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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title>Editorial : Voter LO-LCR le 13 Juin
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		<description>La campagne de Lutte ouvri&#232;re et de la Ligue Communiste R&#233;volutionnaire rencontre un large &#233;cho politique. Son profil &#8211; une liste en opposition radicale avec la politique du gouvernement Jospin, une liste qui reprend &#224; son compte les revendications des luttes, des gr&#232;ves et des mouvements sociaux, une liste qui s'en prend aux capitalistes et &#224; la propri&#233;t&#233; priv&#233;e &#8211; est en phase avec le rejet de la politique de la gauche plurielle par une partie de la jeunesse et de la classe ouvri&#232;re, parmi les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La campagne de Lutte ouvri&#232;re et de la Ligue Communiste R&#233;volutionnaire rencontre un large &#233;cho politique. Son profil &#8211; une liste en opposition radicale avec la politique du gouvernement Jospin, une liste qui reprend &#224; son compte les revendications des luttes, des gr&#232;ves et des mouvements sociaux, une liste qui s'en prend aux capitalistes et &#224; la propri&#233;t&#233; priv&#233;e &#8211; est en phase avec le rejet de la politique de la gauche plurielle par une partie de la jeunesse et de la classe ouvri&#232;re, parmi les travailleurs du rang comme dans les milieux militants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps le PCF et les Verts ne cessent de s'aligner sur le Parti Socialiste, et il suffit que Jospin hausse le ton pour qu'ils fassent taire leurs critiques, pourtant d&#233;j&#224; bien temp&#233;r&#233;es, et fassent bloc autour du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; l'intervention massive de l'OTAN, notre liste est la seule &#224; d&#233;fendre clairement une position internationaliste : l'arr&#234;t imm&#233;diat des bombardements, la condamnation du r&#233;gime Milosevic et de sa politique de purification ethnique, la solidarit&#233; avec les Kosovars et la reconnaissance de leur droit &#224; l'autod&#233;termination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ces &#233;lections l'extr&#234;me gauche a l'opportunit&#233; de se tailler une nouvelle place dans la vie politique fran&#231;aise, sinon europ&#233;enne. Certes la guerre en Yougoslavie peut chambouler la donne et ramener du c&#244;t&#233; des partis gouvernementaux des &#233;lecteurs &#233;mus devant les images bouleversantes des r&#233;fugi&#233;s kosovars. Mais la politique criminelle de Milosevic ne pourra servir ind&#233;finiment d'argument &#224; une intervention de l'OTAN pas moins criminelle, tant il est de plus en plus &#233;vident que l'une et l'autre aboutissent plus &#224; se justifier mutuellement qu'&#224; se combattre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A quelques semaines des &#233;lections, la t&#226;che de tous ceux qui veulent changer les choses est donc de faire campagne en faveur du vote pour la liste Arlette Laguiller-Alain Krivine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord parce qu'un bon score contribuerait &#224; remonter le moral de la fraction la plus combative des travailleurs et les aiderait &#224; entra&#238;ner leurs camarades de travail &#224; r&#233;agir contre les attaques pr&#233;visibles du patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais aussi pour pr&#233;parer la suite. Car des r&#233;sultats d&#233;pendra au moins en partie que LO et la LCR soient en situation de peser un peu plus sur la sc&#232;ne politique et que grandisse la possibilit&#233; de consolider un p&#244;le clairement anticapitaliste, qui apparaisse comme un d&#233;but d'alternative cr&#233;dible &#224; la gauche plurielle. A condition de ne pas limiter l'intervention des diverses forces d'extr&#234;me gauche &#224; la seule campagne &#233;lectorale, d'apporter des r&#233;ponses, de susciter des initiatives concr&#232;tes pour s'opposer &#224; la politique d'Aubry et du patronat autour de la nouvelle loi sur les 35 heures, &#224; la remise en cause de la s&#233;curit&#233; sociale et la mise en place des fonds de pension d&#233;j&#224; programm&#233;es ou encore &#224; l'intervention de l'OTAN et du gouvernement fran&#231;ais dans les Balkans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de celles et de ceux qui soutiennent la liste et participent &#224; ses r&#233;unions publiques s'interrogent sur ce qui va se passer apr&#232;s les &#233;lections, avec la crainte que cette unit&#233;, au sein du camp des r&#233;volutionnaires, m&#234;me si elle n'est que partielle, soit sans lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enjeu est de taille, la responsabilit&#233; de la LCR et de LO &#233;galement. Oui, il faut affirmer clairement que ce qu'il a &#233;t&#233; possible de faire dans cette campagne &#233;lectorale, et notamment de d&#233;fendre des revendications, un plan d'urgence r&#233;pondant aux exigences de la situation, devra se poursuivre apr&#232;s les &#233;lections en favorisant le rassemblement de toutes les forces pr&#234;tes &#224; &#339;uvrer &#224; la mobilisation pour la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts du plus grand nombre contre la politique d'aust&#233;rit&#233; patronale et gouvernementale. C'est ainsi qu'il sera possible d'affermir et d'amplifier la cr&#233;dibilit&#233; de cette force politique r&#233;volutionnaire qui a commenc&#233; &#224; se mettre en place.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> L'alliance LO-LCR a-t-elle une vie apr&#232;s les &#233;lections ?
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Lutte ouvri&#232;re
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		<dc:subject>LCR
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		<dc:subject>Extr&#234;me gauche
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		<description>La question ne soul&#232;ve pas seulement le scepticisme plus ou moins malveillant ou carr&#233;ment hostile des m&#233;dias ou des politiciens ennemis. Bien des militants qui font campagne pour la liste commune la posent, ou du moins se la posent. Comme se la posent aussi, &#224; juste titre, un certain nombre de travailleurs qui s'appr&#234;tent &#224; voter pour elle. &lt;br /&gt;Personne, parmi ceux qui pr&#234;tent quelque cr&#233;dit aux r&#233;volutionnaires, ne leur demande d'agir ensemble quand ils ont des positions divergentes. Mais personne non&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La question ne soul&#232;ve pas seulement le scepticisme plus ou moins malveillant ou carr&#233;ment hostile des m&#233;dias ou des politiciens ennemis. Bien des militants qui font campagne pour la liste commune la posent, ou du moins se la posent. Comme se la posent aussi, &#224; juste titre, un certain nombre de travailleurs qui s'appr&#234;tent &#224; voter pour elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne, parmi ceux qui pr&#234;tent quelque cr&#233;dit aux r&#233;volutionnaires, ne leur demande d'agir ensemble quand ils ont des positions divergentes. Mais personne non plus ne peut accepter que l'engagement de le faire, quand leurs positions concordent, ne vaudrait que pour les &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'elles le veuillent ou non, la constitution d'une liste commune par LO et la LCR pour ces &#233;lections a valeur d'engagement implicite, au moins aux yeux de tous ceux &#224; qui elle aura redonn&#233; espoir dans la capacit&#233; des deux organisations &#224; prendre leurs responsabilit&#233;s, voire simplement pour les &#233;lecteurs qui d&#233;couvrent un duo Arlette Laguiller-Alain Krivine compl&#233;mentaire et dynamique. Si LO et la LCR peuvent faire des mois de campagne ensemble pour d&#233;fendre une plate-forme commune qui se veut, bien plus qu'une profession de foi &#233;lectorale, un programme pour les luttes futures, il n'est pas imaginable qu'elles n'aient plus aucune position &#224; d&#233;fendre en commun, aucune politique commune &#224; proposer, aucun terrain de lutte o&#249; elles puissent se retrouver, une fois les urnes rang&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Construire une force politique d&#233;cisive&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pas plus apr&#232;s le 13 juin qu'avant, le rassemblement dans un grand parti r&#233;volutionnaire des travailleurs de tous les militants r&#233;volutionnaires &#8211; notamment de la LCR et de LO, mais aussi de toutes et tous les militants politiques, syndicaux, associatifs qui refusent cette soci&#233;t&#233; capitaliste, rejettent la politique de la gauche plurielle et veulent combattre pour le socialisme ou le communisme &#8211; ne sera sans doute imm&#233;diatement &#224; l'ordre du jour. D'une part la construction d'un parti ne peut s'appuyer seulement sur des &#233;lections et doit se mat&#233;rialiser au feu des &#233;ch&#233;ances de la lutte de classe. D'autre part, m&#234;me si elles ont toutes deux pour projet la construction d'un parti r&#233;volutionnaire, la LCR et LO, qui pourraient &#234;tre en position de prendre des initiatives en ce sens, ne s'accordent pas pour l'instant sur le type de parti souhaitable et possible aujourd'hui. M&#234;me si ces &#233;lections europ&#233;ennes peuvent contribuer &#224; modifier les positions de chacune des deux organisations, il est &#233;vident que ce d&#233;bat n'est toujours pas d&#233;pass&#233; par une nouvelle situation. Et pour le moment cette campagne &#233;lectorale, qui certes n'est pas termin&#233;e et dont l'effet final n'est pas compl&#232;tement mesurable aujourd'hui, n'a pas encore modifi&#233; suffisamment les donn&#233;es pour amener ce d&#233;passement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne commune rencontre un succ&#232;s certain. Des femmes et des hommes qui avaient plus ou moins raccroch&#233; le militantisme politique y reprennent quelque go&#251;t. Il n'y a pas toutefois d'afflux spontan&#233; vers LO et la LCR. Les conditions pour la cr&#233;ation imm&#233;diate d'un nouveau parti, beaucoup plus large que les organisations actuelles, ne sont pas encore l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les militants ou ex-militants du PCF, dont nombre regardent incontestablement vers l'extr&#234;me gauche, envisagent de faire le geste de d&#233;poser un bulletin dans l'urne. Pour un certain nombre il s'agit d'une premi&#232;re rupture politique ouverte avec le PC. Parfois ils posent le probl&#232;me de ce que les r&#233;volutionnaires pourraient faire avec eux. Mais au stade o&#249; nous en sommes, il n'y a pas de courant significatif en faveur de la cr&#233;ation d'une organisation commune avec les r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela ne signifie en aucun cas que la seule perspective pour la LCR et LO est de se s&#233;parer &#224; nouveau au lendemain des &#233;lections, et d'aller chacune leur chemin sans plus s'occuper d'agir ensemble, comme elles l'ont fait pendant la d&#233;cennie pr&#233;c&#233;dente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux yeux des travailleurs du rang, des militants, des m&#233;dias, LO et la LCR auront constitu&#233; une seule force politique. Cette force elles doivent et peuvent la maintenir apr&#232;s les &#233;lections et nos deux organisations ne devraient avoir aucune r&#233;ticence &#224; l'affirmer au cours m&#234;me de la campagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'abord la seule mani&#232;re de tenir vraiment la promesse implicite faite aux &#233;lecteurs en se pr&#233;sentant ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ensuite la seule politique correspondant &#224; l'aspiration &#224; &#234;tre tous membres d'un m&#234;me futur parti r&#233;volutionnaire, comme LO et la LCR l'affirment parfois. Un parti n'implique pas la fin de toute divergence, ni m&#234;me d'activit&#233;s sp&#233;cifiques &#224; chacune de ses tendances, mais il implique l'existence de convergences assez fortes et assez importantes pour permettre que tous ses militants se retrouvent sur une politique et dans une activit&#233; commune sur des points essentiels.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Continuer la campagne pour le plan d'urgence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour l'essentiel la campagne &#233;lectorale de LO et de la LCR porte sur le programme des mesures d'urgence &#224; imposer au patronat et au gouvernement, n&#233;cessaires pour changer le sort imm&#233;diat du monde du travail, et en premier lieu s'attaquer au ch&#244;mage. Ce n'est pas un programme &#233;lectoral, m&#234;me si un nombre important de suffrages en faveur de la liste qui le d&#233;fend pourrait contribuer &#224; changer le rapport des forces entre la bourgeoisie et le prol&#233;tariat. C'est un programme pour les luttes futures. Et il est pr&#233;sent&#233; explicitement comme tel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les mois qui suivent, et ce programme et les luttes seront encore plus &#224; l'ordre du jour, plus n&#233;cessaires que jamais, si la classe ouvri&#232;re ne veut pas s'enfoncer encore un peu plus. Les attaques contre les travailleurs vont redoubler. De nouveaux plans sociaux qui vont supprimer des milliers d'emplois dans les plus gros trusts, une deuxi&#232;me loi Aubry qui aggravera l'exploitation sans rem&#233;dier au ch&#244;mage, comme la premi&#232;re, le syst&#232;me des retraites mis en lambeaux : voil&#224; ce que patronat et gouvernement promettent d&#233;j&#224;, ouvertement, cyniquement, pour la fin de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cela, comment les deux organisations pourraient-elles se contenter de la campagne &#233;lectorale commune ? Comment pourraient-elles, sans se renier, ne pas continuer &#224; d&#233;fendre le m&#234;me programme et avec autant d'&#233;nergie apr&#232;s les &#233;lections ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s maintenant la logique veut que LO et la LCR envisagent une campagne commune sur le plan d'urgence et sur la n&#233;cessit&#233; d'un mouvement d'ensemble. Cette campagne commune serait dans le droit fil de la campagne &#233;lectorale, sa continuation naturelle et logique. Elle serait l'occasion d'associer d'autres courants ou groupes d'extr&#234;me gauche, et en premier lieu ceux qui soutiennent la liste commune. Sa n&#233;cessit&#233; s'impose d&#232;s le lendemain des &#233;lections. Elle pourrait et devrait au moins &#234;tre engag&#233;e d&#232;s septembre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;S'adresser ensemble &#224; l'ensemble du mouvement ouvrier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une campagne pour un mouvement d'ensemble et un programme de mesures destin&#233;es &#224; &#233;radiquer le ch&#244;mage s'adresse &#224; tous les travailleurs, &#224; tous ceux qui militent pour changer la situation. Un volet en serait donc des propositions d'initiatives et d'actions communes aux organisations, partis, syndicats, associations, qui se r&#233;clament de pr&#232;s ou de loin de ce mouvement ouvrier et &#224; tous leurs militants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les occasions de telles initiatives ne vont pas manquer. Elles seront plut&#244;t trop nombreuses, vu les n&#233;cessit&#233;s d'organiser la r&#233;sistance ouvri&#232;re aux attaques des capitalistes : contre la loi Aubry, contre le d&#233;mant&#232;lement des r&#233;gimes de retraites, contre les suppressions d'emplois, contre l'intervention militaire imp&#233;rialiste dans les Balkans...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici le mouvement r&#233;volutionnaire ne pouvait avoir qu'une politique de principe, symbolique, vis-&#224;-vis des autres organisations du mouvement ouvrier, tant la disproportion des forces et de l'influence &#233;tait en sa d&#233;faveur. Aujourd'hui le rapport des forces a chang&#233;. Faites en commun par les deux organisations (surtout si leur alliance est confort&#233;e par les r&#233;sultats du 13 juin), des propositions de front unique deviennent cr&#233;dibles, sinon pour les dirigeants des organisations r&#233;formistes (qui n'ont sans doute gu&#232;re envie de les entendre alors qu'ils soutiennent le gouvernement), du moins pour une partie des militants communistes, socialistes, syndicalistes, pour qui l'extr&#234;me gauche est une force avec qui ils peuvent compter.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Elargir le champ des activit&#233;s communes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une campagne en commun c'est, forc&#233;ment, des activit&#233;s communes pour s'adresser en commun aux travailleurs : meetings et r&#233;unions publiques, affiches, tracts, voire bulletins d'entreprise, de quartier ou de ville, ou encore rencontres ou conf&#233;rences ouvri&#232;res pour tenter de r&#233;unir et discuter avec les militants int&#233;ress&#233;s par nos propositions. (Tout cela pouvant parfaitement coexister avec des activit&#233;s sp&#233;cifiques &#224; chacune des deux organisations, ses r&#233;unions, ses affiches, ses tracts ou ses bulletins d'entreprise, et toute autre expression de la politique propre &#224; chacune).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une presse commune peut m&#234;me &#234;tre aujourd'hui envisag&#233;e, enfin, s&#233;rieusement. Dans le pass&#233; LO et la LCR en &#233;taient d&#233;j&#224; convenues &#224; plusieurs reprises (un suppl&#233;ment commun aux deux hebdomadaires par exemple). Cela n'a jamais march&#233; parce qu'il manquait la condition sine qua non d'un tel rapprochement : une v&#233;ritable politique commune sur quelques terrains essentiels, qui lui donne une base plus solide que la bonne volont&#233; des uns et des autres. A la modeste &#233;chelle de nos deux tendances cette revue, Convergences R&#233;volutionnaires, d&#233;montre la viabilit&#233; d'une publication commune &#224; deux courants qui ont des diff&#233;rences mais aussi la volont&#233; de rechercher les convergences et toutes les occasions de d&#233;fendre ensemble ce qu'ils ont en commun.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Affirmer la volont&#233; d'une politique commune&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si la liste a des &#233;lus, la n&#233;cessit&#233; de montrer que l'alliance LO-LCR perdure au-del&#224; des &#233;lections se posera d&#232;s le 14 juin. Les &#233;ventuels d&#233;put&#233;s devront vite d&#233;cider de leur attitude dans ce Parlement europ&#233;en et au-dehors, et se comporter comme un groupe (officiel ou officieux, qu'importent les r&#232;glements parlementaires !) qui s'efforce de d&#233;fendre une politique de classe face &#224; l'ensemble des partis et des politiciens bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'engagement de former un groupe, qui continuera &#224; se concerter syst&#233;matiquement et adoptera une politique commune chaque fois que possible, est bien le moindre que les deux organisations peuvent prendre d&#232;s maintenant. Si peu d'&#233;lecteurs se posent ce probl&#232;me, les militants qui font campagne pour &#233;lire ensemble des camarades de LO et de la LCR ne devraient pas avoir &#224; se demander si ceux-l&#224; ne vont pas se tourner ostensiblement le dos d&#232;s qu'ils seront &#233;lus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit bien l'int&#233;r&#234;t de la collaboration, m&#234;me encore limit&#233;e comme elle l'est aujourd'hui, &#224; propos de la situation au Kosovo. Il n'y a eu prise de position commune sur la question que parce qu'il y a la campagne commune et la concertation syst&#233;matique &#224; laquelle celle-ci oblige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant le 13 juin, qui constitue une premi&#232;re &#233;tape dont il importe de faire le succ&#232;s le plus important possible, il est sans doute difficile de pr&#233;voir toutes les initiatives, les actions et les activit&#233;s communes qui seront possibles et n&#233;cessaires. En revanche il est indispensable d'afficher clairement la volont&#233; de les rechercher et de les poursuivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 Mai 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fraction L'Etincelle de Lutte Ouvri&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tendance R&#233;volution ! de la Ligue Communiste R&#233;volutionnaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Parlement europ&#233;en : le pouvoir reste ailleurs
