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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title>Editorial : Le loup habill&#233; en berger
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Euphorique le gouvernement en cette rentr&#233;e de septembre 1999 ! Deux ans apr&#232;s son &#233;lection, Jospin est au plus haut dans les sondages. Rarement un premier ministre a re&#231;u un tel soutien de la part des m&#233;dias. Rarement du coup il a pu pr&#233;tendre, avec une telle vraisemblance, s'appuyer sur le consentement de la majorit&#233; de la population. Rien ne semble l'inqui&#233;ter ou le menacer. Et sous le vernis de modestie adopt&#233; jusqu'alors par Jospin, et tant vant&#233;, perce maintenant l'arrogance, voire&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Euphorique le gouvernement en cette rentr&#233;e de septembre 1999 ! Deux ans apr&#232;s son &#233;lection, Jospin est au plus haut dans les sondages. Rarement un premier ministre a re&#231;u un tel soutien de la part des m&#233;dias. Rarement du coup il a pu pr&#233;tendre, avec une telle vraisemblance, s'appuyer sur le consentement de la majorit&#233; de la population. Rien ne semble l'inqui&#233;ter ou le menacer. Et sous le vernis de modestie adopt&#233; jusqu'alors par Jospin, et tant vant&#233;, perce maintenant l'arrogance, voire l'insolence, de celui &#224; qui tout r&#233;ussit... ou qui a r&#233;ussi &#224; le faire croire aux autres. L'&#233;ch&#233;ance des &#233;lections pr&#233;sidentielles de l'an 2002 reste lointaine, mais nul ne s'&#233;tonnerait sans doute aujourd'hui de voir Jospin sortir victorieux de cette comp&#233;tition.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un gouvernement &#224; qui tout sourit...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; son malheureux pr&#233;d&#233;cesseur, Jupp&#233;, rapidement us&#233; et concentrant sur lui le m&#233;contentement populaire, tout ne sourit-il pas aujourd'hui &#224; Jospin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord un cadre &#233;conomique g&#233;n&#233;ral plus favorable, m&#234;me si les signes restent contradictoires, avec notamment la crise financi&#232;re asiatique ou le d&#233;sastre socio-&#233;conomique des pays de l'ex-URSS, et s'il convient d'&#234;tre prudent en la mati&#232;re. La croissance que connaissent les Etats-Unis depuis une dizaine d'ann&#233;es et la reprise en Europe depuis peu donnent une plus grande marge de manoeuvre &#224; la gauche plurielle. Certes, cette croissance n'est en rien comparable &#224; celle d'apr&#232;s guerre, et la prochaine r&#233;cession n'est peut-&#234;tre pas loin, mais une augmentation du PIB d environ 3 % sur quelque temps permet une plus grande souplesse dans la politique budg&#233;taire et financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; ce contexte, auquel il n'est pourtant pas pour grand-chose, Jospin a r&#233;ussi &#224; se donner une image plut&#244;t positive dans l'opinion publique et m&#234;me &#224; g&#233;rer le temps en d&#233;connectant l'effet d'annonce et la perception imm&#233;diate des mesures prises de leurs v&#233;ritables effets &#224; long terme. Il peut ainsi expliquer que nous allons assister &#224; une sensible baisse du ch&#244;mage et m&#234;me au retour du plein emploi... dans dix ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite la crise de la droite et son incapacit&#233; &#224; s'unir, pour ne pas parler d'&#233;laborer une orientation alternative qui la d&#233;marquerait de la gauche. Gr&#226;ce &#224; cette situation Jospin peut occuper le centre du paysage politique et se parer d'une l&#233;gitimit&#233; suppl&#233;mentaire puisque sans concurrence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin il y a la politique d'alignement et de capitulation des conf&#233;d&#233;rations syndicales. Acceptant les privatisations, les emplois jeunes, la flexibilisation du temps de travail, le gel des salaires, les dizaines de milliers de licenciements depuis 1997, elles jouent le jeu de la gauche institutionnelle et ent&#233;rinent d&#233;faite apr&#232;s d&#233;faite. La CFDT est &#224; l'avant-garde d'un syndicalisme d'entente avec le patronat. La CGT poursuit son projet strat&#233;gique d'alliance avec la CFDT et ne veut surtout pas d&#233;stabiliser le gouvernement. FO cherche d&#233;sesp&#233;r&#233;ment une place dans le jeu institutionnel. Sans outil organisationnel m&#234;me les travailleurs et syndicalistes combatifs ne voient pas par quels moyens il est possible de sortir de l'impasse.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;... mais &#224; qui les travailleurs ont toutes les raisons de montrer les dents&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Car, pour les classes populaires, le bilan du gouvernement Jospin est sans &#233;quivoque : davantage de privatisations que sous Jupp&#233; et Balladur ; acceptation des restructurations et soutien financier aux entreprises ; stagnation des salaires et du pouvoir d'achat des ch&#244;meurs ; refus de r&#233;gulariser les sans-papiers ; poursuite de la construction de l'Europe des patrons ; participation aux alliances imp&#233;rialistes comme lors de la guerre en ex-Yougoslavie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La reprise &#233;conomique enregistr&#233;e depuis quelques temps n'a pas profit&#233; de la m&#234;me fa&#231;on aux salari&#233;s et aux capitalistes, ni m&#234;me de fa&#231;on &#233;gale aux &#171; exclus &#187; et aux &#171; classes moyennes &#187;, dont l'alliance serait devenue la strat&#233;gie politique du th&#233;oricien socialiste Jospin. L'&#233;conomie fran&#231;aise aurait, para&#238;t-il, cr&#233;&#233; 567 000 emplois en deux ans. Il reste pourtant plus de 2 770 000 ch&#244;meurs officiellement recens&#233;s, 11,1 % de la population active. Et les emplois pr&#233;caires ou &#224; temps partiel forment maintenant 17 % du total, un travailleur de ce pays sur six... et trois travailleuses sur dix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;cession approfondit la d&#233;tresse des classes populaires, la reprise accro&#238;t les in&#233;galit&#233;s sociales : cette vieille loi du capitalisme s'applique toujours avec Jospin. Et le gouvernement y veille m&#234;me soigneusement. Il est bien symbolique que, &#224; la premi&#232;re annonce d'une petite recette budg&#233;taire suppl&#233;mentaire et inesp&#233;r&#233;e, Strauss-Kahn, gauche plurielle mais ministre des finances, ait imm&#233;diatement d&#233;cid&#233; de l'utiliser en faveur des entreprises (c'est-&#224;-dire leurs propri&#233;taires) ou pour des baisses de TVA qui profiteront essentiellement &#224; la petite ou moyenne bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, que le pays soit sorti ou pas du &#171; trou d'air &#187; qui avait donn&#233; quelques inqui&#233;tudes aux march&#233;s &#224; la suite de la crise financi&#232;re asiatique, russe et latino-am&#233;ricaine de l'&#233;t&#233; 98, le gouvernement poursuit imperturbablement la m&#234;me politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me loi Aubry qui - dans la continuit&#233; de la premi&#232;re - ent&#233;rine une s&#233;rie d'attaques r&#233;alis&#233;es dans les accords de branche et d'entreprise, notamment la g&#233;n&#233;ralisation de la flexibilit&#233;, la d&#233;structuration de la l&#233;gislation du temps de travail et l'abaissement du co&#251;t du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Projet sur les retraites reprenant le plan Jupp&#233; et remettant en cause la plupart des acquis des travailleurs en la mati&#232;re : d'une part l'alignement de la dur&#233;e de cotisation du public sur celui du priv&#233; et d'autre part l'introduction des fonds de pension qui remplaceraient peu &#224; peu le syst&#232;me actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plan de r&#233;forme hospitali&#232;re qui ferait courir des risques plus grands &#224; la sant&#233; d'une partie de la population. Projet de r&#233;forme de la s&#233;curit&#233; sociale qui ne pourrait qu'aboutir &#224; emp&#234;cher un peu plus les plus pauvres de se soigner correctement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces attaques du gouvernement constituent un ensemble coh&#233;rent. Malgr&#233; la complaisance de certains &#224; gauche, ou 1' aveuglement d'autres &#224; l'extr&#234;me gauche, qui soulignent les minimes diff&#233;rences entre Blair, Schroder et Jospin et veulent voir dans le gouvernement fran&#231;ais un rempart &#224; la &#171; mondialisation lib&#233;rale &#187;, Jospin semble bien au contraire le meilleur instrument que la bourgeoisie fran&#231;aise puisse avoir dans la p&#233;riode actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas contre les travailleurs, qui n'ont d'autre choix, s'ils ne veulent pas &#234;tre d&#233;faits &#224; nouveau, que ce soit dans des attaques frontales, comme cela a &#233;t&#233; le cas en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis dans les ann&#233;es 80, ou par &#233;tapes successives plus insidieuses, que de mettre sur pied une riposte d'ensemble tout aussi coh&#233;rente que l'offensive des patrons et du gouvernement &#224; laquelle pr&#233;side aujourd'hui Jospin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> L'alliance LO-LCR &#224; l'&#233;preuve de la nouvelle offensive anti-ouvri&#232;re
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Prises de positions communes des cinq d&#233;put&#233;s &#233;lus en juin, d&#233;cision d'adh&#233;rer ensemble au m&#234;me groupe des Gauches Unies Europ&#233;ennes, constitution au sein de celles-ci d'une fraction de fait : contrairement &#224; ce que certains esp&#233;raient &#8212; ce qu'attestent quelques entrefilets fielleux parus cet &#233;t&#233; dans la presse proche du Parti Socialiste &#8212; l'alliance LO-LCR, nou&#233;e &#224; l'occasion des &#233;lections, ne s'est pas bris&#233;e au soir de celles-ci. &lt;br /&gt;Elle se maintient au Parlement europ&#233;en. Quand on s'est fait &#233;lire ensemble&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Prises de positions communes des cinq d&#233;put&#233;s &#233;lus en juin, d&#233;cision d'adh&#233;rer ensemble au m&#234;me groupe des Gauches Unies Europ&#233;ennes, constitution au sein de celles-ci d'une fraction de fait : contrairement &#224; ce que certains esp&#233;raient &#8212; ce qu'attestent quelques entrefilets fielleux parus cet &#233;t&#233; dans la presse proche du Parti Socialiste &#8212; l'alliance LO-LCR, nou&#233;e &#224; l'occasion des &#233;lections, ne s'est pas bris&#233;e au soir de celles-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle se maintient au Parlement europ&#233;en. Quand on s'est fait &#233;lire ensemble sur une m&#234;me liste et sur une profession de foi commune, c'est sans doute parfaitement normal et logique. Cela vaut tout de m&#234;me d'&#234;tre not&#233; car c'est aussi la preuve que l'alliance des deux organisations n'&#233;tait ni fortuite ni impos&#233;e par les seules modalit&#233;s du scrutin mais repose sur les bases politiques bien r&#233;elles qu'elles ont en commun, quelles que soient leurs diff&#233;rences, elles aussi bien r&#233;elles, par ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Au-del&#224; des &#233;lections&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, maintenant, en cette rentr&#233;e, la LCR et LO vont avoir &#224; livrer d'autres combats, et la solidit&#233; de leur alliance est confront&#233;e &#224; d'autres d&#233;fis, que le parlement... ou les &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes celles-ci sont d&#233;j&#224; dans la t&#234;te de tous les politiciens et m&#234;me &#224; l'agenda de tous les partis. Ce fut le th&#232;me, la plupart du temps fort explicite, de tous les &#171; universitaires d'&#233;t&#233; &#187; que deviennent r&#233;guli&#232;rement l'espace d'un mois d'ao&#251;t tous nos politiciens. Quelle tactique pour les municipales ? Et si les satellites du Parti Socialiste dans la gauche plurielle ont ferraill&#233; entre eux, Verts contre MDC, PCF ou Radicaux de gauche et vice-versa, tous d'accord d'ailleurs apparemment pour &#233;viter de s'en prendre trop violemment au PS, et surtout jamais &#224; Jospin lui-m&#234;me, c'est pour pr&#233;parer les alliances ou les f&#226;cheries provisoires qui d&#233;cideront de la constitution des listes en mars 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'extr&#234;me droite fractur&#233;e, la droite divis&#233;e en de plus nombreux morceaux encore et avouant franchement &#234;tre &#224; la recherche non seulement d'un chef mais m&#234;me &#171; d'id&#233;es &#187; &#8212; c'est dire !&#8212; la gauche n'en a donc plus qu'une : comment se placer au mieux dans et autour de ce gouvernement, grappiller &#233;ventuellement tout de suite quelques strapontins minist&#233;riels, mais surtout r&#233;cup&#233;rer quelques mairies aux prochaines &#233;lections. Celles-ci n'ont pourtant lieu que dans deux ans ou presque. Qu'importe pour ces politiques, pour qui il n'y a pas de vie hors des urnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confirm&#233; aussi, bien qu'il n'y en ait gu&#232;re eu besoin : &#224; gauche ce gouvernement n'a pas d'opposants, pas m&#234;me de candidats au r&#244;le d'opposants de sa majest&#233;. Ce grand vide politique trace le chemin &#224; suivre pour l'extr&#234;me gauche : faire de la politique au niveau de l'ensemble de la population laborieuse et de ses probl&#232;mes imm&#233;diats, sans se soucier de tous les c&#233;nacles politiques, petits ou grands, de gauche comme de droite (le probl&#232;me des alliances &#224; nouer aux municipales viendra en son heure et en suite logique de la politique men&#233;e par les uns ou par les autres d'ici l&#224;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les objectifs du plan d'urgence toujours valables&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Confirm&#233; &#233;galement : parmi les forces politiques il n'y a que l'extr&#234;me gauche &#224; ne pas &#234;tre dupe ou &#224; ne pas feindre de croire aux pr&#233;tendus r&#233;sultats du gouvernement et leurs heureuses cons&#233;quences pour les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si l'embellie &#233;conomique se poursuivait, ce que rien ni personne ne peut assurer, les grandes lignes du &#171; plan d'urgence &#187; avanc&#233; par Lutte Ouvri&#232;re depuis 1995, ne demeurent pas moins valables parce qu'il y aurait quelques centaines de milliers de ch&#244;meurs en moins (et sans doute autant de pr&#233;caires en plus). Il n'est pas moins n&#233;cessaire d'imposer un programme de mesures d'urgence qui permettrait &#224; la classe ouvri&#232;re de faire face aux cons&#233;quences d&#233;sastreuses pour elle &#224; tous les niveaux, et pas seulement &#224; celui de l'emploi, de l'existence de millions de ch&#244;meurs et de pr&#233;caires dans ce pays, Et c'est donc tout aussi vrai du programme de la liste LO-LCR aux europ&#233;ennes dont l'actualit&#233; reste pleine et enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc plus n&#233;cessaire que jamais de faire campagne pour ces objectifs, de les proposer &#224; l'ensemble des travailleurs, y compris &#233;videmment en-dehors des p&#233;riodes &#233;lectorales, et en particulier dans les semaines et les mois qui viennent. De toute mani&#232;re ce n'est pas un r&#233;sultat &#233;lectoral, aussi bon pour l'extr&#234;me gauche et aussi encourageant pour les travailleurs combatifs puisse-t-il &#234;tre, qui pourra les imposer, mais seul un mouvement d'ensemble, un v&#233;ritable soul&#232;vement du monde du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes les contre-offensives n&#233;cessaires, m&#234;me partielles, des travailleurs ne d&#233;pendent pas imm&#233;diatement ou directement de l'extr&#234;me gauche et de l'activit&#233; de ses militants. Mais m&#234;me en l'absence de v&#233;ritables mobilisations ouvri&#232;res &#8212; qui peuvent aussi se pr&#233;senter sans crier gare, car apr&#232;s tout c'est bien quand patrons, gouvernement et m&#233;dias nous r&#233;p&#232;tent que tout va mieux, que ce serait le moment pour les exploit&#233;s de r&#233;clamer leur d&#251;... et m&#234;me beaucoup plus &#8212; l'extr&#234;me gauche peut au moins faire campagne pour son programme, ses solutions, en opposition radicale aux politiques des capitalistes et de leur gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une campagne toujours n&#233;cessaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans l'imm&#233;diat la deuxi&#232;me loi Aubry, dans la foul&#233;e de celle-ci les r&#233;formes entam&#233;es ou annonc&#233;es des h&#244;pitaux, de la sant&#233;, de la s&#233;cu ou des r&#233;gimes des retraites, et encore et toujours l'annonce de nouveaux plans de suppressions d'emplois dans les grandes entreprises, suscitent la plus grande inqui&#233;tude chez de nombreux travailleurs, mais aussi parmi les militants des partis de gauche, des syndicats et des associations. Une campagne large, publique, syst&#233;matique et commune de LO et de la LCR contre ces projets, leur opposant un programme de mesures d'urgence, s'adressant &#224; tous les travailleurs, ne pourrait manquer de toucher bon nombre de ces militants. Avec ce but en t&#234;te elle pourrait contribuer &#224; rassembler tous ceux qui refusent ces projets et sont conscients qu'il faudra organiser la lutte, dans l'imm&#233;diat si c'est possible, un jour ou l'autre de toute fa&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meetings, tracts, affiches, journaux, de l'une, de l'autre ou des deux organisations, mais aussi rencontres militantes, d'abord dans les entreprises, mais aussi dans les quartiers et les localit&#233;s, ouvertes &#224; tous ceux, individus, partis, syndicats ou associations, qui sont pr&#233;occup&#233;s de mettre sur pied et organiser la contre-offensive : au-dessus des forces de LO et de la LCR, et du courant r&#233;volutionnaire en g&#233;n&#233;ral, qui ne sont certes pas &#233;normes ? Les r&#233;centes europ&#233;ennes ont pourtant encore montr&#233; qu'une v&#233;ritable campagne nationale n'est pas hors de port&#233;e des deux organisations, surtout alli&#233;es, m&#234;me si elles n'auraient pas cette fois les moyens inhabituels que procurent les p&#233;riodes &#233;lectorales. Elles pourraient de plus sans aucun doute s'adjoindre pour la circonstance une bonne part des groupes et des militants et ex-militants d'extr&#234;me gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette campagne permettrait d'opposer clairement la politique r&#233;volutionnaire, qui se fait au niveau des entreprises et de la population elle-m&#234;me, &#224; celle de l'&#233;tablissement politique bourgeois, confin&#233;e aux parlements de toute taille et de toute nature ou au mieux aux p&#233;riodes &#233;lectorales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle permettrait surtout de faire vivre et grandir une force politique d'extr&#234;me gauche, pr&#233;par&#233;e &#224; jouer son r&#244;le lors des futurs mouvements, parce qu'elle aura justement, par toute sa politique, contribu&#233; &#224; les pr&#233;parer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 septembre 1999&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Alg&#233;rie : la fin de la guerre civile ?
