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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Quand les gouvernements arabes se pr&#233;occupent des Palestiniens
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		<description>Isra&#235;l est engag&#233; depuis des mois dans une op&#233;ration de r&#233;pression de grande envergure, d&#233;truisant et massacrant, comme l'a illustr&#233; l'entr&#233;e de Tsahal &#224; J&#233;nine. Mais si les peuples arabes ont parfois exprim&#233; massivement dans la rue leur solidarit&#233; avec les Palestiniens, les gouvernements sont rest&#233;s &#233;tonnamment discrets. &lt;br /&gt;Ce n'est pas seulement que la sup&#233;riorit&#233; militaire de l'Etat d'Isra&#235;l les fait &#233;videmment h&#233;siter &#224; risquer un nouveau conflit. C'est que leur premi&#232;re pr&#233;occupation est de ne pas se&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Isra&#235;l est engag&#233; depuis des mois dans une op&#233;ration de r&#233;pression de grande envergure, d&#233;truisant et massacrant, comme l'a illustr&#233; l'entr&#233;e de Tsahal &#224; J&#233;nine. Mais si les peuples arabes ont parfois exprim&#233; massivement dans la rue leur solidarit&#233; avec les Palestiniens, les gouvernements sont rest&#233;s &#233;tonnamment discrets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas seulement que la sup&#233;riorit&#233; militaire de l'Etat d'Isra&#235;l les fait &#233;videmment h&#233;siter &#224; risquer un nouveau conflit. C'est que leur premi&#232;re pr&#233;occupation est de ne pas se f&#226;cher avec l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain auquel dans la pratique ils ont remis depuis longtemps le soin de r&#233;gler le probl&#232;me palestinien. La seule initiative arabe, le plan de paix du r&#233;gent Abdallah d'Arabie saoudite &#8211; en &#233;change d'un Etat et d'un territoire pour les Palestiniens, reconnaissance par tous les Etats arabes de l'Etat d'Isra&#235;l &#8211; n'est que la r&#233;p&#233;tition de ce que pr&#233;tend vouloir Georges Bush lui-m&#234;me et donc d'abord un geste pour se mettre bien avec les USA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s la cr&#233;ation d'Isra&#235;l ces Etats arabes ont laiss&#233; croire qu'ils &#233;taient sur le pied de guerre pour aider les Palestiniens. Mais ils ne se sont jamais lanc&#233;s &#224; l'assaut d'Isra&#235;l, notamment au d&#233;but, que dans leur propre int&#233;r&#234;t, dans le d&#233;sir d'augmenter leur propre territoire ou par d&#233;magogie envers leur population, quant &#224; elle r&#233;ellement solidaire des Palestiniens. Les plus virulents nagu&#232;re, l'Egypte ou encore la Jordanie, furent parfois les premiers &#224; faire la paix, sans plus se soucier du sort des Palestiniens. Quant &#224; ceux qui se posent toujours en ennemis irr&#233;ductibles d'Isra&#235;l, comme la Syrie ou l'Irak, que les Etats-unis changent d'attitude envers les dictateurs Assad ou Saddam Hussein et l'on verra ce que vaut leur pr&#233;tendue sollicitude pour leurs fr&#232;res de Palestine !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Egypte, Jordanie, Liban : le chemin de croix des Palestiniens&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tous ces Etats arabes, aux mains de minorit&#233;s de f&#233;odaux ou d'une bourgeoisie d'Etat r&#233;actionnaires et sans base sociale solide, ont toujours vu d'un tr&#232;s mauvais oeil la mobilisation et l'organisation arm&#233;e des Palestiniens. N'allait-elle pas donner des id&#233;es &#224; leurs propres masses exploit&#233;es ? Ne l'a-t-elle pas fait m&#234;me &#224; plusieurs reprises, de l'Egypte au Liban, en passant par la Jordanie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Egypte c'est d&#232;s 1967 que cette menace s'est profil&#233;e, comme le raconte Mahmoud Hussein dans son ouvrage &lt;em&gt;L'Egypte&lt;/em&gt;. Apr&#232;s l'&#233;chec militaire contre Isra&#235;l, les masses descendent dans la rue pour demander le retour de Gamal Nasser, d&#233;missionnaire, mais aussi parce que le m&#233;contentement est grand. Les travailleurs sont r&#233;volt&#233;s que les Palestiniens soient abandonn&#233;s par le pouvoir et une arm&#233;e d&#233;faite dont on leur avait tant vant&#233; les m&#233;rites. La premi&#232;re &#233;tincelle part d'une banlieue ouvri&#232;re, H&#233;louan, si&#232;ge de grandes usines modernes dont les ouvriers manifestent en d&#233;non&#231;ant l'arm&#233;e &#233;gyptienne mais aussi sous le slogan : &#171; pas de socialisme sans libert&#233; ! &#187;. Les autres banlieues ouvri&#232;res s'enflamment, manifestent, &#233;l&#232;vent des barricades, s'attaquent &#224; la police, rejointes par les jeunes des quartiers pauvres et les &#233;tudiants. Le pr&#233;sident de l'assembl&#233;e nationale, Anouar el-Sadate, est contraint de recevoir une d&#233;l&#233;gation des manifestants. Autour de l'assembl&#233;e des milliers de manifestants r&#233;clament les droits d&#233;mocratiques. Malgr&#233; une interdiction, une immense manifestation a lieu au Caire. Etudiants, jeunes ouvriers et ch&#244;meurs livrent une bataille rang&#233;e &#224; la police, amenant l'arm&#233;e &#224; intervenir et tirer dans la foule. Le gouvernement &#233;gyptien vient de faire l'exp&#233;rience de la puissance explosive qu'a le sentiment de solidarit&#233; avec le peuple palestinien des masses arabes pauvres et du danger qu'il y a &#224; manier la d&#233;magogie sur ce terrain, alors qu'il n'a ni les moyens ni la volont&#233; de forcer Isra&#235;l &#224; rendre justice &#224; ce peuple. Il n'est que le premier de la liste.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Septembre noir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 17 septembre 1970, les blind&#233;s, l'artillerie et l'aviation jordaniennes sont lanc&#233;s contre les combattants palestiniens et les camps de r&#233;fugi&#233;s. Non seulement les mis&#233;rables bidonvilles dans lesquels sont retranch&#233;s les fedayins sont bombard&#233;s mais aussi la capitale, et les civils ne sont pas &#233;pargn&#233;s. C'est le d&#233;but du &#171; Septembre noir &#187;, durant lequel l'arm&#233;e jordanienne fait des milliers de morts, plus que l'arm&#233;e isra&#233;lienne n'en a jamais fait ! Un accord est finalement sign&#233; selon lequel la r&#233;sistance palestinienne doit reconna&#238;tre l'autorit&#233; du roi Hussein et accepter de quitter les villes jordaniennes. Les combattants et civils palestiniens ont fait les frais de la volont&#233; du pouvoir de faire un exemple pr&#233;ventif. Les organisations palestiniennes n'avaient nulle intention de s'en prendre au r&#233;gime en place, mais celui-ci voulait rendre clair &#224; toute sa population qu'il ne tol&#233;rerait aucun embryon d'organisation populaire susceptible de servir de p&#244;le de ralliement au m&#233;contentement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en effet, quelques temps plus tard, au Liban cette fois, la simple pr&#233;sence des combattants palestiniens en armes contribue &#224; encourager les travailleurs. De 1972 &#224; 1975, la classe muvri&#232;re libanaise et les couches populaires se radicalisent : aux balles des militaires r&#233;pondent des gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales ouvri&#232;res en novembre 1972, d&#233;cembre 1973, janvier et ao&#251;t 1974. En m&#234;me temps cette classe ouvri&#232;re fait une certaine jonction avec les Palestiniens : le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; avril 1973, par exemple, un cort&#232;ge de 250 000 personnes traverse Beyrouth pour l'enterrement de trois leaders palestiniens tu&#233;s par un commando isra&#233;lien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant la menace d'une alliance entre Palestiniens et Libanais pauvres la bourgeoisie libanaise active ses milices d'extr&#234;me droite, les Phalanges. D'abord contre les gr&#232;ves ouvri&#232;res ou les paysans en lutte contre les f&#233;odaux, voire les p&#234;cheurs en r&#233;volte. L'arm&#233;e unie aux bandes fascistes ne vient pourtant pas &#224; bout de la radicalisation de la population pauvre unie aux Palestiniens arm&#233;s. Bien au contraire. Et pas plus l'OLP d'Arafat qui tentant de calmer le jeu d&#233;clarait en juin 1975 : &#171; &lt;em&gt;Tout ce qui se passe au Liban est injustifiable. La r&#233;volution palestinienne sait que le v&#233;ritable champ de bataille