<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
		<url>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L144xH19/siteon0-663c7.png?1526421719</url>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
		<height>19</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Editorial des bulletins l'&#201;tincelle du 20 f&#233;vrier 2017 : Une bavure ? Non, une politique
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Une-bavure-Non-une-politique-9569</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Une-bavure-Non-une-politique-9569</guid>
		<dc:date>2017-03-12T12:00:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Th&#233;o
</dc:subject>
		<dc:subject>Police
</dc:subject>

		<description>Des milliers de manifestants samedi dernier &#224; Paris contre les violences polici&#232;res sont venus t&#233;moigner leur solidarit&#233; avec Th&#233;o, 21 ans, victime d'un viol lors d'un contr&#244;le policier &#224; Aulnay-sous-Bois. D'autres manifestations &#233;taient organis&#233;es &#224; Caen, Nice, Le Mans, Poitiers, Montpellier, Dijon, Nantes ou Angers. Une semaine auparavant, dimanche 12 f&#233;vrier, ils &#233;taient 3 000 &#224; s'&#234;tre rassembl&#233;s &#224; Bobigny pour les m&#234;mes raisons. &lt;br /&gt;Les hypocrites &lt;br /&gt;Fran&#231;ois Hollande, venu se faire photographier au chevet de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Une-bavure-Non-une-politique-368-" rel="directory"&gt;Une bavure ? Non, une politique
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Theo-+" rel="tag"&gt;Th&#233;o
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Police-+" rel="tag"&gt;Police
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L115xH150/arton9569-3df23.png?1526507997' width='115' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des milliers de manifestants samedi dernier &#224; Paris contre les violences polici&#232;res sont venus t&#233;moigner leur solidarit&#233; avec Th&#233;o, 21 ans, victime d'un viol lors d'un contr&#244;le policier &#224; Aulnay-sous-Bois. D'autres manifestations &#233;taient organis&#233;es &#224; Caen, Nice, Le Mans, Poitiers, Montpellier, Dijon, Nantes ou Angers. Une semaine auparavant, dimanche 12 f&#233;vrier, ils &#233;taient 3 000 &#224; s'&#234;tre rassembl&#233;s &#224; Bobigny pour les m&#234;mes raisons.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les hypocrites&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Hollande, venu se faire photographier au chevet de Th&#233;o &#224; l'h&#244;pital, n'a pas l&#233;sin&#233; sur les appels &#171; au calme &#187;.&lt;em&gt; &#171; C'est une bavure qui ne doit pas entacher l'honneur de la police &#187;,&lt;/em&gt; ont dit les politiciens, etc. Ce &#224; quoi un manifestant, samedi dernier, leur r&#233;pondait &#224; juste titre : &#171; &lt;em&gt;La police ob&#233;it &#224; l'&#201;tat fran&#231;ais dont elle n'est que le bras. Si je vous donne une claque, vous n'allez pas parler &#224; ma main. J'aimerais voir tous ceux qui appellent aujourd'hui au calme avec une matraque dans le derri&#232;re. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_1001 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L450xH628/flics-4ed67.png?1526507997' width='450' height='628' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Prison ferme pour les jeunes, pr&#233;somption d'innocence pour les agresseurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse du gouvernement &#224; l'indignation l&#233;gitime des jeunes et de leurs parents ne s'est pas faite attendre : des condamnations &#224; de la prison ferme en comparution imm&#233;diate (c'est-&#224;-dire sans enqu&#234;te r&#233;elle) prononc&#233;es contre des jeunes qui avaient manifest&#233; dans la foul&#233;e de l'agression polici&#232;re et pas moins de 37 interpellations suite &#224; la manifestation de Bobigny !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux agresseurs, pas de pr&#233;cipitation : pr&#233;sum&#233;s innocents, ils sont repartis libres chez eux, couverts par la fameuse police des polices (l'IGPN) qui a os&#233; pr&#233;tendre que la matraque avait &#233;t&#233; enfonc&#233;e de 10 cm dans l'anus de la victime &lt;em&gt;&#171; involontairement &#187;&lt;/em&gt; : la victime aurait eu la maladresse de s'empaler d'elle-m&#234;me sur la matraque !