<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
		<url>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L144xH19/siteon0-663c7.png?1526421719</url>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
		<height>19</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title> Des solutions ? R&#233;quisitions... et communisme
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Des-solutions-Requisitions-et-communisme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Des-solutions-Requisitions-et-communisme</guid>
		<dc:date>2006-01-13T22:08:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Logement
</dc:subject>

		<description>Le probl&#232;me du logement des travailleurs est r&#233;current dans la soci&#233;t&#233; capitaliste et, comme tant d'autres li&#233;s &#224; l'exploitation, il ne pourra &#234;tre d&#233;finitivement r&#233;gl&#233; qu'en changeant de soci&#233;t&#233;. La soci&#233;t&#233; d'exploitation repose avant tout sur la propri&#233;t&#233; priv&#233;e, c'est pourquoi elle se montre incapable de faire appliquer m&#234;me des lois qu'elle a &#233;t&#233; contrainte de voter sous le coup soit d'une profonde &#233;motion publique, soit d'un rapport de forces momentan&#233;ment favorable aux travailleurs. &lt;br /&gt;La loi sur la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-La-crise-permanente-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La crise permanente du logement
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Logement-+" rel="tag"&gt;Logement
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le probl&#232;me du logement des travailleurs est r&#233;current dans la soci&#233;t&#233; capitaliste et, comme tant d'autres li&#233;s &#224; l'exploitation, il ne pourra &#234;tre d&#233;finitivement r&#233;gl&#233; qu'en changeant de soci&#233;t&#233;. La soci&#233;t&#233; d'exploitation repose avant tout sur la propri&#233;t&#233; priv&#233;e, c'est pourquoi elle se montre incapable de faire appliquer m&#234;me des lois qu'elle a &#233;t&#233; contrainte de voter sous le coup soit d'une profonde &#233;motion publique, soit d'un rapport de forces momentan&#233;ment favorable aux travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi sur la r&#233;quisition des logements vides, cr&#233;&#233;e par une ordonnance de 1945, pourtant inscrite dans le Code de la construction et de l'habitation, n'est pour ainsi dire presque jamais appliqu&#233;e en France. Or, des logements vides, il y en a largement, de quoi loger de nombreuses personnes en difficult&#233;. D'apr&#232;s l'organisation Droit au logement, en 1962, Paris comptait 20 000 logements vacants, contre pr&#232;s de 140 000 actuellement. Deux millions sont recens&#233;s dans tout le pays. Mais lorsque des associations organisent des occupations en s'appuyant sur l'existence de cette loi, elles se heurtent in&#233;vitablement aux forces de r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Remettre en cause la propri&#233;t&#233; priv&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour venir &#224; bout du probl&#232;me du logement, il faudra bien remettre en question ce droit &#224; la propri&#233;t&#233; priv&#233;e. Pas celle des petits propri&#233;taires, mais celle des capitalistes qui font s'envoler le prix des loyers, immobilisant des blocs d'immeubles entiers dans un but sp&#233;culatif. Et qui privent par leur mainmise toute une partie de la population de l'acc&#232;s au logement. La classe ouvri&#232;re a la force d'imposer un v&#233;ritable plan d'urgence pour le logement, dont la premi&#232;re mesure serait bien s&#251;r la r&#233;quisition des logements et terrains vacants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans cette soci&#233;t&#233; capitaliste, o&#249; l'urbanisation se fait de mani&#232;re anarchique, et o&#249; l'offre et la demande sont en d&#233;s&#233;quilibre permanent, il est illusoire de pr&#233;tendre trouver de solution d&#233;finitive &#224; la question du logement. Que ce soit dans les pays sous-d&#233;velopp&#233;s ou dans les pays d&#233;velopp&#233;s, la crise du logement ne cesse pas de se reposer. M&#234;me si certains arrivent &#224; obtenir des conditions d'habitat moins pr&#233;caires, de nouveaux arrivants, plus pauvres et plus pr&#233;caires, affluent en permanence et constituent des bidonvilles... dans les bidonvilles, comme les squatters qui au Caire viennent occuper les espaces libres sur les toits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le remarquait d&#233;j&#224; Friedrich Engels en son temps dans &lt;em&gt;&#171; La question du logement &#187;&lt;/em&gt;, le rapport du locataire au propri&#233;taire n'est pas celui de l'ouvrier &#224; son exploiteur, et la question du logement est secondaire par rapport &#224; la question centrale qu'est l'abolition de l'exploitation. C'est un sous-produit du mode de production capitaliste et de l'organisation sociale qui en d&#233;coule.&lt;em&gt; &#171; Dans une telle soci&#233;t&#233;, la crise du logement n'est pas un hasard, c'est une institution n&#233;cessaire ; elle ne peut &#234;tre &#233;limin&#233;e ainsi que ses r&#233;percussions sur la sant&#233;, etc., que si l'ordre social tout entier dont elle d&#233;coule est transform&#233; de fond en comble &#187;. &lt;/em&gt;Ne pas faire de la question du logement l'objet d'une lutte s&#233;par&#233;e, mais l'int&#233;grer au programme de lutte de la classe ouvri&#232;re, voil&#224; qui reste la t&#226;che des communistes du vingt-et-uni&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydie GRIMAL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_177 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L350xH207/capital-81ac5.gif?1528677662' width='350' height='207' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Tous propri&#233;taires ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Tous-proprietaires</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Tous-proprietaires</guid>
		<dc:date>2006-01-13T22:05:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Logement
</dc:subject>

		<description>Que nous dit le gouvernement, depuis des ann&#233;es, face &#224; la crise du logement ? Devenez propri&#233;taires ! &lt;br /&gt;Inviter &#224; la propri&#233;t&#233; ceux qui n'arrivent pas &#224; payer leur loyer, voil&#224; une riche id&#233;e, qui n'est pas sans rappeler le cri du c&#339;ur de Marie-Antoinette aux femmes de Paris venues, affam&#233;es, demander du pain aux portes de Versailles : &#171; Vous n'avez point de pain ? Mangez donc de la brioche ! &#187;. &lt;br /&gt;Mais il ne s'agit pas seulement d'une provocation. D'un pied de nez cynique d'un gouvernement qui ne veut ni&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-La-crise-permanente-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La crise permanente du logement
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Logement-+" rel="tag"&gt;Logement
