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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Espagne : de la rue aux urnes, et vice-versa ?
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		<dc:subject>Elections
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		<dc:subject>Espagne
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		<dc:subject>Podemos
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		<dc:subject>Monde
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		<description>Le gouvernement sortant de Mariano Rajoy pr&#233;tendait avoir sorti l'Espagne de la crise. Rien que &#231;a ! Avec plus de 22 % de ch&#244;mage et la g&#233;n&#233;ralisation de la pr&#233;carit&#233; et des bas salaires, c'est une sacr&#233;e blague pour la population. &lt;br /&gt;Avec 28 % des voix aux &#233;lections de dimanche, le parti de droite n'a pas de quoi crier victoire m&#234;me s'il est arriv&#233; en t&#234;te. Le parti socialiste, au gouvernement avant 2011, non plus : il n'a obtenu que 22 %. &lt;br /&gt;Dans ces &#233;lections, la col&#232;re sociale s'est exprim&#233;e notamment par le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement sortant de Mariano Rajoy pr&#233;tendait avoir sorti l'Espagne de la crise. Rien que &#231;a ! Avec plus de 22 % de ch&#244;mage et la g&#233;n&#233;ralisation de la pr&#233;carit&#233; et des bas salaires, c'est une sacr&#233;e blague pour la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec 28 % des voix aux &#233;lections de dimanche, le parti de droite n'a pas de quoi crier victoire m&#234;me s'il est arriv&#233; en t&#234;te. Le parti socialiste, au gouvernement avant 2011, non plus : il n'a obtenu que 22 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces &#233;lections, la col&#232;re sociale s'est exprim&#233;e notamment par le vote pour Podemos (plus de 20 % des voix). Ce parti s'inscrit dans le sillage de la mobilisation des Indign&#233;s qui avaient occup&#233; les places du pays en 2011, de ceux qui se sont oppos&#233;s aux expulsions des logements dans les quartiers, de ceux qui avaient tenacement manifest&#233; pour la d&#233;fense des services publics comme la sant&#233; ou l'enseignement face aux mesures d'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Podemos, pr&#233;sent&#233; parfois comme un parti d'extr&#234;me gauche, mise tout sur les &#233;lections et ne met en avant qu'un programme de r&#233;formes tr&#232;s limit&#233;. En moins de deux ans d'existence, il a s&#233;rieusement recentr&#233; son discours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'urgence serait que la col&#232;re qui s'est exprim&#233;e dans les urnes reprenne aussi le chemin des rues et des luttes, car, quel que soit le gouvernement qui pourrait sortir des combinaisons politiciennes des prochaines semaines, celui-ci cherchera &#224; faire payer la crise aux travailleurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> &#201;lections du 24 mai : Apr&#232;s la Puerta del Sol, les &#171; indign&#233;s &#187; occupent-ils les mairies ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Elections-du-24-mai-Apres-la</link>
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		<dc:date>2015-06-27T14:15:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Espagne
</dc:subject>
		<dc:subject>Podemos
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		<dc:subject>Monde
</dc:subject>

		<description>Le samedi 13 juin, Ada Colau est devenue la nouvelle maire de Barcelone. Ada Colau &#233;tait connue dans tout le pays comme porte-parole du mouvement PAH (Plateforme des personnes affect&#233;es par les hypoth&#232;ques). La PAH a d&#233;nonc&#233; vigoureusement ces derni&#232;res ann&#233;es les banques qui mettent hors de leur logement des milliers de personnes pour non-paiement des traites, et le gouvernement et les politiciens au service de ces banquiers. Surtout, la PAH a emp&#234;ch&#233;, en organisant concr&#232;tement la r&#233;sistance, de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le samedi 13 juin, Ada Colau est devenue la nouvelle maire de Barcelone. Ada Colau &#233;tait connue dans tout le pays comme porte-parole du mouvement PAH (Plateforme des personnes affect&#233;es par les hypoth&#232;ques). La PAH a d&#233;nonc&#233; vigoureusement ces derni&#232;res ann&#233;es les banques qui mettent hors de leur logement des milliers de personnes pour non-paiement des traites, et le gouvernement et les politiciens au service de ces banquiers. Surtout, la PAH a emp&#234;ch&#233;, en organisant concr&#232;tement la r&#233;sistance, de nombreuses expulsions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'investiture d'Ada Colau a &#233;t&#233; applaudie par des milliers de personnes sur la place Sant Jaume de Barcelone, o&#249; a retenti le slogan &#171; S&#237;, se puede &#187; (Oui, on peut) qui a marqu&#233; les manifestations en Espagne ces derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ada Colau a annonc&#233; qu'elle baisserait le salaire de maire &#224; 2 200 euros mensuels. Les moyens de la mairie seraient destin&#233;s d'abord pour la situation sociale des classes populaires de la ville, en particulier sur la question des expulsions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste de Ada Colau, Barcelona en com&#250; (Barcelone en commun), regroupait des militants issus de la mouvance des indign&#233;s, de la PAH, ainsi que des repr&#233;sentants locaux de IU (Gauche unie, la coalition autour du PCE) et du nouveau parti Podemos (&lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Podemos-un-an-apres' class='spip_in'&gt;voir notre article&lt;/a&gt;). Cette liste a obtenu 25 % des voix, et 11 des 41 conseillers municipaux. Sans majorit&#233; absolue, Ada Colau doit son &#233;lection au vote favorable de la coalition h&#233;t&#233;roclite des conseillers municipaux des diff&#233;rentes listes de gauche&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Outre les onze &#233;lus de Barcelona en com&#250;, ont vot&#233; en faveur de Colau les (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#192; Madrid aussi&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle maire s'appelle Manuela Carmena. Sa liste &#171; Ahora Madrid &#187; (Maintenant Madrid) dite aussi &#171; citoyenne &#187; et &#171; d'unit&#233; populaire &#187;, a obtenu 31 % des voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le PP (Partido popular, le parti de droite actuellement au gouvernement), qui dirigeait la mairie depuis 1991, la d&#233;faite aux &#233;lections municipales du 24 mai est de taille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, quand la droite hurle contre la victoire du &#171; communisme &#187; et de la gauche radicale, affirme que la libert&#233;, la propri&#233;t&#233;, la vie et les valeurs chr&#233;tiennes sont &#224; d&#233;fendre, quand la candidate perdante du PP, Esperanza Aguirre, d&#233;nonce la future formation de &#171; soviets &#187; qui seraient dans le programme de &#171; Ahora Madrid &#187;, il