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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Chez Lejaby (Rh&#244;ne-Alpes) : les ouvri&#232;res face aux gros bonnets de la confection
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		<dc:date>2010-10-23T15:40:13Z</dc:date>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Licenciements
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		<description>Lyon, jeudi 23 septembre 2010 : dans le cort&#232;ge de quelque 40 000 manifestants contre la casse des retraites, une banderole se fait remarquer : &#171; Lejaby doit vivre, non &#224; la d&#233;localisation &#187;. Derri&#232;re elle, trois ouvri&#232;res de l'usine de Bourg-en-Bresse du fabricant de lingerie. Sur son passage, applaudissements, t&#233;moignages de soutien en tous genres et un nombre incalculable de photographies. &lt;br /&gt;C'est que, depuis tout juste une semaine alors, les ouvri&#232;res de trois sites de Lejaby (Bourg-en-Bresse et&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Luttes-contre-les-licenciements-et-les-suppressions-d-effectifs-" rel="directory"&gt;Luttes contre les licenciements et les suppressions d'effectifs
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Licenciements-+" rel="tag"&gt;Licenciements
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lyon, jeudi 23 septembre 2010 : dans le cort&#232;ge de quelque 40 000 manifestants contre la casse des retraites, une banderole se fait remarquer : &lt;em&gt;&#171; Lejaby doit vivre, non &#224; la d&#233;localisation &#187;&lt;/em&gt;. Derri&#232;re elle, trois ouvri&#232;res de l'usine de Bourg-en-Bresse du fabricant de lingerie. Sur son passage, applaudissements, t&#233;moignages de soutien en tous genres et un nombre incalculable de photographies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que, depuis tout juste une semaine alors, les ouvri&#232;res de trois sites de Lejaby (Bourg-en-Bresse et Bellegarde dans l'Ain et Le Teil en Ard&#232;che) se relaient pour occuper le si&#232;ge social de l'entreprise &#224; Rillieux-la-Pape en proche banlieue lyonnaise. Avec l'annonce de la fermeture de ces trois usines, ce sont 197 emplois (sur les 650 que Lejaby compte en France) que le patron entend supprimer. Depuis que ces ouvri&#232;res ont d&#233;cid&#233; l'occupation le jeudi 16 septembre, l'&#233;cho de leur lutte ne fait que s'amplifier. La solidarit&#233; ouvri&#232;re ne se d&#233;ment pas : plusieurs d&#233;l&#233;gations de syndicalistes sont venues les voir, de l'usine voisine d'Anoflex (filiale de Continental), de Sanofi ou de la SNCF, et beaucoup de monde vient tous les jours &#224; leur piquet t&#233;moigner leur solidarit&#233; mat&#233;rielle et morale. C'est cela &#8211; le fait qu'elles sont devenues un symbole de la lutte contre les licenciements &#8211; qui s'exprime encore dans le cort&#232;ge... &#224; leur propre &#233;tonnement : &lt;em&gt;&#171; On a &#233;t&#233; vraiment surprises de ce soutien, on s'est rendu compte-l&#224; qu'on repr&#233;sentait quelque chose pour les gens &#187;&lt;/em&gt;, se souviendra Julia, ouvri&#232;re &#224; Bourg depuis 9 ans.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Du d&#233;sespoir &#224; la col&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 31 mars dernier, la direction de Lejaby annonce sa d&#233;cision de fermer trois usines de la r&#233;gion Rh&#244;ne-Alpes et de proc&#233;der &#224; 197 licenciements. Un pr&#233;c&#233;dent plan, en 2003, avait d&#233;j&#224; entra&#238;n&#233; plus de 200 licenciements alors que, depuis 2001, pas une ouvri&#232;re n'a &#233;t&#233; embauch&#233;e par l'entreprise. Ces derniers mois, l'inqui&#233;tude &#233;tait mont&#233;e &#224; Bourg avec des p&#233;riodes r&#233;p&#233;t&#233;es de ch&#244;mage partiel. Anissa, 18 ans d'usine &#224; Bourg, se rappelle l'annonce de la fermeture des trois usines : &lt;em&gt;&#171; La r&#233;action tout de suite, &#231;a a &#233;t&#233; des filles qui pleuraient, certaines faisaient des malaises, il y a m&#234;me eu des ambulances qui sont venues dans la cour... C'&#233;tait catastrophique &#187;.