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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Gauche, droite, gauche... le pi&#232;ge de l'alternance
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Royal ou Sarkozy ? &#192; en croire certains ce serait le seul enjeu de l'ann&#233;e 2007. &#171; Les Fran&#231;ais veulent voir le match &#187;, comme l'a dit Sarkozy lui-m&#234;me... Or la politique de la droite a &#233;t&#233; si ravageuse pour le monde du travail ces cinq derni&#232;res ann&#233;es que nombre de travailleurs esp&#232;rent bien qu'elle sera chass&#233;e du gouvernement au printemps. Cela doit-il signifier pour autant qu'ils ne devraient mettre leurs espoirs que dans le retour de la gauche aux affaires ? &lt;br /&gt;Depuis l'&#233;lection de Mitterrand en&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Royal ou Sarkozy ? &#192; en croire certains ce serait le seul enjeu de l'ann&#233;e 2007. &lt;em&gt;&#171; Les Fran&#231;ais veulent voir le match &#187;&lt;/em&gt;, comme l'a dit Sarkozy lui-m&#234;me... Or la politique de la droite a &#233;t&#233; si ravageuse pour le monde du travail ces cinq derni&#232;res ann&#233;es que nombre de travailleurs esp&#232;rent bien qu'elle sera chass&#233;e du gouvernement au printemps. Cela doit-il signifier pour autant qu'ils ne devraient mettre leurs espoirs que dans le retour de la gauche aux affaires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'&#233;lection de Mitterrand en 1981, cette gauche n'a pas &#233;t&#233; avare de coups contre les classes populaires, dont la situation s'est d&#233;grad&#233;e, d'alternance en alternance, de fa&#231;on continue. Et, &#224; chaque fois, pour obtenir un nouveau ch&#232;que en blanc des travailleurs... pour gouverner contre eux, elle nous a refait le coup du vote utile, et du choix du moins pire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf que la politique du moins pire finit quand m&#234;me par aboutir au pire, et c'est d'autant plus &#233;vident si l'on prend du recul en relisant l'histoire des derni&#232;res alternances. Voil&#224; pourquoi il faut refuser ce chantage politique permanent, pour pouvoir proposer enfin un v&#233;ritable objectif politique &#224; ceux qui veulent inverser le cours des choses et changer cette soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 janvier 2007&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Du moins pire... au pire quand m&#234;me
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Parti socialiste
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		<description>L'arriv&#233;e de la gauche au pouvoir le 10 mai 1981 suscite une certaine all&#233;gresse dans les milieux populaires. &#201;lu avec 51,8 % Mitterrand se voit confort&#233; le mois suivant d'une chambre des d&#233;put&#233;s o&#249; le PS dispose &#224; lui seul d'une majorit&#233; absolue (285 si&#232;ges), et de 44 d&#233;put&#233;s communistes ; pour la premi&#232;re fois depuis 1947, on retrouve des ministres issus du PCF. Dans un premier temps, le gouvernement Mauroy donne un certain nombre de signes pour marquer le changement. Le 11 ao&#251;t, 130 000 immigr&#233;s sont&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'arriv&#233;e de la gauche au pouvoir le 10 mai 1981 suscite une certaine all&#233;gresse dans les milieux populaires. &#201;lu avec 51,8 % Mitterrand se voit confort&#233; le mois suivant d'une chambre des d&#233;put&#233;s o&#249; le PS dispose &#224; lui seul d'une majorit&#233; absolue (285 si&#232;ges), et de 44 d&#233;put&#233;s communistes ; pour la premi&#232;re fois depuis 1947, on retrouve des ministres issus du PCF. Dans un premier temps, le gouvernement Mauroy donne un certain nombre de signes pour marquer le changement. Le 11 ao&#251;t, 130 000 immigr&#233;s sont r&#233;gularis&#233;s, le 8 septembre la peine de mort est abolie, le 9 novembre voit la l&#233;galisation des radios libres, en janvier 1982 la semaine de travail est r&#233;duite de 40 &#224; 39 heures, la cinqui&#232;me semaine de cong&#233;s pay&#233;s est accord&#233;e, la retraite est abaiss&#233;e &#224; 60 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les 110 propositions du candidat Mitterrand sont vite oubli&#233;es, et le contexte &#233;conomique de crise aidant &#224; justifier le tournant, le gouvernement met un terme &#224; sa politique de relance de la consommation. D&#232;s juin 1982, le franc est d&#233;valu&#233; de 10 % (mesure qui touche surtout le pouvoir d'achat des milieux populaires), les salaires (sauf le Smic) sont bloqu&#233;s alors que les prix, eux, sont lib&#233;r&#233;s. On appela cela la rigueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une rigueur d'autant plus terrible qu'elle intervient au moment o&#249; le ch&#244;mage, qui avait pris son envol dans la deuxi&#232;me moiti&#233; des ann&#233;es 1970, continue de gonfler consid&#233;rablement sous l'effet des restructurations des entreprises priv&#233;es... et publiques. Ch&#244;mage, pr&#233;carit&#233;, salaires bloqu&#233;s, r&#233;gions industrielles en friche, et d&#233;veloppement d'une nouvelle pauvret&#233;, ce sera le bilan des cinq premi&#232;res ann&#233;es du r&#232;gne de Mitterrand.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Changer la vie... des patrons&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; patronal, le bilan est tout autre. Pourtant, le 26 octobre 1981, la mesure phare pour la gauche, les nationalisations, fait hurler &#224; l'av&#232;nement du collectivisme les bourgeois les plus born&#233;s ! Sont nationalis&#233;s cinq groupes industriels (Compagnie g&#233;n&#233;rale d'&#233;lectricit&#233;, P&#233;chiney-Ugine-Kuhlmann, Rh&#244;ne-Poulenc, Saint-Gobain et Thomson-Brandt), deux compagnies financi&#232;res (Suez et Paribas) et 36 banques. Bien entendu, les patrons sont indemnis&#233;s et les vagues promesses de cogestion oubli&#233;es. Au-del&#224; des d&#233;clarations ronflantes sur &#171; l'ind&#233;pendance nationale &#187;, il s'agit ni plus ni moins que de faciliter, via la garantie de l'&#201;tat, la mise sur pied de groupes de taille suffisante pour exister sur le march&#233; mondial. Le gouvernement de gauche, plus activement encore que ses pr&#233;d&#233;cesseurs de droite, va aider ainsi la bourgeoisie &#224; moderniser son appareil productif. D'un c&#244;t&#233;, l'&#201;tat offre &#224; travers les indemnisations des sommes consid&#233;rables aux grandes fortunes priv&#233;es, du &#171; cash &#187; qui leur permet de transf&#233;rer leurs investissements dans de nouveaux secteurs, plus profitables et plus porteurs sur le march&#233; mondial (le capital priv&#233; passe ainsi de la sid&#233;rurgie et la chimie &#224; l'&#233;lectronique, la pharmacie, l'informatique...). D'un autre c&#244;t&#233;, il organise lui-m&#234;me des restructurations massives dans les nouvelles entreprises publiques : sous le gouvernement Fabius, des dizaines de milliers d'emplois sont supprim&#233;s dans les charbonnages, les chantiers navals, la sid&#233;rurgie ou Renault ; dans le m&#234;me temps l'&#201;tat injecte, entre 1981 et 1984, 42 milliards de francs dans les groupes publics, qui deviendront ainsi &#224; nouveau comp&#233;titifs et profitables en 1985, alors qu'ils cumulaient plus de 9 milliards de francs de pertes au moment de leur nationalisation en 1981 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont ces entreprises renflou&#233;es par les gouvernements Mauroy et Fabius au prix de restrictions budg&#233;taires dans les services publics, qui seront vendues en 1986 par le gouvernement Chirac &#224; des actionnaires priv&#233;s, &#224; des prix largement sous-estim&#233;s. Les nationalisations-recapitalisations de la gauche rendirent ainsi possibles et app&#233;tissantes... les privatisations de la droite. D'autant plus que c'est la gauche elle-m&#234;me qui a, sous l'&#233;gide des ministres des finances socialistes Delors et B&#233;r&#233;govoy, lib&#233;ralis&#233; le fonctionnement des march&#233;s financiers fran&#231;ais, pour les aligner sur les r&#233;formes de Reagan et Thatcher !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re l'apparente opposition de deux politiques, nationalisations ou privatisations, il y a donc un encha&#238;nement de r&#233;formes sur le long terme... vers la soci&#233;t&#233; dans laquelle nous vivons aujourd'hui. C'est ainsi que par une ironie mordante dont l'Histoire a le secret, des probl&#232;mes auxquels la bourgeoisie fran&#231;aise &#233;tait confront&#233;e &#224; la fin des ann&#233;es 1970 ont &#233;t&#233; surtout r&#233;solus par des coalitions &#233;lectorales issues de la gauche. Elles ont modernis&#233; l'appareil productif, donn&#233; une place plus importante aux march&#233;s financiers et m&#234;me favoris&#233; un nouveau climat id&#233;ologique. Ainsi le commissaire au Plan du gouvernement Fabius a pu dire en 1988, que &lt;em&gt;&#171; les gouvernements socialistes ont contribu&#233; &#224; la diffusion des id&#233;es lib&#233;rales avec plus de succ&#232;s et de p&#233;rennit&#233; que n'ont pu le faire les &#233;conomistes lib&#233;raux &#187;&lt;/em&gt;. C'est vrai que, quand la gauche fait une politique de droite, celle-ci appara&#238;t plus facilement comme la seule possible.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les atouts particuliers de la gauche&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;ussir ce tournant, la gauche avait justement ses outils propres ! Et ses talents ! Dont celui de Mitterrand qui, en neutralisant le PCF, a refait du PS, d&#233;j&#224; d&#233;consid&#233;r&#233; une premi&#232;re fois par les votes de nombreux d&#233;put&#233;s socialistes des pleins pouvoirs &#224; Vichy, marginalis&#233; une seconde fois suite &#224; sa collaboration aux guerres coloniales et son aplatissement devant De Gaulle, le courant de gauche &#224; nouveau h&#233;g&#233;monique &#233;lectoralement. Et le PCF s'&#233;tant ligot&#233; lui-m&#234;me et attach&#233; au char du PS dans une position inf&#233;rieure, Mitterrand a pu se servir de l'influence encore grande de ce parti et disposer d'un milieu politique et syndical organis&#233; dans les entreprises pour toutes les man&#339;uvres contre la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, si Mitterrand a pu si vite et si ouvertement trahir toutes ses promesses de &#171; changer la vie &#187; sans que ce premier septennat connaisse de r&#233;actions d'envergure, c'est que la gauche a pu user et abuser de ses relais syndicaux tout en les cajolant un peu : ainsi, elle a frein&#233;, limit&#233;, cass&#233; parfois les gr&#232;ves, tout en poussant aux n&#233;gociations et &#224; la participation et fournissant des avantages aux appareils, en termes de repr&#233;sentation ou de financements, pour s'assurer sinon leur docilit&#233;, tout au moins leur ob&#233;issance aux moments cl&#233;s. Bien s&#251;r, une d&#233;moralisation s'en est suivie, et une perte de confiance dans ces organisations syndicales qui ont vu nombre de travailleurs les quitter, alors m&#234;me que l'augmentation massive du ch&#244;mage a &#233;norm&#233;ment pes&#233; sur le rapport de force des salari&#233;s face au patronat. Ce n'est pas le moindre des effets pervers de la gestion de la soci&#233;t&#233; capitaliste par la gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du moins, tant que les travailleurs continuent de placer encore un peu de leur confiance en elle, au lieu d'avoir confiance en leurs propres forces !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tristan KATZ&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_239 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L194xH350/rose-a962c.gif?1528276401' width='194' height='350' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> De Jospin &#224; Villepin : crochet du gauche, puis direct du droit !
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Parti socialiste
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		<description>Depuis 2002, la droite aura aggrav&#233; la situation sociale de mani&#232;re continue, &#224; coups d'attaques nombreuses et brutales : la r&#233;forme des retraites, de la s&#233;curit&#233; sociale, du &#171; dialogue social &#187;, du contrat de travail avec l'invention du CNE, la r&#233;forme de la loi des 35 heures. De massives suppressions d'emplois dans tous les services publics (&#224; l'exception bien s&#251;r de l'arm&#233;e et de la police !) qui ont permis de financer d'extraordinaires cadeaux fiscaux aux entreprises et aux plus fortun&#233;s. Tout cela&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis 2002, la droite aura aggrav&#233; la situation sociale de mani&#232;re continue, &#224; coups d'attaques nombreuses et brutales : la r&#233;forme des retraites, de la s&#233;curit&#233; sociale, du &#171; dialogue social &#187;, du contrat de travail avec l'invention du CNE, la r&#233;forme de la loi des 35 heures. De massives suppressions d'emplois dans tous les services publics (&#224; l'exception bien s&#251;r de l'arm&#233;e et de la police !) qui ont permis de financer d'extraordinaires cadeaux fiscaux aux entreprises et aux plus fortun&#233;s. Tout cela accompagn&#233; d'une criminalisation des mouvements sociaux et d'une r&#233;pression accrue des travailleurs en lutte, des marins de la SNCM aux ouvriers de Thom&#233;-G&#233;not.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une situation catastrophique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2006, le nombre de titulaires du RMI &#233;tait de 1 247 700, soit une augmentation de 16 % par rapport &#224; d&#233;cembre 2002 (1 068 923). Les chiffres de la pr&#233;carit&#233; au travail, du mal-logement ou encore de la pauvret&#233; sont tout aussi &#233;loquents. Aujourd'hui, 12 % des salari&#233;s sont pr&#233;caires (CDD, int&#233;rim, etc.), environ 3,8 millions de salari&#233;s sur 22 millions travaillent &#224; temps partiel, soit 17 % d'entre eux. Pour la moiti&#233; d'entre ceux-ci, le salaire net est inf&#233;rieur &#224; 750 &#8364; par mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le taux de ch&#244;mage (qui ne comptabilise en r&#233;alit&#233; que la moiti&#233; des ch&#244;meurs), rest&#233; scotch&#233; &#224; 10 %&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Tous ces chiffres proviennent de l'observatoire de l'in&#233;galit&#233; et de (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, ne commence &#224; baisser que depuis peu, gr&#226;ce &#224; l'acc&#233;l&#233;ration des radiations et sans doute, c'est magique, &#224; l'approche de la campagne &#233;lectorale. Les ch&#244;meurs ont vu la dur&#233;e de leurs indemnisations amput&#233;e de 7 &#224; 8 mois d&#232;s d&#233;cembre 2002 avec l'aval de Fran&#231;ois Fillon alors ministre des Affaires sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, selon les crit&#232;res retenus, la France comptait en 2004 entre 3,6 millions et 6,9 millions de personnes pauvres et le nombre de travailleurs pauvres (moins de 645 &#8364; par mois) oscillait autour de 1,3 million de personnes. Alors m&#234;me que la protection sociale a &#233;t&#233; largement entam&#233;e par les r&#233;formes gouvernementales !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; un tel bilan de la droite, il n'est pas trop difficile pour la gauche de sembler &#234;tre... de gauche. On comprend que bien des travailleurs aient envie, sur le terrain &#233;lectoral, de rendre les coups re&#231;us ces cinq derni&#232;res ann&#233;es, en chassant la droite du pouvoir. Mais il ne faudrait pas pour autant devenir compl&#232;tement amn&#233;sique !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pour m&#233;moire...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sous le gouvernement Jospin, de 1997 &#224; 2002, la situation des salari&#233;s s'est-elle franchement am&#233;lior&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de Rmistes a tout de m&#234;me augment&#233; de 2 %. Les salaires ouvriers, globalement gel&#233;s, ont parfois franchement baiss&#233;. Il y a bien eu baisse des chiffres du ch&#244;mage, les trois premi&#232;res ann&#233;es : 3,4 millions de ch&#244;meurs en 2000 contre 4 millions en 1997. Mais il est vrai aussi que la gauche a b&#233;n&#233;fici&#233; d'un regain de croissance. Quand celle-ci s'est enray&#233;e, le ch&#244;mage a fait un bon de 12 % en un an (de novembre 2000 &#224; novembre 2001) sous l'effet de plans sociaux en rafales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, m&#234;me la baisse du ch&#244;mage des premi&#232;res ann&#233;es du gouvernement de la gauche plurielle fut un trompe-l'&#339;il. Car, dans le m&#234;me temps, le travail pr&#233;caire augmentait &#224; vive allure, l'&#201;tat donnant m&#234;me l'exemple en cr&#233;ant les emplois jeunes, ce CDD d'un an renouvelable cinq fois, pay&#233; au Smic, &#224; destination de la fonction publique. La soci&#233;t&#233; fran&#231;aise s'am&#233;ricanisait un peu : moins de ch&#244;meurs mais, &#224; la place, la banalisation des petits jobs pr&#233;caires sous-pay&#233;s, et la multiplication des &#171; travailleurs pauvres &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;En 2002, le terrain &#233;tait bien pr&#233;par&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si la situation des travailleurs s'est brutalement aggrav&#233;e au cours des cinq derni&#232;res ann&#233;es, il s'agit donc d'un glissement &#224; long terme o&#249; la gauche aura eu un r&#244;le non n&#233;gligeable. Y compris en commen&#231;ant et pr&#233;parant des r&#233;formes r&#233;alis&#233;es par la droite ! Pour preuve, bien des sc&#233;narios mis en &#339;uvre par le gouvernement Raffarin &#224; son arriv&#233;e &#233;taient issus des cartons ou projets d&#233;j&#224; en cours, de la gauche plurielle. Le plus embl&#233;matique, celui de la r&#233;forme des retraites trouve son inspiration dans le rapport Charpin (octobre 1998) qui pr&#233;conisait d&#233;j&#224; l'allongement du nombre d'ann&#233;es de cotisations jusqu'&#224; 42 ans et demi. Jospin s'engagera &#224; le faire en compagnie de Chirac au sommet europ&#233;en de Barcelone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment ceux qui se sont battus contre la r&#233;forme Fillon pourraient-ils donc placer leur confiance dans les politiciens socialistes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les ch&#244;meurs, alors que le plan d'aide au retour &#224; l'emploi (Pare), accord entre le Medef et les syndicats qui vise &#224; radier les ch&#244;meurs des liste de l'Unedic plus rapidement, a &#233;t&#233; ent&#233;rin&#233; par Martine Aubry ? Alors que les ch&#244;meurs qui occup&#232;rent les assedics pour arracher une am&#233;lioration de leur sort en furent chass&#233;s &#224; coups de matraque par les CRS de Chev&#232;nement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ceux