<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
		<url>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L144xH19/siteon0-663c7.png?1526421719</url>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
		<height>19</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Editorial : Une force politique r&#233;volutionnaire
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Une-force-politique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Une-force-politique</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Extr&#234;me gauche
</dc:subject>
		<dc:subject>LCR
</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte ouvri&#232;re
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Cinq d&#233;put&#233;s d'extr&#234;me-gauche au Parlement europ&#233;en, 5,2 % obtenus &#224; une &#233;lection nationale : pour les r&#233;volutionnaires ces &#233;lections europ&#233;ennes constituent un fait politique d'importance. De plus l'examen d&#233;taill&#233; des r&#233;sultats fait appara&#238;tre que les plus hauts scores qui d&#233;passent les 7, 8, voire parfois 9 % le sont dans des villes ou des quartiers ouvriers. Ce r&#233;sultat confirme que l'extr&#234;me-gauche constitue aujourd'hui, au moins sur le plan &#233;lectoral, une force politique stable, dont l'influence dans&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-4-juillet-aout-1999-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 4, juillet-ao&#251;t 1999
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Extreme-gauche-+" rel="tag"&gt;Extr&#234;me gauche
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-LCR-+" rel="tag"&gt;LCR
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Lutte-ouvriere-+" rel="tag"&gt;Lutte ouvri&#232;re
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cinq d&#233;put&#233;s d'extr&#234;me-gauche au Parlement europ&#233;en, 5,2 % obtenus &#224; une &#233;lection nationale : pour les r&#233;volutionnaires ces &#233;lections europ&#233;ennes constituent un fait politique d'importance. De plus l'examen d&#233;taill&#233; des r&#233;sultats fait appara&#238;tre que les plus hauts scores qui d&#233;passent les 7, 8, voire parfois 9 % le sont dans des villes ou des quartiers ouvriers. Ce r&#233;sultat confirme que l'extr&#234;me-gauche constitue aujourd'hui, au moins sur le plan &#233;lectoral, une force politique stable, dont l'influence dans les milieux ouvriers et populaires commence &#224; &#234;tre une s&#233;rieuse concurrence pour le PC. Elle commence m&#234;me &#224; donner quelques inqui&#233;tudes au PS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, une &#233;lection n'est jamais qu'une &#233;lection. Mais cette campagne a permis de consolider un p&#244;le politique en opposition radicale &#224; la gauche gouvernementale, sur la base de la d&#233;fense d'un plan d'urgence qui reprend &#224; son compte les aspirations port&#233;es dans les luttes, les gr&#232;ves, les mobilisations de ces derni&#232;res ann&#233;es et qui commencerait &#224; mettre en question le pouvoir des capitalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces &#233;lections, la LCR et LO ont su mener campagne ensemble et surmonter les divisions du pass&#233;. Cela a certainement compt&#233; pour faire gagner &#224; l'extr&#234;me-gauche une nouvelle cr&#233;dibilit&#233; politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, il faut maintenir le cap. Maintenir l'orientation politique de la campagne. Maintenir la volont&#233; de faire appara&#238;tre les positions communes quand il y en a, comme &#224; propos de la guerre en Yougoslavie, la loi Aubry sur les 35 heures, les licenciements &#224; Elf Aquitaine ou le refus des menaces contre les retraites. Maintenir aussi la volont&#233; tenace de faire ensemble tout ce qu'il est possible de faire en commun : organisation de r&#233;unions publiques, rencontres entre militants des deux organisations intervenant sur les m&#234;mes entreprises, branches ou localit&#233;s, initiatives publiques communes autour du plan d'urgence et de la n&#233;cessit&#233; de s'organiser pour mettre en &#233;chec la politique d'aust&#233;rit&#233; men&#233;e par le patronat et le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant il ne s'agit surtout pas de nous replier sur nous-m&#234;mes mais de r&#233;pondre &#224; l'attente et &#224; la sympathie qui se sont exprim&#233;es dans des cercles bien plus larges que les cercles sympathisants de nos deux organisations. Une politique commune ne prendra tout son sens que si nous nous tournons vers l'ext&#233;rieur. Il s'agira en effet de nous adresser &#224; toutes les organisations et &#224; tous les militants du mouvement ouvrier pour leur proposer d'organiser ensemble la riposte contre la politique d'aust&#233;rit&#233; et pour la d&#233;fense des acquis et des revendications de la classe ouvri&#232;re, de la jeunesse, de tous les exploit&#233;s et opprim&#233;s. Il faudra aussi nous efforcer d'associer toutes les forces et organisations politiques, tous les militants politiques, syndicaux, associatifs en accord avec notre orientation et notre d&#233;marche d'ensemble. Nous pourrons ainsi, au travers de ces exp&#233;riences, non pas construire du jour au lendemain un nouveau parti, mais faire exister, consolider, amplifier une force politique r&#233;volutionnaire qui trace les contours d'une alternative aux organisations r&#233;formistes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Apr&#232;s les &#233;lections : Quelle politique pour l'alliance LO-LCR ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Apres-les-elections-Quelle-politique-pour-l-alliance-LO-LCR</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Apres-les-elections-Quelle-politique-pour-l-alliance-LO-LCR</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte ouvri&#232;re
</dc:subject>
		<dc:subject>LCR
</dc:subject>
		<dc:subject>Extr&#234;me gauche
</dc:subject>

		<description>Jug&#233;e &#233;ph&#233;m&#232;re, conjoncturelle, opportuniste, voire contre-nature, au gr&#233; des humeurs et des opinions, l'alliance conclue par LO et la LCR &#224; l'occasion des &#233;lections europ&#233;ennes ne se voyait pas pr&#233;dire un grand avenir. Son terme &#233;tait donn&#233; d'avance : au soir du 13 juin chacune des deux organisations r&#233;volutionnaires irait de nouveau son chemin. Peu croyaient en la possibilit&#233; d'un prolongement. Encore moins militaient r&#233;ellement pour. &lt;br /&gt;Il est vrai qu'elle venait apr&#232;s une d&#233;cennie durant laquelle LO et&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-4-juillet-aout-1999-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 4, juillet-ao&#251;t 1999
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Lutte-ouvriere-+" rel="tag"&gt;Lutte ouvri&#232;re
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-LCR-+" rel="tag"&gt;LCR
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Extreme-gauche-+" rel="tag"&gt;Extr&#234;me gauche
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jug&#233;e &#233;ph&#233;m&#232;re, conjoncturelle, opportuniste, voire contre-nature, au gr&#233; des humeurs et des opinions, l'alliance conclue par LO et la LCR &#224; l'occasion des &#233;lections europ&#233;ennes ne se voyait pas pr&#233;dire un grand avenir. Son terme &#233;tait donn&#233; d'avance : au soir du 13 juin chacune des deux organisations r&#233;volutionnaires irait de nouveau son chemin. Peu croyaient en la possibilit&#233; d'un prolongement. Encore moins militaient r&#233;ellement pour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai qu'elle venait apr&#232;s une d&#233;cennie durant laquelle LO et la LCR s'&#233;taient mutuellement ignor&#233;es. Il est vrai que sa n&#233;cessit&#233; s'est d'abord impos&#233;e &#224; cause du syst&#232;me de scrutin des europ&#233;ennes et l'obligation de passer la barre des 5 % pour avoir des &#233;lus et obtenir un remboursement. Il est vrai surtout que les diff&#233;rences de strat&#233;gie, de tactique ou de style d'intervention rendent l'id&#233;e d'une fusion dans un m&#234;me parti impensable sans changements d'envergure, que les &#233;lections avaient peu de chance d'amener... et qu'elles n'ont pas amen&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'alliance LO-LCR confirm&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain des &#233;lections les militants des deux courants qui publient &lt;em&gt;Convergences R&#233;volutionnaires&lt;/em&gt;, minorit&#233;s de la LCR et de LO qui ont milit&#233; depuis longtemps pour le rapprochement et la collaboration, peuvent enregistrer avec satisfaction la volont&#233; nouvelle manifest&#233;e par leurs deux organisations de le poursuivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pas plus que d'autres de garanties sur l'avenir de l'alliance LCR-LO. Il d&#233;pend non seulement du maintien de cette volont&#233; nouvelle mais des &#233;v&#232;nements &#224; venir et du climat social et politique. A ses d&#233;tracteurs, car il y en a toujours, il faut pourtant faire remarquer que les raisons qu'ont LO et la LCR de maintenir leurs liens, sinon de les approfondir, ne sont ni &#233;lectoralistes ni conjoncturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat des europ&#233;ennes est une de ces raisons. La liste commune ayant pass&#233; la barre des 5 % et ayant cinq &#233;lus LO et LCR au Parlement europ&#233;en, ceux-ci et leurs organisations sont confront&#233;s &#224; la responsabilit&#233; de r&#233;pondre mutuellement de l'attitude et de la politique des &#233;lus de l'autre organisation. Ils se sont pr&#233;sent&#233;s ensemble et sur une plate-forme commune devant les &#233;lecteurs. Comme nous l'&#233;crivions dans le num&#233;ro pr&#233;c&#233;dent de cette revue, num&#233;ro de mai-juin, l'engagement de former un groupe (sinon officiel, car le nombre d'&#233;lus est insuffisant, du moins de fait) et de se concerter syst&#233;matiquement est bien le moindre qui devait &#234;tre pris dans ces circonstances. LO et la LCR l'ont pris. Cela ne garantit pas la politique qui sera d&#233;fendue. Mais cela a valeur de symbole. C'est une sorte d'engagement non seulement pour les &#233;lus mais pour les deux organisations toutes enti&#232;res de continuer ensemble sur la lanc&#233;e des &#233;lections. Comment serait-il possible de former un m&#234;me groupe, se concerter syst&#233;matiquement, d&#233;fendre une politique commune chaque fois que c'est possible au Parlement europ&#233;en, mais pas possible partout ailleurs, en particulier sur les autres terrains d'intervention bien plus importants du point de vue des r&#233;volutionnaires ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une plate-forme politique commune&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette responsabilit&#233; morale, cons&#233;quence des r&#233;sultats du 13 juin, n'est pourtant pas la seule raison qui impose &#224; LO et &#224; la LCR de maintenir leur alliance. Il y en a une autre bien plus profonde que r&#233;sumait Arlette Laguiller dans une interview donn&#233;e &#224; Rouge, l'hebdomadaire de la LCR, la semaine m&#234;me pr&#233;c&#233;dant les &#233;lections : &#171; &lt;em&gt;De plus, la plate-forme qui nous a r&#233;unis dans la campagne doit r&#233;unir demain nos deux organisations dans leurs interventions&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sentation d'une liste commune sur une plate-forme commune a permis de v&#233;rifier que, &#224; c&#244;t&#233; de divergences de toutes sortes, politiques ou organisationnelles, de d&#233;tail ou d'importance, LO et la LCR ont une base politique commune. Elle a &#233;t&#233; reconnue &#224; l'occasion des &#233;lections. Mais elle vaut hors &#233;lection. On pourrait m&#234;me dire surtout hors &#233;lection &#233;tant donn&#233; son contenu : opposition d&#233;termin&#233;e au gouvernement, programme de mesures d'urgence pour changer radicalement la situation des classes laborieuses, n&#233;cessit&#233; de les imposer par les luttes. Si sur une telle base LO et LCR se sont retrouv&#233;es pour intervenir dans les &#233;lections, comment pourraient-elles ne pas trouver d'autres occasions de le faire sur les terrains qui sont ceux de la lutte de classe ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des contacts &#224; tous les niveaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;LO et LCR manifestent donc la volont&#233; de maintenir l&#224; o&#249; ils se sont cr&#233;&#233;s pendant la campagne, d'&#233;tablir l&#224; o&#249; cela n'a pas encore &#233;t&#233; fait, des contacts &#233;troits &#224; tous les niveaux. C'est le premier objectif. Ces contacts en fait n'auraient jamais d&#251; cesser, ni entre LO et la LCR (entre lesquelles des rapports r&#233;guliers &#224; tous les niveaux exist&#232;rent dans un pass&#233; lointain maintenant), ni entre toutes les organisations r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi le minimum indispensable pour permettre d'envisager des initiatives et des actions communes. Comment parler d'intervenir en commun, si... on ne se rencontre pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un minimum, &#224; d&#233;passer aussi rapidement que possible et chaque fois qu'il est possible. Car, c'est aussi une le&#231;on du pass&#233;, des rapports &#233;troits semblent rapidement une perte de temps et d'&#233;nergie, inutiles, voire encombrants, s'ils ne produisent pas d'effets, au moins &#224; terme, quand ils ne se traduisent pas en interventions, actions ou initiatives communes. C'est d'ailleurs bien cela la finalit&#233; de rapports politiques. Si au Parlement nos cinq camarades si&#232;gent c&#244;te &#224; c&#244;te, disent se concerter syst&#233;matiquement, mais n'interviennent jamais ensemble et ne se retrouvent jamais sur une m&#234;me initiative, bref d&#233;montrent qu'ils sont amis peut-&#234;tre mais n'ont aucune politique commune, parlera-t-on longtemps d'un groupe communiste r&#233;volutionnaire ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Poursuivre tout simplement la campagne de ces six derniers mois&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si des contacts s'&#233;tablissent &#224; tous les niveaux qui permettront d'aborder ensemble tous les probl&#232;mes et de discuter de toutes les initiatives possibles, &#224; l'&#233;chelle nationale (voire europ&#233;enne maintenant ?) comme &#224; celle de l'entreprise ou de la localit&#233;, des occasions d'intervenir en commun &#224; br&#232;ve ou longue &#233;ch&#233;ance ne pourront manquer. La lutte de classe, surtout l'offensive des classes dirigeantes, se poursuit tous azimuts. Les occasions de proposer, d'organiser, au moins de prendre part &#224; la riposte ne peuvent manquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut en imaginer certaines d&#232;s &#224; pr&#233;sent (ch&#244;meurs, sans papiers, plans de licenciements...). D'autres surgiront sans doute que nous n'entrevoyons pas encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, ind&#233;pendamment de toutes les opportunit&#233;s &#224; saisir qui se pr&#233;senteront immanquablement, il est une intervention qui s'impose d&#232;s maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans se soucier des &#233;lections, alors m&#234;me que la campagne battait son plein &#8212; une mani&#232;re de montrer le peu d'importance qu'ils accordaient &#224; ce qui pouvait sortir des urnes &#8212; patronat et gouvernement ont au contraire confirm&#233; une nouvelle et prochaine offensive contre les travailleurs : plans de suppressions d'emplois ou de licenciements dans les plus grands groupes, &#224; Elf, &#224; IBM, &#224; Bosch, etc... ; attaques en pr&#233;paration contre la s&#233;curit&#233; sociale ou les retraites ; et surtout deuxi&#232;me loi Aubry (remettez-nous &#231;a la patronne !) qui red&#233;veloppe &#224; elle seule tous les aspects de l'offensive de deux d&#233;cennies contre les salari&#233;s : r&#233;duction des salaires r&#233;els, subventions accrues aux patrons, annualisation, flexibilit&#233;, manipulation des horaires qui augmentent la peine au travail, pr&#233;carit&#233; et ch&#244;mage inchang&#233;s, contr&#244;le accru de l'employeur sur la vie m&#234;me de ses salari&#233;s. La loi Aubry semble le contre-pied exact du plan d'urgence, un contre-plan (mais qu'il serait mals&#233;ant d'appeler d'urgence devant la bonne sant&#233; des capitalistes) pour le patronat. Le plan d'urgence est donc d'autant plus d'actualit&#233;. Comme est d'actualit&#233; la pr&#233;paration d'un mouvement d'ensemble pour faire face &#224; l'offensive concert&#233;e du patronat, des politiciens de droite et de gauche et de certaines directions syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si depuis six mois LO et LCR ont fait campagne sur la base d'une opposition radicale au patronat et au gouvernement et pour un plan d'urgence qui est avant tout un programme pour une lutte d'ensemble, peuvent-elles arr&#234;ter, sans se renier, une fois les &#233;lections pass&#233;es, alors que la situation des classes exploit&#233;es n'a &#233;videmment pas chang&#233;, ni bien entendu la politique du patronat et du gouvernement ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des initiatives pour rassembler militants et travailleurs combatifs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s maintenant donc, LCR et LO peuvent et doivent envisager d'entamer la campagne (il serait en fait plus juste de dire poursuivre, dans le droit fil de celle qu'elles ont men&#233;e en commun pour les &#233;lections, et pratiquement sur la base de la plate-forme commune) contre les projets du patronat et du gouvernement, contre les projets Aubry, avec l'ambition d'aider &#224; pr&#233;parer le mouvement