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Parlement-europeen-le-pouvoir-reste-ailleurs</link>
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		<dc:subject>Europe
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		<description>Le 13 juin vont &#234;tre &#233;lus 626 d&#233;put&#233;s pour le Parlement europ&#233;en. Dans la campagne &#233;lectorale, certains font croire que ces d&#233;put&#233;s iraient diriger, d&#233;cider du cours des choses pour les 15 pays de l'Union europ&#233;enne. Plus s&#233;rieusement, chacun sait bien que cette Assembl&#233;e n'a qu'un pouvoir de pacotille. &lt;br /&gt;Beaucoup de partis politiques, &#224; commencer par Le PCF ou les Verts, se plaignent du &#171; d&#233;ficit d&#233;mocratique &#187; de l'Europe et demandent plus de pouvoir pour ce Parlement. Cela ne changerait pas sa nature : le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 13 juin vont &#234;tre &#233;lus 626 d&#233;put&#233;s pour le Parlement europ&#233;en. Dans la campagne &#233;lectorale, certains font croire que ces d&#233;put&#233;s iraient diriger, d&#233;cider du cours des choses pour les 15 pays de l'Union europ&#233;enne. Plus s&#233;rieusement, chacun sait bien que cette Assembl&#233;e n'a qu'un pouvoir de pacotille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de partis politiques, &#224; commencer par Le PCF ou les Verts, se plaignent du &#171; d&#233;ficit d&#233;mocratique &#187; de l'Europe et demandent plus de pouvoir pour ce Parlement. Cela ne changerait pas sa nature : le syst&#232;me parlementaire d&#233;mocratique bourgeois n'est pas con&#231;u pour permettre &#224; la population l'exercice d&#233;mocratique de la gestion de la soci&#233;t&#233;, quelles que soient les pr&#233;rogatives qui lui sont donn&#233;es. Dans le cas du parlement europ&#233;en les apparences ne sont m&#234;me pas sauves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est toutefois pas inutile de comprendre un peu ce qu'il en est. Pour cela il faut revenir sur la fa&#231;on dont cette Union europ&#233;enne s'est construite et sur les objectifs que se sont fix&#233;s les hommes politiques qui ont dirig&#233; le processus.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;40 ans d'Europe au service du capitalisme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les plus anciens se souviennent du March&#233; Commun, cette petite Europe qui rassemblait la France, l'Allemagne de l'Ouest, l'Italie et le Benelux (Belgique, Luxembourg, Pays-Bas). Cette Europe des ann&#233;es 60 avait comme but essentiel de supprimer les barri&#232;res douani&#232;res entre ses membres, et correspondait &#224; une volont&#233; affich&#233;e depuis 45 de redresser &#233;conomiquement une Europe de l'Ouest face aux pays de l'Est. L'aide am&#233;ricaine &#224; la reconstruction (Plan Marshall) avait &#233;t&#233; conditionn&#233;e par la mise sur pied d'une telle coop&#233;ration &#233;conomique. A l'&#233;poque, les USA voyaient d'un &#339;il favorable ce processus qui stimulait les &#233;changes, donc les d&#233;bouch&#233;s pour l'&#233;conomie am&#233;ricaine. Parall&#232;lement ils mirent sur pied l'OTAN, structure militaire de d&#233;fense europ&#233;enne sous commandement am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de patrons, notamment en France, n'&#233;taient pas forc&#233;ment favorables &#224; l'Europe dans laquelle ils voyaient le danger d'&#234;tre submerg&#233;s, notamment par les importations allemandes. Ce n'est qu'&#224; partir de 1970 que se produit une acc&#233;l&#233;ration et un ralliement de l'essentiel du patronat europ&#233;en &#224; une lib&#233;ralisation totale des &#233;changes. En 25 ans, l'Europe s'est &#233;largie de 6 Etats membres &#224; 15, notamment par l'arriv&#233;e des pays qui autour de la Grande Bretagne constituaient un march&#233; alternatif &#224; la CEE des 6 (L'AELE/Association europ&#233;enne de libre &#233;change). C'est &#224; cette &#233;poque que commen&#231;a, avec bien des avatars, le processus d'union mon&#233;taire duquel les plus grands capitalistes europ&#233;ens tir&#232;rent un profit important. Le commerce entre pays europ&#233;ens connut un bond en avant pour arriver &#224; la situation actuelle o&#249; les pays de l'UE r&#233;alisent l'essentiel de leurs &#233;changes &#233;conomiques au sein de cette zone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la p&#233;riode de r&#233;cession &#233;conomique des ann&#233;es 70 et 80, gouvernements et patronat d&#233;cid&#232;rent de pousser plus loin qu'un simple march&#233; commun, pour arriver &#224; une libert&#233; totale de circulation des capitaux, des biens et des services, supprimant tous les r&#232;glements, taxes que chaque pays appliquait auparavant. C'&#233;tait aussi l'occasion de remettre en cause tous les services publics, n&#233;s souvent apr&#232;s 45 qui fermaient des secteurs importants &#224; l'app&#233;tit des capitalistes. Evidemment ces attaques auraient eu lieu sans l'existence de l'Union europ&#233;enne, preuve en est que la pionni&#232;re fut en ce domaine la Grande-Bretagne sans attendre les fameuses &#171; directives de Bruxelles &#187;. Mais l'U.E. donna un cadre r&#233;glementaire et g&#233;n&#233;ral &#224; ce processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, l'avanc&#233;e vers l'Europe mon&#233;taire, la monnaie unique, avec les crit&#232;res de convergence budg&#233;taire servirent de pr&#233;texte &#224; l'acc&#233;l&#233;ration des attaques contre la protection sociale et les retraites. En fait les patrons et les gouvernements europ&#233;ens cherchaient moins &#224; construire un nouvel Etat europ&#233;en que de se donner les moyens d'utiliser au maximum le march&#233; europ&#233;en pour faire leurs affaires et affaiblir les protections des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs jusque dans les ann&#233;es 80, il n'y avait pas r&#233;ellement d'Europe politique. C'&#233;tait essentiellement les Etats europ&#233;ens qui n&#233;gociaient et d&#233;cidaient entre eux de l'avanc&#233;e du processus. Le but n'&#233;tait m&#234;me pas de planifier ensemble leurs politiques &#233;conomiques. Les seuls domaines o&#249; se r&#233;alisa r&#233;ellement une coop&#233;ration &#233;conomique furent le fameux pacte Charbon-acier et la politique agricole commune. Le but essentiel des derni&#232;res ann&#233;es fut surtout une attaque coordonn&#233;e contre les monopoles et entreprises publiques au sein de chaque Etat.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Vers une union europ&#233;enne d&#233;mocratique ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout cela explique la nature particuli&#232;re des institutions europ&#233;ennes mises sur pied : essentiellement des instances de coordination et de d&#233;cisions communes entre Etat europ&#233;ens pour les r&#233;glementations &#233;conomiques et financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux instances qui ont le plus de pouvoir sont :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; le Conseil des Ministres europ&#233;ens, dans lequel chaque gouvernement d&#233;l&#232;gue un de ses membres. Les d&#233;cisions s'y prennent au consensus. Elles se traduisent par un grand nombre de lois et de r&#233;glementations communes. C'est de ce Conseil qu'elles sont r&#233;ellement sorties et non pas d'une soi-disant bureaucratie technocratique. Mais &#233;videmment, il est plus facile, pour un gouvernement, de dire qu'il est &#171; oblig&#233; par Bruxelles &#187; de prendre une d&#233;cision impopulaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; la Commission, qui est aussi charg&#233;e de tous les maux, &#233;mane en fait directement des gouvernements qui y d&#233;l&#232;guent chacun 1 ou 2 membres. Si c'est d'elle que sortent beaucoup de textes et de propositions, c'est toujours le Conseil qui d&#233;cide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total, le pouvoir dans l'Union europ&#233;enne reste bien aux mains des Etats, m&#234;me si l'int&#233;gration politique europ&#233;enne a fait un pas suppl&#233;mentaire avec l'introduction de l'Euro et de la Banque Centrale Europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d'hommes politiques europ&#233;ens veulent aller plus loin, vers ce qu'ils appellent une Europe f&#233;d&#233;rale qui deviendrait un Etat comparable aux Etats-Unis d'Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d'obstacles se dressent sur ce chemin. Les Etats nationaux servent aujourd'hui du point de vue de la classe dominante &#224; organiser l'exploitation en essayant de g&#233;rer des fonctions sociales comme la police, l'Education, l'arm&#233;e, la justice. Ils constituent des machines complexes indispensables au patronat, surtout en p&#233;riode d'attaques g&#233;n&#233;ralis&#233;es contre les travailleurs. C'est pour cela que, jusqu'&#224; aujourd'hui, l'Union europ&#233;enne reste essentiellement une union marchande g&#233;rant les &#233;changes et aussi les conflits d'int&#233;r&#234;ts entre capitalistes et Etats dans ce domaine. Cela explique le pouvoir tr&#232;s r&#233;duit du Parlement europ&#233;en qui est tout juste consult&#233; par le Conseil sur les lois et pour l'adoption du budget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains hommes politiques &#233;chafaudent aujourd'hui des plans de r&#233;formes pour les institutions europ&#233;ennes afin de les rendre d&#233;mocratiques : plus de pouvoir au parlement, moins au conseil et &#224; la commission. Ils consid&#232;rent le plus souvent que les Etats nationaux auraient, eux, un syst&#232;me d&#233;mocratique et qu'il faudrait &#233;tendre ces r&#232;gles de fonctionnement &#224; l'Europe. C'est oublier que dans les Etats nationaux eux-m&#234;mes, le pouvoir n'a rien de d&#233;mocratique. Ainsi, en France, beaucoup ont pu penser voter pour un changement de politique en votant pour la gauche. Pourtant, le pouvoir r&#233;el reste entre les mains des patrons, et d&#232;s lors, les orientations fondamentales restent les m&#234;mes, sous un gouvernement de gauche, comme sous un gouvernement de droite. D'ailleurs, aujourd'hui la majorit&#233; en Europe, au Parlement, comme au Conseil ou &#224; la commission, est entre les mains de partis de gauche. Cela emp&#234;che-t-il que les d&#233;cisions prises soient toutes des attaques contre les travailleurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour aller vers &#171; plus de d&#233;mocratie &#187; le chemin passera d'abord par la capacit&#233; des salari&#233;s, des ch&#244;meurs, de tous ceux et toutes celles qui subissent l'exploitation de remettre en cause le pouvoir patronal, dans chaque pays, et &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne. De ce point de vue, la construction de l'Europe des patrons fait mieux ressortir que tous les travailleurs des pays europ&#233;ens ont les m&#234;mes int&#233;r&#234;ts et doivent mettre en commun leurs forces face aux attaques capitalistes. Pendant des d&#233;cennies, et encore aujourd'hui, les patrons ont voulu utiliser la concurrence entre travailleurs europ&#233;ens, le chauvinisme jusque sur les champs de bataille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui devant nous se pr&#233;sente la n&#233;cessit&#233; de lutter ensemble pour des salaires d&#233;cents, pour la r&#233;duction du temps de travail sans flexibilit&#233; ni annualisation et sans perte de salaire, pour le plein emploi, sans craindre la &#171; concurrence &#187; des pays voisins. Alors que tous les r&#233;formistes se rallient, plus ou moins honteusement, au cadre de l'Europe capitaliste, les r&#233;volutionnaires et tous ceux qui luttent contre le syst&#232;me capitaliste ont la responsabilit&#233; de construire ce combat, sans tomber dans le nouveau pi&#232;ge qui serait d'opposer les travailleurs de l'Union europ&#233;enne &#224; ceux de l'Europe de l'Est o&#249; du sud de la M&#233;diterran&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent CARASSO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> La barbarie de Milosevic n'a d'&#233;gale que celle de ses suzerains imp&#233;rialistes
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-barbarie-de-Milosevic-n-a-d-egale-que-celle-de-ses-suzerains-imperialistes</link>
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		<dc:date>1999-05-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Imp&#233;rialisme
</dc:subject>
		<dc:subject>Serbie
</dc:subject>
		<dc:subject>Kosovo
</dc:subject>

		<description>Voil&#224; six semaines que la sale guerre de l'OTAN &#8211; dont la France &#171; socialiste &#187; &#8211; s'intensifie contre la Yougoslavie. Certains, comme Jospin, font une subtile et hypocrite distinction entre bombardements et guerre. Les bombardements seraient de la coercition. La guerre, selon lui l'engagement terrestre contre les forces serbes, ne serait pas commenc&#233;e. &lt;br /&gt;Elle fait des morts pourtant en Serbie o&#249; les bombes et missiles atteignent des cibles civiles autant que militaires. Et les responsables de l'OTAN&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; six semaines que la sale guerre de l'OTAN &#8211; dont la France &#171; socialiste &#187; &#8211; s'intensifie contre la Yougoslavie. Certains, comme Jospin, font une subtile et hypocrite distinction entre bombardements et guerre. Les bombardements seraient de la coercition. La guerre, selon lui l'engagement terrestre contre les forces serbes, ne serait pas commenc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle fait des morts pourtant en Serbie o&#249; les bombes et missiles atteignent des cibles civiles autant que militaires. Et les responsables de l'OTAN ont beau ne parler que de solution politique, ils accumulent toujours plus d'hommes et d'armements aux abords de la Serbie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, il y a un sacr&#233; d&#233;calage entre les bobards servis &#224; la population et la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Si les Docteurs Folamour de l'OTAN avaient voulu aider Milosevic, ils ne s'y seraient pas pris autrement !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants de l'OTAN voulaient arr&#234;ter les exactions serbes au Kosovo et prot&#233;ger la population albanaise ? Mais les bombardements ont exacerb&#233; la r&#233;pression contre la population albanaise du Kosovo, acc&#233;l&#233;r&#233; l'exode et en ont fait une &#171; catastrophe humanitaire &#187;. Avant le d&#233;but des bombardements, quelque 150 000 Kosovars avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; chass&#233;s de leur pays. Ils sont aujourd'hui quelque 750 000 r&#233;fugi&#233;s, parqu&#233;s dans des camps en Albanie, en Mac&#233;doine, au Mont&#233;n&#233;gro ou expatri&#233;s vers quelques autres pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants de l'OTAN voulaient &#233;radiquer la dictature d'un nouvel Hitler ? Mais les bombardements ont atteint surtout la population serbe et l'ont pouss&#233;e vers Milosevic. Les opposants au dictateurs sont affaiblis, b&#226;illonn&#233;s, menac&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants de l'OTAN voulaient emp&#234;cher un &#171; nouveau Munich &#187; ? C'est pourtant avec Milosevic que les responsables des grandes puissances envisagent toujours de n&#233;gocier et signer une paix pourrie. Comme ils l'ont d&#233;j&#224; fait en 1995 &#224; Dayton, pour r&#233;gler le sort d'une autre partie de l'ex-Yougoslavie. Paix qui confirmait entre autres ce statut du Kosovo contre lequel la population albanaise s'insurge aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les chefs des grandes puissances guerri&#232;res qui exploitent l'&#233;motion et l'&#233;lan de solidarit&#233; envers les Kosovars massacr&#233;s ou expuls&#233;s, n'ont rien fait, ou bien peu et bien tard, pour les aider. Ils ont laiss&#233; agir les organisations humanitaires et les ont utilis&#233;es pour leurs buts qui n'ont rien d'humanitaire ! Alors qu'en France, des dizaines de milliers de personnes se seraient port&#233;es volontaires pour accueillir des r&#233;fugi&#233;s, le gouvernement Jospin se flatte d'en accueillir un nombre d&#233;risoire &#8211; au maximum 2000 &#8211; qui plus en leur refusant le statut de r&#233;fugi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans oublier ce qu'on nous sert comme pseudo explication &#224; ce nouveau drame : que les conflits, guerres, massacres colleraient &#224; le peau de cette partie de l'Europe, partag&#233;e entre trop de peuples, de religions et de langues.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La crise sanglante qui secoue l'ex-Yougoslavie est malheureusement on ne peut plus moderne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les ressorts n'en remontent pas au XIX&#176; si&#232;cle, ni m&#234;me &#224; la premi&#232;re moiti&#233; du XX&#176;. L'essentiel s'est hou&#233; depuis vingt ans, quand aux probl&#232;mes pos&#233;s par la succession de Tito, est venue s'ajouter ce qu'il est convenu d'appeler la &#171; crise &#187; de l'&#233;conomie mondiale. Les cr&#233;anciers imp&#233;rialistes, par diktats du FMI interpos&#233;s, ont mis le couteau sous la gorge et cette politique a fait des ravages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ann&#233;e en ann&#233;e, durant toute la d&#233;cennie 1980, ont grimp&#233; inexorablement en Yougoslavie : l'inflation (qui est pass&#233;e de 40 % &#224; 150 % par an de 1981 &#224; 1987, jusqu'au 2500 % de l'ann&#233;e 89), le ch&#244;mage (qui a d&#233;pass&#233; largement le million en 1987, soit pr&#232;s de 20 % de la population active et 75 % des jeunes de moins de 25 ans), la dette ext&#233;rieure (qui en 1987 repr&#233;sentait d&#233;j&#224; 40 % de la valeur des exportations). Les cons&#233;quences en ont &#233;t&#233; une chute dramatique des salaires et du niveau de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique n'est pas rest&#233;e sans riposte de la part de la classe ouvri&#232;re. Des luttes gr&#233;vistes ont eu lieu. Pas de la m&#234;me ampleur, certes, qu'en Pologne &#224; la m&#234;me &#233;poque, au moment o&#249; Solidarit&#233; s'est impos&#233;e, mais d'importance cependant. Elles ont d'ailleurs commenc&#233; au Kosovo en 1981 o&#249; &#224; la fin mars, des &#233;tudiants sont descendus dans la rue, rejoints par les ouvriers et les ch&#244;meurs demandant du travail et de meilleurs salaires. Ces manifestations et gr&#232;ves (tol&#233;r&#233;es mais pas autoris&#233;es) ont culmin&#233; en Croatie et en Mac&#233;doine en 1987 o&#249; le pays a connu officiellement 1570 gr&#232;ves auxquelles ont particip&#233; 365 000 travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'est trouv&#233; en Yougoslavie une cohorte de politiciens, chefs de bande, aventuriers r&#233;actionnaires, d'origine serbe, croate, slov&#232;ne ou bosniaque, pour attiser les braises nationalistes et en faire un contre-feu &#224; un mouvement d'ensemble potentiel des exploit&#233;s et opprim&#233;s de toute la Yougoslavie. Tr&#232;s vite, les dirigeants &#171; grands serbes &#187; qui avaient entre leurs mains la puissance de l'Etat centralis&#233; et tout particuli&#232;rement son appareil militaire, se sont r&#233;v&#233;l&#233;s les plus nuisibles. Mais ils ont favoris&#233; leurs homologues croates ou bosniaques. Et du c&#244;t&#233; de la classe ouvri&#232;re, les luttes ont eu lieu en ordre dispers&#233;, sont rest&#233;es cantonn&#233;es sur un terrain syndical. Aucune force politique ind&#233;pendante de classe ne s'est constitu&#233;e pour contrebalancer les diff&#233;rentes cliques nationalistes bourgeoises, encourag&#233;es par les grandes puissances occidentales (l'Allemagne appuyant le s&#233;paratisme slov&#232;ne et croate, la France, le centralisme grand serbe).