qui se sont battus contre le CPE, alors que la pr&#233;carit&#233; du travail avait plus que jamais augment&#233; sous Jospin, y compris dans le public ? Et les licenci&#233;s ? &#192; peine &#233;lu en 1997, Jospin trahissait sa promesse de revenir sur la fermeture de Renault-Vilvoorde en d&#233;clarant &lt;em&gt;&#171; qu'on ne vivait plus dans une &#233;conomie administr&#233;e &#187;,&lt;/em&gt; en bref que les salari&#233;s se d&#233;brouillent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gauche, puis droite : le rythme des attaques n'a pas &#233;t&#233; le m&#234;me mais, en d&#233;finitive, elles sont toujours l&#224;. C'est pourquoi le patronat, lui, se soucie bien peu de la couleur politique du moment. Car c'est bien le patronat, en d&#233;finitive, qui fait l'essentiel de la politique &#233;conomique, impose le rythme des d&#233;gradations sociales, refa&#231;onne la soci&#233;t&#233; selon ses int&#233;r&#234;ts. La classe politique, qu'elle &#233;marge au PS, &#224; l'UMP ou &#224; l'UDF, ne fait finalement qu'accompagner le mouvement, dans un emballage plus ou moins cynique... ou &#171; social &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marc OUSSY&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Les 35 heures, chef-d'&#339;uvre de la gauche plurielle ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sociale, la loi Aubry sur les 35 heures ? La propagande de la droite et du Medef finirait presque par nous le faire croire ! Sous pr&#233;texte d'une diminution du temps de travail, elle a pourtant exauc&#233; l'un des vieux r&#234;ves du patronat : organiser les horaires du travail &#224; sa guise, en annualisant le temps de travail. Une semaine &#224; 48 heures, la suivante &#224; 20 heures, c'est au bon vouloir du patron. Un aspect particuli&#232;rement important est que les modalit&#233;s d'application de cette loi se sont discut&#233;es entreprise par entreprise, ce qui &#233;tait &#233;videmment tr&#232;s favorable aux patrons du point de vue du rapport de force. R&#233;sultat : le passage aux 35 heures s'est accompagn&#233; de blocages de salaires la plupart du temps et a permis la remise en cause de toutes les conventions collectives. Fillon aura d'ailleurs su l'utiliser lors de sa loi sur le dialogue social qui permet aux accords d'entreprises de d&#233;roger sans condition aux accords de branches : la n&#233;gociation entreprise par entreprise est devenue une pratique courante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bilan : si, parfois, des cadres ont pu retirer de la loi des week-ends prolong&#233;s, les ouvriers et la plupart des employ&#233;s ont &#233;chang&#233; le gel des salaires contre plus de flexibilit&#233; plut&#244;t qu'une vraie baisse du travail. Au chapitre des services rendus au patronat, la droite peut &#234;tre jalouse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Tous ces chiffres proviennent de l'observatoire de l'in&#233;galit&#233; et de l'Insee.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Privatisations : la gauche ne s'en prive pas
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Parti socialiste
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		<dc:subject>Nationalisations
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		<dc:subject>Privatisations
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		<description>En 2006, au Parlement, les socialistes ont bravement bataill&#233; l&#224; o&#249; ils &#233;taient certains de ne pouvoir gagner : contre la privatisation d'EDF et le projet de fusion Suez-GDF. Pour un peu, on pourrait croire que les services publics ont trouv&#233; l&#224; leurs d&#233;fenseurs les plus acharn&#233;s. Et pourtant... &lt;br /&gt;Dans la course aux privatisations, le gagnant est... &lt;br /&gt;Chirac ? Balladur ? Non, Jospin ! &lt;br /&gt;Depuis 1986, nous avons assist&#233; &#224; trois grandes vagues de privatisations. Sous le gouvernement Chirac d'abord&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Nationalisations-+" rel="tag"&gt;Nationalisations
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Privatisations-+" rel="tag"&gt;Privatisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2006, au Parlement, les socialistes ont bravement bataill&#233; l&#224; o&#249; ils &#233;taient certains de ne pouvoir gagner : contre la privatisation d'EDF et le projet de fusion Suez-GDF. Pour un peu, on pourrait croire que les services publics ont trouv&#233; l&#224; leurs d&#233;fenseurs les plus acharn&#233;s. Et pourtant...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Dans la course aux privatisations, le gagnant est...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chirac ? Balladur ? Non, Jospin !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1986, nous avons assist&#233; &#224; trois grandes vagues de privatisations. Sous le gouvernement Chirac d'abord (1986-1988), Mitterrand &#233;tant encore pr&#233;sident : elles ont concern&#233; pr&#232;s de 500 000 salari&#233;s, le tout pour 13 milliards d'euros actuels. La gauche au pouvoir les cinq ans suivants n'a proc&#233;d&#233; &#224; aucune renationalisation. La seconde vague s'est d&#233;roul&#233;e sous les gouvernements Balladur puis Jupp&#233; (1993-1997). Pas moins de 400 000 salari&#233;s ont &#233;t&#233; touch&#233;s, pour la somme totale de 26 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re vague n'est autre que celle op&#233;r&#233;e par le gouvernement Jospin (1997-2002) qui a ouvert le capital de France-T&#233;l&#233;com et celui d'Air-France, privatis&#233; Thomson-Multim&#233;dia, le GAN et la CNP dans les assurances, la Soci&#233;t&#233; marseillaise de cr&#233;dit, RMC, le Cr&#233;dit Lyonnais, A&#233;rospatiale-Matra, pour un montant de 31 milliards d'euros, soit 5 milliards de plus que sous les gouvernements de Jupp&#233; et Balladur r&#233;unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ce triste inventaire r&#233;v&#232;le que la gauche a une part au moins &#233;gale &#224; celle de la droite (si ce n'est plus) dans les privatisations, la seule chose qui change semble &#234;tre le vocabulaire. Sur France 2, le soir de l'annonce de sa candidature en 2002, Jospin r&#233;pondait &lt;em&gt;&#171; certainement pas &#187;&lt;/em&gt; &#224; une question sur la privatisation &#233;ventuelle d'EDF, mais parlait vingt secondes plus tard d'&lt;em&gt;&#171; une ouverture ma&#238;tris&#233;e du capital &#187;.&lt;/em&gt; &#171; Ouverture du capital &#187; dont l'exemple de France-T&#233;l&#233;com est particuli&#232;rement significatif.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'exemple de France-T&#233;l&#233;com&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour privatiser les PTT (Postes, T&#233;l&#233;graphes, T&#233;l&#233;phones), il fallait s&#233;parer la t&#233;l&#233;phonie des postes et t&#233;l&#233;graphes, moins int&#233;ressants en terme de profits (quel patron voudrait acheter une entreprise d&#233;ficitaire ?). Telle &#233;tait la recommandation d'un ministre des PTT de droite : G&#233;rard Longuet. Mais savez-vous qui a effectivement op&#233;r&#233; cette s&#233;paration ? Paul Quil&#232;s, ministre de gauche du gouvernement Rocard. Ainsi est n&#233;e en 1988 France-T&#233;l&#233;com. En 1996, la balle &#233;tait dans le camp de la droite et Fran&#231;ois Fillon, alors ministre des Postes et T&#233;l&#233;communications, transforma France-T&#233;l&#233;com en soci&#233;t&#233; anonyme, encore une &#233;tape vers la privatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224;-dessus arriv&#232;rent les &#233;lections l&#233;gislatives de 1997 et la victoire de la gauche. La d&#233;claration PS-PC du 29 avril 1997, lors de la campagne promettait &lt;em&gt;&#171; pour France-T&#233;l&#233;com, Thomson et Air-France, l'arr&#234;t des privatisations &#187;.&lt;/em&gt; Jospin avait m&#234;me d&#233;clar&#233; que France-T&#233;l&#233;com serait &#171; renationalis&#233;e &#187; en cas de victoire. Eh bien, une fois &#233;lu, il a fait exactement le contraire, expliquant qu'il ne s'agissait pas d'une &lt;em&gt;&#171; privatisation &#187;,&lt;/em&gt; puisque l'&#201;tat devait rester majoritaire, mais seulement d'une &lt;em&gt;&#171; ouverture du capital &#187;&lt;/em&gt; au secteur priv&#233;, d'une &lt;em&gt;&#171; respiration des services publics &#187;.&lt;/em&gt; C'est pr&#233;cis&#233;ment cette &#171; ouverture du capital &#187; au priv&#233; qui a ensuite permis &#224; la droite (en 2003) de faire adopter une loi autorisant l'&#201;tat &#224; c&#233;der la majorit&#233; du capital de France-T&#233;l&#233;com &#224; des capitalistes priv&#233;s (entre-temps, l'&#201;tat avait inject&#233; 9,2 milliards suppl&#233;mentaires dans le capital de l'entreprise avec l'argent pris sur nos imp&#244;ts). L'&#171; ouverture au capital &#187; n'avait en fait pas d'autre but. La &#171; respiration &#187; de Jospin cachait mal la &#171; vampirisation &#187; des entrepreneurs priv&#233;s. Et l'alternance &#171; gauche-droite-gauche-droite &#187; a scand&#233; la marche d'une privatisation par &#233;tapes dont la gauche a pris la plus grande part et que les contribuables ont pay&#233; de leur poche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vendant de larges parts de France-T&#233;l&#233;com et d'Air-France, la gauche a donn&#233; sa caution &#224; la privatisation des services publics. Avec toutes ses cons&#233;quences pour les travailleurs : restructurations, suppressions de postes, augmentation des cadences, d&#233;t&#233;rioration des services pour les usagers et pillage des fonds de l'&#201;tat par les grandes entreprises. Cette attitude eut certainement pour cons&#233;quence de d&#233;moraliser bien des militants de gauche qui entendaient se battre contre les privatisations. Ironie du sort : alors qu'en 1993 Balladur avait d&#251; renoncer &#224; privatiser Air-France face &#224; la mobilisation des salari&#233;s, emmen&#233;s entre autres par des militants du PCF, c'est finalement Gayssot, le ministre PCF des Transports, qui parvint &#224; privatiser l'entreprise...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, d&#233;fenseurs des services publics les socialistes et leurs alli&#233;s ? Ce n'&#233;tait sans doute pas l'opinion de certains participants d'une manifestation nationale de d&#233;fense des services publics, &#224; Tulle il y a trois ans : ils bombard&#232;rent Fran&#231;ois Hollande de boules de neige pour le faire d&#233;guerpir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#233;o BASERLI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_240 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L250xH332/affaires-8835d.gif?1527564156' width='250' height='332' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le Parti socialiste est-il moins imp&#233;rialiste que la droite ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Le-Parti-socialiste-est-il-moins-imperialiste-que-la-droite</link>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Parti socialiste
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		<dc:subject>Imp&#233;rialisme
</dc:subject>

		<description>C'&#233;tait l'espoir de ceux qui s'imaginaient, en 1981, que les socialistes rompraient avec la politique n&#233;ocoloniale du gaullisme en Afrique, et d&#233;mant&#232;leraient les r&#233;seaux mafieux de la Fran&#231;afrique qui liaient les dictateurs africains &#224; la droite fran&#231;aise... Mitterrand s'en est bien gard&#233;. Il a m&#234;me ajout&#233; ses propres r&#233;seaux, tiss&#233;s par son fils Jean-Christophe, surnomm&#233; &#171; Papamadit &#187;, dans les capitales africaines, aux r&#233;seaux gaullistes ! &lt;br /&gt;Dans les deux derni&#232;res d&#233;cennies, pour d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Parti-socialiste-+" rel="tag"&gt;Parti socialiste
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Imperialisme-+" rel="tag"&gt;Imp&#233;rialisme
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait l'espoir de ceux qui s'imaginaient, en 1981, que les socialistes rompraient avec la politique n&#233;ocoloniale du gaullisme en Afrique, et d&#233;mant&#232;leraient les r&#233;seaux mafieux de la Fran&#231;afrique qui liaient les dictateurs africains &#224; la droite fran&#231;aise... Mitterrand s'en est bien gard&#233;. Il a m&#234;me ajout&#233; ses propres r&#233;seaux, tiss&#233;s par son fils Jean-Christophe, surnomm&#233; &#171; Papamadit &#187;, dans les capitales africaines, aux r&#233;seaux gaullistes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux derni&#232;res d&#233;cennies, pour d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts de la bourgeoisie fran&#231;aise dans le monde, les gouvernements socialistes ont m&#234;me &#233;t&#233; responsables d'horreurs pires encore que celles de la droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque Saddam Hussein s'empara du Kowe&#239;t en ao&#251;t 1990, la France, qui avait vendu tant d'armes au dictateur la d&#233;cennie pr&#233;c&#233;dente, rejoignit sans tarder la coalition militaire qui devait &#171; lib&#233;rer &#187; &#224; coups de bombardements &#171; chirurgicaux &#187; le magnifique champ p&#233;trolif&#232;re. Mitterrand d&#233;clara alors que&lt;em&gt; &#171; dans l'ordre des nations, (...) la France doit tenir son rang &#187;.&lt;/em&gt; En participant au bain de sang.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Du g&#233;nocide rwandais...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 1990, le gouvernement fran&#231;ais &#233;tait &#233;galement pr&#233;occup&#233; par son &#171; pr&#233; carr&#233; &#187; africain. Un des r&#233;gimes amis de la France, la dictature d'Habyarimana qui r&#232;gnait alors au Rwanda, s'est trouv&#233; menac&#233; par une arm&#233;e rebelle, le FPR. La France soutint fermement, avec de l'argent, des armes, des conseillers, le gouvernement en place, qui attisait pourtant au maximum les rivalit&#233;s inter-ethniques et se donnait tous les moyens, y compris une propagande ouverte, pour pr&#233;parer un v&#233;ritable g&#233;nocide contre la minorit&#233; tutsie dont le FPR &#233;tait issu. En 1990, d&#233;j&#224;, Mitterrand envoya des parachutistes assister l'arm&#233;e rwandaise mise en difficult&#233; par le FPR. En avril 1994, alors que le FPR commen&#231;ait &#224; gagner la guerre, le r&#233;gime en place organisa l'extermination de quelque 800 000 tutsis en quelques semaines. L'arm&#233;e fran&#231;aise n'a certes pas particip&#233; directement aux massacres. Mitterrand ne les a certes pas d&#233;cid&#233;s ni sans doute voulus. Mais le soutien politique, financier, militaire de la France, jusqu'&#224; l'encadrement et l'entra&#238;nement des troupes g&#233;nocidaires &#224; la veille encore de son d&#233;clenchement, ont contribu&#233; &#224; rendre possible ce g&#233;nocide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois mois apr&#232;s le d&#233;but des massacres, Mitterrand et son Premier ministre, alors de droite, Balladur, d&#233;cid&#232;rent de faire intervenir &#224; nouveau l'arm&#233;e fran&#231;aise. Ce fut l'op&#233;ration Turquoise, officiellement destin&#233;e &#224; sauver des vies. En r&#233;alit&#233;, les troupes fran&#231;aises ont permis aux massacreurs de se replier au Za&#239;re voisin et, &#224; cette occasion, Mitterrand remit en selle sur la sc&#232;ne internationale le vieux dictateur za&#239;rois Mobutu, un autre fid&#232;le ami de la France ! En plein g&#233;nocide, les socialistes et la droite s'entendirent donc pour continuer &#224; privil&#233;gier les int&#233;r&#234;ts de grande puissance de la France dans la r&#233;gion, tout en faisant mine de vouloir seulement ramener la paix...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;...&#224; la recherche de nouvelles m&#233;thodes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout cela n'est-il imputable qu'au cynisme du seul Mitterrand ? Le Parti socialiste d'aujourd'hui n'a-t-il pas les mains plus propres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Force est de constater pourtant que, douze ans apr&#232;s le g&#233;nocide rwandais, la plupart des t&#233;nors socialistes continuent de nier la v&#233;rit&#233;. Jack Lang a encore dit r&#233;cemment qu'il &#233;tait &lt;em&gt;&#171; fier de ce que la France a fait au Rwanda &#187;.&lt;/em&gt; Hubert V&#233;drine, principal conseiller de Mitterrand &#224; l'&#233;poque, est devenu ensuite ministre des Affaires &#233;trang&#232;res de Jospin de 1997 &#224; 2002 et continue d'&#234;tre une personnalit&#233; influente du parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que Lionel Jospin avait annonc&#233;, &#224; partir de 1997, des r&#233;formes qui devaient rompre avec l'image de la Fran&#231;afrique. Le minist&#232;re de la Coop&#233;ration, jusque-l&#224; consid&#233;r&#233; comme une sorte de &#171; minist&#232;re de l'Afrique &#187;, fut rattach&#233; au minist&#232;re des Affaires &#233;trang&#232;res. En quelques ann&#233;es, les effectifs militaires bas&#233;s en Afrique ont &#233;t&#233; ramen&#233;s de 8 000 &#224; moins de 5 000. Jospin lan&#231;ait alors le slogan &lt;em&gt;&#171; ni indiff&#233;rence ni ing&#233;rence &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;formes - qui furent alors d&#233;cid&#233;es en commun avec le pr&#233;sident, Chirac - correspondent-elles &#224; un recul de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais en Afrique ? C'est douteux ! &#192; cette &#233;poque, le secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; la Coop&#233;ration Charles Josselin expliquait que &lt;em&gt;&#171; dans le rapport de force qui s'installe entre les &#201;tats-Unis et la France en Afrique, la France doit pouvoir compter sur l'aide de ses partenaires europ&#233;ens car, seule, elle ne peut faire face &#187;.&lt;/em&gt; Les interventions sur le sol africain devront donc d&#233;sormais s'effectuer de pr&#233;f&#233;rence sous le drapeau europ&#233;en, voire sous celui de l'ONU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, la mise en place du dispositif &#171; Recamp &#187; (Renforcement des Capacit&#233;s Africaines de Maintien de la Paix ) r&#233;pond - vieille tactique - &#224; la n&#233;cessit&#233; de dissimuler les interventions de la France derri&#232;re de pr&#233;tendues op&#233;rations de maintien de la paix, mais de plus en plus sous des couleurs africaines. Ces &#171; capacit&#233;s africaines &#187; auraient ainsi la vertu d'appara&#238;tre aux yeux des populations locales comme n'&#339;uvrant pas directement pour les int&#233;r&#234;ts fran&#231;ais. Une man&#339;uvre qui pla&#238;t autant &#224; la gauche qu'&#224; la droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent VASSIER&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> &#171; Ferme et humain &#187; ou &#171; humain et ferme &#187; ?
