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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Les politiciens jouent aux chaises musicales, la classe ouvri&#232;re joue la musique !
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		<description>Le prochain gouvernement sera le cinqui&#232;me &#224; exercer depuis que la crise s'est abattue sur le pays en 2010. Cinq ann&#233;es de m&#233;contentements et de mobilisations sociales pour r&#233;sister aux cures d'aust&#233;rit&#233; qui ont mis &#224; mal le pouvoir. &lt;br /&gt;En 2011, essuyant trois mois de contestations sociales, le Premier ministre et dirigeant du Pasok (parti socialiste) Papandr&#233;ou s'&#233;tait r&#233;solu &#224; d&#233;missionner. Le gouvernement suivant, d'union nationale, rassemblait des ministres du Pasok &#224; l'extr&#234;me droite. Mais il s'est &#224; son&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le prochain gouvernement sera le cinqui&#232;me &#224; exercer depuis que la crise s'est abattue sur le pays en 2010. Cinq ann&#233;es de m&#233;contentements et de mobilisations sociales pour r&#233;sister aux cures d'aust&#233;rit&#233; qui ont mis &#224; mal le pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2011, essuyant trois mois de contestations sociales, le Premier ministre et dirigeant du Pasok (parti socialiste) Papandr&#233;ou s'&#233;tait r&#233;solu &#224; d&#233;missionner. Le gouvernement suivant, d'union nationale, rassemblait des ministres du Pasok &#224; l'extr&#234;me droite. Mais il s'est &#224; son tour effondr&#233; au bout de quelques mois, coinc&#233; encore une fois entre une vague de mouvements sociaux et les injonctions de la Tro&#239;ka. Aux &#233;lections l&#233;gislatives qui ont suivi, Syriza a donc perc&#233;, notamment en r&#233;cup&#233;rant les voix d'un Pasok effondr&#233;. Le parti Nouvelle D&#233;mocratie (ND), vieux parti de droite, a repris quelques forces et a form&#233; un gouvernement de coalition avec les ruines du Pasok.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce gouvernement a tenu un an et demi, entre scissions de groupes parlementaires et d&#233;parts individuels de d&#233;put&#233;s. Au fil de l'effritement, il a fini par c&#233;der en d&#233;cembre dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son Premier ministre Samaras a jou&#233; son va-tout. Sentant que sa cote de popularit&#233; ne pouvait que continuer &#224; reculer, il a convoqu&#233; l'&#233;lection du Pr&#233;sident de Gr&#232;ce qui, pour &#234;tre &#233;lu, doit recueillir les trois cinqui&#232;mes des voix des d&#233;put&#233;s. Rat&#233; ! Et ce, trois fois de suite. L'Assembl&#233;e a donc &#233;t&#233; dissoute, comme le veut la Constitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant Samaras n'avait pas m&#233;nag&#233; ses efforts pour que les d&#233;put&#233;s &#233;lisent le candidat qu'il avait choisi. Soutenu par la Tro&#239;ka, il a agit&#233; la peur du naufrage financier de la Gr&#232;ce. Cela ne suffisant pas, il est all&#233; qu&#233;mander les suffrages des d&#233;put&#233;s d'Aube Dor&#233;e. Enfin, un de ses proches a essay&#233; de corrompre un d&#233;put&#233; ind&#233;pendant : une voix contre l'&#233;quivalent de deux millions d'euros. R&#233;v&#233;l&#233;e par un d&#233;put&#233;, cette affaire a achev&#233; de le discr&#233;diter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les partis ayant particip&#233; &#224; un gouvernement ces cinq derni&#232;res ann&#233;es en sont sortis affaiblis, voire se sont &#233;croul&#233;s. Et cela au profit de Syriza dont les scores &#233;lectoraux ont bondi mais aussi au profit de l'extr&#234;me droite qui, dans une moindre mesure, continue de se renforcer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Syriza : &#192; l'approche du pouvoir, un programme qui fond