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, ces violences polici&#232;res, avec contr&#244;les au faci&#232;s et humiliations sexuelles syst&#233;matiques contre les jeunes des quartiers pauvres, font partie de la routine r&#233;pressive &#233;tatique. Elles viennent d'&#234;tre encore encourag&#233;es par le gouvernement Hollande qui, en accord avec les R&#233;publicains et le Front national, vient de faire voter &#224; l'Assembl&#233;e un &#171; permis de tuer &#187; avec une nouvelle loi autorisant les policiers &#224; faire usage de leurs armes bien au-del&#224; des cas de &#171; l&#233;gitime d&#233;fense &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le seul &#171; laxisme &#187;, c'est celui dont b&#233;n&#233;ficie la police&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour prot&#233;ger les agresseurs, certains comme Marine Le Pen d&#233;noncent le &#171; laxisme de l'&#201;tat fran&#231;ais &#187;. Mais visiblement, le seul laxisme est celui dont b&#233;n&#233;ficie la police. Maintenir pacifiquement l'&#171; ordre public &#187; c'est bon pour Neuilly ou le 16&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris, mais dans les banlieues, il s'agit d'envoyer des cow-boys sauvegarder l'&#171; ordre social &#187; avec des unit&#233;s sp&#233;cialis&#233;es. Guerre aux jeunes et &#224; leurs familles dans les quartiers pauvres, l&#224; o&#249; r&#232;gne 20 &#224; 40 % de ch&#244;mage. Voil&#224; pourquoi les m&#232;res ont d&#233;fil&#233; &#224; Aulnay contre le harc&#232;lement policier &#224; l'encontre de leurs enfants. C'est s&#251;r, les enfants qui naissent dans ces banlieues-l&#224; ne sont pas ceux, tr&#232;s &#171; assist&#233;s &#187;, de Fran&#231;ois Fillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'interpellation de Th&#233;o, n'est donc ni une bavure, ni un accident, c'est le quotidien subi par des milliers de jeunes, parfois tripot&#233;s &#224; la moindre fouille et r&#233;guli&#232;rement insult&#233;s. Une routine admise au point qu'un syndicaliste policier n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; d&#233;clarer sur un plateau t&#233;l&#233; que l'insulte &lt;em&gt;&#171; bamboula &#187;&lt;/em&gt; dont avait &#233;t&#233; victime Th&#233;o &#233;tait &lt;em&gt;&#171; &#224; peu pr&#232;s convenable &#187;.&lt;/em&gt; Un aveu des insultes racistes habituellement utilis&#233;es par ses coll&#232;gues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, faire br&#251;ler des voitures ne fera pas peur aux donneurs d'ordres du gouvernement. Mais la col&#232;re exprim&#233;e &#224; juste titre par les jeunes des quartiers pauvres contre la guerre sociale dont ils sont victimes devrait nous inciter &#224; manifester massivement contre ces gouvernants au service des riches, eux qui envoient la police dans les banlieues contre les jeunes pour mieux sous-payer et licencier leurs parents.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Contr&#244;les au faci&#232;s : Insultes, tabassages, humiliations et violences sexuelles&#8230;
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Insultes-tabassages-humiliations-et-violences-sexuelles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Insultes-tabassages-humiliations-et-violences-sexuelles</guid>
		<dc:date>2017-03-12T12:00:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Police
</dc:subject>
		<dc:subject>Th&#233;o
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>Ce qui est arriv&#233; &#224; Th&#233;o n'est pas une bavure, comme s'est empress&#233;e de le dire une kyrielle de politiciens, mais bien le r&#233;sultat d'une politique d'intimidation r&#233;pressive syst&#233;matique &#224; l'encontre de la population des quartiers o&#249; s&#233;vit ch&#244;mage, pr&#233;carit&#233; et discriminations sociales en tous genres. &lt;br /&gt;Des journalistes de divers quotidiens, magazines et m&#233;dias (Lib&#233;ration, Le Monde, Mediapart, l'Humanit&#233;&#8230;) sont all&#233;s interviewer des jeunes de cit&#233;s et en ont rapport&#233; ces derni&#232;res semaines de nombreux&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Une-bavure-Non-une-politique-368-" rel="directory"&gt;Une bavure ? Non, une politique
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Police-+" rel="tag"&gt;Police
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Theo-+" rel="tag"&gt;Th&#233;o
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce qui est arriv&#233; &#224; Th&#233;o n'est pas une bavure, comme s'est empress&#233;e de le dire une kyrielle de politiciens, mais bien le r&#233;sultat d'une politique d'intimidation r&#233;pressive syst&#233;matique &#224; l'encontre de la population des quartiers o&#249; s&#233;vit ch&#244;mage, pr&#233;carit&#233; et discriminations sociales en tous genres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des journalistes de divers quotidiens, magazines et m&#233;dias (&lt;em&gt;Lib&#233;ration, Le Monde, Mediapart, l'Humanit&#233;&#8230;) &lt;/em&gt;sont all&#233;s interviewer des jeunes de cit&#233;s et en ont rapport&#233; ces derni&#232;res semaines de nombreux t&#233;moignages d&#233;vastateurs. En voici quelques-uns parmi bien d'autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;&#171; Tous contre le mur &#187; !