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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Dix ans apr&#232;s la catastrophe d'AZF, la s&#233;curit&#233; toujours en question dans l'industrie chimique
</title>
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		<dc:subject>Chimie
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Catastrophes industrielles
</dc:subject>

		<description>Avec la catastrophe nucl&#233;aire de Fukushima et, dix ans apr&#232;s l'explosion de l'usine AZF de Toulouse, l'ouverture du proc&#232;s AZF en appel en novembre 2011, le probl&#232;me de la s&#233;curit&#233; industrielle est &#224; nouveau d'actualit&#233;. Des catastrophes qui nous rappellent l'existence sous le capitalisme d'industries tr&#232;s dangereuses &#8211; pour ceux qui y travaillent, mais aussi pour les riverains &#8211; &#224; commencer par l'industrie chimique. &lt;br /&gt;Fin 2009, il y avait en France 1 163 sites class&#233;s Seveso. Autant de bombes &#224; retardement ?&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Catastrophes-industrielles-+" rel="tag"&gt;Catastrophes industrielles
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec la catastrophe nucl&#233;aire de Fukushima et, dix ans apr&#232;s l'explosion de l'usine AZF de Toulouse, l'ouverture du proc&#232;s AZF en appel en novembre 2011, le probl&#232;me de la s&#233;curit&#233; industrielle est &#224; nouveau d'actualit&#233;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir le dossier d'avril 2011 &#171; Le nucl&#233;aire en question &#187;dans Convergences (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Des catastrophes qui nous rappellent l'existence sous le capitalisme d'industries tr&#232;s dangereuses &#8211; pour ceux qui y travaillent, mais aussi pour les riverains &#8211; &#224; commencer par l'industrie chimique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 2009, il y avait en France 1 163 sites class&#233;s Seveso. Autant de bombes &#224; retardement ? Les accidents ne sont pas dus au hasard, ne tiennent pas seulement &#224; la nature de la production en question, mais se produisent sous un ensemble de conditions particuli&#232;res, lesquelles apparaissent le plus souvent &#224; cause de la pression &#224; la productivit&#233; et des diverses &#233;conomies r&#233;alis&#233;es par l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re la vitrine high-tech et &#233;colo que voudraient pr&#233;senter aujourd'hui les entreprises de la Chimie, on trouve une r&#233;alit&#233; plus prosa&#239;que. Le quotidien de ces usines est aussi celui de bien d'autres : le sous-effectif, la production sur la corde raide, le moderne c&#244;toyant l'ancien dans un m&#233;lange parfois absurde&#8230; et dangereux. Le quotidien se vivant avec une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s au-dessus de la t&#234;te, celle de l'accident. Parfois redoutable, c'est aussi gr&#226;ce aux initiatives des ouvriers qu'il est le plus souvent sans gravit&#233;. Mais ce risque repr&#233;sente une pression suppl&#233;mentaire sur le dos des travailleurs. De ce point de vue, c'est un des visages que prend l'exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les accidents spectaculaires&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir notre article La l&#233;gislation &#224; la remorque des catastrophes (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et l'image de pollueur ont donn&#233; aux grandes entreprises du secteur (Total, Solvay, Rhodia, Arkema, etc.) une r&#233;putation sulfureuse, c'est le cas de le dire. Pour la corriger, elles sont devenues les reines de la communication, au point qu'elles arriveraient presque &#224; se faire passer pour des fabricants d'&#233;oliennes et &#224; faire croire que leurs salari&#233;s se contentent de g&#233;rer la production depuis des salles de contr&#244;le &#233;loign&#233;es des r&#233;acteurs. Mais elles ne s'arr&#234;tent pas l&#224;. Elles sont pass&#233;es ma&#238;tres dans l'art de se d&#233;charger de leurs responsabilit&#233;s. D'abord sur leurs salari&#233;s, en leur faisant porter le chapeau &#224; chaque probl&#232;me. Ces entreprises utilisent aussi &#224; fond le filon de la sous-traitance, qui permet flexibilit&#233;, r&#233;duction de co&#251;ts et&#8230; d&#233;responsabilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;thodes employ&#233;es ne sont pas fondamentalement diff&#233;rentes de celle d'autres secteurs industriels. Le degr&#233; de gravit&#233; des accidents peut varier, et cela peut &#234;tre v&#233;cu diff&#233;remment. Mais, au fond, le probl&#232;me est bien de savoir qui des travailleurs ou des patrons font la loi dans les entreprises. Et d'exiger, entre autres, que les salari&#233;s et les riverains, les plus directement concern&#233;s, puissent faire appel aux expertises en temps voulu, et aux experts de leur choix&#8230; De ce point de vue, le rapport de force que les travailleurs engagent avec le patron est d&#233;terminant. Et les raisons ne manquent pas ! Parmi celles-ci, il y a parfois le fait de sauver sa peau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;5 novembre 2011&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_578 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L250xH226/poumon-377d7.png?1528266824' width='250' height='226' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir le dossier d'avril 2011 &lt;em&gt;&lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Le-nucleaire-en-question-' class='spip_in'&gt;&#171; Le nucl&#233;aire en question &#187;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;dans &lt;em&gt;Convergences r&#233;volutionnaires&lt;/em&gt; n&#176; 75.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir notre article &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-legislation-a-la-remorque-des-catastrophes-industrielles' class='spip_in'&gt;&lt;em&gt;La l&#233;gislation &#224; la remorque des catastrophes industrielles&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Il y a dix ans, la catastrophe d'AZF : La r&#233;glementation n'a pas suffi
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Il-y-a-dix-ans-la-catastrophe-d-AZF-La-reglementation-n-a-pas-suffi</link>
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Conditions de travail
</dc:subject>
		<dc:subject>AZF
</dc:subject>
		<dc:subject>Catastrophes industrielles
</dc:subject>

		<description>L'usine Grande Paroisse (AZF) de Toulouse &#233;tait class&#233;e usine SEVESO seuil haut. Malgr&#233; cela et la r&#233;glementation existante, la catastrophe a eu lieu. &lt;br /&gt;L'enqu&#234;te a mis en &#233;vidence la faille qui existait dans les conditions de collecte des d&#233;chets. Le b&#226;timent 335 mis &#224; disposition de l'entreprise sous-traitante charg&#233;e de collecter les d&#233;chets industriels banals ne faisait l'objet d'aucune proc&#233;dure ou consigne d'exploitation. Et alors que l'entreprise sous-traitante devait contractuellement limiter sa&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-AZF-+" rel="tag"&gt;AZF
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'usine Grande Paroisse (AZF) de Toulouse &#233;tait class&#233;e usine SEVESO seuil haut. Malgr&#233; cela et la r&#233;glementation existante, la catastrophe a eu lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enqu&#234;te a mis en &#233;vidence la faille qui existait dans les conditions de collecte des d&#233;chets. Le b&#226;timent 335 mis &#224; disposition de l'entreprise sous-traitante charg&#233;e de collecter les d&#233;chets industriels banals ne faisait l'objet d'aucune proc&#233;dure ou consigne d'exploitation. Et alors que l'entreprise sous-traitante devait contractuellement limiter sa prestation &#224; cette collecte des d&#233;chets industriels banals, son ouvrier affect&#233; au b&#226;timent 335 &#233;tait dans les faits amen&#233; &#224; y manipuler &#233;galement des d&#233;chets chimiques, en particulier des fonds de sacs : c'est ainsi qu'au lieu de se limiter &#224; ce qui &#233;tait pr&#233;vu &#8211; les sacs provenant des ateliers nitrate d'ammonium et ur&#233;e &#8211;, cette collecte avait &#233;t&#233; &#233;tendue de mani&#232;re informelle &#224; l'ensemble de l'usine et, notamment, aux sacs provenant de l'atelier ACD (production de produits chlor&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#171; Un risque perdu de vue&#8230; &#187; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bref, la pr&#233;sence dans le b&#226;timent 335 de sacs en provenance de tous les secteurs de l'usine contenant des produits incompatibles, en quantit&#233;s plus ou moins importantes, &#233;tait devenue banale. L'inspectrice du travail a pu &#233;crire apr&#232;s son enqu&#234;te que le risque d'explosion avait &#233;t&#233; &lt;em&gt;&#171; perdu de vue &#187;&lt;/em&gt; sur le site AZF. Quant aux juges, ils ont estim&#233; que, dans ce contexte, l'ouvrier qui a transf&#233;r&#233; la benne issue du b&#226;timent 335 au b&#226;timent 221, lieu de l'explosion, avait &#233;t&#233; &lt;em&gt;&#171; &#224; son insu, le bras arm&#233; d'un encha&#238;nement causal complexe (qui fait penser &#224; une machine infernale&#8230; involontaire) qu'il n'appartient pas &#224; l'agent de la soci&#233;t&#233; ext&#233;rieure de ma&#238;triser &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'explosion du 21 septembre 2001 a pos&#233; de fa&#231;on dramatique le probl&#232;me de la gestion patronale de la production. On ne peut pas laisser aux patrons le pouvoir de d&#233;cision en mati&#232;re de s&#233;curit&#233;. Pour les patrons, la s&#233;curit&#233; reste un co&#251;t qui gr&#232;ve les profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit donc pas seulement de r&#233;glementer de fa&#231;on plus contraignante. Quelle que soit la r&#233;glementation, rien ne garantit qu'elle sera respect&#233;e. La seule r&#233;ponse qui offre quelques garanties se trouve dans le contr&#244;le fait sur les conditions de production et, surtout, par ceux qui sont les mieux plac&#233;s pour effectuer ce contr&#244;le : les ouvriers, associ&#233;s aux habitants des quartiers environnants, doivent pouvoir contr&#244;ler toutes les conditions de la production sans se voir opposer un quelconque secret de fabrication. Ce contr&#244;le doit pouvoir aller jusqu'au veto dans les d&#233;cisions pouvant avoir des cons&#233;quences dans le domaine de la s&#233;curit&#233; des travailleurs et des habitants des quartiers riverains.