se trouve en Palestine&lt;/em&gt; &#187;. Finalement m&#234;me Yasser Arafat doit s'allier &#224; George Habache, chef du FPLP, et accepter que la gauche libanaise et la r&#233;sistance palestinienne (les forces dites palestino-progressiste) lancent une offensive dans le centre de Beyrouth et dans la montagne. L'insurrection est alors en voie de gagner sur toute la ligne et de d&#233;faire une arm&#233;e libanaise alli&#233;e aux phalangistes mais divis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La Syrie &#224; la rescousse des massacreurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais la r&#233;volte du Liban menace d'autres pays voisins o&#249; des Palestiniens ont aussi trouv&#233; refuge. En premier lieu la Syrie. Et alors que les dirigeants de la gauche libanaise et des Palestiniens accueillent avec satisfaction l'intervention d'un &#171; pays fr&#232;re arabe &#187;, les tanks syriens qui rentrent au Liban se rangent aux c&#244;t&#233;s de l'extr&#234;me droite chr&#233;tienne contre le camp &#171; palestino-progressiste &#187;. Pour tous ceux qui croyaient encore, malgr&#233; les exemples de l'Egypte ou de la Jordanie, &#224; la solidarit&#233; des gouvernements arabes, la chute est d'autant plus dure que la Syrie &#233;tait, en paroles, particuli&#232;rement radicale. Un des &#171; hauts faits d'armes &#187; de l'arm&#233;e syrienne contre les Palestiniens est le pendant exact de ce qui s'est pass&#233; en Jordanie. L'arm&#233;e syrienne pilonne m&#233;thodiquement pendant deux mois le camp de Tall El-Zaatar o&#249; les r&#233;fugi&#233;s refusant de se rendre sont affam&#233;s puis massacr&#233;s. Arm&#233;e syrienne et phalanges fascistes chr&#233;tiennes collaborent dans cette &#233;limination m&#233;thodique de la gauche et des Palestiniens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intervention militaire syrienne au Liban en 1976 a &#233;t&#233; un cinglant d&#233;menti, un de plus, &#224; la pr&#233;tendue solidarit&#233; entre les Etats arabes et la cause palestinienne. Les sentiments de leurs peuples peuvent les contraindre &#224; des d&#233;clarations hypocrites de solidarit&#233;, de sordides calculs de leurs int&#233;r&#234;ts aussi. Mais Isra&#235;l n'est pas leur ennemi &#224; cause du traitement qu'il a inflig&#233; aux Palestiniens. Il leur sert avant tout &#224; agiter un leurre devant leur peuple, faire oublier &#224; celui-ci qu'ils en sont eux-m&#234;mes les premiers et plus f&#233;roces ennemis et, quand il est n&#233;cessaire, d&#233;voyer sa col&#232;re dans la voie du nationalisme ou m&#234;me de l'antis&#233;mitisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il suffit d'ailleurs de rappeler que les Territoires occup&#233;s depuis par Isra&#235;l, le furent d'abord pendant de longues ann&#233;es par les Etats arabes eux-m&#234;mes (Egypte et Jordanie). Et alors il &#233;tait encore moins question qu'aujourd'hui d'un Etat palestinien. A Gaza, occup&#233;e par l'Egypte, les Palestiniens &#233;taient parqu&#233;s dans des camps comme au Liban ou en Jordanie, avec en plus l'interdiction de passer en Egypte. La Cisjordanie palestinienne &#233;tait gouvern&#233;e par le roi de Jordanie de fa&#231;on si draconienne que ce m&#234;me roi, sans illusion sur les sentiments de ses sujets &#224; son &#233;gard, estima devoir massacrer les m&#234;mes Palestiniens r&#233;fugi&#233;s chez lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Robert PARIS &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Palestine-Isra&#235;l : Des peuples... et des classes
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		<description>Cinquante ans apr&#232;s le premier exode en 1948 de 800 000 Palestiniens vers la Cisjordanie, la bande de Gaza et les pays arabes voisins &#8211; Syrie, Liban, Jordanie &#8211;, l'UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les r&#233;fugi&#233;s de Palestine dans le Proche-orient) recensait 3,5 millions de r&#233;fugi&#233;s palestiniens, mais le nombre de r&#233;fugi&#233;s effectifs est sans doute plus important, d&#233;passant les 5 millions. En 1998, un tiers des r&#233;fugi&#233;s immatricul&#233;s par l'UNRWA vivaient encore dans 59 camps,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cinquante ans apr&#232;s le premier exode en 1948 de 800 000 Palestiniens vers la Cisjordanie, la bande de Gaza et les pays arabes voisins &#8211; Syrie, Liban, Jordanie &#8211;, l'UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les r&#233;fugi&#233;s de Palestine dans le Proche-orient) recensait 3,5 millions de r&#233;fugi&#233;s palestiniens, mais le nombre de r&#233;fugi&#233;s effectifs est sans doute plus important, d&#233;passant les 5 millions. En 1998, un tiers des r&#233;fugi&#233;s immatricul&#233;s par l'UNRWA vivaient encore dans 59 camps, r&#233;partis entre les Territoires occup&#233;s par Isra&#235;l depuis 1967 (19 en Cisjordanie, 8 &#224; Gaza), la Jordanie (10), le Liban (12), et la Syrie (10).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la situation des r&#233;fugi&#233;s est tr&#232;s contrast&#233;e de par leur situation sociale et le pays d'accueil. Si plus de 90 % d'entre eux vivent dans des pays arabes, il existe aussi une diaspora palestinienne (environ 400 000) qui a gagn&#233; l'Am&#233;rique du Nord, l'Am&#233;rique Latine et l'Europe et acquis la nationalit&#233; locale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Bourgeois et prol&#233;taires de la diaspora palestinienne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans les pays arabes, il existe toute une bourgeoisie d'affaires palestinienne qui a constitu&#233; des r&#233;seaux &#233;conomiques autour de quelques p&#244;les privil&#233;gi&#233;s : Kowe&#239;t ou Duba&#239; dans le Golfe, Amman ou Beyrouth au Proche-orient. D&#232;s le lendemain de l'exode, mettant &#224; profit r&#233;seaux familiaux et relations d'affaires, cette bourgeoisie a pu s'&#233;tablir au Liban et en Jordanie en investissant dans le secteur commercial et bancaire, comme la banque Intra qui a pris le contr&#244;le de soci&#233;t&#233;s financi&#232;res fran&#231;aises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s les ann&#233;es 1950, une poign&#233;e d'hommes d'affaires palestiniens se sont ins&#233;r&#233;s dans les circuits de la rente p&#233;troli&#232;re des pays du Golfe, s'implantant dans la construction d'infrastructures, la cr&#233;ation des administrations publiques, l'organisation des services &#233;ducatifs et sanitaires. Dans les ann&#233;es 1980, on comptait dans le Golfe plus de 600 000 Palestiniens, appartenant essentiellement &#224; l'&#233;lite des ing&#233;nieurs, techniciens, m&#233;decins, enseignants, journalistes. Cette &#233;lite palestinienne reste pourtant &#224; la merci de la concurrence des bourgeoisies locales. Ainsi le Kowe&#239;t prit pr&#233;texte de la Guerre du Golfe pour expulser massivement 300 000 Palestiniens. C'est dire que m&#234;me les &#233;lites palestiniennes sont ins&#233;r&#233;es de mani&#232;re in&#233;gale dans les pays arabes selon le statut juridique accord&#233; aux r&#233;fugi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourtant bien s&#251;r la masse des r&#233;fugi&#233;s qui subit de plein fouet les discriminations impos&#233;es par les Etats arabes. Au Liban, o&#249; leur situation est la plus dure, seule une &#233;troite frange de l'&#233;lite palestinienne, en majorit&#233; chr&#233;tienne, a &#233;t&#233; naturalis&#233;e. Sur les 365 000 r&#233;fugi&#233;s immatricul&#233;s au Liban, la moiti&#233; vivent dans des camps, et le taux de ch&#244;mage atteint 40 %. L'Etat libanais ne leur accorde qu'un simple droit de r&#233;sidence, ce qui interdit l'acc&#232;s &#224; des dizaines de professions, limitant les Palestiniens aux emplois les plus mal pay&#233;s, les condamnant &#224; des conditions de vie mis&#233;rables. En Syrie, les 360 000 r&#233;fugi&#233;s palestiniens immatricul&#233;s par l'UNRWA sont pour 30 % dans les camps. La citoyennet&#233; ne leur est pas reconnue, mais leurs cartes de r&#233;sidents permanents leur assurent du moins l'&#233;galit&#233; des droits avec des nationaux et ils peuvent acc&#233;der aux m&#233;tiers d'ouvriers, de techniciens et d'enseignants. C'est finalement en Jordanie que leur situation est la moins mauvaise, puisqu'ils y b&#233;n&#233;ficient depuis 1949 de la citoyennet&#233;. Pourtant 20 % des 1,5 millions de Palestiniens y peuplent encore les camps.