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		<description>Le chantage au &#8216;mauvais vote' orchestr&#233; par les gouvernements europ&#233;ens et le FMI, &#224; d&#233;faut de convaincre les travailleurs grecs, a pour but d'accro&#238;tre la pression sur la formation politique de gauche dite &#8216;radicale' en cherchant &#224; la modeler un peu plus &#224; l'avantage des cr&#233;anciers. Et la direction de Syriza s'ex&#233;cute : sa &#8216;radicalit&#233;' &#8211; toute programmatique &#8211; se dilue depuis trois ans. Au seuil du pouvoir, son dirigeant Alexis Tsipras enfile le costume de bon gestionnaire de la dette publique afin d'obtenir les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le chantage au &#8216;mauvais vote' orchestr&#233; par les gouvernements europ&#233;ens et le FMI, &#224; d&#233;faut de convaincre les travailleurs grecs, a pour but d'accro&#238;tre la pression sur la formation politique de gauche dite &#8216;radicale' en cherchant &#224; la modeler un peu plus &#224; l'avantage des cr&#233;anciers. Et la direction de Syriza s'ex&#233;cute : sa &#8216;radicalit&#233;' &#8211; toute programmatique &#8211; se dilue depuis trois ans. Au seuil du pouvoir, son dirigeant Alexis Tsipras enfile le costume de bon gestionnaire de la dette publique afin d'obtenir les faveurs de la Tro&#239;ka et des banquiers d'affaires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Alexis Tsipras, &#224; l'assaut du monde de la finance ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avant d'amorcer sa campagne aupr&#232;s des Grecs, il en a d&#233;j&#224; men&#233;e une sur le plan international, afin d'assurer la bourgeoisie que ses int&#233;r&#234;ts seraient pr&#233;serv&#233;s sous son mandat. Lors d'interventions remarqu&#233;es &#224; la City de Londres ou aux &#201;tats-Unis, Tsipras a balay&#233; toute &#233;quivoque sur ses projets. Selon lui, il n'y aura pas d'annulation unilat&#233;rale de la dette mais une ren&#233;gociation dans laquelle il d&#233;fendra &#233;nergiquement, dit-il, l'effacement des deux tiers de l'ardoise. De plus, il souhaite se concerter avec la Tro&#239;ka pour essayer d'obtenir le report du paiement des int&#233;r&#234;ts pr&#233;vus pour 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne m&#233;nageant pas ses efforts, Alexis Tsipras commence &#224; convaincre. D'ailleurs, certains hommes d'affaires et politiciens, &#224; l'instar du gouverneur de la Banque de France et de Moscovici, notent d&#233;sormais que la dette devra &#234;tre restructur&#233;e, vu que la Gr&#232;ce ne sera pas en mesure de l'honorer en 2015, quel que soit le bord politique du gouvernement. Il s'agit seulement pour la bourgeoisie internationale de conserver en l'&#201;tat grec un d&#233;biteur et un client solvable, quitte &#224; raboter un peu sa dette ou &#224; en &#233;taler les remboursements. Tsipras serait un interlocuteur comme un autre, ou presque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, l'id&#233;e d'un gouvernement Syriza para&#238;t d'autant plus admissible pour les milieux d'affaires que les banques grecques, recapitalis&#233;es et restructur&#233;es gr&#226;ce aux saign&#233;es effectu&#233;es sur la population, ne sont plus promises &#224; &lt;em&gt;&#171; nationalisation &#187;&lt;/em&gt; par Tsipras ; il a d&#233;finitivement gomm&#233; le mot de son programme. La seule mesure de Syriza concernant le secteur bancaire consiste en un &lt;em&gt;&#171; contr&#244;le public &#187;&lt;/em&gt; sur les banques afin qu'elles accroissent leurs investissements aupr&#232;s des petites et moyennes entreprises. Vu le degr&#233; d'opacit&#233; des op&#233;rations financi&#232;res, quelques fonctionnaires ne pourront de toute fa&#231;on rien contr&#244;ler. Et mettre en &#339;uvre une politique favorable aux pr&#234;ts &#224; ce type d'entreprises doit certainement &#234;tre la promesse &#233;lectorale la plus partag&#233;e par tous les candidats bourgeois du monde. Rien de tr&#232;s &#8216;radical' en somme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des mesures pour faire face &#224; &#171; l'urgence humanitaire &#187; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Rien de r&#233;volutionnaire, mais sur le papier, elles rompent effectivement avec la politique d'aust&#233;rit&#233; des gouvernements pr&#233;c&#233;dents. Le salaire minimum serait relev&#233; &lt;em&gt;&#171; progressivement &#187;&lt;/em&gt; &#224; son niveau d'avant crise : 750 euros. Un certain nombre de fonctionnaires seraient &lt;em&gt;&#171; progressivement &#187;&lt;/em&gt; embauch&#233;s. Pas &#224; hauteur du nombre d'emplois supprim&#233;s dans la Fonction Publique depuis cinq ans, mais... leur quantit&#233; d&#233;pendra des pr&#233;conisations d'un prochain audit des administrations. Syriza s'est aussi engag&#233; &#224; travailler &#224; une nouvelle r&#233;forme de la l&#233;gislation du travail et &#224; offrir un acc&#232;s gratuit pour les plus pauvres &#224; l'&#233;lectricit&#233;, l'eau, les transports et les soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne l'augmentation du salaire minimum dans le secteur priv&#233;, le probl&#232;me reste entier. La grande majorit&#233; des salari&#233;s travaillent dans de tr&#232;s petites entreprises dont beaucoup sont en difficult&#233; quand elles ne sont pas au bord de la faillite. Comment s'imaginer une am&#233;lioration sans une pression ouvri&#232;re collective sur ces entrepreneurs, certes petits mais rapaces ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les moyens financiers manqueront &#224; l'&#201;tat pour parvenir &#224; r&#233;aliser ces mesures. Syriza ne remet pas en cause l'ordre capitaliste et ses ministres devront lever des fonds comme le fait n'importe quel gouvernement. Pour appliquer son programme, un gouvernement Syriza devra trouver des cr&#233;anciers qui tol&#232;rent les r&#233;formes sociales. Or la Tro&#239;ka ne brille pas par sa bienveillance &#224; l'&#233;gard des peuples et la Gr&#232;ce ne peut emprunter actuellement aux banques priv&#233;es qu'&#224; un taux de 9 %, un taux &#233;norme..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait possible de trouver les fonds n&#233;cessaires pour satisfaire les revendications vitales de la classe ouvri&#232;re sans alimenter davantage les coffres des banques, mais certainement pas sans une lev&#233;e populaire en masse, pas sans une mobilisation g&#233;n&#233;rale et profonde dans laquelle les travailleurs se fixeraient l'objectif de r&#233;quisitionner les banques pour les mettre sous leur contr&#244;le populaire, tout en ouvrant et contr&#244;lant les comptes des grandes entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant dire battre en br&#232;che leur syst&#232;me, bousculer les sacro-saintes lois de la propri&#233;t&#233; qui &#233;crasent les peuples et les travailleurs. Ce n'est pas ce que propose Syriza, qui n'&#233;voque qu'une r&#233;forme fiscale. Cela suffira-t-il pour engendrer assez de revenus pour financer les mesures sociales de son programme ? Dans ce pays o&#249; les classes dominantes et fortun&#233;es se font fort de ne pas payer l'imp&#244;t ? M&#234;me si pareille r&#233;forme &#233;tait vot&#233;e au parlement, les grandes fortunes et les grandes entreprises grecques contourneraient probablement la loi en utilisant les moyens d'&#233;vasion fiscale &#224; leur disposition. Comme le font les bourgeois du monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Syriza, nouvelle formation politique de gauche qui prend la suite des anciennes qui se sont us&#233;es &#224; l'exercice du pouvoir, entretient pour l'heure sa popularit&#233; sur un mirage : &lt;em&gt;&#171; votez pour nous et c'en sera fini de l'aust&#233;rit&#233; &#187;&lt;/em&gt;. Tiens donc ! Le renversement du rapport de forces ne proviendra pas des urnes. L'air sera bien rar&#233;fi&#233; autour des d&#233;put&#233;s et ministres de Syriza qui se retrouveront seuls face au chantage au pr&#234;t qu'exerceront les banquiers et la Tro&#239;ka.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.S.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_830 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L350xH278/siriza-e5a68.png?1526747702' width='350' height='278' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Gr&#232;ce : la classe ouvri&#232;re face &#224; l'impasse &#233;lectorale
</title>