d'ensemble qui imposera le plan d'urgence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que d'une campagne unique il conviendrait d'ailleurs de parler de campagnes multiples, puisqu'il s'agit de d&#233;velopper une politique par des interventions et des initiatives diverses, &#224; diff&#233;rents niveaux et dans diff&#233;rentes directions. Et pas seulement de la campagne traditionnelle de meetings, r&#233;unions publiques, tracts et affiches, m&#234;me s'il s'agit de cela aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La LCR et LO pourraient, et &#224; notre sens devraient, prendre aussi l'initiative d'organiser des rencontres militantes &#224; tous les niveaux, &#224; commencer par celui de l'entreprise et de la branche, en passant par ceux de la localit&#233; et de la r&#233;gion, jusqu'au niveau national ; des rencontres qui seraient &#224; proposer &#224; tous les militants communistes, socialistes, syndicalistes, sans parti et sans syndicat, et tout simplement travailleurs combatifs ; des rencontres qui auraient pour but de discuter des objectifs et des moyens d'imposer ce plan d'urgence et lutter contre les projets patronaux et gouvernementaux ; des rencontres &#224; l'organisation desquelles LO et LCR pourraient associer d'autres militants et groupes r&#233;volutionnaires qui, en gros, sont d'accord avec le plan d'urgence, &#224; commencer par ceux qui l'ont montr&#233; &#224; l'occasion de la r&#233;cente campagne &#233;lectorale, une fa&#231;on de les rassembler autour de la force politique r&#233;volutionnaire, dans laquelle ils ont naturellement leur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;mergence affirm&#233;e de cette force politique permet aujourd'hui &#224; LO et la LCR ensemble de proposer non seulement aux militants mais aux organisations elles-m&#234;mes, partis, PCF notamment, syndicats et associations qui disent d&#233;fendre ou repr&#233;senter les int&#233;r&#234;ts des exploit&#233;s ou opprim&#233;s, de participer &#224; l'agitation et au mouvement &#233;ventuel pour imposer le programme d'urgence. Sans illusion sur la r&#233;ponse possible, mais pr&#234;ts &#224; jouer le jeu avec ceux qui accepteraient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle politique n'est pas artificielle. Elle ne r&#233;pond pas &#224; la seule n&#233;cessit&#233; pour LO et la LCR de trouver quelque chose &#224; faire en commun, ce qui ne m&#232;nerait nulle part, m&#234;me si elle justifie et conforte leur alliance : elle permettrait par exemple d'envisager une presse commune qui, sur la base d'une politique commune, aurait alors toute sa justification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La raison d'&#234;tre fondamentale de la force politique r&#233;volutionnaire est la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts du monde du travail. Dans la situation politique et sociale post-&#233;lectorale cette d&#233;fense passe par la pr&#233;paration du mouvement d'ensemble pour imposer les mesures d'urgence qui changeraient radicalement la situation des exploit&#233;s et des opprim&#233;s. La d&#233;finition de la politique commune de l'alliance LO-LCR doit partir de l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tendance &lt;em&gt;R&#233;volution !&lt;/em&gt; de la Ligue Communiste R&#233;volutionnaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fraction &lt;em&gt;L'Etincelle&lt;/em&gt; de Lutte Ouvri&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Loi Aubry : les travailleurs ne lui disent pas merci !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Loi-Aubry-les-travailleurs-ne-lui-disent-pas-merci</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Loi-Aubry-les-travailleurs-ne-lui-disent-pas-merci</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>A l'automne, le Parlement doit d&#233;battre de la deuxi&#232;me loi sur les 35 h. &lt;br /&gt; La premi&#232;re loi Aubry : un formidable levier pour le d&#233;veloppement de la flexibilit&#233; et pour l'augmentation de l'exploitation des salari&#233;s &lt;br /&gt;Le gouvernement parle sans cesse d'accords &#171; gagnants-gagnants &#187; dans lesquels salari&#233;s et patrons trouveraient leur compte. C'est oublier &#233;videmment que depuis 82, les patrons ont d&#233;j&#224; r&#233;ussi &#224; porter la dur&#233;e hebdomadaire d'utilisation des &#233;quipements industriels de 46 h &#224; 52,4 h ; que de 1982 &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-4-juillet-aout-1999-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 4, juillet-ao&#251;t 1999
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'automne, le Parlement doit d&#233;battre de la deuxi&#232;me loi sur les 35 h.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt; La premi&#232;re loi Aubry : un formidable levier pour le d&#233;veloppement de la flexibilit&#233; et pour l'augmentation de l'exploitation des salari&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement parle sans cesse d'accords &#171; gagnants-gagnants &#187; dans lesquels salari&#233;s et patrons trouveraient leur compte. C'est oublier &#233;videmment que depuis 82, les patrons ont d&#233;j&#224; r&#233;ussi &#224; porter la dur&#233;e hebdomadaire d'utilisation des &#233;quipements industriels de 46 h &#224; 52,4 h ; que de 1982 &#224; 1997, la part des profits dans la valeur ajout&#233;e (selon les crit&#232;res INSEE) est pass&#233;e de 22,3 % &#224; 28,8 %, faisant encore reculer la part des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;50 % des accords d'entreprise et la totalit&#233; des accords de branche contiennent le passage &#224; l'annualisation des horaires. Cette modulation permet une augmentation des profits r&#233;alis&#233;s sur les travailleurs par une intensification du travail, l'extension des horaires fractionn&#233;s, du travail de nuit, du travail de week-end, notamment du travail le samedi l&#224; o&#249; il n'existait pas. Ainsi, loin d'am&#233;liorer les conditions de travail, le passage aux 35 h va se traduire par une nouvelle d&#233;gradation des conditions de vie et de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la l&#233;galisation de la flexibilit&#233; -qui fait sauter le calcul du temps de travail sur la semaine et donc le d&#233;clenchement hebdomadaire des heures suppl&#233;mentaires- depuis 1982, en 95 seuls 7 % des &#233;tablissements du priv&#233; et 10 % des salari&#233;s &#233;taient soumis &#224; ce syst&#232;me. La loi Aubry fait exploser le recours &#224; la flexibilit&#233;, et le patronat, malgr&#233; ses cris d'orfraie, n'a pas tard&#233; &#224; s'engouffrer dans cette aubaine !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le refus d'&#233;tendre l'accord m&#233;tallurgie, Aubry a accept&#233; de le faire pour tous les autres accords qui contiennent pourtant des attaques identiques. En fait, apr&#232;s presque un an d'application, la loi Aubry appara&#238;t bien comme une machine de guerre du patronat qui d'un c&#244;t&#233; donne un &#339;uf aux salari&#233;s pour mieux leur voler un b&#339;uf ! Certains, comme le PCF ou la CGT s'attachent &#224; d&#233;noncer le sabotage du MEDEF. Sacr&#233; cadeau au gouvernement, car dans toutes les entreprises publiques o&#249; des accords ont &#233;t&#233; sign&#233;s (EDF, SNCF, Air France,...) les orientations des directions sont les m&#234;mes : flexibilit&#233;, blocage des salaires, grignotage de la r&#233;duction du temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus &#233;tonnant est l'appel lanc&#233; conjointement par des militants syndicaux de la CGT, de la d&#233;funte gauche CFDT, de FO et du groupe des 10 (parmi lesquels des militants de la gauche socialiste du PS et de la LCR) qui lui aussi feint de croire que la loi Aubry aurait &#171; relanc&#233; la n&#233;gociation sociale et amorc&#233; la cr&#233;ation d'emplois &#187; (voir Rouge n&#176;1826). Comment des militants r&#233;volutionnaires et des syndicalistes combatifs peuvent-ils accepter de cosigner de telles contrev&#233;rit&#233;s ? Et aux c&#244;t&#233;s de dirigeants syndicaux comme ceux de la CFDT cheminots et de FO PTT qui ent&#233;rinent des accords pourris ? De plus cet appel, comme la direction CGT n'accuse que le &#171; d&#233;tournement &#187; de la loi par le MEDEF, &#233;pargne le gouvernement en s'en remettant au &#171; gouvernement de gauche &#187; pour am&#233;liorer les choses. Ce n'est s&#251;rement pas la voie &#224; prendre pour d&#233;velopper la contre-offensive face &#224; l'action du gouvernement et du patronat.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La pr&#233;paration de la deuxi&#232;me loi confirme la volont&#233; des dirigeants de la CGT comme de la CFDT de se soumettre &#224; la politique gouvernementale.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La semaine d'action CGT-CFDT fin mai a &#233;t&#233; un non-&#233;v&#233;nement et pour cause. La CFDT semble plus soucieuse de pr&#233;server les int&#233;r&#234;ts patronaux pour &#171; att&#233;nuer &#187; le passage aux 35 h.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole Notat propose de repousser jusqu'en 2001 le passage aux 35 h en ne taxant pas les heures suppl&#233;mentaires. Pire encore, elle propose de bloquer le SMIC, ce qui aurait pour effet une perte de 10 % de salaire des smicards passant aux 35 h.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT, &#224; sa mani&#232;re se r&#233;signe &#224; ces nouvelles attaques patronales. A l'issue de ses rencontres avec le cabinet Aubry, Maryse Dumas et B.Thibault se sont certes prononc&#233;s contre la p&#233;riode de transition et pour la r&#233;&#233;valuation du SMIC. Mais ils ent&#233;rinent, comme ils l'avaient fait lors du 46&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s la flexibilit&#233; et l'annualisation en pr&#233;tendant &#171; l'encadrer &#187;. Si la CGT dit s'inqui&#233;ter des cons&#233;quences de la premi&#232;re loi, elle n'en a pas moins, notamment &#224; l'EDF-GDF et &#224; la SNCF accept&#233; des accords qui contiennent les m&#234;mes attaques que dans le priv&#233;. Et la CGT non seulement n'organise pas la mobilisation, mais s'est elle-m&#234;me port&#233;e aux avant-postes en cassant la gr&#232;ve des cheminots au mois de mai. Apr&#232;s avoir applaudi &#224; la premi&#232;re loi, elle s'en remet encore au gouvernement pour &#171; am&#233;liorer &#187; les choses.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Nouvelles attaques... et nouveaux cadeaux !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne la deuxi&#232;me loi, Aubry ne compte en rien remettre en cause toutes les attaques incluses dans les accords. Le plus probable m&#234;me est que la loi permette d'&#233;tendre ces reculs sociaux aux travailleurs du public, au nom de l'&#233;quit&#233;. Le rapport Roch&#233; avan&#231;ait les m&#234;mes objectifs de flexibilit&#233;, de blocage des salaires, de grignotage de la r&#233;duction du temps de travail. Et si le gouvernement tarde &#224; commencer les n&#233;gociations dans ce secteur, c'est bien pour l'aligner sur ce que la seconde loi aura ent&#233;rin&#233; de remises en causes des acquis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me loi devrait compl&#233;ter la premi&#232;re sur divers points importants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;mun&#233;ration du SMIC et du temps partiel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne le SMIC, elle refuse d'envisager une augmentation de 11,43 % du SMIC horaire, et elle compte bloquer les augmentations du SMIC pour les heures comprises entre 36 et 39h.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le quota autoris&#233; d'heures suppl&#233;mentaires et le taux de paiement de ces heures&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aubry s'&#233;tait d&#233;j&#224; oralement engag&#233;e &#224; ce que les heures de 35 &#224; 39 soient pay&#233;es &#224; un taux inf&#233;rieur &#224; 25 %. Aubry a annonc&#233; d&#233;but juin qu'elle comptait baisser la majoration &#224; 13 ou 15 %. Quant au quota, m&#234;me s'il n'y a pas de proposition pr&#233;cise, Aubry s'est d&#233;j&#224; engag&#233;e aupr&#232;s du patronat &#224; ne pas vraiment baisser le quota actuel, alors que de nombreux accords de branches d&#233;j&#224; &#233;tendu par le Minist&#232;re font exploser le quota ant&#233;rieur (175 h pour le textile et l'habillement, 180 pour le BTP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les modalit&#233;s concernant l'encadrement &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les luttes men&#233;es contre le paiement au forfait qui permet aux patrons de ne pas compter les nombreuses heures suppl&#233;mentaires effectu&#233;es par les cadres, Aubry compte au contraire ent&#233;riner le forfait en d&#233;comptant en journ&#233;es le temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le calcul de la dur&#233;e effective du temps de travail&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce point, le minist&#232;re ne compte en rien revenir sur le hold-up g&#233;n&#233;ralis&#233; du patronat et la d&#233;duction du temps de travail du maximum de temps de pause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les nouvelles &#171; aides &#187; d'incitation pour les entreprises&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement compte bien offrir de nouveaux cadeaux au patronat, puisque au-del&#224; des aides existantes (la &#171; ristourne Jupp&#233; &#187; de 43 milliards, consistant en un all&#232;gement des cotisations sociales pour les salaires jusqu'&#224; 1,3 fois le SMIC), Aubry pr&#233;voit 65 milliards d'aides suppl&#233;mentaires pour les salaires jusqu'&#224; 1,8 fois le SMIC, consistant toujours en des all&#232;gements de cotisations sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A n'en pas douter, dans de nombreux secteurs les salari&#233;s cherchent &#224; combattre les effets pervers du passage aux 35h. La premi&#232;re manche a &#233;t&#233; gagn&#233;e par le gouvernement et le patronat, avec l'appui des organisations syndicales, pour la seconde, il faut se mobiliser en centralisant les ripostes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent CARASSO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les pr&#233;tendues 35 heures &#224; la SNCF : Collusion des dirigeants CGT et CFDT avec la direction
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-pretendues-35-heures-a-la-SNCF-Collusion-des-dirigeants-CGT-et-CFDT-avec-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-pretendues-35-heures-a-la-SNCF-Collusion-des-dirigeants-CGT-et-CFDT-avec-la</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>SNCF
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>Apr&#232;s avoir cass&#233; la gr&#232;ve des cheminots contre les 35 heures &#224; la sauce Aubry-Gallois, les f&#233;d&#233;rations CGT et CFDT de la SNCF ont donc finalement sign&#233; l'accord sur les 35 heures le vendredi 4 juin. &lt;br /&gt;Une parodie de d&#233;mocratie &lt;br /&gt;Est-ce que le r&#233;sultat du r&#233;f&#233;rendum sur lequel se sont appuy&#233;s les responsables f&#233;d&#233;raux CGT et CFDT des cheminots pour signer est vraiment une &#171; victoire de la d&#233;mocratie &#187; comme l'a estim&#233; Didier Le Reste, secr&#233;taire de la f&#233;d&#233;ration CGT ? Y a-t-il des raisons de se f&#233;liciter que &#034;90&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-4-juillet-aout-1999-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 4, juillet-ao&#251;t 1999
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-SNCF-+" rel="tag"&gt;SNCF