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Dans les Territoires occup&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sur pr&#232;s de 3 millions d'habitants des territoires occup&#233;s par Isra&#235;l, l'UNRWA recense 1,3 millions de r&#233;fugi&#233;s. La Cisjordanie et la bande de Gaza sont &#233;conomiquement sous-d&#233;velopp&#233;es &#8211; avec une situation particuli&#232;rement catastrophique &#224; Gaza. Avec moins de 6 % de la superficie totale des territoires, Gaza repr&#233;sente 37 % de la population. Plus de la moiti&#233; des r&#233;fugi&#233;s y vivent dans des camps et la densit&#233; de la population atteint 2285 habitants au km2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2000, le PIB par habitant &#233;tait de l'ordre de 1432 $ dans les territoires occup&#233;s (2050 $ en Cisjordanie et 1060 $ dans la bande de Gaxa), &#224; comparer aux 3955 $ en Jordanie et ...18 440 $ en Isra&#235;l. Fin 1999, 110 000 Palestiniens travaillaient en Isra&#235;l (dont 63 000 ill&#233;galement), dont 73 % dans la construction, 10 % dans l'agriculture et 6 % dans l'industrie, dans des emplois faiblement r&#233;mun&#233;r&#233;s et sans protection sociale. Le ch&#244;mage, qui a consid&#233;rablement augment&#233; depuis le bouclage des territoires, s'&#233;l&#232;ve &#224; la mi-2001 &#224; 47 % en Cisjordanie et 67 % &#224; Gaza. 40 % de la population palestinienne survit d'ailleurs en dessous du seuil de pauvret&#233; avec pour seule subsistance l'aide alimentaire et financi&#232;re des agences de l'ONU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces zones on assiste &#224; la d&#233;t&#233;rioration des infrastructures, les seules nouvellement cr&#233;&#233;es &#233;tant celles n&#233;cessaires aux colons (routes et adduction d'eau). La cr&#233;ation de nouveaux points d'eau palestiniens est m&#234;me interdite alors que l'essentiel de l'eau est utilis&#233;e par les colonies isra&#233;liennes. Les transferts de capitaux du gouvernement isra&#233;lien vers les Territoires n'ont jamais exc&#233;d&#233; 0,5 % du PNB isra&#233;lien. De 1993 &#224; 1998, trois milliards ont &#233;t&#233; vers&#233;s &#224; l'Autorit&#233; palestinienne &#224; comparer aux trois milliards annuels octroy&#233;s par le gouvernement am&#233;ricain &#224; Isra&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans ces Territoires il y a aussi aujourd'hui une minorit&#233; juive non n&#233;gligeable suite &#224; l'acc&#233;l&#233;ration de la colonisation. Qu'on en juge : de 6000, dans une quarantaine d'implantations juives le long du Jourdain en 1984, les colons &#233;taient pass&#233;s &#224; 156 000 sur 146 sites en 1993, sans compter les 170 000 habitants juifs des 9 colonies de J&#233;rusalem-Est. Pendant les ann&#233;es des discussions d'Oslo et celles qui suivirent, la colonisation a connu un nouveau boom, de sorte que le nombre des colons dans les Territoires se montait &#224; environ 300 000 en 1996. Beaucoup n'y vivent que gr&#226;ce &#224; l'aide mat&#233;riel de l'Etat (pr&#234;ts, subventions, d&#233;gr&#232;vements fiscaux, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;En Isra&#235;l&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1997, la population juive comptait 4 700 000 personnes pour 900 000 Arabes isra&#233;liens, dont 15 % sont chr&#233;tiens et 10 % Druzes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Isra&#233;liens n&#233;s sur place (sabra) constituent 60 % de la population juive. Mais attirer de nouveaux immigrants est toujours un &#233;l&#233;ment important de la politique de l'Etat d'Isra&#235;l. Ainsi les immigrants russes sont actuellement 650 000... dont pr&#232;s de 300 000 ne sont pas juifs, mais avec un parti sp&#233;cifique (7 d&#233;put&#233;s &#171; russes &#187; &#224; la Knesset).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1995, plus de 670 000 Isra&#233;liens vivaient en dessous du seuil de pauvret&#233;, (1575 F par mois), c'est &#224; dire 18 % de la population (parmi eux 24 % de nouveaux immigrants et 38,5 % d'Arabes). En un an le traitement des dirigeants d'entreprises a augment&#233; de 15 %, celui des travailleurs non qualifi&#233;s a diminu&#233; de 7 %. Tandis que le salaire mensuel minimum fr&#244;lait les 3000 F, les plus hauts salaires r&#233;v&#233;l&#233;s par la presse avoisinent les 500 000 F.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fronti&#232;re entre gens ais&#233;s et d&#233;munis recoupe largement la fronti&#232;re entre Juifs occidentaux et Juifs orientaux. Majoritaires dans la population isra&#233;lienne depuis les ann&#233;es 1950, les Juifs originaires des pays arabes fournissent le gros du contingent des pauvres, ch&#244;meurs, analphab&#232;tes et d&#233;linquants... juste apr&#232;s les Arabes isra&#233;liens. C'est en se fondant sur leur m&#233;contentement que s'&#233;tait cr&#233;&#233; le parti de droite, le Likoud&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme ailleurs dans le monde, la lib&#233;ralisation &#233;conomique du pays, initi&#233;e dans les ann&#233;es 1980 par la gauche travailliste, s'est traduite par un programme de privatisations et de r&#233;duction des d&#233;penses publiques. Mais elle s'est traduite surtout par une pr&#233;carisation croisante dans les milieux populaires et un ch&#244;mage massif dont les travailleurs isra&#233;liens, pas seulement arabes mais aussi juifs, n'ont pas cess&#233; de faire les frais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Simone CANETTI &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Pour le droit des Palestiniens &#224; un Etat
</title>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Palestine
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		<dc:subject>Isra&#235;l
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		<description>Le long et p&#233;nible combat du peuple palestinien contre l'oppression, la spoliation et la colonisation dont il est la victime depuis cinquante ans m&#233;rite tout notre soutien. Son aspiration &#224; l'ind&#233;pendance, aspiration qui ne peut faire de doute, est plus que l&#233;gitime. Les communistes r&#233;volutionnaires soutiennent sa revendication &#224; un Etat et &#224; un territoire, son droit &#224; l'imposer et sa lutte pour cet objectif. &lt;br /&gt;Cela ne signifie pourtant pas avoir l'illusion que, cet objectif atteint, seraient r&#233;solues&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le long et p&#233;nible combat du peuple palestinien contre l'oppression, la spoliation et la colonisation dont il est la victime depuis cinquante ans m&#233;rite tout notre soutien. Son aspiration &#224; l'ind&#233;pendance, aspiration qui ne peut faire de doute, est plus que l&#233;gitime. Les communistes r&#233;volutionnaires soutiennent sa revendication &#224; un Etat et &#224; un territoire, son droit &#224; l'imposer et sa lutte pour cet objectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne signifie pourtant pas avoir l'illusion que, cet objectif atteint, seraient r&#233;solues les questions nationales ou sociales de la r&#233;gion &#8211; pas plus pour les Palestiniens que pour d'autres peuples &#8211; encore moins que serait mis fin aux oppressions, aux injustices dont sont victimes les pauvres et les travailleurs. Nulle part dans le monde l'ind&#233;pendance nationale n'a apport&#233; cela. Dans la situation du Moyen-orient c'est encore plus improbable qu'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet Etat dans des fronti&#232;res forc&#233;ment &#233;triqu&#233;es serait d&#233;j&#224; bien incapable de satisfaire les besoins sociaux de sa propre population vivant dans le sous-d&#233;veloppement. Cette situation &#233;conomique mis&#233;rable l'obligerait soit &#224; se lier &#224; Isra&#235;l soit &#224; rester d&#233;pendant des dictatures arabes, si ce n'est pas simplement de la charit&#233; internationale et des USA. Isra&#235;l lui-m&#234;me, qui avait au d&#233;part bien d'autres atouts, ne reste-t-il pas encore dans la d&#233;pendance de l'imp&#233;rialisme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien d&#233;j&#224; ne permet de croire que sur de telles bases cet Etat serait d&#233;mocratique et laisserait les libert&#233;s au peuple palestinien, comme l'a montr&#233; l'exp&#233;rience de l'Autorit&#233; palestinienne aux mains d'un petit groupe corrompu et dictatorial. Il est encore moins garanti que les Palestiniens qui vivraient dans cet Etat y trouveraient un emploi, une vie d&#233;cente, un minimum de bien-&#234;tre, les logements, l'&#233;ducation et la sant&#233; qui leur sont actuellement refus&#233;s. Tout indique au contraire qu'il ne pourrait r&#233;gler ni les questions sociales ni celle des r&#233;fugi&#233;s dont la plus grande partie soit resterait &#224; v&#233;g&#233;ter dans les pays voisins, soit viendrait s'entasser dans des conditions encore pire en Palestine m&#234;me si ces pays voisins prenaient pr&#233;texte du nouvel Etat pour les expulser de chez eux. Dans ces conditions il est fort &#224; parier que la paix que ce Etat serait cens&#233; apporter ne durerait pas bien longtemps et que guerres, guerres civiles et terrorisme reprendraient bien vite.