y a une bonne part d'hyst&#233;rie et de mise en sc&#232;ne. Dans la m&#234;me veine, Ana Palacio, du PP, a fait le parall&#232;le entre la victoire d'Ada Colau &#224; Barcelone&#8230; et la progression de l'&#201;tat islamique en Syrie ! Quitte &#224; vouloir faire peur&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manuela Carmena, avait milit&#233; au Parti communiste espagnol (PCE) pendant le franquisme&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Manuela Carmena avait &#233;t&#233; une des fondatrices du cabinet d'avocats li&#233; au (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Au d&#233;but des ann&#233;es 1980, elle est devenue juge, une juge ne masquant pas des convictions de gauche certes, mais qui n'est au fond qu'une social-d&#233;mocrate humaniste, aujourd'hui membre d'aucun parti. Son &#233;lection comme maire tient d'abord au soutien du PSOE (le Parti socialiste ouvrier espagnol), arriv&#233; troisi&#232;me. Le programme de &#171; Ahora Madrid &#187; &#233;tait uniquement constitu&#233; de questions municipales et limit&#233; &#224; ce qu'offrent les possibilit&#233;s l&#233;gales d'une mairie, et il n'a rien de bien radical. Parmi ses premiers gestes, Manuela Carmena a rencontr&#233; Jos&#233; Ignacio Goirigolzarri, le pr&#233;sident de la banque Bankia, responsable de milliers d'expulsions. Carmena a estim&#233; que cette r&#233;union &#233;tait positive : d'apr&#232;s elle, le banquier a fait preuve d'&#233;coute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, le PP perd un de ses bastions et tout ce que cela peut repr&#233;senter : l'ancienne &#233;quipe a fait tourner &#224; plein r&#233;gime les d&#233;chiqueteuses pour faire dispara&#238;tre des tonnes et des tonnes de papiers en quelques jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Barcelone, ce n'est pas le PP qui est d&#233;log&#233; de la mairie, mais CiU (Convergence et union), le parti nationaliste catalan de droite. Banquiers et milieux d'affaires ont exprim&#233; leur inqui&#233;tude. M&#234;me si le geste de Colau de signer un engagement que la mairie continuerait &#224; soutenir le Mobile world congress (le salon mondial de l'industrie du t&#233;l&#233;phone portable qui se tient chaque ann&#233;e &#224; Barcelone) a un peu rassur&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Saragosse, &#224; La Corogne, &#224; Cadix et dans d'autres villes, des listes d'unit&#233; populaire semblables &#224; celles de Barcelone ou de Madrid ont remport&#233; la mairie. &#192; Valence, la troisi&#232;me ville du pays, le PP est battu par les r&#233;gionalistes de gauche de Comprom&#237;s&lt;em&gt;,&lt;/em&gt; avec le soutien de Podemos.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Bient&#244;t de nouvelles &#233;lections&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le m&#234;me jour que les municipales, se tenaient aussi les &#233;lections r&#233;gionales dans 13 des 17 &#171; communaut&#233;s autonomes &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Sauf en Andalousie, Pays Basque, Catalogne et Galice. Les &#233;lections (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Podemos, qui s'y pr&#233;sentait sous son &#233;tiquette propre et non dans des alliances, a obtenu des r&#233;sultats importants (entre 10 % et 20 % suivant les r&#233;gions), mais n'est nulle part en t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La droite gouvernementale subit une d&#233;faite &#224; ces &#233;lections, m&#234;me si le PP semble conserver un socle d'&#233;lecteurs assez solide, et demeure le parti avec le plus de voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PSOE recule et obtient son plus mauvais r&#233;sultat aux municipales en pourcentage depuis 1979. Mais comme il a conquis certaines r&#233;gions et villes, il peut pr&#233;tendre &#224; rester le principal parti d'opposition et se pr&#233;sente comme le seul vainqueur possible contre le PP aux prochaines &#233;lections &#171; g&#233;n&#233;rales &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les l&#233;gislatives, qui d&#233;cideront de la couleur du futur gouvernement, vont venir tr&#232;s rapidement, probablement en novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Podemos s'affirme comme troisi&#232;me force politique du pays, talonnant de pr&#232;s le PSOE. Il d&#233;passe nettement Izquierda unida (IU, Gauche unie), la coalition autour du PCE, qui n'a pourtant pas compl&#232;tement disparu de la sc&#232;ne. &#192; droite, c'est Ciudadanos (Citoyens), un parti assez r&#233;cent&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Ciudadanos s'&#233;tait initialement construit en Catalogne, et son principal axe (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et qui fait campagne essentiellement contre la corruption qui a mordu sur l'&#233;lectorat d'un PP englu&#233; dans de multiples affaires. Parfois qualifi&#233; de Podemos de droite, puisque c'est un parti jeune b&#233;n&#233;ficiant d'une ascension rapide sur la base du discr&#233;dit des deux grands partis, il a &#233;t&#233; clairement mis en avant par certains m&#233;dias ces derniers mois pour tenter de contrer la mont&#233;e de Podemos.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le temps des alliances&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;lections ont sacr&#233;ment bouscul&#233; le paysage politique&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Il faudrait, pour &#234;tre complet, aussi &#233;voquer les mouvements particuliers &#224; (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Podemos et les listes municipales d'unit&#233; populaire qu'il soutenait ont bel et bien marqu&#233; des points. C'est que le m&#233;contentement social est profond face &#224; un gouvernement qui pr&#233;tend que la crise est de l'histoire ancienne et que les statistiques de croissance sont tr&#232;s favorables, alors qu'il y a toujours 23 % de ch&#244;mage, que les statistiques sur la pauvret&#233; sont toutes alarmantes, que les expulsions continuent, que les services publics subissent coupe budg&#233;taire apr&#232;s coupe budg&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ces &#233;lections, s'est ouvert une p&#233;riode de tractations entre partis pour constituer des majorit&#233;s pour les mairies et les communaut&#233;s autonomes dans un paysage politique souvent tr&#232;s &#233;clat&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de Podemos, on ne se refuse pas &#224; envisager et &#224; conclure des accords avec le PSOE. C'est dans ce contexte que s'est tenue la premi&#232;re rencontre, autour d'un d&#238;ner dans un h&#244;tel, entre Pablo Iglesias et Pedro S&#225;nchez, les secr&#233;taires de Podemos et du PSOE. Une nette inflexion par rapport au moment o&#249; Pablo Iglesias construisait sa popularit&#233; en d&#233;non&#231;ant avec brio le PP et le PSOE, les partis de la &#171; caste &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 juin 2015, &lt;strong&gt;Michel CHARVET&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_876 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L332xH230/podem-28b4c.png?1526798645' width='332' height='230' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Outre les onze &#233;lus de Barcelona en com&#250;, ont vot&#233; en faveur de Colau les quatre du PSC (la branche locale du Parti socialiste), les cinq d'ERC (la Gauche r&#233;publicaine de Catalogne, ind&#233;pendantistes catalans) et un des trois &#233;lus de la CUP (Candidature d'unit&#233; populaire, &#8216;gauche de la gauche' ind&#233;pendantiste).