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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Syriza, du gouvernement &#171; anti-aust&#233;rit&#233; &#187; au reniement
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		<dc:subject>Syriza
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		<dc:subject>Aust&#233;rit&#233;
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		<description>Suite &#224; la d&#233;mission d'Al&#233;xis Ts&#237;pras le 20 ao&#251;t dernier, de nouvelles &#233;lections ont eu lieu dimanche 20 septembre. Avec 35,47 % des suffrages exprim&#233;s, Syriza devance la droite de Nouvelle d&#233;mocratie de quelque 7 %. Ts&#237;pras a obtenu 145 d&#233;put&#233;s, soit 4 de moins qu'au lendemain des &#233;lections de janvier, et n'a donc toujours pas la majorit&#233; absolue (151 si&#232;ges) : il a reconduit la coalition avec le parti de droite souverainiste Anel de P&#225;nos Kamm&#233;nos. &lt;br /&gt;Ts&#237;pras s'&#233;tait fait &#233;lire en janvier dernier en&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Suite &#224; la d&#233;mission d'Al&#233;xis Ts&#237;pras le 20 ao&#251;t dernier, de nouvelles &#233;lections ont eu lieu dimanche 20 septembre. Avec 35,47 % des suffrages exprim&#233;s, Syriza devance la droite de Nouvelle d&#233;mocratie de quelque 7 %. Ts&#237;pras a obtenu 145 d&#233;put&#233;s, soit 4 de moins qu'au lendemain des &#233;lections de janvier, et n'a donc toujours pas la majorit&#233; absolue (151 si&#232;ges) : il a reconduit la coalition avec le parti de droite souverainiste Anel de P&#225;nos Kamm&#233;nos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ts&#237;pras s'&#233;tait fait &#233;lire en janvier dernier en promettant de sortir de la politique d'aust&#233;rit&#233;. La majorit&#233; de la population avait massivement confirm&#233; son choix du refus de l'aust&#233;rit&#233; au r&#233;f&#233;rendum organis&#233; par Ts&#237;pras en juillet dernier. Une semaine plus tard, Ts&#237;pras reniait ses engagements pr&#233;c&#233;dents en signant le &#171; troisi&#232;me m&#233;morandum &#187;, le pire qui ait jamais &#233;t&#233; impos&#233; &#224; la population d&#233;j&#224; saign&#233;e par les pr&#233;c&#233;dents plans de &#171; sauvetage &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce reniement de Ts&#237;pras avait provoqu&#233; une fronde dans les rangs m&#234;mes de Syriza, les frondeurs ayant par la suite scissionn&#233; de Syriza pour cr&#233;er l'Unit&#233; populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain de la victoire de Ts&#237;pras aux &#233;lections de septembre, les dirigeants europ&#233;ens de tous bords se sont r&#233;jouis &#8211; ils se seraient d'ailleurs tout autant r&#233;jouis de la victoire de la droite puisque n'&#233;taient de toute fa&#231;on plac&#233;s en situation de gouverner que des partis d&#233;cid&#233;s &#224; mettre en &#339;uvre la politique impos&#233;e par l'Union europ&#233;enne. Tous se sont f&#233;licit&#233;s de la faiblesse du score obtenu par l'Unit&#233; populaire &#8211; 2,86 % et aucun &#233;lu. Les dirigeants europ&#233;ens voient donc dans ces r&#233;sultats la r&#233;signation du peuple grec, ce qui ne peut que les encourager &#224; accentuer les attaques qu'ils m&#232;nent contre les travailleurs, non seulement en Gr&#232;ce mais dans tous les pays de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cependant ignorer un peu vite la progression de l'abstention. De 37,5 % lors des &#233;lections de janvier et du r&#233;f&#233;rendum de juillet, elle est pass&#233;e &#224; 43,4 % cette fois-ci. En maintenant son score en pourcentage, Syriza a ainsi perdu plus de 300 000 voix depuis le mois de janvier, sur deux millions. Au total, les partis pro-m&#233;morandum ont perdu 800 000 voix en sept mois, davantage que la progression de l'abstention. Une partie significative des travailleurs et de la jeunesse qui avaient des illusions &#233;lectorales les ont perdues et rien ne dit que les jeunes et les travailleurs grecs sont r&#233;sign&#233;s, en tout cas vont le rester durablement. Les dirigeants de l'Unit&#233; populaire &#8211; parmi lesquels d'anciens ministres de Ts&#237;pras &#8211; ne peuvent proposer que la politique qu'a men&#233;e Ts&#237;pras avant son reniement... et qui s'&#233;tait de toute fa&#231;on av&#233;r&#233;e impuissante &#224; desserrer l'&#233;tau de l'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela rend d'autant plus n&#233;cessaire pour les r&#233;volutionnaires de construire des partis se battant sous leur propre drapeau, refusant tout repli ou toute &#171; solution &#187; nationaliste et mettant au contraire en avant un programme de luttes pour les travailleurs, non seulement en Gr&#232;ce mais dans ces pays europ&#233;ens o&#249; les dirigeants pensent avoir les mains libres... Si, demain, un r&#233;veil de la jeunesse jette dans les rues des centaines de milliers de jeunes et s'av&#232;re susceptible d'entra&#238;ner les travailleurs, les r&#233;volutionnaires ne pourront y jouer un r&#244;le que s'ils ont d&#233;fendu leur propre politique avant. C'est vrai en Gr&#232;ce comme ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce qu'un tel r&#233;veil se produira bient&#244;t ? Personne n'en sait &#233;videmment rien. Mais c'est la seule hypoth&#232;se qui vaille pour d&#233;finir la politique des r&#233;volutionnaires aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;23 septembre 2015&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_886 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L450xH316/grece1-3-18764.png?1526747701' width='450' height='316' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Les travailleurs grecs et Syriza : les illusions perdues ?