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des Etats-unis du Moyen-orient ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ation d'Isra&#235;l dans les conditions o&#249; elle s'est faite, l'&#233;viction et la dispersion des Palestiniens dans tout le Moyen-orient a fait de la question palestinienne la question de toute la r&#233;gion. Elle ne peut donc avoir de solution qu'&#224; l'&#233;chelle de toute la r&#233;gion. La cr&#233;ation d'un Etat palestinien serait de bien peu d'utilit&#233; pour les Palestiniens eux-m&#234;mes (sauf &#224; quelques bourgeois, politiciens, flics et militaires) si elle n'est pas accompagn&#233;e d'une mise en commun des ressources de tous les pays et tous les Etats du Moyen-orient, Isra&#235;l compris bien entendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces Etats-unis du Moyen-orient, on l'imagine ais&#233;ment, ne peuvent &#234;tre que socialistes. Ils ne peuvent se construire sans l'entente de tous les opprim&#233;s, pauvres et travailleurs, tous ceux qui quels que soient leur lieu de r&#233;sidence, leur nationalit&#233; ou leur religion ont les m&#234;mes int&#233;r&#234;ts. Ils ne peuvent se construire sans reprendre aux classes poss&#233;dantes isra&#233;liennes ou arabes, mais aussi occidentales, toutes responsables du chaos actuel, les richesses qu'elles ont accapar&#233;es dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nationalistes palestiniens ne se donnent pour but que la cr&#233;ation d'un Etat. Mais sans r&#233;volution sociale d&#233;passant les fronti&#232;res, bousculant la domination imp&#233;rialiste, les Palestiniens risquent bien de ne voir changer que la nationalit&#233; de leurs gardiens de prison. C'est pour cela que tout en soutenant le droit des Palestiniens &#224; cet Etat, les r&#233;volutionnaires sont les adversaires de ces nationalistes comme des sionistes, combattent leur programme et lui opposent le programme communiste. Car le premier n'est en aucune fa&#231;on une marche menant au second. L'un et l'autre repr&#233;sentent les int&#233;r&#234;ts des deux classes antagonistes de la soci&#233;t&#233; palestinienne comme isra&#233;lienne, la bourgeoisie et le prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R.P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Camp David et Taba : les n&#233;gociations de la derni&#232;re chance ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Camp-David-et-Taba-les-negociations-de-la-derniere-chance</link>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Palestine
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		<dc:subject>Isra&#235;l
</dc:subject>

		<description>Sept ans apr&#232;s les accords d'Oslo les USA parrainaient de nouvelles n&#233;gociations &#224; Camp David, en juillet 2000, puis &#224; Taba, en d&#233;cembre 2000 et janvier 2001, les premi&#232;res juste avant le d&#233;clenchement de la deuxi&#232;me Intifada, les secondes quelques mois apr&#232;s. &lt;br /&gt;L'explication isra&#233;lienne de l'&#233;chec de ces &#171; n&#233;gociations de la derni&#232;re chance &#187;, largement reprise aux Etats-unis comme en France, est r&#233;sum&#233;e par Shlomo Ben Ali, ex-ministre isra&#233;lien des affaires &#233;trang&#232;res et de la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure : &#171; Pour&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sept ans apr&#232;s les accords d'Oslo les USA parrainaient de nouvelles n&#233;gociations &#224; Camp David, en juillet 2000, puis &#224; Taba, en d&#233;cembre 2000 et janvier 2001, les premi&#232;res juste avant le d&#233;clenchement de la deuxi&#232;me Intifada, les secondes quelques mois apr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'explication isra&#233;lienne de l'&#233;chec de ces &#171; &lt;em&gt;n&#233;gociations de la derni&#232;re chance&lt;/em&gt; &#187;, largement reprise aux Etats-unis comme en France, est r&#233;sum&#233;e par Shlomo Ben Ali, ex-ministre isra&#233;lien des affaires &#233;trang&#232;res et de la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure : &#171; &lt;em&gt;Pour Arafat Oslo &#233;tait un grand camouflage derri&#232;re lequel il s'est masqu&#233;. Il est entr&#233; dans un processus qui n'&#233;tait pas &#224; ses yeux destin&#233; &#224; l&#233;gitimer le principe de deux Etats pour deux peuples, mais &#224; cr&#233;er une base et un tremplin pour une entreprise combinant des d&#233;marches politiques et le recours au terrorisme afin de mettre en question de mani&#232;re progressive la l&#233;gitimit&#233; de l'existence d'Isra&#235;l&lt;/em&gt; &#187;. Arafat serait donc le responsable de l'&#233;chec final des accords d'Oslo, par une intransigeance camouflant son dessein d'avoir la peau d'Isra&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'intransigeance d'Arafat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En fait ce sont au contraire les dirigeants isra&#233;liens, derri&#232;re Ehoud Barak, premier ministre travailliste, qui ont sabot&#233; Camp David puis Taba en tendant un pi&#232;ge &#224; Arafat. D'abord en adoptant une attitude d&#233;lib&#233;r&#233;ment provocante voire insultante. A Camp David, Barak refusa de n&#233;gocier directement avec Arafat &#224; qui il transmit par &#233;crit ses propositions &#8211; &#171; &lt;em&gt;&#224; prendre ou &#224; laisser &#187;, &lt;/em&gt;selon ses propres termes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite en le coin&#231;ant et lui interdisant toute marge de man&#339;uvre. Depuis plusieurs ann&#233;es d'application des accords int&#233;rimaires, qui avaient suffisamment montr&#233; aux Palestiniens quelle mis&#232;re ils leur promettaient, Arafat avait multipli&#233; les concessions. Au moment de Camp David, un certain nombre d'engagements isra&#233;liens n'&#233;taient pas tenus, dont le retrait de plusieurs parties de la Cisjordanie et le transfert aux Palestiniens du contr&#244;le des villages jouxtant J&#233;rusalem. La politique des colonies se poursuivait, ainsi que les confiscations de terres. Les accords de lib&#233;ration des prisonniers palestiniens n'&#233;taient pas appliqu&#233;s. Or les Isra&#233;liens exigeaient de fait de nouvelles concessions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quoi consistaient en effet les &#171; &lt;em&gt;offres g&#233;n&#233;reuses&lt;/em&gt; &#187; du gouvernement isra&#233;lien ? Il proposait de c&#233;der au futur Etat palestinien 91 % des territoires occup&#233;s en 1967. Mais ces plans laissaient les meilleures terres et l'essentiel des ressources en eau aux colonies. Et ils &#233;taient en retrait par rapport aux accords d'Oslo, qui envisageaient la restitution de l'int&#233;gralit&#233; des territoires occup&#233;s. Barak refusait aussi d'appliquer les accords de Wye River d'octobre 1998 sur le retrait de l'arm&#233;e isra&#233;lienne de Cisjordanie &#8211; au point que Clinton, pourtant totalement solidaire de la d&#233;l&#233;gation isra&#233;lienne, lui fit remarquer que &#171; &lt;em&gt;&#231;a n'allait pas de soi de revenir sur un document sign&#233;&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Camp David, le gouvernement isra&#233;lien a tent&#233; de mettre Arafat dans la position du vendu pr&#234;t &#224; brader les int&#233;r&#234;ts des Palestiniens. En d'autres termes il ne lui a pas laiss&#233; d'autre choix que de refuser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois mois apr&#232;s le d&#233;clenchement de la nouvelle Intifada, les n&#233;gociations de Taba tent&#232;rent de renouer le fil rompu &#224; Camp David. Cette fois, les Isra&#233;liens propos&#232;rent de c&#233;der 94 % des territoires ; ce &#224; quoi la d&#233;l&#233;gation palestinienne r&#233;pondit : &#171; &lt;em&gt;dans une prison, 95 % de l'espace est pour les prisonniers, [&#8230;] mais les 5 % restant sont tout ce qui est n&#233;cessaire aux gardiens de la prison pour contr&#244;ler les prisonniers&lt;/em&gt; &#187;. De toute fa&#231;on Barak, en pleine rivalit&#233; &#233;lectorale avec Sharon qui devait finalement le remplacer au poste de Premier ministre quelques jours plus tard, n'avait pas l'intention d'appara&#238;tre comme l'homme qui avait c&#233;d&#233; aux Palestiniens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.C.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La grande faiblesse de l'extr&#234;me gauche
