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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Quand le droit s'adapte aux pratiques des employeurs
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		<dc:date>2017-12-13T22:06:02Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Code du travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Ub&#233;risation
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>La loi Travail de 2016 a &#233;tendu certaines protections issues du droit du travail aux chauffeurs, livreurs &#224; v&#233;lo, formateurs et autres &#171; ub&#233;ris&#233;s &#187; recourant &#224; des plateformes &#233;lectroniques. Mani&#232;re de reconna&#238;tre leur statut de salari&#233;s subordonn&#233;s ? Au contraire. En cr&#233;ant un r&#233;gime sp&#233;cifique, dans un chapitre bien &#224; part du code du travail, la loi les a un peu plus exclus du cadre g&#233;n&#233;ral du salariat. &lt;br /&gt;Les miettes ? Un ersatz de droit de gr&#232;ve &#8211; les &#171; mouvements de refus concert&#233; de fournir leurs services &#187;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Le-spectre-de-l-uberisation-394-" rel="directory"&gt;Le spectre de l'ub&#233;risation
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Uberisation-+" rel="tag"&gt;Ub&#233;risation
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La loi Travail de 2016 a &#233;tendu certaines protections issues du droit du travail aux chauffeurs, livreurs &#224; v&#233;lo, formateurs et autres &#171; ub&#233;ris&#233;s &#187; recourant &#224; des plateformes &#233;lectroniques. Mani&#232;re de reconna&#238;tre leur statut de salari&#233;s subordonn&#233;s ? Au contraire. En cr&#233;ant un r&#233;gime sp&#233;cifique, dans un chapitre bien &#224; part du code du travail, la loi les a un peu plus exclus du cadre g&#233;n&#233;ral du salariat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les miettes ? Un ersatz de droit de gr&#232;ve &#8211; les &lt;em&gt;&#171; mouvements de refus concert&#233; de fournir leurs services &#187;&lt;/em&gt; ne peuvent plus constituer un motif de rupture du contrat &#8211;, la facult&#233; de se syndiquer &#8211; sans aucune garantie &#8211;, un droit &#224; la formation professionnelle financ&#233;e par la plateforme et l'obligation pour la plateforme de rembourser aux travailleurs la cotisation couvrant le risque d'accidents du travail, sauf si elles souscrivent &#224; un contrat collectif d'assurance. Entendez bien que ces droits d&#233;coulent d'une fumeuse &#171; responsabilit&#233; sociale des plateformes &#187; et non des obligations traditionnelles d'un employeur &#224; l'&#233;gard de salari&#233;s. Et ce fr&#234;le habillage ne suffit pas &#224; faire oublier que ces travailleurs n'ont toujours ni horaires l&#233;gaux, ni salaire minimum, ni droits &#224; cong&#233;s pay&#233;s, ni proc&#233;dures de licenciement, ni m&#233;decine du travail, ni &#233;lus du personnel, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'auto-entrepreneuriat, un masque pour l'externalisation des emplois&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce &#171; jeu &#187; autour des fronti&#232;res du salariat n'est pas nouveau. Les gouvernements n'ont eu de cesse d'adapter le droit pour couvrir les pratiques patronales, d&#232;s que la justice donnait trop souvent raison aux salari&#233;s. En 1994, la loi Madelin a instaur&#233; une &lt;em&gt;&#171; pr&#233;somption de non-salariat &#187;&lt;/em&gt; &#233;vitant les requalifications en contrat de travail, &#224; moins que ne puisse &#234;tre prouv&#233;e une &lt;em&gt;&#171; subordination juridique permanente &#187;&lt;/em&gt; &#224; l'&#233;gard du donneur d'ordre. Pour &#234;tre pr&#233;sum&#233; non-salari&#233;, il suffit d'&#234;tre d&#233;clar&#233; comme ind&#233;pendant&#8230; Il fallait y penser !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2008, le statut d'auto-entrepreneur est cr&#233;&#233;. Il est assorti d'une protection sociale au rabais (excluant accidents du travail et maladies professionnelles) et d'un r&#233;gime fiscal avantageux. Mais pour la majorit&#233; des auto-entrepreneurs, il ne permet que de vivoter ou de compl&#233;ter des revenus trop bas. Selon l'Insee, en 2014, les auto-entrepreneurs gagnaient en moyenne&#8230; 410 euros par mois, moins que le RSA&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Salembier L., Th&#233;ron G., &#171; Revenus d'activit&#233; des non-salari&#233;s en 2014 &#187;, Insee (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Enfin, en 2016, le statut d'auto-entrepreneur est dissous dans le r&#233;gime des micro-entrepreneurs, qui simplifie le paiement des cotisations sociales et de l'imp&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Progressivement, s'est construit une l&#233;gislation permettant une externalisation des emplois &#224; une &#233;chelle massive en d&#233;douanant le patronat des obligations qui lui incombent normalement en tant qu'employeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;volutions ne sont pas propres &#224; la France. Des statuts proches de celui des micro-entrepreneurs se multiplient en Europe : le co.co.pro (contrat de &#171; collaboration de projet &#187;) en Italie, depuis 2003 ; le &#171; travailleur autonome &#187; en Espagne, depuis 2007 : ou encore le statut Ich-AG (litt&#233;ralement &#171; Moi-Soci&#233;t&#233; anonyme &#187;) en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Ind&#233;pendants ou salari&#233;s ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si le droit a &#233;volu&#233;, reste la fronti&#232;re du lien de subordination. Or, il n'est rien de plus factice que cette &#171; ind&#233;pendance &#187; dont sont cens&#233;s jouir les travailleurs ub&#233;ris&#233;s. Cela a conduit beaucoup d'entre eux &#224; r&#233;clamer une requalification en salari&#233;. Vu le manque &#224; gagner, l'Urssaf a elle aussi lanc&#233; des proc&#233;dures, afin que les travailleurs d'Uber rel&#232;vent, en tant que salari&#233;s, du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral pour le paiement des cotisations sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;tranger aussi, les proc&#232;s se multiplient. En Angleterre, Uber, d&#233;j&#224; menac&#233; de perdre sa licence &#224; Londres, vient d'&#234;tre condamn&#233; en novembre &#224; verser &#224; ses chauffeurs un salaire minimum et &#224; leur octroyer des cong&#233;s pay&#233;s. Deliveroo fait face &#224; une action collective en justice de la part des livreurs londoniens qui demandent un statut salari&#233; avec un revenu minimum, des cong&#233;s pay&#233;s et une protection sociale. Car malgr&#233; de longues heures de travail, le revenu peine &#224; d&#233;coller, comme en t&#233;moigne un coursier : &lt;em&gt;&#171; Hier, en six heures, je n'ai fait que six livraisons. J'ai gagn&#233; 3,75 livres &lt;/em&gt;(4,40 euros) &lt;em&gt;de l'heure seulement &lt;/em&gt;[&#8230;]&lt;em&gt;. Je me sens exploit&#233;. &lt;/em&gt;[&#8230;]&lt;em&gt; Ils sont l&#224;, assis dans leurs bureaux, &#224; faire des millions et des millions&#8230; pendant que, moi, je me bats &#224; chaque course pour gagner le salaire minimum &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Cit&#233; par Tidey A., &#171; &#192; Londres, les coursiers Deliveroo veulent leur part du (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;. M&#234;me aux &#201;tats-Unis, le tribunal du travail de Californie a reconnu le statut d'employ&#233;e &#224; une chauffeuse Uber, en 2015. Et alors que Uber avait conclu une transaction de 100 millions de dollars pour clore d'autres recours collectifs, celle-ci a &#233;t&#233; recal&#233;e par le juge, qui a estim&#233; le montant bien insuffisant au regard de ce que la plateforme pourrait devoir verser en cas de condamnation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Sur-subordination&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En France, les victoires judiciaires de travailleurs ub&#233;ris&#233;s sont rares. &#192; plusieurs reprises, les prud'hommes se sont d&#233;clar&#233;s incomp&#233;tents, comme r&#233;cemment pour neuf livreurs de Take Eat Easy (livraison de repas) renvoy&#233;s au tribunal de commerce, car consid&#233;r&#233;s comme ind&#233;pendants. Des juges trop frileux pour passer le cap ? Pourtant, tout est l&#224;. La subordination est caract&#233;ris&#233;e, en droit, par l'identification chez le donneur d'ordre d'un pouvoir de direction, de contr&#244;le et de sanction. Or, le plus souvent, sont impos&#233;s aux travailleurs des plateformes : des horaires, l'exclusivit&#233; de la relation de travail, le port d'un uniforme ou d'&#233;quipements, une &#233;valuation permanente, une g&#233;olocalisation, une &#171; d&#233;connexion &#187; temporaire ou d&#233;finitive en cas de manquement, etc. Jusqu'&#224; un degr&#233; de minutie, que seule une plateforme &#233;lectronique permet. Chez Deliveroo, par exemple, il est stipul&#233; au contrat que la &#171; d&#233;connexion &#187; est possible d&#232;s trois retards de connexion de plus de quinze minutes, deux absences impr&#233;vues, plus de 45 secondes de temps moyen d'acceptation de commande ou plus de deux retours n&#233;gatifs des clients (sur deux mois cons&#233;cutifs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vu la foule de pr&#233;caires pr&#234;ts &#224; s'inscrire, c'est la mise en concurrence permanente. Il faut se battre pour obtenir un cr&#233;neau horaire correct (les gr&#233;vistes Deliveroo de l'&#233;t&#233; 2017 ont d'ailleurs &#233;t&#233; sanctionn&#233;s en &#233;tant rel&#233;gu&#233;s sur des cr&#233;neaux peu rentables). &#192; tel point que fleurissent des applications payantes, cr&#233;&#233;es par des livreurs, permettant de &#171; r&#233;server &#187; des cr&#233;neaux horaires. Pour l'attribution des commandes, l'algorithme int&#232;gre la g&#233;olocalisation, mais aussi la vitesse moyenne. D&#232;s l'entretien d'embauche&#8230; pardon, le &lt;em&gt;&#171; test d'aptitude &#187;&lt;/em&gt;, le tri se fait en fonction des risques que les &#171; partenaires &#187; sont pr&#234;ts &#224; prendre sur la route. Un journaliste infiltr&#233; chez Foodora rapporte les propos d'un recruteur : &lt;em&gt;&#171; &#8220;Faites au mieux en restant en s&#233;curit&#233;&#8221;, dit-il, avant d'ajouter &#8220;mais si vous n'&#234;tes pas performants, on arr&#234;te&#8221; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Euzen P., &#171; P&#233;dale ou cr&#232;ve : dans la peau d'un livreur Foodora &#187;, lemonde.fr, (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;. Difficile de faire plus subordonn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un capitalisme
des plateformes&#8230;
encourag&#233; par les gouvernements&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans ces affrontements judiciaires, les plateformes jouent un jeu du chat et de la souris, aid&#233;es par les pouvoirs publics. Le minist&#232;re du Travail a &#233;dit&#233; un guide sur l'&#233;tat du droit pour les &#171; plateformes de mise en relation &#187;, assorti d'un &#171; ab&#233;c&#233;daire des indices de subordination &#187; dont le sous-titre laisse peu de doute quant &#224; savoir &#224; qui, des plateformes ou des travailleurs, le minist&#232;re porte conseil : &lt;em&gt;&#171; Plus les indices seront pr&#233;sents, plus le risque de requalification est &#233;lev&#233; &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;carter ce risque, les plateformes adaptent leurs contrats au fil des d&#233;cisions judiciaires. Un chauffeur VTC de l'entreprise LeCab est requalifi&#233; en salari&#233; en janvier 2017 avec l'argument que son contrat commercial contenait une clause d'exclusivit&#233; et qu'il &#233;tait dans l'impossibilit&#233; de se faire sa propre client&#232;le ? Ni une ni deux, les plateformes &#244;tent les clauses d'exclusivit&#233; de leurs contrats, mais aussi tout ce qui &#233;voque le statut de salari&#233; : &lt;em&gt;exit&lt;/em&gt; l'uniforme (auquel on pr&#233;f&#232;re le &#171; kit &#187;), le paiement horaire, etc. Effort ultime de dissimulation, les contrats avec Deliveroo ont pour objet la location d'un &lt;em&gt;&#171; cycle avec personnel de conduite &#187;&lt;/em&gt;. Non seulement le travailleur est cach&#233; derri&#232;re le &#171; prestataire &#187;&#8230; mais le coursier devient m&#234;me l'accessoire du v&#233;lo !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, les quelques &#171; libert&#233;s &#187; de l'auto-entrepreneur, celles de &#171; choisir &#187; son planning et de ne pas avoir de chef sur le dos, se r&#233;v&#232;lent tout &#224; fait fictives. Par la duret&#233; de la surveillance, la pr&#233;carit&#233;, les cadences, la mise en danger permanente, les travailleurs ub&#233;ris&#233;s incarnent un concentr&#233; de l'exploitation salariale. Et ce, quoi qu'en disent le droit et les penseurs patronaux, prompts &#224; sonner le glas du salariat au pr&#233;texte de l'&#232;re num&#233;rique, pour mieux d&#233;tricoter les droits des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Joan ARNAUD&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Salembier L., Th&#233;ron G., &#171; Revenus d'activit&#233; des non-salari&#233;s en 2014 &#187;, Insee Premi&#232;re, no 1627, d&#233;cembre 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cit&#233; par Tidey A., &#171; &#192; Londres, les coursiers Deliveroo veulent leur part du g&#226;teau &#187;, AFP, 28 novembre 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Euzen P., &#171; P&#233;dale ou cr&#232;ve : dans la peau d'un livreur Foodora &#187;, lemonde.fr, 26 mai 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> La forme et le fond
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-forme-et-le-fond</link>
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		<dc:subject>Ordonnances Macron
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		<dc:subject>Code du travail
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Le Code du travail, comme toute la l&#233;gislation bourgeoise, est un maquis dans lequel les travailleurs ont bien du mal &#224; savoir sur quoi ils peuvent s'appuyer face aux patrons, puis &#224; le faire pr&#233;valoir, parce qu'une loi, &#231;a s'interpr&#232;te, &#231;a se chipote, &#231;a se plaide&#8230; ce qui peut durer des ann&#233;es et co&#251;te de l'argent ! Mais autant s'y attarder tout de m&#234;me (en sachant que le gouvernement s'attaque d&#233;j&#224; au chantier suivant, l'Assurance ch&#244;mage, pour passer &#224; celui des retraites&#8230;). &lt;br /&gt;Mais d'abord, &#233;vacuons un faux&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

/ 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Code du travail, comme toute la l&#233;gislation bourgeoise, est un maquis dans lequel les travailleurs ont bien du mal &#224; savoir sur quoi ils peuvent s'appuyer face aux patrons, puis &#224; le faire pr&#233;valoir, parce qu'une loi, &#231;a s'interpr&#232;te, &#231;a se chipote, &#231;a se plaide&#8230; ce qui peut durer des ann&#233;es et co&#251;te de l'argent ! Mais autant s'y attarder tout de m&#234;me (en sachant que le gouvernement s'attaque d&#233;j&#224; au chantier suivant, l'Assurance ch&#244;mage, pour passer &#224; celui des retraites&#8230;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais d'abord, &#233;vacuons un faux probl&#232;me :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ordonnances, un d&#233;ni de d&#233;mocratie&#8230; bourgeoise ?&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Un &#171; coup d'&#201;tat &#187;, comme le disent M&#233;lenchon et les organisateurs de la manif du 23 ? Ceux-l&#224; m&#234;mes qui qualifiaient d&#233;j&#224; le 49-3 de la loi Travail de &#171; d&#233;ni de d&#233;mocratie &#187;&#8230; Sur un autre plan, les chefs syndicaux ont cri&#233; au &#171; simulacre de concertation &#187; pendant l'&#233;t&#233; (pourtant 300 heures de n&#233;gociations, se flatte le gouvernement !) avant de se ranger bien sagement pour ce qui est de la CFDT et de FO&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, ces ordonnances ne sont pas plus anti-d&#233;mocratiques que les lois vot&#233;es par des parlementaires qui se moquent bien de leurs &#233;lecteurs. Elles ne sont pas l'apanage r&#233;cent d'un Hollande ou d'un Macron : c'est par ordonnances que sont pass&#233;es en 1982, sous le premier gouvernement de gauche de Mitterrand, les lois Auroux qui autorisent les premiers accords d&#233;rogatoires d&#233;favorables aux travailleurs, en 1995 la r&#233;forme de la S&#233;cu par Jupp&#233; apr&#232;s qu'il a d&#251; reculer sur les retraites, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me n'est pas le manque de &#171; d&#233;mocratie &#187; des ordonnances, c'est leur contenu : une liste de revendications du Medef, que m&#234;me les derni&#232;res &#171; r&#233;formes &#187;, y compris la loi El Khomri qui avait soulev&#233; la col&#232;re du printemps 2016, avaient renonc&#233; &#224; faire passer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors assez des pleurnicheries sur un d&#233;bat parlementaire que Macron aurait feint&#233;, ou sur le manque de dialogue avec les sommets syndicaux. Assez des d&#233;magogies sur une 6&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; r&#233;publique tout aussi bourgeoise que la 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; ou la 5&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Pour s'y opposer, vive la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;16 septembre 2017, Joan ARNAUD&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_1045 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH534/louis14-39997.png?1527527619' width='500' height='534' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pour s'y reconna&#238;tre dans le d&#233;dale des 159 pages que comptent les ordonnances, nous d&#233;taillons ci-dessous les trois principaux chapitres de la r&#233;forme, trois axes chers au Medef : &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Tout-a-l-accord-d-entreprise' class='spip_in'&gt;accord d'entreprise qui fait la loi&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Faciliter-les-licenciements-pardon-securiser-les-relations-de-travail' class='spip_in'&gt;facilitation des licenciements&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Fusion-des-Instances-representatives-du-personnel-IRP' class='spip_in'&gt;fusion des instances repr&#233;sentatives du personnel&lt;/a&gt;.
&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_1046 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH163/loi_travail-73a5c.png?1527527620' width='500' height='163' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Tout &#224; l'accord d'entreprise
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Tout-a-l-accord-d-entreprise</link>
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		<dc:date>2017-10-05T20:57:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Ordonnances Macron
</dc:subject>
		<dc:subject>Code du travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Loi Travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Pour que les patrons aient les mains libres, le premier grand chantier des ordonnances, c'est la mal-nomm&#233;e &#171; inversion de la hi&#233;rarchie des normes &#187; dont il a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; question avec la loi travail, selon laquelle, de fait, ce serait l'entreprise &#8211; ou plut&#244;t le patron &#8211; qui ferait la loi. Subtilit&#233; : les dispositions pr&#233;vues par la loi ne disparaissent pas mais deviennent suppl&#233;tives, c'est-&#224;-dire ne s'appliquent qu'en l'absence d'un accord d'entreprise. Bien &#233;videmment, ces accords d'entreprise, qui priment&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Ordonnaces-Macron-tout-pour-les-patrons-" rel="directory"&gt;Ordonnances Macron : tout pour les patrons !