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sur les millions de contr&#244;les d'identit&#233; r&#233;alis&#233;s chaque ann&#233;e, il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; qu'environ 95 % ne d&#233;bouchent sur la d&#233;couverte d'aucune infraction&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; L'ex&#233;cutif continue de refuser les r&#233;c&#233;piss&#233;s de contr&#244;les d'identit&#233; &#187;, Le (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ces contr&#244;les visent principalement les jeunes hommes d'origine &#233;trang&#232;re, le plus souvent noirs ou arabes. Une &#233;tude r&#233;cente r&#233;alis&#233;e pour le D&#233;fenseur des Droits Jacques Toubon&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Cette enqu&#234;te a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par l'institut IPSOS par t&#233;l&#233;phone du 19 f&#233;vrier au (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; montre qu'un jeune homme noir ou arabe a vingt fois plus de chance d'&#234;tre contr&#244;l&#233; que le reste de la population. Et lorsqu'on demande aux jeunes d'Aulnay combien de fois ils ont &#233;t&#233; contr&#244;l&#233;s par la police, &#171; un bref silence incr&#233;dule laisse vite place aux rires : &lt;em&gt;&#171; &#8216;Mais c'est impossible &#224; compter ! C'est tout le temps !'&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; &#192; Aulnay-sous-Bois, &#171; les contr&#244;les violents, c'est notre quotidien &#187;, Le (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ainsi ces contr&#244;les ont-ils pour principale fonction d'imposer la domination des forces de police sur les jeunes en provoquant, si possible, des interpellations pour outrage et r&#233;bellion. Si l'un d'entre eux a le malheur de r&#233;pondre &#224; une insulte d'un policier lors d'un contr&#244;le ou de protester : c'est menottes, commissariat, d&#233;p&#244;t de plainte pour outrage &#224; agent, si ce n'est pas une avalanche de violences comme celles que Th&#233;o a subies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_1002 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH429/flics2-31c2d.png?1526507999' width='500' height='429' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les insultes sont en effet monnaie courante lors des contr&#244;les, d'autant plus quand ils sont pratiqu&#233;s par la BAC&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Brigade anti-criminalit&#233; cr&#233;&#233;e dans les ann&#233;es 1990, au m&#234;me moment o&#249; Charles (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, ou encore par la BST&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Brigade sp&#233;cialis&#233;e de terrain, mise en place par Brice Hortefeux en 2010 (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, toutes deux connues pour leurs pratiques ultra-violentes. Interview&#233;s par des journalistes quelques jours apr&#232;s le drame de Th&#233;o, des jeunes Aulnaysiens rapportent les insultes qui subissent quotidiennement, &#171; allant de l'insulte vulgaire de base (&#8216;salope', &#8216;encul&#233;', &#8216;fils de pute') &#224; l'attaque raciste (&#8216;bamboula', &#8216;sale Arabe', &#8216;bougnoule'), en passant par des propos humiliants &#224; tendance homophobe &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; &#192; Aulnay-sous-Bois, &#171; les contr&#244;les violents, c'est notre quotidien &#187; &#187;, Le (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ces insultes sont souvent accompagn&#233;es de palpations o&#249;, comme t&#233;moigne un jeune d'Aulnay, &lt;em&gt;&#171; les policiers font toujours expr&#232;s de toucher les testicules &#187;&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;&#171; pour montrer qu'ils te dominent, ils te donnent des petits coups dans les parties intimes avec leur talkie-walkie &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='idem' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Il s'agit d'ajouter &#224; la violence physique, qui accompagne &#224; des degr&#233;s divers les contr&#244;les, une violence ayant pour unique but l'humiliation, en s'attaquant &#224; ce qui repr&#233;sente pour cette police la virilit&#233;. Tout cela sur fond de racisme qui rappelle les pratiques de l'&#233;poque coloniale, &#224; laquelle la g&#233;n&#233;alogie de la police fran&#231;aise doit beaucoup !