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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> H&#244;pital psychiatrique de Caen : Briser l'isolement par la coordination des luttes
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		<dc:date>2014-04-22T15:55:33Z</dc:date>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>H&#244;pital
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		<description>L'h&#244;pital psychiatrique &#8211; appel&#233; d&#233;sormais EPSM pour &#201;tablissement Public de Sant&#233; Mentale &#8211; de Caen a &#233;t&#233; le th&#233;&#226;tre l'an dernier de deux gr&#232;ves victorieuses contre un programme d'&#233;conomies budg&#233;taires qui aurait abouti &#224; supprimer 5 jours de RTT pour chaque employ&#233; et 20 postes dans les divers services. &lt;br /&gt;Des allures de village gaulois &lt;br /&gt;Contrairement &#224; la plupart des h&#244;pitaux aujourd'hui, l'EPSM a gard&#233; parmi ses 1 200 salari&#233;s une blanchisserie, un laboratoire, une cuisine ou encore un garage, dont les membres&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Hopitaux-les-salaries-sur-le-qui-vive-" rel="directory"&gt;H&#244;pitaux : les salari&#233;s sur le qui-vive
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Hopital-+" rel="tag"&gt;H&#244;pital
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'h&#244;pital psychiatrique &#8211; appel&#233; d&#233;sormais EPSM pour &#201;tablissement Public de Sant&#233; Mentale &#8211; de Caen a &#233;t&#233; le th&#233;&#226;tre l'an dernier de deux gr&#232;ves victorieuses contre un programme d'&#233;conomies budg&#233;taires qui aurait abouti &#224; supprimer 5 jours de RTT pour chaque employ&#233; et 20 postes dans les divers services.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des allures de village gaulois&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; la plupart des h&#244;pitaux aujourd'hui, l'EPSM a gard&#233; parmi ses 1 200 salari&#233;s une blanchisserie, un laboratoire, une cuisine ou encore un garage, dont les membres d&#233;pendent du m&#234;me patron que le personnel soignant. Son d&#233;ficit, dont l'origine est &#224; chercher comme dans les autres h&#244;pitaux du c&#244;t&#233; des baisses de dotation de l'Agence R&#233;gionale de Sant&#233; (ARS), est cependant bien moindre qu'ailleurs : &#224; peine 4 % du budget total. Aussi, lorsque le nouveau directeur, un vieux renard aux dents longues, a pr&#233;sent&#233; en mai dernier son plan d'attaque, il a rapidement suscit&#233; la col&#232;re dans les services. Il se faisait fort de r&#233;tablir l'&#233;quilibre des comptes, disait-il. Et il mentionnait comme des faits d'armes les plans d'&#233;conomie qu'il avait men&#233;s dans ses postes pr&#233;c&#233;dents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant son arriv&#233;e, l'&#233;quipe de militants syndicaux combatifs pouvait mobiliser en un laps de temps tr&#232;s court plusieurs dizaines de coll&#232;gues pour aller ensemble taper du poing sur la table dans les bureaux de la direction. Il est rapidement apparu que cela ne suffirait pas, et que le patron avait anticip&#233; ce type de mobilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'il n'avait pas pr&#233;vu, c'est que la masse des salari&#233;s s'engagerait dans la bagarre. Une premi&#232;re fois en juin, plusieurs centaines de personnes se sont mises en gr&#232;ve. Apr&#232;s sept jours de mouvement, la direction enterrait son projet. Le vieux renard n'avait cependant pas dit son dernier mot. &#192; l'automne, les repr&#233;sentants de l'ARS, autrement dit l'&#201;tat, mettaient en sc&#232;ne, lors de discussions tripartites avec les d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux et la direction, leur refus de combler le d&#233;ficit. C'&#233;tait une invitation au directeur pour resservir son plan, &#224; peine retouch&#233;. Ce qu'il a fait en d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Il n'est pas fatigu&#233; ? Nous non plus !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On aurait pu craindre que cette obstination ne d&#233;courage les salari&#233;s. Mais l'euphorie qui avait suivi la victoire de juin n'&#233;tait pas compl&#232;tement retomb&#233;e. Les gr&#233;vistes se sont trouv&#233;s d'embl&#233;e nombreux comme au plus fort de la gr&#232;ve. Et avec l'envie de frapper fort, tout de suite. Le mardi 17 d&#233;cembre, ils ont non seulement emp&#234;ch&#233; les participants &#224; une r&#233;union obligatoire pour la validation du plan d'&#233;conomie d'entrer dans la salle pr&#233;vue, mais encore ils ont suivi le directeur pour &#233;viter qu'il ne la tienne sur un coin de table ailleurs dans l'h&#244;pital. Et ce, jusque dans son bureau, d'o&#249; il a fini par partir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeudi suivant, il jouait son va-tout en appelant dans la soir&#233;e la police pour forcer le piquet et faire entrer trois ambulances. Le moral des gr&#233;vistes en a &#233;t&#233; galvanis&#233;. Ils se sont relay&#233;s toute la nuit sur un piquet renforc&#233;. Et, le lendemain matin, les m&#233;decins, comme en juin, se d&#233;solidarisaient du directeur par une d&#233;claration commune. C'&#233;tait le signe de la victoire, acquise dans la journ&#233;e, au quatri&#232;me jour de gr&#232;ve, soit deux fois plus vite qu'en juin !