</title>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Parti socialiste
</dc:subject>
		<dc:subject>Immigr&#233;s
</dc:subject>

		<description>L'immigration avait &#233;t&#233; un des th&#232;mes de la campagne des &#233;lections l&#233;gislatives de 1997, moins d'un an apr&#232;s l'occupation de l'&#233;glise Saint-Bernard qui marquait la naissance du mouvement des sans-papiers. De nombreux &#233;trangers et leurs soutiens avaient mis leurs espoirs dans la gauche, m&#234;me si le candidat Jospin ne s'&#233;tait engag&#233; qu'&#224; &#171; repeigner &#187; les lois Pasqua-Debr&#233;, qui durcissaient les conditions d'obtention de la carte de s&#233;jour. D&#232;s juin 1997, Chev&#232;nement, ministre de l'Int&#233;rieur, propose un &#171; &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Immigration-+" rel="tag"&gt;Immigr&#233;s
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'immigration avait &#233;t&#233; un des th&#232;mes de la campagne des &#233;lections l&#233;gislatives de 1997, moins d'un an apr&#232;s l'occupation de l'&#233;glise Saint-Bernard qui marquait la naissance du mouvement des sans-papiers. De nombreux &#233;trangers et leurs soutiens avaient mis leurs espoirs dans la gauche, m&#234;me si le candidat Jospin ne s'&#233;tait engag&#233; qu'&#224; &lt;em&gt;&#171; repeigner &#187;&lt;/em&gt; les lois Pasqua-Debr&#233;, qui durcissaient les conditions d'obtention de la carte de s&#233;jour. D&#232;s juin 1997, Chev&#232;nement, ministre de l'Int&#233;rieur, propose un &#171; plan de r&#233;gularisation &#187; : 150 000 dossiers sont d&#233;pos&#233;s dans les pr&#233;fectures. R&#233;sultat : 80 000 r&#233;gularisations, mais 70 000 d&#233;bout&#233;s, inscrits au &#171; fichier des personnes recherch&#233;es &#187; et expuls&#233;s en priorit&#233;. La politique de la carotte et du b&#226;ton, donc... qui a eu comme cons&#233;quence - et c'est l'int&#233;r&#234;t de la gauche pour la bourgeoisie - de d&#233;mobiliser la partie de l'opinion publique un temps solidaire du combat des sans-papiers.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Chev&#232;nement expuls&#233; de l'au-del&#224;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1999, l&#233;g&#232;re inflexion, c'en est fini de la carotte. Chev&#232;nement, apr&#232;s un long coma, revient avec un objectif affich&#233; : d&#233;passer le record d'expulsions &#233;tabli par le gouvernement pr&#233;c&#233;dent (12 000 par an, plus que sous Debr&#233;, m&#234;me si c'&#233;tait encore loin du record atteint en 2006 : 20 000). Contr&#244;les au faci&#232;s, consignes r&#233;pressives, racolage x&#233;nophobe... La gauche fait de la concurrence &#224; la droite. Symbole : en mai 2000, les CRS &#233;vacuent brutalement la Bourse du travail de Lille occup&#233;e par des sans-papiers. Quatre ans apr&#232;s Saint-Bernard, retour &#224; la case d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La double peine n'avait toujours pas &#233;t&#233; abrog&#233;e en 2002. L'assistance &#224; un &#233;tranger en situation irr&#233;guli&#232;re est rest&#233;e un d&#233;lit. Quant au droit de vote des &#233;trangers, m&#234;me seulement aux &#233;lections locales, la gauche le promet depuis plus de 25 ans sans avoir jamais eu le courage de le faire. Au bilan, &#224; la fin du mandat, les lois Pasqua-Debr&#233; n'&#233;taient pas abolies, mais simplement toilett&#233;es : certains aspects inapplicables avaient &#233;t&#233; corrig&#233;s, d'autres durcis.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Sauvageon, c'est moins pire que racaille ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les provocations bravaches de Sarkozy ne sont pas aussi nouvelles que la gauche voudrait nous le faire croire. Les &#171; premiers flics de France &#187;, quelles que soient leurs couleurs, rivalisent d'ing&#233;niosit&#233; pour &#234;tre plus d&#233;magogues que leurs pr&#233;d&#233;cesseurs. Un petit quizz vaut mieux qu'un long discours : vaut-il mieux &#234;tre qualifi&#233; de &#171; sauvageon &#187; (sauce Chev&#232;nement) ou de &#171; racaille &#187; (fa&#231;on Sarkozy) ? Qui a interdit les rassemblements dans les halls d'immeuble en octobre 2001 ? Qui a profit&#233; du plan vigipirate et du 11 Septembre pour remplir un peu plus les centres de r&#233;tention ? Qui a propos&#233; en premier la cr&#233;ation &#171; d'internats d'excellence scolaire &#187;, pour les parents qui voudraient &#171; soustraire leur enfants &#224; certaines mauvaises fr&#233;quentations &#187; ? Qui a compar&#233; l'action de la Bac &#224; celle des casques bleus de Sarajevo ? Qui a import&#233; en France le concept de &#171; tol&#233;rance z&#233;ro &#187; ?&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Dans l'ordre : &#224; vous de voir. Jospin, avec la &#171; loi sur la s&#233;curit&#233; (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont bien injustes les critiques de l'UMP qui qualifiaient de &#171; laxiste &#187; le gouvernement de gauche plurielle. Par veulerie et par calcul politique, la gauche a embo&#238;t&#233; le pas &#224; la droite, trop heureuse de laisser d&#233;signer une fraction des travailleurs comme responsables de la d&#233;gradation des conditions de vie de tous. Certes, Sarkozy a montr&#233; depuis que, sur un plan purement comptable, il pouvait &#234;tre pire que Jospin, d'autant plus qu'il a encore aggrav&#233; les lois Pasqua-Debr&#233;-Chev&#232;nement par sa loi d'&#171; immigration choisie &#187; de juin 2006. Mais, contrairement &#224; la gauche, il n'avait pas la confiance de ceux qui auraient pu ou voulu s'opposer &#224; l'offensive r&#233;actionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rapha&#235;l PRESTON&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans l'ordre : &#224; vous de voir. Jospin, avec la &#171; loi sur la s&#233;curit&#233; quotidienne &#187;, deux ans avant la &#171; loi pour la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure &#187; de Sarkozy. Vaillant, deuxi&#232;me ministre de l'int&#233;rieur de Jospin. Dray, &#171; Monsieur s&#233;curit&#233; &#187; du PS, actuel porte-parole de Royal. Le m&#234;me. Encore lui.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Pour aller &#224; l'&#201;lys&#233;e, ne faut-il pas acqu&#233;rir la d&#233;magogitude ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Pour-aller-a-l-Elysee-ne-faut-il-pas-acquerir-la-demagogitude</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Parti socialiste
</dc:subject>
		<dc:subject>Elections
</dc:subject>

		<description>S&#233;gol&#232;ne Royal peinerait &#224; achever son livre D&#233;sir d'avenir. Elle pourrait cependant sortir d&#232;s maintenant un v&#233;ritable petit manuel de d&#233;magogie &#224; l'usage du candidat pr&#233;sidentiable. &lt;br /&gt;Probl&#232;me num&#233;ro 1 : comment cacher qu'on n'a pas de programme ? Ce n'en est visiblement pas un pour la candidate du Parti socialiste : sans complexe, elle va &#233;couter les Fran&#231;ais ! Son site Internet &#171; d&#233;sir d'avenir &#187; est fait pour &#231;a... La d&#233;magogie politicienne bat de nouveaux records. Ce qui n'a pas emp&#234;ch&#233; le PS de la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Elections-+" rel="tag"&gt;Elections
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S&#233;gol&#232;ne Royal peinerait &#224; achever son livre D&#233;sir d'avenir. Elle pourrait cependant sortir d&#232;s maintenant un v&#233;ritable petit manuel de d&#233;magogie &#224; l'usage du candidat pr&#233;sidentiable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Probl&#232;me num&#233;ro 1 : comment cacher qu'on n'a pas de programme ? Ce n'en est visiblement pas un pour la candidate du Parti socialiste : sans complexe, elle va &#233;couter les Fran&#231;ais ! Son site Internet &lt;em&gt;&#171; d&#233;sir d'avenir &#187;&lt;/em&gt; est fait pour &#231;a... La d&#233;magogie politicienne bat de nouveaux records. Ce qui n'a pas emp&#234;ch&#233; le PS de la d&#233;signer triomphalement.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Nous conseillons vivement &#224; nos lecteurs de consulter sur Internet la (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Si elle peut le ramener au pouvoir, peu importe ce qu'elle peut raconter. Du moment que &#231;a marche...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Sarkol&#232;ne &#224; l'attaque contre les parents...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand elle d&#233;livre ses bribes de programme, ce n'est pas fait pour rassurer les travailleurs et l'ensemble des classes populaires. Car son probl&#232;me num&#233;ro 2, c'est comment ratisser large, y compris &#224; droite. Alors elle choisit clairement de concurrencer Sarkozy sur son propre terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a d&#233;fray&#233; la chronique en se pronon&#231;ant pour l'encadrement militaire des jeunes d&#233;linquants, en montrant du doigt leurs parents, auxquels elle pr&#233;tend proposer une &#171; &#233;cole de parents &#187; qui leur rappellerait leurs devoirs &#233;l&#233;mentaires, et en les mena&#231;ant de suppression des allocations familiales. S&#233;gol&#232;ne Royal choisit le discours ouvertement moralisateur, parlant de &#171; responsabilit&#233; individuelle &#187; devant les difficult&#233;s sociales et de &#171; reconstruire la valeur travail &#187; au moment o&#249; nombre de travailleurs rencontrent le ch&#244;mage et la pr&#233;carit&#233;. C'est cela qu'elle appelle parler sans tabou ? En tout cas, pas sans m&#233;pris des milieux populaires &#224; qui elle fait la le&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;... les immigr&#233;s...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans la m&#234;me veine, elle n'a aucun scrupule &#224; copier Sarkozy dans sa d&#233;magogie anti-immigr&#233;s. Elle a r&#233;cemment pris position contre la r&#233;gularisation massive des sans-papiers, invoquant le risque de cr&#233;er un appel d'air en levant &lt;em&gt;&#171; des espoirs consid&#233;rables dans les pays d'origine &#187;&lt;/em&gt;. Au-del&#224; du d&#233;sir de s&#233;duire l'&#233;lectorat r&#233;actionnaire, il y a aussi le fait que S&#233;gol&#232;ne Royal court au devant des besoins du patronat : il est bien plus avantageux pour les patrons de disposer d'une main d'&#339;uvre sans droits, compl&#232;tement &#224; leur merci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle pr&#244;ne d'ailleurs la cr&#233;ation de &lt;em&gt;&#171; visas aller-retour qui pourraient permettre aux &#233;trangers de venir pour des activit&#233;s saisonni&#232;res et de pouvoir rentrer en toute s&#233;curit&#233; dans leur pays &#187;&lt;/em&gt;. Autrement dit, l'exploitation &#224; la carte : l'autorisation de s&#233;jour se limiterait &#224; la dur&#233;e du contrat de travail et plus question de regroupement familial. Pour S&#233;gol&#232;ne Royal, qui aime tant exalter les valeurs de la famille, ce n'est visiblement pas un probl&#232;me qu'un travailleur ne voit pas sa femme et ses enfants des mois durant !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;... les travailleurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Enfin, pour rien au monde, elle n'aurait oubli&#233; la d&#233;magogie anti-fonctionnaires ! Toujours ce vieux discours qui vise &#224; diviser les salari&#233;s entre eux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les profs, ces paresseux, ne travaillent pas assez, ils ont m&#234;me le temps de donner des cours particuliers ! Qu'ils fassent donc 35 heures de pr&#233;sence au coll&#232;ge ou au lyc&#233;e. Pas grave s'ils n'ont plus le temps de pr&#233;parer leurs cours et de corriger les travaux de leurs &#233;l&#232;ves, ils pourront toujours faire de la garderie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un monde o&#249; l'ins&#233;curit&#233; face au travail domine, &#224; son tour elle veut nous faire croire qu'avoir un emploi stable est un privil&#232;ge. Cela &#233;viterait de regarder vers ceux qui profitent de ce climat pour aggraver l'exploitation de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lydie GRIMAL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_238 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L350xH329/rang-52213.gif?1528276402' width='350' height='329' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Un clin d'&#339;il &#224; gauche, un clin d'&#339;il &#224; droite ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant, Royal a plut&#244;t lorgn&#233; sur sa droite. Elle doit sans doute penser que l'&#233;lectorat de gauche ira de toute fa&#231;on voter pour elle contre Le Pen et Sarkozy. Mais, comme il faut quand m&#234;me se m&#233;fier - son troupeau &#233;lectoral pourrait se rebiffer -, elle vient de se rappeler qu'il fallait tout de m&#234;me s'adresser aussi &#224; lui. Ce qui nous vaut sans doute les d&#233;clarations r&#233;centes sur la lutte contre la vie ch&#232;re, le droit au logement et &#224; l'&#233;ducation. Promettre la construction de 120 000 logements sociaux, cela ne co&#251;te pas cher justement et le catalogue des promesses non tenues &#224; ce sujet serait bien long...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que, dans son programme, le PS n'a pas fait mieux que sa candidate. Rien de s&#233;rieux sur le logement, par exemple, sinon la proposition de commander au Conseil &#233;conomique et social... un rapport sur le droit au logement opposable, cette mesure bidon que Chirac vient de sortir de son chapeau. Il a sans doute oubli&#233; que ledit Conseil... a d&#233;j&#224; &#233;crit le rapport en question, il y a deux ans !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Nous conseillons vivement &#224; nos lecteurs de consulter sur Internet la chanson &#171; une rose, une femme, un projet &#187; compos&#233;e par les MJS 24 heures apr&#232;s avoir encore dit qu'elle &#233;tait de droite.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Bipartisme et alternance : un syst&#232;me international
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Bipartisme-et-alternance-un-systeme-international</link>
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		<dc:date>2007-01-18T16:40:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Le bipartisme, avec alternance ou cohabitation, n'a rien de sp&#233;cifiquement fran&#231;ais. La plupart des bourgeoisies des pays d&#233;velopp&#233;s stabilisent leur syst&#232;me politique &#224; l'aide de ce balancier : un gros parti &#224; droite, un autre suppos&#233; de gauche, avec &#233;ventuellement quelques satellites plus radicaux dont les compositions, recompositions, participations ou refus de participation aux coalitions gouvernementales sont cens&#233;s donner un peu de vraisemblance au jeu d&#233;mocratique. Rien de mieux que l'infinie&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Gauche-droite-gauche-le-piege-de-l-alternance-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Gauche, droite, gauche&#8230; le pi&#232;ge de l'alternance
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le bipartisme, avec alternance ou cohabitation, n'a rien de sp&#233;cifiquement fran&#231;ais. La plupart des bourgeoisies des pays d&#233;velopp&#233;s stabilisent leur syst&#232;me politique &#224; l'aide de ce balancier : un gros parti &#224; droite, un autre suppos&#233; de gauche, avec &#233;ventuellement quelques satellites plus radicaux dont les compositions, recompositions, participations ou refus de participation aux coalitions gouvernementales sont cens&#233;s donner un peu de vraisemblance au jeu d&#233;mocratique. Rien de mieux que l'infinie succession droite/gauche pour que &lt;em&gt;&#171; tout bouge sans que rien ne change &#187;&lt;/em&gt;, selon la maxime du Gu&#233;pard. Car, s'il arrive que les syst&#232;mes &#224; deux t&#234;tes permettent l'expression de nuances ou de changements de cap, parfois importants, dans les strat&#233;gies bourgeoises&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Comme on a pu le voir avec l'arriv&#233;e au pouvoir de Thatcher en (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, le plus souvent, la bipolarisation permet au contraire la plus grande continuit&#233;. Comment mieux persuader en effet qu'une politique est in&#233;vitable qu'en la d&#233;clinant en version de droite, puis de gauche ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bipartisme est par ailleurs utile pour aller chercher l'adh&#233;sion de l'ensemble de l'&#233;lectorat. &#192; des bourgeoisies qui ont mis tout le XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#224; se r&#233;soudre au suffrage universel, ce syst&#232;me a montr&#233; comment annexer les &#233;lectorats populaires en leur offrant des repr&#233;sentants officiels, m&#234;me si ces &#171; partis de gauche &#187; ne se distinguent de leurs concurrents que par l'emballage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce syst&#232;me a ses contradictions. L'accumulation des d&#233;ceptions de l'alternance provoque une certaine lassitude et l'abstention cro&#238;t r&#233;guli&#232;rement, dans les classes populaires d'abord&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Elle a gagn&#233; 5 &#224; 10 % en France les vingt derni&#232;res ann&#233;es, variant selon les (...)' id='nh4-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Et les politiciens de regretter alors la &#171; crise de la d&#233;mocratie &#187;, avec le reproche implicite aux abstentionnistes-qui-ne-connaissent-pas-la-chance-qu'ils-ont de ne plus assez faire semblant d'y croire. Qu'&#224; cela ne tienne : m&#234;me un peu fatigu&#233;, le bipartisme ne remplit pas mal sa fonction, et tant pis pour les pauvres s'ils jouent moins un jeu qui n'est de toute fa&#231;on pas pour eux... jusqu'au jour o&#249; ils d&#233;cideront de le jouer autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bipartisme des pays imp&#233;rialistes a ses exceptions : le Japon, notamment, dirig&#233; entre 1955 et 1993 par le seul PLD (Parti lib&#233;ral-d&#233;mocrate, conservateur), n'a connu depuis que de br&#232;ves alternances avec des coalitions plus &#224; gauche. Mais il est la r&#232;gle pour l'Europe occidentale comme pour les &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Grande-Bretagne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Elle offre le mod&#232;le le plus v&#233;n&#233;rable. Le pouvoir se r&#233;partit entre conservateurs et travaillistes, avec une proportion deux tiers / un tiers sur l'ensemble du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Le troisi&#232;me parti par ordre d'importance, celui des Lib&#233;raux-D&#233;mocrates, se pr&#233;sentant comme centre gauche, n'offre m&#234;me pas l'illusion d'une alternative possible. Au pouvoir entre 1979 et 1997, le Parti conservateur de Thatcher puis Major a jou&#233; un r&#244;le pionnier par le d&#233;veloppement de politiques lib&#233;rales radicales dans le domaine &#233;conomique et agressives sur le plan social. Le Parti travailliste et Tony Blair remport&#232;rent les &#233;lections de 1997. Ce retour de la gauche, apr&#232;s dix-huit ann&#233;es d'une droite dure, suscita des espoirs... que Blair lui-m&#234;me n'encouragea pas : h&#233;raut du &#171; New Labour &#187;, il affichait ses distances avec ce qu'il appella la &lt;em&gt;&#171; looney left &#187;&lt;/em&gt; (la &#171; gauche barjot &#187;), et annon&#231;a qu'il n'avait pas l'intention de revenir sur l'h&#233;ritage de Thatcher. Promesse tenue.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Italie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 1980, le p&#244;le de droite &#233;tait anim&#233; par la D&#233;mocratie chr&#233;tienne, au pouvoir gr&#226;ce au soutien de petits partis du centre, l'opposition de gauche &#233;tant assur&#233;e par le Parti communiste&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Une originalit&#233; nationale rappelant un peu la situation fran&#231;aise de (...)' id='nh4-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ce paysage politique s'est largement modifi&#233; dans les ann&#233;es 1990 avec la scission du PCI en un parti social-d&#233;mocrate, Democratici di sinistra, et un parti post-stalinien maintenu, Rifondazione comunista. &#192; droite, la D&#233;mocratie chr&#233;tienne a laiss&#233; la place &#224; Forza Italia, un mouvement fond&#233; par Berlusconi&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Homme d'affaires ayant fait son entr&#233;e en politique apr&#232;s un enrichissement (...)' id='nh4-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; qui remporta les &#233;lections de 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir fut r&#233;cup&#233;r&#233; en 1996 par la coalition de gauche &#171; Ullivo &#187; (l'Olivier), dirig&#233;e par Romano Prodi, qui s'illustra par sa politique d'aust&#233;rit&#233; et de blocage des salaires. Au point que Rifondazione finit par lui faire d&#233;faut, faisant tomber l'Olivier en 1998. La droite de Berlusconi revint aux affaires en 2001, puis ce fut &#224; nouveau le tour de Prodi en 2006. Les derni&#232;res &#233;lections ne lui ont cependant donn&#233; qu'une faible majorit&#233;, qui rend Rifondazione d'autant plus vuln&#233;rable au chantage &#171; avaler toutes les couleuvres de la gauche ou ramener la droite &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Allemagne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;unification de 1990 a &#233;tendu le syst&#232;me ouest-allemand &#224; l'ensemble du pays. &#192; droite : la CDU (d&#233;mocratie chr&#233;tienne) ; &#224; gauche : le SPD (parti social-d&#233;mocrate). La droite de Kohl laissa la place &#224; la gauche de Schr&#246;der en 1998, battu &#224; son tour par la CDU d'Angela Merkel en 2006. Une victoire &#224; l'arrach&#233;e, qui a permis au SPD de n&#233;gocier la cr&#233;ation d'un gouvernement de &#171; Grande coalition &#187;, o&#249; les ministres de gauche n'ont pas beaucoup de mal &#224; cohabiter avec ceux de la CDU&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Le SPD a obtenu huit portefeuilles, &#224; &#233;galit&#233; avec la CDU/CSU : celui de (...)' id='nh4-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; pour concocter ensemble tout un train de mesures anti-sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second r&#244;le &#224; gauche et &#224; l'Ouest &#233;tait tenu, dans les ann&#233;es 1980, par les Verts. Depuis la r&#233;unification, les avatars de l'ancien parti stalinien d'Allemagne de l'Est (PDS), unis avec le WASG (scission de gauche du parti social-d&#233;mocrate) ont redonn&#233; un peu de vie &#224; l'opposition de gauche (cr&#233;ation en 2005 du Linkspartei par la fusion SPD/WASG).