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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Au d&#233;p&#244;t et atelier de Rouen
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>SNCF
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
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		<description>Le 13 mai, les chiffres de participation sont historiques : plus de gr&#233;vistes aux ateliers de Quatre-Mares qu'en 1995. Dans les diff&#233;rentes AG, le sentiment est que ce ne doit pas &#234;tre une &#233;ni&#232;me journ&#233;e de 24 heures mais le d&#233;but d'un mouvement de gr&#232;ve reconductible. La chaleur de l'accueil r&#233;serv&#233; &#224; des gr&#233;vistes de l'Education nationale en t&#233;moigne. &lt;br /&gt;Mais d&#232;s le lendemain, &#224; Quatre-Mares, l'appareil CGT commence &#224; freiner. On n'entend plus parler que du 25, puis bient&#244;t du 3 juin. Un foss&#233; se creuse&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 13 mai, les chiffres de participation sont historiques : plus de gr&#233;vistes aux ateliers de Quatre-Mares qu'en 1995. Dans les diff&#233;rentes AG, le sentiment est que ce ne doit pas &#234;tre une &#233;ni&#232;me journ&#233;e de 24 heures mais le d&#233;but d'un mouvement de gr&#232;ve reconductible. La chaleur de l'accueil r&#233;serv&#233; &#224; des gr&#233;vistes de l'Education nationale en t&#233;moigne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d&#232;s le lendemain, &#224; Quatre-Mares, l'appareil CGT commence &#224; freiner. On n'entend plus parler que du 25, puis bient&#244;t du 3 juin. Un foss&#233; se creuse avec ceux qui veulent continuer (notamment les &#233;quipes de Sud et des militants de base de la CGT). Finalement, la gr&#232;ve sera vot&#233;e jusqu'au jeudi 15, par une minorit&#233;. Au d&#233;p&#244;t voisin de Sotteville, les &#233;quipes Sud et CGT sont unies pour continuer la gr&#232;ve mais vu le contexte national &#224; la SNCF, la reprise est d&#233;cid&#233;e dans l'unit&#233; le 16 mai. A tous les cheminots de l'atelier qui y participent, la manif appel&#233;e par le comit&#233; de gr&#232;ve de l'Education nationale, battante et bruyante, donne le moral. D'o&#249; la r&#233;flexion de certains : &#171; &lt;em&gt;Et dire que certains voulaient nous emp&#234;cher de voir &#231;&#224; !&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 3 juin, des comit&#233;s de gr&#232;ve se mettent en place dans diff&#233;rents secteurs (au d&#233;p&#244;t de Sotteville, &#224; Quatre-Mares, chez les contr&#244;leurs, &#224; la Direction r&#233;gionale) ainsi qu'un comit&#233; de gr&#232;ve Inter-services. Les AG rassemblent les gr&#233;vistes des diff&#233;rents secteurs. Au d&#233;p&#244;t, beaucoup de jeunes s'investissent dans le comit&#233; de gr&#232;ve et les actions interpros. Mais de nouveau, l'appareil de la CGT joue les pompiers. A l'atelier, la gr&#232;ve est suspendue pendant le week-end de la Pentec&#244;te, mais elle continue au d&#233;p&#244;t. Apr&#232;s le 10 juin, &#224; Quatre-Mares les AG sont moins nombreuses bien que des cheminots restent en gr&#232;ve jusqu'au 12 juin. Au d&#233;p&#244;t la reprise n'est vot&#233;e que le 13.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F&#233;lix MURAT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Yvelines (78) : les ambigu&#239;t&#233;s de la FSU
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Dans les Yvelines, &#224; partir du succ&#232;s de la journ&#233;e du 6, la gr&#232;ve reconductible &#233;tait entr&#233;e dans les discussions. On se r&#233;p&#233;tait par le bouche &#224; oreille qu'elle avait &#233;t&#233; vot&#233;e dans le Val-d'Oise voisin, &#224; Bezons ou Argenteuil ; elle commen&#231;a &#224; se g&#233;n&#233;raliser au lendemain du 13, surtout dans le primaire et dans les &#233;tablissements du Mantois. Elle devint massive dans le secondaire &#224; partir du 19. &lt;br /&gt;Jusqu'au 13, seules des organisations minoritaires dans le monde enseignant (CGT, Sud, CNT et souvent FO)&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les Yvelines, &#224; partir du succ&#232;s de la journ&#233;e du 6, la gr&#232;ve reconductible &#233;tait entr&#233;e dans les discussions. On se r&#233;p&#233;tait par le bouche &#224; oreille qu'elle avait &#233;t&#233; vot&#233;e dans le Val-d'Oise voisin, &#224; Bezons ou Argenteuil ; elle commen&#231;a &#224; se g&#233;n&#233;raliser au lendemain du 13, surtout dans le primaire et dans les &#233;tablissements du Mantois. Elle devint massive dans le secondaire &#224; partir du 19.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'au 13, seules des organisations minoritaires dans le monde enseignant (CGT, Sud, CNT et souvent FO) oeuvraient r&#233;ellement &#224; l'extension. La FSU de son c&#244;t&#233; d&#233;clarait soutenir les personnels engag&#233;s dans la gr&#232;ve reconductible ; mais ce n'est qu'au lendemain du 13 qu'elle abandonna les formules ambigu&#235;s, le Snes appelant par courrier &#224; s'y &lt;em&gt;&#171; engager sans attendre &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant cette orientation de la FSU se traduisit de fa&#231;on extr&#234;mement variable. Dans le Mantois, l&#224; o&#249; le mouvement atteignait un niveau comparable &#224; celui de la Seine-Saint-Denis, les responsables FSU s'y engageaient avec un incontestable dynamisme, organisant tr&#232;s t&#244;t des actions en direction des autres secteurs (diffusions &#224; La Poste, &#224; Renault-Flins, manifestation interprofessionnelle &#224; Mantes-la-Jolie plus fournie qu'en d&#233;cembre 1995).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Endiguer l'influence de la Coordination&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce p&#244;le fort fut le point d'appui &#224; partir duquel la FSU proclama tr&#232;s vite une &lt;em&gt;&#171; AG d&#233;partementale des &#233;tablissements en lutte des Yvelines &#187;&lt;/em&gt;, en r&#233;alit&#233; assez clairsem&#233;e. Les appels qui en sortirent &#233;taient expurg&#233;s de toute revendication pr&#233;cise pour permettre la signature du Sgen-CFDT ce qui entra&#238;na l'abstention, entre autres, de militants de FO et de la tendance &lt;em&gt;&#171; Ecole &#233;mancip&#233;e &#187;&lt;/em&gt; de la FSU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette AG (&#224; l'entr&#233;e de laquelle flottaient les drapeaux de la FSU et eux seuls !) n'avait pas pour fonction d'&#233;tendre et de coordonner le mouvement &#224; l'&#233;chelle de tout le d&#233;partement. Elle visait surtout &#224; r&#233;affirmer le leadership syndical et &#224; se proclamer le plus vite possible direction d&#233;partementale du mouvement en dehors de toute r&#233;f&#233;rence &#224; l'AG Ile-de-France et &#224; la Coordination nationale, ignor&#233;es tout au long des d&#233;bats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans les Yvelines, la FSU majoritaire ne se lan&#231;a dans la gr&#232;ve qu'aux moments et aux endroits o&#249; celle-ci mena&#231;ait de lui &#233;chapper. Aux autres on put observer des comportements beaucoup plus attentistes de responsables syndicaux trop englu&#233;s dans la cogestion des &#233;tablissements pour impulser le mouvement en s'appuyant sur les minorit&#233;s les plus d&#233;cid&#233;es ou ne croyant pas dans le mouvement et laissant la responsabilit&#233; de son &#233;chec &#224; l'extr&#234;me gauche politique et syndicale, se contentant en tout cas au mieux de relayer avec plus ou moins d'&#233;nergie les appels aux &#171; journ&#233;es d'action &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Ce qu'aurait pu &#234;tre une politique d'extension&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans bien des communes, aucune direction du mouvement n'&#233;mergea. Au plus quelques petites minorit&#233;s se lanc&#232;rent-elles dans la gr&#232;ve reconductible pour se d&#233;courager apr&#232;s quelques jours. A contrario, l'exp&#233;rience de l'AG Yvelines-Nord a montr&#233; quelle impulsion le mouvement pouvait recevoir du simple fait que les minorit&#233;s les plus d&#233;cid&#233;es trouvaient un cadre o&#249; discuter leur situation et rassembler leurs &#233;nergies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Profitant de la manifestation du 13 mai, quelques partisans de la gr&#232;ve reconductible (de divers horizons politiques et syndicaux) s'&#233;taient donn&#233;s rendez-vous dans une &#233;cole maternelle : ils ne s'attendaient pas &#224; s'y retrouver &#224; une centaine. Pour les enseignants de maternelle et d'&#233;l&#233;mentaire, d&#233;j&#224; engag&#233;s dans la gr&#232;ve en ordre dispers&#233; depuis quelques jours, cette AG permit de tisser les liens indispensables ; pour les minorit&#233;s du secondaire qui h&#233;sitaient &#224; se lancer, elle donna l'&#233;nergie n&#233;cessaire. Par la suite, se tenant de une &#224; deux fois par semaine, rassemblant jusqu'&#224; 130 participants, elle resta un point de ralliement qui permit &#224; bien des gr&#233;vistes de rester dans le mouvement m&#234;me quand il devint minoritaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi &#224; partir de cette AG 78-Nord que furent lanc&#233;es des initiatives en direction d'autres secteurs : tracts aux ouvriers de Peugeot-Poissy, visites &#224; l'h&#244;pital de Poissy ou aux usines Norton et Thal&#232;s &#224; Conflans, d&#233;l&#233;gations aux AG des cheminots du d&#233;p&#244;t d'Ach&#232;res et aux employ&#233;s municipaux de cette ville dont une forte minorit&#233; demeura en gr&#232;ve une semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si dans les Yvelines-Nord, le mouvement a pu prendre son essor, c'est parce qu'un cadre organis&#233; &#233;tait propos&#233;, sans exclusive, &#224; tous ceux qui voulaient &#339;uvrer &#224; g&#233;n&#233;raliser et approfondir la gr&#232;ve. Pr&#233;cis&#233;ment ce que ailleurs les directions syndicales (essentiellement FSU) se sont la plupart du temps bien gard&#233;es de mettre sur pied.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien FORGEAT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Seine-Saint-Denis (93) : A l'origine du mouvement
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Seine-Saint-Denis-93-A-l-origine-du-mouvement</link>
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>En r&#233;gion parisienne, la gr&#232;ve a d&#233;marr&#233; &#224; Saint-Denis. Depuis le mouvement de 1998 o&#249; les profs de Seine-Saint-Denis avaient obtenu 3 000 postes suppl&#233;mentaires, des liens durables s'&#233;taient cr&#233;&#233;s entre les plus militants. Nous avions commenc&#233; &#224; nous revoir entre enseignants des 8 coll&#232;ges de la ville &#224; l'occasion de la baisse drastique du fond social coll&#233;gien (qui finance les voyages) et du fond social cantine. Tout est parti le 18 mars, nouvelle journ&#233;e d'action nationale sur la d&#233;centralisation, avec&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En r&#233;gion parisienne, la gr&#232;ve a d&#233;marr&#233; &#224; Saint-Denis. Depuis le mouvement de 1998 o&#249; les profs de Seine-Saint-Denis avaient obtenu 3 000 postes suppl&#233;mentaires, des liens durables s'&#233;taient cr&#233;&#233;s entre les plus militants. Nous avions commenc&#233; &#224; nous revoir entre enseignants des 8 coll&#232;ges de la ville &#224; l'occasion de la baisse drastique du fond social coll&#233;gien (qui finance les voyages) et du fond social cantine. Tout est parti le 18 mars, nouvelle journ&#233;e d'action nationale sur la d&#233;centralisation, avec l'id&#233;e de se laisser une grosse semaine pour prendre la temp&#233;rature de diff&#233;rents &#233;tablissements, par des visites &#224; l'heure du d&#233;jeuner, et d&#233;marrer une gr&#232;ve reconductible &#224; partir du 27 mars, car nous en avions tous assez des journ&#233;es sans lendemain. En continuant ce syst&#232;me de d&#233;marchage dans les villes voisines, le mouvement s'est peu &#224; peu &#233;tendu &#224; l'ensemble du d&#233;partement, lentement mais s&#251;rement. A la rentr&#233;e des vacances, le 22 avril, un peu plus d'une vingtaine d'&#233;tablissements du secondaire &#233;taient touch&#233;s par la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est surtout &#224; partir du 6 puis du 13 mai que celle-ci a pris toute son ampleur, l'attaque sur les retraites ayant mis davantage de monde en col&#232;re et le primaire &#233;tant entr&#233; dans la danse. D'embl&#233;e nous nous &#233;tions structur&#233;s sous la forme d'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des &#233;tablissements en lutte de Seine-Saint-Denis. Tous les militants de la gr&#232;ve pouvaient y trouver leur place, s'y exprimer et participer aux d&#233;cisions. Les repr&#233;sentants des syndicats &#233;taient pr&#233;sents et prenaient la parole comme chacun d'entre nous.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La pression des bahuts en lutte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve &#233;tendue aux autres d&#233;partements, au niveau de l'Ile-de-France, des assembl&#233;es fonctionnant sur le m&#234;me mod&#232;le avaient lieu apr&#232;s chaque manifestation &#224; Paris. Rassemblant des centaines de personnes, d&#233;termin&#233;es, ces r&#233;unions ont mis une sacr&#233;e pression aux syndicats. La FSU, apr&#232;s avoir mis plus de trois semaines &#224; appeler clairement &#224; la gr&#232;ve reconductible, a d&#251; se calquer sur nos mots d'ordre : retrait total du projet de d&#233;centralisation et du plan Fillon, maintien des postes d'&#233;tudiants-surveillants, refus du nouveau statut d'assistant d'&#233;ducation et titularisation de tous les pr&#233;caires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous avons impuls&#233; la mise en place de la coordination nationale qui a permis d'&#233;changer des informations entre les diff&#233;rentes r&#233;gions touch&#233;es par la gr&#232;ve et de prendre des d&#233;cisions qui ont pouss&#233; le mouvement en avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les militants d'extr&#234;me gauche ont jou&#233; un r&#244;le important dans le d&#233;clenchement et l'extension de cette gr&#232;ve. Mais rapidement de nombreux autres enseignants sont devenus eux aussi des militants du mouvement, pr&#234;ts &#224; sillonner le d&#233;partement pour aller r&#233;pandre la gr&#232;ve reconductible dans d'autres &#233;tablissements. Tr&#232;s peu ont en r&#233;alit&#233; oppos&#233; la revendication de la d&#233;centralisation &#224; celle des retraites, comprenant que c'&#233;tait ce qui pouvait permettre l'extension &#224; d'autres secteurs. L'interprofessionnel a d&#233;marr&#233; par des r&#233;unions de parents, auxquels nous expliquions notre inqui&#233;tude par rapport &#224; la d&#233;centralisation et qui embrayaient eux-m&#234;mes sur les retraites, en tant que salari&#233;s ! Nous sommes all&#233;s voir les postiers ou les d&#233;p&#244;ts de bus en lutte sur nos villes respectives, venant &#224; la rescousse face &#224; l'intervention des CRS, comme &#224; Saint-Denis ou &#224; Aubervilliers. Et bien d'autres secteurs. Des liens se sont nou&#233;s, nous les invitions &#224; nos assembl&#233;es et r&#233;ciproquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les profs se battaient contre la d&#233;centralisation alors qu'ils n'&#233;taient pas eux-m&#234;mes &#171; d&#233;centralisables &#187; et ils ont souvent ressenti comme une injure le calcul du gouvernement de renoncer &#224; d&#233;centraliser les assistantes sociales, les m&#233;decins scolaires et les conseillers d'orientation, pensant que les enseignants allaient laisser tomber les &#171; tos &#187; (techniciens et ouvriers) ce qui s'est traduit pour un nouveau slogan : &lt;em&gt;&#171; Un pour TOS, TOS pour un &#187;&lt;/em&gt; ! Pour la premi&#232;re fois de leur vie, des enseignants sont all&#233;s voir d'autres secteurs, SNCF, RATP, La Poste ! Bien des barri&#232;res sociales ont vol&#233; en &#233;clat au cours de ce mouvement, ce qui laissera des traces. Le gouvernement n'a pas fini de nous trouver sur son chemin !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydie GRIMAL&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Lot-et-Garonne : en gr&#232;ve d&#232;s le 24 mars
</title>
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Le 18 mars, trois AG s'&#233;taient tenues &#224; Agen, Marmande et Villeneuve-sur-Lot, dans des lyc&#233;es professionnels, ces lyc&#233;es &#233;tant les plus touch&#233;s par les suppressions de sections et de postes annonc&#233;es dans l'Acad&#233;mie de Bordeaux (500 postes supprim&#233;s, 400 titulaires sur zone de remplacement affect&#233;s en postes fixes &#224; l'ann&#233;e, remplacements confi&#233;s syst&#233;matiquement &#224; des &#171; vacataires 200 heures &#187;, 131 sections de lyc&#233;es professionnels supprim&#233;es, dont 13 dans le d&#233;partement). &lt;br /&gt;D'embl&#233;e, la discussion a port&#233;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Avril-mai-juin-2003-Renouveau-des-luttes-debut-de-la-contre-offensive-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Avril, mai, juin 2003. Renouveau des luttes, d&#233;but de la contre-offensive des salari&#233;s
