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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Pour des services publics au service du public
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		<dc:subject>Service public
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		<dc:subject>Politique
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		<description>M&#234;me si la notion de service public est parfois impr&#233;cise, sa port&#233;e sociale garde toute sa force. Rien de confus en effet dans l'id&#233;e que certains besoins correspondant au d&#233;veloppement atteint par la soci&#233;t&#233; doivent pouvoir &#234;tre satisfaits partout et par tous, pauvres comme riches, quel que soit leur lieu de vie ou de travail, quelle que soit leur position sociale. &lt;br /&gt;Il est &#233;videmment douteux que l'entreprise priv&#233;e, dont la seule finalit&#233; est le profit, puisse mettre les biens ou les services qu'elle&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;M&#234;me si la notion de service public est parfois impr&#233;cise, sa port&#233;e sociale garde toute sa force. Rien de confus en effet dans l'id&#233;e que certains besoins correspondant au d&#233;veloppement atteint par la soci&#233;t&#233; doivent pouvoir &#234;tre satisfaits partout et par tous, pauvres comme riches, quel que soit leur lieu de vie ou de travail, quelle que soit leur position sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;videmment douteux que l'entreprise priv&#233;e, dont la seule finalit&#233; est le profit, puisse mettre les biens ou les services qu'elle produit &#224; la port&#233;e de toutes les bourses. Pour prendre un seul exemple imagine-t-on une industrie de la sant&#233; r&#233;alisant les op&#233;rations les plus co&#251;teuses au prix de ce que les plus pauvres, qui peuvent en avoir besoin pourtant autant que les plus riches, peuvent payer ? Ou encore des entreprises d'&#233;lectricit&#233; tarifant le courant &#224; un prix qui ne tienne pas compte des investissements locaux n&#233;cessaires et ne gr&#232;ve pas plus les consommateurs des r&#233;gions rurales &#233;loign&#233;s que ceux des grandes agglom&#233;rations urbaines ? Non, on n'imagine gu&#232;re des v&#233;ritables services publics sans que les pouvoirs publics prennent en main, g&#232;rent et finalement poss&#232;dent les entreprises des secteurs concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les limites de l'&#233;tatisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, aujourd'hui, m&#234;me aux mains de l'Etat, les services publics sont loin de ce fonctionnement id&#233;al. L'Etat les a pris en charge et continue de les g&#233;rer avant tout dans l'int&#233;r&#234;t de la bourgeoisie bien plus que de la population. Ainsi en France les services de transport, t&#233;l&#233;communications, &#233;nergie, jusqu'&#224; maintenant aux mains de l'Etat ont toujours &#233;t&#233; plus organis&#233;s en fonction des int&#233;r&#234;ts des entreprises que de ceux des particuliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant il est hors de doute que la population a tout de m&#234;me b&#233;n&#233;fici&#233; de l'intrusion de l'Etat dans les domaines de l'&#233;ducation, de la sant&#233;, des postes et d'autres. Et il fait encore moins de doute que leur passage au priv&#233; signifierait une aggravation des conditions de vie au moins pour la partie la plus pauvre de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette seule raison suffit &#224; refuser la grande braderie organis&#233;e aujourd'hui par le gouvernement fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais elle ne suffit certainement pas pour se contenter des services publics tels qu'ils sont aujourd'hui. Cela n'en reviendrait-il pas, qu'on le veuille ou non, &#224; d&#233;fendre la soci&#233;t&#233; capitaliste, son exploitation, ses injustices ? La simple &#233;num&#233;ration des seuls secteurs class&#233;s dans les services publics le montre bien. Pourquoi le t&#233;l&#233;phone, la poste, l'eau, sont-ils, pour tout le monde, des &#171; services publics &#187; et non pas... l'alimentation et le logement, qui apr&#232;s tout font bien tout autant sinon plus partie des n&#233;cessit&#233;s vitales de la population ? On a d&#233;j&#224; donn&#233; la r&#233;ponse : parce c'est pour le fonctionnement du capitalisme qu'il &#233;tait vital que l'Etat les d&#233;veloppe et les prenne en main, que les retomb&#233;es b&#233;n&#233;fiques pour la population n'ont &#233;t&#233; en quelque sorte que des sous-produits.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les m&#233;rites de la collectivisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En fait c'est toute la production des biens mat&#233;riels comme des biens immat&#233;riels n&#233;cessaires au bien-&#234;tre dans la soci&#233;t&#233; actuelle, qui devrait &#234;tre un service public. Ce qui signifie que la question n'est pas de renvoyer au priv&#233; ce qui est aujourd'hui &#233;tatis&#233;, mais au contraire de collectiviser tous les grands secteurs aujourd'hui aux mains du priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, collectiviser, ce qui n'est pas exactement &#233;tatiser sous l'&#233;gide de l'Etat bourgeois. Le pass&#233; a suffisamment montr&#233; le foss&#233; existant entre ces nationalisations et un v&#233;ritable service public. Ne serait-ce que parce qu'elles mettent les entreprises nationalis&#233;es entre les mains d'une cohorte de hauts fonctionnaires pantouflards et incontr&#244;l&#233;s, appliqu&#233;s surtout &#224; assurer l'interface entre l'Etat et le &#171; monde de l'entreprise &#187; et permettre aux capitalistes de profiter de mille mani&#232;res des deniers comme des services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, collectiviser, parce qu'il ne suffira pas d'arracher au priv&#233; la propri&#233;t&#233; des entreprises. Pour faire de celles-ci de v&#233;ritables services publics il faudra &#233;tablir sur elles le contr&#244;le de tous, salari&#233;s comme usagers, sur toutes. Mais c'est le socialisme ! Et oui, le socialisme &#231;a n'est rien d'autre que le principe du service public &#233;tendu &#224; toute l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simone CANETTI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> A ne pas confondre : nationalisations et services publics...
</title>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Nationalisations
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		<dc:subject>Service public
</dc:subject>

		<description>Au moment o&#249;, du c&#244;t&#233; du gouvernement comme du patronat, l'heure est &#224; l'offensive g&#233;n&#233;rale contre les services publics, la place des militants communistes r&#233;volutionnaires se situe clairement dans le camp de ceux, travailleurs comme usagers, qui tentent d'y r&#233;sister, qu'il s'agisse de d&#233;fendre des emplois, des statuts ou un acc&#232;s aussi &#233;gal que possible &#224; ces services. &lt;br /&gt;Mais il n'est nul besoin pour cela d'id&#233;aliser ce que sont - ou ce qu'ont &#233;t&#233; - ces &#171; services publics &#187;, encore moins les raisons qui&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au moment o&#249;, du c&#244;t&#233; du gouvernement comme du patronat, l'heure est &#224; l'offensive g&#233;n&#233;rale contre les services publics, la place des militants communistes r&#233;volutionnaires se situe clairement dans le camp de ceux, travailleurs comme usagers, qui tentent d'y r&#233;sister, qu'il s'agisse de d&#233;fendre des emplois, des statuts ou un acc&#232;s aussi &#233;gal que possible &#224; ces services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il n'est nul besoin pour cela d'id&#233;aliser ce que sont - ou ce qu'ont &#233;t&#233; - ces &#171; services publics &#187;, encore moins les raisons qui ont pr&#233;sid&#233; &#224; leur d&#233;veloppement. Car en ce domaine plus encore qu'en bien d'autres, la pr&#233;tendue d&#233;fense de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral sert de couverture id&#233;ologique &#224; la sollicitude de l'&#201;tat envers la bourgeoisie nationale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'Etat, malgr&#233; lui...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Historiquement d'ailleurs, ce que l'on a l'habitude en France de regrouper sous le vocable de &#171; services publics &#187; (communications, transports en commun, &#233;ducation, sant&#233;, acc&#232;s &#224; l'&#233;nergie...) n'est que l'h&#233;ritage, parfois lointain, de l'interventionnisme de l'&#201;tat en faveur du d&#233;veloppement d'un capitalisme national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi l'organisation du service des postes fut le fait de l'Etat monarchique lui-m&#234;me, d&#232;s le d&#233;but du XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. De m&#234;me d'ailleurs celle du r&#233;seau routier avec l'institution, dans la premi&#232;re moiti&#233; du XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, d'un corps d'ing&#233;nieurs d'&#201;tat en charge des Ponts et Chauss&#233;es. Et d&#233;j&#224; alors, cette organisation du territoire national pour les besoins politiques de l'&#201;tat ne n&#233;gligeait pas les int&#233;r&#234;ts priv&#233;s (par exemple gr&#226;ce &#224; la Ferme g&#233;n&#233;rale des postes&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Dans ce syst&#232;me, instaur&#233; en 1672, le fermier, riche bourgeois en g&#233;n&#233;ral, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;). L'Etat issu de la R&#233;volution fran&#231;aise devait &#233;videmment suivre la m&#234;me voie. Ainsi avec la t&#233;l&#233;graphie, dans la seconde moiti&#233; du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, il conjuguait r&#233;glementation et attribution de concessions &#224; des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s, avant la nationalisation en 1889. Ou encore avec le d&#233;veloppement des chemins de fer laiss&#233;s &#224; des compagnies priv&#233;es mais largement aid&#233;es et subventionn&#233;es, jusqu'&#224; la constitution de la SNCF en 1937 - l'&#201;tat reprenant alors &#224; sa charge, dans un contexte de quasi-faillite des concessionnaires priv&#233;s, la gestion d'un secteur vital pour l'activit&#233; &#233;conomique nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes ce qui fut bon pour le d&#233;veloppement du capitalisme fut bon souvent aussi pour la soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re. Ou pour dire les choses autrement : m&#234;me si l'Etat a d&#233;velopp&#233; tel ou tel service d'abord et avant tout dans l'int&#233;r&#234;t des capitalistes, les retomb&#233;es ont &#233;t&#233; b&#233;n&#233;fiques pour la population. Ainsi, par exemple, la g&#233;n&#233;ralisation de l'instruction publique, faite pour r&#233;pondre au besoin des industriels en main d'&#339;uvre alphab&#233;tis&#233;e ou de l'arm&#233;e en conscrits sachant lire, a incontestablement abouti &#224; instruire la France enti&#232;re, ouvri&#232;re et paysanne. Simple constatation que le capitalisme et l'Etat bourgeois, malgr&#233; les c&#244;t&#233;s sombres et barbares de l'exploitation, ont bien eu un aspect progressiste pour la soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re. Au moins un temps, car interventions de l'Etat et nationalisations semblent de plus en plus avoir pour seule raison d'&#234;tre les int&#233;r&#234;ts des capitalistes... et de moins en moins de retomb&#233;es positives pour la population toute enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des nationalisations de De Gaulle...