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		<dc:subject>Alg&#233;rie
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		<description>Apr&#232;s huit ans de conflit meurtrier et environ cent mille morts, assiste-t-on &#224; la fin de la guerre civile en Alg&#233;rie ? Le nouveau pr&#233;sident Bouteflika affirme est pr&#232;s d'en finir avec le terrorisme gr&#226;ce &#224; sa loi de &#171; la concorde civile &#187;, d&#233;j&#224; vot&#233;e au parlement et qu'il fait ent&#233;riner lors du r&#233;f&#233;rendum du 16 septembre. Cette loi pr&#233;voit l'amnistie des islamistes qui abandonnent la lutte arm&#233;e. Bouteflika accompagne ses d&#233;clarations de quelques gestes : lib&#233;rations de d&#233;tenus, jugements de non-lieu dans&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-5-septembre-octobre-1999-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 5, septembre-octobre 1999
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Algerie-+" rel="tag"&gt;Alg&#233;rie
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s huit ans de conflit meurtrier et environ cent mille morts, assiste-t-on &#224; la fin de la guerre civile en Alg&#233;rie ? Le nouveau pr&#233;sident Bouteflika affirme est pr&#232;s d'en finir avec le terrorisme gr&#226;ce &#224; sa loi de &#171; la concorde civile &#187;, d&#233;j&#224; vot&#233;e au parlement et qu'il fait ent&#233;riner lors du r&#233;f&#233;rendum du 16 septembre. Cette loi pr&#233;voit l'amnistie des islamistes qui abandonnent la lutte arm&#233;e. Bouteflika accompagne ses d&#233;clarations de quelques gestes : lib&#233;rations de d&#233;tenus, jugements de non-lieu dans des proc&#232;s d'int&#233;gristes ou pr&#233;tendus tels, d&#233;sarmement de groupes dits d'autod&#233;fense li&#233;s au pouvoir. Cela suffira-t-il &#224; arr&#234;ter les attentats ? Ceux commis en ao&#251;t et septembre permettent d'en douter.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La main tendue aux islamistes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Que deviendront les islamistes repentis et quel r&#244;le peut leur faire jouer le pouvoir ? Le secret entretenu sur ses n&#233;gociations avec l'AIS ( l'Arm&#233;e Islamiste du Salut, la fraction des combattants islamistes li&#233;s au FIS, le Front Islamiste du Salut, le principal parti int&#233;griste), la r&#233;habilitation politique de certains dirigeants du FIS, dont le premier d'entre eux, Abassi Madani, un d&#233;but d'int&#233;gration dans la police de gens qui &#233;taient jusque l&#224; qualifi&#233;s de terroristes, tout cela montre que l'int&#233;grisme peut &#224; nouveau &#234;tre utilis&#233; par le pouvoir. Ce n'est pas parce qu'on a assist&#233; &#224; des ann&#233;es de guerre entre eux qu'ils ne peuvent pas s'entendre demain sur le dos des travailleurs comme entre 1988 et 1992.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but de Bouteflika est d'abord de r&#233;concilier la population avec un pouvoir militaire auquel elle a vou&#233; une haine violente. Il mise sur l'aspiration de la population d'en finir avec cette guerre dans laquelle elle &#233;tait prise en otage par les deux parties. Les islamistes se sont attaqu&#233;s syst&#233;matiquement &#224; des civils d&#233;sarm&#233;s, massacrant et violant. Mais l'arm&#233;e, directement ou par l'action de bandes arm&#233;es para-militaires ou celle de barbouzes comme les ninjas, a elle aussi fait r&#233;gner la terreur, particuli&#232;rement sur les plus pauvres, par les arrestations, les tortures, les assassinats, les interventions violentes dans les quartiers populaires. Dans certaines zones elle a fait le choix de laisser agir les assassins pour discr&#233;diter le mouvement islamiste et aussi faire payer les populations qui avaient vot&#233; FIS (en laissant le GIA, les Groupes Islamistes Arm&#233;s, des dissidents du FIS, les massacrer) comme dans le &#171; triangle de la mort &#187; pr&#232;s d'Alger. Dans la plaine de la Mitidja et &#224; M&#233;d&#233;a les massacres ont permis aux grands propri&#233;taires d'expulser de nombreux paysans pauvres et d'occuper les terres pour des constructions de luxe ou de grandes exploitations agricoles et vinicoles. La guerre enfin a justifi&#233; l'interdiction des gr&#232;ves et des manifestations et permis de faire passer des licenciements massifs et accepter une chute incroyable du niveau de vie de la population alors qu'&#224; l'autre bout elle favorisait la constitution de fortunes fabuleuses.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pardonner &#224; l'arm&#233;e ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A tous ceux qui manifestent pour demander ce que sont devenus ces milliers de personnes enlev&#233;es et que l'on n'a jamais revues, tortur&#233;es, assassin&#233;es par les forces de l'ordre ou par des bandes arm&#233;es du pouvoir ou des islamistes, Bouteflika r&#233;pond : &lt;em&gt;&#171; &#224; propos des disparus, la concorde civile implique que l'on fasse le compte en termes de pertes et profits d'une situation extraordinaire que personne n'a souhait&#233;e... &#187;. &lt;/em&gt;(cit&#233; par l'hebdomadaire alg&#233;rien &#171; &lt;em&gt;La Tribune &#187; &lt;/em&gt;du 22 juillet). Et dans le journal &lt;em&gt;&#171; El Watan &#187; &lt;/em&gt;du 13 ao&#251;t un lecteur, remarquant qu'on demande &#224; la population d'amnistier les assassins islamistes parce qu'ils ont &#233;t&#233; marginalit&#233;s, qu'ils regrettent leurs actes et ne sont plus un danger, pose la question : &#171; &lt;em&gt;faut-il amnistier le pouvoir ? (..) avant de nous prononcer sur la cl&#233;mence, nous avons le droit de nous interroger si son pouvoir est marginal, son repentir sinc&#232;re et sa capacit&#233; de nuisance inop&#233;rante. Rien n'est moins sur ! &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me sans illusion sur le pouvoir, la population ne peut que souhaiter que l 'Etat l&#232;ve la chape de plomb qu'il faisait peser sur elle au nom de la lutte contre le terrorisme. Au moment o&#249; nous &#233;crivons nous ne connaissons pas le r&#233;sultat du r&#233;f&#233;rendum mais d'ores et d&#233;j&#224; le pr&#233;sident a obtenu des succ&#232;s : il a non seulement l'accord d'Abassi Madani et de Madani Mezrag, le dirigeant de l'AIS, mais le soutien &#224; la fois d'autres partis islamistes ralli&#233;s au pouvoir, comme le Hamas et l'Ennahda et de partis anti-islamistes comme le RCD de Sa&#239;d Saadi, en passant par le syndicat officiel UGTA et les partis qui se sont toujours confondus avec l'appareil d'Etat : FLN, RND et ANR. Il rassemble des foules, r&#233;pond aux questions de l'auditoire, est bien vu de la &#171; communaut&#233; internationale &#187;, renoue avec les dirigeants de l'Etat fran&#231;ais. Que de soutiens pour un pr&#233;sident &#233;lu il y a peu d'une mani&#232;re si contest&#233;e que tous les autres candidats s'&#233;taient retir&#233;s, d&#233;non&#231;ant la fraude !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une politique dict&#233;e par la crainte de la classe ouvri&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis octobre 1988, combattre les islamistes ou s'entendre avec eux ont &#233;t&#233; des politiques successives des g&#233;n&#233;raux, mais toujours en fonction de la crainte que ceux-ci avaient d'une force autrement inqui&#233;tante pour le pouvoir : la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car alors la menace de d&#233;stabilisation du pouvoir face &#224; la r&#233;volte de la jeunesse alg&#233;rienne (r&#233;prim&#233;e par l'arm&#233;e qui a fait entre 500 et 1000 morts) a &#233;t&#233; d'autant plus grave que dans le m&#234;me temps la classe ouvri&#232;re &#233;tait mobilis&#233;e pour ses revendications. Le mouvement des jeunes avait lui-m&#234;me &#233;t&#233; d&#233;clench&#233; par le mouvement des travailleurs de l'usine RVI Rouiba suivi par le bruit d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale et d'une manifestation ouvri&#232;re centrale dans Alger. Pendant que les jeunes &#233;taient arr&#234;t&#233;s, tortur&#233;s, assassin&#233;s, que les tanks occupaient les rues, les gr&#232;ves se sont g&#233;n&#233;ralis&#233;es. A l'&#233;poque les organisations qui avaient des militants dans la classe ouvri&#232;re, le PAGS, descendant du parti communiste alg&#233;rien, et le syndicat unique UGTA, ont mis tout leur poids pour emp&#234;cher que la classe ouvri&#232;re devienne le fer de lance de la r&#233;volte g&#233;n&#233;rale. De la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale larv&#233;e ils ont fait des gr&#232;ves locales, non reli&#233;es entre elles et surtout non reli&#233;es aux aspirations d&#233;mocratiques contre le r&#233;gime. Ils ont fait en sorte que leur ampleur soit quasi ignor&#233;e du reste de la population. L'occasion a ainsi &#233;t&#233; compl&#232;tement manqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la classe ouvri&#232;re est rest&#233;e dangereuse car les gr&#232;ves se sont poursuivies jusque en 1990 comme en t&#233;moignent les statistiques.&lt;/p&gt;
&lt;table class='spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;ann&#233;e&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;nombre de gr&#232;ves&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;nombre de gr&#233;vistes&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;1988&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1933&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;285 619&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;1989&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3889&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;357 652&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;1990&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2023&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;301 694&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;En 1991, il y avait encore 71 500 gr&#233;vistes. Mais l'&#233;chec de 1988etl'isolementdelaclasse ouvri&#232;re ont ouvert un boulevard aux islamistes. C'est eux qui, organis&#233;s politiquement derri&#232;re le FIS, ont canalis&#233; le m&#233;contentement populaire, gagn&#233; des militants et des voix aux &#233;lections. Le pouvoir a non seulement laiss&#233; faire mais plut&#244;t favoris&#233; cette &#233;volution qui lui semblait bien moins dangereuse qu'une explosion dirig&#233;e par la classe ouvri&#232;re. Mais le succ&#232;s du FIS, l'existence en son sein de courants radicaux incontr&#244;lables comme celui de Ali Belhadj, &#224; l'&#233;poque le second de Abassi Madani, ont amen&#233; le pouvoir &#224; choisir de le casser. Le 12 janvier 1992, l'arm&#233;e d&#233;missionnait le pr&#233;sident Chadli, artisan de la politique qui associait le FIS, annulait les &#233;lections l&#233;gislatives dont celui-ci allait &#234;tre le grand vainqueur, proclamait l'&#233;tat d'urgence et l'interdiction du FIS. Le choix de celui-ci d'entrer dans la clandestinit&#233; et la lutte arm&#233;e marquait le d&#233;but de la guerre civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaiblissement militaire, sinon la d&#233;faite compl&#232;te, des islamistes est indispensable pour mettre fin &#224; l'&#233;tat de guerre. Pourtant ce n'est pas en 1996, quand les islamistes ont sembl&#233; battus, ni en 1997 quand l'AIS a annonc&#233; sa reddition, que le pouvoir a lanc&#233; cette politique de r&#233;conciliation, mais seulement en 1999. C'est seulement maintenant que les classes dirigeantes pensent pouvoir en toute s&#233;curit&#233; pour elles soulever la chape de plomb que la guerre leur a permis de faire tomber sur toute la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle-ci semble en effet consid&#233;rablement d&#233;moralis&#233;e par le ch&#244;mage et la mis&#232;re qui ont encore grandi pendant la guerre civile. De 1995 &#224;1997,1'0ffice National des statistiques estime la perte du pouvoir d'achat des m&#233;nages &#224; plus de 45 %. La part de la population en dessous du seuil de pauvret&#233; serait de 12 millions soit 40,2 %. Le revenu par habitant et par an est de 1700 dollars contre 2000 dans les ann&#233;es 1970. Quant aux licenciements, ils continuent de plus belle : ainsi l'annonce en ao&#251;t de 3400 licenciements &#224; Sider (entreprise de sid&#233;rurgie qui &#233;tait d&#233;j&#224; pass&#233;e de 22 000 &#224;12 000 en 1997).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sont toujours aussi r&#233;volt&#233;s mais &#233;puis&#233;s &#224; la fois par les horreurs de la guerre civile, la mis&#232;re et les licenciements (plus de 600 000 depuis 1992) et d&#233;go&#251;t&#233;s par la politique syndicale des dirigeants de 1'UGTA. Lors de la gr&#232;ve des P et T en octobre 1998 son leader Sidi Sa&#239;d d&#233;clarait : &#171; &lt;em&gt;nous n'avons pas besoin de gr&#232;ves inutiles &#187;. &lt;/em&gt;Un encouragement, s'il en &#233;tait besoin, au pouvoir pour interdire tout mouvement, commune la marche de protestation de 200 travailleurs de Sider et SNVI du 19 octobre dernier &#224; l'appel de la coordination des m&#233;tallos et m&#233;canos, durement sanctionn&#233;s, ou la gr&#232;ve des aiguilleurs du ciel d&#233;clar&#233;e ill&#233;gale en mars.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'indispensable politique de classe&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Selon Bouteflika, la paix sera la porte ouverte aux investissements &#233;trangers qu'il pr&#233;sente &#224; la population comme la condition pour sortir de la mis&#232;re et du ch&#244;mage. Aux riches, il a dit : &#171; &lt;em&gt;on ne demandera pas aux investisseurs d'o&#249; vient leur argent &#187;. &lt;/em&gt;Une mani&#232;re de dire que m&#234;me les profits de la guerre civile sont blanchis. Aux travailleurs, il tient le langage de la fermet&#233; et de l'aust&#233;rit&#233;. &#171; &lt;em&gt;Je n'ai pas d'argent &#224; distribuer &#187;, &lt;/em&gt;a-t-il r&#233;pondu aux enseignants du CNES en gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs auront non seulement &#224; se battre contre les patrons et l'Etat qui veulent leur faire payer les sacrifices &#233;conomiques mais aussi se battre politiquement. Sur ce plan, les partis d'opposition ne repr&#233;sentent en rien une perspective pour les travailleurs. Aussi bien les partis dits &#233;radicateurs, comme le RCD de Sa&#239;d Saadi, qui ont soutenu le pouvoir sous pr&#233;texte de &#171; lutte contre le fascisme int&#233;griste &#187; ou ceux dits du &#171; pacte de Rome &#187;, comme le FFS d'A&#239;t Ahmed, qui ont pr&#234;ch&#233;, avant Bouteflika, la conciliation avec les islamistes. Ceux-l&#224; pr&#233;tendaient que la politique de &#171; la paix avant tout &#187; ouvrait la voie &#224; la d&#233;mocratie, les g&#233;n&#233;raux &#233;tant selon eux incapables de la mettre en &#339;uvre sans laisser la place. Bouteflika est en train de leur infliger un cinglant d&#233;menti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nouvelles exactions des classes dirigeantes ne peuvent qu'entra&#238;ner de nouvelles explosions sociales comme celle de 1988, donc de nouvelles occasions de renverser ce r&#233;gime. Mais le probl&#232;me pour la classe ouvri&#232;re est non seulement de se d&#233;fendre sur le terrain revendicatif mais d'avancer son propre programme politique et social contre les classes dirigeantes et contre la dictature, d'&#234;tre &#224; la t&#234;te des autres couches sociales hostiles &#224; celle-ci. Car il n'y aura ni d&#233;mocratie ni fin du ch&#244;mage et de la mis&#232;re en Alg&#233;rie sans mettre &#224; bas cette dictature militaire o&#249; quelques g&#233;n&#233;raux d&#233;tiennent l'essentiel des richesses du pays, notamment celles du gaz et du p&#233;trole, n'en partageant le b&#233;n&#233;fice qu'avec les pays imp&#233;rialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 septembre 1999 &lt;strong&gt;Robert PARIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;L'imp&#233;rialisme fran&#231;ais satisfait&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chirac, Jospin, Gayssot et Voynet sont sur la m&#234;me longueur d'onde pour se dire satisfaits de l'&#233;volution du r&#233;gime alg&#233;rien. Le journal &lt;em&gt;&#171; I'Humanit&#233; &#187; &lt;/em&gt;du 2 ao&#251;t, commentant le propos de V&#233;drine, ministre des affaires &#233;trang&#232;res en visite en Alg&#233;rie et selon qui &#171; &lt;em&gt;I 'alchimie franco-alg&#233;rienne est &#224; nouveau &#224; l'&#339;uvre &#187;, &lt;/em&gt;ajoute : &#171; &lt;em&gt;I'alchimie, un art de transmutation des m&#233;taux en or (..) est-ce le cas entre la France et l 'Alg&#233;rie ? &#187; &lt;/em&gt;Et de citer les 23 % de parts de march&#233; occup&#233;es par la France en Alg&#233;rie, &#171; &lt;em&gt;loin devant les USA &#187;, &#171; les 698 millions de francs de solde commercial en faveur de la France &#187; &#171; les 400 millions de francs d 'investissements fran&#231;ais qui ont re&#231;u l'agr&#233;ment des autorit&#233;s alg&#233;riennes et qui repr&#233;sentent 40 projets de partenariat industriel. Ces investissements s'ajoutent &#224; ceux conclus dans le secteur pharmaceutique (groupe l'Or&#233;al, Laphal et Rhone Poulenc) et bancaire (Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale et Natexis) &#187;, &#171; 2,2 milliards, c 'est le montant des investissements r&#233;alis&#233;s par Total en association avec la compagnie alg&#233;rienne Sonatrach pour l'exploitation de p&#233;trole de Hamra dans le sud-est alg&#233;rien &#187;. &lt;/em&gt;On voit comment Bouteflika rassure les sentiments d&#233;mocratiques et pacifiques de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Points de vue : Une tribune libre de la Gauche R&#233;volutionnaire - La Commune
