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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Loi Fillon, accords d'entreprise, repr&#233;sentativit&#233;&#8230; Les syndicats embourb&#233;s dans le &#171; dialogue social &#187;
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>

		<description>Se mettre &#224; la table des pr&#233;tendues n&#233;gociations, &#224; l'invitation du gouvernement et du patronat, dans les conditions actuelles o&#249; ceux-ci sont &#224; l'offensive, non cela ne peut ni renforcer le camp des travailleurs ni aider &#224; la d&#233;fense de leurs int&#233;r&#234;ts. Les dirigeants des conf&#233;d&#233;rations n'h&#233;sitent certes pas &#224; parler de &#171; rapport de forces &#187; entre les salari&#233;s et les patrons. Mais c'est la plupart du temps apr&#232;s avoir accept&#233; de se placer sur le terrain pr&#233;par&#233; par l'adversaire, avant d'avoir sinon cr&#233;&#233;, du&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Se mettre &#224; la table des pr&#233;tendues n&#233;gociations, &#224; l'invitation du gouvernement et du patronat, dans les conditions actuelles o&#249; ceux-ci sont &#224; l'offensive, non cela ne peut ni renforcer le camp des travailleurs ni aider &#224; la d&#233;fense de leurs int&#233;r&#234;ts. Les dirigeants des conf&#233;d&#233;rations n'h&#233;sitent certes pas &#224; parler de &#171; rapport de forces &#187; entre les salari&#233;s et les patrons. Mais c'est la plupart du temps apr&#232;s avoir accept&#233; de se placer sur le terrain pr&#233;par&#233; par l'adversaire, avant d'avoir sinon cr&#233;&#233;, du moins favoris&#233; la mobilisation des travailleurs. En laissant entendre qu'il pourrait sortir quelque chose de la discussion sans que cela soit impos&#233; par la lutte, ils endorment la combativit&#233; ouvri&#232;re au lieu d'y faire appel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune des r&#233;formes en faveur des travailleurs dans le pass&#233; n'a pourtant &#233;t&#233; obtenue sans lutte, que ce soit en mati&#232;re d'abaissement r&#233;el du temps de travail, de cong&#233;s pay&#233;s, de salaires, ou de conditions de travail. Le r&#233;formisme dont se pr&#233;valent les dirigeants syndicaux n'en est m&#234;me pas un, au sens o&#249; ce mot signifie am&#233;lioration du sort des travailleurs par des r&#233;formes en leur faveur, dans le cadre du syst&#232;me existant. Car ce sont des reculs qu'ils cautionnent par leur signature.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Discuter, n&#233;gocier, mais quand et sur quelles bases ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand les dirigeants des conf&#233;d&#233;rations syndicales invoquent le &#171; rapport de forces &#187;, c'est la plupart du temps pour constater qu'il n'a pas permis de faire mieux que ce qu'ils ont accept&#233; au nom du &#171; r&#233;alisme &#187; dans des accords honteux, et c'est pour en renvoyer la responsabilit&#233; au manque de combativit&#233; des travailleurs. Mais on peut faire le bilan de ce que leur soi-disant &#171; r&#233;alisme &#187; a apport&#233; ces quelques derni&#232;res ann&#233;es : la signature d'accords sur les pr&#233;tendues 35 heures avec baisse de salaire, flexibilit&#233; et suppression de temps de pause sous le gouvernement Jospin ? les retraites ? tous les autres fronts dont il sera question dans ce dossier, sur lesquels les travailleurs sont attaqu&#233;s par son successeur le gouvernement Raffarin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas le fait de discuter qui se discute. Quand ce sont les travailleurs qui sont &#224; l'offensive, sur un terrain ou un autre, (salaires temps de travail, condition de vie, droits dans l'entreprise&#8230;), leurs repr&#233;sentants - et pas n&#233;cessairement les syndicats, qui ne le sont pas toujours dans les luttes - peuvent avec les repr&#233;sentants patronaux l&#233;gitimement n&#233;gocier des modalit&#233;s de la fin d'un mouvement. Ce sont eux, en tant que dirigeants des luttes, qui demandent alors aux patrons de signer qu'ils sont d'accord pour satisfaire les demandes des travailleurs. Mais pas l'inverse, comme actuellement o&#249; ce sont les dirigeants syndicaux qui signent les reculs que leurs demandent les patrons et le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette volont&#233; de se poser en &#171; syndicat de proposition &#187; - affich&#233;e maintenant par toutes les conf&#233;d&#233;rations - par opposition au syndicalisme de lutte de classe, n'a absolument rien &#224; voir avec la d&#233;fense des travailleurs, ni au jour le jour, ni &#224; long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 janvier 2003,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis Guilbert&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Accords d'entreprise contre conventions collectives
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>

		<description>En novembre dernier, Fran&#231;ois Fillon, le ministre des Affaires sociales, pr&#233;sentait un projet de loi portant sur la &#171; r&#233;forme des r&#232;gles de n&#233;gociation collective &#187;, qui visait &#224; ouvrir une nouvelle br&#232;che dans le droit du travail fran&#231;ais. &lt;br /&gt;En effet, il existe en droit du travail ce que l'on appelle une &#171; hi&#233;rarchie des normes &#187;, pr&#233;voyant qu'un accord d'entreprise ne peut contenir des dispositions moins favorables aux salari&#233;s que l'accord de branche qui lui-m&#234;me ne peut &#234;tre plus d&#233;favorable que la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En novembre dernier, Fran&#231;ois Fillon, le ministre des Affaires sociales, pr&#233;sentait un projet de loi portant sur la&lt;em&gt; &#171; r&#233;forme des r&#232;gles de n&#233;gociation collective &#187;, &lt;/em&gt;qui visait &#224; ouvrir une nouvelle br&#232;che dans le droit du travail fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, il existe en droit du travail ce que l'on appelle une &#171; hi&#233;rarchie des normes &#187;, pr&#233;voyant qu'un accord d'entreprise ne peut contenir des dispositions moins favorables aux salari&#233;s que l'accord de branche qui lui-m&#234;me ne peut &#234;tre plus d&#233;favorable que la loi. Ce principe, &#233;galement nomm&#233; &#171; principe de faveur &#187;, prot&#232;ge les salari&#233;s des petites entreprises o&#249; les travailleurs rencontrent g&#233;n&#233;ralement plus de difficult&#233; &#224; s'organiser collectivement. Un patron d'une branche est ainsi li&#233; par ce qui a &#233;t&#233; n&#233;goci&#233; au niveau global en mati&#232;re de salaire minimum, de temps ou d'organisation du travail, et il ne peut y d&#233;roger, m&#234;me si, par quelque chantage &#224; l'emploi par exemple, il arrive &#224; obtenir l'accord des salari&#233;s de son entreprise. Or, le projet du gouvernement pr&#233;voit, dans un premier temps, de sortir un certain nombre de sujets de ce cadre : des dispositions sur la dur&#233;e et l'am&#233;nagement du temps de travail, l'organisation du travail, l'&#233;laboration d'un plan social, et l'&#233;pargne salariale, pourraient faire l'objet d'un accord d'entreprise en retrait par rapport &#224; la convention collective dont ils d&#233;pendent, ce qui, jusque-l&#224;, a &#233;t&#233; maintes fois tent&#233; par les patrons, mais constamment rejet&#233; par les tribunaux&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Cf jugement du TGI de Paris, 14 mai 2002, CGT contre FFSA) dans le magazine (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les conventions collectives : une double finalit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les conventions collectives s'appliquent &#224; toute une branche (m&#233;tallurgie, commerce, textiles, etc.). Leur essor date de juin 1936, apr&#232;s la gr&#232;ve de mai-juin. Avant cette date, &#224; peine 4 % des travailleurs fran&#231;ais &#233;taient soumis au r&#233;gime d'un contrat collectif. En 1935, avant les gr&#232;ves, il y avait 28 conventions collectives. Elles passeront &#224; 1123 en 1936 et 3064 en 1937&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='In Juin 36-Jacques Danos et Marcel Gibelin Ed. petite collection (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. La loi du 24 juin 1936 reprend les points essentiels de ces conventions, qui doivent obligatoirement contenir des dispositions relatives &#224; la libert&#233; syndicale, aux d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel, aux salaires minimaux par cat&#233;gories, aux cong&#233;s, aux proc&#233;dures de conciliation. L'article premier des accords Matignon est ainsi libell&#233; : &#171; &lt;em&gt;la d&#233;l&#233;gation patronale admet l'&#233;tablissement imm&#233;diat de contrats collectifs de travail&lt;/em&gt; &#187;. L'explosion des conventions collectives a correspondu &#224; un rapport de forces favorable aux travailleurs, au moment des gr&#232;ves de mai-juin o&#249; le patronat craignit de tout perdre, y compris la propri&#233;t&#233; de ses usines. Il c&#233;da donc sur un aspect jug&#233; jusque l&#224; essentiel de son emprise sur les salari&#233;s : la n&#233;gociation individuelle le pla&#231;ant en situation de force face &#224; un seul salari&#233;. Ces accords collectifs ont permis de garantir, du moins pour un temps, les avanc&#233;es arrach&#233;es par la lutte collective, qui s'appliquaient d&#232;s lors &#224; toute une profession, dans les petites entreprises comme dans les grandes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conventions collectives sont donc plus protectrices pour toute une cat&#233;gorie de travailleurs que les accords d'entreprise, m&#234;me s'il ne faut pas exag&#233;rer leur port&#233;e : en effet, si les travailleurs y gagnent, cela permet &#233;galement aux patrons de fixer dans un cadre stable les avanc&#233;es momentan&#233;ment obtenues. En juin 1936, l'article 7 des accords Matignon pr&#233;voyait que &#171; &lt;em&gt;la d&#233;l&#233;gation ouvri&#232;re demandera aux travailleurs en gr&#232;ve de d&#233;cider la reprise du travail d&#232;s que la direction des &#233;tablissements aura accept&#233; l'accord intervenu&lt;/em&gt; &#187;. Les conventions collectives g&#232;lent le rapport de forces &#224; un moment donn&#233;, en &#233;vitant &#224; la combativit&#233; ouvri&#232;re de s'exprimer plus longtemps et plus fortement et ils avaient pour objectif de mettre fin &#224; l'occupation des usines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les luttes ouvri&#232;res cessent, les cadres limitant la libert&#233; des patrons dans les conventions collectives les g&#234;nent et ils n'ont de cesse de les d&#233;noncer et d'essayer de les d&#233;manteler. Le gouvernement Raffarin, en voulant permettre &#224; des accords d'entreprise de d&#233;roger aux accords collectifs, s'attelle &#224; son tour &#224; la besogne pour le compte de l'ensemble des patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurence VINON&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf jugement du TGI de Paris, 14 mai 2002, CGT contre FFSA) dans le magazine Options n&#176;450 du 26 mai 2003, &#233;dit&#233; par l'Ugict.Cgt&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;In Juin 36-Jacques Danos et Marcel Gibelin Ed. petite collection Masp&#233;ro&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Sous la concertation, l'offensive anti-ouvri&#232;re
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Sous-la-concertation-l-offensive-anti-ouvriere</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Syndicats
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		<description>En m&#234;me temps que le gouvernement cherche toutes les occasions de r&#233;unir &#224; la m&#234;me table conf&#233;d&#233;rations syndicales, organisations patronales et repr&#233;sentants de l'Etat, il frappe &#224; bras raccourcis sur tout ce qui fait figure d'acquis pour les salari&#233;s. Au premier rang, les retraites et la S&#233;cu, mais l'offensive va bien au-del&#224;. La com&#233;die du &#171; dialogue social &#187; n'est l&#224; que pour amuser la galerie. &lt;br /&gt;Voil&#224; d&#233;j&#224; quelques ann&#233;es que le Medef a lanc&#233; la &#171; refondation sociale &#187;, expression consacr&#233;e pour d&#233;signer&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En m&#234;me temps que le gouvernement cherche toutes les occasions de r&#233;unir &#224; la m&#234;me table conf&#233;d&#233;rations syndicales, organisations patronales et repr&#233;sentants de l'Etat, il frappe &#224; bras raccourcis sur tout ce qui fait figure d'acquis pour les salari&#233;s. Au premier rang, les retraites et la S&#233;cu, mais l'offensive va bien au-del&#224;. La com&#233;die du &#171; dialogue social &#187; n'est l&#224; que pour amuser la galerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; d&#233;j&#224; quelques ann&#233;es que le Medef a lanc&#233; la &#171; refondation sociale &#187;, expression consacr&#233;e pour d&#233;signer ses mauvais coups. Le gouvernement Jospin y a pleinement particip&#233; avec pour les plus c&#233;l&#232;bres, les lois Aubry sur les 35 heures, la mise en place du Pare, ou encore les privatisations &#224; tout va. Sur le dossier des retraites, comme de la &#171; r&#233;forme &#187; des universit&#233;s, ou bien de la d&#233;centralisation des services publics, Raffarin et ses acolytes n'ont fait que reprendre les projets laiss&#233;s dans les tiroirs par leurs pr&#233;d&#233;cesseurs de gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi sur les retraites pass&#233;e, malgr&#233; le mouvement de mai-juin, et l'intention affich&#233;e de d&#233;manteler la S&#233;cu apr&#232;s les &#233;lections, montrent clairement avec quels objectifs le gouvernement lance et relance le &#171; dialogue social &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Attaque compl&#233;mentaire contre les retraites&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir r&#233;gl&#233; le sort du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral des retraites, le ministre Fillon s'en est pris aux caisses compl&#233;mentaires. A cotisations &#233;gales, les salari&#233;s percevront de plus petites pensions. La baisse est estim&#233;e &#224; 5 % d'ici 2008 et 25 % d'ici 2020. Ces compl&#233;mentaires repr&#233;sentant de l'ordre de 40 % du total de la retraite, il s'agit d'une deuxi&#232;me saign&#233;e sur les pensions ouvri&#232;res. Pourtant l'ARRCO, la caisse du r&#233;gime compl&#233;mentaire des salari&#233;s, &#233;tait largement b&#233;n&#233;ficiaire&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Avant l'accord, elle devait le rester jusqu'en 2020&#8230;' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Qu'importe, tous les pr&#233;textes sont bons. Cette fois-ci, il para&#238;t que l'&#233;conomie ainsi r&#233;alis&#233;e financera le d&#233;part avant 60 ans de ceux qui ont cotis&#233; depuis l'&#226;ge de 16 ans et ont leurs annuit&#233;s. Fadaises ! La loi Fillon a tellement restreint les crit&#232;res que seulement 150 000 travailleurs sont concern&#233;s en 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CFDT, CGC, CFTC et FO ont sign&#233; sans trop barguigner sur les retraites compl&#233;mentaires. Quant &#224; la CGT, si elle a finalement refus&#233; d'en faire autant, elle a particip&#233; &#224; toutes les discussions de ce march&#233; de dupes et n'a pas vraiment voulu alerter les travailleurs du mauvais coup en pr&#233;paration.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Guerre aux ch&#244;meurs&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2002, le Medef n'a mis que deux jours &#224; convaincre la CFDT, la CGC et la CFTC de signer un protocole amputant les indemnit&#233;s des ch&#244;meurs. Entre 600 000 et 800 000 d'entre eux vont perdre de 8 &#224; 9 mois d'indemnisation. Dans le m&#234;me temps, le gouvernement limite l'Allocation Sp&#233;cifique de Solidarit&#233; (ASS) &#224; deux ans&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Les plus de 55 ans la gardent&#8230; mais amput&#233;e de 40 % !' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Tous ces ch&#244;meurs en fin de droits n'auront plus alors que le RMI pour survivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui-ci doit d'ailleurs &#234;tre remplac&#233; par le RMA&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Revenu Minimum d'Activit&#233;.' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Les RMAstes travailleront 20 heures par semaine pendant 18 mois. Leur employeur empochera le RMI, soit 411 euros, en tant qu'aide et n'aura ainsi plus qu'&#224; verser 183 euros par mois comme compl&#233;ment. Le RMA n'est pas consid&#233;r&#233; comme un salaire : il n'ouvre pas de droits &#224; la retraite ou aux Assedic.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#8230; et g&#233;n&#233;ralisation de la pr&#233;carit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les vagues successives de licenciements attestent des limites de la &#171; protection &#187; du CDI. Il n'emp&#234;che que sa remise en cause est &#224; l'ordre du jour. Le ch&#232;que-emploi, est un projet de Raffarin limit&#233; pour l'instant aux entreprises de moins de 10 salari&#233;s, mais il devrait &#234;tre g&#233;n&#233;ralis&#233; dans le courant 2004 selon Fillon. Il supprimera l'obligation de pr&#233;ciser la dur&#233;e et le poste du contrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contrat de chantier va dans le m&#234;me sens. Il existe d&#233;j&#224; dans le b&#226;timent et la construction navale. Les travailleurs sont embauch&#233;s pour la dur&#233;e du chantier. L'employeur n'est donc pas oblig&#233; de payer salaire et charges sociales entre deux march&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement actuel continue en outre sur la lanc&#233;e du pr&#233;c&#233;dent en multipliant les types de contrats pr&#233;caires. Avec le Contrat insertion emploi, les patrons employant des jeunes de 16 &#224; 22 ans sans qualifications se voient exon&#233;r&#233;s de toute charge sociale pendant deux ans et demi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; moins d'&#234;tre compl&#232;tement idiot, il va devenir difficile pour un patron de payer des charges&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de p&#233;renniser les emplois-jeunes de Jospin, Raffarin les licencie et supprime le statut de surveillant en lyc&#233;e et coll&#232;ge (MI/SE). &#192; leur place, il cr&#233;e les Civis (contrat d'insertion dans la vie civile) dans le secteur associatif et les assistants d'&#233;ducation dans les &#233;tablissements scolaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers, par exemple, travaillent, &#224; mi-temps, quatre heures par semaine de plus que les pions. Parmi eux, les &#233;tudiants peuvent se voir refuser de prendre des cong&#233;s pour leurs examens, un acquis du statut de MI/SE. Surtout, les contrats ne peuvent exc&#233;der trois ans ; la plupart des &#233;tablissements recrutent &#224; l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Licencier sans entraves&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cerise sur le g&#226;teau offert par le gouvernement au Medef, les syndicats ont &#233;t&#233; convi&#233;s &#224; une &#171; n&#233;gociation &#187; sur les &#171; restructurations &#187;. Le but est de parvenir &#224; un accord visant &#224; simplifier et &#224; raccourcir la proc&#233;dure des licenciements collectifs dits &#171; &#233;conomiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La meilleure fa&#231;on pour parer &#224; cette collection de mauvais coups serait-elle de commencer par s'asseoir &#224; la table de pr&#233;tendues n&#233;gociations et d'accepter ainsi de se placer sur le terrain min&#233; par le patronat et le gouvernement ? Heureusement, de plus en plus nombreux sont les travailleurs qui ne veulent pas y croire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mathieu PARANT&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;R&#233;action syndicale plus que minimum&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Parmi les attaques mijot&#233;es par le gouvernement figure la r&#233;alisation d'une promesse &#233;lectorale de Chirac, l'introduction d'un service minimum en cas de gr&#232;ve. Sont surtout vis&#233;s les transports en commun, SNCF et RATP. Les f&#233;d&#233;rations syndicales des cheminots ont oppos&#233; un refus cat&#233;gorique &#224; une &#233;ventuelle loi sur le sujet. &lt;em&gt;&#171; Si le gouvernement voulait r&#233;gler la question de la conflictualit&#233; par une loi r&#233;pressive, il y aurait vraisemblablement un conflit majeur &#224; la SNCF&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Le Monde, 6 d&#233;cembre 2003.' id='nh2-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; affirmait Didier Le Reste, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral CGT cheminot le 4 d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, la proposition par le ministre des Transports de Robien d'un &#171; dialogue &#187; sur le sujet semble faire des envieux. Mardi 9 d&#233;cembre, la r&#233;action de la plupart des syndicats montrait qu'ils ne la rejetaient pas. Le vendredi suivant, Bernard Thibault en personne se d&#233;clarait &#171; &lt;em&gt;pour un certain nombre de solutions qui &#233;vitent d'avoir recours &#224; la gr&#232;ve&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Le Monde, 14-15 d&#233;cembre.' id='nh2-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Il se contentait de regretter que les pr&#233;avis ne soient pas utilis&#233;s pour n&#233;gocier, par la faute de patrons &#171; &lt;em&gt;ayant tendance &#224; contester le bien-fond&#233; du m&#233;contentement&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-6' class='spip_note' rel='appendix' title='idem.' id='nh2-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs n'ont pas int&#233;r&#234;t &#224; laisser leurs luttes dans les mains de ces pr&#233;tendus dirigeants, qui ne voient pas - ou plut&#244;t font semblant de ne pas voir - que le patronat joue la montre gr&#226;ce aux pr&#233;avis, et s'effraient d'avoir &#224; utiliser la seule arme efficace des travailleurs, la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Avant l'accord, elle devait le rester jusqu'en 2020&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les plus de 55 ans la gardent&#8230; mais amput&#233;e de 40 % !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Revenu Minimum d'Activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-4' class='spip_note' title='Notes 2-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le Monde, 6 d&#233;cembre 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-5' class='spip_note' title='Notes 2-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le Monde, 14-15 d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-6' class='spip_note' title='Notes 2-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;idem.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Dialogue social : le pi&#232;ge
</title>
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		<dc:date>2004-01-12T19:14:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>

		<description>L'Assembl&#233;e nationale a ent&#233;rin&#233; &#224; la mi-d&#233;cembre la loi Fillon sur &#171; la formation professionnelle et le dialogue social &#187;. Le premier volet est constitu&#233; de l'accord sur la formation professionnelle sign&#233; le 20 septembre dernier par l'ensemble des conf&#233;d&#233;rations patronales et syndicales. Si Fillon avait qualifi&#233; en septembre cette signature d' &#171; historique &#187;, c'est bien s&#251;r parce que le contenu anti-social de l'accord ne pouvait que le satisfaire. Celui-ci s'inscrit dans les relations patronat-syndicats&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Loi-Fillon-accords-d-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Loi Fillon, accords d'entreprise, repr&#233;sentativit&#233;&#8230; Les syndicats embourb&#233;s dans le &#171; dialogue social &#187;