&lt;/em&gt; Mais, bient&#244;t, l'ambiance change. On d&#233;couvre aussi que le propri&#233;taire de l'entreprise, l'autrichien Palmers, en m&#234;me temps qu'il lance son &#171; plan social &#187;, attaque l'Am&#233;ricain Warnaco &#224; qui il a achet&#233; l'entreprise en 2008, estimant avoir &#233;t&#233; alors mal inform&#233; sur l'&#171; &#233;tat de sant&#233; &#187; financier de la soci&#233;t&#233; et demande l'annulation de cette vente. Le Comit&#233; d'Entreprise attaque alors Lejaby pour annuler le plan social. Le d&#233;sespoir laisse la place &#224; la col&#232;re, puis &#224; l'envie de se battre. Le 16 septembre, les ouvri&#232;res d&#233;cident de venir au si&#232;ge de Rillieux o&#249; se tient la r&#233;union du Comit&#233; central d'entreprise... et d'y rester. &lt;em&gt;&#171; &#199;a a &#233;t&#233; vraiment au pied lev&#233;,&lt;/em&gt; raconte Anissa, &lt;em&gt;et &#231;a a d&#233;marr&#233; au quart de tour &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Deux semaines de bras de fer&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble des syndicats (CGT et CFDT) des trois sites participe au mouvement. Imm&#233;diatement, l'occupation s'organise. Un roulement est institu&#233; : une bonne cinquantaine d'ouvri&#232;res tiennent les piquets de jour et au moins une vingtaine de nuit. Tous les aspects de la vie mat&#233;rielle sont pris en charge collectivement. &#192; Rillieux, il n'y a plus de production depuis le plan de 2003 mais il reste, outre les bureaux de la direction, des bureaux d'&#233;tude et, surtout, les entrep&#244;ts. Durant quinze jours, pas un camion n'entrera ou ne sortira.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction, aveugl&#233;e par son m&#233;pris, ne r&#233;agit pas durant les premiers jours. Le mercredi 22 elle consent &#224; l'ouverture de n&#233;gociations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces ouvri&#232;res, dont c'est souvent le premier mouvement de gr&#232;ve, sont confront&#233;es &#224; tous les probl&#232;mes d'une telle lutte. D'abord celui des revendications : se battre pour conserver les emplois ou pour une prime de d&#233;part ? La discussion traverse les gr&#233;vistes. Dans les faits, le sentiment qu'il est impossible d'obtenir le retrait du plan tend &#224; s'imposer. Concernant le montant de prime extra-l&#233;gale demand&#233;e, c'est initialement celui de 70 000 &#8364; net par personne qui re&#231;oit l'assentiment g&#233;n&#233;ral. Mais, sous la pression du discours patronal (&#171; nos poches sont vides &#187;) et aussi des d&#233;saccords entre syndicats des diff&#233;rents sites, c'est finalement la revendication de 20 000 &#8364; net que la d&#233;l&#233;gation syndicale pr&#233;sente aux n&#233;gociations du 22 &#8211; sans que l'ensemble des gr&#233;vistes ait eu l'occasion de le discuter ou d&#233;cider.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pressions patronales&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les ouvri&#232;res de Lejaby ont face &#224; elles un patron de combat en mission, embauch&#233; tout sp&#233;cialement pour conduire le plan apr&#232;s avoir accompli le m&#234;me genre de sale besogne chez Eminence. &#192; partir du mercredi 22 au soir, des vigiles sont embauch&#233;s afin d'emp&#234;cher l'acc&#232;s des journalistes. Ce m&#234;me jour, les ouvri&#232;res apprennent que cinq d'entre elles sont assign&#233;es &#224; compara&#238;tre devant le tribunal, la direction exigeant la lev&#233;e du blocage. L'audience est fix&#233;e au lundi 27 septembre. Pour la grande majorit&#233; des gr&#233;vistes, ce blocage repr&#233;sente leur principale force. Elles envisagent difficilement la possibilit&#233; de poursuivre la lutte si elles sont contraintes de le lever. Pourtant, &#224; mesure que l'&#233;ch&#233;ance de ce 27 septembre se rapproche et alors que, dans les n&#233;gociations, le patron refuse de monter au-del&#224; des 12 500 euros brut de prime extra-l&#233;gale, l'id&#233;e fait son chemin qu'il faudra peut-&#234;tre se tourner vers l'ext&#233;rieur, se faire voir, et aller voir les autres &#8211; id&#233;e renforc&#233;e par la manifestation constante du soutien de la population, comme des travailleuses du site de Rillieux m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Petit coup de th&#233;&#226;tre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Contre l'attente de tous, l'audience du 27 septembre se conclut