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des expertises r&#233;alis&#233;es apr&#232;s coup&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a des risques qui ne sont d&#233;celables que par des experts. Le drame, c'est que les expertises r&#233;alis&#233;es apr&#232;s la catastrophe ne se soient pas faites avant. Des experts auraient pu &#233;tudier s&#233;rieusement le danger existant y compris dans l'hypoth&#232;se d'un attentat (hypoth&#232;se &#233;cart&#233;e par les juges dans le cas de l'explosion d'AZF). Les travailleurs et la population doivent avoir le droit et les moyens d'ordonner des expertises &#224; tout moment, de pouvoir se faire assister par des experts de leur choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les mois qui avaient suivi l'explosion, la profonde &#233;motion partag&#233;e par tous les sinistr&#233;s, ouvriers de la Chimie et habitants des quartiers proches s'&#233;tait cristallis&#233;e sur un faux d&#233;bat : red&#233;marrer ou pas l'usine. Ce d&#233;bat avait &#233;t&#233; d'autant plus fauss&#233; que Total n'avait nullement l'intention de poursuivre une activit&#233; chimique sur le site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la catastrophe d'AZF, toutes les victimes de l'explosion auraient eu tout &#224; gagner &#224; se retrouver dans une m&#234;me lutte visant &#224; obtenir de Total la r&#233;paration de tous les d&#233;g&#226;ts occasionn&#233;s et le maintien des salaires et emplois sur Toulouse pour les salari&#233;s touch&#233;s. Mais cette lutte aurait &#233;galement pu avoir un autre objectif concernant, au-del&#224; de Toulouse, tous les travailleurs et toute la population : imposer que les v&#233;ritables d&#233;cideurs dans le domaine de la s&#233;curit&#233; industrielle soient les travailleurs des usines et des quartiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vincent TIVOLI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_579 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L350xH225/azf-22088.png?1528266824' width='350' height='225' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Novembre 2011, proc&#232;s d'AZF en appel : une relaxe condamnable en 2009 !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Novembre-2011-proces-d-AZF-en-appel-une-relaxe-condamnable-en-2009</link>
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>AZF
</dc:subject>
		<dc:subject>Total
</dc:subject>

		<description>Le proc&#232;s en appel o&#249; comparaissent la soci&#233;t&#233; Grande Paroisse (filiale de Total) et le directeur de l'usine vient de s'ouvrir le 3 novembre. Le 21 septembre 2001, il y a maintenant dix ans, une explosion s'est produite &#224; l'usine Grande Paroisse (AZF) de Toulouse dans le hangar 221, lieu de stockage de nitrates d'ammonium d&#233;class&#233;s. Cette explosion avait ravag&#233; une bonne partie de la ville faisant 31 morts et des milliers de bless&#233;s. &lt;br /&gt;En 2009, &#224; l'issue du proc&#232;s pr&#233;c&#233;dent, le tribunal avait prononc&#233; la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-AZF-+" rel="tag"&gt;AZF
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Total-+" rel="tag"&gt;Total
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le proc&#232;s en appel o&#249; comparaissent la soci&#233;t&#233; Grande Paroisse (filiale de Total) et le directeur de l'usine vient de s'ouvrir le 3 novembre. Le 21 septembre 2001, il y a maintenant dix ans, une explosion s'est produite &#224; l'usine Grande Paroisse (AZF) de Toulouse dans le hangar 221, lieu de stockage de nitrates d'ammonium d&#233;class&#233;s. Cette explosion avait ravag&#233; une bonne partie de la ville faisant 31 morts et des milliers de bless&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2009, &#224; l'issue du proc&#232;s pr&#233;c&#233;dent, le tribunal avait prononc&#233; la relaxe du directeur de l'usine et de la soci&#233;t&#233; Grande Paroisse. Les reconstitutions exp&#233;rimentales, r&#233;alis&#233;es par les experts scientifiques lors de l'enqu&#234;te judiciaire, d&#233;montraient pourtant que l'explosion avait pu &#234;tre initi&#233;e par le contact de nitrate d'ammonium humide avec une tr&#232;s petite quantit&#233; de DCCNa (produit chlor&#233;). Les sacs usag&#233;s provenant des ateliers nitrate d'ammonium et les sacs usag&#233;s provenant de l'atelier ACD (o&#249; &#233;taient produits des d&#233;riv&#233;s chlor&#233;s) &#233;taient regroup&#233;s dans un m&#234;me lieu, le local 335. Les juges avaient pu relever que la collecte des sacs usag&#233;s avait ainsi ouvert une br&#232;che dans la fronti&#232;re cens&#233;e s&#233;parer les produits incompatibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les juges avaient m&#234;me &#233;tabli que des r&#233;sidus du produit chlor&#233; se trouvaient dans ce local 335. Mais, disaient-ils, la pr&#233;sence dudit produit (le DCCNa) n'est pas &#233;tablie de mani&#232;re certaine dans la benne provenant du b&#226;timent 335 et vers&#233;e dans le box du 221 vingt minutes avant l'explosion. En novembre 2009, la m&#233;connaissance du contenu de cette benne fut le pr&#233;texte avanc&#233; par le tribunal pour prononcer la relaxe. Malgr&#233; tout, le tribunal relevait le caract&#232;re coh&#233;rent de l'encha&#238;nement qui avait conduit &#224; la mise au contact du DCCNa et du nitrate d'ammonium d&#233;class&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette relaxe est d'autant plus r&#233;voltante que le tribunal affirmait que l'essentiel des objections des avocats de Total n'&#233;taient qu'artifices et contre-feux pour ne pas affronter des v&#233;rit&#233;s incontournables : le d&#233;faut de ma&#238;trise des risques de l'exploitant et son incapacit&#233; &#224; &#233;tablir qu'il &#233;tait &#233;tranger &#224; la survenance de la catastrophe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une telle appr&#233;ciation &#224; charge exprim&#233;e dans le jugement prononc&#233;, la relaxe fut une sacr&#233;e pirouette judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V.T.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La l&#233;gislation &#224; la remorque des catastrophes industrielles
</title>
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		<dc:subject>Chimie
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>La l&#233;gislation dans le domaine des risques industriels est tr&#232;s r&#233;cente. Ce n'est que dans les ann&#233;es 1970 qu'appara&#238;t en France le terme de &#171; risque technologique &#187; et que l'&#201;tat commence r&#233;ellement &#224; l&#233;gif&#233;rer dans le domaine. Il ne s'agit pas pour autant de mesures pr&#233;ventives mais plut&#244;t de r&#233;actions &#224; la crainte croissante et l&#233;gitime provoqu&#233;e dans la population par les catastrophes industrielles. &lt;br /&gt;1966 &#8211; Catastrophe &#224; Feyzin, et rien ne change &lt;br /&gt;4 janvier 1966 : la violente explosion de la raffinerie Elf&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La l&#233;gislation dans le domaine des risques industriels est tr&#232;s r&#233;cente. Ce n'est que dans les ann&#233;es 1970 qu'appara&#238;t en France le terme de &#171; risque technologique &#187; et que l'&#201;tat commence r&#233;ellement &#224; l&#233;gif&#233;rer dans le domaine. Il ne s'agit pas pour autant de mesures pr&#233;ventives mais plut&#244;t de r&#233;actions &#224; la crainte croissante et l&#233;gitime provoqu&#233;e dans la population par les catastrophes industrielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1966 &#8211; Catastrophe &#224; Feyzin, et rien ne change&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 janvier 1966 :&lt;/strong&gt; la violente explosion de la raffinerie Elf (futur Total) de Feyzin dans le Rh&#244;ne fait 18 morts, une centaine de bless&#233;s et endommage 1 475 habitations. Aucune mesure n'est cependant prise suite &#224; cet &#233;v&#233;nement : comme avant, les &#233;tablissements sont certes class&#233;s et les nouvelles installations soumises &#224; autorisation pr&#233;fectorale, mais le tout est bas&#233; sur des inspections r&#233;alis&#233;es par&#8230; personne, ou presque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1976-1982 &#8211; Seveso, de l'accident &#224; la directive&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10 juillet 1976 &#224; Seveso&lt;/strong&gt;, en Italie : la surchauffe d'un r&#233;acteur de l'usine Icmesa lib&#232;re un nuage intoxiquant &#8211; sans les tuer &#8211; 193 personnes. Il faudra attendre huit ans pour que les &#201;tats europ&#233;ens, apr&#232;s avoir l&#233;gif&#233;r&#233; nationalement pour certains, se dotent d'une directive sur la pr&#233;vention des risques industriels majeurs : &lt;strong&gt; &lt;em&gt;la directive Seveso du 24 juin 1982&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;. Elle vise notamment au recensement des &#233;tablissements &#224; risques et &#224; l'&#233;laboration d'&#171; &#233;tudes de dangers &#187; par les industriels. Mise en exploitation de nouveaux sites industriels, sous r&#233;serve que les risques potentiels restent en dessous d'un seuil &#171; acceptable &#187;. Le risque est alors estim&#233; n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces dispositions ne contraignent pas les patrons &#224; engager des travaux de r&#233;novation. Cela leur offre une porte de sortie. Si l'atelier est trop v&#233;tuste, on le ferme, plut&#244;t que de mettre les moyens n&#233;cessaires pour le r&#233;nover. C'est, par exemple, ce qui s'est produit &#224; Arkema Pierre-B&#233;nite (Rh&#244;ne) : en 2002 et 2003, le patron s'est appuy&#233; sur l'&#233;tude de dangers pour fermer des ateliers. La mani&#232;re patronale d'&#234;tre dans les clous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le v&#233;ritable changement dans les ann&#233;es 1970 est la formation d'un corps sp&#233;cialis&#233; dans l'inspection des sites class&#233;s, sous l'&#233;gide du minist&#232;re de l'Environnement. Un progr&#232;s, certes, mais surtout un minimum !