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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Lutter contre l'extr&#234;me droite
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		<dc:subject>Politique
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		<description>En tous cas pas en votant Chirac comme ont essay&#233; de nous le faire croire tous les politiciens bourgeois, unis dans un &#171; Front r&#233;publicain &#187; de fait sinon formel, gauche gouvernementale en t&#234;te, entre les deux tours de la pr&#233;sidentielle. A les en croire, il n'y avait pas d'autre alternative que d'opter pour &#171; le moins pire &#187;, c'est-&#224;-dire choisir la peste au lieu du chol&#233;ra. Mais le pl&#233;biscite de Chirac &#224; 82 % ne fera en rien reculer l'extr&#234;me droite et ne l'emp&#234;chera pas m&#234;me de progresser. &lt;br /&gt;L'extr&#234;me&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En tous cas pas en votant Chirac comme ont essay&#233; de nous le faire croire tous les politiciens bourgeois, unis dans un &#171; Front r&#233;publicain &#187; de fait sinon formel, gauche gouvernementale en t&#234;te, entre les deux tours de la pr&#233;sidentielle. A les en croire, il n'y avait pas d'autre alternative que d'opter pour &#171; le moins pire &#187;, c'est-&#224;-dire choisir la peste au lieu du chol&#233;ra. Mais le pl&#233;biscite de Chirac &#224; 82 % ne fera en rien reculer l'extr&#234;me droite et ne l'emp&#234;chera pas m&#234;me de progresser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'extr&#234;me droite se sert de la d&#233;gradation de la situation sociale et du d&#233;sespoir qu'elle engendre. Sa mont&#233;e a accompagn&#233; celle du ch&#244;mage, de la mis&#232;re, de la pr&#233;carit&#233;. Les partis politiques qui ont &#233;t&#233; au pouvoir ces vingt derni&#232;res ann&#233;es, la droite bien s&#251;r, mais aussi toutes les composantes de la gauche plurielle, n'ont rien fait pour enrayer la mont&#233;e du ch&#244;mage et la baisse du niveau de vie des classes populaires. Ils en sont apparus au contraire, &#224; juste titre, comme les responsables, car ils ont men&#233; exactement la politique que le patronat attendait d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est effectivement pas sur eux que les travailleurs peuvent compter pour changer la situation. M&#234;me pas non plus pour combattre les id&#233;es x&#233;nophobes. Car ils sont pr&#234;ts &#224; s'en servir et l'ont montr&#233; &#224; l'occasion. Accr&#233;diter l'id&#233;e qu'il y a un lien entre le ch&#244;mage et l'immigration peut les arranger, comme la bourgeoisie elle-m&#234;me, dans la mesure o&#249; en d&#233;signant dans les immigr&#233;s un bouc &#233;missaire, elle aide &#224; la division des travailleurs et les d&#233;tourne ainsi des vrais responsables de leur mis&#232;re. Aussi ni la droite ni la gauche ne se sont g&#234;n&#233;s pour faire de la d&#233;magogie en parlant de l'immigration comme d'un probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'enjeu&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si on ne peut faire reculer le Front National, le racisme et les id&#233;es d'extr&#234;me-droite en faisant voter pour la droite, on ne le peut pas plus en faisant voter &#224; nouveau pour la gauche. Car c'est pr&#233;cis&#233;ment parce qu'ils ont d&#233;sesp&#233;r&#233; de la gauche comme de la droite et qu'ils n'en veulent plus, pas plus de l'une que de l'autre, qu'un certain nombre de travailleurs sont pr&#234;ts &#224; s'en remettre au &#171; sauveur supr&#234;me &#187; Le Pen&#8230; surtout s'il para&#238;t &#224; la port&#233;e de leur bulletin de vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule fa&#231;on d'emp&#234;cher que des travailleurs ne se laissent entra&#238;ner sur le terrain de l'extr&#234;me-droite, c'est de leur montrer qu'il y a d'autres perspectives pour faire face &#224; la d&#233;t&#233;rioration de leur situation : celles que leur propose l'extr&#234;me-gauche. A condition que celle-ci sache