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des humiliations et des violences sexuelles banalis&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le t&#233;moignage terrifiant de Th&#233;o a &#233;galement contribu&#233; &#224; lib&#233;rer la parole sur une pratique qui semble se banaliser dans certaines unit&#233;s sp&#233;ciales de la police affect&#233;e aux quartiers pauvres : le viol. C'est d'abord l'affaire d'un jeune de Drancy dont la similarit&#233; avec celle de Th&#233;o interpelle. Bless&#233; &#224; l'anus, le soir du 29 octobre 2015, &#233;galement par une matraque de policier, il s'interroge : &lt;em&gt;&#171; Quand j'ai vu qu'ils lui avaient fait la m&#234;me chose, mais en pire, j'ai hallucin&#233; ! C'est quand m&#234;me fou qu'ils fassent pareil &#224; un autre mec juste &#224; c&#244;t&#233;, non ? &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Enqu&#234;te sur les bavures &#224; caract&#232;re sexuel de la police &#187;, Magazine Society, (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Suite &#224; l'affaire Th&#233;o, le tribunal correctionnel de Bobigny vient d'ailleurs de demander, ce lundi 20 f&#233;vrier, que le policier municipal, jusque-l&#224; poursuivi pour des violences commises au cours de l'interpellation du jeune homme aujourd'hui &#226;g&#233; de 29 ans, soit jug&#233; devant les Assises pour viol. Simple co&#239;ncidence, ou similitudes r&#233;v&#233;latrices de pratiques de policiers se servant du registre sexuel pour asseoir leur autorit&#233;, ajoutant ainsi &#224; leur attirail de brutalit&#233;s en tout genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a &#233;galement l'affaire de ces 18 adolescents, issus du quartier Reuilly-Montgallet dans le XII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris qui ont v&#233;cu l'horreur de l'&#233;t&#233; 2013 &#224; l'&#233;t&#233; 2015), et qui ont port&#233; plainte le 17 octobre 2015 pour &lt;em&gt;&#171; agression sexuelle aggrav&#233;e &#187;, &#171; violences volontaires aggrav&#233;es &#187;, &#171; discrimination &#187;&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;&#171; abus d'autorit&#233; &#187;,&lt;/em&gt; plainte contre X, X &#233;tant des policiers membres de la BSQ (Brigade de soutien de quartier, sorte d'avatar de la BST). Ces jeunes ont subi &#224; maintes reprises les agressions de ces flics qui s'amusaient &#224; leur mettre des doigts dans les fesses ! En d&#233;posant plainte, certains racontent aussi &lt;em&gt;&#171; des fouilles &#224; nu au commissariat, pendant lesquelles un jeune de 16 ans, notamment, se fait gazer &#224; la bombe lacrymog&#232;ne sans raison &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='appendix' title='idem' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Face &#224; de tels actes, il a &#233;t&#233; difficile pour bien des jeunes de parler, de raconter et de faire face &#224; cette police dont l'impunit&#233; est souvent bien prot&#233;g&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude KIRCH&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_1002 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH429/flics2-31c2d.png?1526507999' width='500' height='429' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; L'ex&#233;cutif continue de refuser les r&#233;c&#233;piss&#233;s de contr&#244;les d'identit&#233; &#187;, Le Monde, 14/02/2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cette enqu&#234;te a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par l'institut IPSOS par t&#233;l&#233;phone du 19 f&#233;vrier au 31 mai 2016 aupr&#232;s d'un &#233;chantillon de 5 117 personnes &#226;g&#233;es de 18 &#224; 79 ans et r&#233;sidant en France m&#233;tropolitaine, dans &#171; La cit&#233; des 3000 ne veut plus se r&#233;signer aux violences polici&#232;res &#187;, Louise Fessard et Matthieu Suc, M&#233;diapart, 7/02/2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; &#192; Aulnay-sous-Bois, &#171; les contr&#244;les violents, c'est notre quotidien &#187;, Le Monde, 16/02/2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Brigade anti-criminalit&#233; cr&#233;&#233;e dans les ann&#233;es 1990, au m&#234;me moment o&#249; Charles Pasqua, alors ministre de l'int&#233;rieur, autorisait les contr&#244;les d'identit&#233; dits pr&#233;ventifs, c'est-&#224;-dire sans m&#234;me la suspicion d'un d&#233;lit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Brigade sp&#233;cialis&#233;e de terrain, mise en place par Brice Hortefeux en 2010 pour, selon celui-ci, remettre de l'ordre dans les cit&#233;s et au sujet de laquelle il avait dit qu'il ne s'agirait s&#251;rement pas de &#171; grands fr&#232;res inop&#233;rants qui font partie du paysage &#187; (&#171; Enqu&#234;te sur les bavures &#224; caract&#232;re sexuel de la police &#187;, Magazine Society, du 17 f&#233;vrier au 2 mars 2017, p.39).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; &#192; Aulnay-sous-Bois, &#171; les contr&#244;les violents, c'est notre quotidien &#187; &#187;, Le Monde, 16/02/2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;idem&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; Enqu&#234;te sur les bavures &#224; caract&#232;re sexuel de la police &#187;, Magazine Society, du 17 f&#233;vrier au 2 mars 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;idem&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Note de lecture : La force de l'ordre, de Didier Fassin
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-force-de-l-ordre-de-Didier-Fassin</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-force-de-l-ordre-de-Didier-Fassin</guid>
