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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> La bousculade &#224; la t&#234;te du P.S. ne peut masquer le refus d'une r&#233;elle opposition &#224; la politique de Sarkozy
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		<dc:subject>Nicolas Sarkozy
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		<description>Cette semaine marque la rentr&#233;e officielle du Parti Socialiste : &#171; f&#234;te de la rose &#187; chez Arnaud Montebourg en Sa&#244;ne-et-Loire et &#224; M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;lle&lt;/sup&gt; chez S&#233;gol&#232;ne Royal, avant une &#171; universit&#233; d'&#233;t&#233; &#187; &#224; La Rochelle. Autant d'occasions pour le PS et ses dirigeants de montrer enfin comment ils comptent mener cette opposition acharn&#233;e &#224; la politique de Sarkozy qu'ils promettent depuis qu'ils ont h&#233;ro&#239;quement r&#233;sist&#233; &#224; la &#171; vague bleue &#187; lors des &#233;lections l&#233;gislatives. Sarkozy et la bourgeoisie &#224; qui il sert la soupe en&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette semaine marque la rentr&#233;e officielle du Parti Socialiste : &#171; f&#234;te de la rose &#187; chez Arnaud Montebourg en Sa&#244;ne-et-Loire et &#224; M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;lle&lt;/sup&gt; chez S&#233;gol&#232;ne Royal, avant une &#171; universit&#233; d'&#233;t&#233; &#187; &#224; La Rochelle. Autant d'occasions pour le PS et ses dirigeants de montrer enfin comment ils comptent mener cette opposition acharn&#233;e &#224; la politique de Sarkozy qu'ils promettent depuis qu'ils ont h&#233;ro&#239;quement r&#233;sist&#233; &#224; la &#171; vague bleue &#187; lors des &#233;lections l&#233;gislatives. Sarkozy et la bourgeoisie &#224; qui il sert la soupe en tremblent d'avance !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait d'opposition d&#233;termin&#233;e, le spectacle que donnent les politiciens socialistes est celui, bien habituel, des petites et grandes man&#339;uvres. C'est la lutte de places pour &#234;tre celui &#8211; ou celle &#8211; qui prendra la t&#234;te du parti et, qui sait, se positionnera d&#233;j&#224; comme le futur candidat de la gauche pour 2012. Et pour se donner des chances d'y parvenir, ils se demandent comment mieux plaire &#224; cet &#233;lectorat qui a fait la bonne fortune de la droite aux derni&#232;res pr&#233;sidentielles. De Hollande &#224; Montebourg, de Royal et jusqu'&#224; Rocard, tous ont les m&#234;mes mots &#224; la bouche : &#171; r&#233;novation &#187;, &#171; rassemblement &#187;, &#171; renouvellement &#187; ... La com&#233;die tourne souvent au ridicule et les ench&#232;res montent. Comme lorsqu'un sondage place Dominique Strauss-Khan meilleur pr&#233;tendant &#224; la direction du PS, alors m&#234;me qu'il parcourt le vaste monde, menant campagne pour un poste de dirigeant du FMI... avec le soutien et la b&#233;n&#233;diction de Sarkozy lui-m&#234;me. Ou quand Bernard Kouchner, ex-socialiste devenu l'un des principaux ministres du gouvernement Fillon, prend le temps de se dire &#171; attrist&#233; &#187; de la situation du PS avant de lui prodiguer, en bon &#171; french doctor &#187; au chevet du malade, ses conseils pour la construction d'&#171; une gauche forte et alternative &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les mots creux des candidats au rassemblement du PS cachent mal les ambitions personnelles. Et ils cachent encore moins bien la volont&#233; totale des socialistes sur le plan politique de ne pas entraver s&#233;rieusement la politique de l'actuel pouvoir. Ils en sont r&#233;duits &#224; commenter les moindres faits et gestes de Sarkozy, en critiquant certes ses mesures, mais surtout en s'offusquant sur la forme. Des hauts cris face &#224; &#171; l'hyper-pr&#233;sidentialisation &#187;, &#224; la bataille d&#233;risoire pour tenter de faire compara&#238;tre C&#233;cilia Sarkozy devant une commission parlementaire sur son r&#244;le dans les n&#233;gociations avec le r&#233;gime libyen pour la lib&#233;ration des infirmi&#232;res bulgares, les socialistes tentent de montrer qu'eux aussi peuvent s'agiter autant que le chef de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A une diff&#233;rence pr&#232;s. Les gesticulations m&#233;diatiques de Sarkozy sont la fa&#231;ade d'une politique bien r&#233;elle d'attaques tous azimuts contre les classes populaires. Il a d&#233;j&#224; fait voter la casse du droit de gr&#232;ve sous couvert de &#171; service minimum &#187;, ou entam&#233; avec le bouclier fiscal sa r&#233;forme des imp&#244;ts en faveur des plus riches ou encore une r&#233;forme des universit&#233;s sur le dos des plus d&#233;munis. Et il s'attelle &#224; la casse du code du travail avec le projet de &#171; contrat unique &#187; aggravant la pr&#233;carit&#233;. Sans compter les nouvelles franchises en mati&#232;re de remboursements des frais m&#233;dicaux et une nouvelle d&#233;t&#233;rioration du r&#233;gime des retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, l'agitation du PS cherche seulement &#224; faire oublier qu'il n'a justement rien &#224; opposer &#224; la politique du gouvernement. Il faut reconna&#238;tre que la plupart des mesures phares de Sarkozy apparaissaient aussi, parfois certes sous une forme att&#233;nu&#233;e, dans le programme de la candidate socialiste &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. Cela rend d'autant moins cr&#233;dibles les vell&#233;it&#233;s d'opposition des dirigeants du PS... quand ils font seulement l'effort d'en formuler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au comble de son radicalisme pour &#171; le renouvellement &#187; au PS, S&#233;gol&#232;ne Royal a reconnu &#224; Sarkozy sa &#171; &lt;em&gt;sinc&#232;re volont&#233; de r&#233;forme&lt;/em&gt; &#187; avant de le mettre gravement en garde contre un &#171; &lt;em&gt;risque d'immobilisme&lt;/em&gt; &#187;. Qu'elle soit rassur&#233;e, il ne semble pas pr&#232;s de s'arr&#234;ter de &#171; r&#233;former &#187; &#224; grand coup d'attaques anti-ouvri&#232;res. A moins que les travailleurs, retrouvant le chemin des luttes d'ensemble et ne l'immobilisent eux-m&#234;mes. En tous cas, entre petits grenouillages et grandes phrases, le Parti Socialiste fait en cette rentr&#233;e la d&#233;monstration, &#224; ceux qui en douteraient encore, qu'ils ne doivent pas compter sur lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yves LEFORT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Editorial : Contre-offensive
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Contre-offensive</link>
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		<dc:date>2007-06-29T18:32:03Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Nicolas Sarkozy
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		<description>C'est donc parti. La formalit&#233; des l&#233;gislatives liquid&#233;e, sans trop de frais quoiqu'on en ait dit pour la majorit&#233; et encore moins pour Nicolas Sarkozy, celui-ci peut d&#233;ployer son offensive. &lt;br /&gt;Il ne veut pas tra&#238;ner, a-t-il r&#233;p&#233;t&#233;. Et effectivement la liste annonc&#233;e des textes et mesures en pr&#233;paration dans les cabinets minist&#233;riels, qui vont &#234;tre soumis &#224; l'&#233;tude et &#224; la d&#233;cision du gouvernement ou du parlement, s'allonge chaque jour. Heures sup, franchises S&#233;cu, service minimum, d&#233;fiscalisation, subventions&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est donc parti. La formalit&#233; des l&#233;gislatives liquid&#233;e, sans trop de frais quoiqu'on en ait dit pour la majorit&#233; et encore moins pour Nicolas Sarkozy, celui-ci peut d&#233;ployer son offensive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne veut pas tra&#238;ner, a-t-il r&#233;p&#233;t&#233;. Et effectivement la liste annonc&#233;e des textes et mesures en pr&#233;paration dans les cabinets minist&#233;riels, qui vont &#234;tre soumis &#224; l'&#233;tude et &#224; la d&#233;cision du gouvernement ou du parlement, s'allonge chaque jour. Heures sup, franchises S&#233;cu, service minimum, d&#233;fiscalisation, subventions aux patrons et aux riches h&#233;ritiers, autonomie des universit&#233;s, on en passe et sans doute des pires&#8230; Nous sommes cern&#233;s. Devant la tactique adopt&#233;e, qui ressemble un peu &#224; celle des Indiens des westerns tournant autour du convoi des pionniers pour les d&#233;sorienter, il devient presque difficile de distinguer de quel c&#244;t&#233; vont venir les attaques les plus rapides et les plus s&#233;rieuses. Et du coup de dresser un ordre d'urgence dans les ripostes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne nous laissons tout de m&#234;me pas trop &#233;tourdir par l'entrain avec lequel on nous annonce qu'on va nous taper de tous c&#244;t&#233;s. Derri&#232;re l'arrogance, le pouvoir reste prudent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pouvait penser que l'entreprise de d&#233;bauchage de gens de gauche ne durerait pas au-del&#224; des l&#233;gislatives. Elle continue. Preuve que le pouvoir ne n&#233;glige rien, m&#234;me pas de s'assurer les cautions les plus d&#233;risoires. Car qui va accepter les coups de Fillon sous le pr&#233;texte que Bernard Kouchner ou m&#234;me Fadela Amara font partie de son gouvernement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus s&#233;rieusement il y a la volont&#233; du pouvoir de se couvrir du c&#244;t&#233; des syndicats, de les mouiller ou les engluer dans la pr&#233;paration de l'offensive contre les salari&#233;s. C'est s&#251;r que pendant ce temps au moins ils ne participent pas &#224; la pr&#233;paration de la contre-offensive de ces m&#234;mes salari&#233;s. Il est vrai que les directions syndicales n'&#233;taient sans doute pas nombreuses &#224; se pr&#233;occuper ou avoir envie de cette contre-offensive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me les annonces un peu embrouill&#233;es et contradictoires des mesures que le gouvernement veut faire passer en profitant de l'&#233;t&#233;, nous montrent que son plan de bataille n'est pas si rigoureusement &#233;tabli et son assurance de la remporter pas si solide qu'il voudrait le faire croire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela, bien s&#251;r, n'emp&#234;che pas qu'il y aura bataille. N&#233;cessairement. Et qu'il nous faut nous y pr&#233;parer. D&#232;s &#224; pr&#233;sent. Mais pas n'importe comment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tactique de Sarkozy est &#224; la fois simple et retorse : attaquer tout le monde, mais chacun de son c&#244;t&#233; et &#224; son heure et favoriser ainsi le chacun pour soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un pi&#232;ge est ainsi tendu &#224; tous les impatients qui n'entendent pas, &#224; juste titre, laisser passer les mauvais coups. Bien s&#251;r, il faudra que tout secteur attaqu&#233; r&#233;agisse sans attendre, m&#234;me seul au d&#233;but. Et la t&#226;che des militants r&#233;volutionnaires est de pr&#233;parer puis d'aider &#224; cette r&#233;action dans chaque secteur, classe ouvri&#232;re, autres couches salari&#233;es, jeunesse&#8230; o&#249; nous intervenons. Mais pas seulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre que m&#232;ne la classe poss&#233;dante aux travailleurs est une guerre globale. C'est encore plus &#233;vident maintenant que Sarkozy en a pris publiquement la direction. La classe ouvri&#232;re ne la gagnera qu'en la menant globalement. Tout secteur, m&#234;me qui se pense le mieux arm&#233; et le plus combatif, ferait une tragique erreur de croire qu'il s'en sortira par ses seules forces. Au contraire, plus que jamais, dans la p&#233;riode qui vient, chaque lutte singuli&#232;re doit imm&#233;diatement &#234;tre reli&#233;e aux autres, chaque cat&#233;gorie replacer ses objectifs propres dans les objectifs d'ensemble, chaque gr&#232;ve et chaque mouvement viser &#224; s'&#233;tendre au maximum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte efficace serait une lutte d'ensemble qui se moquerait bien alors de la subtile distinction entre d&#233;fensive et offensive. Oui, ce qui est &#224; l'ordre du jour, ce ne sont pas les r&#233;sistances, c'est la riposte&#8230; g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24 juin 2007&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Vers la privatisation de la sant&#233; : de &#171; plan 2007 &#187; en &#171; plan 2012 &#187;, c'est l'h&#244;pital qui reste en plan
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Vers-la-privatisation-de-la-sante-de-plan-2007-en-plan-2012-c-est-l-hopital-qui</link>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>H&#244;pital
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		<description>&#171; L'h&#244;pital va mal ! &#187; : les malades s'entassent dans des services dans lesquels les m&#233;decins, les infirmi&#232;res et les autres cat&#233;gories de personnels soignants ou techniques font d&#233;faut la plupart du temps, faute de cr&#233;dits. Du c&#244;t&#233; du personnel, les conditions de travail sont de plus en plus infernales. Les urgences tournent &#224; plein r&#233;gime et explosent &#224; la moindre &#233;pid&#233;mie ou plus gravement lorsqu'en 2003, la canicule y a pouss&#233; des dizaines de milliers de patients impr&#233;vus. &lt;br /&gt;Cette crise de l'h&#244;pital ne&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-52-juillet-aout-2007-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 52, juillet-ao&#251;t 2007
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Hopital-+" rel="tag"&gt;H&#244;pital
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; L'h&#244;pital va mal ! &#187; : les malades s'entassent dans des services dans lesquels les m&#233;decins, les infirmi&#232;res et les autres cat&#233;gories de personnels soignants ou techniques font d&#233;faut la plupart du temps, faute de cr&#233;dits. Du c&#244;t&#233; du personnel, les conditions de travail sont de plus en plus infernales. Les urgences tournent &#224; plein r&#233;gime et explosent &#224; la moindre &#233;pid&#233;mie ou plus gravement lorsqu'en 2003, la canicule y a pouss&#233; des dizaines de milliers de patients impr&#233;vus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette crise de l'h&#244;pital ne pourrait &#234;tre r&#233;solue qu'en investissant massivement dans le service public de sant&#233; et en embauchant du personnel en nombre suffisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, les plans d'aust&#233;rit&#233;, voire de d&#233;mant&#232;lement, lanc&#233;s par le gouvernement Raffarin en 2003, plan &#171; h&#244;pital 2007 &#187;, puis par Xavier Bertrand (alors ministre de la Sant&#233;), plan &#171; h&#244;pital 2012 &#187;, vont se poursuivre voire s'aggraver sous l'&#233;gide du gouvernement Sarkozy-Fillon, et avec eux la recherche des &#233;conomies &#224; tout prix, au d&#233;pens du personnel comme des malades.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'investissement hospitalier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Entre 1983 et 2004, les h&#244;pitaux &#233;taient financ&#233;s par un budget global. Les &#233;tablissements de sant&#233; recevaient une enveloppe budg&#233;taire cens&#233;e leur permettre de fonctionner. Mais cette derni&#232;re &#233;tait toujours insuffisante pour satisfaire les besoins. Aujourd'hui, environ 80 % des h&#244;pitaux sont en d&#233;ficit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 2003, le gouvernement a annonc&#233; qu'il allait donner &lt;em&gt;&#171; une manne de 6 milliards d'euros sur 5 ans &#187;&lt;/em&gt; pour la sant&#233;. Mais en grattant un peu, le vernis tombe. En effet, 70 % de ce montant &#233;tait en r&#233;alit&#233; une autorisation d'emprunt aupr&#232;s de banques, avec, &#224; la cl&#233;, des frais financiers qui gr&#232;vent d'autant plus les budgets. Cette somme concerne l'ensemble des investissements de tous les &#233;tablissements de sant&#233;, publics et priv&#233;s, y compris le renouvellement d'&#233;quipements lourds comme des scanners ou des appareillages de traitement en radioth&#233;rapie (entre 3 et 6 millions d'euros). Il faut aussi savoir que pour leur grande majorit&#233;, les locaux ou les appareils lourds des h&#244;pitaux sont &#224; restaurer ou &#224; renouveler !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les r&#233;gions, le directeur de l'agence r&#233;gionale de l'hospitalisation (ARH) devient une sorte de &#171; super pr&#233;fet &#187; de la sant&#233;. Il fait le tri, avec comme consigne de distribuer ladite &#171; &lt;em&gt;manne &lt;/em&gt; &#187; au priv&#233; comme au public et de restructurer l'offre de soins : fusion, concentration, acquisition, coop&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, il peut fermer un bloc op&#233;ratoire r&#233;alisant moins de 2 000 actes chirurgicaux par an dans un h&#244;pital, au profit d'une clinique pratiquant des d&#233;passements d'honoraires&#8230; d&#233;passements qui sont enti&#232;rement &#224; la charge des patients et des mutuelles. Il peut aussi d&#233;cider d'int&#233;grer une clinique priv&#233;e dans l'enceinte d'un h&#244;pital public et lui permettre de b&#233;n&#233;ficier des blocs op&#233;ratoires de l'h&#244;pital qui seront alors utilis&#233;s en commun alors que leurs financements restent distincts. L'un se permet des d&#233;passements d'honoraires de plus en plus fr&#233;quents et trie ses patients, l'autre accueille tout le monde, m&#234;me les b&#233;n&#233;ficiaires de la CMU que de nombreux praticiens priv&#233;s refusent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car si les h&#244;pitaux publics co&#251;tent actuellement plus &#224; la S&#233;curit&#233; sociale que le secteur priv&#233;, c'est qu'ils n'ont pas les m&#234;mes missions. Ils doivent accueillir les urgences 24 heures sur 24, faire face &#224; des &#233;pid&#233;mies comme le Sida ou &#224; des catastrophes telles la canicule. Ils prennent en charge les patients tr&#232;s lourds ou en fin de vie (75 % d'entre nous y d&#233;c&#232;dent). On met beaucoup plus de temps pour installer et r&#233;aliser un scanner &#224; un malade de r&#233;animation que pour faire le m&#234;me examen pour un patient valide. C'est aussi l'h&#244;pital public qui assure la formation des m&#233;decins, des chirurgiens ou des infirmiers y compris pour ceux qui iront, ensuite, travailler dans le secteur priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle forme de coop&#233;ration public/priv&#233; va permettre d'instaurer une concurrence encore accrue entre les &#233;tablissements et dilue les &#233;tablissements publics dans une nouvelle entit&#233; juridique : le groupement hospitalier d'int&#233;r&#234;t collectif (GHIC) &#224; l'exemple de ce qui fut mis en place &#224; la poste vers 1986. Et il n'y aura &#224; terme plus de distinction entre les &#233;tablissements publics et priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_267 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L300xH340/anesth-cd191.gif?1528599452' width='300' height='340' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un budget sous surveillance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le budget d'un h&#244;pital se fait dor&#233;navant sur la base d'un &#233;tat pr&#233;visionnel des recettes et des d&#233;penses (EPRD) avec d'&#233;ventuelles dotations qui viennent le compl&#233;ter. Cet EPRD est accept&#233; ou non par le directeur de l'ARH. Celui-ci peut mettre un &#233;tablissement sous tutelle s'il est en d&#233;ficit de plus de 3 millions d'euros et pourra alors prendre toutes les mesures pour &#171; assainir &#187; sa tr&#233;sorerie, comme supprimer des activit&#233;s ou geler les embauches. L' EPRD est r&#233;alis&#233; en se basant sur une augmentation de l'activit&#233;, par exemple, au CHU de Besan&#231;on, en 2005, elle &#233;tait de plus de 3,5 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque h&#244;pital et chaque p&#244;le d'activit&#233; (regroupement de service) a l'obligation de maintenir l'&#233;quilibre financier entre les recettes et les d&#233;penses, et si besoin de d&#233;velopper des &#171; plans sociaux &#187;. Car la masse salariale, environ 70 % du budget des h&#244;pitaux devenant la seule &#171; variable d'ajustement &#187;, l'h&#244;pital peut &#234;tre amen&#233; &#224; fermer ou &#224; r&#233;duire des activit&#233;s, et donc &#224; r&#233;duire son personnel. Ainsi la direction de l'h&#244;pital de N&#238;mes, qui a vot&#233; un EPRD en d&#233;ficit de 1,2 million d'euros, a d&#233;cid&#233; de bloquer les embauches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement le statut de l'h&#244;pital public ne permet pas les licenciements &#233;conomiques. Pas de probl&#232;me ! On transforme alors les h&#244;pitaux en &#233;tablissements &#224; mission de service public, les GHIC. La seule diff&#233;rence se situe dans le statut des personnels, qui deviendront pour une grande partie contractuels comme &#224; la Poste ou chez France T&#233;l&#233;com. Or d'ici &#224; 2015, plus de 383 000 agents de la fonction publique hospitali&#232;re vont partir en retraite, soit 55 % de ses effectifs &#224; remplacer.