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir cass&#233; la gr&#232;ve des cheminots contre les 35 heures &#224; la sauce Aubry-Gallois, les f&#233;d&#233;rations CGT et CFDT de la SNCF ont donc finalement sign&#233; l'accord sur les 35 heures le vendredi 4 juin.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une parodie de d&#233;mocratie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que le r&#233;sultat du r&#233;f&#233;rendum sur lequel se sont appuy&#233;s les responsables f&#233;d&#233;raux CGT et CFDT des cheminots pour signer est vraiment une &#171; &lt;em&gt;victoire de la d&#233;mocratie&lt;/em&gt; &#187; comme l'a estim&#233; Didier Le Reste, secr&#233;taire de la f&#233;d&#233;ration CGT ? Y a-t-il des raisons de se f&#233;liciter que &#171; &lt;em&gt;90 000 cheminots aient r&#233;pondu&lt;/em&gt; &#187; comme le fait Denis Andlauer, secr&#233;taire f&#233;d&#233;ral CFDT ? La d&#233;mocratie ! Alors que deux cheminots sur trois n'ont pas voulu participer ou ont r&#233;pondu &#171; non &#187; &#224; ce r&#233;f&#233;rendum organis&#233;, rappelons-le, sous le contr&#244;le des seules f&#233;d&#233;rations CGT-CFDT, favorables au &#171; oui &#187;, avec l'appui logistique du patron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, un peu moins de 50 % des cheminots (88 460 soit 47,19 %) ont particip&#233; au r&#233;f&#233;rendum (toutes r&#233;ponses confondues), moins que le nombre de voix que les seules CGT et CFDT obtiennent lors des &#233;lections professionnelles (68 % des votants pour plus de 80 % de participation au vote).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#171; oui &#187; ni massif (52 299 r&#233;ponses positives, soit 28 % des 187 467 cheminots), ni tr&#232;s net, vu la formulation de la question : &#171; &lt;em&gt;consid&#233;rez-vous que pour l'essentiel, (emploi, conditions de vie, conditions de travail) le texte propos&#233; va dans le bon sens ?&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le patron, Louis Gallois, qui, &#224; plus juste titre, peut se f&#233;liciter de la bonne marche de l'op&#233;ration, &#171; &lt;em&gt;une &#233;tape dans le dialogue social &#224; la SNCF&lt;/em&gt; &#187;. Ce dialogue social d'un nouveau type augur&#233; par le rapprochement de Bernard Thibault et Nicole Notat, on le voit ici, vise surtout &#224; faire passer des mesures dont bon nombre de salari&#233;s ne voulaient pas. Le pr&#233;texte avanc&#233; par les f&#233;d&#233;rations pour signer est la promesse de cr&#233;er 5500 emplois d'ici fin 2001 n'est m&#234;me pas vrai, car il s'agit surtout de l'embauche au statut de bon nombre de contractuels, ce qui est bien s&#251;r positif mais ne cr&#233;era pas un emploi de plus. La contrepartie, bien r&#233;elle cette fois, est que les agents devront accepter plus de flexibilit&#233; dans l'organisation du travail. Le travail de nuit et de week-end sera introduit dans l'ensemble des &#233;tablissements, m&#234;me l&#224; o&#249; il n'avait pas cours. Les salaires seront frein&#233;s ou m&#234;me carr&#233;ment en baisse avec la perte d'un certain nombre de primes. Et les jours de cong&#233;s suppl&#233;mentaires seront &#224; la disposition du patron en fonction du service.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les cheminots avaient r&#233;pondu par la gr&#232;ve&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but la f&#233;d&#233;ration CGT et, m&#234;me si c'est dans une moindre mesure, la f&#233;d&#233;ration CFDT, se sont oppos&#233;es &#224; leurs syndiqu&#233;s en essayant de les &#171; convaincre &#187; d'accepter la signature. La CGT a m&#234;me pratiqu&#233; la d&#233;sinformation syst&#233;matique en pr&#244;nant dans un long document les qualit&#233;s d'un accord qui devait cr&#233;er des emplois et offrirait des jours de cong&#233;s suppl&#233;mentaires. La r&#233;ponse des cheminots &#224; cette campagne a &#233;t&#233; la gr&#232;ve des conducteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Formellement, elle a d&#233;marr&#233; suite &#224; un mot d'ordre de la seule FGAAC. En fait, la plus grande partie des militants CGT, mais aussi de SUD, et m&#234;me de la CFDT mais aussi des non-syndiqu&#233;s, ont &#233;t&#233; le moteur de cette gr&#232;ve. Malgr&#233; le d&#233;saveu de la f&#233;d&#233;ration CFDT et de la CGT. La f&#233;d&#233;ration CGT n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; se heurter aux militants du rang voire &#224; des syndicats entiers. Quant &#224; SUD, il a commenc&#233; par d&#233;noncer au sommet le mot d'ordre de la FGAAC, puis comme bon nombre de syndiqu&#233;s de SUD avaient rejoint la gr&#232;ve, la direction de SUD a finalement lanc&#233; le mot d'ordre pour la semaine suivante d'une gr&#232;ve reconductible valable pour toutes les cat&#233;gories. Mais on ne peut pas pour autant dire qu'elle ait fait ce qu'il fallait pour &#233;tendre r&#233;ellement la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle s'est pourtant &#233;tendue : d'abord &#224; un nombre significatif de conducteurs, puis &#224; des secteurs s&#233;dentaires comme &#224; Rouen Quatre Mares, ou Paris-St Lazare, gr&#226;ce &#224; l'initiative de militants de toutes &#233;tiquettes syndicales qui se sont d&#233;plac&#233;s par &#233;quipes pour discuter de l'accord et des raisons du mouvement dans les secteurs pas encore en gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vouloir l'extension de la gr&#232;ve &#233;tait d'autant plus l&#233;gitime que l'accord sur les 35 heures vise tout le monde. Ce n'est pas le probl&#232;me d'une seule corporation. Ce qui n'a pas emp&#234;ch&#233; le secr&#233;taire CFDT, Denis Andlauer (l'un des responsables de la d&#233;funte opposition CFDT &#171; &lt;em&gt;Tous ensemble&lt;/em&gt; &#187; qui s'est auto-sabord&#233;e au dernier congr&#232;s de la conf&#233;d&#233;ration), de s'en prendre dans la grande presse aux gr&#233;vistes qui ne seraient que &#171; 2,5 % &#187;. Si, par la suite, il est revenu sur ses propos dans &#171; Rouge &#187; en reconnaissant qu'ils n'&#233;taient peut-&#234;tre pas tr&#232;s judicieux, c'&#233;tait pour en remettre une couche contre &#171; &lt;em&gt;la gr&#232;ve cat&#233;gorielle&lt;/em&gt; &#187; de la FGAAC au &#171; &lt;em&gt;comportement r&#233;actionnaire. Tout ce qui bouge n'est pas rouge&lt;/em&gt; &#187;. Le patron n'aurait pas os&#233; en dire autant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve s'est arr&#234;t&#233;e au bout de dix jours, cass&#233;e par les directions CGT et CFDT press&#233;es de signer l'accord. Bon nombre de responsables f&#233;d&#233;raux se sont fait dire leurs quatre v&#233;rit&#233;s, les cartes ont vol&#233;, et nombre de militants syndicaux et de non syndiqu&#233;s en col&#232;re attendent la seconde manche. Car le probl&#232;me n'est pas r&#233;gl&#233;. Le projet national est sign&#233;, mais les discussions d&#233;centralis&#233;es vont commencer probablement en septembre, l'accord devant &#234;tre op&#233;rationnel au 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 2000. Les directions locales de la SNCF s'activent d&#233;j&#224; pour trouver les postes &#224; supprimer et d&#233;tecter les &#171; temps morts &#187; afin de r&#233;organiser le travail d'une fa&#231;on plus flexible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas dit que dans ces accords locaux les directions syndicales puissent continuer &#224; faire la loi. Il est m&#234;me possible que certains militants syndicalistes, qui sont rest&#233;s solidaires de leur direction pour arr&#234;ter le mouvement national, essaient alors de regagner aupr&#232;s de la base le cr&#233;dit que leur f&#233;d&#233;ration leur a fait perdre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;f&#233;rendum, puis la signature de l'accord, ont &#233;t&#233; per&#231;us par nombre de cheminots &#8211; et pas seulement les gr&#233;vistes &#8211; comme une trahison ouverte, d&#233;lib&#233;r&#233;e. Le ministre PCF Jean-Claude Gayssot y a peut-&#234;tre gagn&#233; ses galons gouvernementaux de briseur de gr&#232;ve efficace. Mais bien des militants ont pu v&#233;rifier que ce n'est ni &#224; Matignon, ni dans les salons, ni aux si&#232;ges des conf&#233;d&#233;rations syndicales que se trouvent leurs amis. La plupart des cheminots n'attendaient d&#233;j&#224; plus rien de Nicole Notat, mais ceux qui avaient des illusions en Bernard Thibault et dans le recentrage de la CGT et son ouverture nouvelle, ont pu v&#233;rifier que la conf&#233;d&#233;ration CGT s'est surtout ouverte aux propositions patronales, pas aux luttes. Pour la premi&#232;re fois depuis des d&#233;cennies, ils ont vu les appareils syndicaux les plus influents s'opposer ouvertement &#224; leur gr&#232;ve. De quoi &#234;tre vaccin&#233; pour les &#233;tapes suivantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re manche de la lutte contre les 35 heures &#224; la mode Gallois-Aubry a &#233;chou&#233;, gr&#226;ce aux directions CGT et CFDT qui ont vol&#233; au secours de la direction. Reste la deuxi&#232;me manche, d'autant que se profilent d&#233;j&#224; d'autres attaques sur les retraites. Les cheminots savent clairement que cette fois il leur faudra s'imposer jusqu'au bout &#224; des directions conf&#233;d&#233;rales qui viennent de choisir le camp du patronat et du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela souligne d'autant plus la n&#233;cessit&#233; de la mise en place, lors des prochaines luttes, d'organismes repr&#233;sentatifs des travailleurs en gr&#232;ve, &#224; savoir des comit&#233;s de gr&#232;ve et des coordinations, contr&#244;l&#233;s d&#233;mocratiquement par les travailleurs en gr&#232;ve. Les cheminots en ont d&#233;j&#224; fait l'exp&#233;rience dans le pass&#233;. S'ils veulent r&#233;ussir, ils doivent renouer avec cette exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&#233;cile Bernier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Points de vue : A propos du r&#244;le de SUD-Education dans le mouvement enseignant
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/A-propos-du-role-de-SUD-Education-dans-le-mouvement-enseignant</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/A-propos-du-role-de-SUD-Education-dans-le-mouvement-enseignant</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Points de vue
</dc:subject>
		<dc:subject>Enseignement
</dc:subject>
		<dc:subject>SUD
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Dans cette rubrique, militants des deux tendances qui publient Convergences R&#233;volutionnaires, mais aussi lecteurs appartenant &#224; d'autres courants, font part de leurs r&#233;actions ou points de vue. Nous leur demandons simplement de respecter les contraintes d'une pagination forc&#233;ment limit&#233;e. R&#233;ponse &#224; l'article de Anne D&#233;s&#233;crins du n&#176;2 de Convergences r&#233;volutionnaires de mai - juin 1999 &lt;br /&gt;La camarade y &#233;crit : &#034;(...) apr&#232;s avoir tent&#233; de freiner cette agitation, le SNES a d&#233;cid&#233; de l'accompagner. C'est&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-4-juillet-aout-1999-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 4, juillet-ao&#251;t 1999
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Points-de-vue-397-+" rel="tag"&gt;Points de vue
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Enseignement-+" rel="tag"&gt;Enseignement
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-SUD-+" rel="tag"&gt;SUD
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans cette rubrique, militants des deux tendances qui publient Convergences R&#233;volutionnaires, mais aussi lecteurs appartenant &#224; d'autres courants, font part de leurs r&#233;actions ou points de vue. Nous leur demandons simplement de respecter les contraintes d'une pagination forc&#233;ment limit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;R&#233;ponse &#224; &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Education-Nationale-De-la-grogne-a-la-revolte' class='spip_in'&gt;l'article de Anne D&#233;s&#233;crins du n&#176;2 de Convergences r&#233;volutionnaires de mai - juin 1999&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La camarade y &#233;crit : &#171; (...) &lt;em&gt;apr&#232;s avoir tent&#233; de freiner cette agitation, le SNES a d&#233;cid&#233; de l'accompagner. C'est d'ailleurs l'attitude qu'a eu FO et surtout le syndicat SUD depuis le d&#233;but du mouvement&lt;/em&gt; &#187;. Malgr&#233; l'att&#233;nuation de cette affirmation : &#171; &lt;em&gt;SUD est toujours apparu radical et proche en cela des plus d&#233;cid&#233;s&lt;/em&gt; &#187;, sa tentative de mettre SUD sur un pied d'&#233;galit&#233; avec le SNES et FO dans le mouvement appara&#238;t bien loin de la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s novembre, SUD-Education, presque seul contre tous, demandait &#224; ses militants &#233;lus aux Conseils d'Administration de voter l'arr&#234;t du recrutement des emplois jeunes (avec transformation en emplois statutaires des aides &#233;ducateurs et recrutement de personnels statutaires). Le syndicat justifiait cette prise de position, entre autre, par une vision globale du plan All&#232;gre, alors que les autres syndicats ne semblaient pas avoir encore reconstitu&#233; le puzzle dont les pi&#232;ces avaient &#233;t&#233; soigneusement m&#233;lang&#233;es par le ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme dans les autres secteurs, la politique gouvernementale est d'introduire la flexibilit&#233; et la pr&#233;carit&#233; dans l'Education Nationale, en rempla&#231;ant les surveillants par des emplois jeunes, en faisant effectuer des remplacements d'enseignants par des surveillants. Le nouveau statut de surveillant est d'ailleurs pr&#233;vu &#224; cet effet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, on recrute des contractuels et des vacataires pour assurer les cours, on fait faire tout et n'importe quoi aux ma&#238;tres auxiliaires, quand on n'arrive pas &#224; s'en d&#233;barrasser ou &#224; les transformer en contractuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on ajoute la baisse du nombre de places aux concours de recrutement, le dispositif est complet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette position, d&#233;fendue par SUD, &#233;tait souvent combattue par les autres syndicats, au mieux elle suscitait doutes et interrogations, y compris chez les militants r&#233;volutionnaires au sein du SNES. Quelques mois apr&#232;s, nombreux sont ceux qui admettent que SUD avait raison. Les instances du SNEP-FSU (professeurs d'Education Physique) ont d'ailleurs, m&#234;me si ce fut &#224; une courte majorit&#233;, vot&#233; l'arr&#234;t du recrutement des emplois jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, r&#233;p&#233;tons le, le dispositif des aides &#233;ducateurs est au centre des mesures d'All&#232;gre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre 1998, SUD &#233;tait en premi&#232;re ligne du combat des Ma&#238;tres d'Internat et Surveillants d'Externat pour la d&#233;fense de leur statut et le repla&#231;ait dans le contexte d'ensemble des mesures gouvernementales : &#171; &lt;em&gt; Ce n'est pas apr&#232;s un secteur pr&#233;cis qu'All&#232;gre en a, mais apr&#232;s tout le syst&#232;me &#233;ducatif fran&#231;ais, qu'il veut &#224; plus ou moins long terme rendre identique au syst&#232;me anglo-saxon&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le 30 novembre, SUD appelait &#224; une AG des &#233;tablissements de Seine St Denis, seul avec la CNT et exigeait la d&#233;mission d'All&#232;gre. Le mot d'ordre de SUD a toujours &#233;t&#233; : &#171; &lt;em&gt;Pour gagner, la gr&#232;ve reconductible maintenant et tous ensemble pour la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de l'Education &lt;/em&gt; &#187; (cf. par exemple les tracts appelant &#224; la manifestation du 9 f&#233;vrier et &#224; celle du 18 f&#233;vrier).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SUD a toujours soutenu le mouvement, &#233;tait partie prenante des Comit&#233;s d'Etablissement, appelait et participait &#224; toutes les AG qui, plus qu'accompagner, insufflaient et imposaient de nouvelles &#233;ch&#233;ances aux directions syndicales. On peut ajouter que SUD a &#233;t&#233; &#224; l'origine des plateformes vot&#233;es par ces AG et qui ont guid&#233; 1'action des franges les plus combatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que SUD soit un syndicat minoritaire, c'est un fait. Que SUD ne soit pas l'avenir du syndicalisme enseignant et la solution &#224; la crise de ce syndicalisme c'est possible. Cela autorise-t-il la camarade D&#233;s&#233;crins &#224; &#233;crire : &#171; &lt;em&gt;Le fait m&#234;me d'&#234;tre minoritaire l'a pr&#233;serv&#233; des critiques, tout en lui permettant d'esp&#233;rer gagner des suffrages et des militants en profitant de la d&#233;ception et de la col&#232;re suscit&#233;es par la politique du SNES &lt;/em&gt; &#187; ? Est-ce le fait d'&#234;tre minoritaire qui lui a apport&#233; la sympathie d'une frange non n&#233;gligeable des enseignants les plus combatifs ou ses positions consid&#233;r&#233;es justes par cette m&#234;me frange ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Michel RICHARD (Seine et Marne)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Travail-precaire-les-nouveaux-habits-de-la-surexploitation</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Travail-precaire-les-nouveaux-habits-de-la-surexploitation</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>En 1998, la France, qui recense quelque 26,5 millions d'actifs potentiels (chiffres INSEE), comptait dix millions de ch&#244;meurs et de pr&#233;caires &#8211; cinq millions de ch&#244;meurs r&#233;els et pratiquement autant de travailleurs &#171; b&#233;n&#233;ficiant &#187; d'un emploi al&#233;atoire. La paup&#233;risation touche donc plus du tiers de la population active. On n'est plus tr&#232;s loin du mod&#232;le am&#233;ricain o&#249; le fait de travailler n'emp&#234;che pas d'&#234;tre pauvre et marginalis&#233;. Ch&#244;mage, pr&#233;carisation et surexploitation, autant de facettes compl&#233;mentaires&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Travail-precaire-les-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1998, la France, qui recense quelque 26,5 millions d'actifs potentiels (chiffres INSEE), comptait dix millions de ch&#244;meurs et de pr&#233;caires &#8211; cinq millions de ch&#244;meurs r&#233;els et pratiquement autant de travailleurs &#171; b&#233;n&#233;ficiant &#187; d'un emploi al&#233;atoire. La paup&#233;risation touche donc plus du tiers de la population active. On n'est plus tr&#232;s loin du mod&#232;le am&#233;ricain o&#249; le fait de travailler n'emp&#234;che pas d'&#234;tre pauvre et marginalis&#233;. Ch&#244;mage, pr&#233;carisation et surexploitation, autant de facettes compl&#233;mentaires de la paup&#233;risation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces dix millions de ch&#244;meurs et pr&#233;caires (dont huit millions touchent moins que le minimum de pauvret&#233;, 3800 francs mensuels), comprennent, outre les 2,9 millions de ch&#244;meurs officiellement recens&#233;s par le gouvernement et les 2,5 autres millions de ch&#244;meurs effectifs recens&#233;s par les statisticiens, tout l'&#233;ventail de ces fameux &#171; nouveaux emplois &#187; qui ne permettent pas de sortir de la pr&#233;carit&#233;. Pr&#232;s de 4 millions 300 000 au total : int&#233;rimaires, petits boulots, emplois de service et de proximit&#233;, emplois &#224; temps partiel, contrats &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, emplois de sous-traitance, emplois saisonniers, &#224; domicile, nouveaux &#034;contractuels des &#171; contrats aid&#233;s &#187;, emplois jeunes, contrats de qualification, contrats d'adaptation, contrats d'orientation, contrats d'apprentissage, Contrats Initiative Emploi, Contrats Emploi Solidarit&#233;, Contrats Emploi Consolid&#233;, emplois associatifs, emplois familiaux, stagiaires longue dur&#233;e sous-pay&#233;s ou m&#234;me non pay&#233;s, emplois partiels, flexibles, intermittents, salari&#233;s transform&#233;s en &#171; artisans &#187;, &#171; franchis&#233;s &#187;, fonctionnaires rel&#233;gu&#233;s au rang de &#171; contractuels &#187;, emplois sans aucun statut (pour les sans papiers donc sans droits)&#8230; sont les mille et une formes du travail jetable, du salariat pr&#233;caire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> De la fracture... &#224; l'explosion sociale
