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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> La Gr&#232;ce asphyxi&#233;e par les banquiers : &#192; quand le bol d'air des luttes ouvri&#232;res !
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<dc:subject>Syriza
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		<dc:subject>Europe
</dc:subject>

		<description>Depuis les l&#233;gislatives du 25 janvier o&#249; Syriza a remport&#233; la direction du gouvernement, le Premier ministre Alexis Tsipras et son ministre des Finances Yanis Varoufakis sillonnent l'Europe et discutent, jour apr&#232;s jour, avec les chefs d'&#201;tat et ministres des finances europ&#233;ens. Ils souhaitent n&#233;gocier un am&#233;nagement du remboursement de la dette et le versement de la derni&#232;re tranche du mal nomm&#233; plan d'aide &#224; la Gr&#232;ce, tout en refusant, pour l'instant, que cela soit conditionn&#233; &#224; la mise en &#339;uvre d'un&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis les l&#233;gislatives du 25 janvier o&#249; Syriza a remport&#233; la direction du gouvernement, le Premier ministre Alexis Tsipras et son ministre des Finances Yanis Varoufakis sillonnent l'Europe et discutent, jour apr&#232;s jour, avec les chefs d'&#201;tat et ministres des finances europ&#233;ens. Ils souhaitent n&#233;gocier un am&#233;nagement du remboursement de la dette et le versement de la derni&#232;re tranche du mal nomm&#233; &lt;em&gt;plan d'aide&lt;/em&gt; &#224; la Gr&#232;ce, tout en refusant, pour l'instant, que cela soit conditionn&#233; &#224; la mise en &#339;uvre d'un nouveau cort&#232;ge de r&#233;formes antisociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tats allemand et fran&#231;ais, qui sont les premiers cr&#233;anciers de la Gr&#232;ce, s'&#233;chinent &#224; refuser tout compromis avec Tsipras, ne serait-ce qu'un all&#232;gement, un &#233;talement ou un moratoire sur les int&#233;r&#234;ts de la petite dette grecque. En r&#233;alit&#233;, ce qui est en jeu est la poursuite des politiques d'aust&#233;rit&#233; &#224; travers toute l'Europe. Non pas que les demandes de Tsipras, ou m&#234;me l'annulation de la dette qu'il ne r&#233;clame plus, poseraient des probl&#232;mes &#171; &#233;conomiques &#187; majeurs aux cr&#233;anciers. Par leur intransigeance, les dirigeants de l'imp&#233;rialisme veulent tuer tout espoir que pourraient avoir les travailleurs grecs. Ils veulent que, partout, en Europe comme ailleurs, les travailleurs se convainquent qu'ils n'ont rien d'autre &#224; faire que subir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour d&#233;nouer &lt;em&gt;&#171; le n&#339;ud coulant &#187;&lt;/em&gt; financier, comme l'appelle Tsipras, il faudra que les travailleurs de Gr&#232;ce ou d'ailleurs s'adressent par leurs mobilisations &#224; tous les travailleurs d'Europe touch&#233;s par l'aust&#233;rit&#233; et leur donnent envie d'entrer dans la danse. Parce que les travailleurs d'Europe, que ce soit en Italie, au Portugal, en Irlande, en Roumanie, en Bulgarie, en Pologne, et m&#234;me en France et en Allemagne, ont toutes les raisons et tout int&#233;r&#234;t de retrouver le chemin des luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;15 mars 2015, Alek SOZEN
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> N&#233;gociations en apn&#233;e... jusqu'&#224; l'&#233;touffement ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Negociations-en-apnee-jusqu-a-l</link>
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<dc:subject>Syriza
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		<dc:subject>Europe
</dc:subject>
		<dc:subject>Aust&#233;rit&#233;
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		<description>&#171; On a gagn&#233; une bataille mais pas la guerre, les n&#233;gociations difficiles sont devant nous &#187;, a d&#233;clar&#233;, fin f&#233;vrier, le Premier ministre, chef de file de Syriza, Alexis Tsipras. Mais quelle victoire ? La &#171; tro&#239;ka &#187;, compos&#233;e des trois principaux investisseurs dans la dette Grecques (BCE, FMI, UE), honnie par la population, s'est rebaptis&#233;e &#171; Les institutions &#187; sur demande de Tsipras. Autre exp&#233;dient, les mesures d'aust&#233;rit&#233; ne seront plus dict&#233;es par ces &#171; institutions &#187; au gouvernement grec mais elles&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Austerite-+" rel="tag"&gt;Aust&#233;rit&#233;