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-grande-faiblesse-de-l-extreme-gauche</link>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Palestine
</dc:subject>
		<dc:subject>Isra&#235;l
</dc:subject>

		<description>En Isra&#235;l, pendant longtemps la seule organisation pouvant pr&#233;tendre se classer &#224; l'extr&#234;me gauche a &#233;t&#233; le Parti communiste dont l'influence au sein de la population arabe &#233;tait importante. Pourtant les Arabes isra&#233;liens, coup&#233;s des Juifs et consid&#233;r&#233;s comme des citoyens de seconde zone, se sont de plus en plus identifi&#233;s &#224; la cause palestinienne jusqu'&#224; adh&#233;rer &#224; ses organisations pour certains. Organisations radicales mais nationalistes et qu'on peut donc difficilement qualifier de gauche, m&#234;me quand&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En Isra&#235;l, pendant longtemps la seule organisation pouvant pr&#233;tendre se classer &#224; l'extr&#234;me gauche a &#233;t&#233; le Parti communiste dont l'influence au sein de la population arabe &#233;tait importante. Pourtant les Arabes isra&#233;liens, coup&#233;s des Juifs et consid&#233;r&#233;s comme des citoyens de seconde zone, se sont de plus en plus identifi&#233;s &#224; la cause palestinienne jusqu'&#224; adh&#233;rer &#224; ses organisations pour certains. Organisations radicales mais nationalistes et qu'on peut donc difficilement qualifier de gauche, m&#234;me quand elles se disent marxistes ou l&#233;ninistes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les communistes isra&#233;liens&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A la suite de la politique men&#233;e par Staline en 1947, favorable &#224; la cr&#233;ation d'Isra&#235;l, les militants communistes juifs se sont tourn&#233;s vers le sionisme. C&#244;t&#233; arabe, le Parti communiste a &#233;t&#233; discr&#233;dit&#233; et a perdu une partie de son influence. Il existe donc actuellement deux partis communistes, le Rakah du c&#244;t&#233; juif et le Hadash du c&#244;t&#233; arabe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique du Rakah, anciennement appel&#233; Maki, a toujours &#233;t&#233; suiviste &#224; l'&#233;gard des travaillistes. Perm&#233;able au sionisme, il s'est refus&#233; &#224; d&#233;noncer les diff&#233;rentes guerres contre les Palestiniens. La guerre de 1948 &#233;tait pour lui une guerre de lib&#233;ration nationale ! Il voulait bien parler de l'&#233;galit&#233; civique entre Arabes et Juifs &#224; l'int&#233;rieur d'Isra&#235;l, mais il n'&#233;tait pas question de soutenir les droits des Palestiniens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Hadash m&#232;ne une politique diff&#233;rente, mais gu&#232;re plus hardie. Il est en ce moment au c&#339;ur d'une coalition, le Front d&#233;mocratique pour la paix et l'&#233;galit&#233;. Il b&#233;n&#233;ficie d'un courant de sympathie important dans la population arabe, mais sa politique ind&#233;cise lui vaut des critiques de cette m&#234;me population. Lors des &#233;lections de 2001, plut&#244;t que le boycott (suivi par 82 % des Arabes isra&#233;liens d&#233;go&#251;t&#233;s par la politique de Barak) il a pr&#233;f&#233;r&#233; le vote blanc. Il semblait ainsi rechigner lui aussi &#224; condamner clairement la politique des travaillistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas de ce c&#244;t&#233; qu'on trouvera une extr&#234;me gauche.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des pacifistes radicaux... parfois&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Des mouvements isra&#233;liens dits &#171; progressistes &#187; se sont d&#233;velopp&#233;s en r&#233;action aux diff&#233;rentes guerres. Quelques signes nous indiquent qu'ils reprennent actuellement de la vigueur, une partie de la population isra&#233;lienne prenant conscience de l'horreur qu'est la politique de Sharon. Ainsi, le 11 mai, 60 000 personnes manifestaient &#224; Tel-Aviv contre l'occupation des Territoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La paix maintenant &#187; (Shalom archav) a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1978 par des officiers de r&#233;serve qui se pronon&#231;aient en faveur de la paix. Ils furent &#224; l'initiative des protestations pendant la guerre du Liban et, en 1882, 100 000 personnes manifest&#232;rent &#224; Tel Aviv &#224; leur appel. Plus d'une centaine de soldats de r&#233;serve furent emprisonn&#233;s pour avoir refus&#233; d'aller au Liban. Mais il s'agit de militaires toujours loyaux &#224; l'&#233;gard de l'Etat, m&#234;me s'ils ont parfois pris la responsabilit&#233; de lui d&#233;sob&#233;ir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre mouvement pacifiste a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1993, le &#171; Bloc de la paix &#187; (Gush shalom). Plus radical que La paix maintenant il se prononce pour la cr&#233;ation d'un Etat palestinien avec J&#233;rusalem-est pour capitale et pour le droit au retour des r&#233;fugi&#233;s. Il a men&#233; campagne contre la construction de nouvelles colonies et a appel&#233; &#224; un boycott national des produits provenant de celles-ci. Il n'h&#233;site pas &#224; mener des actions en commun avec des Palestiniens : franchissement de barrages, reconstruction de maisons d&#233;truites par l'arm&#233;e isra&#233;lienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principal fondateur de Gush shalom, Uri Avnery, parlait d&#233;j&#224; en 1947 de &#171; R&#233;gion s&#233;mite &#187; pour s'opposer au terme &#171; Moyen-orient &#187; h&#233;rit&#233; du colonialisme et pr&#233;conisait l'union des Juifs et des Arabes contre l'imp&#233;rialisme. Il s'est prononc&#233; pour la s&#233;paration de la religion et de l'Etat et a soutenu les luttes d'ind&#233;pendances dans le monde arabe (l'Egypte, l'Alg&#233;rie etc). Cela ne l'emp&#234;che pas de rester li&#233; au sionisme (va-t-en-guerre en 1967) et aux travaillistes (en 1999 encore il appelait &#224; voter Barak pour se d&#233;clarer d&#233;&#231;u ensuite).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le courant r&#233;volutionnaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Seul le Matzpen est un courant v&#233;ritablement r&#233;volutionnaire et internationaliste. Il se forme en 1962 &#224; partir d'un petit groupe qui vient de se faire exclure du Parti communiste isra&#233;lien et de communistes oppositionnels qui d&#232;s les ann&#233;es 1930 avaient remis en cause la politique stalinienne et oppos&#233; justement une politique internationaliste au sionisme et au nationalisme arabe. Ils se d&#233;marquent du PCI en analysant la guerre de 1948 comme une guerre d' &#171; &#233;puration ethnique &#187;. En 1967 le Matzpen est le seul &#224; s'opposer &#224; l'occupation des territoires. Il acquiert alors une renomm&#233;e qui d&#233;passe amplement ses forces militantes. Il n'a en effet jamais rassembl&#233; plus d'une quarantaine de militants, Juifs et Arabes. Mais le seul fait d'exprimer ses positions est pr&#233;sent&#233; comme une trahison par la gauche sioniste. La r&#233;pression &#224; son encontre a toujours &#233;t&#233; tr&#232;s forte, particuli&#232;rement pour ses militants arabes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis les ann&#233;es 1980 il s'est lanc&#233; dans des actions communes avec des militants palestiniens et de la gauche pacifiste isra&#233;lienne. Mais du coup il s'est cru oblig&#233; de ne plus exprimer clairement la sp&#233;cificit&#233; de ses positions. En 1982 il contribue &#224; la mobilisation contre la guerre du Liban, dans l'arm&#233;e avec le mouvement Yesh gvoul (&#199;a suffit) et lors des manifestations, en &#233;tant partie prenante d'un &#171; Comit&#233; contre la guerre au Liban &#187;. Un de ses membres, Michel Warschawski, a fond&#233; en 1984 le Centre d'information alternative, avec des militants de la gauche palestinienne. Il fonctionne comme une agence de presse, sp&#233;cialis&#233;e dans la diffusion d'informations sur les territoires palestiniens et sur Isra&#235;l. Il &#233;dite les publications d'organisations nationalistes palestiniennes et du mouvement pacifiste isra&#233;lien. Juifs et Arabes y travaillent ensemble, ce qui a valu les foudres de l'Etat isra&#233;lien : en 1987 Warschawski a connu la prison, accus&#233; de collusion avec le terrorisme palestinien et le Centre a &#233;t&#233; plac&#233; sous scell&#233;s pendant six mois. En 1993, les militants de Matzpen participent &#224; la fondation de Gush shalom.