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La tarification &#224; l'activit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La tarification &#224; l'activit&#233; (T2A) est calqu&#233;e sur le paiement &#224; l'acte de la m&#233;decine lib&#233;rale. Ce n'est plus le patient qui est pris en compte, mais sa pathologie. La prise en charge de chacune d'elles correspond &#224; une enveloppe financi&#232;re qui englobe tout, du diagnostic &#224; la convalescence ainsi qu'une dur&#233;e moyenne d'hospitalisation. Par exemple, une appendicectomie est &#233;valu&#233;e &#224; 1 800 euros. Si l'&#233;tablissement public ou priv&#233; en r&#233;alise 300, il recevra 300x1 800 euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe alors des malades &#171; rentables &#187; (par exemple, une intervention chirurgicale n&#233;cessitant une courte hospitalisation) et des malades &#171; non rentables &#187;. Pour telle op&#233;ration, la dur&#233;e d'hospitalisation moyenne est &#233;valu&#233;e &#224; quatre jours : si le malade ne reste que trois jours, c'est tout b&#233;n&#233;fice. Par contre, si l'hospitalisation se r&#233;v&#232;le plus longue, cela co&#251;tera plus cher &#224; l'&#233;tablissement. Un patient diab&#233;tique dialys&#233; ou amput&#233; &#171; rapporte &#187; plus qu'un diab&#233;tique hospitalis&#233; pour pr&#233;venir une amputation ou la dialyse car dans ce cas aucun acte lourd n'est r&#233;alis&#233; et l'hospitalisation peut &#234;tre longue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend facilement les d&#233;rives que va engendrer ce syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'h&#244;pital est plus co&#251;teux pour traiter telle ou telle pathologie, il aura tendance &#224; l'abandonner ou, au mieux, &#224; la r&#233;duire. Les cliniques priv&#233;es lucratives ont investi la plupart des secteurs &#171; rentables &#187; de la sant&#233;, laissant au secteur public le reste de l'activit&#233;. Les h&#244;pitaux publics risquent de devenir, comme c'est le cas actuellement aux &#201;tats-Unis, des h&#244;pitaux pour pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2002&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Chiffres de la Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; 80% des op&#233;rations de la cataracte et 78% des arthroscopies &#233;taient r&#233;alis&#233;es dans le secteur priv&#233;. Alors que 85% des affections compliqu&#233;es du tube digestif et 61% des tumeurs malignes en stomatologie sont pris en charge par le public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si des m&#233;decins appr&#233;cient cette r&#233;forme car ils pensent &lt;em&gt;&#171; qu'elle va valoriser certaines activit&#233;s &#187;&lt;/em&gt;, certains manifestent des inqui&#233;tudes. Dans L&lt;em&gt;e Monde&lt;/em&gt; du 23 f&#233;vrier 2006, le Professeur A. L&#233;on, expliquait qu'en &lt;em&gt;&#171; r&#233;animation, dor&#233;navant, on peut diff&#233;rencier les patients &#171; rentables &#187; qui nous font coter des actes de r&#233;a et des patients &#171; non rentables &#187;, atteints de pathologies similaires, pour qui on n'effectuera pas certains actes. On ne fait pas ce tri, par &#233;thique m&#233;dicale, mais le risque d'effet pervers existe &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant, des secteurs comme la psychiatrie, la g&#233;riatrie et les urgences ne fonctionnent pas encore suivant ces crit&#232;res. Mais l'application de la T2A est pass&#233;e progressivement de 35 % en 2006 &#224; 50 % en 2007 et doit &#234;tre totale en 2012. Et d&#233;j&#224; en 2007 lorsque l'ARH cr&#233;e un poste &#224; l'h&#244;pital, d'aide soignant par exemple, elle ne le finance plus qu'&#224; hauteur de 50 %, le reste devant &#234;tre financ&#233; par les &#171; b&#233;n&#233;fices &#187; d&#233;gag&#233;s par la T2A.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque cette &#171; marge b&#233;n&#233;ficiaire &#187; permet de faire des embauches, comme ce n'est pas sur des cr&#233;dits p&#233;rennes (impossible de savoir si l'ann&#233;e suivante de nouveaux &#171; b&#233;n&#233;fices &#187; seront r&#233;alis&#233;s), les nouveaux ne pourront plus &#234;tre titularis&#233;s, ou alors beaucoup plus difficilement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains &#233;tablissements qui, avec le budget global, &#233;taient particuli&#232;rement en crise, trouvent certes, dans ce nouveau financement, un petit mieux. Ainsi, l'h&#244;pital de Besan&#231;on a pu cr&#233;er 15 postes en 2006 et 6 en 2007, sur le financement T2A (sur un effectif de plus de 4 500 !). Mais actuellement, une grande partie des h&#244;pitaux ont vu leur budget baisser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;carit&#233; va ainsi s'installer de plus en plus. Et on voit bien l'avenir des services qui ne pourront jamais d&#233;gager de &#171; marges b&#233;n&#233;ficiaires &#187; comme le brancardage, l'entretien des locaux, la collecte des d&#233;chets ou la cuisine : &#171; l' externalisation &#187; et leur gestion par le priv&#233; contre le paiement des prestations fournies.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La mise en place des p&#244;les d'activit&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e 2007, les services hospitaliers sont regroup&#233;s en p&#244;les d'activit&#233;. Ces derniers ont &#224; leur t&#234;te un m&#233;decin chef de p&#244;le qui est assist&#233; par un cadre sup&#233;rieur et un cadre administratif. Le directeur g&#233;n&#233;ral de l'h&#244;pital doit passer un contrat d'objectifs et de moyens avec chaque chef de p&#244;le. Ce dernier doit s'engager sur des objectifs &#224; r&#233;aliser pour l'ann&#233;e &#224; venir avec un budget &#224; respecter. En fait, c'est le directeur de l'ARH qui impose des plans pluriannuels d'objectifs et de moyens (CPOM). Ces derniers ne sont pas discut&#233;s avec les m&#233;decins, ils leur sont impos&#233;s et si les objectifs ne sont pas atteints ou s'ils sont d&#233;pass&#233;s, &#224; partir de 2008, les p&#244;les seront p&#233;nalis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces regroupements de services se font parfois autour d'une logique m&#233;dicale comme la mise en place d'un P&#244;le gyn&#233;cologie-obst&#233;trique ou cardiologie&#8230; mais il peut r&#233;pondre &#224; une toute autre logique qui peut para&#238;tre obscure comme cet h&#244;pital parisien qui a mis en place un P&#244;le regroupant la maternit&#233;, l'urologie, l'orthop&#233;die, la chirurgie digestive et la chirurgie endocrinienne ! Il faut dire que la cohabitation &#224; l'int&#233;rieur des nouvelles entit&#233;s ainsi que la nomination du chef de p&#244;le ont donn&#233; lieu, dans bien des cas, &#224; des guerres entre les chefs des services dignes des meilleurs westerns.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La logique du syst&#232;me est avant tout financi&#232;re : faire des &#233;conomies en &#171; mutualisant &#187; le mat&#233;riel et les personnels qui se terminera in&#233;vitablement par la suppression de postes. D&#232;s que des agents seront absents dans une unit&#233;, les remplacements se feront &#224; l'int&#233;rieur du p&#244;le, par les coll&#232;gues du service voisin, m&#234;me s'ils gal&#232;rent d&#233;j&#224; ! Le chef de p&#244;le pourra imposer la flexibilit&#233; en modifiant l'organisation des horaires en fonction des pics d'activit&#233;. Par exemple, il peut d&#233;cider que les ASH (Agents de service hospitalier) n'ont pas besoin d'&#234;tre deux le matin et l'apr&#232;s midi et n'en faire venir qu'un sur chaque poste, doubl&#233; par un coll&#232;gue travaillant de 8h &#224; 12h et de 14h &#224; 18h. Cela repr&#233;sente &#171; l'&#233;conomie &#187; d'un poste. L'application des 35 h, le rythme des roulements de nuit pourront aussi &#234;tre ren&#233;goci&#233;s &#224; l'int&#233;rieur de ces secteurs. Des conseils de P&#244;les vont &#234;tre mis en place pour d&#233;cider de son organisation. Ces derniers regrouperont des m&#233;decins, des gestionnaires et des repr&#233;sentants des personnels &#233;lus. Mais les syndicats n'y ont aucun droit de pr&#233;sence en tant qu'organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait que les chefs de p&#244;le soient nomm&#233;s pour r&#233;aliser des objectifs financiers va forc&#233;ment entra&#238;ner des d&#233;rives comme la s&#233;lection de patients, la diminution draconienne des dur&#233;es de s&#233;jour ou la sous-traitance de certaines activit&#233;s (dans les laboratoires ou pour les secteurs de la st&#233;rilisation, de la blanchisserie, du m&#233;nage ou de la cuisine).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les finalit&#233;s de la r&#233;forme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces plans sont en train de bouleverser l'ensemble du syst&#232;me de sant&#233; &#224; l'exemple de l'h&#244;pital priv&#233; Saint-Joseph, &#224; Paris. Celui-ci participe au service public et sert de mod&#232;le et d'exp&#233;rimentation. Il pr&#233;voit un plan social et la suppression de 400 postes non m&#233;dicaux et de 20 postes m&#233;dicaux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, cette r&#233;forme permet de mettre en place des restrictions de personnel et d'offre de soins sous un discours qui pr&#244;ne la rentabilit&#233; et l'efficacit&#233;. Elle permet &#233;galement de transf&#233;rer au priv&#233; le maximum de ce qui peut donner des profits au d&#233;triment du service public hospitalier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 juin 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michelle LOUISE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Chiffres de la Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (DHOS).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Servair : la guerre aux militants
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Servair-la-guerre-aux-militants</link>
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		<dc:date>2007-06-29T18:31:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Servair
</dc:subject>

		<description>En r&#233;ponse &#224; l'explosion du trafic a&#233;rien et au surcro&#238;t d'activit&#233; (et donc de travail pour chacun des ouvriers) qui en d&#233;coule, la direction de Servair, avec en arri&#232;re plan Air France, voudrait mettre au pas ses travailleurs. D'o&#249; l'offensive contre tous les militants syndicaux ou ouvriers combatifs afin de tenter d'&#233;touffer toute volont&#233; revendicatrice. &lt;br /&gt;Une longue suite de conflits &lt;br /&gt;En mai 2005, la direction de Servair, face &#224; la mobilisation des salari&#233;s, a &#233;t&#233; contrainte de remballer son projet &#171; &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-52-juillet-aout-2007-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 52, juillet-ao&#251;t 2007
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Servair-+" rel="tag"&gt;Servair
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En r&#233;ponse &#224; l'explosion du trafic a&#233;rien et au surcro&#238;t d'activit&#233; (et donc de travail pour chacun des ouvriers) qui en d&#233;coule, la direction de Servair, avec en arri&#232;re plan Air France, voudrait mettre au pas ses travailleurs. D'o&#249; l'offensive contre tous les militants syndicaux ou ouvriers combatifs afin de tenter d'&#233;touffer toute volont&#233; revendicatrice.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une longue suite de conflits&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En mai 2005, la direction de Servair, face &#224; la mobilisation des salari&#233;s, a &#233;t&#233; contrainte de remballer son projet &lt;em&gt;&#171; Changer pour gagner &#187;&lt;/em&gt;. Celui-ci avait pour objectif de r&#233;duire le nombre de jours de RTT, les payes des salari&#233;s malades ou encore de remettre en cause l'organisation des cong&#233;s pendant l'&#233;t&#233;. Face aux multiples d&#233;brayages, en particulier dans l'un des centres, Servair 2, la direction a d'abord fait machine arri&#232;re avant de contre-attaquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la rentr&#233;e 2005 elle d&#233;m&#233;nageait de force les locaux syndicaux du centre Servair 1, en recourant &#224; des vigiles et des gros bras de soci&#233;t&#233;s de gardiennage. Si bien que depuis octobre 2005, se rendre dans les locaux syndicaux oblige &#224; sortir de l'entreprise et &#224; traverser le parking au su et vu de la direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2005, c'&#233;tait au tour des syndicats d'obtenir la condamnation de Servair pour avoir employ&#233; un int&#233;rimaire pendant 14 mois avec 21 missions diff&#233;rentes d'affil&#233;e. Apr&#232;s 3 ans de proc&#233;dure l'entreprise a &#233;t&#233; condamn&#233;e &#224; lui verser 14 000 &#8364;. Une somme modeste pour un groupe de cette taille. Mais multipli&#233;e par le nombre d'anciens int&#233;rimaires dans le m&#234;me cas, cela pouvait devenir embarrassant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avril 2006, Manuel Gon&#231;alves, d&#233;l&#233;gu&#233; CGT &#224; Servair 2, qui avait aid&#233; l'int&#233;rimaire en question devant les tribunaux, s'est vu attaqu&#233; &#224; son tour en justice par la direction. Il avait exprim&#233; ses doutes sur la pr&#233;sentation des comptes de l'entreprise lors d'une r&#233;union de comit&#233; d'entreprise. Il faut dire que la multiplicit&#233; de filiales de celle-ci permet &#224; la direction de pr&#233;senter les r&#233;sultats qui l'arrangent en fonction des prix qu'elle leur facture. Le d&#233;ficit permanent de la maison-m&#232;re, contraste ainsi avec son augmentation r&#233;guli&#232;re d'activit&#233;. Pour cette intervention, Manuel Gon&#231;alves &#233;tait accus&#233; de diffamation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En protestation contre les poursuites les salari&#233;s de Servair 2 d&#233;brayaient &#224; plusieurs reprises en avril et en mai et une p&#233;tition en soutien au d&#233;l&#233;gu&#233;, a recueilli plus de 330 signatures sur un site qui compte 1 000 salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la rentr&#233;e 2006, la direction de Servair a de nouveau hauss&#233; le ton en d&#233;cidant de majorer les retenues de salaire des jours de gr&#232;ve, ce &#224; quoi les travailleurs les plus combatifs ont r&#233;pondu par de nouveaux d&#233;brayages. Deux gr&#233;vistes sont alors licenci&#233;s sous le pr&#233;texte d'un incident de circulation en piste avec des bagagistes d'Air France. Les nouveaux mouvements de gr&#232;ve qui en ont d&#233;coul&#233; ont &#233;t&#233; qualifi&#233;s d'&#171; illicites &#187;, en tant que gr&#232;ves de solidarit&#233; ! Les proc&#233;dures disciplinaires et autres lettres de sanction exp&#233;di&#233;es en recommand&#233; se sont multipli&#233;es et, pour couronner le tout, des gr&#233;vistes se sont vu pr&#233;lever 8 jours de gr&#232;ve pour en avoir fait 4&#8230; et Servair oubliait de r&#233;gulariser. Parall&#232;lement la direction faisait planer r&#233;guli&#232;rement la menace de d&#233;placer la charge de travail (et mena&#231;ait sur l'emploi) des centres Servair les plus remuants vers ceux plus calmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La goutte d'eau a &#233;t&#233; le recours aux prud'hommes engag&#233; par 25 gr&#233;vistes contre les retenues sur salaires major&#233;es. Treize d'entre les plaignants en ont profit&#233; pour rapporter leur collection d'anciens contrats d'int&#233;rim et remettre ce probl&#232;me sur le tapis. En f&#233;vrier 2007, ils ont entam&#233; la m&#234;me proc&#233;dure que le premier int&#233;rimaire avec toujours le soutien de d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux, en particulier Manuel Gon&#231;alves. &#192; peu pr&#232;s &#224; la m&#234;me p&#233;riode, Servair &#233;tait d&#233;bout&#233;e pour la seconde fois de ses proc&#233;dures de diffamation entam&#233;es contre lui.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Police secours&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Afin sans doute de tenter d'en finir avec tous ses salari&#233;s trop remuants, la direction de Servair, a orchestr&#233; une machination contre Manuel Gon&#231;alves lors des passages aux postes d'inspection filtrage (PIF), qui s'est termin&#233;e par une convocation &#224; la Gendarmerie du Transport A&#233;rien et une proc&#233;dure de licenciement. Il lui &#233;tait reproch&#233; de refuser de se soumettre aux contr&#244;les de s&#233;curit&#233; et d'&#234;tre provocateur et insultant &#224; l'encontre des vigiles. La demande de licenciement a &#233;t&#233; refus&#233;e &#224; la fois par le comit&#233; d'entreprise et, le 16 mai, par l'Inspection du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction, qui entre temps avait fait d&#233;m&#233;nager &#224; leur tour les locaux syndicaux de Servair 2 sur le parking, a allum&#233; un nouveau contrefeu. Convoqu&#233; dans les locaux de la PAF de Roissy le mercredi 25 avril, Manuel Gon&#231;alves &#233;tait inform&#233; d'une plainte contre X de Servair pour &#171; faux et usage de faux &#187;. Mis en garde &#224; vue et plac&#233; en cellule , il &#233;tait d&#233;pouill&#233; de ses effets personnels, d&#233;shabill&#233; pour la fouille et menott&#233; pour ses d&#233;placements dans les locaux de la police. Toute cette intimidation pendant 3 heures d'audition pour&#8230; lui demander de d&#233;noncer les auteurs de la p&#233;tition &#8211; qui datait maintenant de plus d'un an &#8211; ainsi que ceux qui l'avaient fait circuler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le z&#232;le des policiers a &#233;videmment d&#233;clench&#233; un nouveau mouvement de protestation &#224; Servair 2 qui recevait la visite et le soutien des salari&#233;s de PSA Aulnay, alors en pleine gr&#232;ve, et d'autres militants syndicaux de la plate-forme de Roissy. Le si&#232;ge social d'Air France a ainsi &#233;t&#233; envahi le 2 mai par 150 manifestants, pour d&#233;noncer le r&#244;le de cette soci&#233;t&#233; qui est le v&#233;ritable donneur d'ordre de Servair.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Justice &#224; la rescousse ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La direction de Servair n'a cependant jusque-l&#224;, eu qu'&#224; se f&#233;liciter d'une police et d'une justice dont les actes et d&#233;cisions lui donnent pour l'instant satisfaction. Lors de la plainte pour refus de contr&#244;le au PIF, les gendarmes n'ont pas insist&#233; pour visionner les cassettes de surveillance qui auraient pourtant facilement innocent&#233; Manuel mais que la direction n'a jamais fournies, malgr&#233; l'injonction d'un jugement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq jours apr&#232;s que l'inspecteur du travail a fait conna&#238;tre son refus du licenciement, Manuel Gon&#231;alves a eu droit &#224; une perquisition surprise &#224; 6 heures du matin&#8230; Les documents syndicaux et le mat&#233;riel informatique ont &#233;t&#233; embarqu&#233;s et mis sous scell&#233;s. Il a de nouveau pass&#233; plusieurs heures en garde &#224; vue pour un interrogatoire qui avait finalement peu &#224; voir avec la p&#233;tition mais pas mal avec son activit&#233; syndicale et ses contacts avec la presse. On lui a m&#234;me demand&#233; s'il n'&#233;tait pas la plume du &lt;em&gt;Canard Encha&#238;n&#233;&lt;/em&gt; ou de l'&lt;em&gt;Humanit&#233; &lt;/em&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat : un d&#233;brayage le jour m&#234;me de cette garde &#224; vue et le lendemain, jour d'&#233;lection des d&#233;l&#233;gu&#233;s et repr&#233;sentants au CE, un gain moyen de 10 % de la CGT, avec pour la premi&#232;re fois, un certain Manuel Gon&#231;alves &#233;lu dans le coll&#232;ge de ma&#238;trise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de Servair 2, tous les salari&#233;s trouvent cette histoire effarante et les r&#233;sultats &#233;lectoraux soulignent la d&#233;sapprobation de la majorit&#233; du personnel face &#224; ce harc&#232;lement. N&#233;anmoins la direction compte pouvoir s'appuyer sur des d&#233;cisions de justice. Le 7 juin, le juge d'instruction a conclu les gardes &#224; vue et la perquisition par une mise en examen assortie d'un contr&#244;le judiciaire, accompagn&#233; d'une interdiction d'entrer en relation... avec les signataires de la p&#233;tition !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les tentatives de museler les militants combatifs ne sont pas gagn&#233;es d'avance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23 juin 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marc OUSSIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Servair : une cascade de filiales&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Servair est une entreprise de catering (fabrication et chargement de plateaux repas) a&#233;rien, filiale &#224; 98 % d'Air France. Il s'agit d'un service externalis&#233; par Air France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut croiser ses camions sur bon nombre d'a&#233;roports fran&#231;ais (Orly, le Bourget, Roissy et aussi Antilles). Quand on ne les voit pas, c'est peut-&#234;tre qu'il s'agit d'une des nombreuses filiales qu'elle aurait &#233;t&#233; oblig&#233;e, selon ses dires, de cr&#233;er pour faire face &#224; l'explosion du trafic a&#233;rien, en particulier &#224; Roissy : Bruno P&#233;gorier, Jet Chef, CPA, Servantage et Base Handling, toutes filiales, parfois &#224; 100 % de Servair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour assurer le contr&#244;le et la s&#233;curit&#233; de la cha&#238;ne de chargement, une autre filiale, A&#233;rosur, a &#233;t&#233; mont&#233;e. Pendant plusieurs ann&#233;es le PDG de celle-ci n'&#233;tait autre que le fils du directeur de Servair. Enfin, l'assistance des personnes &#224; mobilit&#233; r&#233;duite et le nettoyage des avions sont aussi assur&#233;s par deux autres filiales, Passerelle et l'ACNA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette cascade de filiales a fait passer de 3 000 &#224; 7 500 le nombre de salari&#233;s du groupe en 6 ans. Mais en les maintenant &#233;clat&#233;s dans des unit&#233;s avec parfois moins de 100 salari&#233;s (environ 80 ouvriers &#224; Base Handling) Servair &#233;chappe en partie aux contraintes li&#233;es &#224; la repr&#233;sentation syndicale et multiplie plus facilement les syndicats &#171; partenaires &#187;. Cela permet des salaires inf&#233;rieurs et des conditions de travail plus dures que dans la maison m&#232;re. &#192; Base Handling, des jeunes sont embauch&#233;s en contrat de professionnalisation avec des salaires ne d&#233;passant pas les 800 &#8364; net par mois, des horaires variables de 5 heures du matin &#224; minuit, et ne disposant jamais d'un week-end entier de repos !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#171; cr&#233;ations &#187; d'entreprises sont pourtant l'occasion de capter de multiples subventions publiques, de b&#233;n&#233;ficier de cr&#233;dits et exon&#233;rations en tous genres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. O.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> &#201;lections en Belgique : on prend (presque) les m&#234;mes et on recommence ?