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/De-la-fracture-a-l-explosion-sociale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/De-la-fracture-a-l-explosion-sociale</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>Loin d'&#234;tre le produit d'une diminution globale de la richesse, la pr&#233;carisation de la classe ouvri&#232;re se produit dans un contexte de croissance &#233;conomique. En vingt ans, le PIB des pays industriels s'est accru, de 55 % en Allemagne, de 56 % en France, de 40 % en Angleterre, de 58 % aux USA. Bilan ? 10 millions de pauvres dont 5 millions de ch&#244;meurs r&#233;els et presque autant de travailleurs pr&#233;caires en France ; 4,1 millions de ch&#244;meurs et 5,5 millions de petits boulots en Allemagne ; 1,8 million de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Travail-precaire-les-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Loin d'&#234;tre le produit d'une diminution globale de la richesse, la pr&#233;carisation de la classe ouvri&#232;re se produit dans un contexte de croissance &#233;conomique. En vingt ans, le PIB des pays industriels s'est accru, de 55 % en Allemagne, de 56 % en France, de 40 % en Angleterre, de 58 % aux USA. Bilan ? 10 millions de pauvres dont 5 millions de ch&#244;meurs r&#233;els et presque autant de travailleurs pr&#233;caires en France ; 4,1 millions de ch&#244;meurs et 5,5 millions de petits boulots en Allemagne ; 1,8 million de ch&#244;meurs et 12 millions de pr&#233;caires en Angleterre. Aux Etats-Unis, le pays le plus riche du monde, plus de 40 millions de personnes vivent dans des familles ayant moins de 10 000 dollars de revenu annuel et le m&#234;me nombre n'ont pas acc&#232;s aux soins ; 90 millions sont illettr&#233;es, un enfant sur quatre vit dans la pauvret&#233;. Les 10 % d'Am&#233;ricains les plus pauvres ont vu leurs ressources baisser de 21 % tandis que les 10 % les plus riches ont vu leurs revenus s'accro&#238;tre de 22 %, selon &lt;em&gt;l'International Herald Tribune&lt;/em&gt; de mars 1996.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les pays riches, non seulement les pauvres (en activit&#233; ou au ch&#244;mage) sont plus nombreux, mais ils sont de plus en plus pauvres. Leur part du total des revenus s'est effondr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, on assiste depuis vingt ans &#224; la reconstitution d'une vaste &#171; arm&#233;e industrielle de r&#233;serve &#187; oscillant entre le ch&#244;mage, l'exclusion et la pr&#233;carit&#233; permettant &#224; la classe capitaliste de mettre sous pression l'ensemble de la classe ouvri&#232;re. Cette surexploitation, cette pr&#233;carisation de la classe salari&#233;e fait l'objet d'une politique d&#233;lib&#233;r&#233;e de la bourgeoisie, institutionnalis&#233;e et l&#233;galis&#233;e par tous les gouvernements des pays imp&#233;rialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique vise bien s&#251;r &#224; briser les capacit&#233;s de d&#233;fense des travailleurs, &#224; atomiser leur coh&#233;sion &#233;conomique, &#224; isoler les pr&#233;caires, les ch&#244;meurs, les exclus, du reste de la population salari&#233;e. Mais &#224; un certain stade, l'accumulation des facteurs d'injustice et de pr&#233;carit&#233; sociale peut aussi aboutir &#224; un sentiment g&#233;n&#233;ral d'indignation sociale. On en a eu un avant go&#251;t en France en janvier 1998 avec le mouvement des ch&#244;meurs et des exclus qui, pour &#234;tre minoritaire, s'est r&#233;v&#233;l&#233; tr&#232;s populaire chez l'ensemble des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'heure, m&#234;me si toute une s&#233;rie d'organisations syndicales et associatives visant &#224; d&#233;fendre et repr&#233;senter les ch&#244;meurs et les pr&#233;caires se sont cr&#233;&#233;es, la division entre ch&#244;meurs, pr&#233;caires et salari&#233;s n'est pas pour autant r&#233;gl&#233;e au sein du mouvement ouvrier. C'est en r&#233;alit&#233; une question de rapport des forces global, donc politique, entre la classe ouvri&#232;re et la bourgeoisie. La bourgeoisie peut s'accommoder d'une politique d'assistance envers les plus pauvres, qui au bout du compte n'aboutit qu'&#224; g&#233;rer l'injustice sociale et &#224; la p&#233;renniser (en se d&#233;chargeant d'ailleurs de cette t&#226;che sur les organisations ouvri&#232;res).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra que le mouvement ouvrier engage des combats d'envergure, en un mot m&#232;ne une politique de mobilisation qui puisse redonner espoir et perspectives y compris aux plus d&#233;munis et aux &#171; exclus &#187;, pour que la classe ouvri&#232;re regagne en solidarit&#233; politique ce qu'elle a perdu en &#233;miettement &#233;conomique. La v&#233;ritable solidarit&#233; de classe ne se construit que dans la lutte de classe, sous ses formes les plus d&#233;termin&#233;es. C'est alors que la &#171; fracture sociale &#187; dont parlait Chirac, loin d'engendrer r&#233;signation et passivit&#233; ouvri&#232;re, deviendra le plus fort facteur de cristallisation de la col&#232;re sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Robert PARIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La r&#233;alit&#233; du ch&#244;mage et de la pr&#233;carit&#233;
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-realite-du-chomage-et-de-la-precarite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-realite-du-chomage-et-de-la-precarite</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Ch&#244;mage
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>5 Millions et demi de ch&#244;meurs en 1998

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Travail-precaire-les-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Chomage-+" rel="tag"&gt;Ch&#244;mage
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_20 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L448xH705/art465-1-b8d97.gif?1528266989' width='448' height='705' alt=&#034;image 448 x 705
&#034; title=&#034;image 448 x 705
&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;5 Millions et demi de ch&#244;meurs en 1998&lt;/h3&gt;&lt;table class='spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Les ch&#244;meurs comptabilis&#233;s officiellement&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(demandeurs d'emploi fixe ayant travaill&#233;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;moins de 78H)&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;2976800&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ceux qui ont travaill&#233; plus de 78 heures&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;485 700&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ch&#244;meurs cherchant un emploi pr&#233;caire&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;374 200&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ch&#244;meurs cherchant un emploi pr&#233;caire mais&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ayant travaill&#233; plus de 78 heures&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;52 800&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ch&#244;meurs cherchant un emploi CDD&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;112 900&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ch&#244;meurs cherchant un emploi CDD mais&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ayant travaill&#233; plus de 78 heures&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;25 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ch&#244;meurs des DOM-TOM&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;215 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ch&#244;meurs &#226;g&#233;s de plus de 55 ans ou 57,5 ans&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;dispens&#233;s de recherche d'emploi&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;280 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Jeunes en fin de scolarit&#233; et femmes &#224; la&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;recherche d'un emploi non inscrits &#224; l'ANPE&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;300 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;10&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Stagiaires (jeunes et adultes)&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;90 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;11&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Licenci&#233;s &#233;conomiques en contrats de conversion&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;60 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;12&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Pr&#233;retrait&#233;s&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;200 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;13&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;RMistes non inscrits &#224; l'ANPE&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;400 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Total des ch&#244;meurs en 1998&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;strong&gt;5572400&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Plus de 4 millions de pr&#233;caires&lt;/h3&gt;&lt;table class='spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;a&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;CES (Contrats Emploi Solidarit&#233;) et&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;CEC (contrats Emploi Consolid&#233;s)&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;450 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;b&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Contrats aid&#233;s&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;405 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;c&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Int&#233;rimaires permanents&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;413 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;d&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;CDD&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;906 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;e&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Apprentis&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;257 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;f&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Contrats &#171; hors statut &#187; de la&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;fonction publique&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;340 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;g&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Temps partiels impos&#233;s&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ou d&#251;s &#224; des plans sociaux&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1 495 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Total des pr&#233;caires en 1998&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;strong&gt;4266000&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La g&#233;n&#233;ralisation du travail pr&#233;caire
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-generalisation-du-travail-precaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-generalisation-du-travail-precaire</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>L'emploi pr&#233;caire qui caract&#233;risait avant tout, il y a une vingtaine d'ann&#233;es, des secteurs sp&#233;cifiques (commerce, grande distribution, textile, h&#244;tellerie-restauration, nettoyage industriel, travail agricole, etc), a gagn&#233; aujourd'hui tous les secteurs, y compris les grandes entreprises et tout le secteur public et &#233;tatique. &#171; Nous avons 2000 vacataires permanents parfois depuis dix ans et 500 ultra-pr&#233;caires qui se font jeter tous les trois mois &#187; d&#233;claraient les employ&#233;s des mus&#233;es r&#233;cemment en&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Travail-precaire-les-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'emploi pr&#233;caire qui caract&#233;risait avant tout, il y a une vingtaine d'ann&#233;es, des secteurs sp&#233;cifiques (commerce, grande distribution, textile, h&#244;tellerie-restauration, nettoyage industriel, travail agricole, etc), a gagn&#233; aujourd'hui tous les secteurs, y compris les grandes entreprises et tout le secteur public et &#233;tatique. &#171; &lt;em&gt;Nous avons 2000 vacataires permanents parfois depuis dix ans et 500 ultra-pr&#233;caires qui se font jeter tous les trois mois&lt;/em&gt; &#187; d&#233;claraient les employ&#233;s des mus&#233;es r&#233;cemment en gr&#232;ve. Un postier sur cinq est d&#233;j&#224; un contractuel. Les 20 000 embauches pr&#233;vues &#224; la Poste dans le cadre des 35 heures (qui ne font que remplacer 20 000 d&#233;parts) comprennent 14 000 nouveaux contractuels dont seulement un peu plus de 50 % seraient &#224; temps complet en CDI. Les collectivit&#233;s locales quant &#224; elles ont syst&#233;matiquement recours aux Contrats Emploi Solidarit&#233;, sans compter 30 % d'emplois &#224; temps partiel. La situation &#224; l'Education Nationale et dans la Sant&#233; Publique n'est pas plus enviable (voir nos articles).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'essentiel ces emplois n'ont rien de &#171; nouveaux &#187; mais remplacent syst&#233;matiquement les postes en fixe. Un seul exemple : en dix ans, l'Office National des For&#234;ts a supprim&#233; 8000 emplois d'ouvriers forestiers sur 14 000 pour prendre 2000 pr&#233;caires (dont 1800 Contrats Emploi Solidarit&#233;, des jeunes qui seront rejet&#233;s au ch&#244;mage).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les emplois r&#233;mun&#233;r&#233;s en dessous du SMIC, comme les emplois &#224; dur&#233;e &#171; d&#233;termin&#233;e &#187; (CDD), donc limit&#233;e, connaissent un accroissement spectaculaire. Le nombre des CDD (906 000 en 1998) a quadrupl&#233; en quinze ans et repr&#233;sente les trois quarts des embauches actuelles ! Dans le m&#234;me temps, le nombre d'int&#233;rimaires a &#233;t&#233; multipli&#233; par trois. La France est devenue le num&#233;ro deux mondial pour les profits r&#233;alis&#233;s dans ce qu'on appelle pudiquement les EMO, entreprises de main d'oeuvre, qui tirent exclusivement leurs b&#233;n&#233;fices de la location de travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sous-traitance est un moyen tr&#232;s largement employ&#233; dans la grande industrie comme dans le b&#226;timent pour disposer d'une main d'oeuvre flexible, sous-pay&#233;e et dont on peut se s&#233;parer &#224; volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps partiel (le plus souvent impos&#233; bien s&#251;r), s&#233;vit chez 80 % des employ&#233;s de l'aide &#224; domicile, 53 % des agents de nettoyage, 45 % des caissi&#232;res et 20 % des secr&#233;taires, mais aussi 30 % des agents de service des &#233;coles et des filles de salle des h&#244;pitaux. Il vient d'&#234;tre institutionnalis&#233; &#224; EDF-GDF o&#249; 15 000 pourraient &#234;tre embauch&#233;s sur trois ans pay&#233;s sur la base de 32 heures, alors que les agents d&#233;j&#224; embauch&#233;s se verraient proposer 32 heures pay&#233;es 35.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R.P.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Pr&#233;caires et ch&#244;meurs non-indemnis&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs pr&#233;caires sont des ch&#244;meurs &#224; temps partiel, avec une particularit&#233; par rapport aux autres cotisants de l'ASSEDIC : lorsqu'ils se retrouvent sur le pav&#233;, ils ne touchent que rarement des indemnit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation d&#233;coule de d&#233;cisions relativement r&#233;centes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1992, sous un gouvernement socialiste, &#171; &lt;em&gt;l'allocation unique d&#233;gressive&lt;/em&gt; &#187; (A.U.D.) a remplac&#233; les prestations ch&#244;mage ant&#233;rieures. Le principe de l'A.U.D. consiste &#224; appliquer un abattement sur l'allocation au bout de chaque p&#233;riode de 4 mois. La &#171; &lt;em&gt;peau de chagrin&lt;/em&gt; &#187; en quelque sorte, qui a encore r&#233;tr&#233;ci sous le gouvernement Balladur qui a succ&#233;d&#233; &#224; Rocard : un travailleur peut toucher l'indemnit&#233; &#224; taux plein pendant quatre mois &#224; condition d&#233;sormais d'avoir travaill&#233; au moins quatre mois au cours des 8 derniers mois. Ensuite il ne touche plus rien. S'il a travaill&#233; moins de 4 mois dans une p&#233;riode de 8 mois, il ne touche rien, m&#234;me au d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui encha&#238;ne des missions en int&#233;rim ou en CDD entrecoup&#233;es de p&#233;riodes de ch&#244;mage peut facilement n'&#234;tre jamais indemnis&#233; par les ASSEDIC. On voit d'o&#249; viennent ces &#171; &lt;em&gt;nouveaux pauvres&lt;/em&gt; &#187; de &#171; &lt;em&gt;l'&#232;re Mitterrand&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Evolution du travail pr&#233;caire en quinze ans&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_21 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L356xH493/art467-1-c2df6.gif?1528266989' width='356' height='493' alt=&#034;image 356 x 493