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		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-travailleurs-grecs-et-Syriza-les-illusions-perdues</link>
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<dc:subject>Aust&#233;rit&#233;
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		<description>La gauche a derri&#232;re elle une longue histoire de trahison des int&#233;r&#234;ts des travailleurs qu'elle pr&#233;tend d&#233;fendre. Mais la rapidit&#233; avec laquelle le &#171; gouvernement anti-aust&#233;rit&#233; &#187; de Syriza s'est converti en chambre d'enregistrement des exigences des financiers en dit long sur la p&#233;riode et sur les t&#226;ches des r&#233;volutionnaires. Long sur la f&#233;rocit&#233; des app&#233;tits de la bourgeoisie qui ne laisse aucune marge de man&#339;uvre dans la crise. Mais long aussi sur l'impuissance des courants de gauche ou de gauche de la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La gauche a derri&#232;re elle une longue histoire de trahison des int&#233;r&#234;ts des travailleurs qu'elle pr&#233;tend d&#233;fendre. Mais la rapidit&#233; avec laquelle le &#171; gouvernement anti-aust&#233;rit&#233; &#187; de Syriza s'est converti en chambre d'enregistrement des exigences des financiers en dit long sur la p&#233;riode et sur les t&#226;ches des r&#233;volutionnaires. Long sur la f&#233;rocit&#233; des app&#233;tits de la bourgeoisie qui ne laisse aucune marge de man&#339;uvre dans la crise. Mais long aussi sur l'impuissance des courants de gauche ou de gauche de la gauche, qui se sont refait une sant&#233; dans quelques pays europ&#233;ens comme l'ont montr&#233; la progression de Podemos en Espagne ou l'&#233;lection de Jeremy Corbyn &#224; la t&#234;te du Labour anglais.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Syriza &#233;lu sur programme light&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lors des &#233;lections l&#233;gislatives du 25 janvier dernier, Syriza est devenue la premi&#232;re force politique de Gr&#232;ce, avec plus de deux millions de voix (sur moins de 10 millions d'&#233;lecteurs). Depuis le premier plan d'aust&#233;rit&#233;, ou m&#233;morandum, impos&#233; en mai 2010, la Gr&#232;ce avait &#233;t&#233; successivement gouvern&#233;e par les socialistes du Pasok, aujourd'hui largement discr&#233;dit&#233;s &#8211; ils ont obtenu 6,3 % aux derni&#232;res &#233;lections l&#233;gislatives &#8211;, un gouvernement dit &#171; technique &#187; dirig&#233; par le banquier Papad&#233;mos, et une grande coalition regroupant les conservateurs de la Nouvelle d&#233;mocratie (ND) et le Pasok.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victoire &#233;lectorale de Syriza &#8211; pr&#233;sent&#233; en Gr&#232;ce comme en France comme un parti d'extr&#234;me gauche, et qui apparaissait s&#251;rement comme tel aux nombreux travailleurs qui ont vot&#233; pour lui &#8211; s'est donc produite dans un contexte de valse des gouvernements, de crise politique des vieux partis, us&#233;s par la mise en application brutale des m&#233;morandums sign&#233;s &#224; Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En votant Syriza malgr&#233; les cris d'orfraie des politiciens, des capitalistes, des m&#233;dias grecs et europ&#233;ens, la population grecque a signifi&#233; son refus des plans d'aust&#233;rit&#233; qui s'&#233;taient abattus sur elle depuis 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant sa campagne &#233;lectorale de janvier 2015, Al&#233;xis Ts&#237;pras, le principal dirigeant de Syriza, avait donc tap&#233; sur ce clou. Quelques mesures phares &#233;taient avanc&#233;es : revenir sur les privatisations, ramener le Smic &#224; son niveau de 2010, c'est-&#224;-dire 700 euros, et r&#233;tablir l'&#233;lectricit&#233; aux foyers pauvres chez qui elle avait &#233;t&#233; coup&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour financer la fin de l'aust&#233;rit&#233;, Ts&#237;pras avait annonc&#233; une grande lutte contre la corruption et l'&#233;vasion fiscale. Pas question de s'en prendre aux profits de la bourgeoisie ! Au contraire, ses discours se coloraient de plus en plus d'une tonalit&#233; d'unit&#233; nationale, de l'id&#233;e que le programme de Syriza serait &#224; la fois favorable aux travailleurs et aux patrons puisque la fin de l'aust&#233;rit&#233; relancerait l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des mois d'inaction&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour faire patienter les cr&#233;anciers de l'&#201;tat grec, les institutions et gouvernements europ&#233;ens responsables des deux premiers m&#233;morandums, Ts&#237;pras mettait d&#233;j&#224; en avant le pouvoir des n&#233;gociations qui, si elles &#233;taient appuy&#233;es par une solide victoire &#233;lectorale et un &#233;lan de solidarit&#233; dans les autres pays de l'Union, permettraient de faire entendre raison &#224; Merkel, Hollande, l'Eurogroupe et la Banque centrale europ&#233;enne (BCE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier parti &#224; l'assembl&#233;e, Syriza conclut d&#232;s le 27 janvier un accord avec un petit parti de droite, nationaliste, militariste et r&#233;actionnaire, appel&#233; Grecs ind&#233;pendants ou Anel, dont le chef s'est vu confier le minist&#232;re de la D&#233;fense. Une fa&#231;on de rassurer la bourgeoisie grecque sur les intentions du nouveau gouvernement. Et un nouveau jalon pour accr&#233;diter l'id&#233;e que le principal clivage politique actuel serait entre d'un c&#244;t&#233; les partisans de l'Union europ&#233;enne et, de l'autre, les nationalistes souverainistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; peine un mois plus tard, le 20 f&#233;vrier, le nouveau gouvernement signait un accord avec la tro&#239;ka qui repr&#233;sente les cr&#233;anciers de la Gr&#232;ce : la BCE, le FMI et la Commission europ&#233;enne. En &#233;change de quatre mois de r&#233;pit sur le paiement des int&#233;r&#234;ts de la dette, Ts&#237;pras s'engageait &#224; reconna&#238;tre et appliquer les deux m&#233;morandums pr&#233;c&#233;dents. Ts&#237;pras et Varouf&#225;kis, son ministre des Finances, ont eu le culot de pr&#233;senter cet accord comme une victoire, car l'usage du mot &#171; tro&#239;ka &#187; y &#233;tait d&#233;nonc&#233; et remplac&#233; par l'expression &#171; institutions &#187;. Ont suivis quatre mois de n&#233;gociations interminables durant lesquels le gouvernement Syriza justifiait son inaction en Gr&#232;ce par l'attente du r&#233;sultat de ces discussions.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La man&#339;uvre politicienne du r&#233;f&#233;rendum&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 26 juin, date de l'&#233;ch&#233;ance de l'accord du 20 f&#233;vrier, les cr&#233;anciers pr&#233;sent&#232;rent leur derni&#232;re proposition. Aucun accord ne fut trouv&#233; et la Gr&#232;ce fut incapable de verser une &#233;ch&#233;ance de 1,6 milliard d'euros au FMI. Deux jours plus tard, la BCE &#233;tranglait les banques grecques en les privant d'euros : le gouvernement fut contraint de les fermer et de limiter les retraits quotidiens. Une mesure de r&#233;torsion sans fondement &#233;conomique, un chantage politique contre les Grecs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27 juin, dans l'impasse, Ts&#237;pras annon&#231;ait la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum la semaine suivante. La question &#233;tait simple : &lt;em&gt;&#171; Pour ou contre le plan pr&#233;sent&#233; par les cr&#233;anciers le 26 juin ? &#187;&lt;/em&gt;. La r&#233;ponse beaucoup moins. Pendant quelques jours, Ts&#237;pras n'a pas donn&#233; de consigne de vote. Puis, trois jours avant le scrutin, il proposa de l'annuler en &#233;change d'un accord un peu meilleur. Il appela finalement &#224; voter NON, bien seul, avec l'extr&#234;me-gauche et les n&#233;o-nazis d'Aube dor&#233;e, face &#224; une campagne hyst&#233;rique des bourgeoisies grecque et europ&#233;enne pour le OUI. M&#234;me la centrale syndicale du priv&#233;, ainsi que la conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats, la CES, ont cru bon d'ajouter leurs voix au ch&#339;ur du OUI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat du r&#233;f&#233;rendum du 5 juillet fut sans appel : plus de 61 % des suffrages, un raz-de-mar&#233;e pour le NON dans la jeunesse, avec des pointes dans les quartiers ouvriers (comme les bureaux de vote du port du Pir&#233;e o&#249; le NON a obtenu environ 75 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soir du 5 juillet, pour les partis du OUI, ce fut la d&#233;bandade. Les chefs du Pasok et de la ND d&#233;missionn&#232;rent en direct &#224; la t&#233;l&#233;, ouvrant des guerres de succession au sein de leurs partis. Mais, d&#232;s le lendemain matin, Ts&#237;pras convoquait tous les partis dans une r&#233;union dite &#171; d'union nationale &#187;, dont sortit un