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<description>Des politiciens europ&#233;ens insistent lourdement sur l'&#233;ventuel naufrage de la Gr&#232;ce en cas de victoire de Syriza aux l&#233;gislatives de ce mois de janvier. Dans leur bouche, plus qu'un pronostic, c'est une menace. Merkel s'est prononc&#233;e pour une sortie de la Gr&#232;ce de l'Union europ&#233;enne si un gouvernement Syriza s'&#233;cartait du chemin pav&#233; par ses pr&#233;d&#233;cesseurs. Ce serait la panique dans ce petit monde. Jusque-l&#224;, certes, ils &#233;taient bien tranquilles tant que le gouvernement de coalition Nouvelle d&#233;mocratie (UMP&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des politiciens europ&#233;ens insistent lourdement sur l'&#233;ventuel naufrage de la Gr&#232;ce en cas de victoire de Syriza aux l&#233;gislatives de ce mois de janvier. Dans leur bouche, plus qu'un pronostic, c'est une menace. Merkel s'est prononc&#233;e pour une sortie de la Gr&#232;ce de l'Union europ&#233;enne si un gouvernement Syriza s'&#233;cartait du chemin pav&#233; par ses pr&#233;d&#233;cesseurs. Ce serait la panique dans ce petit monde. Jusque-l&#224;, certes, ils &#233;taient bien tranquilles tant que le gouvernement de coalition Nouvelle d&#233;mocratie (UMP grec) &#8211; Pasok (PS grec) g&#233;rait les affaires de la bourgeoisie grecque, europ&#233;enne et internationale contre les travailleurs et les pauvres du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pouvant plus emprunter depuis 2010 aupr&#232;s des banques priv&#233;es, l'&#201;tat grec emprunte &#224; la Tro&#239;ka, c'est-&#224;-dire au FMI, &#224; la Banque Centrale Europ&#233;enne et &#224; la Commission Europ&#233;enne. Les n&#233;gociations pour le versement de chaque tranche de pr&#234;t &#233;taient jusqu'&#224; pr&#233;sent bien huil&#233;es : l'&#201;tat hell&#233;nique avait le droit &#224; une portion de dette suppl&#233;mentaire s'il mettait en &#339;uvre un cort&#232;ge de mesures antisociales. Les gouvernements grecs successifs dirig&#233;s par la droite ou la gauche les ont mises en place sans broncher depuis plus de quatre ans : baisse des pensions de retraite et du salaire minimum (-22 % !), hausse de la TVA, augmentation de l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite, privatisations massives, environ 200 000 suppressions de postes dans la Fonction Publique, casse des conventions collectives existantes et de la l&#233;gislation du travail, mutilation des couvertures sant&#233; et sociale...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bilan de cette saign&#233;e : le ch&#244;mage touche 27 % des travailleurs et pr&#232;s de 50 % des jeunes ; 1,5 million de Grecs sur les 11 millions que compte le pays n'ont plus acc&#232;s aux soins ; plus d'une dizaine d'h&#244;pitaux ont ferm&#233; ; une myriade d'entreprises ont fait faillite ; des centaines de milliers de salari&#233;s travaillent sans &#234;tre r&#233;mun&#233;r&#233;s par leur employeur. Et les plaies de la mis&#232;re s'infectent : le taux de sans-abri a explos&#233; ; le VIH se r&#233;pand &#224; une vitesse inqui&#233;tante ; la consommation de drogues dures s'est accrue dramatiquement ; les agressions racistes se multiplient, qu'elles soient perp&#233;tr&#233;es par des membres ou des proches du parti n&#233;o-nazi Aube Dor&#233;e, ou par des flics qui se sont souvent montr&#233;s complices de cette organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Premier ministre Samaras et les dirigeants de l'Union europ&#233;enne et du FMI claironnent depuis plusieurs mois &#224; la population grecque que leur pays se porte mieux gr&#226;ce &#224; la cure d'aust&#233;rit&#233; forc&#233;e. Mais l'&#233;c&#339;urement g&#233;n&#233;ral des pauvres et des travailleurs de Gr&#232;ce est bel et bien l&#224;. Comme l'&#233;ch&#233;ance &#233;lectorale qui donne au moins pour quelques semaines du fil &#224; retordre aux gouvernants de ce monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux Grecs vont effectivement exprimer leur col&#232;re dans les bureaux de vote le 25 janvier en votant en faveur de Syriza ou pour des formations politiques d'extr&#234;me gauche. Les sondages donnent Syriza en t&#234;te, avec 28 % &#224; 35 % des suffrages