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; On a gagn&#233; une bataille mais pas la guerre, les n&#233;gociations difficiles sont devant nous &#187;, &lt;/em&gt;a d&#233;clar&#233;, fin f&#233;vrier, le Premier ministre, chef de file de Syriza, Alexis Tsipras. Mais quelle victoire ? La &#171; tro&#239;ka &#187;, compos&#233;e des trois principaux investisseurs dans la dette Grecques (BCE, FMI, UE), honnie par la population, s'est rebaptis&#233;e &#171; Les institutions &#187; sur demande de Tsipras. Autre exp&#233;dient, les mesures d'aust&#233;rit&#233; ne seront plus dict&#233;es par ces &#171; institutions &#187; au gouvernement grec mais elles seront &#233;labor&#233;es par ce dernier puis accept&#233;es ou non par les cr&#233;anciers.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un programme remis &#224; plus tard&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Hormis ces d&#233;tails de forme, le programme &#233;lectoral de Syriza, dans lequel &#233;tait promise une s&#233;rie de r&#233;formes pour &lt;em&gt;&#171; faire face &#224; la crise humanitaire &#187;,&lt;/em&gt; est remis &#224; plus tard. Il n'y aura pour le moment pas d'augmentation du Smic &#224; son niveau d'avant crise ni d'abrogation des d&#233;crets qui ont d&#233;mantel&#233; les conventions collectives. Cependant le gouvernement Tsipras, refuse pour l'instant d'appliquer de nouvelles mesures d'aust&#233;rit&#233;. Son ministre des Finances, Varoufakis, a juste promis &#224; ses homologues de la zone euro (Eurogroupe) de pr&#233;parer une liste de r&#233;formes qui permettraient &#224; l'&#201;tat grec d'&#233;conomiser et de lever des fonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; nous &#233;crivons cet article, ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s tout juste un plan de lutte contre la contrebande de cigarettes et d'essence ainsi que des mesures fiscales. Par contre, pour couvrir ses cr&#233;ances, le gouvernement a d&#233;j&#224; envisag&#233; d'emprunter des fonds aux caisses de s&#233;curit&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le pr&#233;sident de l'Eurogroupe a tranch&#233; : &#224; laisser le gouvernement de Tsipras prescrire ces mesures, dit-il, &lt;em&gt;&#171; on a perdu deux semaines &#187;.&lt;/em&gt; Une mani&#232;re de rappeler que les cr&#233;anciers attendaient un &#233;ni&#232;me plan d'aust&#233;rit&#233;, aussi dramatique pour les couches populaires de Gr&#232;ce que le furent les pr&#233;c&#233;dents. D'ailleurs, des repr&#233;sentants de la tro&#239;ka avaient d&#233;j&#224; averti qu'ils esp&#233;raient du nouveau gouvernement la baisse des pensions de retraite, l'augmentation de l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite, la reprise des privatisations... Sans cela, la derni&#232;re tranche du pr&#234;t de la Tro&#239;ka ne sera pas vers&#233;e. De plus, la Banque centrale europ&#233;enne a coup&#233; le robinet qui permettait au moins &#224; l'&#201;tat grec d'emprunter, m&#234;me simplement &#224; court terme, aux banques grecques elles-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'air s'est vite rar&#233;fi&#233; autour des ministres grecs, d&#232;s le d&#233;but des n&#233;gociations. L'ensemble des services publics d&#233;j&#224; exsangues, les traitements de centaines de milliers de fonctionnaires et, plus g&#233;n&#233;ralement, ce qu'il reste aux travailleurs dans une &#233;conomie ravag&#233;e par cinq ann&#233;es d'aust&#233;rit&#233; sont pris en otage par les cr&#233;anciers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, Varoufakis a brandi, le 8 mars dernier, la menace d'un r&#233;f&#233;rendum ou m&#234;me d'une nouvelle &#233;lection si les ministres de la zone euro ne s'accordent pas avec lui. Des bouts de papier contre le mur de l'argent, s&#251;r que cela va faire trembler les financiers !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.S.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> &#171; Pas un gouvernement de gauche, un gouvernement de sauvetage national ! &#187;
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Pas-un-gouvernement-de-gauche-un</link>
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<dc:subject>Syriza
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		<dc:subject>Extr&#234;me droite