communiqu&#233; sign&#233; par toutes les forces politiques, &#224; l'exception des n&#233;o-nazis d'Aube Dor&#233;e et des communistes du KKE. D&#232;s le 9 juillet, quatre jours apr&#232;s la victoire du NON au r&#233;f&#233;rendum, apr&#232;s s'&#234;tre assur&#233; du soutien des partis du OUI, Ts&#237;pras annon&#231;ait qu'il allait proposer aux cr&#233;anciers... leur plan du 26 juin. Le jour m&#234;me, il obtint une quasi-unanimit&#233; au Parlement pour n&#233;gocier sur ces bases &#224; Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela ne suffisait plus aux cr&#233;anciers. Il ne fallait pas que Ts&#237;pras puisse seulement se parer de l'apparence du sauveur de l'unit&#233; nationale apr&#232;s son r&#233;f&#233;rendum. Le 13 juillet au petit matin, Ts&#237;pras accepta un &#171; accord &#187;, encore pire que les pr&#233;c&#233;dents m&#233;morandums et encore pire que la proposition du 26 juin refus&#233;e par r&#233;f&#233;rendum. Le 15 juillet, ce 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; m&#233;morandum fut adopt&#233; &#224; une &#233;crasante majorit&#233; par le Parlement grec. Syriza, &#233;lu sur la base du refus de l'aust&#233;rit&#233; et des m&#233;morandums, validait les deux premiers et s'engageait &#224; faire passer le troisi&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ts&#237;pras avait r&#233;p&#233;t&#233; aux Grecs qu'il organisait le r&#233;f&#233;rendum pour renforcer sa position dans les n&#233;gociations avec les cr&#233;anciers. Mais le r&#233;sultat a bien montr&#233; que ces vautours n'ont pas peur des urnes. Finalement, Syriza aura utilis&#233; tout son cr&#233;dit &#233;lectoral pour faire avaler la politique des cr&#233;anciers &#224; la population qui l'avait port&#233; au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Syriza accepte de renoncer &#224; ses quelques mesures en direction des plus pauvres&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La seule concession obtenue par Ts&#237;pras face &#224; la tro&#239;ka concernait le maintien d'une partie du budget... militaire. C'est bien s&#251;r le sens de l'alliance avec Anel, les Grecs ind&#233;pendants, mais pas seulement : Syriza a un h&#233;ritage stalinien nationaliste anti turc bien ancr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intransigeance de la tro&#239;ka a choqu&#233; bien au-del&#224; des cercles radicaux. &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; et des &#233;conomistes bourgeois ont d&#233;nonc&#233; le 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; m&#233;morandum comme une &lt;em&gt;&#171; v&#233;ritable mise sous tutelle &#187;. &lt;/em&gt;Humiliation suppl&#233;mentaire : Syriza a d&#251; accepter l'annulation des lois adopt&#233;es par le Parlement depuis le 20 f&#233;vrier. Il n'y en avait pas eu beaucoup, pas plus qu'elles ne contenaient des dispositions spectaculaires favorables aux travailleurs. Mais la tro&#239;ka voulait d&#233;cid&#233;ment faire mordre la poussi&#232;re &#224; ce gouvernement. Qui l'a accept&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sauver la face, Ts&#237;pras s'est vant&#233; d'avoir obtenu, en &#233;change des sacrifices impos&#233;s &#224; la population, des aides, des pr&#234;ts-relais et la promesse d'une ren&#233;gociation de la dette. Mais les 35 milliards d'aide ne sont que le d&#233;blocage du budget normal attribu&#233; par l'UE &#224; ses membres, et qui avait &#233;t&#233; gel&#233; depuis le 20 f&#233;vrier. Quant aux 86 milliards de pr&#234;ts, c'est loin d'&#234;tre de la charit&#233; puisque qu'il faudra payer &#224; nouveau des int&#233;r&#234;ts dessus&#8230; Alors m&#234;me que cette somme aura fondu apr&#232;s le paiement des &#233;ch&#233;ances &#224; venir d'ici la fin de l'ann&#233;e et le n&#233;cessaire renflouement des banques. En fait d'aide, la Gr&#232;ce a gagn&#233; de nouvelles cha&#238;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rapha&#235;l PRESTON
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Un nouveau m&#233;morandum anti-ouvrier &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; m&#233;morandum contient surtout des attaques contre les travailleurs. La TVA passe de 13 % &#224; 23 % pour une liste impressionnante de produits de consommation courante comme les pr&#233;parations alimentaires pour enfants, le pain, le courant &#233;lectrique et le gaz naturel, les produits pharmaceutiques, les tickets de m&#233;tro et de bus, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#226;ge de la retraite est repouss&#233; &#224; 67 ans, le minimum vieillesse est amput&#233; de 93 euros pour tomber &#224; 390 euros par mois, la taxe d'habitation fra&#238;chement cr&#233;&#233;e lors d'un pr&#233;c&#233;dent m&#233;morandum augmente, ainsi que les imp&#244;ts sur les revenus des plus pauvres (depuis le deuxi&#232;me m&#233;morandum, un foyer grec est imposable &#224; partir de 600 euros par mois). Un m&#233;nage endett&#233; pourra voir r&#233;quisitionn&#233;e sa r&#233;sidence principale (m&#234;me si celle-ci n'est pas l'objet de l'endettement, les Grecs &#233;tant souvent propri&#233;taires de leur logement de famille depuis des d&#233;cennies). Les licenciements seront encore facilit&#233;s, et il a &#233;t&#233; accord&#233; un d&#233;lai de trois mois aux syndicats pour ren&#233;gocier chaque convention collective, d&#233;lai &#224; l'issue duquel celles-ci seront purement et simplement supprim&#233;es au profit du droit du travail brut.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Que cache l'&#171; aust&#233;rit&#233; &#187; ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On parle souvent d'aust&#233;rit&#233;. On emploie aussi ce mot parce qu'il est pass&#233; dans le vocabulaire courant. Mais ce n'est pas vrai. Le budget de l'&#201;tat grec n'a rien d'&#171; aust&#232;re &#187; : des sommes faramineuses sont vers&#233;es en int&#233;r&#234;ts aux banques, aux institutions et aux &#201;tats cr&#233;anciers ! C'est vrai ailleurs qu'en Gr&#232;ce : en France par exemple, les subventions directes ou indirectes au patronat d&#233;passent chaque ann&#233;e 100 milliards d'euros ! Ce qu'on appelle &#171; aust&#233;rit&#233; &#187;, c'est une politique au service du patronat, de la bourgeoisie en g&#233;n&#233;ral, promue par les gouvernements pour r&#233;duire la part des travailleurs dans le revenu global au pr&#233;texte de la crise de la dette. D'ailleurs les attaques contre le Smic et les conventions collectives n'ont rien &#224; voir avec le fait d'&#233;quilibrer le budget de l'&#201;tat, bien au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_885 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH234/grece3-999f3.png?1526747702' width='400' height='234' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'Union europ&#233;enne, un repaire de brigands
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/L-Union-europeenne-un-repaire-de-brigands</link>
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<dc:subject>Europe
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		<dc:subject>Monde
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		<description>L'argument des cr&#233;anciers &#233;tait simple : la Gr&#232;ce est endett&#233;e, elle doit rembourser. &lt;br /&gt;Une histoire de dette, vraiment ? &lt;br /&gt;Sauf que, en y regardant de plus pr&#232;s, on s'aper&#231;oit que ce ne sont plus que des &#201;tats (et avant tout la France et l'Allemagne) et des institutions (au premier rang desquelles le FMI) qui poss&#232;dent aujourd'hui l'immense majorit&#233; de la dette grecque. Plus, &#224; la marge, quelques banques&#8230; grecques. &lt;br /&gt;Ajoutons que, en un an seulement, entre juillet 2014 et juillet 2015, ce sont 120 milliards&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Grece-" rel="directory"&gt;Gr&#232;ce : Syriza, du gouvernement &#171; anti-aust&#233;rit&#233; &#187; au reniement