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Et les riverains ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1984 &#8211; La catastrophe de Bhopal en Inde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 d&#233;cembre 1984 :&lt;/strong&gt; &#224; Bhopal en Inde, l'explosion d'une usine de pesticides fait 3 500 morts officiellement, plus de 20 000 selon les associations de victimes. Douze ans apr&#232;s, en 1996, la directive Seveso est modifi&#233;e en se r&#233;f&#233;rant &#224; l'accident de Bhopal. Cette &lt;strong&gt; &lt;em&gt;directive europ&#233;enne Seveso 2&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; de 1996 inclut des dispositions subordonnant l'autorisation d'exploitation &#224; l'&#233;loignement des zones r&#233;sidentielles. Une directive ayant pour but que &lt;em&gt;&#171; les &#201;tats membres veillent &#224; ce que l'exploitant soit tenu de prendre toutes les mesures qui s'imposent pour pr&#233;venir les accidents majeurs et pour en limiter les cons&#233;quences pour l'homme et l'environnement &#187;&lt;/em&gt;. De belles intentions, pour le moins &#233;loign&#233;es de la r&#233;alit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La catastrophe d'AZF en 2001 et loi Bachelot de 2003&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La preuve, c'est la catastrophe d'AZF qui survient en d&#233;pit de toute cette l&#233;gislation. Nouvelle loi du 30 juillet 2003, dite &#171; loi Bachelot &#187;, &lt;em&gt;&#171; &lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;relative &#224; la pr&#233;vention des risques technologiques et naturels et &#224; la r&#233;paration des dommages &#187;.&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; Elle formule la mise en &#339;uvre des Plans de Pr&#233;vention des Risques Technologiques (PPRT) pour les usines jug&#233;es &#224; risque, en &#233;tablissant notamment un p&#233;rim&#232;tre d'exposition aux risques autour de l'usine, dans lequel la construction d'&#233;tablissements publics et d'habitations serait limit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi ent&#233;rine donc &#224; nouveau l'id&#233;e selon laquelle le risque industriel est in&#233;vitable, &#224; un intervalle de temps plus ou moins espac&#233;. De plus, les p&#233;rim&#232;tres de s&#233;curit&#233; pr&#233;vus par lesdits PPRT ne sont &#233;videmment pas applicables aux travailleurs de l'usine concern&#233;e, qui sont les premiers expos&#233;s aux risques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;De nouvelles catastrophes et rien ne change&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit de toute cette l&#233;gislation &#8211; &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne &#8211; des accidents industriels continuent de survenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cembre 2005 &#8211; Explosion de Buncefiled en Angleterre : &lt;/strong&gt;Le matin du 11 d&#233;cembre 2005, trois explosions se produisent au d&#233;p&#244;t de carburant de la localit&#233;. Un impressionnant nuage de fum&#233;e s'&#233;l&#232;ve au-dessus du d&#233;p&#244;t g&#233;r&#233; par Total et Texaco, et les vitres des b&#226;timents voisins explosent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Octobre 2010 &#8211; Ajka en Hongrie : &lt;/strong&gt;Le 4 octobre a lieu la rupture d'un r&#233;servoir de boues toxiques de l'usine MAL (Magyar Aluminium). Bilan : 7 morts et 160 bless&#233;s, ainsi que la pollution durable des terres et des nappes phr&#233;atiques. (Ces nouvelles catastrophes n'ont pas suscit&#233; de changements dans la l&#233;gislation europ&#233;enne.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, les &#201;tats jouent la carte du minimum vital. Ils privil&#233;gient syst&#233;matiquement la r&#233;action face &#224; la catastrophe, plut&#244;t que la pr&#233;vention syst&#233;matique. Et encore... les exemples de catastrophes &#233;voqu&#233;s (et la liste est loin d'&#234;tre exhaustive) indiquent que les &#201;tats sont inaptes &#224; imposer leurs propres normes. Entre les principes d'une loi contraignante et leur application effective, le foss&#233; est immense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Annick HAUSSMANN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_580 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L300xH188/arbrespossent-f8696.png?1526449194' width='300' height='188' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le risque z&#233;ro existe-t-il ?
</title>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Chimie
</dc:subject>

		<description>Ainsi pos&#233;e, la question ressemble &#224; un sujet de philo au bac. Pourtant, c'est en ces termes que le probl&#232;me est pos&#233; &#8211; et tranch&#233; &#8211; par les patrons. Les patrons disent que le risque z&#233;ro n'existe pas, et ils se servent de cette lapalissade &#224; outrance. En g&#233;n&#233;ral, il s'agit pour eux de rejeter la faute d'un accident sur la malchance, les fois o&#249; ils n'ont pas &#233;t&#233; pris en faute sur les consignes de s&#233;curit&#233;. &lt;br /&gt;&#192; l'usine Rhodia Saint-Fons Chimie, un ouvrier a eu un accident en faisant de la soudure sur une cuve&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ainsi pos&#233;e, la question ressemble &#224; un sujet de philo au bac. Pourtant, c'est en ces termes que le probl&#232;me est pos&#233; &#8211; et tranch&#233; &#8211; par les patrons. Les patrons disent que le risque z&#233;ro n'existe pas, et ils se servent de cette lapalissade &#224; outrance. En g&#233;n&#233;ral, il s'agit pour eux de rejeter la faute d'un accident sur la malchance, les fois o&#249; ils n'ont pas &#233;t&#233; pris en faute sur les consignes de s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'usine Rhodia Saint-Fons Chimie, un ouvrier a eu un accident en faisant de la soudure sur une cuve qui, bien que vidang&#233;e, &#233;tait impr&#233;gn&#233;e de produits inflammables. L'entreprise n'a pas n&#233;cessairement quelque chose &#224; se reprocher du point de vue des consignes de s&#233;curit&#233;. Est-ce pour autant la faute &#224; &#171; pas de chance &#187; ? Aujourd'hui, on sait que, pour ce genre d'op&#233;rations, il faut pr&#233;alablement remplir la cuve d'eau. Les accidents de ce type sont alors &#233;vit&#233;s. Pas besoin d'&#234;tre prix Nobel de chimie pour trouver cette solution simple !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour am&#233;liorer la s&#233;curit&#233;, soit on sp&#233;cialise des travailleurs pour y r&#233;fl&#233;chir et intervenir en amont, soit on attend que les accidents, qui peuvent &#234;tre tr&#232;s graves, nous montrent o&#249; se situent les dangers. Au final, c'est uniquement une question de moyens. Que le risque z&#233;ro existe ou non, on peut s'en approcher de plus en plus en y mettant les moyens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Du c&#244;t&#233; de Feyzin : Raz(es) le bol !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Du-cote-de-Feyzin-Raz-es-le-bol</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Total
</dc:subject>
		<dc:subject>Feyzin
</dc:subject>

		<description>&#192; Feyzin dans le Rh&#244;ne, une zone recoupant essentiellement le quartier des Razes est soumise &#224; un projet de PPRT (Plan de Pr&#233;vention des Risques Technologiques), prescrit en 2009 et qui sera appliqu&#233; d'ici la fin de l'ann&#233;e. Le quartier des Razes, le plus populaire de la commune, n'est en effet s&#233;par&#233; de la raffinerie Total que par l'autoroute et c&#244;toie un autre site class&#233; Seveso : Rh&#244;ne Gaz. &lt;br /&gt;Qui paie le plan de pr&#233;vention ? &lt;br /&gt;Dans le cadre du plan de pr&#233;vention, six maisons, trop proches de Rh&#244;ne Gaz,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Feyzin-+" rel="tag"&gt;Feyzin