s'affirmer clairement aussi r&#233;solument oppos&#233;e &#224; la droite qu'&#224; la gauche que le sont les travailleurs qui en ont soup&#233; de leur politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dire que le combat contre l'extr&#234;me droite ne peut se r&#233;sumer &#224; des manifestations antifascistes, quelle que soit l'utilit&#233; de ses manifestations pour que ceux qui s'y opposent puissent se compter et montrer qu'ils sont une force qui vaut bien, et de loin, celle du FN. Pas plus qu'il ne se r&#233;sume &#224; la propagande anti-raciste aussi n&#233;cessaire soit-elle. Sans un travail militant dans les couches populaires, les entreprises, les quartiers, aupr&#232;s des habitants et des travailleurs, pour les organiser sur leurs probl&#232;mes, toutes les explications politiques et la propagande m&#234;me la meilleure risquent d'&#234;tre de simples coups d'&#233;p&#233;e dans l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un sociologue (qui tient &#224; pr&#233;ciser qu'il est &#171; &lt;em&gt;le premier &#224; reconna&#238;tre que les programmes &#233;conomiques de Lutte ouvri&#232;re ou de la LCR sont ineptes&lt;/em&gt; &#187;) n'en remarque pas moins que &#171; &lt;em&gt;le ph&#233;nom&#232;ne nouveau, en 2002, dans les milieux populaires, c'est la pouss&#233;e de l'extr&#234;me gauche et l'aspiration qu'elle exprime &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='E. Todd, &#171; La d&#233;sint&#233;gration des grandes croyances collectives &#187;, Le Monde, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;. Que cette pouss&#233;e se poursuive et se traduise au-del&#224; du terrain &#233;lectoral, et alors oui l'extr&#234;me-droite pourra &#234;tre tenue respect, en attendant d'&#234;tre battue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1995, ne l'oublions pas, Le Pen et de Villiers avaient fait un score presque aussi important qu'aujourd'hui. Mais les luttes de novembre et d&#233;cembre leur avaient rapidement vol&#233; la vedette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lydie GRIMAL &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;E. Todd, &#171; La d&#233;sint&#233;gration des grandes croyances collectives &#187;, Le Monde, 28-29 avril 2002&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'extr&#234;me droite : fausse menace et vrai danger
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/L-extreme-droite-fausse-menace-et-vrai-danger</link>
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		<dc:subject>Extr&#234;me droite
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		<dc:subject>Front national
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Elections
</dc:subject>

		<description>Les 19,57 % de Le Pen plus M&#233;gret au premier tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle du 21 avril ont rappel&#233; la force de l'extr&#234;me droite en France. Son affaiblissement apr&#232;s la scission du FN et la cr&#233;ation du MNR en 1998 avait pu cr&#233;er l'illusion qu'elle &#233;tait sur la voie de la marginalisation. La pr&#233;sence du leader du Front national au second tour en 2002, d'abord due &#224; la d&#233;faite cinglante de la gauche gouvernementale, ne doit pas donner l'illusion inverse d'un raz-de-mar&#233;e en sa faveur. Mais elle montre&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les 19,57 % de Le Pen plus M&#233;gret au premier tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle du 21 avril ont rappel&#233; la force de l'extr&#234;me droite en France. Son affaiblissement apr&#232;s la scission du FN et la cr&#233;ation du MNR en 1998 avait pu cr&#233;er l'illusion qu'elle &#233;tait sur la voie de la marginalisation. La pr&#233;sence du leader du Front national au second tour en 2002, d'abord due &#224; la d&#233;faite cinglante de la gauche gouvernementale, ne doit pas donner l'illusion inverse d'un raz-de-mar&#233;e en sa faveur. Mais elle montre que son poids politique demeure, sinon se renforce.