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		<description>Ces mots, Tsipras les r&#233;p&#232;te. Ne pouvant mettre en avant des mesures sociales, il met l'accent sur &#171; la dignit&#233; nationale &#187;, mot d'ordre r&#233;unissant des milliers de Grecs de tous bords, de la gauche &#224; l'extr&#234;me droite lors des manifestations de soutien au gouvernement. &lt;br /&gt;D'ailleurs, un ministre du gouvernement sur deux n'est pas membre de Syriza. Certains viennent du Pasok (PS grec), de Dimar (historiquement &#224; gauche du Pasok) ou des Grecs ind&#233;pendants (formation souverainiste d'extr&#234;me droite). Tsipras a&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Syriza-+" rel="tag"&gt;Syriza
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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Extreme-droite-+" rel="tag"&gt;Extr&#234;me droite
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces mots, Tsipras les r&#233;p&#232;te. Ne pouvant mettre en avant des mesures sociales, il met l'accent sur &lt;em&gt;&#171; la dignit&#233; nationale &#187;&lt;/em&gt;, mot d'ordre r&#233;unissant des milliers de Grecs de tous bords, de la gauche &#224; l'extr&#234;me droite lors des manifestations de soutien au gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, un ministre du gouvernement sur deux n'est pas membre de Syriza. Certains viennent du Pasok (PS grec), de Dimar (historiquement &#224; gauche du Pasok) ou des Grecs ind&#233;pendants (formation souverainiste d'extr&#234;me droite). Tsipras a m&#234;me install&#233; au poste de Pr&#233;sident de la R&#233;publique un membre de Nouvelle D&#233;mocratie (le grand parti de la droite grecque).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Qui est Panos Kammenos, au minist&#232;re de la D&#233;fense ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est dans un esprit &#171; d'union nationale &#187; contre la tro&#239;ka que Tsipras a ressorti du panier, pour les n&#233;gociations, la question d'un remboursement de la dette contract&#233;e par l'Allemagne nazie &#224; la Gr&#232;ce et qui a &#233;t&#233; effac&#233;e il y a 60 ans. Si cela n'effraie pas Angela Merkel, cela a au moins le m&#233;rite de plaire au nouveau ministre grec de la D&#233;fense, Panos Kammenos, une esp&#232;ce de Jean-Marie Le Pen de confession orthodoxe, sp&#233;cialiste des petites phrases racistes anti-immigr&#233;s, anti-musulmans et anti-juifs qui agite le torchon nationaliste d&#232;s qu'il peut, que ce soit au sujet de la R&#233;publique de Mac&#233;doine &#224; laquelle il ne reconna&#238;t pas le droit de porter de ce nom ou de la Turquie avec laquelle la Gr&#232;ce entretient des relations conflictuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kammenos qui selon la presse a achet&#233; son yacht gr&#226;ce &#224; un fonds offshore et r&#233;nov&#233; une maison familiale gr&#226;ce &#224; un fonds europ&#233;en, s'est retrouv&#233; lors la campagne &#233;lectorale des Grecs ind&#233;pendants &#224; d&#233;fendre la lutte contre la corruption et contre l'&#233;vasion fiscale. Et c'est &#224; lui que reviennent les cl&#233;s du minist&#232;re historiquement le plus corrompu de Gr&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tsipras &#8211; ainsi qu'une partie de la gauche de Syriza &#8211; justifie l'entr&#233;e au gouvernement de Kammenos par le fait que ses conceptions racistes seraient secondaires vu qu'il oriente ses efforts dans la lutte contre la tro&#239;ka. Et les patrons grecs ? Et les colonels ? Non, juste l'ennemi de l'ext&#233;rieur. Nationalisme quand tu nous tiens !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> &#192; la classe ouvri&#232;re de reprendre le chemin de la lutte
</title>
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<description>Tsipras avait mis en avant, dans son programme, une r&#233;forme fiscale pour tenter de r&#233;cup&#233;rer l'argent l&#224; o&#249; il est. &lt;br /&gt;Il avait promis de taxer l'&#201;glise orthodoxe, qui ne paye pas d'imp&#244;t alors que le traitement de ses pr&#234;tres est vers&#233; par l'&#201;tat et qu'elle est, dans le pays, la premi&#232;re propri&#233;taire de terres, dont la location lui procure de substantiels b&#233;n&#233;fices. Sit&#244;t arriv&#233; au pouvoir, il a rel&#233;gu&#233; cette id&#233;e : pas assez consensuelle pour &#234;tre propos&#233;e par son gouvernement de &#171; sauvetage national &#187; ! &lt;br /&gt;D'autre&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-La-Grece-asphyxiee-par-les-" rel="directory"&gt;La Gr&#232;ce asphyxi&#233;e par les banquiers : &#192; quand le bol d'air des luttes ouvri&#232;res !