</title>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Belgique
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		<dc:subject>Elections
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		<description>Comme en France, des &#233;lections avaient lieu en Belgique le 10 juin. Il s'agissait de pourvoir au remplacement des d&#233;put&#233;s &#224; la Chambre et au S&#233;nat. Ces &#233;lections ont lieu tous les quatre ans. Le scrutin est &#224; la proportionnelle &#224; un tour dans le cadre de 11 circonsciptions. &lt;br /&gt;Peu de gens ont sembl&#233; s'int&#233;resser &#224; la campagne &#233;lectorale, peu ont exprim&#233; ouvertement avant le scrutin pour quel candidat ils allaient voter. Paradoxalement cette campagne &#233;lectorale en Belgique a fait moins discuter&#8230; que les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme en France, des &#233;lections avaient lieu en Belgique le 10 juin. Il s'agissait de pourvoir au remplacement des d&#233;put&#233;s &#224; la Chambre et au S&#233;nat. Ces &#233;lections ont lieu tous les quatre ans. Le scrutin est &#224; la proportionnelle &#224; un tour dans le cadre de 11 circonsciptions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu de gens ont sembl&#233; s'int&#233;resser &#224; la campagne &#233;lectorale, peu ont exprim&#233; ouvertement avant le scrutin pour quel candidat ils allaient voter. Paradoxalement cette campagne &#233;lectorale en Belgique a fait moins discuter&#8230; que les &#233;lections pr&#233;sidentielles en France ! C'est peut-&#234;tre ce qui explique que, bien que le vote soit obligatoire sous peine d'amende, pr&#232;s de 9% des &#233;lecteurs se sont abstenus tandis que 5% ont vot&#233; blanc ou nul.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Succ&#232;s des autonomistes en Flandre et recul des socialistes partout &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En Flandre, le CD&amp;V-NVA, un cartel entre un parti chr&#233;tien et une organisation nationaliste, a notablement augment&#233; son nombre de si&#232;ges (+ 9). L'extr&#234;me droite, le Vlaams belang, perd un si&#232;ge mais par rapport aux l&#233;gislatives de 2003, progresse en pourcentage. L'extr&#234;me droite populiste &#233;tait aussi repr&#233;sent&#233;e par la liste Dedecker (du nom de son fondateur) qui d&#233;passe les 5 % et obtient 5 si&#232;ges. La surprise vient donc des scores importants des partis qui revendiquent de fa&#231;on plus ou moins virulente plus d'autonomie, voire l'ind&#233;pendance de la r&#233;gion. &#192; l'inverse le Parti socialiste (le SPA) recule et perd 9 si&#232;ges. Les raisons de ce recul, s&#233;v&#232;re, outre la pouss&#233;e des partis plus ou moins autonomistes, sont certainement &#224; trouver dans le soutien du SPA &#224; la politique d'aust&#233;rit&#233; du gouvernement (baisse du pouvoir d'achat, licenciements comme &#224; VW etc..) et dans les &#171; affaires &#187;. Les scandales qui ont &#233;clabouss&#233; les socialistes francophones dans la ville de Charleroi ont donc rejailli sur leurs camarades flamands. Le recul du parti du Premier ministre, &#171; l'Open VLD &#187; &#233;tait lui pr&#233;vu par les sondages : il perd en effet 7 si&#232;ges, payant ainsi sa politique men&#233;e au gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; francophone aussi, la baisse du Parti socialiste a &#233;t&#233; importante : il perd 5 si&#232;ges. Sa gestion gouvernementale pro-patronale et les &#171; affaires de corruption &#187; de ses dirigeants &#224; Charleroi font ainsi perdre au PS sa place de premier parti de Wallonie au profit du Mouvement R&#233;formateur (MR) qui se veut le pendant en Belgique de l'UMP et de Sarkozy. &#192; noter le score des &#233;cologistes qui progressent aussi bien en Flandre qu'en Wallonie. En Wallonie, ils gagnent 4 si&#232;ges : la cure d'opposition au gouvernement semble leur avoir ramen&#233; des &#233;lecteurs m&#233;contents du PS ! Le Front National garde son si&#232;ge &#224; la Chambre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le faible poids de l'extr&#234;me gauche&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Trois organisations &#233;taient pr&#233;sentes : le CAP (qui d'ailleurs se d&#233;fend d'&#234;tre d'extr&#234;me gauche), le PTB (marxiste l&#233;niniste) et le PC (qui avait mis sur ses listes des candidats appartenant au Parti humaniste ou encore une trotskyste).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CAP fond&#233; par un ancien socialiste flamand (qui ne se pr&#233;sentait pas lui-m&#234;me cette fois-ci) misait sur ces &#233;lections pour se faire conna&#238;tre et mettait en avant la n&#233;cessit&#233; &#171; d'une autre politique &#187; plus sociale, &#224; gauche de la gauche. Ses r&#233;sultats sont faibles : 20 083 voix. Le PTB se pr&#233;sentait en Wallonie et en Flandre sur le th&#232;me : &#171; les gens d'abord, pas le profit &#187; et a ax&#233; sa campagne sur des m&#233;dicaments moins chers, l'&#233;nergie &#224; moindre prix, des emplois stables pour tous. Il n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; pr&#233;senter des femmes voil&#233;es sur ses listes. Il a obtenu 37 758 voix en Flandres et 19 329 en Wallonie, un score faible sauf dans certaines villes o&#249; il anime des maisons m&#233;dicales et des cabinets d'avocats pour la population pauvre. Le Parti communiste a fait campagne sur les salaires et le logement, d&#233;non&#231;ant les profits des banques et des patrons. Il a obtenu 19 329 voix. Aucune de ces organisations n'a d'&#233;lus. C'est un &#233;chec pour le CAP et le PTB, qui faisaient le calcul que le discr&#233;dit du PS leur am&#232;nerait un &#233;lectorat nouveau (en mettant en retrait certaines revendications) comme cela s'est fait en Hollande avec le SP ou en Allemagne avec le WASG.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Et maintenant ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La victoire du CD&amp;V en Flandre permet &#224; Yves Leterme, son pr&#233;sident de pouvoir pr&#233;tendre au poste de Premier ministre dans le prochain gouvernement. Quelle sera la coalition qui gouvernera demain ? Quelles alliances se noueront autant du c&#244;t&#233; francophone que du c&#244;t&#233; n&#233;erlandophone ? &#192; l'heure o&#249; nous r&#233;digeons cet article, il est trop t&#244;t pour le dire : la formation d'un gouvernement peut durer plusieurs mois, tant qu'il n'y a pas un accord entre certains partis pour gouverner ensemble sur une politique n&#233;goci&#233;e entre &#233;tats majors politiques, &#233;videmment totalement ind&#233;pendante des programmes sur lesquels ils ont pu ou pas se pr&#233;senter aux &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; francophone, la victoire des partis les plus autonomistes, voire nationalistes en Flandre a relanc&#233; les d&#233;bats sur les probl&#232;mes communautaires, l'autonomie des r&#233;gions et l'avenir de la S&#233;curit&#233; sociale. De celle-ci en Belgique d&#233;pendent le encore plus de secteurs qu'en France : ch&#244;mage, pensions, vacances annuelles, maladies professionnelles, soins de sant&#233;... et certains partis veulent la voir g&#233;ographiquement scind&#233;e en deux. Pour cela, il faudrait des n&#233;gociations et aussi une modification de la Constitution, modification qui n'est possible l&#233;galement que si 2/3 des d&#233;put&#233;s sont d'accord pour ce changement. Autant dire que les semaines qui viennent vont &#234;tre marqu&#233;es aussi bien par les discussions entre les partis que par des tensions communautaires. On se souvient, &#224; ce propos, qu'il avait suffi d'un vrai-faux journal t&#233;l&#233;vis&#233; pour d&#233;cha&#238;ner les passions et de nombreux remous en pr&#233;sentant, comme une r&#233;alit&#233;, l'&#233;clatement de la Belgique. Alors, difficile de dire jusqu'o&#249; peuvent aller ces tensions communautaires qui pourraient polariser l'attention des travailleurs sur un terrain dangereux pour leur avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; changer le sort de la classe ouvri&#232;re, il n'y a pas grand monde qui pense, &#224; juste titre, parmi les travailleurs, que la politique du prochain gouvernement (quels que soient les partis qui le composent) sera bien diff&#233;rente de celles men&#233;es depuis des ann&#233;es, toutes favorables au patronat. Des politiques qui ont &#233;t&#233; mises en place par des coalitions o&#249; si&#233;geaient aussi bien le PS que les lib&#233;raux du MR !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bruxelles, 20 juin 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paul GALLER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Pays basque : la rupture de n&#233;gociations&#8230; qui n'avaient jamais vraiment d&#233;but&#233;
</title>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Pays basque
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		<dc:subject>Espagne
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		<description>Dans la nuit du 4 au 5 juin dernier l'organisation s&#233;paratiste basque ETA annon&#231;ait la fin du cessez-le-feu d&#233;cr&#233;t&#233; unilat&#233;ralement le 24 mars 2006 et la r&#233;activation de &#171; tous les fronts de lutte &#187;. Une d&#233;cision qui prenait de court tout le monde, y compris nombre de ses partisans. &lt;br /&gt;La r&#233;action du pr&#233;sident du gouvernement socialiste, Jos&#233; Luis Rodriguez Zapatero, ne s'est pas faite attendre. Quelques jours plus tard il faisait arr&#234;ter et incarc&#233;rer Arnaldo Otegi, le porte-parole de Batasuna, l'aile&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans la nuit du 4 au 5 juin dernier l'organisation s&#233;paratiste basque ETA annon&#231;ait la fin du cessez-le-feu d&#233;cr&#233;t&#233; unilat&#233;ralement le 24 mars 2006 et la r&#233;activation de &#171; tous les fronts de lutte &#187;. Une d&#233;cision qui prenait de court tout le monde, y compris nombre de ses partisans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;action du pr&#233;sident du gouvernement socialiste, Jos&#233; Luis Rodriguez Zapatero, ne s'est pas faite attendre. Quelques jours plus tard il faisait arr&#234;ter et incarc&#233;rer Arnaldo Otegi, le porte-parole de Batasuna, l'aile politique de ETA, pour un suppos&#233; d&#233;lit d'apologie du terrorisme commis... en 2003, renvoyait en prison I&#241;aki de Juana Chaos, un prisonnier en traitement &#224; l'h&#244;pital de Saint S&#233;bastien apr&#232;s une gr&#232;ve de la faim de 115 jours et recevait Mariano Rajoy, le leader du r&#233;actionnaire Parti populaire, avec lequel il annon&#231;ait la mise en chantier d'un pacte anti-terroriste.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La fausse tr&#234;ve&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En fait pendant toute la dur&#233;e des pourparlers et de cette tr&#234;ve de 15 mois il a continu&#233; &#224; mener (en collaboration avec les autorit&#233;s fran&#231;aises) une r&#233;pression syst&#233;matique &#224; l'encontre de la mouvance nationaliste radicale : il a refus&#233; de lever l'interdiction qui frappait Batasuna, fait proscrire plus de la moiti&#233; des listes des nationalistes radicaux qui se pr&#233;sentaient aux &#233;lections locales de la fin mai, maintenu en prison nombre de prisonniers etarras qui ayant purg&#233; plus des deux tiers de leurs peines &#233;taient normalement &#233;ligibles &#224; une lib&#233;ration sur parole, continu&#233; les poursuites contre la presse nationaliste et exp&#233;di&#233; en prison les dirigeants d'un mouvement de jeunesse li&#233;s &#224; Batasuna. En guise de &#171; tr&#234;ve &#187;, il y a mieux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pouvait penser au d&#233;but que cette attitude intransigeante de Zapatero &#233;tait purement tactique et destin&#233;e &#224; obtenir des concessions de ETA. En fait, d&#232;s que les sondages d'opinion ont montr&#233; que le Parti populaire avait de nouveau le vent en poupe, Zapatero, qui a toujours eu les yeux fix&#233;s sur les prochaines &#233;lections g&#233;n&#233;rales qui auront lieu d&#233;but 2008, s'est pli&#233; de bonne gr&#226;ce aux pressions qu'exer&#231;aient certains dirigeants de son propre parti &#8211; mais aussi les hauts responsables de la justice, de la police, de l'arm&#233;e et de la Garde civile...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a provoqu&#233; une exasp&#233;ration croissante dans les rangs des nationalistes radicaux avec reprise de la gu&#233;rilla des rues (la &#171; kale borroka &#187;, qui consiste pour des jeunes &#224; caillasser les forces de l'ordre et &#224; faire br&#251;ler des autobus) et reconstitution des stocks d'armes. Et le 30 d&#233;cembre 2006, un attentat perp&#233;tr&#233; &#224; l'a&#233;roport de Madrid-Barajas entra&#238;nait la mort de deux jeunes travailleurs colombiens qui dormaient dans un parking. Avec le recul il appara&#238;t probable que, face au manque de r&#233;sultat concret des n&#233;gociations en cours, cet attentat stupide, meurtrier et irresponsable se voulait un avertissement lanc&#233; par des militants d'ETA tant &#224; l'&#233;gard des autorit&#233;s madril&#232;nes que de leur propre direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce sont les &#233;lections locales et r&#233;gionales du 27 mai dernier qui ont scell&#233; le sort du cessez-le-feu. Les succ&#232;s remport&#233;s par le Parti populaire au cours de cette consultation ont sans doute convaincu Zapatero que dans les huit mois qui lui restaient avant les &#233;lections g&#233;n&#233;rales il avait tout int&#233;r&#234;t &#224; geler les pourparlers, implicitement sinon explicitement, afin de caresser l'opinion publique espagnole dans le sens du poil.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La question des prisonniers&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; d'ETA les bons r&#233;sultats &#233;lectoraux obtenus par la mouvance nationaliste radicale au Pays basque (qui avec 180 000 voix, en comptant les nuls l&#224; o&#249; ses listes avaient &#233;t&#233; bannies, a retrouv&#233; ses scores de 1999, derni&#232;re ann&#233;e o&#249; elle avait pu se pr&#233;senter librement) lui ont montr&#233; que son influence restait largement intacte. ETA, qui ne s'est jamais souci&#233;e de demander l'avis des gens qui la soutenaient, va donc poursuivre la lutte arm&#233;e sous forme d'attentats puisqu'en d&#233;pit des communiqu&#233;s triomphalistes de Madrid et de Paris se vantant des succ&#232;s obtenus dans la &#171; lutte contre le terrorisme &#187;, elle semble avoir reconstitu&#233; sa logistique et reform&#233; ses troupes malgr&#233; les nombreuses arrestations qui ont frapp&#233; ses rangs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui explique la fid&#233;lit&#233; d'une partie non n&#233;gligeable de la population basque &#224; ETA n'est ni l'adh&#233;sion &#224; son programme, ni un accord avec ses moyens d'action de plus en plus contest&#233;s, y compris parmi les nationalistes. Mais, aux yeux de beaucoup, ETA reste la seule organisation &#224; mettre en avant la question des prisonniers politiques et appara&#238;t comme leur seul v&#233;ritable d&#233;fenseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces prisonniers sont, &#224; l'heure actuelle, quelque 750 &#224; croupir dans les prisons espagnoles et fran&#231;aises. Compar&#233; au nombre d'habitants du Pays basque (3 millions) cela &#233;quivaudrait &#224; 15 000 d&#233;tenus en France ou 10 000 en Espagne. Ce qui veut dire concr&#232;tement que dans chaque village et dans chaque quartier populaire des villes du Pays Basque il y a au moins une ou plusieurs familles qui ont un des leurs en d&#233;tention. Et l'acharnement, cautionn&#233; par Zapatero, du pouvoir policier et judiciaire &#224; l'encontre de ces prisonniers, leur &#233;loignement g&#233;ographique syst&#233;matique du lieu de r&#233;sidence leurs familles (en contradiction d'ailleurs avec le Code p&#233;nal espagnol), leur maintien en d&#233;tention lorsqu'ils sont lib&#233;rables, les nouvelles inculpations dont font parfois l'objet ceux et celles sur le point d'&#234;tre lib&#233;r&#233;s, tout cela suscite suffisamment de haine et de ressentiment pour permettre &#224; l'ETA de poursuivre son action en &#233;tant assur&#233; de disposer d'un vivier de jeunes toujours pr&#234;ts &#224; rejoindre ses rangs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21 juin 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#233;o STERN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> &#201;tats-Unis : la &#171; gauche &#187; d&#233;mocrate, entrave au mouvement anti-guerre
</title>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>USA