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi de la grande vague de nationalisations de l'apr&#232;s seconde guerre mondiale, appuy&#233;e tant par la droite que la gauche. L'Etat n'est plus alors seulement la b&#233;quille d'un capitalisme d&#233;faillant, mais sa charpente !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appareil productif est alors sinistr&#233;. Relancer l'&#233;conomie exige de remettre sur pied les infrastructures (&#233;nergie, transports...) et pour cela des investissements massifs, centralis&#233;s, sans espoir de profits imm&#233;diats. L'Etat se substitue au capital priv&#233; dans l'int&#233;r&#234;t de celui-ci et nationalise les charbonnages, l'&#233;lectricit&#233; et le gaz en 1946, la RATP et Air France en 1948. Le gouvernement de De Gaulle a aussi nationalis&#233; les principales banques et les assurances. En prenant le contr&#244;le du cr&#233;dit l'Etat se donne ainsi les moyens de stimuler l'investissement par des pr&#234;ts avantageux pour les entreprises, et de contr&#244;ler et orienter sa r&#233;partition dans l'espoir de sortir les affaires du marasme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a aussi les nationalisations politiques. Alors qu'on demande aux travailleurs de faire de nouveaux sacrifices, il faut avoir l'air d'&#234;tre aussi dur pour les patrons... ou du moins quelques boucs &#233;missaires parmi eux. La bourgeoisie, avec le soutien du PC et de la CGT, ach&#232;te alors la paix sociale, d'une part en d&#233;veloppant la S&#233;curit&#233; sociale, d'autre part en &#171; punissant &#187; quelques capitalistes qui passent (ou qu'on fait passer) pour avoir us&#233; plus que d'autres de l'occupation pour s'enrichir et &#233;craser leurs salari&#233;s. D&#232;s septembre 1944 les Houill&#232;res du Pas-de-Calais sont nationalis&#233;es &#224; la h&#226;te, puis en janvier 1945 les usines de Louis Renault, qui meurt en prison.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;... &#224; celles de Mitterrand&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1981 la gauche revenue au pouvoir lance une nouvelle vague de nationalisations. Pour rompre avec le capitalisme ? Donner au gouvernement les moyens de sauter par-dessus le &#171; mur de l'argent &#187; ? Apporter une r&#233;ponse &#171; de gauche &#187; &#224; la crise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait le patronat crie &#224; la spoliation mais c'est lui qui profite de l'op&#233;ration. Le capitalisme fran&#231;ais conna&#238;t alors quelques d&#233;boires : faible profitabilit&#233; des entreprises, industries de base non rentables et menac&#233;es par les mutations de l'&#233;conomie mondiale (sid&#233;rurgie, chimie), difficult&#233; &#224; d&#233;velopper les secteurs d'avenir et de haute technologie (a&#233;ronautique, &#233;lectronique, pharmacie). Mitterrand radicalise... la politique de Giscard, qui avait d&#233;pens&#233; sans compter dans l'&#233;nergie et mis la sid&#233;rurgie sous perfusion des finances publiques. La loi de nationalisation de f&#233;vrier 1982 organise le rachat de 5 grands groupes industriels, 39 banques, 2 compagnies financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce transfert massif du priv&#233; au public (20 % du chiffre d'affaires, 16 % des effectifs de l'industrie !) fait dire au &lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt; que &#171; &lt;em&gt;la France est entr&#233;e en socialisme &lt;/em&gt; &#187;. C'est en fait un gigantesque transfert des fonds publics dans des caisses priv&#233;es : les pauvres patrons spoli&#233;s re&#231;oivent 47 milliards de francs d'indemnit&#233;s, en &#233;change d'entreprises globalement d&#233;ficitaires (9 milliards de pertes annuelles), de l'argent frais qu'ils vont enfin pouvoir investir dans des affaires plus all&#233;chantes. Ernest-Antoine Seilli&#232;re, alors jeune gestionnaire des h&#233;ritiers de la dynastie de Wendel, abandonne &#224; l'Etat le boulet de ses actifs dans la sid&#233;rurgie et investit son nouveau cash dans l'informatique (Cap Gemini), l'&#233;quipement automobile (Valeo), la pharmacie (BioM&#233;rieux). Merci la gauche ! Et vive l'assistanat !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat comble les trous et &#171; modernise &#187;. Il licencie (20 000 ouvriers dans la sid&#233;rurgie...) et investit massivement dans le secteur nationalis&#233;, 42 milliards de francs de 1981 &#224; 1984 pour renflouer les vieux trusts et d&#233;velopper les secteurs de pointe. Quant au secteur bancaire nationalis&#233;, plac&#233; lui aussi sous perfusion d'argent public, il relance le financement des entreprises priv&#233;es dans le besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La droite, revenue au gouvernement en 1986, peut donc reprivatiser des entreprises redevenues rentables : sid&#233;rurgie, &#233;lectronique, chimie, l'eau, la t&#233;l&#233;, les t&#233;l&#233;coms et le transport a&#233;rien... Ah non, ces deux derniers secteurs seront privatis&#233;s par la gauche ! Car depuis 1986 la droite et la gauche, qui ont &#233;galement altern&#233;es au gouvernement, ont autant privatis&#233; l'une que l'autre. Comme quoi nationalisations comme privatisations ob&#233;issent &#224; des raisons qui n'ont rien, mais rien &#224; voir avec les pr&#233;tendues id&#233;ologies de nos politiciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est certes pas parce que des nationalisations ont &#233;t&#233; effectu&#233;es sous l'&#233;gide d'un Etat au service de la bourgeoisie que l'on doit &#234;tre indiff&#233;rent &#224; leur privatisation ! Ne serait-ce que parce qu'il est choquant qu'apr&#232;s avoir investi des sommes consid&#233;rables d'argent public dans ces secteurs, l'Etat les offre ensuite &#224; bas prix au capital priv&#233;. Ne serait-ce encore que les exigences du service public, &#233;ducation, sant&#233;, &#233;nergie, transports, sont tout de m&#234;me le plus souvent un peu mieux remplies par des entreprises publiques que par celles qui ne connaissent que la rentabilit&#233; imm&#233;diate et le portefeuille des gens solvables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas non plus une raison pour ne pas voir qu'&#233;tatisation comme nationalisation sont loin de rimer automatiquement avec service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI et G&#233;rard WEGAN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans ce syst&#232;me, instaur&#233; en 1672, le fermier, riche bourgeois en g&#233;n&#233;ral, encaissait les taxes postales, dont le bar&#232;me reste fix&#233; par l'&#201;tat, en &#233;change du versement d'une somme forfaitaire au Tr&#233;sor royal.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> D&#233;fendre les services publics ? Pourquoi ? Comment ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Defendre-les-services-publics-Pourquoi-Comment</link>
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		<dc:subject>Service public
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Feu sur les services publics ! Tel est le cri de guerre de Raffarin-Seilli&#232;re. Accompagnant les autres attaques contre les travailleurs, contre les salaires, le temps de travail, la protection et la l&#233;gislation sociales, les mesures se succ&#232;dent : plan &#171; H&#244;pital 2007 &#187; qui ferait passer des pans entiers du secteur de la sant&#233; au priv&#233;, d&#233;centralisation dans l'Education nationale poussant de fait &#224; une certaine privatisation, privatisation d&#233;clar&#233;e d'EDF et GDF, nouvelle r&#233;duction de la participation&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Defendre-les-services-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;fendre les services publics ? Pourquoi ? Comment ?
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Feu sur les services publics ! Tel est le cri de guerre de Raffarin-Seilli&#232;re. Accompagnant les autres attaques contre les travailleurs, contre les salaires, le temps de travail, la protection et la l&#233;gislation sociales, les mesures se succ&#232;dent : plan &#171; H&#244;pital 2007 &#187; qui ferait passer des pans entiers du secteur de la sant&#233; au priv&#233;, d&#233;centralisation dans l'Education nationale poussant de fait &#224; une certaine privatisation, privatisation d&#233;clar&#233;e d'EDF et GDF, nouvelle r&#233;duction de la participation de l'Etat dans le capital de France telecom, plan de r&#233;duction drastique des bureaux et des emplois &#224; La Poste, jusqu'au contr&#244;le technique des camions et autocars qui passe au priv&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En distribuant les &#171; bijoux de famille &#187; le gouvernement a d'abord &#233;videmment pour but de complaire &#224; la bourgeoisie. D'une part celle-ci acquiert ainsi les parties rentables des activit&#233;s de l'Etat et d'autre part celui-l&#224; en renflouant ses caisses renforce ses possibilit&#233;s d'interventions multiformes en faveur des capitalistes. Car c'est d'abord &#224; augmenter les subventions aux patrons que servira l'argent des privatisations, comme elles ont servi dans le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les trois fronts de l'offensive anti-populaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi pour donner aux plus fortun&#233;s on d&#233;pouille, ponctionne et rend la vie plus difficile &#224; la collectivit&#233; et sa partie la plus d&#233;munie. La privatisation d'un service public jusqu'ici aux mains de l'Etat se traduit quasi immanquablement par une aggravation pour les salari&#233;s employ&#233;s dans ce secteur : suppression d'emplois, intensit&#233; du travail accrue. Mais aussi par un service d&#233;grad&#233; pour au moins une partie de la population et une hausse des tarifs pour tous. S'attaquer aux services publics est bien une mani&#232;re d'attaquer triplement la classe ouvri&#232;re : en tant que salari&#233;s des entreprises publiques, en tant consommateurs des services sociaux, en tant que contribuable puisque le budget de l'Etat sert plus le capital que les h&#244;pitaux ou les transports.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces attaques coordonn&#233;es, et sur un laps de temps tr&#232;s court, auraient pu &#234;tre l'occasion d'unir tous les travailleurs dans la gr&#232;ve et dans la rue, d'abord les salari&#233;s de tous les secteurs concern&#233;s, mais aussi les autres tout autant concern&#233;s en tant qu'usagers ou consommateurs. Ce n'a pas &#233;t&#233; le cas jusqu'ici. Les enseignants au printemps 2003 n'ont pas r&#233;ussi &#224; entra&#238;ner les cheminots ni les autres. Alors qu'une minorit&#233; &#224; EDF et GDF tentait de se mobiliser ce printemps 2004, les h&#244;pitaux ne bougeaient pas. Preuve que la tactique du gouvernement de saucissonner les questions a march&#233; ? Sans doute. Preuve aussi que le moral n'y est pas parmi la grosse masse des travailleurs qui ne croient pas possible de renverser le cours des choses ? Sans doute aussi. Mais ce manque de confiance en eux-m&#234;mes est aussi, sinon surtout, un manque de confiance dans les directions syndicales comme politiques de la gauche. Les unes comme les autres n'ont rien fait pour proposer ce mouvement d'ensemble ou plut&#244;t tout fait pour l'entraver d&#232;s que la possibilit&#233; pointait &#224; l'horizon.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Prochain objectif : La Poste&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pourtant nous ne sommes pas au bout du chemin. Le d&#233;mant&#232;lement des services publics, comme les autres attaques tous azimuts contre le monde du travail, va continuer. Les occasions de rassembler les travailleurs pour s'y opposer ne manqueront pas. Ainsi, par exemple, du projet de r&#233;organisation de La Poste qui ne touchera pas seulement 300 000 postiers mais des millions d'usagers, en fait toute la population, et qui vise non seulement &#224; aggraver un service public mais aussi &#224; supprimer des dizaines de milliers d'emplois. Une r&#233;elle mobilisation contre ce projet reposerait la possibilit&#233; de se mobiliser contre ceux du m&#234;me acabit, qu'ils soient d&#233;j&#224; pass&#233;s dans les faits ou &#224; venir, &#224; EDF, dans les h&#244;pitaux, &#224; la SNCF, voire les suppressions d'emplois dans le priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;fense des services publics, on le voit, ouvre bien sur la d&#233;fense du monde du travail sous tous ses aspects.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26 septembre 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert PARIS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> En d&#233;fense des services publics