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Feyzin dans le Rh&#244;ne, une zone recoupant essentiellement le quartier des Razes est soumise &#224; un projet de PPRT (Plan de Pr&#233;vention des Risques Technologiques), prescrit en 2009 et qui sera appliqu&#233; d'ici la fin de l'ann&#233;e. Le quartier des Razes, le plus populaire de la commune, n'est en effet s&#233;par&#233; de la raffinerie Total que par l'autoroute et c&#244;toie un autre site class&#233; Seveso : Rh&#244;ne Gaz.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Qui paie le plan de pr&#233;vention ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre du plan de pr&#233;vention, six maisons, trop proches de Rh&#244;ne Gaz, vont &#234;tre expropri&#233;es, para&#238;t-il sans d&#233;valorisation. Les habitants de 500 autres domiciles vont &#234;tre oblig&#233;s de faire des travaux de protection de leurs habitations... en majorit&#233; &#224; leurs frais ! Selon les maisons, le co&#251;t des travaux &#224; r&#233;aliser (pose de fen&#234;tres &#224; triple vitrage et triple ancrage, construction d'une pi&#232;ce de confinement, etc.) varie entre 5 000 et 30 000 euros. L'&#201;tat avait promis de mettre la main &#224; la poche, par le truchement de cr&#233;dits d'imp&#244;t, un moyen qui n'est d'ailleurs pas tr&#232;s &#233;galitaire. Aust&#233;rit&#233; oblige, par l'interm&#233;diaire de la loi de finances, il a largement revu &#224; la baisse sa participation. D&#233;sormais, &#171; l'aide &#187; sera au maximum de 3 000 euros. Une chasse aux niches fiscales qui tourne au racket d'un milieu tr&#232;s populaire. Et Total dans tout cela ? Le groupe, qui bat tous les records de profits (10 milliards d'euros de b&#233;n&#233;fices en 2010), ne d&#233;boursera pas un centime en plus de sa cotisation fonci&#232;re habituelle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La col&#232;re des habitants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est en octobre dernier, lors d'une r&#233;union d'information sur la carte du Plan de pr&#233;vention, que les 260 habitants alors pr&#233;sents ont pris connaissance de ces mesures. Certains ont &#224; juste titre exprim&#233; leur col&#232;re de devoir payer &#224; la place de Total. Les anciens se souviennent de l'explosion de 1966. Ils se souviennent aussi qu'en 1964 on leur avait pr&#233;sent&#233; l'installation de la raffinerie comme &#233;tant &#171; sans risques &#187;. Et tout le monde a eu une frayeur lors d'un incendie r&#233;cent sur le site. Rien qui incite &#224; avoir une grande confiance dans l'entreprise. On savait d&#233;j&#224; que Total nous ran&#231;onnait &#224; la pompe. On sait maintenant que le groupe pratique aussi le chantage &#224; la s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce probl&#232;me n'est pas sp&#233;cifique &#224; Feyzin. Il se pose aussi pour les habitants du reste du Couloir de la Chimie (Rh&#244;ne), ou autour de l'&#201;tang de Berre (Bouches-du-Rh&#244;ne) par exemple. &#192; Pierre-B&#233;nite (Rh&#244;ne), parmi les habitants concern&#233;s, des retrait&#233;s de l'usine Arkema. Celle-l&#224; m&#234;me qui est &#224; l'origine du PPRT sur cette commune. M&#234;me en retraite, le patron d'Arkema ne vous l&#226;che pas !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi Bachelot &#233;tait cens&#233;e tirer les le&#231;ons d'AZF. Faire payer les habitants pour &#233;pargner les entreprises qui sont responsables de cette ins&#233;curit&#233;, voil&#224; une le&#231;on de lutte de classes &#224; l'encontre des travailleurs et des milieux populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A. H.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> De la chimie ancienne &#224; la chimie moderne
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/De-la-chimie-ancienne-a-la-chimie-moderne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/De-la-chimie-ancienne-a-la-chimie-moderne</guid>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Chimie
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>&#192; partir des ann&#233;es 1970, l'automatisation a commenc&#233; &#224; s'implanter dans les grandes usines de la Chimie. Cette r&#233;volution technologique s'est accentu&#233;e les d&#233;cennies suivantes avec l'essor de l'informatique et de l'&#233;lectronique. Elle a profond&#233;ment transform&#233; les conditions de travail et aussi de s&#233;curit&#233; des ouvriers de production. Cependant, le d&#233;veloppement de l'automatisation dans les industries chimiques en France reste in&#233;gal. Il varie selon l'entreprise, sa taille, le type de fabrication, la nature des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; partir des ann&#233;es 1970, l'automatisation a commenc&#233; &#224; s'implanter dans les grandes usines de la Chimie. Cette r&#233;volution technologique s'est accentu&#233;e les d&#233;cennies suivantes avec l'essor de l'informatique et de l'&#233;lectronique. Elle a profond&#233;ment transform&#233; les conditions de travail et aussi de s&#233;curit&#233; des ouvriers de production. Cependant, le d&#233;veloppement de l'automatisation dans les industries chimiques en France reste in&#233;gal. Il varie selon l'entreprise, sa taille, le type de fabrication, la nature des produits chimiques utilis&#233;s et, surtout, des choix politiques d'investissement du patronat. Il a cr&#233;&#233; ainsi deux grandes familles d'ateliers : les anciens et les modernes. Dans notre jargon de travailleur des industries chimiques, nous parlons de &#171; chimie &#224; l'ancienne &#187; pour d&#233;signer des installations tr&#232;s v&#233;tustes et peu automatis&#233;es. La &#171; chimie moderne &#187;, quant &#224; elle, rassemble les unit&#233;s de fabrication qui sont dans l'ultra-automatisation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;De l'&#232;re manuelle &#224; l'&#232;re informatique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cet essor technologique a permis une am&#233;lioration r&#233;elle des conditions de travail et de s&#233;curit&#233; des ouvriers. Au d&#233;part, les conducteurs d'appareil d'industrie chimique, d&#233;signation actuelle des op&#233;rateurs de fabrication, &#233;taient pr&#233;sents en continu dans l'atelier pour surveiller leurs param&#232;tres de marche. Ils devaient regarder, par exemple, le niveau de remplissage des r&#233;servoirs sur place. Puis, certains param&#232;tres de marche ont commenc&#233; &#224; &#234;tre retranscrits sur des &#171; tableaux &#187; dans une salle de contr&#244;le. Aujourd'hui, les &#171; tableaux &#187; ont &#233;t&#233; remplac&#233;s par le SNCC (Syst&#232;me num&#233;rique de contr&#244;le-commande) au moyen duquel l'op&#233;rateur conduit et surveille sur &#233;cran informatique les diff&#233;rents appareils de son atelier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu &#224; peu, avec l'automatisation croissante des machines, les op&#233;rations les plus p&#233;nibles ont disparu. Les ouvriers sont moins expos&#233;s aux produits et les op&#233;rations manuelles ont diminu&#233;. La s&#233;curit&#233; individuelle a augment&#233; mais au prix de la diminution spectaculaire des effectifs. En effet, dans des grands ateliers, surtout dans l'industrie chimique lourde, les &#233;quipes par poste de 8 heures &#233;taient de 15 &#224; 20 personnes. Aujourd'hui, elles sont trois &#224; quatre fois moins importantes. Par exemple, &#224; Francolor &#224; Saint-Clair-du-Rh&#244;ne, de 1976 &#224; 1992, l'usine est pass&#233;e de 700 personnes &#224; 200 personnes pour la m&#234;me production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;normes gains de productivit&#233; ont surtout b&#233;n&#233;fici&#233; aux patrons de la Chimie. Les ouvriers, en terme de r&#233;duction de travail, n'en ont pas vu la couleur. Pour gagner encore en productivit&#233;, le patronat joue sur un faible taux de recouvrement des &#233;quipes en poste et pousse aux heures suppl&#233;mentaires. Les horaires post&#233;s en 3&#215;8, 4&#215;8 ou 5&#215;8, les plus p&#233;nibles, engendrent une accumulation de la fatigue, une baisse de la vigilance et renforce le sentiment de lassitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour cela que la s&#233;curit&#233; collective est indispensable et repr&#233;sente le principal rideau contre les accidents graves.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Ce que permet l'automatisation des syst&#232;mes de s&#233;curit&#233; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La modernisation des installations a donn&#233; la possibilit&#233; d'&#233;toffer les syst&#232;mes de s&#233;curit&#233; &#224; plusieurs niveaux. Prenons l'exemple d'une mont&#233;e en pression anormale dans un r&#233;acteur : auparavant, le conducteur devait surveiller r&#233;guli&#232;rement la valeur de sa pression et la s&#233;curit&#233; physique ultime du r&#233;acteur &#233;tait une soupape (elle permet de d&#233;comprimer le trop plein de pression pour &#233;viter l'explosion du r&#233;acteur). Il fallait en urgence qu'il fasse tout un tas de man&#339;uvres d'arr&#234;t. Aujourd'hui, il existe plusieurs seuils d'alarmes retransmis en salle de contr&#244;le. Un premier &#171; pression haute &#187; qui alerte l'op&#233;rateur de la d&#233;rive dans son r&#233;acteur, lui laissant le temps d'intervenir. Un deuxi&#232;me &#171; pression tr&#232;s haute &#187; arr&#234;tant automatiquement l'arriv&#233;e des mati&#232;res premi&#232;res dans son r&#233;acteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'automatisation des syst&#232;mes de s&#233;curit&#233; est l&#224; donc pour suppl&#233;er &#224; toute &#171; erreur humaine &#187;. Quand les patrons, suite &#224; un accident grave, se d&#233;responsabilisent en jetant la faute sur un travailleur qui n'aurait pas bien fait son travail, c'est donc un mensonge. Des incidents peuvent arriver, mais de graves accidents sont toujours la cons&#233;quence d'encha&#238;nements de n&#233;gligences ou de dysfonctionnements dans le maillage du syst&#232;me de s&#233;curit&#233; collective.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Quand Total fait l'impasse sur la modernisation de la s&#233;curit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cependant, des syst&#232;mes de s&#233;curit&#233; modernes ne sont pas pr&#233;sents dans toutes les entreprises, dans tous les ateliers, voire m&#234;me dans des parties d'atelier. Tout d&#233;pend des choix &#233;conomiques des patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me Total, une multinationale, qui a largement les moyens financiers, ne modernise pas toutes ses installations. L'exemple de l'explosion en juillet 2009, sur le site p&#233;trochimique de Total &#224; Carling dans la Moselle, qui a fait deux morts et six bless&#233;s, est &#233;difiant. L'explosion a eu lieu sur un surchauffeur d'un four du vapocraqueur. Non &#233;quip&#233; d'un dispositif de red&#233;marrage automatique, il a d&#251; &#234;tre red&#233;marr&#233; manuellement, obligeant les op&#233;rateurs &#224; s'approcher au plus pr&#232;s de l'&#233;quipement. Les deux victimes rallumaient &#224; la main le surchauffeur lorsqu'une poche de gaz s'est enflamm&#233;e et a provoqu&#233; la d&#233;flagration. L'accident aurait pu &#234;tre &#233;vit&#233; avec un &#233;quipement plus moderne ou, en tout cas, n'aurait pas eu cette cons&#233;quence funeste.