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Grece-3-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'argument des cr&#233;anciers &#233;tait simple : la Gr&#232;ce est endett&#233;e, elle doit rembourser. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une histoire de dette, vraiment ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sauf que, en y regardant de plus pr&#232;s, on s'aper&#231;oit que ce ne sont plus que des &#201;tats (et avant tout la France et l'Allemagne) et des institutions (au premier rang desquelles le FMI) qui poss&#232;dent aujourd'hui l'immense majorit&#233; de la dette grecque. Plus, &#224; la marge, quelques banques&#8230; grecques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons que, en un an seulement, entre juillet 2014 et juillet 2015, ce sont 120 milliards d'euros qui sont sortis de Gr&#232;ce pour se r&#233;fugier&#8230; en Allemagne et en France. Entreprises et grands bourgeois grecs ont sagement mis leur tr&#233;sor &#224; l'abri des caprices de la crise grecque, pour le plus grand plaisir des banquiers franco-germaniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le FMI, la France et l'Allemagne n'avaient aucune raison &#8216;technique' &#233;conomique de ne pas repousser quelques &#233;ch&#233;ances ou abaisser les taux d'int&#233;r&#234;ts. Certains &#233;conomistes bourgeois ne se sont d'ailleurs pas priv&#233;s de souligner l'absurdit&#233; &#171; &#233;conomique &#187; de la position des cr&#233;anciers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les dirigeants de l'UE et du FMI ne raisonnent pas qu'en termes de technique &#233;conomique. Ils ont d&#233;cid&#233; de faire une d&#233;monstration de fermet&#233; face &#224; Syriza. Non pas qu'ils aient particuli&#232;rement eu peur. Mais, au-del&#224; de Syriza, il fallait doucher les espoirs des travailleurs grecs de pouvoir sortir de l'aust&#233;rit&#233;. Et le faire d'une mani&#232;re brutale pour envoyer un message &#224; tous les travailleurs d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Deux flics &#224; Bruxelles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est l'Allemagne de la Chanceli&#232;re Merkel et de son ministre des Finances Scha&#252;ble qui a jou&#233; au p&#232;re fouettard en multipliant les provocations. Ainsi Wolfgang Scha&#252;ble s'est montr&#233; favorable &#224; l'option d'un &#171; Grexit &#187; &#8211; pour &#171; exit la Gr&#232;ce &#187; &#8211; temporaire de cinq ans : contraindre la Gr&#232;ce &#224; &#233;mettre sa propre monnaie, la d&#233;valuation et l'inflation qui s'ensuivraient se chargeant de comprimer les salaires et les revenus des classes populaires, avant de reconsid&#233;rer le retour du pays dans la zone euro. Quant &#224; la France de Hollande, elle a jou&#233; le r&#244;le du &#171; gentil flic &#187;, du m&#233;diateur entre la Gr&#232;ce et l'Allemagne. En fin de compte, France et Allemagne ont &#233;t&#233; de bout en bout sur la m&#234;me longueur d'onde en dehors d'effets d'affichage vis-&#224;-vis de leurs opinions publiques respectives.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un chantage en euros&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le chantage sur la Gr&#232;ce a &#233;t&#233; appuy&#233; par la d&#233;cision de la BCE de ne plus fournir d'euros aux banques grecques, de leur couper les vivres, de les mettre, elles ainsi que l'&#201;tat et toute l'&#233;conomie, en cessation de paiement. La BCE a ferm&#233; les banques grecques pendant un mois, m&#234;me si c'est le gouvernement Ts&#237;pras qui a d&#251; en endosser la responsabilit&#233; politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'euro a fait partie des outils que la bourgeoisie imp&#233;rialiste &#8211; particuli&#232;rement fran&#231;aise et allemande &#8211; a utilis&#233;s dans son chantage destin&#233; &#224; saigner les travailleurs grecs. Mais, de l&#224; &#224; en d&#233;duire que la solution serait d'en sortir, il y a un gouffre (voir l'article &lt;em&gt;Sortir de l'euro : la tentation nationaliste, &lt;/em&gt;p.26). Rappelons ici que la pression de la BCE consistait &#224; couper les euros &#224; la Gr&#232;ce et que le chantage de Scha&#252;ble &#233;tait fond&#233; justement sur la sortie de l'euro. D'ailleurs, d'apr&#232;s ce m&#234;me Scha&#252;ble, le probl&#232;me du Grexit est toujours sur la table. Car les &#171; pr&#234;ts &#187; accord&#233;s &#224; la Gr&#232;ce en &#233;change du 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; m&#233;morandum n'ont en rien all&#233;g&#233; le fardeau de la dette. Derri&#232;re la pr&#233;tendue &#171; union &#187; europ&#233;enne, il y a la loi du plus fort, c'est-&#224;-dire la concurrence imp&#233;rialiste, ce qui renforce aujourd'hui les tendances nationalistes et centrifuges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R.P.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Sortir de l'euro : la tentation nationaliste
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Europe
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>euro
</dc:subject>

		<description>La sortie de l'euro est de plus en plus mise en avant en Gr&#232;ce, mais aussi en France, par une partie de la gauche r&#233;formiste et une partie de l'extr&#234;me gauche r&#233;volutionnaire (le POI et m&#234;me certains courants du NPA). &lt;br /&gt;Le Parti de gauche de M&#233;lenchon ou l'Unit&#233; populaire en Gr&#232;ce se r&#233;f&#232;rent souvent &#224; l'Argentine comme &#171; mod&#232;le &#187; d'une telle transition r&#233;ussie. Pour qui conna&#238;t la situation actuelle des travailleurs dans l'Argentine de Kirchner, il y a de quoi s'inqui&#233;ter ! La bourgeoisie argentine a en effet&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-euro-+" rel="tag"&gt;euro
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La sortie de l'euro est de plus en plus mise en avant en Gr&#232;ce, mais aussi en France, par une partie de la gauche r&#233;formiste et une partie de l'extr&#234;me gauche r&#233;volutionnaire (le POI et m&#234;me certains courants du NPA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti de gauche de M&#233;lenchon ou l'Unit&#233; populaire en Gr&#232;ce se r&#233;f&#232;rent souvent &#224; l'Argentine comme &#171; mod&#232;le &#187; d'une telle transition r&#233;ussie. Pour qui conna&#238;t la situation actuelle des travailleurs dans l'Argentine de Kirchner, il y a de quoi s'inqui&#233;ter ! La bourgeoisie argentine a en effet choisi en 2001 de sortir de la zone dollar pour d&#233;valuer le peso et relancer les exportations. Soit dit en passant, la relance des exportations, l'argument cl&#233; des pro-sortie de l'euro, non seulement n'a rien d'anticapitaliste mais est assez paradoxal pour des protectionnistes : M&#233;lenchon appelle de ses v&#339;ux une relance des exportations grecques... qu'il se d&#233;p&#234;cherait de bloquer aux fronti&#232;res de la France au nom du protectionnisme ? Mais qui dit d&#233;valuation, dit inflation : &#224; la fin des ann&#233;es 2000, les indices de pauvret&#233; &#233;taient au plus haut. La souffrance a &#233;t&#233; &#233;norme, aussi grande que les profits des capitalistes. La sortie de la crise argentine s'est faite sur le dos des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Institut de Kiel pour l'&#233;conomie mondiale, a pr&#233;sent&#233; ainsi, en juillet, les avantages d'un &#171; Grexit &#187; : &#171; De cette mani&#232;re le gouvernement grec imposerait un programme d'aust&#233;rit&#233; g&#233;n&#233;ral (dans le sens d'un renoncement &#224; la consommation) puisque les pertes de salaire r&#233;el se produiraient suite &#224; l'augmentation des prix au lieu de la baisse des salaires nominaux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux termes de l'alternative &#171; m&#233;morandum ou sortie de l'euro &#187; reviennent &#224; faire payer la crise dite de la dette aux travailleurs, soit par l'aust&#233;rit&#233;, soit par l'inflation. Le probl&#232;me n'est pas d'opposer les drachmes ou les francs aux euros mais d'inverser le rapport de forces et faire payer sa crise &#224; la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, la sortie de l'euro, et donc le retour aux monnaies nationales, fait depuis longtemps partie de la panoplie de la d&#233;magogie de l'extr&#234;me droite nationaliste. Ceux qui, &#224; l'extr&#234;me gauche, la reprennent &#224; leur compte, prennent le risque de se m&#233;langer avec les pires adversaires de la classe ouvri&#232;re et de contribuer &#224; diffuser des id&#233;es nationalistes.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Sur cette question de la sortie de l'euro, voir Sortir de l'euro ou sortir du (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_884 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH274/nationalisme-0b9b1.png?1527873551' width='400' height='274' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Extrait d'un article de Michel Husson, La &#171; bonne drachme &#187; ? Modeste contribution au d&#233;bat sur la Gr&#232;ce, 27 juillet 2015&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Michel Husson est un &#233;conomiste, militant altermondialiste, membre du (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La sortie de l'euro est presque toujours pr&#233;sent&#233;e comme une sorte de baguette magique permettant d'&#233;chapper &#224; la domination du capitalisme financier, ainsi qu'aux contradictions internes entre capital et travail. Comme si la sortie de l'euro &#233;quivalait &#224; la sortie des politiques n&#233;o-lib&#233;rales. Les grandes firmes et les riches Grecs vont-ils par miracle cesser leur &#233;vasion fiscale &#224; grande &#233;chelle ? Les armateurs grecs vont-ils par miracle accepter de financer les retraites ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fixation sur la question de la monnaie est donc dangereuse dans la mesure o&#249; elle fait passer au second rang toute une s&#233;rie d'enjeux qui ont &#224; voir avec des rapports de classes qui ne s'arr&#234;tent pas aux fronti&#232;res. La Gr&#232;ce n'est pas une &#171; nation prol&#233;taire &#187; soumise au joug de l'euro, c'est une formation sociale structur&#233;e par des rapports de classe. Le total cumul&#233; des fuites de capitaux depuis 10 ans est du m&#234;me ordre de grandeur que le total de la dette grecque, cela n'a rien &#224; voir avec l'euro et le retour &#224; la drachme n'y changerait rien. Il permettrait m&#234;me aux &#233;vad&#233;s fiscaux de rapatrier une partie de leurs capitaux en r&#233;alisant une plus-value proportionnelle au taux de d&#233;valuation. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Sur cette question de la sortie de l'euro, voir &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Sortir-de-l-euro-ou-sortir-du-capitalisme' class='spip_in'&gt;Sortir de l'euro ou sortir du capitalisme&lt;/a&gt;, Convergences r&#233;volutionnaires n&#176; 82, juillet-ao&#251;t 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Michel Husson est un &#233;conomiste, militant altermondialiste, membre du Conseil scientifique d'Attac. L'int&#233;gralit&#233; de cet article est disponible &#224; l'adresse suivante : &lt;a href=&#034;http://alencontre.org/europe/grece/la-bonne-drachme-modeste-contribution-au-debat-sur-la-grece.html&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://alencontre.org/europe/grece/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le visage des &#171; nouveaux &#187; r&#233;formistes
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Le-visage-des-nouveaux-reformistes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Le-visage-des-nouveaux-reformistes</guid>
		<dc:date>2015-10-06T08:21:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Gr&#232;ce
</dc:subject>
		<dc:subject>Syriza
</dc:subject>
		<dc:subject>Monde
</dc:subject>

		<description>L'augmentation de ses scores &#233;lectoraux avait fait de Syriza un mod&#232;le pour toute la gauche de la gauche et m&#234;me une partie de l'extr&#234;me gauche europ&#233;enne. Enfin un parti &#8216;vraiment &#224; gauche', contrairement aux partis socialistes, et qui avait des chances d'acc&#233;der au pouvoir rapidement, contrairement &#224; l'extr&#234;me gauche ! Mais, &#224; mesure que la perspective d'un gouvernement Syriza s'est rapproch&#233;e, le programme du parti s'est r&#233;duit comme peau de chagrin. Apr&#232;s les &#233;lections l&#233;gislatives de juin 2012 o&#249; Syriza&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Grece-" rel="directory"&gt;Gr&#232;ce : Syriza, du gouvernement &#171; anti-aust&#233;rit&#233; &#187; au reniement
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'augmentation de ses scores &#233;lectoraux avait fait de Syriza un mod&#232;le pour toute la gauche de la gauche et m&#234;me une partie de l'extr&#234;me gauche europ&#233;enne. Enfin un parti &#8216;vraiment &#224; gauche', contrairement aux partis socialistes, et qui avait des chances d'acc&#233;der au pouvoir rapidement, contrairement &#224; l'extr&#234;me gauche ! Mais, &#224; mesure que la perspective d'un gouvernement Syriza s'est rapproch&#233;e, le programme du parti s'est r&#233;duit comme peau de chagrin. Apr&#232;s les &#233;lections l&#233;gislatives de juin 2012 o&#249; Syriza &#233;tait pass&#233; &#224; deux doigts de la majorit&#233; parlementaire, sa direction, autour d'Al&#233;xis Ts&#237;pras, lan&#231;ait une op&#233;ration visant &#224; mettre au pas les minorit&#233;s trop gauchistes et &#224; purger le programme du parti.&lt;em&gt; &#171; Le moratoire sur le paiement de la dette &#187;&lt;/em&gt; fut remplac&#233; par &lt;em&gt;&#171; une ren&#233;gociation avec les cr&#233;anciers &#187;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&#171; la nationalisation des banques &#187;&lt;/em&gt; par &lt;em&gt;&#171; la cr&#233;ation d'une banque publique d'investissement &#187;&lt;/em&gt;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois majoritaire au Parlement, en janvier dernier, Syriza a form&#233; un gouvernement d'avocats, de professeurs, de m&#233;decins, de journalistes et de politiciens. Une composition sociale qui en dit long sur cette organisation qui, si elle a bien s&#251;r capt&#233; une partie du vote populaire, n'a jamais eu comme objectif de s'implanter dans la classe ouvri&#232;re ni de la repr&#233;senter. Les &#233;lections syndicales, qui s'&#233;taient traduites, entre 2010 et 2013, par l'effondrement du Pasok et un recul ou une stagnation de la Nouvelle d&#233;mocratie (ND), n'ont pas montr&#233; de hausse spectaculaire de Syriza, dont les positions paraissaient faibles face aux deux partis institutionnels et m&#234;me face au KKE (le parti communiste stalinien), surtout dans le priv&#233;. La taille des cort&#232;ges de Syriza dans les manifestations &#233;tait d'ailleurs relativement modeste. Ajoutons que les dirigeants syndicaux affili&#233;s &#224; Syriza n'ont pas non plus montr&#233; de radicalit&#233; dans les luttes : l'annulation d'une gr&#232;ve des enseignants au dernier moment et contre l'avis de la base en 2013 ou la prise de position contre une gr&#232;ve des hospitaliers en juin 2015 ont plut&#244;t d&#233;montr&#233; que certains responsables de la tendance syndicale Syriza se comportent en bureaucrates. Syriza a tout mis&#233; sur l'arriv&#233;e au gouvernement par des &#233;lections. L'effondrement spectaculaire du Pasok lui a offert un cr&#233;dit &#233;lectoral parmi les travailleurs, mais pas une influence r&#233;elle sur leurs luttes, dont Syriza n'a jamais fait une priorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques-unes des forces politiques qui soutenaient Ts&#237;pras n'ont pas tiqu&#233; apr&#232;s l'accord sc&#233;l&#233;rat du 13 juillet. C'est le cas du Parti communiste fran&#231;ais, qui a d&#233;fendu sans honte le 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; m&#233;morandum, s'en attribuant m&#234;me le cr&#233;dit, puisque Pierre Laurent a pr&#233;tendu que c'est sa pression sur Hollande qui aurait amen&#233; celui-ci &#224; le faire adopter ! Ce n'est que lorsque Ts&#237;pras lui-m&#234;me a reconnu devant son Parlement que l'accord &#233;tait &lt;em&gt;&#171; mauvais &#187;&lt;/em&gt; et qu'il c&#233;dait contraint et forc&#233; que le ton a un peu chang&#233; dans les colonnes de &lt;em&gt;l'Humanit&#233;&lt;/em&gt;. Quant &#224; Pablo Iglesias, le leader de Podemos en Espagne, il a justifi&#233; son soutien &#224; Ts&#237;pras en reprenant &#224; son compte l'alternative pos&#233;e brutalement par Scha&#252;ble : accepter le m&#233;morandum ou sortir de l'euro : &lt;em&gt;&#171; Al&#233;xis Ts&#237;pras s'est retrouv&#233; seul contre tous&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;Son dilemme &#233;tait de sortir son pays de l'euro ou de gagner du temps. Il a choisi de gagner du temps avec un accord, certes lamentable, mais c'&#233;tait la seule option qu'il pouvait prendre. &#187; &lt;/em&gt;(&lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;, 4 septembre 2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres courants r&#233;formistes &#8211; dont Jean-Luc M&#233;lenchon du Parti de gauche en France ou Oskar Lafontaine de Die Linke en Allemagne &#8211; font mine de ne pas se r&#233;signer au chantage et pr&#233;tendent que le gouvernement Ts&#237;pras aurait d&#251; et pu aller plus loin dans la voie qu'il avait trac&#233;e avec un &#171; plan B &#187;, &#224; savoir la sortie de l'euro : celle-ci aurait, selon eux, permis d'avoir plus de poids dans les n&#233;gociations face aux cr&#233;anciers. Mais cela ne sort pas du cadre de l'alternative &#171; m&#233;morandum ou sortie de l'euro &#187;, d&#233;magogie nationaliste en plus. Leur appel commun a &#233;t&#233; publi&#233; la semaine m&#234;me o&#249; M&#233;lenchon d&#233;clarait qu'accueillir les r&#233;fugi&#233;s n'&#233;tait pas la solution (&lt;em&gt;le Figaro&lt;/em&gt;), et qu'il se sentait &#171; ind&#233;pendantiste fran&#231;ais &#187; (d&#233;bat sur la Gr&#232;ce &#224; la f&#234;te de &lt;em&gt;l'Humanit&#233;&lt;/em&gt;, rapport&#233; par &lt;em&gt;le Monde&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pas de &#171; plan B &#187; pour le gouvernement Ts&#237;pras. Nous ne l'accusons pas d'avoir trahi, ni m&#234;me de ne pas &#234;tre all&#233; assez loin. Son &#233;chec extraordinairement rapide est la d&#233;monstration de l'impossibilit&#233; de sa politique. Il n'y a pas de marge de man&#339;uvre, dans l'&#233;tat actuel du rapport de force entre les classes. Les m&#233;thodes r&#233;formistes &#233;lectorales ont moins de chances que jamais d'aboutir &#224; des avanc&#233;es pour les travailleurs, m&#234;me aussi modestes que celles que Syriza mettait en avant dans sa campagne &#233;lectorale de janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R.P.