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que nous dit le gouvernement, depuis des ann&#233;es, face &#224; la crise du logement ? Devenez propri&#233;taires !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inviter &#224; la propri&#233;t&#233; ceux qui n'arrivent pas &#224; payer leur loyer, voil&#224; une riche id&#233;e, qui n'est pas sans rappeler le cri du c&#339;ur de Marie-Antoinette aux femmes de Paris venues, affam&#233;es, demander du pain aux portes de Versailles : &lt;em&gt;&#171; Vous n'avez point de pain ? Mangez donc de la brioche ! &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il ne s'agit pas seulement d'une provocation. D'un pied de nez cynique d'un gouvernement qui ne veut ni bloquer les loyers ni construire lui-m&#234;me des logements. Cette proposition d'acc&#232;s &#224; la propri&#233;t&#233; est aussi un pi&#232;ge redoutable tendu aux travailleurs. Toute une propagande l'accompagne, incarn&#233;e par la derni&#232;re trouvaille en date : la &#171; maison &#224; 100 000 &#8364; &#187;. L'achat de son logement semble une solution &#224; bien des personnes, &#233;tant donn&#233;e la folle envol&#233;e des loyers : pourquoi pas emprunter pour acheter plut&#244;t que d&#233;penser de toute fa&#231;on des centaines de milliers d'euros sur 20 ans dans un loyer, &#224; fonds perdus, pour avoir un toit dont on ne sera jamais propri&#233;taire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf que, pour la plupart des travailleurs, l'ins&#233;curit&#233; de l'existence, la pr&#233;carit&#233; de l'emploi et des revenus peuvent facilement transformer l'endettement en trag&#233;die. Perte de l'emploi, divorce, difficult&#233;s personnelles impr&#233;vues, et les revenus chutent brutalement, rendant la dette impossible &#224; rembourser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qu'ont v&#233;cu d'ailleurs de nombreuses familles dans les ann&#233;es 1980. Au d&#233;but de la d&#233;cennie, le pr&#234;t semblait &#234;tre une solution peu co&#251;teuse, &#224; cause de l'inflation. Celle-ci diminuait la valeur r&#233;elle de l'emprunt contract&#233;, qui devenait donc plus facile &#224; rembourser, d'autant que le ch&#244;mage &#233;tait moindre et les situations professionnelles plus stables. Mais l'inflation a brutalement r&#233;gress&#233; au milieu des ann&#233;es 1980, les taux d'int&#233;r&#234;t r&#233;els (c'est-&#224;-dire les taux d'int&#233;r&#234;t diminu&#233;s de l'inflation) se sont envol&#233;s... ainsi que les licenciements. R&#233;sultat : un surendettement massif, des maisons revendues bien au-dessous de leur valeur d'achat &#224; la construction, et des dettes pour la vie. Le paradoxe, c'est que le politicien qui s'est forg&#233; une certaine r&#233;putation, fort usurp&#233;e, d'homme &#171; social &#187;, pour sa lutte surtout verbale contre le surendettement, est un certain Jean-Louis Borloo, l'actuel promoteur de la propri&#233;t&#233; (au rabais !) pour tous !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le pi&#232;ge de l'endettement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour ceux qui ne vivent que de leur seul travail, plus l'endettement est &#224; long terme, plus il peut s'av&#233;rer dangereux, puisqu'on ignore de quoi sera fait l'avenir professionnel. Or, pr&#233;cis&#233;ment, la dur&#233;e des pr&#234;ts immobiliers consentis par les banques s'allonge beaucoup depuis quelques ann&#233;es : en trois ans seulement, entre 2002 et 2005, la part des pr&#234;ts de dur&#233;e inf&#233;rieure ou &#233;gale &#224; 15 ans est pass&#233;e de 58% &#224; 32%, alors que les pr&#234;ts &#224; 25 ans sont pass&#233;s de 2%... &#224; 25,1%, avec un bond de 16% dans les seuls six premiers mois de l'ann&#233;e 2005 ! La dur&#233;e moyenne de cr&#233;dit est ainsi pass&#233;e de 13 ans en 2000 &#224; 17 ans en 2005. Un changement qui s'explique par le fait que les banques pr&#234;tent &#224; des demandeurs aux revenus de plus en plus modestes, et pour cela leur consentent des pr&#234;ts &#224; plus long terme. &#192; quand la situation japonaise, o&#249; des familles s'endettent sur plusieurs g&#233;n&#233;rations pour acheter leur logement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat de cette politique concert&#233;e du gouvernement et des banques : le boom de l'immobilier est aliment&#233; m&#234;me par les achats des classes populaires, &#224; la grande joie des grands b&#233;n&#233;ficiaires de la crise du logement, les promoteurs et les banques. Et la corde se resserre d'autant plus autour du cou des travailleurs... avec leurs propres &#233;conomies et leurs dettes puisque, selon &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; (du 20/9/2005), &#171; &lt;em&gt;depuis 1998 les prix d'achat des logements anciens ont augment&#233; de 70 &#224; 90% selon leur nature et leur localisation (...) alors que le revenu disponible des m&#233;nages n'a augment&#233;, lui, que de 20%&lt;/em&gt; &#187;. Ainsi, selon le m&#234;me journal, le montant du remboursement du pr&#234;t rapport&#233; au revenu disponible, ce que l'on appelle le &#171; taux d'effort &#187;, est pass&#233; de 21% en 1998 &#224; 31% en 2005. Le taux d'endettement des m&#233;nages a augment&#233; de dix points depuis 1998 pour atteindre 62%, au point que la v&#233;n&#233;rable Banque de France s'en alarme ! Rien d'&#233;tonnant &#224; ce que le r&#233;sultat soit l'accumulation des dossiers d&#233;pos&#233;s &#224; la commission nationale de surendettement : 188145 en 2004, chiffre en progression de 13,7% par rapport &#224; l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mirage de la &#171; propri&#233;t&#233; pour tous &#187; est donc lourd de catastrophes futures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_178 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L350xH211/proprio-6fe8c.gif?1528677663' width='350' height='211' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Un v&#233;ritable projet de soci&#233;t&#233; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La propagande actuelle pour inviter les classes populaires &#224; acc&#233;der &#224; la propri&#233;t&#233; ne se r&#233;duit pas &#224; une mesure d&#233;risoire, et dangereuse, face au m&#233;contentement sur les loyers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi une fa&#231;on d'ancrer toujours plus l'id&#233;e que les travailleurs n'ont &#224; compter ni sur l'&#201;tat ni sur des droits collectifs pour am&#233;liorer leur sort, mais sur leur propre &#233;pargne : il faudrait donc &#233;pargner et emprunter pour acheter son logement, de m&#234;me qu'il faudrait souscrire &#224; un fonds de pension (capitalisation individuelle) pour assurer sa retraite, et acheter des actions de son entreprise pour augmenter son pouvoir d'achat, plut&#244;t que de se battre pour une augmentation de salaire. L'important c'est d'&#234;tre un in-di-vi-du, d'agir et de penser comme tel. En mettant au passage ses petites &#233;conomies &#224; la disposition du capital financier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans cette perspective aussi qu'en Grande-Bretagne, notamment sous l'impulsion du gouvernement Thatcher, la part des propri&#233;taires dans les occupants de logements passa de 30 &#224; 70% dans les trente derni&#232;res ann&#233;es, ou qu'un George Bush rappelle sans cesse sa volont&#233; de faire des &#201;tats-Unis une &lt;em&gt;&#171; soci&#233;t&#233; de propri&#233;taires &#187;.&lt;/em&gt; Un slogan qui trotte aussi depuis longtemps dans la t&#234;te des dirigeants fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;La derni&#232;re bonne blague de Borloo&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Des pavillons de 85 m&#232;tres-carr&#233;s dans des zones urbaines &#171; sensibles &#187;, &lt;em&gt;&#171; l&#224; o&#249; on ne construit plus que des tours depuis des dizaines d'ann&#233;es &#187;&lt;/em&gt;... Encore une promesse gouvernementale qui fait pschiiit ! Seule une quinzaine de municipalit&#233;s (sur 700 sites &#233;ligibles !) ont propos&#233; des terrains, capables d'accueillir le plus souvent de 12 &#224; 20 maisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Mantes-la-Jolie, pr&#232;s de la grande cit&#233; du Val-Fourr&#233; o&#249; Borloo est venu s'exhiber devant les cam&#233;ras en d&#233;cembre, on mettrait en chantier 24 maisons de 80 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;, mais &#224; 120000&#8364;. Sans compter le prix du terrain, soit 25000&#8364;. Au total la maison &#224; prix r&#233;duit se retrouve donc... au prix du march&#233; ! Voil&#224; en effet de quoi r&#233;soudre la crise du logement...