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Service public
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		<description>Bien des travailleurs et des militants qui combattent le d&#233;mant&#232;lement, acc&#233;l&#233;r&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, des services publics ont cependant le sentiment qu'il s'agit d'un combat juste mais qui irait &#224; contre-courant du sens de l'histoire. &lt;br /&gt;La propagande contre les services publics a en effet profit&#233; de bien des remises en question. Elle se cache derri&#232;re l'anti-&#233;tatisme -la fin de &#171; l'Etat providence &#187;- ou encore derri&#232;re le discours contre le &#171; centralisme bureaucratique &#187;, se sert de l'id&#233;ologie&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien des travailleurs et des militants qui combattent le d&#233;mant&#232;lement, acc&#233;l&#233;r&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, des services publics ont cependant le sentiment qu'il s'agit d'un combat juste mais qui irait &#224; contre-courant du sens de l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La propagande contre les services publics a en effet profit&#233; de bien des remises en question. Elle se cache derri&#232;re l'anti-&#233;tatisme -la fin de &#171; l'Etat providence &#187;- ou encore derri&#232;re le discours contre le &#171; centralisme bureaucratique &#187;, se sert de l'id&#233;ologie anticommuniste qui tire de nouveaux arguments de la chute de l'URSS et des pays de l'Est, intitul&#233;e &#171; &#233;chec du collectivisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup les d&#233;fenseurs des services publics se sentent eux-m&#234;mes sur la d&#233;fensive. Ils sont non seulement accus&#233;s de d&#233;fendre des pr&#233;tendus privil&#232;ges corporatifs des fonctionnaires mais &#233;galement un mod&#232;le d&#233;pass&#233; de soci&#233;t&#233; et un fonctionnement ringard de l'&#233;conomie &#233;cras&#233;e par un syst&#232;me bureaucratique lourd et loin de la population. Toutes les activit&#233;s dites de service public aujourd'hui, nous dit-on, pourraient tout aussi bien &#234;tre g&#233;r&#233;es par le priv&#233;, permettant des &#233;conomies de finances de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient donc d'abord de bien voir que, dans ce pays si fier de ses pr&#233;tendus &#171; services publics &#224; la fran&#231;aise &#187; comme dans tous les grands pays capitalistes, les fronti&#232;res &#233;tablies entre le secteur dit public et le secteur priv&#233; ne recouvrent pas des activit&#233;s sp&#233;cifiques. Elles ne sont que le r&#233;sultat d'une longue histoire&#8230; et fluctuent avec celle-ci. Apr&#232;s 1945, l'Etat fran&#231;ais a nationalis&#233; Renault ou les mines soi-disant dans l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral du public. Ces derni&#232;res ont ferm&#233; et personne ne songerait plus &#224; ranger la premi&#232;re, d'ailleurs reprivatis&#233;e, dans le service public. Par contre, on continue &#224; nous faire passer pour service public incontournable les d&#233;penses militaires pour intervenir aux quatre coins du monde. On continue &#233;galement &#224; y mettre les budgets de la r&#233;pression : police, prisons, services secrets, etc...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui par service public on entend g&#233;n&#233;ralement les transports en commun, la poste, les h&#244;pitaux ou l'enseignement. Et pourtant tout ces secteurs sont &#233;galement du domaine du &#171; priv&#233; &#187;, c'est-&#224;-dire qu'ils permettent tout aussi bien de faire du profit quand ils sont d&#233;tenus par des possesseurs priv&#233;s de capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; est d'ailleurs exactement la question. Dans la soci&#233;t&#233; capitaliste des activit&#233;s de service ou m&#234;me de production sont confi&#233;es &#224; l'Etat, s'il n'y a pas de profit &#224; en tirer, dans le cas contraire imm&#233;diatement guign&#233;es par le priv&#233;&#8230; qui se souciera alors comme d'une guigne de l'int&#233;r&#234;t de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour cela que, loin d'&#234;tre un combat pour mettre quelques limites &#224; un courant in&#233;vitable de l'&#233;volution sociale et maintenir des secteurs de plus en plus r&#233;duits, un combat purement d&#233;fensif pour maintenir des restes vieillots de soci&#233;t&#233;, la lutte pour le service public, ins&#233;parable de la lutte contre le capitalisme, a de l'avenir. Elle s'inscrit dans le projet d'une nouvelle soci&#233;t&#233; dans laquelle tous les moyens mat&#233;riels seront mis au service de la population, et pas d'une minorit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les services publics et l'Etat : une longue histoire
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		<dc:subject>Histoire
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		<dc:subject>Service public
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Comme dans d'autres pays d'Europe ou d'Asie, la monarchie fran&#231;aise avait sous son pouvoir toute une s&#233;rie d'activit&#233;s r&#233;galiennes : cela concernait tout ce qui relevait de ses pr&#233;rogatives en mati&#232;re d'arm&#233;e, de diplomatie, mais aussi du maintien de l'ordre int&#233;rieur avec la police et la justice, et &#233;videmment du contr&#244;le direct de la frappe de la monnaie et de la lev&#233;e des imp&#244;ts. Le contr&#244;le direct sur la Poste &#8211;acheminement du courrier et d&#233;p&#234;ches&#8211; date lui du XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Dans la m&#234;me logique,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme dans d'autres pays d'Europe ou d'Asie, la monarchie fran&#231;aise avait sous son pouvoir toute une s&#233;rie d'activit&#233;s r&#233;galiennes : cela concernait tout ce qui relevait de ses pr&#233;rogatives en mati&#232;re d'arm&#233;e, de diplomatie, mais aussi du maintien de l'ordre int&#233;rieur avec la police et la justice, et &#233;videmment du contr&#244;le direct de la frappe de la monnaie et de la lev&#233;e des imp&#244;ts. Le contr&#244;le direct sur la Poste &#8211;acheminement du courrier et d&#233;p&#234;ches&#8211; date lui du XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Dans la m&#234;me logique, l'Etat avait le monopole d'activit&#233;s industrielles, notamment depuis Colbert : les Arsenaux, les Manufactures d'Armes, du Tabac et allumettes, des poudres et explosifs&#8230; L'Etat prenait &#224; l'&#233;poque directement en charge ces activit&#233;s assez diverses pour assurer son pouvoir, pour contr&#244;ler des secteurs dont il voulait garder la totale ma&#238;trise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; de cela, principalement pour des raisons de maintien de l'ordre, le pouvoir royal prenait directement en charge des &#171; services sociaux &#187;. Assurant le relais de l'Eglise, l'Etat contr&#244;lait &#171; les classes dangereuses &#187; par des structures d'assistance (l'H&#244;pital g&#233;n&#233;ral depuis le XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle). Il en &#233;tait de m&#234;me dans le domaine p&#233;nitentiaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution bourgeoise, puis la r&#233;volution industrielle am&#232;neront l'Etat &#224; prendre en charge directement, ou du moins &#224; organiser, d'autres secteurs qu'il avait seul la puissance de g&#233;rer. Dans ce cas, c'est pour le d&#233;veloppement &#233;conomique du jeune capitalisme que &#171; la puissance publique &#187; prend le relais des industriels priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en est ainsi du domaine des r&#233;seaux, o&#249; l'Etat organisera lui-m&#234;me les Ponts et Chauss&#233;es, la cr&#233;ation des chemins de fer, tout en attribuant des concessions &#224; des entrepreneurs priv&#233;s, puis les jeunes T&#233;l&#233;communications, g&#233;r&#233;es selon le principe des concessions en 1879, puis directement nationalis&#233;es en 1889.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne ce secteur, parall&#232;lement &#224; la fonction &#233;conomique, existe aussi la volont&#233; du strict contr&#244;le des communications par l'Etat, cette conception s'&#233;tendant plus tard, au t&#233;l&#233;graphe, aux radio-transmissions et &#224; la t&#233;l&#233;vision&#8230; jusqu'en 1982.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous ces domaines, on est donc loin du &#171; service public &#187;, tel qu'il va s'&#233;panouir au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Jusque l&#224;, les secteurs pris en charge directement par l'Etat le sont pour des raisons politiques (contr&#244;le direct d'une s&#233;rie d'activit&#233; comme la police, l'arm&#233;e), pour des raisons &#233;conomiques (d&#233;veloppement de r&#233;seaux qui n&#233;cessit&#233; coh&#233;rence et investissements que seul l'Etat arrive &#224; assumer), ou pour des raisons de contr&#244;le social.