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Ordonnances-Macron-+" rel="tag"&gt;Ordonnances Macron
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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Code-du-travail-+" rel="tag"&gt;Code du travail
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Loi-Travail-+" rel="tag"&gt;Loi Travail
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour que les patrons aient les mains libres, le premier grand chantier des ordonnances, c'est la mal-nomm&#233;e &#171; inversion de la hi&#233;rarchie des normes &#187; dont il a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; question avec la loi travail, selon laquelle, de fait, ce serait l'entreprise &#8211; ou plut&#244;t le patron &#8211; qui ferait la loi. Subtilit&#233; : les dispositions pr&#233;vues par la loi ne disparaissent pas mais deviennent suppl&#233;tives, c'est-&#224;-dire ne s'appliquent qu'en l'absence d'un accord d'entreprise. Bien &#233;videmment, ces accords d'entreprise, qui priment donc, peuvent &#234;tre moins favorables que la loi (sauf dispositions &#171; d'ordre public &#187;). Privil&#233;gier les accords d'entreprise, c'est donc l&#226;cher compl&#232;tement la bride &#224; l'arbitraire patronal, et de fait saper les fondements d'un Code du travail qui serait valable pour tous&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On parle de &#171; casse du Code du travail &#187;, mais faut-il pour autant d&#233;fendre ce code en tant que tel ? &lt;/strong&gt;Il est vrai qu'il est cens&#233; compenser le d&#233;s&#233;quilibre inh&#233;rent au contrat de travail, ce contrat de dupe puisque le travailleur n'a pas d'autre choix que de se salarier pour vivre &#8211; et donc d'accepter les conditions patronales. Mais d&#232;s sa naissance, sa fonction premi&#232;re a &#233;t&#233; d'att&#233;nuer l'exploitation &#224; la marge, de la rendre un peu moins invivable pour &#233;viter les explosions sociales. Il n'est pas seulement un ensemble de concessions faites par les patrons aux travailleurs. C'est un deal pass&#233; entre patrons pour ne pas trop se faire concurrence. Et c'est tout autant un ensemble de concessions de la classe ouvri&#232;re, par l'interm&#233;diaire de ses directions syndicales, aux patrons et &#224; l'&#201;tat (&#224; chaque fois que les mouvements sociaux ne vont pas jusqu'au bout, comme en juin 1936 ou en mai 1968, etc.), patrons et gouvernements c&#232;dent un peu (sur le papier) pour ne pas prendre le risque de perdre tout !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le code est une sorte d'empreinte s&#233;dimentaire de la lutte des classes ; il marque l'&#233;tat du rapport de forces dans la soci&#233;t&#233;. C'est pourquoi il ne s'agit pas de se placer en d&#233;fenseur du Code du travail en tant que tel, mais de d&#233;fendre des droits des travailleurs&#8230; et bien plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste qu'avec les ordonnances Macron, on s'oriente vers un code par entreprise. C'est l'aboutissement d'une logique au long cours : les lois Auroux de 1982 ont ouvert la danse des d&#233;rogations par accords d'entreprise &#224; la loi, puis la r&#233;forme Fillon de 2004 a consacr&#233; pour la premi&#232;re fois la primaut&#233; de l'entreprise dans certains domaines&#8230; domaines qui n'ont cess&#233; de s'&#233;largir avec la loi de 2008, la loi Travail (pour tout ce qui est temps de travail) et aujourd'hui les ordonnances qui g&#233;n&#233;ralisent la r&#232;gle : les accords d'entreprise pr&#233;valent, sauf dans un certain nombre de domaines g&#233;r&#233;s par la branche comme les salaires minimaux, les classifications, etc. (plus quelques domaines qu'elle peut d&#233;cider de verrouiller).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y a-t-il pour autant un renforcement de la &#171; branche &#187; ? &lt;/strong&gt;C'est l'argument invoqu&#233; par Jean-Claude Mailly pour justifier son ralliement. Rien n'est moins vrai. Les six domaines suppl&#233;mentaires o&#249; la convention collective de branche dominera (jusqu'ici r&#233;gl&#233;s par la loi), renforcent ces derni&#232;res mais dans ce qu'elles ont de pire. Elles perdent le r&#244;le &#171; anti-dumping social &#187; qu'elles pouvaient avoir en mati&#232;re de r&#233;mun&#233;ration (les salaires deviennent du domaine de l'accord d'entreprise) et elles gagnent le droit de d&#233;r&#233;guler les conditions de travail et d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout est fait pour que le pr&#233;tendu dialogue au niveau des entreprises et des branches serve &#224; organiser la pr&#233;carit&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &lt;strong&gt;Au niveau des entreprises&lt;/strong&gt;, le patron pourra racketter les salari&#233;s en retirant tout ce qui &#233;tait pr&#233;vu par la branche : les primes, un 13&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; mois, des cong&#233;s (dont de maternit&#233; !), les jours pour &#233;v&#232;nements familiaux, etc. Cela va impacter directement les salaires ! Pour beaucoup d'entreprises, c'est la porte ouverte a&#768; des pressions plus fortes encore qu'aujourd'hui venues des donneurs d'ordres : on imagine facilement une grande entreprise demandant a&#768; son sous-traitant de faire baisser ses cou&#770;ts salariaux, sous la menace de suspendre ses commandes. Et lorsque plusieurs entreprises d'un secteur s'engageront dans cette voie, les autres devront suivre, un jour ou l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &lt;strong&gt;Et au niveau des branches&lt;/strong&gt;, patronat et syndicats pourront re&#769;guler notamment l'emploi des contrats courts et de l'int&#233;rim, sur leur dure&#769;e, leur renouvellement, etc. Aujourd'hui, les CDD repr&#233;sentent d&#233;j&#224; 85 % des embauches, et la dur&#233;e l&#233;gale est de 18 mois, renouvelable une fois. Mais s'il y a, demain, autant de fa&#231;on de r&#233;gir le CDD que de branches, ce sera une carte blanche &#224; la pr&#233;carit&#233;. Et c'est sans parler du contrat de chantier, g&#233;n&#233;ralis&#233; par les ordonnances. Un contrat &#224; dur&#233;e pr&#233;tendue &#171; ind&#233;termin&#233;e &#187; mais duquel on est vir&#233; quand le chantier, la mission ou le projet est fini&#8230; et sans la prime de pr&#233;carit&#233; du CDD. Festival de l'hypocrisie : selon le gouvernement, son appellation &#171; &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e &#187; tout &#224; fait factice serait un avantage pour obtenir pr&#234;ts ou logements&#8230; aucune raison que ce soit le cas. Les branches pourront aussi n&#233;gocier le recours au travail de nuit qui n'aura plus &#224; rester exceptionnel et moduler la p&#233;riode de nuit (21h-6h) sans aucune contrepartie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand l'exception devient une r&#232;gle : &lt;/strong&gt;touche suppl&#233;mentaire dans l'&#233;miettement et la d&#233;gradation des conditions de travail, les conventions de branches. Pour &#234;tre &#233;tendues (donc pour &#234;tre vraiment &#171; de branche &#187; !), elles devront comprendre des dispositions sp&#233;cifiques aux entreprises de moins de 50 salari&#233;s. Plus rien d'automatique. Jusque-l&#224;, les salari&#233;s des PME b&#233;n&#233;ficiaient des quelques conqu&#234;tes arrach&#233;es par la lutte dans les plus grandes entreprises&#8230; du moins sur le papier. Donc que la convention de branche soit contrainte de diff&#233;rencier les droits des salari&#233;s en fonction de la taille de l'entreprise&#8230; c'est la n&#233;gation m&#234;me de l'id&#233;e de convention collective. D'autant qu'en plus, les ordonnances veulent instaurer, par d&#233;cret, un droit de veto patronal &#224; l'extension des conventions de branches !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J.A.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_1044 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L410xH700/flexibilite-cb79a.png?1527527620' width='410' height='700' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Mieux licencier pour mieux embaucher ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Mieux-licencier-pour-mieux-embaucher</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Mieux-licencier-pour-mieux-embaucher</guid>
		<dc:date>2017-06-26T14:32:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Code du travail
</dc:subject>

		<description>Selon le nouveau gouvernement, comme ceux qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;, le ch&#244;mage, c'est la faute au Code du travail : trop complexe, &#171; frein &#224; l'embauche &#187;, etc. &lt;br /&gt;Pourtant, l'Insee vient de publier une &#233;tude montrant que 82 % des patrons ne consid&#232;rent pas la r&#233;glementation du travail comme une barri&#232;re &#224; l'embauche. Et comment pr&#233;tendre le contraire quand des milliers de licenciements et des dizaines de plans sociaux s'accumulent chaque ann&#233;e ? &lt;br /&gt;Si le gouvernement veut faciliter les licenciements, c'est bien pour&#8230;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Breves-" rel="directory"&gt;Br&#232;ves
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Code-du-travail-+" rel="tag"&gt;Code du travail
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon le nouveau gouvernement, comme ceux qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;, le ch&#244;mage, c'est la faute au Code du travail : trop complexe, &#171; frein &#224; l'embauche &#187;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, l'Insee vient de publier une &#233;tude montrant que 82 % des patrons ne consid&#232;rent pas la r&#233;glementation du travail comme une barri&#232;re &#224; l'embauche. Et comment pr&#233;tendre le contraire quand des milliers de licenciements et des dizaines de plans sociaux s'accumulent chaque ann&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le gouvernement veut faciliter les licenciements, c'est bien pour&#8230; faciliter les licenciements.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Droit du travail : l'offensive se pr&#233;cise, pr&#233;parons la riposte
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Droit-du-travail-l-offensive-se-precise-preparons-la-riposte</link>
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		<dc:date>2017-06-26T14:32:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Code du travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Emmanuel Macron
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Maintenant que l'OPA &#171; En Marche &#187; est achev&#233;e, le PDG Macron entend lancer sans attendre la grande &#171; restructuration &#187; du pays au nom de la &#171; comp&#233;titivit&#233; &#187; (traduire : des profits patronaux). Dans la continuit&#233; de la loi El Khomri, il s'agit de syst&#233;matiser les chantages &#224; l'emploi avec baisse des salaires et suppressions d'effectifs, de l&#233;galiser toutes les attaques contre ce qui reste des droits collectifs des travailleurs et de faciliter encore les licenciements. C'est du moins ce qu'ils esp&#232;rent nous&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Maintenant que l'OPA &#171; En Marche &#187; est achev&#233;e, le PDG Macron entend lancer sans attendre la grande &#171; restructuration &#187; du pays au nom de la &#171; comp&#233;titivit&#233; &#187; (traduire : des profits patronaux). Dans la continuit&#233; de la loi El Khomri, il s'agit de syst&#233;matiser les chantages &#224; l'emploi avec baisse des salaires et suppressions d'effectifs, de l&#233;galiser toutes les attaques contre ce qui reste des droits collectifs des travailleurs et de faciliter encore les licenciements. C'est du moins ce qu'ils esp&#232;rent nous imposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l&#233;gif&#233;rant par ordonnances, Macron esp&#232;re prendre de vitesse toute tentative d'organiser une mobilisation contre sa loi Travail 2. Pour l'heure, il a m&#234;me r&#233;ussi &#224; embarquer dans la com&#233;die du &#171; dialogue social &#187; les responsables des conf&#233;d&#233;rations syndicales. Ce qui, heureusement, a suscit&#233; des r&#233;actions de m&#233;contentement et d'opposition de la part de bon nombre de structures syndicales locales ou r&#233;gionales et de militants d'entreprises, pour qui c'est la mise en ordre de bataille face &#224; cette guerre sociale annonc&#233;e qui devrait &#234;tre &#224; l'ordre du jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car la majorit&#233; absolue &#224; l'Assembl&#233;e pourrait se r&#233;v&#233;ler d&#233;risoire face &#224; une tout autre majorit&#233;&#8230; dans la rue et les gr&#232;ves. Les ordonnances et autres manipulations gouvernementales ne p&#232;seront pas lourd si les travailleurs venaient &#224; porter le &#171; d&#233;bat dans la rue &#187;, tout comme dans leurs bureaux et leurs ateliers. Une gr&#232;ve g&#233;n&#233;ralis&#233;e sur toutes nos revendications pourrait r&#233;duire ce gouvernement &#224; l'impuissance et au ridicule.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La loi Travail, d&#233;gage !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-loi-Travail-degage</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-loi-Travail-degage</guid>
		<dc:date>2016-02-29T14:54:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Fran&#231;ois Hollande
</dc:subject>
		<dc:subject>Code du travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Manuel Valls
</dc:subject>
		<dc:subject>Loi Travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Myriam El Khomri
</dc:subject>

		<description>Leurs attaques contre les travailleurs, &#224; nous tous de les faire remballer ! La loi Travail de Myriam El Khomri, c'est la r&#233;forme du Code du travail que r&#233;clamaient depuis tr&#232;s longtemps le Medef et les manitous du CAC 40. Sarkozy et Chirac n'avaient pas os&#233; exaucer leurs v&#339;ux, mais Hollande et Valls, si ! Leur r&#233;forme, c'est d'abord rendre les licenciements moins chers et plus faciles pour les patrons.C'est remettre en cause la r&#233;glementation du temps de travail, avec des journ&#233;es de 12 heures, des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Editos-des-bulletins-d-entreprise-L-etincelle-" rel="directory"&gt;&#201;ditos L'&#201;tincelle
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Francois-Hollande-+" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois Hollande
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Code-du-travail-+" rel="tag"&gt;Code du travail
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Manuel-Valls-+" rel="tag"&gt;Manuel Valls
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Loi-Travail-+" rel="tag"&gt;Loi Travail
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Myriam-El-Khomri-+" rel="tag"&gt;Myriam El Khomri
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_936 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH340/dessin2_20160229-f59b2.png?1527679568' width='500' height='340' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Leurs attaques contre les travailleurs, &#224; nous tous de les faire remballer !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; La loi Travail de Myriam El Khomri, c'est la r&#233;forme du Code du travail que r&#233;clamaient depuis tr&#232;s longtemps le Medef et les manitous du CAC 40. Sarkozy et Chirac n'avaient pas os&#233; exaucer leurs v&#339;ux, mais Hollande et Valls, si !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Leur r&#233;forme, c'est d'abord rendre les licenciements moins chers et plus faciles pour les patrons.C'est remettre en cause la r&#233;glementation du temps de travail, avec des journ&#233;es de 12 heures, des semaines de 60 heures et rendre la modulation possible sur trois ans.C'est permettre aux patrons de payer des heures suppl&#233;mentaires &#224; 10 %.C'est faire sauter les limitations au temps de travail des apprentis.C'est permettre la remise en cause des jours de cong&#233; en cas de d&#233;c&#232;s d'un proche.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Et bien d'autres attaques. La liste est longue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement veut des &#171; accords d'entreprise &#187;, pour mieux permettre aux patrons de se passer des r&#232;gles du droit du travail pour tous, et de nous imposer des reculs sur nos conditions de vie, de travail et de salaire. Quant &#224; ce qu'ils appellent le &#171; dialogue social &#187;, c'est uniquement le chantage patronal pour domestiquer les syndicats et obtenir leur signature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette loi s'ajoute &#224; tous les mauvais coups contre les travailleurs de tous les secteurs, du priv&#233; comme du public : hospitaliers, cheminots, postiers, enseignants, salari&#233;s de l'automobile, de la chimie, des transports&#8230;. Sans oublier les menaces qui p&#232;sent sur l'assurance ch&#244;mage..&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#199;a suffit !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il faut faire remballer sa loi Travail au gouvernement des patrons ! Le plus vite sera le mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fin de semaine derni&#232;re, plus de 700 000 personnes avaient d&#233;j&#224; sign&#233; une p&#233;tition sur internet. Sur les r&#233;seaux sociaux, de nombreux internautes diffusent leur indignation face &#224; ce projet sc&#233;l&#233;rat, en d&#233;cortiquent les articles. Ils contrent les mensonges du gouvernement. Mais pas seulement. Ils appellent &#224; lutter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La lutte contre cette loi, doit &#234;tre le d&#233;but d'une lutte contre le syst&#232;me tout entier &#187;, pointe m&#234;me un Youtubeur (de #OnVautMieuxQueCa). Il a raison, mille fois raison.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le 9 mars, tous ensemble, le coup d'envoi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La date du mercredi 9 mars pour descendre dans les rues dans tout le pays a &#233;t&#233; lanc&#233;e. Elle a &#233;t&#233; reprise par des organisations de jeunes, par des syndicats, elle se propage sur les r&#233;seaux sociaux. C'est une premi&#232;re occasion, il faut la saisir. Dans la panique, Valls a annonc&#233; que la pr&#233;sentation du projet de loi au conseil des ministres serait report&#233;e de 15 jours, tout en disant que &#231;a ne changerait rien. Donc pas d'h&#233;sitation, maintenons cette date de mobilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvons-nous en assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales, en gr&#232;ve, rejoignons les jeunes et nos coll&#232;gues des autres secteurs dans la rue. Quand la base s'exprime et s'organise, c'est le meilleur moyen de lancer la lame de fond et de se donner les moyens de gagner..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a vu les agriculteurs, les opposants au projet de Notre-Dame-des-Landes, les taxis, se faire entendre ces derniers jours. Au monde du travail aussi de se faire entendre, fermement, massivement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mobilis&#233;s tous ensemble, nous sommes bien plus puissants que la poign&#233;e de grands patrons &#224; qui ce gouvernement ob&#233;it. Faisons du 9 mars une premi&#232;re d&#233;monstration de notre force, et un d&#233;but du cauchemar pour le gouvernement du Medef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les directions des conf&#233;d&#233;rations syndicales se sont r&#233;unies la semaine derni&#232;re&#8230; pour d&#233;cider de se revoir le 3 mars. Elles pleurent apr&#232;s le &#171; dialogue social &#187;, elles h&#233;sitent, elles tergiversent. Face &#224; l'ampleur des enjeux, c'est d&#233;risoire. Cette semaine, vu l'indignation et les pr&#233;paratifs de la base, suivront-elles le mouvement ? En tout cas, avec ou sans les directions syndicales, il est plus que temps d'entrer dans la lutte. Un nouvel &#233;pisode peut s'annoncer, o&#249; les craintes vont changer de camp.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le 9 mars, tous dans les rues ! Retrait de la loi Travail&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_937 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH375/dessin3_160229red-cc8aa.jpg?1527679568' width='500' height='375' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> R&#233;forme du Code du travail : Piti&#233; pour les patrons !
</title>
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		<dc:date>2016-02-22T14:51:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Code du travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Loi Travail
</dc:subject>

		<description>Pauvres patrons ! Qui pourrait imaginer leurs soucis, leurs angoisses, leurs cauchemars ? Heureusement, Hollande est l&#224;, &#224; leur chevet, pour leur tenir la main. Il compatit&#8230; Et voici le projet de loi de sa ministre du travail, El Khomri : une refonte du Code du travail r&#234;v&#233;e par la droite et le Medef, derni&#232;re salve de l'artillerie lourde que le grand patronat dirige contre les travailleurs. &lt;br /&gt;Hollande au chevet de nos malades imaginaires&#8230; &lt;br /&gt;&#171; Je souffre &#187;, je &#171; manque de libert&#233; &#187;, se plaint le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pauvres patrons ! Qui pourrait imaginer leurs soucis, leurs angoisses, leurs cauchemars ? Heureusement, Hollande est l&#224;, &#224; leur chevet, pour leur tenir la main. Il compatit&#8230; Et voici le projet de loi de sa ministre du travail, El Khomri : une refonte du Code du travail r&#234;v&#233;e par la droite et le Medef, derni&#232;re salve de l'artillerie lourde que le grand patronat dirige contre les travailleurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Hollande au chevet de nos malades imaginaires&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je souffre &#187;, je &#171; manque de libert&#233; &#187;, se plaint le patronat. Hollande se pr&#233;cipite. Gattaz, patron du Medef, pleurniche : le Code du travail, les conventions collectives&#8230; &#231;a lui fait mal ! &lt;em&gt;&#171; C'est l'accord d'entreprise &#187; &lt;/em&gt;qui doit pr&#233;valoir, selon lui. Alors Hollande projette de faire passer les accords d'entreprise avant les accords de branche, histoire de diviser les salari&#233;s. Chaque patron pourra faire sa politique dans sa bo&#238;te sans se soucier de la loi ni des conventions collectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut totale libert&#233; de licencier, revendiquent les patrons. Comme Air France, en somme, qui vient d'annoncer de nouvelles suppressions de postes quand le groupe fait des profits record. Et la libert&#233; des licenci&#233;s ? Hollande n'y songe pas. Avec le projet de loi El Khomri, les licencieurs n'auront m&#234;me plus &#224; pr&#233;texter des difficult&#233;s &#233;conomiques pour nous mettre sur la paille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raisonnement supr&#234;me : il faut faciliter les licenciements&#8230; pour lutter contre le ch&#244;mage ! Comme si l'envol&#233;e des plans de licenciements ces derni&#232;res ann&#233;es (baptis&#233;s &#171; plans sociaux &#187;) avait cr&#233;&#233; des emplois.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#8230; pour mieux saigner les salari&#233;s &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas tout. Gattaz demande de &lt;em&gt;&#171; plafonner les indemnit&#233;s de Prud'hommes &#187;&lt;/em&gt;, pour que les licenciements individuels aussi ne co&#251;tent rien aux patrons. Et la Cour des comptes pr&#233;conise quant &#224; elle de r&#233;duire les indemnit&#233;s de ch&#244;mage et leur dur&#233;e. C'est l'objectif des n&#233;gociations de l'Unedic qui viennent de s'ouvrir. Les ch&#244;meurs de longue dur&#233;e pourront se rabattre sur le RSA et les Restos du c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus les patrons licencient&#8230; plus &#231;a entra&#238;ne le d&#233;ficit de l'Unedic&#8230; que l'on comble en faisant payer les ch&#244;meurs. La boucle est boucl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quitte &#224; &#234;tre totalement libres et d&#233;complex&#233;s, les patrons en veulent plus. Ils r&#233;clament d'en finir l&#233;galement avec les 35 heures &#8211; qu'ils ont d&#233;j&#224; enterr&#233;es dans les faits dans bien des entreprises. Alors Hollande envisage la possibilit&#233; de journ&#233;es de 12 heures, de semaines de 48 heures&#8230; Mais pas plus de seize semaines d'affil&#233;e &#224; 46 heures par semaine, pr&#233;cise-t-il tout de m&#234;me. Merci !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux salaires, les patrons pourront les baisser au nom de la sacro-sainte comp&#233;titivit&#233;&#8230; gr&#226;ce &#224; des &lt;em&gt;&#171; referendums en entreprise &#187; &lt;/em&gt; : autant dire demander &#224; chaque salari&#233; dans un isoloir &#224; quelle sauce il veut &#234;tre mang&#233;, chantage au licenciement collectif &#224; l'appui en cas de refus.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#192; quand leur gueule de bois ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; un gouvernement comme le grand patronat les aime. Mais, de leur c&#244;t&#233;, si les conf&#233;d&#233;rations syndicales s'indignent, plus ou moins, c'est surtout pour pleurer apr&#232;s le &#171; dialogue social &#187;, dont elles craignent de se voir priv&#233;es. Ce pr&#233;tendu dialogue social qui n'a jamais servi qu'&#224; faire ent&#233;riner par les syndicats les exigences patronales et am&#232;ne d&#233;j&#224; certains dirigeants syndicaux &#224; proposer seulement de &lt;em&gt;&#171; rectifier &#187;&lt;/em&gt; le projet de loi&#8230; pour mieux nous le faire avaler ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et du c&#244;t&#233; des salari&#233;s, des flexibilis&#233;s, des pr&#233;caris&#233;s, des licenci&#233;s ? Ce n'est pas le moment de se plaindre, mais plut&#244;t de pr&#233;parer des lendemains qui d&#233;chantent pour le patronat. Ils m&#232;nent leur lutte de classe contre la n&#244;tre ? Nous n'avons pas, comme eux, le gouvernement &#224; notre botte. Mais nous avons notre nombre, nos ann&#233;es de col&#232;re accumul&#233;e, tous secteurs confondus. Et ils ne seraient rien sans nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'ils sablent le champagne dans leurs conseils d'administration, qu'ils trinquent &#224; la mort programm&#233;e du Code du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; nous de leur pr&#233;parer une sacr&#233;e gueule de bois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> &#192; propos du plafonnement des indemnit&#233;s de licenciement
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/A-propos-du-plafonnement-des-indemnites-de-licenciement</link>
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		<dc:date>2016-02-11T20:58:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Code du travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Pour que le ch&#244;mage baisse, il faudrait &#244;ter aux patrons la &#171; peur d'embaucher &#187; en leur garantissant la possibilit&#233; de licencier facilement et &#224; peu de frais : entonn&#233;e par Valls et le patronat, cette rengaine a accompagn&#233; les d&#233;bats sur le projet de plafonnement des indemnit&#233;s de licenciement, concr&#233;tis&#233; par l'un des articles de la loi Macron adopt&#233;e l'&#233;t&#233; dernier. Si cet article a &#233;t&#233; retoqu&#233; par le Conseil constitutionnel, le gouvernement ne fait pas myst&#232;re de sa volont&#233; d'y revenir en durcissant la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Hollande-et-Gattaz-a-l-assaut-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Hollande et Gattaz &#224; l'assaut
