plus de 1000 personnes se retrouv&#232;rent en manifestation &#224; Agen (un gros score !). Mais &#224; l'AG du soir, les repr&#233;sentants FEN et CFDT d&#233;clar&#232;rent que la mont&#233;e nationale &#224; Paris appel&#233;e par la Coordination nationale et la CGT le 21 mars ne rencontrait aucun &#233;cho sur leurs lyc&#233;es&#8230; Et la direction CGT elle-m&#234;me, malgr&#233; l'implication de ses propres militants sur le terrain, s'y prit encore au dernier moment pour battre le rappel, payer le train, comme si elle avait h&#233;sit&#233; avant de se jeter dans la mobilisation, qui devait &#234;tre l'une des plus importantes (et &#233;nergique !) des professeurs de lyc&#233;e professionnel. La gr&#232;ve nationale de toute l'Education, le vendredi 24 mars, fut &#233;galement tr&#232;s suivie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cela, l'annonce de la d&#233;mission d'All&#232;gre mit un point final aux journ&#233;es de gr&#232;ve, de nombreux coll&#232;gues suspendant leurs actions en attendant de voir ce que Lang ferait. Au retour des vacances, apr&#232;s avoir &#233;tudi&#233; en d&#233;tails la &#171; nouvelle mouture &#187; de Lang (reprenant l'essentiel de la r&#233;forme All&#232;gre mais sign&#233;e par une majorit&#233; de syndicats) ce fut l'&#233;c&#339;urement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Lot et Garonne a eu peu de liens avec la Coordination nationale. En revanche ce sont souvent des militants dans la mouvance de l'extr&#234;me gauche, le plus souvent syndiqu&#233;s, qui ont pris des initiatives et tent&#233; de donner une vie d&#233;mocratique &#224; ce mouvement et faire pression sur les directions syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 mai 2000. J.J. F.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> C&#244;te d'Ivoire : les travailleurs face au populisme
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Cote-d-Ivoire-les-travailleurs-face-au-populisme</link>
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		<dc:date>2000-05-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>C&#244;te d'Ivoire
</dc:subject>

		<description>Pour la premi&#232;re fois dans l'histoire de la C&#244;te d'Ivoire, l'arm&#233;e a pris le pouvoir pendant le No&#235;l 1999, en la personne du g&#233;n&#233;ral Gue&#239;, ancien chef d'&#233;tat major du r&#233;gime pr&#233;c&#233;dent. &lt;br /&gt;D'embl&#233;e celui-ci s'est pr&#233;sent&#233; comme un homme nouveau, int&#232;gre et d&#233;mocrate, lui qui avait &#233;t&#233; l'artisan des r&#233;pressions violentes contre les manifestations populaires en 1990 et 1992. &lt;br /&gt;Il est vrai qu'en 1995 il a refus&#233; d'intervenir contre les manifestations de l'opposition politique. Plus exactement il a demand&#233; un ordre&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-9-mai-juin-2000-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 9, mai-juin 2000
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Cote-d-Ivoire-+" rel="tag"&gt;C&#244;te d'Ivoire
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour la premi&#232;re fois dans l'histoire de la C&#244;te d'Ivoire, l'arm&#233;e a pris le pouvoir pendant le No&#235;l 1999, en la personne du g&#233;n&#233;ral Gue&#239;, ancien chef d'&#233;tat major du r&#233;gime pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'embl&#233;e celui-ci s'est pr&#233;sent&#233; comme un homme nouveau, int&#232;gre et d&#233;mocrate, lui qui avait &#233;t&#233; l'artisan des r&#233;pressions violentes contre les manifestations populaires en 1990 et 1992.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai qu'en 1995 il a refus&#233; d'intervenir contre les manifestations de l'opposition politique. Plus exactement il a demand&#233; un ordre &#233;crit au pr&#233;sident B&#233;di&#233;, souhaitant que ce soit lui qui porte le discr&#233;dit de la r&#233;pression. Et effectivement, depuis la mort d'Houphou&#235;t Boigny, B&#233;di&#233; qui lui a succ&#233;d&#233; &#224; la t&#234;te de l'Etat et repr&#233;sentait exclusivement les int&#233;r&#234;ts des barons du r&#233;gime pr&#233;c&#233;dent, n'a cess&#233; de d&#233;gringoler dans l'opinion populaire en se montrant pour ce qu'il est : &#224; la fois dictatorial et faible, corrompu et incapable.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un dictateur d&#233;consid&#233;r&#233;&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La chute des cours du cacao et du caf&#233;, ressources principales du pays, et son endettement catastrophique n'ont fait que rendre le pays plus ingouvernable et plus criantes les in&#233;galit&#233;s sociales. Face &#224; la contestation grandissante des travailleurs et des jeunes, B&#233;di&#233; a choisi de jouer sur l'ethnisme et la x&#233;nophobie. Il a lanc&#233; une campagne contre les pr&#233;tendus &#171; faux Ivoiriens &#187;, contre certaines ethnies et a fait attaquer ou expulser de nombreux immigr&#233;s burkinab&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contestation politique n'a fait qu'ajouter &#224; la d&#233;stabilisation. Les dirigeants de l'opposition, l'ancien leader du Front Populaire Ivoirien Laurent Gbagbo (li&#233; au PS fran&#231;ais) et Alassane Ouattara (ancien premier ministre d'Houphou&#235;t puis directeur adjoint du FMI, accus&#233; par le pouvoir d'&#234;tre un &#233;tranger), alli&#233;s au sein du Front R&#233;publicain ont d&#233;nonc&#233; le r&#233;gime. Des manifestations importantes ont &#233;t&#233; r&#233;prim&#233;es. Les journ&#233;es de gr&#232;ve et de manifestation se sont succ&#233;d&#233;es, allant jusqu'&#224; bloquer la capitale par plusieurs gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales des transports. A ce moment, les rapports des repr&#233;sentants de l'Etat fran&#231;ais en visite en C&#244;te d'Ivoire &#233;taient tr&#232;s inquiets : l'inspecteur g&#233;n&#233;ral des arm&#233;es, Germanos, parlait de &#171; situation explosive &#187; et, en novembre, un rapport de l'Etat major remis &#224; Chirac classait le pays en &#171; zone orange ou danger imminent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coup final au r&#233;gime de B&#233;di&#233; a &#233;t&#233; donn&#233; fin d&#233;cembre 1999 par une mutinerie : celle des petits soldats de la poudri&#232;re d'Akou&#233;do. Ces anciens militaires d'une force d'interposition internationale envoy&#233;e en R&#233;publique Centrafricaine, r&#233;clamaient &#224; leur retour qu'on leur paie les primes promises. En C&#244;te d'Ivoire, les petits soldats sont tr&#232;s mis&#233;rables et se prom&#232;nent en guenilles. Du coup l'exemple d'Akou&#233;do a &#233;t&#233; suivi par des soldats de nombreuses casernes. C'est &#224; la faveur de cette mutinerie que l'ex-g&#233;n&#233;ral Gue&#239; est apparu comme l'homme providentiel et a pu prendre le pouvoir sans heurt en 48 heures en mettant en place une junte militaire qui a appel&#233; au gouvernement les principaux partis politiques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#8230; remplac&#233; par un d&#233;magogue populiste&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s vite le g&#233;n&#233;ral Gue&#239;, a montr&#233; qu'il comptait s'adjuger un r&#244;le de Bonaparte, jouant sur l'opposition entre les diverses factions comme entre les diverses forces sociales. Il a cherch&#233; &#224; appara&#238;tre capable d'attaquer les puissants et les corrompus, en fait agissant seulement contre les barons de l'ancien chef d'Etat B&#233;di&#233;. Le pouvoir militaire a remplac&#233; les anciens dirigeants des soci&#233;t&#233;s d'Etat accus&#233;s de vol. Des militaires ont pris d'importantes responsabilit&#233;s dans les entreprises que d&#233;tenait le clan B&#233;di&#233; et commandit&#233; des audits pour d&#233;voiler les d&#233;tournements financiers de l'ancien r&#233;gime accus&#233; d'avoir vid&#233; les caisses du pays vers des comptes en banque suisses. Par cette op&#233;ration dite &#171; mains propres &#187;, Gue&#239; a pu se constituer un tr&#233;sor de guerre et prendre position dans l'appareil &#233;conomique du pays. Mais ce n'est certainement pas le remplacement des caciques de B&#233;di&#233; par des militaires ou par l'&#233;quipe de Ouattara qui permettra d'en finir avec le client&#233;lisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour laisser entendre qu'il ne s'agit pas seulement d'un remplacement d'&#233;quipe mais d'une lutte contre la corruption, le pouvoir a lanc&#233; l'op&#233;ration &#171; balayer la maison &#187;. Il a fait tout un battage m&#233;diatique autour de l'arrestation de policiers pris la main dans le sac en train d'arr&#234;ter les taxis populaires pour racketter la population. Ces policiers ripoux ont &#233;t&#233; montr&#233;s &#224; la t&#233;l&#233;vision et renvoy&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gue&#239; a, d&#232;s son premier jour au pouvoir, eu toute une d&#233;magogie sociale totalement nouvelle en C&#244;te d'Ivoire. Sa premi&#232;re d&#233;claration a consist&#233; &#224; affirmer que, devant la faillite des comptes de l'Etat, il interrompait le paiement des dettes aupr&#232;s des organismes financiers internationaux pour payer les arri&#233;r&#233;s de salaires des fonctionnaires. Il a annonc&#233; une augmentation de 30 % de la paie des militaires et donn&#233; de nombreux gages aux petits soldats. Le r&#233;giment de para-commandos, dont la mutinerie a permis le coup d'Etat, a &#233;t&#233; choisi comme garde pr&#233;sidentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, le r&#233;gime a tenu &#224; faire croire qu'il prend en compte nombre de revendications des travailleurs. Par exemple, il a donn&#233; satisfaction aux ouvriers de la zone industrielle de Vridi (banlieue d'Abidjan) qui avaient fait gr&#232;ve pour s'opposer &#224; la pratique permanente de travail pr&#233;caire et d&#233;noncer des chefs du personnel d&#233;test&#233;s. Ces derniers seraient remplac&#233;s et les travailleurs auraient obtenu des emplois fixes. Des &#233;tudiants qui avaient &#233;t&#233; radi&#233;s de l'universit&#233; et avaient perdu leur chambre en cit&#233; universitaire pour participation aux manifestations seraient r&#233;int&#233;gr&#233;s. Gue&#239; a m&#234;me parl&#233; de faire revenir les paysans burkinab&#233;s violemment expuls&#233;s par B&#233;di&#233;. Il tient un discours selon lequel &#171; &lt;em&gt;il n'y aura plus de privil&#233;gi&#233;s bien pay&#233;s qui pourront se permettre de ne pas mouiller la chemise pour le pays&lt;/em&gt; &#187;. Et il a choisi de faire un exemple&#8230; avec l'&#233;quipe nationale de football. Celle-ci, trop rapidement &#233;limin&#233;e de la Coupe Africaine des Nations, a &#233;t&#233; enlev&#233;e vers un camp militaire o&#249; elle a subi brimades et discours de r&#233;&#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'instabilit&#233; demeure&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la popularit&#233; de Gue&#239;, la crise du pouvoir n'est pas r&#233;gl&#233;e. D'abord il y a les petits soldats qui sont toujours en mouvement et en armes, restent organis&#233;s et m&#233;fiants. Ensuite il y a les travailleurs et les paysans pauvres dont les probl&#232;mes demeurent, &#233;videmment. Enfin la situation politique n'est pas stabilis&#233;e malgr&#233; la participation des principaux partis au gouvernement car la question de la pr&#233;sidence reste en suspens. Le pouvoir militaire affirme qu'il va organiser de nouvelles &#233;lections et a &#233;tabli un nouveau code &#233;lectoral mais, du coup, la lutte pour le pouvoir reprend... L'alliance entre les anciens partis d'opposition, le FPI de Gbagbo et le RDR de Ouattara, a explos&#233;. Ils sont maintenant ennemis jur&#233;s, au point que le FPI s'allie m&#234;me &#224; l'ancien parti unique, le PDCI contre Ouattara. Gbagbo a repris la propagande de B&#233;di&#233; sur l'ivoirit&#233; et les accusations contre Ouattara d'&#234;tre un burkinab&#233; qui voudrait diriger la C&#244;te d'Ivoire ! Le FPI, r&#233;put&#233; parti de gauche et influent aupr&#232;s des militants ouvriers, esp&#232;re ainsi d&#233;tourner l'agitation sociale vers une campagne raciste qui peut mener aux pires exc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces circonstances, il serait indispensable que les travailleurs mettent en avant leur propre programme politique et s'organisent de mani&#232;re ind&#233;pendante. La r&#233;volte des petits soldats pourrait leur permettre de d&#233;sarmer la dictature, &#224; condition de s'adresser &#224; eux sur la base des int&#233;r&#234;ts communs des exploit&#233;s. La r&#233;volte des petits paysans frapp&#233;s par la chutes des cours du cacao peut &#233;galement permettre de fonder l'alliance des exploit&#233;s des villes et des campagnes. Tout l'avenir d&#233;pend de la conscience et de l'organisation des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 30 avril 2000,
