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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title>Editorial : Vive le bogue social pour l'an 2000 !
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		<dc:subject>Politique
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		<description>L'an 2000 s'annonce sous de bons augures nous dit-on. La croissance en 1999 aura &#233;t&#233; plus forte que pr&#233;vu. Les affaires marchent bien et les b&#233;n&#233;fices des entreprises sont florissants. La Bourse, &#224; quelques cahots pr&#232;s, a permis en un an aux actionnaires de grossir leur fortune de plus 50 %, en dormant. Jospin et Chirac en d&#233;pit de quelques affaires sont toujours bien plac&#233;s dans les sondages. Les politiciens de tous bords peuvent vaquer &#224; leur occupation favorite, la pr&#233;paration des municipales de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-7-janvier-fevrier-2000-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 7, janvier-f&#233;vrier 2000
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'an 2000 s'annonce sous de bons augures nous dit-on. La croissance en 1999 aura &#233;t&#233; plus forte que pr&#233;vu. Les affaires marchent bien et les b&#233;n&#233;fices des entreprises sont florissants. La Bourse, &#224; quelques cahots pr&#232;s, a permis en un an aux actionnaires de grossir leur fortune de plus 50 %, en dormant. Jospin et Chirac en d&#233;pit de quelques affaires sont toujours bien plac&#233;s dans les sondages. Les politiciens de tous bords peuvent vaquer &#224; leur occupation favorite, la pr&#233;paration des municipales de 2001, voire des pr&#233;sidentielles ou des l&#233;gislatives de 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jospin promet le plein emploi&#8230; dans dix ans. Et chaque mois, quand tombent les chiffres du ch&#244;mage, le gouvernement se r&#233;jouit bruyamment de la moindre baisse. M&#234;me s'il reste officiellement encore plus de 10 % de sans-emplois. Il se fait toutefois plus discret sur l'augmentation de la pr&#233;carit&#233; des emplois cr&#233;&#233;s, comme sur ses tours de passe-passe &#233;liminant des statistiques un certain nombre de ch&#244;meurs bien r&#233;els.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, l'application de la loi dite des 35 heures se poursuit, imposant la flexibilit&#233; des horaires, l'intensification du travail, r&#233;duisant ou bloquant les salaires. Le budget de la sant&#233; pour l'an 2000 consacre la politique de restrictions qui p&#232;sera particuli&#232;rement sur la population la plus d&#233;favoris&#233;e. M&#234;me s'il n'y a plus de &#171; trou &#187; de la s&#233;curit&#233; sociale, puisqu'un exc&#233;dent de 2 milliards est pr&#233;vu pour cette ann&#233;e. Les retraites sont la prochaine cible et le gouvernement n'en finit pas de consulter pour trouver la meilleure fa&#231;on de faire passer un nouveau sale coup aux moindres frais. Et les suppressions d'emplois continuent d'assurer la mont&#233;e des profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est donc pas parce que la &#171; conjoncture &#187; est bonne pour les patrons que les affaires du monde du travail vont s'am&#233;liorer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;but d'application des lois sur les pr&#233;tendues 35 heures a provoqu&#233; des mouvements de r&#233;sistance dans de nombreuses entreprises. Et avec l'av&#232;nement de la seconde loi en ce d&#233;but d'ann&#233;e, ceux-ci ont toutes les raisons de se multiplier. Les restrictions sur le budget de la sant&#233; ont r&#233;veill&#233; un mouvement dans les h&#244;pitaux qui pourrait n'en &#234;tre qu'&#224; ses d&#233;buts. La volont&#233; gouvernementale de taper dans tous les budgets des services publics et de r&#233;duire leurs effectifs se traduit ici ou l&#224; par des protestations, des d&#233;brayages, voire des gr&#232;ves ou des manifestations. Ces r&#233;actions restent cependant &#233;parpill&#233;es et n'ont pas eu jusque-l&#224; le pouvoir d'emp&#234;cher r&#233;ellement les patrons de marquer des points et d'imposer des conditions plus d&#233;favorables aux travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les directions syndicales, les partis de la gauche gouvernementale, se satisfont de cette division. Ils ne cherchent pas r&#233;ellement &#224; unifier les luttes des travailleurs, ils font au contraire de leur mieux pour aider ce gouvernement &#224; faire passer sa politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour inverser le courant, une riposte d'ensemble des travailleurs est toujours n&#233;cessaire. Les militants d'extr&#234;me gauche, ceux de Lutte Ouvri&#232;re et de la Ligue Communiste R&#233;volutionnaire, doivent jouer leur r&#244;le pour aider &#224; la g&#233;n&#233;ralisation des luttes et assurer le contr&#244;le de celles-ci par les travailleurs eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Aubry 1 &#231;a vaut rien, Aubry 2 c'est pas mieux !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Aubry-1-ca-vaut-rien-Aubry-2-c-est-pas-mieux</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>Le 15 d&#233;cembre dernier, l'Assembl&#233;e Nationale a adopt&#233; d&#233;finitivement le deuxi&#232;me projet de loi sur les 35 heures. Les semaines de d&#233;bat pr&#233;c&#233;dant le vote n'auront rien chang&#233; &#224; son contenu initial. La contestation parlementaire au sein de la gauche plurielle a vite tourn&#233; &#224; la reddition sans condition. Maxime Gremetz, pour le PCF, s'est empress&#233; d'oublier ses timides critiques, formul&#233;es sans aucun effet d'ailleurs, pour sacrer cette pr&#233;tendue r&#233;duction du temps de travail &#171; grande loi de civilisation &#187;.&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 15 d&#233;cembre dernier, l'Assembl&#233;e Nationale a adopt&#233; d&#233;finitivement le deuxi&#232;me projet de loi sur les 35 heures. Les semaines de d&#233;bat pr&#233;c&#233;dant le vote n'auront rien chang&#233; &#224; son contenu initial. La contestation parlementaire au sein de la gauche plurielle a vite tourn&#233; &#224; la reddition sans condition. Maxime Gremetz, pour le PCF, s'est empress&#233; d'oublier ses timides critiques, formul&#233;es sans aucun effet d'ailleurs, pour sacrer cette pr&#233;tendue r&#233;duction du temps de travail &#171; &lt;em&gt;grande loi de civilisation&lt;/em&gt; &#187;. Car la gauche plurielle unanime n'est pas avare de d&#233;clarations grandiloquentes. &#171; &lt;em&gt;Avanc&#233;e d&#233;cisive du processus s&#233;culaire de la r&#233;duction du temps de travail&lt;/em&gt; &#187; selon le m&#234;me Gremetz. &#171; &lt;em&gt;Epanouissement gratuit de soi pour la lecture, pour l'art, pour le jeu, pour la r&#233;flexion, pour la r&#234;verie, les activit&#233;s familiales voire m&#234;me amoureuses&lt;/em&gt; &#187; pour le d&#233;put&#233; Vert Yves Cochet. Et Martine Aubry n'a pas craint d'affirmer : &#171; &lt;em&gt;c'est en tout premier lieu un d&#233;menti clair et d&#233;termin&#233; &#224; toutes les th&#233;ories de l'impuissance de l'action publique face au ch&#244;mage&lt;/em&gt; &#187;. On n'est jamais si bien servi que par soi-m&#234;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs confront&#233;s aux modalit&#233;s de ces pr&#233;tendues 35 heures, vivent les choses bien diff&#233;remment. L'actualit&#233; sociale quotidienne en t&#233;moigne. A propos de l'application de la premi&#232;re loi Aubry et avant m&#234;me le vote de la seconde, des conflits ont surgi un peu partout. Notamment, parmi les derniers en date, dans les banques, les grands magasins, les entreprises informatiques, et dans des entreprises publiques comme celles de l'audiovisuel, France T&#233;l&#233;com ou La Poste. Sans compter tous les mouvements non relay&#233;s par des journ&#233;es d'action nationales qui ont touch&#233; nombre d'autres entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, dans chaque entreprise, chaque branche, la situation appara&#238;t diff&#233;rente. Parce que le cadeau empoisonn&#233; pr&#233;par&#233; par le gouvernement &#224; l'ensemble des travailleurs pour la nouvelle ann&#233;e, peut se d&#233;cliner de bien des mani&#232;res. Les patrons peuvent combiner &#224; leur guise les ingr&#233;dients essentiels que sont la modulation des horaires et l'annualisation du temps de travail, avec baisse ou &#171; gel &#187; des salaires, le tout assorti d'aides financi&#232;res de l'Etat, et sans obligation d'embauches !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Aucune obligation de cr&#233;er des emplois &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le tapage fait autour de &#171; &lt;em&gt;l'amendement Michelin&lt;/em&gt; &#187; n'est que du vent. Il devrait, selon les partis de la gauche plurielle, rendre plus difficiles les licenciements collectifs et ainsi sauvegarder des emplois, en mettant comme pr&#233;alable &#224; tout plan dit social la n&#233;gociation d'un accord de r&#233;duction de temps de travail. Mais n&#233;gocier n'est pas conclure et, m&#234;me conclus, les accords ne cr&#233;ent pas forc&#233;ment d'emplois !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde loi Aubry sauvegardera d'autant moins d'emplois qu'elle ne met pas la moindre condition pour que les patrons puissent b&#233;n&#233;ficier de baisses de charges encore plus importantes que dans Aubry 1. Dans la premi&#232;re loi figurait l'obligation de cr&#233;er 6 % d'emplois pour 10 % de baisse du temps de travail. On a pu constater avec quelle absence de r&#233;sultats sur le ch&#244;mage. Dans la seconde, les subventions ne sont soumises qu'&#224; la signature d'un accord o&#249; serait mentionn&#233; le nombre d'emplois &#171; &lt;em&gt;cr&#233;&#233;s ou pr&#233;serv&#233;s&lt;/em&gt; &#187;, sans autre pr&#233;cision. L'entreprise devrait seulement fournir cette indication chaque ann&#233;e. Ainsi &#224; l'obligation toute hypocrite d'embauches se substitue... une simple obligation comptable. L'Etat est donc pr&#234;t &#224; payer 110 milliards par an pour que le patronat lui communique ses statistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;er des emplois est le pr&#233;texte que le gouvernement a invoqu&#233;. Mais il faudrait &#234;tre aveugle pour ne pas voir que l'objectif est seulement de permettre aux capitalistes d'organiser le travail de mani&#232;re encore plus rentable. Car passer aux 35 heures sans embaucher en contrepartie, cela suppose, en m&#234;me temps qu'une flexibilit&#233; accrue, une intensification du travail. La &#171; &lt;em&gt;complexit&#233;&lt;/em&gt; &#187; de la loi Aubry n'a d'autre objectif que de favoriser cette mutation et de l'adapter aux conditions de chaque entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Institutionnalisation de la modulation des horaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dor&#233;navant la limite maximum de travail se compte en dur&#233;e annuelle, soit 1 600 heures. Par semaine de 35 heures, il faut donc comprendre &#171; &lt;em&gt;semaine moyenne&lt;/em&gt; &#187; de 35 heures. Seule limite &#224; la flexibilit&#233; : l'interdiction de travailler plus de 44 heures hebdomadaires sur 12 semaines cons&#233;cutives, voire 46 dans certains accords de branche. &#231;ela laisse de la marge&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour donner aux patrons le temps de prendre la mesure du parti qu'ils peuvent tirer de la flexibilit&#233;, la loi leur accorde une p&#233;riode d'adaptation. Le passage &#224; ces &#171; &lt;em&gt;35 heures&lt;/em&gt; &#187; n'est pas imm&#233;diat. Une p&#233;riode transitoire d'un an &#8211; initialement d&#233;nonc&#233;e par les d&#233;put&#233;s communistes, qui ont depuis ferm&#233; les yeux sur ce point comme sur le reste &#8211; est pr&#233;vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'en 2001, dans les entreprises o&#249; aucun accord r&#233;duisant la dur&#233;e collective du travail n'aura &#233;t&#233; sign&#233;, les heures effectu&#233;es au-del&#224; des 35 h, et dans la limite de 39 h, ne seront pas major&#233;es au taux de 25 % mais &#224; 10 %. Cette majoration ne sera pas vers&#233;e aux salari&#233;s mais au fonds d'aide destin&#233; &#224; l'all&#233;gement des charges patronales ! En somme, un d&#233;tournement l&#233;gal d'argent appartenant aux travailleurs, au profit des caisses patronales. Et si les taux de majoration retrouveront en 2002 leur valeur pr&#233;c&#233;dente, la p&#233;riode transitoire aura servi aux patrons &#224; trouver les moyens d'intensifier le travail en supprimant autant que possible toutes les majorations pour heures suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours &#224; la poursuite du m&#234;me objectif, reste encore la solution de faire la chasse aux temps de pause. Ce fut l'enjeu de la discussion autour de l'&#233;valuation du &#171; &lt;em&gt;temps de travail effectif&lt;/em&gt; &#187;. Les temps de pause et de repas entrent dans le travail effectif&#8230; uniquement pour le temps &#171; &lt;em&gt;pendant lequel le salari&#233; est &#224; la disposition de l'employeur et doit se conformer &#224; ses directives sans pouvoir vaquer librement &#224; des occupations personnelles&lt;/em&gt; &#187;. Autant dire pas souvent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au temps d'habillage et de d&#233;shabillage, que les d&#233;put&#233;s de la gauche plurielle avaient introduit dans le d&#233;compte en premi&#232;re lecture, ils l'ont retir&#233; sous la pression en particulier des industriels de l'agro-alimentaire. Faut bien que ces gens bouffent&#8230; la gauche ne pouvait tout de m&#234;me pas rester insensible &#224; leur d&#233;tresse !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le temps de formation, une partie importante pourra d&#233;sormais &#234;tre organis&#233;e en dehors du temps de travail effectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;faits d'Aubry 2 s'appliquent &#233;galement aux cadres non dirigeants ne travaillant pas en &#233;quipe. Ils se voient impos&#233;s un forfait de 217 jours travaill&#233;s par an, sans aucune limite horaire quotidienne l&#233;gale. Seule disposition pr&#233;vue : ils pourront toujours se plaindre aux tribunaux !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une offensive contre les salaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette loi&lt;em&gt; Aubry 2&lt;/em&gt;, dans la droite ligne de la loi &lt;em&gt;Aubry 1&lt;/em&gt;, non seulement ent&#233;rine l'intensification du travail et la flexibilit&#233; au nom de la r&#233;duction du temps de travail, mais elle prend les salaires en otage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune garantie de r&#233;mun&#233;ration pour le passage aux 35 heures annualis&#233;es n'est pr&#233;vue. Seul le salaire des smicards d&#233;j&#224; en poste devra &#234;tre maintenu. Et encore, pas par une augmentation du taux de base horaire en compensation, mais par une prime diff&#233;rentielle de 700 F qui devrait dispara&#238;tre en cinq ans, au rythme des &#171; &lt;em&gt;coups de pouce&lt;/em&gt; &#187; donn&#233;s au SMIC. Il s'agit donc purement et simplement d'une loi ouvrant la porte &#224; une r&#233;duction de la plupart des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusque-l&#224;, les r&#233;actions contre ces &#171; &lt;em&gt;35 heures&lt;/em&gt; &#187; sont nombreuses, mais restent &#233;clat&#233;es. Les directions syndicales entretiennent cette division, ravies de pouvoir satisfaire leur app&#233;tit de n&#233;gociation, sans confrontation radicale avec le patronat et le gouvernement. Mais il n'y aura pas plus de &#171; &lt;em&gt;bon accord&lt;/em&gt; &#187; par entreprise sur les 35 heures qu'il n'y a eu de &#171; &lt;em&gt;bonne loi&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 janvier 2000&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Simone CANETTI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> SNCF qui pleure, SNCF qui rit ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/SNCF-qui-pleure-SNCF-qui-rit</link>
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>SNCF
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		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>A la SNCF, les discussions d'application, pr&#233;vue en 2000, de l'accord 35 heures sign&#233; par la CGT et la CFDT au printemps dernier touchent &#224; leur fin. La majorit&#233; des CHSCT (Comit&#233; Hygi&#232;ne et S&#233;curit&#233;), seule instance de base consult&#233;e, a approuv&#233; cette mise en place, m&#234;me si c'est la plupart du temps avec des formules plus que r&#233;serv&#233;es. &lt;br /&gt;&#199;a roule pour la SNCF... &lt;br /&gt;Les dirigeants SNCF, eux, se disent satisfaits &#224; tous points de vue : la SNCF va bien et les principaux syndicats dialoguent comme elle en r&#234;ve&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-7-janvier-fevrier-2000-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 7, janvier-f&#233;vrier 2000
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-SNCF-+" rel="tag"&gt;SNCF