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour que le ch&#244;mage baisse, il faudrait &#244;ter aux patrons la &#171; peur d'embaucher &#187; en leur garantissant la possibilit&#233; de licencier facilement et &#224; peu de frais : entonn&#233;e par Valls et le patronat, cette rengaine a accompagn&#233; les d&#233;bats sur le projet de plafonnement des indemnit&#233;s de licenciement, concr&#233;tis&#233; par l'un des articles de la loi Macron adopt&#233;e l'&#233;t&#233; dernier&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Loi no 2015-990 du 6 ao&#251;t 2015, pompeusement d&#233;sign&#233;e &#171; Loi pour la croissance, (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Si cet article a &#233;t&#233; retoqu&#233; par le Conseil constitutionnel, le gouvernement ne fait pas myst&#232;re de sa volont&#233; d'y revenir en durcissant la mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les termes m&#234;mes du d&#233;bat entretiennent souvent la confusion sur la nature de ces indemnit&#233;s et sur une pr&#233;tendue incertitude quant &#224; leur montant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Code du travail se contente d'encadrer le licenciement par l'exigence bien minimale, pour l'employeur, de le motiver et de justifier d'une &#171; cause r&#233;elle et s&#233;rieuse &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Articles L.1232-1 et L.1233-2 relatifs, respectivement, au licenciement (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le salari&#233; licenci&#233; per&#231;oit alors, sauf faute grave de sa part&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Article L.1234-9.' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, une indemnit&#233; de licenciement dont le montant est connu d'avance : il est g&#233;n&#233;ralement fix&#233; par convention collective, &#224; d&#233;faut par le Code du travail&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Articles R.1234-1 &#224; R.1234-5.' id='nh2-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, hormis les cas d'indemnit&#233;s extral&#233;gales n&#233;goci&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Quelles sont les indemnit&#233;s vis&#233;es ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Que se passe-t-il lorsque l'employeur licencie en violation de la loi &#8211; ce que les juristes d&#233;signent par euph&#233;misme &lt;em&gt;&#171; licenciement sans cause r&#233;elle et s&#233;rieuse &#187;&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;&#171; rupture abusive &#187;&lt;/em&gt; ? Il semblerait logique que le salari&#233; puisse r&#233;int&#233;grer son emploi. Mais non ! Aux rares exceptions pr&#232;s o&#249; le licenciement est nul, le juge ne peut que proposer la r&#233;int&#233;gration &#8211; proposition vou&#233;e &#224; l'&#233;chec et donc quasiment jamais faite. En pratique, garant du sacro-saint &lt;em&gt;&#171; pouvoir de direction &#187; &lt;/em&gt;de l'employeur, le Code du travail n'offre au salari&#233;, licenci&#233; de fa&#231;on ill&#233;gale, que la possibilit&#233; d'une r&#233;paration financi&#232;re en justice. C'est le montant de ces indemnit&#233;s, qui sont des dommages et int&#233;r&#234;ts distincts de l'indemnit&#233; de licenciement &#233;voqu&#233;e plus haut, que la loi Macron visait &#224; plafonner. Il s'agissait ainsi d'assurer aux patrons une protection l&#233;gale contre le risque d'avoir &#224; indemniser le pr&#233;judice r&#233;sultant de pratiques ill&#233;gales ! Sachant d'ailleurs que, m&#234;me pr&#233;cis&#233;ment chiffr&#233; et non contest&#233;, le pr&#233;judice n'est souvent que tr&#232;s partiellement indemnis&#233; par les d&#233;cisions de justice.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un argument mensonger&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On a pourtant beaucoup entendu dire que le &#171; risque &#187; &#233;tait particuli&#232;rement lourd pour les tr&#232;s petites entreprises. Outre qu'on ne voit pas pourquoi les petits patrons devraient pouvoir licencier de fa&#231;on abusive en toute impunit&#233;, l'argument est mensonger au regard du droit en vigueur. En effet, les TPE b&#233;n&#233;ficient d&#233;j&#224; d'un passe-droit : parmi d'autres d&#233;rogations, le minimum indemnitaire de six mois de salaire en cas de licenciement sans cause r&#233;elle et s&#233;rieuse, pr&#233;vu par le Code du travail, n'est pas applicable aux entreprises employant moins de onze salari&#233;s&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Articles L.1235-2 &#224; L.1235-5.' id='nh2-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ce minimum ne s'applique d'ailleurs pas non plus, quelle que soit la taille de l'entreprise, aux salari&#233;s ayant moins de deux ans d'anciennet&#233; : ils peuvent donc &#234;tre licenci&#233;s &#224; peu de frais, m&#234;me de fa&#231;on irr&#233;guli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est encore trop pour le patronat et le gouvernement ! D'o&#249; un article du projet de loi Macron qui, sauf cas particuliers, fixait un plafond d'indemnisation d&#233;pendant de l'effectif de l'entreprise et de l'anciennet&#233; du salari&#233;, mais ind&#233;pendamment de sa situation r&#233;elle et du pr&#233;judice effectivement subi (difficult&#233;s &#224; retrouver du travail, perte de revenus, incidence sur la pension de retraite, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en est r&#233;sult&#233;, apr&#232;s l'adoption du texte, une belle valse des hypocrites. Bien que favorables au plafonnement, des parlementaires de droite ont contest&#233; cet article devant le Conseil constitutionnel en invoquant une &#171; rupture d'&#233;galit&#233; &#187; entre entreprises de tailles diff&#233;rentes. Qu'importe si les m&#234;mes n'ont jamais object&#233; aux d&#233;rogations dont b&#233;n&#233;ficient les TPE, au d&#233;triment des salari&#233;s, en mati&#232;re de licenciement abusif&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans remettre en cause le principe du plafond, le Conseil constitutionnel a beno&#238;tement constat&#233; que l'effectif de l'entreprise n'est pas un crit&#232;re pertinent pour fixer l'indemnisation d'un licenciement ill&#233;gal. Il a donc invalid&#233; l'article, finalement supprim&#233; de la loi promulgu&#233;e le 6 ao&#251;t dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette d&#233;cision n'est pas forc&#233;ment pour d&#233;plaire au gouvernement. Il sait pouvoir revenir avec un plafond commun &#224; toutes les entreprises, &#233;videmment au rabais pour ne pas effrayer les petits patrons, mais dont b&#233;n&#233;ficieront &#233;galement les grands groupes habitu&#233;s &#224; provisionner les &#171; risques &#187; des licenciements &#224; venir. C'est bien ce qu'a annonc&#233; Valls d&#233;but janvier lors d'une rencontre avec le pr&#233;sident de la CGPME. Une fa&#231;on d'adresser ses v&#339;ux aux patrons&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;30 janvier 2016, G&#233;rard WEGAN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Loi no 2015-990 du 6 ao&#251;t 2015, pompeusement d&#233;sign&#233;e &#171; Loi pour la croissance, l'activit&#233; et l'&#233;galit&#233; des chances &#233;conomiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Articles L.1232-1 et L.1233-2 relatifs, respectivement, au licenciement pour motif personnel et &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Article L.1234-9.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-4' class='spip_note' title='Notes 2-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Articles R.1234-1 &#224; R.1234-5.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-5' class='spip_note' title='Notes 2-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Articles L.1235-2 &#224; L.1235-5.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> &#192; qui profite la &#8216;simplification' du Code du travail ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/A-qui-profite-la-simplification-du-Code-du-travail</link>
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		<dc:date>2016-02-11T20:58:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Code du travail
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Le rouleau compresseur des r&#233;formes qui a permis, en seulement quelques mois avec les lois Macron et Rebsamen, de faciliter les licenciements &#233;conomiques, de g&#233;n&#233;raliser le travail du dimanche et d'affaiblir les repr&#233;sentants du personnel et la justice prud'homale, n'est pas pr&#234;t de s'arr&#234;ter. En pr&#233;alable, l'ancien ministre socialiste de la Justice Robert Badinter a &#233;t&#233; requis pour r&#233;diger un rapport qui inaugure cette entreprise de &#171; refondation &#187; du Code du travail. En mars, la ministre du Travail,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Hollande-et-Gattaz-a-l-assaut-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Hollande et Gattaz &#224; l'assaut
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Code-du-travail-+" rel="tag"&gt;Code du travail
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L150xH131/arton8797-6d416.png?1526539801' width='150' height='131' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le rouleau compresseur des r&#233;formes qui a permis, en seulement quelques mois avec les lois Macron et Rebsamen, de faciliter les licenciements &#233;conomiques, de g&#233;n&#233;raliser le travail du dimanche et d'affaiblir les repr&#233;sentants du personnel et la justice prud'homale, n'est pas pr&#234;t de s'arr&#234;ter. En pr&#233;alable, l'ancien ministre socialiste de la Justice Robert Badinter a &#233;t&#233; requis pour r&#233;diger un rapport qui inaugure cette entreprise de &#171; refondation &#187; du Code du travail. En mars, la ministre du Travail, Myriam El Khomri, est charg&#233;e de pr&#233;senter un projet de loi portant r&#233;forme des r&#232;gles en mati&#232;re de temps de travail. &#192; cette occasion, sera lanc&#233;e une commission de r&#233;&#233;criture du code, dont le mandat, selon toute apparence, se r&#233;sumera &#224; faire champ libre &#224; la n&#233;gociation d'entreprise, pour une r&#233;forme finalis&#233;e en 2018, c'est-&#224;-dire apr&#232;s&#8230; 2017.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Emmanuel Macron avait ouvert la voie lors de l'universit&#233; du Medef en ao&#251;t dernier. Manuel Valls confirmait la tendance lors de celle du PS. Et Fran&#231;ois Hollande enfon&#231;ait le clou d&#233;but septembre appelant de ses v&#339;ux un &lt;em&gt;&#171; choc de la simplification &#187;&lt;/em&gt; du Code du travail. &lt;em&gt;&#171; Ob&#232;se &#187;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&#171; arri&#233;r&#233; &#187;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&#171; contraignant &#187;&lt;/em&gt;, les d&#233;tracteurs du Code du travail ne trouvent plus les mots. Sans jamais rappeler que la source principale de complexification du droit du travail, ce sont les milliers de d&#233;rogations conc&#233;d&#233;es au patronat&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#192; titre d'exemple, il suffit d'un article pour fixer le jour de repos au (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le lancement de cette entreprise, en septembre 2015, la Conf&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale des petites et moyennes entreprises (CGPME) avait d'ailleurs applaudi les &lt;em&gt;&#171; progr&#232;s &#187;&lt;/em&gt; annonc&#233;s puisque &lt;em&gt;&#171; le Code du travail verrait sa place consid&#233;rablement r&#233;duite &#187;&lt;/em&gt;. Quant &#224; la revendication patronale de &lt;em&gt;&#171; s&#233;curisation juridique &#187;&lt;/em&gt; du code, il s'agit en fait de garantir aux employeurs le champ libre en r&#233;duisant le risque qu'ils encourent d'&#234;tre sanctionn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Peine capitale pour le droit du travail&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re pierre &#224; l'&#233;difice de cette refondation, le fruit du travail du comit&#233; pr&#233;sid&#233; par Robert Badinter a &#233;t&#233; rendu le 25 janvier au Premier ministre et &#224; la ministre du Travail. 61 &lt;em&gt;&#171; principes essentiels &#187;&lt;/em&gt; ont ainsi &#233;t&#233; d&#233;gag&#233;s qui figureront au pr&#233;ambule du Code du travail remani&#233;. De quoi se vanter d'avoir compress&#233; le fruit, d&#233;j&#224; rong&#233; de milliers de d&#233;rogations, de 100 ans de lutte de classe, en 61 principes, c'est-&#224;-dire&#8230; une page du &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une ambiance un poil discordante r&#233;gnait dans les salons de Matignon, lors de la remise du rapport, selon qu'on &#233;coutait Badinter ou Valls. D'un c&#244;t&#233; l'ancien garde des Sceaux socialiste, aur&#233;ol&#233; de son action pour l'abolition de la peine de mort il y a 35 ans, martelait avoir travaill&#233; &lt;em&gt;&#171; &#224; droit constant &#187;&lt;/em&gt;, les &#171; principes &#187; n'&#233;tant, selon lui, qu'une version condens&#233;e de l'&#233;tat actuel du droit. De l'autre, le premier ministre saluait le &lt;em&gt;&#171; choc salutaire &#187;&lt;/em&gt;, notamment en ce qui concerne la dur&#233;e du travail. En r&#233;alit&#233;, sous des airs inoffensifs, les fameux principes n'ont rien d'un rempart pr&#233;servant les droits des salari&#233;s contre les pr&#233;tentions patronales. Au contraire, des br&#232;ches significatives plus ou moins subtiles sont ouvertes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_918 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH561/codetravail-7ef25.png?1526432438' width='500' height='561' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pr&#233;lude &#224; la d&#233;bauche patronale : d&#233;r&#232;glementer le temps de travail&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'ambigu&#239;t&#233; est d'abord savamment maintenue en mati&#232;re de majoration des heures suppl&#233;mentaires, le &#171; principe essentiel &#187; n&#176;33 &#233;voquant un vague &lt;em&gt;&#171; droit &#224; compensation &#187;&lt;/em&gt;. Car tout est dans le montant, voire la nature, de ladite compensation. On se souvient des envol&#233;es de Macron, qui avait affirm&#233; devant un parterre d'actionnaires &#224; Davos, que le futur projet de loi marquerait &lt;em&gt;&#171; de facto &#187;&lt;/em&gt; la fin des 35 heures : &lt;em&gt;&#171; Si vous pouvez n&#233;gocier des accords majoritaires au niveau de l'entreprise pour n'avoir presque aucune sur-compensation, cela veut dire que vous pouvez cr&#233;er plus de flexibilit&#233; &#187;&lt;/em&gt;, avait-il expliqu&#233;. Aujourd'hui, la loi pr&#233;voit une majoration des heures suppl&#233;mentaires de 25 % au minimum, mais un accord d'entreprise peut &#8216;descendre' jusqu'&#224; 10 %, &#224; condition qu'un seuil sup&#233;rieur ne soit pas &#8216;verrouill&#233;' par une convention de branche. La ministre du Travail a insist&#233; : le seuil &#8211; d&#233;j&#224; plancher ! &#8211; de 10 % de majoration ne sera pas touch&#233;, mais les entreprises pourront d&#233;sormais s'affranchir par accord d'un taux de majoration sup&#233;rieur fix&#233; par la branche. Et Valls de faire mine de trancher en expliquant qu'une &lt;em&gt;&#171; compensation sera toujours garantie &#187;&lt;/em&gt;... mais &#233;ventuellement inf&#233;rieure &#224; 10 % ? En salaires ou en repos ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sujet du temps de travail, plus probl&#233;matique encore, cet article 33 des &#171; principes &#187; ne mentionne qu'une &lt;em&gt;&#171; dur&#233;e &lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;normale&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt; fix&#233;e par la loi &#187;&lt;/em&gt; &#8211; exit la notion de dur&#233;e &lt;em&gt;&#171; l&#233;gale &#187;&lt;/em&gt; aux accents trop raides &#8211; et pr&#233;voit que les &lt;em&gt;&#171; conventions et accords collectifs peuvent retenir une dur&#233;e diff&#233;rente &#187;&lt;/em&gt;. La 36&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; heure ne serait donc plus automatiquement le seuil de d&#233;clenchement des heures suppl&#233;mentaires puisque ce seuil pourrait dor&#233;navant &#234;tre n&#233;gociable par accords. Une nouvelle pellet&#233;e de terre sur le cercueil des 35 heures, pourtant d&#233;j&#224; tr&#232;s ensabl&#233;, les lois Aubry ayant permis, d&#232;s leur naissance, de les ensevelir sous quelques pellet&#233;es d'accords collectifs de modulation du temps de travail : elles permettaient d&#233;j&#224; aux employeurs de se soustraire, en partie, &#224; ses contraintes. Reste que le tr&#232;s faible &#171; surco&#251;t &#187; des heures suppl&#233;mentaires pour le patronat permettra une flexibilit&#233; d&#233;cupl&#233;e et jouera &#224; plein contre les embauches&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une menace d'autant plus grave qu'elle est imminente. Contrairement au reste de la r&#233;forme du droit du travail qui devrait &#234;tre finalis&#233; en 2018, la question de la dur&#233;e du travail sera tranch&#233;e d&#232;s mars prochain. Le gouvernement envisage, p&#234;le-m&#234;le, de pouvoir d&#233;roger par accord d'entreprise au maximum de 48 heures hebdomadaires, mettre en place des forfaits-jour dans les PME sans m&#234;me avoir &#224; passer par un accord collectif, ou encore modifier par accord d'entreprise les r&#232;gles sur les temps de pause ou de repos sans avoir &#224; demander l'autorisation &#224; l'administration du travail, comme c'est le cas aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'individu&#8230; &#224; la place du collectif ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fid&#232;les &#224; une logique en plein essor, les &#171; principes &#187; d&#233;gag&#233;s par le comit&#233; Badinter mettent d'embl&#233;e l'accent sur les droits de la &#171; personne &#187;, comme en t&#233;moigne le premier chapitre intitul&#233; &lt;em&gt;&#171; Libert&#233;s et droits de la personne au travail &#187;. &lt;/em&gt;Une fa&#231;on d'atomiser les salari&#233;s pour les priver du droit de se d&#233;fendre, et l&#233;gitimer toutes les d&#233;rogations actuelles et &#224; venir au droit du travail, qui pendant un si&#232;cle n'a progress&#233;, mais parfois aussi r&#233;gress&#233;, qu'en fonction des luttes collectives et du rapport de force entre les classes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une entreprise, un travailleur n'est pas &#224; &#233;galit&#233; face &#224; son patron. Et le changement que patronat et gouvernement veulent aujourd'hui &#233;riger en r&#232;gle est l'aboutissement d'une logique au long cours. Ainsi 2015 a connu un record de ruptures conventionnelles, ces ruptures n&#233;goci&#233;es par un salari&#233; seul face &#224; son employeur&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='En 2015, 358 244 ruptures conventionnelles ont &#233;t&#233; homologu&#233;es, d&#233;passant (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, souvent utilis&#233;es par les employeurs comme d&#233;rivatif bon march&#233; au licenciement. On a vu aussi fleurir le compte personnel d'activit&#233; (CPA), compte fourre-tout regroupant divers droits acquis au cours de la carri&#232;re (formation, p&#233;nibilit&#233;, ch&#244;mage). &#201;tant donn&#233; les parcours professionnels de plus en plus discontinus, on vous promet d'attacher quelques droits, non plus au poste de travail, mais &#224; la personne, de mani&#232;re &#224; les rendre &#171; portables &#187; tout au long de la vie&#8230; et de pouvoir vous mettre plus ais&#233;ment &#224; la porte avec votre sac de &#171; droits acquis &#187; sur le dos. Car si d'un c&#244;t&#233; on peut faire miroiter que cela faciliterait les transitions professionnelles, la logique d'individualisation des droits que le CPA met en place s'effectuera au d&#233;triment des garanties collectives existantes, comme l'assurance-maladie ou le ch&#244;mage&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='appendix' title='En effet, le CPA, en capitalisant des unit&#233;s (en points, en euros) (...)' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;D&#233;gager des principes&#8230; ayant vocation &#224; &#234;tre contourn&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plus dommageable encore, &#224; travers le rapport du comit&#233; Badinter se confirme la priorit&#233; donn&#233;e &#224; la n&#233;gociation, en particulier d'entreprise, dans la droite ligne du rapport Combrexelle, rendu en septembre dernier, v&#233;ritable chantre de la d&#233;r&#233;glementation par accords d'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; principes &#187; d&#233;gag&#233;s, tout principiels soient-ils, n'autorisent pas moins la loi &#224; syst&#233;matiquement &lt;em&gt;&#171; en disposer autrement &#187;&lt;/em&gt;. Une porte ouverte, en r&#233;alit&#233;, &#224; ce que celle-ci autorise des accords collectifs &#224; d&#233;roger au Code du travail. Exemple, l'obligation de reclassement du salari&#233; menac&#233; de licenciement. L'article 28 des &#171; principes &#187; maintient que l'employeur doit s'efforcer de reclasser le salari&#233;, mais ajoute : &lt;em&gt;&#171; sauf d&#233;rogation pr&#233;vue par la loi &#187;&lt;/em&gt;. Comprenez : la loi pourra pr&#233;voir qu'un accord collectif d&#233;roge sur cette question. Jusqu'ici, seuls les accords de maintien de l'emploi permettaient de contourner les r&#232;gles relatives au reclassement&#8230; Une possibilit&#233; &#233;largie &#224; l'avenir ? Sur la sellette &#233;galement, le principe de faveur, qui veut qu'en cas de contradiction entre loi, convention collective et contrat de travail, la r&#232;gle la plus favorable s'applique au salari&#233;. Les &#171; principes &#187; le r&#233;affirment, mais seulement &lt;em&gt;&#171; si la loi n'en dispose pas autrement &#187;&lt;/em&gt; (art. 56). Malmen&#233; de longue date au nom de l'emploi, Hollande avait &#224; nouveau menac&#233; le principe de faveur dans son discours du 18 janvier : &lt;em&gt;&#171; lorsqu'un accord est conclu dans l'int&#233;r&#234;t de l'emploi, ses stipulations pourront s'imposer &#224; celles du contrat de travail &#187;&lt;/em&gt;. Entre ici, chantage &#224; l'emploi !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des r&#233;f&#233;rendums
pour &#171; casser les verrous &#187; !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En qu&#234;te de l&#233;gitimit&#233; pour ces accords d&#233;rogatoires, le gouvernement avait avanc&#233; que seuls les accords sign&#233;s par des syndicats repr&#233;sentant plus de 50 % des voix seraient valables, usant ainsi de l'habituelle caution syndicale pour faire passer les r&#233;gressions. Mais l'exemple du travail du dimanche, o&#249; la r&#232;gle majoritaire a permis aux syndicats de r&#233;sister &#224; sa mise en place, dans les grands magasins parisiens et notamment &#224; la Fnac, a pouss&#233; le gouvernement &#224; revoir sa copie. &lt;em&gt;&#171; Ce seuil (de 50 %) ne doit pas &#234;tre bloquant &#187;&lt;/em&gt;, a annonc&#233; Manuel Valls. Myriam El Khomri a donc trouv&#233; la parade en introduisant des &lt;em&gt;&#171; r&#233;f&#233;rendums contraignants &#187;&lt;/em&gt; dans sa prochaine loi&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Revendication de longue date de la CGPME et du Medef.' id='nh3-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, pour &lt;em&gt;&#171; casser les verrous des branches &#187;&lt;/em&gt; explique-t-elle sur Canal +. Impossible de trouver suffisamment de soutien parmi les organisations syndicales ? La &lt;em&gt;&#171; d&#233;mocratie sociale &#187;&lt;/em&gt; va permettre de les &#233;carter et d'aller chercher des syndicats repr&#233;sentant 30 % des voix, lesquels pourront demander un r&#233;f&#233;rendum des salari&#233;s. Quitte &#224; faire voter une r&#233;organisation par les cadres quand les sacrifices ne concernent en fait que les ouvriers, comme chez Smart&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Les salari&#233;s de l'usine Smart &#224; Hambach (Moselle), filiale du groupe Daimler, (...)' id='nh3-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; par exemple ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut &lt;em&gt;&#171; donner cette capacit&#233; d'entendre aussi les salari&#233;s &#187;&lt;/em&gt;, a expliqu&#233; la ministre. Bref, se passer des syndicats qui r&#233;sistent&#8230; et les museler, au passage, puisqu'ils ne pourront plus non plus exercer leur droit d'opposition &#224; l'accord, pr&#233;vu jusqu'ici par la loi&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-6' class='spip_note' rel='appendix' title='Deuxi&#232;me effet Kisscool : cela permet &#233;galement de d&#233;douaner les organisations (...)' id='nh3-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;R&#233;actions syndicales : pas de heurts suppl&#233;mentaires, s'il vous pla&#238;t !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Medef et CGPME trouvent le futur pr&#233;ambule &#171; insuffisant &#187; &#8211; pourtant difficile de mettre davantage la n&#233;gociation au service du patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; centrales syndicales, ce n'est pas l'insurrection. La palme &#224; la compr&#233;hension revient &#224; la CFDT. Laurent Berger se range avec armes et bagages derri&#232;re le projet, notamment sur la question de la dur&#233;e du temps de travail. &lt;em&gt;&#171; La dur&#233;e normale du travail fix&#233;e par la loi, j'appelle &#231;a la dur&#233;e l&#233;gale. Donc le rapport n'y touche pas, le d&#233;bat est clos &#187;&lt;/em&gt;. Et, selon lui, il faut quand m&#234;me reconna&#238;tre que le rapport aurait pu &lt;em&gt;&#171; remettre en cause le droit de gr&#232;ve, comme c'est le cas dans plusieurs pays du monde, or il ne le fait pas &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-7' class='spip_note' rel='appendix' title='Entretien avec L. Berger : Le rapport Badinter &#171; ne remet pas en cause le (...)' id='nh3-7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ouf. Mais comme pour le temps de travail, le gouvernement socialiste trouvera bien le moyen de permettre de contourner la loi&#8230; La CGT, quant &#224; elle, d&#233;nonce ouvertement le projet de r&#233;forme, mais Philippe Martinez a vite fait de se rabattre sur des critiques plus conciliantes en d&#233;plorant par exemple le &lt;em&gt;&#171; manque de visibilit&#233; dans la parole du gouvernement &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-8' class='spip_note' rel='appendix' title='Entretien avec Ph. Martinez : &#171; Le Code du travail n'a pas besoin de (...)' id='nh3-8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vu le tableau, quand Badinter explique que le comit&#233; &lt;em&gt;&#171; ne s'est pas cru autoris&#233;, &#224; regret parfois, &#224; proposer de nouvelles dispositions ou &#224; formuler des suggestions &#187;&lt;/em&gt;, on est plut&#244;t rassur&#233;. Mieux valait s'en tenir &#224; la vacuit&#233; de ses principes. Et il faut reconna&#238;tre &#224; Badinter un m&#233;rite, celui d'&#234;tre, encore r&#233;quisitionn&#233; &#224; la t&#226;che &#224; 88 ans, un t&#233;moignage tr&#232;s convaincant en faveur du d&#233;part &#224; la retraite &#224; 60.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#171; principes &#187; ne sont qu'une mise en bouche dans la r&#233;&#233;criture du code, mais, d&#233;j&#224;, Valls souhaite &lt;em&gt;&#171; un rapport Combrexelle pour la fonction publique &#187;&lt;/em&gt;, tandis que Macron veut remettre en cause le statut des fonctionnaires&#8230; Le Code du travail est l'inscription en droit de rapports de force collectifs, de victoires comme de d&#233;faites, mais il garantit quelques garde-fous qu'utilisent les syndicalistes, les militants, les travailleurs qui rel&#232;vent la t&#234;te, et c'est cela que le gouvernement veut casser. Mais sur des terrains comme celui des 35 heures, l'attaque &#233;tant commune, les r&#233;actions risquent de l'&#234;tre aussi&#8230; &#192; la SNCF, on parle d&#233;j&#224; d'un plan Hirsch sur les rails.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;28 janvier 2016, Joan ARNAUD&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#192; titre d'exemple, il suffit d'un article pour fixer le jour de repos au dimanche (L. 3132-3), mais des dizaines d'autres s'ajoutent pour d&#233;roger &#224; cette r&#232;gle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En 2015, 358 244 ruptures conventionnelles ont &#233;t&#233; homologu&#233;es, d&#233;passant largement le bilan 2014 (+ 25 000), selon des donn&#233;es du minist&#232;re du Travail, publi&#233;es le 25 janvier.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En effet, le CPA, en capitalisant des unit&#233;s (en points, en euros) transf&#233;rables sous certaines conditions d'un droit &#224; un autre, renvoie sur chaque travailleur la responsabilit&#233; de son &#171; employabilit&#233; &#187;, mais aussi de sa sant&#233;, de sa retraite, de son logement, de son indemnisation ch&#244;mage&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-4' class='spip_note' title='Notes 3-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Revendication de longue date de la CGPME et du Medef.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-5' class='spip_note' title='Notes 3-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les salari&#233;s de l'usine Smart &#224; Hambach (Moselle), filiale du groupe Daimler, ont vot&#233; &#224; 56 % pour un retour aux 39 heures, vendredi 11 septembre 2015. Le oui a &#233;t&#233; majoritaire &#224; 74 % chez les 385 cadres consult&#233;s, mais n'a rassembl&#233; que 39 % des suffrages chez les 367 ouvriers votants.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-6' class='spip_note' title='Notes 3-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Deuxi&#232;me effet Kisscool : cela permet &#233;galement de d&#233;douaner les organisations syndicales. Elles pourront en effet sauvegarder des allures radicales, puisque la possibilit&#233; de s'opposer, formellement, &#224; un accord ne sera plus ouverte.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-7' class='spip_note' title='Notes 3-7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Entretien avec L. Berger : Le rapport Badinter &#171; ne remet pas en cause le Code du travail &#187;, Lemonde.fr, 25 janvier 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-8' class='spip_note' title='Notes 3-8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Entretien avec Ph. Martinez : &#171; Le Code du travail n'a pas besoin de principes, mais de r&#232;gles &#187;, Europe1.fr, 26 janvier 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Offensive d&#233;clench&#233;e contre les droits des travailleurs