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Manuela Carmena avait &#233;t&#233; une des fondatrices du cabinet d'avocats li&#233; au syndicat Commissions ouvri&#232;res qui fut attaqu&#233; par un commando d'extr&#234;me droite en 1977 (l'attentat avait fait cinq morts).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Sauf en Andalousie, Pays Basque, Catalogne et Galice. Les &#233;lections andalouses ont eu lieu en mars 2015, et les catalanes doivent se tenir le 27 septembre 2015. Le Pays Basque et la Galice voteront en 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ciudadanos s'&#233;tait initialement construit en Catalogne, et son principal axe &#233;tait le combat contre le catalanisme, au nom du nationalisme espagnol.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Il faudrait, pour &#234;tre complet, aussi &#233;voquer les mouvements particuliers &#224; certaines r&#233;gions, comme l'&#233;mergence de Comprom&#237;s, un parti r&#233;gionaliste de gauche &#224; Valence, ou la d&#233;faite en Navarre du parti de droite UPN (Union du peuple navarrais).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Podemos, un an apr&#232;s
</title>
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		<dc:subject>Espagne
</dc:subject>
		<dc:subject>Podemos
</dc:subject>

		<description>Il y a un an, Podemos cr&#233;ait la surprise en obtenant pr&#232;s de 8 % aux &#233;lections europ&#233;ennes, et obtenait cinq d&#233;put&#233;s europ&#233;ens. La formation, jeune de quelques mois seulement, dirig&#233;e par le m&#233;diatique et populaire Pablo Iglesias, cristallisait dans les urnes le m&#233;contentement qui s'&#233;tait exprim&#233; dans le pays par de multiples mobilisations sociales : le mouvement des &#171; indign&#233;s &#187; dit du 15-M (pour le 15 mai 2011), les diff&#233;rentes &#171; mar&#233;es &#187;, comme la mar&#233;e blanche pour la d&#233;fense de la sant&#233; publique, la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a un an, Podemos cr&#233;ait la surprise en obtenant pr&#232;s de 8 % aux &#233;lections europ&#233;ennes, et obtenait cinq d&#233;put&#233;s europ&#233;ens&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir nos articles dans Convergences r&#233;volutionnaires n&#176; 96.' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. La formation, jeune de quelques mois seulement, dirig&#233;e par le m&#233;diatique et populaire Pablo Iglesias, cristallisait dans les urnes le m&#233;contentement qui s'&#233;tait exprim&#233; dans le pays par de multiples mobilisations sociales : le mouvement des &#171; indign&#233;s &#187; dit du 15-M (pour le 15 mai 2011), les diff&#233;rentes &#171; mar&#233;es &#187;, comme la mar&#233;e blanche pour la d&#233;fense de la sant&#233; publique, la mar&#233;e verte pour la d&#233;fense de l'&#233;ducation publique, ou le mouvement anti-expulsions, la PAH (Plateforme des personnes affect&#233;es par les hypoth&#232;ques). Sans oublier les deux journ&#233;es de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale en 2012 qui avaient &#233;t&#233; appel&#233;es par les principales centrales syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un parti neuf &#224; la conqu&#234;te
du gouvernement ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le soir des europ&#233;ennes, la direction de Podemos avait clairement marqu&#233; le cap : il fallait faire de Podemos un parti susceptible de remporter les &#233;lections, de se retrouver &#224; la t&#234;te du gouvernement. Toute l'&#233;nergie de Podemos, qui a suscit&#233; les espoirs des milliers de personnes qui l'ont ralli&#233;, a &#233;t&#233; dirig&#233;e en ce sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au congr&#232;s fondateur d'octobre 2014, la direction autour de Pablo Iglesias s'&#233;tait impos&#233;e largement face &#224; d'autres secteurs plus ou moins critiques provenant de l'extr&#234;me gauche ou de la mobilisation des indign&#233;s. Le parti devait &#234;tre &#171; efficace &#187;, &#171; centralis&#233; &#187; pour gagner les &#233;lections, tel &#233;tait l'axe politique de Pablo Iglesias. Le but &#233;tait de cr&#233;er une &#171; machine de guerre &#233;lectorale &#187;, comme le r&#233;sumait &#205;&#241;igo Errej&#243;n, consid&#233;r&#233; comme le num&#233;ro 2 du parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 2014, Podemos atteignait jusqu'&#224; 30 % dans les sondages et se retrouvait parfois devant les autres partis. Le 30 janvier 2015, une manifestation &#224; l'appel de Podemos regroupait des dizaines de milliers de personnes &#224; Madrid, venues de tout le pays. Cette manifestation &#171; pour le changement &#187; n'avait pas r&#233;ellement de revendications, mais &#233;tait une sorte de d&#233;monstration de force du parti pour d&#233;buter une ann&#233;e riche en &#233;lections. &lt;em&gt;&#171; Tic-tac, tic-tac, tic-tac&#8230; &#187;&lt;/em&gt;, y disait Pablo Iglesias en s'adressant &#224; Mariano Rajoy, pour &#233;voquer les rares mois qui resteraient au chef de gouvernement et qui suffiraient &#224; Podemos pour s'imposer &#224; la Moncloa (le Matignon espagnol).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, les dirigeants de Podemos n'ont cess&#233; de multiplier les gestes de mod&#233;ration : le calcul &#233;tait de s&#233;duire un &#233;lectorat large et de s'&#233;loigner un peu de l'image de parti d'extr&#234;me gauche qui colle &#224; Podemos. Des revendications comme l'interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits ont &#233;t&#233; retir&#233;es du programme. Pablo Iglesias a pr&#233;sent&#233; son programme comme inspir&#233; de la social-d&#233;mocratie du Nord de l'Europe. Il s'est rendu &#224; New York pour rencontrer des personnalit&#233;s du monde &#233;conomique et rassurer les investisseurs &#233;trangers. Une d&#233;l&#233;gation de Podemos a rencontr&#233; le FMI. Pablo Iglesias a applaudi le pape Fran&#231;ois au Parlement europ&#233;en, et salu&#233; le nouveau roi Felipe VI &#224; Bruxelles. Podemos veut se placer au centre de l'&#233;chiquier politique, et parfois joue sur l'ambigu&#239;t&#233; d'un certain &#171; ni de droite ni de gauche &#187;, &#233;voquant dans ses discours la &#171; patrie &#187; et la souverainet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Podemos est toujours rest&#233; une cible de la droite, que ce soit le PP ou les m&#233;dias r&#233;actionnaires (presse &#233;crite ou certaines cha&#238;nes de la TNT). Elle ne se lasse pas de les pr&#233;senter comme un parti de la gauche radicale, anti-syst&#232;me, financ&#233; par le Venezuela, complice des s&#233;paratistes et qui supprimerait la Constitution et la d&#233;mocratie une fois arriv&#233; au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le changement devait