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Grece-3-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Syriza-+" rel="tag"&gt;Syriza
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tsipras avait mis en avant, dans son programme, une r&#233;forme fiscale pour tenter de r&#233;cup&#233;rer l'argent l&#224; o&#249; il est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il avait promis de taxer l'&#201;glise orthodoxe, qui ne paye pas d'imp&#244;t alors que le traitement de ses pr&#234;tres est vers&#233; par l'&#201;tat et qu'elle est, dans le pays, la premi&#232;re propri&#233;taire de terres, dont la location lui procure de substantiels b&#233;n&#233;fices. Sit&#244;t arriv&#233; au pouvoir, il a rel&#233;gu&#233; cette id&#233;e : pas assez consensuelle pour &#234;tre propos&#233;e par son gouvernement de &#171; sauvetage national &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, les ministres de Syriza s'&#233;taient engag&#233;s &#224; lever des imp&#244;ts aupr&#232;s de &#171; l'oligarchie &#187; grecque, en premier lieu les armateurs. Ces grands patrons grecs sont exempt&#233;s d'imp&#244;t sur les b&#233;n&#233;fices&#8230; en vertu d'un article de la Constitution ! Ils ne paient qu'une modique taxe sur le tonnage de leur navire. Tsipras pourra-t-il les amener &#224; contribuer &#224; l'&#171; effort national &#187; ? Las ! Leur repr&#233;sentant, Nikos Vernikos, aime rappeler que cet article de la Constitution est ce qui les ancre aux ports grecs et que, sans lui, ils pourraient tr&#232;s bien t&#233;l&#233;porter leurs capitaux dans d'autres ports, aux Bahamas ou aux Kerguelen, bref vers d'autres paradis fiscaux si la Gr&#232;ce cessait d'en &#234;tre un&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait tout aussi difficile &#224; ce gouvernement, m&#234;me s'il en affichait la volont&#233;, de faire payer l'imp&#244;t aux riches du pays sans s'en prendre &#224; leurs libert&#233;s de man&#339;uvre. M&#234;me la petite arm&#233;e de collecteurs d'imp&#244;ts, ind&#233;pendante de l'&#201;tat, que compte lever Varoufakis, fera p&#226;le figure face aux possibilit&#233;s d'&#233;vasion fiscale qui s'offrent aux bourgeois grecs, &#224; l'instar de leurs coll&#232;gues du monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, le gouvernement Syriza a r&#233;vis&#233; ses pr&#233;tentions &#224; la baisse. Son ministre des Finances, Varoufakis, a propos&#233; &#224; la tro&#239;ka une mesure loufoque : des &#233;tudiants, des m&#233;nag&#232;res ou des touristes seraient embauch&#233;s pour de courtes p&#233;riodes pour filmer en cam&#233;ra cach&#233;e les commer&#231;ants afin de confondre ceux qui ne s'acquittent pas de la TVA... Pas de quoi faire trembler les grands fraudeurs !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;R&#233;cup&#233;rer l'argent l&#224; o&#249; il est&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Oui, mais comment ? Ne prenons qu'un petit exemple, le cas de Spiro Latsis, le Grec le plus riche, &#224; la t&#234;te d'une fortune lourde de plus de trois milliards d'euros. Ce monsieur aiguille ses capitaux dans toutes les directions depuis les rives du lac L&#233;man. Il poss&#232;de en Gr&#232;ce la deuxi&#232;me banque du pays &#8211; recapitalis&#233;e en 2012 par les soins de la tro&#239;ka &#8211;, ainsi que la plus grande raffinerie, des centres commerciaux et il entreprend de construire au Sud d'Ath&#232;nes un grand complexe h&#244;telier sur des terrains qu'il vient d'acheter. Sans compter ses villas, yachts, jets priv&#233;s et multiples biens personnels qui r&#233;sident sur le territoire hell&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ne serait-il pas possible d'aller fouiner dans ses propri&#233;t&#233;s, de mettre sous s&#233;questre ses jets, ses yachts en garantie du paiement de ses taxes et de contributions &#171; exceptionnelles en ces temps de crise &#187;, ou ses terrains en friches et autres villas pour loger les mal-log&#233;s ? On a bien impos&#233; &#224; des millions de travailleurs grecs, de retrait&#233;s, de petites gens, des sacrifices autrement plus dramatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne serait-il pas possible, par exemple, de r&#233;quisitionner les centres commerciaux d'un Latsis, et ceux qui y travaillent seraient les plus &#224; m&#234;me d'organiser les distributions de nourriture aux plus d&#233;munis promises par Tsipras et d'imposer un contr&#244;le des prix pour subvenir aux besoins de tous les autres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La raffinerie de Latsis est l'un des n&#339;uds de l'&#233;conomie grecque ; sans m&#234;me parler de la faire fonctionner au profit de la classe ouvri&#232;re grecque, son occupation &#233;tablirait un rapport de force important avec la bourgeoisie grecque et la tro&#239;ka.