&lt;strong&gt;Robert PARIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Russie : le nouveau pr&#233;sident est l'ami de la bourgeoisie occidentale
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Russie
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		<dc:subject>Vladimir Poutine
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		<description>Poutine, vainqueur des &#233;lections pr&#233;sidentielles en Russie, aura v&#233;ritablement &#233;t&#233; re&#231;u en alli&#233; et ami par les dirigeants anglais, non seulement par le premier ministre travailliste Blair mais par la reine d'Angleterre avec laquelle, signe de haute reconnaissance, il a pris le th&#233;. Blair s'est m&#234;me permis, reprenant un propos de Margaret Thatcher, de d&#233;clarer que &#171; c'est quelqu'un avec qui vous pouvez faire des affaires &#187;. &lt;br /&gt;Le candidat des Occidentaux &lt;br /&gt;Poutine a v&#233;ritablement &#233;t&#233; le candidat des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Poutine, vainqueur des &#233;lections pr&#233;sidentielles en Russie, aura v&#233;ritablement &#233;t&#233; re&#231;u en alli&#233; et ami par les dirigeants anglais, non seulement par le premier ministre travailliste Blair mais par la reine d'Angleterre avec laquelle, signe de haute reconnaissance, il a pris le th&#233;. Blair s'est m&#234;me permis, reprenant un propos de Margaret Thatcher, de d&#233;clarer que &#171; &lt;em&gt;c'est quelqu'un avec qui vous pouvez faire des affaires&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le candidat des Occidentaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Poutine a v&#233;ritablement &#233;t&#233; le candidat des dirigeants occidentaux. Ils n'ont cess&#233; de souhaiter &#224; Eltsine un successeur capable de mettre en place un pouvoir fort. Ils n'ont bien s&#251;r aucune g&#234;ne avec cet ancien dirigeant du KGB, le massacreur de la Tch&#233;tch&#233;nie, un des chefs de la dictature politico-mafieuse de la Russie, d&#233;fenseur attitr&#233; des clans les plus puissants et corrompus du pays. Et ils admettent tr&#232;s bien, malgr&#233; quelques d&#233;clarations difficilement &#233;vitables sur &#171; &lt;em&gt;la n&#233;cessit&#233; de limiter les exc&#232;s&lt;/em&gt; &#187; qui se sont tout juste traduites par une petite suspension du droit de vote russe au Conseil de l'Europe, qu'il &#233;tait n&#233;cessaire pour Poutine de taper dur en faisant la guerre au peuple tch&#233;tch&#232;ne. En r&#233;alit&#233;, les dirigeants occidentaux se sont vite satisfaits de simples d&#233;clarations d'intention &#224; propos de n&#233;gociations avec des repr&#233;sentants tch&#233;tch&#232;nes, jamais suivies d'actes, ou encore sur la mise en place d'une commission d'enqu&#234;te russe qui ne trouvera rien &#224; redire bien entendu. Nul besoin en effet d'enqu&#234;te pour savoir que les troupes russes exercent des exactions terroristes : vols, viols, fusillades massives contre les hommes adultes et bombardements des populations civiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Poutine ne peut, lui aussi, pas faire moins que de s'indigner de cette &#171; ing&#233;rence occidentale &#187; dans les affaires int&#233;rieures russes. En fait &#171; d'ing&#233;rence &#187; il n'y a eu que celle des financiers occidentaux &#224; la remise des dettes russes et &#224; la r&#233;ouverture des pr&#234;ts internationaux. Ce cadeau revenait vraiment &#224; une lettre d'accr&#233;ditation de Poutine, alors seulement pr&#233;sident int&#233;rimaire et candidat au poste supr&#234;me. Son &#233;lection, visiblement truqu&#233;e et obtenue &#224; l'arrach&#233;e, n'a pas g&#234;n&#233; les grandes puissances qui s'en sont m&#234;me port&#233;es garantes, d&#233;clarant qu'elle respectait &#171; &lt;em&gt;pour l'essentiel les r&#232;gles admises au plan international&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attitude protectrice du FMI, des financiers publics ou priv&#233;s (Club de Londres et Club de Paris) et des banques internationales qui ont &#233;galement fait cr&#233;dit &#224; Poutine (avec un cadeau estim&#233; entre 20 et 30 milliards de dollars en f&#233;vrier 2000), concorde avec les d&#233;clarations favorables des principaux chefs d'Etat. Celles de Chirac, par exemple, invitant Poutine en visite officielle &#224; Paris et affirmant que son &#233;lection &#171; &lt;em&gt;ouvre des perspectives nouvelles&lt;/em&gt; &#187;. Celles aussi du ministre des affaires &#233;trang&#232;res, le socialiste V&#233;drine, affirmant que Poutine est &#171; &lt;em&gt;un grand patriote, d&#233;termin&#233;&lt;/em&gt; &#187; : &#171; &lt;em&gt;je ne pense pas qu'il faille le juger sur l'affaire de Tch&#233;tch&#233;nie... M. Poutine a une vision de la situation r&#233;elle de son pays, il sait o&#249; il va&#8230;.&lt;/em&gt; &#187; Il ne risque pas d'y avoir de couac de la cohabitation entre Chirac et Jospin ! La Secr&#233;taire d'Etat am&#233;ricaine Madeleine Albright se f&#233;licitait pour sa part : &#171; c'est un bon interlocuteur, tr&#232;s au fait des dossiers, &#233;videmment un patriote russe qui recherche une relation normale avec l'Ouest. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#233;change, le nouveau pr&#233;sident russe n'est pas chiche de cadeaux politiques comme de garanties aux puissances occidentales. Il &#171; &lt;em&gt;comprend les int&#233;r&#234;ts des occidentaux pour le p&#233;trole de la mer Caspienne&lt;/em&gt; &#187;. Il fait accepter au parlement russe la ratification du trait&#233; de d&#233;sarmement nucl&#233;aire Salt II qu'Eltsine n'&#233;tait jamais parvenu &#224; obtenir. Il &#171; admet &#187; la volont&#233; am&#233;ricaine de ren&#233;gocier les accords du trait&#233; ABM.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;A la recherche d'un pouvoir fort&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Poutine est, momentan&#233;ment peut-&#234;tre, un gage de stabilit&#233; politique et m&#234;me sociale. En effet, cet ancien du KGB qui appara&#238;t avoir le soutien de l'arm&#233;e et des forces polici&#232;res satisfait ceux qui pensent qu'il faut un homme fort &#224; la t&#234;te de l'Etat. Il ne s'est pas content&#233; de montrer qu'il ne craint pas de frapper fort contre le peuple tch&#233;tch&#232;ne, il a &#233;galement fait peser un poids plus grand des forces polici&#232;res sur les opposants, les partis politiques, la presse et toute la soci&#233;t&#233;. Il se d&#233;clare partisan &#171; &lt;em&gt;de l'ordre et de la discipline la plus dure dans le pays&lt;/em&gt; &#187;. Il insiste : &#171; &lt;em&gt;nous voulons que les militaires soient mieux respect&#233;s dans notre pays&lt;/em&gt; &#187; et appelle &#224; d&#233;velopper le complexe militaro-industriel russe. Et les cadeaux aux militaires n'ont pas manqu&#233;, cadeaux financiers comme augmentation de leur importance dans la soci&#233;t&#233; (glorifications de l'arm&#233;e dans les m&#233;dias, augmentation du budget de la d&#233;fense, pr&#233;paration militaire dans les &#233;coles, formation de divisions militaires sp&#233;ciales de l'ancien KGB).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poutine repr&#233;sente une alliance de la haute bourgeoisie, de l'ancienne bureaucratie reconvertie au capitalisme et d'un certain nombre de secteurs de la soci&#233;t&#233; qui craignaient pour leur influence, comme les anciens syndicats uniques. Ceux-ci avaient d&#251; mener des conflits gr&#233;vistes pour obtenir &#224; nouveau d'&#234;tre reconnus lors des n&#233;gociations. Poutine a chang&#233; de ton &#224; leur &#233;gard et leur a promis un peu de grain &#224; moudre pour tenter de leur redonner une cr&#233;dibilit&#233; bien entam&#233;e. Il leur promet la ren&#233;gociation des accords salariaux. Mais sa nouvelle entente avec la F&#233;d&#233;ration des syndicats Ind&#233;pendants (ex staliniens) ne l'emp&#234;che pas de mettre en place le nouveau Code du travail qui contribue encore &#224; l'aggravation des conditions de vie de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au programme de Poutine, il y a aussi la mise en place de la loi sur la terre, qui est une des mesures importantes de privatisation qui reste &#224; accomplir et menace l&#224; encore le sort de millions de travailleurs des campagnes. Aux travailleurs, Poutine a d'ailleurs tenu le langage de la fermet&#233; : &#171; &lt;em&gt;personne ne doit s'attendre &#224; des miracles. Les attentes sont tr&#232;s grandes, le peuple est fatigu&#233;, la vie est dure, mais je n'ai pas le droit de dire que des miracles vont maintenant se produire, cela ne m&#232;nerait qu'&#224; la d&#233;sillusion.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend dans ces conditions que Poutine apparaisse comme l'homme qu'il faut aussi bien pour la bourgeoisie russe que pour l'imp&#233;rialisme. Son arriv&#233;e co&#239;ncide avec une remont&#233;e des bonnes affaires pour la bourgeoisie russe et une entente avec la finance mondiale qui est, elle aussi, synonyme de sp&#233;culations sinon d'investissements. Pour montrer qu'il ne compte pas s'en prendre aux grands patrons russes, Poutine se montre avec B&#233;r&#233;zovski, un grand bourgeois qu'il laisse mettre la main sur 60% de la production d'aluminium et consulte r&#233;guli&#232;rement Piotr Aven, le patron d'Alfa, puissant groupe financier et p&#233;trolier ou encore Vladimir Potamine de Interros.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un salaire moyen de 450 francs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Alors que tous les voyants &#233;conomiques sont &#224; nouveau au vert et que les affaires ont repris comme avant la catastrophe d'ao&#251;t 98, plus de 40 % de la population russe doit survivre en dessous du minimum vital officiel (240 F). Le niveau des salaires est inf&#233;rieur de 30 % &#224; celui de 1997, selon le journal &#171; &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; &#187;, avec un salaire moyen dans l'industrie &#233;quivalent &#224; 450F et des pensions de retraite en baisse de 47 % depuis ao&#251;t 98.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les scores &#233;lectoraux ne peuvent cacher la fracture de plus en plus &#233;vidente entre riches et pauvres. Si jusque l&#224; les nombreuses gr&#232;ves ont &#233;t&#233; orchestr&#233;es et limit&#233;es par les appareils syndicaux, elles n'en refl&#232;tent pas moins une certaine combativit&#233;, importante vue le contexte s&#233;curitaire. Alors on peut parier que Poutine est moins convaincant vis &#224; vis des travailleurs qu'il ne l'est vis &#224; vis de ses amis, les capitalistes occidentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 mai 2000, &lt;strong&gt;Robert PARIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Femmes au travail : Tout a chang&#233;... Rien n'a boug&#233;