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> L'Unit&#233; populaire, un Syriza &#171; bis &#187;
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<description>L'Unit&#233; populaire (UP) s'est s&#233;par&#233;e de Syriza au cours du mois d'ao&#251;t dernier apr&#232;s que ses d&#233;put&#233;s au parlement ont refus&#233; de voter le 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; m&#233;morandum. Son pr&#233;sident est Panay&#243;tis Lafaz&#225;nis, l'ancien ministre de l'&#201;nergie et du Redressement productif dans le gouvernement Ts&#237;pras (comme Montebourg dans le premier gouvernement de Hollande). &lt;br /&gt;Le parti de l'Unit&#233; populaire affirme que, si le gouvernement Ts&#237;pras a &#233;chou&#233;, c'est &#224; cause de son choix de rester &#224; tout prix dans l'Union europ&#233;enne. Il pr&#233;tend&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Unit&#233; populaire (UP) s'est s&#233;par&#233;e de Syriza au cours du mois d'ao&#251;t dernier apr&#232;s que ses d&#233;put&#233;s au parlement ont refus&#233; de voter le 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; m&#233;morandum. Son pr&#233;sident est Panay&#243;tis Lafaz&#225;nis, l'ancien ministre de l'&#201;nergie et du Redressement productif dans le gouvernement Ts&#237;pras (comme Montebourg dans le premier gouvernement de Hollande).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti de l'Unit&#233; populaire affirme que, si le gouvernement Ts&#237;pras a &#233;chou&#233;, c'est &#224; cause de son choix de rester &#224; tout prix dans l'Union europ&#233;enne. Il pr&#233;tend aujourd'hui que la seule voie pour sortir la Gr&#232;ce de la crise est la sortie de l'euro. Costas Lapav&#237;tsas, qui est leur &#233;conomiste en chef, va m&#234;me jusqu'&#224; fabriquer des projections &#233;conomiques annon&#231;ant d'avance une d&#233;valuation mod&#233;r&#233;e de la drachme qui permettrait d'all&#233;ger le fardeau de la dette, une reprise des exportations, bref, la seule voie pour sauver... le capitalisme grec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en fait une conception nationaliste, du genre &#8216;d&#233;veloppementiste', h&#233;rit&#233;e du stalinisme et des mouvements nationalistes du tiers monde. Il s'agirait de viser un d&#233;veloppement national ind&#233;pendant (aujourd'hui en quittant la zone euro) en associant des secteurs du capital &#171; national &#187;. Dans une interview, Costas Lapav&#237;tsas fait part de sa conviction qu'&lt;em&gt;&#171; il y aura des secteurs des employeurs et des producteurs qui ne seront pas le moins du monde paniqu&#233;s par la sortie &lt;/em&gt;[de l'euro]&lt;em&gt;, qui s'y confronteront directement et ouvertement, et qui seront dans l'attente des perspectives de d&#233;veloppement qui pourront en r&#233;sulter. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un article du 21 ao&#251;t, Stathis Kouv&#233;lakis, un dirigeant de l'Unit&#233; populaire, &#233;crit que son mouvement est une &#171; recomposition dans la gauche radicale grecque... Mais son but est plus large encore, c'est de fournir une expression aux forces sociales qui ne se reconnaissent pas n&#233;cessairement dans le cadre de la gauche, mais qui veulent combattre l'aust&#233;rit&#233;... &#187; Dans son programme publi&#233; le 2 septembre, l'UP plaide pour un &#171; large front populaire et patriotique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les d&#233;put&#233;s qui ont quitt&#233; Syriza pour l'UP se trouve Rachel Makri, autrefois membre &#233;minent du parti de la droite nationaliste Anel (les Grecs ind&#233;pendants), et Costas Isychos, qui a &#233;t&#233; ministre adjoint de la D&#233;fense sous les ordres de P&#225;nos Kamm&#233;nos, le chef de l'Anel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a rien &#224; attendre de cette tendance de gauche qui propose une voie nationaliste ne visant qu'&#224; sortir le capitalisme grec de la crise, et sugg&#232;re m&#234;me des alliances avec une droite nationale pour ce faire ! L'UP se pose en fait en dernier recours pour la bourgeoisie face &#224; la faillite de Syriza, &#224; une &#233;ventuelle expulsion de l'euro et &#224; un m&#233;contentement dans la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Les r&#233;actions populaires et ouvri&#232;res
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<dc:subject>Monde
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		<description>Avant la crise de la dette en 2010, un mouvement &#233;tudiant de plusieurs mois avait marqu&#233; le climat social en 2008. Dans ce pays o&#249; seuls 30 % d'une classe d'&#226;ge acc&#233;daient &#224; l'universit&#233; moyennant des frais d'inscription &#233;lev&#233;s et donc des emprunts &#233;tudiants lourds, la jeunesse scolaris&#233;e avait tout de m&#234;me su trouver l'oreille d'une large partie de la population et mordu sur la jeunesse ouvri&#232;re ou priv&#233;e d'emploi. Les manifestations se multipliaient et les jeunes se sont reconnus sous l'appellation &#171; &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant la crise de la dette en 2010, un mouvement &#233;tudiant de plusieurs mois avait marqu&#233; le climat social en 2008. Dans ce pays o&#249; seuls 30 % d'une classe d'&#226;ge acc&#233;daient &#224; l'universit&#233; moyennant des frais d'inscription &#233;lev&#233;s et donc des emprunts &#233;tudiants lourds, la jeunesse scolaris&#233;e avait tout de m&#234;me su trouver l'oreille d'une large partie de la population et mordu sur la jeunesse ouvri&#232;re ou priv&#233;e d'emploi. Les manifestations se multipliaient et les jeunes se sont reconnus sous l'appellation &#171; g&#233;n&#233;ration 700 euros &#187;, en r&#233;f&#233;rence au montant indigne du Smic de l'&#233;poque. Apr&#232;s trois m&#233;morandums, celui-ci s'&#233;l&#232;ve aujourd'hui &#224; 580 euros&#8230; Le 6 d&#233;cembre 2008, un jeune &#233;tait tu&#233; dans une manifestation par les MAT, les CRS grecs, d&#233;clenchant une vague d'indignation qui s'est exprim&#233;e dans la rue.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les &#171; indign&#233;s &#187;, sur la place Syntagma&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Entre 2010 et 2012, le plus souvent sous la forme de journ&#233;es d'action syndicales, de nombreuses manifestations massives ont r&#233;uni des travailleurs. Les &#171; indign&#233;s &#187; ont fait irruption en 2011 sur la place centrale d'Ath&#232;nes, la place Syntagma, suivant en cela l'exemple des r&#233;volutions arabes, regroupant une jeunesse d'horizons sociaux divers, rassembl&#233;e par une r&#233;volte commune mais dont la confusion en termes de classe s'est traduite par le mot d'ordre creux de &lt;em&gt;&#171; D&#233;mocratie r&#233;elle maintenant &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce type de d&#233;monstration de force a culmin&#233; le 28 octobre 2011, le jour de la f&#234;te nationale, lorsque, partout dans le pays, les officiels ont &#233;t&#233; conspu&#233;s, le Pr&#233;sident de la R&#233;publique &#233;tant m&#234;me d&#233;gag&#233; de sa tribune &#224; Thessalonique. On rapporte aussi dans cette p&#233;riode que des groupes de manifestants interpelaient jusque devant leur domicile des politiciens locaux et d&#233;put&#233;s qui votaient les mesures d'aust&#233;rit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces journ&#233;es de gr&#232;ve ou ces occupations des indign&#233;s, aussi massives et importantes qu'elles aient pu &#234;tre, n'&#233;taient pas des mouvements dont les initiateurs fixaient aux participants des objectifs leur permettant de tenir dans la dur&#233;e, de pouvoir s'organiser eux-m&#234;mes, apprendre &#224; avoir de la suite dans les id&#233;es et donc faire de la politique. Mais les travailleurs et la jeunesse grecs s'en sont empar&#233;s pour exprimer clairement et fermement leur rejet des m&#233;morandums et des mesures d'aust&#233;rit&#233;. Ni plus, ni moins.