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la SNCF, les discussions d'application, pr&#233;vue en 2000, de l'accord 35 heures sign&#233; par la CGT et la CFDT au printemps dernier touchent &#224; leur fin. La majorit&#233; des CHSCT (Comit&#233; Hygi&#232;ne et S&#233;curit&#233;), seule instance de base consult&#233;e, a approuv&#233; cette mise en place, m&#234;me si c'est la plupart du temps avec des formules plus que r&#233;serv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#199;a roule pour la SNCF...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants SNCF, eux, se disent satisfaits &#224; tous points de vue : la SNCF va bien et les principaux syndicats dialoguent comme elle en r&#234;ve ou &#224; peu pr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce bien la m&#234;me entreprise qui pleurait un d&#233;ficit chronique, qui faisait campagne en 1999 pour des mesures d'&#233;conomies draconiennes sur les salaires et les effectifs et qui, coup sur coup, annonce le rachat d'un r&#233;seau de transport urbain routier (Via GTI), une participation &#224; 45 % dans une soci&#233;t&#233; suisse de wagons sp&#233;cialis&#233;s, se place pour le rachat des chemins de fer polonais (on croirait un film de s&#233;rie B !), privatise le SERNAM et annonce des b&#233;n&#233;fices ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233; la SNCF voit son trafic et ses recettes augmenter depuis des ann&#233;es. Le trafic marchandise a red&#233;coll&#233; depuis quelques ann&#233;es et le trafic voyageur est en hausse constante. L'argent s'accumule dans les caisses et la SNCF annonce des b&#233;n&#233;fices en 1999. Mais en 1995 on comptait 180 000 cheminots et en 1998 173 000. Et l'accord 35h doit apporter son lot de productivit&#233; suppl&#233;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans bien des cat&#233;gories, cette r&#233;duction du temps de travail se traduisant par des repos suppl&#233;mentaires, il faudra bien combler les trous. Or les 22 500 embauches annonc&#233;es sur trois ans ne feront que combler les d&#233;parts en retraite (19 500) et couvrir des activit&#233;s croissantes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;...Moins bien pour les cheminots&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers mois de discussions avec les repr&#233;sentants des syndicats signataires, dans tous les chantiers, visaient donc &#224; trouver la formule qui permette de faire travailler plus en moins de temps (flexibilit&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des cheminots des secteurs d&#233;j&#224; en 3X8 consid&#232;rent que le r&#233;gime de travail qui leur est propos&#233; actuellement est une am&#233;lioration avec plus de repos, m&#234;me s'ils restent inquiets sur les conditions de son application et surtout sur les effectifs n&#233;cessaires. Par contre aux ateliers et &#224; l'Equipement (entretien des installations) des baisses d'effectifs sont d&#233;j&#224; annonc&#233;es ainsi que le d&#233;veloppement du travail de nuit, en 2X8 et 3X8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour les agents de conduite, qui ont &#233;t&#233; les principaux acteurs de la gr&#232;ve de ce printemps contre le projet d'accord, les mesures d&#233;j&#224; en application, se traduisent g&#233;n&#233;ralement par un allongement de la dur&#233;e moyenne journali&#232;re de travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT et la CFDT, signataires, ont particip&#233; &#224; toutes les discussions, ont d&#233;fendu l'accord nationalement et localement, m&#234;me si, &#224; la base c'&#233;tait loin d'&#234;tre l'unanimit&#233; parmi leurs militants que l'on a souvent vus &#224; l'initiative des gr&#232;ves. Car bien que cela ne se soit pas toujours vu ou su, il y a eu de tr&#232;s nombreuses gr&#232;ves, le plus souvent tr&#232;s localis&#233;es. Les autres syndicats, particuli&#232;rement SUD et la FGAAC (agents de conduite autonomes) ont pris position contre l'accord, sans pour autant proposer de lutte, voire m&#234;me parfois en refusant de se joindre &#224; celles qui ont eu lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Divisions donc, qui se cristallisent d'autant plus que les &#233;lections professionnelles approchent (mars 2000).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cheminots &#224; la base, malgr&#233; la complexit&#233; de la situation, ne sont pourtant pas rest&#233;s passifs. M&#234;me si certains attendent de voir l'application concr&#232;te, d'autres sont d&#233;j&#224; convaincus qu'il faudra intervenir pour emp&#234;cher les mauvais coups annonc&#233;s. Si c'est le cas, les questions des embauches et des salaires devront &#234;tre au centre des revendications puisqu'elles sont au c&#339;ur de tous les probl&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6 janvier 2000&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bertrand LEPAGE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> ELM-Leblanc (groupe Bosch) : Six mois de lutte contre les licenciements
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Licenciements
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		<description>La lutte contre les licenciements &#224; ELM-Leblanc, usine de chaudi&#232;res &#224; gaz situ&#233;e &#224; Drancy et Bobigny, appartenant au groupe Bosch, commenc&#233;e au mois de mai, arrive aujourd'hui &#224; sa fin. La direction avait annonc&#233; 367 licenciements, sur un effectif de 1067. Elle en pr&#233;voyait de fait 45 &#224; 50 de moins au titre des emplois &#171; sauvegard&#233;s &#187; en cas d'accord sur les 35 heures. &lt;br /&gt;Il devrait y avoir finalement 297 licenci&#233;s, la direction ayant port&#233; &#224; 70 le nombre de ces emplois pour arracher la signature de trois&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La lutte contre les licenciements &#224; ELM-Leblanc, usine de chaudi&#232;res &#224; gaz situ&#233;e &#224; Drancy et Bobigny, appartenant au groupe Bosch, commenc&#233;e au mois de mai, arrive aujourd'hui &#224; sa fin. La direction avait annonc&#233; 367 licenciements, sur un effectif de 1067. Elle en pr&#233;voyait de fait 45 &#224; 50 de moins au titre des emplois &#171; sauvegard&#233;s &#187; en cas d'accord sur les 35 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il devrait y avoir finalement 297 licenci&#233;s, la direction ayant port&#233; &#224; 70 le nombre de ces emplois pour arracher la signature de trois des syndicats de l'entreprise, FO, CFDT et CFTC. La CGT, elle, a maintenu son refus de signer un accord qui comporte la flexibilit&#233; et une clause de blocage des salaires sur deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;103 travailleurs partiront en FNE. Une vingtaine d'autres ont demand&#233; une mesure de reconversion et &#224; peu pr&#232;s autant devraient &#234;tre reclass&#233;s dans le service apr&#232;s-vente. Il y aura donc environ 150 licenciements secs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La liaison manqu&#233;e avec les autres usines&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au printemps, d&#232;s l'annonce des licenciements nous avons tent&#233; de nous adresser aux travailleurs d'autres entreprises du secteur, en rendant visite aux autres sites Bosch de Drancy et Saint-Ouen, Alsthom de la Courneuve, l'H&#244;pital Avicenne ou les employ&#233;s communaux de Bobigny, ou &#224; toute la population par des diffusions de tracts sur les march&#233;s. La direction &#233;tait si press&#233;e d'en finir avant les vacances, qu'elle avait tent&#233; d'y aller au bluff en convoquant un Comit&#233; d'Entreprise sans m&#234;me respecter les r&#232;gles. Mal lui en a pris, et tout a &#233;t&#233; report&#233; en septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la rentr&#233;e chaque fois que nous sommes all&#233;s manifester ou diffuser des tracts l'accueil &#233;tait particuli&#232;rement chaleureux. Les mairies de Drancy et de Bobigny, &#224; majorit&#233; PCF, qui au printemps s'&#233;taient content&#233;es de d&#233;clarations de soutien, ont m&#234;me appel&#233; &#224; une manifestation locale. C'&#233;tait dans la foul&#233;e de la manifestation du 16 octobre. Elles se sont arr&#234;t&#233;es l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voisines de la n&#244;tre, deux autres grosses entreprises, H&#339;chst-Marion-Roussel &#224; Romainville et Alsthom &#224; La Courneuve, connaissent elles aussi des menaces sur l'emploi. Se retrouver ensemble contre les licenciements aurait donn&#233; plus de force &#224; tous et dans les trois entreprises les militants de Lutte Ouvri&#232;re ont avanc&#233; cette id&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais aux difficult&#233;s objectives, li&#233;es au fait que la mobilisation n'en &#233;tait pas &#224; la m&#234;me &#233;tape qu'&#224; ELM, s'en est ajout&#233;e une autre : la plupart des autres militants syndicaux des deux autres usines, inclus ceux qui sont au PCF, pr&#233;f&#233;raient le chacun dans son entreprise, chacun dans sa commune.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'intervention de l'ensemble des travailleurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A ELM-Leblanc m&#234;me, le plus gros coup de col&#232;re a &#233;clat&#233; d&#233;s l'annonce du contenu du plan social qui pr&#233;voyait notamment une prime compl&#233;mentaire de licenciement d'un montant d&#233;risoire, 2000 F par ann&#233;e d'anciennet&#233;, et rien pour ceux qui partiraient en FNE. Le patron s'est retrouv&#233; bloqu&#233; toute la journ&#233;e au milieu de quelques 300 ouvriers qui avaient envahi la salle de r&#233;union du Comit&#233; d'entreprise. Nous l'avons vu alors en quelques heures monter la prime &#224; 4 000 F, puis 5 000 F, puis 10 000 F. Et m&#234;me &#224; 15 000 F quand nous avons r&#233;cidiv&#233; quelques jours plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a d&#232;s lors plus eu de r&#233;union de CE o&#249; les travailleurs eux-m&#234;mes n'aient &#224; nouveau fait irruption dans la salle au grand dam de la direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour annuler les licenciements il ne pouvait suffire de faire peur au directeur local. Il aurait fallu que le gouvernement, d'autres patrons, les dirigeants du trust Bosch eux-m&#234;mes craignent des d&#233;bordements de col&#232;re et l'extension de la lutte. Cela ne nous a pas &#233;t&#233; possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin de la proc&#233;dure l&#233;gale de consultation, le 2 d&#233;cembre, la direction a diffus&#233; un mod&#232;le de lettre de demande volontaire de d&#233;part en licenciement &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Volontaire &#187; ? C'est beaucoup dire, apr&#232;s six mois de lutte contre les licenciements. Mais tout le monde avait fait ses comptes en fonction de sa situation, son &#226;ge ou son anciennet&#233;. Une partie d'entre nous pensait que mieux valait encore s'en aller avec les indemnit&#233;s que rester dans une usine dont l'avenir est rien moins que garanti. Si bien que la direction a eu plus de 150 &#171; volontaires &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un probl&#232;me reste pourtant : dans les secteurs de production seuls des &#171; volontaires &#187; ont donc &#233;t&#233; mis sur les listes ; mais ce n'est pas le cas parmi les &#171; indirects &#187; (magasin, entretien, outillage) o&#249; la direction n'avait pas son compte de volontaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 30 d&#233;cembre 1999, &lt;strong&gt;L.S.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les Imp&#244;ts vont diminuer... les effectifs !
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>Le syst&#232;me fiscal et la comptabilit&#233; de l'Etat en France sont une particularit&#233;, une exception issue de la R&#233;volution. En gros, le syst&#232;me est bas&#233; sur un consentement &#171; citoyen &#187; &#224; l'imp&#244;t, (&#171; d&#233;claration des revenus &#187;) alors que le syst&#232;me le plus r&#233;pandu est la &#171; retenue &#224; la source &#187; et/ou la multiplication des taxes. L'administration financi&#232;re de l'Etat emploie donc 180 000 salari&#233;s, dont 80 000 aux Imp&#244;ts et 55 000 au Tr&#233;sor (plus 22 000 aux Douanes et 25 000 r&#233;partis entre l'INSEE, la DGCCRF, l'Imprimerie&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le syst&#232;me fiscal et la comptabilit&#233; de l'Etat en France sont une particularit&#233;, une exception issue de la R&#233;volution. En gros, le syst&#232;me est bas&#233; sur un consentement &#171; citoyen &#187; &#224; l'imp&#244;t, (&#171; d&#233;claration des revenus &#187;) alors que le syst&#232;me le plus r&#233;pandu est la &#171; retenue &#224; la source &#187; et/ou la multiplication des taxes. L'administration financi&#232;re de l'Etat emploie donc 180 000 salari&#233;s, dont 80 000 aux Imp&#244;ts et 55 000 au Tr&#233;sor (plus 22 000 aux Douanes et 25 000 r&#233;partis entre l'INSEE, la DGCCRF, l'Imprimerie Nationale, les Monnaies et M&#233;dailles...).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des dizaines de milliers d'emplois supprim&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; une &#233;tude comparative de rentabilit&#233;, l'administration a d&#233;cid&#233; que ce personnel co&#251;te cher &#224; l'Etat. Gouvernements de droite et de gauche ont d&#233;j&#224; supprim&#233; des milliers de postes, encore 1500 sur 97 et 98, et Jospin continue le travail avec le projet &#171; Mission 2003 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il vise &#224; regrouper, &#224; partir de 2003, les services des Imp&#244;ts et du Tr&#233;sor, afin de remettre en cause le syst&#232;me fiscal actuel (l'imp&#244;t sur le revenu est certes injuste, mais tout de m&#234;me moins que le syst&#232;me des taxes, comme la TVA par exemple) et surtout &#224; supprimer encore plus d'emplois. L'Etat abandonnerait l'Imprimerie Nationale, le service du Cadastre et les services bancaires et d'&#233;pargne du Tr&#233;sor Public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;forme am&#232;nerait (d'apr&#232;s des sources syndicales) la suppression de 30 000 &#224; 50 000 emplois dans les dix ans &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le meilleur service &#224; l'usager&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En septembre 1999, le gouvernement a entrepris une vaste campagne pour obtenir l'appui des syndicats. Les syndicats majoritaires, FO au Tr&#233;sor et le SNUI (li&#233; aux syndicats SUD) aux Imp&#244;ts, ont discut&#233; &#171; de mani&#232;re constructive &#187; avec le minist&#232;re de &#171; modernisation &#187; et de &#171; meilleur service &#224; l'usager &#187;. Pourtant, &#224; Grenoble et &#224; Tours, les discussions ont tourn&#233; au vinaigre. Les agents sont intervenus massivement dans ces r&#233;unions, les ont finalement emp&#234;ch&#233;es et ont tenu des Assembl&#233;es G&#233;n&#233;rales de plusieurs centaines d'employ&#233;s. Et globalement, dans tout le pays, les discussions ont &#233;t&#233; suspendues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 26 novembre, &#224; l'initiative de syndicats minoritaires, la CGT &#224; laquelle s'&#233;tait jointe la CFDT et certaines sections SNUI, il y a eu 25% de gr&#233;vistes au Tr&#233;sor, et 30% aux Imp&#244;ts. Des AG massives se sont tenues &#224; Grenoble, Tours, Saint Brieuc. Des centres du Cadastre ont &#233;t&#233; occup&#233;s &#224; Montpellier et Toulouse. Le 17 d&#233;cembre, une nouvelle journ&#233;e de gr&#232;ve &#233;tait organis&#233;e, ralli&#233;e cette fois par FO et le SNUI. Les d&#233;cisions sur la &#171; Mission 2003 &#187; ont &#233;t&#233; repouss&#233;es au d&#233;but de l'an 2000 et le Directeur des Imp&#244;ts a d&#233;missionn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le DGI a saut&#233;. C'est bien. Mais il reste la volont&#233; du gouvernement de r&#233;duire les effectifs, &#224; laquelle seule une lutte de grande ampleur pourra s'opposer, aux Finances comme ailleurs. Heureusement, dans les services tout autant que la &#171; Mission 2003 &#187; ce qui mobilise c'est le ras-le-bol g&#233;n&#233;ral sur les conditions de travail, la faiblesse des salaires et les attaques tous azimuts : r&#233;gime des retraites menac&#233;, r&#233;duction du temps de travail qui dans la fonction publique &#233;carte d'embl&#233;e toute id&#233;e de cr&#233;ation d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 30 d&#233;cembre 1999, &lt;strong&gt;B. F.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'extr&#234;me droite en perdition
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/L-extreme-droite-en-perdition</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Front national
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		<dc:subject>Extr&#234;me droite
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		<description>Un an d&#233;j&#224;&#8230;La crise du FN, qui jusqu'alors &#233;tait rest&#233;e &#224; l'&#233;tat larv&#233;, &#233;clatait au grand jour et d&#233;bouchait rapidement sur la scission. &lt;br /&gt;Dans une bonne partie de la mouvance antifasciste, cette crise fut interpr&#233;t&#233;e comme une crise de croissance qui devait marquer l'av&#232;nement d'un fascisme moderne, incarn&#233; par Bruno M&#233;gret, apte, de par son programme et sa tactique, &#224; mener l'extr&#234;me droite vers de nouvelles victoires et &#224; pr&#233;tendre s&#233;rieusement au pouvoir. A l'inverse, l'heure de la retraite semblait avoir&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-7-janvier-fevrier-2000-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 7, janvier-f&#233;vrier 2000
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Extreme-droite-+" rel="tag"&gt;Extr&#234;me droite