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		<dc:subject>Droits des femmes
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>La deuxi&#232;me partie du vingti&#232;me si&#232;cle a enregistr&#233; en France, mais dans bien d'autres pays aussi, une entr&#233;e massive des femmes dans la monde du travail, et plus pr&#233;cis&#233;ment du salariat. C'est un bouleversement social de premi&#232;re importance et dont certainement les cons&#233;quences n'ont pas fini de se faire sentir, m&#234;me si elles sont d&#233;j&#224; bien &#233;videntes. Les progr&#232;s en mati&#232;re de libert&#233; de la femme, en mati&#232;re aussi d'&#233;galit&#233; avec l'homme sont visibles. &lt;br /&gt;Pourtant cette &#233;galit&#233; est loin, tr&#232;s loin d'&#234;tre&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La deuxi&#232;me partie du vingti&#232;me si&#232;cle a enregistr&#233; en France, mais dans bien d'autres pays aussi, une entr&#233;e massive des femmes dans la monde du travail, et plus pr&#233;cis&#233;ment du salariat. C'est un bouleversement social de premi&#232;re importance et dont certainement les cons&#233;quences n'ont pas fini de se faire sentir, m&#234;me si elles sont d&#233;j&#224; bien &#233;videntes. Les progr&#232;s en mati&#232;re de libert&#233; de la femme, en mati&#232;re aussi d'&#233;galit&#233; avec l'homme sont visibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant cette &#233;galit&#233; est loin, tr&#232;s loin d'&#234;tre acquise. Il suffit de constater que les salaires f&#233;minins sont encore de 25 % en moyenne inf&#233;rieurs aux salaires masculin pour en convenir. Et ce n'est qu'un exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que, dans cette soci&#233;t&#233; capitaliste, travailler pour l'immense majorit&#233; des femmes comme des hommes signifie &#234;tre exploit&#233;. Mais pour les femmes cette exploitation se double de l'oppression dont elles sont victimes depuis des mill&#233;naires et qui demeure, m&#234;me si elle a pris heureusement de nos jours et dans les soci&#233;t&#233;s modernes des aspects moins barbares que par le pass&#233;, bien que pas toujours et pas partout. Pour une femme avoir un emploi est aujourd'hui synonyme d'une certaine ind&#233;pendance financi&#232;re&#8230; mais aussi le plus souvent de double journ&#233;e de travail, &#224; l'usine ou au bureau et &#224; la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;galit&#233; femmes-hommes reste &#224; conqu&#233;rir. Dans le pass&#233; chaque pas dans cette direction fut arrach&#233; par la lutte, des femmes elles-m&#234;mes d'abord, mais surtout des hommes et des femmes ensemble. Depuis deux si&#232;cles le meilleur du mouvement ouvrier et du mouvement r&#233;volutionnaire ne dissocie pas le combat pour l'&#233;mancipation du prol&#233;tariat de celui pour la lib&#233;ration de la femme. Or l'une comme l'autre restent bien &#224; conqu&#233;rir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les habits neufs des in&#233;galit&#233;s
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-habits-neufs-des-inegalites</link>
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		<dc:date>2000-05-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Salaires
</dc:subject>
		<dc:subject>Droits des femmes
</dc:subject>

		<description>Les femmes de l'an 2000 auraient conquis l'&#233;galit&#233; sur le march&#233; du travail, &#224; quelques d&#233;tails pr&#232;s... Cette id&#233;e, largement v&#233;hicul&#233;e dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, est en totale contradiction avec la r&#233;alit&#233; que vivent des millions de femmes. On constate, en effet, une double contradiction dans la relation des femmes au travail. D'une part entre le poids croissant des femmes sur le march&#233; de l'emploi et l'in&#233;galit&#233; dont elles restent victimes ; d'autre part entre le refus d'une grande majorit&#233; de femmes&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les femmes de l'an 2000 auraient conquis l'&#233;galit&#233; sur le march&#233; du travail, &#224; quelques d&#233;tails pr&#232;s... Cette id&#233;e, largement v&#233;hicul&#233;e dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, est en totale contradiction avec la r&#233;alit&#233; que vivent des millions de femmes. On constate, en effet, une double contradiction dans la relation des femmes au travail. D'une part entre le poids croissant des femmes sur le march&#233; de l'emploi et l'in&#233;galit&#233; dont elles restent victimes ; d'autre part entre le refus d'une grande majorit&#233; de femmes d'&#234;tre cantonn&#233;es dans leur r&#244;le traditionnel de la sph&#232;re priv&#233;e et la persistance d'une tol&#233;rance sociale des discriminations envers ces m&#234;mes femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La persistance de ces in&#233;galit&#233;s dans le travail est d'autant plus choquante que la situation des femmes dans la soci&#233;t&#233; conna&#238;t des &#233;volutions importantes. L'entr&#233;e massive des femmes dans le march&#233; du travail depuis 40 ans ne se ralentit pas, au contraire. Alors qu'elles repr&#233;sentaient un tiers de la population active dans les ann&#233;es 60, elles en constituent aujourd'hui pr&#232;s de la moiti&#233; (45,5 %). A noter que c'est la premi&#232;re fois dans l'histoire du salariat que les femmes &#171; envahissent &#187; le march&#233; du travail dans une p&#233;riode de ch&#244;mage massif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les normes sociales de l'activit&#233; f&#233;minine ont chang&#233; : les filles r&#233;ussissent aujourd'hui mieux &#224; l'&#233;cole et &#224; l'universit&#233; que les gar&#231;ons et optent dor&#233;navant pour des trajectoires professionnelles continues. Elles refusent de faire un choix entre l'&#233;ducation des enfants et leur activit&#233; professionnelle : alors que leur taux d'activit&#233; n'&#233;tait que de 40 % entre 25 et 49 ans en 1960, il est d&#233;sormais de 80 %. Elles refusent aussi de plus en plus de se cantonner au mod&#232;le traditionnel de la femme, m&#233;nag&#232;re et &#233;ducatrice : plus de la moiti&#233; des femmes qui mettent leur premier enfant au monde ne sont pas mari&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On aurait pu penser que cette f&#233;minisation durable et profonde du salariat am&#232;nerait naturellement &#224; estomper les in&#233;galit&#233;s criantes dont sont victimes les femmes sur le march&#233; du travail. Il n'en a rien &#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#171; A travail &#233;gal, salaire &#233;gal &#187; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cart de salaire moyen entre hommes et femmes demeure de 24 % en moyenne, alors qu'il &#233;tait de 36 % en 1960. Comme le fait remarquer la sociologue Margaret Maruani, &#171; &lt;em&gt;&#224; ce rythme, il nous faudrait plus d'un si&#232;cle pour parvenir &#224; l'&#233;galit&#233;&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de la violation flagrante des lois sur l'&#233;galit&#233; salariale, c'est dans la reconnaissance des qualifications que se situe un des moteurs les moins connus de cette in&#233;galit&#233;. Pour un m&#234;me type de travail, les emplois seront diff&#233;rents selon le sexe. Et la r&#233;mun&#233;ration, le statut et les conditions de travail ne seront pas les m&#234;mes, alors que la t&#226;che est parfaitement identique. L'irruption des femmes dans des secteurs traditionnellement masculins s'accompagne souvent d'une cr&#233;ation artificielle de &#171; m&#233;tiers &#187; qui justifie les &#233;carts de salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diminution du temps de travail signifie depuis longtemps, pour les femmes, un abaissement du salaire et une intensification des rythmes de travail. Un rapport de l'OCDE de 1994 affirme que &#171; &lt;em&gt;les emplois &#224; temps partiel sont r&#233;mun&#233;r&#233;s &#224; un taux horaire plus bas que les m&#234;mes emplois &#224; temps complet&lt;/em&gt; &#187;. En 1997, le salaire horaire des salari&#233;s &#224; temps partiel s'&#233;tablit &#224; 71 % de ceux qui travaillent &#224; temps plein. Or ce type de contrat concerne d&#233;j&#224; des emplois tr&#232;s faiblement qualifi&#233;s et faiblement r&#233;mun&#233;r&#233;s. La forte progression du nombre des bas et des tr&#232;s bas salaires (moins de 3750 F) constat&#233;e depuis le d&#233;but des ann&#233;es 80 ainsi que leur forte f&#233;minisation sont &#233;troitement li&#233;es &#224; la multiplication des emplois &#224; temps partiel. Ce type de contrat a g&#233;n&#233;r&#233; 3,2 millions de travailleurs pauvres (c'est-&#224;-dire plus que le nombre de ch&#244;meurs &#171; officiels &#187;) et 80 % d'entre eux sont des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un acc&#232;s in&#233;gal au march&#233; du travail&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les 5 millions d'actives suppl&#233;mentaires depuis les ann&#233;es 60 ont int&#233;gr&#233; les secteurs peu valoris&#233;s socialement, pr&#233;caires, sous-pay&#233;s et d&#233;j&#224; fortement f&#233;minis&#233;s : 6 cat&#233;gories socioprofessionnelles (sur 31) regroupent 61 % de l'emploi f&#233;minin (soit 6,2 millions de femmes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette concentration de l'activit&#233; f&#233;minine est le produit de plusieurs m&#233;canismes. La r&#233;ussite scolaire et universitaire des filles s'est accompagn&#233;e du maintien d'une s&#233;gr&#233;gation sexu&#233;e des fili&#232;res pour diff&#233;rentes raisons : int&#233;riorisation par les filles des &#171; mod&#232;les f&#233;minins &#187;, sexisme des manuels scolaires, orientation par les parents ou les enseignants, choix &#171; raisonnable &#187; effectu&#233; en fonction de la r&#233;alit&#233; du march&#233; du travail pour les femmes... De plus, les embauches et le d&#233;roulement des carri&#232;res sont marqu&#233;s par une s&#233;gr&#233;gation criante : les postes &#224; responsabilit&#233; ou n&#233;cessitant des comp&#233;tences consid&#233;r&#233;es comme qualifiantes sont r&#233;serv&#233;s aux hommes tandis que les femmes sont cantonn&#233;es &#224; des postes d'ex&#233;cution ou n&#233;cessitant des comp&#233;tences soi-disant &#171; inn&#233;es &#187; chez la femme et donc sans qualification. Quant aux entretiens d'embauche, chaque femme s'attend &#224; la question r&#233;currente sur une grossesse &#233;ventuelle ou ses charges de famille... ce qu'on ne demande jamais aux hommes, consid&#233;r&#233;s comme des &#234;tres sans famille.