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Assembl&#233;e nationale a ent&#233;rin&#233; &#224; la mi-d&#233;cembre la loi Fillon sur &lt;em&gt;&#171; la formation professionnelle et le dialogue social &#187;&lt;/em&gt;. Le premier volet est constitu&#233; de l'accord sur la formation professionnelle sign&#233; le 20 septembre dernier par l'ensemble des conf&#233;d&#233;rations patronales et syndicales. Si Fillon avait qualifi&#233; en septembre cette signature d' &#171; historique &#187;, c'est bien s&#251;r parce que le contenu anti-social de l'accord ne pouvait que le satisfaire. Celui-ci s'inscrit dans les relations patronat-syndicats qu'il souhaite favoriser au nom de la&lt;em&gt; &#171; modernisation des r&#232;gles de la n&#233;gociation collective &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une signature lucide...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un projet patronal imposant des reculs importants aux salari&#233;s a ainsi &#233;t&#233; unanimement approuv&#233; par les cinq conf&#233;d&#233;rations syndicales, CGT comprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;em&gt;&#171; droit individuel &#224; la formation &#187;&lt;/em&gt; (DIF) est proclam&#233; par la loi Fillon comme un &#171; &lt;em&gt;nouveau droit du salari&#233;&lt;/em&gt; &#187;. La belle &#171; avanc&#233;e sociale &#187; que voil&#224; ! Le DIF est enti&#232;rement soumis aux choix de l'employeur. D'apr&#232;s le texte, ce droit - 20 heures par an, cumulables sur 6 ans - est transf&#233;rable pour le salari&#233; d'une entreprise &#224; une autre, mais seulement en cas de licenciement (licenciement &#233;conomique, fermeture d'entreprise ou restructuration), pas en cas de d&#233;mission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi introduit une nouveaut&#233; : la possibilit&#233; de faire sortir les heures de formation du temps de travail, avec de surcro&#238;t, une r&#233;mun&#233;ration inf&#233;rieure ! En effet, seules les formations consid&#233;r&#233;es comme une &#171; &lt;em&gt;adaptation au poste de travail&lt;/em&gt; &#187; sont effectu&#233;es int&#233;gralement pendant le temps de travail. Celles qui concernent une &#171; &lt;em&gt;adaptation &#224; l'&#233;volution ou au maintien de l'emploi&lt;/em&gt; &#187; peuvent &#234;tre effectu&#233;es au-del&#224; de l'horaire de r&#233;f&#233;rence (dans la limite de 50 heures par an), sans que ce d&#233;passement ne soit imput&#233; sur le contingent d'heures suppl&#233;mentaires, et ne donne donc lieu ni &#224; repos compensateur, ni &#224; majoration. Enfin, les formations relatives au &#171; &lt;em&gt;d&#233;veloppement de comp&#233;tences des salari&#233;s&lt;/em&gt; &#187;, peuvent se d&#233;rouler en dehors du temps de travail, dans la limite de 80 heures par an, et sont r&#233;mun&#233;r&#233;es &#224; hauteur de 50 % du salaire net, sous forme d'une &#171; allocation formation &#187; exon&#233;r&#233;e de charge sociales !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; se former int&#233;gralement en dehors du temps de travail, l'accord en ouvre la possibilit&#233; avec le CIF (cong&#233; individuel de formation), mais &#224; condition que le salari&#233; en auto-finance une partie, en mettant &#224; contribution son &#171; compte-&#233;pargne-temps &#187; (CET) issu des cong&#233;s pay&#233;s, des RTT et des heures suppl&#233;mentaires accumul&#233;s ou encore du treizi&#232;me mois et des primes, y compris les primes de pr&#233;carit&#233; ou de fin de mission pour les salari&#233;s en CDD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre, la CGT pr&#233;tendait avoir proc&#233;d&#233; &#224; une signature &#171; &lt;em&gt;lucide, dynamique et offensive&lt;/em&gt; &#187;, approuv&#233;e au CCN de la CGT par 77 voix, face &#224; 16 abstentions et 20 votes contre, parmi lesquelles 4 F&#233;d&#233;rations (agro-alimentaire, chimie, m&#233;tallurgie, PTT). A la diff&#233;rence des 4 autres conf&#233;d&#233;rations syndicales repr&#233;sentatives - CFDT, CFTC, FO, CGC - la CGT n'avait pas, en juillet 2001, sign&#233; avec le patronat la &lt;em&gt;&#171; position commune sur les voies et moyens de la n&#233;gociation collective &#187;&lt;/em&gt;, sur laquelle Fillon allait par la suite s'appuyer pour &#233;laborer sa loi. En paraphant l'accord sur la formation professionnelle, la CGT a fait savoir qu'elle prenait le train en marche.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#171; Dialogue social &#187; et &#171; principe de faveur&#8230; au Medef &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me volet de la loi Fillon adopt&#233;e par le Parlement &#224; la mi-d&#233;cembre est consacr&#233; au &#171; dialogue social &#187;. Il permet que l'accord d'entreprise puisse d&#233;roger sans condition &#224; l'accord de branche ou &#224; l'accord interprofessionnel. La d&#233;rogation au Code du Travail et aux conventions collectives n'est d'ailleurs pas l'exception mais la r&#232;gle, cela signifie donc que les accords d'entreprises deviennent totalement autonomes par rapport aux accords de branche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant une loi aussi d&#233;sastreuse, ouvrant la voie &#224; la remise en cause de tous les accords collectifs, on entend maintenant les organisations syndicales &#233;mettre des protestations, d&#233;noncer la &lt;em&gt;&#171; d&#233;r&#233;gulation de l'ordre public social &#187;&lt;/em&gt;, qui&lt;em&gt; &#171; fait voler en &#233;clat le principe de faveur &#187;&lt;/em&gt;. Il est bien temps de s'indigner ! Car les revendications du patronat sont connues de tous depuis longue date. Comme il est de notori&#233;t&#233; publique que le patronat a l'intention de s'attaquer au Code du Travail, avec la b&#233;n&#233;diction de Fillon, lequel a charg&#233; une commission ad hoc sous la direction d'un patron - le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de Renault, De Virville - de faire des propositions de &#171; refonte &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux exigences du Medef, les revendications des centrales syndicales ont &#233;t&#233; d&#233;risoires, et surtout totalement &#233;trang&#232;res &#224; la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts de la classe ouvri&#232;re. La CGT, ainsi que la CFDT, avaient fait leur cheval de bataille du principe de &#171; l'accord majoritaire &#187;. Le gouvernement pr&#233;tend avoir fait un geste en leur direction. Un accord ne peut d&#233;sormais plus &#234;tre valid&#233; par la signature d'un seul syndicat. Pour qu'un accord soit valable, il doit recueillir l'agr&#233;ment ou la non-opposition d'une majorit&#233; de syndicats. Mais les syndicats dont l'avis peut &#234;tre pris en compte, sont uniquement ceux reconnus repr&#233;sentatifs. Et peu importe que la majorit&#233; des travailleurs se sentent repr&#233;sent&#233;s ou pas par eux. Fillon n'aura m&#234;me pas daign&#233; acc&#233;der &#224; l'une des revendications de la CGT et de la CFDT, &#224; savoir des &#233;lections de repr&#233;sentativit&#233; dans les branches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; dialogue social &#187;, lanc&#233; sous le gouvernement de gauche, repris par Fillon, appara&#238;t donc pour ce qu'il est : un monologue patronal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simone CANETTI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_91 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L350xH283/dialogue-a628b.gif?1527651603' width='350' height='283' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Loi Fillon, loi filou
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Loi-Fillon-loi-filou</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>