commencer en Andalousie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lections r&#233;gionales de mars 2015 en Andalousie ont pu &#234;tre pr&#233;sent&#233;es comme un revers pour Podemos. Et pourtant ! Podemos y a obtenu plus de 14 % des voix, avec 15 &#233;lus au parlement andalou. Mais c'&#233;tait en de&#231;&#224; des scores les plus optimistes donn&#233;s par certains sondages, et loin des discours triomphalistes de Podemos dans la campagne qui annon&#231;ait que &lt;em&gt;&#171; le changement va commencer en Andalousie &#187;&lt;/em&gt; et scandait dans ses meetings &lt;em&gt;&#171; Teresa presidenta &#187;&lt;/em&gt; (&#171; Teresa pr&#233;sidente [du gouvernement andalou] &#187;, du nom de Teresa Rodr&#237;guez, la repr&#233;sentante de Podemos en Andalousie&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Membre de Anticapitalistas, l'association qui a succ&#233;d&#233; &#224; Izquierda (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;). Mais le PSOE s'est maintenu dans cette r&#233;gion o&#249; il gouverne sans interruption depuis plus de 30 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin avril, Juan Carlos Monedero d&#233;missionnait des organes dirigeants de Podemos. Consid&#233;r&#233; alors comme le num&#233;ro 3 et l'id&#233;ologue du parti, il est l'un des dirigeants le plus mis en cause par ses proximit&#233;s avec certains r&#233;gimes latino-am&#233;ricains, comme le Venezuela. Plus ou moins explicitement, il a mis en cause une ligne trop mod&#233;r&#233;e qui serait promue par Errej&#243;n. Pour Monedero, il aurait fallu conserver &#171; les deux &#226;mes &#187; de Podemos, celle issue des mouvements sociaux et de la contestation dans les luttes, et celle qui vise les &#233;lections et le pouvoir, et il lui semblait que la premi&#232;re &#233;tait trop oubli&#233;e par rapport &#224; la deuxi&#232;me. Il expliquait ne plus se sentir &#224; l'aise dans une organisation o&#249; une minute de passage dans un d&#233;bat t&#233;l&#233;vis&#233; compterait plus qu'une discussion approfondie en interne. &#192; &#171; Game of Thrones &#187; (Pablo Iglesias avait offert au roi Felipe VI les DVD de cette s&#233;rie qu'il affectionne), il pr&#233;f&#233;rerait Eduardo Galeano (l'auteur des &#171; Veines ouvertes de l'Am&#233;rique latine &#187; qui venait de d&#233;c&#233;der), avait expliqu&#233; Monedero.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='En r&#233;f&#233;rence &#224; Hugo Ch&#225;vez, qui avait offert &#224; Obama le livre de Eduardo Galeano (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce retrait de Monedero est-il significatif d'un malaise plus g&#233;n&#233;ral dans Podemos ? Bien difficile &#224; dire. En tout cas, il est certain qu'une partie du milieu militant, syndicalistes, de gauche et d'extr&#234;me gauche, qui a pu regarder Podemos avec enthousiasme, peut avoir ses doutes devant des perspectives tr&#232;s &#233;troitement &#233;lectorales et des positionnements explicitement r&#233;formistes de la direction de cette formation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Et maintenant ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les &#233;lections du 24 mai, certaines voix, &#224; commencer par IU, sugg&#232;rent &#224; Pablo Iglesias de constituer pour les prochaines l&#233;gislatives des listes plus unitaires, &#224; l'image de celles qu'ont dirig&#233;es Manuela Carmena &#224; Madrid ou Ada Colau &#224; Barcelone, qui ne sont pas membres de Podemos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me n'est certainement pas l&#224; pour les classes populaires. Ce n'est pas telle ou telle formule &#233;lectorale susceptible de faire un meilleur score qui pourra changer les choses. Ce qui pourrait vraiment compter, c'est que le m&#233;contentement qui s'est exprim&#233; &#224; plusieurs reprises, dans la rue et dans des mobilisations, d&#233;bouche sur des luttes qui se fixent comme perspective d'&#233;tablir un rapport de forces favorable &#224; la classe ouvri&#232;re, en Espagne comme dans toute l'Europe. Il y aurait bien besoin d'une force politique qui donne clairement cette perspective. Bien au-del&#224; des simples calculs &#233;lectoralistes auxquels on assiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9 juin 2015, M.C.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Podemos et les &#171; marches de la dignit&#233; &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En mars, Madrid connaissait les deuxi&#232;mes &#171; marches de la dignit&#233; &#187;. En mars 2014, ces marches regroupaient sur des revendications sociales (du pain, du travail et un toit) des syndicats minoritaires, des associations, des mouvements sociaux, des organisations politiques de gauche et d'extr&#234;me gauche. Ils &#233;taient parvenus &#224; r&#233;unir une &#233;norme manifestation &#224; Madrid, regroupant un milieu populaire, ouvrier, avec une tonalit&#233; combative de lutte de classes. Les discours s'&#233;taient achev&#233;s sur la perspective d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celles de mars 2015 ont rassembl&#233; quelques dizaines de milliers de personnes. La preuve qu'il y a toujours une fraction de la population pr&#234;te &#224; entrer en lutte. Mais aussi que les perspectives &#233;lectorales ont probablement, pour l'heure, pris le dessus sur les perspectives de lutte sociale dans tout un milieu. Podemos s'est certes montr&#233; solidaire de la Marche. Mais Podemos n'en a pas fait un objectif du parti, n'a pas utilis&#233; les tribunes dont il dispose pour la populariser. Bien plus importantes &#233;taient, pour lui, les &#233;lections andalouses qui se sont tenues le lendemain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir nos articles dans &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Espagne-272-' class='spip_in'&gt;Convergences r&#233;volutionnaires n&#176; 96.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Membre de Anticapitalistas, l'association qui a succ&#233;d&#233; &#224; Izquierda anticapitalista, rattach&#233;e &#224; la IV&#176; Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En r&#233;f&#233;rence &#224; Hugo Ch&#225;vez, qui avait offert &#224; Obama le livre de Eduardo Galeano !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'Assembl&#233;e citoyenne de Podemos
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/L-Assemblee-citoyenne-de-Podemos</link>
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		<dc:date>2014-11-20T20:50:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Espagne
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		<dc:subject>Podemos