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le socialisme &#171; Canada dry &#187; des services publics&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sous l'influence des courants r&#233;publicains et socialistes, se d&#233;veloppe sous la Troisi&#232;me R&#233;publique la conception du service public, s'&#233;panouissant notamment dans le &#171; socialisme municipal &#187;, mais aussi dans des institutions comme l'Ecole la&#239;que. Ces courants visent &#224; compl&#233;ter les fonctions de l'Etat, essentiellement puissance publique, par celle de fournisseur de prestations, de services pour les citoyens, les &#171; usagers &#187;, dans une conception de &#171; solidarit&#233; nationale &#187;. L'Etat doit devenir, selon eux, fonctionnel, au service de la collectivit&#233; et des besoins sociaux. Ce mythe va impr&#233;gner l'administration et les partis bourgeois et ouvriers jusqu'&#224; aujourd'hui, correspond &#233;videmment au r&#244;le d'un Etat social, permettant de d&#233;velopper le capitalisme et, devant la croissance massive du salariat, d'assurer des fonctions de coh&#233;sion sociale. L'imp&#244;t et la puissance &#233;tatique assurent une redistribution sous la forme de services gratuits ou payants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La doctrine du &#171; service public &#187; devient une r&#233;elle id&#233;ologie, cherchant &#224; englober derri&#232;re cette d&#233;nomination les anciennes et nouvelles activit&#233;s prises en charge directement par l'Etat, m&#234;me si, on l'a vu plus haut, les causes de la gestion &#233;tatique sont tr&#232;s diverses. Certains pousseront m&#234;me assez loin, sur le papier, cette conception du service public, dans la foul&#233;e du courant solidariste et du sociologue Durkheim : &lt;em&gt;&#171; A mesure que la civilisation se d&#233;veloppe, le nombre des activit&#233;s susceptibles de servir de support &#224; des services publics augmente et le nombre des services publics s'accro&#238;t par l&#224; m&#234;me &#187;&lt;/em&gt;, professe Duguit, un des juristes du d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle fondateurs de l'id&#233;ologie du service public. Les r&#233;volutionnaires pourraient reprendre &#224; leur compte cette d&#233;claration &#224; cette diff&#233;rence pr&#232;s qu'elle n'a vu d'application que dans le cadre acceptable et utile pour la bourgeoisie... Pour ces id&#233;ologues bourgeois, il y avait le mythe (en syst&#232;me capitaliste) du d&#233;p&#233;rissement de l'Etat, perdant ses fonctions r&#233;galiennes et de puissance de coercition, et se fondant dans le social en devenant une coop&#233;ration de services publics. On verra ainsi le Conseil d'Etat, en 1916, accorder la qualit&#233; de service public aux repr&#233;sentations donn&#233;e par les th&#233;&#226;tres publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, le grand patronat, avait mis en &#339;uvre, lui-m&#234;me, pour les familles ouvri&#232;res de la grande industrie un syst&#232;me achev&#233; de prestations : logement, dispensaires, construisant m&#234;me des cit&#233;s ouvri&#232;res int&#233;grant ces services, notamment dans les r&#233;gions mini&#232;res. Au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, ce sont les communes qui prennent en charge un grand nombre de ces fonctions sociales : voirie, bains publics, abattoirs, restauration, voies ferr&#233;es, transports urbains, &#233;puration et distribution des eaux, pompes fun&#232;bres&#8230; C'est &#233;galement, dans ces ann&#233;es-l&#224; que l'Etat commence &#224; organiser les syst&#232;mes de protection sociale, avec notamment, en 1930, la mise en place des assurances sociales et en 1932 celle des allocations familiales, syst&#232;mes confi&#233;s &#224; l'&#233;poque &#224; des Mutuelles priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la loi pr&#233;cise bien que ce d&#233;veloppement des activit&#233;s publiques ne doit en aucun cas empi&#233;ter sur le droit de propri&#233;t&#233; et l'initiative priv&#233;e, et ne doit intervenir qu'en cas de carence de cette derni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Prendre le relais du patronat priv&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, dans les ann&#233;es trente, l'Etat lui-m&#234;me va &#224; nouveau d&#233;velopper son intervention &#233;conomique, notamment dans le domaine des transports et de l'&#233;nergie. La nationalisation des Chemins de fer, avec la cr&#233;ation de la SNCF en 1937 correspond plus, &#224; l'&#233;poque, aux besoins de l'organisation &#233;conomique, et &#224; la faillite des op&#233;rateurs priv&#233;s &#8211; cons&#233;cutive notamment &#224; la crise &#233;conomique de 1929&#8211;, qu'&#224; la pression du mouvement ouvrier. Concernant l'&#233;nergie, au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, il s'agissait essentiellement d'une affaire locale et priv&#233;e. Le d&#233;veloppement de l'&#233;lectricit&#233; et les besoins industriels am&#232;nent ensuite &#224; la concentration des compagnies, et &#224; l'int&#233;gration des r&#233;seaux (production-transport-distribution). Dans les ann&#233;es 30, ce secteur fonctionnera sous le r&#233;gime de la concession, mais avec un encadrement de l'Etat fixant les tarifs et les cahiers des charges&#8230; avant la nationalisation de 1945. La cr&#233;ation d'Air France en 1933, n&#233;e de la fusion de cinq compagnies priv&#233;es, proc&#232;de de la m&#234;me logique capitaliste de concentration dans les domaines des r&#233;seaux, avant sa nationalisation au lendemain de la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, avant m&#234;me la grande vague de l'apr&#232;s-guerre, la France est maill&#233;e d'un r&#233;seau de services pris en charge par l'Etat, nationalement ou localement. Certains sont de caract&#232;re social, s'adressant prioritairement aux travailleurs, visant dans l'esprit paternaliste de ses promoteurs &#224; assurer la coh&#233;sion sociale. D'autres, organis&#233;s dans les ann&#233;es 30 et 40, correspondent essentiellement &#224; une phase de d&#233;veloppement du capitalisme n&#233;cessitant concentration et d&#233;veloppement d'infrastructures, difficilement r&#233;alisables &#224; l'&#233;poque sans la puissance &#233;tatique. Les deux fonctions peuvent &#233;videmment se compl&#233;ter dans le domaine des r&#233;seaux de transport, de communication et dans la distribution de l'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent Carasso&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'&#226;ge d'or du secteur public
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		<dc:subject>Service public
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		<dc:subject>Nationalisations
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		<dc:subject>Politique
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		<description>En France, une partie importante de l'opposition entre la droite et la gauche se focalise sur l'attitude face au secteur public de plus en plus confondu apr&#232;s 1945 avec la notion de service public. Cette lecture met en avant les p&#233;riodes o&#249; la gauche est revenue au pouvoir (la &#171; Lib&#233;ration &#187; ou 1981). Mais c'est oublier que la droite, autant que la gauche, peut dans certaines circonstances &#234;tre davantage &#171; &#233;tatiste &#187; que &#171; lib&#233;rale &#187;, et vice-versa. La plus grande vague de nationalisations, au lendemain de la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En France, une partie importante de l'opposition entre la droite et la gauche se focalise sur l'attitude face au secteur public de plus en plus confondu apr&#232;s 1945 avec la notion de service public. Cette lecture met en avant les p&#233;riodes o&#249; la gauche est revenue au pouvoir (la &#171; Lib&#233;ration &#187; ou 1981). Mais c'est oublier que la droite, autant que la gauche, peut dans certaines circonstances &#234;tre davantage &#171; &#233;tatiste &#187; que &#171; lib&#233;rale &#187;, et vice-versa. La plus grande vague de nationalisations, au lendemain de la guerre, s'est effectu&#233;e sous la houlette du G&#233;n&#233;ral de Gaulle, homme de droite s'il en est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En comparaison avec la guerre de 14-18, la Seconde Guerre Mondiale en France a surtout affect&#233; l'appareil industriel : le niveau de production industrielle a &#233;t&#233; ramen&#233; &#224; celui des ann&#233;es 1890. Parall&#232;lement &#224; l'&#233;chelle de l'Europe, le m&#233;contentement ouvrier s'&#233;tant amplifi&#233;, la bourgeoisie a cherch&#233; &#224; le contenir. C'est dans ce cadre qu'en France, la volont&#233; de reconstruire l'&#233;conomie &#8211; celle du capitalisme &#8211; a trouve associ&#233;s la bourgeoisie et les syndicats. Unit&#233; qui n'aurait pu &#234;tre r&#233;alis&#233;e sans le concours du PCF : &#171; &lt;em&gt;la gr&#232;ve c'est l'arme des trusts&lt;/em&gt; &#187; et la &#171; &lt;em&gt;bataille de la production&lt;/em&gt; &#187; marqueront &#224; jamais les renoncements de celui-ci &#224; une politique r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme &#233;conomique du Conseil National de la R&#233;sistance r&#233;sume assez largement ce plan de reconstruction : &#233;tatisation des secteurs-cl&#233;s de l'&#233;conomie, garanties sociales pour calmer la col&#232;re ouvri&#232;re, le tout n'&#233;tant possible qu'avec la paix sociale. Si la premi&#232;re vague de nationalisations touche les Houill&#232;res du Pas-de-Calais en septembre 1944, suivi de la r&#233;quisition de Renault en janvier 1945, la seconde vague annonc&#233;e le 2 mars 1945 par une d&#233;claration commune dans &lt;em&gt;Le Populaire&lt;/em&gt; (le journal de la SFIO) et &lt;em&gt;L'Humanit&#233;&lt;/em&gt; (l'organe du PCF), donnera plus d&#233;finitivement le visage que l'on conna&#238;t aujourd'hui des services publics. Cette vague de nationalisations mise en place &#224; partir du 21 Octobre 1945, moment o&#249; la SFIO et le PCF sont majoritaires &#224; l'Assembl&#233;e Nationale, touche 4 banques de d&#233;p&#244;ts, les assurances, les charbonnages, le gaz et l'&#233;lectricit&#233; (avril 1946). En 1948 ce sera au tour de la RATP (21 mars) et d'Air France (16 juin). Ce sont l&#224; des nationalisations d'un nouveau genre puisqu'il s'agit de soci&#233;t&#233;s d'&#233;conomie mixte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent ces mesures sont pr&#233;sent&#233;es par la gauche et par la droite comme des attaques contre le patronat. On parle d'avanc&#233;es sociales &#224; gauche et de spoliations &#224; droite. Pourtant, &#224; voir par exemple la hausse consid&#233;rable des cours des obligations de la Caisse Nationale de l'Energie, remises &#224; titre d'indemnit&#233;, on est bien loin d'une expropriation des propri&#233;taires. Beaucoup d'actionnaires regrettent d&#232;s cette &#233;poque de ne pas avoir &#233;t&#233; &#171; sauvagement &#187; nationalis&#233;s. Il ne s'agissait en fait derri&#232;re cette fa&#231;ade, que de permettre aux capitalistes priv&#233;s de red&#233;marrer leurs affaires apr&#232;s les destructions de la guerre, en faisant fonctionner un minimum de services indispensables, lesquels n&#233;cessitaient d'importants investissements non rentables.