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		<description>Apr&#232;s quatre ans de guerre, la &#171; gauche &#187; am&#233;ricaine n'a pas r&#233;ussi &#224; mettre sur pied un r&#233;el mouvement anti-guerre. Pourtant un profond sentiment contre la guerre en Irak existe bien dans la population. Il s'est refl&#233;t&#233; dans les &#233;lections de novembre 2006 qui ont marqu&#233; la d&#233;faite des partisans de Bush et la victoire des D&#233;mocrates suppos&#233;s hostiles &#224; la guerre. Les r&#233;cents sondages indiquent l'opposition de 60 &#224; 70 % de la population. Des centaines de municipalit&#233;s ont pass&#233; des r&#233;solutions anti-guerre.&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s quatre ans de guerre, la &#171; gauche &#187; am&#233;ricaine n'a pas r&#233;ussi &#224; mettre sur pied un r&#233;el mouvement anti-guerre. Pourtant un profond sentiment contre la guerre en Irak existe bien dans la population. Il s'est refl&#233;t&#233; dans les &#233;lections de novembre 2006 qui ont marqu&#233; la d&#233;faite des partisans de Bush et la victoire des D&#233;mocrates suppos&#233;s hostiles &#224; la guerre. Les r&#233;cents sondages indiquent l'opposition de 60 &#224; 70 % de la population. Des centaines de municipalit&#233;s ont pass&#233; des r&#233;solutions anti-guerre. Mais l'absence de manifestations de rue montre quand m&#234;me l'incapacit&#233; des opposants &#224; traduire ce sentiment dans un mouvement actif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux derni&#232;res ann&#233;es une femme avait pourtant incarn&#233; l'opposition &#224; la guerre, Cindy Sheehan. Elle avait attir&#233; l'attention et gagn&#233; une r&#233;elle popularit&#233; en &#233;tablissant un &#171; camp Casey &#187;, du nom de son fils tu&#233; en Irak en avril 2004, aux abords du ranch texan de Bush. Elle vient d'envoyer une lettre de d&#233;mission mettant en accusation la passivit&#233; de la majorit&#233; d&#233;mocrate du Congr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette lettre montre &#224; la fois le chemin parcouru par Sheehan comme sans doute bien d'autres opposants &#224; la guerre, les illusions qu'ils ont perdues&#8230; mais aussi celles qui restent encore &#224; d&#233;truire. Car Sheehan vient de loin. Au d&#233;but elle et son mari furent m&#234;me, avec d'autres familles am&#233;ricaines ordinaires et parents de soldats tu&#233;s en Irak, plus ou moins utilis&#233;s par l'administration Bush pour sa propagande en faveur de la guerre. Puis ils se reprirent, particip&#232;rent &#224; des rassemblements contre la guerre et finalement avec d'autres familles de victimes form&#232;rent une organisation des &#171; familles pour la paix &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle-ci peu &#224; peu attira l'attention des medias, puis celle du pays. Surtout que dans le m&#234;me temps grandissait une r&#233;sistance au sein des jeunes hommes et femmes envoy&#233;s en Irak et le nombre des desertions. En revanche dans la population le mouvement contre la guerre est rest&#233; faible et fragment&#233; au sein de la population, les plus grosses organisations anti-guerre, toutes li&#233;es aux D&#233;mocrates, se gardant bien de d&#233;noncer le refus de ceux-ci de s'y opposer r&#233;ellement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les illusions dans les D&#233;mocrates&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans ce climat de passivit&#233;, en ao&#251;t 2005, le coup d'&#233;clat de Sheehan se rendant au ranch de Bush pour lui demander des comptes sur la mort de son fils, la projeta donc sous les feux de l'actualit&#233;. Des personnalit&#233;s connues jadis pour leur opposition &#224; la guerre au Vietnam, comme Joan Baez ou Daniel Ellsberg, la rejoignirent dans son camp Casey. Le harc&#232;lement des services secrets de Bush qui d&#233;siraient la faire d&#233;camper, le refus du pr&#233;sident de m&#234;me la rencontrer, sa r&#233;solution &#224; revenir aux portes du ranch chaque fois que Bush s'y rendait lui-m&#234;me, lui ont attir&#233; la sympathie de tous ceux qui ne veulent plus de la guerre, m&#234;me s'ils ne sont pas d&#233;cid&#233;s encore &#224; agir contre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle devint donc la figure de proue du movement, tint meetings et conferences dans tout le pays et dans le monde, voyagea en Irak pour rencontrer des femmes irakiennes qui avaient &#233;galement perdu leur fils &#224; la guerre, alla &#224; Cuba pour protester contre les d&#233;tentions et les tortures &#224; Guantanamo. &#201;videmment l'absence d'une r&#233;elle mobilisation en faisait le porte-parole d'un mouvement qui restait par ailleurs bien silencieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sheehan se pr&#233;sentait tout naturellement comme une d&#233;mocrate. Elle avait vot&#233; pour eux. Et tout naturellement aussi elle militait dans l'espoir d'obtenir le soutien des politiciens de ce parti. Non sans quelques doutes sur leurs intentions r&#233;elles. Mais quand elle parla de se pr&#233;senter contre une s&#233;natrice d&#233;mocrate de Californie, elle se laissa dissuad&#233;e sous le pr&#233;texte que cela pourrait affaiblir les chances d'&#233;lire une majorit&#233; au Congr&#232;s et donc de mettre fin &#224; la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La d&#233;mission de Cindy Sheehan&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Elle vient de d&#233;missionner &#224; l'occasion du Memorial Day (le Jour du souvenir qui comm&#233;more celui des soldats am&#233;ricains morts dans les guerres pass&#233;es). Dans une lettre ouverte elle accuse ouvertement le Parti d&#233;mocrate d'&#234;tre beaucoup plus int&#233;ress&#233; dans le maintien de ses repr&#233;sentants ou s&#233;nateurs que par la concr&#233;tisation des promesses de mettre fin &#224; la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle &#233;crit sans d&#233;tour : &lt;em&gt;&#171; J'ai &#233;t&#233; la ch&#233;rie de la pr&#233;tendue gauche tant que je limitais mes attaques &#224; George Bush et au Parti r&#233;publicain. Mais d&#232;s que j'ai commenc&#233; &#224; juger le Parti d&#233;mocrate &#224; la m&#234;me aune que son concurrent, les soutiens &#224; ma cause ont disparu et la &#171; gauche &#187; a commenc&#233; &#224; d&#233;nigrer de la m&#234;me fa&#231;on que l'avait fait la droite. &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'on sent dans sa d&#233;claration le d&#233;sespoir dans lequel l'a plong&#233;e la prise de conscience de l'impasse politique dans laquelle elle se retrouve : &lt;em&gt;&#171; La conclusion la plus terrible &#224; laquelle je suis parvenue ce matin, c'est que Casey est mort pour rien. Il a r&#233;pandu son sang loin de sa famille, tu&#233; par son propre pays qui est tenu et dirig&#233; par une machine guerri&#232;re qui contr&#244;le m&#234;me ce que nous pensons. J'ai tent&#233; de donner un sens &#224; son sacrifice. Casey est mort pour un pays qui se pr&#233;occupe plus de qui sera son prochain repr&#233;sentant tout puissant que du fait que beaucoup de gens vont &#234;tre tu&#233;s dans ces prochains mois durant lesquels D&#233;mocrates et R&#233;publicains vont jouer &#224; la politique au d&#233;pens de vies humaines. &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;chec de Sheehan est finalement le reflet de l'&#233;chec de la gauche, y compris l'extr&#234;me gauche, qui s'est jusque l&#224; cantonn&#233;e &#224; ses milieux habituels et confortables, intellectuels, universitaires, &#233;glises, bureaucratie syndicales, sans faire l'effort de s'adresser aux gens ordinaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conduira-t-il &#224; un choc salutaire ? Des discussions ont commenc&#233; entre diff&#233;rents groupes dans le but de rassembler les forces anti-guerre et d'organiser enfin cet automne les manifestations qui n'avaient pu avoir lieu les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes, en partie certainement en raison de la mauvaise volont&#233; de tous ceux qui avaient peur de nuire aux chances &#233;lectorales des D&#233;mocrates. Cette fois une volont&#233; d'ind&#233;pendance est clairement exprim&#233;e. Mais nous serons alors en pleine pr&#233;-campagne pour les pr&#233;sidentielles de 2008. Et combattre l'opinion que ce ne sera pas l'alignement derri&#232;re les D&#233;mocrates mais les luttes des travailleurs et des gens ordinaires qui pourraient mettre fin &#224; la guerre ne sera certainement pas facile. C'est pourtant l&#224; la t&#226;che des r&#233;volutionnaires, et donc maintenant la leur aussi d'aider &#224; organiser et mettre sur pied ces manifestations les plus larges possible et impliquant le plus de travailleurs possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;San Francisco, 20 juin 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#61472;Ken BUTLER&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Sarkozy pour cinq ans ? Des fausses r&#233;sistances&#8230; &#224; la vraie riposte
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Sarkozy-pour-cinq-ans-Des-fausses-resistances-a-la-vraie-riposte-1578</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Nicolas Sarkozy
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		<description>&#192; moins d'un bouleversement politique ou d'une crise sociale, &#224; ne pas exclure &#233;videmment, nous en avons donc pour cinq ans d'un Sarkozy &#224; la pr&#233;sidence et d'une majorit&#233; de droite &#224; l'assembl&#233;e. Cette majorit&#233; est moins forte que pr&#233;vue. Cela ne peut &#234;tre une consolation que pour une opposition qui n'a gu&#232;re l'intention de s'opposer autrement qu'en paroles. &lt;br /&gt;Tous les pouvoirs sont donc all&#233;s &#224; la droite et, nous disait-on, pas n'importe quelle droite ! Une droite muscl&#233;e, agressive, r&#233;actionnaire, qui s'appr&#234;te&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; moins d'un bouleversement politique ou d'une crise sociale, &#224; ne pas exclure &#233;videmment, nous en avons donc pour cinq ans d'un Sarkozy &#224; la pr&#233;sidence et d'une majorit&#233; de droite &#224; l'assembl&#233;e. Cette majorit&#233; est moins forte que pr&#233;vue. Cela ne peut &#234;tre une consolation que pour une opposition qui n'a gu&#232;re l'intention de s'opposer autrement qu'en paroles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les pouvoirs sont donc all&#233;s &#224; la droite et, nous disait-on, pas n'importe quelle droite ! Une droite muscl&#233;e, agressive, r&#233;actionnaire, qui s'appr&#234;te &#224; s'attaquer comme jamais aux travailleurs, aux ch&#244;meurs, &#224; la jeunesse, aux immigr&#233;s, bref &#224; tout le monde&#8230; sauf aux riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; qui donnait, on le comprend, froid dans le dos &#224; beaucoup ! Et puis voil&#224; que ce m&#234;me Sarkozy et cette m&#234;me droite, install&#233;s au pouvoir, font patte de velours, s'affirment partisans de la mod&#233;ration et du dialogue ! Difficile de nier que le nouveau pr&#233;sident a pris tout le monde, y compris parfois ses amis politiques, &#224; contre-pied. Faut-il donc passer du &#171; tout sauf Sarkozy &#187; &#224; une sorte d'attente neutre, sinon complice, comme l'ont fait, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, conf&#233;d&#233;rations syndicales et dirigeants de la gauche ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La rupture &#224; droite&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certes un des volets de la campagne &#233;lectorale de Sarkozy a exalt&#233; les valeurs traditionnelles de la droite r&#233;actionnaire, voire de l'extr&#234;me droite. Cela corroborait l'image cultiv&#233;e soigneusement pendant ses ann&#233;es &#224; la t&#234;te du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur : l'homme qui voulait en finir avec l'ins&#233;curit&#233;, parlait de nettoyer la &#171; racaille &#187; des quartiers au &#171; k&#228;rcher &#187;, pr&#233;sentait les travailleurs immigr&#233;s comme responsables du ch&#244;mage, r&#233;affirmait la fiert&#233; de l'identit&#233; nationale et entendait faire comprendre &#224; la Turquie (donc, suivez mon regard, aux musulmans) qu'elle n'avait rien &#224; faire dans l'Europe. Il lui fallait cela pour ramasser les voix recueillies par Le Pen dans les &#233;lections pr&#233;c&#233;dentes. Ce qui lui a r&#233;ussi d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait &#233;videmment l'aspect que la gauche a voulu retenir et sur lequel elle s'est appesantie. C'&#233;tait, il est vrai, le plus spectaculaire et le plus choquant. Mais aussi, cela permettait &#224; cette gauche de masquer qu'elle n'avait rien &#224; opposer aux autres volets du programme de Sarkozy, voire qu'elle avait&#8230; les m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car l'essentiel du projet de Sarkozy est ailleurs : la s&#233;rie des mesures &#8211; des &#171; r&#233;formes &#187; dit-il &#8211; qu'il entend faire passer. Elles vont dans toutes les directions mais elles visent toutes, en derni&#232;re analyse, un seul but : accro&#238;tre les profits du capital, &#171; la comp&#233;titivit&#233; &#187; comme disent les patrons, tout en faisant payer par tous les biais les travailleurs. Ces mesures, il faut le reconna&#238;tre, il ne les a pas cach&#233;es. Il les a m&#234;me d&#233;clin&#233;es par le menu. Cela lui permet d'affirmer maintenant qu'il fait ce qu'il a dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, la rupture ? Peut-&#234;tre, dans le style. Mais pour le reste Sarkozy n'est rien de plus que le digne h&#233;ritier de tous les hommes politiques de droite comme de gauche qui se sont succ&#233;d&#233; au gouvernement depuis 30 ans, au cours desquels s'est d&#233;velopp&#233;e une offensive toujours plus violente contre les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'ouverture &#224; gauche&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Son style ? Ses styles plut&#244;t : tant&#244;t chef des flics, tant&#244;t amoureux du dialogue, tant&#244;t ami des richissimes, tant&#244;t de &#171; ceux qui se l&#232;vent t&#244;t &#187;&#8230; Tout d&#233;pend de l'interlocuteur, du moment et surtout du but imm&#233;diat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le style adopt&#233; depuis son &#233;lection ne fait que correspondre &#224; une strat&#233;gie d'ouverture n&#233;cessaire pour tenter de couvrir ou faire accepter les coups qui se pr&#233;parent &#224; long, moyen ou m&#234;me court terme : rassurant, mod&#233;r&#233;, &#224; l'&#233;coute. Il n'en fallait pas moins (mais pas plus, non plus&#8230;) pour faire accepter &#224; la gauche et surtout aux centrales syndicales, si ce n'est une alliance du moins une complicit&#233; en vue d'une honn&#234;te collaboration &#171; dans l'int&#233;r&#234;t de la France &#187; (c'est-&#224;-dire des patrons).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17 juin, dans son intervention t&#233;l&#233;vis&#233;e, Fran&#231;ois Fillon pouvait mettre en valeur &lt;em&gt;&#171; le choix clair et coh&#233;rent &#187;&lt;/em&gt; des &#233;lecteurs tout en affirmant : &lt;em&gt;&#171; le succ&#232;s des uns ne fait pas la d&#233;faite des autres (&#8230;) avec nos diff&#233;rences nous devons travailler ensemble (&#8230;) la majorit&#233; respectera l'opposition &#224; qui elle proposera de renforcer ses droits &#187;&lt;/em&gt;. Quelques minutes plus t&#244;t la pr&#233;tendue &lt;em&gt;&#171; opposition &#187;&lt;/em&gt; avait d&#233;j&#224; r&#233;pondu pr&#233;sente &#224; l'appel par la voix de Fran&#231;ois Hollande : &lt;em&gt;&#171; la France marchera sur ses deux jambes &#187;&lt;/em&gt;. C'est avec l'accord du PS que la bourgeoisie pourra donc pi&#233;tiner les travailleurs des deux pieds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cela on peut se demander si l'effort pour attirer dans le gouvernement des personnalit&#233;s politiques jug&#233;es plus ou moins populaires &#224; gauche &#233;tait m&#234;me bien n&#233;cessaire. D'autant que pour servir de caution les transfuges ne se valent pas tous, Claude All&#232;gre pas Bernard Kouchner, et Jean-Marie Bockel pas Fadela Amara. Sans doute juge-t-on du c&#244;t&#233; de l'&#201;lys&#233;e ou Matignon que plusieurs pr&#233;cautions valent mieux qu'une.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait l'important de cette politique d'ouverture &#233;tait surtout de faire participer les syndicats &#224; la discussion, donc &#224; la pr&#233;paration de mesures qui finalement ne pourront que se retourner contre la classe ouvri&#232;re. Op&#233;ration r&#233;ussie l&#224; aussi puisque tous les syndicats ont r&#233;pondu illico &#224; l'invitation de Sarkozy. Ch&#233;r&#232;que pour la CFDT s'est dit d'accord sur l'essentiel : &lt;em&gt;&#171; il faut qu'on privil&#233;gie le dialogue, l'&#233;coute, qu'il y ait le moins de gr&#232;ves possibles &#187;&lt;/em&gt;. Thibault de la CGT s'est f&#233;licit&#233; de la &lt;em&gt;&#171; volont&#233; d'&#233;coute &#187;&lt;/em&gt; et de &lt;em&gt;&#171; l'assurance re&#231;ue qu'il n'y aurait pas de mesures unilat&#233;rales de prises &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Ils pr&#233;parent leurs mauvais coups&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s cela on va pouvoir passer aux choses s&#233;rieuses. Car le gouvernement n'a pas l'intention de ch&#244;mer dans les mois &#224; venir. En t&#233;moignent toutes les mesures ouvertement mises en chantier : nouvelles franchises sur les consultations, les m&#233;dicaments, les examens biologiques et l'hospitalisation ; &#171; bouclier fiscal &#187; qui passera de 60 &#224; 50 % ; service minimum &#224; la SNCF et dans les transports ; r&#233;gimes sp&#233;ciaux de retraites remis en question. En attendant sans doute de ressortir de derri&#232;re les fagots la d&#233;sormais fameuse &#171; TVA sociale &#187; car il faudra bien compenser d'une mani&#232;re ou d'une autre les trous faits dans le budget par les d&#233;gr&#232;vements d'imp&#244;ts aux riches et les subventions au patronat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre temps les exon&#233;rations de charges sur les heures suppl&#233;mentaires permettront au patronat d'&#233;conomiser 5 milliards d'euros, ce qui lui permettra d'exploiter &#224; un moindre co&#251;t, sans augmenter les salaires horaires et surtout sans embaucher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; du minist&#232;re de l'Immigration on a d&#233;j&#224; annonc&#233; l'objectif de 25 000 expulsions de sans papiers pour 2007, soit pr&#232;s de 100 par jour. C'&#233;tait l'objectif affich&#233; de Sarkozy quand il n'&#233;tait encore que ministre de l'Int&#233;rieur du gouvernement Villepin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'&#201;ducation nationale, Sarkozy fait des risettes aux directions syndicales avec le retrait du projet de Robien&#8230; pour mieux faire passer encore cette ann&#233;e la suppression de 5 000 postes d'enseignants et d'assistants d'&#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, dans les universit&#233;s, la promesse de ne pas augmenter, sur l'heure, les frais d'inscription (d&#233;j&#224; inabordables pour une partie des &#233;tudiants) permettra d'approfondir les r&#233;formes en cours depuis 2003 : financement des enseignements par des patrons priv&#233;s qui auront d&#232;s lors un droit de regard sur leur contenu, financement public au contraire de plus en plus maigre pour les fili&#232;res dites &#171; non rentables &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#8230;Pr&#233;parons la riposte !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; la politique gr&#226;ce &#224; laquelle le grand patronat, et une bonne partie du moins grand, esp&#232;rent pouvoir s'empiffrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, si les attaques se pr&#233;parent contre tous les secteurs, publics comme priv&#233;s, c'est dans tous les secteurs que la riposte doit s'organiser. Partout il sera n&#233;cessaire de regrouper ceux qui ne veulent pas se laisser faire, ceux qui &#224; la SNCF veulent d&#233;fendre leurs retraites et leur droit de gr&#232;ve, ceux qui de la Poste &#224; l'automobile en ont assez des suppressions d'emploi, des surcharges de travail et des bas salaires, ceux qui dans les universit&#233;s veulent un enseignement qui ne soit pas subordonn&#233; aux profits du patronat. Partout il est n&#233;cessaire que les militants syndicaux et politiques et tous les travailleurs combatifs, dans chaque secteur mais aussi d'un secteur &#224; un autre, tissent aujourd'hui des liens pour agir demain en commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement veut faire passer pendant l'&#233;t&#233; le gros de ses mesures ? C'est ce que le gouvernement Villepin avait fait pour le CNE, avec l'aval de tous les syndicats. Quelques mois plus tard il remballait le CPE apr&#232;s deux mois de gr&#232;ve dans les universit&#233;s. Cette lutte n'avait pas entra&#238;n&#233; les salari&#233;s mais avait gagn&#233; leur sympathie. La gr&#232;ve des ouvriers de PSA-Aulnay ce printemps n'avait pas entra&#238;n&#233; les autres ouvriers de l'automobile, mais attira leur attention. Voil&#224; ce que Sarkozy et les classes poss&#233;dantes qu'il repr&#233;sente craignent plus que tout : la r&#233;action d'un secteur qui susciterait celle des autres. &#201;viter le mouvement d'ensemble qui seul sera capable de leur faire ravaler leur arrogance et leur cynisme, voil&#224; ce contre quoi ils ont fond&#233; toute leur strat&#233;gie : nous savons donc sur quoi fonder la n&#244;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23 juin 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;o BASERLI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_265 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L260xH246/sarko-2-a00b6.gif?1526448890' width='260' height='246' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Nous pouvons compter sur la gauche&#8230; pour 2012 !