		<description>Pour mieux faire accepter sa nouvelle r&#233;forme r&#233;actionnaire, le gouvernement tient &#224; montrer qu'elle est issue d'un v&#233;ritable &#171; dialogue &#187;, justement, avec les syndicats eux-m&#234;mes. Il n'esp&#232;re certainement pas avoir l'approbation de toutes les conf&#233;d&#233;rations, mais l'accord de quelques-unes sur tel ou tel aspect de la loi, histoire de montrer qu'il y a eu concertation, arbitrages, compromis&#8230; Ensuite, puisqu'il faut bien trancher, face &#224; des interlocuteurs qui ne sont pas d'accord les uns avec les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Loi-Fillon-accords-d-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Loi Fillon, accords d'entreprise, repr&#233;sentativit&#233;&#8230; Les syndicats embourb&#233;s dans le &#171; dialogue social &#187;
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour mieux faire accepter sa nouvelle r&#233;forme r&#233;actionnaire, le gouvernement tient &#224; montrer qu'elle est issue d'un v&#233;ritable &#171; dialogue &#187;, justement, avec les syndicats eux-m&#234;mes. Il n'esp&#232;re certainement pas avoir l'approbation de toutes les conf&#233;d&#233;rations, mais l'accord de quelques-unes sur tel ou tel aspect de la loi, histoire de montrer qu'il y a eu concertation, arbitrages, compromis&#8230; Ensuite, puisqu'il faut bien trancher, face &#224; des interlocuteurs qui ne sont pas d'accord les uns avec les autres, le gouvernement soumet les r&#233;sultats de la discussion aux d&#233;put&#233;s. Tout cela n'est-il pas &#233;minemment d&#233;mocratique ? Et qu'importe si l'essentiel de la loi, la possibilit&#233; pour les patrons d'obtenir des accords d&#233;rogatoires au code du travail, n'est qu'une simple transcription d'une revendication du Medef.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des syndicats divis&#233;s&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quelle chance le gouvernement a-t-il de parvenir &#224; ses fins, &#224; l'abri de cet &#233;cran de fum&#233;e ? Cela d&#233;pend en partie de son petit jeu de confrontation et de collaboration avec les syndicats. Il souhaite obtenir leur assentiment, ou leur passivit&#233;, au moins sur plusieurs aspects importants. C'est pourquoi Fillon a repris dans la loi l'accord sur la formation professionnelle conclu le 20 septembre 2003 entre l'ensemble des organisations patronales et toutes les organisations syndicales &#171; repr&#233;sentatives &#187;. Le gouvernement, qui s'&#233;tait r&#233;joui bruyamment de ce consensus, peut maintenant se vanter d'&#234;tre capable d'avoir m&#234;me le soutien de la CGT sur une partie de sa politique, et il en fait profiter la nouvelle loi Fillon&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le reste, Fillon utilise &#224; la fois les divisions entre les syndicats&#8230; et leur commune acceptation de dialoguer avec lui, sur ses bases, pour parvenir &#224; un accord. Ainsi, la loi, en &#233;change du caract&#232;re d&#233;rogatoire des accords, critiqu&#233; par tous les syndicats, conc&#233;derait le principe d'accords majoritaires, ce qui favoriserait bien s&#251;r les deux plus grosses conf&#233;d&#233;rations, la CGT et la CFDT. Comme on l'a vu, le gouvernement s'est content&#233; d'une majorit&#233; de syndicats et non pas d'une majorit&#233; de salari&#233;s concern&#233;s, ce que la CGT et la CFDT ont d&#233;nonc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux trois autres centrales syndicales, elles se sentent tout de m&#234;me menac&#233;es par la r&#233;forme. La CGC s'est plainte qu'elle ne pourrait plus signer d'accord dans ces conditions. La plus f&#233;roce dans ses attaques est FO : pour Blondel, la loi est une attaque contre la &lt;em&gt;&#171; d&#233;mocratie &#187;&lt;/em&gt; et il d&#233;nonce la transformation des syndicats en &lt;em&gt;&#171; machine &#233;lectorale &#187;, &lt;/em&gt;parce qu'elle pr&#233;voit dans certains cas la tenue d'&#233;lections pour d&#233;terminer la repr&#233;sentativit&#233; des organisations (comme s'il &#233;tait choquant que les syndicats aient &#224; se soumettre aux suffrages des salari&#233;s !). FO revendique avoir sign&#233; pendant des dizaines d'ann&#233;es des accords, souvent seul, et se plaint qu'avec ce syst&#232;me, il n'y aura plus moyen de parvenir &#224; des accords, ce qui favorisera une culture de &#171; contestation &#187;&#8230; Tout en adoptant une posture hostile &#224; Fillon, c'est donc au nom de la libert&#233; de signer sans rendre de comptes aux travailleurs que FO conteste la loi !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#8230; mais tous d'accord pour n&#233;gocier de nouveaux reculs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Toute cette affaire est en tout cas r&#233;v&#233;latrice du meilleur atout de Fillon pour faire passer sa r&#233;forme : la volont&#233; de tous les syndicats de n&#233;gocier sur la base de reculs pour les travailleurs, et leur &#233;gal souci de d&#233;fendre bien plus leurs int&#233;r&#234;ts de boutique que ceux de l'ensemble du monde du travail. FO, CFTC et CGC, au fond, d&#233;fendent le maintien d'un syst&#232;me aberrant, o&#249; la liste des syndicats repr&#233;sentatifs, fix&#233;e par l'Etat en 1966 resterait gel&#233;e &#233;ternellement, o&#249; un seul syndicat, m&#234;me rachitique et &#224; peine existant dans l'entreprise ou la branche, peut valider un accord. Parce que cela leur assure une position privil&#233;gi&#233;e pour &#234;tre reconnus et choy&#233;s des patrons en d&#233;pit de leur faible influence. La CFDT et la CGT, elles, ont beau jeu de se montrer plus ouvertes, plus d&#233;mocratiques m&#234;me, en r&#233;clamant l'accord majoritaire. Elles ne cherchent pas en r&#233;alit&#233; &#224; emp&#234;cher ce nouveau recul, mais &#224; le monnayer. En l'absence de possibilit&#233; pour les patrons de s'appuyer sur des syndicats les plus minoritaires, il leur faudrait obligatoirement en passer par la CFDT et la CGT lesquels seraient ainsi assur&#233;s d'&#234;tre leurs interlocuteurs oblig&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une interview au journal &lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt; du 11 d&#233;cembre 2003, Bernard Thibault d&#233;nonce abondamment la nouvelle loi Fillon, regrette que &lt;em&gt;&#171; l'accord majoritaire reste une perspective virtuelle &#187;&lt;/em&gt;, que &lt;em&gt;&#171; le droit d'opposition donne plus de pouvoir &#224; trois petits syndicats qu'&#224; deux syndicats majoritaires &#187;,&lt;/em&gt; mais c'est pour donner un avertissement bien ambigu au gouvernement : &lt;em&gt;&#171; Cela va se traduire par la persistance d'un dialogue social artificiel. Il ne faut pas s'&#233;tonner que les r&#233;formes soient contest&#233;es sur le fond. S'il y a un taux de conflictualit&#233; aussi &#233;lev&#233; dans notre pays, c'est &#224; cause de ces r&#232;gles. &#187;&lt;/em&gt; Rien sur le rapport de forces avec le gouvernement et le patronat, il regrette seulement que le jeu des n&#233;gociations ne laisse pas assez de place &#224; la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CGC, CFTC et FO veulent garder leur rente de situation, la CFDT depuis son recentrage ne rechigne pratiquement jamais &#224; signer, et la CGT, qui voudrait aussi se transformer en &#171; syndicat de proposition &#187;, revendique avant tout d'&#234;tre mieux plac&#233;e &#224; la table des n&#233;gociations ! Voil&#224; une opposition qui ne doit pas faire trop trembler Fillon, m&#234;me s'il doit aussi tenter de donner tant&#244;t des carottes, tant&#244;t des coups de b&#226;tons, aux uns et aux autres !