&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Le pr&#234;t rechargeable : attention &#224; la g&#226;chette&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s les premiers mois de l'ann&#233;e 2006, un nouveau pi&#232;ge &#224; surendettement attend les salari&#233;s qui s'y laisseront prendre. Il s'agit du pr&#234;t hypoth&#233;caire rechargeable. Lors de l'achat d'un logement, l'emprunteur souscrit un cr&#233;dit. Puis, au fur et &#224; mesure des remboursements, son cr&#233;dit se &#171; recharge &#187;. Il dispose ainsi d'argent disponible pour acheter ce qu'il veut. Mais attention, danger : s'il ne rembourse pas son cr&#233;dit voiture ou d&#233;coration, c'est sa maison qui risque d'&#234;tre vendue !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ph&#233;nom&#232;ne d'autant plus dangereux que les prix actuels de l'immobilier sont &#233;lev&#233;s et risquent de redescendre. En clair, le pr&#234;t sera consenti sur un bien qui risque de voir son prix se d&#233;pr&#233;cier. Associations de consommateurs, et m&#234;mes organismes bancaires, sont plus que r&#233;ticents devant les dangers de ce produit calqu&#233; sur les pratiques anglo-saxonnes. Qu'importe pour le gouvernement, du moment que les m&#233;nages consomment !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Flamb&#233;e des prix et sp&#233;culation
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Flambee-des-prix-et-speculation</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Flambee-des-prix-et-speculation</guid>
		<dc:date>2006-01-13T21:56:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Logement
</dc:subject>

		<description>L'Insee estime que, depuis le d&#233;but de la flamb&#233;e, en 1997, les prix de l'immobilier ont augment&#233; de 106 %, c'est-&#224;-dire qu'ils ont plus que doubl&#233;. Cette ann&#233;e 2005 encore, la Fnaim (F&#233;d&#233;ration nationale des agents immobiliers), constate une hausse en moyenne autour de 10 %. &lt;br /&gt;En cinq ans seulement, les appartements ont doubl&#233; de valeur et les prix des maisons augment&#233; de 69 %, sur l'ensemble du territoire. Avec des pointes dans les villes populaires comme Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, o&#249; la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-La-crise-permanente-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La crise permanente du logement
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Logement-+" rel="tag"&gt;Logement
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Insee estime que, depuis le d&#233;but de la flamb&#233;e, en 1997, les prix de l'immobilier ont augment&#233; de 106 %, c'est-&#224;-dire qu'ils ont plus que doubl&#233;. Cette ann&#233;e 2005 encore, la Fnaim (F&#233;d&#233;ration nationale des agents immobiliers), constate une hausse en moyenne autour de 10 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cinq ans seulement, les appartements ont doubl&#233; de valeur et les prix des maisons augment&#233; de 69 %, sur l'ensemble du territoire. Avec des pointes dans les villes populaires comme Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, o&#249; la hausse a &#233;t&#233; cette ann&#233;e de 47 %. C'est l'effet du jeu bien connu des chaises musicales : les couches moyennes ne peuvent plus habiter &#224; Paris et se d&#233;placent dans les banlieues limitrophes, accentuant ainsi la hausse des prix, et chassant les couches les plus modestes de plus en plus loin dans la p&#233;riph&#233;rie des grandes villes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une marchandise comme une autre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est que le logement, avant d'&#234;tre consid&#233;r&#233; comme un besoin auquel il faudrait r&#233;pondre, joue d'abord, dans l'&#233;conomie capitaliste, le r&#244;le d'un march&#233; sp&#233;culatif. Autrement dit, il s'agit pour ceux qui ont de l'argent &#224; placer de r&#233;aliser des investissements, d'acheter maisons, appartements ou immeubles et d'esp&#233;rer que, la hausse des prix se poursuivant, ils pourront les revendre plus chers. Et, entre-temps, leur investissement leur rapporte puisqu'ils peuvent louer et empocher les loyers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme toute sp&#233;culation, la hausse du march&#233; de l'immobilier tend &#224; s'entretenir toute seule. En effet, plus la hausse annuelle des prix est importante, plus l'investissement appara&#238;t rentable pour les sp&#233;culateurs. La demande augmente en cons&#233;quence, ce qui a pour r&#233;sultat de doper encore la flamb&#233;e des prix.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'&#201;tat encourage la sp&#233;culation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du reste, l'&#201;tat m&#232;ne une politique d'encouragement de la sp&#233;culation immobili&#232;re. En effet, depuis 1984, les dispositifs d'all&#232;gement fiscaux concernant les investissements immobiliers se succ&#232;dent. Le dernier en date, le dispositif Robien, permet de larges d&#233;ductions d'imp&#244;ts sur les revenus provenant de la location immobili&#232;re. Pour les investisseurs, les revenus de la sp&#233;culation se doublent ainsi d'un g&#233;n&#233;reux cadeau fiscal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont, bien entendu, les gros investisseurs qui b&#233;n&#233;ficient &#224; la fois de la sp&#233;culation et des largesses de l'&#201;tat. Ceux qui veulent simplement acheter leur logement se retrouvent, eux, confront&#233;s &#224; des prix de plus en plus vertigineux, et &#224; la perspective de s'endetter toujours plus pour devenir propri&#233;taires. Mais les sp&#233;culateurs ne sont pas les seuls &#224; avoir su profiter de l'envol&#233;e des prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car un certain nombre de secteurs b&#233;n&#233;ficient eux aussi de la hausse. Ce sont en premier lieu les agences immobili&#232;res. En effet leur r&#233;mun&#233;ration est directement proportionnelle au prix des ventes. Du coup gr&#226;ce &#224; la hausse des prix, elles ont vu leur chiffre d'affaires cro&#238;tre de 30 % depuis 2000 et de 54 % depuis 1997. Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;e, les notaires qui se paient eux aussi sur les transactions, ont vu le leur augmenter en moyenne de 3,5 % par an entre 1999 et 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce sont avant tout les banques qui ont b&#233;n&#233;fici&#233; du boom de l'immobilier. D'abord en consentant une masse de cr&#233;dits. L'ann&#233;e 2005 a battu un record : le montant des pr&#234;ts immobiliers distribu&#233; a atteint 135 milliards d'euros, soit 2,5 fois plus qu'en 1998. L'attrait des grandes banques pour l'immobilier ne se limite pas au cr&#233;dit. De plus en plus souvent, elles convoitent directement le march&#233; des transactions en achetant ou en cr&#233;ant des agences. On estime ainsi que 10 % des agences immobili&#232;res sont aujourd'hui entre les mains du capital bancaire. Les banquiers rejoignent ainsi les sp&#233;culateurs au premier rang des profiteurs de la flamb&#233;e des prix.