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Parti socialiste
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		<description>Finalement, la gauche a mieux pass&#233; les l&#233;gislatives qu'on ne le lui pr&#233;disait ; les candidats du PS et du PCF ont bien r&#233;sist&#233; et la vague bleue (teint&#233;e de rose) a &#233;t&#233; nettement plus r&#233;duite que pr&#233;vu. &lt;br /&gt;Sursaut d'une petite partie de l'&#233;lectorat de gauche alors que celui de droite trop assur&#233; de la victoire se d&#233;mobilisait encore davantage qu'au premier tour ? R&#233;action &#224; l'annonce de la cr&#233;ation de la TVA sociale et du coup prise de conscience par quelques uns (l'abstention est rest&#233;e tr&#232;s &#233;lev&#233;e) de ce&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Finalement, la gauche a mieux pass&#233; les l&#233;gislatives qu'on ne le lui pr&#233;disait ; les candidats du PS et du PCF ont bien r&#233;sist&#233; et la vague bleue (teint&#233;e de rose) a &#233;t&#233; nettement plus r&#233;duite que pr&#233;vu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sursaut d'une petite partie de l'&#233;lectorat de gauche alors que celui de droite trop assur&#233; de la victoire se d&#233;mobilisait encore davantage qu'au premier tour ? R&#233;action &#224; l'annonce de la cr&#233;ation de la TVA sociale et du coup prise de conscience par quelques uns (l'abstention est rest&#233;e tr&#232;s &#233;lev&#233;e) de ce qu'allait &#234;tre la politique de Sarkozy ? En tous cas les dirigeants du PS auront eu ce qu'ils r&#233;clamaient &#224; cor et &#224; cri entre les deux tours : les dizaines de d&#233;put&#233;s suppl&#233;mentaires cens&#233;s leur permettre d'&#233;tablir un contre-pouvoir parlementaire pour tenir la drag&#233;e haute au pr&#233;sident et l'emp&#234;cher de r&#233;aliser ses plans sc&#233;l&#233;rats.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Quelle r&#233;novation ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On aurait donc pu s'attendre &#224; ce que, leur arm&#233;e parlementaire requinqu&#233;e au-del&#224; de leurs esp&#233;rances, ils annoncent qu'ils partaient tout de suite &#224; l'assaut, avancent leur contre programme et appellent le bon peuple, qui venait d'&#234;tre si g&#233;n&#233;reux avec eux, &#224; les appuyer dans la mobilisation anti-sarkozienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh bien, non ! Face &#224; leurs coll&#232;gues de la majorit&#233; pr&#233;sidentielle, pour une fois &#224; la triste figure, ce n'a &#233;t&#233; sur les plateaux t&#233;l&#233; de cette soir&#233;e &#233;lectorale qu'assurances courtoises : si cette majorit&#233; jouait le jeu des d&#233;bats, les &#233;lus de gauche le feraient aussi. Pas d'opposition syst&#233;matique, ont-ils assur&#233;. Nous ne mettons pas en doute votre l&#233;gitimit&#233; et nous n'avons pas perdu de vue que la droite a gagn&#233;, ont-ils rench&#233;ri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, pour avancer un contre programme, il aurait fallu qu'ils en aient un ! Or les campagnes pr&#233;sidentielles puis l&#233;gislatives ont suffisamment montr&#233; qu'il n'en &#233;tait rien. Le PS annonce d'ailleurs maintenant&#8230; qu'il va s&#233;rieusement plancher sur le sien. Bel aveu, pour un parti qui vient de demander aux &#233;lecteurs de l'envoyer au pouvoir&#8230; sans avoir le projet de ce qu'il allait y faire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais surtout leurs pr&#233;occupations &#233;taient d&#233;j&#224; ailleurs. Les chamailleries recommenc&#233;es des leaders tant du PS que du PC le confirment abondamment. Querelles pour proposer un plan de bataille aux travailleurs et aux classes populaires ? Que non, querelle pour se placer au mieux dans la course&#8230; aux &#233;lections de 2012 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car si tous parlent de r&#233;nover, moderniser ou recomposer la gauche, c'est uniquement dans cette perspective : lui donner enfin les chances &#233;lectorales qu'elle a loup&#233;es cette fois-ci.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Quel programme ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; du PS, le recentrage cher &#224; S&#233;gol&#232;ne Royal a donc de l'avenir. Que ce soit finalement sous la direction de l'ex-candidate ou celle d'un des &#233;l&#233;phants, Dominique Strauss-Kahn, Fran&#231;ois Hollande, Laurent Fabius&#8230; ou des jeunes lions (c'est eux qui le disent !) Manuel Valls ou Arnaud Montebourg. Tous n'ont voulu retenir de ces &#233;lections l&#233;gislatives que le fait que les &#233;lecteurs du MoDem se seraient report&#233;s majoritairement sur les candidats socialistes en permettant leur &#233;lection. L'avenir c'est donc la voie emprunt&#233;e par la gauche italienne : l'alliance entre le Parti de la gauche d&#233;mocrate (ex-Parti communiste italien) et le centre autour de Romano Prodi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reconnaissons que cela a sa logique, puisqu'au gouvernement la gauche n'a, &#224; quelques d&#233;tails pr&#232;s, pas vraiment de politique diff&#233;rente de celle de la droite. Qu'est-ce que la CSG, cette taxe qui p&#232;se lourd sur les revenus des salari&#233;s, mise en place par le gouvernement socialiste de Michel Rocard pour financer les caisses sociales, a de fondamentalement diff&#233;rent dans son principe comme ses &#233;ventuels r&#233;sultats de la &#171; TVA sociale &#187; propos&#233;e par Jean-Louis Borloo ? Ou les privatisations effectu&#233;es sous Balladur de celles effectu&#233;es sous Jospin &#8211; Air France ou France Telecom &#8211; qui plus est men&#233;es avec l'aide de ministres du PCF ? Aux dires m&#234;me d'&#201;ric Besson, transfuge du PS, l'augmentation de la TVA &#233;tait &#233;galement pr&#233;vue par les socialistes au cas o&#249; ils gagneraient les &#233;lections&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe parlementaire du PCF a repris quelques couleurs au deuxi&#232;me tour des l&#233;gislatives gr&#226;ce &#224; ses restes d'implantation locale (en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne, en Seine-Maritime&#8230;). Mais cela fait plus de vingt-cinq ans qu'il tire comme le&#231;on de la d&#233;gringolade de ses scores, que sa seule bou&#233;e de survie est un ancrage de plus en plus serr&#233; au PS. Son congr&#232;s pr&#233;vu pour l'automne 2007 sera l'occasion de rediscuter de la recomposition du parti, d'un &#233;ventuel abandon de l'&#233;tiquette communiste, des alliances &#224; rechercher dans l'establishment politique, bref de tout ce qui peut le pousser encore &#224; droite. Les amis de Robert Hue, hostiles &#224; l'actuelle secr&#233;taire du parti, appellent d&#233;j&#224; &#224; la &#171; fondation d'un autre parti politique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Et quelle gauche ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Alors, de ces partis qu'honn&#234;tement on ne peut m&#234;me plus appeler r&#233;formistes, on peut certes attendre toutes sortes de propositions d'alliances sur leur gauche ou surtout sur leur droite, en particulier en vue des municipales de 2008. Mais certainement pas, malgr&#233; quelques vagues r&#233;f&#233;rences, une pr&#233;tendue &#171; r&#233;sistance &#187;, qu'ils combattent pied &#224; pied et &#224; tous les niveaux (dans les urnes et dans la rue comme diraient certains) les mesures que le gouvernement pr&#233;pare contre le monde du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part parce que les dirigeants du PS sont, pour l'essentiel, d'accord avec les mesures du gouvernement qui consistent &#224; financer le patronat et &#224; faire payer les d&#233;ficits aux travailleurs. On l'a bien vu avec S&#233;gol&#232;ne Royal qui ne s'&#233;tait engag&#233;e &#224; revenir sur aucune r&#233;forme, ni celle des retraites de 2003, ni sur le plan h&#244;pital 2007, ni sur les nouveaux forfaits et d&#233;remboursements impos&#233;s aux usagers de la s&#233;curit&#233; sociale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, parce que ce n'est pas par des batailles d'amendements contre des projets de loi &#224; l'assembl&#233;e, si ch&#232;res aux d&#233;put&#233;s du PS comme du PC &#8211; ils en avaient d&#233;pos&#233; quelques milliers pour contrer la fusion Suez-GDF par exemple &#8211; que l'on pr&#233;pare la contre-attaque n&#233;cessaire du monde du travail. Si le gouvernement a l'air de se pr&#233;cipiter pour faire passer ses mesures pendant les vacances en plein mois de juillet, ce n'est pas par peur des combats qui pourraient se d&#233;rouler &#224; l'Assembl&#233;e nationale. C'est plut&#244;t pour profiter de l'&#233;parpillement estival d'une partie des salari&#233;s et de la jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux-ci feront donc mieux de compter sur eux-m&#234;mes que sur la gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22 juin 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne HANSEN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les syndicats sous le charme du pr&#233;sident
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Nicolas Sarkozy
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>
		<dc:subject>CGT
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		<description>&#192; peine l'&#233;lection pr&#233;sidentielle pass&#233;e, tout baignerait-il entre le pr&#233;sident et les conf&#233;d&#233;rations ? M&#234;me Bernard Thibault qui, &#224; propos de Sarkozy, &#233;tablissait un &#171; parall&#232;le avec les pays aux gouvernements particuli&#232;rement brutaux &#187;, serait-il amadou&#233; ? &lt;br /&gt;Pour s&#251;r, il y a une op&#233;ration Sarkozy. &#192; la mi-mai, avant m&#234;me son investiture, et &#224; nouveau fin mai, les dirigeants de la CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC ainsi que de l'UNSA, ont d&#233;fil&#233; &#224; la queue leu leu dans ses salons. Plusieurs ministres ont imit&#233; le chef :&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; peine l'&#233;lection pr&#233;sidentielle pass&#233;e, tout baignerait-il entre le pr&#233;sident et les conf&#233;d&#233;rations ? M&#234;me Bernard Thibault qui, &#224; propos de Sarkozy, &#233;tablissait un &lt;em&gt;&#171; parall&#232;le avec les pays aux gouvernements particuli&#232;rement brutaux &#187;&lt;/em&gt;, serait-il amadou&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour s&#251;r, il y a une op&#233;ration Sarkozy. &#192; la mi-mai, avant m&#234;me son investiture, et &#224; nouveau fin mai, les dirigeants de la CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC ainsi que de l'UNSA, ont d&#233;fil&#233; &#224; la queue leu leu dans ses salons. Plusieurs ministres ont imit&#233; le chef : &#201;ric Woerth a rencontr&#233; les syndicats de la fonction publique, Xavier Darcos les syndicats enseignants, et Xavier Bertrand des repr&#233;sentants de conf&#233;d&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La reprise intensive du &#171; dialogue social &#187; fait des heureux. Bien s&#251;r les dirigeants syndicaux ont &#233;mis des r&#233;serves. Thibault a r&#233;p&#233;t&#233; que les th&#232;ses du gouvernement &#233;taient proches de celles du patronat. Mais tous ont eu un mot pour se f&#233;liciter d'&#234;tre ainsi invit&#233;s et pris en compte. Thibault reconna&#238;t qu'&lt;em&gt;&#171; il y a dialogue &#187;,&lt;/em&gt; qu'il ne s'agit pas de &lt;em&gt;&#171; protester a priori &#187;&lt;/em&gt;. Mailly explique : &lt;em&gt;&#171; Nous jugerons donc aux actes. En fonction des choix retenus sur tous ces points, tout est possible, le meilleur comme le pire. &#187;&lt;/em&gt; Inutile de parler de Ch&#233;r&#232;que, amoureux transis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'annonce d'un avant-projet de loi sur le droit de gr&#232;ve dans les transports, sorte d'ultimatum aux syndicats qui ont jusqu'au 12 juillet pour proposer des amendements, annoncerait-elle quelques nuages ? Peut-&#234;tre. Mais &#224; en croire les premi&#232;res d&#233;clarations des leaders syndicaux, s&#251;rement pas un orage bienfaisant.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des syndicalistes heureux&#8230; pour peu qu'on les consulte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les appels du pied de Sarkozy aux syndicats d&#232;s son &#233;lection n'ont pu vraiment surprendre que ceux qui pensaient que le nouveau pr&#233;sident &#233;tait d'une nature diff&#233;rente, plus &#171; r&#233;ac &#187; sinon fasciste que ses pr&#233;d&#233;cesseurs de droite. Car en France depuis des d&#233;cennies, les gouvernements de toute couleur se sont pr&#233;tendus adeptes du &#171; dialogue social &#187;. Un dialogue qui a pour but d'associer les syndicats aux mesures contre les travailleurs ou en tout cas de les compromettre et les neutraliser. Un dialogue o&#249; c'est le patronat et le gouvernement qui avancent leurs projets, et o&#249; les syndicats sont consult&#233;s pour en fin de compte laisser la place aux vrais d&#233;cideurs. Les travailleurs ne peuvent vraiment rien attendre de ces palabres, mais seulement de leurs luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; propos du &#171; service minimum &#187; dans les transports, Sarkozy avait d'entr&#233;e annonc&#233; son intention de faire vite. Mais il pr&#233;cisait que sa future loi ne ferait qu'initier des n&#233;gociations par entreprises, pour mettre en place ou renforcer des mesures comme le dispositif d'alarme sociale adopt&#233; en 2001 &#224; la RATP par la CFDT et quelques autres, ou comme l'accord de &#171; pr&#233;vention des conflits &#187; sign&#233; en 2004 &#224; la SNCF par tous, CGT incluse. Thibault a d&#233;clar&#233; : &lt;em&gt;&#171; D&#232;s lors que le pr&#233;sident de la R&#233;publique nous dit son intention de ne pas vouloir remettre en cause le droit de gr&#232;ve et qu'il n'y a aucune raison de lui faire des proc&#232;s d'intention, on va essayer de le suivre. Mais ce sont les textes qui vont nous permettre de v&#233;rifier dans les actes qu'ils sont bien conformes au dialogue &#187;.&lt;/em&gt; La CFDT en rajoutait : c'est dans toute la fonction publique qu'il faudrait &lt;em&gt;&#171; poser le probl&#232;me de l'anticipation des conflits &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas un mot pour d&#233;noncer des n&#233;gociations envisag&#233;es entreprise par entreprise, qui permettront de mettre quelques entraves suppl&#233;mentaires au droit de gr&#232;ve. Ni le fait qu'en saucissonnant ainsi les accords, cela rendra plus difficile aux travailleurs de les combattre ensemble. En &#233;change de la promesse de nouvelles n&#233;gociations, les dirigeants syndicaux abandonnaient par avance la bataille !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas dire que les r&#233;actions syndicales aient &#233;t&#233; virulentes &#224; l'annonce du projet gouvernemental, lequel propose rien de moins que l'obligation pour les gr&#233;vistes de se d&#233;clarer individuellement deux jours &#224; l'avance, un vote obligatoire au bout de 8 jours de conflit, de tous y compris les non gr&#233;vistes, &#224; bulletins secrets et organis&#233; par la direction. La CFDT y voit une mise &lt;em&gt;&#171; sous tutelle &#187;&lt;/em&gt; du droit de gr&#232;ve qui serait &lt;em&gt;&#171; contre-productive &#187;&lt;/em&gt; pour le but cherch&#233; (limiter les conflits) et &lt;em&gt;&#171; attend du gouvernement et du parlement les am&#233;liorations n&#233;cessaires &#187;&lt;/em&gt;. Plus radical, Didier le Reste, de la CGT transport, d&#233;nonce une remise en cause du droit de gr&#232;ve, mais pour rappeler qu'&#224; la CGT &lt;em&gt;&#171; nous sommes dispos&#233;s &#224; n&#233;gocier sur la question de la pr&#233;vention des conflits &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette premi&#232;re &#233;preuve va &#234;tre un test.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des rencontres, en veux-tu en voil&#224; !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si les syndicalistes veulent des n&#233;gociations, Sarkozy va leur en donner. Il a d&#233;j&#224; programm&#233; une s&#233;rie de rencontres pour les mois &#224; venir. Outre celles relanc&#233;es avec le Medef, trois conf&#233;rences sociales sont envisag&#233;es &#224; la rentr&#233;e (sur l'&#233;galit&#233; salariale hommesfemmes, l'am&#233;lioration des conditions de travail et le pouvoir d'achat). D'autres encore pour 2008 : contrat de travail, &#171; d&#233;mocratie sociale &#187;, retraites... La CGT laisse entendre que dans ces n&#233;gociations, le front syndical est uni, et en particulier que la CFDT n'est pas pr&#234;te &#224; signer s&#233;par&#233;ment comme elle l'avait fait avec la r&#233;forme des retraites en 2003. Il est vrai que cette derni&#232;re avait pay&#233; aux &#233;lections professionnelles son positionnement de 2003 et peut &#234;tre tent&#233;e de se refaire une image de fermet&#233; (c'est une des raisons de son appui &#224; la lutte contre le CPE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, l'unit&#233; syndicale n'est bien r&#233;elle que sur un point : l'accord pour aller n&#233;gocier et trouver une premi&#232;re et intense satisfaction &#224; se voir reconna&#238;tre par le pr&#233;sident ou ses ministres une position d'interlocuteur et repr&#233;sentant des salari&#233;s. Rien qui s'annonce de bon, pour les travailleurs ! C'est une &#233;vidence que plus l'attitude des syndicats sera complaisante et moins le gouvernement se sentira oblig&#233; de leur faire des concessions, m&#234;me minimes. V&#233;rification vient d'en &#234;tre encore faite : aucun coup de pouce cette ann&#233;e (et pourtant ce n'est qu'une mis&#232;re) cette ann&#233;e &#224; la hausse r&#233;glementaire du Smic au 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juillet. Les rencontres de mai et juin ont vraiment port&#233; des fruits !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; quel point Sarkozy jugera-t-il utile de discuter avec les syndicats pour mettre en &#339;uvre son programme anti ouvrier et antipopulaire ? Quelles concessions est-il pr&#234;t &#224; faire aux bureaucraties (places dans les structures de concertation, subventions ouvertes ou d&#233;guis&#233;es&#8230;) pour maintenir ce dialogue ? Jusqu'o&#249; les syndicats seront-ils pr&#234;ts &#224; aller dans leurs compromis ? On ne peut r&#233;pondre aujourd'hui &#224; ces questions. Les r&#233;ponses, &#224; vrai dire, ne peuvent venir ni des conf&#233;d&#233;rations ni du gouvernement, mais plut&#244;t des travailleurs&#8230; s'ils savent, par leurs propres r&#233;actions et leur riposte bousculer ce jeu totalement dirig&#233; contre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23 juin 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel CHARVET&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Sale temps pour les r&#233;volutionnaires ?