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Au troisi&#232;me round, on le met KO ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si les gr&#232;ves de juin et d&#233;cembre ont clairement marqu&#233; l'avantage des gr&#233;vistes au sein de l'h&#244;pital psychiatrique, &#224; l'ext&#233;rieur l'ARS se refuse toujours &#224; sortir son carnet de ch&#232;que. Tant qu'ils ne l'auront pas fait payer, les salari&#233;s ne seront pas tranquilles. D'ailleurs, le directeur a convoqu&#233; il y a peu une nouvelle batterie de r&#233;unions qui annoncent une troisi&#232;me mouture du plan encore plus violente, avec 50 suppressions de poste. Pour gagner, il faut donc s'adresser &#224; d'autres, et engager le combat commun contre l'&#201;tat financeur. On peut regretter que cela n'ait pas &#233;t&#233; tent&#233; plus t&#244;t. Mais le cap est maintenant pris, et bien pris.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Unifier les h&#244;pitaux en lutte... et ceux qui y pensent &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Vendredi 4 avril, une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale se tenait &#224; Caen. &#192; l'appel de l'intersyndicale CGT-Sud de l'EPSM, des d&#233;l&#233;gu&#233;s repr&#233;sentant pr&#232;s de 40 &#233;tablissements ont racont&#233; les attaques qu'ils avaient d&#233;j&#224; subies ou qu'ils subissaient, et surtout d&#233;battu &#224; propos de la n&#233;cessit&#233; de se battre ensemble. C'est un succ&#232;s d'autant plus remarquable que la F&#233;d&#233;ration CGT Sant&#233;-social n'a pas relay&#233; l'appel et s'est m&#234;me pay&#233; de luxe de venir &#224; l'AG pour intervenir contre l'initiative. La F&#233;d&#233;ration Sud, quant &#224; elle, a adopt&#233; une attitude plus favorable. Mais le syndicat Sud Sant&#233; sociaux AP-HP (Assistance publique-H&#244;pitaux de Paris) a tout de m&#234;me bloqu&#233; l'envoi de d&#233;l&#233;gu&#233;s parisiens, limitant arbitrairement leur nombre &#224; 2 pour tout l'AP-HP, comme si les attaques ne s'&#233;taient pas multipli&#233;es ces derni&#232;res ann&#233;es &#224; l'H&#244;tel-Dieu, &#224; Tenon ou bien la Salp&#234;tri&#232;re, pour n'en citer que quelques uns&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='ERRATUM : Comme nous l'a signal&#233; un lecteur, dans notre &#233;dition papier et &#224; la (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les participants ont voulu se donner du temps pour rassembler plus largement encore. Une nouvelle assembl&#233;e inter-h&#244;pitaux est pr&#233;vue le 22 mai prochain &#224; l'H&#244;tel-Dieu &#224; Paris. &#192; son ordre du jour figurera l'organisation d'une mobilisation courant septembre. Il est &#224; souhaiter que le plus grand nombre de salari&#233;s des h&#244;pitaux se joignent aux d&#233;l&#233;gu&#233;s pionniers, renforce cette coordination en gestation... et pourquoi pas son agenda !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10 avril 2014, Mathieu PARANT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;En juin, premi&#232;re gr&#232;ve&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans les assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales, toutes les cat&#233;gories de salari&#233;s se c&#244;toyaient. En d&#233;pit des r&#233;quisitions, elles d&#233;passaient les 300 participants. On y sentait la d&#233;termination des uns et des autres. Les gr&#233;vistes ont d&#233;cid&#233; faire monter graduellement la pression sur le directeur. Son bureau aux fen&#234;tres enti&#232;rement repeintes &#224; coup d'&#339;ufs, &#233;tait encombr&#233; de sacs de linge sale. Bient&#244;t, il ne lui a plus &#233;t&#233; possible de se d&#233;placer dans l'EPSM sans une &#171; escorte &#187; d'au moins une trentaine de gr&#233;vistes &#8211; escorte bruyante, on s'en doute. Lorsqu'il venait manger &#224; la cantine, les salari&#233;s attabl&#233;s se mettaient &#224; taper sur les tables avec leurs couverts et le mettaient en fuite. C'est alors que les gr&#233;vistes ont mis en place un piquet pour emp&#234;cher les admissions, du jamais vu de m&#233;moire d'ancien. Il a &#233;t&#233; tenu jour et nuit par jamais moins de 30 gr&#233;vistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les semaines qui ont suivi, l'atmosph&#232;re avait chang&#233; &#224; l'h&#244;pital. Des coll&#232;gues d'habitude taciturnes arrivaient au boulot avec le sourire. Dans les couloirs, les discussions n'en finissaient pas. Et, surtout, des gens de m&#233;tiers diff&#233;rents qui se croisaient sans jamais vraiment se rencontrer ont appris &#224; se conna&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. P.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;La coordination, un besoin exprim&#233; par les salari&#233;s eux-m&#234;mes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La lutte de l'EPSM de Caen n'est pas pass&#233;e inaper&#231;ue dans le monde hospitalier. Ce n'est pas si fr&#233;quent que des salari&#233;s repoussent les attaques de leur direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; patronal, &#231;a fait longtemps qu'on se refile des tuyaux pour s'en prendre aux travailleurs. &#192; l'h&#244;pital de Bayeux, &#224; 30 kilom&#232;tres de l&#224;, la direction a fait gober &#224; l'automne la suppression des 5 jours de RTT aux 800 salari&#233;s, pr&#233;tendant que cela &#233;viterait de toucher aux emplois... et en f&#233;vrier, elle supprimait 18 postes ! Un plan qui ressemble comme deux gouttes d'eau &#224; celui du directeur de l'h&#244;pital psychiatrique de Caen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les deux gr&#232;ves, la permanence syndicale a commenc&#233; &#224; recevoir des coups de fil de militants hospitaliers d'un peu partout en France, confront&#233;s aux m&#234;mes sales coups, et avides de savoir comment ceux de l'EPSM avaient fait. C'est &#224; la fois pour r&#233;pondre &#224; ces sollicitations, et pour trouver de l'aide pour combattre l'ARS et le minist&#232;re de la Sant&#233; que l'intersyndicale de l'EPSM a appel&#233; &#224; l'assembl&#233;e du 4 