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un march&#233; cyclique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les prix, sans lien avec les besoins r&#233;els en logements, sont uniquement fix&#233;s en fonction de la plus-value que les sp&#233;culateurs comptent empocher sur les op&#233;rations d'achat et de vente de logements. Pourtant, l'escalade ne pourra pas &#234;tre sans fin. T&#244;t ou tard, le march&#233; atteindra ses limites. En fait, la flamb&#233;e actuelle est loin d'&#234;tre in&#233;dite. Il s'agit plut&#244;t d'un ph&#233;nom&#232;ne cyclique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un march&#233; sp&#233;culatif comme celui de l'immobilier alterne p&#233;riodiquement entre des phases de hausse incontr&#244;l&#233;e des prix, et des phases de baisse, parfois violentes. On a ainsi connu une p&#233;riode de sp&#233;culation effr&#233;n&#233;e sur le march&#233; de l'immobilier d'Ile-de-France entre 1985 et 1991. Sur cette p&#233;riode, les prix de l'immobilier y ont grimp&#233; de 125 %. Mais le d&#233;calage entre les prix et les capacit&#233;s r&#233;elles du march&#233; &#233;tait devenu manifeste. En 1991 s'est alors produite une chute brutale des prix, un krach immobilier et dans la p&#233;riode 1991-1997, les prix ont baiss&#233; de 40 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sp&#233;culateurs et les banquiers profitent aujourd'hui de la hausse des prix. Ils ne voient que les faramineux profits qu'elle leur rapporte dans l'imm&#233;diat. Ils n'ignorent pourtant pas qu'&#224; un moment ou &#224; un autre elle prendra fin, peut-&#234;tre encore plus violemment qu'en 1991. Un r&#233;cent rapport du S&#233;nat estime &#224; 60 % le risque d'un nouveau krach immobilier d'ici &#224; 2007. Ce ne serait finalement que la cons&#233;quence de la sp&#233;culation effr&#233;n&#233;e de la derni&#232;re d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yves LEFORT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_181 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L300xH242/cromagnon-81346.gif?1526448857' width='300' height='242' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Amortissement Robien : le jackpot&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un investisseur ach&#232;te un logement sous le r&#233;gime de l'amortissement Robien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il le loue, il peut, en 15 ans, d&#233;duire des loyers per&#231;us, &#224; d&#233;clarer au fisc, jusqu'&#224; 65 % du prix d'achat du logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus, s'il arrive &#224; b&#233;n&#233;ficier d'un &#171; d&#233;ficit foncier &#187;, c'est-&#224;-dire &#224; avoir plus de d&#233;penses pour son logement que de rentr&#233;es, il peut le d&#233;duire du total de ses revenus, jusqu'&#224; 10 700 &#8364; par an !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit des dizaines de milliers d'euros d'&#233;conomies pour cet investisseur, pay&#233;s par les contribuables, car bien entendu ces sommes sont perdues pour les caisses de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Une soci&#233;t&#233; &#224; coucher dehors !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Une-societe-a-coucher-dehors</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Une-societe-a-coucher-dehors</guid>
		<dc:date>2006-01-13T21:54:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Logement
</dc:subject>

		<description>L'incendie meurtrier de l'immeuble du Boulevard Auriol, cet &#233;t&#233; &#224; Paris, a mis en lumi&#232;re les conditions de logement terribles de toute une partie de la population ouvri&#232;re. Les familles de sinistr&#233;s &#233;taient celles de travailleurs de soci&#233;t&#233;s de nettoyage, ou d'&#233;boueurs de la Ville de Paris, le plus souvent d'origine malienne ou ivoirienne. L'immeuble avait des planchers branlants et, par endroits, largement trou&#233;s. Des fils &#233;lectriques pendaient. En cas de pluie, l'eau traversait les plafonds. De&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-La-crise-permanente-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La crise permanente du logement
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Logement-+" rel="tag"&gt;Logement
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'incendie meurtrier de l'immeuble du Boulevard Auriol, cet &#233;t&#233; &#224; Paris, a mis en lumi&#232;re les conditions de logement terribles de toute une partie de la population ouvri&#232;re. Les familles de sinistr&#233;s &#233;taient celles de travailleurs de soci&#233;t&#233;s de nettoyage, ou d'&#233;boueurs de la Ville de Paris, le plus souvent d'origine malienne ou ivoirienne. L'immeuble avait des planchers branlants et, par endroits, largement trou&#233;s. Des fils &#233;lectriques pendaient. En cas de pluie, l'eau traversait les plafonds. De telles conditions de logement sont loin d'&#234;tre exceptionnelles. La pr&#233;carit&#233; se g&#233;n&#233;ralise, les salaires stagnent, le ch&#244;mage explose : r&#233;sultat, le nombre de mal-log&#233;s atteint des sommets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe aujourd'hui en France 3 millions de mal-log&#233;s, dans des logements insalubres, squats, h&#244;tels meubl&#233;s, caravanes ou divers abris de fortune. Auxquels s'ajoutent un million de personnes h&#233;berg&#233;es par des proches et 150 000 squatters et sans domicile fixe. Un tout petit peu au-dessus, 5,7 millions de personnes se trouvent en situation de fragilit&#233;, occupant des b&#226;timents d&#233;pourvus de confort de base, sans douche ni WC. Soit un total de pr&#232;s de 10 millions de personnes, une personne sur six, vivant dans des logements indignes de notre &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le parcours du combattant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les loyers &#233;tant trop chers, des familles se font expulser. Si le ph&#233;nom&#232;ne n'est pas nouveau, il a doubl&#233; de 1998 &#224; 2004. Quelle possibilit&#233; reste-t-il alors ? Trouver un nouvel appartement pas trop &#233;loign&#233; de son travail devient mission impossible. Reste le camping ou l'h&#244;tel. Et des situations cens&#233;ment provisoires s'&#233;ternisent. Deux caravanes de camping se louent 600 &#8364; sans m&#234;me compter la taxe d'habitation (de 25 &#8364; le m&#232;tre-carr&#233; !) dont les campeurs sont d&#233;sormais redevables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on touche le Smic il est pratiquement impossible d'&#233;conomiser les trois mois de caution n&#233;cessaires &#224; la location d'un appartement... d'un prix &#233;quivalent aux roulottes de camping. Il en va de m&#234;me &#224; l'h&#244;tel. Une petite chambre de 20 m&#232;tres-carr&#233;s se loue 550 &#8364; par mois dans le centre de Marseille par exemple. C'est tr&#232;s cher, en particulier lorsqu'on ne dispose que d'un maigre salaire pour trois. Mais l'h&#244;tel comme le camping ne demandent pas de caution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une situation qui laisse le champs libre &#224; toutes sortes d'aberrations : le prix d'une minuscule chambre d'h&#244;tel, mal &#233;quip&#233;e, est l'&#233;quivalent du prix d'un quatre pi&#232;ces en HLM. Mais, pour obtenir un F4, il faut &#234;tre inscrit depuis des ann&#233;es sur les listes de la mairie, ind&#233;pendamment d'urgences bien r&#233;elles. De m&#234;me, les mairies refusent de loger une femme seule avec trois enfants dans un F3, au nom du principe, initialement juste, que chaque enfant doit disposer d'une chambre. Mais, s'il n'y a que des F3 disponibles et pas de F4, la famille est contrainte de s'orienter vers un camping pr&#233;caire pour 600 &#8364; par mois, alors que des F3 &#224; 500 &#8364; par mois sont laiss&#233;s vacants ! La p&#233;nurie de logements peu chers fait les choux gras des h&#244;teliers et g&#233;rants de campings qui savent que les logements qu'ils offrent, aussi chers et peu adapt&#233;s soient-ils, sont la derni&#232;re solution pour des familles d&#233;munies... avant la rue. Si de tels ph&#233;nom&#232;nes sont monnaie courante c'est en premier lieu le fait des exigences des propri&#233;taires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des exigences exorbitantes des propri&#233;taires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour louer un appartement, il faut disposer de revenus au moins trois fois sup&#233;rieurs au loyer. En th&#233;orie, un smicard ne peut donc se loger &#224; plus de 350 &#8364; par mois. Mais dans les grandes villes, de tels loyers n'existent presque plus. &#192; moins d'accepter une chambre de bonne, avec ou sans douche. Un 40 m&#232;tres-carr&#233;s &#224; Paris se loue aujourd'hui autour de 750 &#8364;. Une taille d'appartement tout juste d&#233;cente pour un couple. Or, si l'on suit les exigences des propri&#233;taires, aucun couple disposant de revenus inf&#233;rieurs &#224; 2 300 &#8364; par mois ne doit pouvoir y acc&#233;der. Sans compter que les deux locataires doivent travailler sous CDI, car travailler en CDD constitue un handicap majeur pour un propri&#233;taire. M&#234;me lorsque la somme est r&#233;unie, le cautionnement d'une tierce personne est n&#233;cessaire. Enfin, il faut souvent avancer trois mois de loyers, voire plus. Tel ce propri&#233;taire demandant aux parents d'un locataire de bloquer sur leur compte un an d'avance des loyers !