par le renvoi de la d&#233;cision au jeudi suivant. Ce sursis est accueilli comme une victoire, la possibilit&#233; de maintenir le blocage quelques jours suppl&#233;mentaires&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Finalement, ce n'est qu'apr&#232;s la lutte, le 30 septembre, que la d&#233;cision sera (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Les &#233;v&#233;nements s'acc&#233;l&#232;rent alors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cho, le soutien manifest&#233; dans la population et parmi les travailleurs commence &#224; poser un probl&#232;me politique au-del&#224; du seul cas de Lejaby. Ce qui n'a pas &#233;chapp&#233; au gouvernement. D'o&#249; la tirade du ministre Estrosi &#224; l'Assembl&#233;e, saluant sans rire &lt;em&gt;&#171; l'action des femmes salari&#233;es qui m&#232;nent avec beaucoup de courage un formidable combat &#187;&lt;/em&gt;. Et &#171; Escrosi &#187; (comme l'avaient surnomm&#233; en leur temps les travailleurs en lutte de New Fabris) d'ajouter : &lt;em&gt;&#171; Cette situation est pour le gouvernement totalement inacceptable &#187;&lt;/em&gt;. Cela au moins est probablement vrai. Mais ce qu'il y a d'inacceptable pour lui, c'est de voir une telle lutte se poursuivre, et risquer de donner des id&#233;es &#224; d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Marchandages gouvernementaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du coup, les repr&#233;sentants de la pr&#233;fecture, par la m&#233;diation du directeur r&#233;gional du travail, obtiennent que la direction l&#226;che un peu. Oh, juste le strict minimum qui, combin&#233; &#224; la fatigue de deux semaines de mouvement, permette d'obtenir la fin du conflit. R&#233;sultat : une prime extra-l&#233;gale de 15 000 &#8364; brut pour toutes, plus 600 &#8364; par an d'anciennet&#233; pour les cinq premi&#232;res ann&#233;es, et 500 &#8364; par an pour les suivantes. La direction conc&#232;de, en outre, le paiement int&#233;gral des jours de gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le vote&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette proposition est soumise au vote des gr&#233;vistes le mercredi 27 septembre et re&#231;oit l'assentiment de 118 votantes sur 147, entra&#238;nant dans la foul&#233;e la lev&#233;e du blocage. Le r&#233;sultat obtenu, s'il repr&#233;sente le double de ce que le patron proposait initialement, est bien loin de ce que les ouvri&#232;res de Lejaby r&#233;clamaient. Bien loin, surtout, de ce qui serait n&#233;cessaire pour vivre le temps de retrouver un emploi dans un secteur industriel largement sinistr&#233;. Le vote a &#233;t&#233; tr&#232;s majoritaire non pas parce que la proposition est satisfaisante, mais de crainte d'une lev&#233;e forc&#233;e du blocage pour le lendemain. Pour le noyau le plus actif du mouvement, qui a pour l'essentiel vot&#233; contre la proposition, le d&#233;nouement est amer. Elles sont conscientes que le patron, quoi qu'il en dise, a largement les moyens de donner davantage. Comme le r&#233;sume Julia quelques minutes apr&#232;s le vote : &lt;em&gt;&#171; Ils auraient pu donner beaucoup plus, alors on se dit, &#171; tout &#231;a pour &#231;a &#187; ; mais on a montr&#233; que des femmes peuvent se battre et qu'on n'est pas soumises &#224; leur loi du fric &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant que le soutien manifeste de la part des travailleurs de la r&#233;gion montre que ces luttes contre les licenciements concernent l'ensemble du monde du travail, et que la r&#233;ponse n&#233;cessaire reste une v&#233;ritable lutte d'ensemble pour interdire les licenciements... et flanquer aux patrons la d&#233;culott&#233;e qu'ils m&#233;ritent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yves LEFORT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_503 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L300xH190/lejaby-4ee8b.png?1526732196' width='300' height='190' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Finalement, ce n'est qu'apr&#232;s la lutte, le 30 septembre, que la d&#233;cision sera rendue : le tribunal d&#233;boute la direction, offrant symboliquement une petite victoire morale aux gr&#233;vistes et renfor&#231;ant le sentiment du bien-fond&#233; de leur lutte.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Teleperformance, au fil de la lutte