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un an d&#233;j&#224;&#8230;La crise du FN, qui jusqu'alors &#233;tait rest&#233;e &#224; l'&#233;tat larv&#233;, &#233;clatait au grand jour et d&#233;bouchait rapidement sur la scission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une bonne partie de la mouvance antifasciste, cette crise fut interpr&#233;t&#233;e comme une crise de croissance qui devait marquer l'av&#232;nement d'un fascisme moderne, incarn&#233; par Bruno M&#233;gret, apte, de par son programme et sa tactique, &#224; mener l'extr&#234;me droite vers de nouvelles victoires et &#224; pr&#233;tendre s&#233;rieusement au pouvoir. A l'inverse, l'heure de la retraite semblait avoir sonn&#233; pour Jean-Marie Le Pen, figure, d&#233;sormais obsol&#232;te, d'un fascisme frapp&#233; d'archa&#239;sme et incapable de se donner les moyens permettant de lutter r&#233;ellement pour le pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle analyse pouvait sembler d'autant plus pertinente que, 8 mois plus t&#244;t, les &#233;lections r&#233;gionales avaient paru conforter la strat&#233;gie pr&#244;n&#233;e par M&#233;gret. Le FN r&#233;alisait des scores sans pr&#233;c&#233;dent au point de provoquer un v&#233;ritable vent de panique au sein des &#233;tats majors du RPR et de l'UDF, et d'amener plusieurs candidats UDF &#224; la pr&#233;sidence de conseil r&#233;gionaux &#224; accepter le concours des repr&#233;sentants du FN pour conqu&#233;rir leur si&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une phase de recul profond&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis, les faits ont amplement d&#233;menti ce qui &#233;tait, nous y reviendrons, plus qu'une erreur de pronostic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lections europ&#233;ennes ont marqu&#233; un premier recul &#233;lectoral de l'extr&#234;me droite. Compar&#233; aux pr&#233;c&#233;dentes &#233;lections du m&#234;me type, ce recul peut sembler limit&#233;. L'addition des voix du FN et du MN repr&#233;sente pr&#232;s de 9% des suffrages exprim&#233;s, contre 11 % en 93.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les comparaisons en mati&#232;re &#233;lectorale sont toujours d&#233;licates. On ne peut se contenter de se r&#233;f&#233;rer &#224; la derni&#232;re &#233;lection du m&#234;me type. Les &#233;lections les plus r&#233;centes doivent &#233;galement &#234;tre prises en compte, m&#234;me si elles sont de nature diff&#233;rente, car ce sont elles qui donnent la meilleure indication sur le dernier &#233;tat connu de l'opinion. Dans ce cas, le recul de juin 1999 appara&#238;t plus nettement, notamment si on compare les scores r&#233;alis&#233;s &#224; ceux des &#233;lections r&#233;gionales de mars 1998 o&#249; le FN r&#233;alisait pr&#232;s de 15% des voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, faire l'addition des voix du FN et du MN, c'est, quelque part, &#233;luder le fait m&#234;me de la crise et de la scission. Or, dans ce cas, 1 + 1 n'est pas &#233;gal &#224; 2 mais plut&#244;t inf&#233;rieur &#224; 2 et m&#234;me &#224; 1. Autrement dit, deux FN ne sont pas plus dangereux qu'un. La dynamique de l'extr&#234;me droite a &#233;t&#233; bris&#233;e dans la scission. L&#224; est le fait le plus important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A deux ou trois exceptions pr&#232;s, toutes les &#233;lections partielles qui se sont d&#233;roul&#233;es depuis juin 1999 (pr&#232;s d'une trentaine d'&#233;lections cantonales et une l&#233;gislative dans le XX&#176; arrondissement de Paris) ont confirm&#233;, voire accentu&#233; le recul des europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le recul ne se traduit pas seulement au plan &#233;lectoral. Il se manifeste &#233;galement par la poursuite de la crise, tant au FN qu'au MNR, sous la forme de dissensions et de d&#233;fections multiples qui, contrairement &#224; ce qui fut le cas durant les ann&#233;es 80 et au d&#233;but des ann&#233;es 90, rend ces forces impuissantes et incapables d'intervenir comme un acteur d&#233;cisif dans la situation politique, malgr&#233; une audience &#233;lectorale qui reste malgr&#233; tout non n&#233;gligeable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre &#233;l&#233;ment marquant, dans ce panorama de l'extr&#234;me droite, c'est bien s&#251;r l'&#233;chec de M&#233;gret. Celui ci, malgr&#233; toutes les qualit&#233;s &#171; logicielles &#187; qui lui sont pr&#234;t&#233;es, s'est av&#233;r&#233; incapable de capter la majorit&#233; de l'&#233;lectorat du FN, loin s'en faut, et une partie des cadres qui s'&#233;taient ralli&#233;s &#224; lui, songent, si ce n'est d&#233;j&#224; fait, &#224; jouer leur propre jeu, &#233;ventuellement en se recyclant et en monnayant leur influence aupr&#232;s de forces telles que le RPF.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Ni grossir la menace fasciste...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Reste &#224; comprendre, d'une part, pourquoi une bonne partie des antifascistes a eu, et a encore, tendance &#224; sous-estimer l'ampleur de la crise de l'extr&#234;me droite, et, d'autre part, pourquoi on assiste aujourd'hui &#224; la d&#233;confiture de celle-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, au del&#224; des r&#233;flexes l&#233;gitimes de tout militant engag&#233; dans la lutte contre l'extr&#234;me droite, la tendance &#224; sous-estimer les cons&#233;quences de la crise du FN prolonge une attitude qui, avant l'&#233;clatement du FN, exag&#233;rait d&#233;mesur&#233;ment la menace fasciste en consid&#233;rant que le FN &#233;tait aux portes du pouvoir. N'oublions pas aujourd'hui que nombre de militants expliquaient qu'&#224; travers la banalisation acc&#233;l&#233;r&#233;e de l'extr&#234;me droite, sa place au centre de la vie publique, et le contr&#244;le par le FN de la &#171; donne politique &#224; droite &#187;, c'&#233;tait le probl&#232;me d'une &#233;ventuelle accession d'un parti fasciste aux affaires dans les prochaines ann&#233;es qui se trouvait pos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, il s'agit l&#224; plus d'une incompr&#233;hension de la signification du fascisme que d'une simple exag&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'av&#232;nement du fascisme implique la mise hors la loi de l'ensemble des organisations du mouvement ouvrier, social-d&#233;mocratie comprise, ainsi que la destruction des institutions de la d&#233;mocratie parlementaire et des partis bourgeois traditionnels, or le contexte politique, social et &#233;conomique de ces derni&#232;res ann&#233;es ne se pr&#234;tait pas &#224; la mise en place d'un r&#233;gime fasciste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure o&#249; Bill Clinton s'affiche &#224; Florence, en compagnie de Schr&#246;der, Blair, Jospin et D'Alema, c'est-&#224;-dire des repr&#233;sentants des 4 premi&#232;res puissances imp&#233;rialistes (en dehors du Japon et derri&#232;re les Etats-Unis), il semble difficile de parler d'une n&#233;cessit&#233;, pour la bourgeoisie, de liquider la social-d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, le mouvement ouvrier n'a jamais constitu&#233; ces vingt derni&#232;res ann&#233;es une menace telle que la bourgeoise soit amen&#233;e &#224; envisager de se jeter &#224; corps perdu dans une aventure fasciste.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;... Ni l'oublier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le contexte qui, au d&#233;but des ann&#233;es 80, avait permis l'&#233;mergence du FN, a sensiblement &#233;volu&#233;. La situation &#233;conomique est marqu&#233;e par une certaine reprise et le ch&#244;mage ne conna&#238;t plus de progression spectaculaire. Une nouvelle force politique, &#224; m&#234;me de rallier une partie de l'&#233;lectorat FN, est apparue &#224; droite, autour de Pasqua. Enfin, le gouvernement Jospin ne suscite pas la m&#234;me d&#233;sillusion que celle provoqu&#233;e par le gouvernement Mauroy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est justement parce que les conditions de sa venue au pouvoir n'&#233;taient pas r&#233;unies que le FN s'est trouv&#233; dans l'incapacit&#233; de franchir un certain seuil et a d&#251; faire face &#224; un dilemme strat&#233;gique : envisager une alliance avec tout ou partie de la droite au risque d'y perdre son identit&#233; et t&#244;t ou tard de devoir renoncer &#224; une partie de son programme, ou bien, persister dans l'isolement et dans l'incapacit&#233; &#224; mordre sur de nouvelles couches de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en est finalement de l'extr&#234;me droite comme de la grenouille de la fable. Elle a fini par &#233;clater. Et quand on parle de Le Pen, plut&#244;t que de grenouille, il faudrait parler de vilain crapaud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les militants et organisations antifascistes se trouvent donc confront&#233;s &#224; la n&#233;cessit&#233; de prendre acte des modifications affectant le contexte dans lequel ils m&#232;nent leur combat. La myopie, le refus de prendre en compte les r&#233;alit&#233;s serait la pire des r&#233;ponses, car ils ne feraient que d&#233;sorienter les militants. Or nous savons qu'&#224; d&#233;faut d'un triomphe d&#233;cisif de la classe ouvri&#232;re, le danger fasciste ne sera jamais d&#233;finitivement &#233;cart&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 janvier 2000&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. VERRIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> L'Organisation Mondiale du Capitalisme contest&#233;e &#224; Seattle
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		<dc:subject>OMC
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		<dc:subject>Monde
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		<description>Le sommet inter-&#233;tatique organis&#233; du 29 novembre au 3 d&#233;cembre &#224; Seattle dans le cadre de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) appara&#238;t comme un &#233;chec cuisant pour ses initiateurs. Cette rencontre entre 135 gouvernements, plac&#233;e sous le patronage bienveillant des deux multinationales embl&#233;matiques de la ville que sont Boeing et Microsoft, &#233;tait solennellement d&#233;finie comme le lancement du &#171; cycle du mill&#233;naire &#187; de ren&#233;gociation des conditions du commerce international. Elle devait &#233;tablir le contenu&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le sommet inter-&#233;tatique organis&#233; du 29 novembre au 3 d&#233;cembre &#224; Seattle dans le cadre de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) appara&#238;t comme un &#233;chec cuisant pour ses initiateurs. Cette rencontre entre 135 gouvernements, plac&#233;e sous le patronage bienveillant des deux multinationales embl&#233;matiques de la ville que sont Boeing et Microsoft, &#233;tait solennellement d&#233;finie comme le lancement du &#171; cycle du mill&#233;naire &#187; de ren&#233;gociation des conditions du commerce international. Elle devait &#233;tablir le contenu et le planning de trois ann&#233;es de discussions, afin d'aboutir &#224; des engagements concrets concernant les r&#232;gles du jeu du march&#233; mondial. Car si il y a un accord g&#233;n&#233;ral des Etats capitalistes pour exacerber la concurrence entre entreprises sur le march&#233; mondial et &#233;tendre cette logique de profits &#224; tous les secteurs publics, cela n'est pas sans contradiction avec le fait que chacun marchande les meilleures conditions pour les firmes plac&#233;es sous sa protection particuli&#232;re. A la Conf&#233;rence de Seattle l'agriculture, les services, l'audiovisuel, les normes sociales et l'environnement &#233;taient confront&#233;s &#224; ces frictions commerciales.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une op&#233;ration de propagande boomerang&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce qui explique l'ampleur qu'a pris l'&#233;chec de Seattle, c'est le fait que les puissances capitalistes ont jou&#233; une partie de poker menteur ; entre elles d'abord, mais aussi face aux associations et syndicats qui ont, par leurs efforts, r&#233;ussi &#224; renforcer une opinion publique critique vis &#224; vis de ce qui &#233;tait en train de se d&#233;cider dans le dos des peuples. En effet les &#171; ma&#238;tres du monde &#187; ont voulu utiliser cette conf&#233;rence pour une op&#233;ration de propagande &#224; grande &#233;chelle. Il s'agit pour eux de montrer qu'en ce tournant du si&#232;cle, le capitalisme du n&#233;olib&#233;ralisme et de la globalisation financi&#232;re est triomphant, tout en contr&#244;lant les exc&#232;s du march&#233; par des institutions transparentes. Une telle op&#233;ration de propagande se justifie par le manque criant de l&#233;gitimit&#233; de ces institutions internationales au fonctionnement opaque, criant depuis l'&#233;chec de l'Accord Multilat&#233;ral sur l'Investissement (AMI) et surtout depuis les crises financi&#232;res asiatique, russe et br&#233;silienne de 1997-98.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or cette tentative s'est totalement retourn&#233;e contre ses initiateurs. L'importance de la conf&#233;rence de l'OMC &#233;tant pour une fois assum&#233;e par les grandes puissances, les feux des projecteurs m&#233;diatiques s'&#233;tant braqu&#233;s sur Seattle, les contradictions du projet sont devenues inextricables. La pr&#233;sence militante des organisations non gouvernementales et des syndicats a d'abord oblig&#233; les officiels &#224; une certaine publicit&#233; des probl&#232;mes pos&#233;s par le commerce mondial tel qu'il est r&#233;ellement, c'est &#224; dire sanctionnant cyniquement des rapports de forces in&#233;gales. Les organisateurs sont apparus enfin sur la d&#233;fensive, et ont d&#251; reconna&#238;tre en grande partie la l&#233;gitimit&#233; de la col&#232;re populaire devant les injustices &#224; l'&#339;uvre dans le monde. Ils n'ont donc pas pu r&#233;primer aussi rapidement qu'ils l'auraient voulu l'action des manifestations qui d&#233;r&#233;glaient le bon ordonnancement de la rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des priorit&#233;s diff&#233;rentes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais surtout cet &#233;clairage public a mis du sel sur les contradictions intercapitalistes. Car les gouvernements ont des priorit&#233;s diff&#233;rentes concernant le type de r&#233;gulation souhaitable pour le commerce international, &#233;videmment li&#233;es aux int&#233;r&#234;ts contradictoires de leurs capitalismes sur le march&#233; mondial, mais aussi aux rapports de forces internes propre &#224; chaque Etat. Et une n&#233;gociation se d&#233;roulant sur la place publique ne facilitait pas les compromis habituels. On a vu ainsi le n&#233;gociateur de l'Union europ&#233;enne Pascal Lamy &#234;tre chahut&#233; non seulement par les repr&#233;sentants des ONG, mais &#233;galement par ceux des gouvernements europ&#233;ens parce qu'il commen&#231;ait &#224; c&#233;der sur l'introduction des Organismes G&#233;n&#233;tiquement Modifi&#233;s dans l'agriculture, ce qui en Europe n'est pas assumable &#224; l'&#233;tape actuelle. On a vu &#233;galement l'intransigeance du gouvernement am&#233;ricain sur les sujets qui seront sensibles pour l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de l'an prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements des pays domin&#233;s ont eux aussi profit&#233; de ces contradictions pour se montrer plus audacieux que par le pass&#233;. En fait, d&#232;s le second jour du sommet, les organisateurs ont compris qu'il &#233;tait probable qu'ils allaient &#224; l'&#233;chec. Ils ont donc cherch&#233; essentiellement &#224; se d&#233;douaner devant leur opinion publique nationale, tout en pr&#233;parant les conditions d'une reprise ult&#233;rieure des discussions sur des bases moins &#171; passionnelles &#187;, c'est &#224; dire de mani&#232;re plus secr&#232;te... Car si l'&#233;chec de Seattle n'a pas permis la mise en place de nouveaux &#233;l&#233;ments &#224; la panoplie du n&#233;olib&#233;ralisme, il s'agit avant tout d'un &#233;chec de mise en sc&#232;ne, sanctionnant une difficult&#233; id&#233;ologique : le capitalisme plus que jamais dominant au niveau mondial, peine pourtant &#224; convaincre que son efficacit&#233; &#224; d&#233;gager des profits correspond &#233;galement &#224; l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. De ce point de vue, les mobilisations anti-OMC ont eu un &#233;cho inesp&#233;r&#233;, compte tenu du rapport de force entre classes. Et il convient de s'en r&#233;jouir sans h&#233;siter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut en m&#234;me temps avoir conscience du fait que ce succ&#232;s est extr&#234;mement limit&#233;. Tout d'abord, chacun des sujets qui devait &#234;tre trait&#233; pour un &#171; commerce plus &#233;quitable &#187; va continuer &#224; &#234;tre l'enjeu d'attaques men&#233;es &#224; partir d'autres positions. Les multinationales &#224; la puissance d&#233;cupl&#233;e par le d&#233;veloppement des march&#233;s financiers, ont de nombreux moyens pour imposer leurs normes de production et de commercialisation dans l'agriculture, l'industrie, les services, les biotechnologies, la communication... Ensuite, chaque gouvernement tente de r&#233;cup&#233;rer le r&#233;sultat de Seattle &#224; son compte. On assiste d&#233;j&#224; &#224; un reformatage des orgues m&#233;diatiques dans ce sens. Tous ces pouvoirs qui cherchent avant tout &#224; am&#233;liorer la position des firmes multinationales bas&#233;es dans leur Etat, jurent la main sur le c&#339;ur que ce qu'ils veulent &#233;viter, comme les ONG et les syndicats, c'est la loi de la jungle, mais que pour cela il faut transformer l'OMC en une force encore plus contraignante. Et on verra rapidement r&#233;appara&#238;tre de nouvelles n&#233;gociations discr&#232;tes, dans d'autres cadres internationaux puis de nouveau dans celui de l'OMC, qui aboutiront &#224; des compromis commerciaux dont on nous dira qu'ils ne sont pas id&#233;aux, mais qu'ils permettent d'avancer dans le bon sens.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'indispensable front anticapitaliste international&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La classe ouvri&#232;re doit trouver, dans les mobilisations internationales comme celle men&#233;e autour de la Conf&#233;rence de Seattle, le chemin de l'action internationaliste en se battant de mani&#232;re intransigeante pour un monde lib&#233;r&#233; de la dictature du profit, de l'exploitation et du chauvinisme. Pour cela il s'agit d'&#233;viter de se laisser embarquer tant dans une &#171; cause nationale &#187; port&#233;e par un gouvernement, que dans une id&#233;alisation de r&#233;formes particuli&#232;res visant &#224; &#171; humaniser &#187; le capitalisme mondial. Car, face &#224; l'offensive capitaliste f&#233;roce qui est men&#233;e de mani&#232;re de plus en plus articul&#233;e contre les travailleurs et les peuples du monde, aucun champ de mesures partielles, qu'elles soient sociales, commerciales, financi&#232;res ou environnementales, ne peut endiguer vraiment la mont&#233;e des in&#233;galit&#233;s, de la mis&#232;re et de la barbarie. Il s'agit de participer et de d&#233;velopper les mobilisations unitaires mais aussi d'avancer dans la clarification politique que nous devons d&#233;fendre au sein des coordinations s'opposant aux m&#233;faits du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 28 d&#233;cembre 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christian RIALTO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> A la veille du 30e congr&#232;s : O&#249; va le Parti communiste fran&#231;ais ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/A-la-veille-du-30eme-congres-Ou-va-le-Parti-communiste-francais</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>PCF
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		<description>Depuis bient&#244;t trois ans, le PCF apporte un soutien sans faille &#224; la politique du gouvernement Jospin. La caution don&#233;e &#224; la loi Aubry comme aux privatisations entra&#238;ne un m&#233;contentement important dans la base ouvri&#232;re de ce parti. Le choix de la liste &#171; Bouge l'Europe &#187; pour les derni&#232;res &#233;lections europ&#233;ennes, loin d'offrir une issue au d&#233;clin &#233;lectoral du parti a amen&#233; nombre de militants ou de sympathisants &#224; voter pour la liste pr&#233;sent&#233;e par LO et la LCR. &lt;br /&gt;Malgr&#233; tout cela, le choix fait par Robert Hue&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-A-la-veille-du-XXXeme-congres-ou-va-le-PCF-" rel="directory"&gt;DOSSIER : A la veille du XXXe congr&#232;s : o&#249; va le PCF ?