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des coups de marteaux sur les tuyaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'&#233;tat d'automatisation des installations est donc bien diff&#233;rente selon les entreprises et voire m&#234;me &#224; l'int&#233;rieur de celles-ci. L'exemple de l'atelier Rhodine, ex-Rhodia, est significatif. &#192; c&#244;t&#233; d'un syst&#232;me de conduite enti&#232;rement automatis&#233;, les conducteurs sont oblig&#233;s de taper aux marteaux sur les tuyaux pour que le produit puisse s'&#233;couler, ce qui provoque une d&#233;formation des tuyauteries. Le patron de Rhodia s'en est rendu compte seulement lorsque les travailleurs ont fait la gr&#232;ve du z&#232;le du marteau lors de la vente de leur atelier. Alors, si dans des grands groupes de Chimie, nous retrouvons des parties d'ateliers &#171; de chimie &#224; l'ancienne &#187;, dans beaucoup d'entreprises plus petites, c'est tr&#232;s r&#233;pandu. Dans ces usines, les travailleurs effectuent de nombreuses manutentions, ont plus de contact direct avec les produits et la s&#233;curit&#233; collective est rudimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La modernisation des installations chimiques &#233;viterait un bon nombre d'accidents ou, en tout cas, en limiterait sensiblement les cons&#233;quences. Elle &#233;liminerait des t&#226;ches fastidieuses et rendrait le travail moins p&#233;nible. Mais la plus grande automatisation des installations ne r&#233;glera pas tout. Les ateliers demandent un entretien constant contre l'usure du temps, des effectifs suffisants pour son suivi. Et cela, c'est le m&#234;me probl&#232;me que les choix d'investir pour automatiser les installations : ce sont les patrons qui d&#233;cident aujourd'hui et qui le font selon un seul crit&#232;re, la rentabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#61472;&lt;strong&gt;Maya PALENKE
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Un exemple de chimie &#171; &#224; l'ancienne &#187;, SNF-Andr&#233;zieux (Loire)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans cette usine qui fabrique des polym&#232;res pour le traitement de l'eau, la cohabitation d'atelier tr&#232;s anciens (construits &#224; la fin des ann&#233;es 1970, et d&#233;m&#233;nag&#233;s tels quels depuis Saint-&#201;tienne jusqu'&#224; Andr&#233;zieux, une quinzaine de kilom&#232;tres plus loin) et d'ateliers plus moderne est la r&#232;gle, avec une nette pr&#233;dominance des premiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me lorsqu'on trouve des salles de contr&#244;le avec tableaux et gestion informatique, celles-ci sont au c&#339;ur des ateliers et ne prot&#232;gent les ouvriers ni de l'exposition aux produits ni d'un &#233;ventuel accident (fuites, projections, voire explosion). D'ailleurs, le 23 novembre 2009, deux explosions ont eu lieu sur ce site class&#233; Seveso, quatre salari&#233;s &#233;tant br&#251;l&#233;s, dont deux gravement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui encore, dans l'atelier des Poudres, toutes les cuves ne sont pas &#233;quip&#233;es de pr&#233;henseurs (qui soul&#232;vent et suspendent les sacs de poudre au-dessus de la cuve avant que l'op&#233;rateur ne les &#233;ventre). Ainsi, l'ouvrier doit porter le sac de 25 kilogrammes, l'ouvrir et renverser la poudre depuis une passerelle qui surplombe la cuve. Il vaut alors mieux que le syst&#232;me d'aspiration des r&#233;sidus fonctionne parfaitement pour limiter l'exposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P.C.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Accidents graves en France depuis dix ans
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Accidents-graves-en-France-depuis-dix-ans</link>
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		<dc:date>2011-11-24T12:02:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Catastrophes industrielles
</dc:subject>

		<description>Depuis l'explosion de l'usine AZF &#224; Toulouse le 21 septembre 2001, les accidents graves dans les usines de Chimie ont continu&#233; en France avec de lourds rejets dans l'environnement, des incendies, des explosions, des bless&#233;s et des morts. Voici un &#233;chantillon des plus marquants. 27 mars 2003 : un atelier de l'usine Nitrochimie &#224; Billy-Berclau dans le Pas-de-Calais est enti&#232;rement d&#233;truit par une terrible explosion tuant quatre travailleurs. 27 juin 2005 : un incendie sur un site Seveso &#224; B&#233;ziers dans&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis l'explosion de l'usine AZF &#224; Toulouse le 21 septembre 2001, les accidents graves dans les usines de Chimie ont continu&#233; en France avec de lourds rejets dans l'environnement, des incendies, des explosions, des bless&#233;s et des morts. Voici un &#233;chantillon des plus marquants.
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;27 mars 2003 :&lt;/strong&gt; un atelier de l'usine Nitrochimie &#224; Billy-Berclau dans le Pas-de-Calais est enti&#232;rement d&#233;truit par une terrible explosion tuant quatre travailleurs.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;27 juin 2005 :&lt;/strong&gt; un incendie sur un site Seveso &#224; B&#233;ziers dans une usine de pesticides de SMB Formulation dure plusieurs jours. 1 700 tonnes de produits toxiques partent en fum&#233;e et le nuage ira jusqu'&#224; Toulouse.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;16 mars 2008 :&lt;/strong&gt; une canalisation rouill&#233;e de la raffinerie Total de Donges en Loire-Atlantique se met &#224; fuir et laisse &#233;chapper quelques 400 tonnes de fioul lourd dans l'estuaire de la Loire.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;Rien que sur l'ann&#233;e 2009&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;, pas moins de six accidents graves connus nationalement.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;5 janvier 2009 :&lt;/strong&gt; un salari&#233; d&#233;c&#232;de d'une intoxication &#224; l'hydrog&#232;ne sulfur&#233; &#224; la raffinerie Total de la M&#232;de, pr&#232;s de Marseille.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;29 janvier :&lt;/strong&gt; &#224; Total-Flandres &#224; Dunkerque, l'explosion d'un camion citerne dans un atelier de maintenance tue un ouvrier et blesse gri&#232;vement cinq autres travailleurs.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;15 juillet :&lt;/strong&gt; une explosion sur le site p&#233;trochimique de Total &#224; Carlaing/Saint-Avold en Moselle co&#251;te la vie &#224; deux travailleurs et br&#251;le gri&#232;vement six autres ouvriers.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;22 juillet :&lt;/strong&gt; 350 personnes sont &#233;vacu&#233;es et douze ouvriers sont hospitalis&#233;s suite &#224; une fuite d'ammoniac sur le site de l'usine Grande-Paroisse du groupe Total de Grandspuits en Seine- et-Marne.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;12 ao&#251;t :&lt;/strong&gt; deux salari&#233;s de l'usine p&#233;trochimique Naphtachimie de Lav&#233;ra, dans les Bouches-du-Rh&#244;ne, ont &#233;t&#233; br&#251;l&#233;s au deuxi&#232;me degr&#233; lorsqu'une fuite d'hydrocarbures provoquant un incendie s'est produite lorsqu'ils allumaient un four.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;23 novembre :&lt;/strong&gt; une double explosion retentit dans l'usine SNF d'Andr&#233;zieux-Bouth&#233;on, dans la Loire, et fait quatre bless&#233;s dont deux graves.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; &lt;em&gt;7 avril 2010&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; : un incendie suivi d'une explosion dans l'usine Carbone-Lorraine de Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine tue un travailleur et blesse 12 personnes dont des pompiers et des policiers intervenus pour tenter d'&#233;teindre le feu.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;Pour cette ann&#233;e 2011&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;6 janvier :&lt;/strong&gt; &#224; Lav&#233;ra, pr&#232;s de Martigues, dans l'usine Gaz&#233;chim, une explosion provoque la mort d'un ouvrier et en blesse un autre gravement.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Jeudi 29 septembre&lt;/strong&gt;, tout r&#233;cemment, dans l'usine Grande-Paroisse ex-AZF &#224; Grand-Quevilly pr&#232;s de Rouen, consid&#233;r&#233;e comme l'usine jumelle de celle d&#233;truite de Toulouse, l'explosion d'un compresseur d&#233;clenche un incendie dans la salle des machines de l'unit&#233; d'ammoniac.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Sans parler de la multitude des &#171; petits &#187; accidents, ou &#171; incidents &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;Quelques mois ordinaires dans le couloir de la Chimie Lyonnaise &#224; la petite semaine :&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'arriver &#224; des accidents graves, il se produit une multitude d'incidents, de &#171; petits &#187; accidents. &lt;strong&gt; &lt;em&gt;Dans le couloir de la Chimie lyonnaise,&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; concentration de grandes usines (Ark&#233;ma, Rhodia, raffinerie de Feyzin Total, Bluestar, etc.) sur un territoire restreint au sud de Lyon le long du Rh&#244;ne, il existe des risques potentiels li&#233;s &#224; la dangerosit&#233; relative des produits et des installations. D'o&#249; un certain nombre d'incidents sans gravit&#233; extr&#234;me dont il serait bien trop long de dresser une liste exhaustive. Nous rel&#232;verons les plus significatifs de cette ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;16 f&#233;vrier : &lt;/strong&gt;rejet de chloroforme dans le Rh&#244;ne depuis l'usine d'Ark&#233;ma Pierre-B&#233;nite.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; avril :&lt;/strong&gt; un transformateur haute-tension, dans un mauvais &#233;tat, tombe en rade et oblige &#224; l'arr&#234;t d'urgence de tous les ateliers de l'usine d'Ark&#233;ma Pierre-B&#233;nite.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;22 juin :&lt;/strong&gt; une fuite de dioxyde de souffre &#224; la raffinerie Total de Feyzin forme un nuage au-dessus de Lyon ; des centaines de personnes sont &#233;vacu&#233;es de leur lieu de travail.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;17 septembre :&lt;/strong&gt; incendie d'une cuve contenant des r&#233;sidus d'hydrocarbures &#224; la raffinerie Total de Feyzin provoqu&#233; par la foudre, car le syst&#232;me paratonnerre &#233;tait d&#233;fectueux.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;M.P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les belles carri&#232;res des produits dangereux