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Dans les entreprises et les services publics&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les conflits ont aussi exist&#233; dans les petites et les grandes entreprises, dans les services publics. Elles sont ici mal connues et il est tr&#232;s difficile d'avoir une id&#233;e pr&#233;cise de leur nombre, leur dur&#233;e et leur port&#233;e. Dans quelques cas, des militants ont tent&#233; de faire conna&#238;tre leur lutte au-del&#224; des fronti&#232;res grecques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le cas des femmes de m&#233;nage du minist&#232;re des Finances, qui ont &#233;t&#233; licenci&#233;es en septembre 2013 mais qui ont organis&#233; des piquets quotidiens, au niveau national, devant toutes les antennes du minist&#232;re et obtenu leur r&#233;int&#233;gration en f&#233;vrier dernier. Des dispensaires &#171; sociaux et solidaires &#187; sont n&#233;s un peu partout sur le territoire gr&#226;ce &#224; des professionnels de la sant&#233; qui ne voulaient pas se r&#233;signer &#224; la casse de l'h&#244;pital public &#8211; un quart des h&#244;pitaux du pays a ferm&#233; ! Des gr&#232;ves, malheureusement en pointill&#233;s, sont r&#233;guli&#232;rement organis&#233;es contre la privatisation en cours du port du Pir&#233;e. Les techniciens et journalistes de la t&#233;l&#233;vision publique ERT se sont fait conna&#238;tre en continuant d'&#233;mettre alors que le gouvernement de Samar&#225;s avait d&#233;cid&#233; de fermer l'antenne. Ils auront tenu jusqu'&#224; la d&#233;cision de r&#233;ouverture prise par le gouvernement Syriza (mais qui, comme toutes les lois pass&#233;es depuis f&#233;vrier, risque d'&#234;tre annul&#233;e par le 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; m&#233;morandum).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, face &#224; la vague de fermetures d'usines, quelques travailleurs, dos au mur, ont d&#233;cid&#233; d'utiliser leur outil de travail pour continuer la production. C'est le cas de la cimenterie Halkida (filiale de Lafarge), d'une usine d'aluminium &#224; Viotia ou de l'usine Vio.Me &#224; Thessalonique. Les ouvriers de Vio.Me, apparemment conscients du pi&#232;ge que repr&#233;sente le fait de s'isoler dans une exp&#233;rience de coop&#233;rative, ont organis&#233; une &lt;em&gt;&#171; caravane des luttes et de la solidarit&#233; &#187;&lt;/em&gt; qui a sillonn&#233; le pays avec des repr&#233;sentants de toutes les luttes que nous avons cit&#233;es, terminant sa route au minist&#232;re du Travail le 6 avril dernier&#8230; et n'obtenant m&#234;me pas un rendez-vous du &#171; camarade ministre &#187; de Syriza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces initiatives sont malheureusement peu nombreuses et assez isol&#233;es. La Gr&#232;ce n'a pas encore connu de lutte d'ensemble prolong&#233;e contre les m&#233;morandums. Donc pas de victoire, m&#234;me partielle. Cela dit, les travailleurs grecs ne sont pas sous le coup d'une d&#233;faite, tout au plus d'une d&#233;sillusion par rapport au gouvernement Syriza. M&#234;me si la bourgeoisie est parvenue &#224; faire passer bien des attaques, d'autres affrontements sont certainement &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_883 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH353/grecebis-c3db9.png?1526482090' width='500' height='353' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> M&#233;morandum ou r&#233;volution
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<dc:subject>Monde
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		<description>Les travailleurs grecs ont &#171; essay&#233; &#187; un certain nombre de formules gouvernementales (jusqu'&#224; la gauche de la gauche avec Syriza, du jamais vu depuis longtemps en Europe), ils ont essay&#233; diverses formes de mobilisation, toutes finalement syndicales, ils ont essay&#233; toutes sortes de possibilit&#233;s dans le cadre de la soci&#233;t&#233; bourgeoise, et cela continue parce qu'ils n'ont pas trouv&#233; de r&#233;ponse &#224; la question cruciale : comment en finir avec la &#8216;th&#233;rapie' de choc qui leur est impos&#233;e ? Le probl&#232;me est qu'il n'y&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Grece-" rel="directory"&gt;Gr&#232;ce : Syriza, du gouvernement &#171; anti-aust&#233;rit&#233; &#187; au reniement
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les travailleurs grecs ont &#171; essay&#233; &#187; un certain nombre de formules gouvernementales (jusqu'&#224; la gauche de la gauche avec Syriza, du jamais vu depuis longtemps en Europe), ils ont essay&#233; diverses formes de mobilisation, toutes finalement syndicales, ils ont essay&#233; toutes sortes de possibilit&#233;s dans le cadre de la soci&#233;t&#233; bourgeoise, et cela continue parce qu'ils n'ont pas trouv&#233; de r&#233;ponse &#224; la question cruciale : comment en finir avec la &#8216;th&#233;rapie' de choc qui leur est impos&#233;e ? Le probl&#232;me est qu'il n'y a pas d'autre alternative aux m&#233;morandums que le socialisme et donc la &#8216;th&#233;rapie' de choc... de la r&#233;volution !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est difficile, d'ici, de savoir quelle devrait &#234;tre la fa&#231;on de formuler une politique r&#233;volutionnaire pour qu'elle corresponde &#224; la fois aux n&#233;cessit&#233;s de la situation et au niveau o&#249; les situent les travailleurs. On peut cependant tenter d'imaginer quelques pistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, le 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; m&#233;morandum interdit tout &lt;em&gt;&#171; contr&#244;le social sur les banques &#187;&lt;/em&gt;, autrement dit leur nationalisation. Mais, face &#224; la crise bancaire, il propose une restructuration, sous la forme de fusions des quatre principales banques sous la houlette de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine BlackRock &#8211; un faucon des march&#233;s financiers. En clair, les parlementaires ont vot&#233; une mise sous tutelle, une quasi-expropriation des banques, par... un g&#233;ant de la finance priv&#233;e ! 25 des 84 milliards de pr&#233;tendue aide accord&#233;e par le m&#233;morandum seront obligatoirement consacr&#233;s &#224; la recapitalisation de ces quatre banques. En &#233;change de quoi ? De rien... On est donc en droit de penser que l'expropriation des banques, leur regroupement en un seul &#233;tablissement&#8230; mais fonctionnant non sous le contr&#244;le d'un rapace am&#233;ricain mais sous celui des employ&#233;s et au service de la population peut appara&#238;tre comme un objectif l&#233;gitime aux yeux des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un programme politique pour les travailleurs grecs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un programme politique pour les travailleurs grecs devrait surtout mettre en avant des objectifs imm&#233;diatement favorables aux classes populaires. Par exemple : r&#233;tablir les conventions collectives, les minima sociaux, le Smic. Mais il ne suffit pas de mettre en avant des objectifs &#8211; d'ailleurs, Syriza ne les avait-il pas &#233;voqu&#233;s, m&#234;me timidement, avant janvier dernier ? &#8211;, encore faut-il pr&#233;ciser comment on compte y parvenir ! Or une telle politique est impossible sans exproprier les armateurs, l'&#201;glise, sans cesser de payer la dette et sans utiliser toutes les finances disponibles pour r&#233;pondre &#224; ces urgences. Cela n&#233;cessiterait des mobilisations qui permettraient une forme de contr&#244;le ouvrier sur les comptes de l'&#201;tat, des banques, des entreprises, des riches, voire sur la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse de la BCE ne tarderait pas : elle interromprait tout soutien d'urgence aux banques grecques, et le pays ferait donc face, de fait, &#224; une forme d'exclusion de la zone euro. Mais les travailleurs mobilis&#233;s ne seraient pas forc&#233;ment d&#233;munis. Ils auraient leurs propres priorit&#233;s pour y faire face, comme d'assurer des circuits de distribution pour la