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La r&#233;sistible ascension de Jean-Marie Le Pen&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'existence d'un courant politique d'extr&#234;me droite, sous des formes diverses, est une vieille r&#233;alit&#233; de la vie politique fran&#231;aise. Pour ne prendre que les cinquante derni&#232;res ann&#233;es, sans m&#234;me remonter &#224; Vichy ou &#224; l'&#233;pisode du RPF gaullien &#224; la fin des ann&#233;es 1940, l'extr&#234;me droite a fait avant Le Pen lui-m&#234;me un certain nombre d'incursions sur le terrain &#233;lectoral, non sans quelques succ&#232;s : avec le mouvement Poujade (12% aux l&#233;gislatives de 1956) ou derri&#232;re la candidature de Tixier-Vignancourt (5,19% aux pr&#233;sidentielles de 1965). Entre temps il est vrai c'est en intervenant sur le terrain des attentats et de la guerre civile qu'avec l'OAS elle avait essay&#233; de peser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La progression du mouvement sous sa forme actuelle date des ann&#233;es 1980. Le Front national, fond&#233; en 1972 par l'ex-d&#233;put&#233; poujadiste Le Pen, v&#233;g&#232;te dans la marginalit&#233; pendant une d&#233;cennie, avec des scores &#233;lectoraux tr&#232;s faibles (0,35% des voix aux l&#233;gislatives de 1981). Une brusque perc&#233;e aux municipales de Dreux (16 %) puis &#224; Aulnay-sous-Bois (10 %) en 1983 est confirm&#233;e au niveau national par les europ&#233;ennes de 1984 (10,95%). Le gouvernement d'Union de la gauche, qui a d&#233;&#231;u les espoirs qu'il avait suscit&#233;s dans les milieux populaires est pass&#233; depuis un an ou deux &#224; une politique ouverte de rigueur : blocage des salaires, plans de restructuration de secteurs comme l'acier qui se traduisent par des licenciements massifs. La complicit&#233; active de toute la gauche, Parti communiste compris, a d&#233;moralis&#233; de nombreux militants ouvriers.
Le ch&#244;mage continue de progresser. Il va finir par atteindre plus de 12 % de la population active en 1997. La courbe des r&#233;sultats &#233;lectoraux du FN suivra la m&#234;me pente. Le Pen recueille 14,39 % des voix aux pr&#233;sidentielles de 1988, 15% en 1995 o&#249; l'extr&#234;me droite est &#224; 19,74 % si on y ajoute les voix de de Villiers. En 1998, c'est la scission cons&#233;cutive au combat de chefs entre Le Pen et son lieutenant M&#233;gret. Le FN voit ses capacit&#233;s militantes amoindries, M&#233;gret aurait entra&#238;n&#233; avec lui la majorit&#233; des cadres et des notables. Le ph&#233;nom&#232;ne est momentan&#233;ment un peu d&#233;gonfl&#233; (8,97% pour le FN et le MNR aux europ&#233;ennes de 1999 ; cependant la liste Pasqua-de Villiers recueille 13,05 %).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Politique anti-ouvri&#232;re et surench&#232;re s&#233;curitaire &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si la pr&#233;sence m&#233;diatique de l'extr&#234;me droite se fait alors moins pesante, la pression qu'elle exerce sur le personnel politique n'en continue pas moins. Les d&#233;clarations mais aussi les mesures anti-immigr&#233;s ou s&#233;curitaires, de la part de la droite mais aussi de la gauche, font une place de moins en moins discr&#232;te aux th&#232;ses d'extr&#234;me droite&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Bien avant ses fameuses d&#233;clarations sur &#171; le bruit et l'odeur &#187;, Chirac (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le dernier exemple en date en est la campagne pr&#233;sidentielle de Jospin : avec son bilan social d&#233;sastreux, le candidat du PS aurait &#233;videmment eu quelque mal &#224; reprendre sans faire rire le slogan &#171; Changer la vie &#187; du Mitterrand de 1981. Il a pr&#233;f&#233;r&#233; battre sa coulpe &#224; propos de la pr&#233;tendue &#171; na&#239;vet&#233; &#187; dont il aurait fait preuve &#224; propos de l'ins&#233;curit&#233;. Pas &#224; s'&#233;tonner que les &#233;lecteurs sensibles &#224; ce th&#232;me lui aient alors pr&#233;f&#233;r&#233; un candidat moins &#171; na&#239;f &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Fascisme ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'&#233;norme claque &#233;lectorale re&#231;ue le 21 avril, la gauche a agit&#233; le spectre de la menace fasciste. Cette dramatisation de la pr&#233;sence de Le Pen au second tour des pr&#233;sidentielles sert surtout &#224; camoufler son &#233;chec cuisant. Tout le monde sait que la situation fran&#231;aise n'a rien &#224; voir avec celle de l'Allemagne des ann&#233;es 1930, par exemple, o&#249; l'extr&#234;me d&#233;stabilisation avait amen&#233; le grand patronat allemand &#224; propulser un Hitler au pouvoir pour &#233;craser le mouvement ouvrier. Si le fascisme est &#171; le cercle de fer qui maintient le tonneau d&#233;fonc&#233; du capitalisme &#187;, la florissante bourgeoisie fran&#231;aise n'a aujourd'hui nul besoin d'une telle solution. Au contraire elle serait la premi&#232;re &#224; s'opposer au FN et &#224; Le Pen si de trop grands succ&#232;s de leur part risquaient d'entra&#238;ner des remous politiques et sociaux et des mobilisations intempestives. Les prises de positions du Medef ou d'autres grands patrons, avant le deuxi&#232;me tour, indiquent clairement qu'ils n'ont nul besoin ni nulle envie de voir le FN au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ne sont peut-&#234;tre pas f&#226;ch&#233;s en revanche de son existence et m&#234;me de son influence, en particulier dans les milieux populaires et ouvriers. Certes, pour l'instant, l'implantation militante du FN dans la classe ouvri&#232;re est limit&#233;e. Ses tentatives &#224; la fin des ann&#233;es 1990 de cr&#233;er de syndicats dans sa mouvance ont &#233;chou&#233;. Par ailleurs, son influence sur le monde du travail ne date pas du dernier scrutin. Sa perc&#233;e dans l'&#233;lectorat ouvrier remonte plut&#244;t &#224; la fin des ann&#233;es 1980, o&#249; le vote Le Pen serait pass&#233; de 16 % en 1988 &#224; 27 % en 1995, et demeur&#233; entre 25 % et 30 % en 2002. Ces chiffres &#8211; des sondages ! - sont &#233;videmment &#224; prendre avec des pincettes. Ils refl&#232;tent certainement pourtant une r&#233;alit&#233; : une partie des travailleurs, d&#233;moralis&#233;s par la d&#233;gradation de leur situation depuis vingt ans et ha&#239;ssant de plus en plus les politiciens de droite comme de gauche qu'ils rendent responsables de cette d&#233;gradation, reportent plus ou moins d'espoirs en un Le Pen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; la vraie menace de l'extr&#234;me droite : sa capacit&#233; &#224; diviser la classe ouvri&#232;re et emp&#234;cher ou entraver ses combats. Et c'est l&#224; le vrai d&#233;fi pos&#233; &#224; l'extr&#234;me gauche : comment arracher ces travailleurs &#224; l'influence d'un Le Pen en leur redonnant l'espoir dans les capacit&#233;s de leur classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Beno&#238;t MARCHAND&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Bien avant ses fameuses d&#233;clarations sur &#171; le bruit et l'odeur &#187;, Chirac d&#233;clarait d&#233;j&#224; en 1984 : &#171; Il nous appartient de montrer [aux &#233;lecteurs du FN] que nous sommes soucieux [&#8230;] des probl&#232;mes de l'ins&#233;curit&#233;, de l'immigration &#187; ; en 88, Rocard : &#171; la France ne peut accueillir toute la mis&#232;re du monde &#187; ; en 89, Mitterrand : &#171; [au sujet de l'immigration,] le seuil de tol&#233;rance a &#233;t&#233; atteint &#187;. En 1992, Cresson affr&#232;te les premiers charters de sans-papiers sous gouvernement socialiste&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> FrankensPen, le cin&#233;ma de la gauche plurielle
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/FrankensPen-le-cinema-de-la-gauche-plurielle</link>
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		<dc:subject>Front national
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Extr&#234;me droite
</dc:subject>