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>Voil&#224; maintenant plus d'un an que le bras de fer est engag&#233; entre direction et salari&#233;s de Teleperformance. Le groupe, leader mondial des centres d'appels avec plus de 110 000 salari&#233;s dans une cinquantaine de pays, a fusionn&#233; ses diff&#233;rentes filiales en France, d&#233;but 2009, regroupant alors quelque 8 700 salari&#233;s en &#233;quivalent temps plein. Depuis, il a engag&#233; une baisse drastique de ses effectifs dans l'Hexagone. Deux &#171; plans sociaux &#187; plus tard, la lutte continue&#8230; &lt;br /&gt;Pr&#233;textant des co&#251;ts d'infrastructures&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; maintenant plus d'un an que le bras de fer est engag&#233; entre direction et salari&#233;s de Teleperformance. Le groupe, leader mondial des centres d'appels avec plus de 110 000 salari&#233;s dans une cinquantaine de pays, a fusionn&#233; ses diff&#233;rentes filiales en France, d&#233;but 2009, regroupant alors quelque 8 700 salari&#233;s en &#233;quivalent temps plein. Depuis, il a engag&#233; une baisse drastique de ses effectifs dans l'Hexagone. Deux &#171; plans sociaux &#187; plus tard, la lutte continue&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;textant des co&#251;ts d'infrastructures trop &#233;lev&#233;s en R&#233;gion parisienne, la direction annonce en juin 2009 un &#171; Plan de sauvegarde de l'emploi &#187; (PSE) visant essentiellement &#224;&#8230; en supprimer. Avec la fermeture de trois des quatre centres en &#206;le-de-France, des suppressions de postes et des mutations en province transform&#233;es en licenciements en cas de refus, ce sont au total 475 emplois qui sont menac&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur des sites promis &#224; la fermeture, la r&#233;sistance s'organise d&#232;s l'&#233;t&#233;, parfois s&#233;par&#233;ment, parfois coordonn&#233;e : quinze jours d'occupation des locaux &#224; Montigny au mois d'ao&#251;t, d&#233;brayages et occupations &#224; Pantin, transferts des appels clients vers les responsables, envahissement de si&#232;ges sociaux de grandes entreprises clientes &#8211; parmi lesquelles Orange, principal donneur d'ordres de Teleperformance en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier temps, la direction cherche donc &#224; passer en force, n&#233;gligeant des obligations l&#233;gales, ce qui lui vaut une action en justice, laquelle suspend l'application du plan puis l'invite &#224; une m&#233;diation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Surench&#232;re de la direction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La direction change alors de tactique. Face &#224; la contestation, elle joue le pourrissement, l'incertitude et la division : les op&#233;rateurs re&#231;oivent de moins en moins d'appels ; sur le site de Montigny, &#224; partir de d&#233;cembre, leur activit&#233; est r&#233;duite &#224; deux jours par semaine sans r&#233;duction de salaire. Dans les locaux, la pr&#233;sence de vigiles et d'huissiers tend encore un peu l'ambiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, en parall&#232;le, Teleperformance n&#233;gocie avec les syndicats majoritaires la transformation de son plan initial en &#171; Plan de d&#233;parts volontaires &#187;, y ajoutant au passage 110 suppressions de postes. C'est donc un plan de 585 d&#233;parts qui est finalement sign&#233; d&#233;but 2010, malgr&#233; le rejet par les salari&#233;s, &#224; 88 % des votes &#224; bulletin secret en assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La col&#232;re se manifeste alors par l'envahissement du si&#232;ge parisien de Teleperformance. Pas t&#233;m&#233;raire, le DRH n'appara&#238;t que bri&#232;vement, apr&#232;s une intervention des CRS qui embarquent une cinquantaine de manifestants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la col&#232;re, la lassitude : les 585 places ouvertes au &#171; d&#233;part volontaire &#187; trouvent finalement preneurs, moyennant une prime supra-l&#233;gale de 2 000 &#224; 10 000 euros, et le site de Montigny est ferm&#233; en juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est qu'un aspect : sur 2009, le non-remplacement des d&#233;parts (dans un secteur o&#249; le turnover est d'ordinaire important) et la multiplication des licenciements individuels ont touch&#233; un millier de postes. De sorte que, mi-2010, 1 600 emplois en &#233;quivalent temps plein ont disparu en 18 mois, soit bien plus que les 157 suppressions de postes du PSE initial !