selon les instituts. De quoi prendre la direction d'un gouvernement de coalition ou m&#234;me, dans le cas le plus favorable, gouverner seul&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le parti qui arrive en t&#234;te aux &#233;lections l&#233;gislatives obtient 50 postes de (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Plane ainsi l'espoir de la population grecque d'en finir avec les mesures iniques impos&#233;es par la Tro&#239;ka et la bourgeoisie grecque. Ni plus ni moins &#224; ce jour, mais telle est la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;16 janvier 2015, Alek SOZEN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_828 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L450xH384/grece1-2-d1955.png?1526747702' width='450' height='384' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le parti qui arrive en t&#234;te aux &#233;lections l&#233;gislatives obtient 50 postes de d&#233;put&#233;s suppl&#233;mentaires, le reste des postes &#233;tant (&#224; peu pr&#232;s) distribu&#233; en proportion des r&#233;sultats &#233;lectoraux. Ce qui fait qu'il suffit de recueillir 31 % des voix pour gagner une majorit&#233; absolue au parlement et donc former un gouvernement sans avoir besoin de nouer des alliances.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Comment, tous ensemble, transformer l'espoir des travailleurs de Gr&#232;ce ?
</title>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<description>Malgr&#233; des d&#233;clarations bienveillantes &#224; l'&#233;gard des mouvements sociaux, la coalition Syriza n'a pas pour ambition de d&#233;velopper les luttes et de les coordonner pour &#233;tablir un rapport de force susceptible de mettre sous pression les capitalistes grecs et la Tro&#239;ka. Certes, Syriza a attir&#233; dans ses rangs nombre de syndicalistes et appara&#238;t aujourd'hui &#224; une bonne partie de ceux qui sont enclins &#224; descendre dans la rue comme le parti qui repr&#233;sente leurs int&#233;r&#234;ts. Mais &#224; y regarder de plus pr&#232;s, Syriza&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; des d&#233;clarations bienveillantes &#224; l'&#233;gard des mouvements sociaux, la coalition Syriza n'a pas pour ambition de d&#233;velopper les luttes et de les coordonner pour &#233;tablir un rapport de force susceptible de mettre sous pression les capitalistes grecs et la Tro&#239;ka. Certes, Syriza a attir&#233; dans ses rangs nombre de syndicalistes et appara&#238;t aujourd'hui &#224; une bonne partie de ceux qui sont enclins &#224; descendre dans la rue comme le parti qui repr&#233;sente leurs int&#233;r&#234;ts. Mais &#224; y regarder de plus pr&#232;s, Syriza s'est illustr&#233;e &#224; plusieurs reprises en freinant ou m&#234;me brisant des mouvements de gr&#232;ve dans des secteurs o&#249; les travailleurs se mobilisaient de fa&#231;on tr&#232;s majoritaire&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Par exemple en 2013, Syriza a milit&#233; activement pour que les enseignants (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, arguant qu'ils auraient trop &#224; perdre dans un affrontement d&#233;termin&#233; avec le gouvernement. Pour la direction de Syriza, les luttes t&#233;moignent d'une col&#232;re l&#233;gitime mais elles doivent &#234;tre subordonn&#233;es &#224; l'acc&#232;s au pouvoir de leur parti.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Comment faire pour que les espoirs des couches populaires port&#233;s sur Syriza ne soient pas vite d&#233;&#231;us ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comment faire pour que la confiance en Syriza ne tourne pas &#224; nouveau &#224; la grande d&#233;sillusion ? Celle-ci pourrait faire le lit du parti d'extr&#234;me droite Aube dor&#233;e et de ses milices qui attendent en embuscade. Car sa force potentielle est de surfer sur la mis&#232;re sociale et les pr&#233;jug&#233;s anti-immigr&#233;s auxquels s'accrochent une partie de la population grecque&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Ce n'est pas pour rien que Samaras a r&#233;agi aux attentats contre Charlie Hebdo (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La poursuite des politiques d'aust&#233;rit&#233; et la progression de l'extr&#234;me droite en Gr&#232;ce d&#233;pend avant tout du degr&#233; de combativit&#233; des travailleurs et de la jeunesse. Rien ne dit que la col&#232;re sociale restera confin&#233;e &#224; l'isoloir. L'espoir d'en finir avec la mis&#232;re pourrait prendre une toute autre dimension si les travailleurs, les ch&#244;meurs et les jeunes d&#233;cidaient de faire appliquer leur programme d'urgence sociale avec leurs m&#233;thodes, ensemble, dans la rue, par la gr&#232;ve, ne comptant que sur la force de leurs propres mobilisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs de Gr&#232;ce ont prouv&#233; tout au long de la crise qu'ils ne se r&#233;signaient pas. Une trentaine de journ&#233;es de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale depuis 2010 ont &#233;t&#233; organis&#233;es par les deux organisations syndicales du priv&#233; et du public. Celle du 27 novembre dernier a paralys&#233; tous les moyens de transport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, une multitude de luttes locales et sectorielles &#233;maillent le territoire ; contre les suppressions de postes et les licenciements &#8211; &#224; l'image de la tr&#232;s populaire mobilisation des 595 travailleuses du m&#233;nage du minist&#232;re des finances licenci&#233;es du jour au lendemain et qui se battent depuis plus d'un an &#8211; mais aussi sur d'autres motifs comme le versement des salaires par exemple. Les journ&#233;es nationales de mobilisation restent sans lendemain et les luttes locales demeurent isol&#233;es. C'est pourtant vers un mouvement d'ampleur que la classe ouvri&#232;re pourrait s'acheminer. Et &#224; vrai dire, c'est &#224; l'&#233;chelle de toute l'Europe que les travailleurs grecs devraient chercher et trouver les alli&#233;s qui les confortent contre leurs propres gouvernants. Et vice-versa. D'Espagne en Belgique, en passant par l'Italie, les politiques d'aust&#233;rit&#233; ont provoqu&#233; ces derniers temps des lev&#233;es en masse de travailleurs et de jeunes. Chaque fois spectaculaires mais pourtant chaque fois isol&#233;es. C'est notre t&#226;che, partout et &#224; tous, de donner du lien aux r&#233;voltes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.S.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Par exemple en 2013, Syriza a milit&#233; activement pour que les enseignants tr&#232;s majoritairement en gr&#232;ve, r&#233;unis dans des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales massives, reprennent le travail suite &#224; des menaces du gouvernement, alors que les gr&#233;vistes avaient vot&#233; en connaissance de cause pour la poursuite de la gr&#232;ve presque unanimement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ce n'est pas pour rien que Samaras a r&#233;agi aux attentats contre Charlie Hebdo en fustigeant la politique de Syriza en mati&#232;re d'immigration. Trop accueillante &#224; son go&#251;t, elle ferait le nid des terrorisme.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les capitalistes inquiets au sujet de la Gr&#232;ce... Vraiment ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-capitalistes-inquiets-au-sujet-de-la-Grece-Vraiment</link>
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		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ce
</dc:subject>
		<dc:subject>Dette
</dc:subject>

		<description>La dette grecque n'a rien d'effrayant pour le monde de la finance. Elle reste une goutte d'eau dans l'oc&#233;an financier : environ 350 milliards d'euros, c'est-&#224;-dire pas grand-chose compar&#233; aux dettes fran&#231;aises et allemandes qui repr&#233;sentent respectivement 2 200 milliards et 1 500 milliards d'euros. Sans parler de la dette des &#201;tats-Unis qui s'&#233;l&#232;ve &#224; plus de 17 000 milliards de dollars. D'autre part, la dette publique grecque est d&#233;tenue dans sa quasi totalit&#233; par la Tro&#239;ka, c'est-&#224;-dire par les &#201;tats qui la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La dette grecque n'a rien d'effrayant