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une extr&#234;me gauche palestinienne ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; palestinien, les partis les plus radicaux professent tous un nationalisme exacerb&#233;. Le plus connu est le Front populaire de lib&#233;ration de la Palestine (FPLP) fond&#233; en 1967 par Georges Habache. Il s'est proclam&#233; r&#233;volutionnaire et marxiste, mais son internationalisme s'arr&#234;te au monde arabe. Il ne s'est jamais adress&#233; &#224; la population isra&#233;lienne et, bien au contraire, a fond&#233; sa strat&#233;gie sur des attentats terroristes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;action fut fond&#233; le FDLP, Front d&#233;mocratique pour la lib&#233;ration de la Palestine, scission du FPLP, sur l'initiative de Nayef Hawatmeh, en 1969. Lui au moins d&#233;non&#231;ait les slogans haineux du type &#171; les Juifs &#224; la mer &#187; et a eu des contacts avec la gauche isra&#233;lienne, notamment le Matzpen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces partis ont d'abord rejet&#233; les accord d'Oslo, puis se sont r&#233;concili&#233;s avec Arafat. Ils se sont associ&#233;s au nouveau pouvoir et du coup &#224; son discr&#233;dit aupr&#232;s de la population palestinienne. Actuellement ils auraient repris les attentats. Arafat vient d'ailleurs de livrer &#224; Isra&#235;l les militants du FPLP auteurs de l'assassinat du ministre du tourisme Zeevi, qui &#233;tait le fondateur du Parti du transfert (pour l'expulsion des Palestiniens)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 mai 2002&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lydie GRIMAL &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> Les accords d'Oslo : de la guerre des pierres au &#171; processus de paix &#187;, et retour
</title>
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		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Isra&#235;l
</dc:subject>
		<dc:subject>Palestine
</dc:subject>

		<description>C'est la r&#233;volte de la population pauvre de Palestine qui a contraint Isra&#235;l &#224; discuter de la question d'un Etat palestinien, &#233;voqu&#233; depuis longtemps et proclam&#233; unilat&#233;ralement par l'Organisation de Lib&#233;ration de la Palestine (OLP) &#224; Alger en 1988. L'Intifada dure depuis 5 ans quand la conf&#233;rence de Madrid, en 1991, initie un cycle de n&#233;gociations entre l'OLP et le gouvernement isra&#233;lien. Tenues d'abord secr&#232;tes en Norv&#232;ge, elles aboutissent aux accords d'Oslo (sign&#233;s en fait &#224; la Maison blanche, sous&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est la r&#233;volte de la population pauvre de Palestine qui a contraint Isra&#235;l &#224; discuter de la question d'un Etat palestinien, &#233;voqu&#233; depuis longtemps et proclam&#233; unilat&#233;ralement par l'Organisation de Lib&#233;ration de la Palestine (OLP) &#224; Alger en 1988. L'Intifada dure depuis 5 ans quand la conf&#233;rence de Madrid, en 1991, initie un cycle de n&#233;gociations entre l'OLP et le gouvernement isra&#233;lien. Tenues d'abord secr&#232;tes en Norv&#232;ge, elles aboutissent aux accords d'Oslo (sign&#233;s en fait &#224; la Maison blanche, sous l'&#233;gide des Etats-unis, le 13 septembre 1993).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impossibilit&#233; pour l'Etat isra&#233;lien de m&#226;ter la r&#233;volte palestinienne l'a pouss&#233; &#224; ce compromis. Les nationalistes palestiniens crient victoire, la gauche isra&#233;lienne se r&#233;jouit. Mais Isra&#235;l entend bien ne faire que les concessions n&#233;cessaires pour calmer cette r&#233;volte.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une &#171; puissante force de police &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les accords pr&#233;voient la cr&#233;ation d'une Autorit&#233; palestinienne, pour une p&#233;riode int&#233;rimaire de 5 ans, sur une partie des territoires occup&#233;s. Sa nature, sa forme sont impos&#233;es sans discussion au peuple palestinien (m&#234;me si, pour faire plaisir &#224; l'ONU, des &#233;lections seront organis&#233;es pour choisir le Conseil palestinien). Surtout, l'Autorit&#233; palestinienne est bien loin d'avoir les pr&#233;rogatives d'un Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, comme le dit l'article VI des accords, l'administration militaire isra&#233;lienne c&#232;de volontiers &#224; l'Autorit&#233; &#171; &lt;em&gt;la comp&#233;tence dans les domaines suivants : &#233;ducation et culture, sant&#233;, protection sociale...&lt;/em&gt; &#187;. A elle d&#233;sormais de g&#233;rer la p&#233;nurie sur ces questions. Elle aura aussi le droit de faire le sale boulot de lever des imp&#244;ts sur la mis&#232;re des camps de r&#233;fugi&#233;s. Et pourra m&#234;me si elle le souhaite s'occuper d'environnement (article VII).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le plus important vient ensuite : &#171; le Conseil &#233;tablira une puissante force de police tandis qu'Isra&#235;l conservera la responsabilit&#233; de la d&#233;fense contre les menaces ext&#233;rieures ainsi que la s&#233;curit&#233; globale des Isra&#233;liens &#187; (article VIII). L'Autorit&#233; est donc d'abord une milice compos&#233;e de Palestiniens, dont Isra&#235;l esp&#232;re qu'ils seront plus efficaces que les soldats de Tsahal, l'arm&#233;e isra&#233;lienne. Et celle-ci conserve le contr&#244;le de la surveillance ext&#233;rieure des camps : l'Autorit&#233; ne disposera pas d'arm&#233;e. Par ailleurs, pour achever de lier les mains du monde arabe et s'assurer de la complicit&#233; de ses dictateurs, l'Autorit&#233; est plac&#233;e sous surveillance &#233;gypto-jordanienne (article XII).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une &#233;conomie de camps &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et puis, il y a tout ce dont les accords ne traitent pas et dont d&#233;pend pourtant l'existence du peuple palestinien. L'&#233;conomie des Territoires, &#224; l'instar des pays arabes qui les entourent, est celle de pays du Tiers-monde, en pire peut-&#234;tre. Le secteur agricole, qui repr&#233;sente 15 % du PNB palestinien, emploie 20 % de la population active. Pourtant, 6 % seulement des terres arables sont irrigu&#233;es. Pour comparaison, en Isra&#235;l 50 % de la surface cultiv&#233;e est irrigu&#233;e, ne contribuant pourtant qu'&#224; 2 % de son &#233;conomie. En fait Isra&#235;l accapare 90 % de l'eau de Cisjordanie. A Gaza, les cons&#233;quences de cette expropriation de l'eau prennent les dimensions d'une catastrophe sanitaire. De cela, les accords d'Oslo ne disent mot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, ce que le langage diplomatique nomme les &#171; &lt;em&gt;dossiers &#233;pineux&lt;/em&gt; &#187; (le statut des millions de r&#233;fugi&#233;s palestiniens dispers&#233;s dans les pays voisins, le cas des prisonniers politiques, la question de J&#233;rusalem comme capitale, le trac&#233; d&#233;finitif des fronti&#232;res) seront trait&#233;s plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contenu des accords d'Oslo montre donc clairement les limites qu'Isra&#235;l entend mettre &#224; l'autonomie palestinienne, ce que symbolisait d&#233;j&#224; le refus de parler d'un Etat pour se contenter de reconna&#238;tre une Autorit&#233;. Mais la politique ult&#233;rieure des gouvernants isra&#233;liens r&#233;v&#232;le qu'ils veulent revenir m&#234;me sur les mis&#233;rables concessions faites. D&#232;s 