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est avec sa politique nationaliste dite de &#171; r&#233;veil serbe &#187; qu'&#224; l'automne 1987, Milosevic s'est impos&#233; &#224; la t&#234;te du Comit&#233; central du PC de Serbie. Il s'agissait de dresser les Serbes contre tous les autres, dans les diff&#233;rentes r&#233;publiques. Milosevic n'apportait &#233;videmment aucune solution &#224; la crise, mais juste son slogan d&#233;magogique &#171; Le Kosovo nous appartient &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Kosovo, pr&#233;tendu berceau historique des Serbes et peupl&#233; &#224; 90 % d'Albanais, fut le premier vis&#233; et touch&#233;. En riposte &#224; une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale qui secoua en 1989 la province &#224; l'initiative des mineurs en lutte, les bureaucrates serbes r&#233;prim&#232;rent durement et instaur&#232;rent dans la province un r&#233;gime militaro-policier : purges massives, arrestations, tortures, dissolution des institutions locales, chasse &#224; la langue albanaise, mesures de s&#233;gr&#233;gation dans la vie sociale, dans les &#233;coles en particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 1989 &#224; 1995, ce furent au tour de la Croatie puis de la Bosnie-Herz&#233;govine d'&#234;tre le lieu de guerres, massacres, d&#233;placements de population tragiques (150 000 morts et 2 millions de r&#233;fugi&#233;s pour la seule Bosnie-Herz&#233;govine), qui ont amen&#233; au pouvoir des dictateurs pas plus tendres ni plus aim&#233;s que ne l'&#233;taient les pr&#233;d&#233;cesseurs yougoslaves ou serbes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'effervescence sociale importante de ces ann&#233;es-l&#224;, Milosevic r&#233;ussit donc &#224; d&#233;voyer le m&#233;contentement sur des rails nationalistes et une fois la machine infernale du nationalisme lanc&#233;e, difficile de l'arr&#234;ter, la r&#233;pression des uns engendrant la haine des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grandes puissances imp&#233;rialistes n'ont pas contrecarr&#233; l'offensive de Milosevic, ni en Croatie ou en Bosnie de 1991 &#224; 1995, ni au Kosovo depuis 1989. Fondamentalement, elles ont consid&#233;r&#233; Milosevic comme l'homme fort et donc le meilleur gardien de leur ordre dans la r&#233;gion. Elles l'ont soutenu quand il s'est trouv&#233;, en Serbie m&#234;me, aux prises avec une opposition de masse &#224; sa politique de guerre et d' &#171; &#233;puration ethnique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1991-1992, des jeunes ont manifest&#233; par centaines de milliers contre la conscription et la guerre en Croatie. Durant la guerre de Bosnie, des villages et des r&#233;gions se sont organis&#233;s pour prot&#233;ger leurs minorit&#233;s et refuser l'&#233;puration ethnique. Il y a deux ans &#224; peine, du printemps 1996 &#224; l'hiver 96-97, une nouvelle vague de contestation a secou&#233; le pays &#8211; parce que la population ouvri&#232;re tout particuli&#232;rement n'en pouvait plus des sacrifices que le pouvoir voulait lui imposer. Les gr&#232;ves ouvri&#232;res et enseignantes se sont succ&#233;d&#233;es, engendrant une crise politique dont le pouvoir de Milosevic s'est finalement tir&#233; parce qu'une partie de son opposition politique bourgeoise l'a ralli&#233;, craignant autant que lui l'effervescence sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grandes puissances se sont finalement r&#233;solues &#224; la guerre actuelle quand l'UCK, au Kosovo, a d&#233;marr&#233; une gu&#233;rilla ind&#233;pendantiste contre l'h&#233;g&#233;monie serbe. Elles se sont d'ailleurs explicitement prononc&#233;es contre l'ind&#233;pendance du Kosovo &#224; la conf&#233;rence de Rambouillet &#8211; en exigeant le d&#233;sarmement de l'UCK comme des troupes serbes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Alors, que faire ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est la question qui sert d'excuse &#224; tous les va-t'en guerre. Mais m&#234;me ceux qui les critiquent, qui se montrent &#171; r&#233;serv&#233;s &#187; vis-&#224;-vis des bombardements, posent le probl&#232;me dans les m&#234;mes termes : que devraient faire les grandes puissances &#171; civilis&#233;es &#187;, &#171; d&#233;mocratiques &#187;, pour arr&#234;ter Milosevic ? Et de faire appel &#224; l'ONU ou &#224; l'embryonnaire OSCE, pour chercher laquelle des &#171; cavernes de brigands &#187; pourrait mieux que l'OTAN et en froissant moins leur sensibilit&#233; humanitaire, faire la m&#234;me t&#226;che, et dans quels pays il vaudrait mieux puiser les hommes de la &#171; force d'interposition &#187;, nom que l'on donne aujourd'hui aux arm&#233;es d'occupation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce sont pr&#233;cis&#233;ment les m&#234;mes grandes puissances &#171; civilis&#233;es &#187;, &#171; d&#233;mocratiques &#187;, qui portent une grande part de responsabilit&#233; dans la ruine de l'ex-Yougoslavie et son &#233;clatement. Ce sont elles qui se sont accommod&#233;es d'un Milosevic ou d'un Tudjman, qui ont soutenu leurs pouvoirs pendant des ann&#233;es et qui demain s'accorderont peut-&#234;tre &#224; nouveau avec le dictateur Milosevic, pour peu qu'elles obtiennent de lui, en bombardement son peuple, en ruinant son pays, qu'il leur ob&#233;isse. Quant &#224; la Russie, laiss&#233;e pour l'instant hors du coup, c'est le Joker de secours, l'interm&#233;diaire &#233;ventuel pour n&#233;gocier un tel compromis. Clinton ou Chirac le pensent autant que Hue (qui veut concilier les sentiments anti-guerre de ses militants avec son soutien au gouvernement en y allant de ses couplets anti-OTAN au nom de la France et de l'Europe, tout en affirmant sa totale solidarit&#233; avec Jospin et Chirac).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#171; forces d'interposition &#187;, on en a d&#233;j&#224; vues &#224; l'&#339;uvre au sud Liban par exemple, contr&#244;lant les camps palestiniens, surveillant les milices de l'OLP ou des Hezbollahs sur la ligne de d&#233;marcation impos&#233;e de fait par les troupes d'Isra&#235;l, leur imposant un barrage herm&#233;tique du nord vers le sud, mais v&#233;ritables passoires du sud vers le nord pour les raids isra&#233;liens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Albanais du Kosovo ont donc &#224; leur tour aujourd'hui leurs camps aux fronti&#232;res de l'Albanie et de la Mac&#233;doine, premiers fruits de la guerre men&#233;e par l'OTAN. Les m&#234;mes camps seront peut-&#234;tre transf&#233;r&#233;s demain dans le sud du Kosovo apr&#232;s ce qu'on nous pr&#233;sentera comme une &#171; victoire &#187; sur Milosevic. O&#249; tout le Kosovo lui-m&#234;me ruin&#233; par les bombes de l'OTAN et les obus serbes ne sera plus qu'un vaste camp de r&#233;fugi&#233;s. Les Kosovars b&#233;n&#233;ficieront alors peut-&#234;tre de leur force multinationale d'interposition. Qu'elle arbore le logo de l'OTAN ou de l'ONU, peu importe. Elle ne sera l&#224; que pour surveiller les camps, pour y &#233;viter les r&#233;voltes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette guerre que les gouvernants occidentaux ont d&#233;clench&#233;e en Yougoslavie ne peut sortir que l'aggravation de la mis&#232;re, la multiplication des camps de r&#233;fugi&#233;s, l'exacerbation des nationalismes, y compris aujourd'hui en Mac&#233;doine et en Albanie, ou bient&#244;t entre le Mont&#233;n&#233;gro et la Serbie, si ce n'est entre la Hongrie et la Serbie. Le seul espoir serait une r&#233;volte des peuples qui en sont victimes, contre la dictature et la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est de notre responsabilit&#233; que d&#233;j&#224;, ici, les travailleurs ne soient pas dupes. Qu'ici s'exprime le plus largement possible, par des manifestations, des prises de position syndicales et politiques, une opposition &#224; la politique criminelle de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais. Cela peut compter pour freiner l'escalade guerri&#232;re, &#224; en juger par les pr&#233;cautions que, par crainte de l'opinion publique, le gouvernement prend &#224; filtrer des informations sur les cons&#233;quences de la guerre pour les populations civiles de Serbie et du Kosovo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre men&#233;e par l'OTAN renforce in&#233;vitablement en Serbie les courants nationalistes. Une opposition aux bombardements, ici, de la part de ceux qui sont &#224; la fois contre la politique des grandes puissances et pour le droit des peuples du Kosovo &#224; disposer d'eux-m&#234;mes, pourrait &#234;tre un encouragement l&#224;-bas, en Yougoslavie, &#224; tous ceux qui d'eux-m&#234;mes voudraient s'opposer &#224; la politique de guerre et d'oppression nationale de Milosevic. Au nom des int&#233;r&#234;ts communs des peuples et des travailleurs de toute la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette Europe o&#249; la crise et le ch&#244;mage engendrent des Le Pen ici, des Milosevic l&#224;-bas, et des massacreurs &#224; Matignon et &#224; l'Elys&#233;e, cette guerre de Yougoslavie nous concerne tous. Les r&#233;fugi&#233;s du Kosovo nous ressemblent terriblement. Si nous n'arrivons pas, tous ensemble, travailleurs et peuples d'Europe, &#224; faire un front commun contre les brigands imp&#233;rialistes qui exploitent et bombardent, nous seront tous, chacun notre tour en commen&#231;ant par les plus pauvres, &#233;cras&#233;s, d&#233;plac&#233;s, vaincus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte d'ensemble, &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne et au-del&#224;, des travailleurs et des classes populaires contre les accapareurs bourgeois, leurs gendarmes et bombardiers, est la seule qui puisse apporter &#224; la fois la fin de l'exploitation et de l'oppression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 Mai 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michelle VERDIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> SNCF : le projet d'accord qui a d&#233;clench&#233; la gr&#232;ve
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		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/SNCF-le-projet-d-accord-qui-a-declenche-la-greve</link>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>SNCF
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		<dc:subject>35 heures
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		<description>Un agent de conduite peut actuellement prendre son service &#224; peu pr&#232;s &#224; n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Un cheminot en 3x8 ou en service d&#233;cal&#233; peut travailler le dimanche et les jours f&#233;ri&#233;s et faire des p&#233;riodes de 48h de travail en 6 jours, m&#234;me en b&#233;n&#233;ficiant des 35 heures. Ceux qui travaillent &#224; l'entretien des voies, bien que normalement au r&#233;gime de 39h hebdos et en journ&#233;e travaillent de plus en plus de nuit et les week-end. &lt;br /&gt;On pouvait donc se demander comment une entreprise, o&#249;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Loi-Aubry-Loi-piege-84-" rel="directory"&gt;Loi Aubry, Loi pi&#232;ge
&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un agent de conduite peut actuellement prendre son service &#224; peu pr&#232;s &#224; n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Un cheminot en 3x8 ou en service d&#233;cal&#233; peut travailler le dimanche et les jours f&#233;ri&#233;s et faire des p&#233;riodes de 48h de travail en 6 jours, m&#234;me en b&#233;n&#233;ficiant des 35 heures. Ceux qui travaillent &#224; l'entretien des voies, bien que normalement au r&#233;gime de 39h hebdos et en journ&#233;e travaillent de plus en plus de nuit et les week-end.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pouvait donc se demander comment une entreprise, o&#249; nombre de cheminots travaillent ainsi, dans le cadre d'un temps de travail d&#233;j&#224; annualis&#233;, allait s'engouffrer dans le sillage de la loi Aubry pour r&#233;aliser encore plus de flexibilit&#233;. Le projet d'accord que la SNCF a remis le 15 avril aux organisations syndicales ne laisse aucun doute sur les capacit&#233;s de l'imagination patronale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Flexibilit&#233; accrue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce projet rend r&#233;glementaire ce qui &#233;tait exceptionnel ou n&#233;gociable par &#224;-coup : d&#233;passements d'horaires et diverses formes de d&#233;rogations existantes, mais qui &#233;taient soumises &#224; des compensations financi&#232;res ou en temps compens&#233;, voire &#224; l'accord de l'int&#233;ress&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple les travaux de nuit et le week-end pour les cheminots de l'Equipement (l'entretien des voies et installations ferroviaires) &#233;taient rediscut&#233;s et planifi&#233;s quasi syst&#233;matiquement, faisaient appel bien souvent au volontariat, donnaient lieu &#224; des compensations. Le projet pr&#233;voit pour cette cat&#233;gorie de travailleurs 122 repos par an (au lieu de 104) mais ces repos suppl&#233;mentaires seront &#224; disposition de la SNCF et le travail du dimanche et de nuit est consid&#233;r&#233; comme syst&#233;matique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la majorit&#233; des cheminots, c'est la dur&#233;e journali&#232;re qui est modifi&#233;e avec des mini de 5h30 par jour et des maxi de 8h30. Le tratail serait planifi&#233; sur 6 mois avec des p&#233;riodes hautes et basses, durant lesquelles seraient programm&#233;es unilat&#233;ralement les journ&#233;es les plus courtes et les repos suppl&#233;mentaires qui repr&#233;sentent la r&#233;duction du temps de travail. Et pire, la direction s'arroge le droit de remettre en cause cette programmation en pr&#233;venant simplement 10 jours auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet pr&#233;voit enfin pendant trois ans un ralentissement des augmentations de salaire, notamment des promotions individuelles qui devenaient les seules augmentations v&#233;ritables (0,8 % d'augmentation g&#233;n&#233;rale en 1998).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Augmentation d&#233;risoire des effectifs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On pouvait aussi se demander combien d'effectifs la SNCF allait mettre sur la table des &#171; n&#233;gociations &#187;, elle qui r&#233;pondait syst&#233;matiquement aux cheminots en gr&#232;ve pour des embauches durant tout l'automne 1998 : &#171; nous en reparlerons avec les 35h &#187;. Elle s'engage pour une fourchette de 4500 &#224; 5500 recrutements en plus sur une p&#233;riode de trois ans. Pour une entreprise qui compte 173 000 cheminots ! Et &#224; condition que le gouvernement mette la main &#224; la poche ! Cela n'emp&#234;che pas la presse d'annoncer 23 000 &#224; 25 000 recrutements suppl&#233;mentaires... en oubliant pr&#232;s de 20 000 d&#233;parts dans la m&#234;me p&#233;riode.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des syndicats pr&#234;ts &#224; signer&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Durant ces derniers mois, la discr&#233;tion des syndicats a &#233;t&#233; exemplaire. Quelques bribes d'informations leur suffisaient, quelques d&#233;clarations abstraites sur des reculs de la direction. C'est la direction elle-m&#234;me qui aura fait le plus d'infos, &#224; sa sauce bien s&#251;r. Elle se sentait d'autant plus &#224; l'aise que les syndicats, tout en affirmant qu'ils voulaient un accord, ne remettaient rien en cause ni la cr&#233;ation d'un statut &#224; temps partiel, ni la g&#233;n&#233;ralisation du travail de nuit et des week-end, ni la limitation des salaires, ni la concentration des effectifs et des journ&#233;es longues dans les p&#233;riodes les plus p&#233;nibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cheminots ont parfois au premier abord &#233;t&#233; int&#233;ress&#233;s par l'annonce de repos suppl&#233;mentaires. Mais, lorsqu'ils ont pu avoir connaissance du d&#233;tail, notamment que des repos dits suppl&#233;mentaires seraient accord&#233;s &#224; la guise du patron, voire report&#233;s l'ann&#233;e suivante, leur r&#233;action a &#233;t&#233; beaucoup plus n&#233;gative. En tout cas quasi unanimement chez les roulants comme le prouve la gr&#232;ve qui a commenc&#233; il y a quelques jours et qui s'&#233;tend au moment o&#249; nous publions. Une gr&#232;ve qui est d'autant plus significative qu'elle a d&#233;but&#233; &#224; l'appel du syndicat corporatif de la FGAAC, mais &#224; laquelle des militants et des sections CGT se sont joints imm&#233;diatement malgr&#233; l'opposition d&#233;clar&#233;e des responsables de la f&#233;d&#233;ration, puis SUD-Rail, d'abord rest&#233; aussi sur la r&#233;serve par esprit de boutique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de la deuxi&#232;me semaine de gr&#232;ve, les man&#339;uvres des dirigeants f&#233;d&#233;raux, en particulier de la CGT, mais pas seulement de la CGT, &#233;taient multiples. Preuve que la col&#232;re de la base syndicale comme de bon nombre de cheminots roulants mais aussi s&#233;dentaires est bien r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 3 mai 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bertrand LEPAGE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> COCA-COLA ENTERPRISE : Une occasion pour remettre &#224; plat le fonctionnement de l'entreprise
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/COCA-COLA-ENTERPRISE-Une-occasion-pour-remettre-a-plat-le-fonctionnement-de-l</link>
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		<dc:subject>35 heures