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		<description>Sous ce nom, c'est le congr&#232;s de fondation qui a commenc&#233; le 15 septembre et s'ach&#232;vera le 15 novembre. Si une grande partie des op&#233;rations a lieu sur Internet (avec, bien entendu, des d&#233;bats dans les cercles locaux), le point fort a &#233;t&#233;, les 18 et 19 octobre, une r&#233;union pl&#233;ni&#232;re sur les orientations et la d&#233;finition du parti. Environ 7 000 personnes y ont assist&#233; (l'entr&#233;e &#233;tait libre), venues de toute l'Espagne. &lt;br /&gt;Trois sujets &#233;taient &#224; l'ordre du jour : les principes &#233;thiques, la structure&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sous ce nom, c'est le congr&#232;s de fondation qui a commenc&#233; le 15 septembre et s'ach&#232;vera le 15 novembre. Si une grande partie des op&#233;rations a lieu sur Internet (avec, bien entendu, des d&#233;bats dans les cercles locaux), le point fort a &#233;t&#233;, les 18 et 19 octobre, une r&#233;union pl&#233;ni&#232;re sur les orientations et la d&#233;finition du parti. Environ 7 000 personnes y ont assist&#233; (l'entr&#233;e &#233;tait libre), venues de toute l'Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois sujets &#233;taient &#224; l'ordre du jour : les principes &#233;thiques, la structure organisationnelle et l'orientation politique. Sur chacun de ces trois sujets, des dizaines de textes &#233;taient propos&#233;s, qui ont pu &#234;tre d&#233;fendus &#224; la tribune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au vote, il n'a pas eu lieu lors de l'assembl&#233;e mais s'est tenu apr&#232;s sur Internet : il &#233;tait ouvert &#224; tout inscrit au parti sur son site. 80 % des 112 070 votants se sont prononc&#233;s pour les trois textes soutenus par Pablo Iglesias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; noter qu'Iglesias s'est livr&#233; &#224; un certain chantage en annon&#231;ant qu'il se retirerait de la direction et de son r&#244;le de porte-parole si ses textes n'&#233;taient pas adopt&#233;s. De plus, on ne pouvait pas voter s&#233;par&#233;ment sur une partie seulement des trois textes propos&#233;s par son &#233;quipe, ce que les adh&#233;rents de Podemos n'ont appris qu'au lendemain de la conf&#233;rence ! La man&#339;uvre tendait &#224; transformer le vote en un vote pour ou contre Pablo Iglesias, une sorte de pl&#233;biscite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des trois discussions, ce sont les questions organisationnelles qui ont suscit&#233; le plus de d&#233;bats. Le principal texte alternatif (12 % des voix) &#233;tait soutenu par trois des cinq d&#233;put&#233;s europ&#233;ens, dont Teresa Rodr&#237;guez, militante de IA, et proposait un mode de fonctionnement de la direction plus coll&#233;gial que celui d&#233;fendu par Iglesias (avec trois porte-parole au lieu d'un unique secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral), avec un r&#244;le plus important donn&#233; aux cercles de base et moindre aux votes t&#233;l&#233;matiques, tendant &#224; un parti plus militant. La r&#233;ponse de Pablo Iglesias a &#233;t&#233; tranchante : &lt;em&gt;&#171; Trois secr&#233;taires g&#233;n&#233;raux ne peuvent pas battre Rajoy ou Pedro S&#225;nchez&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le nouveau leader du PSOE, 42 ans, &#233;lu secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral en juillet dernier et (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, un le peut &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le nouveau leader du PSOE, 42 ans, &#233;lu secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral en juillet dernier et qui &#233;tait auparavant un parfait inconnu du grand public.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Ce qu'est&#8230; et n'est pas Podemos
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Ce-qu-est-et-n-est-pas-Podemos</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Ce-qu-est-et-n-est-pas-Podemos</guid>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne
</dc:subject>
		<dc:subject>Podemos
</dc:subject>

		<description>Il y a dix mois, en janvier, un petit noyau de militants annon&#231;ait &#224; Madrid la cr&#233;ation d'un nouveau mouvement politique, Podemos. Cinq mois plus tard, le 25 mai, Podemos cr&#233;ait la surprise aux europ&#233;ennes, en obtenant 8 % des voix et cinq d&#233;put&#233;s. Et, aujourd'hui, alors que &#171; l'Assembl&#233;e citoyenne &#187;, le congr&#232;s fondateur de Podemos, touchera &#224; sa fin le 15 novembre, un sondage paru dans le quotidien El Pa&#237;s le donne comme parti arrivant &#224; la premi&#232;re place, avec un score de 27 %, d&#233;passant les deux grands&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a dix mois, en janvier, un petit noyau de militants annon&#231;ait &#224; Madrid la cr&#233;ation d'un nouveau mouvement politique, Podemos. Cinq mois plus tard, le 25 mai, Podemos cr&#233;ait la surprise aux europ&#233;ennes, en obtenant 8 % des voix et cinq d&#233;put&#233;s. Et, aujourd'hui, alors que &#171; l'Assembl&#233;e citoyenne &#187;, le congr&#232;s fondateur de Podemos, touchera &#224; sa fin le 15 novembre, un sondage paru dans le quotidien &lt;em&gt;El Pa&#237;s&lt;/em&gt; le donne comme parti arrivant &#224; la premi&#232;re place, avec un score de 27 %, d&#233;passant les deux grands partis, Parti populaire (PP, de droite) et Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), qui se sont succ&#233;d&#233; au pouvoir depuis 1982. Bien s&#251;r, ce n'est qu'un sondage. Mais il est certain qu'une fraction assez large de la population regarde vers Podemos. Les 18 et 19 octobre, une conf&#233;rence de Podemos se tenait avec environ 7 000 participants (l'entr&#233;e &#233;tait libre) dans une grande salle de spectacles de Madrid. Le parti reposerait sur environ un millier de cercles locaux, r&#233;partis dans toutes les provinces du pays, dont quelques cercles &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le contexte d'un tel succ&#232;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a d'abord la crise. Toujours plus de 25 % de ch&#244;mage, bien plus dans certaines r&#233;gions et chez les jeunes. Les difficult&#233;s du quotidien se font sentir lourdement, avec des familles o&#249; plus personne ne travaille depuis des ann&#233;es. La pauvret&#233; atteint des records, on compte 2,3 millions d'enfants pauvres. Quand le gouvernement de Mariano Rajoy (PP) pr&#233;tend que l'&#233;conomie va mieux et que c'est la sortie de la crise, personne n'y croit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PSOE et PP sont largement discr&#233;dit&#233;s. Les politiques qu'ils ont men&#233;es (le PSOE jusque fin 2011, le PP depuis) ont d&#233;t&#233;rior&#233; les services publics, facilit&#233; les licenciements, r&#233;duit les salaires et les prestations sociales, repouss&#233; l'&#226;ge de la retraite, sauv&#233; les banques et laiss&#233; faire les expulsions, etc. Mais c'est aussi une succession de scandales financiers qui n'&#233;pargnent aucun des partis traditionnels (PP, PSOE et m&#234;me Izquierda