1993 en effet l'implantation de colonies isra&#233;liennes dans les territoires palestiniens s'acc&#233;l&#232;re. Les Isra&#233;liens, certains parmi les plus pauvres (souvent d'immigration r&#233;cente), sont encourag&#233;s &#224; s'y installer, au risque de leur vie, par des subventions au logement, des baisses d'imp&#244;ts ou des pr&#234;ts avantageux. Ainsi se d&#233;veloppe un syst&#232;me de quasi apartheid, les accords d'Oslo ayant pr&#233;vu que les citoyens isra&#233;liens des colonies continueraient &#224; jouir de leurs droits propres et qu'ils seraient prot&#233;g&#233;s directement par l'arm&#233;e isra&#233;lienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps le Conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU (o&#249; si&#232;gent les parrains occidentaux des accords) continue bien s&#251;r de voter des r&#233;solutions g&#233;n&#233;reuses. Elles n'am&#233;liorent pas d'un iota les probl&#232;mes auxquels le peuple palestinien est confront&#233;. Elles n'aident m&#234;me pas l'Autorit&#233; palestinienne dont elles soulignent au contraire l'impuissance. Mais elles contribuent &#224; la col&#232;re croissante de la population palestinienne pouss&#233;e de plus en plus du c&#244;t&#233; de la mouvance islamiste ultra r&#233;actionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la situation se d&#233;grade toujours, une nouvelle &#233;ch&#233;ance est pr&#233;vue en juillet 2000. L'&#233;chec des discussions de Camp David, puis de Taba, encourage la droite isra&#233;lienne &#224; tomber le masque dont la gauche essayait encore de se parer. Le 28 septembre 2000, Sharon met d&#233;lib&#233;r&#233;ment le feu aux poudres par sa visite provocatrice sur l'esplanade des Mosqu&#233;es, un symbole de la J&#233;rusalem palestinienne. Le lendemain commence la nouvelle Intifada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Beno&#238;t MARCHAND &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La Nouvelle Alliance... J&#233;hovah remplac&#233; par les Etats-unis
</title>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Isra&#235;l
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		<dc:subject>Palestine
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		<dc:subject>Histoire
</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Br&#232;ve histoire du sionisme&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Une terre sans peuple, pour un peuple sans terre &#187;&lt;/em&gt;. On pr&#234;te souvent cette formule aux dirigeants sionistes du d&#233;but du vingti&#232;me si&#232;cle. Ils auraient r&#234;v&#233; d'&#233;tablir un Etat capable de sauver les Juifs d'Europe des pers&#233;cutions, sans se douter qu'ils auraient &#224; remplacer une oppression nationale par une autre en chassant de Palestine ses habitants arabes. Jamais les sionistes n'eurent de telles illusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_3 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L350xH129/art41-1-05b77.gif?1528731340' width='350' height='129' alt=&#034;image 350 x 129
&#034; title=&#034;image 350 x 129
&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une id&#233;ologie colonialiste&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Theodor Herzl, le fondateur du mouvement, &#233;crivait ainsi &#224; Cecil Rhodes, milliardaire et conqu&#233;rant britannique de l'Afrique Australe : &#171; Mon programme est un programme colonial &#187;. A propos des Arabes, Herzl avouait dans son journal en 1895 : &#171; Nous devons les exproprier gentiment. Le processus d'expropriation et de d&#233;placement des pauvres doit &#234;tre accompli &#224; la fois secr&#232;tement et avec prudence &#187;. Lui-m&#234;me intellectuel int&#233;gr&#233; au sein de la soci&#233;t&#233; bourgeoisie autrichienne, mais constern&#233; par l'Affaire Dreyfus qu'il couvrit comme journaliste en France dans les ann&#233;es 1890, il comprit que le r&#234;ve d'assimilation tranquille des Juifs &#224; la soci&#233;t&#233; bourgeoise europ&#233;enne &#233;tait na&#239;f, mais il ne remit pas en cause la soci&#233;t&#233; bourgeoise elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien au contraire, il se donna pour but d'en recr&#233;er une &#224; la m&#234;me image, mais juive, une soci&#233;t&#233; &#171; compl&#232;te &#187;, avec ses classes, son Etat et ses ambitions nationalistes et colonialistes. A l'heure o&#249; toutes les grandes puissances europ&#233;ennes rivalisaient dans la course aux colonies, pourquoi les Juifs d'Europe ne pourraient-ils pas faire &#224; leur tour ce qu'avaient r&#233;alis&#233; les Fran&#231;ais en Alg&#233;rie ou les Anglais et les Hollandais en Afrique du sud ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix de la Palestine &#233;tait justifi&#233; par la religion (encore que le congr&#232;s sioniste de 1905 ait discut&#233; tr&#232;s s&#233;rieusement d'une proposition britannique d'&#233;tablissement... en Ouganda !), mais il &#233;tait d'abord li&#233; &#224; la situation internationale. Fran&#231;ais, Britanniques et Allemands rivalisaient pour d&#233;pecer &#224; leur profit l'empire turc en d&#233;composition, dont la Palestine &#233;tait l'une des provinces. Peut-&#234;tre &#233;tait-il possible, en se pla&#231;ant sous l'aile de l'une des grandes puissances coloniales, de recevoir, comme par d&#233;l&#233;gation, un bout du vieil empire : une colonie de peuplement juive faciliterait la p&#233;n&#233;tration des capitaux imp&#233;rialistes, surveillerait le canal de Suez et la route des Indes, tiendrait en respect les peuples de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le Kaiser Guillaume II visita J&#233;rusalem en 1898, Herzl s'accrocha &#224; ses basques et lui demanda audience pour offrir (en vain) ses services. Ce fut le seul voyage de Herzl dans la Terre Promise et il trouva le climat du pays... malsain ! Ce furent finalement les Britanniques qui d&#233;cid&#232;rent de jouer la carte sioniste au Moyen-orient. En 1917, Lord Balfour d&#233;clara son gouvernement favorable &#224; l'&#233;tablissement d'un &#171; foyer national juif &#187; en Palestine.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un pion dans le jeu britannique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les Britanniques avaient pourtant promis la Palestine &#224; d'autres : les f&#233;odaux nationalistes arabes. La terre &#233;tait donc deux fois promise, mais cela n'avait rien d'une &#233;tourderie ou d'une h&#233;sitation. Quand l'empire turc s'effondra en 1918, les Fran&#231;ais et les Britanniques se le partag&#232;rent et appliqu&#232;rent bien s&#251;r le vieux principe du &#171; diviser pour r&#233;gner &#187;. Ils morcel&#232;rent la r&#233;gion en plusieurs mandats coloniaux destin&#233;s &#224; devenir des Etats s&#233;par&#233;s, donc plus faibles.
Pour mieux garder le contr&#244;le des champs de p&#233;trole dont on d&#233;couvrait alors l'importance, l'imp&#233;rialisme anglais d&#233;coupa l'Arabie en petits &#233;mirats, comme le Koweit. En Palestine, il misa sur l'antagonisme entre les Juifs et les Arabes. Tant&#244;t le gouvernement colonial de Londres laissa se d&#233;velopper l'immigration sioniste et les expropriations qui l'accompagnaient, tant&#244;t il fit quelques concessions aux chefs arabes en donnant un coup d'arr&#234;t &#224; l'immigration, sans rien l&#226;cher ni aux uns ni aux autres sur les libert&#233;s politiques et la question de l'ind&#233;pendance.
Les dirigeants sionistes des ann&#233;es 1920 et 30 se pr&#234;t&#232;rent au jeu. Estimant que jamais ils ne pourraient &#233;tablir l'embryon d'un Etat sans l'aide de l'imp&#233;rialisme, ils se propos&#232;rent donc de jouer les suppl&#233;tifs des Britanniques contre la population arabe.
En 1936, une insurrection &#233;clata en Palestine contre le pouvoir colonial. Une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale paralysa le pays. Les manifestations se multipli&#232;rent, une gu&#233;rilla harcela les troupes britanniques. Les rebelles revendiquaient l'arr&#234;t de l'immigration juive, mais aussi la mise en place progressive de l'ind&#233;pendance. La r&#233;pression fut brutale : de 1936 &#224; 1939 il y eut de 3 &#224; 6000 tu&#233;s, des milliers de d&#233;portations, des villages ras&#233;s, des milliers de maisons d&#233;truites pour punir la population, pratique reprise depuis, comme on sait, par l'arm&#233;e isra&#233;lienne.