		<description>Le 21 avril au soir, la gauche gouvernementale a re&#231;u un grand coup de massue sur la t&#234;te. Mais sous les larmes de la d&#233;faite, per&#231;ait encore l'arrogance. A entendre les hi&#233;rarques du PS, le succ&#232;s de Le Pen, c'&#233;tait la faute aux &#233;lecteurs trop b&#234;tes pour comprendre qu'ils avaient eu un excellent premier ministre, aux abstentionnistes coupables d'incivisme, la faute enfin &#224; ceux qui, &#224; gauche, avaient critiqu&#233; la politique men&#233;e pendant cinq ans par ce pauvre Jospin. Pas question bien s&#251;r de tirer un&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Extreme-droite-+" rel="tag"&gt;Extr&#234;me droite
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 21 avril au soir, la gauche gouvernementale a re&#231;u un grand coup de massue sur la t&#234;te. Mais sous les larmes de la d&#233;faite, per&#231;ait encore l'arrogance. A entendre les hi&#233;rarques du PS, le succ&#232;s de Le Pen, c'&#233;tait la faute aux &#233;lecteurs trop b&#234;tes pour comprendre qu'ils avaient eu un excellent premier ministre, aux abstentionnistes coupables d'incivisme, la faute enfin &#224; ceux qui, &#224; gauche, avaient critiqu&#233; la politique men&#233;e pendant cinq ans par ce pauvre Jospin. Pas question bien s&#251;r de tirer un vrai bilan des cinq ans du d&#233;funt gouvernement !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;20 ans de politique anti-sociale, 20 % pour l'extr&#234;me droite&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La responsabilit&#233; de la gauche dans le succ&#232;s (relatif d'ailleurs) du FN est pourtant &#233;vidente. Elle a r&#233;ussi &#224; d&#233;go&#251;ter d'elle des millions de travailleurs.
Quand la gauche s'attaque aux classes populaires, c'est-&#224;-dire, en grande partie, son propre &#233;lectorat, les d&#233;g&#226;ts politiques et m&#234;me moraux sont bien plus graves que lorsque la droite se charge elle-m&#234;me de faire le sale boulot. Il y a 20 ans, la gauche suscitait encore bien des illusions. Elle les a elle-m&#234;me pi&#233;tin&#233;es depuis. Du coup, tout en &#233;c&#339;urant des dizaines de milliers de militants des syndicats ou encore du Parti communiste, elle a engendr&#233; la r&#233;signation, le repli sur soi, la d&#233;fiance profonde envers toute id&#233;e de lutte collective et d'espoir de changer la soci&#233;t&#233;, fray&#233; ainsi la voie aux sentiments individualistes et aux pr&#233;jug&#233;s racistes. La gauche a ainsi contribu&#233; &#224; renvoyer des millions de travailleurs dans l'abstention, voire dans les bras de Le Pen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_2 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L250xH300/art36-1-2370c.gif?1528266851' width='250' height='300' alt=&#034;image 250 x 300
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&lt;p&gt;Celui-ci peut donc fanfaronner en proclamant, comme d&#233;j&#224; en 1995, que le FN est &#171; le premier parti ouvrier de France &#187;, et se r&#233;jouir de la &#171; disparition du Parti communiste &#187;. Il va peut-&#234;tre un peu vite en besogne en enterrant d&#232;s maintenant le PCF. Mais il est vrai que celui-ci, exactement comme dans les ann&#233;es 1980, a pay&#233; bien plus que le PS toutes ces ann&#233;es de politique anti-ouvri&#232;re. Si c'est le PS qui d&#233;cidait, alors que le PCF, finalement, ne faisait gu&#232;re que cautionner et faire avaler la pilule, l'&#233;lectorat communiste &#233;tait le premier &#224; souffrir de toutes ces attaques, et c'est donc lui qui avait le plus de raisons de vomir et d&#233;serter la gauche plurielle. Ce n'est pas Le Pen qui tue le Parti communiste, ce sont les Mitterrand et les Marchais hier, les Jospin et Hue aujourd'hui et sans doute, h&#233;las, les Hollande et Buffet demain.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le bain de jouvence de &#171; l'anti-fascisme &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le Parti socialiste n'a pas la moindre intention de changer de politique, et ses alli&#233;s de la d&#233;funte gauche plurielle n'ont pas la moindre intention de rompre avec lui.