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-PCF-+" rel="tag"&gt;PCF
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis bient&#244;t trois ans, le PCF apporte un soutien sans faille &#224; la politique du gouvernement Jospin. La caution don&#233;e &#224; la loi Aubry comme aux privatisations entra&#238;ne un m&#233;contentement important dans la base ouvri&#232;re de ce parti. Le choix de la liste &#171; Bouge l'Europe &#187; pour les derni&#232;res &#233;lections europ&#233;ennes, loin d'offrir une issue au d&#233;clin &#233;lectoral du parti a amen&#233; nombre de militants ou de sympathisants &#224; voter pour la liste pr&#233;sent&#233;e par LO et la LCR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout cela, le choix fait par Robert Hue et la direction du parti pour le prochain congr&#232;s est d'accentuer encore une politique de ralliement &#224; la social-d&#233;mocratie. Incapable de proposer une politique anticapitaliste, il ne cesse n&#233;anmoins de se pr&#233;senter encore comme le seul parti pr&#233;sentant une perspective pour la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces contradictions ne datent pas d'aujourd'hui, mais l'affaiblissement du parti les rend plus vives...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps est loin o&#249; le PCF, adoss&#233; &#224; l'URSS, avait les coud&#233;es franches dans les entreprises et un grand nombre de municipalit&#233;s ouvri&#232;res et pouvait imposer sa politique. Menac&#233; dans le peu de municipalit&#233;s qu'il lui reste, affaibli dans son implantation d'entreprise, n'ayant plus de perspective de changement de soci&#233;t&#233; &#224; pr&#233;senter &#224; ses militants, le PCF n'en reste pas moins une force politique capable de faire des d&#233;monstrations populaires comme le 16 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;volutionnaires, qui ont aujourd'hui davantage de moyens pour pr&#233;senter largement une politique alternative &#224; celle des r&#233;formistes ne peuvent ignorer la crise du PCF s'ils veulent s'adresser &#224; tous les militants &#224; la recherche d'une orientation r&#233;ellement efficace face au patronat et au gouvernement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Du mythe &#224; la r&#233;alit&#233;
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Du-mythe-a-la-realite</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>PCF
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		<dc:subject>Histoire
</dc:subject>

		<description>Le Parti communiste fran&#231;ais est loin d'&#234;tre un objet politique non identifi&#233;. Pourtant si son affaiblissement est &#233;vident, force est de constater qu'il n'est pas ais&#233; d'appr&#233;cier exactement sa r&#233;alit&#233; et d'&#233;viter les deux erreurs, oppos&#233;es, de le surestimer en le confondant toujours avec ce qu'il &#233;tait encore il y a trente ans ou, sur la vue de ses r&#233;cents d&#233;boires &#233;lectoraux, le croire d&#233;j&#224; disparu corps et bien. &lt;br /&gt;L'effondrement &#233;lectoral &lt;br /&gt;Son affaiblissement ne fait de doute pour personne, et surtout pas&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Parti communiste fran&#231;ais est loin d'&#234;tre un objet politique non identifi&#233;. Pourtant si son affaiblissement est &#233;vident, force est de constater qu'il n'est pas ais&#233; d'appr&#233;cier exactement sa r&#233;alit&#233; et d'&#233;viter les deux erreurs, oppos&#233;es, de le surestimer en le confondant toujours avec ce qu'il &#233;tait encore il y a trente ans ou, sur la vue de ses r&#233;cents d&#233;boires &#233;lectoraux, le croire d&#233;j&#224; disparu corps et bien.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'effondrement &#233;lectoral&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Son affaiblissement ne fait de doute pour personne, et surtout pas pour ses propres militants. Il a &#233;t&#233; marqu&#233; par un recul constant aux &#233;lections successives depuis vingt ans. Ne parlons m&#234;me pas des 6,78 % des derni&#232;res europ&#233;ennes. Il suffit d'examiner les l&#233;gislatives ou les municipales, qui nous permettent de mieux cerner le maillage du PCF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compar&#233;s aux scores des l&#233;gislatives de 1962, 21,9%, ceux de 1993, 9,1%, et 1997, 9,9%, qui ont fait passer le PCF sous la barre des 10%, indiquent une influence r&#233;duite de plus de moiti&#233;. En 1997, en se pr&#233;sentant dans 532 circonscriptions sur 555, il n'a fait des progr&#232;s sensibles (+2%) que dans de petites villes et des d&#233;partements comme la Creuse, l'Allier, ou les Pyr&#233;n&#233;es-Orientales. Et s'il se maintient en g&#233;n&#233;ral, &#224; l'exception de l'Aisne (-3,3%) et du Pas-de-Calais (-1,4%), les r&#233;sultats font appara&#238;tre autour des bastions restants (Nord, Pas-de-Calais, Centre, Bouches-du-Rh&#244;ne et R&#233;gion Parisienne) des zones o&#249; l'&#233;lecteur PCF risque d'&#234;tre catalogu&#233; dans les esp&#232;ces en voie de disparition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1978 il tenait encore 1481 mairies contre 1120 en 1989 et 920 depuis 1995. Aujourd'hui seules 46 de ces villes ont plus de 30 000 habitants, apr&#232;s la perte au cours des deux derni&#232;res d&#233;cennies du Havre, Bourges, Ch&#226;lons-sur-Marne, Corbeil-Essonnes, Thionville, Amiens, Le Mans. Parall&#232;lement le nombre de conseillers municipaux est pass&#233; de 26 906 en 1983 &#224; 21 351 en 1989 et 14 925 en 1995. Et souvent la perte d'une ville signifie la disparition de militants permanents et d'associations et un grave affaiblissement de son travail local.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut pourtant rappeler que le PCF a aujourd'hui, avec moins de voix, un nombre de d&#233;put&#233;s plus important qu'en 1988, 35 contre 25. Et qu'il dispose de 16 s&#233;nateurs, 153 conseillers r&#233;gionaux, 290 conseillers g&#233;n&#233;raux, et deux pr&#233;sidences de conseil g&#233;n&#233;ral, en Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne. Or c'est de ces &#233;lus que le PCF, comme tout parti qui entend jouer le jeu et &lt;em&gt;ne jouer que le jeu&lt;/em&gt; de la d&#233;mocratie bourgeoise, tire une grande partie de ses revenus (d'apr&#232;s une enqu&#234;te parlementaire en 1995 seuls 21 % de ceux-ci provenaient des cotisations de ses adh&#233;rents) et de son poids politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste aussi que cet &#233;lectorat (un peu moins de 2 440 000 en 1997) est sensiblement plus important dans les villes et les quartiers ouvriers. Les statistiques, en fonction des &#233;lections, donnent pour le PCF des fourchettes de 10 &#224; 15% chez les ouvriers, mais aussi les employ&#233;s et les ch&#244;meurs, et m&#234;me un peu plus pour les salari&#233;s de la Fonction publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Evolution des suffrages du PC aux &#233;lections l&#233;gislatives depuis 1924 (en %)&lt;/em&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_19 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH439/art412-1-c653d.png?1526540670' width='500' height='439' alt=&#034;image 618 x 542
&#034; title=&#034;image 618 x 542
&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un parti militant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si une partie du prol&#233;tariat se reconna&#238;t encore dans ce parti au niveau &#233;lectoral, l'essentiel ne r&#233;side pas l&#224;. M&#234;me au temps de sa splendeur, quand il r&#233;cup&#233;rait plus de 25 % des suffrages, le PCF n'a sans doute jamais recueilli la majorit&#233; des votes des travailleurs. On est loin aussi des chiffres d'adh&#233;rents de l'apr&#232;s-guerre (785 000), mais les 274 000 adh&#233;rents officiels de 1996 (210 000 aujourd'hui d'apr&#232;s Robert Hue) - m&#234;me s'il convient de prendre ce chiffre avec pr&#233;caution - n'ont pas d'&#233;quivalent parmi les autres partis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part une organisation politique ne se mesure pas &#224; ses seuls effectifs, ni son rayonnement et son influence &#224; la seule lecture de bilans et de pertes &#233;lectoraux. L'influence du PCF pendant des d&#233;cennies venait de sa capacit&#233; &#224; encadrer et organiser la classe ouvri&#232;re. D'abord sur le plan syndical, par l'interm&#233;diaire de la CGT, longtemps la centrale h&#233;g&#233;monique dans les principaux secteurs d'activit&#233;. Aujourd'hui la CGT a perdu cette h&#233;g&#233;monie incontest&#233;e. Elle se veut de plus en plus autonome de la direction du PCF. Elle est travers&#233;e et parfois d&#233;chir&#233;e par les m&#234;mes courants qui traversent et d&#233;chirent le PCF, plus quelques autres aussi dont certains bien &#224; elle. Dans les remous de ces derni&#232;res ann&#233;es il n'est pas s&#251;r que les militants ou sympathisants du PCF forment encore les 4/5&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; de sa direction ou plus du tiers de ses adh&#233;rents comme c'&#233;tait encore le cas, para&#238;t-il, il y a 3 ou 4 ans. Mais si tous, les ex comme ceux qui ont encore la carte du parti, sont aujourd'hui beaucoup trop sceptiques ou d&#233;sabus&#233;s pour rester les solides vecteurs qu'ils furent de la politique du PCF, celle-ci n'en continue pas moins &#224; se faire sentir au sein du syndicat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout il &#233;tait une caract&#233;ristique qui en faisait un parti &#224; part, y compris des autres formations de gauche ou se r&#233;clamant de pr&#232;s ou de loin du socialisme ou de la classe ouvri&#232;re. Pendant des d&#233;cennies le PCF fut le seul parti qui exista ouvertement au sein du monde du travail par une propagande politique et une apparition militante directes dans les entreprises. Depuis longtemps le Parti socialiste, par exemple, n'y exer&#231;ait d'influence que, au mieux, par l'interm&#233;diaire des syndicats. Les rapports du PCF pour son Congr&#232;s de 1996 faisait &#233;tat de 15 493 cellules, dont 3839 en entreprises regroup&#233;es en 1379 sections. Sans doute un peu moins aujourd'hui. Mais par del&#224; ces chiffres on peut raisonnablement estimer que chaque entreprise de quelque importance compte toujours un ou plusieurs militants ou sympathisants du PCF. Pourtant ils sont de moins en moins organis&#233;s en cellules r&#233;guli&#232;res, ont de moins en moins de publications d'entreprise, apparaissent de moins en moins sur l'entreprise en tant que PCF. Bref le PCF est en train de perdre ce caract&#232;re qui en a fait, trois ou quatre d&#233;cennies durant, le parti de la classe ouvri&#232;re. Ce qui ne veut pas dire qu'il l'a totalement perdu...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des jeunes et des lecteurs plus rares&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La caract&#233;ristique des partis de notables &#8211; droite ou gauche &#8211; c'est de n'avoir ni jeunes dans leur rang ni lecteurs de leur presse. Et de n'en avoir pas besoin car leur presse est confidentielle, quand elle existe, et leurs rangs se forment dans les minist&#232;res ou les assembl&#233;es. S'il fallait un crit&#232;re pour appr&#233;cier o&#249; en est le PCF par rapport &#224; eux, nous l'avons peut-&#234;tre l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Jeunesse communiste (le MJCF) pr&#233;tendait aligner 50 000 adh&#233;rents en 1997. Mais mis &#224; part une influence limit&#233;e au cours de gr&#232;ves lyc&#233;ennes, la force d'intervention du PCF dans la jeunesse a r&#233;gress&#233; au plus bas. Son influence dans le syndicat &#233;tudiant aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; sa presse elle est aujourd'hui bien loin de ce qu'elle fut dans l'imm&#233;diat apr&#232;s-guerre, avec une presse quotidienne nationale (400 000 exemplaires en 1946), r&#233;gionale, d'entreprise, de jeunesse, plus une abondante activit&#233; d'&#233;dition. La presse r&#233;gionale a en grande partie disparue, ou alors est devenue de plus en plus autonome du parti, et pas sur sa gauche. De la maison d'&#233;ditions il ne reste rien. De m&#234;me de son hebdomadaire national qui fut jadis vendu de fa&#231;on militante &#224; des centaines de milliers d'exemplaires. Reste le quotidien l'&lt;em&gt;Humanit&#233;&lt;/em&gt;. Sa diffusion s'est encore fortement &#233;rod&#233;e au cours de cette d&#233;cennie, passant de 84 194 exemplaires en 1990, &#224; 65 312 en 1995 et pr&#232;s de 58 000 en 1998. Son lectorat est &#233;valu&#233; aujourd'hui &#224; 77 000 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PCF regroupe encore une fraction de travailleurs qui esp&#232;rent et attendent que leur parti leur offre des perspectives militantes. Ce n'est sans doute pas le premier souci de la direction actuelle. Ce serait donc la t&#226;che des r&#233;volutionnaires. Mais il ne suffit pas que l'histoire la mette &#224; l'ordre du jour. Encore faut-il aussi qu'ils se donnent une politique pour la r&#233;aliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 janvier 2000&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;ois FABIEN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Du parti r&#233;volutionnaire au parti gouvernemental
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Du-parti-revolutionnaire-au-parti-gouvernemental</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Histoire
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		<dc:subject>PCF
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		<description>En 1920, une majorit&#233; des militants socialistes d&#233;cide d'adh&#233;rer &#224; la 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Internationale. Mais dans la d&#233;cennie qui suit, le parti est stalinis&#233; et &#233;pur&#233; selon les int&#233;r&#234;ts de la bureaucratie qui confisque le pouvoir en URSS. &lt;br /&gt;D'o&#249; le paradoxe : pendant des d&#233;cennies, le PCF a organis&#233; des dizaines de milliers de travailleurs combatifs, luttant contre l'exploitation capitaliste et se r&#233;clamant du socialisme. C'est leur d&#233;vouement qui lui a donn&#233; un cr&#233;dit politique dans de larges couches de la classe&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1920, une majorit&#233; des militants socialistes d&#233;cide d'adh&#233;rer &#224; la 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Internationale. Mais dans la d&#233;cennie qui suit, le parti est stalinis&#233; et &#233;pur&#233; selon les int&#233;r&#234;ts de la bureaucratie qui confisque le pouvoir en URSS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; le paradoxe : pendant des d&#233;cennies, le PCF a organis&#233; des dizaines de milliers de travailleurs combatifs, luttant contre l'exploitation capitaliste et se r&#233;clamant du socialisme. C'est leur d&#233;vouement qui lui a donn&#233; un cr&#233;dit politique dans de larges couches de la classe ouvri&#232;re, et lui a permis de le garder malgr&#233; bien des revirements. Mais chaque fois qu'il a partag&#233; le pouvoir &#231;a a &#233;t&#233; pour servir les int&#233;r&#234;ts de la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Juin 36 : il faut savoir terminer une gr&#232;ve&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1935, le PCF constitue, avec la SFIO et le Parti radical, le Front Populaire sous l'injonction de Staline qui veut, face &#224; l'Allemagne nazie, s'entendre avec les &#171; d&#233;mocraties &#187; et favoriser des gouvernements bourgeois bienveillants &#224; son &#233;gard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lections sont favorables &#224; la gauche mais le PCF renonce &#224; tout minist&#232;re, moins pour ne pas se compromettre que pour ne pas effrayer la bourgeoisie. Pourtant une vague de gr&#232;ves &#233;clate juste apr&#232;s les &#233;lections. Pour ramener l'ordre, Blum, le chef socialiste du gouvernement fait l&#226;cher au patronat les cong&#233;s pay&#233;s et la semaine de 40 heures. Mais c'est l'intervention du PCF qui est d&#233;cisive pour faire reprendre le travail, souvent difficilement d'ailleurs. Thorez lance alors son fameux : &#171; &lt;em&gt;Il faut savoir terminer une gr&#232;ve&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juin 36 est une victoire, provisoire, de la classe ouvri&#232;re. Mais pour la premi&#232;re fois le PCF a permis &#224; la bourgeoisie de limiter les d&#233;g&#226;ts et ainsi d'&#234;tre en mesure de reprendre bien vite ce qu'elle avait conc&#233;d&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;1944-1947 : il faut retrousser les manches&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1943, De Gaulle fait entrer dans le gouvernement provisoire qu'il pr&#233;side &#224; Alger des repr&#233;sentants du PCF. Pour s'assurer que la population ne pr&#233;sentera pas la facture de toutes les souffrances subies pendant la guerre, il a besoin du PCF, &#224; nouveau disponible pour cette t&#226;che puisque l'URSS est une alli&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PCF remporte 27% des voix en octobre 45. Il n'a jamais eu autant de poids politique. Il va l'utiliser pour imposer des sacrifices &#224; la population : des conditions de travail tr&#232;s dures, des salaires rogn&#233;s par l'inflation, le rationnement. Le PCF, ministres en t&#234;te, se lance dans &#171; &lt;em&gt;la bataille de la production&lt;/em&gt; &#187;. Thorez d&#233;clare : &#171; &lt;em&gt;il faut produire et encore produire&lt;/em&gt; &#187; et &#171; &lt;em&gt;la gr&#232;ve, c'est l'arme des trusts&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;En quarantaine mais responsable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De 44 &#224; 47, le PCF a jou&#233; le r&#244;le d'un parti social-d&#233;mocrate, directement au service de la bourgeoisie et associ&#233; au pouvoir. Mais il n'est pas un parti social-d&#233;mocrate, justement. Ses dirigeants restent sensibles, malgr&#233; tout, &#224; la base ouvri&#232;re, ne serait-ce que parce que de leur influence sur elle d&#233;pend de se faire accepter par la bourgeoisie. Et ils sont encore bien plus sensibles... aux int&#233;r&#234;ts de la bureaucratie sovi&#233;tique. Deux bonnes raisons, pour la bourgeoisie, de ne les utiliser que si elle en a v&#233;ritablement besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1947, des gr&#232;ves &#233;clatent malgr&#233; l'opposition de la CGT, &#224; Renault par exemple, s&#233;rieux avertissement pour le PCF qui peut craindre pour son monopole politique sur la classe ouvri&#232;re. En mai, il demande quelques concessions au gouvernement qui les refuse et le renvoie dans l'opposition. Il y sera maintenu pendant 35 ans : au m&#234;me moment a commenc&#233; la &#171; guerre froide &#187; entre l'URSS et les grandes puissances imp&#233;rialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant tout ce temps pourtant, s'il reprend un langage plus radical, il ne va jamais cesser de signaler par de nombreux gestes politiques qu'il se veut toujours un parti de gouvernement, &#171; responsable &#187;. Ses d&#233;put&#233;s votent les &#171; pleins pouvoirs &#187; &#224; Guy Mollet, en 1956, qui permettront d'intensifier la guerre en Alg&#233;rie et d'y envoyer le contingent. Et il joue &#224; nouveau le r&#244;le de l'&#233;teignoir durant la vague de gr&#232;ves de 1968, que ses militants ont pourtant aussi contribu&#233; &#224; d&#233;clencher.