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>CCE est le principal embouteilleur de Coca-Cola dans la plupart des pays europ&#233;ens. La situation du groupe est florissante : des milliards de profits, des progressions de parts de march&#233; &#224; deux chiffres chaque ann&#233;e, une politique de rachat syst&#233;matique des concurrents (Orangina par exemple)&#8230; CCE a tout l'air de ressembler &#224; la World Company des guignols. &lt;br /&gt;Les salaires sont tr&#232;s faiblement augment&#233;s depuis des ann&#233;es, mais les augmentations individuelles, les primes au rendement, la participation aux&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;CCE est le principal embouteilleur de Coca-Cola dans la plupart des pays europ&#233;ens. La situation du groupe est florissante : des milliards de profits, des progressions de parts de march&#233; &#224; deux chiffres chaque ann&#233;e, une politique de rachat syst&#233;matique des concurrents (Orangina par exemple)&#8230; CCE a tout l'air de ressembler &#224; la World Company des guignols.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salaires sont tr&#232;s faiblement augment&#233;s depuis des ann&#233;es, mais les augmentations individuelles, les primes au rendement, la participation aux b&#233;n&#233;fices et les plans d'actionnariat permettent &#224; beaucoup de s'y retrouver sur le plan financier. Avec en contrepartie un travail de plus en plus harassant.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une aubaine pour la direction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La loi Aubry est une aubaine pour la direction m&#234;me si elle pr&#233;tend le contraire. L'objectif est clair : remettre &#224; plat l'ensemble du fonctionnement de l'entreprise en s'appuyant sur ce qu'elle appelle un &#171; dialogue social constructif &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un accord entre la direction et les syndicats au niveau de l'entreprise lui donne la possibilit&#233; d'organiser et d'animer des groupes de travail. Au total pr&#232;s de 57 groupes compos&#233;s de 8 &#224; 10 salari&#233;s (soit environ 500 personnes sur les 1800 salari&#233;s de CCE) se r&#233;uniront deux fois dans l'ann&#233;e. La direction s'empresse d'inviter au restaurant tous ces salari&#233;s, pr&#233;sent&#233;s comme des &#171; collaborateurs &#187;, avant de discuter !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans chaque groupe un repr&#233;sentant de la direction commence par cadrer les d&#233;bats : il s'agit de satisfaire la volont&#233; des clients en mettant par exemple &#224; la disposition des centrales d'achat des grandes surfaces ou des grandes cha&#238;nes de restauration rapide des travailleurs jour et nuit pour installer les bouteilles dans les rayons ou pour d&#233;panner les distributeurs de boisson. Il s'agit aussi et surtout de satisfaire les actionnaires et de pr&#233;server la comp&#233;titivit&#233; de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s cela la direction attend des salari&#233;s eux m&#234;mes qu'ils se creusent les m&#233;ninges pour faire la chasse aux temps morts (dits improductifs ou que certains appellent &#171; temps flottants &#187;), ou qu'ils proposent une organisation incluant les samedis travaill&#233;s, les soir&#233;es et les astreintes, et tout ce qui pourrait aller dans le sens de l'annualisation et de la flexibilit&#233; du temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un pi&#232;ge pour les syndicats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La direction esp&#232;re, en s'appuyant sur les groupes de travail, opposer les salari&#233;s aux syndicats durant les n&#233;gociations, et offrir ainsi un alibi &#224; tous ceux qui seraient tent&#233;s de signer les accords qu'elle souhaite voir ent&#233;riner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s sont-ils pr&#234;ts &#224; marcher dans la combine ? On constate des diff&#233;rences suivant les sites, les m&#233;tiers, ou m&#234;me parfois l'&#226;ge, mais surtout l&#224; o&#249; des militants ouvriers refusent toute compromission et toute aggravation des conditions de travail. Ainsi il y a une diff&#233;rence importante entre les secteurs commerciaux et les sites de production. Le travail en &#233;quipe (3x8 ou 2x12) est d&#233;j&#224; suffisamment difficile pour ne pas en rajouter. Et de nombreux salari&#233;s ont d&#233;j&#224; repris les objectifs affich&#233;s par certains militants : 32 heures sur 4 jours pour les &#233;quipes de semaine, travail maintenu sur deux jours pour les &#233;quipes de week-end et augmentation du nombre de jours de cong&#233;s, aucune perte de revenu, pas de flexibilit&#233; ni d'annualisation, et de v&#233;ritables embauches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 3 mai 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H.B.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> RENAULT &#8211; CTR (RUEIL) : R&#233;actions contre les 35 heures du patron !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/RENAULT-CTR-RUEIL-Reactions-contre-les-35-heures-du-patron</link>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Renault
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		<dc:subject>35 heures
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		<description>Au Centre Technique Renault de Rueil (Hauts de Seine), la direction avait anticip&#233; sur son projet de RTT en annon&#231;ant que les cong&#233;s seraient dor&#233;navant pris obligatoirement entre le 2 et le 23 ao&#251;t. Une p&#233;tition lanc&#233;e par des travailleurs d'une section syndicale CGT a recueilli en r&#233;action 1200 signatures dont celles d'un grand nombre de cadres. Le ton &#233;tait donn&#233;. &lt;br /&gt;Lors des premi&#232;res s&#233;ances de n&#233;gociations nationales, le patron de Renault annon&#231;a clairement ses intentions : retrait du temps de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au Centre Technique Renault de Rueil (Hauts de Seine), la direction avait anticip&#233; sur son projet de RTT en annon&#231;ant que les cong&#233;s seraient dor&#233;navant pris obligatoirement entre le 2 et le 23 ao&#251;t. Une p&#233;tition lanc&#233;e par des travailleurs d'une section syndicale CGT a recueilli en r&#233;action 1200 signatures dont celles d'un grand nombre de cadres. Le ton &#233;tait donn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des premi&#232;res s&#233;ances de n&#233;gociations nationales, le patron de Renault annon&#231;a clairement ses intentions : retrait du temps de formation et des vingt minutes de pause du temps de travail effectif, annualisation et flexibilit&#233; &#8211; journ&#233;es de travail pouvant aller jusqu'&#224; douze heures et possibilit&#233; de travailler six jours par semaine &#8211; et, comme seule contrepartie, neuf jours de cong&#233;s suppl&#233;mentaires dont sept collectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;ponse, l'intersyndicale CGT-CFDT appela &#224; un d&#233;brayage le 4 mars. Il fut bien suivi : 400 gr&#233;vistes &#224; Rueil, 10 000 au niveau du groupe Renault.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction &#171; r&#233;arrangea &#187; alors sa position en portant le nombre des embauches &#224; 6000 mais en contrepartie de 10 500 d&#233;parts anticip&#233;s, ce qui &#233;quivaut &#224; 4500 suppressions de postes (100 de moins que pr&#233;c&#233;demment). Une parodie de n&#233;gociation quand on sait que le nombre de pr&#233;retraites est d&#233;cid&#233; d'avance avec l'Etat qui les subventionne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 mars 13 000 travailleurs de Renault (sur un effectif de 44 000) d&#233;bray&#232;rent de nouveau. Sachant, depuis le mouvement pour une augmentation de 1500 F mensuels en 1995, que seuls dans leur coin ils ne peuvent pas faire plier la direction, les travailleurs de Rueil appel&#232;rent avec les syndicats &#224; r&#233;unir tous les Renault dans une grande manifestation devant la direction g&#233;n&#233;rale &#224; Boulogne Billancourt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyant que le mouvement pouvait prendre de l'importance les dirigeants de la CGT d&#233;cid&#232;rent d'y mettre un frein en refusant au dernier moment le rassemblement commun, sous pr&#233;texte que les usines n'auraient pas &#233;t&#233; pr&#234;tes et qu'il n'y aurait qu'une poign&#233;e de militants pour faire le d&#233;placement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu d'une lutte commune on nous proposa&#8230; &#224; l'instigation de la CGT et de la CFDT une consultation commune sur le contenu de l'accord ! Le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; avril &#8211; ce n'&#233;tait pas un poisson ! &#8211; tandis que la direction soumettait son projet &#224; la signature, eut lieu la consultation. Les r&#233;sultats sur l'ensemble de Renault furent sans &#233;quivoque : 84,51 % contre la signature. Cela n'emp&#234;cha pas les repr&#233;sentants syndicaux CFE-CGC, CFTC, CSC-SIR, FO et m&#234;me CFDT (qui participait &#224; la consultation) de signer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;cision provoque en ce moment une crise interne &#224; la CFDT et de vives r&#233;actions parmi les militants CFDT de Rueil, Lardy et Aubevoye qui ont diffus&#233; sur certains sites des tracts tr&#232;s virulents contre la direction de la CFDT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la r&#233;action de la CGT et des &#233;quipes locales CFDT hostiles &#224; la signature ne fut pas de mobiliser pour faire respecter la d&#233;cision majoritaire mais de miser sur les n&#233;gociations locales qui se d&#233;roulent pourtant sur la base de l'accord central. Pour les syndicalistes elles ont l'avantage de faire miroiter quelques petits gains et de faire croire qu'on peut &#171; limiter les d&#233;g&#226;ts &#187; localement. Cela permettrait aussi &#224; la CGT d'apposer sa signature dans certaines usines, celles par exemple o&#249; un grand nombre d'ouvriers us&#233;s par des ann&#233;es de travail aspirent &#224; partir en pr&#233;retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La signature du dirigeant CFDT est peut-&#234;tre dans la logique de la conf&#233;d&#233;ration de Notat. La politique de la CGT par contre a provoqu&#233; bien des r&#233;actions chez les travailleurs combatifs qui dig&#232;rent mal la nouvelle politique de Bernard Thibault. En refusant d'organiser une r&#233;action de l'ensemble des usines Renault la CGT a contribu&#233; &#224; d&#233;tourner les travailleurs de la lutte, aidant ainsi &#224; faire passer la politique anti-ouvri&#232;re du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Daniel DRIESY&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Points de vue : Les r&#233;volutionnaires et les &#171; nouveaux &#187; syndicats
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		<dc:subject>SUD
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		<dc:subject>Syndicats
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Dans cette rubrique, militants des deux tendances qui publient Convergences R&#233;volutionnaires, mais aussi lecteurs appartenant &#224; d'autres courants, font part de leurs r&#233;actions ou points de vue. Nous leur demandons simplement de respecter les contraintes d'une pagination forc&#233;ment limit&#233;e. L'article du num&#233;ro 2 de Convergences R&#233;volutionnaires intitul&#233; &#171; Depuis 10 ans, l'arriv&#233;e de nouveaux syndicats &#187; pose un probl&#232;me d'appr&#233;ciation et d'orientation de la politique syndicale des r&#233;volutionnaires. &lt;br /&gt;Dans&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans cette rubrique, militants des deux tendances qui publient Convergences R&#233;volutionnaires, mais aussi lecteurs appartenant &#224; d'autres courants, font part de leurs r&#233;actions ou points de vue. Nous leur demandons simplement de respecter les contraintes d'une pagination forc&#233;ment limit&#233;e.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;L'article du num&#233;ro 2 de &lt;em&gt;Convergences R&#233;volutionnaires&lt;/em&gt; intitul&#233; &#171; &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Depuis-10-ans-l-arrivee-de-nouveaux-syndicats' class='spip_in'&gt;Depuis 10 ans, l'arriv&#233;e de nouveaux syndicats&lt;/a&gt; &#187; pose un probl&#232;me d'appr&#233;ciation et d'orientation de la politique syndicale des r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 70, une partie des militants r&#233;volutionnaires nourrissaient des illusions en la CFDT o&#249; ils voyaient un syndicalisme plus propice que les autres &#224; leur activit&#233; en entreprise. Le penchant de certains militants d'extr&#234;me gauche &#224; voir dans les syndicats SUD un &#171; &lt;em&gt;renouveau du syndicalisme&lt;/em&gt; &#187;, voire un retour aux &#171; &lt;em&gt;pratiques du syndicalisme r&#233;volutionnaire&lt;/em&gt; &#187;, rel&#232;ve du m&#234;me type d'illusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appareil des syndicats SUD est loin de n'&#234;tre influenc&#233; que par la politique des r&#233;volutionnaires qui y militent. Les responsables de SUD, exclus de la CFDT pour leur participation aux gr&#232;ves de l'automne 1988 dans les h&#244;pitaux et &#224; la Poste, ou l'ayant quitt&#233;e &#224; la SNCF apr&#232;s d&#233;cembre 1995, se sont montr&#233;s alors plus combatifs que les apparatchiks de la conf&#233;d&#233;ration m&#232;re. Mais beaucoup ont gard&#233; leurs pratiques syndicales d'auparavant &#224; la CFDT, non exemptes de bureaucratisme et surtout de cl&#233;mence l'&#233;gard de la politique anti-ouvri&#232;re du gouvernement &#171; de gauche &#187;. Quant aux &#171; &lt;em&gt;anciens militants des groupes d'extr&#234;me-gauche&lt;/em&gt; &#187; qui, selon l'article, &#171; &lt;em&gt;ont fait de SUD leur organisation&lt;/em&gt; &#187;, ils ont en se r&#233;fugiant dans le seul syndicalisme abandonn&#233; l'essentiel, le combat politique. Et, maintenant qu'ils ont un appareil qu'ils consid&#232;rent comme &#171; &lt;em&gt;leur organisation&lt;/em&gt; &#187;, eux-m&#234;mes sont moins enclins (ils ne l'&#233;taient d&#233;j&#224; pas beaucoup hier) &#224; susciter dans les luttes la cr&#233;ation de comit&#233;s de gr&#232;ve ou m&#234;me de coordinations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas en soi de &#171; &lt;em&gt;syndicalisme r&#233;volutionnaire&lt;/em&gt; &#187;. Il y a seulement, ce qui est autre chose, une politique des militants r&#233;volutionnaires dans les syndicats. Lorsqu'ils ont le choix, ils auraient tort de privil&#233;gier l'entr&#233;e dans un &#171; &lt;em&gt;nouveau&lt;/em&gt; &#187; syndicat, SUD en l'occurrence aujourd'hui. La CGT garde une influence d&#233;cisive parmi les ouvriers d'industrie, et m&#234;me les cheminots, les postiers ou le personnel hospitalier. C'est elle qui joue le principal r&#244;le dans les luttes... y compris n&#233;gatif, pour les isoler, les freiner ou les arr&#234;ter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'appareil CGT a longtemps fait la chasse aux militants r&#233;volutionnaires dans ses rangs, c'&#233;tait en grande partie parce que ses propres militants, qui se r&#233;f&#233;raient au communisme, m&#234;me d&#233;voy&#233; et caricatur&#233; par le stalinisme, pouvaient &#234;tre sensibles &#224; l'influence des r&#233;volutionnaires communistes. Cela reste vrai aujourd'hui. Les travailleurs qui choisissent la CFDT, FO ou&#8230; SUD se sentent en r&#233;alit&#233; plus proches de la social-d&#233;mocratie existante que des id&#233;aux communistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapprochement de la CGT avec la CFDT peut faire craindre un &#171; &lt;em&gt;isolement des SUD et du groupe des 10 dans le champ syndical&lt;/em&gt; &#187; note l'article. C'est la situation vue par&#8230; la lorgnette de l'appareil SUD. Pourtant, s'il est quelque chose de plus notable pour les r&#233;volutionnaires dans le recentrage de la CGT, ce sont les r&#233;actions contre cette &#233;volution au sein de la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a &#224; la CGT, plus nombreux &#233;videmment que dans tous les autres syndicats r&#233;unis, des militants qui ne se retrouvent plus dans la politique du Parti Communiste et de la direction de la CGT. L'extr&#234;me gauche se doit de leur offrir des perspectives. C'est souvent plus facile quand on milite avec eux dans le m&#234;me syndicat. C'est une raison de plus pour nous de continuer &#224; privil&#233;gier l'implantation dans la CGT. M&#234;me si en militant &#224; SUD, &#224; la CFDT ou &#224; FO selon les possibilit&#233;s, nous pouvons toujours et devons nous adresser aux militants de la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la FSU, elle a certes appel&#233; ses adh&#233;rents &#224; participer aux principales manifestations contre le plan Jupp&#233; en d&#233;cembre 1995. Mais ceux des enseignants qui ont milit&#233; alors pour une extension de la gr&#232;ve ont d&#251; s'affronter &#224; l'appareil de la FSU. Sans parler de la politique des dirigeants de la FSU aujourd'hui, pas bien mordante - c'est un doux euph&#233;misme - contre All&#232;gre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier BELIN (fraction L'Etincelle)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> L'offensive Jospin contre les retraites
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/L-offensive-Jospin-contre-les-retraites</link>
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		<dc:subject>Retraites
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Alain Jupp&#233; avait tent&#233; de s'en prendre aux r&#233;gimes sp&#233;ciaux de retraites. La gr&#232;ve de novembre d&#233;cembre 1995 a oblig&#233; le patronat et le gouvernement &#224; remiser leur copie. A l'&#233;poque, le parti socialiste avait critiqu&#233; la &#171; m&#233;thode Jupp&#233; &#187;, en prenant soin de ne pas se prononcer sur le fond du projet. Aujourd'hui, Jospin va au-del&#224; du plan Jupp&#233; en concoctant une r&#233;forme globale du syst&#232;me des retraites en France remettant en cause la plupart des acquis des travailleurs en la mati&#232;re. Seule diff&#233;rence de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alain Jupp&#233; avait tent&#233; de s'en prendre aux r&#233;gimes sp&#233;ciaux de retraites. La gr&#232;ve de novembre d&#233;cembre 1995 a oblig&#233; le patronat et le gouvernement &#224; remiser leur copie. A l'&#233;poque, le parti socialiste avait critiqu&#233; la &#171; m&#233;thode Jupp&#233; &#187;, en prenant soin de ne pas se prononcer sur le fond du projet. Aujourd'hui, Jospin va au-del&#224; du plan Jupp&#233; en concoctant une r&#233;forme globale du syst&#232;me des retraites en France remettant en cause la plupart des acquis des travailleurs en la mati&#232;re. Seule diff&#233;rence de &#171; m&#233;thode &#187; : Jospin d&#233;clare vouloir &#171; prendre son temps &#187;. Jupp&#233; avait obtenu le consentement de la CFDT, avec Nicole Notat. Jospin, lui, veut prendre le temps d'obtenir aussi au moins celui de la CGT de Bernard Thibault. A quoi sert un gouvernement socialiste ? A prendre le temps d'obtenir de tous les syndicats qu'ils fassent passer les pires r&#233;formes anti-ouvri&#232;res. C'est toute la nuance de m&#233;thode !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis octobre 1998, le commissaire au plan Jean-Michel Charpin a travaill&#233; avec des fonctionnaires auxquels &#233;taient associ&#233;s des repr&#233;sentants de toutes les conf&#233;d&#233;rations syndicales et des caisses de retraites pour &#233;laborer son rapport. Aucun n'a claqu&#233; la porte et n'a remis en cause cette m&#233;thode qui cherche en r&#233;alit&#233; &#224; faire avaler par petites doses successives l'am&#232;re potion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rapport Charpin, sur la base de pr&#233;visions d&#233;mographiques catastrophiques (voir notre article &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Rapport-CHARPIN-Des-chiffres-et-des-mensonges' class='spip_in'&gt;Des chiffres et des mensonges&lt;/a&gt;) propose deux choses : d'une part l'allongement de la dur&#233;e de cotisation &#224; 42,5 annuit&#233;s pour tous (soit deux ans et demi de plus dans le priv&#233; et cinq ans de plus dans le public) ; d'autre part, en sus des fonds de pension priv&#233;s existant d&#233;j&#224; aujourd'hui, un &#171; fonds de r&#233;serve &#187;, sorte de fonds de pension public. L'&#233;volution g&#233;n&#233;rale est claire : d'abord la diminution des retraites r&#233;ellement per&#231;ues dans le syst&#232;me actuel ; ensuite la diminution de la part de la r&#233;partition dans la retraite vers&#233;e et l'augmentation progressive de la part r&#233;serv&#233;e &#224; la capitalisation sous une forme ou une autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jospin voudrait bien s&#251;r &#233;viter un affrontement g&#233;n&#233;ralis&#233; et obtenir des conf&#233;d&#233;rations syndicales un consensus lui permettant de faire passer cette r&#233;forme ch&#232;re aux capitalistes. Il est d'ores et d&#233;j&#224; clair sur une chose : il y aura mariage de la r&#233;partition et de la capitalisation. Il d&#233;clare ainsi dans &lt;em&gt;Le Parisien &lt;/em&gt;du 29 avril &#8211; c'est nous qui soulignons : &#171; &lt;em&gt;Il n'y a qu'une chose qui soit impossible : ne rien faire. A partir de l&#224;, toutes les options peuvent &#234;tre discut&#233;es, y compris une forme d'&#233;pargne&lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt; collective consacr&#233;e au financement de retraites&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;. Mais &#224; deux conditions. D'abord que l'avenir des r&#233;gimes de retraites soit au pr&#233;alable garanti [traduisons : il faudra payer plus et plus longtemps](&#8230;&#8230;)Ensuite, &lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;que les syndicats et organisations professionnelles soient associ&#233;es &#224; la gestion de ces fonds&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt; ( &#8230;.) Ces fonds d'&#233;pargne ne sauraient &#234;tre qu'un compl&#233;ment du syst&#232;me de r&#233;partition.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re la concertation avec les syndicats, un projet anti-ouvrier dont l'essentiel est d&#233;j&#224; ficel&#233;. La m&#233;thode ? Int&#233;grer et int&#233;resser les appareils syndicaux au nouveau syst&#232;me. Cela suffira-t-il &#224; &#233;viter un affrontement avec la classe ouvri&#232;re risquant de se g&#233;n&#233;raliser, comme en 1995 ? Ou cela compromettra-t-il les directions syndicales au point que la base prenne d'elle-m&#234;me l'initiative de la riposte et les d&#233;borde ? Dans l'affaire de l'application des 35 heures &#224; la sauce Aubry, on voit aujourd'hui &#224; la SNCF la base CGT s'insurger contre ses dirigeants. Dans l'affaire des retraites, la base ouvri&#232;re pourrait &#233;galement r&#233;agir de fa&#231;on intempestive, d'une fa&#231;on que ni le gouvernement ni les dirigeants recentr&#233;s n'ont pr&#233;vue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Rapport CHARPIN : Des chiffres et des mensonges