</title>
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		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Tribune
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		<description>Dans cette rubrique, militants des deux tendances qui publient Convergences R&#233;volutionnaires, mais aussi lecteurs appartenant &#224; d'autres courants, font part de leurs r&#233;actions ou points de vue. Nous leur demandons simplement de respecter les contraintes d'une pagination forc&#233;ment limit&#233;e. La rentr&#233;e 1999 se pr&#233;sente sous le signe de nouvelles attaques du gouvernement Jospin contre le monde du travail. Ce qui se profile, c'est d'abord la deuxi&#232;me loi Aubry. Depuis deux ans, la premi&#232;re loi a servi&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans cette rubrique, militants des deux tendances qui publient Convergences R&#233;volutionnaires, mais aussi lecteurs appartenant &#224; d'autres courants, font part de leurs r&#233;actions ou points de vue. Nous leur demandons simplement de respecter les contraintes d'une pagination forc&#233;ment limit&#233;e.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;La rentr&#233;e 1999 se pr&#233;sente sous le signe de nouvelles attaques du gouvernement Jospin contre le monde du travail. Ce qui se profile, c'est d'abord la deuxi&#232;me loi Aubry. Depuis deux ans, la premi&#232;re loi a servi avant tout comme cheval de Troie pour remettre en cause nos acquis, pour casser les conventions collectives, pour faire avancer la d&#233;r&#233;glementation et la flexibilit&#233;. La deuxi&#232;me loi ne ferait que renforcer ces attaques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport Charpin ouvre la voie &#224; une offensive en r&#232;gle sur la question des retraites. Au travers d'une campagne visant &#224; d&#233;montrer la non-viabilit&#233; du syst&#232;me actuel, on pr&#233;pare le terrain pour l'introduction de retraites par capitalisation, pour la cr&#233;ation de fonds de pension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps se poursuivent les r&#233;formes d'All&#232;gre dans l'Education nationale, la r&#233;forme hospitali&#232;re, la r&#233;forme de l'Etat, les privatisations. Les patrons vont pouvoir continuer &#224; licencier en toute tranquillit&#233;. La mont&#233;e de la c&#244;te des actions Michelin &#224; l'annonce des 7 500 suppressions d'emplois montre &#224; nouveau que ce qui est bon pour la Bourse est n&#233;faste pour le monde du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan international, par la pr&#233;sence des troupes fran&#231;aises et du gouverneur-g&#233;n&#233;ral Kouchner, la France participe activement &#224; une occupation du Kosovo par l'OTAN qui s'oppose de plus en plus clairement au droit &#224; l'autod&#233;termination du peuple kosovar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La t&#226;che de l'heure est d'organiser une riposte ouvri&#232;re d'ensemble &#224; la hauteur de l'offensive gouvernementale et patronale, en d&#233;fense des acquis, pour les revendications de la classe ouvri&#232;re et de tous les exploit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans le cadre du combat pour cette riposte d'ensemble qu'il faut d&#233;fendre un plan d'urgence, pour r&#233;pondre point par point aux attaques et commencer &#224; reprendre l'offensive. Nous devons d&#233;fendre pied a pied nos acquis, par la d&#233;fense des services publics contre la privatisation, la d&#233;fense de la protection sociale, la lutte contre le fl&#233;au du travail pr&#233;caire, le refus des licenciements. Pour cela, il ne faut pas h&#233;siter a s'en prendre au pouvoir sacro-saint des patrons, en exigeant l'interdiction des licenciements, la r&#233;quisition des entreprises qui licencient, l'ouverture des livres de comptes. Et en cherchant &#224; chaque &#233;tape &#224; imposer le contr&#244;le des travailleurs et de la population. Car comment interdire les licenciements sans occupation par les salari&#233;s des entreprises menac&#233;es de fermeture ? Comment obtenir, pour r&#233;sorber le ch&#244;mage, une r&#233;duction massive des heures du travail, sans perte de salaire ni contreparties, sans imposer le contr&#244;le de l'embauche par les repr&#233;sentants &#233;lus des salari&#233;s dans chaque entreprise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lection de cinq euro-d&#233;put&#233;s r&#233;volutionnaires donne de nouvelles possibilit&#233;s et imposent de nouvelles responsabilit&#233;s. LO et &#224; la LCR ont maintenant plus de cr&#233;dibilit&#233; pour prendre des initiatives, pour proposer &#224; toutes les forces du mouvement ouvrier d'organiser ensemble la riposte n&#233;cessaire pour d&#233;fendre les droits des salari&#233;s, des jeunes, des ch&#244;meurs, des femmes, des immigr&#233;s. A de telles initiatives peuvent s'associer d'autres courants r&#233;volutionnaires. Pour notre part nous y sommes pr&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;volution du PS et du PCF cr&#233;e un vide et met &#224; l'ordre du jour la cr&#233;ation d'un nouveau parti des travailleurs, d'un parti anticapitaliste qui d&#233;tendrait vraiment les int&#233;r&#234;ts du monde du travail. Ce parti ne pourra pas se limiter &#224; LO et la LCR, ni m&#234;me &#224; l'unit&#233; des r&#233;volutionnaires. Il s'agit de regrouper tous ceux qui veulent se battre, qui se battent d&#233;j&#224;, dans les entreprises, les quartiers, les lyc&#233;es et les facs. Un nouveau parti rassemblerait des militants et des courants d'extr&#234;me-gauche, communistes, socialistes, des militants syndicalistes et associatifs et beaucoup d'inorganis&#233;s. Ce parti ne se fera pas du jour au lendemain, mais au travers d'un processus de campagnes, d'initiatives, d'intervention dans les luttes, de clarifications politiques. Il faut y aller sans forcer le rythme, certes, mais quand m&#234;me avec la conscience qu'il devient urgent de remplir le vide de repr&#233;sentation politique de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Murray SMITH&lt;/strong&gt; (Gauche R&#233;volutionnaire - La Commune)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Seconde loi Aubry : Nouvelle offensive tous azimuts contre les salari&#233;s
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		<dc:subject>35 heures
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Les lois Aubry portant sur la r&#233;duction du temps de travail se succ&#232;dent mais ne s'am&#233;liorent pas, en tout cas du point de vue des salari&#233;s. &lt;br /&gt;Un an apr&#232;s la promulgation de la premi&#232;re, et la signature de milliers d'accords d'Entreprise, toutes les craintes des salari&#233;s ont trouv&#233; leurs justifications. Sous pr&#233;texte de diminuer le temps de travail pour favoriser l'embauche, c'est une offensive tous azimuts contre les travailleurs au profit des patrons que conduisent la ministre du travail et le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les lois Aubry portant sur la r&#233;duction du temps de travail se succ&#232;dent mais ne s'am&#233;liorent pas, en tout cas du point de vue des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un an apr&#232;s la promulgation de la premi&#232;re, et la signature de milliers d'accords d'Entreprise, toutes les craintes des salari&#233;s ont trouv&#233; leurs justifications. Sous pr&#233;texte de diminuer le temps de travail pour favoriser l'embauche, c'est une offensive tous azimuts contre les travailleurs au profit des patrons que conduisent la ministre du travail et le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me loi, que l'Assembl&#233;e nationale doit commencer &#224; examiner le 5 octobre, est dans la ligne de la premi&#232;re. Si on la laisse s&#233;vir elle aussi permettra, sans impact d'importance sur l'emploi, la r&#233;duction des salaires r&#233;els, la distribution d'&#233;normes subventions aux employeurs, et surtout l'aggravation des conditions de vie et de travail par la flexibilit&#233; et l'annualisait des horaires. Une flexibilit&#233; que les patrons n'ont cess&#233; d'accro&#238;tre depuis des ann&#233;es, par tous les biais possibles, et dont les r&#233;percussions sur le bien-&#234;tre et la sant&#233; de travailleurs sont catastrophiques, comme nous l'examinons dans une partie de ce dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;actions des travailleurs victimes d'accords sign&#233;s par des directions syndicales cens&#233;es repr&#233;sentep leurs int&#233;r&#234;ts, mais complices actives ou passives des exploiteurs, ont &#233;t&#233; nombreuses mais isol&#233;es les unes des autres, &#233;miett&#233;es par entreprise ou par corporation, sans force suffisante et donc finalement vaincues. La seconde loi ne donne pas seulement le feu vert &#224; chaque patron, elle concerne &#224; br&#232;ve ou moyenne &#233;ch&#233;ance tous les salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une raison de plus pour prendre conscience que la v&#233;ritable r&#233;ponse &#224; une offensive ouverte, tous azimuts et contre tous, est dans un mouvement d'ensemble qui imposera un programme d'ensemble, un plan de mesures d'urgence dans l'int&#233;r&#234;t de toute la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Le projet Aubry num&#233;ro 2
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>35 heures
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		<description>Le projet de deuxi&#232;me loi Aubry, en l'&#233;tat o&#249; il est au moment o&#249; nous &#233;crivons et tel qu'il va &#234;tre pr&#233;sent&#233; &#224; la discussion et au vote du parlement en octobre, ent&#233;rine une s&#233;rie d'attaques r&#233;alis&#233;es dans les accords de branche et d'entreprise depuis un an, notamment la g&#233;n&#233;ralisation de la flexibilit&#233;. Il enfonce le clou en d&#233;structurant un peu plus la l&#233;gislation concernant le temps de travail. Au-del&#224;, il g&#233;n&#233;ralise l'abaissement du co&#251;t du travail. &lt;br /&gt;Apr&#232;s avoir un temps, pour certains, contribu&#233; &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le projet de deuxi&#232;me loi Aubry, en l'&#233;tat o&#249; il est au moment o&#249; nous &#233;crivons et tel qu'il va &#234;tre pr&#233;sent&#233; &#224; la discussion et au vote du parlement en octobre, ent&#233;rine une s&#233;rie d'attaques r&#233;alis&#233;es dans les accords de branche et d'entreprise depuis un an, notamment la g&#233;n&#233;ralisation de la flexibilit&#233;. Il enfonce le clou en d&#233;structurant un peu plus la l&#233;gislation concernant le temps de travail. Au-del&#224;, il g&#233;n&#233;ralise l'abaissement du co&#251;t du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir un temps, pour certains, contribu&#233; &#224; mettre en sc&#232;ne un th&#233;&#226;tre de marionnettes sur le th&#232;me de &#171; la gentille M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt; Aubry contre le m&#233;chant MEDEF &#187;, face &#224; cette nouvelle attaque en r&#232;gle, les directions syndicales, comme la gauche plurielle, PCF ou Verts, &#233;mettent des critiques finalement bien respectueuses. Une fa&#231;on de dire qu'ils ne se pr&#233;parent gu&#232;re &#224; un v&#233;ritable affrontement, une fa&#231;on aussi de renforcer le sentiment de beaucoup de salari&#233;s que la question des 35 heures est d&#233;j&#224; b&#226;ch&#233;e. Et il est vrai que la plupart des grandes entreprises et des branches ont d&#233;j&#224; des accords, sign&#233;s par un syndicat ou un autre et agr&#233;&#233;s par le Minist&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pas d'obligation d'embauche&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La principale caract&#233;ristique du projet Aubry 2, c'est de permettre de passer aux 35 heures sans que cela co&#251;te grand-chose aux employeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun sait que seule une r&#233;duction rapide et r&#233;elle du temps de travail pourrait obliger des patrons &#224; embaucher. Au contraire la loi Aubry fait tout pour que le passage se fasse en douceur et que les patrons aient le temps d'organiser le maximum de flexibilit&#233; et de gains de productivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au premier janvier 2000, seuls moins des 2/3 des salari&#233;s du priv&#233; passeront aux 35 heures. Ceux des entreprises de moins de 20 employ&#233;s attendront 2002, ceux du public... Tous les accords sign&#233;s depuis un an le confirment, les patrons, pour &#233;viter les embauches, ont tout le temps d'am&#233;liorer la productivit&#233;, l'intensification du travail, d'introduire la flexibilit&#233;. Ainsi dans le nettoyage, par exemple, le patronat pr&#233;voit d'ores et d&#233;j&#224; la r&#233;duction du temps de travail, sans embauche, et sans diminution des surfaces &#224; nettoyer !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les heures suppl&#233;mentaires comme moyen de pression&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui les huit premi&#232;res heures suppl&#233;mentaires (de la 40&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#224; la 47&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; incluse) sont major&#233;es de 25 %, les suivantes de 50 %, et &#224; partir de la 43&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; heure s'ouvre le droit &#224; un repos compensateur. Il aurait &#233;videmment fallu abaisser ces seuils. Ils resteront les m&#234;mes malgr&#233; le passage &#224; 35 heures !