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'Etat au service du priv&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;riode o&#249; la gauche &#233;tait exclue des gouvernements &#8211; elle a dur&#233; 23 ans &#8211; n'a pas donn&#233; lieu &#224; un recul du secteur public. Bien que de droite, les gouvernements des ann&#233;es 1970 par exemple, n'en continueront pas moins encore de d&#233;fendre les secteurs nationalis&#233;s. Non par humanisme, bien s&#251;r, mais pour alimenter le march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On fait ainsi supporter les frais du Concorde au service public. Et dans le secteur de l'&#233;nergie, EDF subventionne largement deux constructeurs de centrales (la CGE et Creusot-Loire). Au d&#233;but 1973, Framatome (filiale de Creusot-Loire) investit 150 millions de francs pour fabriquer des chaudi&#232;res nucl&#233;aires. C'est la capacit&#233; de construction de chaudi&#232;res de la soci&#233;t&#233;, sa rentabilit&#233; et ce qui lui permet de se remettre &#224; flots, qui d&#233;termineront les commandes de l'Etat &#224; Framatome, et non les besoins r&#233;els du pays. La collusion est permanente entre les dirigeants nomm&#233;s par l'Etat et les partenaires priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les entreprises du secteur public sont franchement d&#233;ficitaires, l'Etat n'h&#233;site pas non plus &#224; passer &#224; la caisse. Dans la sid&#233;rurgie comme dans d'autres secteurs, une version plus &#171; moderne &#187; de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral semble ainsi pr&#233;valoir : nationaliser les pertes d'aujourd'hui pour privatiser les profits de demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les services publics ne sont pas toujours d&#233;ficitaires, ou pas &#233;ternellement. Il en est m&#234;me de tout &#224; fait rentables comme la distribution de l'eau. Ce service rel&#232;ve des collectivit&#233;s locales, qui la plupart du temps en d&#233;l&#232;guent la gestion &#224; des soci&#233;t&#233;s priv&#233;es. Au d&#233;but des ann&#233;es 80 (avec la gauche au pouvoir), on assista &#224; une v&#233;ritable offensive, sous l'&#233;gide de Saint-Gobain, pour contr&#244;ler ce service public dont le budget se compte en dizaines de milliards de francs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La gauche au pouvoir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e de la gauche en 1981 est dans bien des esprits le retour des nationalisations. Pourtant il ne s'agit en rien d'une mesure sociale, mais bel et bien d'une nouvelle politique de modernisation du capitalisme fran&#231;ais. Il est alors question officiellement de &#171; r&#233;industrialiser la France &#187;. Les moyens de cette politique sont doubles :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; les nouvelles nationalisations permettent &#224; l'Etat, en &#233;largissant quelque peu le service public, de prendre pied dans les entreprises de pointe, prenant selon les &#233;valuations entre 35% &#224; 49% de l'investissement, et r&#233;alisant de 17% &#224; 28% de la valeur ajout&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; ensuite l'Etat mobilisera des ressources importantes dans le cadre d'actions structurelles sur des secteurs fili&#232;res (&#233;lectronique militaire, t&#233;l&#233;communications, chimie, SNCF et le TGV).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit bien plus de renflouer les caisses des capitalistes que de prise en compte de l'int&#233;r&#234;t des travailleurs. D'ailleurs la rigueur et l'aust&#233;rit&#233; qui suivront montreront bien plus nettement l'orientation de la gauche en terme de politique &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; la r&#233;cession de 1974, l'investissement dans leurs propres entreprises n'est plus assez rentable pour certains capitalistes. Ils sont friands d'autres placements, plus juteux, en particulier dans la sp&#233;culation mon&#233;taire puis boursi&#232;re. Qu'&#224; cela ne tienne, l'Etat assouvira leurs d&#233;sirs. Il leur rach&#232;tera leur appareil de production obsol&#232;te, au prix fort, et c'est lui qui le modernisera aux frais du contribuable, tout en prenant la responsabilit&#233; des restructurations, c'est-&#224;-dire des r&#233;ductions d'effectifs et des licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut en particulier l'&#339;uvre de la nouvelle vague de nationalisations apr&#232;s 1981, quand la gauche acc&#233;da &#224; nouveau au gouvernement avec Mitterrand. Puis, au fur et &#224; mesure que ces secteurs redeviendront int&#233;ressants pour l'investissement priv&#233;, ils seront privatis&#233;s, comme la sid&#233;rurgie, l'&#233;lectronique, la chimie. Renault, les t&#233;l&#233;communications, les transports, l'&#233;nergie, l'eau, la t&#233;l&#233;, seront &#233;galement largement ouverts au capital priv&#233; sinon totalement r&#233;cup&#233;r&#233;s par celui-ci, plus ou moins progressivement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi les gouvernements qui se sont succ&#233;d&#233;s depuis 1981, aussi bien de droite que de gauche &#8211; et ceux de gauche ont encore plus fait que ceux de droite &#8211; &#233;taient bien d'accord : il fallait privatiser. Tout au plus ont-ils diverg&#233; sur l'ordre ou le rythme de la mise en &#339;uvre. Mais pour les uns comme les pour autres, pas de doute, l'int&#233;r&#234;t du capital priv&#233; prime sur toute autre consid&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tristan KATZ&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> T&#233;l&#233;vision : de la main-mise de l'Etat &#224; celle des grands groupes capitalistes
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Television-de-la-main-mise-de-l-Etat-a-celle-des-grands-groupes-capitalistes</link>
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		<dc:subject>t&#233;l&#233;vision
</dc:subject>
		<dc:subject>Service public
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>En 1949 l'Etat cr&#233;e la RTF (radiodiffusion et t&#233;l&#233;vision fran&#231;aise) puis en 1964 l'ORTF (office de la radio et de la t&#233;l&#233;vision fran&#231;aise) toujours plac&#233; sous sa tutelle. &lt;br /&gt;La radio et la t&#233;l&#233;vision sont en effet des monopoles &#233;troitement contr&#244;l&#233;s. La notion de service public sert de justification id&#233;ologique &#224; ce monopole : le public aurait droit a une information que seul pourrait garantir l'Etat, garant de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral (et de l'objectivit&#233;), seul capable aussi de mettre en &#339;uvre des infrastructures&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1949 l'Etat cr&#233;e la RTF (radiodiffusion et t&#233;l&#233;vision fran&#231;aise) puis en 1964 l'ORTF (office de la radio et de la t&#233;l&#233;vision fran&#231;aise) toujours plac&#233; sous sa tutelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La radio et la t&#233;l&#233;vision sont en effet des monopoles &#233;troitement contr&#244;l&#233;s. La notion de service public sert de justification id&#233;ologique &#224; ce monopole : le public aurait droit a une information que seul pourrait garantir l'Etat, garant de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral (et de l'objectivit&#233;), seul capable aussi de mettre en &#339;uvre des infrastructures extr&#234;mement co&#251;teuses (ce dernier aspect est &#233;videmment plus tangible).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les faits, la radio et la t&#233;l&#233;vision servent de courroie de transmission au pouvoir. Du 25 mai au 12 juillet 1968, un mouvement de gr&#232;ve &#233;clate dans l'institution. Les salari&#233;s de l'ORTF r&#233;clament la lev&#233;e de la mainmise de l'Etat. Ils sont sanctionn&#233;s le 5 ao&#251;t par plusieurs licenciements&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Au chapitre des perles, il y a celle de Pompidou en 1972 : &#171; Qu'on le veuille (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;De l'Etat au priv&#233;&#8230; avec l'aide de l'Etat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e de la gauche au pouvoir en 1981 semble porter l'espoir d'une &#171; d&#233;mocratisation &#187;. En fait, en cassant le monopole de l'Etat sur les radios et la t&#233;l&#233;vision, Mitterrand est surtout pr&#233;occup&#233; d'ouvrir ce domaine aux grands groupes capitalistes&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Avant cette r&#233;forme, et sans mettre en cause le monopole, l'ORTF avait d&#233;j&#224; (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1984 la premi&#232;re cha&#238;ne payante, Canal +, est cr&#233;&#233;. En 1986 La Cinq, premi&#232;re cha&#238;ne priv&#233;e g&#233;n&#233;raliste commerciale, arrive sur les &#233;crans sous le contr&#244;le de Berlusconi et de Lagard&#232;re (elle cessera ses &#233;missions en 1992). En 1986 c'est la naissance de M6, et en 1987 le gouvernement privatise TF1 en c&#233;dant 50% des parts au groupe Bouygues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de grands groupes ayant investi dans ce domaine est particuli&#232;rement restreint : Vivendi Communication (Canal +, Vivendi Universal et Cegetel) tient Canal + et canal Satellite (49% des parts), le groupe Lagard&#232;re (Matra, Hachette, Philipacchi, Europe 1) M6 et 51% des parts de Canal Satellite, le groupe Bouygues poss&#232;de TF1 et une partie de Vivendi Communication, la firme Suez-G&#233;n&#233;rale des eaux est propri&#233;taire de TPS&#8230; Bref, plus on creuse et plus l'&#233;tau se resserre autour des m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quelques groupes non seulement ont h&#233;rit&#233; des infrastructures pay&#233;es par le public, mais ils ont aussi largement prosp&#233;r&#233; &#224; l'ombre de l'Etat avant de s'attaquer au secteur de la communication : c'est le cas de Bouygues (BTP), Vivendi (distribution des eaux, BTP), Suez-Lyonnaise des Eaux (distribution des eaux, BTP), Lagard&#232;re (armement)&#8230; L'Etat vache &#224; lait avait donc bien pr&#233;par&#233; le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La fin d'un monopole n'est pas le d&#233;but de la libert&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais rentables, la t&#233;l&#233;vision publique comme la t&#233;l&#233;vision priv&#233;e sont financ&#233;es pour l'essentiel par la vente d'espaces publicitaires. Ces m&#233;dia sont d'ailleurs davantage des supports pour les activit&#233;s commerciales que des moyens d'information et de communication. Cette &#233;volution devrait s'accentuer avec l'essor des cha&#238;nes payantes interactives (le spectateur pouvant communiquer, choisir, r&#233;pondre, acheter, commander&#8230;) qui sont autant de promesses pour le commerce &#233;lectronique, ce qu'anticipent d&#233;j&#224; les cours de la bourse : les valeurs &#171; m&#233;dia &#187; flambent, t&#233;l&#233;s inclues (TF1, M6, Canal +).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la mainmise des grands groupes capitalistes et leur logique commerciale, l'&#233;poque o&#249; le ministre de l'information appelait directement sur une ligne sp&#233;ciale le pr&#233;sentateur des infos est donc r&#233;volue. Mais cela n'emp&#234;che pas que tout soit pass&#233; &#224; la moulinette de l'id&#233;ologie capitaliste et qu'au journal t&#233;l&#233;vis&#233;, ce soit le r&#232;gne de la pens&#233;e unique. Quant &#224; la plupart des &#233;missions, leur m&#233;diocrit&#233; ou leur conformisme d&#233;note surtout un r&#233;el m&#233;pris du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est donc loin de ce que devrait &#234;tre un v&#233;ritable service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydie GRIMAL&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Au chapitre des perles, il y a celle de Pompidou en 1972 : &#171; Qu'on le veuille ou non -et je sais qu'il y en a qui ne me croient pas- le journaliste de la t&#233;l&#233;vision n'est pas tout &#224; fait un journaliste comme un autre. Il a des responsabilit&#233;s suppl&#233;mentaires. Qu'on le veuille ou non, la t&#233;l&#233;vision est consid&#233;r&#233;e comme la voix de la France et par les fran&#231;ais et par l'&#233;tranger, et cela impose une certaine r&#233;serve. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Avant cette r&#233;forme, et sans mettre en cause le monopole, l'ORTF avait d&#233;j&#224; laiss&#233; la place en 1974 &#224; six &#233;tablissements autonomes : TF1, Antenne 2, FR3, TDF, la SFP, L'INA. Apr&#232;s avoir perdu leur statut, les salari&#233;s de la SFP subissent en 1979 une vague de licenciements sans pr&#233;c&#233;dant.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Transports : par le fer, la route, ou l'a&#233;rien : c'est toujours du vol !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Transports-par-le-fer-la-route-ou-l-aerien-c-est-toujours-du-vol</link>