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 18 mars, trois AG s'&#233;taient tenues &#224; Agen, Marmande et Villeneuve-sur-Lot, dans des lyc&#233;es professionnels, ces lyc&#233;es &#233;tant les plus touch&#233;s par les suppressions de sections et de postes annonc&#233;es dans l'Acad&#233;mie de Bordeaux (500 postes supprim&#233;s, 400 titulaires sur zone de remplacement affect&#233;s en postes fixes &#224; l'ann&#233;e, remplacements confi&#233;s syst&#233;matiquement &#224; des &lt;em&gt;&#171; vacataires 200 heures &#187;&lt;/em&gt;, 131 sections de lyc&#233;es professionnels supprim&#233;es, dont 13 dans le d&#233;partement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'embl&#233;e, la discussion a port&#233; sur le ras-le-bol des &#171; journ&#233;es d'action &#187; et, &#224; l'AG d'Agen, la gr&#232;ve reconductible a &#233;t&#233; vot&#233;e &#224; partir du lundi 24 mars. Le m&#234;me jour, l'AG de Pau votait la m&#234;me chose, et d&#232;s le lendemain l'intersyndicale acad&#233;mique relayait le mot d'ordre de gr&#232;ve reconductible pour toute l'Acad&#233;mie de Bordeaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'AG d&#233;partementale du 24 mars, pr&#232;s de 200 personnes ont d&#233;battu des objectifs du mouvement. Nous avions conscience que les enjeux &#233;taient nationaux. Notre objectif &#233;tait donc double : &#233;tendre la gr&#232;ve &#224; tous les &#233;tablissements du d&#233;partement, &#233;tendre au niveau national, en jouant sur tous les r&#233;seaux &#171; horizontaux &#187; existants, puisque les syndicats nationaux se faisaient tirer l'oreille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'au 6 avril, date du d&#233;but des vacances de P&#226;ques, c'est quotidiennement que les AG se sont tenues, suivies de manifestations de plus de 1 000 personnes dans les rues d'Agen, en m&#234;me temps que, dans les coll&#232;ges et les &#233;coles, les enseignants organisaient des r&#233;unions &#224; destination des parents d'&#233;l&#232;ves. Le samedi 29 mars, plus de 1 500 personnes (enseignants, parents) occupaient le centre d'Agen dans un d&#233;fil&#233; bruyant. Le m&#234;me jour, &#224; Pau, plus de 4 000 personnes d&#233;filaient. A la veille des vacances l'acad&#233;mie de Bordeaux &#233;tait la premi&#232;re et pratiquement la seule encore dont tous les &#233;tablissements avaient &#233;t&#233; touch&#233;s par la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J.J.F.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Enseignants : excellent trimestre
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Enseignement
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
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		<description>Pas &#233;vident de dire quand le mouvement a commenc&#233;. On peut parler des premi&#232;res assembl&#233;es et gr&#232;ves du 19 mars dans l'acad&#233;mie de Bordeaux. Des 10 &#233;tablissements de Saint-Denis en gr&#232;ve le 27 mars. Du Havre ou de l'&#238;le de La R&#233;union. On peut aussi remonter aux mouvements de gr&#232;ve du d&#233;but mars dans des quartiers populaires de Marseille o&#249; il n'y a pas assez de classes pour inscrire tous les gosses, pas assez de cours de r&#233;cr&#233;ation pour qu'ils jouent ensemble, pas assez de &#171; fonds sociaux &#187; pour les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pas &#233;vident de dire quand le mouvement a commenc&#233;. On peut parler des premi&#232;res assembl&#233;es et gr&#232;ves du 19 mars dans l'acad&#233;mie de Bordeaux. Des 10 &#233;tablissements de Saint-Denis en gr&#232;ve le 27 mars. Du Havre ou de l'&#238;le de La R&#233;union. On peut aussi remonter aux mouvements de gr&#232;ve du d&#233;but mars dans des quartiers populaires de Marseille o&#249; il n'y a pas assez de classes pour inscrire tous les gosses, pas assez de cours de r&#233;cr&#233;ation pour qu'ils jouent ensemble, pas assez de &#171; fonds sociaux &#187; pour les faire manger tous &#224; la cantine. Les foyers de propagation de la col&#232;re ont &#233;t&#233; divers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aurait &#233;t&#233; certes impossible de pr&#233;dire que le gouvernement se coltinerait d'abord le monde de l'&#233;ducation, en ce printemps 2003, mais ses poches de mis&#232;re avaient d&#233;j&#224; frond&#233;. Des gr&#232;ves avaient &#233;clat&#233; en 1998 dans le 93 ; en 2000 dans l'enseignement professionnel et dans des &#233;coles du sud de la France, en 2002 dans le primaire en Loire-Atlantique. Cet hiver m&#234;me, les &#171; pions &#187; s'&#233;taient dress&#233;s contre la suppression de 5600 surveillants et 20 000 emplois-jeunes. Sans compter les gu&#233;rillas permanentes, dans les secteurs les plus d&#233;sh&#233;rit&#233;s. Car le ch&#244;mage et le hold-up de l'Etat sur les services publics (pour arroser le patronat), ont des effets tangibles dans les &#233;tablissements scolaires des cit&#233;s ouvri&#232;res. La fameuse &#171; violence &#224; l'&#233;cole &#187; par exemple ! C'est tout &#224; l'honneur des profs, en particulier des plus jeunes souvent envoy&#233;s sur ces fronts &#171; chauds &#187;, d'avoir engag&#233; le fer.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Retrait du plan Ferry !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce qui a fait d&#233;border le vase, c'est la loi de &#171; d&#233;centralisation &#187;. Un d&#233;sengagement financier de l'Etat, sous forme d'abandon de 110 000 agents non enseignants (pr&#232;s de 10 % des effectifs de l'Education nationale) &#224; la gestion r&#233;gionale et d&#233;partementale - possible pr&#233;lude &#224; mutations, sous-traitance au priv&#233;, pr&#233;carit&#233; accrue. Etaient vis&#233;s les &#171; atoss &#187;, administratifs, techniciens et ouvriers d'entretien, agents des services sociaux des lyc&#233;es et coll&#232;ges (dont les assistantes sociales, m&#233;decins et conseillers d'orientation et psychologues).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les journ&#233;es des 17 octobre, 8 d&#233;cembre et 28 janvier, au cours desquelles avaient &#233;t&#233; mises aussi en avant des revendications sur le budget et d&#233;j&#224; sur les retraites, le mardi 18 mars fut une nouvelle journ&#233;e des syndicats de l'Education contre la d&#233;centralisation. C'est &#224; partir de l&#224; qu'une minorit&#233;, qui en avait ras l'bol des journ&#233;es isol&#233;es et symboliques, a franchi le pas de d&#233;marrer la gr&#232;ve, reconductible, d'y entra&#238;ner d'autres coll&#232;gues et &#233;tablissements et de gagner le soutien des parents d'&#233;l&#232;ves et plus largement de la population ouvri&#232;re, par des diffusions et discussions sur les march&#233;s et autres lieux publics. Avec pour perspective claire, non pas de n&#233;gocier on ne sait trop quoi, mais de refuser purement et simplement le plan Ferry de d&#233;centralisation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Retrait du plan Fillon !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Autre probl&#232;me pesant depuis des mois, celui des retraites, dont l'amputation &#233;tait &#224; l'ordre du jour tout particuli&#232;rement pour la fonction publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que les syndicats enseignants aient plac&#233; une manifestation sp&#233;cifique le 28 janvier, les personnels de l'EN ont aussi r&#233;pondu &#224; l'appel national du samedi 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier pour les retraites. Dans les salons les f&#233;d&#233;rations syndicales enseignantes n&#233;gociaient comme les autres la &#171; r&#233;forme &#187; la moins pire possible. Dans la rue les manifestants affirmaient qu'il n'y avait rien &#224; n&#233;gocier ! Pas question de perdre 20 % &#224; 30 % sur les retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour beaucoup d'entre eux, la d&#233;marche sur les retraites a &#233;t&#233; tr&#232;s consciente. Ils ont d&#233;marr&#233; la lutte, particip&#233; &#224; la construction du mouvement dans l'Education nationale cherchant d'embl&#233;e &#224; se donner des chances d'entra&#238;ner d'autres secteurs. C'est dans cet esprit que les retraites ont &#233;t&#233; ajout&#233;es aux revendications particuli&#232;res. Elles impliquaient, autant qu'elles n&#233;cessitaient, l'&#233;largissement. Pour avoir le meilleur rapport de forces. Il &#233;tait &#233;vident que le mouvement portait &#224; la fois sur les retraites et les revendications particuli&#232;res &#224; l'&#233;ducation nationale, et que son avenir &#233;tait forc&#233;ment dans l'extension au reste du monde du travail. Signe clair de ce souci : pas le moindre probl&#232;me en AG ou dans les manifestations pour faire l'unanimit&#233; sur le mot d'ordre des 37,5 ans pour tous, public et priv&#233;. De m&#234;me les personnels de l'EN en gr&#232;ve, quand ils cherchaient &#224; expliquer leurs revendications scolaires &#224; la population en ville ou aux salari&#233;s du priv&#233;, expliquaient qu'ils refusaient une &#233;cole au rabais pour les enfants d'ouvriers. La perspective &#233;tait bien politique et non corporatiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Furent &#233;galement adopt&#233;s par les assembl&#233;es de gr&#233;vistes le maintien du statut de surveillant et la titularisation de tous les pr&#233;caires, car bien des enseignants avaient des comptes &#224; r&#233;gler sur ce chapitre, avec le gouvernement en premier lieu, mais &#233;galement avec leurs f&#233;d&#233;rations syndicales qui n'avaient pas (ou si peu) soutenu la lutte des surveillants et emplois-jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Propager la gr&#232;ve, &#224; l'arrach&#233; !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les zones dites sensibles sont mal dot&#233;es en tout&#8230; sauf en enseignants d'extr&#234;me gauche (LCR, LO, PT, par ailleurs militants ou adh&#233;rents syndicaux) ou jeunes profs sympathisants d'Attac ou de la &#171; gauche de la gauche &#187;. Ce sont eux qui ont d&#233;clench&#233; et propag&#233; le mouvement. Ils &#233;taient minoritaires mais se sentaient vocation &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette premi&#232;re phase de d&#233;marrage et extension du mouvement, de la fin mars &#224; la mi-mai (dont 4 semaines - du 5 avril au 5 mai - d'&#233;talement des vacances des trois zones acad&#233;miques), des noyaux obstin&#233;s sont all&#233;s d'&#233;tablissements en &#233;tablissements, de ville en ville, voire en villages, pour gagner et &#233;tendre. Ils ont m&#234;me inaugur&#233; des &#171; vacances actives &#187; et continu&#233; (certes &#224; plus bas r&#233;gime) &#224; se r&#233;unir, &#224; mener des actions. Les rendez-vous syndicaux nationaux des 3 avril (gr&#232;ve nationale de la fonction publique, &#224; l'appel de toutes les conf&#233;d&#233;rations sauf CFDT, CFTC et CGC), 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai (cette ann&#233;e marqu&#233; par la lutte pour les retraites), mais surtout 6 mai (journ&#233;e nationale de l'&#233;ducation extr&#234;mement bien suivie) et 13 mai (journ&#233;e nationale sur les retraites) ont l&#233;gitim&#233; et appuy&#233; en quelque sorte les efforts de ceux qui &#233;largissaient la gr&#232;ve sur le terrain, m&#234;me si les responsables syndicaux, eux avaient du mal &#224; sortir de leur routine ou de leur attentisme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La politique de la FSU, &#224; arithm&#233;tique variable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les divers syndicats de la FSU, la plus grosse f&#233;d&#233;ration de l'EN (l'autre morceau de l'ex-Fen, sous &#233;tiquette Unsa, s'&#233;tant surtout affirm&#233;e par ses banni&#232;res dans les cort&#232;ges syndicaux), ont eu des politiques variables. Et souvent content&#233;s de r&#233;unir des AG certes d&#233;mocratiques en apparence, mais qui ne faisaient que couvrir des initiatives et usurper une vitalit&#233; que le mouvement avait trouv&#233;es ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Snuipp (pour les &#233;coles) a lanc&#233; un appel national &#224; la gr&#232;ve reconductible &#224; partir du 6 mai. Mais quand la secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale du syndicat fut interrog&#233;e le m&#234;me soir sur F3, pas un mot sur la gr&#232;ve reconductible ! C'&#233;tait selon les d&#233;partements ! Dans le 93, les &#233;coles s'y sont mises mais le Snuipp a cherch&#233; &#224; maintenir les &#171; instits &#187; organis&#233;s &#224; part et &#224; emp&#234;cher qu'ils participent aux AG existantes de profs. A Limoges, l'appel &#224; la gr&#232;ve reconductible n'a &#233;t&#233; fait qu'&#224; partir du 13 mai, et les responsables du Snuipp sont rest&#233;s tr&#232;s hostiles &#224; toute forme d'AG et d'activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, le Snes (lyc&#233;es et coll&#232;ges) a par exemple annonc&#233; son soutien &#224; la gr&#232;ve reconductible d&#232;s le 27 mars en Seine-Saint-Denis ; &#224; partir du 3 avril en Haute-Garonne ; &#224; partir du 24 avril en Ile-de-France ; et le 28 avril &#224; l'&#233;chelle nationale. Ces appels ont aid&#233; au d&#233;marrage du mouvement, entre autres &#224; Paris le 28 avril. Ils couvraient et l&#233;gitimaient l'activit&#233; de ceux qui n'avaient pas attendu. Mais l'implication personnelle et effective des responsables du Snes parisien n'est arriv&#233;e que le 13 mai. Ici ou l&#224;, c'est parce que le mouvement existait d&#233;j&#224;, sur place ou ailleurs, que les responsables syndicaux ont m&#234;me pu appara&#238;tre comme de v&#233;ritables moteurs. Mais leur sp&#233;cialit&#233; n'a pas &#233;t&#233; l'allumage ni l'embrayage ! Dans bien des endroits, des sections ou morceaux de sections du Snes n'&#233;taient pas pour la gr&#232;ve ou se sont content&#233;s, au mieux, des journ&#233;es nationales. L'appareil dirigeant voulait pr&#233;server son influence dans un milieu de profs de lyc&#233;es qui n'&#233;tait pas majoritairement en gr&#232;ve !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L' &#171; interpro-pagation &#187; ou savoir tisser sa toile, pas que sur le net !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A la mi-mai, le mouvement &#233;tait quasiment g&#233;n&#233;ralis&#233; &#224; l'Education nationale. Cela ne veut pas dire que tous les personnels &#233;taient en gr&#232;ve reconductible. Mais ils participaient au mouvement, en ne ratant pas les journ&#233;es nationales et &#171; points forts &#187; - sans parler des r&#233;unions et actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut alors le d&#233;but de l'activit&#233; dite &#171; interpro &#187;. Multiforme. Vir&#233;es d'enseignants vers les postiers, les cheminots, les agents de la DDE ou des imp&#244;ts en gr&#232;ve &#224; partir du 13 mai. Convocation, par le truchement syndical souvent, de r&#233;unions de travailleurs de diverses cat&#233;gories et du priv&#233; - souvent des militants syndicaux ou politiques, certes, mais qui pouvaient se rassembler et discuter &#224; plusieurs dizaines (ou centaines comme &#224; Saint-Denis ou Bobigny dans la banlieue parisienne), voire organiser des manifestations de 2 000 &#224; 3 000 personnes, dont une moiti&#233; d'enseignants (par exemple dans la banlieue parisienne). Contact des gr&#233;vistes enseignants avec les appareils syndicaux. Multiformes aussi&#8230; selon l'envie de ces derniers de se laisser entra&#238;ner dans une vraie gr&#232;ve !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 14 et 15 mai, le rat&#233; de l'extension &#224; d'autres secteurs, du public et du priv&#233;, &#224; commencer par les transports, du fait du verrou syndical CGT et CFDT, a &#233;t&#233; durement ressenti. Mais des gr&#233;vistes de l'&#233;ducation ont n&#233;anmoins pers&#233;v&#233;r&#233;, d'abord parce que les gr&#232;ves &#224; la SNCF et transports locaux montraient qu'il y avait un potentiel combatif, et que des liens &#233;taient nou&#233;s, tant avec cette fonction publique qui aurait pu basculer qu'avec des salari&#233;s du priv&#233; qui, m&#234;me s'ils n'&#233;taient pas d&#233;cid&#233;s &#224; se mettre en gr&#232;ve, r&#233;serv&#232;rent aux enseignants en lutte un bon accueil, sans les pr&#233;jug&#233;s &#171; anti-fonctionnaires &#187; que Fillon pr&#233;tendait ! Des enseignants qui jusque-l&#224; n'&#233;taient pas militants syndicalistes ou politiques, devinrent ceux d'un mouvement qui d&#233;passait l'EN. Et dans celle-ci le mouvement a &#233;t&#233; suffisamment fort pour transformer en tremplin pour la gr&#232;ve reconductible ces journ&#233;es des 13 mai, 25 mai, 3 juin voire 10 juin, que les appareils syndicaux avaient plac&#233;es loin dans le temps pour user la combativit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le tous ensemble, touch&#233; du doigt !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le dimanche 25 mai fut une belle journ&#233;e de manifestation interprofessionnelle &#224; Paris o&#249; le slogan de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale fut repris dans tous les cort&#232;ges. Mais le lendemain fut moins chantant. Les gr&#233;vistes not&#232;rent en particulier la prudence inhabituelle des syndicats sur les chiffres !