&#034; title=&#034;image 356 x 493
&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sources : INSEE 1999&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Dans l'industrie, pour diminuer les co&#251;ts, ils rendent pr&#233;caire !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Dans-l-industrie-pour-diminuer-les-couts-ils-rendent-precaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Dans-l-industrie-pour-diminuer-les-couts-ils-rendent-precaire</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Il fut un temps o&#249; dans les entreprises, la quasi-totalit&#233; des travailleurs occup&#233;s &#233;taient salari&#233;s du m&#234;me patron. Pour optimiser les b&#233;n&#233;fices tout en diminuant les capacit&#233;s de riposte des travailleurs, le patronat et les gouvernements ont cass&#233; cette organisation, pr&#233;caris&#233; et flexibilis&#233; le travail, jusqu'&#224; pr&#233;senter celles et ceux qui ont encore un travail &#224; temps plein, priv&#233; ou public, qui b&#233;n&#233;ficient d'une convention collective ou d'acquis sociaux, comme des &#171; privil&#233;gi&#233;s &#187;. &lt;br /&gt;De la sous-traitance&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Travail-precaire-les-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il fut un temps o&#249; dans les entreprises, la quasi-totalit&#233; des travailleurs occup&#233;s &#233;taient salari&#233;s du m&#234;me patron. Pour optimiser les b&#233;n&#233;fices tout en diminuant les capacit&#233;s de riposte des travailleurs, le patronat et les gouvernements ont cass&#233; cette organisation, pr&#233;caris&#233; et flexibilis&#233; le travail, jusqu'&#224; pr&#233;senter celles et ceux qui ont encore un travail &#224; temps plein, priv&#233; ou public, qui b&#233;n&#233;ficient d'une convention collective ou d'acquis sociaux, comme des &#171; privil&#233;gi&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;De la sous-traitance p&#233;riph&#233;rique &#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les usines &#233;taient globalement rentables, mais les patrons ont cherch&#233; &#224; rentabiliser chaque secteur pris s&#233;par&#233;ment. Evidemment les personnels de nettoyage, de gardiennage, etc&#8230; co&#251;tent moins quand ils sont pay&#233;s au SMIC. Ces activit&#233;s ont &#233;t&#233; sous-trait&#233;es &#224; des entreprises sp&#233;cialis&#233;es auxquelles est impos&#233;e chaque ann&#233;e une diminution des tarifs. Puis d'autres activit&#233;s ont &#233;t&#233; touch&#233;es, comme les transports, et de plus en plus la gestion des stocks, des commandes et livraisons aux clients.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#8230; &#224; la sous-traitance de production directe&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cela ne leur a pas suffit. Les activit&#233;s d'entretien aussi ont &#233;t&#233; sous-trait&#233;es. Les chantiers pendant les arr&#234;ts de production, et plus g&#233;n&#233;ralement l'activit&#233; permanente d'entretien, de r&#233;paration, d'am&#233;nagement. Les travailleurs des entreprises sous-traitantes ont remplac&#233; les services d'entretien internes en &#233;tant pr&#233;sents &#224; l'ann&#233;e dans les ateliers. L'entreprise utilisatrice donne en fonction de ses besoins des chantiers &#224; la semaine, voire m&#234;me &#224; la journ&#233;e. L'entreprise ext&#233;rieure, pour ne pas perdre sa place, doit r&#233;pondre le plus vite possible aux demandes en flexibilisant au maximum son organisation, par l'utilisation massive d'heures suppl&#233;mentaires et d'int&#233;rimaires. D'autres activit&#233;s sont &#233;galement concern&#233;es : le dessin industriel, les &#233;tudes, la publicit&#233;, le conseil en gestion, en informatique, etc. A Flins, Renault loue des milliers de m&#232;tres carr&#233;s &#224; des entreprises sous traitantes qui travaillent sur le site m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela fait du monde : par exemple dans la chimie, la p&#233;trochimie, le nombre de salari&#233;s d'entreprises ext&#233;rieures sur le site repr&#233;sente durant toute l'ann&#233;e un tiers voire plus des personnes pr&#233;sentes. Dans le centre technique de Renault &#224; Lardy qui emploie essentiellement techniciens, ing&#233;nieurs et cadres, les CDI &#224; temps plein ne sont plus que 2970 sur 4365 personnes travaillant sur le site. Les autres sont des prestataires ext&#233;rieurs auxquels s'ajoutent les divers pr&#233;caires salari&#233;s de Renault.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche permanente de la diminution des co&#251;ts r&#233;introduit dans ces entreprises de sous-traitance des pratiques de t&#226;cheronnage et m&#234;me de louage (d'anciens salari&#233;s d&#233;clar&#233;s comme artisans se louant &#224; leur ancien patron pour un tarif inf&#233;rieur &#224; celui que repr&#233;sentait leur salaire).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La filialisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au fur et &#224; mesure que se constituent de gros groupes industriels, ils se &#171; d&#233;barrassent &#187; des secteurs qui ne sont pas directement le centre de leur activit&#233;, m&#234;me s'ils sont indispensables. Ils appellent cela le recentrage autour du c&#339;ur de l'activit&#233; : le &#171; reengineering &#187;. Ils vendent &#224; d'autres groupes, ou filialisent l'activit&#233; dans un groupe dont ils sont actionnaires. Renault excelle en la mati&#232;re : certaines unit&#233;s de production sont ainsi compos&#233;es aujourd'hui de deux, trois entit&#233;s diff&#233;rentes, appartenant &#224; des filiales diff&#233;rentes. Si les travailleurs sont sur le m&#234;me site, ils n'ont pas le m&#234;me patron.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La pr&#233;carit&#233; des contrats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s de l'entreprise ne sont pas prot&#233;g&#233;s. Pour g&#233;rer le stock z&#233;ro, les fluctuations saisonni&#232;res, les patrons ont recours aux CDD, &#224; l'int&#233;rim. 80 % des embauches dans les entreprises de plus de 50 salari&#233;s se font par ce biais : les patrons testent ainsi plusieurs mois, quand ce n'est pas plusieurs ann&#233;es les travailleurs avant de les embaucher ou... de les licencier, tout en utilisant les bo&#238;tes d'int&#233;rim comme recruteurs. Les int&#233;rimaires sont concentr&#233;s dans les ateliers de fabrication. D&#233;but 1998, il y avait &#224; Renault Douai 2000 int&#233;rimaires sur 4500 salari&#233;s ! D&#233;but 99, &#224; Citro&#235;n Aulnay, 40 % en production, et aux postes les plus durs. Dans un atelier occupant un tel pourcentage de pr&#233;caires les difficult&#233;s sont plus grandes pour se mobiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi le recours aux contrats de formation comme l'apprentissage, les contrats de qualification, etc.&#8230; au bout desquels les jeunes n'ont aucune garantie d'embauche. Ces contrats visent dans les grosses entreprises plus &#224; conformer les jeunes aux d&#233;sirs patronaux qu'&#224; les former. Les patrons ont en effet r&#233;ussi &#224; faire payer par l'Etat la presque totalit&#233; de la formation professionnelle, et ils utilisent la loi Aubry pour faire ce qui reste de la formation en dehors des horaires de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail &#224; temps partiel le plus souvent impos&#233; est lui aussi une source de pr&#233;carit&#233; absolue (voir les articles de ce dossier).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La pr&#233;carit&#233; du travail et le ch&#244;mage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La flexibilit&#233; des horaires de travail d&#233;stabilise aussi toute vie personnelle : les travailleurs doivent &#234;tre en permanence disponibles pour les besoins patronaux. Le tout en perdant du salaire : soit avec le ch&#244;mage partiel, soit avec la modulation annuelle des horaires de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre la menace du licenciement p&#232;se sur tous les salari&#233;s. Les choix capitalistes font dispara&#238;tre des usines, des villes, des r&#233;gions enti&#232;res pour organiser autrement leur production, ind&#233;pendamment de la rentabilit&#233; imm&#233;diate. Du coup tous les travailleurs savent qu'ils sont expos&#233;s, quelle que soit l'entreprise o&#249; ils travaillent, au risque du ch&#244;mage qui touche d&#233;j&#224; leurs copains, leur famille.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Tout cela fait beaucoup de monde&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La baisse annonc&#233;e de l'emploi industriel est en partie un effet d'optique car l'addition de tous ces dispositifs change la structure de l'emploi dans l'industrie. S'il est indiscutable que les progr&#232;s de la productivit&#233; permettent de produire plus avec moins de travailleurs en production directe, il est pour autant n&#233;cessaire pour cette m&#234;me production d'avoir des services p&#233;riph&#233;riques importants. Un examen un peu plus pr&#233;cis des statistiques montre que la baisse de l'emploi industriel est en grande partie compens&#233;e par la &#171; cr&#233;ation &#187; d'emplois dans les services aux entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas vrai que le tertiaire, les services et la pr&#233;carit&#233; cr&#233;ent des emplois : ils d&#233;truisent ceux des usines dans lesquelles les travailleurs avaient acquis par leurs luttes certains avantages au profit de la multiplication d'emplois pr&#233;caires qui repr&#233;sentent aujourd'hui une part importante de la classe ouvri&#232;re et sont majoritaires pour les femmes et les jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles PAZ et Frida FUEGO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;Pr&#233;carit&#233; et risque d'accident du travail&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une dizaine d'ann&#233;es, l'Institut National de la Recherche et de la S&#233;curit&#233; faisait une enqu&#234;te sur le taux d'accidents et leur gravit&#233; pour les int&#233;rimaires. Les r&#233;sultats &#233;taient &#233;clairants : les taux de fr&#233;quence moyen et de gravit&#233; &#233;taient de plus du double de ceux de l'ensemble des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pouvait bien s&#251;r dire que les int&#233;rimaires travaillent dans les secteurs o&#249; le risque d'accidents est le plus &#233;lev&#233; : b&#226;timent, industrie... Mais en y regardant de plus pr&#232;s on s'aper&#231;oit que dans chaque secteur, le ph&#233;nom&#232;ne est le m&#234;me, en moins accentu&#233;. Les raisons en sont simples : lien souvent lointain entre la qualification de l'int&#233;rimaire et l'emploi occup&#233;, absence ou insuffisance de prise en charge de la formation aux risques par l'entreprise utilisatrice, &#233;conomies sur le mat&#233;riel de s&#233;curit&#233;, travaux les plus durs et les plus dangereux pour ces travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;carit&#233; c'est aussi cela.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Commerce : Grand rabais sur les conditions de vie et de travail
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Commerce-Grand-rabais-sur-les-conditions-de-vie-et-de-travail</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Commerce-Grand-rabais-sur-les-conditions-de-vie-et-de-travail</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Conditions de travail
</dc:subject>

		<description>Temps partiel contraint et salaires de mis&#232;re &lt;br /&gt;Les 35 heures dans le commerce ? Beaucoup de salari&#233;(e)s aimeraient y travailler autant. En effet le temps partiel contraint s'est largement d&#233;velopp&#233; quand le temps complet apparaissait de plus en plus comme un &#171; privil&#232;ge &#187; des anciens. Jusqu'en 1980, le temps partiel ne repr&#233;sentait que 10 % des effectifs. Depuis les abattements de charges cumul&#233;s avec les exon&#233;rations sur les bas salaires sont pass&#233;s par l&#224;, stimulant les patrons &#224; faire de ces contrats&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Travail-precaire-les-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Conditions-de-travail-+" rel="tag"&gt;Conditions de travail
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Temps partiel contraint et salaires de mis&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les 35 heures dans le commerce ? Beaucoup de salari&#233;(e)s aimeraient y travailler autant. En effet le temps partiel contraint s'est largement d&#233;velopp&#233; quand le temps complet apparaissait de plus en plus comme un &#171; privil&#232;ge &#187; des anciens. Jusqu'en 1980, le temps partiel ne repr&#233;sentait que 10 % des effectifs. Depuis les abattements de charges cumul&#233;s avec les exon&#233;rations sur les bas salaires sont pass&#233;s par l&#224;, stimulant les patrons &#224; faire de ces contrats la r&#232;gle. Les grands magasins (Printemps, BHV,...) tournent avec environ 40 % de temps partiels, les magasins populaires (Monoprix, Prisunic...) avec pr&#232;s de 80 %. L'enseigne qui semble la plus prot&#233;g&#233;e du secteur, la Fnac, l'a fait progresser de mani&#232;re vertigineuse. Il est pass&#233; en moins de dix ans de 10 % &#224; 30 % avec des pointes atteignant plus de 80 % aux caisses. Il a fallu pratiquement stopper les embauches &#224; temps complet pour y parvenir. Inutile de rappeler qu'un temps partiel c'est un salaire d'autant plus partiel que les salaires plafonnent, pour l'immense majorit&#233;, au SMIC. Le personnel, en majorit&#233; f&#233;minin, est donc contraint de vivre avec un revenu mensuel &#233;quivalent &#224; 50 ou 60 % du SMIC quand ce n'est pas moins puisque les contrats vont de quelques heures effectu&#233;es sur la journ&#233;e du samedi ou en nocturne, &#224; 30 heures.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Disponibilit&#233; maximum&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le corollaire de ces contrats pr&#233;caires et de ces salaires de mis&#232;re est la flexibilit&#233; des horaires. Certaines enseignes font travailler les salari&#233;(e)s six jours sur sept, y compris pour des petits contrats de moins de 25 heures. Bien que le d&#233;cret de 1937 d'application de la loi des 40 heures, qui pr&#233;voit deux jours de repos cons&#233;cutifs dont le dimanche, soit toujours en vigueur, rares sont les salari&#233;(e)s qui b&#233;n&#233;ficient de leurs week-ends, les plannings de travail m&#234;me organis&#233;s sur cinq jours pr&#233;voient une journ&#233;e, voire deux demi-journ&#233;es de cong&#233;s flottant dans la semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les patrons, 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; recours massif au temps partiel permet aussi, et surtout peut-&#234;tre, de faire appel aux salari&#233;(e)s quand ils le souhaitent, selon les al&#233;as du commerce. Pas d'heures suppl&#233;mentaires &#224; payer jusqu'&#224; la trente-neuvi&#232;me heure, seulement des heures compl&#233;mentaires non major&#233;es. Malgr&#233; tout elles sont le plus souvent attendues pour boucler les fins de mois. Les contrats &#224; temps partiel laissent &#224; 1'employeur une souplesse confortable pour absorber les cr&#234;tes d'activit&#233; sans s'engager sur des horaires d&#233;finitifs tout en maintenant les salari&#233;(e)s dans une situation de demande et d'attente permanentes. L'horaire hebdomadaire n'est pas garanti, il d&#233;pend des besoins et du bon vouloir du patron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ou la salari&#233;(e), en situation de d&#233;pendance totale, devra se tenir pr&#234;t(e) en permanence pour r&#233;pondre &#224; une &#233;ventuelle sollicitation car un refus serait vite pris pour un manque de disponibilit&#233;, un signe de mauvaise volont&#233; vis-&#224;-vis de 1'employeur qui pourrait le sanctionner en &#171; n'offrant &#187; plus ces heures compl&#233;mentaires si pr&#233;cieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le temps partiel est la forme de pr&#233;carit&#233; la plus r&#233;pandue, elle n'emp&#234;che pas d'autres syst&#232;mes tout aussi contraignants : les int&#233;rimaires, les CDD et les stagiaires - non pay&#233;s dans la plupart des cas ou &#224; coups de quelques ch&#232;ques cadeaux. C'est d'ailleurs le cumul de toutes ces formes de pr&#233;carit&#233; li&#233; &#224; des amplitudes d'ouverture de plus en plus &#233;tendues et &#224; des ouvertures de plus en plus fr&#233;quentes en nocturne, les dimanches et les jours f&#233;ri&#233;s qui conduit de plus en plus &#224; rompre la coh&#233;sion du personnel. Toute riposte devient alors de plus en plus difficile &#224; organiser d'autant qu'aux diff&#233;rences de statuts il faut ajouter les horaires et les jours de travail tellement variables que des salari&#233;(e)s d'un m&#234;me magasin peuvent ne pas se conna&#238;tre. De plus 1'obtention d'un CDI a temps plein qui reste 1'objectif de bien des pr&#233;caires, implique un v&#233;ritable parcours du combattant. On est bien loin du mois d'essai pr&#233;vu par la l&#233;gislation. Les CDD ne sont renouvel&#233;s qu'&#224; condition de r&#233;pondre parfaitement aux &#171; profils &#187; d&#233;finis par la hi&#233;rarchie. M&#234;me chose pour le passage en CDI qui se fait en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale &#224; temps partiel. Le rare passage &#224; temps complet ne se fera pas sur des crit&#232;res objectifs (1'anciennet&#233; du salari&#233; et de sa demande) mais sur des crit&#232;res parfaitement subjectifs &#233;tablis par 1'employeur. Ce sont donc plusieurs ann&#233;es durant lesquelles il teste les capacit&#233;s et la r&#233;sistance du salari&#233; ce qui implique un investissement professionnel sans borne, sans maladie, souvent sans cong&#233;s pay&#233;s, sans exigences salariales, horaires ou autres.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'offensive continue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Non satisfaits de cette d&#233;r&#233;glementation sauvage, les patrons du commerce sont &#224; 1'offensive pour faire tomber les quelques verrous qui existent encore. Ceux des magasins populaires et des grands magasins ont d&#233;nonc&#233; - avant m&#234;me 1'adoption de la premi&#232;re loi Aubry - des conventions collectives qui n'&#233;taient pourtant pas des mod&#232;les. Ceux de la branche qui regroupe entre autres la Fnac, Darty profitent de 1'application des 35 heures pour tenter d'imposer 1'annualisation dans la convention collective nationale et pour supprimer la prime d'anciennet&#233;. En bref, la loi Aubry leur permet d'accro&#238;tre la flexibilit&#233; et la productivit&#233; dans un secteur o&#249; la pr&#233;carit&#233; a progress&#233; parall&#232;lement aux b&#233;n&#233;fices des quelques grands groupes. Dans ce contexte, pour que la r&#233;duction du temps de travail ne repr&#233;sente pas une nouvelle r&#233;gression sociale, ne conduise pas &#224; de nouvelles suppressions d'emplois alors que plus de 50 000 ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;truits en dix ans, il faudrait qu'une nouvelle r&#233;glementation s'impose limitant strictement non seulement le recours aux heures suppl&#233;mentaires et compl&#233;mentaires mais aussi aux CDD et aux temps partiels, cadrant les amplitudes d'ouverture de mani&#232;re &#224; prot&#233;ger la vie sociale et familiale des salari&#233;(e)s. Seule une telle d&#233;marche serait cr&#233;atrice d'emplois. Mais on est ici bien loin de la voie prise par M. Aubpy pour sa deuxi&#232;me loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gaelle LUCY&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'Education Nationale, premier employeur du pays et premier fabricant de pr&#233;carit&#233;