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant le seul saut qui aurait &#233;t&#233; significatif (et peut-&#234;tre fait pression sur les employeurs pour embaucher) e&#251;t &#233;t&#233; que la dur&#233;e l&#233;gale passe &#224; 35 h au 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier pour tous les salari&#233;s, que le paiement des heures sup. reste &#224; 25 % de majoration d&#232;s la 36&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, passant &#224; 50 % &#224; la 43&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; heure, avec d&#233;clenchement du repos compensateur &#224; la 39&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; heure. Bref que concr&#232;tement le passage aux 35 heures signifie une chose pr&#233;cise : toutes les heures au-del&#224; deviennent des heures sup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une p&#233;riode de transition efface cette contrainte. L'ann&#233;e prochaine, le co&#251;t des heures sup. (et il n'y en aura presque plus gr&#226;ce &#224; la flexibilit&#233; !) ne sera qu'une majoration de 10 % jusqu'&#224; la 39&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, non seulement la loi Aubry ne pr&#233;voit pas de baisser le contingent annuel d'heures suppl&#233;mentaires, actuellement 130 heures, mais dans l'imm&#233;diat ce contingent passerait m&#234;me &#224; 210 heures puisque l'ann&#233;e prochaine le d&#233;compte de ce contingent ne d&#233;marrera qu'&#224; partir de la 38&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la p&#233;riode de transition, les heures sup. seraient bien major&#233;es de 25 % de plus, mais les salari&#233;s risquent de ne pas en voir la couleur. En effet, cette &#171; bonification de 25 % &#187; sera attribu&#233;e sous forme de jours de repos, s'il n'y a pas eu de convention ou d'accord d'entreprise. L'objectif du gouvernement est de pousser les travailleurs qui arrondissent leurs fins de mois avec des heures sup. &#224; souhaiter la conclusion d'accords d'entreprise pr&#233;voyant le paiement au lieu de la r&#233;cup&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et dans les entreprises dont la dur&#233;e collective de travail sera sup&#233;rieure &#224; 35 h par semaine, chacune des 4 premi&#232;res heures sup. donnera lieu &#224; une majoration vers&#233;e au salari&#233; de 15 % seulement et &#224; une &#171; contribution &#187; de 10 % qui alimentera un fonds destin&#233; &#224; combler en partie le manque &#224; gagner des organismes sociaux ! En clair, si un patron ne respecte pas les 35 h. ce sera le salari&#233; qui trinquera en finan&#231;ant lui-m&#234;me en partie les exon&#233;rations dont b&#233;n&#233;ficieront... les patrons !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Plus de limites &#224; la flexibilit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La grande hypocrisie est surtout qu'il n'y aura plus gu&#232;re d'heures suppl&#233;mentaires puisque le projet Aubry 2 ent&#233;rine le r&#233;sultat concret de la loi Aubry 1 : le passage massif aux horaires flexibles sur l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet Aubry 2 fait un grand pas vers le calcul du temps de travail sur l'ann&#233;e. Auparavant on d&#233;comptait la dur&#233;e hebdomadaire du travail. D&#233;sormais, la notion de base tend &#224; &#234;tre celle de la dur&#233;e annuelle : 1 600 heures. Pas &#233;tonnant puisque la loi Aubry vise &#224; faire sauter toutes les limites mises &#224; la flexibilit&#233; des horaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout accord d'entreprise pourra organiser le travail non pas sur la semaine, mais par cycle pouvant aller jusqu'&#224; 12 semaines, alors qu'aujourd'hui le recours au cycle suppose soit l'existence d'un accord de branche soit que l'entreprise travaille en continu. Mieux, au cours d'un m&#234;me mois, le patron pourra, sans aucun accord, faire varier le temps de travail dans une fourchette de 35 &#224; 39 h. De plus l'annualisation du temps de travail pourra &#234;tre individualis&#233;e, faisant sauter le cadre des horaires collectifs. Inutile de dire que le programme de modulation pourra aussi, apr&#232;s accord, passer en dessous des 7 jours annonc&#233;s dans la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi Aubry appara&#238;t bien comme la loi de la flexibilit&#233;. Pas &#233;tonnant que le magazine &lt;em&gt;Liaisons Sociales &lt;/em&gt;de septembre, peu soup&#231;onn&#233; d'&#234;tre d'extr&#234;me gauche, titre son &#233;ditorial &#171; &lt;em&gt;35 heures, le Cheval de Troie de la flexibilit&#233; &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;All&#233;gements du co&#251;t du travail... et des salaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'autre aspect fondamental de la deuxi&#232;me loi est l'all&#233;gement direct du co&#251;t du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu d'augmenter le SMIC horaire de 11,4 % permettant &#224; un smicard passant de 39 &#224; 35 heures de garder le m&#234;me salaire, Aubry laisse le SMIC au m&#234;me taux horaire, et introduit une prime de compensation, qui serait peu &#224; peu dans les cinq ann&#233;es suivantes int&#233;gr&#233;e dans le SMIC horaire au fur et &#224; mesure des augmentations de celui-ci. Effet pervers, car les smicards touchant cette prime risquent de voir leur salaire brid&#233; durant 5 ans. Ils ne b&#233;n&#233;ficieront pas en effet des &#171; coups de pouce &#187; du SMIC et ne verront m&#234;me pas leur salaire suivre l'&#233;volution de la progression moyenne des salaires. Autre effet pervers, les nouveaux embauch&#233;s, eux, toucheront un SMIC mensuel amput&#233; de plus de 10 %, puisque pay&#233; sur une base horaire qui ne bougera pas. Merci M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt; Aubry !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre diminution du co&#251;t du travail : la baisse g&#233;n&#233;ralis&#233;e du salaire social, c'est &#224; dire les cotisations patronales vers&#233;es aux Caisses de S&#233;curit&#233; sociale. Pour tous les salaires jusqu'&#224; 1,8 fois le SMIC, les patrons vont b&#233;n&#233;ficier d'exon&#233;ration allant de 4000 &#224;21500 F par an. Ces all&#233;gements de charges sont d&#233;finitifs et en &#233;change d'aucun engagement de cr&#233;ations d'emplois. Ces all&#233;gements pourront &#234;tre cumul&#233;s avec ceux obtenus gr&#226;ce aux accords de loi Aubry 1, et l'all&#233;gement actuel de 30 % sur tous les temps partiels ayant un contrat sign&#233; avant la mise en vigueur de la loi Aubry 2. Au total un joli pactole pour les patrons auxquels le gouvernement donne raison lorsqu'ils pleurent que leurs profits ne sont pas suffisants et que le prix du travail est trop cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui paye ? Un fonds sera cr&#233;&#233; par la loi de financement de la S&#233;curit&#233; sociale pour l'ann&#233;e 2000 qui assurera &#171; la compensation int&#233;grale &#187;, financ&#233;e par l'&#201;tat et les organismes de protection sociale. Ce sont donc les imp&#244;ts et les cotisations sociales pour l'essentiel pay&#233;s par les travailleurs qui financeront ces aides aux patrons !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Ni les cadres ni les temps partiels ne sont oubli&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La loi essaye aussi de g&#233;n&#233;raliser le salaire au forfait pour les cadres et techniciens. Par divers m&#233;canismes, la loi va augmenter notablement le nombre de ceux-ci dont le temps de travail est calcul&#233; en jours de travail et pas en heures. Bonjour les dizaines d'heures sup. non pay&#233;es !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les temps partiels, parmi d'autres dispositions, encore un cadeau aux patrons : sera consid&#233;r&#233; comme temps partiel tout horaire inf&#233;rieur &#224; 35 h. Avec le b&#233;n&#233;fice de 30 % d'abattement des charges sociales !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin la formation pourra &#234;tre organis&#233;e pour partie hors du temps de travail ! R&#233;gression notable, puisque jusqu'&#224; aujourd'hui la formation est incluse dans le temps de travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on le voit, derri&#232;re cette pr&#233;tendue loi pour la R&#233;duction du Temps de Travail, se cachent, en plus de l'annualisation et de la modulation syst&#233;matis&#233;es&#8212; et de plus en plus possibles sans m&#234;me un accord d'entreprise&#8212; de multiples avantages financiers pour les patrons, et notamment une aide massive &#224; ceux qui paient d&#233;j&#224; le moins et emploient les bas et moyens salaires, doubl&#233;e de la mise en place d'un double SMIC pour plusieurs ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles PAZ et Laurent CARASSO&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les conf&#233;d&#233;rations syndicales critiquent des d&#233;tails du projet pour mieux accepter l'ensemble
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-confederations-syndicales-critiquent-des-details-du-projet-pour-mieux</link>
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		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>

		<description>D&#232;s sa publication, fin juillet, la CFDT trouvait dans le projet de la seconde loi Aubry &#171; des &#233;l&#233;ments majeurs permettant de r&#233;ussir la g&#233;n&#233;ralisation de la r&#233;duction du temps de travail favorable &#224; l'emploi &#187;, se f&#233;licitait du d&#233;lai de deux ans pendant lesquels les 35 heures ne seront pas obligatoires comme des aides au patronat &#171; indispensables &#224; une mise en &#339;uvre n&#233;goci&#233;e de la RTT dans toutes les entreprises &#187; et disait donc &#171; souhaiter que cette logique du projet de loi soit confirm&#233;e lors du d&#233;bat&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#232;s sa publication, fin juillet, la CFDT trouvait dans le projet de la seconde loi Aubry &#171; des &#233;l&#233;ments majeurs permettant de r&#233;ussir la g&#233;n&#233;ralisation de la r&#233;duction du temps de travail favorable &#224; l'emploi &#187;, se f&#233;licitait du d&#233;lai de deux ans pendant lesquels les 35 heures ne seront pas obligatoires comme des aides au patronat &#171; indispensables &#224; une mise en &#339;uvre n&#233;goci&#233;e de la RTT dans toutes les entreprises &#187; et disait donc &#171; souhaiter que cette logique du projet de loi soit confirm&#233;e lors du d&#233;bat parlementaire qui s'ouvrira &#224; l'automne &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les directions conf&#233;d&#233;rales CGT et FO ont adopt&#233; un ton plus contestataire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blondel a fait sa pr&#233;rentr&#233;e, fin ao&#251;t, ironisant dans Le Monde sur Martine Aubry se vantant de... deux embauches cr&#233;&#233;es par la RTT au grand orchestre de Lille, et contestant le chiffre des 100 000 emplois pr&#233;tendument cr&#233;&#233;s. Et de rajouter sur France 2 que les salari&#233;s &#171; ont peur &#187; des 35 heures car ils craignent la remise en cause des pauses, le travail du samedi, l'annualisation et la flexibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conf&#233;d&#233;ration CGT, tout en se f&#233;licitant des avanc&#233;es d&#233;j&#224; &#171; obtenues &#187; dans la derni&#232;re mouture du projet gouvernemental, les a jug&#233;es insuffisantes et promettait d'&#234;tre &#171; offensive &#187; &#224; la rentr&#233;e et d'agir avec eux &#171; sans attendre le d&#233;bat parlementaire d'octobre &#187;. Et Bernard Thibault a propos&#233; aux autres centrales &#171; de construire ensemble une vaste mobilisation de dimension nationale et interprofessionnelle des salari&#233;s [&#8230;] avant ou pendant le d&#233;bat parlementaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les craintes de FO&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les craintes des salari&#233;s n'ont pourtant pas trop g&#234;n&#233; Blondel. &#171; Je reconnais aussi que l'on a accept&#233; l'annualisation et la flexibilit&#233; que l'on cherchait &#224; nous imposer depuis 1984 &#187;, d&#233;clarait-il fin juillet au journal La Tribune &#224; propos du premier accord de branche, l'accord de la m&#233;tallurgie, sign&#233; dans le cadre de la premi&#232;re loi Aubry, il y a un an, par la seule FO et d&#233;cri&#233; par les autres syndicats. Blondel en est n&#233;anmoins fier : il fallait signer pour sauver le principe des conventions collectives, pr&#233;tend-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne la deuxi&#232;me loi, la conf&#233;d&#233;ration FO dit regretter comme la CGT que le taux horaire du SMIC ne soit pas augment&#233; de 11,4%, que les heures suppl&#233;mentaires ne soient pas augment&#233;es de 25% d&#232;s la 36&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; heure et de 50% d&#232;s la 43&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, que la dur&#233;e maximale journali&#232;re et hebdomadaire du travail pr&#233;vue au code du travail ne soit pas r&#233;duite et qu'il n'y ait pas de garanties pour les travailleurs &#224; temps partiel. Mais ce qui inqui&#232;te le plus Blondel dans cette loi &#224; venir est que Martine Aubry y ait, pour satisfaire &#224; la CGT temp&#234;te-t-il, inclus la n&#233;cessit&#233; de signature du ou des syndicats majoritaires pour qu'un accord soit valable. Voil&#224; qui risquerait de d&#233;moraliser les partisans de la signature et de sonner le glas des progr&#232;s sociaux, fruits selon lui &#171; d'accords collectifs sign&#233;s par ceux qui ont eu le courage de s'engager &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les contre-propositions de la CGT&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quant aux contre-propositions dont la CGT veut faire son cheval de bataille, elles sont en elles-m&#234;mes bien limit&#233;es, et n'ont d'autres ambitions que d'am&#233;liorer la loi Aubry dont elles acceptent le cadre : augmentation du taux horaire du SMIC, majoration de 25 % du salaire horaire au-del&#224; des 35 heures d&#232;s le premier janvier 2000, r&#233;duction du contingent maximal d'heures suppl&#233;mentaires proportionnellement &#224; la r&#233;duction du temps de travail, critique du d&#233;compte en jours du temps de travail des cadres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, la CGT s'affirme toujours contre la flexibilit&#233;. Les 35 heures devraient &#234;tre hebdomadaires, dit-elle. Mais &#171; il peut-&#234;tre d&#233;cid&#233; d'alterner des semaines courtes et des semaines longues &#187; en contrepartie d'une dur&#233;e moyenne inf&#233;rieure &#224; la dur&#233;e l&#233;gale. Certes, la modulation des horaires, que la CGT admet donc tout en &#233;tant &#171; contre &#187;, devrait &#234;tre programm&#233;e en d&#233;but d'ann&#233;e. Mais de fa&#231;on &#171; indicative &#187; et les patrons pourraient la modifier pourvue qu'ils trouvent un &#171; motif justifi&#233; &#187; et respectent un &#171; d&#233;lai de pr&#233;venance de 8 jours minimum &#187;. Certes, quand la r&#233;duction du temps de travail est prise sous forme de jours de cong&#233;s, 70% devraient &#234;tre au choix des salari&#233;s. Mais 30% resteraient donc &#224; l'arbitraire du patron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les aides au patronat, baptis&#233;es par Aubry &#171; aides &#224; l'emploi &#187;, la CGT n'est pas contre. Elle voudrait seulement les amender. Les d&#233;gr&#232;vements de charges pour les salaires entre le SMIC et 1,8 fois le SMIC poussant aux embauches &#224; bas salaires, il faudrait un syst&#232;me incitant aussi aux embauches qualifi&#233;es. Et ces aides devraient &#234;tre progressives en fonction de l'augmentation des emplois, l'objectif &#233;tant pour la CGT la cr&#233;ation de 6% d'emplois pour 10% de r&#233;duction de temps de travail : en clair celui de la premi&#232;re loi Aubry, qui implique d&#233;j&#224; une augmentation du rythme de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ne pas trouer les caisses de la S&#233;curit&#233; sociale, la CGT demande que l'Etat compense son manque &#224; gagner du fait des d&#233;gr&#232;vements de charges. Quant aux cotisations patronales la CGT proposerait qu'elles soient modul&#233;es en fonction d'un savant &#171; ratio masse-salariale/valeur-ajout&#233;e &#187; pour moins peser sur les entreprises &#224; forte main d'&#339;uvre favorisant l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En guise d'offensive il s'agirait tout au plus de limiter la casse, histoire de donner le change aux militants CGT avant de se rallier &#224; la loi, en promettant de se battre pour en am&#233;liorer l'application. Exactement comme la plupart des directions syndicales ont fait depuis un an.