Les dirigeants sionistes auraient pu se rapprocher de la population arabe en s'associant &#224; cette lutte anti-coloniale. Bien au contraire, ils aid&#232;rent les Britanniques &#224; la briser. Cha&#239;m Weizmann, futur premier pr&#233;sident d'Isra&#235;l, &#233;crivait alors : &#171; D'un c&#244;t&#233;, les forces de la destruction, les forces du d&#233;sert, se d&#233;veloppent, de l'autre tiennent fermement les forces de la civilisation et de la construction. C'est la vieille guerre du d&#233;sert contre la civilisation, mais nous ne c&#233;derons pas &#187;. La Haganah, la milice juive, participa &#224; des op&#233;rations de police contre les insurg&#233;s, contr&#244;la des quartiers arabes pour le compte du commandement britannique. Les syndicats sionistes contribu&#232;rent &#224; briser la gr&#232;ve en mobilisant les travailleurs juifs pour assurer le fonctionnement des ports et des quelques industries du pays.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les dirigeants sionistes changent de ma&#238;tre, pas de politique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il n'&#233;tait pas dans l'int&#233;r&#234;t des Britanniques de tout donner aux sionistes. Ils pr&#233;f&#233;r&#232;rent mener leur jeu de bascule jusqu'au bout et en 1939 ils remerci&#232;rent le mouvement sioniste pour son aide dans la r&#233;pression&#8230; en bloquant brutalement l'immigration ! C'est &#224; cette &#233;poque, pendant la seconde guerre mondiale, que les dirigeants sionistes se tourn&#232;rent vers la nouvelle puissance imp&#233;rialiste montante : les Etats-unis, qui soutinrent activement la cr&#233;ation d'Isra&#235;l en 1948 et un plan de partage du pays largement d&#233;favorable &#224; la population arabe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, les relations d'Isra&#235;l avec l'imp&#233;rialisme ne se sont jamais d&#233;menties. En 1956, les troupes isra&#233;liennes envahirent le Sina&#239; &#233;gyptien pour appuyer l'exp&#233;dition franco-anglaise sur Port-Sa&#239;d visant &#224; punir Nasser de la nationalisation du canal de Suez. Si, huit ans apr&#232;s la cr&#233;ation d'Isra&#235;l, il fallait une preuve suppl&#233;mentaire pour les peuples arabes qu'Isra&#235;l n'&#233;tait qu'une t&#234;te de pont du vieux colonialisme occidental dans la r&#233;gion, elle &#233;tait administr&#233;e. Et elle a continu&#233; &#224; &#234;tre administr&#233;e depuis. Vingt-cinq ans plus tard l'arm&#233;e isra&#233;lienne envahissait le Liban au moment o&#249;, comme par hasard, ce pays devenu un chaos ingouvernable &#233;tait une source d'inqui&#233;tude pour l'imp&#233;rialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un choix permanent de tous les gouvernements d'Isra&#235;l jusqu'&#224; aujourd'hui : se montrer l'alli&#233; fid&#232;le de l'imp&#233;rialisme et essentiellement, bien s&#251;r, de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain. Celui-ci y trouve largement son int&#233;r&#234;t. Non qu'il n'ait d'autres alli&#233;s dans la r&#233;gion, nombreux m&#234;me, mais ils sont plus fragiles, oscillants, moins fiables, capables de retournements spectaculaires, pas &#224; l'abri de r&#233;volutions populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Isra&#235;l, au contraire, la mentalit&#233; de forteresse assi&#233;g&#233;e d&#233;velopp&#233;e par la politique sioniste semble garantir l'adh&#233;sion de toute la population, persuad&#233;e qu'elle n'a d'autre choix que l'alliance am&#233;ricaine. Et puis les Etats-unis ne r&#233;pugnent pas &#224; dresser leurs alli&#233;s eux-m&#234;mes les uns contre les autres, pour mieux tenir les uns et les autres. De ce point de vue le foss&#233; de sang et de haine creus&#233; entre Isra&#235;l et ses voisins est aussi une s&#251;re garantie que cette opposition est durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sharon compte l&#224;-dessus pour continuer la m&#234;me politique criminelle. Jusqu'au jour o&#249; des millions d'Isra&#233;liens en auront assez d'&#234;tre en &#233;tat de guerre permanent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Les pions de l'imp&#233;rialisme
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		<dc:subject>Imp&#233;rialisme
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		<description>Aujourd'hui encore, alors que leur prot&#233;g&#233; Isra&#235;l m&#232;ne en territoire palestinien une de ses incursions les plus sanglantes et destructrices depuis longtemps, les Occidentaux, Etats-unis en t&#234;te, tentent d'appara&#238;tre comme les m&#233;diateurs et artisans de la paix au Moyen-orient. En fait l'&#233;tat de guerre permanent et l'hostilit&#233; qu'il a d&#233;velopp&#233;e entre les peuples depuis un demi si&#232;cle sont loin d'aller &#224; l'encontre des int&#233;r&#234;ts des puissances occidentales. &lt;br /&gt;Ces conflits ont entass&#233; les barils de poudre&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui encore, alors que leur prot&#233;g&#233; Isra&#235;l m&#232;ne en territoire palestinien une de ses incursions les plus sanglantes et destructrices depuis longtemps, les Occidentaux, Etats-unis en t&#234;te, tentent d'appara&#238;tre comme les m&#233;diateurs et artisans de la paix au Moyen-orient. En fait l'&#233;tat de guerre permanent et l'hostilit&#233; qu'il a d&#233;velopp&#233;e entre les peuples depuis un demi si&#232;cle sont loin d'aller &#224; l'encontre des int&#233;r&#234;ts des puissances occidentales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_1 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L350xH252/art21-1-0fdaa.gif?1528267007' width='350' height='252' alt=&#034;image 350 x 252
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&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces conflits ont entass&#233; les barils de poudre dans une r&#233;gion que les oppressions de toutes sortes, politiques et sociales, mettaient d&#233;j&#224; &#224; tout moment au bord de l'explosion. Mais ils ont permis aussi d'installer au c&#339;ur de la zone la caserne des gendarmes, et qui plus est des gendarmes qui se sentent eux-m&#234;mes encercl&#233;s et menac&#233;s et n'imaginent pas avoir un autre choix que de jouer le r&#244;le que l'imp&#233;rialisme leur a assign&#233;.
En noyant toutes les oppositions sociales dans celle du nationalisme arabe, soi-disant aux c&#244;t&#233;s des Palestiniens, et du sionisme, cette situation a permis aux Etats arabes comme &#224; l'Etat isra&#233;lien de justifier leur existence comme leur politique. Les classes dirigeantes arabes, de petites minorit&#233;s tr&#232;s fortun&#233;es, peuvent se maintenir en place au dessus d'un oc&#233;an de mis&#232;re en Syrie, en Jordanie, au Liban, en Egypte ou en Arabie. Et la classe dirigeante isra&#233;lienne justifier une politique de force et d'agression, voire expansionniste. Agent principal de l'imp&#233;rialisme dans la r&#233;gion, l'Etat d'Isra&#235;l peut se pr&#233;senter comme le d&#233;fenseur des int&#233;r&#234;ts vitaux du peuple isra&#233;lien alors qu'il en est le principal ennemi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, tout est avantage pour l'imp&#233;rialisme dans la situation ainsi cr&#233;&#233;e. Celui d'emp&#234;cher toute liaison entre les opprim&#233;s de la r&#233;gion et d'abord entre les peuples isra&#233;liens et palestiniens. Celui d'emp&#234;cher les peuples arabes de se retourner contre leurs propres oppresseurs et dictateurs puisque le responsable d&#233;sign&#233; de leur sort est Isra&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi il serait vain d'attendre des puissances occidentales, Etats-unis comme Union europ&#233;enne, qu'elles contribuent &#224; une solution durable au probl&#232;me du Moyen-orient. Elles peuvent imposer un bricolage diplomatique provisoire. Mais m&#234;me l'octroi d'un Etat palestinien, en situation d'inf&#233;riorit&#233; compl&#232;te face &#224; Isra&#235;l et incapable d'apporter quelque am&#233;lioration que ce soit &#224; son peuple, m&#234;me pas la libert&#233;, ne pourrait aboutir au mieux qu'&#224; une situation de paix arm&#233;e, pr&#233;paration &#224; de nouveaux conflits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qu'importe &#224; l'imp&#233;rialisme ! Il a cr&#233;&#233; puis largement profit&#233; jusqu'ici d'une situation dans laquelle il peut &#224; tout moment utiliser Isra&#235;l pour menacer ses voisins palestiniens et arabes ou m&#234;me le faire donner contre. Il a tout int&#233;r&#234;t &#224; ce qu'elle se perp&#233;tue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui n'y ont pas int&#233;r&#234;t en revanche ce sont les opprim&#233;s et les exploit&#233;s des deux camps. Certes aucune force politique ne s'est jamais faite leur porte-parole ni ne leur a propos&#233; l'union. Cette force reste donc &#224; construire. Les occasions ont exist&#233; cependant d'une unit&#233; entre prol&#233;taires isra&#233;liens, palestiniens et arabes. Elles ont toujours &#233;t&#233; sabot&#233;es et torpill&#233;es soit par les sionistes soit par les nationalistes arabes ou palestiniens. Sans doute parce que tous ces nationalistes savent bien &#224; quel camp ils appartiennent quand on en vient au conflit fondamental entre les classes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 11 mai 2002&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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