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/L-Education-Nationale-premier-employeur-du-pays-et-premier-fabricant-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/L-Education-Nationale-premier-employeur-du-pays-et-premier-fabricant-de</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Enseignement
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>On peut travailler dans la fonction publique et ne pas &#234;tre fonctionnaire, c'est m&#234;me de plus en plus courant. La pr&#233;carit&#233; est un ph&#233;nom&#232;ne massif qui touche toutes les cat&#233;gories de personnel, de la maternelle &#224; l'universit&#233;. Mais il n'existe dans la presse syndicale (en tout cas dans celle de la FSU qui est de loin la premi&#232;re f&#233;d&#233;ration) aucun dossier r&#233;cent permettant de faire un &#233;tat des lieux un tant soit peu d&#233;taill&#233;. Un signe parmi d'autres du manque d'int&#233;r&#234;t que suscite cette question chez les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Travail-precaire-les-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Enseignement-+" rel="tag"&gt;Enseignement
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On peut travailler dans la fonction publique et ne pas &#234;tre fonctionnaire, c'est m&#234;me de plus en plus courant. La pr&#233;carit&#233; est un ph&#233;nom&#232;ne massif qui touche toutes les cat&#233;gories de personnel, de la maternelle &#224; l'universit&#233;. Mais il n'existe dans la presse syndicale (en tout cas dans celle de la FSU qui est de loin la premi&#232;re f&#233;d&#233;ration) aucun dossier r&#233;cent permettant de faire un &#233;tat des lieux un tant soit peu d&#233;taill&#233;. Un signe parmi d'autres du manque d'int&#233;r&#234;t que suscite cette question chez les syndicats cens&#233;s d&#233;fendre tous les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez les enseignants, la pr&#233;carit&#233; n'est pourtant pas un ph&#233;nom&#232;ne nouveau. Dans le secondaire, la derni&#232;re titularisation massive date du d&#233;but des ann&#233;es 80. Depuis, la situation s'est &#224; nouveau d&#233;grad&#233;e avec un grand nombre de ma&#238;tres auxiliaires employ&#233;s depuis 5, 10 ou 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour comprendre leur situation, il suffit d'aller &#224; l'un de ces nombreux rassemblements de MA devant les rectorats : on y trouve beaucoup de femmes seules ayant des enfants &#224; charge, sans doute titulaires d'une licence mais ne gagnant pas plus de 7000 F par mois. Leur derni&#232;re paye date de fin juillet, les indemnit&#233;s de ch&#244;mage sont rarement vers&#233;es avant fin octobre&#8230; en attendant d'&#233;ventuels remplacements &#224; effectuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1996, il a fallu plusieurs mouvements de gr&#232;ve de la faim et l'existence de coordinations assez actives pour que les syndicats se d&#233;cident &#224; faire quelque chose. Mais il n'a jamais &#233;t&#233; question pour eux de reprendre &#224; leur compte la revendication des MA exigeant la titularisation de tous. Au nom du &#171; respect de la qualification &#187;, la FSU a sign&#233; avec le ministre de la fonction publique en 1997 un protocole pr&#233;voyant la mise en place d'un &#171; concours r&#233;serv&#233; &#187;&#8230; aux MA les plus anciens, laissant les autres sur le carreau ! Depuis, les syndicats signataires &#171; s'&#233;tonnent &#187; que le nombre de places mises au concours soit bien inf&#233;rieur aux promesses qui avaient &#233;t&#233; faites&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La signature de cet accord a eu un effet paradoxal sur la pr&#233;carit&#233; : pour ne pas avoir affaire &#224; un nouveau mouvement de contestation, le minist&#232;re de l'Education Nationale a d&#233;cid&#233; de ne plus prendre de MA. Il pr&#233;f&#232;re utiliser des contractuels pris &#224; l'ann&#233;e, ou mieux, embauch&#233;s pour 200 heures d'enseignement. Et pas une heure de plus ! C'est avec ce type de contrats que All&#232;gre a cr&#233;&#233; ses pr&#233;tendus 3000 postes apr&#232;s le mouvement des lyc&#233;ens de l'automne 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;carit&#233; existe bien s&#251;r parmi le personnel administratif, nombreux dans les rectorats. Mais ce sont encore les personnels de service et les ouvriers, c'est &#224; dire les personnels les plus mal pay&#233;s, qui sont les plus touch&#233;s. Une femme de service titulaire gagne 300 F de moins que le SMIC en d&#233;but de carri&#232;re, avec un horaire annualis&#233; depuis plusieurs ann&#233;es. Dans l'Acad&#233;mie de Versailles, une centaine de postes ont &#233;t&#233; mis au concours cette ann&#233;e pour 2000 candidats. Une offre d&#233;risoire quand on sait que dans la m&#234;me Acad&#233;mie, des milliers d'auxiliaires de service et de contrats Emploi Solidarit&#233; servent &#224; boucher les trous dans tous les &#233;tablissements, en &#233;tant soumis &#224; toutes les pressions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les CES (Contrats Emploi Solidarit&#233;) occupent des t&#226;ches tr&#232;s diversifi&#233;es (en plus de celles qui ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; cit&#233;es) comme celles d'assurer le secr&#233;tariat, la surveillance ou l'accueil des &#233;l&#232;ves lorsque&#8230; le poste d'infirmi&#232;re a &#233;t&#233; supprim&#233; ! C'est aussi vrai naturellement pour les 40 000 emplois jeunes recrut&#233;s par All&#232;gre, en tout cas dans les coll&#232;ges et les lyc&#233;es. En fait, un vaste mouvement de transfert d'emplois est en train de se mettre en place : les emplois jeunes (35 heures au SMIC) sont destin&#233;s &#224; remplacer les surveillants (28 heures &#224; 6000 F), lesquels vont &#234;tre recrut&#233;s apr&#232;s la licence pour pouvoir remplacer les professeurs absents (&#224; 15 ou 18 heures de cours).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Militer dans chaque &#233;tablissement pour faire reculer la pr&#233;carit&#233; n'a rien d'&#233;vident : le pouvoir de d&#233;cision para&#238;t tr&#232;s lointain, m&#234;me s'il est toujours possible pour un conseil d'administration dans un &#233;tablissement (o&#249; les repr&#233;sentants du personnel sont minoritaires) de s'opposer &#224; l'embauche de CES et d'emplois jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mouvement d'ensemble de tous les personnels de l'Education Nationale devrait exiger l'embauche de titulaires et la titularisation imm&#233;diate de tous les personnels pr&#233;caires. Un tel mouvement aurait imm&#233;diatement une port&#233;e politique en remettant en cause celle du gouvernement concernant le gel de l'emploi public. Il supposerait aussi d'aller &#224; l'encontre de certains pr&#233;jug&#233;s corporatistes qui existent notamment chez les enseignants. Est-ce un hasard si aucun des grands syndicats pr&#233;sents dans la profession n'est pr&#234;t &#224; s'engager r&#233;ellement dans ce type de lutte ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Raoul Glaber&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le travail pr&#233;caire dans les h&#244;pitaux publics
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Le-travail-precaire-dans-les-hopitaux-publics</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Le-travail-precaire-dans-les-hopitaux-publics</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>H&#244;pital
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Au terme de ses &#233;tudes, un infirmier ou une infirmi&#232;re doit se pr&#233;senter &#224; plusieurs entretiens et peut d&#233;sormais se voir contraint d'accepter un contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e. Le passage oblig&#233; par des mois et des ann&#233;es de contrats pr&#233;caires se r&#233;v&#232;le plus courant encore pour les aide-soignants ou les agents. C'est avec un Contrat Emploi Solidarit&#233; que l'on entre d&#233;sormais &#224; l'h&#244;pital. Le CES se transforme alors en CDD, renouvel&#233; pendant un, deux, trois ans et plus (sans parler des interruptions et reprises&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Travail-precaire-les-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Hopital-+" rel="tag"&gt;H&#244;pital
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au terme de ses &#233;tudes, un infirmier ou une infirmi&#232;re doit se pr&#233;senter &#224; plusieurs entretiens et peut d&#233;sormais se voir contraint d'accepter un contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e. Le passage oblig&#233; par des mois et des ann&#233;es de contrats pr&#233;caires se r&#233;v&#232;le plus courant encore pour les aide-soignants ou les agents. C'est avec un Contrat Emploi Solidarit&#233; que l'on entre d&#233;sormais &#224; l'h&#244;pital. Le CES se transforme alors en CDD, renouvel&#233; pendant un, deux, trois ans et plus (sans parler des interruptions et reprises de contrat). Parfois, au bout d'un temps certain, la direction propose &#171; la stagiarisation &#187;. Pas question en effet de titulariser d'office, m&#234;me apr&#232;s trois ans de service !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;decins &#233;trangers ont eux aussi un statut pr&#233;caire, tout en touchant un salaire inf&#233;rieur de moiti&#233; &#224; ceux disposant du dipl&#244;me national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1995, les CES et CDD repr&#233;sentaient 13 % des effectifs totaux du secteur hospitalier, et ce chiffre n'a gu&#232;re d&#251; varier, sinon &#224; la hausse. A tout cela, une seule r&#233;ponse possible : la titularisation imm&#233;diate de tous les contractuels, et l'embauche de personnel titulaire suppl&#233;mentaire. Ce furent les revendications du personnel soignant en gr&#232;ve en avril et mai derniers des h&#244;pitaux parisiens Laennec, Broussais et Boucicaut qui vont fermer pour former l'h&#244;pital Pompidou. Si leur mouvement n'a pas gagn&#233; sur l'ensemble de ses revendications, il a montr&#233; que contractuels et titulaires pouvaient se battre ensemble pour l'embauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A.D.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les Pays-Bas : un exemple social ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-Pays-Bas-un-exemple-social</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-Pays-Bas-un-exemple-social</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Pays-Bas
</dc:subject>

		<description>Les Pays-Bas viennent le mois dernier d'&#234;tre cit&#233;s en exemple par le BIT, bureau international du travail, pour &#171; leur capacit&#233; &#224; &#233;viter le fl&#233;au du ch&#244;mage &#187;. Cela fait &#233;cho aux nombreuses d&#233;clarations des dirigeants europ&#233;ens : &#171; Les Pays-Bas, pr&#233;tendait ainsi Jospin en 1997, nous indiquent la route &#224; suivre. Ce petit pays a divis&#233; son ch&#244;mage par deux en quinze ans, qui passe de 12 % de la population active en 1982 &#224; 6 % en 1997, alors que sur la m&#234;me p&#233;riode le n&#244;tre s'envolait de 8 % &#224; 13 %. &#187; &lt;br /&gt;Les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Travail-precaire-les-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Pays-Bas-+" rel="tag"&gt;Pays-Bas
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les Pays-Bas viennent le mois dernier d'&#234;tre cit&#233;s en exemple par le BIT, bureau international du travail, pour &#171; &lt;em&gt;leur capacit&#233; &#224; &#233;viter le fl&#233;au du ch&#244;mage&lt;/em&gt; &#187;. Cela fait &#233;cho aux nombreuses d&#233;clarations des dirigeants europ&#233;ens : &#171; &lt;em&gt;Les Pays-Bas, pr&#233;tendait ainsi Jospin en 1997, nous indiquent la route &#224; suivre. Ce petit pays a divis&#233; son ch&#244;mage par deux en quinze ans, qui passe de 12 % de la population active en 1982 &#224; 6 % en 1997, alors que sur la m&#234;me p&#233;riode le n&#244;tre s'envolait de 8 % &#224; 13 %.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants de la principale centrale syndicale, la FNV, ont pass&#233; en 1982 avec Chris Van Veen, le patron des patrons, les accords dits de Wassenar, au terme de n&#233;gociations d&#233;roul&#233;es dans le plus grand secret. Le contenu de l'accord : aust&#233;rit&#233; et blocage des salaires en &#233;change du &#171; partage du travail &#187;. Pas &#233;tonnant que les Pays Bas soient apparus &#224; nos dirigeants comme des pionniers ! D'autant que ce pacte s'est alors conclu sans mouvements sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En moins d'un an, plus des deux tiers des conventions collectives ont &#233;t&#233; ren&#233;goci&#233;es. Le principe g&#233;n&#233;ral en &#233;tait la r&#233;duction de 5 % de la dur&#233;e annuelle du travail sur deux ans sans garantie de salaire. Sans garantie d'embauche compensatrice non plus. Plus des deux tiers des emplois nets cr&#233;&#233;s depuis 1982 sont des emplois &#224; temps partiel. Les travailleurs &#224; temps partiel repr&#233;sentent aux Pays Bas pr&#232;s de 40 % de l'ensemble des salari&#233;s contre 6,5 % en Italie, 16,7 % en Allemagne, 17 % en France et 25 % en Angleterre. Il s'agit g&#233;n&#233;ralement d'un temps partiel impos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, une fraction non n&#233;gligeable de la population a &#233;t&#233; officiellement d&#233;clar&#233;e &#171; inapte &#187; au travail et touche une pension d'invalidit&#233;. Il s'agit notamment de travailleurs &#226;g&#233;s, licenci&#233;s des grandes entreprises et &#171; plus assez productifs &#187;. Leur nombre avoisinait le million en 1993, soit un adulte sur 7. Ces &#171; invalides &#187; ne sont pas comptabilis&#233;s comme ch&#244;meurs. Satisfait d'avoir r&#233;duit les chiffres officiels du ch&#244;mage, le gouvernement hollandais s'en est pris au d&#233;but des ann&#233;es 90 au &#171; statut prot&#233;g&#233; &#187; des invalides. Le statut d'invalidit&#233; a &#233;t&#233; red&#233;fini. Les b&#233;n&#233;ficiaires ont d&#251; se soumettre &#224; un r&#233;examen de leur situation. 50 % des personnes r&#233;examin&#233;es ont perdu leurs droits en 1994 et 35 % en 1995. Les 500 000 personnes qui per&#231;oivent une allocation d'assistance d'un montant de 2700 francs par mois ne sont pas compt&#233;es comme ch&#244;meurs. Comme ne le sont pas non plus les 100 000 autres ch&#244;meurs jug&#233;s inemployables sur le march&#233; du travail et pour lesquels le gouvernement a &#233;tabli un programme &#171; r&#233;servoir d'emplois &#187; dans les municipalit&#233;s, r&#233;tribu&#233;s au salaire minimum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les calculs de l'OCDE, si l'on tient compte de toutes ces cat&#233;gories &#171; &lt;em&gt;le ch&#244;mage au sens large en &#233;quivalent plein temps atteint plus de 25 % de la population active et reste au dessus du niveau des ann&#233;es 80&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, le niveau du salaire minimum et des allocations a &#233;t&#233; gel&#233; &#224; plusieurs reprises. Le taux de pauvret&#233; est pass&#233; de 8,2 % en 1985 &#224; 12,5 % en 1995.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au consensus social dont le gouvernement n&#233;erlandais &#233;tait si fier, il n'existe plus. En 1997, des mouvements ont eu lieu chez les contr&#244;leurs de tram, agents de s&#233;curit&#233;, gardiens d'immeubles d'Amsterdam et de Leiden qui ont obtenu jusqu'&#224; 145 % du salaire minimum : en janvier 1998, mouvements au service du nettoiement d'Amsterdam, dans le secteur public Abva-Kabo ; avril 1998, gr&#232;ve aussi du secteur de la sant&#233; avec cinquante h&#244;pitaux qui n'acceptent plus que les urgences et une manifestation de 23 000 personnes ; juin 1998, mouvement du secteur des cr&#232;ches, des maisons de quartiers... Les travailleurs contestent de plus en plus ces mesures anti-sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R.P.