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		<description>Les plus faibles scores que Lutte ouvri&#232;re ait jamais r&#233;alis&#233;s depuis plus de 30 ans d'interventions &#233;lectorales, ont marqu&#233; ces pr&#233;sidentielles et l&#233;gislatives 2007 (487 857 &#233;lecteurs soit 1,33% pour Arlette Laguiller aux pr&#233;sidentielles ; 218 264 &#233;lecteurs soit 0,86 % pour les 563 candidates et candidats de LO aux l&#233;gislatives). &lt;br /&gt;Si l'on en croit la revue politique mensuelle de notre organisation, Lutte de Classe, le &#171; vote utile &#187; pour S&#233;gol&#232;ne Royal aurait happ&#233; non seulement les voix des alli&#233;s&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Sarkozy-pour-cinq-ans-Des-fausses-resistances-a-la-vraie-riposte-" rel="directory"&gt;Sarkozy pour cinq ans ? Des fausses r&#233;sistances&#8230; &#224; la vraie riposte
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Extreme-gauche-+" rel="tag"&gt;Extr&#234;me gauche
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les plus faibles scores que Lutte ouvri&#232;re ait jamais r&#233;alis&#233;s depuis plus de 30 ans d'interventions &#233;lectorales, ont marqu&#233; ces pr&#233;sidentielles et l&#233;gislatives 2007 (487 857 &#233;lecteurs soit 1,33% pour Arlette Laguiller aux pr&#233;sidentielles ; 218 264 &#233;lecteurs soit 0,86 % pour les 563 candidates et candidats de LO aux l&#233;gislatives).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on en croit la revue politique mensuelle de notre organisation, &lt;em&gt;Lutte de Classe&lt;/em&gt;, le &#171; vote utile &#187; pour S&#233;gol&#232;ne Royal aurait happ&#233; non seulement les voix des alli&#233;s traditionnels du Parti socialiste (dont le Parti communiste ramen&#233; &#224; un score de 1,93 %, les Verts &#224; 1,57 %), mais celles de l'extr&#234;me gauche. Pour preuve, le score d'Arlette. Ph&#233;nom&#232;ne auquel LO s'attendait, ayant m&#234;me fait l'hypoth&#232;se longtemps &#224; l'avance que l'appel &#224; voter pour le candidat socialiste, pour la premi&#232;re fois depuis plus de 25 ans, pourrait &#234;tre l&#233;gitime au soir du premier tour &#8211; par solidarit&#233; avec les travailleurs anti-Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, S&#233;gol&#232;ne Royal &#8211; au profil de &#171; Marie-Chantal &#187; &#8211; n'a pas emport&#233; l'adh&#233;sion des travailleurs. Le vote pour elle n'a pas &#233;t&#233; un raz-de-mar&#233;e. Il ne s'est pas av&#233;r&#233; &#171; utile &#187; puisque la gauche a perdu, de beaucoup. Et si certains ont effectivement &#233;t&#233; lamin&#233;s, &#224; gauche ou &#224; l'extr&#234;me gauche, Olivier Besancenot a maintenu un score de 4,08 % (1 498 581 &#233;lecteurs), similaire &#224; son score de 2002. Diff&#233;rence entre Arlette et Olivier qui appelle r&#233;flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Il faut &#233;videmment se demander pourquoi Besancenot a r&#233;sist&#233;, dans les chiffres mieux que les autres et, en particulier, bien mieux qu'Arlette Laguiller &#187;&lt;/em&gt;, &#233;crit la &lt;em&gt;Lutte de Classe&lt;/em&gt;, laquelle sans analyse des votes, invoque une diff&#233;rence sociale et politique des &#233;lectorats qui rel&#232;ve de l'intime (et fielleuse) conviction. &lt;em&gt;&#171; La fraction de l'opinion &#224; laquelle la LCR s'est adress&#233;e &#233;tait certainement beaucoup plus hostile au Parti socialiste. Peut-&#234;tre, dira-t-on, beaucoup plus consciente mais, peut-&#234;tre aussi, beaucoup moins solidaire des sentiments des classes sociales les plus exploit&#233;es qui sont les plus victimes du maintien d'un gouvernement de droite et les plus enclins &#224; avoir des illusions sur les partis bourgeois de gauche &#187;&lt;/em&gt;, peut-on lire..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arlette est du c&#244;t&#233; des plus exploit&#233;s, d'accord. Mais Olivier Besancenot ? N'aurait-il les faveurs que de petits bourgeois anti-socialistes qui ne sont pas solidaires des plus exploit&#233;s ? Vraiment ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Scores, lieux et milieux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sidentielle de 1995 a &#233;t&#233; la premi&#232;re &#233;lection o&#249; les scores de l'extr&#234;me gauche ont marqu&#233; l'opinion, sautant brusquement d'un classique 2 % &#224; 5,3 % (pour notre camarade Arlette Laguiller qui &#233;tait seule candidate d'extr&#234;me gauche, la LCR absente ayant appel&#233; &#224; voter indiff&#233;remment pour Arlette Laguiller, Robert Hue du PC, ou Dominique Voynet des Verts). Les meilleurs scores d'Arlette le furent dans des villes ou quartiers ouvriers : 8,5 % &#224; Dunkerque-Est, 7,8 % &#224; Clermont-Ferrand ou &#224; Cherbourg, 7,7 % &#224; Caen-Est, 7,6 % &#224; Elbeuf, 7 % &#224; 7,3 % &#224; Li&#233;vin, Calais, Saint-Omer, Sotteville-l&#232;s-Rouen, Saint-Nazaire. Avec des pointes dans les quartiers les plus ouvriers. Les grandes villes de banlieue parisienne, jadis fiefs du PC, donnaient des r&#233;sultats moindres, mais souvent plus &#233;lev&#233;s que la moyenne, dont les meilleurs : 6,9 % &#224; Montreuil, 6,6 % &#224; Saint-Ouen, 6,5 % &#224; Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ou 7,74 % aux Ulis dans l'Essonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous en &#233;tions, &#224; juste titre, plut&#244;t fiers : &lt;em&gt;&#171; Ceux qui ont fait le geste de voter pour Arlette Laguiller ont certes d'abord exprim&#233; leur m&#233;contentement. Mais pas de fa&#231;on neutre. Ce m&#233;contentement s'est exprim&#233; &#224; l'extr&#234;me gauche. Arlette Laguiller a fait les meilleurs scores, jusqu'&#224; 10 % parfois, dans les banlieues ou quartiers ouvriers des grandes villes &#187;&lt;/em&gt;, &#233;crivait la &lt;em&gt;Lutte de Classe&lt;/em&gt; de l'&#233;t&#233; 1995. Cela valait pour appr&#233;ciation sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sidentielle de 2002 a doubl&#233; pratiquement le score de l'extr&#234;me gauche, avec cette fois deux candidats, Arlette Laguiller 5,72 % et Oliver Besancenot 4,25 % (0,47 % pour Daniel Gluckstein, du Parti des Travailleurs). La raison en &#233;tait particuli&#232;re : l'&#233;coeurement suscit&#233; par la politique du gouvernement Jospin, particuli&#232;rement dans les milieux ouvriers. Nombre d'&#233;lecteurs habituels du Parti communiste ou du Parti socialiste l'ont sanctionn&#233;e en votant pour l'extr&#234;me gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des diff&#233;rences politiques entre les deux organisations, c'&#233;tait sur des programmes semblables que les deux candidats s'&#233;taient pr&#233;sent&#233;s aux &#233;lecteurs, Olivier Besancenot ayant repris &#224; son compte l'essentiel des mesures d'urgence mises en avant par Arlette Laguiller. Il est frappant de voir que les meilleurs scores de LO et de la LCR le furent en grande partie dans les m&#234;mes d&#233;partements, m&#234;mes circonscriptions, o&#249; d&#233;j&#224; en 1995 Arlette avait &#171; perc&#233; &#187;. Dans l'Aisne, le Nord, le Pas-de-Calais, ou les anciennes r&#233;gions mini&#232;res ou sid&#233;rurgiques de l'Est notamment. Dans une cinquantaine de circonscriptions, l'extr&#234;me gauche (LO + LCR) y cumulait entre 13 % et 15,94 % : parmi elles encore Sotteville-l&#232;s-Rouen (15,94 %), Elbeuf (15,37 %), Saint-Nazaire (14,91 %), Cherbourg (14,85 %), Li&#233;vin (14,71 %), etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007, apr&#232;s 5 ans de gouvernement de droite, et une campagne pr&#244;nant le &lt;em&gt;&#171; vote utile &#187; &lt;/em&gt;pour le PS d&#232;s le premier tour, le score global de l'extr&#234;me gauche, 5,41 % au total pour LO et la LCR, retrouve grosso modo son niveau de 1995, et la moiti&#233; de celui de 2002, mais avec une r&#233;partition invers&#233;e entre les deux organisations. L&#224; encore, ce sont notamment dans les circonscriptions o&#249; l'extr&#234;me gauche avait fait ses meilleurs r&#233;sultats en 1995 et 2002, que ceux de Besancenot (et a fortiori ceux cumul&#233;s des deux candidats trotskystes) sont les plus &#233;lev&#233;s : 7,75 % &#224; Li&#233;vin, 7,33 % &#224; Dunkerque-Est, 7,33 % &#224; Sotteville-l&#232;s-Rouen, pr&#232;s de 7 % &#224; Moyeuvre, Pont-&#224;-Mousson ou Longwy, 6,66 % &#224; Lens. Les deux candidats de l'extr&#234;me gauche (nous n'avons pas tenu compte des scores de G&#233;rard Schivardi qui ne s'en revendiquait pas), quand ils se sont pr&#233;sent&#233;s s&#233;par&#233;ment, se sont &#233;videmment trouv&#233;s, par d&#233;finition, des &#233;lectorats distincts, mais dont les contours ne sont pas si tranch&#233;s que la &lt;em&gt;Lutte de classe&lt;/em&gt; veut bien le dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sondages publi&#233;s par les divers organismes (de port&#233;e certes limit&#233;e vu la taille des &#233;chantillons) vont dans ce sens. Ipsos analysant les glissements de l'&#233;lectorat entre 1995 et 2002, estimait que 35 % d'&#233;lecteurs d'Arlette Laguiller de 1995 avaient vot&#233; &#224; nouveau pour elle en 2002 et 18 % pour Besancenot, l'&#233;lectorat d'Arlette ayant gagn&#233; en &#233;change ses nouveaux &#233;lecteurs essentiellement parmi ceux du PC et du PS. Le candidat de la LCR avait donc r&#233;cup&#233;r&#233; une partie des &#233;lecteurs d'Arlette de 1995 et nombre d'anciens &#233;lecteurs du PC, du PS mais aussi des Verts.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Olivier Besancenot, une &#171; campagne violemment anti-PS &#187; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bon nombre des &#233;lecteurs de gauche qui ont exprim&#233; leur col&#232;re contre Jospin en 2002 en votant pour l'extr&#234;me gauche, et l'ont ensuite regrett&#233; quand au lendemain du premier tour ils ont march&#233; dans la campagne socialiste du &lt;em&gt;&#171; battre Le Pen &#187;&lt;/em&gt;, sont probablement revenus &#224; leur vote classique cette ann&#233;e. Mais pourquoi les &#233;lecteurs d'Arlette Laguiller, eux particuli&#232;rement, auraient-ils &#233;t&#233; plus sensibles que ceux d'Olivier Besancenot &#224; l'appel du &lt;em&gt;&#171; vote utile &#187;&lt;/em&gt; ? Et qui plus est, pour des raisons sociales et politiques ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourtant ce qu'affirme la &lt;em&gt;Lutte de Classe&lt;/em&gt; (passage d&#233;j&#224; cit&#233; plus haut).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lecteurs d'Olivier Besancenot de 2002, moins sensibles cette ann&#233;e &#224; l'influence de la gauche r&#233;formiste que ceux d'Arlette ? C'est presque un &#171; scoop &#187; ! La Ligue communiste souffrait jusque-l&#224;, aux yeux de notre organisation, du d&#233;faut d'&#234;tre un tantinet conciliante, si ce n'est opportuniste, &#224; l'&#233;gard des milieux de la gauche classique. Voil&#224; LO qui lui d&#233;cerne un certificat &#171; d'anti-PS &#187;&#8230; mais pour l'en incriminer ! Dur de s'y retrouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le zeste de v&#233;rit&#233; est que pr&#233;cis&#233;ment dans cette campagne 2007, le candidat de la LCR a eu souvent la dent plus dure &#224; l'endroit de S&#233;gol&#232;ne Royal qu'Arlette Laguiller. Mais n'exag&#233;rons rien. Rappelons juste que s'il y a eu dans le pass&#233; une diff&#233;rence perceptible entre LO et la LCR, c'est dans des attitudes diff&#233;rentes vis-&#224;-vis de la gauche&#8230; en sens inverse ! Une diff&#233;rence qui avait marqu&#233; l'entre deux tours de l'&#233;lection de 2002. Nous avions alors reproch&#233; &#224; la LCR, &#224; juste titre, d'avoir appel&#233; &#224; voter Chirac au second tour par opportunisme, &lt;em&gt;&#171; pour ne pas se couper des milieux influenc&#233;s par le Parti socialiste, de s'aligner sur le choix de celui-ci &#187; &lt;/em&gt;(extrait du texte de la majorit&#233; de LO au congr&#232;s de d&#233;cembre 2002).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cinq ans de gouvernement de droite, ceux qui &#233;taient les plus influenc&#233;s par le Parti socialiste s'en seraient le plus &#233;loign&#233;s ? Assez peu cr&#233;dible. L'article sur &lt;em&gt;&#171; L'&#233;volution de l'&#233;lectorat en chiffres &#187;&lt;/em&gt; dans le num&#233;ro de &lt;em&gt;Lutte ouvri&#232;re&lt;/em&gt; du 27 avril 2007 &#233;crit d'ailleurs au contraire : &lt;em&gt;&#171; Plus exactement, &#224; en juger par le sondage sortie des urnes effectu&#233; pour le compte de &lt;/em&gt;L'Humanit&#233;&lt;em&gt;, Olivier Besancenot a &#233;t&#233; touch&#233; &#224; peu pr&#232;s autant que les autres par les effets du vote dit utile, mais ceux de ses &#233;lecteurs de 2002 qui se sont port&#233;s directement sur S&#233;gol&#232;ne Royal ont &#233;t&#233; remplac&#233;s par des abstentionnistes de 2002, de nouveaux &#233;lecteurs mais aussi, dans une certaine mesure, par des votants venus de l'&#233;lectorat de Marie-George Buffet ou d'Arlette Laguiller &#187;.&lt;/em&gt; Avec ce compl&#233;ment, dans les r&#233;sultats du sondage, que sur les 40 % d'&#233;lecteurs de 2002 de Besancenot comme de Laguiller qui auraient vot&#233; pour la gauche classique en 2007, tous seraient presque all&#233;s vers S&#233;gol&#232;ne Royal pour ceux du premier, se seraient partag&#233;s 30 % pour Royal, 10 % pour Buffet pour ceux de la seconde. Une estimation qui semble en tout cas plus conforme &#224; ce que le public peut percevoir des diff&#233;rences politiques entre nos deux organisations.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Soustraire au lieu de multiplier ? Diviser au lieu d'additionner ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; une question pos&#233;e le 9 mars dernier &#224; Arlette Laguiller par une journaliste de &lt;em&gt;l'Ind&#233;pendant.com&lt;/em&gt;, pour comprendre la diff&#233;rence avec Olivier Besancenot, puisque tous deux s'&#233;taient trouv&#233;s au coude &#224; coude &#224; l'usine Peugeot d'Aulnay pour soutenir les 300 euros par mois et le Smic &#224; 1 500 euros, &lt;em&gt;&#171; propositions dans vos deux programmes &#187;&lt;/em&gt;, Arlette Laguiller r&#233;pondait &#224; juste titre :&lt;em&gt; &#171; Nous exprimons bien souvent des revendications semblables, c'est d'ailleurs pourquoi nous avons pu nous rendre ensemble sur le site de Peugeot pour soutenir les travailleurs en gr&#232;ve. Ce qui nous s&#233;pare en ce moment, c'est le fait que, bien qu'en 2004 nous nous sommes pr&#233;sent&#233;s ensemble aux Europ&#233;ennes et aux R&#233;gionales, la LCR a choisi une autre voie &#224; partir de 2005 et a recherch&#233; des alliances avec Marie-George Buffet, Jos&#233; Bov&#233;, Jean-Luc M&#233;lenchon et d'autres. Alliance qui n'a d'ailleurs absolument pas r&#233;ussi, qui a &#233;clat&#233;. Du coup, la LCR s'est r&#233;sign&#233;e &#224; pr&#233;senter son propre candidat. Dans cette &#233;lection, nous serons candidats tous les deux, du moins je l'esp&#232;re. Et j'esp&#232;re aussi que comme d'habitude, les commentateurs additionneront les voix de l'extr&#234;me gauche au soir du premier tour de cette &#233;lection. &#187; &lt;/em&gt;Dommage que les commentateurs de la &lt;em&gt;Lutte de Classe&lt;/em&gt; n'aient pas additionn&#233;. Et surtout, creusent artificiellement un foss&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les diff&#233;rences politiques entre LO et la LCR, &#233;voqu&#233;es ci-dessus par Arlette, existaient. Les choix politiques de la LCR depuis l'&#233;t&#233; 2004, de suivre la &#171; gauche du Non &#187; (et au passage, les pr&#233;jug&#233;s chauvins qu'elle encourageait) et de passer alliance pour ce r&#233;f&#233;rendum avec d'ex-formations ou ministres de la gauche gouvernementale (jusqu'&#224; l'in&#233;vitable rupture que tous pr&#233;paraient pour l'&#233;ch&#233;ance des pr&#233;sidentielle et l&#233;gislatives), n'encourageaient pas une candidature commune LO-LCR &#8211; et il n'y en a pas eu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux &#233;vidences, pourtant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, il n'est pas fond&#233; d'affirmer, comme le fait la &lt;em&gt;Lutte de Classe&lt;/em&gt;, qu'Olivier Besancenot aurait d&#251; son bon score au fait d'avoir &#233;t&#233; &#171; le &#187; candidat commun de l'ensemble des altermondialistes, &#233;cologistes, antilib&#233;raux. Qu'il ait cherch&#233; et r&#233;ussi, par sa politique pass&#233;e et certains th&#232;mes de campagne &#224; en capter une partie, c'est certain. Mais n'oublions pas la concurrence de Marie-George Buffet qui, pour mieux rassembler &lt;em&gt;&#171; une gauche populaire et antilib&#233;rale &#187;&lt;/em&gt;, a laiss&#233; tomber toute r&#233;f&#233;rence au communisme et m&#234;me au PC. N'oublions pas surtout celle de Jos&#233; Bov&#233;, altermondialiste s'il en est, qui plus est quant &#224; lui &#171; sans parti &#187;. Cela dit, les r&#233;sultats ont montr&#233; qu'il n'y avait pr&#233;cis&#233;ment pas un &#233;lectorat pour l'&#171; altermondialisme &#187;. Juste un milieu, une petite plan&#232;te, qui a pu assurer tout (pour Jos&#233; Bov&#233;) ou partie (pour Olivier Besancenot) du succ&#232;s de meetings d'un ou deux milliers de personnes, mais rien qui d&#233;passe une mouvance militante. &#192; noter en revanche que le succ&#232;s des meetings d'Olivier Besancenot a drain&#233; des jeunes et moins jeunes d&#233;passant nettement la mouvance militante habituelle, comme cela avait &#233;t&#233; le cas pour les meetings d'Arlette Laguiller en 1995.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc en revanche &#224; l'&#233;chelle de l'&#233;lectorat ouvrier et populaire, dont sa jeunesse, o&#249; nous savons bien que la perception d&#233;passe de loin les phrases et virgules des professions de foi, qu'on peut raisonnablement affirmer, au vu des zones de bons scores, du style et des th&#232;mes de campagne dominants (grosso modo les grandes lignes du programme d'urgence d&#233;fendu par Arlette en 1995), ainsi que des r&#233;actions aux campagnes men&#233;es sur le terrain, dans les entreprises et les quartiers, que les images d'Olivier Besancenot et d'Arlette Laguiller se sont pour l'essentiel fondues. Le gros de l'&#233;lectorat populaire port&#233; vers l'extr&#234;me gauche n'a pas saisi la diff&#233;rence entre Besancenot et Laguiller, la raison de leur pr&#233;sentation concurrente, et a souvent opt&#233; pour celui qui &#233;tait plus jeune et paraissait plus incisif dans le ton (en particulier en direction du Parti socialiste qui le m&#233;ritait bien, vu sa campagne particuli&#232;rement anti-ouvri&#232;re et r&#233;actionnaire). L'image d'Olivier Besancenot ? Un copain et successeur d'Arlette ! Pour l'essentiel, tous deux sont apparus pr&#233;sents aux c&#244;t&#233;s de travailleurs en lutte, porte-parole de revendications essentielles de salaire et d'emploi de leur classe, d&#233;fenseurs du droit de regard des travailleurs dans les affaires d'un patronat richissime et arrogant&#8230; Et tous deux f&#233;ministes, &#233;colos et internationalistes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut ind&#233;niable dans cette campagne. On est en droit d'additionner, socialement et politiquement, les scores de l'extr&#234;me gauche. Et de constater qu'elle a r&#233;sist&#233; et gard&#233; quelque 5 %, non n&#233;gligeables. Non seulement la totalisation est l&#233;gitime, mais c'est le pari &#224; faire pour les militants r&#233;volutionnaires, qui doivent face au gouvernement Sarkozy-Fillon, d'une droite plus maligne si ce n'est plus dure, que de chercher les forces &#224; conjuguer, pour la meilleure d&#233;fense des exploit&#233;s. Il va falloir faire front, r&#233;sister et surtout contre-attaquer&#8230; Et quels autres peuvent sinc&#232;rement collaborer pour la d&#233;fense pied &#224; pied des travailleurs, si ce n'est LO et la LCR ? M&#234;me en adh&#233;rant &#224; la vision caricaturale et tendancieuse de la &lt;em&gt;Lutte de Classe&lt;/em&gt;, qui voudrait que LO repr&#233;sente le camp des travailleurs et la LCR celui d'une jeunesse enflamm&#233;e mais l&#233;g&#232;re, ne serait-ce pas un sacr&#233; enjeu que de pr&#233;parer la r&#233;action conjointe des travailleurs les plus durement exploit&#233;s et d'une jeunesse r&#233;volt&#233;e par les tares de son &#233;poque ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Au moins se poser le probl&#232;me de &#171; frapper ensemble &#187; !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sans vouloir gommer toutes les diff&#233;rences politiques, qui demeurent importantes, il faut savoir ce qu'on pourrait et voudrait mettre en commun. Ce qui semble n'&#234;tre une pr&#233;occupation ni d'un c&#244;t&#233; ni de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourrait mieux faire, l'extr&#234;me gauche !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant que la parenth&#232;se &#233;lectorale est ferm&#233;e et que le gouvernement va passer &#224; l'application des mesures anti-ouvri&#232;res qui ont marqu&#233; sa campagne, avec une certaine circonspection n&#233;anmoins car le spectre de la gr&#232;ve ouvri&#232;re semble hanter quelque peu Fillon et Sarkozy, il serait bon que les deux organisations d'extr&#234;me gauche qui existent dans ce pays, confrontent leurs appr&#233;ciations de la situation, fassent l'inventaire de leurs forces et de leurs moyens, et voient ensemble comment aider les travailleurs &#224; r&#233;agir au plus vite et au plus fort &#8211; vers une riposte g&#233;n&#233;rale sur un programme d&#233;fendu s&#233;par&#233;ment, sur le terrain &#233;lectoral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 juin 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mich&#232;le VERDIER&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Travailler plus&#8230; pour au bout du compte gagner moins !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Travailler-plus-pour-au-bout-du-compte-gagner-moins</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Nicolas Sarkozy