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les travailleurs immigr&#233;s ou ceux dont le nom ou la couleur de peau ne sont pas du go&#251;t des propri&#233;taires et des agences immobili&#232;res, le parcours du combattant vers un logement est encore aggrav&#233;. Un exemple r&#233;cent : M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt; d'Esquelle de la Palme, propri&#233;taire d&#233;sireuse de vendre sa maison, n'est &#171; &lt;em&gt;pas raciste&lt;/em&gt; &#187;, pour preuve elle a des &#171; &lt;em&gt; voisins alg&#233;riens et musulmans&lt;/em&gt; &#187; qu'elle aime bien, enfin &#171; &lt;em&gt;surtout leur chien&lt;/em&gt; &#187;, mais elle pr&#233;f&#232;re vendre &#171; &lt;em&gt;&#224; un chr&#233;tien &lt;/em&gt; &#187;. Elle a &#233;t&#233; condamn&#233;e par le tribunal de Bobigny pour avoir refus&#233; de c&#233;der son pavillon &#224; une famille musulmane. Que dire encore de la g&#233;rante d'une agence immobili&#232;re toulousaine condamn&#233;e en ao&#251;t 2005, &#224; huit mois de prison avec sursis pour ne pas avoir soumis des offres de logements &#224; des candidats &#233;trangers. 250 propri&#233;taires avaient eu recours &#224; la mention P.E., pour &#171; pas d'&#233;tranger &#187;, un label qu'elle proposait &#224; son aimable client&#232;le de propri&#233;taires racistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clara SOLDINI&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Qui sont les SDF ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre sans domicile fixe serait-il synonyme de marginalit&#233; ou de ch&#244;mage de tr&#232;s longue dur&#233;e ? Pas du tout ! Une personne sur trois &#224; la rue aurait m&#234;me un emploi, selon une enqu&#234;te de l'Insee de 2003 ! Et parmi ces travailleurs, un quart poss&#232;dent un contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e, mais touchent un salaire qui ne leur permet pas de se loger. Il faut dire qu'une part de plus en plus importante est consacr&#233;e au loyer : 40 % de ses ressources, contre 29 % il y a quinze ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier mort du froid cet hiver &#233;tait un int&#233;rimaire de 38 ans qui travaillait pour des entreprises de ramassage d'ordures m&#233;nag&#232;res. Expuls&#233; de son logement fin octobre, juste avant la tr&#234;ve hivernale, il vivait depuis dans sa voiture o&#249; il a trouv&#233; la mort par - 5&#176;C. Travailler, et m&#234;me avoir un emploi stable, ne garantissent donc plus un toit. L'exemple de certains employ&#233;s de la mairie de Paris est &#224; ce titre probant : ils seraient 30 &#224; 50 &#224; ne pas avoir de domicile, comme par exemple cet employ&#233; d'une mairie d'arrondissement qui dort dans les couloirs de la Gare du Nord. Les loyers parisiens sont inaccessibles aux employ&#233;s de la Ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dormir &#224; la rue c'est une question de pauvret&#233;, pas de marginalit&#233;. Et des travailleurs pauvres, il y en a de plus en plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C.S.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_179 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH177/sdf-70ca0.gif?1528677663' width='400' height='177' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Les cadres aussi : victimes des ventes &#224; la d&#233;coupe&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certains locataires parisiens sont victimes depuis quelque temps de ce qu'on appelle &#171; la vente &#224; la d&#233;coupe &#187;. De quoi s'agit-il ? Des investisseurs ach&#232;tent des immeubles par bloc et les revendent ensuite appartement par appartement, en r&#233;alisant au passage de juteux b&#233;n&#233;fices. Tel ce fonds de pension ayant investi 79 millions d'euros pour acheter un immeuble square du Roule, soit un prix moyen de 3 700 &#8364; par m&#232;tre-carr&#233;. &#192; la revente, le prix est de 6 300 &#8364; par m&#232;tre-carr&#233;. L'investisseur r&#233;alise une plus value de 70 % !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la hausse des prix de l'immobilier, ces ventes sont en constante augmentation : 43 000 en 2005, contre 37 000 en 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et qu'advient-il des locataires &#171; d&#233;coup&#233;s &#187; ? S'ils n'ont pas les moyens de racheter leur logement, ils doivent le quitter. Pour trouver des appartements &#233;quivalents &#224; ceux qu'ils occupaient, il leur faut d&#233;m&#233;nager &#224; la p&#233;riph&#233;rie des villes. C'est ainsi que certaines franges des classes moyennes d&#233;couvrent qu'elles peuvent &#234;tre rejet&#233;es de la capitale, &#224; cause de la flamb&#233;e des prix, alors qu'elles se croyaient jusque-l&#224; prot&#233;g&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C.S.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Un logement social toujours plus d&#233;labr&#233;
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Un-logement-social-toujours-plus-delabre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Un-logement-social-toujours-plus-delabre</guid>
		<dc:date>2006-01-13T21:50:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Logement
</dc:subject>

		<description>On distingue deux parcs de logements en France : le parc priv&#233; et le parc social. Le premier est compos&#233; de logements d&#233;tenus par des propri&#233;taires individuels ou des investisseurs comme les banques ou les assurances. Tr&#232;s h&#233;t&#233;roclite, puisqu'on y c&#244;toie le pire comme le meilleur, il est normalement destin&#233; &#224; des populations dont le niveau de vie leur permet de payer un loyer dit &#171; de march&#233; &#187;, fix&#233; par l'offre et la demande. En r&#233;alit&#233;, devant la p&#233;nurie de logements, et notamment de logements &#224; des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-La-crise-permanente-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La crise permanente du logement
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Logement-+" rel="tag"&gt;Logement