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		<dc:subject>Service public
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		<dc:subject>SNCF
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>Le transport de voyageurs comme de marchandises est un domaine dont l'importance va en augmentant. &lt;br /&gt;En ce qui concerne les voyageurs, l'essentiel est &#233;videmment le temps pass&#233; &#224; se rendre de son domicile &#224; son lieu de travail, ou d'&#233;tude pour les jeunes, qui est souvent de plus en plus long. A cela s'ajoute, avec l'augmentation de l'activit&#233; &#233;conomique, l'accroissement du transport des marchandises, souvent provoqu&#233;e par les concentrations et le d&#233;veloppement de la sous-traitance. Il faut ajouter &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Les-services-publics-ne-sont-pas-une-marchandise-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Les services publics ne sont pas une marchandise
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-SNCF-+" rel="tag"&gt;SNCF
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le transport de voyageurs comme de marchandises est un domaine dont l'importance va en augmentant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les voyageurs, l'essentiel est &#233;videmment le temps pass&#233; &#224; se rendre de son domicile &#224; son lieu de travail, ou d'&#233;tude pour les jeunes, qui est souvent de plus en plus long. A cela s'ajoute, avec l'augmentation de l'activit&#233; &#233;conomique, l'accroissement du transport des marchandises, souvent provoqu&#233;e par les concentrations et le d&#233;veloppement de la sous-traitance. Il faut ajouter &#224; cela l'augmentation de la circulation individuelle de longue distance, pour le travail et les loisirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces deux domaines, une chose est &#233;vidente, le transport est un service correspondant d'abord &#224; un besoin social, mais il n'est gu&#232;re collectif ou public. L'essentiel des d&#233;placements int&#233;rieurs de voyageurs est effectu&#233; en voitures particuli&#232;res (84% en 1998, m&#234;me si 1 m&#233;nage sur 5 n'a pas d'automobile), 9% par le rail, 5% par les transports en autobus ou autocars et 1,7% en avion&#8230; Depuis 20 ans dans le transport int&#233;rieur, en milliards de voyageurs kms, le transport collectif par le rail et la route stagne (seul l'avion augmente de&#8230; plus de 150% !), alors que le transport individuel automobile progresse de plus de 50%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier probl&#232;me est donc bien la faible part des transports collectifs, accentu&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es par la quasi-disparition des transports organis&#233;s par les employeurs pour acheminer les salari&#233;s vers les grandes entreprises. Pourtant l'utilisation de transport est un besoin social attest&#233; par sa place dans la consommation des m&#233;nages : apr&#232;s le logement et la nourriture, le transport &#8211;sous ses diff&#233;rentes formes&#8211; est le troisi&#232;me poste, plus de 15% du budget des familles en 1999.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faible part de l'activit&#233; qui ressort du transport collectif des voyageurs est le fait de quatre grands secteurs :&lt;/p&gt;
&lt;table class='spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;La RATP/RER/autobus&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2300 millions de personnes transport&#233;es en 1997&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;La SNCF r&#233;seau principal et banlieues&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;800&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Les transports routiers/urbains/autobus&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3118&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Le transport a&#233;rien.&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;50&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement le plus important, pour le transport terrestre, ces derni&#232;res ann&#233;es, concerne les transports r&#233;gionaux, autour des grandes villes, et le r&#233;seau TGV pour la SNCF&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La SNCF &#224; l'heure des profits&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1996, le gouvernement Jupp&#233; avait mis en branle l'&#233;clatement de la SNCF, pour se conformer aux objectifs capitalistes europ&#233;ens. La particularit&#233; du transport ferroviaire est qu'il impose de gros investissements et de grandes d&#233;penses pour le maintien en &#233;tat et le d&#233;veloppement du r&#233;seau ferr&#233;. C'est ce qui explique que dans la plupart des pays capitalistes, le r&#233;seau ferr&#233; est devenu un secteur public et que les Etats ont de r&#233;elles difficult&#233;s &#224; la privatiser. Le choix fait fut donc de s&#233;parer le r&#233;seau (RFF, r&#233;seau ferr&#233; fran&#231;ais), de l'exploitation des lignes, dans lesquelles la privatisation et la multiplication des op&#233;rateurs peut &#234;tre plus facile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement Jospin et son Ministre communiste des Transports, avec le soutien de fait des conf&#233;d&#233;rations syndicales, n'a pas remis en cause ce projet. Il n'a m&#234;me cess&#233; de poursuivre la logique avec la s&#233;paration de la filiale fret (la SERNAM), et son dernier projet CAP Clients, cause principale de la derni&#232;re gr&#232;ve de la SNCF, qui pr&#233;voit un &#233;clatement de la SNCF par grands domaines d'activit&#233;s, pr&#233;lude &#224; une &#171; vente par appartement &#187; de la compagnie nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut ajouter &#224; cela que depuis des ann&#233;es, la SNCF a augment&#233; sa productivit&#233;, comprim&#233; ses effectifs (180 000 aujourd'hui contre 500 000 en 1937), et ferm&#233; des milliers de kilom&#232;tres de lignes secondaires, jug&#233;es peu rentables, amenant &#224; des fermetures de gares et &#224; un glissement vers la route d'un grand nombre de dessertes. Le choix prioritaire pour la SNCF est &#233;videmment le TGV qui ignore les dessertes des petites villes, mais est jug&#233; d'une rentabilit&#233; financi&#232;re plus importante. C'est d'ailleurs dans ce secteur que la privatisation de l'exploitation peut aller le plus vite, &#224; l'image de l'Eurostar et du Thalys, exploit&#233;s conjointement par la SNCF et des soci&#233;t&#233;s de chemins de fer europ&#233;ennes d&#233;j&#224; largement privatis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e, le gouvernement a d&#233;cid&#233; de transf&#233;rer aux r&#233;gions le sch&#233;ma directeur de transport et surtout l'octroi des aides et subventions qu'ils attribuait jusqu'&#224; maintenant &#224; la SNCF. Cela va amener une accentuation de la privatisation et au recours &#224; des transporteurs locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons &#224; cela que le fret ferroviaire int&#233;rieur sera ouvert &#224; la concurrence en 2008, sur les lignes principales et secondaires. Ceci est le pr&#233;ambule &#224; la lib&#233;ralisation totale du trafic voyageurs pr&#233;vue pour 2010.
C'est peu dire que la SNCF tourne le dos aux besoins sociaux du plus grand nombre et s'&#233;loigne chaque jour davantage d'un service public.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Transports urbains : la pieuvre Vivendi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les transports urbains et r&#233;gionaux suivent le m&#234;me chemin. Si la moiti&#233; des entreprises du secteur (pr&#232;s de 3000 pour le transport collectif) ont moins de 5 salari&#233;s, le transport urbain est le fait de 180 entreprises (33 000 salari&#233;s, plus l'&#233;quivalent pour la RATP). Ces transports sont largement support&#233;s, &#224; hauteur de 50%, par les finances de l'Etat et des collectivit&#233;s.
Et pourtant l&#224; aussi, le profit est aux postes de commande. De gestion publique ou priv&#233;e, la rentabilit&#233; commande des dessertes s&#233;lectives, l'absence de bus aux heures creuses. Les villes abandonnent de plus en plus le transport en r&#233;gie publique, en confiant le r&#233;seau &#224; des entreprises priv&#233;es. Ainsi Vivendi, qui est le plus important transporteur priv&#233; de voyageurs en Europe exploite les transports urbains dans une cinquantaine de villes en France (cent au total en Europe, &#224; quoi il faut ajouter des r&#233;seaux ferr&#233;s en Grande-Bretagne, Allemagne, Su&#232;de, aux Pays-Bas et au Portugal). Le r&#233;cent conflit de la TCAR &#224; Rouen illustre le d&#233;vouement au service des usagers et des salari&#233;s de cet op&#233;rateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le transport a&#233;rien est &#233;videmment plus &#233;loign&#233; de l'usage populaire et habituel. Mais l&#224; aussi, l'&#233;volution est la m&#234;me. On est pass&#233; en France d'un maillage important par Air Inter et TAT (entreprises toutes deux g&#233;r&#233;es par l'Etat) dans les ann&#233;es 1980, &#224; une ouverture effr&#233;n&#233;e &#224; la concurrence, avec une multiplication de petites compagnies, o&#249; les conditions de travail et de r&#233;mun&#233;ration sont largement d&#233;grad&#233;es. Le jeu de Monopoly autour d'AOM, Air Libert&#233; et Air Littoral (achet&#233;s successivement par British Airways et Swissair avec l'aide de Seilli&#232;re) se traduit aujourd'hui par des milliards de francs pomp&#233;es par les banques et une situation au bord du d&#233;p&#244;t de bilan. Air France en fait &#233;videmment ses choux gras, puisque la compagnie a, elle, tranquillement, cr&#233;&#233; une nouvelle filiale pour les lignes secondaires int&#233;rieures, R&#233;gional, et s'achemine vers la privatisation, avec la b&#233;n&#233;diction de Gayssot. L&#224;, encore, le seul but est de se consacrer aux lignes et &#224; la client&#232;le la plus rentable financi&#232;rement, les hommes d'affaires sur les vols internationaux, et sur les quelques lignes int&#233;rieures les plus rentables, pour lesquelles Air France se consacre &#224; la concurrence avec le TGV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous ces domaines, malgr&#233; les milliards de fonds publics consacr&#233;s aux transports, on est loin d'un service public, ayant pour priorit&#233; des transports collectifs accessibles et adapt&#233;s aux besoins quotidiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent Carasso&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Soldes sur les services publics en Europe
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		<dc:subject>Service public
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		<dc:subject>OMC
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Europe
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		<description>L'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS), ratifi&#233; en 1994 organise, dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la lib&#233;ralisation progressive et totale de tous les services dans les &#201;tats signataires. En effet, les industries de services sont le secteur en plus forte croissance dans l'&#233;conomie mondiale. Les services de sant&#233; et d'&#233;ducation viennent en t&#234;te avec respectivement 3500 et 2000 milliards de dollars. En tant que principal fournisseur de services (avec les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Les-services-publics-ne-sont-pas-une-marchandise-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Les services publics ne sont pas une marchandise