avril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;ERRATUM : Comme nous l'a signal&#233; un lecteur, dans notre &#233;dition papier et &#224; la parution de ce num&#233;ro de notre revue, nous avions &#233;crit &#224; tort : &lt;em&gt;&#171; La &lt;strong&gt;F&#233;d&#233;ration Sud&lt;/strong&gt;, quant &#224; elle, a adopt&#233; une attitude plus favorable&#8230; mais a tout de m&#234;me bloqu&#233; l'envoi de d&#233;l&#233;gu&#233;s parisiens, limitant arbitrairement leur nombre &#224; deux pour tout l'AP-HP&#8230;. &#187;&lt;/em&gt;. V&#233;rification faite, c'est non pas la F&#233;d&#233;ration Sud Sant&#233;, mais le syndicat Sud AP-HP qui a pris cette d&#233;cision en signifiant par un mail sur les listes du syndicat que seulement deux personnes pourraient se rendre &#224; Caen. Nous prions nos lecteurs de nous excuser de cette erreur. La r&#233;daction de CR.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Hospices civils de Lyon : Les effets de la privatisation du m&#233;nage
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Hospices-civils-de-Lyon-Les-effets-de-la-privatisation-du-menage</link>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>H&#244;pital
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		<dc:subject>R&#233;gion lyonnaise
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		<dc:subject>nettoyage
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		<description>Les travailleurs des h&#244;pitaux lyonnais sont confront&#233;s au probl&#232;me de la privatisation de la fonction m&#233;nage sur l'ensemble des HCL (Hospices civils de Lyon), au profit d'une grosse soci&#233;t&#233; de nettoyage et d'entretien, GSF (&#171; Groupe-Service-France &#187;). &#192; ce sujet, Convergences r&#233;volutionnaires a rencontr&#233; Sylvie, une infirmi&#232;re de l'h&#244;pital de la Croix-Rousse. Qu'est-ce que GSF ? Comment fonctionne le travail des salari&#233;s de GSF &#224; l'h&#244;pital ? &lt;br /&gt;C'est une grosse bo&#238;te de nettoyage et d'entretien, qui a la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les travailleurs des h&#244;pitaux lyonnais sont confront&#233;s au probl&#232;me de la privatisation de la fonction m&#233;nage sur l'ensemble des HCL (Hospices civils de Lyon), au profit d'une grosse soci&#233;t&#233; de nettoyage et d'entretien, GSF (&#171; Groupe-Service-France &#187;). &#192; ce sujet, Convergences r&#233;volutionnaires a rencontr&#233; Sylvie&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, une infirmi&#232;re de l'h&#244;pital de la Croix-Rousse.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Par ailleurs, &#224; Lyon, ces derni&#232;res ann&#233;es, la direction des HCL a ferm&#233; ou (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Qu'est-ce que GSF ? Comment fonctionne le travail des salari&#233;s de GSF &#224; l'h&#244;pital ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;C'est une grosse bo&#238;te de nettoyage et d'entretien, qui a la r&#233;putation d'&#234;tre une soci&#233;t&#233; &#171; esclavagiste &#187;. Leurs employ&#233;es (essentiellement des femmes) font des horaires coup&#233;s exclusivement en temps partiels. Mais la charge de travail est telle qu'elles font presque syst&#233;matiquement des heures suppl&#233;mentaires, et peuvent travailler l'&#233;quivalent d'un temps complet pour r&#233;ussir &#224; faire tout ce qu'on leur demande. Ils sont all&#233;s jusqu'&#224; leur demander de faire des horaires coup&#233;s en commen&#231;ant de 3 &#224; 4 heures du matin avant de revenir dans la matin&#233;e, tout cela pour pouvoir nettoyer la salle de soins... ce qu'on arrivait tr&#232;s bien &#224; faire dans la journ&#233;e avant l'arriv&#233;e de GSF. De plus, on ne leur donne pas les moyens de travailler correctement, tant au niveau du mat&#233;riel que de la formation. Ce qui peut entra&#238;ner des tensions entre les diff&#233;rentes &#233;quipes. Par exemple, les &#233;quipes soignantes doivent s'organiser en fonction des contraintes des agents de GSF : la salle de soins ne pouvant pas &#234;tre nettoy&#233;e pendant la rel&#232;ve. Mais au moindre dysfonctionnement transmis &#224; GSF par les cadres ou les syndicats, les agents sont licenci&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Que deviennent les agents qui effectuaient les t&#226;ches de m&#233;nage avant la privatisation ? &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les ASH (agents de services hospitaliers) titulaires sont reclass&#233;s sur d'autres postes. Les d&#233;parts &#224; la retraite ne sont pas renouvel&#233;s, et les CDD sont purement et simplement vir&#233;s. Les postes propos&#233;s aux titulaires ne sont pas tr&#232;s attractifs. Ces derni&#232;res sont repositionn&#233;es sur des t&#226;ches logistiques, ou dans d'autres services comme la cuisine, la g&#233;riatrie ou le brancardage &#8211; une t&#226;che tr&#232;s physique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, certains agents de 40 ou 50 ans, d&#233;j&#224; &#171; abim&#233;es &#187; par le boulot, ne se voient pas pousser des lits et des fauteuils sur des kilom&#232;tres ! En plus, elles ont &#233;t&#233; compl&#232;tement sorties des &#233;quipes de soins auxquelles elles appartenaient depuis des ann&#233;es, ce qui n'est pas forc&#233;ment facile &#224; vivre.