		<dc:date>2017-03-12T12:00:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Culture
</dc:subject>
		<dc:subject>Livre
</dc:subject>
		<dc:subject>Police
</dc:subject>

		<description>La force de l'ordre &lt;br /&gt;Une anthropologie de la police des quartiers &lt;br /&gt;de Didier Fassin &lt;br /&gt;(Paru aux &#233;ditions du Seuil en 2011. R&#233;&#233;dit&#233; en poche &#171; Points essais &#187;, en 2015 : 10 &#8364; 50.) Pas facile d'enqu&#234;ter sur la police dont les secrets sont bien gard&#233;s par le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur. De mani&#232;re assez exceptionnelle, le sociologue Didier Fassin a pu le faire entre 2005 et 2007 avant qu'il se voit par la suite refuser syst&#233;matiquement de poursuivre son enqu&#234;te. Pendant 15 mois, il a pu suivre quotidiennement les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Une-bavure-Non-une-politique-368-" rel="directory"&gt;Une bavure ? Non, une politique
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Culture-75-+" rel="tag"&gt;Culture
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Livre-+" rel="tag"&gt;Livre
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Police-+" rel="tag"&gt;Police
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La force de l'ordre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une anthropologie de la police des quartiers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;de Didier Fassin&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Paru aux &#233;ditions du Seuil en 2011. R&#233;&#233;dit&#233; en poche &#171; Points essais &#187;, en 2015 : 10 &#8364; 50.)&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Pas facile d'enqu&#234;ter sur la police dont les secrets sont bien gard&#233;s par le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur. De mani&#232;re assez exceptionnelle, le sociologue Didier Fassin a pu le faire entre 2005 et 2007 avant qu'il se voit par la suite refuser syst&#233;matiquement de poursuivre son enqu&#234;te. Pendant 15 mois, il a pu suivre quotidiennement les op&#233;rations d'une Brigade anti-criminalit&#233; (la BAC) dans un commissariat de r&#233;gion parisienne. Un r&#233;cit &#233;clairant sur les activit&#233;s et le r&#244;le de la police dans les quartiers pauvres.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#192; noter la r&#233;&#233;dition en poche, en janvier 2017, d'une autre enqu&#234;te de Didier (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le bras arm&#233; de l'&#201;tat contre les quartiers&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1990, des unit&#233;s sp&#233;ciales telles que la brigade anti-criminalit&#233; se constituent&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='S'il existait une unit&#233; sp&#233;ciale d&#232;s les ann&#233;es 1970, la BAC de nuit a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; dans un contexte o&#249; les dirigeants politiques font le choix de masquer le ch&#244;mage de masse par une strat&#233;gie r&#233;pressive contre la petite d&#233;linquance dans les quartiers populaires et o&#249; les habitants de ces quartiers sont de plus en plus consid&#233;r&#233;s comme des classes dangereuses &#224; surveiller. De plus en plus de policiers vont &#234;tre concentr&#233;s dans les &#171; Zones urbaines sensibles &#187; (ZUS) et leurs pr&#233;rogatives augment&#233;es : autorisation des contr&#244;les d'identit&#233;s dits pr&#233;ventifs, c'est-&#224;-dire sans m&#234;me la suspicion d'un d&#233;lit ; cr&#233;ation des proc&#233;dures de comparution imm&#233;diate pour permettre un traitement syst&#233;matique des petites affaires par le parquet&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif est de &#171; r&#233;tablir l'ordre dans les banlieues &#187;. La BAC agit essentiellement dans ces quartiers les plus pauvres : les brigades se composent d'effectifs peu nombreux, g&#233;n&#233;ralement en civil, agissant de mani&#232;re tr&#232;s autonome, souvent bien plus brutale que les autres corps de police. Cette unit&#233; va &#234;tre le bras arm&#233; d'une politique, op&#233;rant &#224; la fois sur le plan p&#233;nal et policier, qui associe de mani&#232;re syst&#233;matique d&#233;linquance, immigration et quartiers populaires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Faire du chiffre et course aux cibles faciles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Que font donc ces nouveaux policiers &#171; d'&#233;lite &#187; charg&#233;s de prendre sur le fait les d&#233;linquants ? La r&#233;alit&#233; est moins haletante que dans les s&#233;ries t&#233;l&#233; : ils s'ennuient. Car, la d&#233;linquance (du moins la petite) est loin d'avoir explos&#233; ces derni&#232;res d&#233;cennies. Elle aurait en fait diminu&#233;, contrairement &#224; ce que veulent nous faire croire les discours d&#233;magogiques de droite comme de gauche. Si la raison d'&#234;tre officielle de la BAC est le flagrant d&#233;lit (discr&#233;tion de leur tenue, rapidit&#233; d'intervention&#8230;), les brigades passent l'essentiel de leur temps &#224; patrouiller en voiture dans les quartiers &#224; la recherche d'&#233;l&#233;ments suspects qu'ils ne trouvent que rarement... M&#234;me quand une brigade intervient suite &#224; un appel, elle arrive la plupart du temps trop tard pour prendre sur le fait les responsables du d&#233;lit (malgr&#233; les tr&#232;s courantes infractions routi&#232;res que les policiers se permettent de faire dans les rares moments d'actions de leur journ&#233;e !