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Offensive-declenchee-contre-les-droits-des-travailleurs</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Offensive-declenchee-contre-les-droits-des-travailleurs</guid>
		<dc:date>2015-11-09T11:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Code du travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Le patronat r&#233;clamait depuis longtemps la &#171; simplification &#187; du Code du travail. Et bien, le gouvernement vient d'annoncer qu'il mettait en chantier sa refonte en deux ans. &lt;br /&gt;L'objectif est de r&#233;duire &#224; la portion congrue le Code du travail, au profit d'accords, n&#233;goci&#233;s branche par branche et surtout entreprise par entreprise, au nom du &#171; dialogue social &#187;. Ce dialogue social qui ne vaut, pour les patrons et le gouvernement, que pour imposer des reculs aux travailleurs. &lt;br /&gt;Premier vis&#233; dans ce programme&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Breves-" rel="directory"&gt;Br&#232;ves
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Code-du-travail-+" rel="tag"&gt;Code du travail
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L150xH84/arton8620-4280a.png?1786402998' width='150' height='84' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le patronat r&#233;clamait depuis longtemps la &#171; simplification &#187; du Code du travail. Et bien, le gouvernement vient d'annoncer qu'il mettait en chantier sa refonte en deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif est de r&#233;duire &#224; la portion congrue le Code du travail, au profit d'accords, n&#233;goci&#233;s branche par branche et surtout entreprise par entreprise, au nom du &#171; dialogue social &#187;. Ce dialogue social qui ne vaut, pour les patrons et le gouvernement, que pour imposer des reculs aux travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier vis&#233; dans ce programme : le temps de travail. Le gouvernement assure qu'il ne compte pas revenir sur les 35 heures. Mais il est d&#233;j&#224; question d'autoriser des semaines de 60 heures de travail &#171; ponctuellement &#187;, si un &#171; accord d'entreprise &#187; le pr&#233;voit&#8230; Pas question de revenir au XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Code du travail : Les t&#226;cherons du Medef &#224; l'&#339;uvre
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Code-du-travail-Les-tacherons-du-Medef-a-l-oeuvre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Code-du-travail-Les-tacherons-du-Medef-a-l-oeuvre</guid>
		<dc:date>2015-10-06T08:22:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Code du travail
</dc:subject>

		<description>Le gouvernement a charg&#233; une commission dirig&#233;e par Jean-Denis Combrexelle &#8211; ancien directeur g&#233;n&#233;ral du travail entre 2001 et 2014 &#8211; de faire subir une cure d'amaigrissement aux textes qui r&#233;glementent les rapports entre employeurs et salari&#233;s. Avec comme argument principal que le Code du travail serait trop gros, illisible pour le patronat et l'emp&#234;cherait ainsi d'embaucher. &lt;br /&gt;La ficelle est bien grosse. &#201;pais, le Code du travail ? Pas plus que le Code civil, le Code de commerce et bien d'autres&#8230;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-101-septembre-octobre-2015-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 101, septembre-octobre 2015
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Code-du-travail-+" rel="tag"&gt;Code du travail
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L150xH84/arton3163-eaf22.png?1527767236' width='150' height='84' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le gouvernement a charg&#233; une commission dirig&#233;e par Jean-Denis Combrexelle &#8211; ancien directeur g&#233;n&#233;ral du travail entre 2001 et 2014 &#8211; de faire subir une cure d'amaigrissement aux textes qui r&#233;glementent les rapports entre employeurs et salari&#233;s. Avec comme argument principal que le Code du travail serait trop gros, illisible pour le patronat et l'emp&#234;cherait ainsi d'embaucher.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_888 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH223/codedutravail-a5a29.png?1526434428' width='400' height='223' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ficelle est bien grosse. &#201;pais, le Code du travail ? Pas plus que le Code civil, le Code de commerce et bien d'autres&#8230; Surtout, il est rempli de lois et d&#233;crets favorables aux patrons, qui leur permettent de s'affranchir des principes g&#233;n&#233;raux. Mais ce n'est pas de ceux-l&#224; que le gouvernement veut le d&#233;barrasser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Code du travail, le contrat de travail &#171; standard &#187; serait le contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e (CDI). Sauf que viennent apr&#232;s toutes les exceptions, les CDD (&#8230; &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e), l'int&#233;rim, les contrats &#224; temps partiel, qui offrent bien des possibilit&#233;s aux patrons pour passer outre, de sorte que les CDI sont aujourd'hui tr&#232;s minoritaires dans les embauches. Le Code du travail pr&#233;voit les 35 heures hebdomadaires&#8230; mais assorties d'une multitude de cas de flexibilit&#233; des horaires, d'annualisation du temps de travail, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que le Code du travail fixe les r&#232;gles de l'exploitation des travailleurs par les capitalistes. Il sanctionne un rapport de forces o&#249; le patron reste le ma&#238;tre du jeu, embauche et licencie &#224; sa guise. C'est le r&#233;sultat d'ann&#233;es de lois, de jurisprudences, avec des offensives patronales mais aussi des mesures obtenues par les luttes de la classe ouvri&#232;re. Ce qui fait que les salari&#233;s peuvent parfois s'appuyer sur certaines de ses dispositions pour se d&#233;fendre face &#224; la rapacit&#233; patronale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le gouvernement, il s'agit de s'attaquer &#224; ces protections juridiques favorables aux salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224;, en 2008, Jean-Denis Combrexelle avait &#233;t&#233; l'un des acteurs de la &#171; recodification &#187; du Code du travail, une renum&#233;rotation et r&#233;organisation des articles dont l'apparence purement technique avait masqu&#233; une tentative d'amoindrir certains droits des salari&#233;s. Il avait m&#234;me essay&#233; par deux fois de faire valider par d&#233;cret le travail &#224; la t&#226;che r&#233;pondant aux souhaits de la patronne du Medef de l'&#233;poque, Laurence Parisot qui affirmait : &#171; &lt;em&gt;La libert&#233; de penser s'arr&#234;te l&#224; o&#249; commence le code du travail. &#187;&lt;/em&gt; Traduire &lt;em&gt;&#171; libert&#233; de penser &#187;&lt;/em&gt;, par &lt;em&gt;&#171; libert&#233; d'exploiter sans entraves &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Aux ordres de Lafarge, Onet ou Thal&#232;s&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette fois, en 2015, &#233;paul&#233; par certains avocats et repr&#233;sentants d'entreprises comme Lafarge, Onet ou Thal&#232;s, et m&#234;me par d'anciens syndicalistes, Combrexelle, dans son rapport remis &#224; Valls le 9 septembre, d&#233;fend l'id&#233;e qu'il faudra s'en remettre principalement &#224; des accords d'entreprise locaux pour r&#233;gler les rapports entre les employeurs et les salari&#233;s. Pour &#234;tre &lt;em&gt;&#171; au plus pr&#232;s des int&#233;r&#234;ts de chacun &#187;. &lt;/em&gt;L'entourloupe est d'autant plus grossi&#232;re qu'elle se fait dans un contexte d'attaques redoubl&#233;es du patronat : sans attendre l'&#233;ventuelle r&#233;forme, la direction de l'usine Smart, apr&#232;s bien d'autres, a lanc&#233; son chantage &#224; la fermeture avec un r&#233;f&#233;rendum pour le passage aux 39 heures contre une maigre compensation financi&#232;re financi&#232;re et une perte de 6 % du salaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces fameux accords d'entreprise, limit&#233;s &#224; quatre ans, pourraient d&#233;cider de l'augmentation du temps de travail, de la baisse des salaires, de nouvelles r&#232;gles au rabais pour la s&#233;curit&#233; et la sant&#233; et tout salari&#233; refusant le changement de son contrat se verrait licenci&#233; avec une indemnit&#233; plus r&#233;duite que ce qui existe &#224; pr&#233;sent. Dans la m&#234;me lign&#233;e que les accords qui, depuis la loi de 2013 sur la &#171; s&#233;curisation de l'emploi &#187;, ont permis &#224; des patrons, notamment dans l'automobile, de baisser les salaires, augmenter les cadences et muter de force des travailleurs...tout en licenciant quand m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant longtemps, la r&#232;gle voulait que les accords d'entreprise ne pouvaient pr&#233;voir que des dispositions plus favorables pour les salari&#233;s que celles du Code du travail et des conventions collectives : c'est ce qu'on appelle le &#171; principe de faveur &#187;. Il est vrai que depuis les lois Aubry (de 1998 et 2000), les possibilit&#233;s de d&#233;roger &#224; ce principe sous certaines conditions et pour certains domaines se sont multipli&#233;es, et le &#171; principe de faveur &#187; conna&#238;t bien des accrocs. Combrexelle propose de sauter le pas et de l'abandonner compl&#232;tement : un accord d'entreprise pourrait alors pr&#233;voir des conditions pour les salari&#233;s inf&#233;rieures &#224; celles du Code du travail ou de la condition collective, et ce dans quasiment tous les domaines.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des accords de &#171; soumission librement consentie &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces accords seraient valid&#233;s par des syndicats reconnus repr&#233;sentatifs compte tenu de leurs r&#233;sultats aux &#233;lections professionnelles (les signataires devant totaliser au moins 30 % des voix, seuil qui pourrait &#234;tre port&#233; &#224; 50 %). Vu l'attitude attentiste des conf&#233;d&#233;rations, voire celle tr&#232;s complaisante de la CFDT, ce n'est pas l&#224;-dessus que les travailleurs peuvent compter pour se d&#233;fendre. L'ex-secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CFDT, Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que, est m&#234;me favorable &#224; ce que des accords de branche puissent d&#233;roger au Smic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secr&#233;taire de la CGT, Philippe Martinez, se dit &#171; inquiet &#187;, attitude qui en dit long sur son empressement &#224; aller discuter des bouts de chandelle plut&#244;t que de pr&#233;parer le monde du travail &#224; l'affrontement n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc la r&#233;action collective des travailleurs sur le terrain qui d&#233;cidera de l'issue de cette &#233;ni&#232;me attaque qui n'est pas des moindres. Pour nous rassurer face &#224; un patronat qui veut nous faire revenir au 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, le ministre de l'Int&#233;rieur Bernard Cazeneuve affirme : &lt;em&gt;&#171; L'entreprise n'est pas un lieu d'exploitation &#187;.&lt;/em&gt; M&#234;me lui n'y croit sans doute pas ! Heureusement que le Medef corrige le tir : en 2011, un colloque de l'organisation patronale &#233;tait intitul&#233; &lt;em&gt;&#171; &lt;strong&gt; Soumission librement consentie &lt;/strong&gt; &#187;&lt;/em&gt;, histoire de bien pr&#233;ciser la position du salari&#233; ! &#192; bon entendeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24 septembre 2015,&lt;strong&gt; Anne HANSEN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_889 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L450xH234/sncf-5-6637c.png?1526434428' width='450' height='234' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La &#171; modernisation du march&#233; du travail &#187; sauce Sarkozy et Parisot : 100 ans en arri&#232;re !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-modernisation-du-marche-du-travail-sauce-Sarkozy-et-Parisot-100-ans-en</link>
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		<dc:date>2008-01-17T11:38:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Code du travail
</dc:subject>

		<description>&#171; Avant fin 2008, la vraie flexis&#233;curit&#233; &#224; la fran&#173;&#231;aise aura vu le jour &#187; , a d&#233;clar&#233; Fran&#231;ois Fillon dans Les &#201;chos du 10 d&#233;cembre 2007. Une r&#233;f&#233;rence au &#171; syst&#232;me danois &#187; qui aurait la vertu d'allier libert&#233; totale pour l'employeur de licencier et haut niveau de protection sociale pour le salari&#233;. &#201;rig&#233; en mod&#232;le&#8230; &#224; droite comme &#224; gauche.Tel serait le but fix&#233; par le gouvernement aux n&#233;gociations sur la &#171; modernisation du travail &#187; qui se d&#233;roulent depuis septembre 2007 et viennent de s'achever. Les &#171; &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-55-janvier-fevrier-2008-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 55, janvier-f&#233;vrier 2008
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Code-du-travail-+" rel="tag"&gt;Code du travail
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt; &#171; Avant fin 2008, la vraie flexis&#233;curit&#233; &#224; la fran&#173;&#231;aise aura vu le jour &#187; &lt;/em&gt;, a d&#233;clar&#233; Fran&#231;ois Fillon dans &lt;em&gt; Les &#201;chos &lt;/em&gt; du 10 d&#233;cembre 2007. Une r&#233;f&#233;rence au &#171; syst&#232;me danois &#187; qui aurait la vertu d'allier libert&#233; totale pour l'employeur de licencier et haut niveau de protection sociale pour le salari&#233;. &#201;rig&#233; en mod&#232;le&#8230; &#224; droite comme &#224; gauche&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Sur l'envers du &#171; mod&#232;le danois &#187;, cf. Convergences R&#233;volutionnaires n&#176;52, &#171; (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.Tel serait le but fix&#233; par le gouvernement aux n&#233;gociations sur la &lt;em&gt; &#171; modernisation du travail &#187; &lt;/em&gt; qui se d&#233;roulent depuis septembre 2007 et viennent de s'achever. Les &#171; partenaires sociaux &#187; &#233;taient somm&#233;s de se mettre d'accord sous peine de voir le gouvernement l&#233;gif&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La &#171; s&#233;curit&#233; &#187; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le projet propos&#233; par le Medef, on la cherche en vain :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Cr&#233;ation d'un &lt;em&gt; &#171; contrat de projet &#187; &lt;/em&gt; : un &#171; CDI &#187;&#8230; &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, puisqu'il serait conclu pour la r&#233;alisation d'un projet pr&#233;cis et pour au moins dix-huit mois (par exemple la dur&#233;e du lancement d'une nouvelle voiture dans l'automobile) ; sa r&#233;alisation entra&#238;nerait la fin du contrat, qui ne serait pas consid&#233;r&#233;e comme un licenciement &#233;conomique
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Ce type de contrat existe d&#233;j&#224; dans certains secteurs comme celui du BTP, (...)' id='nh4-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Instauration du licenciement &lt;em&gt; &#171; par consentement mutuel &#187; &lt;/em&gt; : l'employeur pourrait &lt;em&gt; &#171; se s&#233;parer &#224; l'amiable &#187; &lt;/em&gt; d'un salari&#233; qui moyennant une indemnisation &lt;em&gt; &#171; fix&#233;e librement par les deux parties &#187; &lt;/em&gt; renoncerait &#224; toute proc&#233;dure judiciaire. Sous pr&#233;texte de l'accord du salari&#233;, &#233;vacu&#233;e la n&#233;cessit&#233; de motiver le licenciement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Allongement de la p&#233;riode d'essai &#224; 3 mois pour les ouvriers et employ&#233;s et 6 mois pour les cadres &#8211; renouvelable une fois. Autrement dit, r&#233;introduction par la bande du CPE, cette fois pour tous les salari&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si gouvernement et Medef ne parlent plus d'introduire le &lt;em&gt; &#171; contrat unique &#187; &lt;/em&gt; &#233;voqu&#233; par Sarkozy durant sa campagne, mais de &lt;em&gt; &#171; fluidifier &#187; &lt;/em&gt; ou &lt;em&gt; &#171; moderniser &#187; &lt;/em&gt; le march&#233; du travail, l'objectif reste : &#224; d&#233;faut de pouvoir supprimer purement et simplement le CDI, il s'agit de le vider de sa substance. Les salari&#233;s embauch&#233;s en CDI n'en seront pas moins licenciables, durant leur p&#233;riode d'essai (rallong&#233;e) ou apr&#232;s, puisque &#171; libres &#187; de n&#233;gocier leur licenciement &lt;em&gt; &#171; &#224; l'amiable &#187; &lt;/em&gt; ! Sans parler de ceux qui d&#233;crocheront un &lt;em&gt; &#171; CDI de projet &#187; &lt;/em&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Ce travail de sape ne date pas d'aujourd'hui&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si le CDI reste le contrat de travail dominant (les 2/3 des emplois en 2005), la pr&#233;carit&#233; a &#233;norm&#233;ment progress&#233; : entre 2003 et 2005, les deux tiers de l'accroissement du nombre de salari&#233;s sont dus aux emplois temporaires (CDD, int&#233;rim) &#8211; sans compter les CNE (8 % des embauches en 2006 dans les entreprises de moins de 20 salari&#233;s) qui peuvent &#234;tre rompus &#224; tout moment sans motif au cours des deux premi&#232;res ann&#233;es. Quant aux &#171; obstacles &#187; aux li&#173;cenciements (comprendre les protections du salari&#233;), le patronat n'a pas attendu pour les contourner : utilisation massive des pr&#233;retraites et recours croissant aux licenciements pour &#171; cause individuelle &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Assortis d'une transaction convenant du versement d'une indemnit&#233; (...)' id='nh4-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; (les 2/3 de l'ensemble aujourd'hui). Le projet du Medef s'inscrit bien s&#251;r dans ce processus, mais il repr&#233;sente bien plus qu'un &#233;ni&#232;me coup de canif au CDI : il vise non plus &#224; contourner mais &#224; faire sauter toute entrave au droit de licencier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Rien &#224; n&#233;gocier, et pourtant les directions syndicales palabrent !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si la r&#233;forme souhait&#233;e par le gouvernement et le Medef constitue une attaque sans pr&#233;c&#233;dent contre le monde du travail, la m&#233;thode choisie pour l'introduire devient banale : celle de la n&#233;gociation accept&#233;e par les syndicats. Avec l'objectif d'&lt;em&gt; &#171; &#233;quilibrer &#187; &lt;/em&gt; le texte par des mesures de &lt;em&gt; &#171; s&#233;curisation des parcours professionnels &#187; &lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la CGT revendiquait que tous les droits li&#233;s &#224; l'anciennet&#233; dans le pr&#233;c&#233;dent emploi soient transf&#233;r&#233;s dans le nouveau, les autres syndicats insistaient sur la &#171; transf&#233;rabilit&#233; &#187; de certains seulement, comme les droits &#224; la mutuelle et &#224; la formation. La CFDT, de son c&#244;t&#233;, acceptait l'id&#233;e du &lt;em&gt; &#171; CDI de projet &#187; &lt;/em&gt; mais cibl&#233; sur certains secteurs, car &lt;em&gt; &#171; les probl&#232;mes pos&#233;s sont r&#233;els &#187; &lt;/em&gt; ou encore celle de la &lt;em&gt; &#171; rupture &#224; l'amiable &#187; &lt;/em&gt; &#224; condition qu'elle soit &lt;em&gt; &#171; encadr&#233;e &#187; &lt;/em&gt;, avec des &lt;em&gt; &#171; garanties lisibles pour les salari&#233;s &#187; &lt;/em&gt;, mesures tr&#232;s critiqu&#233;es par la CGT et FO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re ces nuances, il y a la m&#234;me acceptation de n&#233;gocier une pr&#233;carisation accrue du contrat de travail en &#233;change de miettes de &#171; s&#233;curit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les concessions d&#233;risoires du Medef ont suffi pour que tous les syndicats se f&#233;licitent des &lt;em&gt; &#171; avanc&#233;es &#187; &lt;/em&gt; obtenues et envisagent d'accepter l'accord. Y compris la CGT qui tout en refusant pour le moment de signer un texte o&#249; &lt;em&gt; &#171; il reste toujours plus de dangers et de pr&#233;carit&#233;s que de mesures positives pour les salari&#233;s &#187; &lt;/em&gt;, revendique d'&#234;tre &lt;em&gt; &#171; rest&#233;e jusqu'au bout pour avoir un texte qui soit le moins mauvais possible pour les salari&#233;s &#187; &lt;/em&gt;. Un texte &#171; r&#233;&#233;quilibr&#233; &#187;&#8230; qui ent&#233;rine le principal objectif du patronat : licencier sans entrave ? Quel progr&#232;s !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Leur faire ravaler, comme le CPE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Rien &#224; attendre donc des directions syndicales qui, toutes &#224; des degr&#233;s divers, apportent leur caution &#224; l'attaque men&#233;e par le gouvernement et le patronat. Une attaque qui s'ajoute &#224; bien d'autres : contre les retraites (avec l'allongement de la dur&#233;e de cotisation &#224; 41 ans&#8230; pour commencer), la sant&#233; (avec l'entr&#233;e en application des franchises m&#233;dicales), la d&#233;j&#224; faible protection des ch&#244;meurs (radi&#233;s apr&#232;s deux refus de propositions d'emploi dites &#171; acceptables &#187;), etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gouvernement et patronat poursuivent leur guerre contre le monde du travail. Les n&#233;gociations auxquelles ils font mine de se pr&#234;ter sont pur d&#233;corum. C'est sur un tout autre terrain qu'il nous faudra ferrailler : celui des luttes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 janvier 2008&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Agathe MALET&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Les mini concessions du Medef&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Le CDI &#224; objet pr&#233;cis serait rebaptis&#233;&#8230; &#171; CDD &#224; objet d&#233;fini &#187; et r&#233;serv&#233; aux cadres et ing&#233;nieurs&#8230; &#224; titre exp&#233;rimental ; &#224; la rupture du contrat (d'une dur&#233;e maximale de 36 mois), le salari&#233; toucherait une prime s'&#233;levant &#224; 10% de son salaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Le licenciement &#171; &#224; l'amiable &#187; serait indemnis&#233; &#224; la m&#234;me hauteur que le licenciement &#233;conomique, soit un cinqui&#232;me de mois de salaire par ann&#233;e d'anciennet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; La p&#233;riode d'essai serait revue &#224; la baisse : 1 &#224; 2 mois pour les ouvriers et les employ&#233;s, 2 &#224; 3 mois pour les agents de ma&#238;trise et les techniciens, 3 &#224; 4 mois pour les cadres &#8211; renouvelables une fois par accord de branche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; La couverture compl&#233;mentaire sant&#233; serait &#171; transf&#233;rable &#187; pendant un tiers de la p&#233;riode ouvrant droit au ch&#244;mage, avec un minimum de 3 mois, ainsi que la totalit&#233; des droits &#224; la formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Un &#233;tat des lieux des comp&#233;tences des salari&#233;s serait dress&#233; tous les 5 ans et un fonds sp&#233;cialis&#233; charg&#233; de financer la formation des salari&#233;s peu qualifi&#233;s ou en situation de pr&#233;carit&#233; serait mis en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Une prime pour les jeunes licenci&#233;s de moins de 25 ans qui n'ont pas droit &#224; l'indemnisation ch&#244;mage&#8230; &#224; condition qu'ils aient d&#233;j&#224; travaill&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Sur l'envers du &#171; mod&#232;le danois &#187;, cf. &lt;em&gt; Convergences R&#233;volutionnaires &lt;/em&gt; n&#176;52, &#171; &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-modeles-europeens-de-Sarkozy-et-Royal-La-flexicurite-ou-les-sirenes' class='spip_in'&gt;La flexicurit&#233; ou les sir&#232;nes danoises&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-2' class='spip_note' title='Notes 4-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ce type de contrat existe d&#233;j&#224; dans certains secteurs comme celui du BTP, avec le contrat de chantier. Il s'agirait donc de le g&#233;n&#233;raliser.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-3' class='spip_note' title='Notes 4-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Assortis d'une transaction convenant du versement d'une indemnit&#233; compl&#233;mentaire en contrepartie de la renonciation &#224; tout recours judiciaire par le salari&#233;&#8230;. le &lt;em&gt; &#171; licenciement par consentement mutuel &#187; &lt;/em&gt; avant l'heure !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Code du Travail ou code du Capital ?