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Rapport-CHARPIN-Des-chiffres-et-des-mensonges</link>
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		<dc:subject>Retraites
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>Michel Rocard (dans son &#171; livre blanc &#187; publi&#233; en 1991) nous avait d&#233;j&#224; pr&#233;venu : notre syst&#232;me de retraite est au bord de la catastrophe et c'est in&#233;luctable si aucune mesure &#171; courageuse &#187; n'est prise rapidement. Lionel Jospin se pr&#233;pare aujourd'hui &#224; r&#233;cidiver, en s'appuyant sur des experts ou pr&#233;tendus tels charg&#233;s de nous pr&#233;dire un avenir des plus sombres. &lt;br /&gt;Le rapport Charpin (lui-m&#234;me commissaire au plan) dresse un constat apparemment incontestable : &#224; l'horizon 2040 (puisqu'il faut voir loin&#8230;), la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-L-offensive-Jospin-contre-" rel="directory"&gt;DOSSIER : L'offensive Jospin contre les retraites
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Michel Rocard (dans son &#171; livre blanc &#187; publi&#233; en 1991) nous avait d&#233;j&#224; pr&#233;venu : notre syst&#232;me de retraite est au bord de la catastrophe et c'est in&#233;luctable si aucune mesure &#171; courageuse &#187; n'est prise rapidement. Lionel Jospin se pr&#233;pare aujourd'hui &#224; r&#233;cidiver, en s'appuyant sur des experts ou pr&#233;tendus tels charg&#233;s de nous pr&#233;dire un avenir des plus sombres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport Charpin (lui-m&#234;me commissaire au plan) dresse un constat apparemment incontestable : &#224; l'horizon 2040 (puisqu'il faut voir loin&#8230;), la masse salariale sur laquelle seront pr&#233;lev&#233;es les cotisations devrait certes &#234;tre multipli&#233;e par deux, mais les d&#233;penses de retraite devraient de leur c&#244;t&#233; &#234;tre multipli&#233;es par trois. Un tel &#233;cart ne pourra qu'entra&#238;ner un d&#233;ficit impossible &#224; g&#233;rer. Le d&#233;ficit annuel de la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse devrait &#234;tre &#224; la fin de cette p&#233;riode de l'ordre de 380 ou 406 milliards de francs selon les hypoth&#232;ses retenues. Pour honorer les pensions de ses fonctionnaires, l'Etat devrait d&#233;penser 281 milliards de francs suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des statistiques en trompe l'&#339;il &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une telle catastrophe &#8211; chiffr&#233;e au milliard pr&#232;s &#8211; devrait donc nous laisser sans voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme toujours en mati&#232;re de statistiques, il y a l'art et la mani&#232;re de les pr&#233;senter. On peut certes affirmer que le co&#251;t des pensions des fonctionnaires devrait passer de 172 milliards de francs en 1998 &#224; 453 milliards en 2040, mais il faut alors pr&#233;ciser que cela ne repr&#233;sente qu'une progression des d&#233;penses de 2,3 % par an. De la m&#234;me fa&#231;on, les d&#233;penses de retraite dans le priv&#233; devraient &#234;tre multipli&#233;es par trois mais cela correspond &#224; une progression annuelle de 2,8 %. Cela fait tout de suite moins spectaculaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux pr&#233;suppos&#233;s et &#224; la fa&#231;on dont ces statistiques ont &#233;t&#233; fabriqu&#233;es, il y a aussi de quoi &#233;mettre quelques doutes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un rapport bien orient&#233; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;valuer le co&#251;t des retraites dans l'avenir, il faut bien partir d'un certain nombre d'hypoth&#232;ses. Celles retenues par Charpin dans le domaine &#233;conomique sont &#233;loquentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait ainsi admettre que dans les 40 ann&#233;es qui viennent, nous devrions continuer &#224; supporter un ch&#244;mage consid&#233;rable consid&#233;rable (de 9 ou 6 % selon les hypoth&#232;ses retenues), des effectifs r&#233;duits dans la fonction publique (de 10 % environ ), une croissance de l'&#233;conomie et de la productivit&#233; faible (de l'ordre de 1,25 % par an pour la productivit&#233;, soit la moiti&#233; du taux observ&#233; durant les ann&#233;es 1950-60), et naturellement un partage de la valeur ajout&#233;e qui resterait d&#233;favorable aux salaires puisqu'il faut bien soigner les profits !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En guise d'expertise, ce rapport command&#233; par Jospin nous demande tout simplement d'ent&#233;riner les r&#233;gressions que nous avons d&#233;j&#224; subies relatives aux retraites, avant d'en subir d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que des luttes sociales importantes se d&#233;veloppent, et que nous arrivions ainsi &#224; imposer d'autres choix, comme celui par exemple de prendre sur les profits pour contraindre les patrons &#224; embaucher et &#224; augmenter les salaires, et il n'en faudrait pas davantage pour que les belles projections imagin&#233;es par les Charpin, Jospin et autres successeurs de Jupp&#233; soient irr&#233;m&#233;diablement condamn&#233;es &#224; une retraite anticip&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les &#171; vieux &#187; sur le banc des accus&#233;s &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une question reste pourtant en suspens : celle concernant les probl&#232;mes d&#233;mographiques. Il semble difficile d'ignorer qu'il y aura de toute fa&#231;on de moins en moins de jeunes et de plus en plus de vieux. Un &#233;pouvantail que Jospin &#8211; et bien d'autres avant lui &#8211; agite volontiers : &#171; &lt;em&gt;Chacun doit &#234;tre convaincu du choc d&#233;mographique qui est devant nous&lt;/em&gt; &#187; (&lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; dat&#233; du 7 janvier 1999).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi s'agit-il ? Selon certaines pr&#233;visions, le nombre de personnes &#226;g&#233;es de plus de 60 ans devrait augmenter de 10 millions en 2040, alors que celui des moins de 20 ans devrait diminuer de 1,2 millions. Avec la diminution de la natalit&#233;, l'allongement de l'esp&#233;rance de vie et surtout l'arriv&#233;e massive &#224; l'&#226;ge de la retraite de la g&#233;n&#233;ration du baby-boom &#224; partir de 2005, le rapport entre le nombre de cotisants et de retrait&#233;s devrait donc conna&#238;tre une d&#233;gradation sensible. Selon les sources utilis&#233;es par le rapport Charpin, il y avait trois cotisants pour un retrait&#233; en 1970. Il devrait y en avoir moins de deux d&#232;s 2010 et 1,6 en 2040.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un chiffre qu'il convient imm&#233;diatement de relativiser. D'abord parce que cette &#233;volution n'est pas enti&#232;rement nouvelle : de 1973 &#224; 1996, le nombre de retrait&#233;s b&#233;n&#233;ficiaires du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral d'assurance vieillesse a augment&#233; de 4 % par an, alors que les effectifs de cotisants ont &#233;t&#233; presque stationnaires (+ 0,3 % par an). Sans que le syst&#232;me ait jusqu'&#224; pr&#233;sent explos&#233;&#8230; Ensuite parce que ces projections ne sont valables que dans la mesure o&#249; on suppose que la f&#233;condit&#233; et le solde migratoire resteront au niveau actuel. Il est vrai qu'avec un avenir aussi sombre, les b&#233;b&#233;s virtuels et les futurs immigr&#233;s auront de quoi h&#233;siter&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A supposer que ce genre de calcul soit le seul pertinent, et &#224; supposer que l'on veuille bien rester sagement dans le cadre du syst&#232;me capitaliste avec ce qu'il suppose de g&#226;chis et d'injustice, il n'y pas de quoi crier au casse cou. Le rapport entre le nombre de cotisants et celui des retrait&#233;s risque de se d&#233;grader davantage ? Il suffit pour compenser que la productivit&#233; des actifs-cotisants progresse d'au moins autant. Sur 40 ans, il faudrait que la productivit&#233; progresse de 1,4 % par an en moyenne (&#224; condition que tous les gains de productivit&#233; soient enti&#232;rement redistribu&#233;s en faveur des retraites). Ce n'est pas &#233;norme : depuis le d&#233;but du 20&#176; si&#232;cle, la productivit&#233; a augment&#233; en moyenne de 2 % par an, avec des p&#233;riodes de forte croissance &#233;conomique mais aussi de crises et de guerres. En restant &#224; 2 %, il y aurait donc encore de la marge pour augmenter le pouvoir d'achat des salari&#233;s et diminuer le temps de travail&#8230;sans m&#234;me toucher &#224; la part de richesses accapar&#233;e par les capitalistes !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La montagne accouche d'une souris &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au milieu de toutes ces statistiques, et de toutes ces projections bas&#233;es sur un grand nombre d'hypoth&#232;ses plus ou moins v&#233;rifiables, quel chiffre retenir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s Charpin, la part des retraites dans le PIB devrait finalement augmenter de 11,6 % &#224; 15,7 ou 16,6 % selon les sc&#233;narios retenus. La belle affaire dans une soci&#233;t&#233; o&#249; l'esp&#233;rance de vie s'est consid&#233;rablement allong&#233;e ! Serons-nous incapables de supporter un tel &#171; choc &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'a vu, une progression tr&#232;s moyenne de la productivit&#233; comme des richesses produites&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Une croissance du PIB de 1,7% par an sur 40 ans entra&#238;ne son (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; devraient suffire pour faire face &#224; ces nouvelles d&#233;penses, m&#234;me dans le cas o&#249; en suivant les hypoth&#232;ses les plus pessimistes, le rapport entre le nombre d'actifs-cotisants et celui des retrait&#233;s devrait se d&#233;grader sensiblement. Car si 16,6 % c'est plus que 11,6 %, ces taux s'appliquent &#224; un PIB qui aura doubl&#233; sur la p&#233;riode. Aujourd'hui, sur 100 de richesses produites dans l'ann&#233;e, 11,6 servent aux pensions. En 2040, d'apr&#232;s les hypoth&#232;ses du rapport, sur 200 de richesses produites, 33,2 F seront utilis&#233;es pour les pensions. Ce qui laisse quand m&#234;me 164,8 pour les actifs, contre 88,4 aujourd'hui. Franchement, la situation des actifs en 2040 sera bien meilleure que celle d'aujourd'hui, si l'on s'en tenait aux donn&#233;es du rapport !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, il convient de rappeler que le nombre d'actifs continuera &#224; augmenter jusqu'en 2015&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Il y avait 26,3 millions d'actifs en 1995. Il devrait y en avoir 27,6 (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et qu'il suffira d'ouvrir un peu les fronti&#232;res &#224; l'immigration pour que ce chiffre ne diminue pas par la suite. N'en d&#233;plaise &#224; tous ces politiciens r&#233;actionnaires (et ils ne sont pas qu'&#224; droite !) qui trouvent qu'on ne fait pas assez de gosses mais qu'il y a trop d'immigr&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une question de partage des richesses &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, il y aurait quelque chose de faux &#224; vouloir absolument argumenter sur la base des chiffres avanc&#233;s par le rapport Charpin, du moins si on en restait l&#224;. Ce serait admettre par avance que nous serions condamn&#233;s &#224; rester sagement dans le cadre du syst&#232;me capitaliste, un syst&#232;me qui est &#224; la fois profond&#233;ment in&#233;galitaire et irrationnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les projections imagin&#233;es par Charpin reposent sur l'id&#233;e que le ch&#244;mage existe et qu'il n'y a pas grand chose &#224; faire, et que les profits des capitalistes doivent &#234;tre maintenus &#224; leur plus haut niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il y a un probl&#232;me incontournable, c'est pourtant bien celui du partage des richesses. Quelle sera la part des richesses appropri&#233;es par le Capital et celle qui le sera par le Travail (les travailleurs et leur famille, en activit&#233; ou non) ? La r&#233;ponse est comme chacun le sait une question de rapport de force. Elle est politique. Et dans ce domaine, aucune statistique &#233;conomique ou d&#233;mographique ne pourra nous aider &#224; trouver l'&#233;bauche d'une solution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant que ces statistiques sont parfaitement illusoires. De quoi sera fait l'avenir dans 40 ans ? On peut d'autant moins y r&#233;pondre que nous n'en savons rien pour les mois qui viennent. Aurons nous droit &#224; un coup de Trafalgar &#224; la bourse, un an ou deux ans apr&#232;s le d&#233;but de la crise asiatique ? A un nouveau rebondissement dans la crise des Balkans ? Une crise sociale g&#233;n&#233;ralis&#233;e, une situation r&#233;volutionnaire remettant en cause les bases du syst&#232;me ? Personne n'est en mesure de le dire. Mais une chose est s&#251;re : dans ce cas, nous n'aurons plus grand chose &#224; faire des savantes pr&#233;dictions de Charpin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors raison de plus poup ne rien c&#233;der et nous pr&#233;parer &#224; des batailles autrement plus vitales que celle des chiffres pour changer toute la soci&#233;t&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Raoul GLABER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Le pr&#233;tendu &#171; Choc d&#233;mographique &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D'un point de vue d&#233;mographique (en laissant de c&#244;t&#233; les incertitudes li&#233;es &#224; la crise &#233;conomique et les injustices inh&#233;rentes au syst&#232;me), l'&#233;volution pr&#233;visible n'est pas catastrophique, loin s'en faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel est le probl&#232;me ? Il est de savoir si dans l'avenir, la population active sera en mesure ou non de cr&#233;er suffisamment de richesses pour permettre &#224; toute la soci&#233;t&#233; de vivre. Toute la soci&#233;t&#233;, c'est &#224; dire aussi bien les actifs (ayant ou non un emploi) que l'ensemble des inactifs (les jeunes scolaris&#233;s aussi bien que les vieux retrait&#233;s). De ce point de vue, la comparaison entre le nombre d'actifs-cotisants et le nombre de retrait&#233;s n'est donc pas la plus pertinente. Il vaut bien mieux comparer l'ensemble des actifs &#224; l'ensemble des inactifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or on peut remarquer que dans un pass&#233; proche, le rapport entre la population active et la population totale s'&#233;tait d&#233;j&#224; sensiblement d&#233;grad&#233;e, puisque la part des actifs dans la population totale &#233;tait de 47,7 % en 1946 et de 42,9 % en 1962. Il y avait une raison &#224; cela : une forte augmentation du nombre de jeunes (la g&#233;n&#233;ration du &#171; baby boom &#187;). Or les jeunes co&#251;tent cher eux aussi ! A l'ensemble de la soci&#233;t&#233; (les &#233;coles, les logements&#8230;) comme pour chaque famille (la nourriture, l'habillement etc).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, la part des actifs dans la population totale s'est stabilis&#233;e : 41,9 % en 1968 et 43,9 % en 1996. La g&#233;n&#233;ration du &#171; baby boom &#187; est arriv&#233;e progressivement sur le march&#233; du travail et le taux d'activit&#233; des femmes a sensiblement progress&#233; (46 % en 1968, 60 % aujourd'hui). Il y eu aussi l'apport de l'immigration et cela a permis de compenser l'augmentation d&#233;j&#224; sensible du nombre de retrait&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'avenir, la part des actifs devrait diminuer et repr&#233;senter sans doute moins de 40% de la population totale en 2040. Le poids des retraites comme des retrait&#233;s devrait augmenter. Mais la part des richesses consacr&#233;es &#224; l'entretien des nouvelles g&#233;n&#233;rations devrait diminuer un peu puisqu'elles seront un peu moins nombreuses. Un des probl&#232;mes sera donc de transf&#233;rer une partie des d&#233;penses consacr&#233;s &#224; l'&#233;ducation des enfants (qui restent partiellement priv&#233;es dans le cadre de la soci&#233;t&#233; actuelle) vers les d&#233;penses consacr&#233;es aux retrait&#233;s(qui sont d&#233;j&#224; presque int&#233;gralement socialis&#233;es).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre d'une soci&#233;t&#233; socialiste qui serait capable tout &#224; la fois d'augmenter r&#233;guli&#232;rement la quantit&#233; globale de richesses disponibles et d'en assurer une r&#233;partition plus harmonieuse &#8211; y compris en socialisant un certain nombre de d&#233;penses qui incombent actuellement aux familles &#8211; cela ne devrait pas &#234;tre trop compliqu&#233; &#224; r&#233;aliser&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R.Gl.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Une croissance du PIB de 1,7% par an sur 40 ans entra&#238;ne son doublement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Il y avait 26,3 millions d'actifs en 1995. Il devrait y en avoir 27,6 millions en 2015, et 26,1 millions en 2040.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les syndicats pr&#233;parent la capitulation en rase campagne
</title>
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		<dc:date>1999-05-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Retraites
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		<dc:subject>Syndicats
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Des r&#233;actions aux propositions du Medef&#8230;. &lt;br /&gt;Lorsque l'organisation patronale r&#233;clame l'allongement de la dur&#233;e de cotisation &#224; 45 ans, l'&#233;limination des r&#233;gimes sp&#233;ciaux plus favorables et la cr&#233;ation de fonds de pension .. tous les dirigeants syndicaux sortent de leurs gonds et crient &#224; la provocation, unanimes. Tous les secr&#233;taires g&#233;n&#233;raux des organisations syndicales y vont de leur d&#233;claration fracassante. Bernard Thibault, pour la CGT, dit qu'&#171; on est dans le registre des fantasmes patronaux, puisqu'&#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-L-offensive-Jospin-contre-" rel="directory"&gt;DOSSIER : L'offensive Jospin contre les retraites