consommation populaire, et d'organiser la production des denr&#233;es et services essentiels. Et, surtout, de s'adresser aux travailleurs des autres pays d'Europe et d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que la question de ce qui est mis en avant &#8211; Syriza n'a-t-il pas mis un temps dans son programme la nationalisation des banques ? &#8211;, la v&#233;ritable pierre d'achoppement est : dit-on clairement qu'il faut s'en prendre &#224; la bourgeoisie grecque, celle que les travailleurs grecs ont sous la main, sans attendre un &#233;ventuel r&#232;glement avec l'Union europ&#233;enne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Gr&#232;ce comme ailleurs, les r&#233;volutionnaires ne d&#233;clenchent pas les mouvements. Mais en Gr&#232;ce, m&#234;me si cela ne s'est pas encore traduit par des mouvements, un nombre significatif de travailleurs, de jeunes ont perdu les illusions &#233;lectorales suscit&#233;es par Syriza, et que cherche &#224; ressusciter l'Unit&#233; populaire. Sans pour autant se reporter vers d'autres courants r&#233;formistes ou, pire, vers l'extr&#234;me droite. Et la permanence de luttes, comme les difficult&#233;s rencontr&#233;es par les t&#233;nors de Syriza qui s'&#233;taient aventur&#233;s dans les entreprises pendant la derni&#232;re campagne &#233;lectorale (voir l'encadr&#233; &lt;em&gt;Pas dupes&lt;/em&gt;) peuvent laisser penser que des maturations politiques ont probablement &#233;t&#233; nombreuses dans les derniers mois. Et peuvent s'approfondir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mesures du nouveau m&#233;morandum vont entrer peu &#224; peu en vigueur. Les travailleurs grecs ont d&#233;j&#224; encaiss&#233; des mesures d'une brutalit&#233; inou&#239;e, mais ils n'ont pas subi de d&#233;faite majeure sur le terrain des luttes. Ils ont fait une s&#233;rie d'exp&#233;riences politiques, en acc&#233;l&#233;r&#233;, testant un par un tous les partis de gouvernement, toutes les nuances politiques des partis de la bourgeoisie. Certains se posent probablement une multitude de questions relatives au pouvoir, ne serait-ce que sous la forme : quel pourrait &#234;tre un gouvernement qui cesse d'&#233;craser les classes populaires ? Cela para&#238;t donc le moment pour les r&#233;volutionnaires de leur apporter leurs propres r&#233;ponses, les seules qui soient raisonnables, d'ailleurs, m&#234;me si, aujourd'hui, elles paraissent d&#233;cal&#233;es en l'absence d'une mobilisation significative des travailleurs. Mais de telles id&#233;es faisant leur chemin, elles peuvent devenir essentielles quand les mobilisations seront au rendez-vous.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Quand les mobilisations seront au rendez-vous&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Car des r&#233;actions, des mobilisations, il va forc&#233;ment y en avoir face &#224; la brutalit&#233; des mesures. Le probl&#232;me n'est d'ailleurs pas tant le fait que les travailleurs ne croiraient plus aux possibilit&#233;s de la lutte &#8211; ce qui reste &#224; voir. Il s'agit bien plus de la volont&#233; de l'imp&#233;rialisme de ne laisser localement aucune marge de man&#339;uvre, ni, on l'a vu, au gouvernement, ni m&#234;me au patronat local qui serait sanctionn&#233; par des banques elles-m&#234;mes sous contr&#244;le d'organismes financiers lointains. La bourgeoisie imp&#233;rialiste esp&#232;re que la conviction que tout est bloqu&#233; suffira &#224; dissuader les travailleurs de mener des luttes. Pour le dire autrement, le choix de l'imp&#233;rialisme est de ne laisser comme issue aux conflits &#233;ventuels que la &#8216;mani&#232;re forte'...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les calculs ne sont pas la r&#233;alit&#233;. En Gr&#232;ce, il y a encore des mouvements, comme le cas de quelques reprises d'usines ou celui des femmes de m&#233;nage du minist&#232;re des Finances, etc. Ce sont justement de tels mouvements qui pourraient d&#233;bloquer la situation, mais &#224; condition qu'ils cherchent &#224; entra&#238;ner avec eux toute la classe ouvri&#232;re et, derri&#232;re elle, la jeunesse r&#233;volt&#233;e, les ch&#244;meurs et la population travailleuse pauvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour qu'une lutte serve de locomotive et en raccroche d'autres, particuli&#232;rement dans cette situation, il lui faudrait des objectifs politiques g&#233;n&#233;raux. Plus exactement, si un tel mouvement se d&#233;clenchait, se propageait, se g&#233;n&#233;ralisait, pour esp&#233;rer aboutir, il devrait se donner tr&#232;s rapidement des perspectives politiques radicales, en fait des perspectives r&#233;volutionnaires, car, tr&#232;s vite, face &#224; l'ensemble des institutions bourgeoises ligu&#233;es, se poserait la question d'organes autonomes des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous en sommes loin ? Peut-&#234;tre. Mais on a vu l'&#233;norme retentissement &#224; l'&#233;chelle de l'Europe de la simple radicalisation &#233;lectorale de la population grecque. D'abord les craintes que cela a suscit&#233;es dans la grande bourgeoisie. Ce n'est pas pour rien que Merkel assist&#233;e de Hollande a inflig&#233; une telle humiliation &#224; Ts&#237;pras, en guise d'intimidation non seulement au peuple grec, mais en fait &#224; tous les travailleurs d'Europe. Mais on a aussi vu les premiers espoirs&#8230; et illusions&#8230; que les protestations de la jeunesse indign&#233;e grecque puis la mont&#233;e de Syriza ont suscit&#233;s. Il y a eu des r&#233;pliques en Espagne avec Podemos, au Portugal, en Irlande&#8230; aujourd'hui en Angleterre avec l'&#233;lection de Jeremy Corbyn &#224; la t&#234;te du Labour&#8230; et, qui sait, demain en France. Personne ne peut exclure que le petit vent de radicalit&#233; qui souffle sur une frange de la jeunesse et des travailleurs dans certains pays ne va pas monter en puissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;formistes de tout poil s'y pr&#233;parent. Les Podemos, Syriza, et autres Jeremy Corbyn r&#233;p&#232;tent &#224; cette frange r&#233;volt&#233;e de la jeunesse europ&#233;enne, cette jeunesse qui fait leur succ&#232;s actuel, qu'il faudrait s'en tenir &#224; l'indignation, aux votes un peu plus &#224; gauche, &#224; la r&#233;volution mais &#224; condition qu'elle soit citoyenne et par les urnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pr&#233;tendue &#171; r&#233;volution par les urnes &#187;, les Grecs l'ont essay&#233;e : la r&#233;ponse politique des dirigeants de l'Europe capitaliste face &#224; Syriza a &#233;t&#233; ultra rapide. Mais cette d&#233;monstration pourrait bien servir de le&#231;on politique et se retourner contre les m&#234;mes Merkel et Hollande et ceux qu'ils repr&#233;sentent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si demain, en Gr&#232;ce, les travailleurs, la jeunesse d&#233;jouaient les plans de la bourgeoisie europ&#233;enne et engageaient la lutte malgr&#233; tout, leur combat aurait un retentissement international bien plus grand encore que n'a eu l'&#233;pisode Ts&#237;pras. Les Pablo Iglesias, Jeremy Corbyn et autres M&#233;lenchon auraient sans doute bien du mal &#224; courir derri&#232;re. Une telle mobilisation en Gr&#232;ce &#233;branlerait toute l'Europe. On ne parlerait plus alors de l'euro ou de la drachme, mais de l'Europe des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'accord, nous n'en sommes pas l&#224;. Mais, en Gr&#232;ce, sans doute aussi dans diff&#233;rents pays, une partie de la jeunesse cherche des r&#233;ponses face &#224; l'impasse que leur offre l'Europe des Hollande, des Merkel ou des...Ts&#237;pras. Aux r&#233;volutionnaires de lui proposer leurs propres id&#233;es qui, elles, n'&#233;ludent pas les combats &#224; venir, les &#233;loignent du pi&#232;ge mortel du nationalisme et d&#233;signent clairement l'adversaire de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; R.P.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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