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, ces coupes sombres ne satisfont pas les app&#233;tits de Teleperformance. Alors qu'ouvre au Maroc un centre d'appels d'un millier de postes, le groupe annonce, le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juillet 2010, un nouveau plan portant sur la fermeture en France de huit sites et la suppression de 834 emplois (chiffre ramen&#233; &#224; 689 en ao&#251;t). Ce qui n'emp&#234;che pas le pr&#233;sident de Teleperformance France, Jean-Herv&#233; Jenn de d&#233;clarer &#224; la presse que ce plan est d&#251; &#224; &lt;em&gt;&#171; la baisse de l'activit&#233; en France, li&#233;e &#224; la crise, et n'a rien &#224; voir avec le transfert vers des pays &#224; bas co&#251;ts &#187;&lt;/em&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Effets de manche du ministre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du coup, le gouvernement se sent contraint &#224; quelques effets de manche. Mi-juillet, le secr&#233;taire d'&#201;tat charg&#233; de l'emploi, Laurent Wauquiez, prend un air martial pour annoncer sur les ondes qu'il y a l&#224; &lt;em&gt;&#171; une bataille qu'on peut gagner &#187;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&#171; un secteur o&#249; on peut porter le fer, et ramener les emplois chez nous &#187;&lt;/em&gt;. Et gare aux &#171; Assises des centres d'appels &#187; qu'il promet alors d'organiser pour la rentr&#233;e ! Depuis, les &#171; Assises &#187; ont &#233;t&#233; report&#233;es &#224; fin octobre et Wauquiez s'est fait plus discret : entre-temps la direction de Teleperformance a menac&#233; de fermer tous les sites en France en cas d'obstacle mis &#224; la nouvelle r&#233;organisation ; les interventions de Philippe Dominati, s&#233;nateur UMP et membre du conseil de surveillance du groupe, et Serge Dassault, d&#233;put&#233; et actionnaire de Teleperformance, n'y sont peut-&#234;tre pas pour rien. On peut surtout s'attendre &#224; ce que les rodomontades du sous-ministre d&#233;bouchent sur de nouvelles aides de l'&#201;tat aux employeurs&#8230; comme il y a un an, lorsque le m&#234;me Wauquiez signait avec eux une &#171; Charte pour le d&#233;veloppement de l'emploi et des comp&#233;tences des salari&#233;s des centres d'appel &#187; avec 6 millions d'euros &#224; la cl&#233; en &#233;change de promesses de cr&#233;ation d'emplois !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire accepter le nouveau PSE annonc&#233; en juillet, Jean-Herv&#233; Jenn pr&#233;sente aujourd'hui la situation de Teleperformance comme &lt;em&gt;&#171; carr&#233;ment dramatique en France &#187;&lt;/em&gt;, avec une perte de 36 millions d'euros l'an dernier&#8230; mais des b&#233;n&#233;fices de l'ordre de 150 millions d'euros au niveau mondial. Et les r&#233;sultats du groupe pour le premier trimestre 2010, publi&#233;s fin ao&#251;t, pr&#233;voient pour cette ann&#233;e une marge op&#233;rationnelle de 8,5 %, au m&#234;me niveau qu'en 2009. Mais les actionnaires attendent un retour au &#171; niveau normatif &#187; de 9 &#224; 10 % de marge, ce qu'il s'agit de faire payer aux travailleurs &#224; coup de restructurations, et pas seulement en France puisque plus de 800 emplois ont &#233;t&#233; supprim&#233;s en Italie cette ann&#233;e selon le syndicat Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des recours juridiques engag&#233;s, les travailleurs doivent avant tout compter sur eux-m&#234;mes contre ces sales coups, qui vont encore une fois au-del&#224; des suppressions de postes chiffr&#233;es dans le PSE puisque, toujours d'apr&#232;s Sud, l'&lt;em&gt;&#171; organisation cible &#187;&lt;/em&gt; du nouveau plan conduit &#224; la disparition de plus de 1 200 postes. Pour y parvenir, Teleperformance compte encore sur les d&#233;parts individuels plus ou moins volontaires, voire les licenciements pour faute qui se multiplient curieusement sur certains sites &#8211; une