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, comment financer ne serait-ce que l'&#233;lectricit&#233; gratuite, les embauches et les augmentations de salaire dans la fonction publique promises pendant la campagne sans mettre &#224; contribution la banque de Latsis comme les trois autres qui contr&#244;lent 90 % du march&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une lutte qui nous concerne tous&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certes, confisquer des biens et entreprises d'un Latsis et d'autres, contr&#244;ler les comptes des patrons et des banques demanderaient un rapport de force bien diff&#233;rent de celui qui existe aujourd'hui, clairement d&#233;favorable aux travailleurs grecs. Et ce sont des objectifs que seuls les r&#233;volutionnaires peuvent mettre en avant, mais dont ne veut surtout aucun gouvernement de gauche, f&#251;t-il plus radical que celui de Tsipras. Car ils remettent directement en cause le sacro-saint droit de propri&#233;t&#233; de la soci&#233;t&#233; capitaliste. De ce point de vue, les &#171; frondeurs &#187; de la gauche de Syriza qui reprochent au Premier ministre ses renoncements, comme s'il e&#251;t suffi d'&#234;tre plus ferme dans les parlottes, ne pr&#233;conisent pas de faire appel &#224; la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce sont des objectifs dont les travailleurs peuvent s'emparer dans leurs luttes. Car, pour que la population pauvre ne continue pas de payer la dette par l'aust&#233;rit&#233;, les travailleurs ne pourront faire l'&#233;conomie d'une mobilisation g&#233;n&#233;rale et coordonn&#233;e, d'une contestation du capitalisme lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant, ne nous y trompons pas, que l'&#233;chec, pr&#233;visible, de Tsipras et de Syriza &#8211; pr&#233;visible &#224; cause de leur soumission aux r&#232;gles de la bourgeoisie &#8211; serait un recul pour tous les travailleurs d'Europe et d'ailleurs, un pas de plus dans l'offensive que m&#232;nent les classes dirigeantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, la v&#233;ritable force susceptible de faire r&#233;fl&#233;chir et reculer la tro&#239;ka, passerait par une mobilisation massive des travailleurs cherchant &#224; &lt;em&gt;&#171; faire face &#224; la crise humanitaire &#187;&lt;/em&gt; comme dirait Tsipras. De quoi inspirer aux patrons et banquiers de Gr&#232;ce et d'Europe la crainte de tout perdre. Et la crainte que la col&#232;re des travailleurs grecs soit contagieuse dans toute l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mesures qui frappent la classe ouvri&#232;re grecque aujourd'hui sont celles qui frappent aussi la classe ouvri&#232;re en Espagne, au Portugal et ailleurs. Ce sont celles qu'on imposera demain aux travailleurs dans tous les pays d'Europe, y compris en France ou en Allemagne &#8211; d'ailleurs, cela a d&#233;j&#224; commenc&#233;. Les luttes des travailleurs en Gr&#232;ce ou en Espagne pourraient tr&#232;s bien devenir contagieuses partout o&#249; les travailleurs sont victimes de la politique de la bourgeoisie pendant la crise, c'est-&#224;-dire&#8230; partout !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alek SOZEN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Ne pas attendre le salut de Tsipras &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La classe ouvri&#232;re grecque a d&#233;j&#224; prouv&#233; sa combativit&#233; lors de puissantes vagues de mobilisations en 2011-2012. Lors des deux mouvements d'occupation des places en 2011, des travailleurs et des jeunes grecs ont discut&#233; de politique des semaines durant par quartier, en occupant les b&#226;timents publics, bloquant le fonctionnement de l'administration, manifestant massivement, s'organisant au travail pour exprimer par des journ&#233;es de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale leur r&#233;volte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces luttes semblent s'&#234;tre essouffl&#233;es depuis 2012, et l'envie de changement s'&#234;tre report&#233; sur le faible espoir &#233;lectoral d'un vote Syriza. Le gouvernement de Tsipras compte bien sur cet essoufflement pour b&#233;n&#233;ficier de &#171; l'&#233;tat de gr&#226;ce &#187; qui lui permet de gagner du temps pour renoncer &#224; ses promesses &#233;lectorales, au nom du r&#233;alisme financier face aux exigences de la &#171; tro&#239;ka &#187; (UE, BCE et FMI). Reste que la d&#233;sillusion risque d'arriver tr&#232;s vite. Ce sera alors aux travailleurs de redonner le ton.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> La dette : Une nouvelle mythologie grecque invent&#233;e par les cr&#233;anciers !