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le 3 juin, la gr&#232;ve reconductible s'effilochait manifestement, mais les plus actifs multipliaient n&#233;anmoins les initiatives pour jouer leur va-tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve reconductible n'a pourtant pas gagn&#233; d'autres secteurs. De fa&#231;on plus subtile qu'aux lendemains du 13 mai, la direction de la CGT a milit&#233; contre. Les premi&#232;res semaines 10 000 gr&#233;vistes enseignants avaient su d&#233;velopper le mouvement. Le 4 juin il y avait bien autant et sans doute beaucoup plus de cheminots en gr&#232;ve, mais la CGT a eu peur de les voir jouer &#224; leur tour le m&#234;me r&#244;le. Ce fut l'&#233;touffoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de l'Education, la FSU a repris ses marques au plus vite. Le jeudi 5 juin, son leader G&#233;rard Aschieri demandait au gouvernement un petit geste s'il voulait que les profs aient quelque raison de faire passer le bac ! Et voil&#224; les &lt;em&gt;&#171; avanc&#233;es significatives &#187;&lt;/em&gt; sur la d&#233;centralisation. Rien de tr&#232;s nouveau de la part d'Aschieri qui ne ratait pas une occasion de pleurer devant les micros l'absence de n&#233;gociations, et n'&#233;voquait jamais le &lt;em&gt;retrait des plans Ferry et Fillon&lt;/em&gt;. Le radicalisme de la FSU &#233;tait r&#233;serv&#233; aux tracts ou circulaires internes ! Le Snes par exemple, par la voix de sa repr&#233;sentante &#224; la coordination nationale du samedi 14 juin, Claudie Martens (membre du Bureau national), parlait de miettes &#224; propos des promesses gouvernementale. Mais dans l'&lt;em&gt;Universit&#233; syndicaliste,&lt;/em&gt; le co-secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral Bernard Boisseau d&#233;non&#231;ait les jusqu'au-boutistes qui parlaient de miettes et &#233;taient plus pr&#233;occup&#233;s de radicaliser le mouvement que d'obtenir des r&#233;sultats. Tous deux du m&#234;me courant &lt;em&gt;Unit&#233; et Action&lt;/em&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la brutalit&#233; polici&#232;re place de la Concorde le 10 juin, et malgr&#233; les poursuites judiciaires des gr&#233;vistes cours&#233;s par les flics jusque dans l'Op&#233;ra, les chefs syndicaux sont rest&#233;s sereins ! Ils ont permis au gouvernement d'&#233;chapper &#224; l'&#233;preuve du bac en d&#233;samor&#231;ant l'envie de nombreux gr&#233;vistes ne pas laisser passer. Cela a port&#233; un petit coup au moral. Mais la FSU a accompagn&#233; le reflux sans essuyer le discr&#233;dit rejet&#233; sur d'autres, comme Bernard Thibault qui, le 12 juin &#224; Marseille, proposait d'&lt;em&gt;&#171; inscrire le mouvement dans la dur&#233;e &#187;&lt;/em&gt;, tandis que Marc Blondel faisait de la surench&#232;re d&#233;sormais sans risque..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; un milieu militant d'extr&#234;me gauche qui a fait ce qu'il pouvait et savait pour la r&#233;ussite de ce mouvement, les gr&#233;vistes enseignants ont beaucoup appris. Su atterrir aussi, sans trop d'encombres ni de d&#233;moralisation. Conclu que ne s'&#233;tait jou&#233;e qu'une premi&#232;re manche. Et d&#233;cid&#233; de se retrouver en septembre - ou un peu plus tard qu'importe !- pour pr&#233;parer la revanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raoul GLABER&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Se coordonner&#8230; sur les coordinations !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Des enseignants en lutte, &#224; l'initiative de militants de Lutte ouvri&#232;re et de militants de Sud ou de l'Ecole &#233;mancip&#233;e (une tendance anim&#233;e par l'extr&#234;me gauche au sein de la FSU), ont tent&#233; d&#232;s le samedi 26 avril de mettre sur pied une coordination nationale qui s'est d'abord appel&#233;e &lt;em&gt;&#171; r&#233;union nationale pour la g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve dans l'Education &#187;&lt;/em&gt;. L'id&#233;e &#233;tait de cr&#233;er le n&#233;cessaire lieu d'&#233;change entre les partisans et artisans de l'&#233;largissement de la gr&#232;ve reconductible de diverses r&#233;gions, sur le mod&#232;le des premi&#232;res AG de villes, districts et d&#233;partements, et qui pourrait devenir une direction dans le cours du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des semaine, ces r&#233;unions hebdomadaires s'&#233;toff&#232;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y eut des d&#233;bats sur la l&#233;gitimit&#233; de ceux qui y participaient - &#233;lus ou pas, et comment ? Fallait-il, d&#232;s le 26 avril ou le 3 mai, instaurer un mandatement en bonne et due forme, alors que cette structure se voulait ouverte &#224; ceux qu'il fallait encore entra&#238;ner dans le mouvement ? Force est de reconna&#238;tre qu'&#224; ce stade comme ult&#233;rieurement d'ailleurs, rares furent les d&#233;partements, villes ou &#233;tablissements qui fonctionnaient eux-m&#234;mes avec des repr&#233;sentants formellement &#233;lus. Ce qui ne veut pas dire qu'il &#233;tait faux de l'avoir pour perspective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y eut des divergences aussi, plus feutr&#233;es, sur ce que devait &#234;tre la priorit&#233; pour donner au mouvement les meilleures chances et pr&#233;venir les d&#233;faillances ou sale coups des appareils : favoriser et impulser les coordinations de gr&#233;vistes ou s'appuyer et privil&#233;gier (et jusqu'o&#249; ?) des positions syndicales. Vieux d&#233;bat, de fait, entre Lutte ouvri&#232;re, Ligue communiste r&#233;volutionnaire et Parti des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coordination nationale, au plus fort, a rassembl&#233; des repr&#233;sentants (d&#251;ment mandat&#233; ou pas) de seulement 44 d&#233;partements (o&#249; il n'y avait d'ailleurs pas toujours d'assembl&#233;e d&#233;partementale). Les dirigeants syndicaux, FSU ou autres, jaloux de garder le maximum de contr&#244;le, n'allaient pas faire de la publicit&#233; &#224; cette structure ! Avec une tactique qui impliquait certes de tenir compte et gagner tous les syndicalistes engag&#233;s dans le mouvement celui-ci n'aurait rien perdu &#224; ce que toute l'extr&#234;me gauche milite r&#233;ellement pour une participation &#224; la coordination et ainsi donner vie et pouvoir &#224; une direction d&#233;mocratique nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R.G.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Loire-Atlantique : le verrouillage des appareils syndicaux
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Loire-Atlantique-le-verrouillage-des-appareils-syndicaux</link>
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		<dc:date>2003-07-11T18:54:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Si Nantes a v&#233;cu &#224; chaque temps fort de tr&#232;s grosses manifestations, &#233;quivalentes &#224; 1995, jamais les diff&#233;rentes cat&#233;gories professionnelles n'ont eu l'occasion de s'organiser et de d&#233;cider ensemble de leurs actions. &lt;br /&gt;Ceux qui auraient pu &#234;tre le fer de lance, les personnels de l'Education nationale en gr&#232;ve reconductible, &#233;taient dirig&#233;s par une intersyndicale qui d&#232;s le d&#233;but n'&#233;tait pas pr&#234;te &#224; partager le pouvoir avec la base, laquelle s'&#233;tait fortement mobilis&#233;e et organis&#233;e l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente dans le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si Nantes a v&#233;cu &#224; chaque temps fort de tr&#232;s grosses manifestations, &#233;quivalentes &#224; 1995, jamais les diff&#233;rentes cat&#233;gories professionnelles n'ont eu l'occasion de s'organiser et de d&#233;cider ensemble de leurs actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui auraient pu &#234;tre le fer de lance, les personnels de l'Education nationale en gr&#232;ve reconductible, &#233;taient dirig&#233;s par une intersyndicale qui d&#232;s le d&#233;but n'&#233;tait pas pr&#234;te &#224; partager le pouvoir avec la base, laquelle s'&#233;tait fortement mobilis&#233;e et organis&#233;e l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente dans le milieu des instituteurs en lutte pour obtenir 500 postes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dix repr&#233;sentants syndicaux de la tribune donnaient bien la parole aux d&#233;l&#233;gu&#233;s des secteurs g&#233;ographiques, mais le plus souvent en fin d'AG, moment le moins propice pour relayer les propositions que les gr&#233;vistes souhaitaient faire voter &#224; l'AG d&#233;partementale. Les v&#233;ritables d&#233;cisions &#233;taient prises au sommet. La r&#233;ponse donn&#233;e par l'intersyndicale &#233;tait toujours : &lt;em&gt;&#171; faites ce que vous voulez dans vos secteurs &#187;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une quinzaine de jours apr&#232;s le d&#233;but du mouvement les secteurs commen&#231;ant &#224; se plaindre et regimber les dirigeants syndicaux, pour calmer le jeu, d&#233;cid&#232;rent de cr&#233;er un comit&#233; de liaison : des r&#233;unions &#224; huis clos o&#249; les d&#233;l&#233;gu&#233;s de secteur &#233;taient convi&#233;s pour rencontrer les syndicats, pi&#232;ge pour ces d&#233;l&#233;gu&#233;s qui n'avaient pas eu l'occasion de se r&#233;unir avant, alors que l'intersyndicale, elle, s'&#233;tait d&#233;j&#224; concert&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors d'une AG, une coll&#232;gue mandat&#233;e par son secteur propose de faire une esp&#232;ce de comit&#233; de liaison charg&#233; d'aller voir ce qui se passe dans les autres secteurs professionnels. R&#233;ponse cinglante du dirigeant de la FSU : pas question de faire une &#171; coordination &#187; (le mot n'avait m&#234;me pas &#233;t&#233; prononc&#233; !). Il passe au vote pour ou contre la proposition : 84 pour et 130 contre. Un petit vent de contestation a souffl&#233;. Finalement, les responsables syndicaux se sont repli&#233;s sur une parodie d'AG interprofessionnelle organis&#233;e &#224; la demande r&#233;p&#233;t&#233;e de plusieurs personnes. En guise de r&#233;union avec plusieurs secteurs professionnels, on a eu droit &#224; une tribune constitu&#233;e de tous les repr&#233;sentants d&#233;partementaux des syndicats. D&#233;bat totalement infructueux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois DEBOUT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Charente-Maritime : des collectifs n&#233;s de la gr&#232;ve
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Charente-Maritime-des-collectifs-nes-de-la-greve</link>
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		<dc:date>2003-07-11T18:54:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Fin mars, une certaine agitation a commenc&#233; dans le sud du d&#233;partement, &#224; l'initiative de militants de Sud, d'Attac, de Lutte ouvri&#232;re. Jours de gr&#232;ve reconductible au coll&#232;ge de Pons. Multiplication de r&#233;unions et AG dans des &#233;tablissements de Saint-Jean d'Angely et Saintes. Contact et r&#233;union avec les parents d'&#233;l&#232;ves avant les vacances de P&#226;ques, organisation d'une manifestation r&#233;ussie &#224; Saintes le samedi 3 mai, avec la FCPE. &lt;br /&gt;L'intersyndicale de Charente-Maritime a appel&#233; &#224; une gr&#232;ve avec&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fin mars, une certaine agitation a commenc&#233; dans le sud du d&#233;partement, &#224; l'initiative de militants de Sud, d'Attac, de Lutte ouvri&#232;re. Jours de gr&#232;ve reconductible au coll&#232;ge de Pons. Multiplication de r&#233;unions et AG dans des &#233;tablissements de Saint-Jean d'Angely et Saintes. Contact et r&#233;union avec les parents d'&#233;l&#232;ves avant les vacances de P&#226;ques, organisation d'une manifestation r&#233;ussie &#224; Saintes le samedi 3 mai, avec la FCPE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intersyndicale de Charente-Maritime a appel&#233; &#224; une &lt;em&gt;gr&#232;ve avec reconduction&lt;/em&gt; &#224; partir du 6 mai (et non &lt;em&gt;reconductible&lt;/em&gt; car elle pr&#233;tendait qu'il ne fallait pas d'AG !). Les syndicats et la FSU en particulier, ont mis quelques b&#226;tons dans les roues des gr&#233;vistes qui voulaient se r&#233;unir mais ils se trouv&#232;rent d&#233;pass&#233;s par le succ&#232;s des AG, d'abord dans le sud du d&#233;partement, puis &#224; La Rochelle et Rochefort quand le mouvement y a d&#233;marr&#233;, &#224; partir du 13 mai (avec un gros pourcentage de gr&#233;vistes dans un grand nombre d'&#233;tablissements).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des assembl&#233;es de villes ont d&#233;cid&#233; d'actions locales, y compris des relations avec d'autres corporations (SNCF, DDE, Imp&#244;ts, etc.). Le mouvement s'est d&#233;velopp&#233; et organis&#233; malgr&#233; la mauvaise volont&#233; de responsables syndicaux qui cherchaient &#224; casser des AG pr&#233;vues ou des actions d&#233;cid&#233;es par celles-ci, en appelant &#224; d'autres actions au m&#234;me moment. Mais comme nous &#233;tions suffisamment nombreux et d&#233;termin&#233;s, nous pouvions faire deux actions au m&#234;me moment ! Chaque semaine &#224; partir du 14 mai, une AG d&#233;partementale s'est tenue. Les AG ont bien demand&#233; d'envoyer leurs repr&#233;sentants aux intersyndicales, mais n'y furent jamais admis.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;AG ou syndicats ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement a &#233;t&#233; tr&#232;s fort du 13 au 25 mai chez les profs, et les journ&#233;es d'action toujours bien suivies jusqu'au 10 juin. A partir du 13 mai, d'autres secteurs se sont mis en gr&#232;ve reconductible (SNCF, DDE, h&#244;pitaux, imp&#244;ts). Les gr&#233;vistes de l'EN ont particip&#233; &#224; certaines de leurs assembl&#233;es, et inversement. Non sans des probl&#232;mes avec des responsables de l'UL CGT, oppos&#233;s au mot d'ordre de retrait du plan Raffarin-Fillon comme &#224; une g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve (et qui sont all&#233;s jusqu'&#224; refuser aux gr&#233;vistes enseignants une salle r&#233;serv&#233;e). Probl&#232;mes aussi, et pour les m&#234;mes raisons, avec les responsables CGT cheminots, pas chauds pour la pr&#233;sence d'enseignants &#224; leurs assembl&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quence : parmi les profs le freinage des syndicats, &#224; l'&#233;chelle nationale comme locale, a fait l'objet de nombreuses discussions lors des derni&#232;res AG (apr&#232;s le 12 juin et l'&#233;chec du blocage du Bac). Pas d&#233;moralis&#233;s pour autant, ils ont conclu &#224; la n&#233;cessit&#233; de rester organis&#233;s pour l'ann&#233;e scolaire &#224; venir. Des &#171; collectifs &#187; aux noms divers ou sans nom sont mis en place dans les villes avec r&#233;union par quinzaine d'une AG des collectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alice DEVIENNE&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Oise : la volont&#233; d'une minorit&#233; et du Snuipp n'a pas suffi
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Oise-la-volonte-d-une-minorite-et-du-Snuipp-n-a-pas-suffi</link>
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		<dc:date>2003-07-11T18:53:39Z</dc:date>
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
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		<dc:subject>Politique