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les bureaucraties syndicales auraient tout de m&#234;me bien des raisons de se m&#233;fier. La CFDT a vu un grand nombre de militants la quitter, apr&#232;s l'appui de Ch&#233;r&#232;que &#224; la r&#233;forme des retraites. Quant &#224; la CGT, elle voit se d&#233;velopper en son sein un certain m&#233;contentement contre le &#171; recentrage &#187; de la direction, il s'est exprim&#233; par exemple au 47&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s. A EDF, au d&#233;but de l'ann&#233;e 2003, la direction de la CGT-Energie, men&#233;e par Denis Cohen, s'appr&#234;tait &#224; signer avec la direction un accord sur les retraites, qui aurait bien fait les affaires du gouvernement. Le r&#233;f&#233;rendum a vu contre toute attente la victoire du &#171; non &#187; parmi les salari&#233;s de l'entreprise, contre l'avis de presque tous les syndicats, et en grande partie gr&#226;ce &#224; la r&#233;action de nombreux militants de la CGT refusant de suivre leur direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement et les syndicalistes &#171; pompiers &#187;, ne sont toujours pas &#224; l'abri ni d'une r&#233;action des travailleurs ni m&#234;me de celle de leur base. Heureusement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard RUDELLI &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_92 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L350xH239/code-du-travail-8e685.gif?1527651603' width='350' height='239' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;La CGT ne veut plus faire exception&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La CGT affiche sa volont&#233; d'&#234;tre elle aussi un syndicat non seulement de &#171; lutte &#187; mais aussi de &#171; proposition &#187;, pour reprendre les termes de sa direction. Aujourd'hui d'ailleurs, au niveau des entreprises l'attitude de la CGT face &#224; la signature d'accords n'est pas tr&#232;s diff&#233;rente de celles des autres syndicats : elle en signe pr&#232;s de 85 %, les autres les signant &#224; plus de 90 %. C'est par contre au niveau des accords de branche (conventions collectives) et accords interprofessionnels (comme les accords sur les retraites, sur l'emploi, sur l'Unedic, etc.) que la CGT a gard&#233; une attitude diff&#233;rente, en ne signant que 37 % des accords contre 69 % pour FO ou 77 % pour la CFDT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CFDT a prouv&#233; depuis bien des ann&#233;es sa disponibilit&#233; &#224; cautionner des r&#233;formes r&#233;actionnaires. La CGT, elle, a persist&#233; &#224; se donner des airs plus radicaux, ce qui fait aussi sa force, sa capacit&#233; d'attirer et d'influencer les travailleurs les plus combatifs. Et pourtant&#8230; L'heure est au &#171; recentrage &#187;. D&#233;j&#224;, en janvier 2000, la CGT accepte de participer au lancement du cycle de n&#233;gociations initi&#233; par le Medef sous le nom de &#171; refondation sociale &#187;, pour montrer sa volont&#233; de discuter. En f&#233;vrier 2001, la CGT refuse de signer avec le Medef l'accord sur la retraite compl&#233;mentaire, mais pour Jean Christophe Le Duigou, secr&#233;taire conf&#233;d&#233;ral &#224; la CGT cit&#233; dans &lt;em&gt;Le Monde Initiatives&lt;/em&gt; de novembre 2003, &lt;em&gt;&#171; sans la surench&#232;re de Kessler, notamment dans le pr&#233;ambule, la CGT aurait pu signer&#8230; &#187;&lt;/em&gt; En mai 2002, la CGT entre au c&#244;t&#233; de la CFDT, de la CGC et de la CFTC au comit&#233; intersyndical de l'&#233;pargne salariale, ce qui revient d&#233;j&#224; &#224; accepter le d&#233;veloppement de futurs fonds de pensions d'entreprises. En mars 2003, le 47&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s de la CGT refuse d'ent&#233;riner la revendication des &#171; 37,5 annuit&#233;s pour tous &#187;, qui ne serait soi-disant pas mobilisatrice, mais qui emp&#234;cherait surtout de continuer de n&#233;gocier avec Fillon. Elle s'emploie enfin, en mai dernier, &#224; emp&#234;cher la g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve dans les transports en commun, et coupe ainsi les jambes &#224; la mobilisation contre la loi Fillon de casse des retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A sa fa&#231;on, Fillon tire les le&#231;ons de cette nouvelle attitude &#171; responsable &#187; de la CGT, qui l'a autant aid&#233; &#224; imposer sa r&#233;forme que la signature de la CFDT. En faisant miroiter &#224; la CGT la perspective de r&#232;gles du &#171; dialogue social &#187; qui seraient plus favorables aux grosses centrales, il veut la domestiquer encore un peu plus, et esp&#232;re aider la direction de la CGT &#224; entra&#238;ner ses militants dans une d&#233;marche de n&#233;gociations, de signatures d'accords. Il y aurait ainsi une grande centrale susceptible de signer des accords et de pouvoir les faire appliquer, qui garderait n&#233;anmoins un discours plus revendicatif que la CFDT, trop clairement align&#233;e sur le patronat ? Celui-ci se r&#233;jouit pour sa part d'obtenir des signatures plus significatives, pour la &#171; paix sociale &#187;, que celle des petites organisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Charvet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La &#171; repr&#233;sentativit&#233; syndicale &#187; &#224; la discr&#233;tion de l'&#201;tat et de sa justice
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-representativite-syndicale-a-la-discretion-de-l-Etat-et-de-sa-justice</link>
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		<dc:date>2004-01-12T19:11:33Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Syndicats
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		<description>&#201;l&#233;ment structurant du paysage syndical fran&#231;ais depuis plusieurs d&#233;cennies, les r&#232;gles r&#233;gissant la reconnaissance de repr&#233;sentativit&#233; des syndicats sont, de fa&#231;on r&#233;currente depuis quelques ann&#233;es, remises en cause, non seulement par des unions syndicales comme l'Unsa ou le Groupe des dix (qui regroupe en particulier les syndicats Sud), lesquelles aspirent &#224; &#234;tre consid&#233;r&#233;es &#224; l'&#233;gal des &#171; grandes &#187; conf&#233;d&#233;rations, mais aussi - du moins en paroles - par les deux principales conf&#233;d&#233;rations r&#233;put&#233;es&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Loi-Fillon-accords-d-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Loi Fillon, accords d'entreprise, repr&#233;sentativit&#233;&#8230; Les syndicats embourb&#233;s dans le &#171; dialogue social &#187;
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;l&#233;ment structurant du paysage syndical fran&#231;ais depuis plusieurs d&#233;cennies, les r&#232;gles r&#233;gissant la reconnaissance de repr&#233;sentativit&#233; des syndicats sont, de fa&#231;on r&#233;currente depuis quelques ann&#233;es, remises en cause, non seulement par des unions syndicales comme l'Unsa ou le Groupe des dix (qui regroupe en particulier les syndicats Sud), lesquelles aspirent &#224; &#234;tre consid&#233;r&#233;es &#224; l'&#233;gal des &#171; grandes &#187; conf&#233;d&#233;rations, mais aussi - du moins en paroles - par les deux principales conf&#233;d&#233;rations r&#233;put&#233;es repr&#233;sentatives, la CFDT et la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Naissance de la bande des cinq&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e des nombreux accords d'entreprise arrach&#233;s au patronat par la vague gr&#233;viste, la loi du 24 juin 1936 relative aux conventions collectives pr&#233;cisait que, pour &#234;tre &#233;tendue &#224; une branche, une convention devait &#234;tre sign&#233;e par les organisations syndicales les plus repr&#233;sentatives - sans autre indication sur la nature de cette repr&#233;sentativit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crit&#232;res de repr&#233;sentativit&#233; syndicale, encore formellement en vigueur aujourd'hui, furent fix&#233;s apr&#232;s guerre, alors que de nouvelles pr&#233;rogatives &#233;taient donn&#233;es aux &lt;em&gt;&#171; organisations syndicales qu'il est indispensable d'associer &#224; la grande &#339;uvre de la r&#233;novation de l'industrie fran&#231;aise &#187;&lt;/em&gt; (De Gaulle, pr&#233;ambule &#224; l'ordonnance du 22 f&#233;vrier 1945) : la mise en place des comit&#233;s d'entreprise (22 f&#233;vrier 1945) comme l'&#233;lection des d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel (red&#233;finie par la loi du 16 avril 1946) r&#233;servaient, du moins au premier tour de scrutin&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='En fait, la loi du 16 avril 1946 r&#233;serve aux syndicats reconnus (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, le