&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='&#192; noter que pr&#232;s des deux tiers des d&#233;c&#232;s de policiers en fonction r&#233;sultent (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup, les policiers se reportent principalement sur deux types d'infractions aux proies faciles : les infractions &#224; la l&#233;gislation sur les stup&#233;fiants et les infractions &#224; la l&#233;gislation sur les &#233;trangers. Loin de leur mission initiale, les &#8216;baqueux' vont surtout s'attaquer aux usagers de drogue plut&#244;t qu'aux trafiquants qui sont l'objet de la police judiciaire dans un circuit &#224; part, et substituer les sans-papiers aux &#171; d&#233;linquants &#187;. D'o&#249; la chasse aux &#8216;shiteux' et aux sans-papiers. Des &#171; situations int&#233;ressantes &#187; d'apr&#232;s les policiers, car elles permettent de faire du chiffre et de r&#233;pondre aux injonctions du minist&#232;re, avec de nombreuses interpellations et des taux d'&#233;lucidations &#233;lev&#233;s puisque la d&#233;couverte du d&#233;lit suppose d'embl&#233;e l'identification du coupable.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Contr&#244;les d'identit&#233;&#8230; sans motif &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans l'impossibilit&#233; de prendre en flagrant d&#233;lit des suspects, la BAC multiplie contr&#244;les d'identit&#233;, fouilles avec palpation avec la menace toujours pr&#233;sente d'une possible interpellation et d'une garde &#224; vue. La plupart de ces contr&#244;les sont faits sans raison : un couple dans une voiture, un groupe de jeunes f&#234;tant un anniversaire dans un parc, un passant rentrant chez lui le soir, des adolescents attendant le bus&#8230; Une large frange des habitants des quartiers les plus pauvres sont pr&#233;sum&#233;s coupables &#224; partir du moment o&#249; ils sortent de chez eux. Ceux que les membres de la BAC d&#233;signent entre eux comme &#171; &lt;em&gt;les b&#226;tards &lt;/em&gt; &#187;, c'est-&#224;-dire les jeunes des cit&#233;s sont soumis &#224; des contr&#244;les d'identit&#233;, parfois plusieurs fois par mois, voire par semaine. Remarques blessantes, insultes racistes, violences : les contr&#244;les sont toujours lourds de dangers et la moindre riposte ou r&#233;sistance peut &#234;tre un motif pour &#171; outrage &#187; ou &#171; r&#233;bellion &#187;, passible de prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces intimidations peuvent aussi avoir une dimension collective lors d'op&#233;rations punitives contre une cage d'escalier, une barre d'immeuble ou plus exceptionnellement un quartier entier. Quand un individu est recherch&#233; par exemple, il arrive que la BAC suspecte les habitants du voisinage de complicit&#233; et ce sera l'occasion pour enfoncer les portes, renverser le mobilier et brutaliser les habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi (p. 197), qu'un brigadier-major &#224; quelques mois de la retraite, qui conduisait un groupe de policiers cens&#233;s &#171; s&#233;curiser la cit&#233; &#187;, s'&#233;tait &#233;cri&#233; pour galvaniser ses troupes : &#171; &lt;em&gt;On a perdu la guerre d'Alg&#233;rie. Il y a quarante ans, on a baiss&#233; notre froc. C'est pas aujourd'hui qu'on va le baisser &#224; nouveau. Pas de prisonnier : on trique ! &#187;. &lt;/em&gt;Soyons magnanime. Il s'&#233;tait justifi&#233; en disant : &lt;em&gt;&#171; C'&#233;tait pour d&#233;tendre l'atmosph&#232;re&#8230;. &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons que cette enqu&#234;te ne se contente pas de sc&#232;nes prises sur le vif, mais pr&#233;sente toute une analyse (dans ce cas dans un style plus universitaire) de l'&#233;volution r&#233;cente des strat&#233;gies r&#233;pressives gouvernementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Coline BOUTRIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_1004 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH516/justicetheo-9f3fe.png?1526508000' width='500' height='516' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#192; noter la r&#233;&#233;dition en poche, en janvier 2017, d'une autre enqu&#234;te de Didier Fassin, toute aussi remarquable, sur les prisons cette fois : L'Ombre du monde. Une anthropologie de la condition carc&#233;rale. Pendant trois ans, de 2009 &#224; 2013, le sociologue avait accumul&#233; d'innombrables entretiens avec les d&#233;tenus, gardiens, directeurs, psychologues et travailleurs sociaux d'une maison d'arr&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;S'il existait une unit&#233; sp&#233;ciale d&#232;s les ann&#233;es 1970, la BAC de nuit a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1994 et la BAC de jour en 1996.