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#201;tats-Unis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L&#224; le syst&#232;me est encore plus simple, avec une alternance plus ou moins r&#233;guli&#232;re du Parti d&#233;mocrate et du Parti r&#233;publicain depuis 150 ans. Derni&#232;res successions : Bush p&#232;re (r&#233;publicain) de 1989 &#224; 1993, Clinton 1 &amp; 2 (d&#233;mocrate) de 1993 &#224; 2001, Bush fils 1 &amp; 2 (r&#233;publicain) depuis 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti d&#233;mocrate se distingue surtout par ses liens avec les syndicats, son &#233;lectorat dans l'ensemble plus populaire et noir (m&#234;me si l'abstention, autour de 50 % en moyenne dans le pays, atteint l&#224; des records), et par un positionnement g&#233;n&#233;ralement plus &#171; lib&#233;ral &#187; sur les questions de m&#339;urs. Comme semble le montrer sa victoire aux r&#233;centes &#233;lections de mi-mandat, la question de la guerre en Irak a peut-&#234;tre redonn&#233; aux D&#233;mocrates quelques couleurs d'opposants &#224; la politique &#233;trang&#232;re de Bush. Absolument imm&#233;rit&#233;es : le Parti d&#233;mocrate, qui a activement soutenu la guerre depuis ses d&#233;buts, ne propose pas aujourd'hui une politique diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette question de la guerre en Irak illustre d'ailleurs bien le caract&#232;re formel des oppositions droite/gauche dans l'ensemble des pays imp&#233;rialistes. En 2003, au moment du d&#233;clenchement de la guerre, le camp pro-Bush r&#233;unissait le travailliste britannique Blair et les hommes de droite italien Berlusconi et espagnol Aznar. L'opposition, au contraire, &#233;tait anim&#233;e par le social-d&#233;mocrate allemand Schr&#246;der alli&#233; &#224; l'homme de droite fran&#231;ais Chirac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Beno&#238;t MARCHAND&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Comme on a pu le voir avec l'arriv&#233;e au pouvoir de Thatcher en Grande-Bretagne en 1979, ou lors de conflits coloniaux par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-2' class='spip_note' title='Notes 4-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Elle a gagn&#233; 5 &#224; 10 % en France les vingt derni&#232;res ann&#233;es, variant selon les &#233;lections entre 20 et 40 % (hors &#233;lections europ&#233;ennes). Elle atteint jusqu'&#224; 40 % en Grande-Bretagne (l&#233;gislatives de 2001), entre 45 et 65 % aux &#201;tats-Unis... Au point que certains pays, comme la Belgique, les Pays-Bas, l'Italie ou l'Autriche ont rendu le vote obligatoire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-3' class='spip_note' title='Notes 4-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Une originalit&#233; nationale rappelant un peu la situation fran&#231;aise de l'apr&#232;s-guerre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-4' class='spip_note' title='Notes 4-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Homme d'affaires ayant fait son entr&#233;e en politique apr&#232;s un enrichissement frauduleux favoris&#233; par le socialiste Craxi.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-5' class='spip_note' title='Notes 4-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le SPD a obtenu huit portefeuilles, &#224; &#233;galit&#233; avec la CDU/CSU : celui de Vice-chancelier, des Affaires &#233;trang&#232;res, des Finances, du Travail, de la Justice, de la Sant&#233;, et l'Environnement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Rendre la gauche plus de gauche ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Rendre-la-gauche-plus-de-gauche</link>
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		<dc:subject>Extr&#234;me gauche
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		<dc:subject>Gauche
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		<description>La &#171; dynamique unitaire &#187; des collectifs antilib&#233;raux vient d'&#233;chouer sur un &#233;cueil : la d&#233;signation du candidat qui aurait port&#233; leur couleur commune aux pr&#233;sidentielles. &lt;br /&gt;Apr&#232;s les retraits, sym&#233;triques, de M&#233;lenchon ralli&#233; &#224; Fabius et de la LCR qui a &#233;chou&#233; &#224; entra&#238;ner ses alli&#233;s dans une rupture politique plus nette avec le Parti socialiste, les partenaires-concurrents des collectifs s'&#233;taient pourtant entendus sur ce qu'on aurait pu croire l'essentiel : une charte antilib&#233;rale vague et creuse &#224; souhait,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La &#171; dynamique unitaire &#187; des collectifs antilib&#233;raux vient d'&#233;chouer sur un &#233;cueil : la d&#233;signation du candidat qui aurait port&#233; leur couleur commune aux pr&#233;sidentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les retraits, sym&#233;triques, de M&#233;lenchon ralli&#233; &#224; Fabius et de la LCR qui a &#233;chou&#233; &#224; entra&#238;ner ses alli&#233;s dans une rupture politique plus nette avec le Parti socialiste, les partenaires-concurrents des collectifs s'&#233;taient pourtant entendus sur ce qu'on aurait pu croire l'essentiel : une charte antilib&#233;rale vague et creuse &#224; souhait, un ensemble de &#171; propositions concr&#232;tes &#187; pas aussi radicales qu'elles le pr&#233;tendent, et, surtout, une m&#234;me d&#233;marche &#224; l'&#233;gard du PS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le plus frappant dans l'aplomb avec lequel Marie-George Buffet, Yves Salesse, Cl&#233;mentine Autin, Jos&#233; Bov&#233; et autres Patrick Braouezec affirmaient tous, avant leur dispersion r&#233;cente, &#171; faire du radicalement neuf &#224; gauche &#187;, c'est la constance avec laquelle ils ont tous repris la radicalement vieille rengaine du Parti communiste, qui a abus&#233; puis us&#233; ses militants depuis plus de 20 ans : il faut faire gagner la gauche (donc le PS), mais celle-ci doit &#234;tre plus de gauche, gr&#226;ce &#224; des rapports de force plus &#233;quilibr&#233;s qui contraindraient le PS &#224; gauchir sa politique. Probl&#232;me &#233;videmment : comment rendre le PS plus de gauche ? En sachant qu'on ne fait pas boire un &#226;ne qui n'a pas soif.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;On conna&#238;t la chanson...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pendant des d&#233;cennies on a repass&#233; aux militants du PCF, appel&#233;s r&#233;guli&#232;rement &#224; soutenir le PS de leurs votes, le vieux plat du bon Jacques Duclos qui, d&#233;j&#224; dans les ann&#233;es 1960, ass&#233;nait &#224; ses camarades : &lt;em&gt;&#171; les socialistes c'est pas qu'on les aime... C'est pas nos amis, c'est plut&#244;t nos fr&#232;res ou nos cousins. Et la famille, c'est pas comme les amis, on la choisit pas. &#187;&lt;/em&gt; Eh oui, solidarit&#233; obligatoire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il fallait bien que &#171; la gauche gagne &#187;, il fallait donc avoir des ministres en 1981.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand, apr&#232;s 1984, le PCF n'a plus fait partie des divers gouvernements de Mitterrand, il lui fallait bien mettre quand m&#234;me de l'eau dans son vin et toujours reconduire les alliances au moins au moment des &#233;lections, histoire de garder conseils g&#233;n&#233;raux, municipalit&#233;s, d&#233;put&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 1993, les dirigeants du PCF d&#233;ploy&#232;rent des tr&#233;sors d'ing&#233;niosit&#233; pour faire du neuf avec du vieux. Ah, non, le programme commun plus jamais &#231;a ! L'&#233;quipe de Robert Hue inventa alors le &#171; PUP &#187;, le &#171; Pacte Unitaire pour le Progr&#232;s &#187; qui serait un vaste rassemblement de militants et de citoyens du peuple de gauche, un rassemblement par le bas qui impulserait (et contr&#244;lerait !), le rassemblement au sommet des appareils, mis en demeure de rendre des comptes... Un fant&#244;me bien oubli&#233; depuis, mais un peu l'anc&#234;tre de nos collectifs d'aujourd'hui !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis vint 1997. Robert Hue voulait avoir &lt;em&gt;&#171; un pied dans le gouvernement, un pied dans le mouvement populaire &#187;.&lt;/em&gt; C'&#233;tait le temps o&#249; la ministre de l'anti-dopage Buffet refusait de se d&#233;solidariser &#224; la t&#233;l&#233;vision de son camarade ministre de l'int&#233;rieur Chev&#232;nement, qui envoyait les CRS chasser la r&#233;volte des ch&#244;meurs des Assedic. Le temps o&#249; Gayssot jouait &#224; l'homme d'&#201;tat, privatisait Air-France et d&#233;graissait la SNCF. Le temps o&#249; tous ces ministres, contestataires et rebelles dans l'&#226;me mais responsables, demandaient aux gens de donner au Parti communiste plus de moyens de &lt;em&gt;&#171; peser &#224; gauche &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, &#224; l'exception de la majorit&#233; de la LCR, les figures des collectifs antilib&#233;raux n'ont pas d'autre perspective &#224; proposer &#224; l'approche des &#233;lections pr&#233;sidentielles : rester des satellites du PS, pr&#233;tendument capables, pourvu que l'&#233;lecteur les aide &#224; grossir un peu, de tirer un peu hors de son orbite leur plan&#232;te de r&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Gauchir le Parti socialiste ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En lui faisant faire une politique clairement favorable aux travailleurs, et donc... susceptible de le f&#226;cher gravement avec le patronat ? Autant traire un bouc !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti socialiste est un parti de la bourgeoisie qui a fait ses preuves. Il sait se montrer au-dessus de ses propres int&#233;r&#234;ts &#233;lectoraux. N'a-t-il pas accept&#233; sciemment, &#224; chaque fois qu'il est arriv&#233; au pouvoir, de prendre le risque de perdre les &#233;lections suivantes, en menant une politique contre sa propre base &#233;lectorale, les classes populaires ? Longtemps, quand le Parti communiste &#233;tait nettement plus fort que lui mais que la bourgeoisie ne voulait pas en entendre parler, le PS pr&#233;f&#233;ra rester dans l'opposition, ou se coaliser avec des partis de droite, plut&#244;t que de s'allier au PCF. Et, quand Mitterrand se d&#233;cida &#224; constituer une Union de la gauche au d&#233;but des ann&#233;es 1970, ce fut parce que la bourgeoisie commen&#231;ait &#224; changer d'avis sur le PCF et, surtout, avec l'objectif avou&#233; de le plumer (objectif r&#233;ussi...) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a certes d&#233;j&#224; vu le Parti socialiste se gauchir, au moins dans le discours. Quand il s'agissait de r&#233;pondre &#224; une pression &#233;lectorale, ce fut toujours pour trahir ses promesses une fois au pouvoir. Quand il s'agissait de r&#233;pondre &#224; la pression d'un mouvement social, ce fut toujours pour tenter de le canaliser, de le prendre en main et de l'&#233;touffer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que se forme une coalition de gauche r&#233;&#233;quilibr&#233;e, &#171; plus de gauche &#187;, o&#249; les syndicalistes, les associatifs, les communistes et autres &#171; alternatifs &#187; en tout genre contraindraient enfin le PS &#224; passer compromis avec eux sur le programme et les objectifs, il faudrait d'abord que les premiers aient un autre poids qu'actuellement. Et, de toute fa&#231;on, il n'y a aucune chance, si elle portait le PS au pouvoir (avec ou sans ses alli&#233;s), qu'il ne se conduise alors comme il l'a toujours fait. C'est dire que la pr&#233;tention de gauchir le PS n'est qu'un pr&#233;texte pour l'appareil du PCF, ou maintenant la brochette de politiciens qui se pr&#233;sentent comme la gauche de la gauche, pour tenter de d&#233;crocher d'&#233;lection en &#233;lection des petits postes acquis gr&#226;ce &#224; l'alliance &#233;lectorale avec les socialistes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Alors rien de neuf sous le soleil ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant si, il y a tout de m&#234;me des choses qui ont chang&#233; &#224; la gauche du parti socialiste, parmi les militants qui se consid&#232;rent comme la gauche de la gauche (y compris et d'abord, bien s&#251;r, ceux du PCF).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces militants (ex ou toujours encart&#233;s au PCF par exemple, mais aussi membres de divers syndicats et associations) ont perdu au moins une part de leur ancienne foi (parfois aveugle) en leurs propres organisations. Ils sont certainement moins nombreux aussi, les militants devenus critiques des partis et syndicats ayant trop souvent abandonn&#233; en m&#234;me temps que leur organisation tout activisme. Mais ils y ont tout de m&#234;me gagn&#233; d'&#234;tre moins jaloux en &#233;tant moins fid&#232;les et moins sourcilleux &#224; propos des fronti&#232;res partisanes. Bon nombre d'entre eux ont aussi pris des habitudes nouvelles, celle de travailler avec toutes sortes d'autres militants, de se coordonner dans des r&#233;seaux qui se sont tiss&#233;s &#224; travers des mouvements comme celui des retraites en 2003. Nombre de villes, petites et moyennes, ont depuis pas mal d'ann&#233;es leur r&#233;seau militant, &#224; g&#233;om&#233;trie variable, selon les luttes ou les probl&#232;mes du moment, sur le logement, les sans-papiers, plus rarement sur des suppressions d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les espoirs de certains militants dans les collectifs unitaires anti-lib&#233;raux partaient de cette constatation. D'o&#249; la mauvaise id&#233;e de passer directement de ces r&#233;seaux de lutte (intermittents et qui r&#233;unissent des gens bien diff&#233;rents, des r&#233;volutionnaires &#224; des PS bon teint) &#224; la construction d'une nouvelle force politique. En r&#233;alit&#233;, ces r&#233;seaux militants, pour ceux qui veulent lutter contre le patronat et ses partis politiques et changer la soci&#233;t&#233;, sont bien plus pr&#233;cieux que les meccanos politiques &#233;lectoraux &#224; gauche de la gauche que des r&#233;formistes de tout poil proposent. Les r&#233;volutionnaires y ont toute leur place, et de vrais possibilit&#233;s d'influencer, parfois m&#234;me d'entra&#238;ner, sur leur politique, d'autres militants. Pourvu qu'ils ne s'&#233;garent pas &#224; y voir le germe d'un futur parti qui serait plus ou moins radical, anti-lib&#233;ral, voire anti-capitaliste, et bien d'autres choses encore... mais en tout cas pas franchement r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_233 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH291/gauche-33a3f.gif?1528266729' width='400' height='291' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Editorial : Du jeu vid&#233;o aux choses s&#233;rieuses
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Elections
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		<description>Il y a le pays virtuel. Celui du jeu vid&#233;o &#233;lectoral o&#249; s'affrontent pour de rire un avatar f&#233;minin bon chic bon genre et un avatar masculin qui vole son langage &#224; Le Pen. &lt;br /&gt;Et il y a le pays r&#233;el. &#192; un bout une infime minorit&#233; b&#233;n&#233;ficiant de toute l'assistance de l'&#201;tat et de son infinie g&#233;n&#233;rosit&#233;, de milliards de subventions et d'exon&#233;rations fiscales, avec en prime la promesse d'une nouvelle baisse de l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s ! &#192; l'autre bout, le ch&#244;mage, les licenciements, les suppressions de postes&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a le pays virtuel. Celui du jeu vid&#233;o &#233;lectoral o&#249; s'affrontent pour de rire un avatar f&#233;minin bon chic bon genre et un avatar masculin qui vole son langage &#224; Le Pen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il y a le pays r&#233;el. &#192; un bout une infime minorit&#233; b&#233;n&#233;ficiant de toute l'assistance de l'&#201;tat et de son infinie g&#233;n&#233;rosit&#233;, de milliards de subventions et d'exon&#233;rations fiscales, avec en prime la promesse d'une nouvelle baisse de l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s ! &#192; l'autre bout, le ch&#244;mage, les licenciements, les suppressions de postes dans les services publics, la paup&#233;risation, la pr&#233;carit&#233;, la crise du logement, le harc&#232;lement au travail, les centres de r&#233;tention, les travailleurs pauvres SDF... Un pays o&#249; l'accumulation d'une richesse priv&#233;e &#233;hont&#233;e se nourrit de l'injustice et de la barbarie sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le pays r&#233;el, c'est aussi autre chose. C'est celui de tous ceux qui, sans attendre les &#233;lections, manifestent ici ou l&#224; leur m&#233;contentement, r&#233;sistent aux attaques ou sont m&#234;me pass&#233;s... &#224; l'action directe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers mois, dans la plupart des villes du pays, les centaines d'enseignants et de parents d'&#233;l&#232;ves des r&#233;seaux RESF ont su construire une mobilisation de plus en plus efficace contre les expulsions de familles de sans papiers. Ces derni&#232;res semaines, m&#234;me chose avec les tentes de SDF des Enfants de Don Quichotte. La v&#233;ritable question du logement reste bien s&#251;r enti&#232;re en d&#233;pit des quelques gestes du gouvernement, comme l'expliquent parfaitement les SDF qui n'ont toujours pas d&#233;mont&#233; leurs tentes et la plupart des militants associatifs qui les soutiennent. Mais sur les lieux de travail &#233;galement, les manifestations de g&#233;n&#233;rosit&#233; et de solidarit&#233; ne sont pas rares. Comme tout r&#233;cemment, et ce n'est qu'un cas parmi d'autres, ce d&#233;but de mobilisation des ouvriers de l'arsenal de Cherbourg contre le licenciement des int&#233;rimaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans parler des diff&#233;rentes formes de conflits locaux ou partiels, r&#233;currents &#224; la Poste, &#224; la SNCF et autres services publics. Des d&#233;brayages pour les salaires dans l'automobile ou ailleurs. Des multiples mobilisations locales ou r&#233;gionales contre les licenciements, comme la derni&#232;re en date chez Metzeler, cet &#233;quipementier automobile de Normandie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233; actuelle de la lutte de classe, c'est la multiplication des conflits localis&#233;s ou sp&#233;cifiques et la succession des mobilisations sur tel ou tel probl&#232;me particulier. La difficult&#233;, ce n'est pas le manque de combativit&#233; ni la r&#233;signation. C'est la dispersion des luttes. Leur cloisonnement. C'est l'&#233;miettement des m&#233;contentements. Ce que d&#233;plorent bien des militants syndicaux ou associatifs, mais par contre dont s'accommodent parfaitement les leaders des conf&#233;d&#233;rations syndicales ou des grands partis de gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est l&#224; o&#249; l'extr&#234;me gauche, &#224; l'occasion des prochaines pr&#233;sidentielles, peut d&#233;ranger les petites r&#232;gles du jeu &#233;lectoral. Pas forc&#233;ment pour engranger plus de voix dans un contexte o&#249; le chantage au vote utile p&#232;sera peut-&#234;tre fortement, mais pour faire entendre la seule voix exprimant l'urgence actuelle : la n&#233;cessit&#233; de faire converger toutes les luttes locales et dispers&#233;es, toutes les formes de mobilisation. Et cela, seuls ceux qui se disent explicitement et sinc&#232;rement dans le camp des travailleurs - que, au total, 10 % de la population avaient approuv&#233;s en 2002 - c'est-&#224;-dire les porte-parole de l'extr&#234;me gauche, &#224; commencer par notre candidate, Arlette Laguiller, pourront l'exprimer clairement et fermement. Nul doute, quel que soit le d&#233;compte des bulletins de vote, que cette voix divergente exprimant la n&#233;cessit&#233; de l'heure de la lutte de classe, trouvera un &#233;cho aupr&#232;s des principaux int&#233;ress&#233;s : ceux qui appartiennent au monde du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 janvier 2007&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Bolivie : Morales &#224; la crois&#233;e des chemins ?