</title>
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		<dc:date>2004-02-26T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Code du travail
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		<dc:subject>Politique
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		<description>A la mi-janvier, suite &#224; la publication dans la presse du rapport de Michel de Virville, commandit&#233; par le gouvernement et proposant entre autres un nouveau statut pr&#233;caire, le contrat de projet ou contrat de mission (un CDD nouveau, de longue dur&#233;e !), le secr&#233;taire du Parti socialiste Fran&#231;ois Hollande a lanc&#233; &#171; un appel &#224; toute la gauche pour que chacun se mobilise &#187;. Le Monde du 17 janvier titrait : &#171; La gauche cherche &#224; constituer un front unique &#187;. Tout de suite les grands mots ! Pour ce qui&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la mi-janvier, suite &#224; la publication dans la presse du rapport de Michel de Virville&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Ex-secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'entreprise RENAULT et artisan de la fermeture de (...)' id='nh5-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, commandit&#233; par le gouvernement et proposant entre autres un nouveau statut pr&#233;caire, le &lt;em&gt;contrat de projet&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;contrat de mission&lt;/em&gt; (un CDD nouveau, de longue dur&#233;e !), le secr&#233;taire du Parti socialiste Fran&#231;ois Hollande a lanc&#233; &lt;em&gt;&#171; un appel &#224; toute la gauche pour que chacun se mobilise &#187;&lt;/em&gt;. Le Monde du 17 janvier titrait :&lt;em&gt; &#171; La gauche cherche &#224; constituer un front unique &#187;&lt;/em&gt;. Tout de suite les grands mots ! Pour ce qui est des grands moyens, pas plus les socialistes que les Verts et le Parti communiste n'y pensaient. Paroles ! Fran&#231;ois Hollande stigmatisait bellement &lt;em&gt;&#171; les orientations propos&#233;es en droit du travail&lt;/em&gt; (qui) &lt;em&gt;repr&#233;sentent une grave menace &#187;&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;&#171; ce contrat de mission ou contrat de d&#233;mission programm&#233;e puisque le licenciement est incorpor&#233; avec. Il s'agit de rien de moins que l'enterrement du CDI&lt;/em&gt; (contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e)&lt;em&gt; &#187;&lt;/em&gt;. Mais il se gardait de rappeler les &lt;em&gt;emplois jeunes&lt;/em&gt; du gouvernement Jospin - CDD d'une dur&#233;e longue de 5 ans, sans embauche automatique &#224; leur terme. La m&#233;moire courte valait &#233;galement pour la tripot&#233;e de mesures aggravant la pr&#233;carit&#233; ouvri&#232;re mais arrondissant l'escarcelle patronale (au d&#233;triment des travailleurs et aussi de l'Etat et de la s&#233;curit&#233; sociale), prises durant ces trois derni&#232;res d&#233;cennies qui ont vu exploser le ch&#244;mage. Accrocs incessants &#224; la l&#233;gislation, dont les gouvernements de droite et de gauche&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Gauche, droite, les gouvernements de 1981 &#224; 2004 : de gauche de 81 &#224; 86, de (...)' id='nh5-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; se sont disput&#233;s l'inspiration ou la paternit&#233;, se passant all&#233;grement le t&#233;moin. Quand l'un ouvrait une br&#232;che, l'autre s'y engouffrait, et vice-versa !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le droit du travail, prot&#232;ge qui ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La l&#233;gislation du Travail en vigueur en France, est inscrite dans le Code d'ordre public (dit de &lt;em&gt;droit l&#233;gal&lt;/em&gt;, qui date de 1910, refondu en 1973) mais aussi dans les textes d'ordre conventionnel qui ont force de loi (dit de &lt;em&gt;droit conventionnel&lt;/em&gt;, dont les conventions collectives remontant &#224; 1919, puis surtout 1936, et g&#233;n&#233;ralis&#233;es au lendemain de la seconde guerre mondiale) mais aussi les contrats/accords de branche ou d'entreprise accrus &#224; partir des ann&#233;es 50, auxquels il faut ajouter les jurisprudences &#171; constantes &#187; ou &#233;ph&#233;m&#232;res. Ce code du travail n'a jamais &#233;t&#233; une protection infaillible pour les travailleurs. La reconnaissance du fait syndical &#224; la fin du XIX&#176; si&#232;cle, comme la loi des 40 heures ou des cong&#233;s pay&#233;s de 1936, ou encore l'augmentation du salaire minimum en 1968, furent le r&#233;sultat d'un rapport de forces impos&#233; par les gr&#232;ves. Tant mieux si des salari&#233;s combatifs, ou accul&#233;s au recours juridique, se servent d'un outil (en particulier les tribunaux de prud'hommes) qui temp&#232;re &#224; l'occasion les ardeurs patronales. Mais la l&#233;gislation du travail n'est ni neutre ni &#233;quilibr&#233;e. Elle sanctionne la domination de la classe bourgeoise, &#224; commencer par le sacro-saint droit de propri&#233;t&#233; du patron, et le pouvoir quasi-monarchique qu'il a de ce fait. En vaut pour preuve le caract&#232;re exceptionnel de la r&#233;int&#233;gration d'un salari&#233; non &#233;lu (que le droit du travail n'a pas retenue &lt;em&gt;en principe&lt;/em&gt;), &#224; la suite d'un licenciement pourtant jug&#233; abusif. Le patron peut avoir &#224; verser des indemnit&#233;s, au minimum 6 mois de salaire. Mais pour le salari&#233;, la loi - dans le meilleur des cas -, c'est &lt;em&gt;&#171; Prends l'oseille et tire-toi ! &#187;&lt;/em&gt;. Un juriste le confirme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Il est bien vrai que loin de n'&#234;tre que l'&#339;uvre de politiques vertueux soucieux du bien-&#234;tre de la classe ouvri&#232;re, le droit du travail s'imposera plus trivialement comme un mode de r&#233;gulation indispensable d&#233;riv&#233; du souci de pr&#233;server la productivit&#233; des travailleurs en leur permettant tout simplement, dans un premier temps, d'acc&#233;der &#224; l'&#226;ge adulte, celui de leur optimum productif (dur&#233;e du travail, cong&#233;s pay&#233;s, protection contre les accidents&#8230;). Il fait, en ce sens, figure d'investissement accord&#233; aux int&#233;r&#234;ts bien compris de la classe h&#233;g&#233;monique, de mesure de sauvegarde &#233;conomique prometteuse de plus-values futures. &#187;&lt;/em&gt; (Jacques Le Goff, &lt;em&gt;Droit du travail et soci&#233;t&#233;&lt;/em&gt;, Presses Universitaires de Rennes - 2001).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#251;r que la politique patronale du milieu du XIX&#176; si&#232;cle o&#249; les travailleurs arrivaient cass&#233;s &#224; l'&#226;ge adulte (s'ils n'&#233;taient pas morts), apr&#232;s avoir travaill&#233; 10 heures par jour d&#232;s l'&#226;ge de 5 ans, n'&#233;tait pas faite pour assurer aux patrons la main-d'&#339;uvre la plus profitable, ni &#224; l'arm&#233;e des conscrits vaillants ! D'o&#249; la premi&#232;re &#171; loi sociale &#187; du 22 mars 1841 (suite au rapport du docteur Villerm&#233;) portant interdiction du travail des enfants de moins de 8 ans dans les usines de plus de 20 ouvriers (restaient les plus petites&#8230; et les plus nombreuses) et limitation de la dur&#233;e quotidienne maximale &#224; 12 heures pour ceux &#226;g&#233;s de 12 &#224; 16 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'en est pas revenus l&#224;, certes, dans un pays comme la France. Mais le fait qu'aujourd'hui 98 % des proc&#232;s prud'homaux soient intent&#233;s par des salari&#233;s, ne signifie pas que le droit du travail aille &#224; l'encontre des int&#233;r&#234;ts patronaux. Selon un enseignant &#224; Paris-Sorbonne, le droit assure autant &lt;em&gt;&#171; le protectionnisme des forts &#187;&lt;/em&gt; que &lt;em&gt;&#171; la protection des faibles &#187;&lt;/em&gt;, cr&#233;e des r&#232;gles du jeu social communes &#224; toutes les entreprises, et donc favorables &#224; ce que les bourgeois appellent une &#171; concurrence saine &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Le droit l&#233;gal du travail instaure en France des r&#232;gles de concurrence &#233;conomique &#233;quilibr&#233;e, contrairement &#224; d'autres pays o&#249; la firme qui donne des conditions de travail et des r&#233;mun&#233;rations inf&#233;rieures &#224; ses concurrents s'en trouve favoris&#233;e pour la vente de ses produits. La convention nationale de branche (ex. : chimie) permet, certes, de pr&#233;voir des am&#233;liorations favorables aux salari&#233;s (minima d'embauche, r&#233;duction du temps de travail) mais cette avanc&#233;e est collective. La question du travail le dimanche est ainsi et avant tout un probl&#232;me de droit de la concurrence&#8230; &#187;&lt;/em&gt; (J-E. Ray, &lt;em&gt;Droit du travail, droit vivant, &lt;/em&gt;Editions Liaisons - 2003)&lt;em&gt;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, depuis une trentaine d'ann&#233;es o&#249; pour des raisons &#233;conomiques et politiques, les travailleurs sont sur la d&#233;fensive et c&#232;dent du terrain au patronat, le droit du travail leur est de plus en plus d&#233;favorable. Le &lt;em&gt;&#171; protectionnisme des forts &#187;&lt;/em&gt; prend largement le pas sur la &lt;em&gt;&#171; protection des faibles &#187;&lt;/em&gt;. Et le monde de la bourgeoisie reconna&#238;t aux socialistes, revenus aux affaires en 1981 apr&#232;s 23 ans d'opposition, le m&#233;rite d'avoir apport&#233; une sacr&#233;e pierre &#224; l'&#233;difice de la pr&#233;tendue &lt;em&gt;&#171; modernisation du droit du travail &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La gauche, ou la r&#233;habilitation morale et financi&#232;re de l'entreprise &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Mitterrand est devenu pr&#233;sident, en mai 81, et a install&#233; le premier gouvernement socialiste de Pierre Mauroy (apr&#232;s 23 ans d'opposition), dont 4 ministres communistes (apr&#232;s 34 ans d'opposition), le ch&#244;mage grimpait. Les demandeurs officiels d'emploi &#233;taient pass&#233;s de moins de 400 000 en 1973 &#224; un million et demi. Les gouvernements pr&#233;c&#233;dents, sous Val&#233;ry Giscard d'Estaing, avaient &#233;videmment invent&#233; des &lt;em&gt;&#171; plans de soutien &#224; l'&#233;conomie &#187;&lt;/em&gt;, soit des milliards de francs d'aide &#224; la tr&#233;sorerie des entreprises. Le premier ministre Raymond Barre inaugura, &#224; partir de 1976, des &lt;em&gt;&#171; pactes pour l'emploi des jeunes &#187;&lt;/em&gt; qui ne donnaient aucune garantie d'embauche d&#233;finitive aux jeunes, mais des b&#233;n&#233;fices fiscaux aux patrons qui les utilisaient. Les patrons d'empocher, le ch&#244;mage de grimper ! A noter que les luttes dures qui eurent lieu en 1978-1979 dans la sid&#233;rurgie frapp&#233;e de plein fouet par les restructurations, amen&#232;rent l'Etat non seulement &#224; renflouer directement les caisses des barons de l'acier, mais &#224; &#233;ponger une partie des d&#233;g&#226;ts sociaux de leurs 20 000 licenciements en finan&#231;ant de premi&#232;res &#233;bauches de syst&#232;mes de retraite anticip&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'ont fait les socialistes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par-del&#224; quelques mesures d'apparence sociale, droit &#224; la retraite &#224; 60 ans (mais pas retraite &#224; taux plein &#224; cet &#226;ge-l&#224; pour tous !), 39 heures et cinqui&#232;me semaine de cong&#233;s pay&#233;s (pas g&#234;nantes pour le patronat vue la d&#233;t&#233;rioration de l'emploi), enfin nationalisations (&#224; un co&#251;t faramineux pour l'Etat acheteur qui allait restructurer et licencier lui-m&#234;me dans les grands secteurs industriels et bancaires pass&#233;s sous sa coupe), la gauche allait surtout s'atteler &#224; &lt;em&gt;&#171; aider les entreprises &#187;&lt;/em&gt;, c'est-&#224;-dire grossir leurs profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce furent les lois Auroux&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Quatre lois vot&#233;es furent commun&#233;ment appel&#233;es &#171; Lois Auroux &#187; : loi du 4 ao&#251;t (...)' id='nh5-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, du nom du ministre du Travail, et n&#233;anmoins ex-enseignant c&#233;g&#233;tiste. D'embl&#233;e il annon&#231;a la couleur : &lt;em&gt;&#171; Nous reconnaissons le droit et la responsabilit&#233; d'entreprendre ; nous reconnaissons l'unit&#233; de direction et la responsabilit&#233; de gestion de l'employeur &#187;&#8230; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;facier de l'ouvrage &lt;em&gt;Le droit du travail en France&lt;/em&gt; des Editions Lefebvre (2003), confirme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Elles &lt;/em&gt;(les lois Auroux) &lt;em&gt;conduisirent &#224; une v&#233;ritable r&#233;habilitation de l'entreprise devenue collectivit&#233; de travail ayant &#224; sa t&#234;te, non plus un patron - le terme est devenu quasiment p&#233;joratif -, mais un v&#233;ritable chef investi d'une responsabilit&#233; &#233;conomique et sociale (&#8230;) L'entreprise est d&#233;sormais per&#231;ue, y compris par l'opinion publique, comme le principal moteur de la croissance et du progr&#232;s social que le bon sens le plus &#233;l&#233;mentaire a enfin li&#233;s. C'est pourquoi les dispositions l&#233;gislatives r&#233;centes se veulent &#224; la fois &#233;l&#233;ments de &lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;protection sociale&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt; et armes de &lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;lutte &#233;conomique&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt; &#187;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouvel arsenal l&#233;gislatif &#233;tait une br&#232;che ouverte sur tous les &#171; chantiers &#187; chers au patronat. Une pierre angulaire pour des changements &#224; venir dans les domaines de la n&#233;gociation collective, de la flexibilisation et pr&#233;carisation du travail, de l'aide financi&#232;re au patronat sous pr&#233;texte de r&#233;sorber le ch&#244;mage, de la d&#233;gradation du salaire et de l'apparition de formes de plus en plus individualis&#233;es de celui-ci voire d'&#233;pargne salariale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La gauche ouvre l'&#232;re de la n&#233;gociation collective &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous pr&#233;texte de restaurer les &lt;em&gt;&#171; droits des travailleurs dans l'entreprise &#187;&lt;/em&gt;, les lois Auroux cherchaient &#224; renforcer les appareils syndicaux - &#224; commencer probablement par la CGT, le plus influent. Pas dans l'int&#233;r&#234;t des travailleurs &#233;videmment. Les dures ann&#233;es qui s'annon&#231;aient, de ch&#244;mage et baisse du niveau de vie des classes populaires, exigeaient que l'Etat et le patronat trouvent des appuis dans les entreprises, pour contenir la col&#232;re ouvri&#232;re. Les 5 organisations syndicales reconnues repr&#233;sentatives &#233;taient l&#224; pour &#231;a. Elles allaient devoir se mettre &#224; table. La prolif&#233;ration de structures de concertation, &#224; tous les niveaux, dans les ann&#233;es suivantes, allaient les conduire &#224; signer et cautionner bien des reculs favorables au patronat. Et pas seulement la CGC, la CFDT ou FO. M&#234;me la CGT a pris toute sa place au rang des honorables partenaires sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapeau &#224; Auroux ! De l'avis de Denis Gatumel, la &lt;em&gt;&#171; remise &#224; l'honneur de la n&#233;gociation &#187;&lt;/em&gt; dont Auroux fut un propagateur, repr&#233;sente &lt;em&gt;&#171; un changement profond des rapports sociaux &#187;&lt;/em&gt;. On peut lire sous sa plume :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Le droit fran&#231;ais du travail a longtemps &#233;t&#233; fond&#233; sur le postulat de l'in&#233;galit&#233; des partenaires qui justifiait le vote de textes destin&#233;s &#224; prot&#233;ger le salari&#233;. Le &lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;r&#244;le accru de la n&#233;gociation&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; (soulign&#233; par l'auteur)&lt;em&gt; traduit un passage &#224; une &#233;galit&#233; de droits et de devoirs. A une relation in&#233;galitaire employeur-salari&#233; a &#233;t&#233; substitu&#233;e une relation &#233;galitaire employeur-organisation syndicale. &#187;&lt;/em&gt; (Pr&#233;face &#224; &lt;em&gt;Droit du travail en France&lt;/em&gt;, Editions Lefebvre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, les lois Auroux n'imposaient encore rien de bien pr&#233;cis, si ce n'est de nouveaux cadres de n&#233;gociation, dont au niveau de l'entreprise la &lt;em&gt;&#171; n&#233;gociation collective annuelle obligatoire &#187;&lt;/em&gt; sur les salaires, la dur&#233;e et l'organisation du travail, etc. Mais on sait la connivence si ce n'est la complicit&#233; que le patronat peut obtenir de d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux pas trop fermes sur leurs principes, autour d'un tapis vert, m&#234;me quand il n'y a pas de grain &#224; moudre. Le coup de pouce &#224; la &lt;em&gt;&#171; n&#233;gociation collective &#187;&lt;/em&gt; (en fait entretiens tr&#232;s priv&#233;s entre repr&#233;sentants patronaux et syndicaux) &#233;tait une orientation et une promesse pour l'avenir. C'&#233;tait d'ailleurs la sup&#233;riorit&#233; du nouveau gouvernement de gauche sur ceux de droite pr&#233;c&#233;dents, d'avoir pu offrir au patronat les services des appareils syndicaux qui lui &#233;taient li&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il ne s'agissait pas que de causer&#8230; Il s'agissait entre autres de conclure des accords dits &#171; d&#233;rogatoires &#187;, d'entreprise, d'&#233;tablissement ou de branche, pouvant &#234;tre en de&#231;&#224; de la loi ou d'une convention collective. Les universitaires juristes en soulignent la port&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#034; L'ordre public d&#233;rogatoire est n&#233; en 1982 dans une ordonnance de Jean Auroux relative &#224; la dur&#233;e du travail et depuis, rien n'est plus comme avant. Pour donner aux entreprises une certaine flexibilit&#233; interne (plut&#244;t qu'externe, i.e. licenciements &#233;conomiques), il fut d&#233;cid&#233; que dans la limite de 130 heures suppl&#233;mentaires annuelles, l'inspecteur du travail n'aurait plus &#224; donner son autorisation. Mais l'ordonnance pr&#233;cisait que les partenaires sociaux pourraient n&#233;gocier eux-m&#234;mes un contingent diff&#233;rent : inf&#233;rieur (ex : m&#233;tallurgie : 94 heures) en application de l'ordre public social, mais &#233;galement sup&#233;rieur, par accord collectif dit d&#233;rogatoire. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; Contrairement &#224; tout ce qui &#233;tait enseign&#233; et pratiqu&#233; jusque-l&#224;, les partenaires sociaux peuvent donc d&#233;sormais retenir une norme diff&#233;rente, et donc parfois moins favorable que celle fix&#233;e par la loi. Ils ne sont plus forc&#233;s de construire au-dessus du plancher l&#233;gal, ils peuvent creuser &#224; c&#244;t&#233; ou en dessous de v&#233;ritables galeries&#8230;. &#034; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, l'ordre public d&#233;rogatoire est &#233;troitement circonscrit, &#224; des domaines et sous des modalit&#233;s de repr&#233;sentativit&#233; syndicale fix&#233;s par la loi. Mais le feu vert donn&#233;, lesdits accords d&#233;rogatoires allaient se multiplier, en particulier pr&#232;s de 20 ans plus tard autour des 35 heures. Et le tout dernier projet Fillon de la fin 2003 propose pr&#233;cis&#233;ment que la convention de branche elle-m&#234;me permette aux accords d'entreprise de d&#233;roger &#224; ses propres normes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La br&#232;che ouverte par Auroux annon&#231;ait la suite, et la tendance &#171; lourde &#187; de tous les appareils syndicaux, y compris la CGT, &#224; privil&#233;gier la concertation sur la contestation, et &#224; n&#233;gocier des reculs, &#224; tous les niveaux, national, branches, entreprises. Les appareils syndicaux se sont laiss&#233;s faire &#224; large &#233;chelle (moyennant avantages sonnants et tr&#233;buchants).