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Quelles sont les cons&#233;quences de la privatisation sur le reste des agents ? &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le travail que faisaient les ASH n'a pas &#233;t&#233; enti&#232;rement repris par GSF. Les t&#226;ches restantes doivent donc &#234;tre faites par les &#233;quipes de soins, qui sont d&#233;j&#224; bien assez surcharg&#233;es de travail. Sans oublier que les ASH titulaires sont reclass&#233;es sur des postes d&#233;j&#224; occup&#233;s par des coll&#232;gues en CDD qui vont tout simplement &#234;tre vir&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Et les r&#233;actions du reste du personnel ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La mobilisation existe, elle se fait souvent &#224; chaque fois qu'un service est touch&#233; par ces restructurations. Mais les restructurations se font souvent un service apr&#232;s l'autre. Organiser une r&#233;action collective reste difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus &#224; l'h&#244;pital, nous nous retrouvons souvent assign&#233;s pour assurer un service minimum pour assurer la s&#233;curit&#233; des patients. Nos moyens de pression vis-&#224;-vis des politiques de la direction sont donc limit&#233;s en l'absence d'une forte mobilisation. Ce qui marche bien, c'est quand on s'adresse &#224; la population afin de faire conna&#238;tre la d&#233;gradation des conditions de travail &#8211; et donc d'accueil et de prise en charge des patients &#8211; et d'obtenir leur soutien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Regrouper ces luttes et essayer de faire front tous ensemble serait une bonne id&#233;e, car on se rend compte qu'on est tous dans la m&#234;me gal&#232;re. Il nous faut obtenir une r&#233;action collective de tous les &#233;tablissements de sant&#233;, mais pas seulement... car tous les salari&#233;s subissent de telles attaques, et quand on voit ce que nous pr&#233;pare le nouveau gouvernement avec son plan d'aust&#233;rit&#233; de 10 milliards d'euros dans la Sant&#233;, et en tout de 50 milliards, on se dit qu'on va avoir fort &#224; faire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Fatou KAMARA et Mehdi KAMAN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;GSF exploite aussi... dans la Chimie &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'entreprise GSF est coutumi&#232;re des m&#233;thodes de management les plus agressives. C'est l'exp&#233;rience que vivent les employ&#233;es de m&#233;nage qui travaillent sur le site Solvay de Saint-Fons Chimie dans la banlieue lyonnaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette usine class&#233;e Seveso 2, certaines employ&#233;es ont plus de vingt ans d'anciennet&#233; sur le site. Au gr&#233; des repreneurs successifs elles ont pu tisser des liens de solidarit&#233;, non seulement entre elles mais aussi avec les salari&#233;s de Solvay. En 2010, une gr&#232;ve courageuse a dur&#233; plusieurs jours pour leurs droits et leurs salaires. En 2012, GSF reprend le contrat du m&#233;nage en 2012 et se donne, semble-t-il, pour priorit&#233;, de briser ce collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les man&#339;uvres d'intimidation commencent alors pour faire travailler les employ&#233;es hors de leurs secteurs habituels ou leur imposer d'aller travailler sur un autre site sans raisons apparentes. Les agents de ma&#238;trise (souvent des hommes) d&#233;barquent &#224; trois, en fin de journ&#233;e, au moment o&#249; l'employ&#233;e est seule, pour lui arracher un consentement. Mais, face &#224; des r&#233;sistances, ils s'autorisent &#224; aller plus loin : alors qu'une employ&#233;e persistait dans son refus, ils lui ont fait subir la violence d'une proc&#233;dure de mise &#224; pied conservatoire. Au bout d'une semaine, l'entretien pr&#233;alable &#224; sanctions n'&#233;tait l&#224; que pour la contraindre &#224; travailler ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout est bon pour fragiliser les employ&#233;es. Alors que le manque de moyens en heures et en mat&#233;riels est criant, la tourn&#233;e quotidienne d'inspections de la responsable ne sert qu'&#224; constater d'&#233;ventuels manques qui pourront &#234;tre utilis&#233;s &#224; charge contre la salari&#233;e. Ils envoient seule &#224; un examen d'habilitation une employ&#233;e dont les difficult&#233;s en fran&#231;ais sont connues : &#233;chec et humiliation assur&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des salari&#233;s en permanence isol&#233;s et fragilis&#233;s : tel est le mod&#232;le que l'encadrement de GSF s'emploie activement &#224; imposer. Y parviendra-t-il ? Ce n'est pas dit. D'autres luttes (dont celle de 2010 &#224; Solvay, ou celles &#224; la Gare d'Austerlitz et &#224; Renault-Lardy, voir nos articles) ont r&#233;v&#233;l&#233; la combattivit&#233; des travailleurs du nettoyage et leur capacit&#233; &#224; susciter la solidarit&#233; aupr&#232;s des salari&#233;s des sites concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rafi HAMALIAN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Par ailleurs, &#224; Lyon, ces derni&#232;res ann&#233;es, la direction des HCL a ferm&#233; ou restructur&#233; des services non rentables comme les centres d'IVG, ferm&#233; des lits et supprim&#233; plus de 200 postes sur cinq ans. D'o&#249; une d&#233;gradation des conditions d'accueil et de prise en charge des patients, ainsi que des conditions de travail des agents, qui se retrouvent en sous-effectif constant et qui accumulent les heures suppl&#233;mentaires &#8211; souvent non pay&#233;es. Les cons&#233;quences de cette situation peuvent &#234;tre dramatiques : lors de la restructuration des laboratoires des HCL fin 2012, un agent s'est donn&#233; la mort alors qu'il subissait pour la troisi&#232;me fois une restructuration.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Travail en 12 heures d'affil&#233;e, le miroir aux alouettes
</title>
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>H&#244;pital
</dc:subject>