Mais tous ont bien l'intention d'&#233;vacuer leurs responsabilit&#233;s et faire oublier tout leur pass&#233;. Et pour cela ils ont tout de suite eu recours &#224; une man&#339;uvre bien r&#244;d&#233;e : l'appel &#224; l'unit&#233; contre la pr&#233;tendue menace fasciste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; celle-ci toute critique, toute divergence exprim&#233;e, tout rappel du pass&#233; devenait crime de division, br&#232;che dans le mur de b&#233;ton anti-lep&#233;niste. C'est pour signifier cela qu'ils ont tous fait voter Chirac, qui n'avait en rien besoin de leurs voix. Mais pour faire taire les critiques &#224; son &#233;gard, la gauche devait au moins momentan&#233;ment taire les siennes &#224; l'&#233;gard de Chirac, au risque &#233;videmment de mettre la droite en meilleure position encore pour aborder les l&#233;gislatives prochaines. Tant pis pour ce risque ! Tant pis pour le risque d'avoir &#224; se renier et se ridiculiser maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car pour ces l&#233;gislatives la gauche n'a plus qu'&#224; tenter de renouveler l'op&#233;ration de l'unit&#233;. Mais cette fois contre Chirac, le soi-disant ami du dimanche 5, le pr&#233;tendu ennemi du lundi 6. L'unit&#233; si fi&#233;vreusement recherch&#233;e depuis quelques jours par PS, PCF, Verts et m&#234;me Chev&#232;nement, qui s'est rappel&#233; tout d'un coup qu'il &#233;tait de gauche, a pour but de sauver les meubles. Mais elle a aussi pour fonction de faire taire les critiques, en particulier d'extr&#234;me gauche. Tout maintenant pour battre la droite, comme tout pour faire barrage &#224; l'extr&#234;me droite il y a quelques jours encore.
Et rien qui chagrine ce bel ensemble. Surtout pas le rappel que lutter r&#233;ellement contre l'extr&#234;me droite, qui constitue effectivement un danger potentiel, cela voudrait dire tout ce que la gauche n'a pas fait et ne fera pas : d&#233;clarer la guerre &#224; la mis&#232;re, aux licenciements, aux bas salaires. Autant de mots d'ordre qui sonnaient comme des sifflets accusateurs contre la gauche dans les cort&#232;ges du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai encadr&#233;s par le PS, SOS Racisme et tous les relais de la gauche de gouvernement. Pas question de faire dans le social ! C'&#233;tait &#171; 100 % votons ! &#187;, le drapeau tricolore, la musique &#224; pleins tubes, m&#234;me si parfois la chanson &#233;tait aussi ringarde que la Marseillaise. Le &#171; 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; tour &#187; &#224; pr&#233;parer n'&#233;tait pas &#171; social &#187;, mais l&#233;gislatif. Votez &#171; utile &#187; en juin, ne laissez pas la droite et le FN seuls au second tour...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute cette gauche, qui avait largement boud&#233; la manifestation du 9 juin 2001, aux c&#244;t&#233;s des salari&#233;s de Danone ou de Marks &amp; Spencer, contre les licenciements, &#233;tait bien contente de d&#233;filer le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai... pour assurer, le 9 juin 2002, le prochain premier tour des l&#233;gislatives. Pourtant, si ne serait-ce que le quart des manifestants du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai avaient manifest&#233; pour sauver les emplois des travailleurs jet&#233;s &#224; la rue l'ann&#233;e derni&#232;re, en serions-nous l&#224; ? Le Pen pavoiserait-il aujourd'hui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais alors, sans doute la gauche ne pourrait pas agiter l'&#233;pouvantail qu'elle a elle-m&#234;me fabriqu&#233; pour &#233;viter d'&#234;tre rejug&#233;e sur sa politique... comme elle vient de l'&#234;tre, et sans bavure, le 21 avril dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 mai 2002&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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