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Ch&#244;mage ou pr&#233;carit&#233; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les femmes sont victimes d'un surch&#244;mage, toutes classes d'&#226;ge, tous niveaux de dipl&#244;mes, tous m&#233;tiers confondus : 10 % de ch&#244;mage chez les hommes, 14 % chez les femmes. Non seulement le ch&#244;mage f&#233;minin est plus massif, mais il est surtout plus durable, moins visible et socialement mieux tol&#233;r&#233; que son homologue masculin. Le surch&#244;mage f&#233;minin n'est pas consid&#233;r&#233;, par les politiques, les m&#233;dias ou les &#171; experts &#233;conomiques &#187;, comme un probl&#232;me social. Les politiques de l'emploi prennent en compte le ch&#244;mage des jeunes, des dipl&#244;m&#233;s, des non-qualifi&#233;s, des plus de 50 ans, mais qui d&#233;nonce le fait qu'au sein de toutes ces cat&#233;gories, ce sont les femmes qui sont les premi&#232;res victimes du ch&#244;mage ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les seules politiques d'emploi en leur direction sont les politiques familiales ! Enfin, parmi les nombreux ch&#244;meurs &#171; invisibles &#187; (non reconnus comme tels, ray&#233;s des listes de l'ANPE et donc non indemnis&#233;s), les femmes sont les plus nombreuses : socialement, une femme qui ne travaille pas est souvent consid&#233;r&#233;e comme &#171; inactive &#187; (femme au foyer) tandis qu'un homme sera &#171; actif sans emploi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le travail &#224; temps partiel : un ph&#233;nom&#232;ne essentiellement f&#233;minin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quences du ch&#244;mage, le sous-emploi et la pr&#233;carit&#233; ont consid&#233;rablement augment&#233; depuis 20 ans. C'est dans ce cadre que le sous-emploi s'est install&#233; (int&#233;rim, CDD, stages, SIVP, CES, emplois-jeunes...). Or 85 % des emplois &#224; temps partiel sont occup&#233;s par des femmes. Un tiers des femmes travaillent sous ce type de contrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le temps partiel n'appartient pas &#224; l'histoire du travail f&#233;minin en France : &#224; la diff&#233;rence des pays du Nord de l'Europe, les femmes sont entr&#233;es massivement dans le salariat &#224; temps plein. Le temps partiel est un ph&#233;nom&#232;ne r&#233;cent, une cr&#233;ation des ann&#233;es de crise. En 1980, il concernait 1,5 million de femmes. Elles sont pr&#232;s de 4 millions aujourd'hui. Depuis 20 ans, tous les gouvernements, de droite comme de gauche ont encourag&#233; le temps partiel par des d&#233;gr&#232;vements massifs de charges sociales au nom de &#171; &lt;em&gt;la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale&lt;/em&gt; &#187;. Pourtant le d&#233;veloppement du temps partiel impos&#233; n'a jamais favoris&#233; &#171; la vie familiale &#187; : ce n'est pas parmi les femmes en &#226;ge d'avoir des enfants que celui-ci est le plus courant, ce qui contredit l'image du &#171; temps choisi &#187; par les m&#232;res. Il est avant tout synonyme de flexibilit&#233; des horaires, difficilement conciliable avec une vie familiale (emplois du temps &#233;clat&#233;s, travail le week-end...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que le ch&#244;mage encore, le sous-emploi des femmes par le temps partiel est non seulement tol&#233;r&#233; mais consid&#233;r&#233; comme normal. En effet, la place des femmes dans la sph&#232;re productive est expliqu&#233;e id&#233;ologiquement par la place pr&#233;pond&#233;rante qu'elles occupent dans la sph&#232;re reproductive : les femmes peuvent gagner moins car elles ne sont pas cens&#233;es avoir, &#224; l'inverse des hommes, la charge d'entretenir une famille (alors qu'elles ont la charge de l'immense majorit&#233; du million de familles monoparentales...) ; elles peuvent &#234;tre &#224; temps partiel car elles doivent s'occuper des enfants ; elles doivent choisir des m&#233;tiers compatibles avec leurs responsabilit&#233;s familiales, etc. Cette repr&#233;sentation de la place des femmes sur le march&#233; du travail se base sur un fait r&#233;el : la famille demeure l'espace r&#233;serv&#233; des femmes et la division sexuelle du travail cantonne encore aujourd'hui les femmes &#224; la sph&#232;re domestique. Celles-ci r&#233;alisent 2/3 des t&#226;ches domestiques au sens large (en moyenne 5 heures par jour contre 2,5 pour les hommes). Mais si l'on prend en compte le &#171; noyau dur &#187; de ces t&#226;ches, les femmes prennent en charge 80 % de ces activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'&#233;galit&#233; reste &#224; conqu&#233;rir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cela p&#232;se beaucoup sur la vie professionnelle des femmes mais n'a pas entra&#238;n&#233; un recul de leur activit&#233;. C'est avant tout l'Allocation parentale d'&#233;ducation (APE) qui a provoqu&#233; un retrait du march&#233; de 200 000 femmes, faisant chuter le taux d'activit&#233; des femmes ayant deux enfants de 70 % en 1994 &#224; 40 % en 1995. Pour la premi&#232;re fois depuis 30 ans, le taux d'activit&#233; de ces femmes a diminu&#233;. Or il s'agit de femmes de milieu modeste pour la plupart, en situation de ch&#244;mage et de pr&#233;carit&#233;, habilement ray&#233;es des listes du ch&#244;mage &#224; moindre co&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'absence de mode de garde pour les jeunes enfants est une autre facette des politiques familiales : seuls 6 % des enfants vont en cr&#232;che collective. De plus, une femme au ch&#244;mage n'a g&#233;n&#233;ralement pas acc&#232;s &#224; ce mode de garde puisqu'elle est consid&#233;r&#233;e comme inactive ! Le gouvernement encourage ainsi les modes de garde individualis&#233;s. Enfin, il d&#233;favorise les familles les plus modestes par ses dispositions fiscales : les d&#233;penses pour les &#171; nounous &#187; &#233;tant enti&#232;rement d&#233;grev&#233;es de la feuille d'imp&#244;t, les familles n'&#233;tant pas assujetties &#224; l'imp&#244;t sur le revenu ne peuvent en b&#233;n&#233;ficier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement Jospin a beau jeu de l&#233;gif&#233;rer sur l'&#233;galit&#233; et la parit&#233;. Mais une v&#233;ritable politique pour l'&#233;galit&#233; professionnelle passerait par exemple par :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; une v&#233;ritable diminution du temps de travail pour tous et toutes sans annualisation, sans flexibilit&#233;, sans intensification des rythmes de travail (abrogation de la loi Aubry) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le refus du temps partiel impos&#233; et l'arr&#234;t des subventions aux entreprises qui le pratique ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le rel&#232;vement du salaire minimum &#224; 8000 F et l'augmentation des minima sociaux ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la cr&#233;ation de milliers de cr&#232;ches gratuites ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; une loi p&#233;nalisant durement toute discrimination &#224; l'embauche et dans le travail ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'arr&#234;t de toute politique visant au retour au foyer des femmes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas d'&#233;volution naturelle vers l'&#233;galit&#233; entre hommes et femmes dans la soci&#233;t&#233;... il faut se battre pour l'imposer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lupita QUETZAL&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Le mi-temps ou la porte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;M. Maruani d&#233;crit dans une enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e en 1989 un exemple caract&#233;ristique de la politique des entreprises et de certains repr&#233;sentants syndicaux vis-&#224;-vis des femmes salari&#233;e en cas de licenciements :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt;Trois solutions sont propos&#233;es aux salari&#233;s (...) qui sugg&#232;rent autant de modalit&#233;s de partage de l'emploi : une charrette de 146 licenciement secs ; la r&#233;duction du temps de travail &#224; 35 H pour tous (sans compensation salariale) ; le travail &#224; mi-temps pour 260 salari&#233;s. Le syndicat opte pour la troisi&#232;me solution et signe un accord avec la direction. Le lendemain, c'est l'ensemble des femmes de l'usine qui se voient proposer le choix entre le mi-temps ou la porte. Toutes choisissent le travail &#224; temps partiel. D&#233;s l'entr&#233;e en vigueur de cet accord, les femmes mises &#224; temps partiel se voient contraintes d'effectuer, en sus de leur 19 h 30 hebdomadaires, des heures suppl&#233;mentaires. De leur c&#244;t&#233;, les hommes voient leur plein temps grignot&#233; par du ch&#244;mage technique. De fait, hommes et femmes ont un temps de travail r&#233;el quasi identique.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Centre technique Renault (Rueil-Lardy) : disparit&#233;s salariales
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Centre-technique-Renault-Rueil-Lardy-disparites-salariales</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Renault
</dc:subject>
		<dc:subject>Droits des femmes
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Le bilan social de 1999 pour l'&#233;tablissement Renault de Rueil-Lardy montre des &#233;carts de salaire entre hommes et femmes, ces derni&#232;res &#233;tant en moyenne moins pay&#233;es que les hommes. &lt;br /&gt;Ces &#233;carts sont d'autant plus &#233;lev&#233;s que la qualification et le statut sont importants, comme le montre le tableau ci-dessous. La diff&#233;rence pratiquement nulle pour les employ&#233;s atteint 25% de la r&#233;mun&#233;ration mensuelle brute en moins pour les femmes cadres ! &lt;br /&gt;Pour la cat&#233;gorie ETAM (la plus nombreuse) l'&#233;cart des moyennes est&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le bilan social de 1999 pour l'&#233;tablissement Renault de Rueil-Lardy montre des &#233;carts de salaire entre hommes et femmes, ces derni&#232;res &#233;tant en moyenne moins pay&#233;es que les hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;carts sont d'autant plus &#233;lev&#233;s que la qualification et le statut sont importants, comme le montre le tableau ci-dessous. La diff&#233;rence pratiquement nulle pour les employ&#233;s atteint 25% de la r&#233;mun&#233;ration mensuelle brute en moins pour les femmes cadres !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la cat&#233;gorie ETAM (la plus nombreuse) l'&#233;cart des moyennes est de -3 % en d&#233;faveur des femmes, mais lorsqu'on regarde le d&#233;tail par coefficient, on trouve des &#233;carts beaucoup plus importants (presque 10 % dans certains cas). Ce ne sont pas des diff&#233;rences d'anciennet&#233; entre populations f&#233;minine et masculines qui peuvent expliquer ces &#233;carts puisqu'on compare ici le salaire de base.