		<description>Dans les h&#244;pitaux, les services de soins sont g&#233;n&#233;ralement organis&#233;s avec une &#233;quipe de jour qui alterne matin/soir et une de nuit. Par exemple, les soignants de jour font des journ&#233;es de sept heures trente et l'&#233;quipe de nuit travaille dix heures d'affil&#233;e (avec un recouvrement des &#233;quipes lors de la rel&#232;ve). Mais de plus en plus de services passent &#224; une organisation de travail en deux fois douze heures. &lt;br /&gt;Par exemple, le premier poste s'&#233;tend de 7 heures du matin &#224; 19 heures, le second de 19 heures &#224; 7&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Hopitaux-les-salaries-sur-le-qui-vive-" rel="directory"&gt;H&#244;pitaux : les salari&#233;s sur le qui-vive
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Hopital-+" rel="tag"&gt;H&#244;pital
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les h&#244;pitaux, les services de soins sont g&#233;n&#233;ralement organis&#233;s avec une &#233;quipe de jour qui alterne matin/soir et une de nuit. Par exemple, les soignants de jour font des journ&#233;es de sept heures trente et l'&#233;quipe de nuit travaille dix heures d'affil&#233;e (avec un recouvrement des &#233;quipes lors de la rel&#232;ve). Mais de plus en plus de services passent &#224; une organisation de travail en deux fois douze heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, le premier poste s'&#233;tend de 7 heures du matin &#224; 19 heures, le second de 19 heures &#224; 7 heures. En principe, quatre jours de repos par semaine compensent ces longues journ&#233;es en 12 heures vu que 36 heures de travail sont effectu&#233;es en trois jours. Ce fonctionnement se retrouve dans beaucoup de services d'urgences et de r&#233;animation mais aussi dans d'autres types de services (soins palliatifs, psychiatrie, chirurgie, etc.). Dans les textes, il ne peut se faire que sur d&#233;rogation &lt;em&gt;&#171; lorsque les contraintes de continuit&#233; du service public l'exigent &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='D&#233;cret n&#176;2002-9 du 4 janvier 2002, article 7' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;. Ce recours doit rester exceptionnel et provisoire. En r&#233;alit&#233; il est utilis&#233; de mani&#232;re bien plus syst&#233;matique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;organisations permettent aux directions d'h&#244;pitaux de supprimer des postes (au minimum 6 % mais sans doute plus). Les 12 heures favorisent l'auto-remplacement. L'encadrement peut plus facilement faire revenir sur les quelque 4 jours de repos par semaine s'il manque du personnel. C'est aussi une fa&#231;on de trouver du personnel de nuit : dans de nombreux services en 12 heures, les &#233;quipes alternent entre les jours et les nuits, il n'y a plus d'&#233;quipe fixe de nuit.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les 12 heures : un c&#244;t&#233; all&#233;chant&#8230; mais pas pour tout le monde &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; soignants, l'organisation d'un service en 12 heures &#224; ses c&#244;t&#233;s s&#233;duisants. Avec un planning en 12 heures, il est possible d'avoir cinq, six, voire quelques fois sept jours de repos cons&#233;cutifs. Moins de weekends sont travaill&#233;s (en moyenne un sur trois contre un sur deux en 7 heures 30). Le sentiment d'avoir plus de temps personnel et d'&#234;tre globalement moins fatigu&#233;es peut faire illusion. Cette impression vient en partie des conditions de travail actuelles dans les services. Avec un sous-effectif chronique et l'augmentation de la charge de travail, il est de plus en plus difficile de finir &#224; l'heure : les 7 heures 30 se transforment en 8 heures voire plus. En 7 heures 30, c'est cinq jours sur sept que les horaires sont d&#233;pass&#233;s, et parfois de beaucoup, l&#224; o&#249; ils ne le seront que trois fois en 12 heures. La r&#233;duction des temps de trajet, car moins fr&#233;quents, est appr&#233;ci&#233;e. L'argument financier rentre aussi souvent en compte. Enfin, sur le travail en lui-m&#234;me, l'id&#233;e qu'on peut mieux organiser son travail sur 12 heures en &#233;talant certaines t&#226;ches sur la journ&#233;e est assez r&#233;pandue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tout le monde n'est pas s&#233;duit. Les &#233;quipes de nuit, par exemple, y voient beaucoup plus d'inconv&#233;nients : moins d'heures de nuit r&#233;mun&#233;r&#233;es avec une prise de service &#224; 19 heures, allongement de la nuit de travail sans beaucoup plus de repos, perte du repas du soir en famille, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En y regardant de pr&#232;s, cette organisation du travail s&#233;duit surtout les &#233;quipes de jeunes, particuli&#232;rement celles actuellement en jour, sur lesquelles s'appuient les directions contre les syndicats qui d&#233;noncent les 12 heures. D'o&#249; des dissensions entre salari&#233;s &#224; ce sujet, qui font passer &#224; la trappe les probl&#232;mes essentiels d'effectifs et de charge de travail, qui rendent invivables les conditions de travail, quelle que soit l'organisation, en 7 heures 30 ou en 12 heures.