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#192; noter que pr&#232;s des deux tiers des d&#233;c&#232;s de policiers en fonction r&#233;sultent d'accidents de la voie publique &#8211; dus entre autres aux courses poursuites.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De droite ou de gauche : 30 ans de mesures gouvernementales r&#233;pressives
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/30-ans-de-mesures-gouvernementales-repressives</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/30-ans-de-mesures-gouvernementales-repressives</guid>
		<dc:date>2017-03-12T12:00:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Police
</dc:subject>
		<dc:subject>justice
</dc:subject>

		<description>1981 : Une loi &#171; s&#233;curit&#233; et libert&#233; &#187; (ou loi Peyrefitte) est adopt&#233;e &#224; la fin du septennat de Giscard d'Estaing. Elle mettait en place la &#171; comparution imm&#233;diate &#187; et renfor&#231;ait les situations autorisant la police &#224; effectuer un contr&#244;le d'identit&#233;. Une partie de la loi fut abrog&#233;e en 1983, mais la proc&#233;dure de &#171; comparution imm&#233;diate &#187; resta en place. &lt;br /&gt;1993 : Charles Pasqua met en place la l&#233;gislation qui permet &#224; la police d'effectuer les contr&#244;les d'identit&#233; en absence de d&#233;lit. Dans le cadre de la &#171; police&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Une-bavure-Non-une-politique-368-" rel="directory"&gt;Une bavure ? Non, une politique
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Police-+" rel="tag"&gt;Police
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-justice-+" rel="tag"&gt;justice
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1981&lt;/strong&gt; : Une loi &#171; s&#233;curit&#233; et libert&#233; &#187; (ou loi Peyrefitte) est adopt&#233;e &#224; la fin du septennat de Giscard d'Estaing. Elle mettait en place la &#171; comparution imm&#233;diate &#187; et renfor&#231;ait les situations autorisant la police &#224; effectuer un contr&#244;le d'identit&#233;. Une partie de la loi fut abrog&#233;e en 1983, mais la proc&#233;dure de &#171; comparution imm&#233;diate &#187; resta en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1993&lt;/strong&gt; : Charles Pasqua met en place la l&#233;gislation qui permet &#224; la police d'effectuer les contr&#244;les d'identit&#233; en absence de d&#233;lit. Dans le cadre de la &#171; police administrative &#187;, les policiers peuvent contr&#244;ler d'identit&#233; de n'importe qui en invoquant une atteinte &#224; l'ordre public sur les lieux. C'est si vague que les policiers peuvent, de fait, contr&#244;ler sans limites. Le texte de loi accompagne une politique du minist&#232;re qui met l'accent sur une politique du chiffre, et vise en priorit&#233; les interventions dans les quartiers populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1994 &lt;/strong&gt; : Pasqua d&#233;cide la g&#233;n&#233;ralisation des BAC (les brigades anti-criminalit&#233;), unit&#233;s de policiers le plus souvent en civil, en blousons dans des voitures banalis&#233;es, qui multiplient les op&#233;rations commandos en faisant de fa&#231;on syst&#233;matique des contr&#244;les d'identit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2002&lt;/strong&gt; : Sarkozy devient ministre de l'Int&#233;rieur du gouvernement Chirac-Raffarin. Tr&#232;s vite, il pose &#224; l'homme d'action, joue le r&#244;le de &#171; superflic &#187;. Il fait passer une &#171; Loi d'orientation et de programmation pour la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure &#187; (ao&#251;t 2002) puis, un an apr&#232;s, une &#171; Loi pour la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure &#187;, tout un ensemble de mesures s&#233;curitaires, renfor&#231;ant les pouvoirs de la police et d&#233;finissant de nouveaux d&#233;lits (comme l'occupation des halls d'immeuble). Il se fait l'artisan de l'abandon de la &#171; police de proximit&#233; &#187; qu'avait mise en place Chev&#232;nement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2003&lt;/strong&gt; : Dans un d&#233;placement &#224; Toulouse, le 3 f&#233;vrier, Sarkozy fait la le&#231;on dans un commissariat : &#171; la police n'est pas l&#224; pour organiser des tournois sportifs, mais pour arr&#234;ter des d&#233;linquants, vous