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;1981 : la caution de l'aust&#233;rit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand Mitterrand est &#233;lu en 1981, le PS dispose d'une majorit&#233; absolue qui lui permettrait de se passer des d&#233;put&#233;s communistes. Le PCF a pris un coup, un certain nombre de ses &#233;lecteurs lui ont pr&#233;f&#233;r&#233; le PS qu'il avait pendant pr&#232;s de 10 ans pr&#233;sent&#233; comme l'alli&#233; indispensable. Il obtient cependant quatre postes minist&#233;riels. En fait ce qui lui reste de liens avec Moscou n'a plus gu&#232;re d'importance aux yeux de la bourgeoisie fran&#231;aise. Et Mitterrand qui s'est donn&#233; pour but d'affaiblir le PCF juge que le compromettre au gouvernement est encore la meilleure fa&#231;on de le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car au gouvernement le PCF n'a d'autres choix que de contribuer &#224; faire avaler des pilules am&#232;res aux travailleurs : l'explosion du ch&#244;mage, les licenciements massifs, notamment dans les mines, la sid&#233;rurgie, l'automobile, le blocage des salaires d&#232;s 1982.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et conform&#233;ment aux v&#339;ux de Mitterrand le PCF va le payer cher. Son d&#233;clin &#233;lectoral continue. D&#232;s 84 il est si bien us&#233; apr&#232;s 3 ans de minist&#232;res qu'il renonce &#224; entrer dans le nouveau gouvernement Fabius.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La suite a montr&#233; que ce n'&#233;tait un renoncement ni &#224; soutenir de nouveaux gouvernements anti-ouvriers, ni &#224; se faire accepter d&#233;finitivement par la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard RUDELLI &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les pieds dans... le gouvernement
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-pieds-dans-le-gouvernement</link>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>PCF
</dc:subject>

		<description>Le PCF est au gouvernement pour la troisi&#232;me fois de son histoire, au moment o&#249; ses r&#233;sultats &#233;lectoraux sont les plus mauvais qu'il ait connus depuis cinquante ans. Pourtant Robert Hue affiche la volont&#233; que ce ne soit plus seulement une participation occasionnelle et &#233;ph&#233;m&#232;re. Il pr&#233;tend avoir d&#233;finitivement r&#233;int&#233;gr&#233; son parti dans les rangs des formations qui ont vocation &#224; gouverner ce pays. L'avenir montrera la nature et l'importance de cette mutation. &lt;br /&gt;Pour l'instant en tout cas rien n'a entach&#233; la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le PCF est au gouvernement pour la troisi&#232;me fois de son histoire, au moment o&#249; ses r&#233;sultats &#233;lectoraux sont les plus mauvais qu'il ait connus depuis cinquante ans. Pourtant Robert Hue affiche la volont&#233; que ce ne soit plus seulement une participation occasionnelle et &#233;ph&#233;m&#232;re. Il pr&#233;tend avoir d&#233;finitivement r&#233;int&#233;gr&#233; son parti dans les rangs des formations qui ont vocation &#224; gouverner ce pays. L'avenir montrera la nature et l'importance de cette mutation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant en tout cas rien n'a entach&#233; la lune de miel du PCF avec Jospin. Il est vrai qu'il n'a pas rechign&#233; &#224; avaler toutes les couleuvres : privatisations auxquelles il s'&#233;tait jusque-l&#224; toujours dit oppos&#233;, ou trait&#233;s instituant l'Union Europ&#233;enne, dont Maastricht qui fut longtemps pour lui la cause de tous les maux. Il a m&#234;me support&#233; sans broncher de petites avanies de la part du premier ministre socialiste, si mesquines qu'elles ne semblent destin&#233;es qu'&#224; faire la preuve de sa capacit&#233; &#224; tout supporter pour rester au gouvernement : refus m&#233;prisant oppos&#233; &#224; la demande bien polie de donner quelques petits coups de pouce au SMIC, il y a deux ans, ou encore sec rappel &#224; l'ordre aux d&#233;put&#233;s PCF d'avoir &#224; laisser passer le budget d'aust&#233;rit&#233; de la S&#233;curit&#233; sociale pour l'an 2000, il y a deux mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi Jospin se s&#233;parerait-il d'un alli&#233; aussi accommodant ? Les mauvais r&#233;sultats du PCF ont peut-&#234;tre aiguis&#233; les app&#233;tits &#233;lectoraux des notables PS ou Verts, mais le chef du gouvernement ne peut pas confondre nombre de voix recueillies et influence dans le monde du travail. Au contraire, pour aider la direction du PCF &#224; conserver ce qui lui reste de cette influence, il sait lui laisser quand il le faut la petite marge de man&#339;uvre, dont elle a besoin pour faire les gestes qui, dans le calme social actuel, lui suffiront pour pr&#233;tendre, avec &#171; un pied dans le gouvernement &#187;, conserver &#171; un pied dans le mouvement populaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La r&#233;partition des r&#244;les&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le 16 octobre dernier, la direction du PCF a pu donner le change en appelant &#224; manifester &#171; pour l'emploi &#187; et m&#234;me en invitant l'extr&#234;me gauche &#224; le faire avec elle. Mais elle l'a fait avec prudence. D'abord en r&#233;affirmant sa totale solidarit&#233; avec la politique de Jospin par l'annonce, faite la veille m&#234;me de la manifestation, qu'elle voterait la loi Aubry. Puis en se refusant de fait &#224; donner une suite &#224; cette manifestation, comme le peu d'efforts qu'elle a fait pour mobiliser ses troupes lors de la journ&#233;e du 11 d&#233;cembre l'a montr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'adresse de ses militants, la direction du Parti communiste explique que &#171; &lt;em&gt;contrairement aussi &#224; d'autres p&#233;riodes durant lesquelles la gauche exer&#231;ait des responsabilit&#233;s gouvernementales, les luttes sociales ne sont plus consid&#233;r&#233;es comme une g&#234;ne pour le gouvernement&lt;/em&gt; &#187; ; celles-ci seraient m&#234;me aujourd'hui &#171; &lt;em&gt;un atout pour amplifier les r&#233;formes progressistes&lt;/em&gt; &#187; selon les termes du rapport du Comit&#233; national du PCF du 13 d&#233;cembre dernier. Facile &#224; dire tant qu'il n'y a pas de luttes sociales. Ce n'&#233;tait pourtant pas l'avis ni de Gayssot ni de Hue l'an dernier lorsque les conducteurs de la SNCF se mirent en gr&#232;ve contre les modifications d'horaires qu'on leur imposait sous couvert de passage aux 35 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#244;les sont bien r&#233;partis entre les diff&#233;rentes forces de la gauche plurielle pour appliquer au fond la m&#234;me politique. Le PS utilise la &#171; m&#233;thode Jospin &#187; de n&#233;gociation pr&#233;alable et d'&#233;miettement des probl&#232;mes pour arriver &#224; ses fins en &#233;vitant toute riposte un peu g&#233;n&#233;rale. Le PCF offre une caisse de r&#233;sonance aux m&#233;contents des couches populaires pour faire croire qu'on les &#233;coute et qu'on les prend en compte. Les Verts radicalisent les mots pour occuper avec de belles phrases une autre frange contestatrice. Tout ce dispositif ne vise qu'&#224; une chose : faire avaliser la politique actuelle du gouvernement de gestion du capitalisme florissant comme seule perspective possible, comme seul horizon pour les exploit&#233;s et les opprim&#233;s en &#233;vitant toute riposte, toute mobilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 28 d&#233;cembre 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier BELIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Les enjeux du 30e congr&#232;s
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>PCF
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		<description>Pour la direction du PCF le trenti&#232;me congr&#232;s qui doit se tenir fin mars a trois objectifs : constituer une nouvelle &#233;tape dans l'&#233;volution qui fera du PCF un parti d'alternance &#224; part enti&#232;re, &#224; l'instar de n'importe quel parti social-d&#233;mocrate par exemple ; calmer et rassurer les nombreux militants inquiets ou m&#233;contents devant une participation gouvernementale qui est loin de les avoir convaincus ; enfin accessoirement faire face &#224; ses oppositions plus ou moins organis&#233;es. &lt;br /&gt;Lever les derniers&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour la direction du PCF le trenti&#232;me congr&#232;s qui doit se tenir fin mars a trois objectifs : constituer une nouvelle &#233;tape dans l'&#233;volution qui fera du PCF un parti d'alternance &#224; part enti&#232;re, &#224; l'instar de n'importe quel parti social-d&#233;mocrate par exemple ; calmer et rassurer les nombreux militants inquiets ou m&#233;contents devant une participation gouvernementale qui est loin de les avoir convaincus ; enfin accessoirement faire face &#224; ses oppositions plus ou moins organis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Lever les derniers obstacles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pendant longtemps le PCF a constitu&#233; un cas bien particulier sur la sc&#232;ne politique fran&#231;aise, un parti qui ne pouvait pas &#234;tre totalement assimil&#233; non pas parce qu'il &#233;tait encore r&#233;volutionnaire comme le pr&#233;tendaient ses dirigeants mais &#224; cause de ses liens avec la bureaucratie russe d'une part et la classe ouvri&#232;re de l'autre. L'effondrement de l'URSS l'a d&#233;finitivement lib&#233;r&#233; de la premi&#232;re de ces entraves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que l'&#233;volution soit compl&#232;te vers un parti dont la seule pr&#233;occupation sera la participation aux &#233;lections et la gestion loyale des int&#233;r&#234;ts des capitalistes, il ne reste plus &#224; la direction du PCF qu'&#224; faire la d&#233;monstration qu'elle est d&#233;sormais beaucoup moins sensible &#224; ce qui peut se passer dans la classe ouvri&#232;re et plus dispos&#233;e &#224; prendre ses distances avec sa propre base militante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi lorsque la direction du PCF ouvre la discussion pr&#233;paratoire y compris &#224; ceux qui n'ont pas leur carte d'adh&#233;rent, lorsque Robert Hue annonce que les communistes s'ouvrent &#224; la soci&#233;t&#233; et au mouvement social, ou encore lorsqu'au dernier comit&#233; national, le rapporteur Paul Lespagnol pr&#233;sente un projet de modification des structures de direction et de l'organisation du fonctionnement d'un parti qui ne pr&#233;tendra plus dor&#233;navant diriger l'activit&#233; des militants mais laissera ceux-ci d&#233;cider eux-m&#234;mes de leurs choix (ce qui en fait est d&#233;j&#224; souvent le cas), sous couvert de laisser plus de champ et de libert&#233; aux militants, c'est la direction qui entend bien s'octroyer la libert&#233; compl&#232;te de mener la politique qu'elle veut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'importance et l'aspect &#171; novateur &#187; donn&#233;s &#224; la pr&#233;paration du congr&#232;s correspondent &#224; cette volont&#233; de la direction du PCF de poursuivre les changements largement commenc&#233;s dans le parti, son fonctionnement, et surtout ses rapports au mouvement syndical et &#224; la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouverture devient un moyen pour faire avaler la pilule &#224; la base. Elle semble r&#233;pondre &#224; l'aspiration de nombreux militants &#224; entretenir de meilleurs rapports dans les syndicats, associations ou quartiers avec des militants d'autres courants, y compris de l'extr&#234;me gauche, avec l'espoir d'inverser le d&#233;clin des effectifs. Mais au sommet du parti cette ouverture, dont la liste &#171; Bouge l'Europe ! &#187; des &#233;lections europ&#233;ennes &#233;tait la pr&#233;figuration, se traduit concr&#232;tement par une association avec des personnalit&#233;s et des politiciens qui se situent clairement sur la droite du PCF.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Rassurer les militants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avant de r&#233;ussir totalement cette transformation, Hue et les siens doivent cependant encore composer avec une partie des militants qui apr&#232;s avoir aval&#233; beaucoup de couleuvres, tra&#238;nent les pieds ou critiquent m&#234;me de plus en plus fortement. Car la participation gouvernementale et le soutien &#224; la politique de Jospin et de la gauche plurielle font &#224; juste titre de nombreux m&#233;contents. Et si la plupart de ceux-ci se taisent ou quittent le parti sans tambours ni trompettes, la col&#232;re gronde aussi dans de nombreuses cellules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vis-&#224;-vis de ces milliers de militants qui refusent, en partie ou totalement, la politique du parti, Hue doit donner l'impression de prendre en compte les d&#233;bats qui agitent celui-ci et trouver les formules qui enrobent ses objectifs de fa&#231;on &#224; les faire accepter par les militants. En clair il doit trouver le moyen de fondre le PCF encore plus compl&#232;tement dans les rangs de la gauche plurielle tout en se distinguant de ses partenaires du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; cela qu'il s'est employ&#233; ces derniers mois. Car toute la politique de Hue qui a consist&#233; &#224; jouer en permanence sur deux registres contradictoires pr&#233;sent&#233;s contre toute &#233;vidence comme compl&#233;mentaires (d'un c&#244;t&#233; la participation gouvernementale et le soutien du PCF &#224; la politique de Jospin et de l'autre l'organisation de manifestations destin&#233;es &#224; exprimer les aspirations aux changements et &#224; une autre politique) faisait int&#233;gralement partie de la pr&#233;paration du prochain congr&#232;s, au moins autant que les textes laborieusement &#233;labor&#233;s dans les pr&#233;tendus d&#233;bats de la base.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Marginaliser les oppositions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De nombreux militants confront&#233;s aux m&#233;faits concrets de la politique du gouvernement, per&#231;oivent les contradictions de la politique de leur parti. Cela a pouss&#233; les plus d&#233;termin&#233;s d'entre eux &#224; s'organiser dans plusieurs regroupements semi-publics, &#224; faire part de leurs &#233;tats d'&#226;me, voire &#224; voter pour l'extr&#234;me gauche lors des derni&#232;res &#233;lections r&#233;gionales et europ&#233;ennes. Et m&#234;me quelques dirigeants locaux, voire nationaux, &#224; se ranger dans le camps de militants hostiles &#224; la politique de Hue, ou au moins faire mine de s'en d&#233;marquer &#224; l'occasion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour le moment c'est &#224; des oppositions bien dispers&#233;es que la direction a affaire. D'abord dans un parti qui ne conna&#238;t que depuis bien peu la libre discussion des d&#233;saccords, dont le cloisonnement a longtemps permis d'&#233;viter les regroupements et qui de plus interdisait la publication de textes alternatifs &#224; ceux de la direction, les d&#233;bats ne semblent pas si ais&#233;s que le pr&#233;tend Robert Hue. Et les conditions r&#233;elles de pr&#233;paration du congr&#232;s ainsi que les &#171; consultations &#187; &#233;clairs soi-disant destin&#233;es &#224; recueillir l'avis de la base mais aboutissant finalement &#224; &#233;viter le d&#233;bat dans les instances de base n'ont peut-&#234;tre pas am&#233;lior&#233; les choses tant que cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais surtout il n'existe pas de socle commun en terme de perspectives pour les oppositionnels. Entre les militants regroup&#233;s dans la Coordination communiste principalement implant&#233;e dans le Pas-de-Calais et dont le ciment est la nostalgie d'un PCF stalinien et fier de l'&#234;tre, ceux de l'appel des 500 &#224; Paris autour de Rolande Perlican membre du Comit&#233; national, rassembl&#233;s essentiellement sur une critique de la participation au gouvernement depuis 97, et ceux de la Gauche communiste qui proposent une critique du pass&#233; stalinien et un retour au parti r&#233;volutionnaire du d&#233;but, les divergences sont grandes. La seule opposition &#224; la politique actuelle de la direction ne peut constituer une base de rapprochement comme l'ont d'ailleurs constat&#233; ces tendances elles-m&#234;mes lorsqu'elles ont essay&#233; de discuter ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus rien n'est tabou aiment &#224; r&#233;p&#233;ter les dirigeants du PCF. Le prochain congr&#232;s va peut-&#234;tre en effet en donner la preuve... bien qu'on ne voit plus tr&#232;s bien quels tabous ses dirigeants ont encore &#224; abattre pour &#234;tre reconnus comme des politiciens bourgeois &#224; part enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 janvier 2000,