</title>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Bolivie
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		<description>L'&#233;lection d'Evo Morales le 18 d&#233;cembre 2005 &#224; la t&#234;te de l'&#201;tat bolivien a suscit&#233; parmi la population bien des espoirs. Un Indien aymara, le fondateur du Mas (Mouvement vers le socialisme), au pouvoir ! Avec au programme : convocation d'une Assembl&#233;e constituante et nationalisation des hydrocarbures, deux revendications phares des ouvriers et paysans en lutte depuis des ann&#233;es. Ces luttes ont d'ailleurs fait tomber deux pr&#233;sidents, S&#225;nchez de Lozada (octobre 2003) et son successeur Carlos Mesa&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;lection d'Evo Morales le 18 d&#233;cembre 2005 &#224; la t&#234;te de l'&#201;tat bolivien a suscit&#233; parmi la population bien des espoirs. Un Indien aymara, le fondateur du Mas (Mouvement vers le socialisme), au pouvoir ! Avec au programme : convocation d'une Assembl&#233;e constituante et nationalisation des hydrocarbures, deux revendications phares des ouvriers et paysans en lutte depuis des ann&#233;es. Ces luttes ont d'ailleurs fait tomber deux pr&#233;sidents, S&#225;nchez de Lozada (octobre 2003) et son successeur Carlos Mesa (printemps 2005) avant de porter au pouvoir Morales, l'un des principaux leaders de ce mouvement, &#224; la t&#234;te du syndicat des paysans cultivateurs de coca. Dans ces conditions, celui-ci ne pouvait donc promettre moins. Un an apr&#232;s, qu'en est-il ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des d&#233;buts paisibles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est dans un climat plut&#244;t pacifi&#233; que Morales a mis en &#339;uvre son programme. En mars 2006, il a fait promulguer la loi de convocation de l'Assembl&#233;e Constituante. Le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai, il a sign&#233; le d&#233;cret de nationalisation des hydrocarbures qui d&#233;cidait un repartage des profits : 82 % pour l'&#201;tat bolivien, 18 % pour les compagnies p&#233;troli&#232;res et gazi&#232;res&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Chiffres &#224; prendre avec des pincettes : au-del&#224; de l'annonce, les accords (...)' id='nh5-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Tr&#232;s populaire, cette mesure ne lui a cependant pas ali&#233;n&#233; les plus riches. La r&#233;action de la bourgeoisie bolivienne a &#233;t&#233; mod&#233;r&#233;e (&#224; part &#224; Santa Cruz, r&#233;gion de l'Oriente, la plus riche du pays, qui veut faire s&#233;cession depuis quelques ann&#233;es). Une partie des classes moyennes ais&#233;es a m&#234;me vot&#233; pour Morales, pensant que c'&#233;tait la meilleure fa&#231;on d'en finir avec l'instabilit&#233; sociale. Quant aux grandes compagnies p&#233;troli&#232;res et gazi&#232;res, toutes &#233;trang&#232;res (parmi lesquelles Total), apr&#232;s avoir pouss&#233; des cris d'indignation, elles ont sign&#233; les nouveaux contrats. Estimant sans doute, elles aussi, que Morales calmerait une situation susceptible, en se prolongeant, de mettre &#224; mal bien plus encore leurs int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, le nouveau pr&#233;sident a d'embl&#233;e cherch&#233; &#224; rassurer. En mettant sur pied, pour commencer, un gouvernement tr&#232;s composite dans lequel ont pris place plusieurs politiciens bourgeois aux affaires dans les ann&#233;es 1990, tels Carlos Villegas aux hydrocarbures, Hernando Larerazabal ou encore Salvador Ric (fortune estim&#233;e &#224; 30 millions d'euros) aux travaux publics. Mais l'appartenance au Mas n'est pas plus un gage de radicalit&#233;, comme le montre l'exemple du vice-pr&#233;sident Garc&#237;a Linera. Ce sociologue, ancien gu&#233;rillero qui passe pour l'inspirateur de Morales, se dit de &lt;em&gt;&#171; centre gauche &#187;&lt;/em&gt; et adepte d'un &lt;em&gt;&#171; petit capitalisme andin &#187;&lt;/em&gt;. Le Mas est en effet une coalition de tendances diverses : les cocaleros de Morales y c&#244;toient des syndicalistes, des intellectuels de gauche, d'ex-mao&#239;stes, d'ex-gu&#233;rilleros et m&#234;me les patrons de la Fencomin, la f&#233;d&#233;ration des mines coop&#233;ratives (priv&#233;es).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant ces premiers mois, ce sont les &#233;l&#233;ments les plus droitiers du gouvernement qui ont donn&#233; le ton. Le vice-pr&#233;sident Garc&#237;a Linera se d&#233;clarait pour une &lt;em&gt;&#171; sortie de crise pact&#233;e &#187;&lt;/em&gt; &#224; laquelle devait contribuer la nouvelle Assembl&#233;e constituante, et il s'est entendu avec l'opposition pour que l'approbation de la nouvelle constitution n&#233;cessite une majorit&#233; des deux-tiers. Le Mas ne disposant que de 50 % des si&#232;ges, cette r&#232;gle a profit&#233; &#224; la droite. Il a m&#234;me promis l'autonomie aux patrons s&#233;cessionnistes de Santa Cruz. Et rassur&#233; les propri&#233;taires terriens : la r&#233;forme agraire sera &lt;em&gt;light&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la t&#234;te du minist&#232;re des Mines, le dirigeant de la Fencomin Villarroel a commenc&#233; par favoriser les coop&#233;ratives priv&#233;es... encourageant ainsi 4 000 mineurs coop&#233;rativistes &#224; attaquer les 5 et 6 octobre la mine d'&#201;tat de Huanuni afin de s'en emparer. L'attaque a fait de nombreuses victimes : en tout 21 morts et plus de 50 bless&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Volte-face &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce massacre a oblig&#233; Morales &#224; faire volte-face : il a pris le parti des mineurs salari&#233;s de Huanuni et de leur syndicat (la FSTMB, li&#233;e &#224; la Cob, la puissante centrale syndicale) contre les coop&#233;rativistes. Il a renvoy&#233; son &#171; ami &#187; Villarroel, remplac&#233; par un dirigeant de la FSTMB, et d&#233;cr&#233;t&#233; la nationalisation de toutes les mines. Avec promesse d'int&#233;grer les mineurs coop&#233;rativistes au secteur d'&#201;tat, et de salaires &#233;lev&#233;s pour ceux de Huanuni (3 300 bolivianos, soit 330 &#8364;, alors que le salaire moyen en Bolivie est de l'ordre de 50 &#8364;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tels revirements se sont multipli&#233;s, Morales &#233;tant oblig&#233; de contre-balancer les propos ou les mesures de certains membres de son gouvernement, sous la pression des masses qui l'ont port&#233; au pouvoir. Il est ainsi revenu sur la loi des deux-tiers &#224; la Constituante, pourtant ent&#233;rin&#233;e par son gouvernement, et s'est prononc&#233; pour la majorit&#233; absolue. L'opposition ne cesse depuis de le traiter de &lt;em&gt;&#171; dictateur &#187;&lt;/em&gt; et de &lt;em&gt;&#171; fasciste &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette bataille de la Constituante a marqu&#233; le d&#233;but d'un durcissement de l'opposition de la droite et des poss&#233;dants qui s'est cristallis&#233;e aussi autour de la question de la r&#233;forme agraire, revendication paysanne essentielle dans un pays o&#249; 80 % des terres sont concentr&#233;es entre les mains de 10 % de propri&#233;taires terriens. Cette r&#233;forme agraire reste pourtant tr&#232;s modeste : elle consisterait en achats de terres et de mat&#233;riel par l'&#201;tat &#224; l'aide de cr&#233;dits de la Banque mondiale pour les distribuer aux paysans et en une confiscation des terres non cultiv&#233;es (on ne sait dans quelle proportion). Ce qui n'emp&#234;che pas les propri&#233;taires terriens de r&#233;clamer des indemnisations et d'exiger que la v&#233;rification que les terres sont cultiv&#233;es soit effectu&#233;e non tous les six mois comme le souhaite le gouvernement mais tous les... cinq ans.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Radicalisation des deux camps&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Assembl&#233;e constituante et r&#233;forme agraire sont donc, depuis 3 mois, les deux chevaux de bataille de l'opposition qui s'est lanc&#233;e dans une v&#233;ritable campagne de d&#233;stabilisation du gouvernement. Tant sur le terrain parlementaire : blocage au Parlement et au S&#233;nat afin d'emp&#234;cher le gouvernement de l&#233;gif&#233;rer... que dans la rue : cr&#233;ation de &#171; comit&#233;s civiques &#187; appelant &#224; des marches de propri&#233;taires terriens, &#224; une gr&#232;ve de la faim, et, le 24 novembre, &#224; un &#171; paro nacional &#187; (blocages, manifs et gr&#232;ves). Sans remporter jusqu'ici de v&#233;ritable succ&#232;s : quelques centaines de manifestants, autant de gr&#233;vistes de la faim, parmi lesquels une poign&#233;e de d&#233;put&#233;s et de pr&#233;fets, un g&#233;n&#233;ral, un grand patron. Mais, tout en &#233;tant engag&#233;s dans des n&#233;gociations avec le gouvernement, les dirigeants de la Fencomin ont continu&#233; de fomenter occupations de mines et barrages de routes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette agitation anti-gouvernementale a r&#233;pondu celle de larges secteurs de la classe ouvri&#232;re et de la paysannerie, derri&#232;re notamment la Cob et les associations de quartiers (dont la Fejuve, regroupant les habitants d'El Alto, l'immense banlieue populaire de La Paz). Depuis octobre, dans la capitale La Paz, conducteurs de bus, enseignants, &#233;tudiants, vendeurs des rues, chauffeurs de taxis, artisans, personnels de sant&#233;, retrait&#233;, etc., ont d&#233;fil&#233; les uns apr&#232;s les autres. Ainsi les travailleurs de la presse exigeant que l'&#201;tat prenne le contr&#244;le de la presse pour que celle-ci soit &lt;em&gt;&#171; mise au service des ouvriers, des paysans et des classes moyennes progressistes &#187;&lt;/em&gt;. La Fejuve, elle, exigeait le d&#233;part de la soci&#233;t&#233; Aguas Del Illimani, filiale de Suez, charg&#233;e de la gestion de l'eau &#224; El Alto, qui pratique un v&#233;ritable racket, et demandait la d&#233;mission du ministre des Eaux accus&#233; de tra&#238;ner volontairement en longueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les campagnes, des paysans pauvres (organis&#233;s par la CSTUCB, principal syndicat paysan proche de la Cob) ont entam&#233; des marches qui ont converg&#233; le 28 novembre sur La Paz o&#249; se sont retrouv&#233;s plusieurs milliers de manifestants accueillis chaleureusement par de nombreux habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les heurts entre partisans des deux camps se sont multipli&#233;s : attaques de gr&#233;vistes de la faim par des militants du Mas, de membres des &#171; comit&#233;s civiques &#187; contre des boutiques tenues par des commer&#231;ants pro-Morales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la pression montante, Morales a alors multipli&#233; les annonces et les d&#233;crets spectaculaires : r&#233;forme de la protection des travailleurs agricoles qui renforce les sanctions contre le travail forc&#233;, interdit le paiement &#224; la journ&#233;e, oblige les patrons &#224; fournir un moyen de transport &#224; tous les salari&#233;s habitant &#224; plus de 2 km de leur lieu de travail et &#224; compter le temps de trajet dans le temps de travail ; baisse de l'&#226;ge de la retraite des mineurs et des m&#233;tallos, &#224; 50 ans pour les hommes et 45 pour les femmes ; m&#233;decine gratuite ; hausse de 5 % du salaire minimum, qui passe de 500 &#224; 525 bolivianos (50 &#8364;), hausse bien modeste en regard du doublement promis lors de son arriv&#233;e au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, pour le moment, toutes ces mesures restent &#224; l'&#233;tat de d&#233;clarations. Le Mas peine &#224; faire voter ses projets de loi face aux man&#339;uvres de la droite. Et, une fois vot&#233;es ou d&#233;cr&#233;t&#233;es, les r&#233;formes ne sont gu&#232;re suivies d'effets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une part croissante de la population, avide de changements rapides, tend alors de plus en plus &#224; agir d'elle-m&#234;me : des paysans se saisissent des terres ; &#224; l'appel de la Cob, les salari&#233;s de cinq h&#244;pitaux et treize polycliniques ont &#233;cart&#233; leurs anciennes directions et en ont mis en place de nouvelles sous le contr&#244;le des &#233;lus du personnel, initiative imit&#233;e dans des maisons de retraite, avec la participation des retrait&#233;s ; dans la r&#233;gion de Caranta, plusieurs centaines d'habitants ont occup&#233; les installations p&#233;troli&#232;res de la compagnie br&#233;silienne Petrobras et s&#233;questr&#233; certains cadres pour exiger que la compagnie finance la r&#233;fection des routes de la r&#233;gion ou mette en place un service de distribution de gaz aux habitants.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les va-et-vient de Morales&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Morales semble pour le moment soutenir ces mouvements, et m&#234;me la plupart des occupations &#171; sauvages &#187;. Il appelle notamment les paysans sans terre &#224; poursuivre leur mobilisation. Interpell&#233; &#233;nergiquement dans les meetings o&#249; il se rend, il n'est d'ailleurs pas en position de faire moins. Mais, dans le m&#234;me temps, il poursuit les n&#233;gociations avec l'opposition, la Fencomin, les comit&#233;s civiques, etc., qui l'am&#232;nent &#224; des compromis : fin d&#233;cembre, il a fini par c&#233;der sur la r&#232;gle des deux-tiers &#224; la Constituante et renonc&#233; &#224; nationaliser toutes les mines, tol&#233;rant un secteur priv&#233; &#224; c&#244;t&#233; du secteur d'&#201;tat. Surtout, les paysans, les mineurs salari&#233;s, la population des faubourgs, etc., ne sont pas invit&#233;s en masse &#224; appliquer eux-m&#234;mes les r&#233;formes... qui sans cela n'auront gu&#232;re de r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son bras arm&#233;, il semble le chercher plut&#244;t du c&#244;t&#233; de... l'arm&#233;e. Celle-ci doit &#234;tre selon lui, &lt;em&gt;&#171; partie prenante du changement social &#187;&lt;/em&gt;. C'est sur elle qu'il s'est appuy&#233; le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai 2005, lors de la nationalisation des hydrocarbures, en l'envoyant occuper les sites gaziers et p&#233;troliers. C'est elle qu'il a envoy&#233;e en d&#233;cembre 2006 face aux groupes d'extr&#234;me droite qui occupaient divers b&#226;timents publics de Santa Cruz. Le 12 d&#233;cembre, c'est encore &#224; elle qu'il a fait appel pour d&#233;fendre l'unit&#233; nationale face aux menaces de s&#233;cession de Santa Cruz. Et il multiplie les gestes en sa faveur : annonce de son &lt;em&gt;&#171; renforcement &#187;&lt;/em&gt; et de sa &lt;em&gt;&#171; modernisation &#187;&lt;/em&gt;, c&#233;r&#233;monie de &lt;em&gt;&#171; d&#233;coration collective pour 196 ann&#233;es de fid&#233;lit&#233;s, de d&#233;vouement... &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, si l'arm&#233;e semble pour l'instant se ranger derri&#232;re le gouvernement, c'est en mettant des nuances. Le 7 d&#233;cembre, le g&#233;n&#233;ral en chef des forces arm&#233;es boliviennes d&#233;clarait que l'arm&#233;e &#233;tait en &lt;em&gt;&#171; &#233;tat d'alerte pour se tenir pr&#234;te &#224; maintenir la paix civile et l'unit&#233; du pays &#187;&lt;/em&gt; et qu'elle &#233;tait attach&#233;e au respect de la Constitution et de la r&#232;gle de la majorit&#233; des deux-tiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sommes-nous d&#233;j&#224; arriv&#233;s &#224; la crois&#233;e des chemins ? Devant l'exacerbation des tensions, l'arm&#233;e pourrait bien en effet d&#233;cider d'intervenir, avec l'aval de Morales ou non, pour restaurer l'ordre. Ou bien l'impatience de la population va-t-elle tourner &#224; l'exasp&#233;ration et &#224; l'insurrection pour imposer &#224; Morales la r&#233;alisation des espoirs qu'il a fait na&#238;tre, sous peine d'&#234;tre balay&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une chose est s&#251;re, c'est en ne comptant que sur ses luttes, comme elle l'a fait ces derni&#232;res ann&#233;es, que la population bolivienne pourra imposer aux classes poss&#233;dantes un v&#233;ritable repartage des richesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 janvier 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Agathe MALLET&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_234 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH301/morales-fee09.gif?1528276402' width='400' height='301' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les mines entre les &#171; coop&#233;ratives &#187; et l'&#201;tat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1980 plus de 20 000 mineurs de l'entreprise d'&#201;tat, la Comibol, furent licenci&#233;s &#224; la suite d'une importante gr&#232;ve. La Comibol passa de 30 000 &#224; 7 000 salari&#233;s. Des milliers de mineurs durent quitter les villes mini&#232;res (les logements appartenant &#224; l'entreprise), une partie d'entre eux s'installant dans la r&#233;gion tropicale de Chapare et se reconvertissant en cultivateurs de coca (ils formeront la principale base du Mas). D'autres all&#232;rent grossir les bidonvilles d'El Alto, banlieue de La Paz. D'autres encore se regroup&#232;rent et occup&#232;rent les mines abandonn&#233;es que l'&#201;tat leur donna en concession et constitu&#232;rent des coop&#233;ratives... d'o&#249; a surgi peu &#224; peu une couche dirigeante qui s'est enrichie lors de la remont&#233;e du prix de l'&#233;tain et en exploitant f&#233;rocement une majorit&#233; de peones, mineurs pay&#233;s &#224; la journ&#233;e, charg&#233;s du transport du minerai dans des conditions ex&#233;crables, priv&#233;s de droit syndical...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la remont&#233;e du cours de l'&#233;tain, l'&#201;tat d&#233;cida de remettre la main sur plusieurs mines conc&#233;d&#233;es aux coop&#233;rativistes, dont celle de Huanuni. Mais cela aiguisa aussi la voracit&#233; des coop&#233;ratives, constitu&#233;es en f&#233;d&#233;ration, la Fencomin. Celle-ci, ces derni&#232;res ann&#233;es, devint un puissant groupe de pression &#233;conomique dans les r&#233;gions mini&#232;res (maintes coop&#233;ratives sont devenues des filiales de grosses soci&#233;t&#233;s &#233;trang&#232;res, telle la britannique RGB qui exploitait la mine de Huanuni), obtenant des gouvernements successifs la garantie que son statut serait pr&#233;serv&#233; tout en s'emparant une &#224; une de mines aussit&#244;t privatis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e de Morales au pouvoir n'allait pas au d&#233;but contrarier la puissante Fencomin (employant 60 000 mineurs). Et pour cause : celle-ci fut l'alli&#233;e du Mas contre l'ancien pr&#233;sident d&#233;mis S&#225;nchez de Lozada et la Cob, la puissante centrale syndicale concurrente (une bonne partie des dirigeants de la Fencomin est d'ailleurs au Mas). Et, &#233;change de bons proc&#233;d&#233;s, Morales confiait en d&#233;cembre 2005 le minist&#232;re des mines &#224; l'un de ses dirigeants...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb5-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-1' class='spip_note' title='Notes 5-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Chiffres &#224; prendre avec des pincettes : au-del&#224; de l'annonce, les accords sign&#233;s avec les compagnies sont rest&#233;s secrets... et devaient &#234;tre ren&#233;goci&#233;s en octobre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> RDC Congo : Le pillage n&#233;cessite d'&#233;tablir quelques r&#232;gles