pour le monde de la finance. Elle reste une goutte d'eau dans l'oc&#233;an financier : environ 350 milliards d'euros, c'est-&#224;-dire pas grand-chose compar&#233; aux dettes fran&#231;aises et allemandes qui repr&#233;sentent respectivement 2 200 milliards et 1 500 milliards d'euros. Sans parler de la dette des &#201;tats-Unis qui s'&#233;l&#232;ve &#224; plus de 17 000 milliards de dollars. D'autre part, la dette publique grecque est d&#233;tenue dans sa quasi totalit&#233; par la Tro&#239;ka, c'est-&#224;-dire par les &#201;tats qui la composent, qui se chargent de la faire payer &#224; la population pauvre de Gr&#232;ce. Les banques priv&#233;es s'en sont d&#233;gag&#233;es massivement en 2012 apr&#232;s avoir tir&#233; de juteux profits de cette rente pendant de nombreuses ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne les emp&#234;che pas d'entretenir des relations toujours tr&#232;s profitables avec les capitalistes grecs. Le Cr&#233;dit agricole, BNP Paribas ou la Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale ont investi plusieurs milliards d'euros en Gr&#232;ce depuis le d&#233;but de la crise, principalement aupr&#232;s des richissimes armateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du fait de la faiblesse du capitalisme grec et de l'histoire europ&#233;enne, les multinationales fran&#231;aises et allemandes ont &#233;t&#233; les premi&#232;res &#224; profiter de la dette grecque. D'une main les banquiers de ces pays pr&#234;tent &#224; la Gr&#232;ce et r&#233;cup&#232;rent leur mise, plus les int&#233;r&#234;ts. De l'autre, les multinationales fran&#231;aises et allemandes du b&#226;timent, de l'armement, de l'industrie, de l'agroalimentaire, de la grande distribution r&#233;cup&#232;rent l'argent pr&#234;t&#233;. D'abord parce que, sur le territoire hell&#233;nique, elles ont &#233;t&#233; (et sont encore !) les premi&#232;res appel&#233;es pour effectuer les grands travaux (ponts, autoroutes, m&#233;tro...) et pour r&#233;pondre aux contrats d'armements disproportionn&#233;s. Ensuite parce que l'augmentation du niveau de vie des Grecs avant la crise leur a largement b&#233;n&#233;fici&#233;. Les Grecs, vivant soi-disant &lt;em&gt;&#171; au-dessus de leurs moyens &#187;&lt;/em&gt;, ont permis aux trusts fran&#231;ais et allemands d'&#233;couler quantit&#233; de biens de consommation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.S.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_829 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH374/Grece2-cc672.png?1529517579' width='400' height='374' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> En Allemagne, le chantage sur un air de &#171; Grexit &#187;
</title>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<dc:subject>Allemagne
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		<description>D&#233;but janvier, l'hebdomadaire Der Spiegel a d&#233;marr&#233; sur les chapeaux de roue. Par l'annonce que le gouvernement aurait chang&#233; d'attitude face &#224; la Gr&#232;ce, Merkel et le ministre des finances Sch&#228;uble consid&#233;rant d&#233;sormais g&#233;rable une sortie de l'Euro de la Gr&#232;ce. &lt;br /&gt;La Gr&#232;ce hors de l'Euro ? Au d&#233;but, peu de politiciens hormis ceux de la CDU/CSU et de l'AfD (Alternative pour l'Allemagne, nouvelle formation populiste qui a fait r&#233;guli&#232;rement campagne pour la sortie de la Gr&#232;ce de l'Euro) saluaient cette strat&#233;gie.&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;but janvier, l'hebdomadaire Der Spiegel a d&#233;marr&#233; sur les chapeaux de roue. Par l'annonce que le gouvernement aurait chang&#233; d'attitude face &#224; la Gr&#232;ce, Merkel et le ministre des finances Sch&#228;uble consid&#233;rant d&#233;sormais g&#233;rable une sortie de l'Euro de la Gr&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Gr&#232;ce hors de l'Euro ? Au d&#233;but, peu de politiciens hormis ceux de la CDU/CSU et de l'AfD (Alternative pour l'Allemagne, nouvelle formation populiste qui a fait r&#233;guli&#232;rement campagne pour la sortie de la Gr&#232;ce de l'Euro) saluaient cette strat&#233;gie. Les voix de tous les partis, y compris de divers experts en &#233;conomie, se multipliaient pour refuser cette &lt;em&gt;&#171; sp&#233;culation irresponsable &#187;&lt;/em&gt; et cette &lt;em&gt;&#171; ing&#233;rence dans les &#233;lections &#187;&lt;/em&gt;. Le spectre de l'insolvabilit&#233; d'autres pays de l'UE et d'un &lt;em&gt;&#171; &#233;tat de quasi-guerre civile &#187;&lt;/em&gt; en Gr&#232;ce, pour le pr&#233;sident du SPD.