Unida &#8211; IU, ou Gauche unie, coalition autour du PCE), ni m&#234;me les grands syndicats UGT et CCOO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La haine et le d&#233;go&#251;t qu'inspirent les milieux politiques s'&#233;taient d&#233;j&#224; exprim&#233;s dans le mouvement des Indign&#233;s puis d'autres mobilisations. &lt;em&gt;&#171; No nos representan &#187;&lt;/em&gt; (ils ne nous repr&#233;sentent pas) criaient les manifestants de la Puerta del Sol en mai 2011, en visant les grands partis politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nom de Podemos (Nous pouvons) &#233;voque le slogan &lt;em&gt;&#171; S&#237;, se puede &#187;&lt;/em&gt; (&#171; Oui, on peut &#187;, repris du &lt;em&gt;&#171; Yes we can &#187;&lt;/em&gt; de la premi&#232;re campagne &#233;lectorale d'Obama), tr&#232;s entendu dans les rues des villes d'Espagne &#224; chaque mobilisation sociale depuis 2011. Le style, le langage de Podemos renvoient &#224; ces manifestations, le parti s'est plac&#233; dans la lign&#233;e de ces luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son leader, Pablo Iglesias, a su se faire conna&#238;tre du grand public. Il a &#233;t&#233; efficace dans ses interventions t&#233;l&#233;vis&#233;es pour d&#233;noncer ce qu'il appelle la &lt;em&gt;&#171; caste &#187;,&lt;/em&gt; les politiciens qui gouvernent pour les riches, qu'ils soient du PSOE ou du PP, les &lt;em&gt;&#171; majordomes des banquiers &#187;,&lt;/em&gt; les ministres qui deviennent membres de conseils d'administration et vice-versa, toute la corruption &#233;rig&#233;e en syst&#232;me. Efficace pour d&#233;noncer une droite dont les &lt;em&gt;&#171; pieds sentent le franquisme &#187;&lt;/em&gt; et cette monarchie dont le chef d'&#201;tat Juan Carlos avait &#233;t&#233; nomm&#233; par Franco. Efficace pour soutenir les revendications du mouvement anti-expulsions, de la Mar&#233;e blanche (d&#233;non&#231;ant les coupes et privatisations dans la Sant&#233;), des &#171; marches de la dignit&#233; &#187; qui ont d&#233;fil&#233; le 22 mars dernier &#224; Madrid, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pablo Iglesias est apparu comme oppos&#233; aux partis du &lt;em&gt;&#171; r&#233;gime &#187;,&lt;/em&gt; porte-parole du peuple qui subit les coupes budg&#233;taires. Pour beaucoup, Podemos c'est le parti de Pablo Iglesias, ou plus simplement le parti du jeune &#224; la queue de cheval qui sait dire leurs quatre v&#233;rit&#233;s aux politiciens &#224; la t&#233;l&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Objectif : le gouvernement !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais les conceptions de Pablo Iglesias sont bel et bien r&#233;formistes. &#192; l'entendre, il faudrait faire un peu de m&#233;nage parmi cette &lt;em&gt;&#171; caste &#187;&lt;/em&gt; pour que les choses aillent mieux. Il faudrait un peu plus d'imp&#244;ts sur les riches pour permettre d'arr&#234;ter les coupes budg&#233;taires. Ou alors r&#233;aliser un&lt;em&gt; &#171; audit &lt;/em&gt; &#187; de la dette pour &#233;ventuellement en r&#233;cuser une partie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;f&#233;rence affich&#233;e de Pablo Iglesias et de Podemos, c'est toujours de fa&#231;on abstraite la d&#233;mocratie, et notamment la d&#233;claration universelle des droits de l'Homme. Il est question des gens, des citoyens, quasiment jamais de classe ouvri&#232;re ni des travailleurs. Et la d&#233;nonciation des capitalistes se limite &#224; celle des ultra-riches, des banquiers et affairistes magouilleurs. Ainsi, l'exemple donn&#233; d'&#233;ventuelles nationalisations &#233;voqu&#233;es dans son programme est celui de la France, o&#249; l'&#201;tat aurait l'intelligence de garder un contr&#244;le des entreprises strat&#233;giques (m&#234;me si Pablo Iglesias est tr&#232;s critique &#224; l'encontre de Hollande&#8230; surtout depuis que Montebourg n'est plus ministre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la part de Pablo Iglesias et de ceux qui, autour de lui, forment la direction de Podemos, cette politique est un choix assum&#233; et m&#234;me th&#233;oris&#233; dans des articles et des livres. &#192; leurs yeux, les mobilisations sociales n'auraient pas la force suffisante pour mettre en cause le r&#233;gime. Il est vrai que les importantes mobilisations en Espagne depuis 2011 sont rest&#233;es morcel&#233;es, avec leur force et leurs limites. Les secteurs de la classe ouvri&#232;re qui sont entr&#233;s en lutte sont rest&#233;s souvent isol&#233;s. Il y a eu pourtant des gr&#232;ves, dont certaines tr&#232;s combatives comme, en 2013, celle des &#233;boueurs de Madrid, qui avaient r&#233;ussi &#224; faire reculer la mairie, et, en 2014, celles de Coca-Cola ou de Panrico contre des plans sociaux, longues et d&#233;termin&#233;es. La situation en est rest&#233;e l&#224;. Mais les fondateurs de Podemos en d&#233;duisent que seule vaut l'ar&#232;ne politique, &#233;lectorale &#224; leurs yeux. Pour gagner des voix et construire &lt;em&gt;&#171; une nouvelle majorit&#233; &#187; &lt;/em&gt;dont pourrait sortir un &lt;em&gt;&#171; gouvernement d&#233;cent &#187; &lt;/em&gt;qui d&#233;fendrait &lt;em&gt;&#171; le pays &#187;&lt;/em&gt;, il faudrait adapter son discours et le rendre accessible au plus large public. Jusqu'&#224; dire que Podemos n'est pas sur un axe &lt;em&gt;&#171; gauche-droite &#187;&lt;/em&gt; et qu'il aspire &#224; la &lt;em&gt;&#171; centralit&#233; de l'espace politique &#187;&lt;/em&gt;&#8230; D&#232;s le soir des europ&#233;ennes, Pablo Iglesias a fix&#233; comme objectif la conqu&#234;te du gouvernement par les &#233;lections g&#233;n&#233;rales (l&#233;gislatives) qui devraient se tenir fin 2015. &#205;&#241;igo Errej&#243;n, un de ses proches, a expliqu&#233; qu'il fallait mettre en place une &lt;em&gt;&#171; machine de guerre &#233;lectorale &#187; &lt;/em&gt;pour les pr&#233;parer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Pablo Iglesias prend des poses de futur chef de gouvernement, atypique certes, mais qui propose un programme qu'il veut chiffrer sur avis d'experts en &#233;conomie. Il parle volontiers de d&#233;fendre la &lt;em&gt;&#171; souverainet&#233; de ce pays &#187;&lt;/em&gt; face &#224; Angela Merkel, fait l'&#233;loge de policiers et militaires qui sont entr&#233;s en contact avec lui et ne demanderaient qu'&#224; d&#233;fendre la &lt;em&gt;&#171; patrie &#187;&lt;/em&gt;, parle de &lt;em&gt;&#171; responsabilit&#233; d'&#201;tat &#187;&lt;/em&gt;. Il s'adresse aux patrons des PME pour leur dire qu'ils auraient tout &#224; gagner d'un gouvernement Podemos et fait l'&#233;loge des discours du nouveau pape (tout en s'affirmant ath&#233;e).