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;R&#233;mun&#233;ration mensuelle brute imposable (FF). Hors prime d'int&#233;ressement&lt;/h3&gt;&lt;table class='spip'&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id8053_c0'&gt; &lt;/th&gt;&lt;th id='id8053_c1'&gt;Employ&#233;s &lt;/th&gt;&lt;th id='id8053_c2'&gt;Techniciens Dessinateurs &lt;/th&gt;&lt;th id='id8053_c3'&gt;Ma&#238;trise &lt;/th&gt;&lt;th id='id8053_c4'&gt;Cadres &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;th headers='id8053_c0' id='id8053_l0'&gt;Hommes&lt;/th&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id8053_c1 id8053_l0'&gt;14029&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id8053_c2 id8053_l0'&gt;16863&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id8053_c3 id8053_l0'&gt;18282&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id8053_c4 id8053_l0'&gt;31307&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;th headers='id8053_c0' id='id8053_l1'&gt;Femmes&lt;/th&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id8053_c1 id8053_l1'&gt;14124&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id8053_c2 id8053_l1'&gt;15215&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id8053_c3 id8053_l1'&gt;16967&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id8053_c4 id8053_l1'&gt;23487&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;table class='spip'&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id93d0_c0'&gt;coefficient &lt;/th&gt;&lt;th id='id93d0_c1'&gt;hommes &lt;/th&gt;&lt;th id='id93d0_c2'&gt;femmes &lt;/th&gt;&lt;th id='id93d0_c3'&gt;Ecart (%) &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;200-215&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;8354&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;8263&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;-1&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;220-235&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;9206&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;8361&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;-9,2&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;240-255&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;9942&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;8986&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;-9,6&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;260-275&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;10845&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;10215&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;-5,8&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;280-295&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;10662&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;10857&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;1,8&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;300-315&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;11902&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;11696&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;-1,7&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;320-335&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;14230&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;12899&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;-9,4&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;340-355&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;13929&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;365&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;14315&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;14318&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;0&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id93d0_c0'&gt;400&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c1'&gt;15969&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id93d0_c2'&gt;17311&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id93d0_c3'&gt;8,4&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Parit&#233; aux &#233;lections, &#233;galit&#233; professionnelle : des lois en trompe-l'oeil
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Parite-aux-elections-egalite-professionnelle-des-lois-en-trompe-l-oeil</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Parite-aux-elections-egalite-professionnelle-des-lois-en-trompe-l-oeil</guid>
		<dc:date>2000-05-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Droits des femmes
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>La loi d&#233;finitivement adopt&#233;e d&#233;but mai impose aux formations politiques de pr&#233;senter des candidats des deux sexes en nombre &#233;gal aux &#233;lections l&#233;gislatives, s&#233;natoriales, r&#233;gionales, municipales et europ&#233;ennes. Pour les scrutins de liste cette parit&#233; doit &#234;tre respect&#233;e par groupe de 6 candidats (3 hommes et 3 femmes parmi les 6 premiers, idem parmi les 6 suivants, etc&#8230;). &lt;br /&gt;Nmtons en passant que, sous de fallacieux pr&#233;textes juridiques, le gouvernement a limit&#233; le champ d'application de sa loi aux communes&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La loi d&#233;finitivement adopt&#233;e d&#233;but mai impose aux formations politiques de pr&#233;senter des candidats des deux sexes en nombre &#233;gal aux &#233;lections l&#233;gislatives, s&#233;natoriales, r&#233;gionales, municipales et europ&#233;ennes. Pour les scrutins de liste cette parit&#233; doit &#234;tre respect&#233;e par groupe de 6 candidats (3 hommes et 3 femmes parmi les 6 premiers, idem parmi les 6 suivants, etc&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nmtons en passant que, sous de fallacieux pr&#233;textes juridiques, le gouvernement a limit&#233; le champ d'application de sa loi aux communes de plus de 2500 habitants, excluant ainsi pr&#232;s du tiers de la population. De m&#234;me, les &#233;lections cantonales ne sont pas concern&#233;es. Pas question sans doute de bousculer les petits notables provinciaux de tous bords politiques !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La feuille de vigne des partis machistes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certes cela ne r&#233;sout nullement le probl&#232;me de l'in&#233;galit&#233; r&#233;elle entre les deux sexes dans cette soci&#233;t&#233;, mais que la loi impose de faire une place &#233;gale aux femmes parmi les candidats aux postes &#233;lectifs montre au moins que la pression de la revendication pour une &#233;galit&#233; entre hommes et femmes se fait plus forte aujourd'hui. Et voir la col&#232;re des politiciens r&#233;actionnaires ou l'embarras de ceux qui se veulent progressistes, inquiets d'avoir peut-&#234;tre &#224; c&#233;der la place, est m&#234;me franchement r&#233;jouissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d'un autre c&#244;t&#233;, en cr&#233;ant une obligation juridique, le gouvernement jette un voile sur le fonctionnement machiste des grands partis de gouvernement, &#224; commencer par le PS lui-m&#234;me. Car rien n'emp&#234;chait le Parti Socialiste de payer d'exemple en faisant figurer spontan&#233;ment, sur ses propres listes, un nombre normal de candidates. On est plus cr&#233;dible lorsqu'on balaye devant sa porte. Ce n'&#233;tait pas le cas jusqu'ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, quand elle n'est pas impos&#233;e, la proportion de femmes sur une liste &#233;lectorale est un des crit&#232;res permettant de juger la nature d'une formation politique. En excluant les femmes de ses listes, ou en leur r&#233;servant une place secondaire, un parti trahit ses orientations misogynes. Et c'est un &#233;l&#233;ment d'appr&#233;ciation pour les &#233;lectrices et les &#233;lecteurs. La composition d'une liste refl&#232;te en partie ses orientations politiques, mieux parfois que les d&#233;clarations officielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les listes des grands partis bourgeois vont donc peut-&#234;tre s'ouvrir &#224; 50 % de femmes, par obligation. Cela ne changera sans doute pas leur politique, surtout vis-&#224;-vis des femmes travailleuses. D'abord parce que ces femmes qui accepteront de figurer sur leur liste auront fait par l&#224; m&#234;me all&#233;geance &#224; cette politique. Et les exemples de femmes parvenues au poste &#233;lectif supr&#234;me dans le pass&#233;, y compris dans des Etats o&#249; la condition de la femme est la pire, le Pakistan ou l'Inde par exemple, ont montr&#233; que cela ne changeait rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite parce que les partis peuvent multiplier les candidatures de femmes-potiches, contr&#244;l&#233;es par l'un ou l'autre courant, simples pions dans les bagarres internes &#224; l'appareil. (Souvenons nous des &#171; juppettes &#187;, ces ministres promues dans le gouvernement Jupp&#233; pour lui donner une allure moderne&#8230; et renvoy&#233;es &#224; leur foyer &#224; la premi&#232;re occasion). La loi sur la parit&#233; pourrait alors avoir pour effet de d&#233;valoriser les candidatures f&#233;minines, marqu&#233;es du sceau de l'obligatoire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le prix d'une candidate&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour couronner le tout, le gouvernement a cru bon d'assortir la parit&#233; d'un syst&#232;me de sanctions financi&#232;res. Lorsque le d&#233;s&#233;quilibre entre les sexes exc&#232;de 2 % dans leurs listes, les partis perdent proportionnellement une fraction du financement public. Tel parti qui le souhaiterait peut donc &#233;vacuer les candidatures f&#233;minines&#8230; en payant (apr&#232;s avoir envisag&#233; le &#171; permis de polluer &#187; n&#233;gociable, le gouvernement a cr&#233;&#233; une sorte de &#171; permis de machisme &#187; payant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole P&#233;ry, secr&#233;taire d'&#233;tat aux droits de femmes, d&#233;clarait le 8 d&#233;cembre dernier dans les colonnes de L'Humanit&#233; : &#171; &lt;em&gt;Je ne veux pas que fric et femmes puissent &#234;tre l'objet d'un d&#233;bat, ce ne serait pas digne de la part de la repr&#233;sentation nationale&lt;/em&gt; &#187;. C'est pourtant ce qui a eu lieu : 1 % de fric en moins pour 2 % de femmes manquantes, tel est le tarif fix&#233; par les parlementaires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'&#233;galit&#233; professionnelle&#8230; &#224; n&#233;gocier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus discr&#232;tement, la gauche plurielle s'est &#233;galement fendue en mars d'une loi sur l'&#233;galit&#233; professionnelle entre hommes et femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat devra assurer la parit&#233; au sein des jurys de concours et comit&#233;s de s&#233;lection qui contr&#244;lent l'acc&#232;s aux emplois publics. Rappelons que les femmes sont majoritaires (57 %) dans la fonction publique mais qu'elles n'y occupent que 13 % des postes &#224; responsabilit&#233;s dont beaucoup sont pourtant nomm&#233;s sur d&#233;cision du pouvoir ex&#233;cutif. Apr&#232;s deux d&#233;cennies de gauche au pouvoir, presque contin&#251;ment, il n'y a par exemple qu'une seule femme PDG d'entreprise publique, une nomination qui rel&#232;ve pourtant du conseil des ministres&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entreprises se voient, elles, imposer une &#171; obligation de n&#233;gocier &#187; sur le sujet. En clair les employeurs priv&#233;s ne sont donc tenus &#224; aucune obligation de r&#233;sultat : ils pourront maintenir les discriminations actuelles envers les femmes, &#224; condition de bien vouloir en bavarder annuellement avec les repr&#233;sentants syndicaux (quand il y en a).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien FORGEAT&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Parit&#233; bien ordonn&#233;e commence par soi-m&#234;me&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rents partis politiques qui, &#224; la quasi-unanimit&#233;, ont vot&#233; la loi sur la parit&#233;, ont toujours ren&#226;cl&#233; &#224; se l'appliquer &#224; eux m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux l&#233;gislatives de 1997, on ne comptait encore que 23 % de femmes parmi les candidats, un seuil pourtant pr&#233;sent&#233; alors comme un progr&#232;s. Le Parti socialiste, qui se faisait fort de f&#233;miniser l'assembl&#233;e, pr&#233;senta 28 % de femmes, mais pas aux positions les plus favorables, de sorte qu'elles n'&#233;taient plus que 17 % parmi ses &#233;lus. La f&#233;minisation de l'h&#233;micycle atteint d&#233;sormais p&#233;niblement 10 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux r&#233;gionales de 98, la proportion de femmes parmi les &#233;lus &#233;tait de 35 % pour le PS, 34 % pour les Verts, 27 % au RPR, 26 % au PCF (qui arborait pourtant 43 % de femmes dans ses listes !), 23 % pour l'UDF et 17 % pour le FN. Aux cantonales, ces pieux efforts se sont rel&#226;ch&#233;s et il n'y eut que 8 % d'&#233;lues (4 % pour le RPR). Chassez le naturel&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Choisir d'avoir ou non des enfants : un droit essentiel pour les femmes