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le gauche ouvre la br&#232;che de la flexibilit&#233; sous forme de &#171; temps choisi &#187;&#8230; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail &#224; temps partiel avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; introduit par un Accord interprofessionnel de mars 1975 (car &lt;em&gt;&#171; de nature &#224; faciliter l'insertion, la r&#233;insertion ou le maintien au travail de certaines cat&#233;gories de personnes &#187;&lt;/em&gt;), puis une loi de janvier 1981, sous Giscard, qui avait soulev&#233; de vives protestations dans &#171; l'opposition &#187;. Mais un an plus tard, il entrait dans le Code du travail par une ordonnance Auroux de mars 1982 (qui confirmait donc Giscard) mais sous la formule plus humaine de &lt;em&gt;&#171; travail &#224; temps choisi &#187;&lt;/em&gt;. Restait &#224; savoir choisi par qui. Personne n'&#233;tait dupe et les chiffres d'aujourd'hui sont l&#224; : le &#171; temps choisi &#187; est impos&#233; &#224; 13 % de la population active, dont 85 % sont des femmes. Les juristes constatent que le temps partiel acc&#232;de au rang de pi&#232;ce ma&#238;tresse des politiques patronales de l'emploi. Il s&#233;vit principalement dans la distribution - 40 % de temps partiels &#224; la FNAC, 65 % &#224; Prisunic, 70 % chez Monoprix, en 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une loi de juin 1998 aurait voulu en moraliser la pratique&#8230; Mais une autre loi de janvier 2000 abandonnait au contraire la restriction de dur&#233;e qui figurait dans la loi de 1982 (pour se calquer sur le droit communautaire, disait-on). Soulev&#233;, le plafond de 32 heures au-dessus duquel on n'&#233;tait plus en temps partiel ! Il suffisait d&#233;sormais que la dur&#233;e de travail soit &lt;em&gt;&#171; inf&#233;rieure &#224; la dur&#233;e l&#233;gale ou conventionnelle hebdomadaire de travail (ou sa traduction mensuelle ou annuelle) &#187;&lt;/em&gt;&#8230; bref qu'elle soit de 34 heures et 59 minutes par semaine, pour &#234;tre tenue pour temps partiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas oublier que le temps choisi, d&#233;j&#224; sous Auroux, s'&#233;tait accompagn&#233; de r&#233;ductions des charges sociales - en particulier dans certains cas d'un abattement de 30 % de la part patronale des cotisations de s&#233;curit&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La droite pousse plus loin le bouchon de la pr&#233;carisation &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juridiquement, le CDI est la r&#232;gle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux termes de l'article L.121-5 du Code du travail, &lt;em&gt;&#171; le contrat de travail est conclu sans d&#233;termination de dur&#233;e &#187;&lt;/em&gt;. Le contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e constitue donc la formule de droit commun : toute embauche doit normalement &#234;tre r&#233;alis&#233;e selon cette modalit&#233;, peut-on lire dans tout ouvrage de droit. Mais la loi &#233;conomique s'est montr&#233;e la plus forte. A partir du milieu des ann&#233;es 70, la croissance du ch&#244;mage et les besoins patronaux d'une main-d'&#339;uvre plus facilement jetable, ont peu &#224; peu impos&#233; et normalis&#233; juridiquement diverses formes d'emploi pr&#233;caire. Certes, des l&#233;gislateurs et des juges ont sinc&#232;rement ou hypocritement tiqu&#233;, protest&#233; - mais pour n&#233;anmoins s'incliner devant les exigences patronales. Dans un contexte de crise de l'emploi, ne s'agissait-il pas de &lt;em&gt;&#171; limiter sans interdire &#187;&lt;/em&gt;, de&lt;em&gt; &#171; contenir sans entraver &#187;&lt;/em&gt; ? Si le travail pr&#233;caire constituait une pratique &lt;em&gt;regrettable&lt;/em&gt; voire &lt;em&gt;d&#233;testable&lt;/em&gt;, n'&#233;tait-il pas &lt;em&gt;utile&lt;/em&gt; ? Voire &lt;em&gt;n&#233;cessaire&lt;/em&gt; ? En tout cas&lt;em&gt; incontournable&lt;/em&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233; (CDD) ou le contrat de travail int&#233;rimaire ou temporaire (CTT), qui sont diff&#233;rents mais dont la l&#233;gislation a uniformis&#233; les conditions d'exercice, sont des contrats d'exception praticables dans des cas express&#233;ment &#233;num&#233;r&#233;s par la loi, de remplacement d'un salari&#233; absent, de surcro&#238;t d'activit&#233;, ou d'emplois temporaires par nature ou &#171; usage &#187;. Ils sont n&#233;anmoins devenus la r&#232;gle de premi&#232;re embauche : en 1985, 3 salari&#233;s sur 10 entraient dans le monde du travail sous statut pr&#233;caire ; en 1995, c'&#233;tait 6 sur 10 et en 1998, 9 sur 10 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Le Goff (d&#233;j&#224; cit&#233;) r&#233;sume ainsi l'&#233;volution : on serait pass&#233;s d'une &lt;em&gt;phase de normalisation ou banalisation&lt;/em&gt; (premi&#232;res l&#233;galisations du CTT de janvier 1972 et du CDD de janvier 1979, quelque peu temp&#233;r&#233;es par des lois de f&#233;vrier 1982 qui tentent d'en restreindre le recours), &#224; une &lt;em&gt;phase d'assouplissements&lt;/em&gt; (loi de juillet 1985 et ordonnance d'ao&#251;t 1986 &lt;em&gt;qui renonce aux conditions de fond du recours &lt;/em&gt;(voir le cas cit&#233; plus loin)&lt;em&gt; et am&#233;nage lib&#233;ralement les possibilit&#233;s de renouvellement)&lt;/em&gt;, pour revenir &#224; une certaine&lt;em&gt; rigueur&lt;/em&gt; (loi de 12 juillet 1990, pr&#233;c&#233;d&#233;e d'un Accord interprofessionnel en mars de la m&#234;me ann&#233;e). En fait, les diff&#233;rentes r&#233;dactions qui recommandent toutes au patronat d'&#234;tre fair-play et de ne pas &lt;em&gt;&#171; substituer des CTT et CDD &#224; des emplois permanents &#187;&lt;/em&gt;, se distinguent par le nombre de cas explicites de recours aux CTT et CDD qu'elles &#233;num&#232;rent. Six cas dans la loi de 1982, 11 dans celle de 1985, aucun dans celle de 1986 qui les efface tous pour en rester au principe g&#233;n&#233;ral, tandis que la loi de 1990 en r&#233;int&#232;gre 4, qui correspondent aux 11 de 1985 ! Petit ping-pong gauche droite&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la r&#233;alit&#233;, le travail pr&#233;caire s'est impos&#233; comme norme de recrutement, reconnaissent les juristes. Pire m&#234;me, &lt;em&gt;&#171; certains assouplissements apport&#233;s par le Code du travail permettent le contournement, en toute l&#233;galit&#233;, du dispositif institu&#233; par la cr&#233;ation de v&#233;ritables pr&#233;caires permanents dans les entreprises d'une certaine taille susceptibles de les faire &#187; tourner &#171; sur des postes et pour des motifs semblables ou diff&#233;rents durant des ann&#233;es. Telle fut la pratique de certains constructeurs automobiles qui ont employ&#233; selon cette configuration astucieuse des centaines, voire des milliers de pr&#233;caires dans la tr&#232;s longue dur&#233;e &#187;&lt;/em&gt; (Jacques Le Goff - ouvrage cit&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, des travailleurs ont obtenu en justice la &#171; requalification &#187; de leur CDD ou CTT en CDI. De grosses entreprises comme la Servair (filiale d'Air-France) ou lesdits constructeurs automobiles ont d&#251; revoir des copies pour quelques dizaines ou centaines de salari&#233;s. Mais la tendance est &#224; &lt;em&gt;&#171; l'interpr&#233;tation large &#187;&lt;/em&gt; des d&#233;sirs patronaux. Une toute derni&#232;re jurisprudence de la Cour de cassation (publi&#233;e le 15 f&#233;vrier 2004) dit grosso modo que dans des secteurs d'activit&#233; d&#233;finis o&#249;, &lt;em&gt;&#171; par d&#233;cret ou par voie de convention ou d'accord collectif &#233;tendu &#187;&lt;/em&gt;, il serait &lt;em&gt;&#171; d'usage constant &#187;&lt;/em&gt; de ne pas recourir &#224; un CDI, vogue la gal&#232;re ! O pardon, la Cour de Cassation utilise d'autres mots :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Il convient d'observer, &#224; ce propos, que de nombreux accords collectifs ont, dans certains des secteurs concern&#233;s, constat&#233; l'existence d'usages constants permettant de ne pas recourir au contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e, de sorte que les parties et le juge du fond pourront y faire utilement r&#233;f&#233;rence. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec la Loi Quinquennale de 1993, &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; la droite augmente les emplois aid&#233;s&#8230; et les patrons aid&#233;s &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barre avait eu ses pactes pour l'emploi des jeunes. La gauche avait rajout&#233; les emplois &#224; temps choisi, nullement remis en question les CTT ni CDD. Mais d'autres formes de contrats pr&#233;caires, &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, dits d'incitation &#224; l'emploi (mais tous d'exception par rapport au CDI de pr&#233;tendu droit commun !), allaient fleurir et prolif&#233;rer. De plus en plus dur de dire si c'est la droite ou la gauche qui leur a laiss&#233; son empreinte g&#233;n&#233;tique ! Quelques-uns datent de Raymond Barre. La plupart ont &#233;t&#233; install&#233;s dans les ann&#233;es 1985, 1986, 1992 (par la gauche), mais surtout install&#233;s ou peaufin&#233;s par la Loi quinquennale du ministre de droite Michel Giraud, en d&#233;cembre 1993. Sur laquelle la gauche, &#224; nouveau aux affaires en 1997, n'est pas revenue. Au contraire, elle a allong&#233; la liste, tout particuli&#232;rement avec les &lt;em&gt;emplois jeunes&lt;/em&gt; de Martine Aubry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, au bon vieux &lt;em&gt;contrat d'apprentissage&lt;/em&gt; (le patronat n'a pas attendu de pr&#233;texter la crise pour inventer de sous-payer pendant 3 ans des apprentis : la premi&#232;re ann&#233;e 25 % du Smic pour les moins de 18 ans, 41 % pour les 18 &#224; 20 ans, 53 % pour les 21 ans et plus), se sont ajout&#233;s sous couvert de formation, ou d'insertion dans la vie active, ou d'incitation &#224; l'emploi : les contrats de qualification, les contrats d'adaptation, les contrats d'orientation, les contrats jeune en entreprise, les contrats emploi solidarit&#233;, les contrat emploi consolid&#233;, les contrats d'insertion dans la vie sociale, les contrats emploi jeunes&#8230; sans omettre les diff&#233;rentes formes de statuts pr&#233;caires de la fonction publique. Mais pas touche, ils &#233;chappent au Code du travail, pour cause de droits r&#233;galiens de l'Etat !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que ces emplois pr&#233;caires aient aid&#233; &#224; r&#233;sorber les probl&#232;mes d'emploi, les chiffres de l'&#233;volution du ch&#244;mage prouvent que non. Qu'ils aient aid&#233; le patronat &#224; surexploiter de la main-d'&#339;uvre, souvent jeune et vuln&#233;rable, et &#224; profiter de l'aubaine pour mettre &#224; la porte les plus vieux, les chiffres prouvent que oui. A commencer par les quelque dizaines de milliards d'euros que le patronat touche, sous la rubrique g&#233;n&#233;rale d'&lt;em&gt;incitations &#224; l'embauche&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois c'est la s&#233;cu (d&#233;gr&#232;vements de charges), parfois c'est l'Etat central ou les Conseils r&#233;gionaux (d&#233;gr&#232;vements fiscaux voire subventions directes), parfois ce sont les budgets formation des salari&#233;s, qui paient la note. Souvent, ce sont tous &#224; la fois ! Le patronat grogne contre le maquis de ses pourvoyeurs, leurs conditions et modalit&#233;s d'attribution, montants et dur&#233;e. Mais il sait y trouver son int&#233;r&#234;t sous forme d'une main-d'&#339;uvre quasiment gratuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce jour, le cumul de ces formes d'emplois et des politiques de droite et de gauche qui les ont &#233;galement encourag&#233;es, se chiffre &#224; des dizaines de milliards de manque &#224; gagner pour l'Etat et la S&#233;cu, mais aucune r&#233;sorption du ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gauche et droite ont laiss&#233; commettre 10 millions de licenciements &#233;conomiques en 20 ans &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dont plus de 80 % dans des entreprises de moins de 5 salari&#233;s.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Jacques Le Goff, ouvrage d&#233;j&#224; cit&#233;.' id='nh5-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1975, alors qu'il n'y avait &#171; que &#187; 400 000 ch&#244;meurs, le gouvernement Giscard d&#233;cidait de soumettre le licenciement &#233;conomique &#224; autorisation administrative pr&#233;alable. Le directeur d&#233;partemental du Travail devait &#233;mettre un avis, non pas pour emp&#234;cher les licenciements, mais &lt;em&gt;&#171; &#233;viter les licenciements h&#226;tifs, prot&#233;ger les travailleurs, assurer les conditions d'une pratique plus prospective et plus humaine en mati&#232;re d'emploi &#187;&lt;/em&gt;. Ce genre de police contre les abus cherchait surtout &#224; freiner certains patrons, encourag&#233;s &#224; licencier par un accord de l'automne 1974 entre partenaires sociaux (avenant du 21 novembre 1974 &#224; l'Accord interprofessionnel national de f&#233;vrier 1969 sur la s&#233;curit&#233; de l'emploi), instaurant une indemnisation du ch&#244;mage &#233;conomique sur la base de 90 % de la r&#233;mun&#233;ration brute ant&#233;rieure durant un an. A noter que Chirac, premier ministre de Giscard en 1974, &#233;tait alors partisan de ces d&#233;parts avec 90 %&#8230; dont certains de ses amis patrons ou cadres sup&#233;rieurs usaient et abusaient, en absence de motif &#233;conomique, d&#233;tournant ainsi la loi, pour prendre une retraite anticip&#233;e confortable aux frais de l'UNEDIC. Ensuite, avec l'augmentation du nombre de licenciements &#233;conomiques, tout ce beau monde a fait passer les 90 % &#224; des pourcentages toujours moindres, jusqu'&#224; 0 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CNPF (anc&#234;tre du Medef), r&#233;tif &#224; toute forme de contrainte (bien que la v&#233;rification du motif &#233;conomique du licenciement, seul objet du contr&#244;le de l'administration, ait conclu &#224; l'autorisation de licencier dans 90 % des cas), a fini par obtenir l'abrogation de cette fameuse &lt;em&gt;&#171; autorisation administrative &#187;&lt;/em&gt;, par une loi de juillet 1986 (droite au gouvernement). En &#233;change de quoi, l'obligation de consultation du comit&#233; d'entreprise fut quelque peu renforc&#233;e (loi de d&#233;cembre 86), des &lt;em&gt;&#171; conventions de conversion &#187;&lt;/em&gt; et un contr&#244;le administratif des plans sociaux introduits pour les licenciements de 10 salari&#233;s et plus (loi d'ao&#251;t 1989), le tout assorti d'un contr&#244;le &lt;em&gt;a posteriori&lt;/em&gt; renforc&#233; des tribunaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des juges et des avocats, certainement scandalis&#233;s par les &#171; plans sociaux &#187; en rafales de ce d&#233;but de d&#233;cennie 1990, s'appliqu&#232;rent &#224; les contester, avec l'arsenal juridique qu'ils avaient, renforc&#233; &lt;em&gt;&#171; d'une lecture tr&#232;s audacieuse &#187;&lt;/em&gt; (dit Le Goff) d'un &lt;em&gt;&#171; amendement Aubry &#187;&lt;/em&gt; &#224; une loi de janvier 1993, leur donnant la possibilit&#233; de sanctionner la proc&#233;dure de licenciement comme &lt;em&gt;&#171; nulle et de nul effet &#187;&lt;/em&gt;. Cela signifiait-il que le licenciement &#233;tait frapp&#233; de nullit&#233; ? Ou seulement la proc&#233;dure &#224; recommencer ? Au grand dam d'un grand patronat qui en vint alors &#224; regretter le temps du contr&#244;le administratif, des juges retinrent la nullit&#233; du licenciement (affaire de la Samaritaine et d'autres).&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Cet amendement Aubry a une histoire. Il venait temp&#233;rer, en r&#233;alit&#233;, un (...)' id='nh5-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, dans l'&#233;crasante majorit&#233; des cas, les salari&#233;s n'eurent pas &#171; droit &#187; &#224; un reclassement. Tout juste &#224; des mesures d'accompagnement qu'il faut bien dire &#171; bidon &#187;, conventions de conversion ou autres cellules de reclassement qui sont autant de &#171; sas &#187; vers la porte. On est d&#233;j&#224; dehors, mais on peut se croire encore dedans&#8230; Il para&#238;t que c'est mieux pour le moral !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les patrons n'eurent n&#233;anmoins de cesse de protester contre la contrainte d'une proc&#233;dure complexe de soumission d'un volet &#233;conomique, puis d'un volet social, aux instances repr&#233;sentatives de l'entreprise et administratives. Ils voulaient ne plus subir ces proc&#233;dures de licenciement &#233;conomique ! Et c'est sur leur triste sort que ces toutes derni&#232;res ann&#233;es, gauche puis droite se sont pench&#233;es. En tombant quasiment d'accord sur l'orientation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier 2002, dans sa &lt;em&gt;&#171; loi de modernisation sociale &#187;&lt;/em&gt;, la gauche rempla&#231;ait le terme &#224; connotation n&#233;gative de &lt;em&gt;&#171; plan social &#187;&lt;/em&gt; par la formule plus &#233;l&#233;gante de &lt;em&gt;&#171; plan de sauvegarde de l'emploi &lt;/em&gt;(PSE) &#187;. Elle insistait sur la n&#233;cessit&#233; de traiter les licenciements en amont, avant qu'ils aient lieu, par la n&#233;gociation entre partenaires sociaux&#8230; Fillon qui a succ&#233;d&#233; &#224; Guigou, s'il a suspendu (mais pas annul&#233; !) le tiers des dispositions de la loi de sa coll&#232;gue, n'en propose pas moins la chose, dans une loi du 3 janvier 2003 relative &#224; &lt;em&gt;&#171; la relance de la n&#233;gociation collective en mati&#232;re de licenciement &#233;conomique &#187;&lt;/em&gt;. Il propose des accords dits &lt;em&gt;&#171; de m&#233;thode &#187;&lt;/em&gt;, &#224; ce jour exp&#233;rimentaux (mais conclus d&#233;j&#224; chez Philips ou EADS, o&#249; les partenaires sociaux se sont pench&#233;s en 2003 sur &lt;em&gt;&#171; l'employabilit&#233; externe &#187;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&#171; le reclassement anticip&#233; &#187;&lt;/em&gt; du futur licenci&#233;&#8230; Quand le licenciement sera effectif, il ne sera pas dit que tout n'a pas &#233;t&#233; fait pour l'&#233;viter !). Fillon voudrait entre patronat et syndicats une entente cordiale en amont d'annonces de licenciements, une n&#233;gociation &#224; froid, dans une ambiance moins tendue que sous la pression d'une gr&#232;ve. &#171; &lt;em&gt;Une r&#233;elle innovation car pr&#233;figurant peut-&#234;tre le r&#233;gime des accords d'entreprise futurs &#187;&lt;/em&gt;, pr&#233;cisent certains, &#224; l'am&#233;ricaine ou &#224; l'allemande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Sous la r&#233;duction du temps de travail ch&#232;re aux travailleurs, &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; la flexibilit&#233; ch&#232;re aux patrons&#8230; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste la r&#233;duction du temps de travail, vieille revendication ouvri&#232;re. Pr&#232;s de 50 ans apr&#232;s la loi des 40 heures arrach&#233;e en 1936, elle pouvait sembler en voie de satisfaction avec les 39 heures conc&#233;d&#233;es par la gauche en 1982. Mais les contreparties ont afflu&#233; aussit&#244;t, en flexibilit&#233;. La gauche choisit d'enfoncer le coin sur le chapitre des heures suppl&#233;mentaires. Elle leva la n&#233;cessit&#233; pour les patrons d'obtenir pour toute heure suppl&#233;mentaire une autorisation administrative (pourtant facilement d&#233;croch&#233;e). La nouvelle l&#233;gislation de 1982 mettait &#224; la libre disposition de l'employeur un contingent annuel de 130 heures suppl&#233;mentaires par salari&#233;. Et pr&#233;voyait que des partenaires sociaux puissent d&#233;roger &#224; l'ordre public et, sous certaines conditions de repr&#233;sentativit&#233; de la partie syndicale, passer un accord &#224; des conditions inf&#233;rieures &#224; ce qui avait jusque-l&#224; force de loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la &lt;em&gt;loi Delebarre&lt;/em&gt; de f&#233;vrier 1986 (sur la flexibilit&#233;) aux &lt;em&gt;lois Aubry&lt;/em&gt; de 1998 et 2000, bien des r&#232;gles ant&#233;rieures disparaissaient pour offrir au patronat une main-d'&#339;uvre plus mall&#233;able. Travail de nuit, de jour, modulation au mois, &#224; l'ann&#233;e&#8230; Les 35 heures allaient fonctionner &#171; comme un turbo &#187;, &#233;crit un juriste. Sans oublier la subtile mais rentable (pour les patrons) l&#233;galisation du &lt;em&gt;&#171; temps de travail effectif &#187;&lt;/em&gt;. Bien des travailleurs sont ainsi arriv&#233;s aux 35 heures sans s'en rendre compte, en voyant seulement d&#233;falqu&#233;s de leur temps de pr&#233;sence inchang&#233;, les pauses, les temps d'habillage ou d&#233;shabillage, etc. Finis aussi, pour les travailleurs des cha&#238;nes de l'automobile et bien d'autres, les samedis voire les dimanches non travaill&#233;s ! Place aux samedis impos&#233;s, sans contrepartie financi&#232;re ! Annualisation du temps de travail oblige !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La gauche revendique le blocage des salaires &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de salaires aussi, 1982 a &#233;t&#233; un tournant. Sous pr&#233;texte de lutte contre l'inflation, le blocage des salaires et des prix fut impos&#233; de juin &#224; novembre 1982. Puis l'Etat bloqua les salaires de la fonction publique qui avaient suivi l'&#233;volution des prix les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes. Et incita les employeurs &#224; faire de m&#234;me, en les invitant &#224; faire &#233;voluer les salaires en fonction non de la hausse r&#233;elle des prix, mais en fonction du taux d'inflation &#171; pr&#233;vu &#187; par le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les clauses d'indexation des salaires sur les prix furent une &#224; une retir&#233;es des conventions collectives dans les ann&#233;es qui suivirent (elles &#233;taient de fait consid&#233;r&#233;es comme ill&#233;gales depuis une ordonnance de Pinay de 1959, mais apr&#232;s mai 1968, elles avaient r&#233;apparu dans certaines conventions). En 1982, les lois Auroux r&#233;affirmaient leur interdiction dans le Code du travail (article L.141-9 : &#171; &lt;em&gt;sont interdites&#8230; les clauses comportant des indexations sur le salaire minimum de croissance ou des r&#233;f&#233;rences &#224; ce dernier en vue de la fixation et de la r&#233;vision des salaires&#8230; &#187;). &lt;/em&gt;Par ailleurs, la n&#233;gociation annuelle des salaires introduite par Auroux au niveau de l'entreprise, rendait les patrons davantage ma&#238;tres du jeu. A moins de coups de col&#232;re des travailleurs, qui d'ailleurs eurent lieu contre le blocage des salaires &#224; l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es qui suivirent, la progression des salaires dans les accords de branche ou conventions collectives, fut tr&#232;s faible. Dans trois quarts des branches, les minima conventionnels &#233;taient en dessous du Smic ! Les salari&#233;s des petites entreprises souffraient les premiers de cette situation. Aujourd'hui pr&#232;s d'un tiers des salari&#233;s des entreprises de moins de 9 salari&#233;s, est au SMIC. R&#233;sultat : une &#171; croissance &#187; de 0,1 % par an seulement des salaires, entre 1983 et 1996, selon l'Insee.