</title>
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<dc:subject>Dette
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		<dc:subject>Banques
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		<description>Les Grecs en cigales, les Allemands en fourmis... La Fontaine est revenu &#224; la mode &#224; la faveur de la crise. Les danseurs de Sirtaki co&#251;teraient aux laborieux contribuables de France et d'Allemagne entre 700 et 1 000 euros si l'ardoise grecque venait &#224; &#234;tre effac&#233;e. L'aust&#233;rit&#233; doit donc continuer. CQFD ! Ils doivent payer ! &lt;br /&gt;Mais le compte n'est pas bon. M&#234;me les &#233;conomistes bourgeois assurent que la Gr&#232;ce ne pourra payer la note, et que l'endettement s'est emball&#233; sous l'effet des plans de &#171; sauvetage &#187;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-La-Grece-asphyxiee-par-les-" rel="directory"&gt;La Gr&#232;ce asphyxi&#233;e par les banquiers : &#192; quand le bol d'air des luttes ouvri&#232;res !
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les Grecs en cigales, les Allemands en fourmis... La Fontaine est revenu &#224; la mode &#224; la faveur de la crise. Les danseurs de Sirtaki co&#251;teraient aux laborieux contribuables de France et d'Allemagne entre 700 et 1 000 euros si l'ardoise grecque venait &#224; &#234;tre effac&#233;e. L'aust&#233;rit&#233; doit donc continuer. CQFD ! Ils doivent payer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le compte n'est pas bon. M&#234;me les &#233;conomistes bourgeois assurent que la Gr&#232;ce ne pourra payer la note, et que l'endettement s'est emball&#233; sous l'effet des plans de &#171; sauvetage &#187; de la tro&#239;ka. Cet endettement est pass&#233; de 290 milliards d'euros en 2009 &#224; 320 milliards aujourd'hui. Mais le pire vient sans doute du fait que, dans le m&#234;me temps et du fait justement de la politique impos&#233;e par la tro&#239;ka, la production grecque s'est contract&#233;e &#8722; son PIB ayant diminu&#233; durant la m&#234;me p&#233;riode de 25 % ! &#8211; alourdissant d'autant le poids relatif de la dette. Autant dire que &#171; l'aide &#187; de l'Europe et du FMI n'a pas diminu&#233; la dette mais en a aggrav&#233; les cons&#233;quences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aurait &#233;t&#233; possible aux banques cr&#233;ditrices de passer aujourd'hui la dette grecque, en tout cas une grande partie, par &#171; pertes et profits &#187;, &#224; d&#233;faut de l'avoir fait en 2010. Lors de la crise de 2008, les milliers de milliards d'euros mobilis&#233;s pour sauver le syst&#232;me bancaire &#233;taient bien plus importants que la petite dette grecque. C'est ce que clame le ministre grec des Finances Varoufakis. Mais il est bien impuissant face aux grandes puissances imp&#233;rialistes dont les objectifs politiques sont tout autres : n'accepter des &#201;tats d'Europe en difficult&#233;s financi&#232;res que la mise en place de plans d'aust&#233;rit&#233; dramatiques, quitte &#224; les asphyxier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une dette bien d&#233;cri&#233;e mais qui rapporte !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, les &#201;tats europ&#233;ens ont repris aux banques cr&#233;ditrices de la Gr&#232;ce les titres consid&#233;r&#233;s comme &#171; pourris &#187; pour les &#233;changer contre des titres s&#251;rs. Les cr&#233;ances grecques n'&#233;taient estim&#233;es par le march&#233; qu'&#224; 35 ou 40 % de leur valeur initiale ? Qu'&#224; cela ne tienne, les &#201;tats europ&#233;ens les ont rachet&#233;es &#224; 50 % de cette valeur ! Si bien que, aujourd'hui, les banques priv&#233;es ne poss&#232;dent plus que 20 % de la dette grecque quand les &#201;tats europ&#233;ens et le FMI en poss&#232;dent 80 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tats riches d'Europe et les &#201;tats-Unis ne sont pas accourus au chevet de la Gr&#232;ce pour soigner un frangin inconscient comme la presse le relate. C'est aupr&#232;s de leurs propres banques, qui venaient de perdre 1 500 milliards de dollars en trois ans, qu'ils se sont pr&#233;cipit&#233;s. Les grandes banques europ&#233;ennes et &#233;tats-uniennes, d&#233;j&#224; renflou&#233;es en 2008-2009, &#233;taient &#224; nouveau aux abois fin 2011 &#8211; et ce n'est pas la petite dette grecque qui les mettait en p&#233;ril ! De novembre &#224; d&#233;cembre 2011, les &#201;tats europ&#233;ens et les &#201;tats-Unis ont mis en place un plan de sauvetage