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Vivre &#224; temps partiel ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Vivre-a-temps-partiel</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Vivre-a-temps-partiel</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Il ne suffit plus d'avoir un emploi pour avoir le droit au travail. &lt;br /&gt;Les femmes en font massivement l'exp&#233;rience. Temps partiel, flexibilit&#233;, pr&#233;carit&#233; sous toutes ses formes, elles sont particuli&#232;rement menac&#233;es par le sous-emploi. 85 % des temps partiel, 62 % des CES, 52 % des CDD et 60 % des emplois aid&#233;s ou des stages sont effectu&#233;s par des femmes. En France le travail &#224; temps partiel concerne 31 % des femmes actives contre 5 % des hommes actifs. &lt;br /&gt;Le temps partiel est une des modalit&#233;s les plus&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Travail-precaire-les-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il ne suffit plus d'avoir un emploi pour avoir le droit au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes en font massivement l'exp&#233;rience. Temps partiel, flexibilit&#233;, pr&#233;carit&#233; sous toutes ses formes, elles sont particuli&#232;rement menac&#233;es par le sous-emploi. 85 % des temps partiel, 62 % des CES, 52 % des CDD et 60 % des emplois aid&#233;s ou des stages sont effectu&#233;s par des femmes. En France le travail &#224; temps partiel concerne 31 % des femmes actives contre 5 % des hommes actifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps partiel est une des modalit&#233;s les plus utilis&#233;es par les patrons pour intensifier le travail et pr&#233;cariser les conditions de travail. Il est le plus souvent impos&#233; &#224; l'embauche : plus de la moiti&#233; des femmes concern&#233;es &#233;taient pr&#233;c&#233;demment au ch&#244;mage ou sortaient du syst&#232;me scolaire, ou encore &#224; la suite d'un chantage au licenciement. Ces contrats &#224; temps partiel impos&#233; de quinze ou vingt heures qui obligent les salari&#233;es &#224; s'adapter &#224; la demande se d&#233;veloppent dans de nombreux secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces salari&#233;es &#224; temps partiel ne sont admises sur le march&#233; du travail qu'avec des r&#233;mun&#233;rations moindres, de faibles possibilit&#233;s de promotion, des horaires flexibles. Quel poids ont les lois et les directives europ&#233;ennes ou autres d&#233;clarations sur l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes face &#224; cette r&#233;alit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Salaires partiels et flexibles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le temps partiel ce sont des centaines de milliers de femmes qui travaillent pour un revenu mensuel en dessous du SMIC. 77 % des emplois &#224; bas salaire, soit moins de 4 800 F par mois, sont des emplois &#224; temps partiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e du salaire d'appoint pour les femmes a la vie dure. On voit les difficult&#233;s pour imposer le maintien des salaires lors des n&#233;gociations sur la r&#233;duction du temps de travail. Le rapport de forces est encore plus d&#233;s&#233;quilibr&#233; pour les salari&#233;es &#224; temps partiel renvoy&#233;es &#224; des n&#233;gociations individuelles. D'autant que la loi Aubry laisse &#224; la n&#233;gociation le soin de traiter la situation des temps partiels. Tr&#232;s peu d'accords augmentent le taux de base horaire des salaires. Ce qui revient &#224; une diminution relative des salaires des temps partiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La reconnaissance des qualifications, la fixation des salaires et les perspectives de promotion ne sont pas semblables pour les m&#234;mes fonctions mais sur des contrats diff&#233;rents. Ainsi dans telle grande surface une caissi&#232;re est class&#233;e en cat&#233;gorie 8 quand elle est &#224; temps complet, en cat&#233;gorie 6 quand elle est &#224; temps partiel, en cat&#233;gorie 4 si en plus du temps partiel elle est en contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une vie morcel&#233;e et &#233;puisante&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re les emplois &#224; temps partiel se cache une r&#233;alit&#233; faite de difficult&#233;s, de conditions de vie de plus en plus d&#233;plorables. A la p&#233;nibilit&#233; au travail qui est loin d'avoir disparu s'est ajout&#233;e une souffrance li&#233;e aux conditions de l'emploi, &#224; sa pr&#233;carit&#233;, son instabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines femmes ne sont avis&#233;es de leurs horaires de travail de la journ&#233;e que sur un simple coup de fil. Elles ne savent pas la veille leurs horaires du lendemain. Elles sont souvent contraintes au travail le week-end. Des contrats de vingt heures hebdomadaires n'emp&#234;chent pas des journ&#233;es de travail tr&#232;s longues. Chez Quick on peut travailler 10/11h par jour souvent sans pause. On peut &#234;tre de fermeture &#224; 0h30 et reprendre le lendemain &#224; 7h. Pour avoir de quoi vivre les manutentionnaires d'hypermarch&#233;s acceptent toutes les heures propos&#233;es par le patron. Ainsi certaines cumulent 2 contrats &#224; temps partiel de 15 et 20h. R&#233;sultat, elles finissent &#224; 23h &#224; Casino pour reprendre &#224; 4h du matin chez Auchan. On trouve le m&#234;me type de situation dans le gardiennage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail &#224; temps partiel, promu au nom de la souplesse est en fait d'une redoutable rigidit&#233; : il a transform&#233; ces salari&#233;s en journaliers des temps modernes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Concilier vie professionnelle et familiale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les patrons, les gouvernements successifs et parfois m&#234;me certaines organisations syndicales ont promu le travail &#224; temps partiel au nom de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle : une flexibilit&#233; r&#234;v&#233;e, la soi-disant rencontre entre une offre et une demande de flexibilit&#233; faite par les femmes elles-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La flexibilit&#233; r&#233;elle, c'est une vie sociale et familiale d&#233;mantel&#233;e. La sociologue N. Cattan&#233;o qui a &#233;tudi&#233; le cas des caissi&#232;res d'hypermarch&#233;s d&#233;nonce &#171; la logique de corv&#233;abilit&#233; &#187; : &#171; Toute vie en dehors du travail devient elle-m&#234;me ing&#233;rable car compl&#232;tement al&#233;atoire &#187;. Elle parle &#233;galement &#171; d'un fort sentiment d'ins&#233;curit&#233; et de culpabilit&#233; vis &#224; vis des enfants &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule r&#233;ponse au niveau du gouvernement est la mise en place de politiques qui visent &#224; renvoyer les femmes au foyer en vantant des cong&#233;s parentaux et autres formes d'interruption de carri&#232;re. Ainsi l'APE (Allocation Parentale d'Education) se r&#233;v&#232;le un v&#233;ritable pi&#232;ge pour les femmes. Tiraill&#233;es entre des emplois &#233;puisants et mal pay&#233;s et des &#233;quipements collectifs insuffisants, chers et inadapt&#233;s, de plus en plus de femmes -plus de 100 000- ont recours &#224; ce dispositif qui s'av&#232;re concurrentiel par rapport aux bas salaires et au temps partiel (allocation de 2900f par mois pour l'aide &#224; taux plein). Ces salari&#233;es &#233;tant les moins qualifi&#233;es, les plus touch&#233;es par la pr&#233;carit&#233;, leurs perspectives de retour au travail sont extr&#234;mement faibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Agn&#232;s MARDETALAII &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Chez Servair, filiale d'Air France, La pr&#233;carit&#233; devant les tribunaux
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Chez-Servair-filiale-d-Air-France-La-precarite-devant-les-tribunaux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Chez-Servair-filiale-d-Air-France-La-precarite-devant-les-tribunaux</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Servair
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Servair assure la restauration et le nettoyage &#224; bord des avions. Entreprise d&#233;tenue principalement par Air France, donc l'Etat, elle est sous la direction du ministre du transport, actuellement le communiste Jean-Claude Gayssot. &lt;br /&gt;Sur l'a&#233;roport de Roissy, Servair emploie sur deux usines 2600 salari&#233;s pour la pr&#233;paration, le conditionnement et la mise &#224; bord des repas et boissons. Les travailleurs pr&#233;caires, CDD et int&#233;rimaires, repr&#233;sentent pr&#232;s de 25 % des effectifs de manutention et de fabrication,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Travail-precaire-les-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Servair-+" rel="tag"&gt;Servair
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Servair assure la restauration et le nettoyage &#224; bord des avions. Entreprise d&#233;tenue principalement par Air France, donc l'Etat, elle est sous la direction du ministre du transport, actuellement le communiste Jean-Claude Gayssot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'a&#233;roport de Roissy, Servair emploie sur deux usines 2600 salari&#233;s pour la pr&#233;paration, le conditionnement et la mise &#224; bord des repas et boissons. Les travailleurs pr&#233;caires, CDD et int&#233;rimaires, repr&#233;sentent pr&#232;s de 25 % des effectifs de manutention et de fabrication, soit au moins 400 pr&#233;caires, m&#234;me lorsque l'activit&#233; est la plus faible pendant les mois d'hiver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mars 1996 : les syndicats CGT de l'entreprise ont contact&#233; pr&#232;s de 200 CDD avant le terme de leur contrat, pour leur proposer d'attaquer la direction aux Prud'hommes pour : &#171; &lt;em&gt;utilisation de CDD sur des emplois li&#233;s &#224; l'activit&#233; normale et permanente de l'entreprise&lt;/em&gt; &#187; ; &#171; &lt;em&gt;utilisation de motifs impr&#233;cis et fantaisistes de recours aux CDD &#187; ; et &#171; non-respect du d&#233;lai d'attente du tiers-temps pour embaucher un nouveau CDD, apr&#232;s la fin d'un CDD ou d'une mission d'int&#233;rim&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Septembre 96 : apr&#232;s pas mal de p&#233;rip&#233;ties aux prud'hommes et de pressions patronales, Servair est condamn&#233;e &#224; requalifier tous les contrats CDD en CDI et &#224; r&#233;int&#233;grer les CDD mis dehors &#224; la fin de leur contrat. Imm&#233;diatement, 40 nouveaux CDD demandent au syndicat d'entamer une proc&#233;dure identique. Servair est condamn&#233;e pour leur cas en mai 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction fait appel de ces d&#233;cisions et n'ex&#233;cute pas la r&#233;int&#233;gration d&#233;cid&#233;e par le juge. Malgr&#233; l'occupation du si&#232;ge par les CDD, les arr&#234;ts de travail des embauch&#233;s et les p&#233;titions massivement sign&#233;es par les travailleurs, la direction refuse de reprendre les CDD qui l'ont tra&#238;n&#233;e aux prud'hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Janvier 1998 : la Cour d'Appel &#8211; pr&#232;s de 2 ans apr&#232;s le d&#233;but de l'affaire ! &#8211; confirme les premiers jugements. Les CDD ont tous leurs contrats requalifi&#233;s en CDI et la Servair est condamn&#233;e &#224; payer 10 000 F &#224; chacun pour avoir conclu des CDD ill&#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Septembre 1998 : campant sur son refus de les r&#233;int&#233;grer, Servair est condamn&#233;e &#224; payer &#224; chacun des licenci&#233;s des indemnit&#233;s de 50 000 &#224; 200 000 francs pour &#171; &lt;em&gt;licenciement abusif&lt;/em&gt; &#187;. L'entreprise fait de nouveau appel. La Cour rendra son verdict le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de cette proc&#233;dure, la pression des condamnations et le risque d'avoir &#224; payer de lourdes indemnit&#233;s ont amen&#233; Servair &#224; embaucher plus de 300 CDI sur les trois derni&#232;res ann&#233;es, et &#224; arr&#234;ter le syst&#232;me de remplacement permanent des CDD sur les m&#234;mes postes de travail. Mais la direction a multipli&#233; le recours aux int&#233;rimaires, esp&#233;rant sans doute que cette forme de pr&#233;carit&#233;, toujours ill&#233;gale, sera moins vuln&#233;rable juridiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs de Servair qui se sont mobilis&#233;s l'ont compris : le recours aux tribunaux bourgeois ne suffit pas pour que justice soit faite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Lenoir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les patrons ont toujours utilis&#233; la pr&#233;carit&#233; contre les travailleurs
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-patrons-ont-toujours-utilise-la-precarite-contre-les-travailleurs</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-patrons-ont-toujours-utilise-la-precarite-contre-les-travailleurs</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Elle a tout d'abord &#233;t&#233; la r&#232;gle... &lt;br /&gt;Avant l'industrialisation, l'embauchage et le licenciement &#233;taient fix&#233;s par les r&#232;glements corporatifs du compagnonnage, avec des caract&#233;ristiques professionnelles et locales. La R&#233;volution fran&#231;aise de 1789 supprime les corporations et tout droit de regroupement. Le contrat de travail est d&#233;fini comme un &#171; louage de services &#187; et, pour &#233;viter le retour du servage, obligatoirement limit&#233; : &#171; On ne peut engager ses services qu'&#224; temps ou pour une entreprise d&#233;termin&#233;e &#187;.&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Travail-precaire-les-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Elle a tout d'abord &#233;t&#233; la r&#232;gle...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avant l'industrialisation, l'embauchage et le licenciement &#233;taient fix&#233;s par les r&#232;glements corporatifs du compagnonnage, avec des caract&#233;ristiques professionnelles et locales. La R&#233;volution fran&#231;aise de 1789 supprime les corporations et tout droit de regroupement. Le contrat de travail est d&#233;fini comme un &#171; louage de services &#187; et, pour &#233;viter le retour du servage, obligatoirement limit&#233; : &#171; &lt;em&gt;On ne peut engager ses services qu'&#224; temps ou pour une entreprise d&#233;termin&#233;e&lt;/em&gt; &#187;. Embauch&#233; par principe comme pr&#233;caire, lorsque l'ouvrier est licenci&#233;, il lui est quasiment impossible de plaider en justice. En effet le code civil (art. 1781) stipule que &#171; &lt;em&gt;le ma&#238;tre est cru sur son affirmation, pour la quotit&#233; des gages, pour le paiement du salaire de l'ann&#233;e &#233;chue et pour les acomptes donn&#233;s pour l'ann&#233;e courante&lt;/em&gt; &#187;. Le principe g&#233;n&#233;ral est donc l'ins&#233;curit&#233; permanente, le licenciement pouvant frapper sans aucune pr&#233;vision possible, avec simplement des pr&#233;avis issus des traditions du compagnonnage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut attendre 1868 pour que soit supprim&#233; cet article 1781 du code civil, et 1890 pour que soit pr&#233;cis&#233; que la rupture du contrat par &#171; &lt;em&gt;une des parties&lt;/em&gt; &#187; peut &#171; &lt;em&gt;donner lieu &#224; des dommages et int&#233;r&#234;ts&lt;/em&gt; &#187;. Encore faut-il aller en justice, ce qui est tr&#232;s rarement le cas : le travailleur reste toujours dans l'ins&#233;curit&#233;. Petit &#224; petit il devient possible &#224; l'adulte de s'engager librement par &#233;crit... s'il doit d&#233;passer la dur&#233;e d'un an... quelle avanc&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;... puis elle a commenc&#233; &#224; &#234;tre limit&#233;e...