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, les clauses de &lt;em&gt;&#171; mod&#233;ration salariale &#187;&lt;/em&gt; que les patrons ont largement impos&#233;es dans les accords de 35 heures&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-6' class='spip_note' rel='appendix' title='Une &#233;tude du minist&#232;re de l'Emploi concernant les accords RTT entre 1998 et (...)' id='nh5-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; ont confort&#233; la politique gouvernementale et patronale. Avec pour cons&#233;quence la coexistence de plusieurs minima salariaux mensuels, suivant la date de passage aux 35 heures, ce qui devrait perdurer jusqu'en 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la l&#233;galisation de la multitude des temps partiels et autres contrats pr&#233;caires, signifie qu'autant de salari&#233;s ne touchent qu'un demi Smic mensuel. On estime ainsi aujourd'hui &#224; plus de 3 millions le nombre des salari&#233;s touchant moins que le Smic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le blocage des salaires lanc&#233; par la gauche il y a plus de 20 ans, a encourag&#233; le patronat (si besoin &#233;tait !) &#224; limiter les augmentations g&#233;n&#233;rales de tous les salari&#233;s, et &#224; leur substituer des syst&#232;mes d'individualisation des salaires dont ils attendent &#233;videmment qu'ils divisent les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter aussi qu'entre autres depuis une ordonnance de 1986, l'&#233;pargne salariale s'est d&#233;velopp&#233;e. La gauche s'y est largement convertie. Au-del&#224; du mythe du salari&#233;-actionnaire, il n'en reste pas moins que 75 % des salari&#233;s des groupes priv&#233;s sont aujourd'hui actionnaires de leur entreprise, se voient verser du salaire sous cette forme al&#233;atoire (car pr&#233;tendument li&#233;e aux b&#233;n&#233;fices) et surtout &#233;chappant aux pr&#233;l&#232;vements sociaux voire fiscaux (rentable pour le patronat). Au point que la justice ou l'Urssaf cherchent &#224; d&#233;tecter les abus manifestes li&#233;s au r&#233;gime social particuli&#232;rement favorable de l'int&#233;ressement (exon&#233;rations de cotisations).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tous ensemble, leur imposer de revoir leur copie &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patronat et dirigeants de l'Etat ont collabor&#233; &#224; la r&#233;gression sociale, qui s'est inscrite aussi dans les articles revus et corrig&#233;s de la l&#233;gislation du travail, dans un sens toujours plus cl&#233;ment au patronat. Que de ce fait, le Code du travail ne soit plus bon qu'&#224; jeter aux orties, ne serait pas si grave. Mais plus difficile et n&#233;cessaire est d'en &#233;crire un autre, c'est-&#224;-dire d'imposer une nouvelle histoire collective des luttes, qui seule changera les lois. Car la l&#233;gislation ne fait jamais que refl&#233;ter l'&#233;tat des rapports de forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le supermarch&#233; de la pr&#233;carit&#233; ne cesse de s'enrichir de camelotes nouvelles. Sur les sites de grandes entreprises comme Renault, sont rassembl&#233;s des salari&#233;s &#171; embauch&#233;s &#187; sous divers statuts (CDI, CDD, temps partiel ou autre invention), mais aussi des int&#233;rimaires, des prestataires de services, des salari&#233;s d'entreprises de sous-traitance ou externalis&#233;es, dont les situations sont parfois &#224; la limite de la l&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces diff&#233;rentes formes d'embauche se soldent par diff&#233;rentes payes, diff&#233;rents avantages en jours de cong&#233;s f&#233;ri&#233;s, en primes, en prix pay&#233; &#224; la cantine, etc&#8230; ). Cette situation cocasse et dramatique s'est d&#233;velopp&#233;e sous la pression du ch&#244;mage. Mais aussi et surtout parce que les travailleurs n'ont pas su y r&#233;sister par leur organisation et leur lutte et n'y ont &#233;videmment pas &#233;t&#233; aid&#233;s, ni par la gauche ni par des appareils syndicaux qui ont pr&#233;f&#233;r&#233; manger dans la main des patrons. Jusqu'&#224; r&#233;p&#233;ter les mensonges des patrons et de leurs ministres, selon lesquels la &#171; r&#233;alit&#233; &#233;conomique &#187; imposerait les licenciements, le ch&#244;mage, les salaires et minima sociaux peau de chagrin, les retraites et la sant&#233; croqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste &#224; retrouver le chemin de la riposte collective. Et qui sait, cette pr&#233;carit&#233; g&#233;n&#233;ralis&#233;e et &#224; laquelle toutes et tous sont accul&#233;s, pourrait devenir le ferment de la col&#232;re et du rassemblement pour les luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 27 f&#233;vrier. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb5-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-1' class='spip_note' title='Notes 5-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ex-secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'entreprise RENAULT et artisan de la fermeture de l'usine belge de Vilvoorde, proche de Laurent Fabius et de l'ex-Pdg Louis Schweitzer autant que de l'actuel secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Elys&#233;e&#8230; et du cardinal Lustiger, selon Le Monde du 17 janvier.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-2' class='spip_note' title='Notes 5-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Gauche, droite, les gouvernements de 1981 &#224; 2004 : de gauche de 81 &#224; 86, de droite de 86 &#224; 88, de gauche de 88 &#224; 93, de droite de 93 &#224; 97, de gauche de 97 &#224; 2002, de droite de 2002 &#224; aujourd'hui&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-3' class='spip_note' title='Notes 5-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Quatre lois vot&#233;es furent commun&#233;ment appel&#233;es &#171; Lois Auroux &#187; : loi du 4 ao&#251;t 1982 relative aux libert&#233;s des travailleurs dans l'entreprise, loi du 28 octobre 1982 relative au d&#233;veloppement des institutions repr&#233;sentatives du personnel, loi du 13 novembre 1982 relative &#224; la n&#233;gociation collective et au r&#232;glement des conflits collectifs du travail, loi du 23 d&#233;cembre 1982 relative au comit&#233; d'hygi&#232;ne, de s&#233;curit&#233; et des conditions de travail.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-4' class='spip_note' title='Notes 5-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jacques Le Goff, ouvrage d&#233;j&#224; cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-5' class='spip_note' title='Notes 5-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cet amendement Aubry a une histoire. Il venait temp&#233;rer, en r&#233;alit&#233;, un amendement du Parti communiste &#224; cette loi pr&#233;voyant que &#171; la proc&#233;dure de licenciement &#233;conomique est nulle et de non-effet tant qu'un plan de reclassement des salari&#233;s n'est pas pr&#233;sent&#233; par l'employeur&#8230; &#187;. Cet amendement (certes pas r&#233;volutionnaire !) avait &#233;t&#233; vot&#233; en premi&#232;re lecture, par effet d'aubaine d'un certain absent&#233;isme, ce qui n'&#233;tait pas du go&#251;t d'Aubry, qui ne voulait pas &#171; que l'on puisse laisser croire que tout salari&#233; aurait droit &#224; un reclassement, ce qui est, chacun le sait, irr&#233;aliste et hors de port&#233;e &#187;. La ministre proposa une autre r&#233;daction en seconde lecture&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-6' class='spip_note' title='Notes 5-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Une &#233;tude du minist&#232;re de l'Emploi concernant les accords RTT entre 1998 et 2000, indique que le gel des salaires &#233;tait pr&#233;vu pour 50 % des salari&#233;s concern&#233;s par ces accords, une augmentation mod&#233;r&#233;e pour 20 % d'entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le Medef &#224; l'assaut du droit du travail
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>MEDEF
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		<dc:subject>Code du travail
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		<description>C'est peu dire que les discussions au sommet entre partenaires sociaux ne passionnent g&#233;n&#233;ralement pas les foules. Encore moins quand, sous l'intitul&#233; r&#233;barbatif &#171; voies et moyens de la n&#233;gociation collective &#187;, elles d&#233;bouchent sur une simple &#171; position commune &#187;, comme ce fut le cas au beau milieu de l'&#233;t&#233; 2001 entre certaines organisations patronales (Medef, CGPME&#8230;) et syndicales (FO, CFDT, CGC, CFTC). &lt;br /&gt;Pourtant, dans les salons patronaux comme les nombreux cercles, revues, clubs et &#171; r&#233;seaux &#187; o&#249; des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-24-novembre-decembre-2002-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 24, novembre-d&#233;cembre 2002
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-MEDEF-+" rel="tag"&gt;MEDEF
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Code-du-travail-+" rel="tag"&gt;Code du travail
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est peu dire que les discussions au sommet entre partenaires sociaux ne passionnent g&#233;n&#233;ralement pas les foules. Encore moins quand, sous l'intitul&#233; r&#233;barbatif &#171; &lt;em&gt;voies et moyens de la n&#233;gociation collective&lt;/em&gt; &#187;, elles d&#233;bouchent sur une simple &#171; &lt;em&gt;position commune&lt;/em&gt; &#187;, comme ce fut le cas au beau milieu de l'&#233;t&#233; 2001 entre certaines organisations patronales (Medef, CGPME&#8230;) et syndicales (FO, CFDT, CGC, CFTC).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, dans les salons patronaux comme les nombreux cercles, revues, clubs et &#171; r&#233;seaux &#187; o&#249; des DRH surpay&#233;s et par&#233;s de titres pompeux cogitent sur &#171; l'innovation &#187; en mati&#232;re sociale, on caresse depuis un certain temps le r&#234;ve de pouvoir un jour, ni plus ni moins, jeter au vide-ordures l'&#233;pais Code du travail (vous savez, ce fameux &#171; carcan &#187; cr&#233;&#233; pour emp&#234;cher l'entreprise fran&#231;aise de s'adapter &#224; un &#171; environnement concurrentiel &#187;). En novlangue patronale, cela s'appelle &#171; &lt;em&gt;restaurer le primat de la contractualit&#233;&lt;/em&gt; &#187; en mettant fin &#224; la &#171; &lt;em&gt;rigide hi&#233;rarchie des normes et r&#232;glements &lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_25 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L300xH204/art572-1-09506.gif?1529597240' width='300' height='204' alt=&#034;image 300 x 204
&#034; title=&#034;image 300 x 204
&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Petit retour en arri&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, l'Etat, dans la mesure o&#249; il lui revient de g&#233;rer les int&#233;r&#234;ts g&#233;n&#233;raux de la bourgeoisie, met progressivement en place des &#233;l&#233;ments d'une r&#233;glementation, notamment sur le temps de travail, adopt&#233;e &#224; la fois sous la pression des luttes ouvri&#232;res et parce qu'on redoute alors que l'exploitation forcen&#233;e du prol&#233;tariat ne conduise &#224; une certaine forme de d&#233;cadence physique. Puis au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, les secteurs les plus lucides du patronat fran&#231;ais, &#224; l'instar de leurs homologues des pays occidentaux, comprennent qu'il n'est gu&#232;re judicieux de faire donner l'infanterie de ligne contre chaque gr&#232;ve un peu mena&#231;ante. Des accords et des concessions aux travailleurs, plus ou moins teint&#233;s de paternalisme, voient le jour au sein des grandes entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les classes poss&#233;dantes comprennent peu &#224; peu qu'il y va de leur propre int&#233;r&#234;t que r&#232;gne un minimum d'harmonie en mati&#232;re de r&#233;glementation du travail. Que subsistent &#231;a et l&#224; les pratiques du temps de Germinal ne peut que perturber &#171; l'ordre public social &#187;. La r&#233;glementation va d&#232;s lors &#234;tre organis&#233;e sur le mod&#232;le &#171; pyramidal &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une loi de 1950 pose le principe de la &#171; clause la plus favorable &#187; ou &#171; principe de faveur &#187;. Le droit du travail, adopt&#233; par la voie l&#233;gislative, d&#233;finit un minimum s'appliquant &#224; toutes les professions. Les accords que syndicats et patronat n&#233;gocient au niveau de chaque branche ne peuvent &#234;tre que plus favorables au salari&#233; ; une clause qui reviendrait sur un droit ou un avantage reconnu par le Code du travail serait aussit&#244;t r&#233;put&#233;e nulle. Dans le m&#234;me esprit, &#224; partir du moment o&#249; le Minist&#232;re du travail a donn&#233; son agr&#233;ment &#224; un accord de branche, celui-ci devient un plancher pour les accords d'entreprise qui ne peuvent en principe que profiter au salari&#233;. Enfin, un contrat individuel ne peut qu'am&#233;liorer l'accord d'entreprise, pas le rogner.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Sus &#224; la &#171; clause la plus favorable &#187;&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1980, avec le recul du mouvement ouvrier organis&#233; et la volont&#233; d'accro&#238;tre le taux d'exploitation des travailleurs, le patronat a obtenu la possibilit&#233; d'entorses au principe de faveur. Ainsi, en 1982, dans la foul&#233;e des lois Auroux, des ordonnances autorisent l'employeur &#224; n&#233;gocier parfois des dispositions qui reviennent sur la convention collective ou m&#234;me sur le droit du travail (les &#171; accords d&#233;rogatoires &#187;), &#224; condition que le salari&#233; obtienne des &#171; contreparties &#187; (mais les syndicats non signataires gardent quand m&#234;me dans ce cas un &#171; droit d'opposition &#187;). De m&#234;me, la premi&#232;re loi Aubry a donn&#233; carte blanche aux n&#233;gociateurs, branche par branche, entreprise par entreprise, en annon&#231;ant que les r&#233;sultats des n&#233;gociations seraient valid&#233;s ou annul&#233;s seulement apr&#232;s coup, dans une deuxi&#232;me loi. Les entorses &#224; la clause la plus favorable se sont multipli&#233;es, toujours pr&#233;sent&#233;es comme des compromis sur le mode trompeur du &#171; gagnant &#8211; gagnant &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant le Medef ambitionne d'aller nettement plus loin en &#171; &lt;em&gt;renversant la pyramide des garanties en faisant de l'entreprise, voire de l'&#233;tablissement, la base &#233;largie du syst&#232;me&lt;/em&gt; &#187;. Il s'agit bel et bien d'abroger le principe de la clause la plus favorable pour lui substituer le &#171; primat du contrat &#187;. Celui-ci, sign&#233; dans une entreprise, voire dans un seul site, primerait donc la loi ! Businessmen, et certains apparatchiks syndicaux, imaginent d&#233;j&#224; qu'il serait &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, p&#233;riodiquement ren&#233;goci&#233;, et qu'il engagerait les deux parties : en clair, il aurait la valeur juridique d'un renoncement au droit de gr&#232;ve pour une p&#233;riode donn&#233;e. Une situation similaire &#224; celle qui a cours aux Etats-Unis, m&#234;me si les modalit&#233;s d'implantation des syndicats pr&#233;sentent l&#224;-bas des caract&#233;ristiques tr&#232;s diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'en est pas encore l&#224;, mais d&#233;j&#224; la &#171; &lt;em&gt;position commune&lt;/em&gt; &#187; de juillet 2001 envisage que les litiges sur l'interpr&#233;tation du contrat ne pourraient plus &#234;tre port&#233;s devant les tribunaux avant d'avoir &#233;t&#233; soumis &#224; une &#171; commission paritaire d'interpr&#233;tation de l'accord &#187; constitu&#233;e des &#171; parties signataires &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le Code du travail ? &#171; &lt;em&gt;Les dispositions l&#233;gislatives ou r&#233;glementaires n'ayant vocation &#224; s'appliquer qu'en l'absence d'accord &lt;/em&gt; &#187; (Medef, mars 2000), elles ne seraient plus la &#171; base &#187; de la pyramide &#187;, mais un bouche-trou, un filet de s&#233;curit&#233;, qui s'appliquerait l&#224; o&#249; l'employeur (faudrait-il qu'il soit sot) aurait omis de signer un contrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me dans les petites entreprises d&#233;pourvues de repr&#233;sentants syndicaux, les patrons ont compris, depuis la premi&#232;re loi Aubry, &#224; quel point il est facile de fabriquer un vrai-faux repr&#233;sentant du personnel, en lui collant l'&#233;tiquette d'une des grandes conf&#233;d&#233;rations par le m&#233;canisme du &#171; mandatement &#187;. L'accord de juillet 2001 envisage un recours g&#233;n&#233;ralis&#233; au mandatement en l'absence de d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux ou de repr&#233;sentants du personnel. Rien de plus simple que de fourrer un stylo dans les mains d'un salari&#233; &#171; mandat&#233; &#187;, et &#224; la merci de son employeur, pour lui faire avaliser n'importe quoi. Voil&#224; le fameux &#171; renouveau de la n&#233;gociation collective &#187; auquel applaudissent de niais sociologues.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un recul notable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La remise en cause de la clause la plus favorable (d&#233;j&#224; donc objet de multiples entorses) constituerait un recul notable pour toute la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pyramide actuelle de lois, de conventions et d'accords n'est &#233;videmment pas une protection contre l'exploitation, mais elle donne quelques armes aux travailleurs, dans les conflits individuels et collectifs, leur permet de se r&#233;f&#233;rer &#224; un cadre commun, et de faire respecter quelques droits par les tribunaux. Au lieu de cela, on n'aurait plus qu'une mosa&#239;que de petits accords, int&#233;grant les desiderata des patrons, primant le Code du travail, et qui plus est, assortis de clauses anti-gr&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La FSU, syndicat enseignant qui n'est gu&#232;re concern&#233; puisqu'il intervient essentiellement dans la fonction publique, &#233;crit pourtant dans le num&#233;ro d'octobre 2002 de son mensuel : &#171; &lt;em&gt;Il ne servirait &#224; rien de nier le pouvoir de s&#233;duction de la doctrine patronale &lt;/em&gt; &#187;. S&#233;duisante, peut-&#234;tre, pour des bureaucrates syndicaux, l'id&#233;e de jouer un r&#244;le central dans les rapports sociaux, de devenir des partenaires incontournables, de signer des textes ayant force de loi, quitte &#224; devoir pour cela brader un peu plus les droits des travailleurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins sans aucun doute pour les travailleurs, qui perdraient beaucoup &#224; se retrouver isol&#233;s, entreprise par entreprise, site par site, exploit&#233;s sans le moindre garde-fou juridique, et, qui plus est, priv&#233;s en grande partie de leur seule arme, la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 novembre 2002&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien FORGEAT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les contrats de travail sauce MEDEF : Pour des travailleurs licenciables et exploitables &#224; merci
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-contrats-de-travail-sauce-MEDEF-Pour-des-travailleurs-licenciables-et</link>
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		<dc:date>2000-09-30T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>MEDEF
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		<dc:subject>Code du travail
</dc:subject>