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On distingue deux parcs de logements en France : le parc priv&#233; et le parc social. Le premier est compos&#233; de logements d&#233;tenus par des propri&#233;taires individuels ou des investisseurs comme les banques ou les assurances. Tr&#232;s h&#233;t&#233;roclite, puisqu'on y c&#244;toie le pire comme le meilleur, il est normalement destin&#233; &#224; des populations dont le niveau de vie leur permet de payer un loyer dit &#171; de march&#233; &#187;, fix&#233; par l'offre et la demande. En r&#233;alit&#233;, devant la p&#233;nurie de logements, et notamment de logements &#224; des loyers accessibles, le parc priv&#233; loue souvent &#224; des prix exorbitants des logements &#224; des m&#233;nages qui prennent ce qu'ils peuvent faute de choix, et qui d&#233;pensent une bonne partie de leur budget dans leur logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me est le parc social, compos&#233; essentiellement de logements de type HLM, construits &#224; meilleur march&#233; et destin&#233;s &#224; des m&#233;nages modestes. Leurs loyers sont r&#233;glement&#233;s et les occupants ne doivent pas d&#233;passer un certain seuil de revenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi cette distinction ? Tout simplement parce que les salaires &#233;tant ce qu'ils sont, les pouvoirs publics prennent en charge la construction de logements destin&#233;s &#224; certaines cat&#233;gories modestes de la population. Nul doute que si le pouvoir d'achat &#233;tait suffisant pour tous les travailleurs, cette s&#233;gr&#233;gation serait parfaitement inutile.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Manque de constructions ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Deux chiffres &#224; eux seuls r&#233;sument la situation actuelle du logement dit social : plus de 66 % des foyers r&#233;pondent aux crit&#232;res d'attribution des HLM selon l'Insee, alors que 15 % &#224; peine du total des logements construits chaque ann&#233;e leur sont r&#233;serv&#233;s. Rien d'&#233;tonnant &#224; ce que la p&#233;nurie soit devenue s&#233;v&#232;re : dans tout le pays, 1,3 million de dossiers ont &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;s l'an dernier. Rien qu'&#224; Paris, 100 000 familles attendent un logement HLM. Les plus chanceux devront attendre dix ans en moyenne pour l'obtenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La construction d'immeubles en France aujourd'hui conna&#238;t pourtant une insolente sant&#233;, puisqu'elle a bondi de 10,3 % en 2005. Un record vieux de 25 ans vient m&#234;me d'&#234;tre battu : plus de 400 000 logements sont sortis de terre en 2005. Cette augmentation est cependant tr&#232;s in&#233;galement r&#233;partie, les nouveaux logements &#233;tant &#233;difi&#233;s dans des territoires moins urbanis&#233;s, l&#224; o&#249; les besoins sont les moins importants. Le logement social en est le parent pauvre, avec une progression limit&#233;e &#224; 3,9 % seulement. Il ne repr&#233;sente que 10 % de l'ensemble des logements construits.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Derri&#232;re sigles et annonces, le d&#233;sengagement de l'&#201;tat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements successifs ne se font pourtant pas faute d'annoncer r&#233;guli&#232;rement depuis quelques ann&#233;es des plans d'aide au logement social. En 2000 &#233;tait vot&#233;e, sous le gouvernement Jospin, la loi Solidarit&#233; et renouvellement urbain (SRU) imposant, sous peine d'amende, &#224; toutes les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en r&#233;gion parisienne) un seuil minimal de 20 % de logements sociaux &#224; atteindre avant 2020. En 2003 le gouvernement Raffarin cr&#233;ait l'Agence nationale de r&#233;novation urbaine (ANRU). Pr&#233;sent&#233; en 2004, le Plan de coh&#233;sion sociale (dit &#171; plan Borloo &#187;, du nom du ministre de la Ville) proposait un volet logement tr&#232;s m&#233;diatis&#233;, annon&#231;ant la construction de 100 000 logements par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la r&#233;alit&#233; ne suit pas les annonces gouvernementales. L'ann&#233;e 2003 aurait m&#234;me &#233;t&#233; la pire pour la construction de logements sociaux depuis... 1953. Malgr&#233; leurs propres promesses, Villepin et Borloo avouent non pas 100 000 mais 80 000 nouveaux logements pour 2005, et ce chiffre serait en fait largement surestim&#233; : le minist&#232;re de l'&#201;quipement parle d'une r&#233;alit&#233; inf&#233;rieure &#224; 60 000, dont 42 000 logements neufs et 15 000 &#224; 18 000 anciens transform&#233;s en HLM. Avec un renouvellement annuel du parc &#224; peine sup&#233;rieur &#224; 1 %, le retard, loin de se r&#233;sorber, continue donc &#224; s'accumuler. Et les 100 000 familles parisiennes demandeuses de logement social doivent par exemple se contenter de l'attribution annuelle de 12 000 logements, ce qui signifie un d&#233;lai moyen d'attente de huit ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les annonces, la politique de l'&#201;tat est bien plut&#244;t caract&#233;ris&#233;e par un d&#233;sengagement financier continu. Entre 1993 et 2003 la part du PIB fran&#231;ais consacr&#233;e au logement social a baiss&#233; de 12 %, passant de 0,57 % &#224; 0,50 %. En 2004, pendant que Borloo lan&#231;ait son plan, le budget pr&#233;voyait une baisse de 8,75 % des cr&#233;dits au logement. L'&#201;tat profite encore de la d&#233;centralisation pour diluer l'effort financier et les responsabilit&#233;s concernant le logement (comme d'autres de ses attributions sociales d'ailleurs) en faisant porter les mises en oeuvre, et leur contr&#244;le, sur une multitude d'acteurs locaux, maires ou associations.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les surloyers : un pas de plus vers l'exclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les offices HLM ont la possibilit&#233; de demander des surloyers aux personnes d&#233;passant les plafonds de ressources pour &#234;tre admis dans un logement HLM. Et ils ne s'en privent pas, car cela leur fait autant de rentr&#233;es suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans compter les attributions arbitraires, dont certaines ont d&#233;fray&#233; la chronique &#224; Paris, avec notamment la famille Jupp&#233;. On atteint ainsi, si l'on additionne tous les appartements lou&#233;s &#224; des locataires d&#233;passant peu ou prou le plafond, le chiffre de 261 282 logements sur le pays, qui bien s&#251;r font d&#233;faut &#224; des personnes disposant de ressources modestes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Connaissez-vous &#171; Nimby &#187; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Or, non seulement les autorit&#233;s locales disposent de moyens plus faibles, mais elles sont encore plus directement expos&#233;es aux pressions anti-logement social. De nombreux maires de villes riches appliquent une politique de r&#233;sistance aux HLM &#224; laquelle on donne, para&#238;t-il, le nom de &#171; Nimby &#187;, abr&#233;viation de l'anglais &#171; &lt;em&gt;not in my backyard &lt;/em&gt; &#187; (&#171; &lt;em&gt;pas dans mon arri&#232;re-cour &lt;/em&gt; &#187;, ce qui est en effet plus &#233;l&#233;gant qu'&#171; &lt;em&gt;apartheid social &#187;&lt;/em&gt;). La loi SRU pr&#233;voit bien des amendes cens&#233;es s'y opposer, mais elles sont suffisamment faibles (152 euros par HLM manquant et par an) pour qu'un tiers des communes concern&#233;es pr&#233;f&#232;rent s'asseoir sur la loi et payer les amendes, quand elles ne trouvent pas de combine pour s'en sortir gratis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me dans la faible mesure o&#249; elles y sont contraintes, les collectivit&#233;s locales favorisent de plus en plus les HLM haut de gamme. Les logements sociaux aux loyers les plus chers, qui repr&#233;sentaient 13 % des logements HLM construits en 2000, p&#232;sent 21 % du nouveau parc depuis trois ans. On assiste parall&#232;lement &#224; une baisse relative du nombre de nouveaux logements destin&#233;s aux plus pauvres