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>RD Congo
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		<description>Apr&#232;s les &#233;lections pr&#233;sidentielles qui viennent d'avoir lieu en R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo (ex-Za&#239;re) et ont donn&#233; la victoire &#224; Joseph Kabila, c'est des capitales occidentales que les f&#233;licitations sont venues. Toutes, pr&#233;tendant &#234;tre rassur&#233;es par le parfait respect des formes l&#233;gales et d&#233;mocratiques, se sont r&#233;jouies de ce que le principal perdant et concurrent de Kabila, Jean-Pierre Bemba, ait renonc&#233; &#224; contester l'&#233;lection par les armes et dans les rues. &lt;br /&gt;Le peuple congolais, pour sa part, n'a&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-RD-Congo-+" rel="tag"&gt;RD Congo
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s les &#233;lections pr&#233;sidentielles qui viennent d'avoir lieu en R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo (ex-Za&#239;re) et ont donn&#233; la victoire &#224; Joseph Kabila, c'est des capitales occidentales que les f&#233;licitations sont venues. Toutes, pr&#233;tendant &#234;tre rassur&#233;es par le parfait respect des formes l&#233;gales et d&#233;mocratiques, se sont r&#233;jouies de ce que le principal perdant et concurrent de Kabila, Jean-Pierre Bemba, ait renonc&#233; &#224; contester l'&#233;lection par les armes et dans les rues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple congolais, pour sa part, n'a pas vraiment de motifs de se r&#233;jouir. Il est loin d'&#234;tre tir&#233; d'affaire. Non seulement la reconduction au pouvoir de Kabila ne fait que maintenir le dictateur actuel en place, mais les gu&#233;rillas et autres bandes arm&#233;es sont loin d'avoir pos&#233; les armes dans les r&#233;gions o&#249; elles s&#233;vissent, par exemple au Nord-Kivu, ou en Ituri. Les arm&#233;es &#233;trang&#232;res qui ont mis le pays &#224; feu et &#224; sang sont toujours l&#224; aussi et ne semblent pas pr&#234;tes &#224; en partir. En particulier les 40 000 soldats des Interahamwe qui ont fui le Rwanda apr&#232;s avoir particip&#233; aux massacres de 1994 (avec l'appui des autorit&#233;s et des militaires fran&#231;ais) &#233;cument toujours le pays.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un espoir de paix ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu, durant les guerres &#233;trang&#232;res ou civiles, plus de 1,7 million de morts, deux millions de personnes d&#233;plac&#233;es et des destructions incalculables. Les routes sont &#224; l'abandon. Les bandes arm&#233;es parcourent le pays, emp&#234;chant tout d&#233;veloppement &#233;conomique. M&#234;me les grandes puissances et les bandits auraient donc int&#233;r&#234;t &#224; r&#233;tablir un peu d'ordre : apr&#232;s tout il y a moins &#224; piller dans un pays plein de richesses mais dont l'&#233;conomie a compl&#232;tement sombr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les puissants, nationaux comme &#233;trangers, ceux justement qui ont mis le Congo &#224; feu et &#224; sang durant des ann&#233;es, sont d'accord, momentan&#233;ment, pour penser qu'il faut faire taire, sans doute tout aussi momentan&#233;ment, leurs dissensions pour rentabiliser &#224; nouveau leurs investissements. Les uns avaient soutenu Kabila (la France) et les autres Bemba (les USA), mais tous veulent maintenant consolider le pouvoir en place pour lui permettre d'assurer la s&#233;curit&#233; des exploitations mini&#232;res qui sont parmi les plus riches du continent noir. Pour le moment, chaque camp s'efforce de circonvenir le pr&#233;sident r&#233;&#233;lu. Mais cela n'exclut nullement la reprise rapide du sc&#233;nario jou&#233; depuis des d&#233;cennies. Ceux qui s'estimeront l&#233;s&#233;s financeront &#224; nouveau la lutte arm&#233;e, soit pour renverser Kabila, soit pour lui imposer un partage des d&#233;pouilles plus favorable. C'est dire que ces &#233;lections n'auront certainement pas &#233;t&#233; le tournant qui pourrait amener un changement du sort de la population.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La fin du pillage ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En fait, le principal motif de satisfaction des pays riches dans l'&#233;lection r&#233;ussie de Kabila ne provient pas de l'espoir d'une pacification du pays et encore moins du d&#233;veloppement du bien-&#234;tre des plus pauvres mais de celui de voir l'exploitation des richesses du pays garanties par un pouvoir qu'ils esp&#232;rent un peu renforc&#233;. La liste est longue : cuivre, cobalt, zinc, diamant, uranium et or ne sont qu'une partie des richesses du sous-sol auxquelles on peut encore rajouter coltan, mangan&#232;se, germanium, cassit&#233;rite... Nombre de ces gisements sont les plus riches du continent. Il y a m&#234;me du p&#233;trole &#224; l'embouchure du fleuve Congo. Rajoutez que cet immense pays est parfaitement irrigu&#233; avec un potentiel hydro&#233;lectrique consid&#233;rable, vous comprendrez pourquoi il est victime des attaques de tous les rapaces du globe et, du coup, que sa population est une des plus pauvres du monde (120 dollars de revenu par habitant) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les pays qui poss&#232;dent des trusts miniers ont ou ont eu, &#224; un moment ou &#224; un autre, des hommes de main sur le sol de la RDC et ont lutt&#233; pour exercer leur mainmise sur ses mati&#232;res premi&#232;res et les obtenir au plus bas prix possible. Les pires zones de la guerre civile ont toujours &#233;t&#233;, comme par hasard, les secteurs miniers les plus riches. Et le pillage a &#233;t&#233; d'autant plus facile qu'il &#233;tait organis&#233; d'en haut par l'&#201;tat, ou favoris&#233; par les pouvoirs r&#233;gionaux, et transitait par les mafias locales qui ont leurs bandes arm&#233;es, elles-m&#234;mes aid&#233;es par les diff&#233;rentes arm&#233;es qui ont occup&#233; le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; mar&#233;chal &#187; Mobutu, dictateur de 1965 &#224; 1997 d'un royaume corrompu en pleine d&#233;liquescence, a longtemps &#233;t&#233; le grand organisateur des pr&#233;bendes des profiteurs et des assassins. Sa chute, organis&#233;e par l'imp&#233;rialisme anglo-am&#233;ricain (&#224; l'aide des arm&#233;es rwandaise, ougandaise et de la gu&#233;rilla de Laurent-D&#233;sir&#233; Kabila) a men&#233; &#224; la prise de pouvoir du p&#232;re du pr&#233;sident actuel, alors combattu par les arm&#233;es (proches de l'imp&#233;rialisme franco-belge) du Tchad, de l'Angola, de la Namibie et du Zimbabwe. Cela n'a pas emp&#234;ch&#233; Kabila de changer de camp apr&#232;s sa prise du pouvoir. Il a alors failli &#234;tre renvers&#233;, en ao&#251;t 1998, par les arm&#233;es rwandaise et ougandaise qui l'avaient aid&#233; &#224; venir au pouvoir. Et son fils et successeur est maintenant soutenu et combattu par les premiers alli&#233;s de son p&#232;re. Cela explique que Bemba, l'adversaire malheureux de Kabila et fondateur du Mouvement congolais de lib&#233;ration, MLC, soit financ&#233; par ce camp anglo-am&#233;ricain-ougandais-rwandais. Il vient de toucher une petite fortune pour se retirer du Congo comme il avait &#233;t&#233; pay&#233; pour attaquer le Centrafrique avant de s'en retirer l&#224; aussi ; il y combattait d&#233;j&#224; pour le compte de l'imp&#233;rialisme anglo-am&#233;ricain, contre le dictateur du coin soutenu par la France.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les nouveaux venus &#224; la rescousse&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout n'est donc qu'affaire de marchandages politiques et &#233;conomiques. Les concurrences sont multiples &#224; tous les niveaux. Et le niveau sup&#233;rieur est celui des trusts dont le plus bel exemple est celui du belgo-canadien Kinross-Forrest. Georges Forrest est &#224; la fois belge, consul de France &#224; Lumumbashi (capitale de la province mini&#232;re du Katanga dont il est surnomm&#233; le &#171; vice-roi &#187;), li&#233; &#224; des fonds canadiens, au Medef fran&#231;ais, ancien ami de Mobutu, puis de Kabila (p&#232;re) et maintenant proche de Kabila (fils). Il d&#233;tient &#224; la fois mines et transports, cimenteries et tuyauteries, &#233;coles et h&#244;pitaux. Mais il tient aussi dans sa main politiciens, bandes arm&#233;es, gouvernants locaux comme ceux de certains pays imp&#233;rialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re l'&#201;tat corrompu et les bandes arm&#233;es qui violent et tuent, derri&#232;re les &#201;tats &#233;trangers qui les manipulent, il y a les trusts capitalistes qui tirent des fortunes consid&#233;rables. Tout ce &#224; quoi l'ONU pr&#233;side, ou ce que la Banque mondiale et la &#171; communaut&#233; internationale &#187; organisent, c'est &#233;ventuellement des accords de partage du pouvoir entre ces trusts. La seule nouveaut&#233; des ann&#233;es 2000 est l'arriv&#233;e de nouveaux rapaces, concurrents des pr&#233;c&#233;dents fran&#231;ais, anglais, am&#233;ricains ou belges : les trusts sud-africains, chinois et indiens ! Pas vraiment des colombes annonciatrices d'une paix prochaine ou de la fin du pillage !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 janvier 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Robert PARIS &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; lire sur ce sujet :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; La revue &lt;em&gt;Afrique-Asie&lt;/em&gt; d'avril 2006 intitul&#233; &lt;em&gt;Main basse sur le Congo&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;em&gt;G&#233;opolitique du Congo (RDC)&lt;/em&gt; de Marie-France Cros et Fran&#231;ois Misser (&#233;ditions Complexe)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;em&gt;Kabila prend le pouvoir &lt;/em&gt;de Colette Braeckman (&#233;ditions Complexe-GRIP)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;em&gt;L'Afrique centrale dix ans apr&#232;s le g&#233;nocide&lt;/em&gt; de Arnaud Zaccharie (&#233;ditions Labor-Bruxelles)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_235 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH220/congo-4cf2f.gif?1528276402' width='400' height='220' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La Poste : trois mois de gr&#232;ves partielles chez les &#171; nuiteux &#187; des centres de tri
</title>
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>La Poste
</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ve
</dc:subject>

		<description>En janvier 2006, au centre de tri d'Issy-les-Moulineaux, les contractuels de nuit (agents en CDI et donc non-fonctionnaires, soit environ une quarantaine de travailleurs sur un effectif de 160) avaient fait une heure de gr&#232;ve par jour et les fonctionnaires une journ&#233;e par semaine, pour obtenir des pauses suppl&#233;mentaires. Il s'agissait d'un mode d'action &#171; &#224; l'&#233;conomie &#187; : une gr&#232;ve par roulement entre les CDI et les fonctionnaires car ces derniers, s'ils font une heure de gr&#232;ve, perdent une journ&#233;e&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-49-janvier-fevrier-2007-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 49, janvier-f&#233;vrier 2007
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En janvier 2006, au centre de tri d'Issy-les-Moulineaux, les contractuels de nuit (agents en CDI et donc non-fonctionnaires, soit environ une quarantaine de travailleurs sur un effectif de 160) avaient fait une heure de gr&#232;ve par jour et les fonctionnaires une journ&#233;e par semaine, pour obtenir des pauses suppl&#233;mentaires. Il s'agissait d'un mode d'action &#171; &#224; l'&#233;conomie &#187; : une gr&#232;ve par roulement entre les CDI et les fonctionnaires car ces derniers, s'ils font une heure de gr&#232;ve, perdent une journ&#233;e compl&#232;te. Leur mouvement a &#233;t&#233; un succ&#232;s et les pauses ont &#233;t&#233; obtenues.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un appel bien suivi, mais pas de contagion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; cette victoire locale, un appel &#224; la gr&#232;ve en octobre, sur le m&#234;me mode qu'Issy-les-Moulineaux dix mois plus t&#244;t, &#233;tait lanc&#233; par Sud en &#206;le-de-France, FO et la CGT sur plusieurs centres de tri. Certains initiateurs de ce mode d'action pouvaient y voir une &#171; recette &#187; permettant de faire l'impasse sur la gr&#232;ve reconductible. Cela dit, les postiers consult&#233;s sur cette fa&#231;on de proc&#233;der &#233;taient plut&#244;t enthousiastes. Les revendications, certes cat&#233;gorielles, touchent tout de m&#234;me tous les &#171; nuiteux &#187; du pays : une prime de nuit &#224; trois euros de l'heure et la remise en question des nouveaux r&#233;gimes de travail, plus &#171; souples &#187;, imposant des rythmes qui suppriment de nombreuses journ&#233;es de repos. Or la prime de nuit n'est aujourd'hui que de 1,22 &#8364; brut de l'heure ce qui ne repr&#233;sente que de 100 &#224; 140 &#8364; mensuels pour un salaire de base de environ 1 040 &#8364; pour les d&#233;butants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre, les chiffres de gr&#232;ve dans les centres o&#249; des militants faisaient le travail &#233;taient particuli&#232;rement &#233;lev&#233;s (entre 30 et 100 %) tant sur l'heure de gr&#232;ve que sur les pr&#233;avis de 24 heures les vendredi. Pourtant ces chiffres, &#233;lev&#233;s en pourcentage, le sont beaucoup moins en volume : sur 14 centres en &#206;le-de-France, environ 450 contractuels ont fait les gr&#232;ves d'une heure et environ 1 000 agents la gr&#232;ve de 24 heures. Un mois et demi plus tard, le 4 d&#233;cembre, Sud d&#233;posait un pr&#233;avis national. De nombreux centres de province ont r&#233;pondu &#224; l'appel et pr&#232;s de 45 entit&#233;s de production sur une centaine participent aujourd'hui au mouvement. Mais, pour l'heure, l'extension et le renforcement du mouvement ne vont pas au-del&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction a pr&#233;f&#233;r&#233; payer le prix, via ses r&#233;seaux de tri parall&#232;les, plut&#244;t que de c&#233;der quoi que ce soit aux gr&#233;vistes. Elle propose de n&#233;gocier &#224; la fois le temps de travail (qui est de trente-deux heures en nuit avec des pauses incluses dans celui-ci) et la r&#233;mun&#233;ration de l'heure de nuit.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une riposte d'ensemble n&#233;cessaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La Poste ne cesse d'attaquer les conditions de travail, restructure ville par ville, secteur par secteur &#224; tout-va, supprime des dizaines de milliers de postes, attaque les salaires (entre 1 350 &#8364; et 1 450 &#8364; en fin de carri&#232;re pour le postier de base) et se pr&#233;pare &#224; liquider ce service public. Les conflits locaux ou partiels, parfois tr&#232;s durs, ont &#233;t&#233; tr&#232;s fr&#233;quents ces derni&#232;res ann&#233;es. Il est &#233;vident qu'une riposte d'ensemble serait indispensable, ce que les centrales syndicales se gardent bien de pr&#233;parer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les centres de tri ont une importance strat&#233;gique dans l'acheminement du courrier puisqu'ils en sont la charni&#232;re, les &#171; usines &#187; o&#249; s'effectue la production, le tri des 95 millions d'objets distribu&#233;s quotidiennement. Une telle gr&#232;ve dans les centres de tri, malgr&#233; son point de d&#233;part cat&#233;goriel, aurait pu cr&#233;er une agitation permettant de pr&#233;parer un mouvement touchant l'ensemble des postiers. Au moment o&#249; nous &#233;crivons, bient&#244;t trois mois apr&#232;s le d&#233;but du conflit, cette possibilit&#233; semble assez lointaine.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les calculs de Sud, l'obstruction de la f&#233;d&#233;ration CGT&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine, une intersyndicale informelle, d&#233;nomm&#233;e un peu pompeusement &#171; coordination &#187; par Sud, regroupant des militants des centres de tri de la r&#233;gion parisienne, pr&#233;parait ce mouvement depuis janvier 2006. Elle d&#233;cidait, malgr&#233; les objections de certains militants (dont l'essentiel des c&#233;g&#233;tistes pr&#233;sents) de se cantonner &#224; des revendications limit&#233;es et cat&#233;gorielles. Choix empreint, il faut le dire, d'une dose de d&#233;magogie. En octobre Sud d&#233;cidait alors de faire cavalier seul (hormis quelques sections et syndicats d&#233;partementaux de la CGT et de FO) et de lancer un appel en &#206;le-de-France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Sud a visiblement ses calculs de boutique, la CGT n'est pas en reste. La f&#233;d&#233;ration CGT (en d&#233;pit de la participation de certains de ses militants locaux) s'est quasiment ouvertement oppos&#233;e au mouvement (d'o&#249; les limites de son extension &#224; l'&#233;chelle nationale), sous pr&#233;texte que cette gr&#232;ve est cat&#233;gorielle et corporatiste. Il ne serait pas juste, para&#238;t-il, de s'atteler au d&#233;veloppement de cette action qui &#171; use les cartouches &#187;. Argument particuli&#232;rement hypocrite de la part d'une f&#233;d&#233;ration qui s'est sp&#233;cialis&#233;e dans le d&#233;coupage des luttes par secteurs, m&#233;tiers ou branches et jamais attel&#233;e &#224; la construction d'un r&#233;el mouvement d'ensemble. Elle n'en donne m&#234;me pas la perspective. Sa rh&#233;torique sur la &#171; construction de la revendication &#224; la base &#187; ne vaut que pour se d&#233;douaner de toute responsabilit&#233; dans les nombreuses d&#233;faites qui ont marqu&#233; les milliers de conflits locaux de ces derni&#232;res ann&#233;es. En dehors des d&#233;sormais classiques journ&#233;es d'action (qui laissent la &#171; libert&#233; &#187; aux agents de choisir leur mode de lutte) et des gr&#232;ves, souvent r&#233;ussies, de 24 heures, il n'est jamais question de pr&#233;parer s&#233;rieusement une v&#233;ritable riposte. C'est pourtant &#224; cela qu'il faudrait travailler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 janvier 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Erwan PIAM &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> SNCF : passer des gr&#232;ves &#224; la gr&#232;ve