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En fait les premi&#232;res clauses un peu protectrices pour les travailleurs arrivent avec les conventions collectives, notamment &#224; partir des ann&#233;es 30, puis dans les 25 ann&#233;es qui suivent la seconde guerre mondiale avec le plein emploi et l'am&#233;lioration du rapport de forces en faveur des travailleurs. C'est seulement en 1973 que la notion de louage de service est remplac&#233;e par celle de contrat de travail, par principe &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e, qu'il n'est possible de rompre qu'apr&#232;s une proc&#233;dure (entretien, lettre, n&#233;cessit&#233; d'un motif, etc). Cela n'emp&#234;che pas l'employeur de licencier pour faute et surtout pour motif &#233;conomique, m&#234;me si des l&#233;gislations successives encadrent cette possibilit&#233; : autorisation de l'inspection du travail supprim&#233;e en d&#233;cembre 1986. Les gouvernements socialistes suivants se contentent d'obliger l'employeur &#224; respecter des d&#233;lais, des proc&#233;dures, et &#224; &#233;laborer ce qu'ils osent appeler un &#171; plan social &#187;. En r&#233;alit&#233; ces dispositions l&#233;gales ent&#233;rinent &#224; la fois l'id&#233;e que le principe est l'embauche &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e, mais que le licenciement est possible quand on respecte quelques formes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;....pour &#234;tre r&#233;introduite autrement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au fur et &#224; mesure que le contrat de travail &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e devenait une r&#232;gle l&#233;gale, la pr&#233;carit&#233; se syst&#233;matise par d'autres moyens d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 70 : les patrons r&#233;cup&#232;rent une souplesse dans la gestion de leur main d'&#339;uvre en augmentant l'ins&#233;curit&#233; des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;strong&gt;contrats &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e&lt;/strong&gt; n'ont jamais disparus. Dans certaines professions, comme le b&#226;timent, ils ont toujours &#233;t&#233; tr&#232;s r&#233;pandus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le travail temporaire&lt;/strong&gt; s'installe dans les ann&#233;es 60, et il faut attendre 1979 pour qu'apparaisse une l&#233;gislation visant &#224; &#233;liminer les aigrefins au b&#233;n&#233;fice des grosses boites d'int&#233;rim (Bis, Manpower, etc.) en obligeant l'employeur &#224; d&#233;poser une garantie financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les diverses r&#233;formes : 1979, 1982 (lois Auroux, PS), 1985, janvier (Delebarre, PS) puis ao&#251;t 86 (Seguin, RPR), janvier 89, juillet 90 prises par les gouvernements de droite et de gauche, sous couvert d'encadrer la pr&#233;carit&#233;, l'ont institutionnalis&#233; et en ont autoris&#233; l'extension, Les menaces de Martine Aubry de taxer les entreprises qui utilisent &#171; trop &#187; de travail pr&#233;caire restent verbales : &#231;a occupe les m&#233;dias, mais il ne se passe rien en r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le travail &#224; temps partiel&lt;/strong&gt; lui aussi a b&#233;n&#233;fici&#233; de l'accord de fond entre les gouvernements de droite et de gauche qui se sont succ&#233;d&#233;s. Ils se sont tous d&#233;clar&#233;s favorables &#224; l'extension de ce type de travail. Comme personne ne s'est pr&#233;cipit&#233; pour prendre ces emplois sous-pay&#233;s, les gouvernements ont redoubl&#233; d'aides offertes... aux patrons pour qu'ils recrutent uniquement &#224; temps partiel. Les ch&#244;meurs, s'ils veulent du boulot, peuvent &#234;tre oblig&#233;s d'en passer par-l&#224;. Et c'est tout b&#233;n&#233;fice pour les patrons : flexibilit&#233; absolue, aides de l'&#233;tat et quantit&#233; de travail fourni : tous ont calcul&#233; que deux salari&#233;es &#224; mi-temps travaillent plus qu'une &#224; temps complet. Impuls&#233;es par les socialistes en 1982 &#224; raison de 30 % des cotisations sociales patronales, les aides ont &#233;t&#233; augment&#233;es par la droite en 1993 pour passer &#224; 50 % et rester ainsi jusqu'&#224; aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'oublions pas les successions de &lt;strong&gt;contrats-bidon&lt;/strong&gt; destin&#233;s &#224; diminuer les statistiques du ch&#244;mage : des stages Barre aux SIVP en passant par les TUC, les CES et les emplois-jeunes. L&#224; encore les gouvernements de droite et de gauche ont fait une comp&#233;tition. Petit &#224; petit ces contrats n'ont plus &#233;t&#233; affect&#233;s dans les entreprises priv&#233;es pour se sp&#233;cialiser dans une autre forme de pr&#233;carisation de la soci&#233;t&#233; : remplacer des contrats statutaires des fonctions publiques par des pr&#233;caires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'est pas retourn&#233; &#224; la situation du XIX&#176; si&#232;cle, comme parfois on peut le lire dans des d&#233;clarations catastrophistes. Mais le patronat a r&#233;ussi avec l'aide des gouvernements ces 25 derni&#232;res ann&#233;es &#224; mettre au ch&#244;mage et pr&#233;cariser un tiers des personnes en &#226;ge de travailler. Son objectif est d'aller plus loin : rendre corv&#233;able &#224; sa merci la totalit&#233; de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles PAZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Les patrons s'expriment &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt;Pour d&#233;velopper le temps partiel, le moyen le plus efficace serait de faire dispara&#238;tre la notion de travail &#224; temps plein dans la r&#233;glementation qui, par voie de cons&#233;quence, ferait aussi bien dispara&#238;tre celle de travail &#224; temps partiel.&lt;/em&gt; &#187; D&#233;claration de la F&#233;d&#233;ration patronale UIMM de la M&#233;tallurgie
(cit&#233; par G&#233;rard Filoche dans son livre &#171; Le travail jetable &#187;, &#233;ditions Ramsay, p.129).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de temps plein, plus de temps partiel, mais une bonne loi sur l'esclavage salari&#233; ! L'id&#233;al patronal a le m&#233;rite de la clart&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Survivre avec les minimas sociaux
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Survivre-avec-les-minimas-sociaux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Survivre-avec-les-minimas-sociaux</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Ch&#244;mage
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>Retrouver du travail : l'illusion des mesures gouvernementales &lt;br /&gt;La nouvelle disposition permettant de cumuler, sous certaines conditions, un revenu d'activit&#233; avec quatre minima sociaux, l'ASS, l'AI, le RMI et l'API, de fa&#231;on d&#233;gressive au cours de douze mois, a suscit&#233; les r&#233;serves de l'APEIS et des r&#233;actions mitig&#233;es des associations humanitaires (Secours catholique ou la F&#233;d&#233;ration nationale des associations d'accueil et de r&#233;adaptation sociale). Quant aux int&#233;ress&#233;(e)s, ils ne se sont pas ru&#233;s sur&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Travail-precaire-les-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Chomage-+" rel="tag"&gt;Ch&#244;mage
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Retrouver du travail : l'illusion des mesures gouvernementales&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle disposition permettant de cumuler, sous certaines conditions, un revenu d'activit&#233; avec quatre minima sociaux, l'ASS, l'AI, le RMI et l'API, de fa&#231;on d&#233;gressive au cours de douze mois, a suscit&#233; les r&#233;serves de l'APEIS et des r&#233;actions mitig&#233;es des associations humanitaires (Secours catholique ou la F&#233;d&#233;ration nationale des associations d'accueil et de r&#233;adaptation sociale). Quant aux int&#233;ress&#233;(e)s, ils ne se sont pas ru&#233;s sur ce dispositif, d'abord parce que le ch&#244;mage n'a pas pour autant d&#233;cru, et que les modalit&#233;s de calcul du cumul sont aussi d&#233;cevantes qu'ind&#233;chiffrables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;cret reconna&#238;t implicitement qu'il est impossible de &#171; sortir &#187; du statut de b&#233;n&#233;ficiaire des minima. Il aura fallu dix ans pour faire admettre qu'un b&#233;n&#233;ficiaire du RMI n'avait aucun int&#233;r&#234;t &#224; retrouver un emploi, puisque celui-ci, la plupart du temps de courte dur&#233;e ou &#224; temps partiel, serait d&#233;duit du montant de son allocation, sans compter que les frais de transport, &#224; la diff&#233;rence des salari&#233;s, &#233;taient int&#233;gralement &#224; la charge du RMIste, qui ne pouvait pr&#233;tendre &#224; leur remboursement que dans le cadre d'un plan d'insertion, et encore. Selon les nouvelles mesures, le cumul d'une partie de l'allocation avec un salaire ne sera prolong&#233; au-del&#224; d'un an que si la personne a travaill&#233; moins de 750 heures pendant 1'ann&#233;e &#233;coul&#233;e, et ce pour une dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, laiss&#233;e &#224; la discr&#233;tion pr&#233;fectorale, ou si la personne a plus de 50 ans, sans limitation de temps ! Il existe aussi des clauses permettant de cumuler int&#233;gralement son allocation avec son revenu si le ch&#244;meur a cr&#233;&#233; son entreprise. Ces mesures sont d'autant plus g&#233;n&#233;reuses qu'inapplicables parce que fictives : reprise d'un emploi apr&#232;s cinquante ans, alors que 35 ans est d&#233;j&#224; un age r&#233;dhibitoire, et cr&#233;ation d'entreprise, qui est, comme chacun sait, le souci quotidien du ch&#244;meur !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;En fait, elles ne permettent que de survivre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi la situation actuelle va perdurer : augmentation du nombre des personnes vivant des minima sociaux, du travail au noir, du Syst&#232;me D, des trafics plus r&#233;mun&#233;rateurs. Ces &#171; gal&#233;riens &#187; modernes ont dans leur immense majorit&#233; mis sur pied un syst&#232;me de survie, notamment par le biais d'institutions caritatives. Contrairement au discours sur la &#171; fracture sociale &#187; ou la &#171; rupture du lien social &#187;, ils vivent quotidiennement de la solidarit&#233; des salari&#233;s, pour l'h&#233;bergement, les habits, la nourriture et l'argent. Ils n'ont pas int&#233;r&#234;t &#224; ce que les salari&#233;s gagnent moins, ou se retrouvent &#224; leur tour dans la gal&#232;re. Ils sont sans domicile fixe, mais sont h&#233;berg&#233;s dans leur immense majorit&#233;. Seule une toute petite minorit&#233; des b&#233;n&#233;ficiaires des minima sociaux vit dans la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorit&#233; d'entre eux sont des hommes, chez qui la d&#233;ch&#233;ance suite &#224; la perte d'un emploi est ultrarapide. L'&#233;ducation donn&#233;e aux hommes les rend peu aptes &#224; g&#233;rer la vie quotidienne, &#224; fortiori la gal&#232;re, &#224; la diff&#233;rence des femmes. Et ces derni&#232;res trouveront, pour les m&#234;mes raisons, plus facilement, et m&#234;me avec des enfants &#224; charge, un h&#233;bergement qu'un homme seul.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La gestion de la mis&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le ch&#244;mage de longue dur&#233;e et le montant ridicule des minima sociaux contraint les b&#233;n&#233;ficiaires &#224; s'installer dans ce nouvel &#233;tat et &#224; 1'am&#233;nager au mieux. Ils revendiquent 1'augmentation l&#233;gitime des minima.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette posture rompt avec l'ancienne incapacit&#233; de la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente &#224; se regrouper. Encore dans l'espoir de retrouver du travail, ils n'envisageaient pas de s'organiser en tant que ch&#244;meurs. La perspective d'&#234;tre &#171; ch&#244;meurs a vie &#187; les am&#232;ne &#224; ne plus lutter pour de l'emploi, mais pour un mieux &#234;tre. L&#224; aussi, des milliers de formes de solidarit&#233; invisibles, talentueuses et &#233;puisantes sont chaque jour d&#233;ploy&#233;es entre b&#233;n&#233;ficiaires des minima. Ce monde de d&#233;brouille est largement incompris. Le b&#233;n&#233;ficiaire est somm&#233; de se justifier. S'il r&#233;ussit, il est regard&#233; d'un &#339;il soup&#231;onneux, s'il &#233;choue, on lui reprochera son laisser aller ou son manque de volont&#233;. Pour autant ce syst&#232;me D n'offre aucune garantie et interdit de se projeter dans le futur. Le gal&#233;rien met un terme &#224; sa vie sociale ou affective ant&#233;rieure, fait des projets ne d&#233;passant pas la journ&#233;e. Assign&#233; &#224; r&#233;sidence, les moindres gestes de la vie quotidienne, aller dans une grande surface, dans une institution caritative, rendre une visite &#224; un autre b&#233;n&#233;ficiaire, se rendre dans un caf&#233;, dans une biblioth&#232;que, une laverie ou au &#171; bac &#224; sable &#187;, en groupe bien souvent, sont consid&#233;r&#233;s comme une sortie, au plein sens du terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui ont renonc&#233; &#224; 1'emploi parce que trop jeunes ou trop vieux, et qui am&#233;nagent leur nouvelle vie sont moins d&#233;&#231;us que les &#171; demandeurs d'emploi &#187;, que chaque refus d&#233;sesp&#232;re davantage. Tous se rejoignent dans les m&#234;mes revendications : pas de minima sociaux inf&#233;rieurs au SMIC, rel&#232;vement du SMIC. Et quand les cat&#233;gories, m&#234;me les mieux pay&#233;es des salari&#233;s entrent en lutte, il n'y a pas d'hostilit&#233;, parfois m&#234;me une satisfaction, car le rel&#232;vement des salaires est aussi per&#231;u comme la seule possibilit&#233; d'un rel&#232;vement g&#233;n&#233;ral de tous les revenus. Les ch&#244;meurs ont fait l'exp&#233;rience de la sympathie que leur lutte a suscit&#233;, mais sont conscients que seuls les travailleurs actifs peuvent r&#233;ellement paralyser un pays, m&#234;me si la jonction avec le mouvement des salari&#233;s n'est pas encore r&#233;alis&#233;e. Mais ceci est de la responsabilit&#233; du mouvement ouvrier d'int&#233;grer dans ses revendications, ses mobilisations les probl&#232;mes des pr&#233;caires, des ch&#244;meurs, de tous ceux qui survivent des minima sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Luiza TOSCANE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Combien vivent avec les minima sociaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class='spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;TOTAL&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;dont enfants&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;RMI&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1990&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3 400 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1 100 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;422 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1997&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;5 877 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1 600 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;903 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Syndicats europ&#233;ens : carte blanche au patronat !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Syndicats-europeens-carte-blanche-au-patronat</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Syndicats-europeens-carte-blanche-au-patronat</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Europe
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>

		<description>Au nom d'un soi-disant dialogue social europ&#233;en, la Conf&#233;d&#233;ration Europ&#233;enne des Syndicats (CES) a n&#233;goci&#233; avec les f&#233;d&#233;rations patronales du priv&#233; et des secteurs publics un texte qui, sous couvert de r&#233;glementation des pratiques a l'&#233;chelle de 1'Europe, l&#233;gitime le recours au travail &#171; atypique &#187;. &lt;br /&gt;Rappelant pour les na&#239;fs que le contrat a dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e (CDI) devait &#234;tre la forme &#171; g&#233;n&#233;rale &#187; du travail, cet accord stipule que le patronat peut utiliser les CDD de mani&#232;re &#171; circonstanci&#233;e &#187;. Nul doute que les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Travail-precaire-les-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au nom d'un soi-disant dialogue social europ&#233;en, la Conf&#233;d&#233;ration Europ&#233;enne des Syndicats (CES) a n&#233;goci&#233; avec les f&#233;d&#233;rations patronales du priv&#233; et des secteurs publics un texte qui, sous couvert de r&#233;glementation des pratiques a l'&#233;chelle de 1'Europe, l&#233;gitime le recours au travail &#171; atypique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelant pour les na&#239;fs que le contrat a dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e (CDI) devait &#234;tre la forme &#171; g&#233;n&#233;rale &#187; du travail, cet accord stipule que le patronat peut utiliser les CDD de mani&#232;re &#171; circonstanci&#233;e &#187;. Nul doute que les circonstances ne manqueront pas aux exploiteurs qui pr&#233;f&#232;rent la main-d'&#339;uvre flexible et bon march&#233; a 1'emploi stable et &#224; temps plein. D'autant que la CES a accept&#233; que figure dans 1'accord la possibilit&#233; pour chaque branche patronale d'appliquer ou non ce texte en fonction de particularit&#233;s nationales ou locales ; ce qui en fait un accord bien peu astreignant. Et surtout, il conc&#232;de au patronat 1'id&#233;e que les politiques sociales ne doivent pas nuire a la comp&#233;titivit&#233; des entreprises et qu'il convient d'&#233;viter &#171; les contraintes administratives, financi&#232;res et juridiques qui entravent le d&#233;veloppement des PME &#187;. Un appel clair &#224; baisser les charges sociales patronales et &#224; supprimer les quelques r&#232;glements qui emp&#234;chent encore les patrons de r&#233;gner en ma&#238;tres absolus au d&#233;triment des salari&#233;s.
Ainsi, le patronat peut se pr&#233;valoir de 1'accord des organisations syndicales regroup&#233;es dans la CES pour continuer &#224; aggraver la situation des travailleurs et des ch&#244;meurs. Cette &#171; Europe sociale &#187; l&#224;, ne sert que les industriels et les banquiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eric PERREUX&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lib&#233;rez les int&#233;rimaires !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Citro&#235;n Aulnay, les int&#233;rimaires sont trait&#233;s par-dessus la jambe : ils ne sont pr&#233;venus de leur fin de mission que le jour m&#234;me. Quoi d'&#233;tonnant si certains choisissent l'&#233;vasion, comme ces quatre int&#233;rimaires qui, de concert, en ce d&#233;but de mai &#224; l'atelier du montage ont d&#233;cid&#233; de quitter cette gal&#232;re &#224; la pause de 8 heures et ne sont pas revenus, malgr&#233; les efforts des gardiens pour les retenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