monopole des listes de candidats aux syndicats reconnus repr&#233;sentatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vertu des crit&#232;res retenus en 1945 par le ministre du travail, Alexandre Parodi - l'importance des effectifs et des cotisations, l'exp&#233;rience et l'anciennet&#233; du syndicat, son ind&#233;pendance par rapport au patron et son attitude patriotique sous l'occupation allemande - la repr&#233;sentativit&#233; est alors reconnue, &#224; l'&#233;chelle nationale, aux conf&#233;d&#233;rations CGT, CFTC et CGC (pour les cadres) ; elle sera accord&#233;e par la suite &#224; FO, apr&#232;s sa scission de la CGT en avril 1948. Le 11 f&#233;vrier 1950, la nouvelle loi sur les conventions collectives int&#232;gre formellement ces crit&#232;res au Code du travail (ils en constituent toujours l'article L.133-2) ; dans le m&#234;me temps, elle abolit l'agr&#233;ment syst&#233;matique des conventions collectives par le minist&#232;re du travail (disposition vot&#233;e le 23 d&#233;cembre 1946 - le ministre du travail &#233;tant alors Ambroise Croizat, PCF - et d&#233;nonc&#233;e depuis sa fondation par FO au nom de la libert&#233; de n&#233;gociation contractuelle) et rend possible la signature de conventions ou d'accords collectifs par un seul syndicat reconnu repr&#233;sentatif, m&#234;me s'il est minoritaire (cela reste aujourd'hui le cas). Ainsi, tout en encadrant strictement le pluralisme syndical, au moins au niveau des branches et nationalement, la loi permettait aux conf&#233;d&#233;rations minoritaires (CGC, CFTC et FO) de contourner l'h&#233;g&#233;monie de fait de la CGT pour n&#233;gocier avec le patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CFDT, issue de la CFTC apr&#232;s l'abandon de son &#233;tiquette confessionnelle, s'ajoutera en 1964 &#224; la liste des conf&#233;d&#233;rations reconnues repr&#233;sentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC et CGC), ent&#233;rin&#233;e par le d&#233;cret du 31 mars 1966, toujours en vigueur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pas partageurs les &#171; repr&#233;sentatifs &#187;&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Toute autre organisation syndicale doit prouver en justice sa repr&#233;sentativit&#233; &#224; l'&#233;chelle o&#249; elle entend intervenir (branche, entreprise, voire &#233;tablissement, suivant qu'il s'agit, par exemple, de n&#233;gociation de branche ou d'&#233;lection professionnelle), d&#232;s lors que cette repr&#233;sentativit&#233; lui est initialement contest&#233;e c&#244;t&#233; patronal ou par une autre organisation syndicale, ce qui est g&#233;n&#233;ralement le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, l'extension des droits syndicaux - notamment par les lois du 27 d&#233;cembre 1968 et du 28 octobre 1982 (seconde loi Auroux) relatives au droit syndical en entreprise (d&#233;signation de d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux et de repr&#233;sentants syndicaux au comit&#233; d'entreprise, constitution de sections syndicales&#8230;) - a toujours tendu &#224; rendre les organisations syndicales de plus en plus ind&#233;pendantes des travailleurs et de leur syndicalisation. Et, dans ce cadre, la jurisprudence a encore renforc&#233; les pr&#233;rogatives des syndicats affili&#233;s aux conf&#233;d&#233;rations repr&#233;sentatives, dont ils h&#233;ritent de la repr&#233;sentativit&#233; m&#234;me en l'absence, dans une entreprise donn&#233;e, d'une section syndicale&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Dans le cadre de la l&#233;gislation actuelle, un d&#233;l&#233;gu&#233; syndical d'une (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; - cette repr&#233;sentativit&#233; ne pouvant &#234;tre en aucune fa&#231;on contest&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pratique, si de nombreux syndicats ont pu faire reconna&#238;tre en justice leur repr&#233;sentativit&#233; au niveau d'entreprises, voire de branches (par exemple le Syndicat national des journalistes, SNJ), aucune autre union syndicale que celles vis&#233;es par le d&#233;cret de 1966 n'a &#233;t&#233; reconnue repr&#233;sentative &#224; l'&#233;chelle nationale et interprofessionnelle. Cela ne signifie pas que ces centrales, comme par exemple l'UNSA, sont totalement &#233;cart&#233;es du jeu institutionnel&#8230; et des mannes diverses qu'il procure : attribution de cr&#233;dits du minist&#232;re du Travail pour la formation syndicale, repr&#233;sentation au sein des Conseils &#233;conomiques et sociaux national et r&#233;gionaux&#8230; Par contre, leur absence de repr&#233;sentativit&#233; nationale interprofessionnelle les &#233;carte des sin&#233;cures syndicales que repr&#233;sentent la gestion d'organismes paritaires comme les ASSEDIC, les caisses de retraites, etc., ou anciennement paritaires comme les caisses de S&#233;curit&#233; sociale&#8230; ou les postes dans des organismes comme le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, mis en place le 13 octobre dernier par Raffarin.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;C'est aux travailleurs et &#224; personne d'autre de dire qui les repr&#233;sente&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il serait donc na&#239;f de croire que seuls sont en jeu les int&#233;r&#234;ts des travailleurs dans la remise en cause des r&#232;gles de repr&#233;sentativit&#233; syndicale par l'UNSA et le G10... et dans l'opposition de FO, de la CFTC et de la CGC. Pour autant, les travailleurs n'ont fondamentalement aucun int&#233;r&#234;t &#224; laisser &#224; la Justice ou &#224; l'&#201;tat le soin de d&#233;cider de la pr&#233;tendue repr&#233;sentativit&#233; d'organisations syndicales. L'&#201;tat n'a pas plus de l&#233;gitimit&#233; &#224; garantir &#224; certaines bureaucraties syndicales le droit de trahir les int&#233;r&#234;ts des travailleurs, en leur propre nom, qu'&#224; d&#233;nier &#224; d'autres organisations celui de les repr&#233;senter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;volutionnaires n'ont pas &#224; soutenir la politique des organisations syndicales conf&#233;d&#233;r&#233;es qui, presque syst&#233;matiquement, contestent devant les tribunaux la repr&#233;sentativit&#233; de syndicats n'en b&#233;n&#233;ficiant pas de plein droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute le risque existe-t-il de voir se constituer par endroit des syndicats pro-patronaux, pr&#233;sentant des candidats aux &#233;lections de repr&#233;sentants du personnel et d&#233;signant des d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux dispos&#233;s &#224; parapher n'importe quoi. Mais d'une part, cette possibilit&#233; existe d&#233;j&#224;, de tels syndicats ayant &#233;t&#233; reconnus repr&#233;sentatifs dans de grandes entreprises (par exemple la CSL chez PSA) ; d'autre part, plus fondamentalement, le patronat trouve sans trop de probl&#232;me des interlocuteurs complaisants au sein de syndicats affili&#233;s &#224; des conf&#233;d&#233;rations repr&#233;sentatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;rard WEGAN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En fait, la loi du 16 avril 1946 r&#233;serve aux syndicats reconnus repr&#233;sentatifs le monopole des candidatures aux deux premiers tours des &#233;lections de d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel, dans le cadre d'un scrutin de liste, majoritaire - &#224; la majorit&#233; absolue des inscrits au premier tour ou &#224; la majorit&#233; relative des votes de plus de la moiti&#233; des inscrits au second ; ce n'est qu'en cas de troisi&#232;me tour que des candidatures non d&#233;pos&#233;es par les syndicats repr&#233;sentatifs &#233;taient possibles. L'actuel scrutin de liste, &#224; repr&#233;sentation proportionnelle &#224; la plus forte moyenne, avec monopole syndical au premier tour et possibilit&#233; de candidatures libres au second en l'absence de quorum au premier, a &#233;t&#233; instaur&#233; plus tard (le 7 juillet 1947).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans le cadre de la l&#233;gislation actuelle, un d&#233;l&#233;gu&#233; syndical d'une organisation r&#233;put&#233;e repr&#233;sentative peut l&#233;galement signer avec le patron d'une entreprise o&#249; son organisation n'a aucun syndiqu&#233;, un accord collectif de fin de gr&#232;ve, sans aucun contr&#244;le des gr&#233;vistes. Pour extr&#234;me qu'elle paraisse, cette possibilit&#233; n'est pourtant pas purement th&#233;orique : cela s'est produit dans le nettoyage !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Sur le terrain de Seilli&#232;re et Raffarin