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/SNCF-passer-des-greves-a-la-greve</link>
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>SNCF
</dc:subject>

		<description>La SNCF a connu durant le mois de d&#233;cembre 2006 une certaine &#233;bullition sociale. La journ&#233;e d'action plut&#244;t r&#233;ussie du 8 novembre, si elle &#233;tait rest&#233;e sans suite, avait montr&#233; que de nombreux cheminots avaient envie de protester contre les salaires qui stagnent et les effectifs qui baissent. &lt;br /&gt;La mont&#233;e du ras-le-bol &lt;br /&gt;Les salaires n'ont augment&#233; que de 2 % cette ann&#233;e. Dans les ateliers, par exemple, beaucoup de jeunes touchent &#224; peine plus de 1 000 euros nets mensuels, et survivent gr&#226;ce aux primes...&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La SNCF a connu durant le mois de d&#233;cembre 2006 une certaine &#233;bullition sociale. La journ&#233;e d'action plut&#244;t r&#233;ussie du 8 novembre, si elle &#233;tait rest&#233;e sans suite, avait montr&#233; que de nombreux cheminots avaient envie de protester contre les salaires qui stagnent et les effectifs qui baissent.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La mont&#233;e du ras-le-bol&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les salaires n'ont augment&#233; que de 2 % cette ann&#233;e. Dans les ateliers, par exemple, beaucoup de jeunes touchent &#224; peine plus de 1 000 euros nets mensuels, et survivent gr&#226;ce aux primes... les mois o&#249; elles tombent. Quant aux effectifs, c'est l'h&#233;morragie : depuis 2002, plus de 14 000 emplois ont &#233;t&#233; supprim&#233;s alors que la direction continue &#224; pousser &#224; l'augmentation de la productivit&#233;. Aux ventes, &#224; l'accueil et dans les ateliers, cette politique se traduit par des r&#233;organisations : fusion d'&#233;quipes pour supprimer des postes ou, au contraire, &#171; saucissonnage &#187; pour faire pression sur des travailleurs plus isol&#233;s. Chez les roulants, contr&#244;leurs et conducteurs, on &#171; change les roulements &#187; : deux fois par an les plannings de ces cheminots sont remis &#224; plat. C'est l'occasion d'augmenter l'amplitude de la journ&#233;e de travail ou le nombre de jours d'affil&#233;e travaill&#233;s et souvent de supprimer les primes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 20 novembre, le m&#233;contentement &#233;clatait dans un atelier de l'Est, qui se mettait en gr&#232;ve sans pr&#233;avis, suivi par un autre en r&#233;gion parisienne d&#232;s le 28. &#192; Caen, la gr&#232;ve a dur&#233; pendant dix jours. &#192; l'exception des ventes et de l'accueil, tous les m&#233;tiers de la SNCF ont &#233;t&#233; concern&#233;s par ces mouvements qui se sont multipli&#233;s, m&#234;me si les gr&#232;ves des conducteurs ont &#233;t&#233; les plus nombreuses. Mais face &#224; ces gr&#232;ves locales qui avaient toutes les raisons de converger, la direction a bien entendu jou&#233; la division : elle n'a pas aggrav&#233; les conditions dans certains d&#233;p&#244;ts, pour se concentrer sur les autres qu'elle esp&#233;rait ainsi laisser sans soutien.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La machine &#224; perdre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du 6 au 12 d&#233;cembre, une s&#233;rie de pr&#233;avis ont &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;s en ordre dispers&#233; par les syndicats. Les d&#233;p&#244;ts et ateliers ont &#233;t&#233; soigneusement isol&#233;s les uns des autres, les gr&#232;ves ne commen&#231;ant pas toujours en m&#234;me temps dans la m&#234;me r&#233;gion. Le flou le plus total &#233;tait entretenu, au point que de nombreux cheminots ne savaient plus s'ils &#233;taient de la partie. Certains pr&#233;avis ont m&#234;me &#233;t&#233; lev&#233;s &#224; la suite de n&#233;gociations dans le dos des travailleurs (Paris-Gare du Nord). Aucun syndicat n'a fait le choix de coordonner les diff&#233;rentes gr&#232;ves qui ne parvenaient pas &#224; d&#233;passer l'&#233;chelle locale. La direction n'&#233;tait donc pas confront&#233;e &#224; un mouvement, m&#234;me minoritaire, mais &#224; des mouvements, face auxquels elle a pu, l&#224; c&#233;der (la plupart du temps en partie seulement), ici jouer le pourrissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, Sud et FO ont d&#233;pos&#233; un pr&#233;avis illimit&#233; &#224; compter du 10 d&#233;cembre. Celui-ci a pu sonner le coup d'envoi de la gr&#232;ve dans quelques d&#233;p&#244;ts (Paris-Saint-Lazare). Mais d&#233;poser un pr&#233;avis, ce n'est pas coordonner un mouvement pour l'&#233;tendre. Et cela, la direction de Sud n'a pas tent&#233; s&#233;rieusement de le faire, pas plus que la direction de la CGT. Il &#233;tait d'ailleurs tellement patent que l'op&#233;ration de Sud visait uniquement &#224; se donner un air radical par rapport &#224; la CGT, qu'elle a rencontr&#233; des r&#233;ticences au sein m&#234;me de Sud et a &#233;t&#233; peu suivie. Les sites qui sont partis en premier avaient pour beaucoup d'entre eux d&#233;j&#224; repris le 10 d&#233;cembre (Caen, Paris-Austerlitz). Enfin, la CGT avait beau jeu (et surtout beau pr&#233;texte) de refuser de s'associer &#224; cette gr&#232;ve, qu'elle jugeait &#224; raison corporatiste, puisqu'elle ne concernait que les conducteurs, alors que les mouvements locaux avaient aussi touch&#233; des ateliers et des contr&#244;leurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les probl&#232;mes de salaires et d'effectifs appellent une r&#233;action au moins &#224; l'&#233;chelle de la SNCF, r&#233;gions et m&#233;tiers confondus. Mais pour l'organiser il n'y a rien &#224; attendre des directions syndicales, m&#234;me de celles qui se veulent plus radicales. En d&#233;cembre, leur esprit de boutique et leur volont&#233; de ne pas engager un mouvement d'ensemble l'ont emport&#233;. Une nouvelle journ&#233;e d'action est pr&#233;vue le 8 f&#233;vrier. Si elle est maintenue, ce sera aux cheminots et aux militants &#224; la base de s'en saisir pour r&#233;unir les coll&#232;gues de tous les services qui veulent se battre et commencer &#224; coordonner les diff&#233;rents sites et les diff&#233;rents secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 janvier 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rapha&#235;l PRESTON&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_236 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L350xH255/sncf-4-a3351.gif?1528276402' width='350' height='255' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Crise dans l'automobile europ&#233;enne ? H&#233;catombe d'emplois chez les &#233;quipementiers
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Crise-dans-l-automobile-europeenne-Hecatombe-d-emplois-chez-les-equipementiers</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Automobile
</dc:subject>

		<description>L'Humanit&#233; du 30 octobre 2006 faisait &#233;tat de 25 000 emplois en passe d'&#234;tre supprim&#233;s sur l'ensemble du pays et de pr&#232;s de 20 000 menac&#233;s. &lt;br /&gt;Parmi eux, pr&#232;s de 10 000 ont &#233;t&#233; supprim&#233;s chez les &#233;quipementiers automobiles : Thom&#233;-G&#233;not, Delphi, Visteon, Bosch, Valeo, Faurecia, Wagon Automotive, EAK, Ford, Cignet Electronics, SPRIA Dalphimetal, Cadence Innovation, Oris, Magna International. &#192; cela, s'ajoutent &#224; l'&#233;chelle mondiale les 10 000 suppressions de postes chez PSA, les 75 000 chez General Motors et&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-49-janvier-fevrier-2007-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 49, janvier-f&#233;vrier 2007
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Automobile-+" rel="tag"&gt;Automobile
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'Humanit&#233; &lt;/em&gt;du 30 octobre 2006 faisait &#233;tat de 25 000 emplois en passe d'&#234;tre supprim&#233;s sur l'ensemble du pays et de pr&#232;s de 20 000 menac&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi eux, pr&#232;s de 10 000 ont &#233;t&#233; supprim&#233;s chez les &#233;quipementiers automobiles : Thom&#233;-G&#233;not, Delphi, Visteon, Bosch, Valeo, Faurecia, Wagon Automotive, EAK, Ford, Cignet Electronics, SPRIA Dalphimetal, Cadence Innovation, Oris, Magna International. &#192; cela, s'ajoutent &#224; l'&#233;chelle mondiale les 10 000 suppressions de postes chez PSA, les 75 000 chez General Motors et Ford1, les dizaines de milliers en cours chez Volkswagen, etc. Voil&#224; ce que les patrons appellent &#171; la crise du secteur automobile &#187;. Et tous bien s&#251;r d'invoquer les al&#233;as du march&#233;, la baisse des ventes, la comp&#233;titivit&#233; ou les difficult&#233;s financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En difficult&#233; financi&#232;re ces &#233;quipementiers ? Qu'on rigole ! Fin 2006, les r&#233;sultats du groupe Valeo, par exemple, un des plus gros groupes mondiaux, sont de 2,3 milliards d'euros et les actionnaires ont pu empocher 7 millions d'euros. De plus, tous sont des fournisseurs, sous-traitants, voire filiales des grands groupes automobiles. Quand ils ne sont pas carr&#233;ment sous-traitants de sous-traitants comme Thom&#233;-G&#233;not dans les Ardennes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'exemple d'un d&#233;ficit artificiel : Thom&#233;-G&#233;not&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; difficult&#233;s financi&#232;res &#187; de cette usine de 320 salari&#233;s, sous-traitant de Valeo et Visteon, ont &#233;t&#233; assez significatives. Apr&#232;s que l'ancien patron a d&#233;pos&#233; le bilan et est parti les poches pleines, l'entreprise a &#233;t&#233; rachet&#233;e en 2004 par un repreneur qui promettait de d&#233;velopper l'usine, le fonds d'investissement am&#233;ricain Catalina. Depuis, celui-ci a pill&#233; les caisses pour payer des royalties mirifiques aux &#171; soci&#233;t&#233;s m&#232;res &#187; et offrir des salaires mirobolants &#224; des membres de la direction (800 000 &#8364; par an)... jusqu'&#224; la mise en liquidation judiciaire, le 24 octobre dernier. Voil&#224; lesdites &#171; difficult&#233;s financi&#232;res &#187; de Thom&#233;-G&#233;not ! Mais ce sont les licenci&#233;s qui ont essuy&#233; les charges de CRS et qui ont &#233;t&#233; trait&#233;s comme des voyous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les voyous sont, en r&#233;alit&#233;, les patrons des gros &#233;quipementiers et leurs donneurs d'ordres : les grands groupes automobiles qui, apr&#232;s avoir externalis&#233; des secteurs entiers de leur activit&#233;, les mettent en concurrence, en imposant des conditions toujours plus draconiennes. Concurrence que les sous-traitants, &#224; leur tour, s'empressent de faire peser sur leurs salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Baisse des ventes, licenciements massifs... et profits records !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quant aux difficult&#233;s financi&#232;res des grands groupes, elles ont encore moins de r&#233;alit&#233; que celles de leurs sous-traitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ventes pour Renault et PSA ont augment&#233; de 50 % au cours des sept derni&#232;res ann&#233;es, ce qui relativise la baisse actuelle. De 2000 &#224; 2005, les dividendes vers&#233;s aux actionnaires de Renault ont augment&#233; de 250 %. Pour PSA Peugeot-Citro&#235;n, si le &#171; r&#233;sultat net &#187; 2006, c'est-&#224;-dire apr&#232;s d&#233;duction des charges, est annonc&#233; &#224; la baisse par rapport &#224; 2005, ce n'est que parce que les &#171; charges &#187; &#233;taient d'un caract&#232;re tout sp&#233;cial : 227 millions d'euros d&#233;pens&#233;s pour la fermeture de l'usine de Ryton en Angleterre (2 300 licenciements) et 107 millions d'euros pour la restructuration de Faurecia dont PSA est le principal actionnaire (plusieurs centaines de licenciements). Les patrons de l'automobile investissent dans la fabrication massive de ch&#244;meurs, et &#231;a rapporte. Fiat, Volkswagen et General Motors sont salu&#233;es comme les meilleures performances boursi&#232;res dans le secteur automobile en 20062, PSA comme la meilleure performance du Cac 40 en cette premi&#232;re semaine de janvier 20073.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les baisses de ventes (souvent grossies pour les besoins de la cause comme &#224; PSA en ce moment) et les pr&#233;tendues difficult&#233;s financi&#232;res sont d'abord un pr&#233;texte pour les patrons pour justifier les licenciements, les baisses de salaires, la d&#233;t&#233;rioration des conditions de travail afin que les dividendes des actionnaires, eux, restent au beau fixe, voire s'envolent. Une politique que le gouvernement sait encourager et, surtout... r&#233;compenser.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Cadeaux aux licencieurs et aide au d&#233;veloppement du ch&#244;mage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les ouvriers de Thom&#233;-G&#233;not demandaient une indemnit&#233; de 30 000 &#8364; chacun, c'est-&#224;-dire &#224; peine deux ans de salaire &#224; 1 250 &#8364; par mois. Il leur a fallu plusieurs semaines de lutte d&#233;termin&#233;e pour ne l'obtenir que partiellement, l'&#201;tat se d&#233;chargeant sur les collectivit&#233;s locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de vouloir contraindre les patrons &#224; payer, Villepin... les a pay&#233;s eux-m&#234;mes. Le plan d'aide aux fournisseurs et &#233;quipementiers automobiles leur octroie ainsi 400 millions d'euros. Il comprend l'aide &#224; la recherche, des diminutions d'imp&#244;ts, un encouragement &#224; la &#171; mobilit&#233; &#187; des salari&#233;s et, surtout, une enveloppe de 250 millions d'euros au titre de l'innovation et de la recherche, attribu&#233;e cette ann&#233;e &#224; Valeo, un des principaux licencieurs. Osons un petit calcul : un tiers de cette enveloppe (soit environ 90 millions d'euros) aurait suffi pour assurer aux 320 ouvriers de Thom&#233;-G&#233;not de quoi vivre jusqu'&#224; leur retraite, c'est-&#224;-dire 300 000 &#8364; pour un travailleur de 45 ans. Car c'est bien ce qu'aurait d&#251; recevoir tous ceux &#224; qui les patrons et l'&#201;tat ne sont pas capables d'assurer un nouvel emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'&#171; aide &#224; la mobilit&#233; &#187;, elle est de la m&#234;me veine que le pr&#233;tendu &#171; contrat de transition professionnelle &#187;, le genre de formations bidons dont les ouvriers de Thom&#233;-G&#233;not n'ont &#224; juste titre pas voulu. Apr&#232;s souvent 25 ans de travail dans une r&#233;gion sinistr&#233;e par les licenciements (notamment &#224; Visteon et Delphi), on se demande bien &#224; quelle &#171; mobilit&#233; &#187; peuvent amener ces &#171; transitions &#187;, si ce n'est &#224; accompagner le ch&#244;mage et &#224; faciliter les plans de licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les salari&#233;s du secteur automobile, ouvriers des grands groupes ou des &#233;quipementiers, sont touch&#233;s par ces licenciements. Pour en imposer l'interdiction la seule r&#233;ponse &#233;vidente n'est-elle pas de rassembler toutes les forces et faire converger toutes les luttes ? Afin que plus aucun Thom&#233;-G&#233;not ne se retrouve seul face aux licencieurs, patrons ou &#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 janvier 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#233;o BASERLI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Crise dans l'automobile europ&#233;enne ? Licenciements chez Volkswagen-Belgique
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		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Crise-dans-l-automobile-europeenne-Licenciements-chez-Volkswagen-Belgique</link>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Automobile
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		<dc:subject>Belgique