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-belles-carrieres-des-produits-dangereux</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Chimie
</dc:subject>

		<description>L'industrie chimique met en &#339;uvre une grande diversit&#233; de r&#233;actifs. Certains ont une dangerosit&#233; imm&#233;diate &#8211; feu, br&#251;lures chimiques &#8211;, d'autres aux effets moins facilement identifiables, provoquent des maladies sur le long terme. Ils sont, depuis les ann&#233;es 1970, class&#233;s en CMR (Canc&#233;rig&#232;ne Mutag&#232;ne Reprotoxique) ou ACD (Agent Chimique Dangereux). Avant d'&#234;tre r&#233;glement&#233;s, ces produits peuvent accomplir de belles carri&#232;res dans l'industrie et, m&#234;me une fois class&#233;s, les industriels ont su continuer &#224; les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'industrie chimique met en &#339;uvre une grande diversit&#233; de r&#233;actifs. Certains ont une dangerosit&#233; imm&#233;diate &#8211; feu, br&#251;lures chimiques &#8211;, d'autres aux effets moins facilement identifiables, provoquent des maladies sur le long terme. Ils sont, depuis les ann&#233;es 1970, class&#233;s en CMR (Canc&#233;rig&#232;ne Mutag&#232;ne Reprotoxique) ou ACD (Agent Chimique Dangereux). Avant d'&#234;tre r&#233;glement&#233;s, ces produits peuvent accomplir de belles carri&#232;res dans l'industrie et, m&#234;me une fois class&#233;s, les industriels ont su continuer &#224; les utiliser en jouant sur les souplesses de la r&#233;glementation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les concepts de VLE (Valeur Limite d'Exposition) ou VME (Valeur Moyenne d'Exposition) sont sens&#233;s exprimer un seuil au-del&#224; duquel un produit deviendra dangereux pour la sant&#233;, et autorisent implicitement son usage. D&#232;s lors, le but de l'industriel sera de d&#233;montrer que ces seuils ne sont pas atteints. La mise en &#339;uvre de cette politique permet bien entendu d'assurer un minimum de s&#233;curit&#233; pour les travailleurs, mais la s&#233;curit&#233; reste un effet secondaire par rapport au but r&#233;el recherch&#233; : se prot&#233;ger juridiquement &#224; terme et, d'une mani&#232;re plus quotidienne, ne pas remettre en question la technologie ou la v&#233;tust&#233; d'une installation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les astuces des &#171; services s&#233;curit&#233; &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour cela ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s dans les usines des &#171; services s&#233;curit&#233; &#187; li&#233;s &#224; un m&#233;decin du travail. Lesdits services, du fait m&#234;me de leur existence, sont une belle vitrine pour des patrons particuli&#232;rement soucieux de leur image.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces services s&#233;curit&#233; r&#233;alisent des campagnes de mesure pour d&#233;tecter la pr&#233;sence d'un produit donn&#233; dans les environnements de travail. Mais ces valeurs sont quasi syst&#233;matiquement pond&#233;r&#233;es par des &#171; analyses de t&#226;che &#187;. Ainsi la pollution mesur&#233;e pr&#233;s d'un appareil sera-t-elle confortablement r&#233;duite, par exemple parce que l'op&#233;rateur n'est th&#233;oriquement &#224; proximit&#233; que cinq minutes par jour ! Cette technique de calcul conduit infailliblement &#224; sous-&#233;valuer l'exposition. D'une part, la m&#233;thode de l'analyse des t&#226;ches ne prend pas en compte la r&#233;alit&#233; du temps pass&#233; dans une zone pollu&#233;e, variable selon la marche de l'installation. D'autre part, elle ne prend pas en compte les situations accidentelles, fuites, &#233;pandages, mauvais fonctionnement, qui font exploser les compteurs et sont d'autant plus courantes que l'installation est v&#233;tuste.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les &#171; attestations d'exposition &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2008, l'employeur est tenu de fournir &#224; chaque salari&#233; quittant son entreprise une attestation d'exposition. Les r&#233;cents plans de licenciement &#171; volontaires &#187; dans l'industrie chimiques nous donnent l'occasion de voir comment les entreprises s'acquittent de cette obligation. &#201;tablies par l'industriel lui-m&#234;me dans le secret de commissions internes et envoy&#233;es par courrier &#224; des salari&#233;s forc&#233;ment absents des sites de production, le nombre et la pertinence de ces attestations &#233;chappent &#224; tous contr&#244;les. Le r&#233;sultat est l&#224; : certains produits n'apparaissent pas du tout et, pour les autres, les mesures d'expositions dont on a vu la fragilit&#233; figurent, en bonne place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs de la Chimie sont parmi les plus expos&#233;s aux risques toxiques, canc&#233;rig&#232;nes et dangereux &#224; tous &#233;gards, et le sont dans des contextes atypiques. En effet, un produit &#224; faible teneur dans la vie courante est par d&#233;finition pr&#233;sent en grandes quantit&#233; dans l'atelier qui le fabrique, surtout quand c'est le seul qui le produit sur le continent. Les travailleurs de la Chimie sont donc les premiers &#224; p&#226;tir des lenteurs de l'acquisition des connaissances en mati&#232;re de toxicologie humaine et c'est parfois leur mobilisation qui conduit &#224; mettre &#224; jour la dangerosit&#233; d'un produit. Un combat de longue haleine contre des patrons brillant la plupart du temps par leur mauvaise volont&#233;, tel celui v&#233;cu par des salari&#233;s de l'usine Rhodia Saint-Fons Chimie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'hydroquinone, les cancers du rein&#8230; et l'apaisement social&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans cette usine de la banlieue lyonnaise, un taux anormalement &#233;lev&#233; de cancers du rein est suspect&#233; d&#232;s 2003 chez des salari&#233;s et ex-salari&#233;s li&#233;s &#224; l'atelier HQPC&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Pour HydroQuinone et PyroCat&#233;chol.' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; qui fabrique l'hydroquinone, produit utilis&#233; entre autres pour le d&#233;veloppement photo. Le Comit&#233; hygi&#232;ne et s&#233;curit&#233; (CHSCT) de cette usine a alors demand&#233; la r&#233;alisation d'une enqu&#234;te pour &#233;tablir d'&#233;ventuels liens entre ces cas de cancer et l'hydroquinone et, dans le doute, d'accentuer les mesures de pr&#233;vention. La direction a, dans un premier temps, refus&#233; en niant l'existence d'un probl&#232;me de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; l'opini&#226;tret&#233; des salari&#233;s, elle a chang&#233; de strat&#233;gie et voulu reprendre la main en organisant une pr&#233;-enqu&#234;te selon sa m&#233;thode : d&#233;terminer&#8230; si une enqu&#234;te &#233;tait n&#233;cessaire ! Cette pr&#233;-enqu&#234;te n'a pu d&#233;montrer ni l'utilit&#233; d'une v&#233;ritable enqu&#234;te, ni l'inverse. En fait, les r&#233;sultats &#233;taient tellement sous-&#233;valu&#233;s que m&#234;me les fr&#233;quences d'autres maladies &#233;taient sensiblement inferieures aux moyennes nationales. On aurait pu en d&#233;duire tous les bienfaits du travail dans cette riante usine du sud de Lyon ! L'occasion &#233;tait bonne pour classer l'affaire et pour que la direction poursuive sa politique de d&#233;ni alors m&#234;me que d'autres cas de cancers apparaissaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a pu compter pour cela sur l'aide d'un m&#233;decin du travail aux ordres qui, depuis le d&#233;but, n'a exprim&#233; aucun doute sur le sujet. Sa sollicitude pour les travailleurs expos&#233;s va jusqu'&#224; les prot&#233;ger d'examens m&#233;dicaux suppl&#233;mentaires, selon lui g&#233;n&#233;rateurs de risques et d'inqui&#233;tude. Ce n'est que contraint qu'il a consenti, au cas par cas, &#224; prescrire des &#233;chographies abdominales. Il n'oublie pas de pr&#233;ciser &#224; chaque fois que c'est dans un but &#171; d'apaisement social &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rafi HAMALIAN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_581 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH189/poissons-022c2.png?1526449197' width='400' height='189' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pour HydroQuinone et PyroCat&#233;chol.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Sous-traitance, sous-s&#233;curit&#233; !