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Des r&#233;actions aux propositions du Medef&#8230;.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'organisation patronale r&#233;clame l'allongement de la dur&#233;e de cotisation &#224; 45 ans, l'&#233;limination des r&#233;gimes sp&#233;ciaux plus favorables et la cr&#233;ation de fonds de pension .. tous les dirigeants syndicaux sortent de leurs gonds et crient &#224; la provocation, unanimes. Tous les secr&#233;taires g&#233;n&#233;raux des organisations syndicales y vont de leur d&#233;claration fracassante. Bernard Thibault, pour la CGT, dit qu'&#171; on est dans le registre des fantasmes patronaux, puisqu'&#224; aucun moment,., le Medef ne peut esp&#233;rer attendre des salari&#233;s qu'ils acceptent que la retraite soit fix&#233;e &#224; 70 ans &#8230; &#187;, la conf&#233;d&#233;ration qualifie de &#171; provocation &#187; la position patronale. Nicole Notat, pour la CFDT estime qu'elle est &#171; &#224; la fois provocante et incons&#233;quente &#187; et ajoute &#171; Quand je vois comment les entreprises aujourd'hui font du z&#232;le pour mettre en dehors de l'entreprise, soit au ch&#244;mage, soit en pr&#233;retraite, nombre de salari&#233;s &#224; partir de 55 ans, je me dis que le Medef n'est pas &#224; une contradiction pr&#232;s. &#187; Marc Blondel, pour FO, en rajoute : &#171; C'est pire que de la provocation, c'est une esp&#232;ce de condens&#233; de toutes les propositions patronales qui ne sont m&#234;me plus, &#224; mon avis, des positions du Medef, mais les positions des compagnies d'assurance &#187;. Diantre, quel radicalit&#233; dans ces d&#233;clarations ! Sont-elles l'annonce d'une lev&#233;e de boucliers contre l'attaque frontale contre les retraites que nous pr&#233;pare le gouvernement ?&#8230; Pas vraiment.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;...&#224; celles sur le rapport Charpin, tout change !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'au fond quelles sont les diff&#233;rences entre les deux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport Charpin propose un allongement de la dur&#233;e de cotisation &#224; 42,5 ans, l'harmonisation de tous les r&#233;gimes, la mise en place d'un fonds de r&#233;serve et la possibilit&#233; de la mise en place de fonds de pension, cette introduction de la capitalisation admise &#171; si elle vient en appui des r&#233;gimes par r&#233;partition, comme le fonds de r&#233;serve r&#233;cemment cr&#233;&#233; &#187;. Sur ce dernier point, les pr&#233;cautions du rapport sont de la poudre aux yeux : d&#232;s lors que le syst&#232;me mis en place vise &#224; diminuer le niveau des retraites vers&#233;es, il est &#233;vident que la logique est de diminuer progressivement la part de la r&#233;partition au profit de la capitalisation. Bref le rapport Charpin propose de d&#233;battre beaucoup pour arriver en douceur au m&#234;me r&#233;sultat, sans affrontement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Cette fois-ci le ton est tout autre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme d'habitude, la direction de la CFDT adopte une position de combat contre les travailleurs. Nicole Notat estimait d&#232;s f&#233;vrier qu'il fallait remettre en chantier la retraite des fonctionnaires : &#171; &lt;em&gt;Tout le monde sait tr&#232;s bien que si tout reste &#233;gal par ailleurs, le paiement des pensions des fonctionnaires repr&#233;sentera un tel poids dans le budget de l'Etat que les fonctionnaires se demandent l&#233;gitimement si on ne va pas leur massacrer leur retraite, si au contraire on ne va pas sabrer fort dans l'emploi des fonctionnaires demain ou si tout simplement l'Etat ne sera plus en capacit&#233; d'assurer d'autres missions qui sont les siennes&lt;/em&gt; &#187; et elle ajoutait &#171; i&lt;em&gt;l faut faire attention &#224; ces questions de comparaison et d'in&#233;galit&#233; entre r&#233;gimes, il faut surtout &#233;clairer l'avenir et garantir l'avenir&lt;/em&gt; &#187;. Pour garantir l'avenir, la CFDT estime la m&#233;thode de discussion bonne et ne critique rien des conclusions du rapport Charpin, m&#234;me pas le projet d'allongement de la dur&#233;e de cotisations puisque JM Toulisse, secr&#233;taire national charg&#233; de la protection sociale dans &lt;em&gt;CFDT-Magazine&lt;/em&gt; d'avril d&#233;clare &#171; &lt;em&gt;Plut&#244;t que de se focaliser sur l'&#226;ge de la retraite, la CFDT pr&#233;f&#232;re d&#233;battre de la dur&#233;e de cotisation. Ainsi ceux qui ont commenc&#233; &#224; travailler t&#244;t pourront prendre leur retraite une fois leur p&#233;riode de cotisation achev&#233;e et non pas &#224; l'&#226;ge obligatoire qui dans leur cas prolongerait leur carri&#232;re. Inversement ceux qui sont entr&#233;s plus tard dans la vie active ne se verraient pas imposer un &#226;ge couperet interrompant leur acquis de carri&#232;re&lt;/em&gt; &#187;. Elle y met cependant deux conditions : des droits complets d&#232;s l'apprentissage et un travail m&#234;me partiel et l'arr&#234;t de l'exclusion des travailleurs &#226;g&#233;s. On est s&#251;r que patrons et patronat tremblent &#224; l'&#233;nonc&#233; de ces exigences !!!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT se refuse &#224; toute critique directe du rapport Charpin. Christophe le Duigou, responsable des questions &#233;conomiques &#224; la CGT, dit en attaquant les propositions du Medef que les &#171; &lt;em&gt;r&#233;els probl&#232;mes&lt;/em&gt; &#187; que sont &#171; &lt;em&gt;l'ampleur du ch&#244;mage qui fragilise le syst&#232;me par r&#233;partition, les &#233;volutions d&#233;mographiques&lt;/em&gt; &#187; &#224; venir &#171; &lt;em&gt;exigent de toutes autres solutions&lt;/em&gt; &#187;. Dans une interview aux Echos il estimait prudemment qu'un &#171; &lt;em&gt;allongement de la dur&#233;e de cotisation est socialement inacceptable&lt;/em&gt; &#187;. Cette d&#233;claration n'est pas un d&#233;rapage d'un responsable droitier. C'est aussi ce que le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT, Bernard Thibault souhaite beno&#238;tement dans un entretien aux &lt;em&gt;Echos&lt;/em&gt; (6 avril) : &#171; &lt;em&gt;que le gouvernement ouvre un nouvel espace de n&#233;gociations permettant aux organisations syndicales de s'exprimer sur le contenu du rapport et sur les alternatives qui n'ont pas forc&#233;ment &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;es &#224; fond.&lt;/em&gt; &#187; Ce n'est pas l&#224; du langage r&#233;serv&#233; &#224; la presse patronale puisque la &lt;em&gt;Vie Ouvri&#232;re&lt;/em&gt; du 9 avril constate que dans le rapport Charpin &#171; &lt;em&gt;il n'est pas question de substituer la capitalisation &#224; la r&#233;partition, il n'est pas non plus propos&#233; de cr&#233;er des fonds de pension d'entreprises, mais de constituer un bas de laine&lt;/em&gt; &#187;. Dans le m&#234;me num&#233;ro le secr&#233;taire des retrait&#233;s CGT appelle les organisations syndicales, les salari&#233;s et les retrait&#233;s, &#224;&#8230; &#171; &lt;em&gt;se pr&#233;occuper plus fortement des r&#233;gimes de retraites&lt;/em&gt; &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Blondel, qui se f&#233;licite aussi que M. Charpin soit &#171; &lt;em&gt;plus mod&#233;r&#233; en ce qui concerne les fonds de pension&lt;/em&gt; &#187;, part toutefois en guerre contre toute remise en cause des r&#233;gimes sp&#233;ciaux et FO rejette tout allongement de la dur&#233;e de cotisation en avan&#231;ant un slogan simple : &#171; &lt;em&gt;37 ans et demi pour tous&lt;/em&gt; &#187;, repris dans la manifestation FO du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai. Une campagne d'affiches est m&#234;me engag&#233;e. On verra si FO engage une v&#233;ritable mobilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats CGT, CFDT, FO, CFTC, Sud-Rail, CGC et Fgaac de la SNCF ont publi&#233; un communiqu&#233; le 12 avril qui rejette &#171; &lt;em&gt;tout allongement de la dur&#233;e de cotisations&lt;/em&gt; &#187;, conteste &#171; &lt;em&gt;le diagnostic et les perspectives d&#233;lib&#233;r&#233;ment catastrophiques&lt;/em&gt; &#187; du rapport et &#171; &lt;em&gt;entendent cr&#233;er les conditions pour rassembler le plus largement possible les cheminots&lt;/em&gt; &#187;&#8230; mais ils en sont rest&#233;s l&#224;. SUD Ptt diffuse un tract d&#233;non&#231;ant les arguments du rapport Charpin et dans son journal d&#233;clare : &#171; &lt;em&gt;il faut que tous ceux qui sont d&#233;cid&#233;s &#224; d&#233;fendre notre syst&#232;me de retraite et &#224; lutter contre l'allongement de la dur&#233;e de cotisation se mettent d'urgence en ordre de bataille.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Conf&#233;d&#233;rations CGT et CFDT, quant &#224; elles, sont surtout occup&#233;es aujourd'hui &#224; n&#233;gocier leur place respective dans la n&#233;gociation avec le patronat et le gouvernement. Elles sont &#233;galement int&#233;ress&#233;es &#224; la la gestion des sommes en discussion, voire &#224; la gestion d'un certain type de fonds de pension. Organiser la mobilisation contre toute cette machinerie anti-ouvri&#232;re est le moindre de leurs soucis. Ne faisons confiance qu'&#224; nos luttes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles PAZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Les retraites au congr&#232;s de l'UD CGT de Seine Maritime&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le document revendicatif pr&#233;sent&#233; au congr&#232;s restait dans le vague le plus absolu sur cette question (comme sur beaucoup d'autres d'ailleurs ). Un syndicat pr&#233;sente un amendement simple, contre la remise en cause des r&#233;gimes sp&#233;ciaux, le refus clair des fonds de pension, et l'exigence du retour aux 37,5 annuit&#233;s de cotisation pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le responsable de la Conf&#233;d&#233;ration pr&#233;sent au congr&#232;s, Denis Cohen, intervient contre l'amendement, en argumentant contre toute position bloqu&#233;e et fig&#233;e, se moquant de ceux qui s'agitent d&#232;s qu'un chiffon rouge leur est pr&#233;sent&#233;. Il est soumis au vote du congr&#232;s juste apr&#232;s cette intervention. L'immense majorit&#233; des congressistes vote malgr&#233; cela pour l'amendement. La tribune n'a pas estim&#233; opportun de comptabiliser l'ampleur de la d&#233;faite, elle est pourtant significative de la r&#233;action spontan&#233;e de bien des militants syndicaux, y compris des responsables de sections composant majoritairement le congr&#232;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Fonds de pension : les sir&#232;nes du capitalisme
</title>
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		<dc:date>1999-05-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Retraites
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<description>Les dirigeants de droite ou de gauche qui accusent de tous les maux le syst&#232;me actuel de retraites par r&#233;partition, lui opposent triomphalement un syst&#232;me de retraites par capitalisation sous la forme de fonds de pension ou fonds d'&#233;pargne retraite. &lt;br /&gt;Dans le syst&#232;me par r&#233;partition existant en France et dans la plupart des pays europ&#233;ens, les retraites des anciens sont pay&#233;es par les cotisations de ceux qui travaillent, les actifs. &lt;br /&gt;Dans le syst&#232;me par capitalisation qui tend &#224; se g&#233;n&#233;raliser dans de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-L-offensive-Jospin-contre-" rel="directory"&gt;DOSSIER : L'offensive Jospin contre les retraites
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les dirigeants de droite ou de gauche qui accusent de tous les maux le syst&#232;me actuel de retraites par r&#233;partition, lui opposent triomphalement un syst&#232;me de retraites par capitalisation sous la forme de fonds de pension ou fonds d'&#233;pargne retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le syst&#232;me par r&#233;partition existant en France et dans la plupart des pays europ&#233;ens, les retraites des anciens sont pay&#233;es par les cotisations de ceux qui travaillent, les actifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le syst&#232;me par capitalisation qui tend &#224; se g&#233;n&#233;raliser dans de nombreux pays (USA, Chili, Pologne,...) les pr&#233;l&#232;vements sont effectu&#233;s sur les revenus des salari&#233;s, exon&#233;r&#233;s d'imp&#244;ts et g&#233;r&#233;s par des fonds d'entreprise ou d'activit&#233;. En pratique, dans les entreprises,des accords seraient sign&#233;s entre patronat et syndicats pour la cr&#233;ation d'un fonds de pension. En l'absence d'accord, le salari&#233; aurait la possibilit&#233; de souscrire &#224; un fonds de pension existant. Cette &#233;pargne mblig&#233;e des actifs est g&#233;r&#233;e, d'une mani&#232;re ou d'une autre, par les banques et les assurances, plac&#233;e en partie en Bourse et les versements auxquels s'ajoutent les int&#233;r&#234;ts des placements sont accumul&#233;s. Selon le sch&#233;ma th&#233;orique, chaque individu retrouve &#224; sa retraite le &#171; fruit de son effort d'&#233;pargne &#187;. La grande mystification de ce syst&#232;me est d'&#234;tre avanc&#233; comme une r&#233;ponse au pr&#233;tendu probl&#232;me d&#233;mographique. Les actifs ne seraient plus assez nombreux pour financer dans les d&#233;cennies &#224; venir les pensions des retrait&#233;s en nombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La capitalisation ne r&#233;glera pas le probl&#232;me car les retraites vers&#233;es chaque ann&#233;e sont en r&#233;alit&#233; de toutes les fa&#231;ons pr&#233;lev&#233;es sur les richesses produites la m&#234;me ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La capitalisation, comment &#231;a marche ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les chantres de la capitalisation nous pr&#233;voient des miracles dans 20 ans avec leur syst&#232;me. Voyons un peu plus pr&#233;cis&#233;ment ce qui se passera en 2020, s'il est mis en pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e-l&#224; existeront des fonds accumul&#233;s depuis vingt ans sous forme d'actions plac&#233;es en Bourse auxquelles s'ajouteront les versements faits cette ann&#233;e-l&#224; &#224; ces m&#234;mes fonds par les actifs du moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pensions des retrait&#233;s seront pay&#233;es au m&#234;me moment par le fruit de la vente d'une part des actions d&#233;tenues par les fonds de pensions. Tant qu'elles ne sont pas vendues, les actions ne sont que des morceaux de papiers. Il n'y a pas de miracle qui feraient que les retraites par capitalisation pourraient repr&#233;senter une somme sup&#233;rieure au montant des cotisations annuelles des salari&#233;s sur lesquelles sont aujourd'hui vers&#233;es les retraites. Pour que le montant total du fonds de pension reste &#233;quilibr&#233;, il faudra bien qu'un fonds de pension re&#231;oivent chaque ann&#233;e des versements des actifs et de l'autre vendent des titres pour verser les pensions. C'est le principe de la baignoire qui si elle se vide par en bas doit recevoir autant d'eau du robinet pour que l'eau &#224; l'int&#233;rieur reste au m&#234;me niveau. Dans le syst&#232;me de r&#233;partition, il n'y a pas de baignoire, c'est directement le &#171; robinet &#187; des cotisations qui &#171; arrose &#187; les retrait&#233;s. Dans un syst&#232;me par capitalisation, on voit bien qu'il faut autant d'eau sortant du robinet, ou alors ce serait la &#171; baignoire &#187;, c'est &#224; dire le fonds de pension lui-m&#234;me qui peut &#224; peu perdrait de son volume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, pour &#234;tre vendues cette ann&#233;e-l&#224;, il faudra bien que ces actions trouvent un acqu&#233;reur concret qui les ach&#232;tent avec de l'argent du moment. Ce sont donc bien des richesses produites cette ann&#233;e-l&#224; qui permettront &#224; certains d'acheter ces actions dont le produit de la vente servira &#224; payer les pensions. Quant aux versements des actifs aux fonds de pension, ils seront une ponction sur les salaires vers&#233;s la m&#234;me ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, dans un syst&#232;me de r&#233;partition comme dans un syst&#232;me de capitalisation, c'est toujours bien une part des richesses produites en 2020 qui financera le syst&#232;me des retraites de l'ann&#233;e 2020 !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un syst&#232;me qui contribue &#224; aggraver l'exploitation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rences essentielles apparaissent vite lorsque l'on &#233;coute les arguments des partisans de la capitalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon eux, de meilleures retraites seraient vers&#233;es gr&#226;ce au rendement financier des fonds de pension. Aujourd'hui, les &#233;conomistes am&#233;ricains chiffrent &#224; 9 % le taux de rendement moyen des actions finan&#231;ant les fonds de pension. Les fonds de pension &#171; cr&#233;eraient &#187; donc de l'argent, ce que n'est pas capable de faire un syst&#232;me par r&#233;partition, dans lequel l'argent ne travaille pas. Et l&#224;, appara&#238;t le pot aux roses. Les pr&#233;visions des m&#234;mes sp&#233;cialistes tablent sur une augmentation du PIB de 2 % par an. Comment les fonds de pension peuvent-ils gagner ainsi chaque ann&#233;e deux &#224; trois fois plus ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout simplement, parce que, comme les autres investisseurs capitalistes, ils ponctionnent la plus-value. Sur qui se fait cette ponction ? Evidemment pas sur les autres actionnaires, puisque eux aussi r&#233;aliseront le m&#234;me profit financier. C'est donc &#233;videmment sur la part des salaires que ce profit des fonds de pension se r&#233;alise ! Et nous voyons-l&#224; le r&#244;le &#233;conomique des fonds de pensions qui accentuent encore le taux d'exploitation des salari&#233;s, en demandant un rendement toujours plus important du capital investi. &lt;strong&gt;Autrement dit la fameuse cr&#233;ation de richesses suppl&#233;mentaires des fonds de pension n'est possible qu'en diminuant encore la part des salaires dans le PIB : l&#224; aussi les actifs paieront pour les retrait&#233;s, en plus des placements obligatoires aux fonds de pensions !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que les retrait&#233;s qui ont eu des salaires suffisants pour souscrire aux fonds de pensions aient une retraite convenable, il faudrait en fait que les actifs gagnent encore moins !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'ailleurs bien ce qui se passe aujourd'hui, dans un contexte o&#249; depuis une quinzaine d'ann&#233;es les cours de la bourse augmentent plus vite dans les pays d&#233;velopp&#233;s que la production des richesses. Les fonds de pension exercent chaque ann&#233;e une pression plus importante sur la part des salaires ( ce qui se traduit par un blocage des salaires, par des fermetures d'entreprises, etc...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a en outre un autre profit pour l'Etat et les patrons : une diminution de la part des cotisations vieillesses dans les richesses produites, donc une diminution de la masse salariale qui outre le salaire net comprend les cotisations (maladie, vieillesses,...) vers&#233;es aux organismes sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, de toutes les fa&#231;ons, tous les salari&#233;s n'auraient pas acc&#232;s &#224; ces fonds de pensions, pr&#233;sent&#233;es comme une poule aux oeufs d'or !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La capitalisation creuse les in&#233;galit&#233;s.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le bilan pour les retrait&#233;s des pays o&#249; les fonds de pension ont &#233;t&#233; mis en pratique est sans appel. Un gauchiste bien connu (Dominique Strauss-Kahn !) l'expliquait lui-m&#234;me clairement... en 1982 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt;La capitalisation individuelle appara&#238;t comme r&#233;serv&#233;e &#224; certains et la volont&#233; de pr&#233;parer sa retraite comme une motivation profonde qui aboutit &#224; des in&#233;galit&#233;s de patrimoines beaucoup plus &#233;lev&#233;es que les in&#233;galit&#233;s de revenus... L'&#233;pargne appara&#238;t comme une pi&#232;ce ma&#238;tresse de la formation des in&#233;galit&#233;s&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='1 Strauss Kahn et Kastler. L'Epargne et la retraite. L'avenir des retraites (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation aux USA est &#233;loquente ( &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-Etats-Unis-un-exemple-a-suivre' class='spip_in'&gt;Les Etats-Unis, un exemple &#224; suivre ?