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Et tout le monde de signer&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les accords sign&#233;s en 1999 n'allaient-ils pas modeler la loi de l'an 2000 ? Et tous les syndicats y sont all&#233;s de leurs concessions &#224; la flexibilit&#233; des horaires, &#224; la remise en cause des pauses, au travail &#171; exceptionnel &#187; du week-end, aux clauses de mod&#233;ration salariale. CFDT largement en t&#234;te bien entendu. A la fin de l'&#233;t&#233; 101 accords de branches avaient &#233;t&#233; sign&#233;s par une ou plusieurs f&#233;d&#233;rations, concernant pr&#232;s de neuf millions de salari&#233;s : 65 par la CFDT, 56 par FO et 16 par la CGT (CGC et CFTC en ayant sign&#233; respectivement 69 et 63). Des 7 600 accords d'entreprises, qui ajout&#233;s aux 2 900 accords de Robien sont applicables &#224; pr&#232;s de deux millions de salari&#233;s, 53% ont &#233;t&#233; sign&#233;s par la CFDT, 23% par la CGT, 19% par la CFTC, 18% par FO et 5% par la CGC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont effectivement model&#233; la nouvelle loi, en montrant l'ampleur des mesures anti-ouvri&#232;res que les directions syndicales &#233;taient pr&#234;tes &#224; signer ou &#224; accepter une fois sign&#233;es par la centrale voisine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cris de Blondel sur la mort des conventions collectives auraient un accent de v&#233;rit&#233;, s'ils n'avaient pas pour seul but de d&#233;fendre le droit des dirigeants FO, minoritaire ou pas, &#224; marchander le sort des travailleurs derri&#232;re leur dos. Quant &#224; la CGT, mis &#224; part une journ&#233;e d'action pour une bonne loi, pr&#233;vue pour le 4 octobre prochain, et son souhait de &#171; n&#233;gociations dans les branches et les entreprises qui r&#233;pondent aux besoins des salari&#233;s &#187;, la seule offensive qu'elle propose &#224; ses militants c'est de ferrailler localement, entreprise par entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des militants syndicaux sont pourtant parfaitement conscients qu'en fait de &#171; semaine de 35 heures &#187;, c'est une attaque en r&#232;gle qui se m&#232;ne aujourd'hui contre les travailleurs, avec la complicit&#233; des directions syndicales. Les r&#233;actions contre des signatures d'accord &#224; Peugeot, Renault ou la SNCF, et beaucoup d'autres entreprises, l'ont montr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes ils sont aussi conscients qu'il faudrait une riposte d'ensemble de la classe ouvri&#232;re, et que cela ne se d&#233;cr&#232;te pas (comme n'ont cess&#233; de le leur r&#233;p&#233;ter toutes les directions conf&#233;d&#233;rales, qui ne voulaient surtout pas de cette riposte). C'est pourtant avec eux tous, militants ou syndiqu&#233;s CGT, CFDT, FO ou autres, que les militants r&#233;volutionnaires devront trouver les moyens de s'atteler &#224; la pr&#233;parer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 septembre 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier BELIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Engager la riposte n&#233;cessaire
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Engager-la-riposte-necessaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Engager-la-riposte-necessaire</guid>
		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>&#171; Les salari&#233;s n'esp&#232;rent rien des 35 heures &#187;, pouvait-on lire dans le quotidien La Tribune du 6 septembre, en conclusion d'un sondage dans entreprises. Ce n'est gu&#232;re une r&#233;v&#233;lation. D&#232;s l'annonce du dispositif, en octobre 1997, et ensuite quand les projets Aubry se sont pr&#233;cis&#233;s et n&#233;goci&#233;s, la m&#233;fiance, la rogne, voire la col&#232;re ont pr&#233;domin&#233; chez les travailleurs. Il n'a pas fallu longtemps pour que beaucoup subodorent ou constatent que sous couvert de r&#233;duction du temps de travail, Jospin et Aubry&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Les salari&#233;s n'esp&#232;rent rien des 35 heures &#187;, pouvait-on lire dans le quotidien La Tribune du 6 septembre, en conclusion d'un sondage dans entreprises. Ce n'est gu&#232;re une r&#233;v&#233;lation. D&#232;s l'annonce du dispositif, en octobre 1997, et ensuite quand les projets Aubry se sont pr&#233;cis&#233;s et n&#233;goci&#233;s, la m&#233;fiance, la rogne, voire la col&#232;re ont pr&#233;domin&#233; chez les travailleurs. Il n'a pas fallu longtemps pour que beaucoup subodorent ou constatent que sous couvert de r&#233;duction du temps de travail, Jospin et Aubry prenaient le relais de Jupp&#233; et Balladur, eux-m&#234;mes pr&#233;c&#233;d&#233;s de Mauroy et Auroux, et y allaient de leurs propres griffes contre l'&#233;difice d&#233;j&#224; l&#233;zard&#233; des &#171; droits &#187; et &#171; acquis &#187; des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des r&#233;actions &#233;parpill&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette politique au service des patrons n'est pas all&#233;e sans r&#233;actions. Coups d'&#233;clat, d&#233;brayages, manifestations, mouvements de gr&#232;ve (dont celle des roulants de la SNCF en mai dernier &#8211; la plus spectaculaire certainement du fait de son audience nationale) n'ont cess&#233; de ponctuer les tentatives de mise en place du dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la combativit&#233; ne s'est exprim&#233;e &#224; ce jour que par une multitude d'escarmouches, c'est en grande partie parce que la classe ouvri&#232;re et ses militants pr&#233;sents sur le terrain se heurtent &#224; des directions syndicales qui sont les principaux truchements de la politique de la gauche gouvernementale. L'arnaque est dans le contenu &#8211; pro-patronal &#8211; des mesures pr&#233;sent&#233;es par les appareils syndicaux comme des &#171; points d'appui &#187;, &#171; amendables &#187;. Mais l'arnaque est aussi dans la m&#233;thode qui consiste &#224; enserrer les militants et appareils syndicaux dans un filet toujours plus &#233;troit de n&#233;gociations, concertations, branche par branche, entreprise par entreprise voire &#233;tablissement par &#233;tablissement. Le but &#233;vident du gouvernement &#8211; et des patrons &#8211; &#233;tant de substituer la palabre &#224; la lutte, les &#171; propositions &#187; &#224; la &#171; contestation &#187; et, en localisant au maximum les n&#233;gociations, d'&#233;mietter, d'&#233;clater, de diviser et d'affaiblir la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La CGT sur les rails&#8230; contre les gr&#233;vistes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve des roulants de la SNCF de mai dernier a soulign&#233; l'hypocrisie des bureaucraties syndicales. En particulier de la f&#233;d&#233;ration CGT, la plus puissante, qui avait claironn&#233; la n&#233;cessit&#233; de la lutte et de l'instauration d'un rapport de forces favorable aux cheminots sur le terrain, mais qui, lorsque ces derniers se sont mis en gr&#232;ve, a spectaculairement barr&#233; la route &#224; la gr&#232;ve. Gayssot et Hue, &#171; leaders &#187; de la composante communiste du gouvernement montant au charbon contre les roulants en lutte ! Car ce fut une alerte pour le gouvernement. Les roulants, par leur r&#233;seau d'influence national et leur cr&#233;dit de corporation combative, avaient effectivement les moyens de cristalliser le m&#233;contentement contre l'application de la loi Aubry et d'en entra&#238;ner d'autre avec eux. Contagion et g&#233;n&#233;ralisation, que la tactique Aubry-Jospin, appuy&#233;e par les appareils syndicaux, est pr&#233;cis&#233;ment destin&#233;e &#224; emp&#234;cher.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une r&#233;action commune indispensable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il est patent que les conf&#233;d&#233;rations syndicales ne veulent pas de la lutte. Et a fortiori de la lutte d'ensemble. Ce serait pourtant la seule perspective &#224; tracer aujourd'hui aux travailleurs. Car c'est maintenant que les pr&#233;tendus &#171; bons &#187; accords sign&#233;s &#224; ce jour par les bonzes syndicaux vont entrer en pratique dans les entreprises. C'est aujourd'hui que, parall&#232;lement &#224; la discussion parlementaire, de nombreux travailleurs vont se rendre compte de ce qu'ils perdent concr&#232;tement. C'est donc une p&#233;riode o&#249; l'on peut s'attendre &#224; de nombreuses r&#233;actions, contre les projets &#224; venir comme contre ceux qui sont d&#233;j&#224; ent&#233;rin&#233;s. Et c'est l&#224; le ferment d'un front uni de tous les travailleurs. C'est pourquoi il est imp&#233;ratif d&#232;s maintenant de faire une campagne d&#233;non&#231;ant les plans anti-ouvriers du gouvernement.Contre les lois Aubry sur les soi-disant 35 heures qui visent &#224; imposer partout les m&#234;mes r&#233;gressions, dans toutes les branches, toutes les corporations, dans le public comme dans le priv&#233;, la classe ouvri&#232;re devra &#8211; ce serait la premi&#232;re t&#226;che de responsables syndicaux et politiques dignes de ce nom &#8211; dresser un programme commun de lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;duction g&#233;n&#233;rale du temps de travail ? &lt;/strong&gt;Oui, jusqu'au 35 heures et peut-&#234;tre moins, mais sans perte de salaire aucun, sans annualisation ni flexibilit&#233;, en particulier sans travail impos&#233; les samedis, week-end ou jours f&#233;ri&#233;s, sans soustraire &#224; la dur&#233;e du travail les cong&#233;s suppl&#233;mentaires et les jours f&#233;ri&#233;s, les temps de pause, les usages acquis, les temps de repas ou cong&#233;s formation. La r&#233;duction du temps de travail doit se faire avec embauches correspondantes, de telle sorte que le patronat ne puisse pas r&#233;cup&#233;rer le temps de travail perdu par sa simple intensification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet axe revendicatif commun devrait constituer un ciment soudant les travailleurs de tous les secteurs dans la p&#233;riode actuelle. Les soudant dans la mise en place de structures communes pour pr&#233;parer les ripostes et les luttes commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les lois Aubry ne sont qu'un des volets des attaques anti-ouvri&#232;res du gouvernement et du patronat. Et la lutte contre l'intensification du travail va de pair avec la n&#233;cessit&#233; d'un contre-programme ouvrier pour l'ensemble des travailleurs qui, au-del&#224; de la question des 35 heures, exige :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;La suppression de tous les cadeaux au patronat&lt;/strong&gt;, en particulier ces nouveaux 100 milliards pr&#233;vus de primes ( et encouragement) aux bas salaires.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;L'utilisation de l'argent de l'Etat pour embaucher directement dans les services publics&lt;/strong&gt; o&#249; du fait de la m&#234;me politique de surexploitation et de suppression de postes, les conditions s'aggravent pour le personnel et les usagers. L'embauche de centaines de milliers de travailleurs serait n&#233;cessaire dans les h&#244;pitaux, les transports, les &#233;coles, la protection sociale, la poste&#8230;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;L'interdiction des licenciements&lt;/strong&gt;, tout particuli&#232;rement dans les groupes, dont Michelin est le plus r&#233;cent et le plus scandaleux exemple, qui affichent des profits, et r&#233;quisition des r&#233;calcitrants, contr&#244;le des travailleurs sur leurs comptes et profits.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;La suppression des statuts pr&#233;caires, int&#233;rimaires, temps partiels&lt;/strong&gt; et leur remplacement par de vraies embauches.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;L'arr&#234;t de la &#171; mod&#233;ration &#187; des salaires et leur augmentation, ainsi que des minima sociaux&lt;/strong&gt;, d'au moins 1500 francs.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;La pr&#233;servation de la retraite &#224; 60 ans pour tous et &#224; taux plein.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Une v&#233;ritable organisation des travailleurs se devrait de mettre en avant ce type de &#171; contre-projet &#187; aux lois gouvernementales et le porter partout &#224; la connaissance des travailleurs. En le soumettant conjointement aux diff&#233;rents patrons dans les n&#233;gociations ? Aux d&#233;put&#233;s pour que ce programme passe dans la loi ? Pour annoncer la couleur &#224; chacun et commencer &#224; se faire craindre, pourquoi pas !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce programme ne vaut que s'il est port&#233; par une lutte d'ensemble, par une riposte g&#233;n&#233;rale dont tous les travailleurs et militants fid&#232;les &#224; leur classe devront fixer les &#233;tapes, en utilisant tous leurs r&#233;seaux et canaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 septembre 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mich&#232;le VERDIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Leclerc Saint-Orens (Haute Garonne) : Embauches &#224; 35 heures pay&#233;es au-dessous du salaire minimum mensuel
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Leclerc-Saint-Orens-Haute-Garonne-Embauches-a-35-heures-payees-au-dessous-du</link>
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		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>
		<dc:subject>Grande distribution