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		<description>A l'issue de la manifestation d&#233;partementale du 13 mai &#224; Beauvais, un noyau de plus de 100 gr&#233;vistes s'est aussit&#244;t constitu&#233; &#224; partir des r&#233;seaux syndicaux. Des &#233;quipes &#171; mixtes &#187; de profs du secondaire, d'instituteurs, de surveillants, ont fait la tourn&#233;e des bahuts et des &#233;coles, quartier par quartier. L'id&#233;e &#233;tait d'entra&#238;ner les autres dans la gr&#232;ve, et de ne laisser aucun gr&#233;viste isol&#233; dans son coin. Sur tout le secteur de l'ouest du d&#233;partement, ce sont sans doute 200 &#224; 300 personnes qui ont&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'issue de la manifestation d&#233;partementale du 13 mai &#224; Beauvais, un noyau de plus de 100 gr&#233;vistes s'est aussit&#244;t constitu&#233; &#224; partir des r&#233;seaux syndicaux. Des &#233;quipes &#171; mixtes &#187; de profs du secondaire, d'instituteurs, de surveillants, ont fait la tourn&#233;e des bahuts et des &#233;coles, quartier par quartier. L'id&#233;e &#233;tait d'entra&#238;ner les autres dans la gr&#232;ve, et de ne laisser aucun gr&#233;viste isol&#233; dans son coin. Sur tout le secteur de l'ouest du d&#233;partement, ce sont sans doute 200 &#224; 300 personnes qui ont constitu&#233; le noyau militant tr&#232;s actif de la gr&#232;ve, bien au del&#224; du milieu syndical (et politique) proprement dit. Parmi eux, un grand nombre de jeunes et de non-syndiqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le 15 mai, le mouvement avait une caract&#233;ristique qui lui est rest&#233;e : un fort noyau de gr&#233;vistes dans le primaire, beaucoup de gr&#233;vistes dans les coll&#232;ges, et de tr&#232;s faibles minorit&#233;s dans les lyc&#233;es, o&#249; la plupart des enseignants mettaient en avant l'approche des examens pour expliquer leur volont&#233; de ne suivre que les journ&#233;es d'action appel&#233;es nationalement par les syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un moral d'&#233;claireurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du coup, les gr&#233;vistes r&#233;unis en AG se concevaient comme une sorte de locomotive : en reconductible pour rallier les autres salari&#233;s de l'&#233;ducation nationale aux temps forts, maintenir une agitation permanente contre les attaques du gouvernement, s'adresser aux parents d'&#233;l&#232;ves, &#224; la population et aux autres cat&#233;gories de salari&#233;s, ce qui &#233;tait vraiment une attitude in&#233;dite. Ils acceptaient donc d'&#234;tre relativement minoritaires&#8230; et patients. D&#232;s le 21 mai, des enseignants sont all&#233;s aux portes des usines de la ville, et devant la poste et l'h&#244;pital. Ils ont aussi tenu beaucoup &#224; mettre en avant la solidarit&#233; des personnels enseignants avec les non-enseignants, les 110 000 atoss.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le jeu des syndicats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du d&#233;but &#224; la fin, c'est sous l'&#233;gide de l'intersyndicale qu'ont &#233;t&#233; tenues les AG d&#233;partementales. La r&#233;alit&#233; &#233;tait pourtant plus complexe. A Creil, par exemple, des gr&#233;vistes qui ont pouss&#233; au mouvement de gr&#232;ve reconductible, ont visit&#233; les diff&#233;rents coll&#232;ges et lyc&#233;es de la r&#233;gion, et organis&#233; des r&#233;unions inter-&#233;tablissements, contre l'avis de responsables syndicaux locaux, qui ne voulaient pas entendre parler d'AG qu'ils ne contr&#244;leraient pas mais ne prenaient eux-m&#234;mes aucune initiative ! Le 6 mai, au cours d'une AG d&#233;partementale un peu houleuse, l'intersyndicale du d&#233;partement acceptait finalement d'appeler &#224; la gr&#232;ve reconductible &lt;em&gt;&#171; avant le 13 mai si possible &#187;.&lt;/em&gt; Encore fallait-il l'organiser concr&#232;tement, en r&#233;unissant les gens les plus motiv&#233;s. A Beauvais, une AG de ville a &#233;t&#233; convoqu&#233;e gr&#226;ce surtout au r&#233;seau Snes et surtout Snuipp. Mais alors que les responsables du Snuipp ont fait des appels nets &#224; la reconduction, les responsables du Snes ne firent que des apparitions sporadiques aux r&#233;unions et aux manifs, et s'abstinrent de prendre part au travail concret d'organisation !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux bonnes volont&#233;s de se lancer dans l'aventure de la gr&#232;ve&#8230; Assez vite, c'est un noyau assez r&#233;duit de syndiqu&#233;s et de non syndiqu&#233;s qui se d&#233;brouilla pour assurer une permanence quotidienne et relancer au jour le jour les initiatives, actions, diffusions de tracts, n&#233;cessaires pour faire vivre la gr&#232;ve et la populariser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme partout, les gr&#233;vistes esp&#233;raient une entr&#233;e dans la gr&#232;ve d'autres salari&#233;s. Mais 13 mai, 25 mai, 10 juin&#8230; la perspective s'amenuisait. Le 10 juin aurait pu &#234;tre l'occasion d'un rebond, car la manifestation interprofessionnelle &#224; Beauvais regroupa 4000 &#224; 5000 personnes, moins d'enseignants mais plus de salari&#233;s du priv&#233;. La premi&#232;re AG &#171; interprofessionnelle &#187; qui suivit, fut une douche froide. Les responsables syndicaux Snuipp, contrairement &#224; leur habitude, ne propos&#232;rent rien, ni initiative ni perspective de reconduction, laissant les gr&#233;vistes dans le vide. Et dans une tr&#232;s longue intervention, le secr&#233;taire de l'UD CGT, un cheminot, provoqua carr&#233;ment en appelant la majorit&#233; d'enseignants pr&#233;sente dans la salle &#224; revenir aux r&#233;alit&#233;s, et r&#233;p&#233;tant plusieurs fois : &lt;em&gt;&#171; Moi, je suis en stand-by&#8230; &#187; &lt;/em&gt; ! De nombreuses personnes en col&#232;re l'invit&#232;rent &#224; quitter la salle s'il n'avait pas envie de faire gr&#232;ve. L'AG finit dans les insultes, les responsables CGT sortirent, contents de pouvoir affirmer qu'ils ne se r&#233;uniraient plus avec les profs, et beaucoup rentr&#232;rent chez eux d&#233;moralis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Vers l'avenir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Localement on peut dire sans doute que le mouvement est all&#233; au bout de ses possibilit&#233;s. La g&#233;n&#233;ralisation n'ayant pas eu lieu, une AG a finalement d&#233;cid&#233; la fin de la gr&#232;ve le 19 juin. Le soir m&#234;me, 300 personnes se sont encore retrouv&#233;es pour une grande f&#234;te au centre-ville : une derni&#232;re occasion avant les vacances de se retrouver tous ensemble et de se rappeler les aspects positifs de l'exp&#233;rience, le d&#233;passement des barri&#232;res corporatistes, la fiert&#233; d'avoir tenu longtemps la drag&#233;e haute au gouvernement et d'avoir contribu&#233; &#224; un climat de contestation dans le pays. Et &#224; d&#233;faut d'avoir r&#233;ussi la g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve, d'avoir sans doute convaincu une partie des travailleurs que la r&#233;forme Fillon &#233;tait injuste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Haute-Vienne : une reprise un peu difficile
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Haute-Vienne-une-reprise-un-peu-difficile</link>
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		<dc:date>2003-07-11T18:53:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>A Limoges le 9 mai un coll&#232;ge &#233;tait en gr&#232;ve, le 13 mai le Snuipp appelait &#224; la gr&#232;ve avec reconduction &#224; partir du mardi 13 mai, et donnait alors des rendez-vous pour des AG quasi-quotidiennes. Des profs de coll&#232;ges en gr&#232;ve (surtout ceux o&#249; le Snes n'&#233;tait pas pr&#233;sent), des profs de lyc&#233;es professionnels, profs stagiaires, surveillants, CPE et toss se sont joints &#224; ces AG. Les militants du Snes des grands lyc&#233;es n'&#233;taient pas pour ces AG et se sont limit&#233;s, au mieux, aux &#171; temps forts &#187;. &lt;br /&gt;D&#232;s le lundi 19&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A Limoges le 9 mai un coll&#232;ge &#233;tait en gr&#232;ve, le 13 mai le Snuipp appelait &#224; la gr&#232;ve avec reconduction &#224; partir du mardi 13 mai, et donnait alors des rendez-vous pour des AG quasi-quotidiennes. Des profs de coll&#232;ges en gr&#232;ve (surtout ceux o&#249; le Snes n'&#233;tait pas pr&#233;sent), des profs de lyc&#233;es professionnels, profs stagiaires, surveillants, CPE et toss se sont joints &#224; ces AG. Les militants du Snes des grands lyc&#233;es n'&#233;taient pas pour ces AG et se sont limit&#233;s, au mieux, aux &#171; temps forts &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le lundi 19 mai, une intersyndicale s'est constitu&#233;e &#224; la demande d'une majorit&#233; de l'AG et en a assur&#233; la tenue, du moins formellement. Cela dit, les actions se sont d&#233;cid&#233;es et faites ind&#233;pendamment. Certains responsables du Snuipp sont alors devenus tr&#232;s hostiles &#224; toutes ces initiatives, actions et tracts en direction d'autres enseignants ou d'autres secteurs. Apr&#232;s le 25 mai, nous sommes n&#233;anmoins all&#233;s aux cantines de La Poste et de la SNCF, &#224; l'embauche des entreprises du priv&#233; importantes de la ville, Legrand, Val&#233;o, Madrange. Apr&#232;s le 3 juin, des enseignants ont assist&#233; &#224; des assembl&#233;es de cheminots. Les militants d'extr&#234;me gauche, en particulier de Lutte Ouvri&#232;re, enseignants comme cheminots, ont pes&#233; dans ce sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; reprise &#187; a &#233;t&#233; un peu difficile. Ce qui domine cependant, c'est le sentiment que des choses sont &#233;branl&#233;es en profondeur et que &#231;a &#233;clatera &#224; nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elise MOUTIERS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Ille-et-Vilaine : l'implication des jeunes non-syndiqu&#233;s
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Ille-et-Vilaine-l-implication-des-jeunes-non-syndiques</link>
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Lors de la premi&#232;re r&#233;union du comit&#233; de gr&#232;ve de l'EN, surprise de constater que 70 % du comit&#233; &#233;tait non syndiqu&#233;. De jeunes &#171; instits &#187; &#233;taient effectivement le fer de lance du mouvement. Pendant 6 semaines, le mouvement anim&#233; par un comit&#233; compos&#233; d'&#233;lus par les gr&#233;vistes et d'un repr&#233;sentant par syndicat, a su grossir et tenir. Presque tous les jours, il y avait des &#233;quipes de gr&#233;vistes sur les routes, vers d'autres &#233;tablissements, vers des &#233;coles maternelles perdues dans la campagne, ou vers des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors de la premi&#232;re r&#233;union du comit&#233; de gr&#232;ve de l'EN, surprise de constater que 70 % du comit&#233; &#233;tait non syndiqu&#233;. De jeunes &#171; instits &#187; &#233;taient effectivement le fer de lance du mouvement. Pendant 6 semaines, le mouvement anim&#233; par un comit&#233; compos&#233; d'&#233;lus par les gr&#233;vistes et d'un repr&#233;sentant par syndicat, a su grossir et tenir. Presque tous les jours, il y avait des &#233;quipes de gr&#233;vistes sur les routes, vers d'autres &#233;tablissements, vers des &#233;coles maternelles perdues dans la campagne, ou vers des entreprises du priv&#233; o&#249; ils avaient le contact par des parents d'&#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant quatre semaines, le mouvement a d'abord cherch&#233; &#224; s'&#233;largir &#224; l'Education, avant de tenter, certes timidement, des initiatives interprofessionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les militants de Lutte Ouvri&#232;re ont jou&#233; un r&#244;le non n&#233;gligeable dans cette lutte (l'Urssaf, le CHU, les Communaux ou Thomson ont d&#233;bray&#233; essentiellement &#224; leur initiative). Chez les Communaux, le comit&#233; de gr&#232;ve a &#233;t&#233; constitu&#233; d'une cinquantaine de c&#233;g&#233;tistes de la base, essentiellement rebelles &#224; l'UD CGT qui &#233;tait hostile au mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la SNCF o&#249; la plupart des temps forts ont &#233;t&#233; suivis, la CGT a emp&#234;ch&#233; le d&#233;part de la gr&#232;ve reconductible le 26/05, et n'a d&#233;marr&#233; 3 jours de gr&#232;ve que les 10, 11 et 12/06, &#224; la fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter que le PCF a &#233;t&#233; tr&#232;s absent. Sa principale contribution : proposition d'un grand d&#233;bat local sur les retraites&#8230; pour &#233;laborer une autre r&#233;forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicolas MARTIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Haute-Garonne : la col&#232;re des militants CFDT
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Haute-Garonne-la-colere-des-militants-CFDT</link>
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Il semble qu'imm&#233;diatement apr&#232;s l'accord donn&#233; par Ch&#233;r&#232;que au projet Fillon, 35 Unions D&#233;partementales CFDT aient protest&#233; en le faisant savoir au Bureau national. Parmi celles-ci, l'UD de la Haute-Garonne dont la secr&#233;taire, membre de l'ex-Gauche Socialiste, a maintenu la participation de la CFDT au mouvement contre le plan Fillon. &lt;br /&gt;21 mai, AG extraordinaire de 150 personnes convoqu&#233;e par l'UD : aucun d&#233;fenseur de la ligne conf&#233;d&#233;rale ne s'est pr&#233;sent&#233;, plusieurs participants se demandant s'il&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il semble qu'imm&#233;diatement apr&#232;s l'accord donn&#233; par Ch&#233;r&#232;que au projet Fillon, 35 Unions D&#233;partementales CFDT aient protest&#233; en le faisant savoir au Bureau national. Parmi celles-ci, l'UD de la Haute-Garonne dont la secr&#233;taire, membre de l'ex-Gauche Socialiste, a maintenu la participation de la CFDT au mouvement contre le plan Fillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21 mai, AG extraordinaire de 150 personnes convoqu&#233;e par l'UD : aucun d&#233;fenseur de la ligne conf&#233;d&#233;rale ne s'est pr&#233;sent&#233;, plusieurs participants se demandant s'il existait m&#234;me des partisans de cette ligne. Voici un &#233;chantillon des interventions :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des militants de la poste expliquent qu'ils ont investi 30 ans de leur vie pour construire une section syndicale, que cela vient d'&#234;tre brad&#233; en quelques heures par la d&#233;cision unilat&#233;rale de quelques personnes&#8230; : &lt;em&gt;&#171; Notat nous avait fait le coup en 1995 et &#231;a recommence, &#231;a suffit, merde&#8230; &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un retrait&#233;, 50 ans de militantisme &#224; la CFDT : &#171; Ch&#233;r&#232;que n'avait pas le droit de priver de leurs revendications les 2 millions de manifestants&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un travailleur d'Airbus : &#171; j'ai vraiment envie de partir, mais je veux mener un dernier combat pour retrouver la CFDT&#8230;ce n'est plus possible. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un postier : &#171; Il n'y a pas que Ch&#233;r&#232;que, c'est tout le Bureau national, il faudrait une lame de fond pour les faire sauter&#8230;Ca me fait chier d'appartenir &#224; cette organisation syndicale et je pr&#233;f&#232;re d&#233;missionner&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des cheminots : &#171; si on gagne dans la rue, on gagne aussi dans notre organisation syndicale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des fonctionnaires : &#171; Nous sommes confront&#233;s &#224; l'offensive lib&#233;rale la plus forte depuis 30 ans (&#8230;) L'&#233;quipe Ch&#233;r&#232;que se positionne du c&#244;t&#233; des agresseurs qui anesth&#233;sient la classe ouvri&#232;re. La question qui se pose est de savoir si on doit encore soutenir cette organisation syndicale ou si on doit d&#233;missionner&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des travailleurs de Motorola : &#171; De quel droit Ch&#233;r&#232;que brade-t-il les int&#233;r&#234;ts des travailleurs et particuli&#232;rement ceux du priv&#233;&#8230; ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette contestation profonde vient de la base des syndiqu&#233;s CFDT, mais aussi des non syndiqu&#233;s, qui l'ont fait savoir dans les entreprises, par des r&#233;flexions du genre : &lt;em&gt;&#171; Alors ton patron nous l&#226;che ? &#187;, &#171; Plus responsable que la CFDT tu meurs&#8230; &#187;, &#171; Vous n'&#234;tes pas un syndicat&#8230; &#187;, &#171; Vous n'avez pas honte d'&#234;tre dans ce syndicat&#8230; &#187;, &#171; Ils sont cul et chemise avec le gouvernement&#8230; &#187;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me le secr&#233;taire du syndicat de la m&#233;tallurgie de Haute-Garonne, jusque-l&#224; bien dans la ligne Notat-Ch&#233;r&#232;que, a pris une position m&#233;diane, critiquant plus la pr&#233;cipitation pour signer que la signature elle-m&#234;me. Un tour de table lors d'une r&#233;union de ce syndicat le 11 juin a montr&#233; que 13 sections sur 15 repr&#233;sent&#233;es contestaient l'accord (m&#234;me si la plupart n'ont pas fait grand chose sur leur entreprise).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 15 mai combien d'adh&#233;rents, de militants, de sections syndicales, de syndicats, de responsables CFDT qui ne d&#233;col&#232;rent pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rapha&#235;l BAMIER&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Seine-Maritime : l'influence de l'extr&#234;me gauche et de 1995
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Seine-Maritime-l-influence-de-l-extreme-gauche-et-de-1995</link>