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Choisir-d-avoir-ou-non-des-enfants-un-droit-essentiel-pour-les-femmes</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>IVG
</dc:subject>
		<dc:subject>Droits des femmes
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>La loi sur l'avortement a eu 25 ans en janvier de cette ann&#233;e, pourtant ce sont plus de 5000 femmes qui sont contraintes d'aller &#224; l'&#233;tranger (Grande-Bretagne, Hollande, Espagne) pour une interruption volontaire de grossesse (IVG). Certes, cette loi a &#233;t&#233; impos&#233;e de haute lutte apr&#232;s des ann&#233;es de mobilisation pour faire cesser une situation scandaleuse qui amenait des femmes &#224; risquer leur sant&#233; et leur vie parce qu'elles ne pouvaient ou ne voulaient pas poursuivre une grossesse non-d&#233;sir&#233;e, mais&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-IVG-+" rel="tag"&gt;IVG
&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La loi sur l'avortement a eu 25 ans en janvier de cette ann&#233;e, pourtant ce sont plus de 5000 femmes qui sont contraintes d'aller &#224; l'&#233;tranger (Grande-Bretagne, Hollande, Espagne) pour une interruption volontaire de grossesse (IVG). Certes, cette loi a &#233;t&#233; impos&#233;e de haute lutte apr&#232;s des ann&#233;es de mobilisation pour faire cesser une situation scandaleuse qui amenait des femmes &#224; risquer leur sant&#233; et leur vie parce qu'elles ne pouvaient ou ne voulaient pas poursuivre une grossesse non-d&#233;sir&#233;e, mais elle est aussi une loi tr&#232;s restrictive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons tout d'abord que l'avortement demeure interdit. La loi Veil ne fait que suspendre cette interdiction dans certaines conditions, &#224; preuve, l'avortement reste inscrit dans le Code P&#233;nal. Ces conditions sont d'abord les d&#233;lais : 10 semaines de grossesse, c'est tr&#232;s court, pour se rendre compte qu'on est enceinte, pour prendre la d&#233;cision d'avorter, pour faire les d&#233;marches, pour trouver une place dans un centre d'IVG&#8230; et pour obtenir l'autorisation des parents quand on est mineure. Cette loi exige des femmes &#233;trang&#232;res 3 mois de s&#233;jour en France et autorise les m&#233;decins &#224; faire appel &#224; la clause de conscience pour refuser de pratiquer des IVG, ce que la plupart font par pr&#233;jug&#233; religieux ou tout simplement parce que ce n'est ni payant ni valorisant. D'o&#249; l'un des gros probl&#232;mes qui est de trouver le m&#233;decin qui accepte.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'avortement libre et gratuit reste &#224; gagner&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les obstacles ne sont pas seulement l&#233;gaux, ils sont aussi dus au manque de moyens pour les Centres d'IVG, parent pauvre du pauvre h&#244;pital public. Plus de la moiti&#233; des demandes d'avortement ne peuvent &#234;tre satisfaites dans le secteur public et sont renvoy&#233;es sur le secteur priv&#233;. Pendant les p&#233;riodes de cong&#233;s, trouver un &#233;tablissement qui vous accueillera dans les d&#233;lais tient de la course contre la montre. Soulignons enfin la formidable hypocrisie qui entoure tout cela, les pouvoirs publics savent pertinemment que des milliers de femmes avortent hors des conditions pr&#233;vues par la loi, les services sociaux, les CIVG&#8230; orientent eux-m&#234;mes les femmes qui ont d&#233;pass&#233; le d&#233;lai l&#233;gal vers le Mouvement fran&#231;ais pour le planning familial qui les aidera &#224; aller &#224; l'&#233;tranger. En ce qui concerne le remboursement, il s'effectue sur un budget sp&#233;cial, vot&#233; chaque ann&#233;e par le parlement et donc toujours soumis au bon vouloir de la majorit&#233; parlementaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interrompre une grossesse est une d&#233;cision qui n'appartient qu'&#224; la femme concern&#233;e. Les restrictions doivent &#234;tre lev&#233;es pour les &#233;trang&#232;res et les mineures. A partir du moment o&#249; une jeune femme peut avoir un enfant, elle doit avoir les moyens de d&#233;cider. Certes, plus une IVG est pratiqu&#233;e t&#244;t mieux cela vaut et cela doit &#234;tre favoris&#233; par plus d'information et plus de moyens pour les CIVG mais la limitation ne fait que r&#233;duire les femmes &#224; des solutions plus co&#251;teuses, plus difficiles, plus dangereuses. L'avortement doit &#234;tre d&#233;p&#233;nalis&#233;, les restrictions lev&#233;es et les moyens donn&#233;s pour permettre &#224; toutes les femmes de n'avoir que les enfants qu'elles veulent, si elles le veulent, quand elles le veulent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Frida FUEGO&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Harc&#232;lement sexuel : l'enfer au travail
</title>
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		<dc:subject>Droits des femmes
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>On parle beaucoup aujourd'hui du harc&#232;lement moral dans les entreprises. Des milliers de salari&#233;s seraient ainsi victimes de mises &#224; l'&#233;cart, de vexations, de surcharge ou de privation de travail, et autres pers&#233;cutions inflig&#233;es pour pousser &#224; la faute ou &#224; la d&#233;mission. Cet enfer au travail conduit les victimes &#224; la d&#233;pression, au suicide. Les femmes y sont bien &#233;videmment confront&#233;es comme les hommes, mais doivent en plus, elles, subir une forme de harc&#232;lement directement li&#233;e &#224; leur sexe, &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On parle beaucoup aujourd'hui du harc&#232;lement moral dans les entreprises. Des milliers de salari&#233;s seraient ainsi victimes de mises &#224; l'&#233;cart, de vexations, de surcharge ou de privation de travail, et autres pers&#233;cutions inflig&#233;es pour pousser &#224; la faute ou &#224; la d&#233;mission. Cet enfer au travail conduit les victimes &#224; la d&#233;pression, au suicide. Les femmes y sont bien &#233;videmment confront&#233;es comme les hommes, mais doivent en plus, elles, subir une forme de harc&#232;lement directement li&#233;e &#224; leur sexe, &#224; l'oppression sp&#233;cifique par les hommes. Les &#233;tudes indiquent qu'une femme active sur cinq a &#233;t&#233; victime de harc&#232;lement sexuel au cours de sa vie professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le harc&#232;lement sexuel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a bien s&#251;r les agressions physiques violentes comme le viol et les agressions sexuelles. Elles existent toujours, quelle que soit la taille de l'entreprise concern&#233;e. De l'employeur qui conditionne l'embauche au fait &#171; d'&#234;tre gentille &#187; &#224; celui qui profite qu'une de ses employ&#233;es se trouve dans une situation individuelle difficile (divorce, femme seule avec enfants, etc.) pour l'agresser, voire la violer, en passant par le ma&#238;tre d'apprentissage qui se livre &#224; des attouchements sexuels sur ses jeunes apprenties, l'agression prend toutes les formes possibles. Un point commun : l'employeur, le chef, s'appuyant sur le chantage &#224; l'emploi utilise sa position dominante pour avilir la salari&#233;e en la percevant non comme une personne pr&#233;sente pour travailler mais comme un objet sexuel &#224; sa disposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces violences physiques ne doivent pas masquer une autre forme d'agression plus pernicieuse, mais aussi beaucoup plus r&#233;pandue, que la loi appelle le harc&#232;lement sexuel. De quoi s'agit-il ? D'un comportement syst&#233;matique de harc&#232;lement, bas&#233; sur des pressions, des menaces, des ordres, des contraintes, des remarques qui visent &#224; faire craquer la femme pour qu'elle conc&#232;de des actes de nature sexuelle &#224; l'agresseur. Qu'il ne s'agisse pas de violence physique ne retire rien &#224; la violence morale de ce comportement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La pression quotidienne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La femme, sauf si elle est pr&#234;te &#224; perdre son travail, est oblig&#233;e d'endurer tous les jours un stress, parfois insupportable. Celles qui ont subi des mois, parfois des ann&#233;es durant un harc&#232;lement quotidien de leur patron, de leur chef, sans avoir le moyen de le faire cesser sont ni&#233;es en tant qu'individus, comme est ni&#233;e la femme viol&#233;e, agress&#233;e physiquement. Psychologiquement, les traumatismes sont de la m&#234;me importance. La femme harcel&#233;e n'est pas consid&#233;r&#233;e comme une personne d&#233;cidant librement des relations autres que professionnelles : elle est transform&#233;e par ce qu'elle peut subir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#233;videmment les individus se rencontrent dans l'entreprise et peuvent d&#233;sirer d'avoir des relations amoureuses. Mais elles doivent &#234;tre librement et r&#233;ciproquement choisies &#224; &#233;galit&#233; entre les partenaires : nul n'a droit &#224; l'autre, n'a droit sur l'autre. Qu'on ne s'y trompe pas, ce n'est pas parce que beaucoup d'ouvri&#232;res sont capables de &#171; remettre &#224; leur place &#187; les coll&#232;gues de boulot que ce qu'ils font subir ne p&#232;se pas.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pour une riposte collective&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;es ont d&#251; subir ce type de harc&#232;lement depuis toujours. Mais la question a &#233;t&#233; longtemps taboue ou alors l'objet de commentaires indulgents ou amus&#233;s. En fait si elle est d'actualit&#233; ce n'est pas parce que les harc&#232;lements se seraient multipli&#233;s (c'est probablement le contraire si l'on en juge par tous les t&#233;moignages dignes de foi d'il y a cinquante ou cent ans) mais parce que des femmes ont os&#233; les d&#233;noncer publiquement, faire des scandales, porter ces affaires devant les tribunaux. Avec courage car les premi&#232;res &#224; le faire furent parfois loin de recueillir l'assentiment et le soutien de leurs coll&#232;gues masculins, voire des militants syndicaux et politiques de l'entreprise, eux-m&#234;mes parfois sp&#233;cialistes des blagues sexistes ou de comportements visant &#224; mettre en situation d'inf&#233;riorit&#233; les femmes travaillant avec eux. Un comportement qui change sans doute avec les jeunes g&#233;n&#233;rations, sous la pression des femmes elles-m&#234;mes. Heureusement, car c'est la r&#233;ponse ferme de la collectivit&#233;, des travailleurs et des travailleuses, qui peut mettre &#224; la raison les machos de tous genre, patrons, chefs ou simples travailleurs abrutis par les pr&#233;jug&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles PAZ&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Un t&#233;moignage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;( paru dans : &#171; &lt;em&gt;Droit de cuissage&lt;/em&gt; &#187;, Marie Victoire Louis)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; - quels ont &#233;t&#233; vos sentiments ? &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier temps de l'agacement, en me disant qu'en r&#233;agissant vivement, les gestes allaient cesser. Ensuite, de l'humiliation, parce qu'il y avait une volont&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;e de sa part de me ridiculiser, puis un grand sentiment d'injustice et d'impuissance, lorsque j'ai compris que le lien entre l'aspect priv&#233;, sexuel, prenait le pas sur l'aspect professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; - quelles ont &#233;t&#233; les r&#233;percussions sur vous ?