n'&#234;tes pas des travailleurs sociaux &#187;. Un encouragement &#224; multiplier les chiffres d'arrestation, &#224; multiplier les contr&#244;les, faire la chasse aux sans-papiers, bref, &#224; harceler la population pauvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2005&lt;/strong&gt; : En novembre, suite &#224; la mort de Zyed et Bouna, deux adolescents qui avaient cherch&#233; &#224; &#233;chapper &#224; un contr&#244;le de police &#224; Clichy sous Bois, la r&#233;volte des banlieues &#233;clate. Le gouvernement proclame l'&#233;tat d'urgence (une disposition qui n'avait pas &#233;t&#233; utilis&#233;e en m&#233;tropole depuis la guerre d'Alg&#233;rie) pendant deux mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2007 :&lt;/strong&gt; Sarkozy est &#233;lu pr&#233;sident, Fillon est premier ministre. &#192; la justice, Rachida Dati met en place une loi &#171; contre la r&#233;cidive &#187; avec l'instauration de peines planchers et s'en prend &#224; la justice des mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2010&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Sarkozy proclame la &#171; guerre nationale &#187; contre les &#171; voyous &#187; dans un discours &#224; Grenoble le 30 juillet. &lt;/strong&gt;Brice Hortefeux, ministre de l'Int&#233;rieur, met en place les &#171; brigades sp&#233;cialis&#233;es de terrain &#187; (BST), en remplacement des &#171; Unit&#233;s territoriales de quartier &#187;. Des brigades destin&#233;es aux quartiers populaires qui, expliquait le ministre, ne seront pas des &lt;em&gt;&#171; policiers d'ambiance ou des &#233;ducateurs sociaux &#187;. &lt;/em&gt;Avec l'attirail en cons&#233;quence : gaz lacrymog&#232;nes, gilets pare balles, et Taser ou Flash-ball en plus de l'arme de service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2011 &lt;/strong&gt; : Une nouvelle loi de &#171; s&#233;curit&#233; int&#233;rieure &#187;, pr&#233;par&#233;e par Hortefeux, est adopt&#233;e : elle pr&#233;voit la mise en place de couvre-feu pour les mineurs, punit de prison la &#171; vente &#224; la sauvette &#187;, renforce les fichiers policiers, la mise en place de la vid&#233;o-surveillance, donne de nouveaux pouvoirs &#224; la police municipale, en plein d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2012 :&lt;/strong&gt; La gauche avait pu &#233;mettre des critiques contre la politique s&#233;curitaire des Sarkozy et Hortefeux. Dans sa campagne en 2012, le candidat Hollande avait critiqu&#233; la multiplication des &#171; contr&#244;les au faci&#232;s &#187; et promettait la mise en place de la d&#233;livrance de r&#233;c&#233;piss&#233;s apr&#232;s les contr&#244;les d'identit&#233;. Une id&#233;e abandonn&#233;e par son ministre de l'Int&#233;rieur Manuel Valls d&#232;s septembre 2012. Et ce dernier n'a pas manqu&#233; de jouer la concurrence avec ses pr&#233;d&#233;cesseurs dans la posture de l'homme fort, avec notamment le d&#233;mant&#232;lement des camps de Roms.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2014 :&lt;/strong&gt; Mort de R&#233;mi Fraisse, victime d'une grenade tir&#233;e par un policier contre les opposants au barrage de Sivens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2015 :&lt;/strong&gt; Apr&#232;s les attentats de novembre, le gouvernement met en place l'&#233;tat d'urgence, toujours en vigueur &#224; ce jour apr&#232;s trois prolongations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2016 : &lt;/strong&gt;Adama Traor&#233;, 24 ans, meurt &#224; la gendarmerie de Persan apr&#232;s une interpellation. Des manifestations exigent que la lumi&#232;re soit faite sur son d&#233;c&#232;s. Dans un rapport paru en mars 2016, l'ACAT (Action chr&#233;tienne contre la torture) pointait l'extr&#234;me opacit&#233; sur les violences polici&#232;res, aucun chiffre officiel n'&#233;tant disponible. L'association estimait &#224; pr&#232;s d'un par mois les d&#233;c&#232;s dans des op&#233;rations de police depuis 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2017 :&lt;/strong&gt; Suite aux manifestations de policiers de l'automne 2016, le gouvernement leur r&#233;pond favorablement avec la loi qui vient d'&#234;tre adopt&#233;e en f&#233;vrier 2017 sur la &#171; s&#233;curit&#233; publique &#187;. La mesure principale de cette loi est l'extension des cas d'usage de leur arme par les policiers, d&#233;sormais align&#233;s sur ceux des gendarmes, soit bien au-del&#224; de la l&#233;gitime d&#233;fense : entre autres, la possibilit&#233; de faire feu pour interrompre une fuite. La loi pr&#233;voit aussi la possibilit&#233; de rendre anonymes les d&#233;positions des policiers dans les proc&#233;dures judiciaires et double les peines encourues pour outrages et refus d'obtemp&#233;rer. &#9632;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michel CHARVET&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