r&#233;alit&#233; que le groupe cache sous le terme pompeux d'&lt;em&gt;&#171; attrition naturelle &#187;&lt;/em&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La d&#233;termination des salari&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour l'heure, au cynisme de leur patron, les salari&#233;s r&#233;pondent par la d&#233;termination : le 18 ao&#251;t, une journ&#233;e d'action &#224; l'occasion d'un CCE leur a permis de s'adresser aux salari&#233;s d'entreprises clientes, avec l'occupation de deux agences parisiennes de SFR et d'Orange ; le 28 septembre, des d&#233;brayages ont eu lieu dans plusieurs centres &#224; l'appel de l'intersyndicale, mouvement suivi &#224; 100 % sur celui de Rennes menac&#233; de fermeture. Quant au site de Pantin, dont la disparition est &#224; nouveau pr&#233;vue dans le second PSE, les 120 salari&#233;s qui y restent sont toujours en lutte&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16 octobre 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie MADO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Gr&#232;ve &#224; La Poste Paris 11 : ras-le-bol du sous-effectif
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>La Poste
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		<dc:subject>Gr&#232;ve
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		<description>Les facteurs du 11&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris ont d&#233;cid&#233; de r&#233;agir contre le sous-effectif. Marre de la charge de travail qui augmente au fil des suppressions d'emplois, marre d'assurer au pied lev&#233; le boulot des coll&#232;gues en cong&#233; ou partis &#224; la retraite sans &#234;tre remplac&#233;s. &lt;br /&gt;En effet, en pr&#233;vision d'une nouvelle restructuration annonc&#233;e pour f&#233;vrier 2011, la direction ne remplace plus les d&#233;parts. Alors depuis quelques mois, sur certains secteurs, la double charge pour les facteurs est de plus en plus&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les facteurs du 11&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris ont d&#233;cid&#233; de r&#233;agir contre le sous-effectif. Marre de la charge de travail qui augmente au fil des suppressions d'emplois, marre d'assurer au pied lev&#233; le boulot des coll&#232;gues en cong&#233; ou partis &#224; la retraite sans &#234;tre remplac&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, en pr&#233;vision d'une nouvelle restructuration annonc&#233;e pour f&#233;vrier 2011, la direction ne remplace plus les d&#233;parts. Alors depuis quelques mois, sur certains secteurs, la double charge pour les facteurs est de plus en plus fr&#233;quente. Longtemps accumul&#233;e, la col&#232;re a fini par &#233;clater.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;brayage est parti d'un secteur o&#249;, depuis cinq mois, des factrices supportaient la &#171; marguerite &#187; (bien joli nom pour d&#233;signer le partage des postes vacants entre les pr&#233;sents). Elles ont pos&#233; le sac, exc&#233;d&#233;es, et ont appel&#233; leurs coll&#232;gues &#224; arr&#234;ter le travail. Un rassemblement s'est form&#233;, puis tout le monde est parti faire d&#233;brayer l'&#233;tage du dessus. Pendant plus d'une heure, tout le bureau (plus de 170 facteurs) s'est arr&#234;t&#233; pour exiger des embauches. Le directeur, avec son m&#233;pris habituel, mais aussi sa peur visc&#233;rale des rassemblements dans le bureau, a fait le mort et envoy&#233; les chefs pour d&#233;clarer gr&#233;vistes ceux qui &#233;taient encore en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale. La soixantaine de gr&#233;vistes a donc d&#233;cid&#233; de r&#233;it&#233;rer le lendemain pour obtenir gain de cause. Apr&#232;s une assembl&#233;e &#224; la prise de service, une quarantaine de facteurs sont all&#233;s trouver le directeur pour exiger une r&#233;ponse sur les embauches demand&#233;es. Celui-ci a r&#233;pondu par une fin de non-recevoir, par de la provocation et a m&#234;me menac&#233; de licenciement un contractuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#233;vistes ont donc d&#233;cid&#233; de pr&#233;parer une gr&#232;ve pour la semaine suivante, en se donnant le temps de convaincre tous leurs coll&#232;gues. Cette gr&#232;ve offensive pour des embauches serait en m&#234;me temps l'occasion de se battre contre la restructuration pr&#233;vue, au moment o&#249; elle pouvait profiter de l'&#233;lan donn&#233; par le mouvement contre la r&#233;forme des retraites.