&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;taient des angoisses, pertes d'app&#233;tit. J'&#233;tais pleine d'herp&#232;s. Je me r&#233;veillais tr&#232;s t&#244;t le matin. Je me r&#233;veillais dans la peur. C'&#233;tait terrible. Je parlais, puis sans raison je me mettais &#224; pleurer, m&#234;me si je n'&#233;tais pas en train de parler de ce sujet. Je pleurais constamment. J'avais mal, j'avais mal physiquement, j'avais mal &#224; tous les niveaux. J'avais peur d'aller travailler.... &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La CRAMIF : une entreprise &#224; majorit&#233; f&#233;minine
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-CRAMIF-une-entreprise-a-majorite-feminine</link>
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		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>La CRAMIF (Caisse r&#233;gionale d'assurance maladie d'Ile de France) occupe pr&#232;s de 80 % de femmes (77,4 % en 1998). L'in&#233;galit&#233; professionnelle entre femmes et hommes est surtout visible au niveau de l'encadrement sup&#233;rieur. Plus on monte dans la hi&#233;rarchie, moins on trouve de femmes (37 % seulement des cadres sup&#233;rieurs). Les emplois strictement f&#233;minins, comme ceux des secr&#233;taires, sont de fait consid&#233;r&#233;s comme des emplois de seconde zone. Les possibilit&#233;s de promotion y sont plus restreintes. &lt;br /&gt;Le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La CRAMIF (Caisse r&#233;gionale d'assurance maladie d'Ile de France) occupe pr&#232;s de 80 % de femmes (77,4 % en 1998). L'in&#233;galit&#233; professionnelle entre femmes et hommes est surtout visible au niveau de l'encadrement sup&#233;rieur. Plus on monte dans la hi&#233;rarchie, moins on trouve de femmes (37 % seulement des cadres sup&#233;rieurs). Les emplois strictement f&#233;minins, comme ceux des secr&#233;taires, sont de fait consid&#233;r&#233;s comme des emplois de seconde zone. Les possibilit&#233;s de promotion y sont plus restreintes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le recours au travail &#224; temps partiel, qui concerne 10 % du personnel, est f&#233;minin &#224; 98 %. Officiellement cette r&#233;duction est &#171; choisie &#187; par les int&#233;ress&#233;es. Ce &#171; choix &#187;, effectu&#233; pour s'occuper des enfants (en g&#233;n&#233;ral le mercredi) a aussi des r&#233;percussions sur les possibilit&#233;s de promotions. On choisira plus facilement quelqu'un de pr&#233;sent chaque jour pour tenir des postes de responsabilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maternit&#233; est aussi p&#233;nalisante pour l'avancement professionnel. Les grossesses ponctu&#233;es de repos multiples et de cong&#233;s postnataux font passer les int&#233;ress&#233;es au second plan pendant un ou deux ans. La direction de la CRAMIF avait fait le choix d'exclure les femmes en maternit&#233; du tableau d'avancement sous pr&#233;texte qu'on n'avait pas pu v&#233;rifier leur travail pendant leurs absences. Elle a &#233;t&#233; r&#233;cemment condamn&#233;e par les tribunaux pour cette pratique et a d&#251; faire marche arri&#232;re, mais cette fa&#231;on de consid&#233;rer la maternit&#233; est significative.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des droits&#8230; pour les hommes !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence d'une tr&#232;s grosse majorit&#233; de femmes se traduit dans les revendications : les droits aux cong&#233;s pour les salari&#233;es &#224; temps partiel (et en ce moment le gros probl&#232;me de la r&#233;percussion des 35 heures sur les contrats &#224; temps partiel), les conditions de prise de cong&#233;s &#171; enfant malade &#187; qui n&#233;cessitent de courir voir le m&#233;decin pour chaque jour de fi&#232;vre, l'&#233;galit&#233; devant l'avancement individuel&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si un certain nombre de droits ont &#233;t&#233; longtemps des droits exclusivement f&#233;minins (cong&#233; parental, cong&#233; &#171; enfant malade &#187;, prime de cr&#232;che, cong&#233;s suppl&#233;mentaires pour enfant &#224; charge de moins de 16 ans&#8230;), depuis une dizaine d'ann&#233;es ces cong&#233;s peuvent &#234;tre pris ind&#233;pendamment du sexe. Dans la pratique, certains cong&#233;s comme le cong&#233; parental ou le cong&#233; &#171; enfant malade &#187; sont toujours pris majoritairement par les femmes. L'&#233;volution de la r&#233;glementation a plus consist&#233; &#224; &#233;tendre aux hommes certains droits qu'&#224; modifier profond&#233;ment les conditions de la femme au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau syndical, au-del&#224; des revendications qui refl&#232;tent en partie la pr&#233;sence majoritaire de femmes, la c&#233;l&#233;bration d'&#233;v&#233;nements comme la f&#234;te des m&#232;res continue (un cadeau annuel et une sortie anticip&#233;e de deux heures une fois l'an). Dans les ann&#233;es 80, apr&#232;s l'arriv&#233;e de la gauche au pouvoir et la prise de gestion du CE par la CGT, une tentative avait &#233;t&#233; faite de supprimer cette f&#234;te instaur&#233;e par P&#233;tain et de la remplacer par la f&#234;te des femmes le 8 mars. Cela avait provoqu&#233; une lev&#233;e de boucliers de syndicats tr&#232;s conservateurs qui ont men&#233; campagne sur cette question &#224; chaque &#233;lection. La f&#234;te des m&#232;res a donc &#233;t&#233; restaur&#233;e lors d'un changement de majorit&#233; au CE. Bien s&#251;r, personne n'attache plus d'importance &#224; l'origine de cette c&#233;l&#233;bration et n'y voit que la possibilit&#233; d'avoir un &#171; ch&#232;que-lire &#187; ou trois places de cin&#233;ma par le CE. Mais cela fait belle lurette que rien n'est fait pour d&#233;noncer sa signification. Ce qui existe toutefois contrairement &#224; il y a vingt ans, c'est qu'&#224; l'occasion du 8 mars le CE organise r&#233;guli&#232;rement une exposition rappelant la condition des femmes au travail et dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ang&#232;le ROSSIN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> La place des femmes dans les syndicats
</title>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<dc:subject>Droits des femmes
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>

		<description>L'augmentation du nombre de femmes salari&#233;es a fait que leur proportion dans les syndicats s'accro&#238;t. Pourtant cela ne se traduit ni par une prise de responsabilit&#233; syndicale plus large, ni par une prise en compte plus importante de leurs revendications sp&#233;cifiques. &lt;br /&gt;L'augmentation du nombre des syndiqu&#233;es &lt;br /&gt;Une enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e par la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats met en &#233;vidence cette &#233;volution, m&#234;me si en Europe, les disparit&#233;s sont importantes selon les pays : en Islande, le taux de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'augmentation du nombre de femmes salari&#233;es a fait que leur proportion dans les syndicats s'accro&#238;t. Pourtant cela ne se traduit ni par une prise de responsabilit&#233; syndicale plus large, ni par une prise en compte plus importante de leurs revendications sp&#233;cifiques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'augmentation du nombre des syndiqu&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e par la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats met en &#233;vidence cette &#233;volution, m&#234;me si en Europe, les disparit&#233;s sont importantes selon les pays : en Islande, le taux de syndicalisation des femmes atteint 70 %, alors qu'il n'est que de 10 % en Turquie. Mais en moyenne 40 % des femmes europ&#233;ennes salari&#233;es sont syndiqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France les situations diff&#232;rent selon les syndicats. La CFDT annonce pour un taux global de 9 % de syndiqu&#233;s dans la population active, un pourcentage de 46 % de femmes. A la CGT ce ratio serait de 28 % de femmes, mais ces statistiques ne portent que sur un tiers des effectifs. Car la pr&#233;occupation des organisations syndicales s'est peu port&#233;e jusqu'&#224; pr&#233;sent sur la repr&#233;sentation des femmes dans les syndicats et les statistiques hommes-femmes sont tr&#232;s partielles.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Moindre aux postes de responsabilit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si la proportion de femmes syndiqu&#233;es augmente par rapport &#224; celle des hommes, il n'en va pas de m&#234;me en ce qui concerne la part des responsabilit&#233;s prise par les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT affiche sa volont&#233; d'&#233;tablir une certaine parit&#233; dans ses instances : ainsi, au Comit&#233; Ex&#233;cutif issu du dernier congr&#232;s, sur 90 membres, 43 sont des femmes. La politique volontariste de la direction est flagrante : en neuf ans, le pourcentage des femmes &#224; la direction ex&#233;cutive est pass&#233; de 25 &#224; 48 %. Les d&#233;clarations faites au 46&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s refl&#232;tent cette pr&#233;occupation : &#171; &lt;em&gt;L'avenir du syndicalisme est avec les femmes, pas sans elles. Le temps est venu pour la CGT de donner un message clair sur sa volont&#233; d'agir contre les discriminations subies par les femmes.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il en va tout autrement d&#232;s que l'on prend des organismes &#224; l'&#233;chelon d&#233;partemental ou celui des f&#233;d&#233;rations : &#224; la t&#234;te des 95 Unions d&#233;partementales, on trouve seulement 7 femmes, et parmi les responsables des 33 f&#233;d&#233;rations, uniquement deux femmes. Certes les gros bataillons de la CGT se recrutent beaucoup dans la m&#233;tallurgie, o&#249; les femmes sont minoritaires, et dans les secteurs o&#249; les femmes pr&#233;dominent, comme la grande distribution, le taux de syndicalisation &#224; la CGT est tr&#232;s faible. Mais l'explication ressemble plus &#224; une tentative de justification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la CFDT la secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale est une femme, Nicole Notat, personne ne l'ignore. Mais si 46 % des syndiqu&#233;s sont des femmes, elles ne sont plus que 20 % &#224; 25 % au congr&#232;s, au comit&#233; ex&#233;cutif ou dans les comit&#233;s de direction. Elles ont des responsabilit&#233;s dans les structures qui s'occupent des probl&#232;mes des femmes, de la formation ou de la sant&#233;. Mais il n'y qu'une seule femme pr&#233;sidente de ces structures : celle concernant les femmes !