&lt;strong&gt;Eric PERREUX &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Le nouvel &#233;vangile communiste de Saint Robert Hue
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>PCF
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		<description>Si l'on s'en tenait aux tr&#232;s grandes lignes de ses d&#233;clarations d'intentions Robert Hue pourrait presque recueillir l'approbation, voire l'accord des communistes r&#233;volutionnaires. Quand il &#233;crit, par exemple, dans son dernier ouvrage, publi&#233; en janvier 1999 et intitul&#233; &#171; Communisme, un nouveau projet &#187;, que le stalinisme est un &#171; mod&#232;le abusivement identifi&#233; au communisme &#187; ! Ou m&#234;me quand, apr&#232;s l'effondrement de l'URSS et des pays de l'Est, il invite le mouvement communiste &#224; ne pas se contenter&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si l'on s'en tenait aux tr&#232;s grandes lignes de ses d&#233;clarations d'intentions Robert Hue pourrait presque recueillir l'approbation, voire l'accord des communistes r&#233;volutionnaires. Quand il &#233;crit, par exemple, dans son dernier ouvrage, publi&#233; en janvier 1999 et intitul&#233; &#171; &lt;em&gt;Communisme, un nouveau projet&lt;/em&gt; &#187;, que le stalinisme est un &#171; &lt;em&gt;mod&#232;le abusivement identifi&#233; au communisme&lt;/em&gt; &#187; ! Ou m&#234;me quand, apr&#232;s l'effondrement de l'URSS et des pays de l'Est, il invite le mouvement communiste &#224; ne pas se contenter d'anciennes formules et de la langue de bois stalinienne pour faire face &#224; un monde capitaliste moderne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement communiste a pourtant trop vu de gens &#171; jeter le b&#233;b&#233; avec l'eau de la baignoire &#187;, et sous pr&#233;texte de condamner les horreurs du stalinisme en attribuer la responsabilit&#233; profonde au communisme, au marxisme ou au l&#233;ninisme, pour ne pas se m&#233;fier de la &#171; mutation &#187; propos&#233;e par le Secr&#233;taire national du PCF.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Plus de violence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le communisme, selon Robert Hue : &#171; &lt;em&gt;C'est un mouvement qui ne &#171; &lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;violente&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt; &#187; pas la soci&#233;t&#233; (..). C'est tout autre chose que le c&#233;l&#232;bre &#171; &lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;du pass&#233; faisons table rase&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt; &#187;. (..) Une r&#233;volution faite par la politique, plut&#244;t que par la violence ; par le rassemblement des volont&#233;s de changement des individus plut&#244;t que par le d&#233;chirement d'une guerre civile les opposant les uns aux autres ; par l'av&#232;nement d'un nouvel &#226;ge de la d&#233;mocratie devenue en tous points citoyenne. (..) On est loin de l'&#171; &lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;avant-garde&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt; &#187; entra&#238;nant les masses au combat. (..) Je ne nourris aucune nostalgie de la vision st&#233;r&#233;otyp&#233;e d'une &#171; &lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;classe ouvri&#232;re&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt; &#187; &#224; l'ancienne, de la fiert&#233; du &#171; &lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;prol&#233;taire&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt; &#187; combattant pour &#171; &lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;rompre ses cha&#238;nes&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt; &#187; et du m&#234;me coup porteur du projet messianique d'une &#171; &lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;classe&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt; &#187; appel&#233;e par nature &#224; &#171; &lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;d&#233;livrer le genre humain&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt; &#187;...&lt;/em&gt; &#187; (C'est Robert Hue qui souligne lui-m&#234;me les anciennes formules qu'il juge caricaturales ou p&#233;rim&#233;es). Ainsi la violence que condamne Robert Hue n'est pas seulement celle que la bureaucratie stalinienne a exerc&#233;e contre les masses, paysans, ouvriers ou intellectuels massacr&#233;s ou jet&#233;s au goulag, ou encore contre les militants communistes et bolcheviks, mais celle que les exploit&#233;s ont d&#251; employer, &#224; juste titre, contre les exploiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e Robert Hue ne veut plus entendre parler du &#171; &lt;em&gt;communisme apparaissant essentiellement comme le &#171; &lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;d&#233;p&#233;rissement de l'Etat&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt; &#187; (..) et identifi&#233; comme la prise du pouvoir d'Etat&lt;/em&gt; &#187;. Plus question d'abolir l'Etat, ni de le renverser pour mettre en place un Etat ouvrier contre la bourgeoisie. Plus question m&#234;me de montrer que l'Etat actuel est au service de la classe exploiteuse : au contraire il faut rompre avec la notion de &#171; &lt;strong&gt; &lt;em&gt;l'Etat soumis aux forces &#233;conomiques dominantes&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; &#187;. Alors, une politique citoyenne, plus proche des &#171; &lt;em&gt;gens&lt;/em&gt; &#187;, r&#233;conciliera le citoyen avec son l&#233;gislateur et m&#234;me avec ses politiciens. On arrivera ainsi &#224; un Etat proche du peuple sans affrontement de classe. La r&#233;volution ouvri&#232;re est remplac&#233;e par &#171; &lt;em&gt;une conqu&#234;te continue de droits par les individus&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Plus de classes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certes la n&#233;gation des droits de l'individu par les dictatures, pas seulement staliniennes d'ailleurs, est condamnable. Mais cette notion d'individu revient comme une rengaine dans le discours politique de Robert Hue pour remplacer la notion de classe (m&#234;me la classe capitaliste n'appara&#238;t pas dans un raisonnement qui ne d&#233;nonce que les financiers). Et au lieu de la lutte contre une classe patronale chaque jour plus arrogante, il ne propose que d&#233;lib&#233;ration ou concertation. Il souhaite une soci&#233;t&#233; &#171; &lt;em&gt;de partage (..) pas au sens des &#171; &lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;partageux&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt; &#187; (..) mais bien plut&#244;t au sens o&#249; mes amis chr&#233;tiens emploient ce mot : pour dire la fraternit&#233; et la solidarit&#233;.&lt;/em&gt; &#187; C'est ainsi que Saint Robert Hue converti &#224; l'amour chr&#233;tien &#233;vacue la n&#233;cessit&#233; de la lutte r&#233;volutionnaire et m&#234;me de la lutte de classe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes Robert Hue ne fait que poursuivre sur le chemin d&#233;j&#224; emprunt&#233; par les dirigeants staliniens. Un chemin sur lequel s'&#233;tait engag&#233; Maurice Thorez d&#232;s 1935, avec la diff&#233;rence que pendant des d&#233;cennies l'accommodement avec la bourgeoisie ne se faisait pas en rupture avec le stalinisme mais, au contraire, en accord avec celui-ci. C'est m&#234;me pour cela qu'est apparue la n&#233;cessit&#233; de cette langue de bois que pourfend Robert Hue aujourd'hui. La politique r&#233;elle devait &#234;tre masqu&#233;e par les discours. Ceux-ci devaient concilier le renversement du capitalisme et la &#171; &lt;em&gt;voie pacifique&lt;/em&gt; &#187; pour y parvenir, la lutte de classe et le soutien &#224; des gouvernements bourgeois, les louanges au pr&#233;tendu socialisme stalinien et le patriotisme fran&#231;ais, la phras&#233;ologie r&#233;volutionnaire et la pratique quotidienne purement r&#233;formiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le stalinisme balay&#233; par l'histoire, Robert Hue est libre d'oublier les saintes formules sur le r&#244;le dirigeant du parti ou de la classe ouvri&#232;re, et de bazarder les vieux slogans. Ceux-l&#224; de toute fa&#231;on n'avaient plus de sens depuis longtemps dans la bouche des dirigeants du PCF qui avaient d'ailleurs commenc&#233; &#224; s'en d&#233;barrasser. Il y a vingt-cinq ans Georges Marchais jetait d&#233;j&#224; &#171; &lt;em&gt;la dictature du prol&#233;tariat&lt;/em&gt; &#187; aux orties et pour la m&#234;me raison que Robert Hue se d&#233;barrasse aujourd'hui d'autres formules : donner des gages de sa conversion aux valeurs bourgeoises.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une nouvelle langue de bois&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais Robert Hue ne fait que remplacer une langue de bois par une autre, celle des sociaux-d&#233;mocrates et des chr&#233;tiens de tous poils, tout aussi insipide... et trompeuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Creusez derri&#232;re les vieux mots, us&#233;s pour avoir trop servi aux magouilleurs politiques, et voyez la politique concr&#232;te propos&#233;e par la direction actuelle du PCF. L'utilisation de l'&#233;pargne des salari&#233;s (eux, para&#238;t-il, n'exigent pas des int&#233;r&#234;ts trop &#233;lev&#233;s) pour aider les petits patrons &#224; embaucher ? Les mesures gouvernementales comme les emplois-jeunes, la loi Aubry, les nouveaux stages de formation ? C'est &#231;a la fraternit&#233;, la solidarit&#233;, l'&#233;galit&#233;, la conqu&#234;te des nouveaux droits ? Risible et pitoyable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi donc dans ces conditions Robert Hue, comme l'ont fait tant de ses coll&#232;gues de par le monde, notamment italiens, ne propose-t-il pas carr&#233;ment d'abandonner l'&#233;tiquette communiste ? Sans doute parce que la place pour un grand parti bourgeois de gauche est d&#233;j&#224; prise en France par le PS. Mais aussi parce que dans les rangs du PCF il y a encore aujourd'hui un certain nombre de militants attach&#233;s m&#234;me confus&#233;ment au communisme et que le rejeter d&#233;finitivement risquerait de couper la branche sur laquelle Robert Hue peut encore se percher. Alors mieux vaut continuer &#224; affirmer, contre toute apparence, que contrairement au PS, le PCF ne veut nullement s'adapter au capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discours actuel de la direction du PCF peut avoir une apparence de nouveaut&#233;. Il a &#233;t&#233; plut&#244;t bien accueilli dans certains milieux de gauche qui appr&#233;cient son allure moins ringarde et plus &#171; d&#233;mocratique &#187; (et surtout le renoncement public &#224; la r&#233;volution prol&#233;tarienne). M&#234;me sa nouvelle mani&#232;re de d&#233;fendre le nationalisme appara&#238;t plus acceptable sous des allures faussement mondialistes. Mais du point de vue des int&#233;r&#234;ts de la classe ouvri&#232;re, cette nouvelle langue de bois recouvre la m&#234;me vieille soupe que nous servent Jospin et compagnie. Elle est faite d'ailleurs pour justifier l'alliance avec eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Robert PARIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les rapports CGT-PCF
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-rapports-CGT-PCF</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>PCF
</dc:subject>
		<dc:subject>CGT
</dc:subject>

		<description>Une touchante unanimit&#233; s'est faite autour de la pr&#233;tendue ind&#233;pendance de la CGT &#224; l'&#233;gard du PCF &#224; l'occasion de la manifestation du 16 octobre. De Robert Hue &#224; Bernard Thibault en passant par les m&#233;dias, tout le monde s'est f&#233;licit&#233; de ce tournant. Certes, la CGT n'appelle plus (depuis peu !) &#224; voter pour les candidats communistes cens&#233;s porter naturellement les revendications de la conf&#233;d&#233;ration lors des &#233;lections. Mais peut-on parler pour autant d'ind&#233;pendance ? &lt;br /&gt;En tout cas pas d'une ind&#233;pendance &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une touchante unanimit&#233; s'est faite autour de la pr&#233;tendue ind&#233;pendance de la CGT &#224; l'&#233;gard du PCF &#224; l'occasion de la manifestation du 16 octobre. De Robert Hue &#224; Bernard Thibault en passant par les m&#233;dias, tout le monde s'est f&#233;licit&#233; de ce tournant. Certes, la CGT n'appelle plus (depuis peu !) &#224; voter pour les candidats communistes cens&#233;s porter naturellement les revendications de la conf&#233;d&#233;ration lors des &#233;lections. Mais peut-on parler pour autant d'ind&#233;pendance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas pas d'une ind&#233;pendance &#224; l'&#233;gard de la politique de la gauche plurielle au gouvernement. Ce gouvernement m&#232;ne une politique coh&#233;rente d'adaptation de l'ensemble de la soci&#233;t&#233; aux besoins du capitalisme, une politique de privatisation et de d&#233;r&#233;glementation qui remet en cause les principaux acquis ouvriers. Et la principale centrale syndicale du pays reste l'arme au pied, refuse toute perspective de mobilisation d'ensemble. L'exemple de la Loi Aubry est particuli&#232;rement frappant. Voil&#224; une loi qui permet aux patrons de g&#233;n&#233;raliser la flexibilit&#233;, d'imposer le calcul annuel des heures de travail et la CGT se contente de dire que &lt;em&gt;&#171; ce n'est pas la loi de la CGT&lt;/em&gt; &#187; mais que &#171; &lt;em&gt;elle sera ce que les salari&#233;s en feront dans les entreprises&lt;/em&gt; &#187;. La CGT d&#233;couvre avec &#233;clat les vertus de la n&#233;gociation. Dans les faits, depuis longtemps d&#233;j&#224;, des syndicats, faute de riposte d'ensemble, se sont sentis contraints de signer tel ou tel accord mais cela se faisait de mani&#232;re plus au moins honteuse. La conf&#233;d&#233;ration &#233;pouse ainsi la politique du gouvernement de faire passer l'essentiel par les accords de branche et d'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Ce qui change&#8230; et ce qui continue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La CGT n'est plus en tant que telle la courroie de transmission du PCF qui, avec l'effondrement du stalinisme, n'a pas r&#233;solu le probl&#232;me de la place d'une strat&#233;gie r&#233;formiste distincte de celle de la social-d&#233;mocratie. En revanche, sa direction la conduit de plus en plus &#224; assumer le r&#244;le imparti aux organisations syndicales, celui d'un accompagnement social de la d&#233;r&#233;glementation. C'est le sens de l'adh&#233;sion de la CGT &#224; la Conf&#233;d&#233;ration Europ&#233;enne des Syndicats (CES) comme du rapprochement avec la CFDT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Thibault qui comme ses pr&#233;d&#233;cesseurs &#224; la t&#234;te de la CGT est membre de la direction du PCF, est un proche de Robert Hue. Le 16 octobre, Robert Hue voulait une manifestation r&#233;ussie mais d'une ampleur compatible avec le vote de la loi Aubry par les d&#233;put&#233;s communistes trois jours plus tard. En l'absence de toute autre riposte de dimension nationale, l'investissement de la CGT et avec elle la mobilisation de tout ce que le mouvement syndical et associatif compte de combatif aurait assur&#233; &#224; cette initiative un succ&#232;s autrement plus important, peut-&#234;tre une dynamique antigouvernementale. En n'appelant pas &#224; la manifestation, la direction conf&#233;d&#233;rale, comme celle des autres conf&#233;d&#233;rations, a fait exactement ce dont la direction du PCF avait besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les syndicats, voire dans les unions d&#233;partementales ou locales, nombreux sont les militants et militantes, qu'ils aient encore ou non leur carte au PCF, qui prennent des distances avec l'orientation de ce parti. Ec&#339;ur&#233;s par la politique de leur parti, d&#233;sorient&#233;s par les bouleversements internationaux ou d&#233;courag&#233;s par les reculs &#233;lectoraux, ils ont souvent pr&#233;f&#233;r&#233; s'investir dans le travail syndical. Parmi eux, beaucoup manifestent une ind&#233;pendance r&#233;elle et sont tr&#232;s critiques &#224; l'&#233;gard de la politique du PCF tout en restant attach&#233;s &#224; la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts de classe des travailleurs et des ch&#244;meurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enjeu est de construire avec eux une v&#233;ritable alternative au cours actuel de la CGT. Leur d&#233;tachement du Parti communiste peut les rendre plus disponibles &#224; une &#233;laboration ind&#233;pendante, dans le cadre d'une r&#233;elle d&#233;mocratie syndicale, avec d'autres militants y compris des militants plus proches de l'extr&#234;me gauche sans exclusive ni a priori. La question, certes moins m&#233;diatique que les relations Thibault-Hue, mais combien plus importante pour les travailleurs est celle de la construction d'un outil syndical de lutte, respectueux de la d&#233;mocratie ouvri&#232;re et totalement ind&#233;pendant des patrons et du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 janvier 2000&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Frida FUEGO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> En Belgique : le suicide du PCB