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La direction s&#233;questre un gr&#233;viste&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la contestation, le directeur s'est empress&#233; d'embaucher des int&#233;rimaires et CDD pour trois mois, tout en continuant &#224; provoquer les facteurs, leur affirmant qu'ils &#233;taient en sureffectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la provocation ne s'est pas arr&#234;t&#233;e l&#224;. Apr&#232;s les deux jours de d&#233;brayage, le coll&#232;gue contractuel qui avait &#233;t&#233; menac&#233; de licenciement a &#233;t&#233; convoqu&#233; dans le bureau du directeur. Ce dernier n'avait pas support&#233; que ce travailleur ose revendiquer ouvertement ses droits. &#201;paul&#233; par ses cadres, le directeur a voulu lui faire signer une mise &#224; pied et, lorsque ce salari&#233; a voulu aller demander conseil &#224; un repr&#233;sentant syndical, les cadres lui ont barr&#233; la route et ont ferm&#233; la porte &#224; clef. Ainsi, &#224; La Poste du 11&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, c'est la direction qui s&#233;questre les gr&#233;vistes ! Il a fallu que deux coll&#232;gues, venues &#224; la rescousse, tambourinent sur la porte pour le faire enfin sortir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces m&#233;thodes d'intimidation, de plus en plus syst&#233;matiques &#224; La Poste, surtout lors de gr&#232;ves, ont choqu&#233; les facteurs du bureau, d'autant que beaucoup avaient vu la veille le reportage d&lt;em&gt;'Envoy&#233; Sp&#233;cial&lt;/em&gt; sur les sales m&#233;thodes de &#171; management &#187; &#224; France Telecom. Ils se sont donc organis&#233;s, avec l'aide des syndicats, pour faire entrer leur coll&#232;gue dans le bureau et lui permettre de travailler, malgr&#233; les cadres et vigiles &#224; l'entr&#233;e qui voulaient l'en emp&#234;cher. Le directeur en &#233;tait tellement retourn&#233; que, le deuxi&#232;me jour, rouge de rage, il s'est jet&#233; sur ce travailleur, le plaquant contre la porte, &#224; la grande indignation de tous les facteurs pr&#233;sents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, gr&#226;ce &#224; la solidarit&#233; de ses coll&#232;gues, le facteur sanctionn&#233; a pu travailler encore trois jours, avant de recevoir le recommand&#233; lui notifiant sa mise &#224; pied. &#192; l'int&#233;rieur, les cadres rasaient les murs et n'osaient pas le virer de peur des r&#233;actions. Mais le jeudi 7 octobre, s'il n'est plus rentr&#233; travailler, c'est que la gr&#232;ve d&#233;marrait et il &#233;tait donc sur le piquet.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Deux jours pour relever la t&#234;te&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve pour exiger des embauches mais aussi, du coup, l'annulation de la mise &#224; pied du coll&#232;gue, a dur&#233; deux jours avec 40 % de gr&#233;vistes le premier jour et 25 % le deuxi&#232;me. En r&#233;alit&#233; beaucoup de postiers du 11&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; avaient d&#233;j&#224; fait les gr&#232;ves contre la r&#233;forme des retraites des 7 et 23 septembre (et ce &#224; plus de 70 %). Beaucoup se r&#233;servaient aussi pour le 12 octobre. Les gr&#233;vistes ont donc d&#233;cid&#233; de reprendre le travail en attendant le 12, pour gagner encore du monde &#224; la perspective de la gr&#232;ve et inscrire leur lutte locale dans le mouvement g&#233;n&#233;ral contre la r&#233;forme des retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 octobre 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne HANSEN et Maurice SPIRZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Dans notre courrier : Le lyc&#233;e agricole d'Auzeville, en p&#233;riph&#233;rie de Toulouse, lutte pour obtenir des postes
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Dans-notre-courrier-Le-lycee-agricole-d-Auzeville-en-peripherie-de-Toulouse</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Enseignement
</dc:subject>