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Notamment ceux dits &#171; PLA-I &#187;, qui sont lou&#233;s de 20 % &#224; 40 % moins cher que les (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; (qui sont aussi les plus co&#251;teux en subventions publiques, puisque les plus subventionn&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des aides &#224; la pierre aux aides &#224; la personne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Non seulement les aides diminuent mais elles changent de nature. Alors que dans les ann&#233;es 1970 dominait &#171; l'aide &#224; la pierre &#187;, c'est-&#224;-dire les subventions aux organismes HLM, c'est aujourd'hui &#171; l'aide &#224; la personne &#187; qui l'emporte, sous forme d'argent directement vers&#233; aux locataires, voire aux propri&#233;taires, au travers de l'Aide personnalis&#233;e au logement (APL). L'&#171; aide &#224; la pierre &#187; est pr&#233;cis&#233;ment tomb&#233;e de 0,4 % du PIB au d&#233;but des ann&#233;es 1980 &#224; 0,2 % en 1990, puis 0,1 % en 2003. Ce qui signifie qu'on est pass&#233; d'une aide &#171; &#224; la construction &#187; &#224; une aide &#171; &#224; la solvabilit&#233; &#187; : les percepteurs de loyers y trouvent leur compte au d&#233;triment de la construction des HLM.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les derni&#232;res mesures annonc&#233;es par Villepin, en septembre 2005, promettaient encore des cadeaux aux aspirants propri&#233;taires, moyens et gros : d&#233;fiscalisation des dons aux enfants et petits-enfants pour acheter un logement, arrangements aux promoteurs leur permettant de construire plus d'appartements au m&#232;tre-carr&#233;, extension des pr&#234;ts &#224; taux z&#233;ro aux m&#233;nages plus ais&#233;s. Mais, pour le logement social : rien. Sinon peut-&#234;tre la mise &#224; disposition de terrains inutilis&#233;s appartenant &#224; l'&#201;tat, tels ceux de la SNCF, soit une goutte d'eau dans un oc&#233;an de besoins insatisfaits.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Vous avez dit r&#233;novation ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat met aussi l'accent sur la r&#233;novation du parc existant. D&#233;j&#224; en 1988, le Premier ministre d'alors, Rocard &#233;voquait la n&#233;cessit&#233; de travaux de r&#233;habilitation dans les grands ensembles, donnant priorit&#233; &#224; &#171; repeindre les cages d'escalier &#187; et &#171; r&#233;parer les ascenseurs &#187;. C'&#233;tait la mise en place des aides Palulos (Prime &#224; l'am&#233;lioration des logements &#224; usage locatif et &#224; occupation sociale). Apr&#232;s des ann&#233;es de politique de r&#233;habilitation, il demeure beaucoup de logements sociaux tr&#232;s d&#233;grad&#233;s : probl&#232;mes d'infiltration d'eau, mauvais &#233;tat g&#233;n&#233;ral, ascenseurs en panne, etc. Aux annonces de r&#233;habilitations ont succ&#233;d&#233; depuis quelques ann&#233;es celles de d&#233;molitions. Ces op&#233;rations sont pr&#233;sent&#233;es sous l'angle de l'objectif, a priori louable, d'une am&#233;lioration du cadre de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'en est-il r&#233;ellement ? L'agence charg&#233;e de ces op&#233;rations a d&#233;j&#224; en projet de nombreuses r&#233;habilitations (130 000 logements) et de d&#233;molitions avec reconstruction. Mais les reconstructions annonc&#233;es (63 600) ne compensent pas les d&#233;molitions (67 900). Les op&#233;rations de d&#233;molition annonc&#233;es se font dans des conditions d&#233;favorables aux habitants. Ceux-ci d&#233;couvrent les d&#233;molitions une fois d&#233;cid&#233;es, sont relog&#233;s souvent loin de leur quartier, ou avec des loyers plus chers, ou les deux &#224; la fois. De plus, les projets de reconstruction ne sont pas destin&#233;s aux anciens habitants : il s'agit de logements moins nombreux, plus co&#251;teux, avec une partie en &#171; accession &#224; la propri&#233;t&#233; &#187;. Ces op&#233;rations de d&#233;molition-r&#233;habilitation sont une aubaine pour les maires qui veulent se d&#233;barrasser des populations les plus pauvres pour accueillir un public plus ais&#233;. Ainsi, le d&#233;put&#233;-maire de Montereau, Yves Jego, se f&#233;licite de pouvoir faire rapidement la d&#233;molition de 1 400 logements, pour 1 000 reconstructions seulement, dont une partie en accession &#224; la propri&#233;t&#233;. &#171; &lt;em&gt;Dans dix ans, il n'y aura plus de ghetto &#224; Surville, le quartier en zone urbaine sensible de Montereau &lt;/em&gt; &#187;, d&#233;clarait-il au &lt;em&gt;Monde.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beno&#238;t MARCHAND&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;L'apartheid social reste tr&#232;s abordable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avec 2,8 %, la ville de Neuilly-sur-Seine d&#233;tient le record national du plus faible pourcentage de logements sociaux. En th&#233;orie, la loi SRU devrait donc infliger &#224; son maire, qui fut Sarkozy pendant des ann&#233;es, une amende annuelle de 2,2 millions d'euros. En th&#233;orie car, en pratique, la m&#234;me loi permet de d&#233;duire de cette somme les cr&#233;dits investis dans la construction sociale. Il suffit ainsi d'une dizaine d'appartements par an pour effacer l'ardoise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour atteindre les fameux 20 % de HLM, il faudrait 6 000 appartements HLM suppl&#233;mentaires &#224; Neuilly. Les p&#233;nalit&#233;s pr&#233;vues en assureraient la construction en... 600 ans. Sarkozy est plus social que &#231;a : le rythme actuel de construction permet de pr&#233;voir que les 20 % seront atteints d&#232;s... 2060 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thode Neuilly n'est qu'une des mani&#232;res de ne pas trop souffrir de la loi SRU. Il y a aussi celle du maire de Sceaux, qui verse directement l'amende dans les caisses d'un office HLM local d&#233;pendant de toute fa&#231;on du financement de la municipalit&#233; : l'argent des p&#233;nalit&#233;s est ainsi recycl&#233; dans le circuit de la commune, et c'est autant d'&#233;conomis&#233; ! Et les parlementaires ne tarissent pas d'id&#233;es pour inventer des amendements permettant de limiter toujours plus les effets de la loi. Ils proposent par exemple d'inclure dans le calcul des 20 % les r&#233;sidences pour immigr&#233;s, les logements &#233;tudiants ou les logements &#224; bas loyers type loi 1948. &#199;a fait d&#233;j&#224; tant de pauvres chez soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B.M.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Notamment ceux dits &#171; PLA-I &#187;, qui sont lou&#233;s de 20 % &#224; 40 % moins cher que les autres HLM, dont le nombre est rest&#233; stable, mais dont la proportion sur le total construit est pass&#233;e de 8,8 % &#224; 5,5 % du total construit entre 2003 et 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La crise permanente du logement
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-crise-permanente-du-logement</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-crise-permanente-du-logement</guid>
		<dc:date>2006-01-13T21:49:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Logement
</dc:subject>

		<description>Les plans grand froid ont beau se succ&#233;der : d&#232;s que le thermom&#232;tre descend au-dessous de z&#233;ro revient la litanie des SDF morts de froid dans la rue. Comment se fait-il donc que des personnes qui ont souvent un emploi et un salaire n'aient pas de toit, dorment dans la rue, ou bien entass&#233;s dans des logements insalubres, ou encore s'endettent sur des ann&#233;es pour acqu&#233;rir un pavillon qu'ils mettront, si tout va bien, des ann&#233;es &#224; rembourser ? Tout simplement, parce que le logement des travailleurs a&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-La-crise-permanente-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La crise permanente du logement
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Logement-+" rel="tag"&gt;Logement