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, Podemos appara&#238;t comme clairement &#224; gauche par ses positions sur bien des sujets d'actualit&#233;. Aussi parce que, avant et, surtout, juste apr&#232;s les &#233;lections europ&#233;ennes, il a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une campagne de d&#233;nigrement de la droite comme de l'ancienne garde du PSOE, relay&#233;e par certains m&#233;dias plus r&#233;actionnaires les uns que les autres&#8230; &lt;em&gt;&#171; Podemos est avec le chavisme, le castrisme et avec l'ETA &#187;&lt;/em&gt;, a par exemple d&#233;clar&#233; une dirigeante du PP. Axes d'attaques r&#233;currents&lt;em&gt;. &lt;/em&gt;La strat&#233;gie ne s'av&#233;rant pas du tout efficace, il y a une inflexion dans le discours de la droite. Si certains, comme un disque ray&#233;, r&#233;p&#232;tent leurs rengaines, d'autres attaquent maintenant Podemos sur son inexp&#233;rience politique et son programme trop co&#251;teux ou irr&#233;alisable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, le congr&#232;s de Podemos a nettement confort&#233; l'orientation de Pablo Iglesias. Les textes qu'il avait propos&#233;s ont &#233;t&#233; vot&#233;s &#224; 80 %. Il est aussi &#224; noter qu'il a cherch&#233; &#224; affaiblir et marginaliser les groupes d'extr&#234;me-gauche pr&#233;sents &#224; ce congr&#232;s, en particulier Izquierda anticapitalista (Gauche anticapitaliste, IA, proche du NPA, membre de la IV&#176; Internationale) qui avait jou&#233; un r&#244;le cl&#233; dans la fondation de Podemos. Ce qui n'est pas non plus un bon signe pour l'&#233;volution de Podemos qui pourrait vite, et comme d'autres, devenir un parti de la caste, pour reprendre l'expression de Pablo Iglesias.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le besoin d'un programme de revendications ouvri&#232;res et populaires&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pas de doute que Podemos suscite des espoirs au sein de la population. Et il y a eu, depuis les &#233;lections europ&#233;ennes, un v&#233;ritable afflux vers cette nouvelle formation. Mais comment faire pour que ces espoirs ne tournent pas &#224; une d&#233;sillusion aussi grande ? Quelle place et t&#226;ches les r&#233;volutionnaires peuvent-ils se fixer dans ce contexte de mobilisation politique assez exceptionnel, il faut le dire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation et les mobilisations sociales montrent qu'il y a besoin d'un programme de revendications ouvri&#232;res et populaires pr&#233;cises et concr&#232;tes, et communes &#224; toutes celles et ceux qui luttent. Puisque beaucoup se mobilisent, il serait probablement opportun de le discuter, de l'&#233;laborer et de ne pas faire &#224; Iglesias l'injure de le consid&#233;rer comme un politicien ordinaire, qui ne tiendrait pas compte des revendications venues d'en bas !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#8230; et d'une autre perspective politique qu'&#233;lectorale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au c&#339;ur du d&#233;bat est certainement aussi la question des moyens pour faire pr&#233;valoir les aspirations des exploit&#233;s et opprim&#233;s. Par le seul bulletin de vote et les vertus pr&#233;sum&#233;es d'un &#171; bon &#187; gouvernement (banquiers, capitalistes, arm&#233;e et police veillant toujours derri&#232;re) ? Ou par le renforcement de comit&#233;s et collectifs cherchant &#224; agir par eux-m&#234;mes, par la structuration de cette effervescence qu'on sent bien vivante &#171; en bas &#187;, bref par la force des classes prol&#233;tariennes et populaires, de leurs luttes, de leur organisation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, alors que les illusions &#233;lectoralistes qui semblaient hier avoir disparu ont repris vigueur, il n'est pas chose ais&#233;e pour les trop petites organisations r&#233;volutionnaires de trouver les arguments qui, &#224; d&#233;faut de convaincre, permettent au moins d'&#234;tre entendus. On comprend que des groupes et militants d'extr&#234;me gauche aient fait le choix de d&#233;ployer une activit&#233; dans Podemos, m&#234;me s'il est probable que cela devienne plus difficile face au raidissement de la direction de cette derni&#232;re contre eux. Mais, par-del&#224; les tactiques, le fil conducteur reste certainement la pr&#233;servation d'un programme r&#233;volutionnaire et de moyens d'intervention de classe &#8211; autour desquels, dans Podemos mais pas seulement, il reste indispensable de regrouper des travailleurs et des jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5 novembre 2014, Michel CHARVET&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_806 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L300xH251/podemos-044e3.png?1526798645' width='300' height='251' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Qui est Pablo Iglesias ?
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Espagne
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		<dc:subject>Podemos
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		<description>Il ne s'agit bien s&#251;r pas ici de Pablo Iglesias, le correspondant d'Engels et le fondateur du PSOE en 1879. Mais du leader de Podemos, qui a 36 ans et enseigne les sciences politiques &#224; l'universit&#233; Complutense de Madrid, o&#249; travaillent aussi plusieurs dirigeants de Podemos qui lui sont proches. Il a milit&#233; aux Jeunesses communistes (il aurait lu des textes de L&#233;nine &#224; 13 ans) puis dans les mouvances altermondialiste et autonome. Il a un peu travaill&#233; comme conseiller pour le gouvernement de Ch&#225;vez&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il ne s'agit bien s&#251;r pas ici de Pablo Iglesias, le correspondant d'Engels et le fondateur du PSOE en 1879&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='N&#233;anmoins&#8230; les parents de Pablo Iglesias expliquent avoir tout &#224; fait (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Mais du leader de Podemos, qui a 36 ans et enseigne les sciences politiques &#224; l'universit&#233; Complutense de Madrid, o&#249; travaillent aussi plusieurs dirigeants de Podemos qui lui sont proches. Il a milit&#233; aux Jeunesses communistes (il aurait lu des textes de L&#233;nine &#224; 13 ans) puis dans les mouvances altermondialiste et autonome. Il a un peu travaill&#233; comme conseiller pour le gouvernement de Ch&#225;vez au Venezuela, ainsi que pour la campagne &#233;lectorale de Izquierda Unida (Gauche unie) en 2011. Il a aussi, depuis 2010, produit et anim&#233; des &#233;missions de d&#233;bat politique, diffus&#233;es surtout sur une cha&#238;ne locale de Madrid et sur le web. &#192; partir de 2013, il a &#233;t&#233; invit&#233; par des cha&#238;nes de plus grande audience &#224; participer &#224; des d&#233;bats comme commentateur politique apparent&#233; aux indign&#233;s. Avec un certain brio, il a tenu t&#234;te &#224; des adversaires d'une droite dure, sachant garder combativit&#233; et calme. Et, sur fond d'int&#233;r&#234;t montant pour le d&#233;bat public, fort de son discours et de son style tranchant, de ses tenues d&#233;contract&#233;es, il est devenu un invit&#233; r&#233;gulier de cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision priv&#233;es&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Les cha&#238;nes publiques ont manifestement des consignes pour ne pas donner la (...)' id='nh4-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Bref un genre de vedette !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amaya MART&#314;N&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;N&#233;anmoins&#8230; les parents de Pablo Iglesias expliquent avoir tout &#224; fait volontairement choisi le pr&#233;nom de leur fils en hommage &#224; l'ouvrier typographe r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-2' class='spip_note' title='Notes 4-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les cha&#238;nes publiques ont manifestement des consignes pour ne pas donner la parole &#224; Podemos, m&#234;me aujourd'hui&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Podemos dans le texte