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>D&#233;j&#224; lors des journ&#233;es d'action d'octobre, de novembre et de janvier, des AG de gr&#233;vistes, auxquelles tous les personnels &#233;taient convi&#233;s, s'&#233;taient tenues sous l'impulsion de militants d'extr&#234;me gauche, toutes tendances confondues et appartenant &#224; divers syndicats (CGT, Snuipp, Snes, Sud). Tonalit&#233; : critique des journ&#233;es &#224; r&#233;p&#233;tition, r&#233;daction d'argumentaires pour les coll&#232;gues et les parents d'&#233;l&#232;ves, volont&#233; de lier les diff&#233;rentes attaques gouvernementales (d&#233;centralisation et retraites) et se saisir&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;j&#224; lors des journ&#233;es d'action d'octobre, de novembre et de janvier, des AG de gr&#233;vistes, auxquelles tous les personnels &#233;taient convi&#233;s, s'&#233;taient tenues sous l'impulsion de militants d'extr&#234;me gauche, toutes tendances confondues et appartenant &#224; divers syndicats (CGT, Snuipp, Snes, Sud). Tonalit&#233; : critique des journ&#233;es &#224; r&#233;p&#233;tition, r&#233;daction d'argumentaires pour les coll&#232;gues et les parents d'&#233;l&#232;ves, volont&#233; de lier les diff&#233;rentes attaques gouvernementales (d&#233;centralisation et retraites) et se saisir de toutes les occasions pour agir en commun avec les autres secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 mars, le secteur du Havre part en gr&#232;ve reconductible, de mani&#232;re minoritaire, certes, mais avec deux objectifs : l'extension et la prise en main d&#233;mocratique du mouvement (AG quotidienne de tous les personnels en lutte). Des gr&#233;vistes viennent &#224; Rouen le 26 pour convaincre les Rouennais de les rejoindre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 3 avril une AG de 400 gr&#233;vistes &#224; Rouen vote le principe de la gr&#232;ve reconductible. D&#232;s le lendemain, dans plusieurs lyc&#233;es et coll&#232;ges, des profs poursuivent la gr&#232;ve, ainsi que plusieurs secteurs du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; degr&#233; de mani&#232;re minoritaire jusqu'au mardi 8 avril, jour o&#249; une manif rassemble sur le pont de Tancarville les Havrais et les Rouennais. Ces quelques jours permettent la mise en place d'AG de secteurs g&#233;ographiques r&#233;unissant 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; et 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;nd&lt;/sup&gt; degr&#233;s et l'&#233;lection d'un comit&#233; de gr&#232;ve provisoire (membres &#233;lus par l'AG d'agglom&#233;ration de diff&#233;rents secteurs avec la pr&#233;sence d'un repr&#233;sentant de chaque syndicat : il faut noter que jusqu'&#224; la fin du mouvement &#224; Rouen, les syndicats, FSU, SGEN, CGT, FO, Sud, non seulement rest&#232;rent unis mais respect&#232;rent les d&#233;cisions prises par le comit&#233; de gr&#232;ve).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le 5 mai, rentr&#233;e des vacances, les AG de secteurs, l'AG d'agglom&#233;ration et le comit&#233; de gr&#232;ve vot&#232;rent la gr&#232;ve reconductible qui sera effective jusqu'au 19 juin. Le comit&#233; de gr&#232;ve a r&#233;uni jusqu'&#224; 40 personnes de mani&#232;re r&#233;guli&#232;re, les discussions ont &#233;t&#233; parfois tendues mais riches et globalement ses initiatives ont permis aux personnels de l'Education nationale de prendre en main leur mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#171; L' interpro &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le Comit&#233; de gr&#232;ve de l'Education nationale est &#224; l'origine des AG interprofessionnelles qui se sont tenues r&#233;guli&#232;rement &#224; partir du 13 mai (jusqu'&#224; 400 personnes les 19 mai et 3 juin) puis de la mise en place d'un comit&#233; de liaison interprofessionnel &#224; partir du 3 juin (secteurs notamment repr&#233;sent&#233;s : EN, SNCF, H&#244;pitaux, Cram, La Poste, Renault Cl&#233;on, Renault CKD, Grande Paroisse, Aventis&#8230;). De ces structures, que les UD locales notamment CGT ont cherch&#233; &#224; ignorer voire &#224; contrecarrer, ont surgi de multiples initiatives qui ont marqu&#233; le mouvement : manifestations de nuit, blocage des entr&#233;es de la ville, blocage des ponts de Rouen, diffusions de tracts devant les entreprises du priv&#233;, interventions dans les diff&#233;rentes AG. Une multitude d'actions et de liaisons qui ont pu &#234;tre faites gr&#226;ce &#224; la pr&#233;sence importante de militants d'extr&#234;me gauche dans ces diff&#233;rents secteurs et aussi gr&#226;ce aux r&#233;flexes acquis lors du mouvement de novembre-d&#233;cembre 1995.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie DARWEN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Essonne (91) : des syndicats combatifs
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Essonne-91-des-syndicats-combatifs</link>
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		<dc:date>2003-07-11T18:52:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Le 23 avril, les syndicats (FSU, CGT, Sud, FO) ont pris l'initiative d'une AG d&#233;partementale. Elle a r&#233;uni une soixantaine de personnes et, constatant l'absence &#224; ce jour de mobilisation sur le d&#233;partement, a appel&#233; &#224; tenir des AG dans tous les &#233;tablissements. Le 24, une petite poign&#233;e de coll&#232;gues se sont mis en gr&#232;ve sur les secteurs de Draveil, Vigneux, Epinay, en se lan&#231;ant aussit&#244;t dans des actions de sensibilisation aupr&#232;s des &#233;tablissements voisins. &lt;br /&gt;Le 30, en AG d&#233;partementale, nous &#233;tions cette&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 23 avril, les syndicats (FSU, CGT, Sud, FO) ont pris l'initiative d'une AG d&#233;partementale. Elle a r&#233;uni une soixantaine de personnes et, constatant l'absence &#224; ce jour de mobilisation sur le d&#233;partement, a appel&#233; &#224; tenir des AG dans tous les &#233;tablissements. Le 24, une petite poign&#233;e de coll&#232;gues se sont mis en gr&#232;ve sur les secteurs de Draveil, Vigneux, Epinay, en se lan&#231;ant aussit&#244;t dans des actions de sensibilisation aupr&#232;s des &#233;tablissements voisins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 30, en AG d&#233;partementale, nous &#233;tions cette fois 150, dont bon nombre de non syndiqu&#233;s. L'AG d&#233;cidait d'appeler &#224; entrer dans la gr&#232;ve d&#232;s que possible. Une semaine plus tard, le 6 mai, c'&#233;tait parti ! Ce jour-l&#224;, 500 personnes &#224; l'AG d&#233;partementale. Une semaine apr&#232;s, le 13, pr&#232;s de 700. Au plus fort du mouvement, on a compt&#233; entre 150 et 200 coll&#232;ges et lyc&#233;es (peut-&#234;tre autant d'&#233;coles, mais les chiffres du primaire sont plus incertains) en gr&#232;ve reconductible avec en moyenne des taux de gr&#233;vistes de 20 % &#224; 30 % (80 % pendant deux semaines dans des coll&#232;ges de Grigny).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la diff&#233;rence du 93, nous n'avons pas fonctionn&#233; en coordinations. Les AG du 91 &#233;taient des intersyndicales &#233;largies. Ce sont les syndicats qui ont pris l'initiative de la premi&#232;re, milit&#233; pour l'extension, appel&#233; &#224; rendre visite aux &#233;tablissements pas encore touch&#233;s, reconduit jusqu'au bout la gr&#232;ve, et en sont toujours apparus comme les artisans irr&#233;prochables aux yeux de la majorit&#233; des gr&#233;vistes. Les d&#233;clarations de la tribune manquaient parfois de tranchant, mais restaient dans le ton.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une multitude d'initiatives&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Toutefois les AG d&#233;partementales n'ont pas &#233;t&#233; les seuls p&#244;les de structuration du mouvement. Des AG de villes, de districts, ont surgi un peu partout, le plus souvent &#224; l'initiative de militants d'extr&#234;me gauche ou de Sud mais qui rassemblaient bien au-del&#224; de ces cercles. Le plus souvent, ces AG &#233;taient pilot&#233;es par les gr&#233;vistes eux-m&#234;mes, syndiqu&#233;s ou non, et en somme fonctionnaient comme de petites coordinations. C'est d'elles qu'ont &#233;merg&#233; la plupart des initiatives &#171; interpro &#187;. Ainsi au niveau local des liens ont pu se tisser avec d'autres secteurs du public comme les imp&#244;ts, La Poste, les communaux (souvent d'ailleurs gr&#226;ce aux relais de militants de Sud dans ces entreprises) et m&#234;me du priv&#233; (SNECMA et IBM &#224; Corbeil avec relais de militants de Lutte Ouvri&#232;re) : d&#233;l&#233;gations aux AG des uns et des autres, diffusion de tracts et discussion &#224; l'entr&#233;e de la SNECMA, manifestation avec 200 travailleurs de cette entreprise &#224; Evry, participation aux AG et aux piquets de gr&#232;ve des cheminots de Juvisy... Fin mai, un comit&#233; d'organisation de la gr&#232;ve s'est m&#234;me cr&#233;&#233; &#224; Grigny dans le but d'organiser des actions au niveau d&#233;partemental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien souvent, l'intersyndicale du 91 ne servait que de relais &#224; ces actions d&#233;cid&#233;es et organis&#233;es dans les AG de villes. Mais les responsables syndicaux qui n'&#233;taient pas &#224; l'initiative de celles-ci, les accueillaient favorablement et parfois s'y joignaient. Attentifs &#224; ces initiatives &#171; interpro &#187; impuls&#233;es par les gr&#233;vistes, les syndicats ont fini par d&#233;cider d'une manifestation d&#233;partementale interprofessionnelle le 6 juin &#224; Evry, qui fut un succ&#232;s (5000 personnes, avec une pr&#233;sence notable du priv&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la majeure partie des gr&#233;vistes n'a donc quasiment pas entendu parler des coordinations nationales, ou n'en a pas vu l'utilit&#233; et s'est sentie bien repr&#233;sent&#233;e par l'intersyndicale, une minorit&#233; notable a fait l'exp&#233;rience d'une forme dynamique de la gr&#232;ve et m&#234;me de son organisation. Un capital pr&#233;cieux pour les gr&#232;ves &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agathe MALET&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Rouen : une UD CGT pas press&#233;e
</title>
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		<dc:date>2003-07-11T18:51:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Pendant tout le mouvement l'Union d&#233;partementale CGT s'est refus&#233;e &#224; r&#233;unir l'ensemble des &#233;quipes syndicales ! Seules des r&#233;unions r&#233;serv&#233;es aux cheminots, aux m&#233;tallos ou &#224; la chimie ont &#233;t&#233; organis&#233;es. &lt;br /&gt;Le personnel de l'Education nationale appelait &#224; des AG interpro au moins deux fois la semaine &#224; partir du 13 mai. Diff&#233;rentes &#233;quipes CGT du priv&#233; y ont particip&#233;. L'UD CGT a laiss&#233; faire mais n'a jamais encourag&#233; ces initiatives et a cherch&#233; plusieurs fois &#224; allumer des contre-feux (changement de parcours&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant tout le mouvement l'Union d&#233;partementale CGT s'est refus&#233;e &#224; r&#233;unir l'ensemble des &#233;quipes syndicales ! Seules des r&#233;unions r&#233;serv&#233;es aux cheminots, aux m&#233;tallos ou &#224; la chimie ont &#233;t&#233; organis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le personnel de l'Education nationale appelait &#224; des AG interpro au moins deux fois la semaine &#224; partir du 13 mai. Diff&#233;rentes &#233;quipes CGT du priv&#233; y ont particip&#233;. L'UD CGT a laiss&#233; faire mais n'a jamais encourag&#233; ces initiatives et a cherch&#233; plusieurs fois &#224; allumer des contre-feux (changement de parcours de manifs, appels &#224; des rassemblements concurrents).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a fallu attendre la queue du mouvement, le jeudi 12 juin, pour que l'UD CGT invite &#224; une assembl&#233;e interpro &#171; &lt;em&gt;de d&#233;bats et d'&#233;changes&lt;/em&gt; &#187;. La plupart des intervenants, dont des syndicalistes du priv&#233;, ont &#233;t&#233; tr&#232;s critiques, voire hostiles &#224; la tribune (compos&#233;e par la CGT, FO, l'Unsa et la FSU). Les responsables syndicaux ont fait le gros dos, laiss&#233; la salle se d&#233;fouler, sans jamais argumenter sur leur conduite durant le mouvement. Et finalement l'UD CGT a appel&#233; &#224; une nouvelle journ&#233;e d'action le 19 juin en disant : &#171; &lt;em&gt;vous voyez, on n'est pas &#224; court d'initiatives&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La manif du 19 juin fut naturellement bien moins nombreuses que les autres, la majorit&#233; des enseignants ayant repris le travail. Cela explique-t-il que la CGT ait fait le choix de mettre le paquet dans certains secteurs ? Il semble bien en tout cas que certains salari&#233;s du priv&#233; aient fait ce jour-l&#224; leur premi&#232;re manif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'Humanit&#233;-Hebdo du 21 juin, on a pu lire dans une double page consacr&#233;e au 19 juin qu'&#224; Rouen &#171; dans le service public, certaines organisations syndicales, comme Sud et le G10 tr&#232;s influentes dans certaines entreprises comme La Poste ou la SNCF, n'ont pas appel&#233; &#224; la mobilisation. Certains de leurs responsables estiment que la cause est perdue &#187;. Plus loin, les propos de M.Burette, secr&#233;taire de l'UD CGT de Seine-Maritime : &#171; Le d&#233;bat est tranch&#233;. La gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale ne s&#233;duit pas les salari&#233;s. Preuve suppl&#233;mentaire, ceux qui en avaient fait leur slogan ne sont pas l&#224; aujourd'hui. Ils travaillent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, esp&#233;rons que dans les prochains conflits les travailleurs, en particulier CGT, demanderont des comptes &#224; M. Burette&#8230; d&#232;s le d&#233;but.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.D.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> A La Poste, aussi&#8230;
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/A-La-Poste-aussi</link>
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		<dc:date>2003-07-11T18:51:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>La Poste
</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>

		<description>De m&#233;moire de militant, la journ&#233;e du 13 mai 2003 a enregistr&#233; le plus gros score de gr&#233;vistes &#224; La Poste (plus de 50 % sur toute la France) depuis la gr&#232;ve des postiers&#8230; de 1974. Ces derni&#232;res ann&#233;es, les innombrables luttes qui se sont &#233;gren&#233;es sont rest&#233;es locales, laissant beaucoup de postiers sur leur faim, malgr&#233; une possibilit&#233; &#233;vidente de g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve &#224; tous les postiers en janvier 2000. &lt;br /&gt; D&#232;s lors, la direction de La Poste a mis les bouch&#233;es doubles : blocage des salaires,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Avril-mai-juin-2003-Renouveau-des-luttes-debut-de-la-contre-offensive-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Avril, mai, juin 2003. Renouveau des luttes, d&#233;but de la contre-offensive des salari&#233;s
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Mouvement-du-printemps-2003-+" rel="tag"&gt;Mouvement du printemps 2003
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;De m&#233;moire de militant, la journ&#233;e du 13 mai 2003 a enregistr&#233; le plus gros score de gr&#233;vistes &#224; La Poste (plus de 50 % sur toute la France) depuis la gr&#232;ve des postiers&#8230; de 1974. Ces derni&#232;res ann&#233;es, les innombrables luttes qui se sont &#233;gren&#233;es sont rest&#233;es locales, laissant beaucoup de postiers sur leur faim, malgr&#233; une possibilit&#233; &#233;vidente de g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve &#224; tous les postiers en janvier 2000. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; D&#232;s lors, la direction de La Poste a mis les bouch&#233;es doubles : blocage des salaires, contractualisation, r&#233;organisation des services, augmentation de la charge de travail, suppression programm&#233;e de la moiti&#233; au moins des centres de tri, de milliers d'emplois de facteurs dans les bureaux de distribution (un millier &#224; terme sur les 20 arrondissements de Paris par exemple). &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; D&#232;s les premi&#232;res journ&#233;es d'action sur les retraites la combativit&#233; des postiers semblait &#234;tre sur une pente ascendante. La participation &#224; la manifestation du 26 novembre fut une des plus importantes depuis 1995. La gr&#232;ve des facteurs parisiens, fin avril, allait renforcer cette impression.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Postiers parisiens : le poids d'une gr&#232;ve qui tourne court&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le mois d'avril, les postiers de toute la distribution parisienne &#233;taient appel&#233;s &#224; se mobiliser contre les projets de restructuration et de diminution des effectifs qui touchaient d'abord le bureau de poste du 6&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Cette initiative de la CGT, suivie par les autres syndicats Sud, CFDT, FO, a mis du baume au coeur des postiers parisiens, enfin appel&#233;s &#224; r&#233;agir ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait pourtant une ombre au tableau : il n'&#233;tait pas question pour les syndicats d'appeler les centres de tri, touch&#233;s eux aussi &#224; terme par des suppressions de postes mais qui avaient d&#233;j&#224; leurs journ&#233;es de protestation programm&#233;es pour le 13 et le 26 mai&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lundi 28 avril, 50 % des facteurs des vingts arrondissements &#233;taient en gr&#232;ve et un millier d'entre eux se sont rassembl&#233;s &#224; Paris 6. L'ambiance &#233;tait survolt&#233;e. Un nouveau rendez-vous commun est fix&#233; pour le lendemain avec l'objectif de rallier les coll&#232;gues &#224; la gr&#232;ve et &#234;tre encore plus nombreux en manifestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain nous &#233;tions moins nombreux en gr&#232;ve (30 %), mais plus de mille &#224; partir en manifestation. Malheureusement au terme de celle-ci ni les responsables syndicaux, ni les militants r&#233;volutionnaires qui avaient acquis un ascendant certain dans ce mouvement, n'ont voulu ou su proposer de perspective pour le lendemain. Le chiffre de gr&#233;vistes en baisse n'excluait pas la possibilit&#233; de mener une action commune &#224; tous les bureaux de poste le lendemain, ni de laisser la d&#233;cision aux gr&#233;vistes encore nombreux et d&#233;termin&#233;s, de la suite &#224; donner au mouvement. Au lieu de quoi, la seule proposition fut de participer &#224; la manifestation du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai et &#224; la gr&#232;ve du 13 mai, 2 semaines plus tard, contre la r&#233;forme des retraites : une mani&#232;re &#233;vidente d'enrayer la poursuite d'un mouvement qui n'&#233;tait pas mort. Preuve : le lendemain les facteurs parisiens &#233;taient encore en gr&#232;ve &#224; 20 % et, en d&#233;pit de l'absence de toute consigne centrale, se sont tout de m&#234;mes retrouv&#233;s &#224; 250 &#224; Paris 6.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Contre la r&#233;forme Fillon, seules des petites minorit&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit de la d&#233;ception des gr&#233;vistes du mouvement d'avril les postiers parisiens furent tr&#232;s nombreux en gr&#232;ve le 13 mai - plus de 60 % &#224; Paris - et sont all&#233;s manifester avec le public et le priv&#233;, postiers de la distribution, des centres de tri et des guichets confondus. Cependant, dans aucun bureau il n'a &#233;t&#233; possible de reconduire le mouvement le 14 mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La petite minorit&#233; la plus combative a pu tout de m&#234;me mener des actions sporadiques dans le cadre d'une gr&#232;ve reconductible &#224; partir du 26 mai : participation &#224; des assembl&#233;es d'enseignants, de cheminots, d'agents d'EDF-GDF, organisation de rassemblements interprofessionnels de quartiers, visites de d&#233;pots RATP&#8230; Entre le 2 et le 15 juin, les postiers en gr&#232;ve se sont retrouv&#233;s plusieurs fois &#224; la grande poste centrale du Louvre, entre 200 et 60 selon les journ&#233;es : manifestation devant la Banque de France o&#249; des suppressions d'emplois sont &#233;galement pr&#233;vues, rencontre avec des agents communaux en gr&#232;ve, visite surprise au si&#232;ge de l'UMP, port d'un recommand&#233; chez le baron Seilli&#232;re avec pour slogan : &lt;em&gt;&#171; Seilli&#232;re, voleur, c'est aux patrons de payer &#187;...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charlotte PLIHET&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Arsenal de Cherbourg : les consignes syndicales se font attendre