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		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/En-Belgique-le-suicide-du-PCB</link>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Belgique
</dc:subject>

		<description>Le Parti communiste belge n'a jamais atteint l'importance relative du PCF. Il compte quand m&#234;me pr&#232;s de 100 000 adh&#233;rents et recueille 12 % (21 % en Wallonie) des suffrages au sortir de la guerre. Regonfl&#233; comme ses fr&#232;res italiens ou fran&#231;ais par sa participation &#224; la R&#233;sistance en alliance avec les repr&#233;sentants de la bourgeoisie, dans un &#171; Front de l'ind&#233;pendance &#187;, il participe au gouvernement avec deux postes de ministres. Comme eux il en est expuls&#233; en 1947. &lt;br /&gt;Depuis il mise sur la &#171; politique de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Parti communiste belge n'a jamais atteint l'importance relative du PCF. Il compte quand m&#234;me pr&#232;s de 100 000 adh&#233;rents et recueille 12 % (21 % en Wallonie) des suffrages au sortir de la guerre. Regonfl&#233; comme ses fr&#232;res italiens ou fran&#231;ais par sa participation &#224; la R&#233;sistance en alliance avec les repr&#233;sentants de la bourgeoisie, dans un &#171; Front de l'ind&#233;pendance &#187;, il participe au gouvernement avec deux postes de ministres. Comme eux il en est expuls&#233; en 1947.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis il mise sur la &#171; politique de l'aiguillon &#187; vis-&#224;-vis du Parti socialiste. C'est une politique sans espoir, les &#233;lecteurs pr&#233;f&#233;rant l'original social-d&#233;mocrate &#224; la copie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 60-61, implant&#233; surtout dans les syndicats wallons, il appuie la gauche sociale-d&#233;mocrate d'Andr&#233; Renard qui r&#233;clame des &#171; r&#233;formes de structures anti-capitalistes &#187; mais surtout le &#171; f&#233;d&#233;ralisme &#187;. Le poison nationaliste va diviser la classe ouvri&#232;re belge et casser le plus important mouvement de luttes et de gr&#232;ves de ce demi-si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le PCB poursuit jusqu'au bout dans cette voie. Dans les ann&#233;es 80 il se divise en deux partis : le PC qui rassemble les militants francophones de Wallonie et de Bruxelles et le KP (Kommunistische Partij) flamand. Le comble se produit lors des manifestations r&#233;gionalistes des Fourons (petit village disput&#233; par les deux r&#233;gions du pays) quand le PC prend partie pour les Wallons et le KP pour les Flamands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui se voulant totalement ind&#233;pendants l'un de l'autre, le KP ne rassemble plus que quelques dizaines de militants, les autres &#233;tant partis chez les Verts, et le PC quelques centaines, divis&#233;s entre l'ex-tendance eurocommuniste, qui milite chez les Ecolos ou au PS, et celle dite du &#171; PC maintenu &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H.L.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> En Allemagne, le PDS : un parti r&#233;formiste rel&#233;gu&#233; dans l'opposition
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/En-Allemagne-le-PDS-un-parti-reformiste-relegue-dans-l-opposition</link>
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		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Allemagne
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		<description>Les m&#233;dias pr&#233;sentent le PDS (Parti du socialisme d&#233;mocratique) comme l'h&#233;ritier de l'ancien parti stalinien est-allemand, le SED (Parti socialiste unifi&#233;), regroupant principalement des vieux bureaucrates nostalgiques de la RDA. Mais ce n'est pas la r&#233;alit&#233;. La plupart des anciens cadres du SED ont depuis longtemps quitt&#233; le PDS. Ils sont &#224; la retraite ou reconvertis dans les affaires. S'ils continuent &#224; militer, c'est dans le SPD ou la CDU. Depuis le second congr&#232;s en janvier 1992, la direction ne&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les m&#233;dias pr&#233;sentent le PDS (Parti du socialisme d&#233;mocratique) comme l'h&#233;ritier de l'ancien parti stalinien est-allemand, le SED (Parti socialiste unifi&#233;), regroupant principalement des vieux bureaucrates nostalgiques de la RDA. Mais ce n'est pas la r&#233;alit&#233;. La plupart des anciens cadres du SED ont depuis longtemps quitt&#233; le PDS. Ils sont &#224; la retraite ou reconvertis dans les affaires. S'ils continuent &#224; militer, c'est dans le SPD ou la CDU. Depuis le second congr&#232;s en janvier 1992, la direction ne compte plus qu'un seul dirigeant du SED, Hans Modrow, ancien secr&#233;taire &#224; Dresde et &#171; Gorbatchov allemand &#187; des ann&#233;es 80. Les responsables actuels n'eurent pas de responsabilit&#233;s politiques a 1'&#233;poque du SED et sont des &#171; r&#233;formateurs &#187; comme Gregor Gysi et Lothar Bisky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SED avait environ 2,6 millions d'adh&#233;rents dans les ann&#233;es 70, pour 17 millions d'habitants en RDA. Il &#233;tait utile d'y adh&#233;rer, pour des raisons &#171; professionnelles &#187;. Par la suite, l'appartenance devint un handicap. Lors du congr&#232;s de d&#233;cembre 1989 o&#249; il se transforma en SED-PDS, il avait encore 284 000 adh&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui il en regroupe 98 000, dont 95 000 sur 1'ancien territoire de la RDA et 3 000 &#224; 1'Ouest. Malgr&#233; cette chute spectaculaire, et son inexistance &#224; l'Ouest, il reste la principale force politique &#224; 1'Est avec une base sociale importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats &#233;lectoraux confirment la r&#233;alit&#233; militante. Lors des &#233;lections de 1990, quelques mois avant la disparition de la RDA, le PDS avait obtenu 14,4% des voix. En 1994, il obtient 19,8% aux l&#233;gislatives et en 1998, 21,7%, toujours sur 1'ancien territoire de la RDA, &#224; Berlin-Est environ 40%. A 1'Ouest il n'a pu d&#233;passer les 1 %, sauf dans quelques villes comme Hambourg et Francfort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me le quotidien de droite, la &lt;em&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/em&gt;, doit avouer que &#171; &lt;em&gt;tous les pronostics selon lesquels le chapitre PDS n'allait pas tarder &#224; se refermer, parce que ses membres, tr&#232;s &#226;g&#233;s, issus du SED allaient dispara&#238;tre et que les &#233;lecteurs de l'Est se d&#233;tourneraient de ce parti, ce sont r&#233;v&#233;l&#233;s faux&lt;/em&gt; &#187;. La raison en est tr&#232;s simple.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La d&#233;b&#226;cle de 1'unification&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dix ans apr&#232;s la chute du mur de Berlin il n'y a pas d'uniformisation des conditions &#233;conomiques et sociales. Le ch&#244;mage &#224; 1'Est se situe &#224; 20%, 10,5% &#224; 1'Ouest. Les femmes qui exer&#231;aient une activit&#233; professionnelle &#224; 91% en sont les premi&#232;res victimes : entre 1991 et 1997 leur taux de ch&#244;mage est pass&#233; de 12,3% &#224; 25,7%. L'exode de la population continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Allemands de l'Est pensent que la situation &#224; l'Est s'est consid&#233;rablement d&#233;t&#233;rior&#233;e depuis 89-90 et que cela continuera. L'in&#233;galit&#233; des chances dans la vie professionnelle, les salaires moins &#233;lev&#233;s, et avant tout le ch&#244;mage suscitent angoisse, d&#233;sespoir et r&#233;volte. De surcro&#238;t, ils craignent que les transferts financiers de 1'Ouest &#224; 1'Est ne faiblissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui une large majorit&#233; est d&#233;&#231;ue de l'unification et la nostalgie pour l'ancien r&#233;gime est beaucoup plus forte qu'il y a dix ans. C'est sur la base de ce sentiment d'&#234;tre des &#171; citoyens de seconde classe &#187; que le PDS a pu se renforcer &#233;lectoralement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le projet politique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le programme adopt&#233; en 1989 le PDS se revendique de Marx, Engels, L&#233;nine et Luxemburg, mais &#233;galement de Kautsky, Bernstein et Bebel. C'est un programme &#233;clectique qui se prononce pour le &#171; &lt;em&gt;d&#233;passement du capitalisme et une autre soci&#233;t&#233; (le socialisme lib&#233;ral)&lt;/em&gt; &#187; et qui soutient en m&#234;me temps &#171; &lt;em&gt;1'economie de march&#233; et les formes multiples de la propri&#233;t&#233; des moyens de production&lt;/em&gt; &#187;. Lors des l&#233;gislatives de 1994 &#8211; sous un gouvernement de droite - il se positionnait encore pour une &#171; opposition contre l'aust&#233;rit&#233; &#187;. Mais depuis la formation du gouvernement Schr&#246;der il est beaucoup plus timor&#233; dans sa critique de la politique gouvernementale. Dans deux &#171; L&#228;nder &#187; en Allemagne de 1'Est, en Mecklenbourg-Pomeranie-occidentale et en Saxe-Anhalt il participe &#224; une coalition gouvernementale avec le SPD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction du PDS souhaite participer un jour &#224; un gouvernement national avec les Verts et le SPD, tout en maintenant un profil &#171; gauche &#187; et de d&#233;fense de &#171; 1'identit&#233; est-allemande &#187;. M&#234;me si la formation d'un tel gouvernement n'est nullement &#224; 1'ordre du jour et m&#234;me tr&#232;s improbable pour les ann&#233;es &#224; venir, cette perspective ne constitue pas une politique qui permettrait aux travailleurs allemands d'imposer leurs int&#233;r&#234;ts de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 janvier 2000,
&lt;strong&gt;Marc DORMOY&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> En Italie, le PRC : la roue de secours des gouvernements de gauche
</title>
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		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Italie
</dc:subject>

		<description>L'Italie est le seul pays d'Europe de l'ouest &#224; avoir connu une scission importante au sein du parti communiste. Le PCI avait toujours eu une place pr&#233;pond&#233;rante dans un pays o&#249; la social-d&#233;mocratie &#233;tait tr&#232;s marginale. Dans les ann&#233;es 70, il avait pouss&#233; tr&#232;s loin la prise de distance avec l'URSS et d&#233;cida au d&#233;but des ann&#233;es 90 de parachever sa mutation en prenant le nom de Parti d&#233;mocratique de la gauche (PDS). &lt;br /&gt;Une partie de l'appareil et de la base refusa cette &#233;volution, et scissionna pour cr&#233;er le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Italie est le seul pays d'Europe de l'ouest &#224; avoir connu une scission importante au sein du parti communiste. Le PCI avait toujours eu une place pr&#233;pond&#233;rante dans un pays o&#249; la social-d&#233;mocratie &#233;tait tr&#232;s marginale. Dans les ann&#233;es 70, il avait pouss&#233; tr&#232;s loin la prise de distance avec l'URSS et d&#233;cida au d&#233;but des ann&#233;es 90 de parachever sa mutation en prenant le nom de Parti d&#233;mocratique de la gauche (PDS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une partie de l'appareil et de la base refusa cette &#233;volution, et scissionna pour cr&#233;er le PPC (Parti de la refondation communiste) qui attira rapidement &#224; lui l'essentiel de l'extr&#234;me gauche italienne, notamment Democrazia proletaria, une grande organisation des ann&#233;es 70. Deux courants trotskistes sont pr&#233;sents dans le PRC : Bandiera Rossa regroupant les militants de la IV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Internationale-SU et Proposta issu d'une scission de Bandiera Rossa en 93. Dans les ann&#233;es 90, le PRC a r&#233;guli&#232;rement recueilli de 3 &#224; 10% des voix aux &#233;lections, et revendique 120 000 adh&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'a cess&#233; de jouer de l'ambigu&#239;t&#233; entre deux orientations : l'une classique d'alliance avec la gauche traditionnelle pour l'av&#232;nement d'un gouvernement d'union de la gauche, l'autre de mise en avant des mobilisations ouvri&#232;res et de combat anticapitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pratique, la perspective &#233;tait l'alliance avec le PDS face &#224; la D&#233;mocratie chr&#233;tienne (DC) puis &#224; Berlusconi. Ainsi en 96, se construisit une alliance de centre gauche autour de Romano Prodi, transfuge de la DC. Autour se rassemblaient un petit morceau de la DC, les Verts, les restes du PS, et surtout le PDS, qui avec 20% des voix aux &#233;lections &#233;tait l'axe fort de cette coalition appel&#233;e &#171; l'Olivier &#187;. Le PRC fit campagne commune avec &#171; l'Olivier &#187; et l'appoint de ses &#233;lus permit &#224; Prodi de former son gouvernement. De 96 &#224; 98, Prodi mena une politique d'aust&#233;rit&#233; conforme &#224; l'insertion dans l'UE et aux principaux objectifs capitalistes. N&#233;anmoins, m&#234;me en ren&#226;clant et en provoquant de mini-crises, le PRC lui apporta son soutien lorsque cela &#233;tait n&#233;cessaire. Ce ne fut qu'en octobre 98 que la majorit&#233; de la direction, &#224; une voix pr&#232;s, retira ce soutien, entra&#238;nant la chute de Prodi et la constitution du gouvernement men&#233; par le dirigeant du PDS D'Alema. Cette d&#233;cision provoqua une scission du parti : la majorit&#233; des &#233;lus au Parlement et un peu moins d'un cinqui&#232;me des adh&#233;rents quitt&#232;rent le PRC, emmen&#233;s par Cossuta, autrefois tr&#232;s li&#233; &#224; la bureaucratie sovi&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, Bertinotti, principal dirigeant du PRC, pr&#244;ne une alliance de centre gauche, dans la suite de la ligne ant&#233;rieure du parti. Son exemple &#233;tait jusqu'&#224; ce jour... le gouvernement Jospin. Lorsqu'on &#233;carte certains aspects radicaux de ses discours, ses propositions se r&#233;sument &#224; une politique n&#233;o-keyn&#233;sienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PRC a une r&#233;elle base parmi les travailleurs et les militants syndicalistes combatifs. R&#233;guli&#232;rement, autour de 20% de ses adh&#233;rents votent dans les congr&#232;s pour les plateformes anticapitalistes propos&#233;es par les courants d'extr&#234;me gauche. Mais au total, depuis sa cr&#233;ation, il a &#233;t&#233; incapable de proposer une r&#233;elle alternative au r&#233;formisme, et la plupart de ses dirigeants ne poursuivent pas ce but.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 janvier 2000, &lt;strong&gt;Laurent CARASSO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quelle politique par rapport au PCF ?  : Construire une alternative r&#233;volutionnaire face au PCF
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>PCF