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		<dc:subject>Podemos
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		<description>Ci-dessous un court extrait du discours de Pablo Iglesias au soir des Europ&#233;ennes 2014 (diffus&#233; par les t&#233;l&#233;visions). &lt;br /&gt;&#171; (&#8230;) Pas grand monde ne s'attendait &#224; ce que nous ayons un tel r&#233;sultat, mais permettez-moi de faire un appel au deuil et &#224; rester sur nos gardes. Les partis de la caste ont un des pires r&#233;sultats de leur histoire. Mais je dois dire que nous n'avons pas encore atteint notre objectif de les d&#233;passer. Demain, il y aura toujours six millions de ch&#244;meurs et ils continueront &#224; expulser des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ci-dessous un court extrait du discours de Pablo Iglesias au soir des Europ&#233;ennes 2014 (diffus&#233; par les t&#233;l&#233;visions).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; (&#8230;) Pas grand monde ne s'attendait &#224; ce que nous ayons un tel r&#233;sultat, mais permettez-moi de faire un appel au deuil et &#224; rester sur nos gardes. Les partis de la caste ont un des pires r&#233;sultats de leur histoire. Mais je dois dire que nous n'avons pas encore atteint notre objectif de les d&#233;passer. Demain, il y aura toujours six millions de ch&#244;meurs et ils continueront &#224; expulser des familles dans notre pays. Demain, il y aura toujours des privatisations d'h&#244;pitaux, des personnes travaillant dans des conditions honteuses, des jeunes oblig&#233;s de s'exiler, il y aura toujours un quart des citoyens en situation de pauvret&#233;, toujours des travailleurs migrants trait&#233;s comme des animaux, il y aura toujours des banquiers intouchables, des banquiers corrompus qui montent dans des voitures officielles. Demain, Merkel et les pouvoirs financiers continueront &#224; prendre des d&#233;cisions contre nous et contre les gens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons beaucoup avanc&#233;, nous avons surpris la caste, mais la t&#226;che qui se pr&#233;sente &#224; partir de demain est &#233;norme. C'est pour cela que je veux demander &#224; tous les gens engag&#233;s pour la d&#233;fense de la d&#233;mocratie de rester mobilis&#233;s. Podemos n'est pas n&#233; pour jouer un r&#244;le de t&#233;moignage, nous sommes n&#233;s pour aller jusqu'au bout et nous irons jusqu'au bout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) &#192; partir de demain, nous nous mettrons au travail pour que, le plus vite possible, nous puissions nous f&#233;liciter que notre pays ait un gouvernement d&#233;cent et que nous ayons mis dehors la caste. Nous allons travailler &#224; l'union des peuples du Sud de l'Europe, en d&#233;fense d'une souverainet&#233; et d'une Europe digne et d&#233;mocratique, une Europe dans laquelle aucun pouvoir financier ne passe avant les int&#233;r&#234;ts et la volont&#233; des gens (&#8230;) &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Qui se retrouve dans Podemos ?
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		<description>Le nombre affich&#233; d'adh&#233;rents, plus de 220 000, doit &#234;tre pris avec pr&#233;caution car il s'agit d'inscriptions sur un site Internet sans m&#234;me obligation de cotiser. Plus significatif est le nombre de &#171; cercles &#187; locaux, qui seraient autour de mille. Certains sont s&#251;rement plus importants que d'autres, plus ou moins actifs, de composition diverse. Le cercle Podemos de M&#233;rida (ville de 60 000 habitants) annonce plus de 200 membres, dont 150 &#233;taient pr&#233;sents dans une r&#233;union le 30 octobre pour se positionner sur&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le nombre affich&#233; d'adh&#233;rents, plus de 220 000, doit &#234;tre pris avec pr&#233;caution car il s'agit d'inscriptions sur un site Internet sans m&#234;me obligation de cotiser. Plus significatif est le nombre de &lt;em&gt;&#171; cercles &#187;&lt;/em&gt; locaux, qui seraient autour de mille. Certains sont s&#251;rement plus importants que d'autres, plus ou moins actifs, de composition diverse. Le cercle Podemos de M&#233;rida (ville de 60 000 habitants) annonce plus de 200 membres, dont 150 &#233;taient pr&#233;sents dans une r&#233;union le 30 octobre pour se positionner sur les municipales. Le cercle de Vigo (ville de 300 000 habitants) a r&#233;uni environ une centaine de personnes pour discuter du congr&#232;s dans un caf&#233;. Les cercles se r&#233;unissent souvent dans des parcs ou des places publiques comme le faisaient les Assembl&#233;es des Indign&#233;s. Outre les cercles locaux, il existe des cercles dits th&#233;matiques, aux intitul&#233;s des plus vari&#233;s, significatifs de la diversit&#233; du public attir&#233; par Podemos (entre autres : handicap, sport, f&#233;minisme, psychologie, musique, ch&#244;meurs, droits des animaux, LGBTI, militaires, syndicalistes, infirmi&#232;res, &#233;cologie, philosophie, travailleurs de Madrid, avocats, spiritualit&#233; progressiste, pour le socialisme). Podemos attire d'anciens militants de gauche, en particulier de IU, des syndicalistes, des militants des mouvements sociaux. Sont attir&#233;s aussi par un parti de gens plus honn&#234;tes, ouvert &#224; tous les citoyens, d'anciens sympathisants ou militants des partis traditionnels, du PSOE mais aussi du PP, &#233;c&#339;ur&#233;s entre autres par la corruption. Et aussi beaucoup de personnes sans exp&#233;rience militante et qui n'auraient jamais imagin&#233; frapper &#224; la porte d'un parti politique contestataire, participer &#224; une manifestation m&#234;me ces derni&#232;res ann&#233;es o&#249; elles ont &#233;t&#233; nombreuses. Des jeunes dipl&#244;m&#233;s (&#224; l'image de la plupart des candidats Podemos aux europ&#233;ennes) certainement, mais pas seulement et pas majoritairement. Podemos est pr&#233;sent aussi bien dans des quartiers de centre-ville ou ais&#233;s que dans des banlieues et villes populaires. Le ph&#233;nom&#232;ne Podemos ne peut pas laisser indiff&#233;rents les r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.M.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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