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les plans grand froid ont beau se succ&#233;der : d&#232;s que le thermom&#232;tre descend au-dessous de z&#233;ro revient la litanie des SDF morts de froid dans la rue. Comment se fait-il donc que des personnes qui ont souvent un emploi et un salaire n'aient pas de toit, dorment dans la rue, ou bien entass&#233;s dans des logements insalubres, ou encore s'endettent sur des ann&#233;es pour acqu&#233;rir un pavillon qu'ils mettront, si tout va bien, des ann&#233;es &#224; rembourser ? Tout simplement, parce que le logement des travailleurs a toujours &#233;t&#233; et reste le cadet des soucis des patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi le probl&#232;me du logement des salari&#233;s est r&#233;current depuis que le capitalisme existe, des taudis anglais du d&#233;but du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle aux bidonvilles d'Am&#233;rique du Sud, en passant par les miteux h&#244;tels parisiens o&#249; les incendies se d&#233;clarent faute d'entretien. Les patrons se d&#233;sint&#233;ressent de tout ce qui concerne le mode de vie de leurs salari&#233;s. Les faire produire un maximum en les payant le moins possible constitue leur bible. Reste la collectivit&#233;, c'est-&#224;-dire l'&#201;tat et les municipalit&#233;s, sur qui repose la charge du logement &#171; social &#187;. Les salaires des ouvriers ne leur permettant pas d'acc&#233;der &#224; un logement d&#233;cent, il faut donc construire des cages &#224; lapin le plus vite et le moins cher possible pour les loger. Mais cela n'est jamais suffisant, car l'argent public a toujours mieux &#224; faire que s'investir dans le &#171; social &#187;. Il doit avant tout profiter aux riches.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une pr&#233;occupation constante&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette question, qui touche de larges couches de la population mondiale, est indissociable de l'urbanisation massive qui a accompagn&#233; le d&#233;veloppement et l'extension du mode de production capitaliste depuis deux si&#232;cles. Le capitalisme a chass&#233; des campagnes les paysans qui ont atterri dans les zones urbaines pour y trouver un travail. Et inlassablement, ce processus toujours renouvel&#233; pose le m&#234;me probl&#232;me : l'accroissement de la population dans les zones urbaines cro&#238;t &#224; un rythme bien plus rapide que celui de la construction de logements. Avec les m&#234;mes cons&#233;quences dramatiques, que r&#233;sume la formule mal appropri&#233;e de &#171; crise du logement &#187;, car il s'agit d'un &#233;tat permanent. Cet &#233;tat devenant plus ou moins aigu au gr&#233; des diff&#233;rentes p&#233;riodes &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Au centre ou &#224; la p&#233;riph&#233;rie des villes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas de constante, mais des cycles dans la localisation des logements ouvriers. Les travailleurs s'&#233;tablissent l&#224; o&#249; cela leur est possible. Cela d&#233;pend des &#233;poques et des pays. Aux d&#233;buts du capitalisme, les usines &#233;taient concentr&#233;es au c&#339;ur des villes, et c'est l&#224; que logeaient &#233;galement les travailleurs, dans des logements totalement insalubres. Qui ne se souvient des films montrant les sous-sols humides de Londres du temps de Dickens ou les caves ou arri&#232;re-cours pas plus rago&#251;tantes du c&#339;ur de Paris. Puis est venu le temps de la r&#233;appropriation du c&#339;ur des villes. En France, il s'agissait de faire d&#233;guerpir ces ouvriers qui se r&#233;voltaient &#224; tout bout de champ : le pr&#233;fet Haussmann s'en chargea sous Napol&#233;on III en per&#231;ant des art&#232;res au travers des quartiers ouvriers situ&#233;s au centre de la ville et en repoussant plus loin les ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains patrons voulant s'attacher leurs salari&#233;s ont construit des cit&#233;s ouvri&#232;res &#224; proximit&#233; de l'usine ou de la mine. Une fa&#231;on d'avoir les salari&#233;s sous la main &#224; une p&#233;riode o&#249; l'industrie &#233;tait en plein d&#233;veloppement. Logement, sport, loisirs, tout &#233;tait pris en charge par le patron pour que ses ouvriers n'aient d'autre horizon que leur usine. Michelin &#224; Clermon-Ferrand en &#233;tait, il n'y a pas si longtemps encore, un bon exemple. Dans tout l'Est et le Nord du pays, les ouvriers ont ainsi &#233;t&#233; concentr&#233;s tout au long du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des logements de fortune&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pendant tout le XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, l'exode rural a jet&#233; de plus en plus de paysans dans les villes pour y trouver un emploi. Le probl&#232;me du logement est rest&#233; crucial. Puis, vint la Deuxi&#232;me Guerre mondiale, les destructions, et le terrible hiver 1954, o&#249; le thermom&#232;tre &#233;tait descendu tr&#232;s bas, et o&#249; l'abb&#233; Pierre avait r&#233;ussi &#224; attirer l'attention des pouvoirs publics sur le mal logement ouvrier. &#192; cette &#233;poque d'apr&#232;s guerre, la priorit&#233; &#233;tait &#224; la reconstruction... des usines, pas des logements. Il fallait produire &#224; tout prix. La v&#233;tust&#233; et la p&#233;nurie &#233;taient de mise dans le logement populaire : 80 % des appartements n'avaient pas l'eau courante. Les usines &#233;taient situ&#233;es aux faubourgs des villes, dans des endroits qui n'&#233;taient absolument pas &#233;quip&#233;s pour accueillir les ouvriers qui venaient y travailler, ni en petits h&#244;tels, ni en logements populaires. Des milliers de sans abri dormaient ainsi &#224; la belle &#233;toile. On d&#233;nombrait parmi eux 80 % de jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1960, la construction de logements HLM explosa, et avec elle, une am&#233;lioration qualitative des conditions de l'habitat ouvrier puisque ces logements comportaient sanitaires et confort dont ils &#233;taient d&#233;pourvus jusqu'alors. La p&#233;nurie de logements a cependant perdur&#233;, puisque dans les ann&#233;es 1970, les bidonvilles poussaient encore autour de Paris, &#224; Nanterre et &#224; la Courneuve. Cette fois, ce sont les ouvriers qu'on &#233;tait all&#233; chercher en Afrique du Nord, en Italie du sud, en Espagne et au Portugal pour travailler sur les cha&#238;nes de montage automobile fran&#231;aises qui s'y trouvaient entass&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les bidonvilles ont &#233;t&#233; r&#233;sorb&#233;s depuis quelques d&#233;cennies en France (mais ne tendent-ils pas &#224; ressurgir ces derniers temps, indice d'une nouvelle d&#233;gradation de la situation ?), ils se d&#233;veloppent tr&#232;s rapidement dans le monde, puisqu'on estime que d'ici &#224; 2030, le nombre de personnes habitant des bidonvilles aura doubl&#233;. Elles repr&#233;sentent d&#233;j&#224; 43 % de la population urbaine dans les pays pauvres et 6 % dans les pays riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parqu&#233;s au c&#339;ur des villes dans des logements d&#233;grad&#233;s ou repouss&#233;s &#224; la p&#233;riph&#233;rie lorsque les couches ais&#233;es veulent reprendre possession des centres-villes, les travailleurs ont toujours &#233;t&#233; confront&#233;s au probl&#232;me du logement. S'il se pose aujourd'hui avec plus d'acuit&#233; qu'il y a quelques ann&#233;es, la raison en est la rapide d&#233;gradation des conditions de travail et de salaire de la population et, par voie de cons&#233;quence, la part de plus en plus importante que repr&#233;sente le logement dans le budget : 40 % aujourd'hui pour 29 % il y a &#224; peine 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 janvier 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simone CANETTI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_180 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L420xH213/vue-2fa70.gif?1528677663' width='420' height='213' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