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		<description>Il y a actuellement quatre constructeurs automobiles qui poss&#232;dent des usines de montage en Belgique : Ford &#224; Genk, Volvo &#224; Gand, Opel &#224; Anvers et Volkswagen (VW, prononcez V&#233;wou&#233;) &#224; Forest, dans la r&#233;gion bruxelloise. Au total 21 600 travailleurs - 100 000 avec les sous-traitants - ont produit dans ces usines 900 000 voitures en 2005. Cette industrie automobile se restructure sur le dos des travailleurs. En 2003, Ford avait annonc&#233; le licenciement de 3 000 travailleurs dans son usine de Genk. Au&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a actuellement quatre constructeurs automobiles qui poss&#232;dent des usines de montage en Belgique : Ford &#224; Genk, Volvo &#224; Gand, Opel &#224; Anvers et Volkswagen (VW, prononcez V&#233;wou&#233;) &#224; Forest, dans la r&#233;gion bruxelloise. Au total 21 600 travailleurs - 100 000 avec les sous-traitants - ont produit dans ces usines 900 000 voitures en 2005. Cette industrie automobile se restructure sur le dos des travailleurs. En 2003, Ford avait annonc&#233; le licenciement de 3 000 travailleurs dans son usine de Genk. Au mois de novembre 2006 VW, qui est le premier employeur priv&#233; &#224; Bruxelles o&#249; travaillent 5 300 personnes, a annonc&#233; 4 000 licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fait des ann&#233;es que VW parle de la fermeture de son usine de Forest. Mais, jusqu'&#224; pr&#233;sent, ces menaces ont surtout servi &#224; faire accepter aux travailleurs des salaires &#171; &#224; la tra&#238;ne &#187;, une plus grande flexibilit&#233; et des p&#233;riodes de ch&#244;mage technique qui servaient &#224; r&#233;guler la production. Ces menaces ont aussi &#233;t&#233; utilis&#233;es pour obtenir, du gouvernement f&#233;d&#233;ral comme des autorit&#233;s de la r&#233;gion bruxelloise ou de la mairie de Forest, des avantages financiers. Citons p&#234;le-m&#234;le : 43,5 millions d'euros de r&#233;ductions de cotisations sociales pour VW entre 2001 et 2005, 750 000 euros de r&#233;ductions de charges octroy&#233;s par la mairie de Forest pour la zone des sous-traitants cr&#233;&#233;e &#224; c&#244;t&#233; de l'usine de VW, 75 000 m&#232;tres carr&#233;s de terrains presque gratuits offerts par la r&#233;gion bruxelloise &#224; VW pour cette m&#234;me zone baptis&#233;e &#171; Automotive Parc &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au mois de novembre les menaces se sont transform&#233;es en d&#233;cision : VW entendait licencier 4 000 personnes dont 500 employ&#233;s. En plus de ces licenciements, il faut ajouter, naturellement, les ouvriers des entreprises sous-traitantes. Les premiers chiffres annonc&#233;s faisaient &#233;tat de 6 000 &#224; 8 000. Cette annonce a mis en &#233;moi tout le pays : d'abord par le nombre de licenciements envisag&#233;s, puis par le souvenir douloureux de la fermeture de Renault &#224; Vilvoorde, il y a quelques ann&#233;es, et enfin par l'avis au m&#234;me moment que, pour le seul premier trimestre de 2006, VW avait fait un milliard d'euros de b&#233;n&#233;fice.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les premi&#232;res r&#233;actions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nombre d'ouvriers, qui ont d&#251; accepter bien des sacrifices des ann&#233;es durant et qui risquaient de se trouver au ch&#244;mage sans beaucoup de perspectives de trouver un emploi rapidement, estimaient, au d&#233;part, que l'annonce de ces 4 000 licenciements pr&#233;figurait la fermeture totale de l'entreprise dans quelques ann&#233;es. Pourquoi une usine qui produit des Golf mais, disait-on, n'est pas rentable avec 5 300 travailleurs, le serait-elle avec 1 500, et pour produire quoi ? Pour eux, la direction voulait &#233;viter de payer de grosses primes en retardant la fermeture totale du site de quelques mois. Les primes ne sont en effet pas les m&#234;mes s'il s'agit d'une restructuration partielle ou d'une fermeture totale. Et beaucoup de travailleurs, ne croyant pas &#224; la possibilit&#233; de faire reculer VW, souhaitaient au moins avoir une grosse prime de d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement et les diff&#233;rentes autorit&#233;s locales s'essay&#232;rent imm&#233;diatement au jeu de la carotte et du b&#226;ton. D'un c&#244;t&#233;, ils mobilis&#232;rent la police au cas o&#249;... De l'autre, ils affirmaient faire des pieds et des mains pour essayer de trouver &#171; une solution industrielle &#187; en n&#233;gociant, Premier ministre en t&#234;te, avec la direction de VW pour calmer le jeu et faire miroiter l'arriv&#233;e d'un nouveau mod&#232;le qui pourrait &#234;tre construit sur le site dans les ann&#233;es qui viennent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; noter que des patrons d&#233;couvrirent tout &#224; coup des milliers d'emplois inoccup&#233;s qu'ils &#233;taient pr&#234;ts &#224; offrir aux futurs licenci&#233;s. Ce fut aussi l'occasion d'une petite publicit&#233; gratuite pour certains employeurs...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats, eux, craignaient surtout la col&#232;re des ouvriers. &#192; l'annonce des licenciements, ils demand&#232;rent aux travailleurs... de rentrer chez eux. L'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale d'information fut organis&#233;e sur le parking ext&#233;rieur de l'usine et la seule action propos&#233;e fut une manifestation &#224; Bruxelles, le 2 d&#233;cembre, en solidarit&#233; avec les VW. Cette manifestation &#224; laquelle 25 000 personnes particip&#232;rent, issues pour la plupart du milieu syndicaliste et politique, non seulement fut un maigre succ&#232;s mais, surtout, fut sans lendemain. Seuls quelques centaines d'ouvriers et de syndicalistes rest&#232;rent devant l'usine devant un feu de palettes. Les jours passant, leur nombre se r&#233;duisit comme le feu qu'ils entretenaient... Et les syndicats s'engouffr&#232;rent eux aussi dans la recherche d'une &#171; solution industrielle &#187;, n&#233;gociant des jours durant avec la direction dans les salons d'un h&#244;tel luxueux.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Prends l'oseille...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pas &#233;tonnant apr&#232;s cela que quand la direction annon&#231;a des primes de d&#233;part pouvant aller jusqu'&#224; 140 000 euros bruts pour les plus anciens, pr&#232;s de 2 000 travailleurs se sont pr&#233;sent&#233;s t&#244;t le matin pour pouvoir &#234;tre sur la liste des volontaires. 500 de plus que ce que la direction pr&#233;voyait ! Lass&#233;s par des ann&#233;es de sacrifices dans cette usine qui travaillait aussi le week-end, sans perspective de lutte pour faire reculer la direction sur les licenciements, n'ayant pour seul avenir possible &#224; VW que le montage d'une &#233;ventuelle Audi qui emploierait 2 000 travailleurs... en 2009, leur r&#233;action se comprend. Elle s'explique, de plus, par le fait que le montant de cette prime a &#233;t&#233; qualifi&#233; d'historique par les m&#233;dias, les autorit&#233;s et les syndicats. En fait, il n'est pas si historique que cela (sauf pour le patronat qui craint un pr&#233;c&#233;dent pouvant s'appliquer &#224; d'autres usines menac&#233;es de fermeture !), puisque sur cette somme, les travailleurs devront payer cotisations sociales et imp&#244;ts, ce qui va la r&#233;duire notablement. Enfin, les perspectives trac&#233;es par VW pour le futur montage d'une voiture sur le site de Forest &#233;taient rien moins qu'emballantes : baisse des co&#251;ts de production de 20 % pour qu'ils soient ramen&#233;s &#224; ceux de sa filiale d'Allemagne de l'Est. R&#233;duire les co&#251;ts, cela signifie, en plus des nouvelles aides demand&#233;es &#224; l'&#201;tat, l'augmentation de la flexibilit&#233; des travailleurs, un pouvoir d'achat des salaires en baisse et la pr&#233;carit&#233; de l'emploi aggrav&#233;e. Dans ces conditions, prends l'oseille et tire toi, a &#233;t&#233; le calcul de nombreux travailleurs !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Et pourtant la grogne...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En fin de compte, ce sont 3 000 ouvriers qui vont quitter l'usine par le biais de d&#233;parts volontaires ou de pr&#233;retraites (pr&#232;s de 950 ouvriers, &#226;g&#233;s de 50 ans ou plus). Les syndicats avaient demand&#233; pour eux une prime de d&#233;dommagement de 10 000 euros. La direction a refus&#233;. Les syndicats ont mis au placard cette revendication initiale. Quant aux ouvriers travaillant chez des sous-traitants, ils sont pour la plupart les oubli&#233;s de l'histoire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 7 semaines de gr&#232;ve (&#224; la maison), le travail a repris lundi 8 janvier. Non sans grogne et contestation, semble-t-il. Sur les 2 947 travailleurs qui ont pris part au r&#233;f&#233;rendum organis&#233; pour ou contre la reprise du travail (les int&#233;rimaires et les volontaires au d&#233;part &#233;taient exclus d'office) il n'y a eu que 54 % de oui chez les ouvriers et 78,5 % chez les employ&#233;s. Bien des travailleurs, s'ils se sentent impuissants, sont donc insatisfaits de VW... mais aussi de la mani&#232;re dont leurs organisations syndicales ont men&#233; (ou plut&#244;t pas men&#233;) le combat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'extr&#234;me gauche, les organisations les plus importantes, qui auraient peut-&#234;tre pu jouer un r&#244;le, comme le PTB (Parti du travail de Belgique, marxiste l&#233;niniste) ou le Mas (Mouvement pour une alternative socialiste, trotskyste), ont affirm&#233; leur solidarit&#233; avec les VW, mais se sont content&#233;es de conseiller les syndicats, en leur demandant d'organiser une gr&#232;ve de 24 heures par exemple. Quant aux autres organisations, comme la n&#244;tre, peu ou pas pr&#233;sentes dans l'usine, elles ont d&#251; se borner &#224; essayer de discuter avec les travailleurs... qui eux-m&#234;mes n'&#233;taient plus &#224; l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'implanter dans les grandes entreprises reste, donc notre t&#226;che pour esp&#233;rer jouer un r&#244;le dans les futures luttes des travailleurs. Un r&#244;le qui ne devra pas se cantonner &#224; conseiller les syndicats sur la bonne mani&#232;re de mener des luttes mais plut&#244;t d'organiser les travailleurs pour qu'ils les dirigent eux-m&#234;mes avec ou sans les syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 10 janvier 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paul GALLER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_237 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH238/auto-192bd.gif?1527227509' width='400' height='238' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Dans notre courrier
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Dans-notre-courrier</link>
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		<dc:date>2007-01-18T16:40:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Courrier des lecteurs
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Pourquoi ne faites-vous pas partie du rassemblement antilib&#233;ral ? &lt;br /&gt;Bonjour, en lisant la page &#171; qui sommes-nous &#187; de votre site, il est dit : &#171; Parmi ces divergences (les v&#244;tres vis-&#224;-vis de la majorit&#233; de LO) il y a notre volont&#233; de rechercher syst&#233;matiquement l'action commune avec les autres militants et groupes d'extr&#234;me gauche, chaque fois qu'il existe un accord politique. &#187; &lt;br /&gt;J'aimerais alors savoir pourquoi vous ne faites pas partie du rassemblement antilib&#233;ral actuel ? (Cette demande est&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-49-janvier-fevrier-2007-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 49, janvier-f&#233;vrier 2007
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Courrier-des-lecteurs-+" rel="tag"&gt;Courrier des lecteurs
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Pourquoi ne faites-vous pas partie du rassemblement antilib&#233;ral ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bonjour, en lisant la page &#171; qui sommes-nous &#187; de votre site, il est dit : &lt;em&gt;&#171; Parmi ces divergences&lt;/em&gt; (les v&#244;tres vis-&#224;-vis de la majorit&#233; de LO) &lt;em&gt;il y a notre volont&#233; de rechercher syst&#233;matiquement l'action commune avec les autres militants et groupes d'extr&#234;me gauche, chaque fois qu'il existe un accord politique. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aimerais alors savoir pourquoi vous ne faites pas partie du rassemblement antilib&#233;ral actuel ? (Cette demande est personnelle.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apparemment rien n'est dit l&#224;-dessus sur votre site ou celui de LO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R. D., adh&#233;rent du PCF de Dijon, signataire du rassemblement antilib&#233;ral et pour une union pr&#233;sidentielle entre les partis d'extr&#234;me gauche et le rassemblement antilib&#233;ral actuel.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous ne sommes pas antilib&#233;raux mais communistes r&#233;volutionnaires. Nous ne partageons donc pas les bases politiques et les objectifs du &#171; rassemblement antilib&#233;ral &#187;, qui regroupe une majorit&#233; de courants qui n'entendent pas combattre le capitalisme mais seulement son aspect lib&#233;ral. Nous ne pensons pas pouvoir constituer un m&#234;me parti ni un m&#234;me mouvement avec eux. Et, par exemple, nous ne pensons pas pouvoir nous pr&#233;senter en commun avec eux aux &#233;lections (ce qui est l'objectif essentiel de ce rassemblement antilib&#233;ral) alors que nos programmes sont radicalement diff&#233;rents.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;En revanche nous sommes tout pr&#234;ts &#224; l'action commune dans les luttes avec tous ceux, y compris &#233;videmment tous ceux dudit rassemblement antilib&#233;ral, qui partagent l'objectif de ces luttes. De telles occasions ont &#233;t&#233; nombreuses ces derniers temps : contre le CPE, contre les expulsions d'immigr&#233;s, celles de locataires, ou encore les innombrables gr&#232;ves ou manifestations des salari&#233;s. C'est l&#224; qu'on peut juger de notre v&#233;ritable volont&#233; ou pas de rechercher l'action commune. C'est l&#224;, croyons nous, que nous avons d&#233;montr&#233;, dans la mesure de nos forces &#233;videmment, notre volont&#233; de faire correspondre nos professions de foi et notre activit&#233;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Votre opinion sur les mouvements r&#233;gionalistes ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Merci pour la &#171; particularit&#233; locale &#187;, camarades ! J'aimerais bien savoir ce que vous pensez de l'opinion de la majorit&#233; sur les mouvements du type SLB, Emgann ou autres (USTKE, STC...) ? (C'est-&#224;-dire une tr&#232;s, tr&#232;s franche hostilit&#233; !) Est-ce que vous avez une position diff&#233;rente ?&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le courriel ci-dessus a &#233;t&#233; suscit&#233; par une petite phrase du dossier sur le mouvement anti-CPE du num&#233;ro 45 de &lt;/em&gt;Convergences R&#233;volutionnaires&lt;em&gt;. L'article &lt;/em&gt;&lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Rennes-La-fac-ou-le-mouvement-a-commence-et-fini' class='spip_in'&gt;Rennes : La fac o&#249; le mouvement a commenc&#233;... et fini&lt;/a&gt;&lt;em&gt; citait en effet parmi les organisations &#233;tudiantes le &lt;/em&gt; SLB (Sindikad Labourerien Breizh)&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Syndicat des travailleurs bretons' id='nh6-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, une particularit&#233; locale... &lt;em&gt;Ainsi somm&#233;s de nous expliquer par un lecteur que nous supposons tout particuli&#232;rement attach&#233; &#224; la culture bretonne et qui nous y suppose oppos&#233;s, nous nous pronon&#231;ons dans sa langue.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Kameraded g&#233;r,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ne v&#233; ket laket &#233;n her so&#241;j devoud ur stad disha&#241;val ag el lod muia&#241; ahanoh LO a-zivoud en emsa&#249;ed rann-vro. Ne gonzam ket ag un &#233;nebieh diskl&#233;riet ! A dra sur &#233;h eus kudenne&#249; en Nasion hag &#233; v&#233; red dom ob&#233;r er p&#233;h e zo rekis ! Mes ne gredam ket hag &#233;h eus, hini&#249; en d&#233;, ur gudenn a mod-s&#233; &#233;n ur gomz doh tre&#249; Breih : ur spered ijinus e zo red d'unan benak aveid lared &#233;h eus ur waskereh ar ur bobl vreton ged ur bobl a vro Fra&#241;s !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ma v&#233; tud aveid dihuen se&#249;&#233;nadur ur rann-vro (isto&#233;r, y&#233;h, ard ha tre&#249; sord-s&#233;), &#233;ma gwir gro&#241;s get&#233; (ne vern so&#241;j en hani e skri&#249; el linenne&#249;-man hag en deus hoant de lared &#233;h eus ur vank a zigoradur ar er bed...). De laret &#233; n'en d&#233; ket pennkaoz d'en dra-s&#233; trawalh aveid moned de se&#249;el kevr&#233;dig&#233;hie&#249; bolitik p&#233; sendikade&#249; arall de zihuen er p&#233;h kredet get&#233; hag a eneb d'er r&#233; ne so&#241;j ket elt&#233;.&lt;/em&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Cher camarade, Nous ne pensons pas avoir sur la question des mouvements (...)' id='nh6-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb6-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6-1' class='spip_note' title='Notes 6-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Syndicat des travailleurs bretons&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6-2' class='spip_note' title='Notes 6-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cher camarade,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pensons pas avoir sur la question des mouvements r&#233;gionalistes une position diff&#233;rente de la majorit&#233; de LO (qu'il est d'ailleurs exag&#233;r&#233; de qualifier de &#171; franche hostilit&#233; &#187;). Bien s&#251;r il existe des &#171; questions nationales &#187;, et il y a des situations o&#249; l'on ne peut pas en faire l'&#233;conomie. Mais nous ne croyons pas du tout que cette question se pose dans le cas breton : il faut beaucoup d'imagination pour voir aujourd'hui une oppression d'un &#171; peuple breton &#187; par un &#171; peuple fran&#231;ais &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que des gens veuillent d&#233;fendre, sur le plan culturel, une langue ou une tradition r&#233;gionale, nous leur en reconnaissons &#233;videmment le droit le plus absolu (m&#234;me si, &#224; titre personnel, l'auteur de ces lignes trouve que cela manque parfois un peu d'ouverture sur le grand large...). Mais &#231;a ne nous semble pas une raison pour inciter les travailleurs &#224; s'organiser &#224; part, politiquement ou syndicalement, autour de cette question, c'est-&#224;-dire en g&#233;n&#233;ral contre ceux qui ne partagent pas ces centres d'int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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