</dc:subject>

		<description>Apr&#232;s avoir arros&#233; la campagne pr&#233;sidentielle de sa promesse de &#171; travailler plus pour gagner plus &#187;, Sarkozy passe &#224; l'acte. La loi annonc&#233;e se r&#233;sume &#224; une majoration des heures suppl&#233;mentaires de 25 % jusqu'&#224; la 43&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; puis de 50 % au-del&#224;, la r&#233;duction des charges salariales et patronales sur ces heures, et l'exon&#233;ration de l'imp&#244;t sur le revenu pour le salaire suppl&#233;mentaire. &lt;br /&gt;Pas grand-chose de nouveau pour les salari&#233;s : La majoration du salaire est la m&#234;me qu'avant. Certes, Sarkozy fait sauter la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir arros&#233; la campagne pr&#233;sidentielle de sa promesse de &lt;em&gt;&#171; travailler plus pour gagner plus &#187;&lt;/em&gt;, Sarkozy passe &#224; l'acte. La loi annonc&#233;e se r&#233;sume &#224; une majoration des heures suppl&#233;mentaires de 25 % jusqu'&#224; la 43&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; puis de 50 % au-del&#224;, la r&#233;duction des charges salariales et patronales sur ces heures, et l'exon&#233;ration de l'imp&#244;t sur le revenu pour le salaire suppl&#233;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas grand-chose de nouveau pour les salari&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; La majoration du salaire est la m&#234;me qu'avant. Certes, Sarkozy fait sauter la limitation &#224; 10 % de la majoration pour les entreprises de moins de 20 salari&#233;s, mais c'&#233;tait pr&#233;vu de toute fa&#231;on. Cette limitation, introduite pour le passage aux 35 heures, aurait d&#251; dispara&#238;tre fin 2002, si elle n'avait &#233;t&#233; prolong&#233;e jusqu'&#224; fin 2008 par la droite revenue au pouvoir.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; La r&#233;duction de la cotisation &#224; la s&#233;curit&#233; sociale sur les heures suppl&#233;mentaires peut donner l'illusion qu'on va gagner plus. Mais les cotisations sociales sont du salaire indirect qui revient aux travailleurs sous forme de prestations de sant&#233;. &#192; terme, ces exon&#233;rations ne sont en rien b&#233;n&#233;fiques aux travailleurs.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; L'exon&#233;ration d'imp&#244;t sur le revenu, si elle passe le Conseil constitutionnel, ne profitera pas &#224; ceux qui souffrent le plus d'un bas salaire, puisque pr&#233;cis&#233;ment ils ne paient pas d'imp&#244;t sur le revenu.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Une fa&#231;on de p&#233;renniser le blocage des salaires de base&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La loi de Sarkozy n'apporte rien aux travailleurs. Au contraire, puisqu'ils perdent les cotisations patronales pour la s&#233;curit&#233; sociale. L'&#201;tat est cens&#233; rembourser, ce qu'il ne fait pas toujours, mais alors ce sont les imp&#244;ts pay&#233;s par tous qui devront augmenter (en particulier par l'augmentation de la TVA), au moment o&#249; ceux des riches sont r&#233;duits. Quant &#224; arrondir les fins de mois avec des heures suppl&#233;mentaires, l&#224; encore il ne faut pas se tromper. Accepter de travailler plus pour gagner plus, c'est accepter que le salaire de base ne soit pas augment&#233;. En ciblant sur les heures suppl&#233;mentaires &#171; pour gagner plus &#187;, Sarkozy ent&#233;rine le quasi blocage des salaires pratiqu&#233; par le patronat depuis 25 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il n'est m&#234;me pas s&#251;r que tous les patrons fassent faire davantage d'heures. Dans le discours de Sarkozy, c'est le salari&#233; qui choisit. En r&#233;alit&#233;, dans la loi comme dans la pratique, c'est le patron qui d&#233;cide, en fonction du carnet de commandes. Les salari&#233;s, eux, n'ont pas le droit de refuser. Actuellement, la plupart des patrons n'utilisent pas enti&#232;rement les 220 heures par an qu'ils ont le droit d'imposer &#224; leurs salari&#233;s. C'est que l'activit&#233; &#233;conomique ne le n&#233;cessite pas. La plupart se contenteront d'empocher les exon&#233;rations pour les heures d&#233;j&#224; existantes. Car les patrons n'ont pas attendu pour utiliser les heures suppl&#233;mentaires dont ils ont besoin. La dur&#233;e hebdomadaire moyenne suppos&#233;e des salari&#233;s &#224; temps complet est de 36 heures, et non de 35. Et un salari&#233; &#224; temps complet sur dix travaille plus de 39 heures par semaine. Il s'agit l&#224; des heures contractuelles. Mais d'autres sont rajout&#233;es par les patrons, dont une partie n'est pas pay&#233;e. Quand les statisticiens enqu&#234;tent directement aupr&#232;s des salari&#233;s, ceux-ci d&#233;clarent en moyenne 39 heures par semaine. Et il y a encore un salari&#233; &#224; temps complet sur dix qui travaille au forfait et dont aucune heure suppl&#233;mentaire n'est compt&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Et les heures sup non pay&#233;es ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me les policiers ont d&#233;nonc&#233; le non paiement des heures suppl&#233;mentaires que Sarkozy leur a impos&#233;es en tant que ministre de l'Int&#233;rieur. Les h&#244;pitaux doivent &#224; leurs agents une ardoise totale de 700 millions d'euros en heures suppl&#233;mentaires non pay&#233;es. Mais le plus souvent, dans la fonction publique, les d&#233;passements d'horaire ne sont pas d&#233;compt&#233;s. En mai, un postier des Hauts-de-Seine a &#233;t&#233; licenci&#233; pour avoir refus&#233; de travailler davantage, gratuitement. Sarkozy voudrait int&#233;grer le secteur public &#224; sa loi, mais que l'&#201;tat paie d&#233;j&#224; sa dette !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Seuls les patrons profiteront de l'aubaine&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans certains secteurs, le patronat se saisira sans doute de la mesure pour accepter plus de commandes ou pour r&#233;duire le personnel. Il profitera de l'aubaine d'avoir une ristourne sur ses charges. Les travailleurs le paieront par un travail plus long et usant pour la sant&#233;, une pression &#224; la baisse sur les salaires, tandis que le ch&#244;mage ne se r&#233;sorbera pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le credo sarkozyste, les heures suppl&#233;mentaires auraient un effet multiplicateur sur l'emploi. L'envie de travailler cr&#233;erait l'emploi ! On se demande alors pourquoi le travail &#224; temps partiel n'a fait que se d&#233;velopper ces quinze derni&#232;res ann&#233;es, passant de 11 % des salari&#233;s en 1990 &#224; 18 % aujourd'hui. Quatre millions de salari&#233;s dont le gros ne demanderait qu'&#224; travailler plus. Ils sont m&#234;me 21 % dans le tertiaire&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Travailleurs concern&#233;s aussi par la loi, sur leurs heures &#171; compl&#233;mentaires (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Mais quelle est cette fable selon laquelle les patrons attendraient impatiemment l'exon&#233;ration des &#171; heures sup &#187; pour cr&#233;er trois millions d'emplois ? Si Sarkozy pense vraiment qu'un surcro&#238;t de pouvoir d'achat des travailleurs serait b&#233;n&#233;fique pour l'activit&#233; &#233;conomique, quoi de plus simple que d'augmenter le Smic, les salaires et les minima sociaux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais non. Le gouvernement s'appr&#234;te &#224; verser plusieurs milliards au patronat contre rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maurice SPIRZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Travailleurs concern&#233;s aussi par la loi, sur leurs heures &#171; compl&#233;mentaires &#187;, accomplies au-del&#224; de la dur&#233;e pr&#233;vue dans le contrat, qui ne seront pas major&#233;es mais seront d&#233;fiscalis&#233;es et d&#233;tax&#233;es dans la limite de 10 % des heures pr&#233;vues dans leur contrat. Quasi tout b&#233;n&#233;fice pour les seuls patrons.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> LCR et LO en chemin vers un parti ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/LCR-et-LO-en-chemin-vers-un-parti</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Extr&#234;me gauche
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		<dc:subject>LCR
</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte ouvri&#232;re
</dc:subject>

		<description>Les r&#233;sultats des pr&#233;sidentielles ont montr&#233; qu'un courant &#233;lectoral se maintient en faveur de l'extr&#234;me gauche : 2 millions de voix pour les r&#233;volutionnaires, &#224; comparer aux 1 million et demi de 1995 et aux 3 millions de 2002. Revient donc naturellement la question de savoir si ce ne serait pas l'occasion et le moment de capitaliser cette sympathie pour faire un pas dans la construction du parti ouvrier r&#233;volutionnaire que nous appelons de nos v&#339;ux ? &lt;br /&gt;C'est en tout cas l'opinion exprim&#233;e par la LCR,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-LCR-+" rel="tag"&gt;LCR
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;sultats des pr&#233;sidentielles ont montr&#233; qu'un courant &#233;lectoral se maintient en faveur de l'extr&#234;me gauche : 2 millions de voix pour les r&#233;volutionnaires, &#224; comparer aux 1 million et demi de 1995 et aux 3 millions de 2002. Revient donc naturellement la question de savoir si ce ne serait pas l'occasion et le moment de capitaliser cette sympathie pour faire un pas dans la construction du parti ouvrier r&#233;volutionnaire que nous appelons de nos v&#339;ux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en tout cas l'opinion exprim&#233;e par la LCR, sortie en meilleure position que LO des p&#233;rip&#233;ties &#233;lectorales : &lt;em&gt;&#171; Pour s'opposer &#224; cette droite arrogante, il est temps que les salari&#233;s disposent d'un parti aussi fid&#232;le &#224; leurs int&#233;r&#234;ts que l'UMP l'est &#224; ceux du Medef. La LCR consacrera tous ses efforts dans les mois qui viennent &#224; ce qu'un tel parti anticapitaliste voit le jour rassemblant tous ceux et toutes celles qui veulent que s'affirme une gauche de combat. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All&#233;chant ! Mais cela demande pourtant quelques clarifications. D'abord pourquoi des militants communistes devraient-ils limiter leurs pr&#233;tentions aujourd'hui &#224; vouloir construire un parti &#171; anticapitaliste &#187; ? Car l'ambigu&#239;t&#233; de la formule laisse en suspens une question de taille : l'objectif est-il de s'opposer &#224; certains m&#233;faits du capitalisme ou de le renverser ? Et dans ce dernier cas, par des r&#233;formes ou par la r&#233;volution ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Parti anticapitaliste ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On peut certes imaginer des situations o&#249; une organisation regroupant trotskistes et r&#233;formistes radicaux serait une &#233;tape n&#233;cessaire pour construire le parti r&#233;volutionnaire. Encore faudrait-il que ces r&#233;formistes radicaux, sans &#234;tre convaincus au d&#233;part de la n&#233;cessit&#233; de la r&#233;volution&#8230; n'en soient pas des adversaires acharn&#233;s et irr&#233;ductibles, absolument pas susceptibles d'&#234;tre convaincus dans le cours de la lutte de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La LCR pense trouver ses futurs partenaires parmi &lt;em&gt;&#171; ceux qui veulent que s'affirme une gauche de combat &#187;&lt;/em&gt;. Elle vise m&#234;me &#224; rassembler &#171; tous ceux-l&#224; &#187;. Mais aujourd'hui le terme de &lt;em&gt;&#171; gauche &#187;&lt;/em&gt;, recouvre une grande vari&#233;t&#233; de courants dont la plupart ne d&#233;fendent pas les int&#233;r&#234;ts des travailleurs, quand ils ne vont pas carr&#233;ment &#224; leur encontre (mais qui peuvent quand m&#234;me se pr&#233;tendre &#171; de combat &#187;, c'est si facile quand on ne pr&#233;cise pas de quel combat il s'agit&#8230; ). Alors &#224; quelle fraction de la gauche la LCR adresse-t-elle sa proposition ? O&#249; voit-elle des r&#233;formistes radicaux et les travailleurs qu'ils influencent pour former une organisation commune ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La LCR les a pourtant cherch&#233;s activement depuis le r&#233;f&#233;rendum de 2005. Elle a voulu trouver, dans les &lt;em&gt;&#171; collectifs antilib&#233;raux &#187;&lt;/em&gt;, un accord pour pr&#233;senter un candidat commun avec le PC et la mouvance de Bov&#233;. C'est-&#224;-dire qu'elle a d&#233;j&#224; tent&#233; de construire une force politique avec eux. Cette exp&#233;rience a &#233;t&#233; un &#233;chec. Et heureusement de notre point de vue puisque la suite a montr&#233; dans quelle impasse Buffet et Bov&#233; auraient entra&#238;n&#233; la LCR : la premi&#232;re a fait une campagne &#171; &lt;em&gt;responsable&lt;/em&gt; &#187;, affirmant vouloir &#171; &lt;em&gt;reconstruire une majorit&#233; de gauche&lt;/em&gt; &#187;, le second a reni&#233; son ind&#233;pendance affich&#233;e le lendemain du premier tour en&#8230; acceptant une mission pour S&#233;gol&#232;ne Royal ! Quant &#224; la campagne de la LCR, en tant que telle, sur le programme d'urgence pour les travailleurs, elle a &#233;t&#233; bien plus efficace aupr&#232;s de l'&#233;lectorat populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle n'a pas fi&#232;re allure la dite &lt;em&gt;&#171; gauche de la gauche &#187;&lt;/em&gt; ! Si c'est avec elle que la LCR entend faire le parti anticapitaliste, l'histoire simplement se r&#233;p&#233;tera. Si c'est avec d'autres, c'est avec des politiciens encore plus &#224; droite, sortis du PS par exemple. Certes, il y a fort &#224; parier que durant la &lt;em&gt;&#171; r&#233;novation &#187;&lt;/em&gt; annonc&#233;e du parti, des &lt;em&gt;&#171; jeunes lions &#187;&lt;/em&gt; voire des vieux chevaux ou &#233;l&#233;phants de retour se draperont dans l'anticapitalisme et pr&#233;tendront appeler de leurs v&#339;ux une gauche plus combative, une &lt;em&gt;&#171; gauche de combat &#187;&lt;/em&gt;. C&#233;der &#224; leurs sir&#232;nes, comme l'ont fait les sections s&#339;urs de la LCR en Italie dans le Parti de la refondation communiste ou au Br&#233;sil dans le Parti des travailleurs, loin de constituer une avanc&#233;e vers un parti ouvrier r&#233;volutionnaire pourrait signifier un grand pas en arri&#232;re pour l'extr&#234;me gauche comme, plus grave, pour les travailleurs de ce pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si ce n'est pas l&#224; le projet de la LCR, alors &#224; qui s'adresse-t-elle ? &#192; des individus, &#224; son public proche, &#224; ses &#233;lecteurs, &#224; ceux qui sont d&#233;j&#224; autour d'elle ? Le &lt;em&gt;&#171; parti &#187;&lt;/em&gt; anticapitaliste ne serait alors que la LCR un peu grossie. Ou bien ira-t-elle au bout de la logique de sa position, en reconnaissant qu'il n'y a aujourd'hui en France &lt;em&gt;&#171; d'anticapitalistes &#187;&lt;/em&gt; que les r&#233;volutionnaires et en s'adressant donc &#224; eux, en particulier &#224; Lutte ouvri&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Ou parti ouvrier r&#233;volutionnaire ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Co&#239;ncidence ou pas, &#224; l'occasion de cette m&#234;me campagne l&#233;gislative, notre organisation, Lutte ouvri&#232;re s'est aussi prononc&#233;e sur la question : &lt;em&gt;&#171; &lt;/em&gt; [notre] &lt;em&gt;but est de r&#233;ussir &#224; cr&#233;er un parti qui soit r&#233;ellement au service des int&#233;r&#234;ts sociaux et politiques, pr&#233;sents et &#224; venir, de l'immense camp des travailleurs. &#187;&lt;/em&gt; (tract d'appel au meeting parisien du 5 juin). La formulation de LO, d&#233;j&#224; avanc&#233;e en 1995, a l'avantage de refuser par avance des alliances contre-nature avec la pr&#233;tendue &lt;em&gt;&#171; gauche de combat &#187;&lt;/em&gt;, et d'affirmer la n&#233;cessaire base de classe sur laquelle pourrait reposer le parti. Contrairement &#224; celle de la LCR elle exclut la possibilit&#233; d'un parti commun avec des fractions de la gauche venant de la social-d&#233;mocratie ou des ex-staliniens, de celles qui ont abandonn&#233; depuis longtemps le service du camp des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait si ce &#171; but &#187; est s&#233;rieusement mis &#224; l'ordre du jour de LO (et si la formule n'a pas &#233;t&#233; seulement lanc&#233;e par n&#233;cessit&#233; de trouver pour les l&#233;gislatives un axe de campagne qui compense sur la gauche celui bien trop complaisant envers Royal et le PS de la campagne pr&#233;sidentielle) cela signifierait que notre organisation repose la question de l'unit&#233; avec la LCR, &#224; quelles conditions et par quelles &#233;tapes. C'est-&#224;-dire la question de d&#233;velopper syst&#233;matiquement et cons&#233;quemment une politique en sa direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun sait en effet que, &#224; moins de bouleversements dans le paysage de l'extr&#234;me gauche non pr&#233;visibles aujourd'hui, la construction d'un large parti r&#233;volutionnaire dans ce pays passera n&#233;cessairement par l'unit&#233; de LO et de la LCR (avec d'autres &#233;videmment, mais d'abord elles deux). Ce que dans le pass&#233; LO admettait, d&#233;fendait et r&#233;sumait par l'excellente formule : &lt;em&gt;&#171; nous sommes les deux tendances d'un m&#234;me futur parti &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes nous savons bien qu'il ne suffit pas qu'une des deux organisations propose l'alliance ou l'unit&#233; pour qu'elle se r&#233;alise. Chacune a ses justifications, bonnes ou mauvaises, d'exister &#224; part et aucune raison de les abandonner, pas plus la LCR que LO. Et il est incontestable que si l'extr&#234;me gauche dans ce pays a grosso modo davantage maintenu le cap que dans bien d'autres, sans rester marginale, cela doit beaucoup &#224; la politique volontariste de LO en direction de la classe ouvri&#232;re et &#224; sa capacit&#233; &#224; ne pas c&#233;der &#224; l'opportunisme auquel les autres courants trotskistes se sont trop souvent abandonn&#233;s. Ni pour la majorit&#233; de LO, ni pour la Fraction il ne doit &#234;tre question de s'&#233;carter de cette orientation fondamentale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;D'abord l'action commune&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cela ne doit pas emp&#234;cher pourtant les pas possibles et n&#233;cessaires sur le chemin de l'unit&#233;. &#199;a ne les a pas emp&#234;ch&#233; d'ailleurs puisque depuis huit ans les deux organisations ont &#224; trois reprises men&#233; des campagnes &#233;lectorales communes. Mais justement &#224; trois reprises sur huit ans, c'est-&#224;-dire pas syst&#233;matiquement et sans que le refus &#224; une occasion (par exemple de faire d'Arlette Laguiller la candidate commune aux pr&#233;sidentielles de 2002) ait plus de justification que l'acceptation &#224; une autre (les listes communes aux europ&#233;ennes et r&#233;gionales de 2004). Et uniquement &#224; l'occasion des &#233;lections, car ce n'est pratiquement qu'&#224; cette occasion que notre organisation a su faire des propositions &#224; la LCR. Au point que, les &#233;lections pass&#233;es, comme apr&#232;s les europ&#233;ennes de 1999, la seule question pos&#233;e par notre majorit&#233; &#233;tait : comment trouver la meilleure mani&#232;re de se s&#233;parer et ne plus rien faire ensemble ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourtant, bien plus dans les luttes que dans les &#233;lections, les luttes de la classe ouvri&#232;re, celles aussi de la jeunesse, que l'intervention commune des r&#233;volutionnaires serait importante et qu'il faudrait proposer d'agir ensemble chaque fois qu'il est possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un long chemin reste &#224; parcourir, donc&#8230; Et pas seulement parce que la situation n'a pas que des aspects favorables aux r&#233;volutionnaires : recul de l'influence des organisations ouvri&#232;res, syndicales et politiques, combativit&#233; des travailleurs trop souvent en de&#231;&#224; de ce qui serait n&#233;cessaire. Mais il ne doit pas nous faire oublier le chemin d&#233;j&#224; parcouru : le courant r&#233;volutionnaire a droit de cit&#233; dans le mouvement ouvrier et m&#234;me dans la vie politique en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perc&#233;e &#233;lectorale de l'extr&#234;me gauche, initi&#233;e en 1995 par le score d'Arlette Laguiller, fait que dans aucun autre pays europ&#233;en les r&#233;volutionnaires n'atteignent r&#233;guli&#232;rement ces scores. Mais ce qu'on a aussi pu v&#233;rifier en douze ans, c'est qu'un tel cr&#233;dit ne suffit pas &#224; construire un parti. C'est en combinant les campagnes &#233;lectorales et l'interventionnisme sur le terrain des luttes, en sautant sur les occasions, m&#234;mes incertaines &#8211; mais quelle occasion ne l'est pas ? &#8211; pour influencer l'opinion ouvri&#232;re, en proposant syst&#233;matiquement l'action commune aux autres courants militants, et avant tout aux r&#233;volutionnaires, que nous avancerons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces cinq derni&#232;res ann&#233;es, les r&#233;volutionnaires ont su peser au-del&#224; de leur influence suppos&#233;e : en 2003 pour les retraites, en 2006 pour le CPE et m&#234;me encore r&#233;cemment dans la gr&#232;ve de Citro&#235;n-Aulnay. Vu l'&#233;tat du PC, vu la politique du PS, vu l'attitude des conf&#233;d&#233;rations syndicales, nous aurons certainement un r&#244;le &#224; jouer dans les mois ou les ann&#233;es qui viennent. Nous le jouerons d'autant mieux que nous interviendrons ensemble. C'est en tout cas ce &#224; quoi nous proposons de nous pr&#233;parer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22 juin 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rapha&#235;l PRESTON &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les mod&#232;les europ&#233;ens de Sarkozy et Royal : La flexicurit&#233; ou les sir&#232;nes danoises
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		<dc:date>2007-06-29T18:31:33Z</dc:date>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Danemark
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		<description>Alors ministre de l'Emploi dans le gouvernement Villepin, Jean-Louis Borloo avait d&#233;clar&#233; dans son pr&#233;ambule &#224; la loi de coh&#233;sion sociale : &#171; La flexicurit&#233; danoise constitue une source d'inspiration privil&#233;gi&#233;e pour mettre en place des solutions novatrices, reposant sur un compromis entre une politique du march&#233; du travail plus fluide et la s&#233;curit&#233; des individus. &#187; &lt;br /&gt;Une des &#171; solutions novatrices &#187; du nouveau gouvernement &#233;tant le &#171; contrat unique &#187;, sorte de CPE g&#233;n&#233;ralis&#233; qui remplacerait le CDI, on&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors ministre de l'Emploi dans le gouvernement Villepin, Jean-Louis Borloo avait d&#233;clar&#233; dans son pr&#233;ambule &#224; la loi de coh&#233;sion sociale : &lt;em&gt;&#171; La flexicurit&#233; danoise constitue une source d'inspiration privil&#233;gi&#233;e pour mettre en place des solutions novatrices, reposant sur un compromis entre une politique du march&#233; du travail plus fluide et la s&#233;curit&#233; des individus. &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des &#171; solutions novatrices &#187; du nouveau gouvernement &#233;tant le &#171; contrat unique &#187;, sorte de CPE g&#233;n&#233;ralis&#233; qui remplacerait le CDI, on devine ce qui le fascine dans le &lt;em&gt;&#171; mod&#232;le danois &#187;&lt;/em&gt; : la totale libert&#233; pour les entreprises de licencier. Le Parti socialiste et des dirigeants syndicaux pr&#244;nent le m&#234;me mod&#232;le. S&#233;gol&#232;ne Royal proposait en effet la mise en place d'une &lt;em&gt;&#171; s&#233;curit&#233; sociale professionnelle &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Dispositif proposant aux ch&#244;meurs &#171; un contrat de droits et de devoirs (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, directement inspir&#233;e du syst&#232;me danois. Un &lt;em&gt;&#171; miracle danois &#187;&lt;/em&gt; ? Ou quelque chose de pourri au royaume de la flexicurit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_266 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L300xH233/borloo-7c83c.gif?1528599453' width='300' height='233' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;D&#233;r&#233;glementation du march&#233; du travail&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au Danemark, pas de salaire minimum l&#233;gal ni de dur&#233;e maximum l&#233;gale du travail. La loi ne reconna&#238;t pas le droit de gr&#232;ve et n'impose pas de mod&#232;le de contrat de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La libert&#233; de licencier est quasi totale : l'employeur n'a aucune indemnit&#233; &#224; payer pour les salari&#233;s de moins de 12 ans d'anciennet&#233;, l'indemnit&#233; est d'un mois de salaire de 15 &#224; 18 ans d'anciennet&#233;, de 3 mois au-del&#224;. Et pratiquement aucun pr&#233;avis : trois semaines en moyenne, fr&#233;quemment r&#233;duit &#224; une semaine. D'o&#249; une forte mobilit&#233; pour les salari&#233;s : ils sont 30 % &#224; valser chaque ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#234;ve de tout patron donc&#8230; qui ferait nous dit-on le bonheur des salari&#233;s. Car ceux-ci b&#233;n&#233;ficieraient, en &#233;change, d'une couverture sociale s&#233;curisante : indemnit&#233;s &#233;lev&#233;es, 90 % du dernier salaire per&#231;u, durant 4 ans&#8230; (mais c'&#233;tait 9 ans jusqu'en 1993). Et sous certaines conditions : si le salaire ne d&#233;passe pas 406 &#8364; par semaine (1 626 &#8364; par mois) et seulement au-del&#224; de 25 ans (sous ce seuil, l'allocation est r&#233;duite de moiti&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pressions constantes sur les ch&#244;meurs &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Surtout, les b&#233;n&#233;ficiaires doivent obligatoirement participer aux programmes &lt;em&gt;&#171; d'activation &#187;&lt;/em&gt; encadr&#233;s par les agences de l'emploi. Durant la premi&#232;re ann&#233;e d'indemnisation, celles-ci proposent des emplois &lt;em&gt;&#171; adapt&#233;s aux besoins des ch&#244;meurs &#187;&lt;/em&gt;. En fait des formations, des stages de reconversion, des emplois aid&#233;s&#8230; bref pr&#233;caires et sous-pay&#233;s (salaires inf&#233;rieurs au montant des indemnit&#233;s), qui ne donnent m&#234;me pas droit &#224; indemnisation en cas de retour au ch&#244;mage. Il existe notamment un programme appel&#233; &lt;em&gt;&#171; programme de formation &#224; un travail &#187;&lt;/em&gt;, qui permet &#224; un employeur de faire travailler gratuitement un ch&#244;meur pendant un mois, sans obligation ult&#233;rieure. Si au bout d'un an le ch&#244;meur n'est pas entr&#233; en p&#233;riode &#171; d'activation &#187;, son allocation est r&#233;duite de moiti&#233;. Deux refus d'emplois, m&#234;me sous-pay&#233;s et &#233;loign&#233;s, c'est la radiation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, pour pouvoir b&#233;n&#233;ficier des allocations, il faut avoir travaill&#233; au moins 52 semaines au cours des 3 ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes et cotis&#233; &#224; une assurance sp&#233;ciale.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Syst&#232;me facultatif, administr&#233; par 35 caisses priv&#233;es, agr&#233;&#233;es par l'&#201;tat, (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Dans le cas contraire, le ch&#244;meur b&#233;n&#233;ficie d'une aide sociale r&#233;duite, pay&#233;e&#8230; par le contribuable : pas &#233;tonnant que le taux d'imposition soit de plus de 50 % (avec une TVA &#224; 25 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Destin&#233;e aux plus d&#233;munis et aux ch&#244;meurs en fin de droits (apr&#232;s un contrat aid&#233;), l'aide sociale est vers&#233;e par les municipalit&#233;s. Selon des crit&#232;res qui se sont eux aussi durcis au cours des ann&#233;es 1990, et sont devenus discriminatoires. D'un montant compris entre 1 100 &#8364; et 1 462 &#8364; selon la charge de famille, l'aide n'est accessible qu'aux Danois et aux &#233;trangers r&#233;sidant au Danemark depuis plus de 7 ans. L&#224; encore, &#224; condition d'accepter une offre &#171; raisonnable &#187; d'activation. En cas de refus, l'aide est supprim&#233;e. Les autres immigr&#233;s n'ont qu'une prestation de 709 &#8364; (au lieu des 1 100 aux nationaux) pour une p&#233;riode de 6 mois.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pas de &#171; miracle &#187;, simple trucage des chiffres &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au total, 500 000 Danois (2,8 millions en &#226;ge d'&#234;tre actifs) se retrouvent en p&#233;riode d'activation chaque ann&#233;e. Soit 20 % de la population active&#8230; qui sortent ainsi des statistiques du ch&#244;mage. Selon l'&#233;tude d'un universitaire danois publi&#233;e en 2000 : &lt;em&gt;&#171; l'un des secrets derri&#232;re la r&#233;duction du ch&#244;mage au Danemark depuis 1994 est que les participants des mesures actives de march&#233; du travail ne sont pas enregistr&#233;s comme ch&#244;meurs dans les statistiques officielles &#187;.&lt;/em&gt; L'essentiel des mesures &#171; actives &#187; consisterait m&#234;me, pr&#233;cise-t-il, en cong&#233;s parentaux, sabbatiques, etc. et surtout en invalidit&#233;s (dont beaucoup pour &#171; raisons sociales &#187;) et en pr&#233;retraites (187 200 en 2004 &#8211; dix &#224; douze fois plus qu'en France en proportion de la population). Seulement 50 &#224; 60 % des personnes inscrites dans ces programmes auraient donc un travail (&#224; temps plein ou partiel).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un trucage qui permettait au Danemark d'afficher en 2004 un taux de ch&#244;mage officiel de 6,2 % (176 400), contre 9,6 % en 1993.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#61472;Agathe MALET&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dispositif proposant aux ch&#244;meurs &#171; un contrat de droits et de devoirs comportant : une r&#233;mun&#233;ration pendant un an, &#233;gale &#224; 90 % du dernier salaire per&#231;u ; une formation qualifiante ; une aide personnalis&#233;e &#224; la recherche d'emploi&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Syst&#232;me facultatif, administr&#233; par 35 caisses priv&#233;es, agr&#233;&#233;es par l'&#201;tat, proches des syndicats &#8211; ce qui explique le fort taux de syndicalisation : 80 %.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Les mod&#232;les europ&#233;ens de Sarkozy et Royal : Le gouvernement socialiste portugais contre les travailleurs
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		<dc:date>2007-06-29T18:31:30Z</dc:date>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Portugal
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		<description>Le gouvernement portugais a cherch&#233; &#224; minimiser l'ampleur de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale qui s'est d&#233;roul&#233;e le 30 mai dernier. Pourtant un certain nombre de services publics &#233;taient fortement mobilis&#233;s (notamment le m&#233;tro de Lisbonne ne circulait pas) comme des entreprises priv&#233;es dans l'automobile (&#224; AutoEuropa, Volkswagen, une des lignes de montage &#233;tait paralys&#233;e), l'alimentaire, les chantiers navals&#8230; &lt;br /&gt;La premi&#232;re raison est, bien s&#251;r, que cette gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, m&#234;me tr&#232;s encadr&#233;e par la CGTP, syndicat proche du Parti&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Sarkozy-pour-cinq-ans-Des-fausses-resistances-a-la-vraie-riposte-" rel="directory"&gt;Sarkozy pour cinq ans ? Des fausses r&#233;sistances&#8230; &#224; la vraie riposte
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Portugal-+" rel="tag"&gt;Portugal
&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement portugais a cherch&#233; &#224; minimiser l'ampleur de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale qui s'est d&#233;roul&#233;e le 30 mai dernier. Pourtant un certain nombre de services publics &#233;taient fortement mobilis&#233;s (notamment le m&#233;tro de Lisbonne ne circulait pas) comme des entreprises priv&#233;es dans l'automobile (&#224; AutoEuropa, Volkswagen, une des lignes de montage &#233;tait paralys&#233;e), l'alimentaire, les chantiers navals&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re raison est, bien s&#251;r, que cette gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, m&#234;me tr&#232;s encadr&#233;e par la CGTP, syndicat proche du Parti communiste, de loin le plus important, peut constituer un encouragement pour tous les travailleurs du public comme du priv&#233;, qui se sont enfin retrouv&#233;s au coude &#224; coude avec les m&#234;mes revendications. Mais il y en a une autre c'est qu'elle exprime un ras-le-bol de la classe ouvri&#232;re contre les mesures d'un gouvernement socialiste qui a dress&#233; contre lui l'ensemble du monde du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Portugal est en effet un excellent symbole de la politique de la gauche europ&#233;enne au pouvoir. Depuis deux ans le gouvernement de Jos&#233; Socrates poursuit en acc&#233;l&#233;r&#233; une politique de restrictions budg&#233;taires et de remise en cause du Code du travail entam&#233;e avant lui par un gouvernement de droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa principale cible sont les fonctionnaires, pr&#233;tendument trop nombreux et bard&#233;s de privil&#232;ges. Apr&#232;s avoir bloqu&#233; les salaires et diminu&#233; les retraites de des salari&#233;s de ce secteur, Socrates a annonc&#233; la suppression de 75 000 postes dans les services publics, soit 10 % du total. &#192; l'&#201;ducation nationale, le gouvernement supprime des postes et met en place un syst&#232;me de notation des professeurs qui permettrait &#224; terme de licencier les plus mal not&#233;s ! C'est notamment contre ces mesures que les professeurs avaient organis&#233;, le 5 octobre 2006, leur plus grosse manifestation depuis la r&#233;volution des oeillets de 1974.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps la fermeture de nombreux services va bon train (dispensaires de sant&#233;, centres de s&#233;curit&#233; sociale ou des imp&#244;ts) et dans les minist&#232;res les salari&#233;s sont pri&#233;s d'aller chercher du travail dans le priv&#233;. Le gouvernement invoque les finances catastrophiques h&#233;rit&#233;es du dernier gouvernement. Il a m&#234;me trouv&#233; un slogan pour faire passer la pilule : &lt;em&gt;&#171; Mieux vaut un peu de service public que rien du tout ! &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en ass&#233;nant de grands discours sur la &#171; valorisation du travail &#187;, que ne d&#233;savouerait pas un Sarkozy, Socrates ne revient pas sur la r&#233;forme du Code du travail du gouvernement ant&#233;rieur, comme il l'avait promis avant les &#233;lections il y a deux ans : cette r&#233;forme remet en cause les conventions collectives les plus favorables pour les nouveaux embauch&#233;s. Il entend m&#234;me instaurer encore plus de flexibilit&#233; dans les contrats de travail. Rien d'&#233;tonnant lorsqu'on sait que c'est le gouvernement du socialiste Mario Soares qui avait l&#233;galis&#233; les CDD &#224; r&#233;p&#233;tition au Portugal : aujourd'hui un salari&#233; peut cumuler l&#233;galement 6 ans de CDD sans aucun contrat fixe au bout ! Ces deux derni&#232;res ann&#233;es ont &#233;t&#233; &#233;maill&#233;es par des gr&#232;ves, y compris victorieuses, pour exiger l'embauche des int&#233;rimaires dans l'industrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Portugal, un exemple &#224; m&#233;diter donc pour ceux qui en France pourraient mettre leurs espoirs dans un retour, &#224; bref ou long terme, de la gauche aux affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21 juin 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A. H.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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