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Depuis plusieurs mois, au Leclerc de Saint-Orens, les embauches des employ&#233;s &#224; plein temps se font sur la base d'un horaire hebdomadaire de 35 heures. Un mieux ? Bernique ! &lt;br /&gt;Le temps de travail r&#233;duit &#224; 35 heures n'emp&#234;che pas l'&#233;talement des heures de travail sur six jours, du lundi au samedi, &#224; raison de 5 heures, 6 heures ou 6 heures et demi par jour : des horaires quotidiens r&#233;duits dans les limites desquelles il est bien difficile de terminer les t&#226;ches attribu&#233;es. Alors quand la besogne &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis plusieurs mois, au Leclerc de Saint-Orens, les embauches des employ&#233;s &#224; plein temps se font sur la base d'un horaire hebdomadaire de 35 heures. Un mieux ? Bernique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps de travail r&#233;duit &#224; 35 heures n'emp&#234;che pas l'&#233;talement des heures de travail sur six jours, du lundi au samedi, &#224; raison de 5 heures, 6 heures ou 6 heures et demi par jour : des horaires quotidiens r&#233;duits dans les limites desquelles il est bien difficile de terminer les t&#226;ches attribu&#233;es. Alors quand la besogne &#224; effectuer d&#233;borde de trop la limite horaire, il est de bon ton de revenir pour terminer. Et comme chez Leclerc ce n'est pas l'employeur qui doit p&#226;tir de l'incapacit&#233; de l'employ&#233; &#224; faire l'impossible, c'est-&#224;-dire &#224; faire le travail demand&#233; dans les limites des heures r&#233;mun&#233;r&#233;es, la coutume veut que l'on revienne travailler... gratuitement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se retrouve de la sorte avec des 35 heures bien plus formelles que r&#233;elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le salaire ? Le SMIC horaire multipli&#233; par 152,25 heures mensuelles correspondant &#224; 35 heures hebdomadaires. On per&#231;oit en cons&#233;quence un salaire mensuel, de l'ordre de 4 900 francs net... Les derniers embauch&#233;s &#224; plein temps ont ainsi rejoint, en dessous du SMIC mensuel, les caissi&#232;res embauch&#233;es depuis bien longtemps &#224; temps partiel impos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que, par anticipation sur la seconde loi Aubry, un patron retors r&#233;mun&#232;re une fraction toujours croissante de son personnel bien en-dessous du SMIC mensuel, et se d&#233;gage de la contrainte de la r&#232;gle du salaire minimum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 septembre 1999, V.I.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Accord d'entreprise : les nouvelles r&#232;gles de n&#233;gociation
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Accord-d-entreprise-les-nouvelles-regles-de-negociation</link>
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		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
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		<dc:subject>Code du travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>D&#233;j&#224; avec la premi&#232;re loi, le gouvernement avait pr&#233;vu la possibilit&#233; d'accord sign&#233; par un salari&#233; mandat&#233; par un syndicat &#171; repr&#233;sentatif &#187;. On a vu la secr&#233;taire du directeur, l'employ&#233; du service paye, le chef d'&#233;quipe, etc. se faire mandater et signer ce que l'employeur avait pr&#233;par&#233;, &#224; quelques virgules pr&#232;s, avec un syndicat ext&#233;rieur ayant peu les moyens, et souvent pas la volont&#233;, de r&#233;ellement appr&#233;cier ce qui se passe dans l'entreprise. On permettait ainsi, sans aucune organisation minimale&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;j&#224; avec la premi&#232;re loi, le gouvernement avait pr&#233;vu la possibilit&#233; d'accord sign&#233; par un salari&#233; mandat&#233; par un syndicat &#171; repr&#233;sentatif &#187;. On a vu la secr&#233;taire du directeur, l'employ&#233; du service paye, le chef d'&#233;quipe, etc. se faire mandater et signer ce que l'employeur avait pr&#233;par&#233;, &#224; quelques virgules pr&#232;s, avec un syndicat ext&#233;rieur ayant peu les moyens, et souvent pas la volont&#233;, de r&#233;ellement appr&#233;cier ce qui se passe dans l'entreprise. On permettait ainsi, sans aucune organisation minimale ind&#233;pendante du patron, la signature d'accord au nom des travailleurs. Le projet de la seconde loi va encore plus loin. Pourtant on conna&#238;t d&#233;j&#224; les limites des formes actuelles o&#249; trop souvent sont n&#233;goci&#233;s et sign&#233;s des accords qui ne sont pas vraiment appr&#233;ci&#233;s par la majorit&#233; de ceux qui sont concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La possibilit&#233; du r&#233;f&#233;rendum&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour ouvrir droit &#224; l'all&#233;gement des charges sociales le patron aurait dor&#233;navant le choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un accord classique avec un ou des syndicats de l'entreprise. Mais une innovation : il n'ouvre droit aux aides que s'il est sign&#233; par un ou des syndicats majoritaires aux derni&#232;res &#233;lections professionnelles ou, s'il est sign&#233; par des organisations minoritaires, s'il re&#231;oit l'approbation de la majorit&#233; du personnel lors d'un r&#233;f&#233;rendum &lt;em&gt;&#171; organis&#233; &#224; la demande d'une ou plusieurs organisations signataires &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette mesure peut sembler plut&#244;t positive, puisqu'elle &#233;limine les accords sign&#233;s par des syndicats qui ne repr&#233;sentent pas les salari&#233;s ou dont l'ind&#233;pendance vis-&#224;-vis du patron n'est pas r&#233;elle. Mais si la pr&#233;occupation est la d&#233;mocratie, et pas seulement la justification d'attribution d'aides, pourquoi ne pas &#233;largir la possibilit&#233; de r&#233;f&#233;rendum dans l'entreprise ? En r&#233;alit&#233;, le gouvernement a voulu faire un petit geste envers les syndicats les plus puissants, comme la CGT qui y est tr&#232;s favorable, afin de les impliquer davantage directement dans la signature des accords. De plus, toutes les organisations syndicales &#171; repr&#233;sentatives au niveau national &#187; sont g&#233;n&#233;reusement arros&#233;es pour &#171; soutenir les actions de formations des salari&#233;s qu'elles mandatent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un accord sign&#233; par un salari&#233; mandat&#233; est soumis aux m&#234;mes r&#232;gles. Quand on conna&#238;t les pressions sur les salari&#233;s dans les petites entreprises, on peut s'interroger sur la validit&#233; de votes qui de fait ne sont pas secrets. La pr&#233;c&#233;dente loi a le plus souvent permis &#224; l'employeur d'avoir un accord selon ses d&#233;sirs. Et la mesure selon laquelle &lt;em&gt;&#171; les organisations syndicales reconnues repr&#233;sentatives au plan national peuvent b&#233;n&#233;ficier d'une aide de l 'Etat destin&#233;e &#224; soutenir les actions de formation des salari&#233;s qu'elles mandatent &#187; &lt;/em&gt;ne change que peu de choses : seuls les mandat&#233;s motiv&#233;s syndicalement seront concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le cas des petites entreprises&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'accord sign&#233; par un ou des d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel dans les entreprises de moins de 50 salari&#233;s, devra &#234;tre &lt;em&gt;&#171; approuv&#233; par les salari&#233;s &#224; la majorit&#233; des suffrages exprim&#233;s et valid&#233; par une commission paritaire nationale de branche &#187;. &lt;/em&gt;On va voir les employeurs qui ne voulaient pas voir les syndicats, quels qu'ils soient, m&#234;me sous forme d'un mandat&#233;, faire &#233;lire des DP &#224; leur botte et signer des accords qui ne seront contr&#244;l&#233;s par personne. La validation par la commission paritaire de branche ne semble tout simplement pas r&#233;aliste. Le crit&#232;re essentiel sera de savoir si les services du Minist&#232;re du travail auront comme consigne de refuser tout all&#233;gement tant que cette validation n'aura pas &#233;t&#233; faite... on voit tellement de &#171; souplesse &#187; pour faire du chiffre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin un chef d'&#339;uvre dans les entreprises de moins de 11 salari&#233;s. Si l'employeur fait approuver par la majorit&#233; de ses salari&#233;s le document &#233;tabli par lui &#171; &lt;em&gt;pr&#233;cisant les modalit&#233;s selon lesquelles la dur&#233;e du travail est fix&#233;e &#187;, &lt;/em&gt;il a l'all&#233;gement de charges. On voit tout de suite des salari&#233;s dans un magasin de 3 salari&#233;s refuser cela ! Cette mesure offre tout simplement aux employeurs la possibilit&#233; de recourir &#224; l'annualisation, la modulation, les changements d'horaires de travail sans aucune limite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C.P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Bosch-ELM Leblanc (Drancy, 93) : les 35 heures pour couvrir les licenciements ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Bosch-ELM-Leblanc-Drancy-93-les-35-heures-pour-couvrir-les-licenciements</link>
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		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>
		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>

		<description>C'est fin mai que la direction de l'entreprise ELM Leblanc de Drancy (Seine-Saint-Denis) a annonc&#233; son intention de licencier 367 travailleurs, soit un tiers de l'effectif de l'entreprise. &lt;br /&gt;Cette usine qui fabrique des chaudi&#232;res murales &#224; gaz a &#233;t&#233; rachet&#233;e par le groupe Bosch il y a trois ans. Le groupe a surtout rachet&#233; ainsi un tiers du march&#233; fran&#231;ais des chaudi&#232;res et chauffe-eau (partag&#233; entre ELM, Saulniers-Duval et Chaffoteau-Maury), mais il entend r&#233;organiser sa production entre ses diverses&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est fin mai que la direction de l'entreprise ELM Leblanc de Drancy (Seine-Saint-Denis) a annonc&#233; son intention de licencier 367 travailleurs, soit un tiers de l'effectif de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette usine qui fabrique des chaudi&#232;res murales &#224; gaz a &#233;t&#233; rachet&#233;e par le groupe Bosch il y a trois ans. Le groupe a surtout rachet&#233; ainsi un tiers du march&#233; fran&#231;ais des chaudi&#232;res et chauffe-eau (partag&#233; entre ELM, Saulniers-Duval et Chaffoteau-Maury), mais il entend r&#233;organiser sa production entre ses diverses usines d'Europe. La production des chauffe-bains a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;e &#224; Drancy, remplac&#233;e par la production de l'usine de Bosch au Portugal, et une partie des pi&#232;ces des chaudi&#232;res ELM viennent maintenant d'Allemagne. Et Bosch entend aujourd'hui fermer toute une partie de son usine de Seine-Saint-Denis pour faire faire notamment la partie cuivre (les corps de chauffe) des chaudi&#232;res dans sa nouvelle usine de Turquie o&#249; la main d'&#339;uvre lui revient &#224; 20,09 F de l'heure, contre 132,93 ici, toutes charges comprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'annonce du projet de licenciements, les travailleurs d'ELM ont manifest&#233; en juin et juillet &#224; plusieurs reprises, en se rassemblant le jour de la r&#233;union du CE, en manifestant dans les rues de Drancy ou devant la pr&#233;fecture de Bobigny, et aussi en allant rendre visite au deux autres usines Bosch de Seine-Saint-Denis, l'ancienne usine de freins Bendix de Drancy et l'usine Bosch de Saint-Ouen. Cela a permis d'alerter quelque peu l'opinion publique sur le probl&#232;me de ces licenciements, et a perturb&#233; le calendrier de la direction qui aurait voulu grosso-modo boucler l'affaire avant les cong&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Du bon usage patronal des accords &#171; d&#233;fensifs &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D'autant qu'avant m&#234;me de proposer, comme elle devra le faire, un projet de plan social la direction aurait voulu entamer des n&#233;gociations sur les 35 heures, afin d'obtenir des syndicats un de ces accords surnomm&#233;s &#171; d&#233;fensifs &#187; dans le jargon du gouvernement. En clair il s'agissait pour la direction d'empocher les primes de la loi Aubry et d'obtenir la flexibilit&#233; pour ceux qui resteront &#224; l'usine en faisant un peu moins de licenciements qu'annonc&#233; initialement. Mais elle est tomb&#233;e sur un bec : les quatre syndicats CGT, CFDT, FO et CFTC ont refus&#233; de participer &#224; de tels marchandages par une d&#233;claration commune, affirmant que pour eux la r&#233;duction du temps de travail devait permettre de cr&#233;er des emplois et non d'en supprimer. Et le chantage de la direction affichant alors dans l'entreprise une note disant que les syndicats allaient &#234;tre responsables d'une partie des licenciements n'a &#233;videmment pas march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au retour des vacances la direction a tent&#233; de diviser les syndicats : apr&#232;s avoir port&#233; plainte contre le secr&#233;taire du CE (FO) pour avoir fait reporter une r&#233;union sur les licenciements, elle l'a retir&#233; mais en demandant la signature d'un calendrier des r&#233;unions l&#233;galement pr&#233;vues dans une proc&#233;dure de licenciements collectifs, &#224; l'ordre du jour desquels bien entendu elle entend remettre la discussion de 35 heures. La CGT a &#233;t&#233; le seul syndicat &#224; refuser de signer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette petite man&#339;uvre ne change pas grand chose. Le probl&#232;me pour les travailleurs d'ELM est &#233;videmment de reprendre la lutte engag&#233;e avant l'&#233;t&#233;, de se manifester le plus possible, et de se donner le plus de force possible en trouvant des alli&#233;s aupr&#232;s des travailleurs des autres entreprises de la r&#233;gion et des autres entreprises du groupe Bosch, et en liant leur lutte &#224; celles des autres entreprises menac&#233;es d'un plan de licenciement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette rentr&#233;e, avec de nouveaux plans de restructuration et de r&#233;duction d'effectifs qui tombent de tous les c&#244;t&#233;s, faire que la lutte contre les licenciements d&#233;passe un cadre isol&#233;, entreprise par entreprise, fait partie de cette offensive d'ensemble de la classe ouvri&#232;re &#224; pr&#233;parer pour donner un coup d'arr&#234;t &#224; la politique patronale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 septembre 1999, &lt;strong&gt;S.L.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La r&#233;duction du temps de travail sauce Aubry, c'est pas la sant&#233; !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-reduction-du-temps-de-travail-sauce-Aubry-c-est-pas-la-sante-452</link>
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		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>
		<dc:subject>Conditions de travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>A propos de la r&#233;duction du temps de travail, les m&#233;dias oublient de se pencher sur les cons&#233;quences du travail pour la vie quotidienne de millions de travailleuses et de travailleurs, comme si les maladies qu'il provoque, l'usure qu'il produit, &#233;taient des contraintes incompressibles. Or une r&#233;duction du temps de travail qui s'accompagne d'une restructuration, d'une r&#233;organisation du travail se traduit le plus souvent par une aggravation de bien des facteurs nocifs pour les travailleurs. &lt;br /&gt;Les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Conditions-de-travail-+" rel="tag"&gt;Conditions de travail