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les obstacles &#224; la parit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La situation des femmes dans les syndicats reste encore bien marqu&#233;e par la pr&#233;dominance des hommes. Depuis des d&#233;cennies, ce sont les hommes qui se sont trouv&#233;s &#224; exercer les postes de responsabilit&#233;, et ils ont du mal &#224; y faire une place aux femmes. La situation des femmes &#233;tait consid&#233;r&#233;e comme secondaire, pour ne pas dire marginale. Au point que m&#234;me le nombre de femmes syndiqu&#233;es n'&#233;tait pas comptabilis&#233;. Ceci dit la plupart des syndicats sont sensibles &#224; cette sous repr&#233;sentation des femmes dans leurs organes de direction. Ils prennent des mesures syst&#233;matiques comme l'instauration de quotas dans les organes de direction, ou mettent en place des commissions femmes sp&#233;cifiques. Mais la solution n'est pas si simple. Comment remplacer certains responsables hommes par une femme au seul nom de la parit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre moyen de favoriser la sensibilit&#233; du syndicat aux probl&#232;mes des femmes r&#233;side dans l'instauration de commissions, voire de congr&#232;s de femmes. Mais cela peut avoir comme effet pervers de cantonner les femmes dans un ghetto s'occupant de leurs probl&#232;mes sp&#233;cifiques sans que le reste de l'organisation se pr&#233;occupe davantage d'elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le poids de la condition de la femme dans la soci&#233;t&#233; p&#232;se aussi sur leur disponibilit&#233; pour prendre en charge des responsabilit&#233;s syndicales : la pr&#233;sence &#224; des r&#233;unions hors des horaires de travail par exemple alors qu'il faut s'occuper des enfants est un lourd handicap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut reprocher &#224; l'organisation syndicale de subir elle aussi les contraintes de la soci&#233;t&#233; et d'en refl&#233;ter les limites. Par contre on peut la critiquer de ne pas toujours mener une lutte syst&#233;matique pour repousser ses limites et d'abord combattre les pr&#233;jug&#233;s en son propre sein.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'action des syndicats envers les femmes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats revendiquent le principe qu'&#224; travail &#233;gal, le salaire doit &#234;tre &#233;gal. En effet dans la plupart des cas une femme gagne 25 % de moins qu'un homme pour un travail identique. Cette &#233;galit&#233; revendiqu&#233;e par les syndicats reste lettre morte aupr&#232;s des patrons. Il y a &#233;galement des revendications qui correspondent &#224; la situation sp&#233;cifique des femmes dans cette soci&#233;t&#233;, relative par exemple &#224; la double journ&#233;e de travail : &#224; l'usine et &#224; la maison pour s'occuper de la famille. Les syndicats dans les secteurs o&#249; les femmes repr&#233;sentent une part importante de la main d'&#339;uvre, posent les probl&#232;mes des absences pay&#233;es pour soigner un enfant malade, des heures pay&#233;es pour la rentr&#233;e des classes, voire l'instauration de cr&#232;ches dans certaines entreprises employant un grand nombre de femmes dans des banques ou des assurances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les syndicats colportent aussi bien des pr&#233;jug&#233;s. La place des femmes dans la famille comme le pr&#233;conisait P&#233;tain, par exemple en organisant la f&#234;te des m&#232;res chaque ann&#233;e au travers des Comit&#233;s d'&#201;tablissement. On en a vu &#171; f&#234;ter les catherinettes &#187;&#8230; mais jamais &#171; f&#234;ter &#187; les vieux gar&#231;ons c&#233;libataires. Certains syndicats ont sign&#233; des accords d'entreprise r&#233;tablissant le travail de nuit des femmes, apr&#232;s plusieurs d&#233;cennies d'interdiction en France, au nom de l'&#233;galit&#233; des femmes avec les hommes et de l'alignement sur ce qui se fait dans les autres pays d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait nul ne peut pr&#233;tendre que les syndicats sont indiff&#233;rents &#224; la condition de la femme dans le monde du travail. Mais ils contribuent comme pour bien d'autres choses &#224; perp&#233;tuer les pr&#233;jug&#233;s de la soci&#233;t&#233; dans l'organisation, cantonnant les femmes &#224; des r&#244;les subalternes. Car leur d&#233;marche est tout aussi conformiste lorsqu'ils d&#233;veloppent des r&#233;flexes cat&#233;goriels ou sectoriels, voire nationalistes (produisons fran&#231;ais), parmi la classe ouvri&#232;re. Les organisations syndicales ne sont pas plus virulentes ni efficaces sur les probl&#232;mes des femmes qu'ils ne le sont dans la d&#233;fense de la classe ouvri&#232;re dans son ensemble. On le voit en ce moment par rapport aux attaques patronales sur les lois Aubry ou les retraites dans le priv&#233; par exemple, qui frappent de plein fouet l'ensemble de la classe ouvri&#232;re, m&#234;me si les femmes les subissent souvent en premi&#232;re ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marcel MALOUIN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Femmes ouvri&#232;res, femmes exploit&#233;es, femmes combattantes
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		<dc:subject>Droits des femmes
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<description>La bourgeoisie montante a t&#244;t compris l'int&#233;r&#234;t qu'elle avait a utiliser une main-d'&#339;uvre abondante et docile, croyait-elle. D&#232;s 1827, un industriel d&#233;clarait : &#171; Par des instructions sagement combin&#233;es on peut r&#233;pandre chez le sexe faible des connaissances et des talents qui cr&#233;eront la concurrence la plus avantageuse entre le travail des hommes et celui des femmes &#187;. On estime que le salaire des femmes &#233;tait inf&#233;rieur, pour la m&#234;me t&#226;che, de plus de la moiti&#233; &#224; celui des hommes &#224; la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La bourgeoisie montante a t&#244;t compris l'int&#233;r&#234;t qu'elle avait a utiliser une main-d'&#339;uvre abondante et docile, croyait-elle. D&#232;s 1827, un industriel d&#233;clarait : &#171; &lt;em&gt;Par des instructions sagement combin&#233;es on peut r&#233;pandre chez le sexe faible des connaissances et des talents qui cr&#233;eront la concurrence la plus avantageuse entre le travail des hommes et celui des femmes&lt;/em&gt; &#187;. On estime que le salaire des femmes &#233;tait inf&#233;rieur, pour la m&#234;me t&#226;che, de plus de la moiti&#233; &#224; celui des hommes &#224; la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La voix des femmes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais tr&#232;s t&#244;t cette situation insupportable suscita des r&#233;actions de la part des int&#233;ress&#233;es. Apr&#232;s les journ&#233;es de Juin 1848, des saint-simoniennes et des fouri&#233;ristes &#233;ditent un journal pendant quelques semaines, &#171; &lt;em&gt;La voix des femmes&lt;/em&gt; &#187;, pour d&#233;noncer les conditions de vie des femmes ouvri&#232;res, et le statut de la femme en g&#233;n&#233;ral. Au m&#234;me moment &#224; Lyon s'organisent &#171; &lt;em&gt;les fourmis r&#233;unies&lt;/em&gt; &#187;, un groupe de couturi&#232;res, en fait un syndicat, ce qui vaudra aux dirigeantes six mois de prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la commune de Paris la participation des femmes est spectaculaire. Elles mettent sur pied des cr&#232;ches, des cantines des organismes de solidarit&#233;, mais aussi participent en premi&#232;re ligne aux combats durant la semaine sanglante. Louise Michel, la plus c&#233;l&#232;bre d'entre elles, paiera son engagement de 9 ann&#233;es de d&#233;portation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les luttes des femmes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La participation des femmes aux luttes ouvri&#232;res reprend de plus belle &#224; partir des ann&#233;es 1890. Ainsi &#224; Vienne en Autriche la premi&#232;re gr&#232;ve f&#233;minine du textile &#233;clate &#224; l'occasion du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai 1893 : durant 14 jours 700 ouvri&#232;res bloquent les ateliers pour r&#233;clamer la journ&#233;e de dix heures et l'augmentation des salaires. En 1895 &#224; Limoges les corseti&#232;res tiennent durant 108 jours ; les cartonni&#232;res de La Guerche 130 jours. Aux Etats-Unis, une femme, Clara Lemliech, immigr&#233;e russe juive ayant fui les pogromes, dirige une s&#233;rie de gr&#232;ves tr&#232;s dures dans le textile en 1909. C'est &#224; cette occasion que &#171; &lt;em&gt;du pain et des roses&lt;/em&gt; &#187;, une chanson traditionnelle du mouvement ouvrier am&#233;ricain fut compos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement social-d&#233;mocrate marxiste a rejet&#233; le fatras d'id&#233;es r&#233;actionnaires v&#233;hicul&#233; par la bourgeoisie sur la place &#171; naturelle &#187; des femmes &#224; la maison pour &#233;lever les enfants, son statut d'&#233;ternelle mineure vis &#224; vis des hommes. Au congr&#232;s de Gotha de 1896, sur proposition de Clara Zetkin la r&#233;solution suivante est adopt&#233;e : journ&#233;e de huit heures pour les femmes comme pour les hommes ; &#224; travail &#233;gal salaire &#233;gal ; droit d'&#234;tre &#233;lectrices et &#233;ligibles aux prud'hommes ; &#233;galit&#233; de droits avec les hommes en mati&#232;re de r&#233;union et d'association ; et surtout &#233;galit&#233; des droits civils (droit de vote).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses femmes ont particip&#233; &#224; la construction des organisations sociales d&#233;mocrates : C. Zetkin, mais aussi Rosa Luxembourg en Allemagne, et Alexandra Kollonta&#239; en Russie, pour ne citer que les plus connues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela n'a pas emp&#234;ch&#233; les femmes de se heurter &#224; de l'hostilit&#233; au sein m&#234;me des partis ouvriers et des syndicats. Elles &#233;taient soup&#231;onn&#233;es d'&#234;tre plus sensibles aux pressions patronales, et le travail des femmes resta mal vu par nombre d'ouvriers pendant longtemps. Particuli&#232;rement en France ou le mouvement ouvrier reste longtemps impr&#233;gn&#233; d'id&#233;es proudhoniennes, violemment anti-f&#233;ministes. Il faut attendre 1914 pour que la CGT cr&#233;e un organisme dirig&#233; par des femmes et m&#232;ne une campagne d'action en leur faveur, et 1920 pour qu'elles aient le droit de se syndiquer sans l'accord de leur mari.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux Etats-Unis, les ouvri&#232;res ne recevant aucun soutien des syndicats de m&#233;tiers traditionnels cr&#233;ent leur propre organisation en 1911 : la Women's Trade Union League.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les droits des femmes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pendant la premi&#232;re guerre mondiale des gr&#232;ves &#233;clatent en France dans les usines d'armement pour exiger des salaires d&#233;cents et des meilleurs conditions de travail. Et la r&#233;volution russe commence avec la journ&#233;e de la femme le 8 mars 1917.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la guerre de 1914 la lutte pour l'&#233;galit&#233; de traitement des femmes et des hommes s'accentuent. En 1919, l'&#233;galit&#233; de traitement pour les femmes travaillant dans les institutions publiques est accord&#233;e, en 1929 c'est au tour des posti&#232;res d'obtenir les m&#234;mes droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche la crise des ann&#233;es trente marque un recul pour les femmes : on les accuse de prendre la place des hommes et d'&#234;tre cause du ch&#244;mage. En Su&#232;de le gouvernement &#171; socialiste &#187; d&#233;cide d'exclure du travail les femmes dont le mari travaille, sous pr&#233;texte qu'elles ont d&#233;j&#224; un revenu, sans parler des r&#233;gimes fascistes o&#249; les femmes sont rel&#233;gu&#233;es au r&#244;le de poules pondeuses d'enfants. Il faudra attendre la fin de la 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; guerre mondiale, pour que la question du statut des femmes ressurgisse sur la place publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on le voit la lutte des femmes pour leur dignit&#233; ne date pas du d&#233;veloppement des id&#233;es f&#233;ministes dans les ann&#233;es 60 au sein de la petite bourgeoisie. Si les femmes ouvri&#232;res ont d&#251; batailler y compris contre les pr&#233;jug&#233;s des ouvriers, c'est aussi au sein du mouvement ouvrier r&#233;volutionnaire qu'elles ont trouv&#233; leurs plus puissants alli&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eric STEPHANT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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