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Arsenal-de-Cherbourg-les-consignes-syndicales-se-font-attendre</link>
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		<dc:date>2003-07-11T18:50:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>L'entreprise, 3000 salari&#233;s avec les sous-traitants, repr&#233;sente un gros bastion ouvrier de la r&#233;gion. L'enjeu &#233;tait donc important, non seulement pour ceux de l'arsenal mais pour l'ensemble des travailleurs de l'agglom&#233;ration. En 1995, il y avait eu trois semaines de gr&#232;ve totale. &lt;br /&gt;Cette fois, l'h&#233;sitation des syndicats a &#233;t&#233; flagrante pendant des semaines. Pourtant, le 13 mai, nous &#233;tions plus de 80 % en gr&#232;ve et dans l'attente d'une consigne de poursuite. La manifestation, d'ampleur identique &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Avril-mai-juin-2003-Renouveau-des-luttes-debut-de-la-contre-offensive-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Avril, mai, juin 2003. Renouveau des luttes, d&#233;but de la contre-offensive des salari&#233;s
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'entreprise, 3000 salari&#233;s avec les sous-traitants, repr&#233;sente un gros bastion ouvrier de la r&#233;gion. L'enjeu &#233;tait donc important, non seulement pour ceux de l'arsenal mais pour l'ensemble des travailleurs de l'agglom&#233;ration. En 1995, il y avait eu trois semaines de gr&#232;ve totale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois, l'h&#233;sitation des syndicats a &#233;t&#233; flagrante pendant des semaines. Pourtant, le 13 mai, nous &#233;tions plus de 80 % en gr&#232;ve et dans l'attente d'une consigne de poursuite. La manifestation, d'ampleur identique &#224; celles de 1995, avait largement montr&#233; que les travailleurs de la ville &#233;tait tr&#232;s mobilis&#233;s sur le probl&#232;me des retraites. A la fin de la manifestation &#233;taient d'ailleurs annonc&#233;es diff&#233;rentes assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales &#224; la Cog&#233;ma, EDF, SNCF, pour discuter de la poursuite du mouvement. Mais pas &#224; l'arsenal. Le secr&#233;taire de la section CGT &#233;tait soi-disant tellement occup&#233; qu'il n'avait m&#234;me pas le temps de r&#233;unir la commission ex&#233;cutive pour discuter de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jours suivants, les syndicats ont r&#233;p&#233;t&#233; jusqu'&#224; plus soif que la situation n'&#233;tait pas m&#251;re, qu'il fallait laisser &#171; grandir le mouvement &#187;. Dans ce contexte g&#233;n&#233;ral d'attentisme les salari&#233;s qui attendaient certes une consigne syndicale tout en regardant ce qui se passait dans le reste du pays en ont tir&#233; la conclusion qu'ils ne se sentaient pas assez forts pour partir en gr&#232;ve contre les syndicats, notamment la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au terme de toutes ces tergiversations et d'une participation toujours tr&#232;s importante aux diff&#233;rentes journ&#233;es d'action, le lundi 2 juin, CGT et FO, d&#233;cr&#233;tant que le mouvement avait suffisamment m&#251;ri (sans doute trop m&#234;me), ont tout de m&#234;me appel&#233; &#224; la gr&#232;ve, vot&#233;e alors par 300 dans une AG de 500 personnes. La CFDT, pourtant en opposition &#224; Ch&#233;r&#232;que, maintenait aussi son opposition &#224; la gr&#232;ve reconductible, de m&#234;me que l'Unsa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve s'est poursuivie jusqu'au week-end de la Pentec&#244;te. Mardi 10 juin le travail a repris pour ne pas perdre le b&#233;n&#233;fice du week-end. Il &#233;tait question de continuer la gr&#232;ve mercredi, mais &#224; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale les membres de la commission ex&#233;cutive de la CGT sont arriv&#233;s en bleu de travail, signifiant ainsi d'entr&#233;e de jeu qu'eux-m&#234;mes avaient d&#233;j&#224; d&#233;cid&#233; la reprise. Laquelle, &#224; leur demande, fut vot&#233;e majoritairement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde sent bien que le mouvement n'a pas &#233;t&#233; &#224; la hauteur de ce qu'il aurait pu &#234;tre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vincent LEBOURG&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Centre de tri de Nanterre (Hauts-de-Seine) : Les premi&#232;res armes de jeunes postiers
</title>
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		<dc:date>2003-07-11T18:50:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>La Poste
</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>

		<description>14 mai, centre de tri de Nanterre, assembl&#233;e des gr&#233;vistes (40 pr&#233;sents) &#224; 22 heures 30. 4 heures de discussion. Faut-il reprendre ? Une jeune coll&#232;gue se montre la plus acharn&#233;e : &#171; nous sommes partis pour la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, il faut tenir m&#234;me si nous sommes seuls. &#187; Reprendre pour mieux pr&#233;parer les prochaines journ&#233;es d'action ? Cela semble &#171; foireux &#187; &#224; la grande majorit&#233;. Seuls deux coll&#232;gues votent la reprise. &lt;br /&gt;Les gr&#233;vistes militent pour l'extension &lt;br /&gt;Le premier tract du comit&#233; de gr&#232;ve s'adressant aux&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;14 mai, centre de tri de Nanterre, assembl&#233;e des gr&#233;vistes (40 pr&#233;sents) &#224; 22 heures 30. 4 heures de discussion. Faut-il reprendre ? Une jeune coll&#232;gue se montre la plus acharn&#233;e : &lt;em&gt;&#171; nous sommes partis pour la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, il faut tenir m&#234;me si nous sommes seuls. &#187; &lt;/em&gt;Reprendre pour mieux pr&#233;parer les prochaines journ&#233;es d'action ? Cela semble &#171; &lt;em&gt;foireux &lt;/em&gt; &#187; &#224; la grande majorit&#233;. Seuls deux coll&#232;gues votent la reprise.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les gr&#233;vistes militent pour l'extension &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le premier tract du comit&#233; de gr&#232;ve s'adressant aux autres travailleurs, tir&#233; &#224; 2000 exemplaires, est diffus&#233; en moins de deux jours. Une coll&#232;gue de 22 ans en prend une centaine pour les diffuser aux parents d'&#233;l&#232;ves de l'&#233;cole o&#249; elle va chercher une petite fille. Trois jeunes postiers, accompagn&#233;s par des &#233;tudiants, font le tour des bureaux des iatoss de la fac de Nanterre. Accueil chaleureux. Le comit&#233; de gr&#232;ve d&#233;l&#232;gue des camarades dans les AG de profs, de communaux, d'&#233;tudiants, de la SNCF et de la RATP. Un gr&#233;viste de quarante ans devient notre d&#233;l&#233;gu&#233; quasi permanent en charge de l'Education nationale : &lt;em&gt;&#171; non seulement, ils se battent mais en plus on y rencontre de charmantes profs &#187;&lt;/em&gt;... Pour ceux qui, pour la premi&#232;re fois de leur vie, mettent leurs fesses sur les bancs de la fac, la participation aux AG iatoss, profs et &#233;tudiants est &#224; la fois un plaisir (nos interventions sont ponctu&#233;es d'applaudissements) et un sujet d'&#233;tonnement et d'amusement vu l'ambiance un peu d&#233;lirante de l'universit&#233; (&lt;em&gt;&#171; faut-il voter pour savoir si l'on doit voter ? &#187;&lt;/em&gt;). Nous avons des r&#233;sum&#233;s quasi r&#233;guliers de l'&#233;tat du mouvement, au moins sur le plan d&#233;partemental, et pouvons en mesurer l'extension effective jusqu'au 3 juin. Malgr&#233; tout, les moments de d&#233;couragement sont nombreux, surtout pendant les &#171; ponts &#187;. Un mouvement &lt;em&gt;&#171; cyclothymique &#187;&lt;/em&gt; r&#233;sume un syndicaliste de Sud-Rail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les profs, quasi-absents des pr&#233;occupations avant le 13 mai, deviennent la r&#233;f&#233;rence essentielle. Leur capacit&#233; &#224; s'organiser, &#224; proposer des actions interpro et la fa&#231;on dont ils parviennent &#224; profiter de chaque journ&#233;e d'action pour donner un nouveau souffle inspirent ceux qui viennent au contact avec eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix de la reconduction permet aux gr&#233;vistes, des jeunes pour la plupart, de se r&#244;der &#224; la fa&#231;on de mener une lutte, de r&#233;fl&#233;chir aux perspectives, y compris politiques. Au fil de la dur&#233;e, un noyau actif se d&#233;gage : &#233;crire un tract, tenir une caisse de gr&#232;ve, organiser un d&#233;fil&#233;, prendre des tours de parole en AG, s'adresser aux autres travailleurs&#8230; cela ne s'apprend pas en quelques journ&#233;es d'action dispers&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les centrales syndicales sont vite apparues comme les principaux obstacles &#224; l'extension des luttes. D&#232;s le 14, on entend syst&#233;matiquement les propos suivants : &lt;em&gt;&#171; les syndicats, on s'en fout, c'est nous la base, c'est nous qui devons d&#233;cider pas ces enfoir&#233;s de la conf&#233;d&#233;ration CGT &#187;.&lt;/em&gt; En fait, il faut combattre l'illusion que nous pouvons snober les appareils et faire comme s'ils n'existaient pas. Discussions collectives sur la tactique que nous pourrions avoir pour les d&#233;border et sur la fa&#231;on de s'appuyer sur eux quand nous en avons l'occasion. Certains envisagent comme solution la construction de syndicats alternatifs type Sud. L'id&#233;e qui pr&#233;vaut reste la n&#233;cessit&#233; du contr&#244;le de la base, de l'auto-organisation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une structuration embryonnaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les structures telles que comit&#233;s de gr&#232;ve, AG d&#233;partementale des postiers (qui a commenc&#233; &#224; avoir une existence sur les Hauts-de-Seine) et les AG interprofessionnelles n'ont souvent &#233;t&#233; qu'embryonnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit il &#233;tait n&#233;cessaire qu'elles existent. L'AG des postiers des Hauts-de-Seine (92), constitu&#233;e sur proposition du comit&#233; de gr&#232;ve du centre de tri de Nanterre, a regroup&#233; des repr&#233;sentants de 11 bureaux de poste (sur une trentaine), de la direction d&#233;partementale et de deux centres de tri (Nanterre et Issy-Les-Moulineaux). En fait, en dehors des centres de tri et du bureau de poste de Levallois, il fut difficile de d&#233;gager une v&#233;ritable direction de la gr&#232;ve. Cette assembl&#233;e d&#233;partementale a n&#233;anmoins permis de regrouper les gr&#233;vistes isol&#233;s sur leurs bureaux et, de ce point de vue, ce fut une r&#233;ussite. Quant aux AG interpro, elles rest&#232;rent essentiellement des structures regroupant des enseignants o&#249; intervinrent des d&#233;l&#233;gu&#233;s d'autres secteurs. Si elles centralisaient une partie des informations et lan&#231;aient de nombreuses initiatives, elles ne furent pas des directions effectives en dehors du secteur de l'&#233;ducation nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Erwan PIAM&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Thibault vu d'en bas&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d' &#171; anciens &#187; disaient ne pas comprendre la CGT et sa tactique et attendaient une offensive de la conf&#233;d&#233;ration. Thibault, qui a particip&#233; &#224; deux &#233;missions t&#233;l&#233; entre le 13 et le 19 mai, fut critiqu&#233; pour ne pas avoir &#233;t&#233; assez clair, trop mou. Pour certains il semblait m&#233;nager sa place d'interlocuteur responsable. Pour ces militants ou anciens militants syndicaux, habitu&#233;s au vernis radical de la CGT, ses dirigeants ne voulaient visiblement pas d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. La conscience d'avoir &#224; mener une bagarre contre les appareils a &#233;t&#233; une v&#233;ritable entrave au d&#233;veloppement du mouvement. Un b&#233;mol toutefois, les syndicats &#224; La Poste n'ont pas &#233;t&#233; nettement les courroies de transmission de leur direction. Dans les Hauts de Seine, le d&#233;partement CGT a lanc&#233; plusieurs pr&#233;avis de 24 heures pour couvrir ceux qui partiraient en gr&#232;ve en dehors des journ&#233;es d'action. Lors d'une AG au centre de tri de Nanterre, un permanent de la r&#233;gion citait le comit&#233; de gr&#232;ve en soulignant la n&#233;cessit&#233; de s'adresser &#224; lui pour entrer dans l'action. La CGT n'est plus le bloc qu'elle &#233;tait autrefois et la politique conf&#233;d&#233;rale n'explique donc pas tout. Beaucoup ne d&#233;siraient pas s'engager. Les manifestations d'hostilit&#233; envers la gr&#232;ve ont &#233;t&#233; tr&#232;s rares, les moues dubitatives fr&#233;quentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;E.P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La coordination interprofessionnelle de Toulouse