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A propos de la r&#233;duction du temps de travail, les m&#233;dias oublient de se pencher sur les cons&#233;quences du travail pour la vie quotidienne de millions de travailleuses et de travailleurs, comme si les maladies qu'il provoque, l'usure qu'il produit, &#233;taient des contraintes incompressibles. Or une r&#233;duction du temps de travail qui s'accompagne d'une restructuration, d'une r&#233;organisation du travail se traduit le plus souvent par une aggravation de bien des facteurs nocifs pour les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les patrons font la chasse aux temps morts, le juste-&#224;-temps frappe partout : raccourcissement des d&#233;lais, des s&#233;ries, organisation du flux tendu, z&#233;ro d&#233;faut, qualit&#233; totale, r&#233;duction des co&#251;ts et donc des effectifs, etc.. Cette organisation du travail est de plus en plus totalitaire : elle cherche &#224; couler les hommes dans des moules, &#224; les instrumentaliser pas seulement physiquement, mais aussi psychiquement en utilisant leur intelligence tout en l'encadrant au plus pr&#232;s. Ces contraintes font dispara&#238;tre les moments de libre, de recul qui permettent de discuter avec les autres, de travailler &#224; plusieurs. Certaines organisations du travail sont m&#234;me con&#231;ues sur un certain niveau de stress qui est cens&#233; rendre les ouvriers plus productifs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus la flexibilit&#233; organis&#233;e par les patrons provoque pour les travailleurs l'incertitude sur les horaires, les jours travaill&#233;s, les jours de repos. Comment s'organiser, profiter des temps libres dans l'incertitude ? Avec la flexibilit&#233; la fronti&#232;re entre la vie priv&#233;e et le travail est mouvante et les choix des patrons peuvent bouleverser toutes les pr&#233;visions faites pour soi. Si on y ajoute l'extension du travail en fin de semaine, du travail du dimanche, du travail de nuit, on aboutit &#224; des situations totalement insupportables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela a des cons&#233;quences sur la sant&#233; des travailleurs. Le mal de dos s'explique par de lourdes charges, mais la peur, la crispation, le stress, la pression des sanctions, du licenciement, peuvent &#234;tre aussi &#224; l'origine de bien des maux. Combien de travailleurs qui craquent en culpabilisant qu'ils ne peuvent pas &#171; tenir &#187; ? Combien de travailleurs tiennent justement en se gavant d'antid&#233;presseurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des m&#233;decins de travail commencent &#224; r&#233;fl&#233;chir sur ce qu'ils appellent &#171; la souffrance au travail &#187; car le poids relatif des facteurs mentaux et psychologiques dans les probl&#232;mes de sant&#233; au travail augmente. C'est une formalisation de choses bien connues par celles et ceux qui travaillent et ont &#224; supporter les brimades, les harc&#232;lements et les pressions quotidiennes. Elle met en lumi&#232;re les probl&#232;mes essentiels : dans la soci&#233;t&#233; capitaliste, le travailleur doit se couler dans le moule impos&#233; par les patrons sous pr&#233;texte de contraintes techniques et &#233;conomiques, alors que tous les moyens mat&#233;riels et sociaux existent pour travailler et vivre bien pour toutes et tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles PAZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Des horaires et une organisation du travail nocifs
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Des-horaires-et-une-organisation-du-travail-nocifs</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Des-horaires-et-une-organisation-du-travail-nocifs</guid>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Conditions de travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>Variabilit&#233; des horaires, brefs d&#233;lais de pr&#233;venance des salari&#233;s, horaires d&#233;cal&#233;s, &#233;troites plages de r&#233;cup&#233;ration, telles sont les cons&#233;quences in&#233;vitables du d&#233;veloppement de la flexibilit&#233; du travail, ma&#238;tre mot du patronat et des derniers gouvernements. Ces horaires &#171; atypiques &#187; ont sur les conditions de travail et l'&#233;tat de sant&#233; des salari&#233;s un impact r&#233;el quoique parfois difficile &#224; mesurer de fa&#231;on objective : stress, troubles du sommeil, d&#233;gradation des relations priv&#233;es. Des m&#233;decins du travail&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Variabilit&#233; des horaires, brefs d&#233;lais de pr&#233;venance des salari&#233;s, horaires d&#233;cal&#233;s, &#233;troites plages de r&#233;cup&#233;ration, telles sont les cons&#233;quences in&#233;vitables du d&#233;veloppement de la flexibilit&#233; du travail, ma&#238;tre mot du patronat et des derniers gouvernements. Ces horaires &#171; atypiques &#187; ont sur les conditions de travail et l'&#233;tat de sant&#233; des salari&#233;s un impact r&#233;el quoique parfois difficile &#224; mesurer de fa&#231;on objective : stress, troubles du sommeil, d&#233;gradation des relations priv&#233;es. Des m&#233;decins du travail &#233;voquent m&#234;me le cas d'un g&#233;n&#233;raliste des Andelys, en Normandie, qui suite &#224; la signature d'un accord de r&#233;duction du temps de travail comportant des clauses de flexibilit&#233; horaire dans une PME locale, vit d&#233;filer dans son cabinet un grand nombre de salari&#233;s pr&#233;sentant des sympt&#244;mes de stress. Un comble que la soi-disant r&#233;duction du temps de travail se traduise par une p&#233;nibilit&#233; accrue !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Travail post&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Toutes les &#233;tudes montrent que les formules d'horaires anormaux ou d&#233;cal&#233;s ont de beaux jours devant elles, qu'il s'agisse du travail de nuit, du samedi ou du dimanche, du travail post&#233; en &#233;quipe alternante (notamment 2x8, 3x8), des semaines irr&#233;guli&#232;res, des repos inf&#233;rieurs &#224; 48 heures cons&#233;cutives, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit des sempiternels discours sur la &#171; fin du taylorisme et du fordisme &#187; le travail &#224; la cha&#238;ne, loin de se r&#233;sorber, progresse notamment dans les entreprises de taille moyenne.. La derni&#232;re enqu&#234;te Conditions de travail 1998 du Minist&#232;re du travail le met en &#233;vidence : alors qu'&#224; peine 10% des ouvriers d&#233;claraient en 1984 travailler sous des contraintes de l'ordre de l'heure, ils sont 35% aujourd'hui. Leur rythme de travail d&#233;pend de leurs coll&#232;gues dans une proportion qui passe dans le m&#234;me temps de 11% &#224; 27%. Un tiers des salari&#233;s d&#233;clarent &#171; ne pas quitter leur travail des yeux &#187;, parmi lesquels 54% de travailleurs industriels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail post&#233; (comportant des &#233;quipes g&#233;n&#233;ralement alternantes selon la formule des 2x8 ou des 3x8 en cas de travail de nuit, avec ou sans &#233;quipe de week-end) a repris son essor depuis le milieu des ann&#233;es 80. Dans l'industrie, il ne concernait que 15% des ouvriers en 1957. Un taux qui s'&#233;leva jusqu'&#224; 32% en 1974 avant de retomber &#224; 26 % au d&#233;but des ann&#233;es 80. Mais ce sont aujourd'hui plus de 37% des ouvriers d'industrie qui subissent ce r&#233;gime, et la signature d'accords Robien-Aubry en favorise bien souvent la r&#233;introduction l&#224; o&#249; il avait disparu en tout ou partie. 60% des &#233;tablissements industriels de plus de 500 salari&#233;s sont aujourd'hui concern&#233;s. Les femmes ont, dans ce domaine, tendance &#224; rattraper les hommes : 29 % des ouvri&#232;res non qualifi&#233;es de l'industrie subissent les 2x8, presque moiti&#233; plus qu'en 1990.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Horaires irr&#233;guliers&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; de ces horaires d'&#233;quipes, ou se combinant avec eux, prolif&#232;rent de multiples formules d'horaires irr&#233;guliers. La proportion de salari&#233;s travaillant un nombre de jours variable chaque semaine a paru se stabiliser autour de 14% dans les ann&#233;es 90, apr&#232;s s'&#234;tre accrue au cours des ann&#233;es 80. Mais cette moyenne cache des &#233;volutions contradictoires : les semaines variables sont en expansion parmi les ouvriers d'industrie et les employ&#233;s de commerce ; les cadres au contraire jouissent de plus en plus de semaines de travail comportant un nombre de jours stable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La variabilit&#233; s'accompagne de d&#233;lais de pr&#233;venance plus courts. Le nombre de travailleurs qui ne connaissent pas leurs horaires de travail &#224; l'avance est en augmentation constante : 9% ne les connaissent que pour la semaine &#224; venir, 8% pour le lendemain seulement et 5% que le jour m&#234;me ! Et ces chiffres de 1998 ne sont que le d&#233;but d'une &#233;volution n&#233;gative, avec l'annualisation institutionnalis&#233;e, on peut &#234;tre certain que ces chiffres vont augmenter consid&#233;rablement. Cas extr&#234;me, l'hypermarch&#233; Auchan de Martigues a embauch&#233; des caissi&#232;res pour un horaire hebdomadaire de 25 heures, dont seulement 17 planifi&#233;es. Pour s'acquitter des 8 heures restantes, les employ&#233;es &#233;taient &#233;quip&#233;es d'un Tatoo permettant de les contacter &#224; tout moment&#8230; Seule l'intervention des syndicats fit abroger cette pratique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Modulation du temps de travail&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'entr&#233;e en vigueur d'accord de modulation (ou annualisation) du temps de travail aggrave consid&#233;rablement les inconv&#233;nients du travail post&#233; : chez le fabricant de skis Salomon, les ouvri&#232;res de production (qui travaillent debout) effectuent &#224; certaines p&#233;riodes des semaines de 4x9 heures comprenant deux prises de poste &#224; 4 heures du matin et deux fins de service &#224; 22h30.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La variabilit&#233; atteint parfois des proportions &#233;tonnantes comme &#224; l'Imprimerie G&#233;n&#233;rale du Centre o&#249; l'horaire hebdomadaire oscille entre 25 et 60 heures. &#171; Attention les gars, demain il va falloir en mettre un coup : on travaillera dix heures et demie &#187;, annonce ainsi le responsable, cit&#233; par le magazine Liaisons Sociales. Dans bien des entreprises, les bornes fix&#233;es pour la variation des horaires sont de toute fa&#231;on all&#232;grement d&#233;pass&#233;es. Comme le reconna&#238;t un responsable FO de Carrefour, &#171; sur le terrain, il arrive que la modulation s'effectue en dehors du cadre pr&#233;vu &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'introduction de p&#233;riodes &#171; hautes &#187; accro&#238;t les r&#233;percussions n&#233;gatives du travail sur la vie priv&#233;e des salari&#233;s : aux Trois Suisses, un accord sign&#233; &#224; l'occasion de la mise en place des livraisons en 24 heures pr&#233;voit la possibilit&#233; de 14 semaines &#224; 42 heures. &#171; Apr&#232;s 3 semaines d'affil&#233;e &#224; 42 heures, la famille trinque &#187;, reconna&#238;t une syndicaliste pourtant signataire de l'accord.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un impact d&#233;sastreux incommensurable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La tendance est la m&#234;me concernant les temps de repos. D'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, environ 21% des salari&#233;s sont priv&#233;s d'un repos hebdomadaire de 48 heures cons&#233;cutives. Une contrainte qui concerne de moins en moins les cadres (seuls 8% des cadres d'entreprises sont touch&#233;s) et de plus en plus les ex&#233;cutants, ouvriers et employ&#233;s, et tout particuli&#232;rement les femmes. C'est le cas pour 61% des employ&#233;s de commerce (contre 52% au d&#233;but de la d&#233;cennie). A Renault Douai, l'introduction d'un samedi travaill&#233; par mois explique sans doute en partie l'accroissement sensible du nombre des malaises ainsi que des d&#233;c&#232;s parmi le personnel (27 en 1998 contre 11 l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La progression du travail de nuit et du dimanche accentue les tendances pr&#233;c&#233;dentes. Plus d'un salari&#233; sur 5 effectue d&#233;sormais au moins un dimanche travaill&#233; dans l'ann&#233;e. Le travail dominical occasionnel ou fr&#233;quent s'est accru de moiti&#233; depuis 1984, concernant environ un homme sur 6 et une femme sur 10. Le travail de nuit, qui s'&#233;tait stabilis&#233; dans les ann&#233;es 80, a repris son expansion (20% des hommes et 6% des femmes travaillent au moins une nuit par an). Ses m&#233;faits physiologiques sont reconnus, la tranche 0H-5H &#233;tant la p&#233;riode la plus vuln&#233;rable pour l'organisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les femmes, la d&#233;cision de la Cour de Justice europ&#233;enne en 1991 a donn&#233; le coup d'envoi &#224; l'extension du travail de nuit dans l'industrie qui touche d&#233;sormais 8% des ouvri&#232;res non qualifi&#233;es. &#171; On retrouve le ph&#233;nom&#232;ne de la double journ&#233;e de travail (domestique et salari&#233;) aggrav&#233; par le manque de sommeil &#187; constate une sociologue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impact des horaires &#171; atypiques &#187; est difficile &#224; appr&#233;hender d'autant que certains salari&#233;s cumulent un certain nombre de contraintes : les chauffeurs routiers sont de plus en plus nombreux &#224; effectuer des journ&#233;es d'une dur&#233;e parfois sup&#233;rieure &#224; 11 heures, tout en travaillant le dimanche et la nuit. Les employ&#233;s de commerce connaissent des journ&#233;es de plus en plus tardives, des semaines variables, des repos courts, et les d&#233;passements d'horaires sont l&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps pass&#233; au travail ne donne pas la mesure de l'intensification des efforts exig&#233;s des salari&#233;s, tant physiquement que mentalement : polyvalence, flux tendus et manque d'effectifs p&#232;sent de tout leur poids. Un salari&#233; sur quatre (plus qu'au d&#233;but de la d&#233;cennie) d&#233;clare aujourd'hui qu'il &#171; n'a pas un temps suffisant pour effectuer correctement son travail &#187; ou qu'il doit &#171; toujours se d&#233;p&#234;cher &#187;. Ceux qui &#171; doivent abandonner une t&#226;che qu'ils sont en train de faire pour en effectuer une autre non pr&#233;vue &#187; sont devenus majoritaires (56%). Pour parcellaires et discutables qu'elles soient, ces donn&#233;es du Minist&#232;re du Travail donnent la mesure de la pression accrue qui r&#232;gne dans les entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude r&#233;cente a montr&#233; que le travail en horaires d&#233;cal&#233;s (t&#244;t le matin, tard le soir ou la nuit) comportait des s&#233;quelles durables voire en partie irr&#233;versibles. Les salari&#233;s soumis &#224; ces horaires pr&#233;sentent une fr&#233;quence de troubles du sommeil nettement sup&#233;rieure &#224; la moyenne de leur classe d'&#226;ge. Ceux qui ont &#233;t&#233; expos&#233; aux horaires d&#233;cal&#233;s dans le pass&#233; et ont cess&#233; de l'&#234;tre continuent cependant d'&#234;tre plus sujets &#224; ces troubles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, il n'est pas encore possible de mesurer statistiquement l'impact des accords Aubry avec leur corollaire de flexibilit&#233;. Mais il est certain qu'en accentuant l'actuel mouvement de d&#233;r&#233;glementation du temps de travail, la loi Aubry contribuera d&#233;grader la qualit&#233; de vie des salari&#233;s. Faut-il le rappeler, hormis l&#224; o&#249; la continuit&#233; du service public ou d'un processus technique est en jeu (h&#244;pitaux, secours d'urgence, chimie&#8230;), le travail en &#233;quipe, les horaires d&#233;cal&#233;s ou variables ne correspondent &#224; aucune v&#233;ritable n&#233;cessit&#233; sociale. Il s'agit seulement pour les employeurs d'am&#233;liorer leur rentabilit&#233; en augmentant la dur&#233;e d'utilisation des &#233;quipements ou en adaptant la main d'&#339;uvre aux besoins imm&#233;diats de la production. Ces pratiques sont non seulement &#233;puisantes pour les salari&#233;s, mais g&#233;n&#233;ratrices de ch&#244;mage. En d&#233;finitive, seul le capital y trouve son compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Julien FORGEAT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Rythmes biologiques et sant&#233; : Oui les horaires atypiques sont mauvais !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On n'est pas le m&#234;me &#224; trois heures du matin, trois heures de l'apr&#232;s midi, huit heures du matin. La raison fondamentale est que pratiquement toutes les fonctions physiologiques humaines suivent un rythme sur une journ&#233;e, le rythme &#171; circadien &#187;. Cela se traduit en g&#233;n&#233;ral par un maximum et un minimum d'activit&#233; qui se r&#233;p&#232;te toutes les 24 heures. Par exemple, la temp&#233;rature du corps passe par un maximum en fin d'apr&#232;s midi et un minimum en fin de nuit, le taux de cortisol dans le sang tr&#232;s bas dans la journ&#233;e est maximum en fin de nuit et apr&#232;s le r&#233;veil, etc... Ces rythmes sont tr&#232;s rigides