des banques g&#233;ant dont la dette grecque n'&#233;tait qu'une donn&#233;e mineure. Les grandes banques ont &#233;t&#233; recapitalis&#233;es par les &#201;tats ; les banques europ&#233;ennes ont pu emprunter &#224; la BCE des centaines de milliards d'euros de liquidit&#233;s au taux de 1 % qu'elles pr&#234;taient ensuite aux &#201;tats &#224; des taux bien plus &#233;lev&#233;s, la diff&#233;rence allant dans leur poche. Alors, si les &#201;tats europ&#233;ens ont repris de la dette grecque aux banques en appliquant une d&#233;cote de 50 %, ils leur ont rendu bien plus par d'autres moyens, quoi qu'en disent aujourd'hui les m&#233;dias qui nous expliquent que les banques ont fait un geste g&#233;n&#233;reux en acceptant la d&#233;cote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour couronner le tout, les banques, &#224; qui l'on venait de reprendre leurs titres sur la Gr&#232;ce, avaient contract&#233; une assurance sur ces titres. C'est ainsi que, d&#233;but 2012, elles ont &#233;t&#233; rembours&#233;es par leurs assureurs du montant de la d&#233;cote&#8230; Par cons&#233;quent, loin de perdre leur mise dans la dette grecque, les banques qui y avaient investi n'ont rien perdu !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banques priv&#233;es grecques ont, elles aussi, &#233;t&#233; choy&#233;es par l'Union europ&#233;enne. Elles ont &#233;t&#233; recapitalis&#233;es &#224; hauteur de 50 milliards d'euros quand elles se sont trouv&#233;es en difficult&#233;. Le propri&#233;taire de la deuxi&#232;me banque du pays, l'homme d'affaire le plus fortun&#233; de Gr&#232;ce, Spiros Latsis, s'est vu octroyer 18 milliards d'euros, au moment m&#234;me o&#249; les travailleurs grecs manifestaient dans les grandes villes par centaines de milliers contre la baisse des pensions de retraite, des salaires, les licenciements, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis que la tro&#239;ka a repris les cr&#233;ances grecques, m&#234;me les &#201;tats qui la composent, au premier chef l'Allemagne et la France, en tirent un certain profit, m&#234;me si ce n'est pas la principale raison qui motive les dirigeants europ&#233;ens : ils sont d'abord soucieux d'enfermer la Gr&#232;ce dans une spirale infernale propice &#224; ce que les entreprises qu'ils repr&#233;sentent profitent de l'aubaine du d&#233;pe&#231;age de l'&#233;conomie grecque. Mais, cela a tout de m&#234;me rapport&#233; environ 780 millions d'euros par an &#224; l'&#201;tat fran&#231;ais depuis 2010. D'autre part, un pr&#234;t de l'UE, par l'interm&#233;diaire de la BCE, a rapport&#233; 6 milliards d'euros aux pays de la zone euro en int&#233;r&#234;ts de 2010 &#224; 2012. En 2013, alors que la Gr&#232;ce &#233;tait en difficult&#233; pour honorer ses dettes et que l'aust&#233;rit&#233; battait son plein, l'Union europ&#233;enne a d&#233;cid&#233; de lui retourner les int&#233;r&#234;ts de ce pr&#234;t pour cette ann&#233;e. Elle &#233;tait aussi cens&#233;e le faire pour les int&#233;r&#234;ts de 2014 qui auraient d&#251; &#234;tre r&#233;troc&#233;d&#233;s &#224; la Gr&#232;ce il y a un mois. Mais l'UE a chang&#233; d'avis&#8230; suite &#224; l'arriv&#233;e au pouvoir de Syriza et refuse pour l'instant de reverser cette somme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme quoi les &#171; imp&#233;ratifs &#233;conomiques &#187; des grandes puissances tiennent davantage du message : &#171; aucun travailleur ne peut esp&#233;rer &#233;chapper &#224; l'aust&#233;rit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.S.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> Canons et pots de vin : De quoi faire tituber un budget
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Canons-et-pots-de-vin-De-quoi</link>
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<dc:subject>Armement
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		<description>Depuis quarante ans, la Gr&#232;ce, tout endett&#233;e qu'elle soit, est une vache &#224; lait pour les marchands d'armes, principalement allemands, &#233;tats-uniens et fran&#231;ais. En mai 2010 encore, au moment o&#249; Merkel et Sarkozy diabolisaient le d&#233;ficit public grec pour imposer un programme d'aust&#233;rit&#233;, ils exhortaient le gouvernement hell&#233;nique &#224; ne pas toucher aux d&#233;penses militaires. Pourtant, la r&#233;pudiation des contrats en cours et la fin des commandes auraient permis de diminuer d'un tiers ou plus le d&#233;ficit ! Mais il&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis quarante ans, la Gr&#232;ce, tout endett&#233;e qu'elle soit, est une vache &#224; lait pour les marchands d'armes, principalement allemands, &#233;tats-uniens et fran&#231;ais. En mai 2010 encore, au moment o&#249; Merkel et Sarkozy diabolisaient le d&#233;ficit public grec pour imposer un programme d'aust&#233;rit&#233;, ils exhortaient&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Selon Daniel Cohn-Bendit (AFP, 7 mai 2010), Sarkozy et Fillon, alors (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; le gouvernement hell&#233;nique &#224; ne pas toucher aux d&#233;penses militaires. Pourtant, la r&#233;pudiation des contrats en cours et la fin des commandes auraient permis de diminuer d'un tiers ou plus le d&#233;ficit ! Mais il vaut tellement mieux montrer du doigt les salaires, les retraites et les services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Gr&#232;ce a &#233;t&#233; respectivement le deuxi&#232;me et le troisi&#232;me client des marchands d'armes allemands et fran&#231;ais entre 2000 et 2011. Avant la crise, entre 2005 et 2009, les d&#233;penses d'armement avaient bondi de 35 %. Elle reste encore le cinqui&#232;me importateur de mat&#233;riel militaire au monde. En pourcentage du PIB, son budget de la d&#233;fense est m&#234;me le deuxi&#232;me de l'Otan, derri&#232;re celui des &#201;tats-Unis. &#192; cause des craintes de la Gr&#232;ce pour sa s&#233;curit&#233; ? Des vieilles tensions diplomatiques avec la Turquie ? &#199;a ne tient pas ! H&#233;licopt&#232;res, drones et navires r&#233;cemment achet&#233;s servent principalement &#224; traquer les immigr&#233;s aux fronti&#232;res grecques de l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors les cures d'aust&#233;rit&#233; n'ont pas vraiment boulevers&#233; la donne : on a tout juste, fin 2011, dans le cadre du plan de la &#171; tro&#239;ka &#187;, r&#233;duit de 300 millions d'euros le montant des nouvelles commandes d'armement alors qu'on amputait de 2 milliards d'euros les d&#233;penses sociales.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Corrupteurs et corrompus &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et pour cause : pour vendre leurs armes, les industriels graissent la patte des hauts fonctionnaires. &#192; ce petit jeu, l'entreprise allemande Siemens bat des records ; elle surfacturait aux contribuables grecs des contrats civils et militaires en versant des pots-de-vin dont le montant total se chiffrerait &#224; plus d'un milliard d'euros. Cerise sur le g&#226;teau, Merkel, elle qui s'indigne tant de la corruption et du non-paiement des imp&#244;ts en Gr&#232;ce, refuse d'extrader d'Allemagne certains corrupteurs binationaux confondus, pour qu'ils ne soient pas jug&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'entreprise allemande Thyssen-Krupp, apr&#232;s avoir vers&#233; 130 millions d'euros de pots-de-vin, pour une part &#224; un ancien ministre grec, elle a livr&#233; des sous-marins inutilisables, que l'ex-Premier ministre Papandr&#233;ou a tout de m&#234;me accept&#233; de r&#233;ceptionner sous la menace que le trust ferme le chantier naval du Pir&#233;e o&#249; celui-ci exploitait 1 500 salari&#233;s&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='D'apr&#232;s les dires de l'ancien ministre adjoint de la D&#233;fense Panos Beglitis (Le (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce c&#244;t&#233;-ci du Rhin, les industriels ne sont pas en reste : en 1985, Dassault provoqua un scandale d'&#201;tat en Gr&#232;ce pour avoir arros&#233; des fonctionnaires afin de vendre 40 Mirage 2000. Plus proche de nous, en 2013, des bureaux d'une filiale d'EADS ont &#233;t&#233; perquisitionn&#233;s parce que l'entreprise est suspect&#233;e de fraude fiscale et de corruption en Gr&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.S.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Selon Daniel Cohn-Bendit (AFP, 7 mai 2010), Sarkozy et Fillon, alors respectivement Pr&#233;sident et Premier ministre, auraient indiqu&#233; &#224; Papandr&#233;ou : &#171; Nous allons lever des sommes pour vous aider, mais vous devez continuer &#224; payer les contrats d'armement qu'on a avec vous, sign&#233;s par le gouvernement Karamanlis. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;D'apr&#232;s les dires de l'ancien ministre adjoint de la D&#233;fense Panos Beglitis (Le Monde, 15 mai 2010).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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