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Service-public-+" rel="tag"&gt;Service public
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-OMC-+" rel="tag"&gt;OMC
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS), ratifi&#233; en 1994 organise, dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la lib&#233;ralisation progressive et totale de tous les services dans les &#201;tats signataires. En effet, les industries de services sont le secteur en plus forte croissance dans l'&#233;conomie mondiale. Les services de sant&#233; et d'&#233;ducation viennent en t&#234;te avec respectivement 3500 et 2000 milliards de dollars. En tant que principal fournisseur de services (avec les &#201;tats-Unis), l'Union europ&#233;enne est la plus z&#233;l&#233;e des promoteurs de l'AGCS.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La marchandisation des services publics&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les t&#233;l&#233;communications, le tourisme, la construction, les banques et les assurances, la commission europ&#233;enne s'attaque par le biais de gouvernements z&#233;l&#233;s &#224; la poste et aux transports a&#233;riens. De nouveaux secteurs sont appel&#233;s &#224; s'ouvrir &#224; la concurrence et &#224; la convoitise des grands groupes. L'AGCS ne concerne pas moins de 160 secteurs, l'Union Europ&#233;enne ne s'est engag&#233;e &#171; que &#187; sur 120 (!) : la sant&#233;, l'&#233;ducation, la recherche, la protection sociale, la culture, l'audiovisuel, les transports, l'environnement, l'eau ou l'&#233;nergie ne sont pas consid&#233;r&#233;s comme des droits mais comme d'&#233;normes march&#233;s convoit&#233;s par des firmes transnationales. L'accord autorise momentan&#233;ment des &#171; restrictions, r&#233;serves ou exceptions &#187;, mais impose de les &#233;liminer &#224; terme. Seuls resteraient du domaine de l'&#201;tat les secteurs dits &#171; gouvernementaux &#187;, c'est-&#224;-dire la police, l'arm&#233;e, la justice et la fiscalit&#233;. L'objectif de l'AGCS est clair : il s'agit de la n&#233;gation du principe m&#234;me de service public, dont le r&#244;le est d'assurer un acc&#232;s &#233;gal aux prestations &#224; toutes et &#224; tous, via les subventions ou les tarifs pr&#233;f&#233;rentiels, sous pr&#233;texte d'&#171; harmonisation &#187; et de &#171; respect des r&#232;gles de concurrence &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Comment lib&#233;raliser &#171; sans avoir l'air d'y toucher &#187; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter de d&#233;clencher un &#171; toll&#233; &#187; g&#233;n&#233;ral, l'OMC a &#233;labor&#233; plusieurs moyens techniques qui permettent la lecture la plus &#171; lib&#233;rale &#187; des textes de l'AGCS :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &#171; capturer &#187; de nouveaux secteurs par la r&#233;vision des nomenclatures des secteurs de services pour lesquels les gouvernements se sont le moins engag&#233;s car les plus sensibles politiquement : la gestion des h&#244;pitaux ou de la s&#233;curit&#233; sociale pourraient se retrouver sous la rubrique &#171; management &#187;, &#171; comptabilit&#233; &#187; ou &#171; services aux entreprises &#187;... reclassifier les cat&#233;gories de services permet de les faire glisser sur les listes des secteurs dont l'ouverture au march&#233; est pr&#233;vue &#224; court terme.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; l'approche dite &#171; horizontale &#187; : une r&#232;gle approuv&#233;e pour les services de comptabilit&#233;, par exemple, s'appliquerait automatiquement &#224; l'ensemble des sous-domaines r&#233;pertori&#233;s. Ouvrir le march&#233; dans un domaine &#233;quivaut &#224; l'ouvrir dans tous les autres, que l'on consid&#232;re ou non la sant&#233; et l'&#233;ducation comme des march&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Supprimer les l&#233;gislations &#171; plus rigoureuses que n&#233;cessaires pour assurer la qualit&#233; du service &#187; : l'OMC peut qualifier d'&#171; entraves non n&#233;cessaires au commerce &#187; toute l&#233;gislation en mati&#232;re de service (particuli&#232;rement les monopoles de service public). L'AGCS, (&#167; 42, note d'information S/C/W/50), consid&#232;re la S&#233;curit&#233; Sociale comme un de ces obstacles : &#171; &lt;em&gt;trois types de r&#233;glementation peuvent directement affecter l'offre ou la demande de services m&#233;dicaux ou de services de sant&#233;. Il s'agit des r&#232;gles et pratiques gouvernant le remboursement dans les r&#233;gimes d'assurance obligatoire (r&#233;gimes publics et priv&#233;s) (...)&lt;/em&gt; &#187;. Dans ce cas, l'article VI pr&#233;voit que &#171; &lt;em&gt;chaque membre maintiendra ou instituera (...) des tribunaux (...) qui permettront, &#224; la demande d'un fournisseur de service affect&#233;, de r&#233;viser (...) les d&#233;cisions administratives affectant le commerce des services et dans le cas o&#249; cela serait justifi&#233;, de prendre des mesures correctives appropri&#233;es&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Depuis longtemps d&#233;j&#224;, les gouvernements europ&#233;ens (pour l'essentiel sociaux-d&#233;mocrates) ont pr&#233;par&#233; le terrain &#224; l'application des accords de l'AGCS :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; en cassant l'int&#233;gration verticale propre aux services publics, comme cela a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; le cas pour la SNCF : l'entretien du r&#233;seau, les services aux voyageurs et la billetterie deviennent des p&#244;les distincts afin que le priv&#233; s'approprie les segments les plus rentables tandis que l'&#201;tat reste garant de l'entretien co&#251;teux des infrastructures.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; en ass&#233;chant les services publics par une politique d'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire qui aboutit &#224; un m&#233;contentement de la population (listes d'attente, p&#233;nurie, exploitation du personnel)... Et de faire appara&#238;tre les entreprises priv&#233;es comme seules capables de bonne gestion.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; en pr&#233;carisant le personnel, en remettant en cause les conventions collectives et en gelant le nombre de fonctionnaires. Les titulaires qui partent en retraites sont remplac&#233;s par des CDD ou des emplois jeunes sous contrat priv&#233;. Afin de faire baisser le co&#251;t du travail, il est n&#233;cessaire de flexibiliser la gestion des salari&#233;s par le biais de la &#171; contractualisation &#187; (ch&#232;re au MEDEF). Les rapports patrons/salari&#233;s ne seraient plus r&#233;gis par les conventions collectives. Certains proposent m&#234;me des &#171; contrats de travail offshore &#187; pour lesquels la d&#233;connexion est compl&#232;te entre la l&#233;gislation du travail, la nationalit&#233; de l'entreprise, celle du salari&#233; et celle du lieu de travail. Comme le note le secr&#233;tariat de l'OMC : &#171; les avantages les plus significatifs du commerce ne viendront pas de la construction et de la gestion des h&#244;pitaux, mais de la possibilit&#233; d'y employer un personnel plus qualifi&#233;, plus efficace et/ou moins co&#251;teux que celui qui pourrait &#234;tre disponible sur le march&#233; local du travail &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; en prescrivant des partenariats priv&#233;/public (PPP) : la commission europ&#233;enne recommande que chaque &#233;cole d&#233;veloppe un partenariat avec une entreprise priv&#233;e d'ici &#224; 2010. C'est ainsi que Nestl&#233; offre des &#171; fiches p&#233;dagogiques sur la nutrition &#187; aux &#233;coles primaires...accompagn&#233;es de publicit&#233; &#224; l'intention des enfants ; les stages de formation des ma&#238;tres sont sponsoris&#233;s par Hachette (filiale du groupe d'armement Matra)...&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Maintenir la pression&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au niveau mondial, les discussions sur l'AGCS doivent reprendre lors du prochain sommet de L'OMC... au Qatar ! Apr&#232;s le succ&#232;s et l'impact de la manifestation et du contre-sommet de Seattle, les ma&#238;tres du monde s'inqui&#232;tent (ils n'ont pas h&#233;sit&#233; &#224; construire un mur de 4 km de long autour du sommet am&#233;ricain de Qu&#233;bec d'avril dernier ainsi qu'&#224; vider une prison pour y &#171; accueillir &#187; les manifestants). Le choix du Qatar n'est donc pas innocent compte-tenu de la difficult&#233; d'y organiser un contre-sommet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau europ&#233;en, le &#171; Comit&#233; 133 &#187; est charg&#233; par la Commission europ&#233;enne de pr&#233;parer l'application de l'AGCS dans l'UE par la modification du trait&#233; d'Amsterdam (art.133) ainsi que les dossiers de Pascal Lamy, commissaire europ&#233;en charg&#233; des n&#233;gociations dans l'OMC : l'objectif est d'&#233;largir au commerce des services la r&#232;gle du vote aux 2/3 au sein du Conseil Europ&#233;en (actuellement l'unanimit&#233; est n&#233;cessaire), pour permettre leur ouverture au priv&#233;. Cette discussion sera l'enjeu principal du sommet de G&#246;teborg le 16 juin en Su&#232;de.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il s'agisse de la lutte contre la lib&#233;ralisation des services (contre-sommets de Seattle, de Nice ou r&#233;cemment de Qu&#233;bec) ou plus g&#233;n&#233;ralement contre l'extension de la mondialisation capitaliste (contre-G8 de Prague l'ann&#233;e derni&#232;re, ou de G&#232;nes les 21 et 22 juillet 2001), les travailleurs, les ch&#244;meurs et les jeunes ont d&#233;montrer avec &#233;clat que la mobilisation s'organise et grandit au niveau r&#233;gional comme international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 9 Mai 2001, Lupita Rodriguez&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : une grande partie des informations expos&#233;es dans cet article est tir&#233;e de la brochure Alerte G&#233;n&#233;rale &#224; la Capture des Services publics &#233;dit&#233;e en avril 2000 par la Coordination pour le Contr&#244;le Citoyen de l'OMC (CCC-OMC).&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Il ne s'agit plus de servir, mais de se servir... &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sur le site Internet de la Commission europ&#233;enne : &#171; la participation active des industries de services dans les n&#233;gociations est cruciale pour nous permettre d'aligner nos objectifs de n&#233;gociation sur les priorit&#233;s des entreprises. L'AGCS n'est pas seulement un accord entre gouvernements. C'est avant tout un instrument au b&#233;n&#233;fice des milieux d'affaires &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Pour un service public universel&#8230; le socialisme
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		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Pour-un-service-public-universel-le-socialisme</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Service public
</dc:subject>