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;12 heures&#8230; en principe ! &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, cette organisation en 2 &#215; 12 heures pose &#233;videmment de nombreux probl&#232;mes. Elle n'est pas sans risque tant pour le personnel que les patients. D&#233;j&#224; l'amplitude d&#233;passe en r&#233;alit&#233; les 12 heures : lors des changements d'&#233;quipe, il n'est pas pr&#233;vu de temps d'habillage/d&#233;shabillage et encore moins de temps de rel&#232;ve. La journ&#233;e de 12 heures se transforme en une journ&#233;e de 12 heures 30, voire plus. Les 12 heures de repos entre deux postes ne sont jamais respect&#233;s, la fatigue s'accumule d'autant plus. L'id&#233;e selon laquelle on peut mieux organiser son travail est totalement illusoire. En r&#233;alit&#233;, cela revient &#224; travailler &#224; flux tendu. Les choses non faites le matin &#224; cause du sous-effectif sont faites l'apr&#232;s-midi&#8230; si on trouve le temps. C'est une chasse aux temps morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 12 heures, il est impossible de garder une bonne vigilance tout au long de son poste. Il est reconnu que la vigilance baisse au bout de 7 heures. Surtout au bout du deuxi&#232;me ou troisi&#232;me jour de travail. Cette baisse de vigilance augmente le risque d'accident du travail (comme accident d'exposition au sang) et le risque d'erreur de patient, de dosage, etc., ce qui n'est pas sans probl&#232;me quand on parle de services d'urgences ou de r&#233;animation&#8230;. Avec l'accumulation de fatigue, la patience fait plus facilement place &#224; l'irritabilit&#233;. Les patients en p&#226;tissent, les situations d'agressivit&#233; sont plus difficilement d&#233;samorc&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trajets sont moins fr&#233;quents, mais les risques d'accidents de trajets major&#233;s, surtout apr&#232;s des s&#233;ries de travail de nuit. Rouler fen&#234;tres ouvertes l'hiver pour ne pas s'endormir au volant en rentrant d'une nuit est chose courante. Sur le moyen et long terme, les &#233;tudes&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Il s'agit essentiellement d'&#233;tudes am&#233;ricaines (aux &#201;tats-Unis les 12 heures (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; faites sur ce sujet mettent en &#233;vidence un risque accru pour la sant&#233; du personnel (risque cardio-vasculaire, endocrinien, troubles digestifs). L'alternance jour/nuit ferait perdre dix ans d'esp&#233;rance de vie. Pour finir, le sentiment d'&#234;tre moins au travail est en grande partie un leurre. Th&#233;oriquement on ne travaille que trois jours par semaine, parfois quatre sur sept jours cons&#233;cutifs, l&#233;galement &#231;a ne peut &#234;tre plus. Mais il arrive fr&#233;quemment de travailler cinq jours sur sept, soit 60 heures en raison des rappels sur repos. Parfois, c'est m&#234;me inscrit dans le roulement de base. Cela revient en d&#233;finitive &#224; une augmentation de la journ&#233;e de travail. Et, si le sous-effectif est chronique, les m&#234;mes probl&#232;mes qu'avec une organisation en 7 heures 30 se retrouvent. Il est difficile de poser des jours de r&#233;cup&#233;ration. Il peut y avoir un sentiment d'&#234;tre moins souvent au travail mais, paradoxalement, sur l'ann&#233;e, ce n'est pas forc&#233;ment le cas.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le vrai combat collectif contre ce chantage insidieux &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les directions d'h&#244;pitaux, relay&#233;es par l'encadrement, font aux soignants le chantage suivant : continuer &#224; gal&#233;rer en horaires classiques ou passer en 12 heures, pr&#233;sent&#233;es comme plus supportables, comme un moindre mal, m&#234;me si c'est loin d'&#234;tre le cas. Ces &#171; solutions &#187; individuelles de court terme pour ceux qui peuvent les supporter physiquement, sont en fait un recul social, une br&#232;che pour les directions. Il est clair que les 12 heures doivent continuer &#224; &#234;tre d&#233;nonc&#233;es mais surtout, afin de ne pas nous diviser, s'inscrire dans une lutte contre la d&#233;gradation des conditions de travail et le sous effectif chronique, qui affectent tout le monde, quelle que soit l'organisation de travail adopt&#233;e, ce qui est le probl&#232;me de fond de cette question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lisa HAGEN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_751 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH293/hopital-3-952d7.png?1528046220' width='400' height='293' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;D&#233;cret n&#176;2002-9 du 4 janvier 2002, article 7&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Il s'agit essentiellement d'&#233;tudes am&#233;ricaines (aux &#201;tats-Unis les 12 heures sont beaucoup plus r&#233;pandus dans les h&#244;pitaux) mais aussi de bilans d'expertise demand&#233;s par les CHSCT.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Dans l'ambulance, c&#244;t&#233; chauffeur
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Dans-l-ambulance-cote-chauffeur</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Camille a travaill&#233; pendant cinq mois dans une soci&#233;t&#233; d'ambulances pr&#232;s de Caen. Ni plus petite ni plus grosse, ni meilleure ni pire que les autres. Sa direction voulait le licencier ; il a r&#233;ussi &#224; n&#233;gocier une rupture conventionnelle en 2012. Il cherchait un emploi dans lequel il pourrait conduire tout en ayant un contact humain. Retour sur une exp&#233;rience instructive... &lt;br /&gt;Convergences R&#233;volutionnaires : Quelles &#233;taient tes conditions de travail ? &lt;br /&gt; Camille : Les journ&#233;es durent en moyenne de 8 &#224; 10&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Camille&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; modifi&#233;.' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; a travaill&#233; pendant cinq mois dans une soci&#233;t&#233; d'ambulances pr&#232;s de Caen. Ni plus petite ni plus grosse, ni meilleure ni pire que les autres. Sa direction voulait le licencier ; il a r&#233;ussi &#224; n&#233;gocier une rupture conventionnelle en 2012. Il cherchait un emploi dans lequel il pourrait conduire tout en ayant un contact humain. Retour sur une exp&#233;rience instructive...