&lt;/a&gt;) : 57 % des anciens &#226;g&#233;s de plus de 62 ans sont encore oblig&#233;s de travailler, leur pension de retraite &#233;tant insuffisante pour vivre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s sont log&#233;s pour les fonds de pension &#224; la m&#234;me enseigne que pour les Mutuelles ou les plans d'&#233;pargne entreprise. Pr&#233;caires, salari&#233;s de petites bo&#238;tes, ch&#244;meurs en sont &#233;videmment exclus. Comme tous les syst&#232;mes d'&#233;pargne organis&#233;s au niveau de l'entreprise, il creuse encore plus les in&#233;galit&#233;s entre cadres et non-cadres, pr&#233;caires et salari&#233;s stables. Plus on a un salaire &#233;lev&#233;, plus on peut souscrire : la retraite sera peut-&#234;tre correcte, pour les autres ce sera la mis&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le glissement vers les fonds de pension am&#232;nerait forc&#233;ment &#224; une crise accentu&#233;e de la couverture de la retraite par r&#233;partition. Malheur aux pauvres !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;De plus, les fonds de pensions visent &#224; renforcer, comme l'actionnariat salari&#233; en g&#233;n&#233;ral, la soumission des travailleurs &#224; l'entreprise et au patronat.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En effet, les fonds de pension doivent r&#233;sulter d'accords d'entreprise ou de branche entre patrons et syndicats, associ&#233;s ensuite dans des accords de surveillance de ces fonds, la gestion financi&#232;re &#233;tant accord&#233;e &#224; des soci&#233;t&#233;s sp&#233;cialis&#233;es comme les groupes d'assurance. Les patrons contribuent g&#233;n&#233;ralement aux fonds de pension par des &#171; abondements &#187;, sommes vers&#233;es au fonds de pension du salari&#233; et exon&#233;r&#233;e d'imp&#244;ts, ce qui permet au passage de justifier le blocage des salaires. De plus, la gestion de ces fonds est une nouvelle occasion pour l'int&#233;gration des syndicats aux &#171; int&#233;r&#234;ts g&#233;n&#233;raux &#187; de l'entreprise et offre de nombreux si&#232;ges de bureaucrates...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une nouvelle manne financi&#232;re pour les capitalistes.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Evidemment, l'int&#233;r&#234;t financier des fonds de pension est tr&#232;s important. Les grands groupes d'assurance, d&#233;j&#224; servis par les mesures des gouvernements successifs en faveur de l'assurance vie, sont avides de pouvoir mettre la main sur une masse d'&#233;pargne tr&#232;s importante, en attendant de pouvoir g&#233;rer la S&#233;cu...En d&#233;tournant les cotisations du syst&#232;me de r&#233;partition vers la sp&#233;culation financi&#232;re, les entreprises et les assurances r&#233;cup&#232;rent entre leurs mains des sommes colossales qui viennent grossir celles d&#233;j&#224; actives dans le flot de la sp&#233;culation. Ainsi, aux USA l'actif financier des fonds est pass&#233; de 17 &#224; 5000 milliards de dollars entre 1957 et 1997. L'exigence de rendement financier lorsqu'ils sont plac&#233;s dans les entreprises avoisinent les 8 &#224; 10 %. Ils sont donc un acc&#233;l&#233;rateur redoutable de la course &#224; la productivit&#233;, aux vagues de licenciement. La mise en place des fonds de pension a donc tout &#224; voir avec l'int&#233;r&#234;t du patronat d'&#233;mietter la conscience des travailleurs transform&#233;s en actionnaires, renvoy&#233;s isol&#233;s &#224; chaque fonds de pension pour les revendications concernant leur retraite, et amen&#233;s &#224; pester contre les gr&#232;ves qui font baisser le rendement de leurs actions. Rendre complice de leur propre exploitation les salari&#233;s actionnaires de fonds de pension est la derni&#232;re invention perverse des capitalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans compter que jamais n'est cit&#233; le risque des sp&#233;culations financi&#232;res : rappelons nous la d&#233;couverte apr&#232;s la mort du magnat de la presse Robert Maxwell qu'il avait perdu l'argent de ses salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est primordial de d&#233;jouer l'offensive patronale et gouvernementale sur cette question en s'appuyant en particulier sur les exp&#233;riences d&#233;j&#224; en cours dans des pays comme les USA, le Chili, la Suisse...et qui sont loin de justifier l'enthousiasme des ap&#244;tres des fonds de pension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent CARASSO et Christian RIALTO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Petite bibliographie :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les retraites au p&#233;ril du lib&#233;ralisme. Pierre Kalfa et Pierre-Yves Chanu (coord.) Editions Syllepse (50f).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Monde- Dossiers et Documents n&#176;273 f&#233;vrier 1999 -Retraites : inventaire avant r&#233;forme (18f)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Monde diplomatique -f&#233;vrier 1999, p.4 et 5 (24f)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;1 Strauss Kahn et Kastler. L'Epargne et la retraite. L'avenir des retraites autofinanc&#233;es. Economica.1982&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le syst&#232;me des retraites actuellement en vigueur en France : des &#171; retenues sur gages &#187; de Colbert, au syst&#232;me par r&#233;partition de 1945
</title>
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		<dc:date>1999-05-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Retraites
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		<dc:subject>Histoire
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>Au d&#233;but du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, &#224; l'aube de la soci&#233;t&#233; capitaliste en France, il n'existe d'autre secours, pour le travailleur rendu inapte &#224; la t&#226;che par la maladie ou la vieillesse, que celui des ses proches ou de la charit&#233; publique. Dans la classe ouvri&#232;re naissante, l'entraide &#8211; comme l'organisation de la r&#233;sistance &#233;l&#233;mentaire &#224; l'exploitation &#8211; prend tr&#232;s t&#244;t la forme de soci&#233;t&#233;s de secours mutuels, malgr&#233; l'interdiction qui frappe les &#171; coalitions &#187; professionnelles depuis la loi Le Chapelier du 17 juin 1791.&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-L-offensive-Jospin-contre-" rel="directory"&gt;DOSSIER : L'offensive Jospin contre les retraites
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;but du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, &#224; l'aube de la soci&#233;t&#233; capitaliste en France, il n'existe d'autre secours, pour le travailleur rendu inapte &#224; la t&#226;che par la maladie ou la vieillesse, que celui des ses proches ou de la charit&#233; publique. Dans la classe ouvri&#232;re naissante, l'entraide &#8211; comme l'organisation de la r&#233;sistance &#233;l&#233;mentaire &#224; l'exploitation &#8211; prend tr&#232;s t&#244;t la forme de soci&#233;t&#233;s de secours mutuels, malgr&#233; l'interdiction qui frappe les &#171; coalitions &#187; professionnelles depuis la loi Le Chapelier du 17 juin 1791. De leur c&#244;t&#233;, les &#171; d&#233;p&#244;ts de mendicit&#233; &#187;, cr&#233;&#233;s par l'&#201;tat en 1808, rel&#232;vent plus de la r&#233;pression que de l'assistance.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les premi&#232;res initiatives de la grande bourgeoisie et de l'&#201;tat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les premiers syst&#232;mes de retraites, d'initiative patronale, apparaissent, &#224; partir du milieu du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Pour la bourgeoisie il s'agissait d'attacher aux entreprises une main-d'&#339;uvre majoritairement d'origine rurale, parfois d'y retenir des travailleurs qualifi&#233;s attir&#233;s ailleurs par des salaires plus &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les mines, des caisses patronales, d'assistance puis de retraites, se d&#233;veloppent d&#232;s 1820, en particulier &#224; la suite de catastrophes mini&#232;res. Les grandes compagnies de chemin de fer embo&#238;tent le pas &#224; partir de 1850. Et en 1896, les quelques 147 autres caisses existantes concernent toutes la grande industrie naissante (m&#233;tallurgie, textile, chimie...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me logique avait pr&#233;sid&#233; &#224; la g&#233;n&#233;ralisation par l'&#201;tat de pensions de retraites aux militaires, d&#232;s 1831, puis aux fonctionnaires civils, en 1853. Il s'agissait de plus, en ces deux occasions, de consolider un nouveau r&#233;gime en stabilisant l'appareil d'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la m&#234;me p&#233;riode, les soul&#232;vements sociaux, en particulier la r&#233;volution de 1848, am&#232;nent les hommes politiques de la bourgeoisie fran&#231;aise &#224; envisager une politique face &#224; la &#171; question sociale &#187;. Pour les politiciens lib&#233;raux, la mis&#232;re du prol&#233;tariat des grands centres industriels et urbains &#8211; particuli&#232;rement celle des vieux &#8211; r&#233;sulte avant tout de &#171; l'impr&#233;voyance &#187; des ouvriers. Aussi vont-ils pr&#233;tendre r&#233;soudre la &#171; question des retraites ouvri&#232;res &#187; par l'incitation &#224; l'&#233;pargne volontaire, avec la cr&#233;ation, le 18 juin 1850, de la Caisse Nationale des Retraites. Elle sera suivie en 1856 de celle d'un fonds collectif d'&#233;pargne-retraite au profit de certaines caisses de secours mutuels autoris&#233;es &#224; verser des pensions de retraite &#8211; autorisation accord&#233;e aux seules caisses mutualistes &#171; patronn&#233;es &#187; par des &#171; membres honoraires &#187;, bourgeois ou notables locaux, y apportant des fonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans la pratique, pour l'immense majorit&#233; des travailleurs, soumis &#224; la pr&#233;carit&#233; et aux bas salaires, l'&#233;pargne volontaire &#8211; anc&#234;tre de la &#171; capitalisation &#187; &#8211; se r&#233;v&#233;lera un leurre, et les pensions de retraite constitu&#233;es, parfois apr&#232;s de nombreuses ann&#233;es de cotisations, resteront faibles, voire d&#233;risoires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le droit &#224; la retraite : une revendication ouvri&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En fait, m&#234;me avec les premiers syst&#232;mes de retraites, &lt;em&gt;le droit&lt;/em&gt; &#224; la retraite est quasi inexistant vers la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Dans la grande industrie, et plus encore dans les mines, la plupart des caisses patronales fonctionnent de fa&#231;on autonome par rapport &#224; la Caisse Nationale des Retraites. Dans nombre de cas, le statut des retraites reste ind&#233;termin&#233; : lorsqu'aucun &#226;ge de d&#233;part n'est pr&#233;vu, une pension peut n'&#234;tre accord&#233;e que lorsque survient l'incapacit&#233; au travail, ou, arbitrairement, comme &#171; r&#233;compense &#187; apr&#232;s des ann&#233;es d'activit&#233; dans l'entreprise. Un travailleur pouvait m&#234;me perdre tous ses droits s'il quittait l'entreprise, quel que soit son &#226;ge !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en allait d'ailleurs de m&#234;me pour les fonctionnaires en cas de d&#233;part anticip&#233;, l'administration restant libre de d&#233;cider la date de ce d&#233;part. Il faudra attendre une loi du 14 avril 1924, pour faire, m&#234;me de la retraite des fonctionnaires, un droit !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, &#224; c&#244;t&#233; des revendications concernant les salaires, les conditions et la dur&#233;e du travail, apparaissent les premi&#232;res revendications ouvri&#232;res sur la protection sociale, et les retraites en particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La revendication du &lt;strong&gt;droit &#224; la retraite pour tous&lt;/strong&gt; est &#224; l'ordre du jour du premier congr&#232;s de la CGT, en 1895. Auparavant, des gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales dans les mines avaient conduit &#224; la loi du 29 juin 1894 instaurant dans les compagnies mini&#232;res un r&#233;gime de retraites obligatoire avec cotisation patronale. Par ailleurs, d&#232;s avril 1893, le syndicat des travailleurs des chemins de fer revendique une r&#233;glementation uniforme des caisses de retraites de toutes les compagnies, une retraite minimum apr&#232;s 20 ans de travail, sans condition d'&#226;ge ni retenue sur salaire, ainsi que la gestion des caisses par une commission paritaire. L'unification des r&#233;gimes existant dans les grandes compagnies sera r&#233;alis&#233;e par des lois de 1909 et 1911.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les caisses de retraites par capitalisation et leur faillite&#8230; une vieille histoire !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les premiers dispositifs de pr&#233;voyance &#233;taient bas&#233;s sur la capitalisation. Celui des invalides de la Marine, cr&#233;&#233; en 1673 par Colbert &#8211; anc&#234;tre des actuels r&#233;gimes sp&#233;ciaux des marins et des fonctionnaires civils et militaires &#8211; &#233;tait fond&#233; sur le principe de retenues sur gages, confi&#233;es en d&#233;p&#244;t au ministre de la Marine... Deux si&#232;cles plus tard, un scandale vide les caisses et prive les &#171; demi-soldes &#187; de leurs pensions ! Des affaires analogues touchent des caisses patronales, alors r&#233;centes : en 1888, une compagnie mini&#232;re de la Loire engloutit les fonds de retraite de ses ouvriers ; l'ann&#233;e suivante, c'est le tour du Comptoir d'Escompte de Paris... Au point que l'&#201;tat l&#233;gif&#232;re en 1895 pour r&#233;glementer les fonds de retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, la loi du 5 avril 1910 instaurant les &#171; Retraites Ouvri&#232;res et Paysannes &#187;, premi&#232;re esquisse d'un r&#233;gime g&#233;n&#233;ral et obligatoire, rencontre une hostilit&#233; sym&#233;trique : la CGT d&#233;nonce la &#171; duperie &#187; et &#171; l'ironie &#187; de cette &#171; loi bourgeoise &#187;, confiant la gestion des fmnds aux seuls patrons et ne promettant en contrepartie des cotisations que des pensions tardives et d&#233;risoires ; la bourgeoisie de son c&#244;t&#233; s'oppose surtout au principe d'une assurance-vieillesse obligatoire. Ce principe restera d'ailleurs lettre morte car, d&#232;s juin 1912, un arr&#234;t permet de contourner ais&#233;ment l'obligation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, en 1928-1930, les lois sur les &#171; Assurances Sociales &#187; pr&#233;voient une protection sociale obligatoire pour tous les salari&#233;s &#224; faibles revenus, financ&#233;e par des cotisations salariales et patronales. Bas&#233; en principe sur la capitalisation, le nouveau syst&#232;me de retraites introduit n&#233;anmoins une part de r&#233;partition, destin&#233;e &#224; assurer un strict minimum &#224; tous les retrait&#233;s. Dans les faits, l'inflation des ann&#233;es suivantes lamine les revenus de capitalisation et les pensions vers&#233;es, aussi faibles soient-elles, proviennent essentiellement de la r&#233;partition. C'est le r&#233;gime de Vichy qui ent&#233;rine finalement la faillite du syst&#232;me de retraites par capitalisation, en y substituant en mars 1941 un r&#233;gime par r&#233;partition.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Depuis 1945, les retraites &#224; l'heure de la r&#233;partition&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce syst&#232;me est g&#233;n&#233;ralis&#233; au lendemain de la guerre avec la cr&#233;ation de la S&#233;curit&#233; Sociale, en octobre 1945.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier temps, l'affiliation au &lt;strong&gt;r&#233;gime g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt; devient obligatoire pour les salari&#233;s du commerce et de l'industrie. Pour les retraites, comme pour l'assurance-maladie, le financement repose sur les cotisations salariales et patronales. Bien que proche du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral, la protection sociale des salari&#233;s agricoles continue &#224; &#234;tre g&#233;r&#233;e s&#233;par&#233;ment par la Mutualit&#233; Sociale Agricole. Puis, d&#232;s 1949, le syst&#232;me s'&#233;tend &#8211; avec la mise en place de caisses sp&#233;cifiques &#8211; aux artisans, industriels et commer&#231;ants, ainsi qu'aux professions lib&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral ont aussi subsist&#233; des &lt;strong&gt;r&#233;gimes sp&#233;ciaux&lt;/strong&gt; de retraites qui existaient avant guerre &#8211; en particulier pour les fonctionnaires et ouvriers d'&#201;tat, les travailleurs des mines ou, des chemins de fer et les marins. Pour les salari&#233;s relevant de ces r&#233;gimes de retraites, l'affiliation au r&#233;gime g&#233;n&#233;ral aurait conduit &#224; une unification par le bas ; ils obtiennent le maintien de leur r&#233;gime sp&#233;cifique par un d&#233;cret du 8 juin 1946. Par ailleurs, le r&#233;gime sp&#233;cial d'EDF-GDF na&#238;t, en 1946, avec la nationalisation des industries &#233;lectriques et gazi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les anciens salari&#233;s, le montant de la pension d&#233;pend essentiellement de la dur&#233;e de l'activit&#233; professionnelle, du montant des salaires re&#231;us, et de l'&#226;ge de d&#233;part en retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette retraite de base d'un montant maximum &#233;gal &#224; la moiti&#233; du salaire &#233;tait totalement insuffisante pour vivre. Aussi assiste-t-on dans les premi&#232;res d&#233;cennies de l'apr&#232;s-guerre &#224; la cr&#233;ation de multiples r&#233;gimes de &lt;strong&gt;retraite compl&#233;mentaire&lt;/strong&gt;. Cela commence d&#232;s 1947 par les cat&#233;gories sociales qui peuvent le plus supporter la ponction d'une cotisation suppl&#233;mentaire sur leurs salaires, les cadres, avec la cr&#233;ation de l'AGIRC&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Association G&#233;n&#233;rale des Institutions de Retraites des Cadres' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Cela va se g&#233;n&#233;ralise peu &#224; peu aux autres salari&#233;s, surtout apr&#232;s la cr&#233;ation de l'ARRCO&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Association des R&#233;gimes de Retraites Compl&#233;mentaires' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; en 1961, qui f&#233;d&#232;re pr&#232;s d'une centaine de caisses. L'affiliation &#224; un r&#233;gime de retraite compl&#233;mentaire devient m&#234;me obligatoire pour les salari&#233;s en 1972, et pour les artisans en 1979 ; depuis 1973, les cadres cotisent &#224; l'ARRCO pour la partie de leur salaire inf&#233;rieure au plafond de la S&#233;curit&#233; Sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on parle aujourd'hui de &#171; retraite &#187; il s'agit donc en r&#233;alit&#233; de deux pensions : celle vers&#233;e par la S&#233;curit&#233; Sociale qui verse au maximum 50 % du revenu moyen d'activit&#233; professionnelle limit&#233;e au plafond de la S&#233;curit&#233; Sociale (14 470 F bruts par mois au 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 1999) et celle provenant des caisses de retraite compl&#233;mentaire qui verse un compl&#233;ment qui permet d'atteindre en moyenne aujourd'hui un total de 80 % de l'ancien salaire moyen. La proportion de la part &lt;em&gt;compl&#233;mentaire&lt;/em&gt; dans le total de la retraite varie donc en importance en fonction des revenus salariaux. Pour la plupart des travailleurs qui sont pay&#233;s en dessous du plafond la retraite est majoritairement celle du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral vieillesse, pour les salari&#233;s mieux pay&#233;s et les cadres c'est la partie compl&#233;mentaire qui en constitue l'essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La retraite &#224; 60 ans &#224; taux plein, de moins en moins possible !