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		<dc:date>2011-11-24T12:02:37Z</dc:date>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Chimie
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		<dc:subject>Conditions de travail
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		<dc:subject>Sous traitance
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		<description>L'implication de la sous-traitance dans l'explosion de l'usine AZF a mis en lumi&#232;re le danger qu'elle repr&#233;sente dans l'industrie chimique. Ce sont bien l'&#233;tat d'abandon d'un hangar de stockage et la d&#233;sorganisation induite par la sous-traitance qui sont &#224; l'origine de l'explosion. Une d&#233;sorganisation que ne connaissent que trop bien les travailleurs du secteur. &lt;br /&gt;Les Trente Glorieuses de la sous-traitance &lt;br /&gt;Le milieu des ann&#233;es 1970 a vu l'essor de la sous-traitance dans la Chimie, &#224; l'image du reste de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Dix-ans-apes-la-catastrophe-d-AZF-la-securite-en-question-dans-l-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Dix ans ap&#232;s la catastrophe d'AZF, la s&#233;curit&#233; en question dans l'industrie chimique
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Sous-traitance-+" rel="tag"&gt;Sous traitance
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'implication de la sous-traitance dans l'explosion de l'usine AZF a mis en lumi&#232;re le danger qu'elle repr&#233;sente dans l'industrie chimique&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Comme dans l'industrie nucl&#233;aire ! Cf. Convergences R&#233;volutionnaires (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ce sont bien l'&#233;tat d'abandon d'un hangar de stockage et la d&#233;sorganisation induite par la sous-traitance qui sont &#224; l'origine de l'explosion. Une d&#233;sorganisation que ne connaissent que trop bien les travailleurs du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les Trente Glorieuses de la sous-traitance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le milieu des ann&#233;es 1970 a vu l'essor de la sous-traitance dans la Chimie, &#224; l'image du reste de l'industrie. Auparavant, la plupart des t&#226;ches, y compris la maintenance, &#233;taient r&#233;alis&#233;es par des travailleurs de l'entreprise. Cela pouvait se mat&#233;rialiser par l'existence d'un atelier central pouvant compter des centaines d'ouvriers. Leur travail consistait &#224; intervenir sur les installations des ateliers de fabrication, et &#224; tourner dans l'usine, &#224; l'aff&#251;t d'&#233;ventuels dysfonctionnements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;poque semble aujourd'hui lointaine. Les grandes entreprises du secteur ont pris le parti de la &#171; chimie pour la chimie &#187; et veulent sous-traiter tout ce qui n'est pas &#224; proprement parler de la fabrication : nettoyage, gardiennage, analyses, conditionnement, formation, s&#233;curit&#233;, maintenance, etc. La sous-traitance repr&#233;sente aujourd'hui une part importante du secteur&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='40 % des emplois li&#233;s &#224; la Chimie et &#224; la P&#233;trochimie dans la r&#233;gion de (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une vraie poule aux &#339;ufs d'or. Au lieu d'affronter directement les travailleurs, le donneur d'ordres fait pression sur les salaires et les conditions de travail &#224; travers un simple contrat commercial entre deux entreprises. Il suffit alors de mettre les sous-traitants en concurrence et de choisir le meilleur exploiteur sur le march&#233;. On trouve ainsi dans les usines de l'industrie chimique des travailleurs d'entreprises diff&#233;rentes aux statuts et conditions de travail les plus divers. Par exemple, sur les usines de Rhodia Saint-Fons Chimie et d'Arkema Pierre-B&#233;nite dans le Rh&#244;ne, les sous-traitants repr&#233;sentent un quart de l'effectif. De ce point de vue, de v&#233;ritables chantiers du BTP !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne la s&#233;curit&#233;, cette situation permet la d&#233;responsabilisation du donneur d'ordres. Premi&#232;rement, cela lui permet de faire baisser ses statistiques d'accidents du travail avec arr&#234;t, et d'&#233;viter ainsi les amendes de la s&#233;cu. Deuxi&#232;mement, une partie des t&#226;ches les plus dangereuses, comme la maintenance, est sous-trait&#233;e. Par exemple, les &#171; ouvertures de ligne &#187;, c'est-&#224;-dire la rupture du confinement du proc&#233;d&#233;, entre autres en ouvrant des conduites, sont r&#233;alis&#233;es par des sous-traitants ; or cela comporte des risques de projections de produits. De m&#234;me, ce sont, la plupart du temps, les sous-traitants qui sont amen&#233;s &#224; faire du feu (disqueuse, fer &#224; souder) dans les ateliers, avec les risques d'incendie ou d'explosion que cela comporte.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les poup&#233;es russes de la maintenance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Prenons l'exemple de la maintenance des installations. Plusieurs types de contrats lient les donneurs d'ordres aux sous-traitants de la maintenance. Cela peut aller des interventions ponctuelles pay&#233;es &#224; l'unit&#233;, au &#171; contrat de maintenance &#187; par lequel le sous-traitant s'engage &#224; r&#233;aliser l'ensemble des travaux de maintenance du donneur d'ordres. Tous les moyens sont alors bons pour honorer le contrat, comme l'embauche d'autres sous-traitants&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='appendix' title='En 2004 dans la Chimie, 42 % des sous-traitants de moins de 20 salari&#233;s (...)' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; ou d'int&#233;rimaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces entreprises fonctionnent avec un effectif minimal, quitte &#224; le faire tourner sur plusieurs sites pour combler les trous, ou &#224; acheter de la main-d'&#339;uvre ailleurs en cas de besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la Chimie, les installations sont inspect&#233;es et r&#233;par&#233;es lors d'arr&#234;ts p&#233;riodiques (triennaux, d&#233;cennaux). Il peut y avoir alors pr&#232;s d'un millier de travailleurs des entreprises ext&#233;rieures sur une usine qui compte quelques centaines de salari&#233;s comme Arkema &#224; Pierre-B&#233;nite. Ces arr&#234;ts repr&#233;sentent pour les patrons un gros besoin de main-d'&#339;uvre&#8230; qu'ils veulent ponctuel. D'o&#249; la sous-traitance en cascade de ces travailleurs, l'int&#233;rim, avec nomadisme impos&#233; &#224; certains&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Une enqu&#234;te concernant des salari&#233;s sous-traitants de la p&#233;trochimie des (...)' id='nh3-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Par exemple, &#224; la rentr&#233;e 2011 trois arr&#234;ts se sont succ&#233;d&#233; dans le couloir de la Chimie en banlieue lyonnaise (Total, Rhodia Saint-Fons, Arkema Pierre-B&#233;nite). Les ouvriers form&#233;s &#224; ce travail ne courant pas les rues, certains d'entre eux viennent d'autres r&#233;gions, et logent au camping le temps des travaux. Ils d&#233;couvrent les installations sur lesquelles ils interviennent et ignorent des d&#233;tails concernant le danger qu'ils courent qui peuvent leur mettre la puce &#224; l'oreille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces arr&#234;ts exigent aussi un travail d'organisation des travaux. Des techniciens du donneur d'ordres, les coordinateurs de chantier, sont cens&#233;s superviser les travaux. L&#224; aussi, c'est la flexibilit&#233; qui prime. Les coordinateurs en question &#233;tant surtout n&#233;cessaires au moment des arr&#234;ts, les entreprises n'en embauchent qu'un minimum. Quand elles en ont besoin, elles vont les chercher sur d'autres sites, ou chez des sous-traitants, tout en les surchargeant de travail. Par exemple, lors du dernier arr&#234;t &#224; Pierre-B&#233;nite, Arkema est all&#233; chercher des coordinateurs de chantier &#224; l'autre bout de la France. Dans ces conditions, ces derniers ne peuvent pas suivre l'ensemble des travaux et, parfois, ne connaissent pas les sp&#233;cificit&#233;s des installations dont ils doivent coordonner la maintenance. Cela peut engendrer des probl&#232;mes, comme la r&#233;alisation d'interventions dans le mauvais ordre. Et des travaux r&#233;alis&#233;s au mauvais moment peuvent se solder par l'exposition &#224; des produits hautement canc&#233;rig&#232;nes, sans parler du risque d'explosion. Par exemple si une cuve est ouverte avant d'avoir &#233;t&#233; totalement vidang&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En soi, pour certains m&#233;tiers tr&#232;s sp&#233;cialis&#233;s (et pas pour l'ensemble de la maintenance), il n'est pas absurde que des travailleurs tournent sur plusieurs sites. Mais rien ne justifie les conditions dans lesquelles cela se fait actuellement : pr&#233;carit&#233;, bas salaires, etc. Rien ne justifie non plus que ces travailleurs ne soient pas embauch&#233;s par les donneurs d'ordres, qui peuvent tr&#232;s bien organiser cette r&#233;partition des travailleurs sur diff&#233;rents sites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela est d'autant plus vrai pour le reste de la sous-traitance. Si l'on prend l'exemple du nettoyage, la sous-traitance a exclusivement pour but de mieux exploiter ces travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La sous-traitance des licenciements&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'utilisation de la sous-traitance conduit &#224; une revendication naturelle (et juste en soi) des travailleurs, &#224; savoir la reprise de l'activit&#233; sous-trait&#233;e par le donneur d'ordres, ou &lt;em&gt;r&#233;internalisation&lt;/em&gt; dans le jargon. Les patrons du secteur entreprennent parfois de d&#233;tourner cette revendication &#224; leur profit pour supprimer des postes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, &#224; Pierre-B&#233;nite, Arkema a r&#233;internalis&#233; les techniciens analyseurs. Des postes estampill&#233;s Arkema ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s, ce dont la direction s'est flatt&#233;e. Mais Arkema a embauch&#233; moins de techniciens que le sous-traitant n'en faisait travailler sur cette activit&#233;. Globalement, l'op&#233;ration se solde par une suppression d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Saint-Fons, Rhodia s'est m&#234;me fait une sp&#233;cialit&#233; de se servir des r&#233;internalisations pour faire passer la pilule de suppressions de postes. Si des travailleurs Rhodia quittent un atelier pour diverses raisons (d&#233;part en retraite, etc.), ils sont, dans un premier temps, remplac&#233;s par des sous-traitants. Cela peut se faire de diverses mani&#232;res : par exemple, si les ouvriers en question sont polyvalents, la direction les recentre sur le &#171; c&#339;ur de m&#233;tier &#187; (la fabrication) et fait appel aux sous-traitants pour des activit&#233;s consid&#233;r&#233;es comme annexes (le conditionnement par exemple). La direction compte alors sur le fait que les ouvriers se sentent soulag&#233;s de l'accomplissement de t&#226;ches consid&#233;r&#233;es comme ingrates. Puis elle supprime des postes Rhodia sur l'atelier, renvoie l'entreprise ext&#233;rieure et reclasse les travailleurs Rhodia sur les postes anciennement occup&#233;s par des sous-traitants. Le tour est jou&#233;, Rhodia peut afficher fi&#232;rement &#171; z&#233;ro licenciement sec &#187; alors que des emplois ont &#233;t&#233; d&#233;truits. Quant aux travailleurs de l'entreprise ext&#233;rieure, ce sont les dindons de la farce : soit leur entreprise leur trouve un travail ailleurs, ce qui lui permet de ne pas embaucher, soit ils perdent leur travail. Au sous-traitant de licencier !