&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Convergences R&#233;volutionnaires :&lt;/strong&gt; Quelles &#233;taient tes conditions de travail ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;Camille :&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; Les journ&#233;es durent en moyenne de 8 &#224; 10 heures. Les 35 premi&#232;res heures sont r&#233;mun&#233;r&#233;es &#224; 90 % du Smic. En th&#233;orie, ce chiffre de 90 % compense les pr&#233;tendus &#171; temps morts &#187;, quand on attend les patients dans les h&#244;pitaux par exemple. Comme on fait tous des semaines de 40 &#224; 60 heures, on d&#233;passe toujours le Smic. D'autant qu'il y a des astreintes le week-end. Le samedi est un jour normal. En g&#233;n&#233;ral on roule moins, alors on lave les voitures. Dans ma bo&#238;te, on travaillait un dimanche sur trois. Ailleurs, c'est souvent un sur deux. On r&#233;cup&#233;rait en posant des repos dans la semaine, mais &#231;a m'est arriv&#233; de travailler 6 jours de suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CR : &lt;/strong&gt;Le salaire ne comprend rien d'autre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;C : &lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;Une prime mensuelle d'une trentaine d'euros quand il n'y avait pas d'accident. Mais il suffisait qu'un seul salari&#233; &#171; &#233;corche &#187; une voiture pour que tout le monde la perde. On &#233;tait 15 salari&#233;s, le patron &#233;conomisait 450 euros. Quant &#224; savoir s'il allait r&#233;ellement r&#233;parer le v&#233;hicule ab&#238;m&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CR : &lt;/strong&gt;Comment se passe une journ&#233;e de travail ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;C : &lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;Tu embauches vers 8 heures. Tu te changes. En g&#233;n&#233;ral, la premi&#232;re course tombe aussit&#244;t. Sinon, tu nettoies les ambulances ou tu ranges le d&#233;p&#244;t. On a deux types de v&#233;hicule. Le VSL, v&#233;hicule sanitaire l&#233;ger, n'a qu'un conducteur. C'est un taxi. L'ambulance proprement dite fonctionne avec un auxiliaire (15 jours de formation) et un dipl&#244;m&#233; d'&#201;tat (4 mois de formation) qui touche 60 euros de plus pour encaisser la pression li&#233;e au fait qu'il est en principe seul responsable du patient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu vas chercher un patient, tu le d&#233;poses &#224; son rendez-vous. Mais au lieu de l'attendre, tu effectues le transport d'un second patient, avant de r&#233;cup&#233;rer le premier &#224; la sortie de sa consultation. Tout se fait dans l'urgence, si bien qu'avec un patient un peu lourd, pour peu qu'on ne se coordonne pas bien avec le coll&#232;gue pour le porter, on se bousille le dos. C'est la premi&#232;re cause d'arr&#234;t-maladie. Et puis les retards sont fr&#233;quents. Moi, j'estime &#231;a &#224; un tiers des courses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CR : &lt;/strong&gt;Et comment r&#233;agit le patient ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;C :&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; Ca d&#233;pend, la plupart des gens sont compr&#233;hensifs, enfin surtout quand on leur explique nos conditions de travail. Une fois, des coll&#232;gues ont eu trois heures de retard. C'est exceptionnel, la plupart des retards sont de l'ordre d'une demi-heure. Le patient &#233;tait habitu&#233; aux petits retards car on le transportait tous les jours, mais l&#224; c'&#233;tait trop. Les coll&#232;gues se sont excus&#233;s. Ils ont appel&#233; la direction par CB pour qu'elle s'excuse aussi. Du coup, tous les salari&#233;s dans les autres ambulances ont pu l'&#233;couter expliquer au patient que &lt;em&gt;&#171; dans la vie, on ne fait pas tout ce qu'on veut &#187;...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CR :&lt;/strong&gt; C'est un monde de requins ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;C :&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; Les soci&#233;t&#233;s d'ambulance se font la guerre, surtout pour d&#233;crocher des contrats avec des h&#244;pitaux. L'&#233;tablissement n'appelle alors d'autres soci&#233;t&#233;s que si la titulaire du contrat ne peut lui envoyer un v&#233;hicule. Ma bo&#238;te avait un contrat avec l'h&#244;pital le plus proche. Mais elle lorgnait sur la maison de retraite du secteur, dont l'ancien patron avait perdu le contrat. &#192; Caen, les soci&#233;t&#233;s ont des grosses bases en p&#233;riph&#233;rie de l'agglom&#233;ration. Si tu regardes bien, derri&#232;re les vitrines du centre ville, les bureaux sont souvent quasiment vides. Avoir une bo&#238;te aux lettres permet de revendiquer les contrats du secteur. Pour les ouvrir, les patrons ach&#232;tent des licences, car le march&#233; est r&#233;gul&#233;. Mais ils font aussi jouer leurs relations &#224; l'int&#233;rieur des &#233;tablissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CR :&lt;/strong&gt; Pourquoi es-tu parti ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;C :&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; L'entreprise met la pression sur ses salari&#233;s. Elle insinue en permanence qu'il faut se serrer la ceinture pour survivre, que le maillon faible risque de mettre la bo&#238;te en p&#233;ril. Pendant qu'ils nous faisaient ce chantage &#224; la fermeture de l'entreprise, les patrons changeaient r&#233;guli&#232;rement de voiture. Le jour o&#249; la patronne est venue dans un luxueux 4x4 flambant neuf, les gars ont r&#226;l&#233;. Mais ce n'est pas all&#233; plus loin. On ne discutait pas de politique ou de droit du travail. Chacun restait dans sa carapace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je rempla&#231;ais un gars qui venait d'&#234;tre licenci&#233;. Son ancien co&#233;quipier m'a pris en grippe. Et moi, je n'acceptais pas sa misogynie. La patronne fermait les yeux sur certains comportements limite en disant : &lt;em&gt;&#171; C'est le milieu qui veut &#231;a &#187;.&lt;/em&gt; Je me suis trouv&#233; dans la ligne de mire. Un soir, le patron m'a dit : &lt;em&gt;&#171; Tu ne fais pas l'affaire. Soit tu d&#233;missionnes, soit on va te faire craquer &#187;.&lt;/em&gt; Ils me prenaient pour un gamin na&#239;f, mais quand ils ont vu que je tenais bon, ils ont accept&#233; la rupture conventionnelle. Je pouvais me faire accompagner par le d&#233;l&#233;gu&#233; du personnel, mais c'&#233;tait un petit chef et, au d&#233;but, il appuyait le patron pour que je d&#233;missionne ! Alors je me suis d&#233;brouill&#233; tout seul, puis avec un militant ext&#233;rieur &#224; l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CR : &lt;/strong&gt;Que penses-tu du film de Scorsese, &#171; &#192; tombeau ouvert &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;C : &lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;C'est du cin&#233;ma, mais il y a des aspects assez ressemblants, surtout quand il montre le salari&#233; d&#233;phas&#233;, qui n'a pas de vie sociale. Quand tu rentres chez toi, tu as juste envie de dormir. Dans le film, le personnage principal travaille dans un SMUR (&lt;em&gt;service mobile d'urgence et de r&#233;animation). &lt;/em&gt;Avec ma formation de 15 jours aux premiers secours, on aurait pu me demander d'assister un infirmier r&#233;animateur. Heureusement, &#231;a n'a pas &#233;t&#233; le cas&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Les combines des patrons&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;C : &lt;/em&gt;Ils facturent 2,12 euros par kilom&#232;tre, plus un forfait de 51 ou 57 euros pour un aller-retour en ambulance. Pour gonfler la note, ils rallongent les trajets. C'est la S&#233;cu qui paye, les clients ne v&#233;rifient pas. Une fois, je ramenais un patient sorti d'h&#244;pital chez lui. Le patron a vu par o&#249; j'&#233;tais pass&#233; parce que toutes les ambulances sont &#233;quip&#233;es d'une g&#233;olocalisation. Sur le retour, il m'appelle sur mon portable, histoire que les autres coll&#232;gues n'entendent pas sur la CB : &lt;em&gt;&#171; Pourquoi t'as pris cette route ? &#187;&lt;/em&gt;. J'explique : c'est la plus directe, elle est confortable, et le patient a mal au dos &#8211; parfois, tu sens que la personne transport&#233;e souffre &#224; chaque cahot. Il me r&#233;pond : &lt;em&gt;&#171; OK, tu d&#233;butes, mais il ne faudra pas que &#231;a se reproduise. Il y avait une autre route, plus longue de 10 kilom&#232;tres. Tu comprends que &#231;a rapporte plus &#224; l'entreprise &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;CR : &lt;/em&gt;La S&#233;cu n'&#233;pluche pas les factures ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;C : &lt;/em&gt;Vu le nombre de factures, ce serait un gros boulot. Et puis on ne fait pas de trop gros d&#233;tours, comme &#231;a, &#231;a ne se voit pas.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;&#171; Fais au mieux &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;C :&lt;/em&gt; On a beaucoup de courses. &#192; la CB, le patron ne te dit pas de rouler plus vite : c'est ill&#233;gal. Mais il fait des sous-entendus : &lt;em&gt;&#171; Fais au mieux &#187;&lt;/em&gt;, par exemple. Quand tu es nouveau, tu fais attention aux limitations de vitesse. Mais les autres salari&#233;s te font aussi sentir qu'il faut aller plus vite. Avec les patients, on roule normalement. Mais d&#232;s qu'on les a d&#233;pos&#233;s, on pousse sur l'acc&#233;l&#233;rateur. Une fois, un coll&#232;gue a tellement klaxonn&#233; le v&#233;hicule devant nous pour qu'il nous laisse passer, que son conducteur a paniqu&#233; et embouti un motard. On a pris en charge le motard...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; modifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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