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Syndicats
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		<description>Bien des militants syndicaux pensent qu'il faut absolument saisir toutes les opportunit&#233;s de discuter avec la direction de leur entreprise, les patrons de leur branche, ou ceux qui les repr&#233;sentent &#224; l'&#233;chelle du pays. Les salari&#233;s n'auraient rien &#224; y perdre et peut-&#234;tre quelque chose &#224; y gagner. M&#234;me quand ce sont les patrons qui en prennent l'initiative, dans une p&#233;riode sans luttes, il faut tout de m&#234;me se rendre aux discussions. Car rien ne serait pire que la politique de la chaise vide : personne&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Loi-Fillon-accords-d-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Loi Fillon, accords d'entreprise, repr&#233;sentativit&#233;&#8230; Les syndicats embourb&#233;s dans le &#171; dialogue social &#187;
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien des militants syndicaux pensent qu'il faut absolument saisir toutes les opportunit&#233;s de discuter avec la direction de leur entreprise, les patrons de leur branche, ou ceux qui les repr&#233;sentent &#224; l'&#233;chelle du pays. Les salari&#233;s n'auraient rien &#224; y perdre et peut-&#234;tre quelque chose &#224; y gagner. M&#234;me quand ce sont les patrons qui en prennent l'initiative, dans une p&#233;riode sans luttes, il faut tout de m&#234;me se rendre aux discussions. Car rien ne serait pire que la politique de la chaise vide : personne ne serait l&#224; pour d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts des travailleurs, les syndicats ne pourraient pas peser dans la n&#233;gociation et c'est la d&#233;cision la plus d&#233;favorable qui en ressortirait. Ce raisonnement, bon nombre de travailleurs le partagent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche ces m&#234;mes travailleurs ne voient bien souvent pas l'int&#233;r&#234;t d'&#234;tre organis&#233;s syndicalement. D'o&#249; le probl&#232;me qu'ont actuellement les syndicats, celui de continuer &#224; fonctionner avec de moins en moins de militants et d'adh&#233;rents. Si &#224; l'argent des cotisations et &#224; l'&#233;nergie des syndiqu&#233;s viennent s'ajouter un certain nombre d'autres moyens mat&#233;riels et financiers fournis par l'Etat ou le patron, aidant l'appareil syndical &#224; vivre au jour le jour, bien des syndicalistes et bien des travailleurs n'y voient pas sp&#233;cialement d'inconv&#233;nient.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le prix de la reconnaissance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand les syndicats sont reconnus, cela se traduit non seulement par le fait qu'ils sont invit&#233;s aux discussions, mais aussi par des avantages divers. Il existe non seulement la possibilit&#233; d'&#234;tre repr&#233;sent&#233; et de b&#233;n&#233;ficier de protections l&#233;gales, en tant que d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel, d&#233;l&#233;gu&#233;s au CE avec en prime la gestion du petit p&#233;cule des &#339;uvres sociales, d&#233;l&#233;gu&#233; syndical et repr&#233;sentant au conseil d'administration dans les grandes entreprises ou le secteur public, ou encore d'&#234;tre pr&#233;sent dans des organismes comme la S&#233;curit&#233; Sociale, les caisses de retraites compl&#233;mentaires, de si&#233;ger dans les conseils &#233;conomiques et sociaux et dans des commissions de toutes sortes d&#233;pendant du gouvernement. La reconnaissance des syndicats &#224; un certain niveau leur permet ainsi de s'offrir l'&#233;quivalent &#224; de nombreux permanents ou quasi-permanents qu'ils ne pourraient sinon pas se payer.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Ind&#233;pendance &#224; l'&#233;gard de l'Etat et des patrons...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ils re&#231;oivent &#233;galement un financement au titre de la formation syndicale et Fillon a derni&#232;rement annonc&#233; qu'il voulait relancer en janvier la discussion sur le financement des syndicats. &#171; &lt;em&gt;Si nous voulons des syndicats forts et responsables, leur financement doit &#234;tre assur&#233; et transparent&lt;/em&gt; &#187;, a-t-il affirm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait penser qu'il est bien normal que les patrons versent un peu de leur argent et que ce qui subsiste de &#171; l'Etat providence &#187; (toujours au moins aussi providentiel qu'avant pour les patrons), apr&#232;s des ann&#233;es d'attaques au nom du lib&#233;ralisme, contribue &#224; la survie syndicale. Mais ce serait oublier que ce fonctionnement est destin&#233; &#224; infl&#233;chir la politique des appareils syndicaux en accroissant leur d&#233;pendance. Dans le contexte actuel, les rencontres avec le patronat et le gouvernement prennent un int&#233;r&#234;t qui n'a plus rien &#224; voir avec la d&#233;fense des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les travailleurs avaient organis&#233; leurs premiers syndicats, leur principe de base &#233;tait : ind&#233;pendance totale vis-&#224;-vis des patrons et de l'Etat. Cela commen&#231;ait par l'ind&#233;pendance financi&#232;re. Ils avaient mis sur pied des caisses de solidarit&#233;, en cas de maladie, de veuvage, pour venir en aide &#224; un camarade ou sa famille. En cas de gr&#232;ve pour tenir le plus longtemps possible face &#224; la direction de l'usine. Les d&#233;cennies qui viennent de s'&#233;couler ont mis &#224; mal cette boussole.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;...ou &#224; l'&#233;gard des travailleurs ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; d'une aide au financement, la multiplication des rencontres autour du tapis vert contribue de fait &#224; d&#233;tacher peu &#224; peu les militants syndicalistes de leur milieu d'origine, avec l'espoir pour leurs adversaires qu'ils seront davantage soumis &#224; la pression de la direction de l'entreprise ou du patronat en g&#233;n&#233;ral qu'&#224; celle de ses salari&#233;s. Plus les syndicats se pr&#234;tent au jeu, et plus ils deviennent finalement ind&#233;pendants de la classe ouvri&#232;re : ils lui rendent de moins en moins de comptes. Par contre, pour continuer &#224; m&#233;riter la reconnaissance et les financements qui l'accompagnent, ils doivent donner des gages et d&#233;montrer leur capacit&#233; &#224; amortir les coups de col&#232;re des salari&#233;s. Comme en mai-juin dernier&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie et son Etat exercent leur pression pour infl&#233;chir en fonction de leurs int&#233;r&#234;ts le r&#244;le des directions syndicales et leur faire jouer celui de courroie de transmission entre le patronat et les salari&#233;s, pour les transformer en &#171; partenaires sociaux &#187;, selon le langage du Medef et du gouvernement. Les travailleurs doivent aussi exercer leur pression et ne doivent pas renoncer &#224; exercer leur contr&#244;le sur ceux qui pr&#233;tendent parler en leur nom. Et selon les circonstances, ils doivent m&#234;me prendre directement leurs int&#233;r&#234;ts en main, en s'organisant par-dessus la t&#234;te des syndicats pour diriger eux-m&#234;mes leurs propres luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydie GRIMAL&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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