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vue des int&#233;r&#234;ts g&#233;n&#233;raux de la classe ouvri&#232;re, c'est le nombre d'emplois globaux &#8211; donneur d'ordres et sous-traitants inclus &#8211; qui est important.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Tous dans le m&#234;me bateau&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les patrons se servent de divers tripatouillages sur leurs statuts. Les travailleurs ont eux tout int&#233;r&#234;t &#224; d&#233;fendre leur unit&#233;, et donc &#224; revendiquer l'embauche par le donneur d'ordres de tous les salari&#233;s sous-traitants qui le souhaitent. Pour cela, on ne fera pas l'&#233;conomie d'une lutte qui touche les travailleurs, quel que soit le nom de l'employeur figurant sur la fiche de paye (il peut y en avoir facilement une dizaine sur un m&#234;me site). Bien s&#251;r, l'&#233;clatement des salari&#233;s en de nombreuses entreprises repr&#233;sente un obstacle dans cette voie. Mais il est vital de le surmonter. Ne serait-ce que parce que, en cas d'accident grave, tout le monde est log&#233; &#224; la m&#234;me enseigne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Toni ROUVEL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Comme dans l'industrie nucl&#233;aire ! Cf. &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Le-nucleaire-en-question-' class='spip_in'&gt;&lt;em&gt;Convergences R&#233;volutionnaires n&#176;75&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;40 % des emplois li&#233;s &#224; la Chimie et &#224; la P&#233;trochimie dans la r&#233;gion de Fos-sur-Mer d'apr&#232;s &lt;em&gt;Sous-traitance sur sites industriels : &#201;valuation des risques professionnels&lt;/em&gt;, V. Pereira, A. Remoiville, P. Trinquet (1999).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En 2004 dans la Chimie, 42 % des sous-traitants de moins de 20 salari&#233;s &#233;taient aussi donneurs d'ordres (source INSEE).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-4' class='spip_note' title='Notes 3-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Une enqu&#234;te concernant des salari&#233;s sous-traitants de la p&#233;trochimie des Bouches-du-Rh&#244;ne donne 44,8% d'entre eux ayant travaill&#233; sur plus de 6 sites en un an (rapport de la DARES, septembre 2008).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Tout dans la Com
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		<dc:date>2011-11-24T12:02:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Chimie
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		<dc:subject>Conditions de travail
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		<description>La perception de la s&#233;curit&#233; de l'industrie chimique par le grand public oscille entre m&#233;connaissance et m&#233;fiance. Les patrons de la Chimie, quant &#224; eux, font de la s&#233;curit&#233; un des axes de leur communication, aussi bien vis-&#224;-vis de ce grand public (et, en premier lieu, des riverains voisins des usines) qu'en interne, vis-&#224;-vis des salari&#233;s. &lt;br /&gt;L'art de se d&#233;fausser sur la protection individuelle &lt;br /&gt;Depuis une p&#233;riode relativement r&#233;cente (une d&#233;cennie environ), les directions en interne mettent l'accent sur le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Dix-ans-apes-la-catastrophe-d-AZF-la-securite-en-question-dans-l-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Dix ans ap&#232;s la catastrophe d'AZF, la s&#233;curit&#233; en question dans l'industrie chimique
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Chimie-+" rel="tag"&gt;Chimie
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Conditions-de-travail-+" rel="tag"&gt;Conditions de travail
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La perception de la s&#233;curit&#233; de l'industrie chimique par le grand public oscille entre m&#233;connaissance et m&#233;fiance. Les patrons de la Chimie, quant &#224; eux, font de la s&#233;curit&#233; un des axes de leur communication, aussi bien vis-&#224;-vis de ce grand public (et, en premier lieu, des riverains voisins des usines) qu'en interne, vis-&#224;-vis des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'art de se d&#233;fausser sur la protection individuelle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis une p&#233;riode relativement r&#233;cente (une d&#233;cennie environ), les directions en interne mettent l'accent sur le port des &#201;quipements de Protection Individuelle. Ces &#171; EPI &#187; sont un ensemble d'accessoires fournis par les entreprises. On y d&#233;nombre le casque, les lunettes de protection, les chaussures de s&#233;curit&#233;, le bleu et les gants. Si la g&#233;n&#233;ralisation de l'acc&#232;s aux EPI et de leur port obligatoire repr&#233;sente incontestablement un progr&#232;s des conditions de travail par rapport aux d&#233;buts de l'industrie chimique, cette m&#233;daille comporte un revers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;rement, la fourniture d'&#233;quipements de protection individuelle repr&#233;sente de toute &#233;vidence la solution la moins ch&#232;re et la plus facile &#224; mettre en place, surtout si on la compare avec les am&#233;nagements structurels qui permettraient d'am&#233;liorer r&#233;ellement les conditions de s&#233;curit&#233; des ouvriers. Il est bien plus rapide et moins on&#233;reux de rendre le port du casque obligatoire dans des zones de l'atelier incrimin&#233;s par des accidents plut&#244;t que de faire les travaux de s&#233;curisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, cela permet aux directions de se r&#233;fugier derri&#232;re le non-port de ces protections en cas d'accident. En effet, m&#234;me quand cela n'aurait pas &#233;vit&#233; la blessure ni sa gravit&#233;, l'ouvrier se fera reprocher de ne pas les avoir port&#233;es dans les diff&#233;rents rapports sur l'accident. Le &#171; non-port &#187; du casque sera syst&#233;matiquement signal&#233; m&#234;me s'il s'agit d'une coupure au bras. Car l'axe de d&#233;fense et de communication principale du patronat de l'industrie chimique, c'est la responsabilisation individuelle qui conduit &#224; une culpabilisation de l'ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La culpabilisation de l'ouvrier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans l'abondante communication interne qui suit et analyse un accident et ses causes, on trouve partout la notion &#171; &lt;strong&gt;d'&#233;cart &#224; la norme&lt;/strong&gt; &#187;. Ces &#171; &#233;carts &#187; peuvent aller d'un mat&#233;riel non conforme &#224; une rampe d'escalier non tenue, voire m&#234;me &#224; une trace de pr&#233;cipitation dans le comportement de l'accident&#233;. L'objectif est de toujours avoir sous la main une norme, un r&#232;glement ou une consigne qui permettra &#224; l'entreprise de se d&#233;douaner de ses responsabilit&#233;s. En guise de saine r&#233;action, elle pourra m&#234;me en inventer de nouvelles pour un &#233;ventuel prochain incident similaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les non-d&#233;clarations de l'arr&#234;t de travail &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une fois l'entreprise d&#233;douan&#233;e, la culpabilit&#233; de l'accident se reportera directement ou incidemment sur la victime elle-m&#234;me. Cette culpabilisation sert une volont&#233; r&#233;elle des entreprises de camoufler les accidents du travail avec arr&#234;ts car ces derniers provoquent des augmentations de cotisations sociales. Cette pratique ne repr&#233;sente rien de moins qu'une fraude caract&#233;ris&#233;e &#224; la S&#233;curit&#233; sociale. En position de faiblesse, l'accident&#233; sera plus dispos&#233; &#224; accepter les arrangements propos&#233;s par son encadrement, lequel ne manque pas de lui imposer sa pr&#233;sence bienveillante lors des premi&#232;res d&#233;marches qui suivent l'accident. Et ces arrangements n'ont qu'un but : ne pas d&#233;clarer d'arr&#234;t de travail. Ainsi, il n'est pas rare qu'un ouvrier bless&#233; se voie confier un poste am&#233;nag&#233; pendant la dur&#233;e de sa convalescence, sorte de placard temporaire dans lequel il ne sera expos&#233; &#224; aucune source de nouvel accident. Si l'ouvrier ne peut pas conduire pour se rendre au travail, qu'&#224; cela ne tienne, un chef peut venir le chercher chez lui. Quand la situation l'exige le travailleur bless&#233; peut m&#234;me tout simplement &#234;tre pay&#233; pour rester chez lui. Bien s&#251;r, une telle mansu&#233;tude est conditionn&#233;e par la non-d&#233;claration de l'arr&#234;t de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En bonne communicante, la direction de Rhodia a r&#233;cemment mis en place sa propre &#233;chelle de gravit&#233; pour caract&#233;riser les accidents du travail, ce qui lui permet de pr&#233;senter en toute transparence des statistiques o&#249; la notion d'accident &#171; avec arr&#234;t &#187; a myst&#233;rieusement disparu&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le cin&#233;ma&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il serait donc parfaitement injuste de dire que les patrons de la Chimie se d&#233;sint&#233;ressent de la question de la s&#233;curit&#233; car, en termes de communication et de camouflage, les efforts sont bien l&#224;. &#192; titre d'exemple, le groupe Ark&#233;ma organise des &#171; temps forts s&#233;curit&#233; &#187; : les ouvriers sont invit&#233;s &#224; inventer des sc&#233;narios puis &#224; tourner des clips de s&#233;curit&#233; sur leur site, au laur&#233;at (du meilleur sc&#233;nario), un GPS d&#233;cern&#233; par un jury du service communication ! Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;e les journ&#233;es HSEI organis&#233;es par Rhodia (voir encadr&#233;). Bref, une approche &#171; divertissante &#187;, au sens propre du terme, de la s&#233;curit&#233; industrielle : cachez ces failles de la s&#233;curit&#233; que notre bonne volont&#233; communicante ne saurait voir. Quitte, en attendant mieux, &#224; faire exploser la poudre aux yeux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#61472;Philippe CAVEGLIA&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Rhodia met les petits plats dans les grands&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but septembre, profitant d'un arr&#234;t technique de deux jours, Rhodia SFC a organis&#233; un genre de grand raout sur la s&#233;curit&#233;, les journ&#233;es &lt;strong&gt; &lt;em&gt;Hygi&#232;ne S&#233;curit&#233; Environnement Industriel (HSEI&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;). Au programme des festivit&#233;s : des jeux de r&#244;le avec com&#233;diens mettant en sc&#232;ne des incidents, des stands de jeux p&#233;dagogiques, et m&#234;me une attraction digne d'un parc &#224; th&#232;me : une voiture simulant des tonneaux, pour bien s&#251;r insister sur le port de la ceinture de s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan du contenu, rien &#233;videment sur la derni&#232;re s&#233;rie d'incidents dans l'usine ou sur des projets d'am&#233;lioration des conditions de travail, mais toujours le m&#234;me bourrage de cr&#226;ne sur la responsabilit&#233; individuelle, et toujours le m&#234;me d&#233;ploiement de gadgets (on pouvait partir avec des objets sigl&#233;s &#171; journ&#233;es HSEI Rhodia &#187;) au service de la seule communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P.C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_582 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L350xH279/argentordeur-a9f3e.png?1526449205' width='350' height='279' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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