		<description>En pr&#233;sentant leurs projets de nouveaux contrats de travail, les patrons invoquent sans vergogne la n&#233;cessit&#233; de &#171; lutter contre la pr&#233;carit&#233; &#187;. Estimant qu'en raison de leur limitation &#224; 18 mois, les CDD et l'int&#233;rim ne peuvent satisfaire aux &#171; exigences de la nouvelle &#233;conomie, aux nouveaux modes de fonctionnement des entreprises, &#224; l'obsolescence rapide des produits mis sur le march&#233; et l'explosion de nouvelles technologies &#187;, ils veulent mettre en place deux nouveaux types de contrats visant &#224; &#171; apporter&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En pr&#233;sentant leurs projets de nouveaux contrats de travail, les patrons invoquent sans vergogne la n&#233;cessit&#233; de &#171; &lt;em&gt;lutter contre la pr&#233;carit&#233;&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Italiques : extraits patronaux de la note du MEDEF du 28 mars 2000 intitul&#233;e (...)' id='nh6-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Estimant qu'en raison de leur limitation &#224; 18 mois, les CDD et l'int&#233;rim ne peuvent satisfaire aux &#171; &lt;em&gt;exigences de la nouvelle &#233;conomie, aux nouveaux modes de fonctionnement des entreprises, &#224; l'obsolescence rapide des produits mis sur le march&#233; et l'explosion de nouvelles technologies&lt;/em&gt; &#187;, ils veulent mettre en place deux nouveaux types de contrats visant &#224; &#171; &lt;em&gt;apporter une r&#233;ponse adapt&#233;e&lt;/em&gt; &#187; aux &#171; &lt;em&gt;nouveaux besoins de r&#233;activit&#233;, de flexibilit&#233; et de transformation rapide&lt;/em&gt; &#187; des entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'intensification de la pr&#233;carit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le premier est le &#171; contrat de projet ou de mission &#187; qui se termine &#171; en principe &#187; avec la fin de la r&#233;alisation du projet ou de la mission &#171; non p&#233;renne &#187;. &#171; Lancement d'un nouveau produit, d&#233;marrage d'une nouvelle activit&#233;, implantation d'une nouvelle unit&#233;,.. r&#233;alisation d'un march&#233; &#224; l'&#233;tranger &#187; : dans la quasi totalit&#233; des entreprises, il y a en permanence de telles situations. Les patrons pourraient n'avoir recours &#224; partir d'aujourd'hui qu'&#224; ce type de contrats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela ne leur suffit pas. Ils proposent des &#171; &lt;em&gt;contrats &#224; dur&#233;e maximum&lt;/em&gt; &#187; qui ne d&#233;passeraient pas 5 ans mais qui pourraient se terminer avant par un licenciement &#233;conomique. Ils seraient conclus pour &#171; &lt;em&gt;une commande lourde non renouvelable&lt;/em&gt; &#187;, une &#171; &lt;em&gt;absence de visibilit&#233; sur les emplois...n&#233;cessaires &#224; moyenne &#233;ch&#233;ance de 3 ou 4 ans par exemple, etc&lt;/em&gt; &#187;. Avec de tels contrats, on ne voit pas ce qui am&#232;nerait un patron &#224; embaucher un travailleur en CDI. A-t-on d&#233;j&#224; vu un patron affirmer qu'il a une visibilit&#233; en termes d'emplois &#224; plus de 2 ans ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils vont encore plus loin, pr&#233;voyant que m&#234;me ces contrats ne seraient pas en mesure &#171; d'apporter une r&#233;ponse appropri&#233;e aux besoins sp&#233;cifiques de certaines entreprises, notamment pour faire face &#224; une tr&#232;s grande volatilit&#233; des march&#233;s et au manque de visibilit&#233; &#233;conomique qui en r&#233;sulte &#187;. Ils proposent donc une formule encore plus souple : l'accord d'entreprise ou de branche pourrait &#171; d&#233;finir, &#224; titre exp&#233;rimental, d'autres formes de relations contractuelles adapt&#233;es &#224; (leurs) besoins sp&#233;cifiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pour embaucher et licencier sans contrainte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En bref, il faut qu'au moment d'une certaine reprise &#233;conomique, les patrons puissent augmenter leurs effectifs sans embaucher en CDI, en se donnant les moyens de licencier sans aucune contrainte. Les proc&#233;dures l&#233;gales de licenciement &#233;conomique n'emp&#234;chent jamais les suppressions d'emploi, mais elles co&#251;tent trop cher &#224; leurs yeux. L'int&#233;rim, les CDD permettent toutes les possibilit&#233;s sans les probl&#232;mes de licenciement, mais ils sont un peu chers et compliqu&#233;s &#224; g&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'ils veulent c'est diminuer la proportion de CDI dans les entreprises en amplifiant le processus engag&#233; d&#232;s les ann&#233;es 70. En 1975, 72% des actifs travaillaient en CDI &#224; temps plein, avec le d&#233;veloppement du ch&#244;mage, de la pr&#233;carit&#233;, du temps partiel, des petits boulots, en 1998, ils n'&#233;taient plus que de 56%. Un quart des ouvriers non qualifi&#233;s a un contrat pr&#233;caire, pr&#232;s de 10 % des ouvriers et employ&#233;s. En divisant et morcelant les travailleurs en statuts diff&#233;rents, les patrons diminuent les possibilit&#233;s de riposte ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quand malgr&#233; tout ils sont oblig&#233;s un jour ou l'autre d'embaucher, notamment pour conserver les travailleurs dont ils ont besoin, ils les ont test&#233; en essai permanent pendant des ann&#233;es. Eux qui nous rebattent les oreilles avec la n&#233;gociation n'appliquent pas les conventions collectives qu'ils ont sign&#233; qui pr&#233;voient des p&#233;riodes d'essai de 1 ou 2 mois : 80% des embauches dans les entreprises de plus de 50 salari&#233;s se font apr&#232;s CDD ou int&#233;rim.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Limiter la pr&#233;carit&#233; ? Non, l'interdire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La CFDT a exprim&#233; des craintes sur les objectifs du MEDEF qui viseraient &#171; non pas &#224; r&#233;duire la pr&#233;carit&#233; mais &#224; l'agencer autrement &#187;. FO et la CGT ont d&#233;nonc&#233; la remise en cause du code du travail et des conventions collectives. Mais FO, la CFTC et la CGC ont propos&#233; aux patrons de discuter l'am&#233;lioration de l'accord interprofessionnel de 1990 sur la &#171; limitation &#187; du recours au CDD. Tout en refusant cette base de discussion, le MEDEF a beau jeu de dire aujourd'hui que c'est n&#233;gociable, puisque les syndicats ont d&#233;j&#224; sign&#233; un accord validant l'existence m&#234;me de la pr&#233;carit&#233;. Quand au gouvernement, malgr&#233; les critiques faites par Martine Aubry des propositions patronales, il n'envisage toujours pas la moindre mesure concr&#232;te contre le recours au travail pr&#233;caire, au moment o&#249; il explose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait tous en admettent le principe, ne discutant que le volume et les conditions, se pla&#231;ant ainsi sur le terrain de la discussion avec le MEDEF qui veut la pr&#233;carit&#233; totale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles PAZ&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb6-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6-1' class='spip_note' title='Notes 6-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Italiques : extraits patronaux de la note du MEDEF du 28 mars 2000 intitul&#233;e &#171; groupe de travail Pr&#233;carit&#233; nouveaux contrats &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Accord d'entreprise : les nouvelles r&#232;gles de n&#233;gociation
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Accord-d-entreprise-les-nouvelles-regles-de-negociation</link>
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		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Code du travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
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		<description>D&#233;j&#224; avec la premi&#232;re loi, le gouvernement avait pr&#233;vu la possibilit&#233; d'accord sign&#233; par un salari&#233; mandat&#233; par un syndicat &#171; repr&#233;sentatif &#187;. On a vu la secr&#233;taire du directeur, l'employ&#233; du service paye, le chef d'&#233;quipe, etc. se faire mandater et signer ce que l'employeur avait pr&#233;par&#233;, &#224; quelques virgules pr&#232;s, avec un syndicat ext&#233;rieur ayant peu les moyens, et souvent pas la volont&#233;, de r&#233;ellement appr&#233;cier ce qui se passe dans l'entreprise. On permettait ainsi, sans aucune organisation minimale&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;j&#224; avec la premi&#232;re loi, le gouvernement avait pr&#233;vu la possibilit&#233; d'accord sign&#233; par un salari&#233; mandat&#233; par un syndicat &#171; repr&#233;sentatif &#187;. On a vu la secr&#233;taire du directeur, l'employ&#233; du service paye, le chef d'&#233;quipe, etc. se faire mandater et signer ce que l'employeur avait pr&#233;par&#233;, &#224; quelques virgules pr&#232;s, avec un syndicat ext&#233;rieur ayant peu les moyens, et souvent pas la volont&#233;, de r&#233;ellement appr&#233;cier ce qui se passe dans l'entreprise. On permettait ainsi, sans aucune organisation minimale ind&#233;pendante du patron, la signature d'accord au nom des travailleurs. Le projet de la seconde loi va encore plus loin. Pourtant on conna&#238;t d&#233;j&#224; les limites des formes actuelles o&#249; trop souvent sont n&#233;goci&#233;s et sign&#233;s des accords qui ne sont pas vraiment appr&#233;ci&#233;s par la majorit&#233; de ceux qui sont concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La possibilit&#233; du r&#233;f&#233;rendum&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour ouvrir droit &#224; l'all&#233;gement des charges sociales le patron aurait dor&#233;navant le choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un accord classique avec un ou des syndicats de l'entreprise. Mais une innovation : il n'ouvre droit aux aides que s'il est sign&#233; par un ou des syndicats majoritaires aux derni&#232;res &#233;lections professionnelles ou, s'il est sign&#233; par des organisations minoritaires, s'il re&#231;oit l'approbation de la majorit&#233; du personnel lors d'un r&#233;f&#233;rendum &lt;em&gt;&#171; organis&#233; &#224; la demande d'une ou plusieurs organisations signataires &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette mesure peut sembler plut&#244;t positive, puisqu'elle &#233;limine les accords sign&#233;s par des syndicats qui ne repr&#233;sentent pas les salari&#233;s ou dont l'ind&#233;pendance vis-&#224;-vis du patron n'est pas r&#233;elle. Mais si la pr&#233;occupation est la d&#233;mocratie, et pas seulement la justification d'attribution d'aides, pourquoi ne pas &#233;largir la possibilit&#233; de r&#233;f&#233;rendum dans l'entreprise ? En r&#233;alit&#233;, le gouvernement a voulu faire un petit geste envers les syndicats les plus puissants, comme la CGT qui y est tr&#232;s favorable, afin de les impliquer davantage directement dans la signature des accords. De plus, toutes les organisations syndicales &#171; repr&#233;sentatives au niveau national &#187; sont g&#233;n&#233;reusement arros&#233;es pour &#171; soutenir les actions de formations des salari&#233;s qu'elles mandatent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un accord sign&#233; par un salari&#233; mandat&#233; est soumis aux m&#234;mes r&#232;gles. Quand on conna&#238;t les pressions sur les salari&#233;s dans les petites entreprises, on peut s'interroger sur la validit&#233; de votes qui de fait ne sont pas secrets. La pr&#233;c&#233;dente loi a le plus souvent permis &#224; l'employeur d'avoir un accord selon ses d&#233;sirs. Et la mesure selon laquelle &lt;em&gt;&#171; les organisations syndicales reconnues repr&#233;sentatives au plan national peuvent b&#233;n&#233;ficier d'une aide de l 'Etat destin&#233;e &#224; soutenir les actions de formation des salari&#233;s qu'elles mandatent &#187; &lt;/em&gt;ne change que peu de choses : seuls les mandat&#233;s motiv&#233;s syndicalement seront concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le cas des petites entreprises&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'accord sign&#233; par un ou des d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel dans les entreprises de moins de 50 salari&#233;s, devra &#234;tre &lt;em&gt;&#171; approuv&#233; par les salari&#233;s &#224; la majorit&#233; des suffrages exprim&#233;s et valid&#233; par une commission paritaire nationale de branche &#187;. &lt;/em&gt;On va voir les employeurs qui ne voulaient pas voir les syndicats, quels qu'ils soient, m&#234;me sous forme d'un mandat&#233;, faire &#233;lire des DP &#224; leur botte et signer des accords qui ne seront contr&#244;l&#233;s par personne. La validation par la commission paritaire de branche ne semble tout simplement pas r&#233;aliste. Le crit&#232;re essentiel sera de savoir si les services du Minist&#232;re du travail auront comme consigne de refuser tout all&#233;gement tant que cette validation n'aura pas &#233;t&#233; faite... on voit tellement de &#171; souplesse &#187; pour faire du chiffre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin un chef d'&#339;uvre dans les entreprises de moins de 11 salari&#233;s. Si l'employeur fait approuver par la majorit&#233; de ses salari&#233;s le document &#233;tabli par lui &#171; &lt;em&gt;pr&#233;cisant les modalit&#233;s selon lesquelles la dur&#233;e du travail est fix&#233;e &#187;, &lt;/em&gt;il a l'all&#233;gement de charges. On voit tout de suite des salari&#233;s dans un magasin de 3 salari&#233;s refuser cela ! Cette mesure offre tout simplement aux employeurs la possibilit&#233; de recourir &#224; l'annualisation, la modulation, les changements d'horaires de travail sans aucune limite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C.P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> 1982-1998 : La l&#233;gislation sur la dur&#233;e du travail mise &#224; bas
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		<dc:date>1999-01-31T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>35 heures
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		<dc:subject>Code du travail
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<description>Le patronat a des objectifs &#224; long terme fix&#233;s d&#232;s 1972. Il veut obtenir une souplesse dans l'utilisation de la force de travail. Dans les ann&#233;es 70 elle passe par : le recours aux heures suppl&#233;mentaires, et le recours aux contrats &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, au travail temporaire, au temps partiel en s'appuyant sur la volont&#233; des femmes de travailler. Les patrons ont ainsi exp&#233;riment&#233; sur elles une flexibilit&#233; qu'ils cherchent aujourd'hui &#224; &#233;tendre &#224; toute la classe ouvri&#232;re. &lt;br /&gt;Restaient en place les normes&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le patronat a des objectifs &#224; long terme fix&#233;s d&#232;s 1972. Il veut obtenir une souplesse dans l'utilisation de la force de travail. Dans les ann&#233;es 70 elle passe par : le recours aux heures suppl&#233;mentaires, et le recours aux contrats &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, au travail temporaire, au temps partiel en s'appuyant sur la volont&#233; des femmes de travailler. Les patrons ont ainsi exp&#233;riment&#233; sur elles une flexibilit&#233; qu'ils cherchent aujourd'hui &#224; &#233;tendre &#224; toute la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Restaient en place les normes &#233;labor&#233;es depuis un si&#232;cle : la dur&#233;e du travail d&#233;compt&#233;e sur la semaine, la d&#233;finition collective du temps de travail et le r&#244;le central de la loi dans la d&#233;finition des r&#232;gles. Pour imposer aux travailleurs une totale adaptation aux besoins de production sans stocks, au juste &#224; temps ...il fallait changer tout cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une bataille id&#233;ologique s'est engag&#233;e, port&#233;e par les patrons, les gouvernements successifs, les sociologues et statisticiens aux ordres. Son but, retirer toute l&#233;gitimit&#233; &#224; une id&#233;e pourtant simple : plus l'horaire est r&#233;gulier, plus il est collectif, plus il est possible d'organiser sa vie en dehors du travail, et plus les travailleurs sont forts pour d&#233;fendre cette dur&#233;e du travail. On a eu droit &#224; tous les arguments : les besoins des entreprises dans le cadre de la r&#233;habilitation du profit, la comp&#233;tition des entreprises fran&#231;aises au plan international, les possibilit&#233;s pour les patrons &#171; d'&#233;viter les licenciements &#187;, la diversification des horaires pour r&#233;pondre aux aspirations des travailleurs. Le dernier en date &#233;tant que la flexibilit&#233; est la contrepartie &#224; une r&#233;duction du temps de travail, elle-m&#234;me n&#233;cessaire pour donner du travail aux ch&#244;meurs. C'est la sp&#233;cialit&#233; des gouvernements de gauche de donner des miettes aux travailleurs, alors qu'en r&#233;alit&#233; l'essentiel est donn&#233; aux patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bataille id&#233;ologique ne suffisant pas, il fallait faire sauter les blocages l&#233;gaux. De 1982 &#224; la Loi Aubry, il y a eu sur tous les points un retournement complet, assum&#233; par la droite et la gauche.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Fini le calcul hebdomadaire du temps de travail.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La semaine offre un cadre au salari&#233; qui permet d'organiser sa vie. Elle interdit au patron de moduler le travail en fonction des commandes, des saisons, et limite la dur&#233;e d'ouverture des ateliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ordonnance de 1982, celle des 39h, ouvre toutes les br&#232;ches dans lesquelles les modifications ult&#233;rieures s'engouffreront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle inaugure l'annualisation de la r&#233;f&#233;rence du temps de travail en d&#233;comptant les heures suppl&#233;mentaires sur l'ann&#233;e et pr&#233;voit d&#233;j&#224; la possibilit&#233; de recourir &#224; la modulation des horaires de travail sur l'ann&#233;e par accord d'entreprise, en proposant une subvention pour celles qui diminueraient le temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions de modulations, un peu rigides sont assouplies en 1987 par la Loi Seguin, puis par la Loi quinquennale de 1993 qui offre des formules encore plus souples d'annualisation du temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a plus grand chose &#224; bouger : la structure hebdomadaire du travail est d&#233;bord&#233;e. La r&#233;f&#233;rence des n&#233;gociations d'entreprise devient l'ann&#233;e. Il fallait pour n&#233;gocier que les patrons et les syndicats s'y mettent. Cela n'allait pas assez vite. M&#234;me avec la Loi De Robien. Le nombre d'entreprises engageant de telles proc&#233;dures &#233;tait limit&#233;. La Loi Aubry oblige &#224; n&#233;gocier avec date limite et incitation financi&#232;re consid&#233;rable. La volont&#233; est claire. Le cadre l&#233;gal existait, la loi oblige &#224; l'utiliser.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Diminution du nombre de salari&#233;s travaillant en horaire collectif.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La r&#232;gle &#233;tait la fixation collective des horaires de travail dans des cadres l&#233;gaux. Cela r&#233;duisait un peu l'arbitraire patronal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en 1982 que l'ordonnance introduit la possibilit&#233; de mettre en place &#171; sur demande du personnel &#187; des horaires individuels flexibles. Petite garantie : le CE a le droit de veto, il l'exerce rarement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est surtout par le temps partiel que l'individualisation concerne de plus en plus de travailleurs. Sur ce terrain, depuis 1982, tous les gouvernants ont eu la m&#234;me politique d'incitation financi&#232;re pour les patrons qui embauchent &#224; temps partiel. La part des actifs travaillant &#224; temps partiel est pass&#233;e de 8,2% en 1979 &#224; 15% aujourd'hui. Cela concerne principalement les femmes : 29% des femmes qui travaillent sont &#224; temps partiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout l'individualisation ne se r&#233;pand pas aussi vite que l'annualisation parce qu'en l'absence de salaire au rendement, le temps de travail est encore pour les patrons le moyen le plus efficace de contr&#244;le du travail.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Fini les lois, vive les accords d'entreprise.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis le XIX&#176; si&#232;cle, les lois relatives au temps de travail ne pouvaient &#234;tre transgress&#233;es, m&#234;me avec l'accord des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore une fois c'est en 1982 que l'ordonnance pr&#233;voit en m&#234;me temps la modification des d&#233;crets d'application de la loi des 40 h et la possibilit&#233; de d&#233;roger aux r&#232;gles par accord collectif . Les d&#233;crets ne seront pas modifi&#233;s par de nouveaux d&#233;crets, ils tomberont d'eux m&#234;mes par la signature d'accords. Dans ce cadre le r&#233;sultat des n&#233;gociations peut &#234;tre moins favorable au salari&#233; que le r&#233;gime l&#233;gal, alors qu'auparavant un accord ne pouvait qu'apporter des avantages suppl&#233;mentaires : ainsi des accords de branche vont pr&#233;voir un contingent annuel d'heures suppl&#233;mentaires sup&#233;rieur aux 130 heures r&#233;glementaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but les possibilit&#233;s de d&#233;rogation &#233;taient limit&#233;es. Mais ces limites tombent vite. La Loi Delebarre de 1986, puis surtout la Loi Seguin de 1987 rendent la modulation possible par accord d'entreprise, sans autre contrainte. Elle laisse ainsi &#224; chaque entreprise, &#224; chaque syndicat, m&#234;me minoritaire, la possibilit&#233; de r&#233;gler ces questions essentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Loi Aubry parach&#232;ve une &#233;volution en l'aggravant. Avant, il fallait qu'existe dans l'entreprise une section syndicale repr&#233;sentative pour qu'un accord d&#233;rogatoire soit conclu. Vu l'implantation syndicale, notamment dans les PME, le nombre de travailleurs susceptibles d'&#234;tre concern&#233;s &#233;tait donc limit&#233;. Avec la possibilit&#233; de conclusion d'accords par un salari&#233; mandat&#233; par un syndicat, m&#234;me en l'absence de section syndicale, on ouvre la porte &#224; toutes les d&#233;rives favorables au patronat dans les PME, avec l'objectif que cela p&#232;se sur les grosses boites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Loi Aubry s'inscrit dans une &#233;volution profonde de la politique &#171; sociale &#187;, et vise &#224; prolonger en les accentuant sur certains points les &#233;volutions des 16 derni&#232;res ann&#233;es. Chaque gouvernement a rajout&#233; une pierre &#224; un &#233;difice dont l'objectif est unique depuis le d&#233;but : adapter le temps de travail des millions de travailleurs aux besoins des b&#233;n&#233;fices de quelques milliers de patrons .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles PAZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;La dur&#233;e du travail : un combat de toujours.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis le si&#232;cle dernier l'augmentation de la productivit&#233; est telle que la question se pose en permanence. Sur les 100 derni&#232;res ann&#233;es, elle a augment&#233; au point qu'il faut aujourd'hui 13 fois moins d'heures de travail pour produire un produit donn&#233;. Mais l'effet pour la classe ouvri&#232;re n'est pas obligatoirement favorable. Les luttes pour la r&#233;duction du temps de travail, pour le droit au repos, aux cong&#233;s, existent depuis la naissance du mouvement ouvrier et la l&#233;gislation du travail en France na&#238;t sur ce sujet au milieu du XIX&#176; si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1841 - 8h par jour pour les enfants de 8 &#224; 12 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1848 - dur&#233;e maximale quotidienne 12h.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1900 - diminution de cette dur&#233;e &#224; 10 h.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1906 - 6 jours maximum par semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1919 - la r&#233;volution menace en Europe, il faut acheter la paix sociale : la loi des 8h par jour est adopt&#233;e. Mais on travaille 6 jours par semaine, donc 48 h.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1936 - la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale &#233;clate au moment de l'&#233;lection du gouvernement de Front Populaire : adoption de la loi des 40h (8 heures sur 5 jours de travail) et 2 semaines de cong&#233;s pay&#233;s. Mais les patrons arrivent &#224; maintenir la dur&#233;e r&#233;elle bien au del&#224; de cela avec des motifs de pr&#233;paration de la guerre, puis de reconstruction, puis... La dur&#233;e effective se situera en fait entre 44 et 45 h par semaine jusqu'en 1969 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la crise la dur&#233;e r&#233;elle va diminuer pour atteindre 40,5 h en 1981, essentiellement par diminution des heures suppl&#233;mentaires dans un premier temps, puis par l'introduction du temps partiel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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