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1996, 13 ans apr&#232;s le passage de la retraite &#224; &#171; 60 ans &#187;, l'&#226;ge moyen du d&#233;part en retraite &#233;tait de 61,98 ans. Car l'expression &#171; retraite &#224; 60 ans &#187; est trompeuse. Elle signifie seulement que, depuis le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; avril 1983, un salari&#233; peut partir d&#232;s 60 ans avec une retraite du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral au taux maximum, mais &#224; condition &#8211; sauf exception &#8211; d'avoir cotis&#233; pendant un nombre suffisant de trimestres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1971 ce taux s'appliquait au salaire moyen des dix meilleures ann&#233;es, et la pension enti&#232;re (taux &#215; salaire moyen plafonn&#233;) &#233;tait acquise apr&#232;s 150 trimestres de cotisations, soit 37 ans et demi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais suite aux mesures de Balladur visant le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral, &#224; l'&#233;t&#233; 1993, le nombre de trimestres de cotisation n&#233;cessaire &#224; l'obtention du taux plein &#224; 60 ans augmente progressivement pour atteindre 160 trimestres &#8211; soit 40 ann&#233;es de cotisation &#8211; en 2003. De plus, le salaire moyen est calcul&#233; sur un nombre croissant d'ann&#233;es : en 2008, la moyenne sera effectu&#233;e sur les 25 meilleures ann&#233;es ! Cela abaissera &#233;videmment le montant de la retraite pour tous les salaires situ&#233;s sous le plafond de la S&#233;curit&#233; Sociale, surtout pour les travailleurs &#8211; toujours plus nombreux &#8211; qui auront connu de longues p&#233;riodes d'inactivit&#233;, de pr&#233;carit&#233; ou de ch&#244;mage. De plus ces mesures, si elles ne remettent pas formellement en cause la &#171; retraite &#224; 60 ans &#187;, placeront de fait un nombre de plus en plus &#233;lev&#233; de travailleurs devant l'alternative : partir d&#232;s 60 ans avec une retraite moindre (taux plus faible) ou retarder leur d&#233;part vers 65 ans ou plus, &#224; condition d'ailleurs d'avoir le choix, donc de ne pas &#234;tre en pr&#233;retraite ou au ch&#244;mage avant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;forme du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral est aussi assortie d'un changement dans le mode d'indexation des pensions. Elles &#233;voluent d&#233;sormais en fonction de l'indice des prix et non plus de celui des salaires. D'apr&#232;s le rapport Briet (&#233;tabli en 1995, &#224; la demande de Balladur), ceci pourrait avoir pour effet de limiter la progression des pensions &#224; 15 % d'ici 2015, alors qu'avec le mode de calcul ant&#233;rieur elle aurait &#233;t&#233; de 50 % environ. Cette r&#233;forme devrait &#224; terme entra&#238;ner le recul de l'&#226;ge d&#233;part en retraite d'environ un an et demi en moyenne pour un tiers des salari&#233;s&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='appendix' title='CFDT NOUVELLES Conseil National des 13/14 et 15 avril 1999 &#034;Diagnostic des (...)' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, partie d'une situation catastrophique, la condition des retrait&#233;s s'est globalement am&#233;lior&#233;e ces deux derni&#232;res d&#233;cennies pour atteindre un niveau qui n'a rien d'extraordinaire surtout pour les bas salaires : 81,9 % du salaire moyen ant&#233;rieur pour le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral ; 96,4 % pour le public, sachant que les primes qui peuvent repr&#233;senter 20 % du salaire ne sont pas prises en compte dans la moyenne (chiffres du rapport Briet). Apr&#232;s cette br&#232;ve p&#233;riode d'am&#233;lioration, les retraites sont aujourd'hui de nouveau ponctionn&#233;es par tous les bouts : par la dur&#233;e de cotisations, par la modification du nombre des ann&#233;es de r&#233;f&#233;rence, par le nouveau mode de revalorisation ; et, &#224; l'arriv&#233;e, une fois la retraite liquid&#233;e, par l'augmentation des pr&#233;l&#232;vements sociaux qu'on lui applique, comme la CSG.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;rard WEGAN et Ang&#232;le ROSSIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;La retraite compl&#233;mentaire &#233;galement sur la sellette&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le projet actuel r&#233;sum&#233; dans le rapport Charpin ne traite que de la partie &#171; r&#233;gime g&#233;n&#233;ral &#187; du syst&#232;me de vieillesse. Parall&#232;lement, les r&#233;gimes de retraite compl&#233;mentaires ont d&#233;j&#224; ent&#233;rin&#233; plusieurs plans de restriction depuis le d&#233;but des ann&#233;es quatre vingt dix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La retraite compl&#233;mentaire de la majorit&#233; des salari&#233;s du priv&#233; est aujourd'hui g&#233;r&#233;e par deux grands organismes, l'ARRCO et l'AGIRC qui versent respectivement les pensions des salari&#233;s non cadres et cadres. Ils fonctionnent tous deux sur le syst&#232;me de la r&#233;partition bas&#233; sur la solidarit&#233; entre les travailleurs actifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorit&#233; des r&#233;gimes de retraite regroup&#233;s dans ces associations pratiquent un syst&#232;me de cumul de points par ann&#233;e de salariat. Chaque ann&#233;e l'organisme de retraite compl&#233;mentaire fixe un salaire de r&#233;f&#233;rence d&#233;terminant la valeur d'achat d'un point. Le nombre de points de chaque salari&#233; est obtenu en divisant le total des cotisations annuelles vers&#233;es (parts salariale et patronale cumul&#233;es) par la valeur du point. En fin de carri&#232;re, au moment de la liquidation, le cumul est multipli&#233; par la valeur du point pour obtenir le montant de la retraite compl&#233;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;forme de 1996 a limit&#233; l'&#233;volution des retraites compl&#233;mentaires en jouant sur la valeur de ce point, sous pr&#233;texte d'un d&#233;ficit pr&#233;visionnel pour 2005 chiffr&#233; en 1996 &#224; 37 milliards pour l'ARRCO et de 130 milliards pour l'AGIRC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan de restrictions qui a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; (pou la p&#233;riode 1996/2005) produit ses effets en ce moment, &#224; tel point que l'exercice 1999 de l'ARCCO devrait se solder par un exc&#233;dent de 14,2 milliards de francs ! La r&#233;vision du mode de calcul du salaire de r&#233;f&#233;rence (prix d'achat du point) conduit, pour un salaire constant et pour un m&#234;me taux de cotisation, &#224; attribuer moins de points en 2000 qu'en 1995 : 14,5 % de moins pour l'ARCCO et 21 % de moins pour l'AGIRC&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Rapport du S&#233;nat n&#176;73, 1997-98, d'Alain VASSELLE &#8211; tome III &#8211; Financement de la (...)' id='nh3-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A.R.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Association G&#233;n&#233;rale des Institutions de Retraites des Cadres&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Association des R&#233;gimes de Retraites Compl&#233;mentaires&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;CFDT NOUVELLES Conseil National des 13/14 et 15 avril 1999 &#034;Diagnostic des r&#233;gimes de retraite &#224; l'horizon 2040&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-4' class='spip_note' title='Notes 3-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Rapport du S&#233;nat n&#176;73, 1997-98, d'Alain VASSELLE &#8211; tome III &#8211; Financement de la S&#233;curit&#233; Sociale &#8211; Assurance vieillesse&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les Etats-Unis, un exemple &#224; suivre ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-Etats-Unis-un-exemple-a-suivre</link>
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		<dc:date>1999-05-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>USA
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		<dc:subject>Retraites
</dc:subject>

		<description>Le syst&#232;me de retraite par r&#233;partition, financ&#233; &#224; parit&#233; par les employeurs et les employ&#233;s (12,4 % des salaires), assure une pension ridicule (&#224; peine 40 % du salaire de l'ouvrier moyen, soit moins que dans la plupart des syst&#232;mes europ&#233;ens). Pr&#232;s de six travailleurs sur dix de plus de 62 ans sont oblig&#233;s de continuer &#224; travailler pour compenser la faiblesse des prestations. &lt;br /&gt;Au del&#224; de ce syst&#232;me, il faut en passer par les fonds de pension, qui g&#232;rent des actifs &#233;quivalents &#224; pr&#232;s de 70 % du PIB du&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-L-offensive-Jospin-contre-" rel="directory"&gt;DOSSIER : L'offensive Jospin contre les retraites
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le syst&#232;me de retraite par r&#233;partition, financ&#233; &#224; parit&#233; par les employeurs et les employ&#233;s (12,4 % des salaires), assure une pension ridicule (&#224; peine 40 % du salaire de l'ouvrier moyen, soit moins que dans la plupart des syst&#232;mes europ&#233;ens). Pr&#232;s de six travailleurs sur dix de plus de 62 ans sont oblig&#233;s de continuer &#224; travailler pour compenser la faiblesse des prestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au del&#224; de ce syst&#232;me, il faut en passer par les fonds de pension, qui g&#232;rent des actifs &#233;quivalents &#224; pr&#232;s de 70 % du PIB du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces fonds de pension n'ont jamais couvert l'ensemble des travailleurs : leur proportion est m&#234;me tomb&#233;e de 53 % en 1987 &#224; 40 % en 1995. Plus les salari&#233;s travaillent dans de petites entreprises, moins ils souscrivent &#224; un fonds de pension, la proportion tombant &#224; un sur seize dans les entreprises de moins de 25 salari&#233;s. En moyenne, les pensions vers&#233;es par ces fonds ne repr&#233;sentent que 29 &#224; 37 % du dernier salaire pour trente ans de cotisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui plus est, la part des salari&#233;s couverts par un contrat qui leur garantit une prestation d&#233;finie &#224; l'avance ne cesse de reculer (28 % en 1989 contre 19 % en 1995) au profit de ceux qui n'ont qu'un contrat &#224; cotisation d&#233;finie, la prestation d&#233;pendant alors du rendement des placements financiers. Une fa&#231;on de reporter le risque inh&#233;rent aux march&#233;s d'actions ou autres sur les futurs retrait&#233;s, les entreprises &#233;tant d&#233;gag&#233;es de toute obligation de combler la diff&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'in&#233;galit&#233; face &#224; la retraite d&#233;passe de beaucoup aux Etats-Unis ce qu'elle peut &#234;tre en Europe, refl&#233;tant de ce point de vue la r&#233;alit&#233; sociale d'ensemble. En individualisant les droits &#224; la retraite, le syst&#232;me par capitalisation laisse de c&#244;t&#233; des dizaines de millions de travailleurs, sans parler des ch&#244;meurs officiels ou non officiels. Les travailleurs &#171; temporaires &#187;, ou &#171; intermittents &#187; sont particuli&#232;rement p&#233;nalis&#233;s. La pauvret&#233; pour les plus &#226;g&#233;s touche alors deux &#224; trois fois plus les femmes, les Noirs, les hispaniques. En revanche, il n'y a plus de plafonds pour les plus riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tendance devrait encore s'amplifier. Le syst&#232;me par r&#233;partition pourrait, selon les &#171; Charpin &#187; am&#233;ricains, avoir &#233;puis&#233; ses r&#233;serves &#224; partir de 2030. Pour y &#171; rem&#233;dier &#187;, Clinton a propos&#233; en janvier dernier des solutions trop connues : augmentation des cotisations, baisse des prestations et le recul de l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite &#224; 67 ou 70 ans !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, pour b&#233;n&#233;ficier pleinement du r&#233;gime par capitalisation aux Etats-Unis, il faut &#234;tre riche, prendre sa retraite au bon moment, et avoir des cotisations suffisamment importantes pour que les frais de gestion &#233;lev&#233;s ne mangent pas une partie trop importante des gains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F.B.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Chili : Les retraites privatis&#233;es suivent les fluctuations de la Bourse
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Chili-Les-retraites-privatisees-suivent-les-fluctuations-de-la-Bourse</link>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Chili
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		<dc:subject>Retraites
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		<description>Les retraites sont privatis&#233;es depuis 1981, date &#224; partir de laquelle ceux qui travaillent sont tenus de placer au moins 10 % de leur salaire sur un fonds de pension priv&#233;. La retraite vers&#233;e d&#233;pend du capital accumul&#233; et du rendement des placements faits par le fonds de pension. &lt;br /&gt;Un article du tr&#232;s s&#233;rieux New York Times fourni par Courrier International du 25 f&#233;vrier au 3 Mars 99 nous apprend que tout allait bien &#224; premi&#232;re vue&#8230; jusqu'&#224; la crise asiatique. De 1982 &#224; 1997, le rendement moyen annuel a&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les retraites sont privatis&#233;es depuis 1981, date &#224; partir de laquelle ceux qui travaillent sont tenus de placer au moins 10 % de leur salaire sur un fonds de pension priv&#233;. La retraite vers&#233;e d&#233;pend du capital accumul&#233; et du rendement des placements faits par le fonds de pension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un article du tr&#232;s s&#233;rieux &lt;em&gt;New York Times&lt;/em&gt; fourni par &lt;em&gt;Courrier International&lt;/em&gt; du 25 f&#233;vrier au 3 Mars 99 nous apprend que tout allait bien &#224; premi&#232;re vue&#8230; jusqu'&#224; la crise asiatique. De 1982 &#224; 1997, le rendement moyen annuel a &#233;t&#233; de 12 %. Mais depuis 1994 les r&#233;sultats deviennent al&#233;atoires. En 1994 ils ont connu un gain de 18 %, mais une perte de 2,5 % en 1995, suivis par un gain de 3,5 % en 1996, de 4,7 % en 1997. Puis d'Ao&#251;t 1997 &#224; ao&#251;t 1998 le march&#233; des actions a perdu plus de 25 % de sa valeur : les fonds de pension ont limit&#233; la baisse &#224; 5 % en se d&#233;barrassant massivement de leurs actions chiliennes. Ils ont ainsi contribu&#233; a faire baisser le march&#233; qu'ils avaient auparavant tir&#233; vers le haut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet exemple d'un des pays o&#249; la privatisation des retraites est all&#233; le plus loin nous rappelle que la bourse et les placements ne vont pas automatiquement vers la hausse et que des faillites, &#231;a existe. Les salari&#233;s qui ont &#233;t&#233; oblig&#233;s d'investir dans ces fonds de pension sont aujourd'hui inquiets de savoir ce qu'ils toucheront plus tard et on les comprend..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C.P.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Quebec : Le m&#233;lange r&#233;partition capitalisation qui tente tellement le gouvernement Jospin
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Quebec-Le-melange-repartition-capitalisation-qui-tente-tellement-le</link>
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		<dc:subject>Quebec
</dc:subject>
		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites
</dc:subject>

		<description>Il est utile de conna&#238;tre les grandes lignes du syst&#232;me qu&#233;b&#233;cois, car il fait partie de ceux qui inspirent le gouvernement Jospin. &lt;br /&gt;La situation des retrait&#233;s n'est pas rose. L'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite est fix&#233; &#224; 65 ans. Le montant moyen de la retraite vers&#233;e par le gouvernement est situ&#233; entre 45 et 50 % du salaire. Ce n'est pas beaucoup, c'est pourtant ce que touche la majorit&#233; des salari&#233;s percevant l'&#233;quivalent de 6000 F par mois. Ils n'ont pas les moyens de souscrire &#224; un r&#233;gime priv&#233; de retraite&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est utile de conna&#238;tre les grandes lignes du syst&#232;me qu&#233;b&#233;cois, car il fait partie de ceux qui inspirent le gouvernement Jospin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation des retrait&#233;s n'est pas rose. L'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite est fix&#233; &#224; 65 ans. Le montant moyen de la retraite vers&#233;e par le gouvernement est situ&#233; entre 45 et 50 % du salaire. Ce n'est pas beaucoup, c'est pourtant ce que touche la majorit&#233; des salari&#233;s percevant l'&#233;quivalent de 6000 F par mois. Ils n'ont pas les moyens de souscrire &#224; un r&#233;gime priv&#233; de retraite qui seul permet d'atteindre un niveau d&#233;cent pour vivre. Car il faut avoir un niveau de salaire plus &#233;lev&#233; pour pouvoir souscrire aux r&#233;gimes compl&#233;mentaires d'entreprise ou d'organismes financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mode de financement de la retraite pay&#233;e par l'&#233;tat m&#233;rite un d&#233;tour. Il est double. Une premi&#232;re partie est pay&#233;e par l'imp&#244;t, la seconde par les fonds de r&#233;serve. Ces fonds de r&#233;serve sont des fonds de pension publics, auxquels cotisent salari&#233;s et employeurs &#224; parit&#233;. Ils sont g&#233;r&#233;s par la &#171; Caisse de d&#233;p&#244;t et de placement &#187;. Le pr&#233;sident de cet organisme est nomm&#233; par le gouvernement, et le conseil d'administration est compos&#233; de repr&#233;sentants d'entreprises et des membres des deux grandes centrales syndicales. Cette institution g&#232;re des sommes colossales comme un fonds de pension classique, en faisant des choix de placement pour assurer le meilleur rendement financier. Par ce biais, la capitalisation est partie int&#233;grante du financement de la retraite de base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'importance de ce fonds de r&#233;serve va aller en s'accentuant. Il est d'ores et d&#233;j&#224; le principal investisseur en actions du march&#233; canadien et le plus important d&#233;tenteur de titres obligataires du gouvernement du Qu&#233;bec&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Liaisons sociales magazine &#8211; f&#233;vrier 1999' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. C'est sur lui que le gouvernement va jouer pour faire face &#224; l'augmentation pr&#233;visible du nombre de retrait&#233;s. Il a ainsi &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; d'augmenter progressivement le taux de cotisation pour le faire passer de 6 % en 1997 &#224; 9,9 % en 2003, pour le stabiliser autour de10,1 % en 2016&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-2' class='spip_note' rel='appendix' title='idem' id='nh4-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Petit &#224; petit la part de la capitalisation dans le versement des retraites pay&#233;es par l'Etat va ainsi augmenter, le tout &#233;tant g&#233;r&#233; conjointement entre le gouvernement, les patrons et les syndicats. Ces derniers doivent trouver &#224; cela quelque int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles PAZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Liaisons sociales magazine &#8211; f&#233;vrier 1999&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-2' class='spip_note' title='Notes 4-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;idem&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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