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>La participation du PCF au gouvernement, la mutation propos&#233;e par la direction, les interrogations, les inqui&#233;tudes et les m&#233;contentements surgis parmi les militants ont rendu plus actuelle que jamais la question de l'attitude et de la politique que devraient avoir les communistes r&#233;volutionnaires vis-&#224;-vis de ce parti. &lt;br /&gt;Sur ce sujet, la tendance R&#233;volution ! de la LCR et la fraction L'Etincelle de LO partagent bien des analyses mais ont &#233;galement certaines divergences. Convergences&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;La participation du PCF au gouvernement, la mutation propos&#233;e par la direction, les interrogations, les inqui&#233;tudes et les m&#233;contentements surgis parmi les militants ont rendu plus actuelle que jamais la question de l'attitude et de la politique que devraient avoir les communistes r&#233;volutionnaires vis-&#224;-vis de ce parti.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sur ce sujet, la tendance R&#233;volution ! de la LCR et la fraction L'Etincelle de LO partagent bien des analyses mais ont &#233;galement certaines divergences. Convergences R&#233;volutionnaires &#233;tant aussi un cadre de discussion entre nous, les deux articles ci-dessous ont pour but d'entamer le d&#233;bat.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Ce parti reste la principale force politique qui pr&#233;tend apporter une r&#233;ponse &#224; la crise sociale que subissent les travailleurs. De ce point de vue la discussion avec les militants qu'il organise et qu'il influence est essentielle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le PCF : un parti de gouvernement qui garde une influence dans la classe ouvri&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Son identit&#233; politique a &#233;t&#233; d&#233;termin&#233;e par la conjonction des liens avec l'URSS, centre du stalinisme international, de l'int&#233;gration dans l'appareil d'Etat fran&#231;ais, et de son implantation dans la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effondrement des syst&#232;mes staliniens &#233;limine un des facteurs. Aujourd'hui il assume pleinement sa participation &#224; la gestion du lib&#233;ralisme de Jospin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son d&#233;clin historique change le rapport qu'il entretient avec l'avant-garde ouvri&#232;re. L'&#233;poque o&#249; il int&#233;grait ou broyait y compris physiquement tous les militants actifs est r&#233;volue. Tant dans les entreprises que dans la jeunesse ou chez les intellectuels, il n'a plus la capacit&#233; de polariser tous les &#233;l&#233;ments avanc&#233;s. Nombre d'entre eux ont, notamment depuis 1968, les moyens d'agir sans &#234;tre contraints de militer dans des organisations vert&#233;br&#233;es par lui. Le PCF n'est plus le r&#233;f&#233;rentiel commun de tous les militants politiques anticapitalistes, dont les r&#233;volutionnaires &#233;taient s&#233;par&#233;s par le sectarisme et la violence stalinienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons tirer de tout cela plusieurs cons&#233;quences :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; &lt;em&gt;Toute politique visant &#224; faire pression pour &#171; gauchir &#187; l'orientation du PCF est vou&#233;e &#224; l'&#233;chec&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;. Son &#233;volution est irr&#233;versible et identique &#224; celle de tous les PC europ&#233;ens. Elle correspond &#224; la seule place possible dans la soci&#233;t&#233; bourgeoise d&#232;s lors que le lien avec Moscou est bris&#233; : une social-d&#233;mocratie bis, avec un profil sp&#233;cifique justifiant son existence. Son implantation ouvri&#232;re est diff&#233;rente du PS mais ne change rien &#224; cette tendance lourde. Autant nous sommes disponibles &#224; toute mobilisation unitaire sur des objectifs clairs, &#224; une politique de Front Unique incluant le PCF et toutes les organisations ouvri&#232;res d&#233;cid&#233;es &#224; agir, autant il ne peut y avoir pour les r&#233;volutionnaires d'alliance politique avec ce parti, notamment lors des &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; &lt;em&gt;L'orientation qui consiste &#224; agir pour gagner au combat r&#233;volutionnaire des pans entiers du PCF est vou&#233;e &#224; l'&#233;chec&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;. Le PCF vit une crise historique irr&#233;m&#233;diable. La nature de cette crise, sa dur&#233;e et le fonctionnement du parti ont emp&#234;ch&#233; l'apparition de courants de gauche : mai-juin 68, l'union de la gauche, la participation gouvernementale de 81 &#224; 84, novembre-d&#233;cembre 95 et la participation actuelle au gouvernement Jospin n'ont donn&#233; naissance qu'&#224; des courants tr&#232;s limit&#233;s qui ont &#233;volu&#233; vers la social-d&#233;mocratie, ou des courants n&#233;ostaliniens qui ne rompent pas avec le r&#233;formisme du PCF qui ne date pas de l'accession de Robert Hue au secr&#233;tariat national.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; &lt;em&gt;Il reste dans le PCF des militants ouvriers disponibles &#224; la construction d'un parti r&#233;volutionnaire des travailleurs&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;. Des individus, des cellules ou des sections pourront localement rompre avec le PCF et s'engager avec les r&#233;volutionnaires &#224; cette t&#226;che. Mais il ne peut y avoir de centralisation issue d'une dynamique interne au PCF : seule l'existence d'un p&#244;le r&#233;volutionnaire ext&#233;rieur cons&#233;quent peut &#233;viter une dispersion des ph&#233;nom&#232;nes limit&#233;s de rupture qui s'op&#233;reront peut-&#234;tre.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Quelle politique sp&#233;cifique vis &#224;-vis du PCF ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous devons convaincre ses militants et ses sympathisants qui veulent se battre contre le syst&#232;me capitaliste que ce parti est un obstacle &#224; la construction d'une alternative politique. Nous devons dialoguer avec eux et nous confronter politiquement avec les dirigeants en posant deux questions :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; quel programme est n&#233;cessaire pour les travailleurs, en mettant en avant les revendications du plan d'urgence et la n&#233;cessit&#233; de s'affronter jusqu'au bout avec le patronat et le gouvernement&lt;/li&gt;&lt;li&gt; quels outils, en tirant le bilan du gouvernement Jospin, et en montrant la n&#233;cessit&#233; de l'action des travailleurs hors du cadre institutionnel et &#233;lectoral, par la gr&#232;ve et l'action directe pour remettre en cause le capitalisme et les leviers de commande dont il s'est dot&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, contre le ch&#244;mage, il faut interdire les licenciements, r&#233;duire le temps de travail sans flexibilit&#233; ni annualisation, r&#233;partir le travail entre tous par l'&#233;chelle mobile des heures de travail, refuser la pr&#233;carit&#233;, pour donner aux 5 millions de ch&#244;meurs un emploi, un vrai. Mais il faut imposer ces exigences en organisant la mobilisation face au patronat et au gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction du PCF a pr&#233;tendu agir contre le ch&#244;mage en manifestant le 16 octobre. La veille, ses d&#233;put&#233;s annon&#231;aient qu'ils voteraient la loi Aubry, montrant que pour lui, il ne s'agissait pas de pr&#233;parer une vraie mobilisation g&#233;n&#233;rale qui se serait affront&#233;e &#224; la politique gouvernementale mais de masquer sa participation &#224; la gestion gouvernementale. Nous devions participer &#224; cette manifestation, mais en mettant au jour ces contradictions de la direction du PCF, en insistant sur la n&#233;cessit&#233; de refuser de voter la loi Aubry, et en tra&#231;ant la voie de la mobilisation g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce programme n&#233;cessaire, cette force politique &#224; construire comme &#233;manation politique des mouvements les plus avanc&#233;s et les plus radicaux, tout cela est terme &#224; terme contradictoire avec une alliance politique des r&#233;volutionnaires avec le PCF : pour gagner au combat r&#233;volutionnaire les militants combatifs qu'il organise ou qu'il influence, il est n&#233;cessaire de les convaincre de la nocivit&#233; de la politique du PCF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 janvier 2000, &lt;strong&gt;Charles PAZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Quelle-politique-par-rapport-au-PCF-Ni-rire-ni-pleurer-mais-comprendre-la' class='spip_in'&gt;Ni rire ni pleurer, mais comprendre la situation et saisir les opportunit&#233;s&lt;/a&gt;, l'autre article sur la politique par rapport au PCF&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quelle politique par rapport au PCF ?  : Ni rire ni pleurer, mais comprendre la situation et saisir les opportunit&#233;s
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Quelle-politique-par-rapport-au-PCF-Ni-rire-ni-pleurer-mais-comprendre-la</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>PCF
</dc:subject>

		<description>La participation du PCF au gouvernement, la mutation propos&#233;e par la direction, les interrogations, les inqui&#233;tudes et les m&#233;contentements surgis parmi les militants ont rendu plus actuelle que jamais la question de l'attitude et de la politique que devraient avoir les communistes r&#233;volutionnaires vis-&#224;-vis de ce parti. &lt;br /&gt;Sur ce sujet, la tendance R&#233;volution ! de la LCR et la fraction L'Etincelle de LO partagent bien des analyses mais ont &#233;galement certaines divergences. Convergences&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-A-la-veille-du-XXXeme-congres-ou-va-le-PCF-" rel="directory"&gt;DOSSIER : A la veille du XXXe congr&#232;s : o&#249; va le PCF ?
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;La participation du PCF au gouvernement, la mutation propos&#233;e par la direction, les interrogations, les inqui&#233;tudes et les m&#233;contentements surgis parmi les militants ont rendu plus actuelle que jamais la question de l'attitude et de la politique que devraient avoir les communistes r&#233;volutionnaires vis-&#224;-vis de ce parti.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sur ce sujet, la tendance R&#233;volution ! de la LCR et la fraction L'Etincelle de LO partagent bien des analyses mais ont &#233;galement certaines divergences. Convergences R&#233;volutionnaires &#233;tant aussi un cadre de discussion entre nous, les deux articles ont pour but d'entamer le d&#233;bat.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;L'avenir possible du PCF ne devrait gu&#232;re faire d&#233;bat parmi nous. Tout au plus, peut-&#234;tre, en ce qui concerne les rythmes de cette &#233;volution pr&#233;visible, inscrite dans la ligne de son &#233;volution pass&#233;e et &#224; laquelle ouvertement et consciemment pousse sa direction actuelle. Si ce n'est pas une int&#233;gration dans le PS (ne reparle-t-on pas d'un &#171; congr&#232;s de Tours &#224; l'envers &#187; ?) qui attend un PCF enfin compl&#232;tement d&#233;barrass&#233; de l'odeur de soufre qu'il a longtemps gard&#233; de ses origines diaboliques, bolcheviques, ouvri&#232;res, communistes, c'est au moins celle parmi les partis de l'establishment.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un pas de plus&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces vingt derni&#232;res ann&#233;es il a fait de grands pas dans cette direction. Les &#233;v&#233;nements l'ont aid&#233; : certains auxquels il a contribu&#233; comme le retour de la gauche au gouvernement qui lui a donn&#233; l'occasion de faire la preuve de son d&#233;vouement aux int&#233;r&#234;ts de la bourgeoisie fran&#231;aise ; d'autres dans lesquels il n'&#233;tait pour rien comme la fin de l'URSS ; d'autres enfin qu'il ne souhaitait certainement pas comme son d&#233;clin &#233;lectoral et militant m&#234;me si c'est bien sa propre politique qui en est responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce processus il a perdu une bonne part des liens particuliers qu'il avait avec la classe ouvri&#232;re et le monde du travail. Une bonne part, pas tous. Il est bien erron&#233; de consid&#233;rer que ce processus largement entam&#233; serait arriv&#233; &#224; son terme, et que de ce point de vue le PCF serait d&#233;j&#224; aujourd'hui au point o&#249; en est arriv&#233; le PS il y a d&#233;j&#224; longtemps. Nombre de ses militants ouvriers l'ont quitt&#233;, ceux qui restent sont souvent moins actifs politiquement qu'ils ne l'&#233;taient. Mais il lui en reste encore bien plus qu'&#224; tout autre formation politique, dont certains qui ne demanderaient qu'&#224; se r&#233;activer et qui le font d'ailleurs quand leur parti leur en fournit, de plus en plus rarement, l'occasion. Bien s&#251;r, l'h&#233;morragie ne peut que se poursuivre avec la poursuite de la politique actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Aucune raison de se r&#233;jouir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une autre erreur grave est de se r&#233;jouir de cette h&#233;morragie, ou de consid&#233;rer qu'elle est a priori positive pour l'extr&#234;me gauche. Pour se convaincre du contraire il suffit de jeter un coup d'&#339;il hors des fronti&#232;res de l'hexagone. Dans beaucoup de pays l'&#233;volution des PC staliniens a &#233;t&#233; plus loin et plus vite mais dans la m&#234;me direction que celle du PCF. Partout ils ont perdu de leur importance, de leur influence et de leurs militants, parfois jusqu'&#224; quasiment dispara&#238;tre. Nulle part cela s'est produit au b&#233;n&#233;fice des courants communistes r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ex-militants ont abandonn&#233; la politique ou ont rejoint des formations plus &#224; droite, les anciens &#233;lecteurs se sont perdus dans l'abstention ou ont report&#233; leur voix sur les sociaux-d&#233;mocrates (ou pire) et les syndicalistes qui ont rompu la &#171; courroie de transmission &#187; ont adopt&#233; des attitudes encore plus collaborationnistes avec les patrons ou le personnel politique bourgeois. Que tous ceux-l&#224; aient pris leurs distances ou leur ind&#233;pendance du stalinisme, la belle affaire vraiment pour le mouvement communiste r&#233;volutionnaire ou le mouvement ouvrier !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;volution n'&#233;tait sans doute pas in&#233;vitable. Mais pour qu'elle ait pris une autre direction il aurait fallu que les r&#233;volutionnaires ne croient pas que l'effondrement des PC staliniens &#233;tait un progr&#232;s en soi. Il aurait fallu qu'ils aient au moment opportun une politique vis-&#224;-vis de ces PC et de leurs militants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes pendant longtemps et dans de nombreux pays, c'&#233;tait difficile, voire impossible, &#224; cause de la faiblesse des r&#233;volutionnaires. Mais justement aujourd'hui, en France, le rapport des forces a chang&#233;. Les r&#233;centes &#233;lections ou les manifestations de cet automne l'ont d&#233;montr&#233;. Alors s'il est un moment o&#249; l'extr&#234;me gauche, et notamment LO et la LCR, devrait d&#233;velopper une politique envers le PCF c'est bien aujourd'hui : quand sa direction pr&#233;tend encore d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts des travailleurs, m&#234;me si c'est contredit par toute sa politique ; quand une partie de ses militants se sent encore communiste ; et quand l'extr&#234;me gauche ne peut plus &#234;tre jug&#233;e par eux comme quantit&#233; n&#233;gligeable.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pour une politique explicite&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous ne convaincrons pas les militants du PCF, ou au moins une partie d'entre eux, de nous rejoindre dans les luttes (et a fortiori un jour dans la construction d'un v&#233;ritable parti communiste) si nous ne les convainquons que nous ne sommes pas des ennemis, que nos buts sont les leurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne le ferons certainement pas en abandonnant les objectifs qu'il nous semble indispensable de proposer au mouvement ouvrier tout entier, ceux du plan d'urgence. Nous ne le ferons certainement pas en att&#233;nuant ou taisant nos critiques de la politique du PCF, ses reniements, ses d&#233;rives et ses trahisons pass&#233;es et pr&#233;sentes. Mais nous ne le ferons pas non plus sans lui proposer de combattre en commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les mois qui viennent, alors que se poursuit l'offensive de la bourgeoisie aid&#233;e par le gouvernement, ce ne sont pas les occasions qui vont manquer aux militants r&#233;volutionnaires de proposer &#224; ceux du PCF de se concerter pour voir comment pr&#233;parer les ripostes : contre les applications de la loi Aubry, sur les conditions de travail comme sur les salaires, contre le projet de r&#233;forme de la sant&#233;, celui des retraites, etc. Mais pour faciliter ces contacts &#224; la base ces propositions doivent &#234;tre faites aussi de parti &#224; parti, &#233;maner de nos organisations toutes enti&#232;res. Comment les militants du PCF pourraient-ils autrement avoir les &#233;l&#233;ments pour juger vraiment de la politique des r&#233;volutionnaires comme de celle de leur direction si les r&#233;volutionnaires n'ont pas fait &#224; celle-ci les m&#234;mes propositions qu'ils font aux militants ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisqu'en ce moment il y a au PCF des militants qui se posent des questions, c'est le moment de leur en poser. Ce n'est pas quand ils auront disparu que la situation nous sera plus favorable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 janvier 2000,
&lt;strong&gt;Jacques MORAND&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Quelle-politique-par-rapport-au-PCF-Construire-une-alternative-revolutionnaire' class='spip_in'&gt;Construire une alternative r&#233;volutionnaire face au PCF&lt;/a&gt;, l'autre article sur la politique par rapport au PCF&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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