&lt;em&gt; &#171; Des conseils non avis&#233;s &#187;&lt;/em&gt; qui pourraient donner aux Grecs le sentiment qu'ils ne d&#233;cident pas de leur propre destin par les &#233;lections et que Berlin et Bruxelles tirent les ficelles, pour le pr&#233;sident du parlement europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tous se sont n&#233;anmoins ligu&#233;s (die Linke except&#233;e) autour du diktat de l'aust&#233;rit&#233;, peu importe le r&#233;sultat des &#233;lections&#8230; Avec ou sans Euro, le peuple grec doit continuer &#224; payer pour le sauvetage des banques et entreprises allemandes et fran&#231;aises, et la classe ouvri&#232;re doit en supporter la plus grande part !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Merkel ? Elle fait mine de se tenir hors du d&#233;bat. Prudence ! Ne pas accro&#238;tre par trop d'agressivit&#233; la col&#232;re de la population grecque ni surtout apporter des voix suppl&#233;mentaires &#224; Syriza ! Mais cela n'emp&#234;che pas son fatras moralisateur habituel : &lt;em&gt;&#171; Efforts personnels d'une part, solidarit&#233; d'autre part &#187;&lt;/em&gt; &#8211; cela aurait fonctionn&#233; avec succ&#232;s en Gr&#232;ce. En affirmant que le gouvernement allemand veut conserver la Gr&#232;ce dans l'espace europ&#233;en, elle contredit les supputations du Spiegel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne sait pas si c'est juste du vent, du bluff. Il y a quelques ann&#233;es, au d&#233;but de la crise, Merkel r&#233;p&#233;tait inlassablement que l'Euro devait &#234;tre sauv&#233;, et des centaines de milliards d&#233;bloqu&#233;s &#171; pour la Gr&#232;ce &#187;. Si elle laisse dire aujourd'hui qu'un retrait de la Gr&#232;ce serait &lt;em&gt;&#171; g&#233;rable &#187;&lt;/em&gt;, c'est probablement que des choses ont chang&#233; depuis 2010, o&#249; la Gr&#232;ce &#233;tait encore exclusivement endett&#233;e aupr&#232;s de cr&#233;anciers priv&#233;s (banques, assurances, fonds, personnes priv&#233;es). Aujourd'hui elle l'est presque exclusivement aupr&#232;s de cr&#233;anciers publics : les &#201;tats de la zone Euro, le m&#233;canisme europ&#233;en de stabilit&#233; MES, le FMI et la BCE. Gr&#226;ce &#224; la &#8216;politique de sauvetage' de la Tro&#239;ka, qui a &#233;t&#233; dict&#233;e assez significativement par le gouvernement allemand, les cr&#233;anciers priv&#233;s n'ont plus grand-chose &#224; craindre, compar&#233; &#224; 2010, d'une banqueroute apr&#232;s une sortie de l'Euro. C'est pourquoi il est possible que le gouvernement allemand soit pr&#234;t &#224; lorgner du c&#244;t&#233; d'une &#171; Grexit &#187; (Exit la Gr&#232;ce !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est certain, c'est que par Der Spiegel interpos&#233;, signal est donn&#233; &#224; la population grecque qu'un &#8216;mauvais vote' pourrait encore empirer les choses. Un responsable de Syriza a cherch&#233; &#224; parer les coups en arguant que la Gr&#232;ce en son temps, apr&#232;s la deuxi&#232;me guerre mondiale, lors de la conf&#233;rence de la dette &#224; Londres en 1953, avait comme d'autres pays all&#233;g&#233; la dette... de l'Allemagne ! De quoi attendrir le c&#339;ur de Merkel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit : ing&#233;rence dans la campagne &#233;lectorale ? Mais bien s&#251;r !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sabine M&#220;LLER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_831 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH409/grece_all-c5401.png?1529602011' width='400' height='409' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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