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-coordination-interprofessionnelle-de-Toulouse</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Le 29 avril, l'AG des personnels de l'Education nationale, &#224; la Bourse du travail, lan&#231;ait un appel &#224; constituer une &#171; Coordination souple interprofessionnelle, ouverte aux secteurs en lutte &#187;. Il ne s'agissait pas d'une simple proclamation. Le comit&#233; de gr&#232;ve de l'EN se chargea de le relayer activement : prises de parole dans de multiples assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales aux Imp&#244;ts, au Conseil g&#233;n&#233;ral, &#224; la SNCF, Air France, &#224; La Poste, suivies ici et l&#224; de votes majoritaires en faveur de la gr&#232;ve reconductible. &lt;br /&gt;Le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 29 avril, l'AG des personnels de l'Education nationale, &#224; la Bourse du travail, lan&#231;ait un appel &#224; constituer une &lt;em&gt;&#171; Coordination souple interprofessionnelle, ouverte aux secteurs en lutte &#187;. &lt;/em&gt;Il ne s'agissait pas d'une simple proclamation. Le comit&#233; de gr&#232;ve de l'EN se chargea de le relayer activement : prises de parole dans de multiples assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales aux Imp&#244;ts, au Conseil g&#233;n&#233;ral, &#224; la SNCF, Air France, &#224; La Poste, suivies ici et l&#224; de votes majoritaires en faveur de la gr&#232;ve reconductible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6 mai, la coordination interpro se mettait en place. Les Unions d&#233;partementales n'y &#233;taient pas favorables. Il leur a bien fallu faire avec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette coordination interprofessionnelle s'est r&#233;unie r&#233;guli&#232;rement, au moins une ou deux fois par semaine, parfois plus, anim&#233;e par un ou deux membres du comit&#233; de gr&#232;ve de l'EN (militants de LO et de la LCR), et pour les autres secteurs des militants de Sud ou de la CGT (dont bon nombre de militants LCR ou de son milieu). Le G10 apportait son soutien logistique : locaux, tirage de tracts, camion sono pour les manifs, etc. Les secteurs les plus mobilis&#233;s, outre l'Education nationale, &#233;taient les Imp&#244;ts, le centre de tri, le CCASS de Toulouse (avec son comit&#233; de lutte), M&#233;t&#233;o France (en gr&#232;ve reconductible dot&#233;e d'un comit&#233; de gr&#232;ve), le Conseil g&#233;n&#233;ral, les h&#244;pitaux. S'y ajout&#232;rent d'autres secteurs au fur et &#224; mesure que le mouvement s'&#233;tendait : la DDE, Motorola, l'universit&#233;, les &#233;tudiants, les secteurs du social (priv&#233;), associations, arch&#233;ologues, intermittents du spectacle&#8230; 9 secteurs en gr&#232;ve repr&#233;sent&#233;s &#224; la premi&#232;re coordination, 15 le 5 juin, lors de la seconde.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Succ&#232;s des actions communes, chansons et rires &#224; l'appui &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Des actions communes &#233;taient mises en place lors de ces r&#233;unions, &#233;manant souvent de propositions d'AG des secteurs les plus combatifs, en lien ou pas avec les d&#233;cisions des UD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re action : rassemblement de 1500 personnes devant la Pr&#233;fecture, puis d&#233;fil&#233; et occupation surprise de la Chambre de commerce et d'industrie, beau b&#226;timent du centre ville, visit&#233; de fond en comble, en chantant et lan&#231;ant des slogans du style &lt;em&gt;&#171; De l'argent, il y en a, dans la poche du patronat, aux finances, on sait &#231;a &#187;&lt;/em&gt;. Accueil favorable dans les bureaux. Flonflons, rubans suspendus d'une balustrade &#224; l'autre, petits cartons de couleurs dans le hall sur lesquels chacun inscrivait ce qu'il avait &#224; dire. Jolie f&#234;te !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours plus tard, manifestation en ville, arr&#234;t devant le si&#232;ge de l'UMP : locaux envahis, papiers publicitaires et portraits de Douste Blazy volant par les fen&#234;tres. Dr&#244;les de confettis s'envolant au son des slogans sur l'air du Chat Noir. M&#234;me sc&#233;nario lors de l'occupation du si&#232;ge du Medef et &#224; l'entr&#233;e du lyc&#233;e Fermat le jour du bac. Autre matin, distribution de tracts sur trois points aux salari&#233;s de grandes entreprises toulousaines (Motorola, Siemens, Lab&#232;ge, Astrium, CNES, A&#233;rospatiale&#8230;). Autant de nouvelles occasions de se retrouver et d'envisager la possibilit&#233; de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 juin, &#224; l'appel des UD et de la coordination interpro, op&#233;ration barrages filtrants aux 19 sorties de la Rocade. Succ&#232;s spectaculaire. A chaque barrage, 200 &#224; 300 salari&#233;s de diff&#233;rents secteurs, certains ayant invit&#233; des membres de leur famille, des voisins, des amis. Ambiance bon enfant autour de la distribution de tracts (celui des UD et le &lt;em&gt;&#171; No Raffaran &#187;&lt;/em&gt; de la coordination qui informe sur les actions &#224; venir et d&#233;fend la n&#233;cessit&#233; de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale), caf&#233;... La grande majorit&#233; des automobilistes nous encouragent. C'est le meilleur des sondages. Ce jour-l&#224;, on eut le sentiment que le gouvernement et les patrons n'en menaient pas large, que l'&#233;largissement de la gr&#232;ve &#224; d'autres secteurs, notamment du priv&#233; allait faire tache d'huile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La veille, le Medef, en raison de l'op&#233;ration &#171; barrages filtrants &#187; lanc&#233;e par les UD, traduisait les diff&#233;rents syndicats devant le tribunal, en r&#233;f&#233;r&#233;. C'est le Medef qui a &#233;t&#233; condamn&#233;. Joie des nombreux manifestants rassembl&#233;s devant le Tribunal. Fin d'apr&#232;s-midi, encerclement par les m&#234;mes manifestants du petit rassemblement &#233;l&#233;gant des membres de l'UMP place du Capitole. L'heure &#233;tait &#224; l'enthousiasme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, douche froide des propos tenus par Thibault et Blondel au meeting de Marseille. Col&#232;re dans certaines AG de gr&#233;vistes. Aux Imp&#244;ts, il y a eu des larmes, de la tristesse, mais toujours de la d&#233;termination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lise LEGALL&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;La valse des femmes &#224; la mairie du Capitole&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'intersyndicale Femmes (CGT, FSU, Sud) et la coordination interpro appel&#232;rent le 13 juin &#224; une manifestation que personne n'oubliera : par petits groupes de femmes, nous avons gravi les marches de la mairie du Capitole et envahi la belle salle des Illustres : slogans, distribution de ballons de couleur o&#249; chacune &#233;crivait une pens&#233;e ; ils prirent leur envol multicolore sur la place inond&#233;e de soleil, lequel illuminait les dorures et les grands tableaux de la magnifique salle. Nous avons improvis&#233; une ronde sur le plancher cir&#233;, au son de l'accord&#233;on, salari&#233;es de diff&#233;rents secteurs, toutes unies. L'&#233;motion &#233;tait &#224; son comble, les yeux humides. L'accord&#233;on des manifs a lanc&#233; une valse sur l'air du Chat Noir et nous avons dans&#233; sur ces paroles : &lt;em&gt;&#171; ch&#244;meurs, salari&#233;s, Public et Priv&#233;, tous au c&#339;ur de la lutte, tous unis dans la rue &#187;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Politiques syndicales : fausses oppositions et vraies compromissions
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Syndicats
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
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		<description>Une d&#233;risoire campagne de p&#233;titions aux parlementaires pour exiger &#171; de vraies n&#233;gociations &#187; sur une r&#233;forme que le m&#234;me parlement &#233;tait d&#233;cid&#233; &#224; voter depuis longtemps, c'est tout ce qu'a trouv&#233; la CGT, en commun avec la FSU et l'Unsa, pour conclure deux mois de luttes. &lt;br /&gt;Le 10 juin, &#224; la premi&#232;re bribe de concession sur la d&#233;centralisation, le principal syndicat enseignant, la FSU, avait l&#226;ch&#233; les enseignants en gr&#232;ve. Dans le m&#234;me temps la CGT pesait de tout son poids pour faire reprendre le travail &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Avril-mai-juin-2003-Renouveau-des-luttes-debut-de-la-contre-offensive-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Avril, mai, juin 2003. Renouveau des luttes, d&#233;but de la contre-offensive des salari&#233;s
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Mouvement-du-printemps-2003-+" rel="tag"&gt;Mouvement du printemps 2003
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une d&#233;risoire campagne de p&#233;titions aux parlementaires pour exiger &lt;em&gt;&#171; de vraies n&#233;gociations &#187;&lt;/em&gt; sur une r&#233;forme que le m&#234;me parlement &#233;tait d&#233;cid&#233; &#224; voter depuis longtemps, c'est tout ce qu'a trouv&#233; la CGT, en commun avec la FSU et l'Unsa, pour conclure deux mois de luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 10 juin, &#224; la premi&#232;re bribe de concession sur la d&#233;centralisation, le principal syndicat enseignant, la FSU, avait l&#226;ch&#233; les enseignants en gr&#232;ve. Dans le m&#234;me temps la CGT pesait de tout son poids pour faire reprendre le travail &#224; ceux des cheminots qui avaient continu&#233; la gr&#232;ve apr&#232;s la journ&#233;e d'action du 3 juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend qu'en r&#233;pondant &#224; un d&#233;put&#233; socialiste qui lui reprochait d'avoir handicap&#233; le dialogue social en &lt;em&gt;&#171; refusant la main tendue par la CGT &#187;&lt;/em&gt;, le ministre Fillon ait r&#233;torqu&#233; en disant que, m&#234;me s'il n'y avait pas eu accord, la CGT avait &lt;em&gt;&#171; adopt&#233; tout au long du conflit une attitude responsable qui montre qu'il y a eu un vrai dialogue social &#187;&lt;/em&gt;. C'&#233;tait le 12 juin. Le m&#234;me jour, &#224; Marseille, Bernard Thibault se faisait siffler par les manifestants dont certains de la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La premi&#232;re claque&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le dialogue gouvernement-syndicats avait pu para&#238;tre bien parti &#224; l'automne 2002 quand le premier fit de la n&#233;gociation d'une r&#233;forme des retraites d'EDF-GDF un premier test.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps que les syndicats des &#233;lectriciens et gaziers appelaient &#224; une premi&#232;re manifestation, le 3 octobre, la CGT, majoritaire, admettait d&#233;j&#224; le principe de la r&#233;forme de leurs r&#233;gimes de retraite. En d&#233;cembre tous les syndicats, except&#233; FO, &#233;taient tomb&#233;s d'accord avec le gouvernement sur une r&#233;forme qui, sous pr&#233;texte de &lt;em&gt;&#171; p&#233;renniser le syst&#232;me de retraites &#187;&lt;/em&gt;, pr&#233;voyait une augmentation de cotisation des salari&#233;s, donc une baisse de salaire de 4 %, la cr&#233;ation d'une caisse de retraite s&#233;par&#233;e d'EDF-GDF (en vue de la privatisation) et le principe du passage de 37,5 ans de cotisation &#224; 40 ans avec la fonction publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le jeu bien rod&#233; du &lt;em&gt;&#171; dialogue social &#187;&lt;/em&gt;, petit tour dans la rue, longs marchandages dans les salons, allait buter sur le toll&#233; soulev&#233; par ce projet parmi le personnel et les militants syndicaux. Pour ne pas prendre la responsabilit&#233; d'une signature impopulaire, la f&#233;d&#233;ration CGT demandait l'organisation d'un r&#233;f&#233;rendum o&#249; elle-m&#234;me et la CFTC appelaient au vote &#171; oui &#187;, comme les syndicats d&#233;j&#224; signataires (CFDT et CGC). Claque pour tous, ministres et dirigeants syndicaux, ce fut un &#171; non &#187; qui sortit des urnes, d&#233;but janvier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le &#171; syndicalisme de proposition &#187; &#224; l'&#339;uvre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Puis le gouvernement en est venu au plat de r&#233;sistance. Au nom de la &lt;em&gt;&#171; sauvegarde du r&#233;gime de r&#233;partition &#187;&lt;/em&gt; (dont Raffarin et Fillon juraient qu'elle &#233;tait leur but), tous les syndicats se sont dits partisans d'une r&#233;forme. C'&#233;tait le point de d&#233;part de la d&#233;claration intersyndicale (CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO, FSU, UNSA&lt;strong&gt;) &lt;/strong&gt;du 6 janvier. Loin de mettre en avant le retour aux 37,5 annuit&#233;s de cotisation pour tous, la d&#233;claration ne parlait que de faire &#171; converger &#187; les int&#233;r&#234;ts des salari&#233;s du public et du priv&#233;, et de d&#233;fendre le droit &#224; la retraite &#224; 60 ans ou apr&#232;s 40 ans de cotisation pour ceux qui avaient commenc&#233; plus jeunes. Le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier, les centrales n'appelaient pas &#224; la premi&#232;re grande manifestation de d&#233;fense des retraites pour s'opposer au projet du gouvernement mais pour l'am&#233;liorer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CFDT pouvait se f&#233;liciter d'avoir amen&#233; tous les autres sur ses propres bases. Son secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que, pouvait claironner que pour financer les retraites de demain il fallait jouer &#224; la fois sur &lt;em&gt;&#171; le niveau des cotisations, la dur&#233;e des carri&#232;res et enfin le niveau des pensions &#187;&lt;/em&gt;. Faire payer travailleurs et retrait&#233;s donc ! Et la CGT, dans son propre tract d'appel au 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier, omettait soigneusement la revendication des 37,5 annuit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces 37,5 annuit&#233;s pour tous figuraient pourtant sur la plupart des banderoles le jour de la manifestation. D&#233;calage &#233;vident entre manifestants et directions syndicales, et notamment entre militants de base et ligne conf&#233;d&#233;rale. Ce d&#233;calage se retrouvait fin mars au c&#339;ur du congr&#232;s de la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Ch&#233;r&#232;que au secours de Fillon&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les journ&#233;es d'action se sont succ&#233;d&#233;es, 3 avril, 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai, puis 6 mai pour la seule Education nationale, puis 13 mai &#224; nouveau pour tous. Et d&#233;j&#224; le dimanche 25 &#233;tait annonc&#233;e. Question d'&lt;em&gt;&#171; inscrire le mouvement dans la dur&#233;e &#187;&lt;/em&gt;, selon le jargon syndical ? Ou plut&#244;t de l'&#233;taler, de le disperser et de l'user ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce calendrier syndical n'avait pas pour but de faire grandir ou s'&#233;largir un mouvement de gr&#232;ve, mais seulement de ponctuer de mobilisations limit&#233;es un calendrier des n&#233;gociations avec le gouvernement. Le d&#233;veloppement de la gr&#232;ve dans l'Education nationale l'a bouscul&#233;, for&#231;ant notamment le principal syndicat enseignant, la FSU, &#224; suivre le mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup les manifestations du 13 mai dans toutes les villes de France, avec plus d'un million de travailleurs dans les rues, ont &#233;t&#233; le point culminant de la mobilisation syndicale. Mais aussi les derni&#232;res auxquelles toutes les conf&#233;d&#233;rations appel&#232;rent, et en quelque sorte un tournant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce 13 mai, dans de nombreux centres SNCF les cheminots indiquaient leur intention de s'engager dans la gr&#232;ve en votant la reconduction. Il en &#233;tait de m&#234;me dans les bus et m&#233;tros parisiens, dans les transports en commun de plusieurs villes de province. Certes, les gr&#233;vistes restaient minoritaires. Bien moins cependant que ne l'&#233;taient au d&#233;but les enseignants, et surtout ils n'&#233;taient pas seuls. A La Poste, dans plusieurs h&#244;pitaux, &#224; la DDE, chez les &#233;boueurs, les &#171; territoriaux &#187;, des gr&#232;ves commen&#231;aient aussi. Mais les directions syndicales ne voulaient pas d'une g&#233;n&#233;ralisation. En deux jours, dans les transports, pour tout le monde le secteur cl&#233; pour l'extension du mouvement, elles cassaient la gr&#232;ve au pr&#233;texte de mieux la pr&#233;parer. Et de reprendre la routine : nouvelle journ&#233;e d'action le 19 mai, manifestation nationale &#224; Paris le dimanche 25.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que le 14 mai les directions syndicales devaient avoir communication de la derni&#232;re version du projet gouvernemental. Inacceptable, ont-elles toutes dit ! Pourtant le 15, apr&#232;s quelques nouvelles n&#233;gociations avec la CFDT, derri&#232;re le dos de la CGT et de FO, le gouvernement obtenait la signature de Ch&#233;r&#232;que ainsi que de la CGC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas tant la &lt;em&gt;&#171; rupture du front syndical &#187;&lt;/em&gt; r&#233;ussie par Raffarin qui a affaibli le mouvement. La gr&#232;ve bris&#233;e d&#232;s sa naissance dans les transports a pes&#233; bien plus. A leurs fa&#231;ons, les deux centrales syndicales concurrentes s'&#233;taient partag&#233; la t&#226;che.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Etaler le mouvement jusqu'&#224; l'user&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mises &#224; l'&#233;cart par le gouvernement les conf&#233;d&#233;rations CGT et FO allaient-elles durcir le ton, changer de politique ? En d&#233;cembre 1995 pour s'imposer au gouvernement Chirac-Jupp&#233; comme des interlocuteurs indispensables ces deux conf&#233;d&#233;rations avaient volontairement pouss&#233; &#224; l'extension de la gr&#232;ve des cheminots. Une politique il est vrai qui permit ensuite &#224; Thibault (&#224; l'&#233;poque dirigeant de la f&#233;d&#233;ration des cheminots) d'appeler &#224; la reprise du travail, au sortir des n&#233;gociations avec le ministre des transports et sans en r&#233;f&#233;rer le moins du monde aux assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales des gr&#233;vistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois, pas plus apr&#232;s le 15 mai qu'avant, ni FO ni la CGT n'ont cherch&#233; &#224; d&#233;velopper le mouvement de gr&#232;ve au-del&#224; des enseignants. Certes la CGT a laiss&#233; le champ libre &#224; ses militants et syndicats pour multiplier les actions et manifestations. Ce n'&#233;tait qu'une fa&#231;on d'atermoyer en esp&#233;rant toujours de nouvelles n&#233;gociations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la participation de syndicats CFDT en d&#233;saccord avec Ch&#233;r&#232;que, la manifestation nationale &#224; Paris du dimanche 25 mai a &#233;t&#233; un nouveau succ&#232;s. Mais il ne fut pas plus question que pr&#233;c&#233;demment que la journ&#233;e d'action se prolonge par la gr&#232;ve. Pour s'en assurer les f&#233;d&#233;rations de cheminots, CGT, FO, CFTD, Sud-Rail, CGC et Unsa avaient par avance annonc&#233; que celle-ci n'&#233;tait programm&#233;e que pour dix jours plus tard, &#224; partir du 3 juin. Aux enseignants en gr&#232;ve depuis des semaines (sans parler des employ&#233;s communaux, h&#244;pitaux, centres postaux et tous les autres qui s'y &#233;taient mis depuis quelques jours) d'attendre&#8230; quoi d'ailleurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ce calendrier dilatoire et d&#233;mobilisateur, des cheminots se sont remis en gr&#232;ve reconductible &#224; partir du 3 juin, suivis par d'autres dans les transports urbains, notamment la RATP. Peut-&#234;tre moins nombreux que le 14 mai mais sans doute plus d&#233;termin&#233;s et m&#233;fiants vis-&#224;-vis des directions comme le montraient des actions plus dures, blocages de d&#233;p&#244;ts de bus ou de voies de chemin de fer par exemple. Et les responsables de la f&#233;d&#233;ration CGT comme de Sud-Rail eurent beau temp&#233;rer, sous pr&#233;texte que les cheminots ne peuvent pas &#234;tre seuls &#224; tirer le mouvement, de nombreuses assembl&#233;es de cheminots votaient encore la reconduction &#224; la veille du long week-end de Pentec&#244;te (7, 8 et 9 juin).