Le travail &#224; horaires changeants les perturbe car il impose &#224; l'organisme des journ&#233;es anormales. Il provoque un grand d&#233;s&#233;quilibre dans les fonctions biologiques internes de l'organisme qui induit des effets digestifs, des troubles nerveux surtout au niveau de la qualit&#233; de sommeil, mais aussi sous forme de d&#233;pression ou d'hyper excitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'homme n'est pas fait pour travailler la nuit, ni pour changer d'horaires et de rythme tout le temps : cela a des effets graves sur sa sant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Viellissement au travail et 35 heures
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Viellissement-au-travail-et-35-heures</link>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites
</dc:subject>

		<description>Les logiques patronales d'organisation du travail retiennent un mod&#232;le d'ouvrier jeune, solide, apprenant vite et ob&#233;issant aux consignes qui lui sont donn&#233;es. Sont cr&#233;&#233;s des postes et des cadences en fonction de ces d&#233;finitions, reste aux ouvri&#232;res et ouvriers, jeunes ou &#226;g&#233;s &#224; s'adapter ou dispara&#238;tre. &lt;br /&gt;Pour tenir leur place les travailleurs plus &#226;g&#233;s, &#224; partir de leur exp&#233;rience du travail, des risques et de leur fatigue, cherchent &#224; adapter les op&#233;rations &#224; effectuer, &#224; anticiper les probl&#232;mes pour&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les logiques patronales d'organisation du travail retiennent un mod&#232;le d'ouvrier jeune, solide, apprenant vite et ob&#233;issant aux consignes qui lui sont donn&#233;es. Sont cr&#233;&#233;s des postes et des cadences en fonction de ces d&#233;finitions, reste aux ouvri&#232;res et ouvriers, jeunes ou &#226;g&#233;s &#224; s'adapter ou dispara&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tenir leur place les travailleurs plus &#226;g&#233;s, &#224; partir de leur exp&#233;rience du travail, des risques et de leur fatigue, cherchent &#224; adapter les op&#233;rations &#224; effectuer, &#224; anticiper les probl&#232;mes pour &#233;viter les incidents. Mais il faut avoir le temps, les marges de man&#339;uvre dans la production, les cadences pour pouvoir le faire. L'enjeu de ces &#233;conomies de temps et de fatigue est bien souvent le maintien dans l'emploi. On sait bien en effet que les premiers licenci&#233;s sont ceux que le patron estime les plus mal adapt&#233;s au travail tel qu'il l'a con&#231;u.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La bonne op&#233;ration des trusts de l'automobile&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chez Peugeot &#224; la t&#244;lerie de Mulhouse, une enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e sur les dossiers m&#233;dicaux montrait que 241 ouvriers sur un effectif total de 831 pr&#233;sentaient une ou plusieurs restrictions m&#233;dicales. Ces handicaps sont li&#233;s &#224; la flexion du dos, au port de charges, aux efforts physiques, aux d&#233;placements. Ils se r&#233;v&#232;lent vers l'&#226;ge de 35 ans mais le plus grand nombre de personnes affect&#233;es se situent dans les tranches d'&#226;ge comprises entre 45 et 52 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse des trusts automobiles est connue : il faut diminuer la proportion de travailleurs &#226;g&#233;s dans nos unit&#233;s de production, car c'est un facteur qui diminue la comp&#233;titivit&#233; des unit&#233;s de travail r&#233;centes occupant tr&#232;s majoritairement des jeunes. Ils ont m&#234;me obtenu ces derni&#232;res semaines l'aide du gouvernement Jospin pour r&#233;aliser l'op&#233;ration qui consiste &#224; se d&#233;barrasser les travailleurs &#226;g&#233;s pour les remplacer en partie par des plus jeunes. Ils r&#233;aliseront d'une pierre deux coups : le rajeunissement et la diminution des effectifs. Mais que deviennent ceux qui partent parce qu'inadapt&#233;s au travail tel qu'il est con&#231;u. Ici, avec le plan automobile et les fonds distribu&#233;s par l'Etat, &#231;a ira, mais plus g&#233;n&#233;ralement ? C'est d'autant plus scandaleux de la part de ceux qui d&#233;clarent partout qu'il faut augmenter le nombre d'annuit&#233;s pour partir en retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur tous ces sujets, la r&#233;duction du temps de travail qui s'accompagne de l'augmentation des cadences, organise l'intensification du travail, d&#233;stabilise les horaires, les habitudes, va tendre encore plus &#224; exclure les travailleurs &#226;g&#233;s, fatigu&#233;s de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C.P.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les maladies des articulations caus&#233;es par l'intensification du travail
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-maladies-des-articulations-causees-par-l-intensification-du-travail</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Accidents du travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>Le nombre de ces maladies est sur les 10 derni&#232;res ann&#233;es en augmentation rapide et constante. 1090 cas en 1990, 3165 en 1993, 7195 en 1997 ! La progression d'ann&#233;e en ann&#233;e est sup&#233;rieure &#224; celle des affections provoqu&#233;es par l'amiante. De plus ces chiffres sont inf&#233;rieurs &#224; la r&#233;alit&#233; &#224; cause de la d&#233;finition de la maladie et sa reconnaissance. Il y a 40 000 cas en Su&#232;de par exemple. &lt;br /&gt;Ce sont des affections des tendons et des articulations qui sont dues aux microtraumatismes provoqu&#233;s par des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le nombre de ces maladies est sur les 10 derni&#232;res ann&#233;es en augmentation rapide et constante. 1090 cas en 1990, 3165 en 1993, 7195 en 1997 ! La progression d'ann&#233;e en ann&#233;e est sup&#233;rieure &#224; celle des affections provoqu&#233;es par l'amiante. De plus ces chiffres sont inf&#233;rieurs &#224; la r&#233;alit&#233; &#224; cause de la d&#233;finition de la maladie et sa reconnaissance. Il y a 40 000 cas en Su&#232;de par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont des affections des tendons et des articulations qui sont dues aux microtraumatismes provoqu&#233;s par des contraintes m&#233;caniques soutenues et r&#233;p&#233;t&#233;es. Elles touchent le poignet, la main (le syndrome du canal carpien), le coude, l'&#233;paule et aussi les membres inf&#233;rieurs. D&#232;s que la maladie est contract&#233;e, l'handicap est d&#233;finitif et tr&#232;s grave. Une main atteinte du syndrome du canal carpien ne peut plus prendre des charges m&#234;me limit&#233;es, une pile d'assiettes, un marteau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On les conna&#238;t depuis longtemps, puisque la plus fr&#233;quente, le syndrome du canal carpien, appara&#238;t &#224; la fin du XIX&#176; si&#232;cle avec l'introduction de la plume d'acier chez les employ&#233;es aux &#233;critures. La maladie r&#233;appara&#238;t dans ann&#233;es 80 avec les modifications de la production dans l'industrie de conditionnement de la viande. On a calcul&#233; qu'un boucher qui d&#233;sosse &#224; la cha&#238;ne des quartiers donne un coup de couteau toutes les 3 ou 4 secondes. Faire toute la journ&#233;e ces m&#234;me gestes de d&#233;coupe est destructeur. Une dur&#233;e du cycle de travail faible, un geste identique r&#233;p&#233;t&#233; &#224; l'identique car le rythme est tel qu'on ne peut pas varier la mani&#232;re de faire, ce sont tous les facteurs de d&#233;veloppement de la maladie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des milliers d'invalides&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les patrons, pour se d&#233;charger de leur responsabilit&#233; en la mati&#232;re, rendent responsables les facteurs personnels, l'&#226;ge. On a plus de chance d'&#234;tre atteint au bout de 10 ans de travail &#224; la cha&#238;ne qu'au bout de 3 ans, c'est &#233;vident. Mais cela ne doit pas justifier le retrait des travailleurs &#226;g&#233;s du boulot quand ils sont us&#233;s, ni d'exposer les plus jeunes &#224; des risques qui auront de l'effet des ann&#233;es apr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais bien plus que les facteurs personnels, ce qui explique ces maladies, c'est la situation de travail, l'organisation en flux tendu, le cycle manuel, le poids des cadences, la charge des petits chefs, le stress des d&#233;lais. Une enqu&#234;te europ&#233;enne de 1994 (Sumer) mettait ces facteurs au centre des raisons expliquant le d&#233;veloppement de ces maladies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple d'une usine de conditionnement de filets de poisson est &#233;clairant. Les ouvri&#232;res d&#233;coupent les filets, les p&#232;sent et les conditionnent. Le patron, pour supprimer les d&#233;placements non rentables, met en place un syst&#232;me qui les &#233;limine. Les ouvri&#232;res ont maintenant des tables r&#233;glables et peuvent s'asseoir. Finalement l'intensification et la sp&#233;cialisation du travail qui en r&#233;sultent doublent les affections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions de travail dans l'industrie alimentaire, dans le commerce en particulier pour les caissi&#232;res, dans le conditionnement, dans le travail &#224; la cha&#238;ne produiront si on ne fait rien, des milliers d'invalides de ces maladies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement, si rapide quand il s'agit de donner aux patrons des all&#233;gements de charges sur les cotisations sociales, ne se pr&#233;occupe pas de l'effet de ces maladies sur les travailleurs. Comme pour l'amiante, il faudra attendre que le patronat trouve une autre solution pour qu'on se d&#233;cide &#224; trouver un peu d'argent pour indemniser tous les malades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une raison de plus pour se battre contre la flexibilit&#233; et l'acc&#233;l&#233;ration des cadences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles PAZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> La grande arnaque de la reconnaissance des maladies professionelles
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		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Accidents du travail
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<description>S'il est utile d'&#233;tudier l'&#233;volution des maladies professionnelles d&#233;clar&#233;es, il ne faut jamais perdre de vue que les chiffres sont mensongers. &lt;br /&gt;En effet pour qu'une maladie soit reconnue professionnelle, il faut qu'elle corresponde aux tableaux qui d&#233;finissent les maladies, &#233;num&#232;rent les affections, leur degr&#233; de gravit&#233;, les listes le plus souvent limitatives de travaux cens&#233;s causer la maladie, et les d&#233;lais d'exposition au risque avant la demande de reconnaissance. &lt;br /&gt;Ils sont con&#231;us de mani&#232;re &#224; ne&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-La-reduction-du-temps-de-travail-sauce-Aubry-c-est-pas-la-sante-" rel="directory"&gt;La r&#233;duction du temps de travail sauce Aubry, c'est pas la sant&#233; !
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Accidents-du-travail-+" rel="tag"&gt;Accidents du travail
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il est utile d'&#233;tudier l'&#233;volution des maladies professionnelles d&#233;clar&#233;es, il ne faut jamais perdre de vue que les chiffres sont mensongers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet pour qu'une maladie soit reconnue professionnelle, il faut qu'elle corresponde aux tableaux qui d&#233;finissent les maladies, &#233;num&#232;rent les affections, leur degr&#233; de gravit&#233;, les listes le plus souvent limitatives de travaux cens&#233;s causer la maladie, et les d&#233;lais d'exposition au risque avant la demande de reconnaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont con&#231;us de mani&#232;re &#224; ne pas mettre en d&#233;ficit les caisses d'indemnisation : une demande de prise en charge sur deux est refus&#233;e car n'entrant pas strictement dans le cadre de ces tableaux. Par exemple le tableau de la surdit&#233; professionnelle impose une liste limitative de travaux susceptibles de la provoquer et la fa&#231;on dont est calcul&#233; le d&#233;ficit auditif ne permet de prendre en charge que des surdit&#233;s tr&#232;s importantes. Le nombre de maladies professionnelles reconnues et indemnis&#233;es est tr&#232;s largement inf&#233;rieur &#224; la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un syst&#232;me d'indemnisation scandaleux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En outre le syst&#232;me d'indemnisation lui-m&#234;me est scandaleux. Les lois sur les accidents du travail et les maladies professionnelles les l&#233;gitiment comme inh&#233;rents au processus de production. Elles ne cherchent pas &#224; savoir qui est responsable et comment les responsables de cette faute doivent rendre &#171; justice &#187;. Elles exon&#232;rent &#224; priori les patrons de cette responsabilit&#233; en pr&#233;voyant une assurance financi&#232;re contre le risque con&#231;u comme in&#233;luctable. Dans la soci&#233;t&#233; capitaliste, l'accident du travail et la maladie professionnelle sont consid&#233;r&#233;s comme socialement acceptables puisqu'indemnisables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles que soient les limites de ces statistiques, elles permettent quand m&#234;me de dire que les nouvelles modalit&#233;s d'organisation du travail ont des effets d&#233;vastateurs. Il y a persistance des risques &#171; traditionnels &#187;, (travaux dangereux, risques de chutes, port de charges lourdes, bruit, toxiques, etc.) mais un poids grandissant des contraintes d'organisation du travail en terme de gestion du temps travaill&#233; et de pression permanente des cadences et des d&#233;lais d'ex&#233;cution des t&#226;ches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C.P. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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