		<description>L'enseignement agricole (d&#233;nomination &#171; historique &#187;, qui recouvre des enseignements &#171; technologiques &#187; autour de la production agricole et alimentaire, des biotechnologies et des activit&#233;s en zones rurales) est en butte &#224; une diminution de ses moyens et, comme partout, la situation atteint un niveau critique : Les salari&#233;s sont soumis &#224; une pression de travail toujours croissante qui provoque la &#171; souffrance au travail &#187; que tout le monde conna&#238;t ; pendant ce temps, les commissions r&#233;gionales &#171; sant&#233;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Luttes-contre-les-licenciements-et-les-suppressions-d-effectifs-" rel="directory"&gt;Luttes contre les licenciements et les suppressions d'effectifs
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Enseignement-+" rel="tag"&gt;Enseignement
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'enseignement agricole (d&#233;nomination &#171; historique &#187;, qui recouvre des enseignements &#171; technologiques &#187; autour de la production agricole et alimentaire, des biotechnologies et des activit&#233;s en zones rurales) est en butte &#224; une diminution de ses moyens et, comme partout, la situation atteint un niveau critique :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Les salari&#233;s sont soumis &#224; une pression de travail toujours croissante qui provoque la &#171; souffrance au travail &#187; que tout le monde conna&#238;t ; pendant ce temps, les commissions r&#233;gionales &#171; sant&#233; au travail &#187; se multiplient, on se doute avec quelle efficacit&#233; !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; La r&#233;ussite des &#233;l&#232;ves aux examens s'en ressent, du fait des nombreuses heures de cours perdues.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&#192; la rentr&#233;e il manquait des postes d'enseignement, de laboratoire, de vie scolaire, d'administratifs, d'infirmerie qui &#233;taient encore pourvus l'ann&#233;e derni&#232;re ; tous les cours ne pouvaient &#234;tre assur&#233;s, non plus que les t&#226;ches administratives essentielles &#224; la vie de l'&#233;tablissement. Une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale a d&#233;cid&#233; d'appeler les personnels &#224; refuser d'assurer le travail incombant aux postes non pourvus, d'informer les &#233;l&#232;ves et leurs parents de la situation par un tract, d'interpeller le DRAF (Directeur R&#233;gional de l'Agriculture et de la For&#234;t), responsable r&#233;gional de l'enseignement agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une deuxi&#232;me assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale, le 21 septembre, a fait le point des avanc&#233;es obtenues : quelques temps partiels pour les postes qui touchent les &#233;l&#232;ves au plus pr&#232;s (enseignement, laboratoire), cela sans doute pour &#233;viter que les parents et les &#233;l&#232;ves fassent chorus avec les personnels. Les propositions concernant les postes administratifs sont indigentes : quelques contrats CAE (&#171; Contrats d'accompagnement dans l'emploi &#187;) extr&#234;mement pr&#233;caires et n&#233;cessitant un encadrement et une formation que ne peuvent assurer les titulaires d&#233;j&#224; surcharg&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un blocage du lyc&#233;e a &#233;t&#233; vot&#233; pour les 23 et 24 septembre : cours non assur&#233;s et m&#233;dias locaux alert&#233;s. L'administration n'aime pas qu'on fasse des vagues : le Directeur r&#233;gional a donc couru au minist&#232;re de l'Agriculture pour gratter quelques fonds de tiroir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nouvelle AG le 7 octobre : sur les trois demi-postes suppl&#233;mentaires propos&#233;s, l'un est d'une qualification insuffisante, et les deux autres n'auraient un financement assur&#233; que jusqu'au 31 d&#233;cembre ! Les personnels, les &#233;l&#232;ves, les parents ont d&#233;cid&#233; de ne pas se satisfaire de cette aum&#244;ne&#8230; et s'en vont manifester leur m&#233;contentement devant la DRAF vendredi 8 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A.P., m&#232;re d'&#233;l&#232;ve, Toulouse&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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