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;A hypocrite, hypocrite et demi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'approche des premi&#232;res &#233;preuves du baccalaur&#233;at &#233;tait l'occasion d'un chantage du gouvernement sur les enseignants gr&#233;vistes. Et pour la FSU, qui jusque-l&#224; avait suivi le mouvement, d'accourir &#224; sa rescousse. Re&#231;ue d'urgence le 10 juin par le ministre de l'int&#233;rieur, Nicolas Sarkozy, nouveau chaperon de Luc Ferry, la FSU se f&#233;licitait de la broutille qui lui &#233;tait conc&#233;d&#233;e en mati&#232;re de d&#233;centralisation, et souhaitait un bon d&#233;roulement des &#233;preuves tout en appelant&#8230; &#224; continuer la gr&#232;ve. Hypocrite consigne dont l'objectif &#233;tait de d&#233;semparer les enseignants encore en mouvement, tout en d&#233;gageant les responsabilit&#233;s du syndicat. Et par la bande de donner un coup de main aux f&#233;d&#233;rations de cheminots, CGT comme CFDT (oppos&#233;e pourtant &#224; la ligne Ch&#233;r&#232;que !) qui pouvaient souligner que non seulement le priv&#233; ne suivait pas, mais que les enseignants eux-m&#234;mes faiblissaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors seulement que le dirigeant de FO, Marc Blondel, s'est d&#233;couvert partisan de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Les semaines pr&#233;c&#233;dentes, il y &#233;tait oppos&#233; : une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale aurait alors &#233;t&#233; &lt;em&gt;&#171; politique &#187;&lt;/em&gt;, voire &lt;em&gt;&#171; insurrectionnelle &#187;. &lt;/em&gt;Mais le 12 juin, il ne prenait plus grand risque ! Le mouvement en d&#233;crue, il pouvait alors &#234;tre certain que personne ne serait coinc&#233; par ses propositions. Et pas plus Thibault qui avait beau jeu de r&#233;p&#233;ter que la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, que les manifestants appelaient de leurs v&#339;ux et de leurs slogans, ne se d&#233;cr&#232;te pas en appuyant sur un bouton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle ne se d&#233;cr&#232;te pas, certes, mais elle se pr&#233;pare et s'organise. En expliquant sa n&#233;cessit&#233;. En faisant de la propagande pour elle. En s'appuyant sur les secturs qui entrent en lutte pour essayer d'entra&#238;ner les autres et cr&#233;er un rapport de force qui donne confiance &#224; tous. Et surtout pas en se d&#233;p&#234;chant d'&#233;teindre les foyers qui s'allument ou m&#234;me en les douchant avant qu'ils ne s'allument.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Comme larrons en foire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Opposition fondamentale entre les politiques de la CGT et de la CFDT ? Pas au yeux de Ch&#233;r&#232;que en tout cas. &#171; Bernard Thibault a eu le sentiment d'avoir &#233;t&#233; abandonn&#233; en pleine mobilisation et moi, celui d'avoir &#233;t&#233; abandonn&#233; en pleine n&#233;gociation [&#8230;] Mais nous sommes pr&#234;ts &#224; reprendre les discussions pour essayer de surmonter nos divergences &#187;, explique-t-il dans une interview au Monde du 21 juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en effet pour les n&#233;gociations &#224; venir sur la r&#233;forme de la S&#233;curit&#233; sociale notamment, comme plus g&#233;n&#233;ralement pour sa place d'interlocuteur du pouvoir et du patronat, la CGT n'est pas en plus mauvaise position que sa concurrente. Elle a gard&#233; le cr&#233;neau qui est le sien, celui de syndicat en apparence le plus combatif. Au moins pour tous ceux - mais c'est sans doute encore la majorit&#233; - qui n'ont pas fait gr&#232;ve ou n'ont particip&#233; qu'aux journ&#233;es d'action et qui n'ont, de ce fait, pas pu voir le r&#244;le de frein jou&#233; par les directions syndicales vis-&#224;-vis des secteurs entr&#233;s dans l'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CFDT en interlocuteur compr&#233;hensif de la politique gouvernemental, au risque de passer pour sa courroie de transmission ou son laquais ; la CGT soi-disant intransigeante et gardant son influence sur les luttes et les secteurs les plus combatifs, tout en se montrant &lt;em&gt;&#171; responsable &#187;&lt;/em&gt; et toujours pr&#234;te &#224; la n&#233;gociation ; leurs concurrents minoritaires, de FO &#224; Sud en passant par la FSU, ne se livrant &#224; la surench&#232;re que lorsque celle-ci est sans danger d'&#234;tre prise au s&#233;rieux par les travailleurs et toujours pr&#234;ts &#224; se rallier au pr&#233;texte de l'unit&#233; &#224; pr&#233;server : le d&#233;cor a &#233;t&#233; un peu chamboul&#233; par le mouvement mais reste tout de m&#234;me bien plant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, une partie faible encore mais non n&#233;gligeable des travailleurs qui ont particip&#233; aux luttes de ces derniers mois a pu entrevoir une autre perspective : celle d'une organisation mise en place et contr&#244;l&#233;e par les gr&#233;vistes eux-m&#234;mes, s'occupant eux-m&#234;mes de l'extension et du d&#233;veloppement de leur mouvement et entrant en contact direct, en bousculant les corporatismes, avec les travailleurs des autres secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier BELIN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_64 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH197/syndicats-82ec1.gif?1528278667' width='400' height='197' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Gr&#232;ves de l'Education nationale : la volont&#233; d'une lutte d'ensemble
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Gr&#232;ve
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		<dc:subject>Enseignement
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		<dc:subject>Mouvement du printemps 2003
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		<dc:subject>D&#233;centralisation
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		<description>20 000 postes d'aides &#233;ducateurs et 5600 postes de surveillants supprim&#233;s, remplac&#233;s par seulement 16 000 assistants d'&#233;ducation, au statut beaucoup plus d&#233;favorable, puisqu'ils travailleront 35 heures au lieu de 28 pour la m&#234;me paye&#8230; &#171; D&#233;centralisation &#187;, c'est-&#224;-dire transfert aux r&#233;gions et aux d&#233;partements de 110 000 personnels Atoss, ouvriers d'entretien, infirmi&#232;res scolaires, assistantes sociales, conseillers d'orientation et psychologues, avec &#224; la clef la menace de voir dispara&#238;tre un grand&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;20 000 postes d'aides &#233;ducateurs et 5600 postes de surveillants supprim&#233;s, remplac&#233;s par seulement 16 000 assistants d'&#233;ducation, au statut beaucoup plus d&#233;favorable, puisqu'ils travailleront 35 heures au lieu de 28 pour la m&#234;me paye&#8230; &#171; D&#233;centralisation &#187;, c'est-&#224;-dire transfert aux r&#233;gions et aux d&#233;partements de 110 000 personnels Atoss, ouvriers d'entretien, infirmi&#232;res scolaires, assistantes sociales, conseillers d'orientation et psychologues, avec &#224; la clef la menace de voir dispara&#238;tre un grand nombre d'entre eux des &#233;tablissements scolaires. Quasi-disparition des fonds sociaux destin&#233;s aux &#233;l&#232;ves d&#233;favoris&#233;s. Et la cerise sur le g&#226;teau : Raffarin vient d'annoncer qu'un d&#233;part de fonctionnaire &#224; la retraite sur deux ne serait pas remplac&#233; ! Des dizaines de milliers de profs, d'ouvriers, de travailleurs sociaux, d'instituteurs en moins dans les &#233;coles !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;rie de provocations d&#233;lib&#233;r&#233;es ? Darcos, l'acolyte de Ferry, ministre d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; l'enseignement, en avait d&#233;j&#224; rajout&#233; en r&#233;pondant dans &lt;em&gt;Lib&#233;ration &lt;/em&gt;&#224; des enseignants qui avaient fait usage d'un droit de retrait et cess&#233; le travail, en r&#233;action &#224; des violences graves dans leur lyc&#233;e, qu'il fallait &lt;em&gt;&#171; accepter d'affronter les &#233;l&#232;ves tels qu'ils sont, ou alors (&#8230;) changer de m&#233;tier &#187;&lt;/em&gt;. Il parlait ensuite de &lt;em&gt;&#171; rouvrir le dossier du m&#233;tier d'enseignant &#187;, &lt;/em&gt;en vantant le syst&#232;me anglais o&#249; &lt;em&gt;&#171; les personnes qui travaillent dans les &#233;tablissements scolaires sont tour &#224; tour enseignant, assistante sociale, orientateur, travailleur social, interm&#233;diaire vis-&#224;-vis des familles ou du quartier &#187;&#8230;&lt;/em&gt;C'&#233;tait le 27 janvier, le jour m&#234;me d'une gr&#232;ve organis&#233;e par les syndicats !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le ras-le-bol des attaques du gouvernement&#8230; et de l'inertie syndicale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En attendant de s'attaquer au plus gros morceau, les profs, le gouvernement s'en est pris cette ann&#233;e aux cat&#233;gories suppos&#233;es les plus vuln&#233;rables : surveillants, emplois-jeunes, Atoss. Il commence ainsi &#224; d&#233;manteler, par pans entiers, le service public d'&#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; une telle offensive, les syndicats n'ont pas brill&#233; par leur audace. Certes ils ont tous en ch&#339;ur appel&#233; &#224; des journ&#233;es d'action, quatre au total, plus une manifestation dominicale en d&#233;cembre. Ces journ&#233;es pr&#233;tendaient &#234;tre des d&#233;monstrations de force destin&#233;es &#224; convaincre le gouvernement de&#8230; dialoguer, mais elles &#233;taient sans lendemain, sans plan d'ensemble, sans la moindre perspective tangible de d&#233;boucher sur une gr&#232;ve massive et durable, le seul moyen capable faire reculer Raffarin et Ferry. Pendant ce temps, les surveillants et les aide-&#233;ducateurs ont tent&#233; de se mobiliser, mais ils ont eu bien du mal &#224; rencontrer une solidarit&#233; effective des enseignants, et ils ont &#233;t&#233; convi&#233;s plusieurs fois par les syndicats &#224; faire gr&#232;ve seuls.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars, un certain nombre de profs et de personnels scolaires ont fini par laisser &#233;clater leur ras-le-bol de ces promenades syndicales, et ils ont d&#233;cid&#233;, &#224; l'issue de la journ&#233;e r&#233;ussie du 18, dans des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales d&#233;partementales ou d'&#233;tablissements, de se mettre en gr&#232;ve reconductible. C'est &#224; La R&#233;union que le mouvement a &#233;t&#233; le plus spectaculaire, avec des manifestations de 20 000 &#224; 25 000 personnes en avril, des taux de gr&#233;vistes de 60 &#224; 80 %. Des gr&#233;vistes ont m&#234;me occup&#233; le rectorat, avant d'en &#234;tre violemment expuls&#233;s, &#224; coups de matraques. Mais aussi dans les acad&#233;mies de Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Marseille, Cr&#233;teil, ou encore &#224; Lorient et au Havre, des milliers de profs et autres salari&#233;s ont pris l'initiative de prendre leurs affaires en main. Aux syndicats ensuite de prendre leurs responsabilit&#233;s&#8230; La plupart, notamment celui qui est majoritaire, la FSU, ont alors soutenu le mouvement, en appelant parfois &#224; la gr&#232;ve reconductible au niveau acad&#233;mique, ce qui ne veut pas dire que les responsables syndicaux faisaient tout le travail concret n&#233;cessaire pour &#233;tendre la gr&#232;ve aux autres &#233;tablissements et aux autres acad&#233;mies ! L'information, par exemple, n'&#233;tait que mollement propag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'embl&#233;e, pourtant, la grande majorit&#233; des gr&#233;vistes, dans toutes ces acad&#233;mies, n'a pas voulu se limiter &#224; des revendications locales ou cat&#233;gorielles. Loin de se barricader dans leur corporation ou dans des probl&#232;mes soi-disant sp&#233;cifiques &#224; leur &#233;tablissement ou &#224; leur &#171; bassin d'&#233;ducation &#187;, ils ont cherch&#233; &#224; s'adresser &#224; tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, aux autres &#233;tablissements de leur r&#233;gion, pour les entra&#238;ner dans la lutte. Les gr&#233;vistes ont souvent form&#233; des &#233;quipes pour faire le tour des &#233;coles, coll&#232;ges et lyc&#233;es de leur ville, discuter avec les coll&#232;gues, et ils &#233;taient bien plus convaincants alors que la parole du responsable syndical local ! Par exemple &#224; partir des coll&#232;ges de Saint-Denis, en r&#233;gion parisienne, dont les gr&#233;vistes sont all&#233;s voir leurs coll&#232;gues du reste du d&#233;partement, puis ont d&#233;bord&#233; sur les autres d&#233;partements d'Ile-de-France. Des tracts, discussions et m&#234;me actions communes ont &#233;t&#233; propos&#233;es aux parents d'&#233;l&#232;ves. Certains gr&#233;vistes sont m&#234;me all&#233;s rendre visite &#224; d'autres secteurs, aux postiers, aux cheminots, aux hospitaliers, ou encore &#224; des travailleurs des entreprises priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour multiplier les initiatives, se coordonner, et rompre avec l'inertie syndicale, des AG les plus larges possibles se sont &#233;galement av&#233;r&#233;es n&#233;cessaires. Ainsi &#224; partir de r&#233;unions d'&#233;tablissements en lutte, par d&#233;partements ou par acad&#233;mies, une &#171; coordination provisoire &#187; a fini par se tenir &#224; Paris le 3 mai, avec la volont&#233; de rester ouverte &#224; tous ceux qui veulent &#233;tendre le mouvement, combattre la d&#233;centralisation, le manque de moyens et de recrutements, la pr&#233;carit&#233; des personnels, le renvoi des surveillants et des aide &#233;ducateurs, la r&#233;forme Raffarin-Fillon des retraites : une plate-forme de revendications ouverte, de fa&#231;on &#224; unifier toutes les cat&#233;gories de personnels menac&#233;s, &#224; ne laisser personne de c&#244;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Vers un mouvement d'ensemble&#8230; y compris sur les retraites ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement a mis du temps &#224; se g&#233;n&#233;raliser. A la rentr&#233;e des vacances de P&#226;ques, alors que certaines acad&#233;mies n'avaient encore &#233;t&#233; touch&#233;es par aucune gr&#232;ve reconductible, les gr&#233;vistes de Bordeaux ou de Seine-Saint-Denis en &#233;taient parfois &#224; trois semaines de lutte. D'o&#249; le risque d'un &#233;puisement des secteurs les plus combatifs. En mai de nombreux militants de la gr&#232;ve ont donc multipli&#233; les efforts pour entra&#238;ner les autres et faire pression sur les organisations syndicales pour qu'elles contribuent &#224; la g&#233;n&#233;ralisation, ne serait-ce qu'en y appelant ! Les gr&#233;vistes de r&#233;gion parisienne ont ainsi form&#233; un cort&#232;ge tr&#232;s dynamique &#224; la manifestation du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai, et la journ&#233;e nationale d'action du 6 mai, appel&#233;e par tous les syndicats, a montr&#233; un nouveau progr&#232;s dans la mobilisation. Certes, Ferry s'est plu alors &#224; mettre en avant des taux mod&#233;r&#233;s de gr&#232;ve pour l'ensemble des &#233;tablissements, mais en r&#233;alit&#233; le mouvement s'est approfondi : 20 000 &#224; 25 000 manifestants &#224; Paris, plus de 15 000 &#224; Marseille, 8 000 &#224; Toulouse, et &#224; l'issue de la manifestation parisienne, plus de 500 gr&#233;vistes se retrouvaient &#224; la Bourse du travail, pour une AG d'Ile-de-France repr&#233;sentant 220 coll&#232;ges et lyc&#233;es et des dizaines d'&#233;coles, contre une trentaine en d&#233;but avril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La logique du mouvement est maintenant de chercher &#224; s'&#233;tendre non seulement &#224; toute l'&#233;ducation nationale, mais &#224; l'ensemble des salari&#233;s, du priv&#233; comme du public. Car la r&#233;forme gouvernementale des retraites, qui condamne la plupart des enseignants &#224; voir leur pension diminuer de 20 &#224; 30 %, &#224; moins d'accepter de rester en poste jusqu'&#224; 65 ou 67 ans, et r&#233;serve des retraites de mis&#232;re aux plus bas salaires, notamment chez les Atoss, vise tous les travailleurs du priv&#233; comme du public. A l'heure o&#249; nous &#233;crivons, les enseignants et autres personnels scolaires en lutte avaient donc en ligne de mire la pr&#233;paration d'une gr&#232;ve et de manifestations les plus massives possibles le 13 mai avec, pourquoi pas, l'ambition de d&#233;clencher un mouvement d'ensemble et une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8 mai 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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