		<description>En opposant les &#171; services publics &#187; au reste de l'&#233;conomie, on veut distinguer des activit&#233;s qui seraient absolument n&#233;cessaires au bon fonctionnement de la soci&#233;t&#233;, ou vitales pour la population, de celles qui pourraient ob&#233;ir &#224; la logique du profit priv&#233;. &lt;br /&gt;Mais o&#249; doit passer la fronti&#232;re ? Pourquoi, par exemple, appelle-t-on en France &#171; services publics &#187; les t&#233;l&#233;communications. l'&#233;nergie, le rail, l'eau, l'&#233;cole&#8230; et pas le logement ou l'alimentation ? &lt;br /&gt;Ce sont les besoins de la bourgeoisie, plus que les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En opposant les &#171; services publics &#187; au reste de l'&#233;conomie, on veut distinguer des activit&#233;s qui seraient absolument n&#233;cessaires au bon fonctionnement de la soci&#233;t&#233;, ou vitales pour la population, de celles qui pourraient ob&#233;ir &#224; la logique du profit priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais o&#249; doit passer la fronti&#232;re ? Pourquoi, par exemple, appelle-t-on en France &#171; services publics &#187; les t&#233;l&#233;communications. l'&#233;nergie, le rail, l'eau, l'&#233;cole&#8230; et pas le logement ou l'alimentation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les besoins de la bourgeoisie, plus que les rapports de force entre les classes, qui ont fait d&#233;cr&#233;ter que tel ou tel secteur devait &#234;tre &#171; public &#187;. Mais les besoins de la soci&#233;t&#233;, et d'abord des travailleurs et des pauvres, sont bien diff&#233;rents ! N'est-ce pas en fait dans tous les domaines que la soci&#233;t&#233; souffre, et parfois cr&#232;ve, de la domination des capitaux priv&#233;s ? Partout il y a conflit entre les besoins les plus &#233;l&#233;mentaires des hommes et les int&#233;r&#234;ts d'une poign&#233;e de propri&#233;taires priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Se loger et se nourrir, une affaire priv&#233;e ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les plus grands trusts du b&#226;timent ont leur si&#232;ge en France, Bouygues en t&#234;te. Un chiffre d'affaires, des capacit&#233;s technologiques et de production formidables, et des dizaines de milliers de SDF, des millions de mal-log&#233;s. Les rois du b&#233;ton ne sont pas cens&#233;s &#234;tre au service du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le monde, plus de 800 millions de personnes souffrent de sous-alimentation. La proportion d'affam&#233;s a beau avoir baiss&#233; dans les pays pauvres dans les 30 derni&#232;res ann&#233;es, ils y repr&#233;sentent encore au moins 20% de la population, 40% en Afrique. La production alimentaire mondiale, en aalories, a pourtant augment&#233; plus vite depuis 1960 que la population mondiale (+ 100% contre + 80%). Les disponibilit&#233;s alimentaires par habitant ont augment&#233; de 15%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant sur les &#233;crans des t&#233;l&#233;s succ&#232;dent aux images des famines africaines celles des terres europ&#233;ennes en jach&#232;re, des vaches laiti&#232;res abattues, des stocks accumul&#233;s ou d&#233;truits, pour relever les cours. L'anarchie capitaliste ne peut &#234;tre mieux r&#233;sum&#233;e. On d&#233;truit des masses gigantesques d'aliments au nord, pour pr&#233;server la profitabilit&#233; des capitaux investis. Tant pis pour les insolvables, les non-clients du tiers ou du quart-monde. La bouffe, apr&#232;s tout, n'est pas service public. On peut &#224; la rigueur laisser &#231;a &#224; la charit&#233; priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Et la sant&#233; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le profit assassine aussi des millions de gens dans le monde, chaque ann&#233;e, en les privant du b&#233;n&#233;fice du progr&#232;s m&#233;dical&#8230; puisque celui-ci n'est pas service public et que les trusts &#233;vitent d'embl&#233;e de chercher ce qui ne leur rapportera rien ou de distribuer l&#224; o&#249; les malades n'ont pas d'argent&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Ces groupes sont tr&#232;s concentr&#233;s. Ils sont immens&#233;ment riches. Pour ne (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;36 millions de personnes sont malades du SIDA. 25,3 millions vivent en Afrique, 5,8 en Asie du sud et du sud-est. Des insolvables, des pauvres. Les 9/10&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;es&lt;/sup&gt; des malades sont donc au sud, les 9/10&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;es&lt;/sup&gt; des traitements au nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maladie du sommeil tue 150 000 Africains chaque ann&#233;e. Le m&#233;dicament qui la soigne, d'abord con&#231;u et vendu &#224; prix d'or par la firme am&#233;ricaine Merell Dow en 1985, fut presque aussit&#244;t abandonn&#233;, pour cause de non-rentabilit&#233;. Depuis, le trust franco-allemand Hoechst Marion Roussel qui a rachet&#233; le groupe et donc la mol&#233;cule, a &#233;galement refus&#233; de l'industrialiser, et l'a finalement c&#233;d&#233;e &#224; l'OMS. Celle-ci, qui n'a pas les moyens de la produire, esp&#232;re convaincre des m&#233;c&#232;nes, comme&#8230; Bill Gates, de la financer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; des maladies en recrudescence comme le paludisme ou la tuberculose la recherche reste au point mort, parce que ce sont des maladies de pauvres. On compte 8 millions de personnes contamin&#233;es chaque ann&#233;e par la tuberculose. Parmi elles, selon M&#233;decins Sans Fronti&#232;res, seulement 400 000 patients solvables&#8230; Beaucoup de malades, peu de clients. Toutes les 10 secondes, 1 personne meurt donc de la tuberculose dans le monde. Quant au paludisme, il tue 900 000 personnes par an en Afrique&#8230; et plomberait m&#234;me la &#171; croissance &#187; du continent de 1% chaque ann&#233;e, selon de savants calculs ! 50 millions de francs ont &#233;t&#233; investis cette ann&#233;e pour financer la recherche d'un vaccin. Bien moins que les revenus du moindre des PDG des g&#233;ants priv&#233;s de la pharmacie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Au service du public et g&#233;r&#233; par le public&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La production et distribution des aliments, la recherche m&#233;dicale, ou m&#234;me la construction des automobiles ou encore l'extraction du p&#233;trole sont tout autant du domaine de l'int&#233;r&#234;t public que la construction et l'entretien des routes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, il n'y a pas plus de justification &#233;conomique, sociale ou humaine &#224; remettre &#224; des int&#233;r&#234;ts individuels de la minorit&#233; de possesseurs de capitaux un secteur plut&#244;t qu'un autre. Mais la raison de la mise en place d'un secteur public, loin d'&#234;tre en fonction de l'int&#233;r&#234;t de la population, a &#233;t&#233; la volont&#233; d'utiliser les moyens &#233;tatiques, centralis&#233;s, &#224; fonds collectifs, quand les patrons priv&#233;s n'auraient pas r&#233;alis&#233;s ces investissements, notamment apr&#232;s la deuxi&#232;me guerre mondiale. Du coup, le secteur &#171; public &#187; n'a pas &#233;t&#233; si public que cela. Il n'a cess&#233; d'&#234;tre au service du priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui en ont soulign&#233; les d&#233;fauts ont g&#233;n&#233;ralement omis de pr&#233;ciser qu'ils provenaient des objectifs et de la nature de l'Etat : le soutien &#224; une minorit&#233; de profiteurs. Par ailleurs ceux qui d&#233;fendent un vrai service public dans tel ou tel secteur, comme la sant&#233; ou l'&#233;ducation, doivent &#233;galement comprendre que ce caract&#232;re public ne peut &#234;tre assur&#233; que dans un Etat qui serait au service du public et dans une &#233;conomie qui le serait &#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne signifie nullement que tout devra y &#234;tre g&#233;r&#233; par un pouvoir central omnipr&#233;sent et omnipotent, ultra-bureaucratique incontr&#244;lable. L'int&#233;r&#234;t du public n'a rien d'oppos&#233;, dans la plupart des t&#226;ches, &#224; la gestion par la population, au niveau des localit&#233;s, des entreprises, des secteurs d'activit&#233;. Il s'oppose seulement &#224; l'objectif de rentabilit&#233; pour une minorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire m&#234;me, la mise au service du public de l'ensemble de l'activit&#233; sociale suppose l'intervention directe, &#224; chaque fois que cela est n&#233;cessaire, des acteurs eux-m&#234;mes qui doivent, autant que possible, &#234;tre les d&#233;cideurs. Le caract&#232;re de plus en plus technique de l'activit&#233; &#233;conomique n'est absolument pas un obstacle pour que toute la population prenne les d&#233;cisions la concernant. Les bourgeois, leurs d&#233;cideurs &#233;conomiques ou leurs repr&#233;sentants &#233;tatiques, ne sont pas eux non plus des sp&#233;cialistes scientifiques et techniques. Ils savent prendre conseil mais d&#233;cident en fonction de leurs int&#233;r&#234;ts. La population est tout aussi capable de prendre des avis autoris&#233;s avant de d&#233;cider. Mais elle tranchera en fonction de consid&#233;rations bien diff&#233;rentes des profiteurs et gestionnaires de la gabegie capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; mise au service du public ne signifie donc pas l'hypertrophie de l'Etat. Elle signifie un fonctionnement bien plus &#233;conomique m&#234;me s'il est moins fond&#233; sur ce qu'on appelle aujourd'hui l'&#233;conomie, c'est-&#224;-dire des int&#233;r&#234;ts financiers, et plus fond&#233; sur l'objectif humain et social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aurait donc de quoi constituer un merveilleux service public mondial de la sant&#233;. Apr&#232;s pourrait venir le tour des rois du b&#233;ton, des multinationales du grain et du b&#233;tail, des g&#233;ants de la distribution, des monopoles de l'eau. La premi&#232;re &#233;tape sera d'exproprier la bourgeoisie industrielle et financi&#232;re, ses trusts, leur prendre leurs capitaux, leurs laboratoires et leurs usines, et les mettre au service de toute la soci&#233;t&#233;, en clair les r&#233;duire &#224; des services publics justement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand service public que le mouvement ouvrier avait l'habitude, &#224; une &#233;poque, d'appeler le socialisme ou le communisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ces groupes sont tr&#232;s concentr&#233;s. Ils sont immens&#233;ment riches. Pour ne reprendre que l'exemple des trusts pharmaceutiques, les 2/3 du march&#233; mondial des m&#233;dicaments sont tenus par une vingtaine d'entre eux. L'ann&#233;e 2000 a &#233;t&#233; une ann&#233;e faste : 58 milliards de profits pour GlaxoSmithKline (+13%), 36,5 pour Roche (+50%), 7,58 pour Aventis (+63%), etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Pour un service public d'accueil de la petite enfance
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Pour-un-service-public-d-accueil-de-la-petite-enfance</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Pour-un-service-public-d-accueil-de-la-petite-enfance</guid>
		<dc:date>2001-01-31T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Service public
</dc:subject>

		<description>La mise en place d'un service public de la petite enfance est aujourd'hui une v&#233;ritable urgence sociale. L'enjeu est d'importance : il s'agit de l'ind&#233;pendance &#233;conomique et sociale des femmes, d&#233;j&#224; largement remise en cause par la g&#233;n&#233;ralisation de la pr&#233;carit&#233; et de la flexibilit&#233;, la paup&#233;risation des secteurs les plus f&#233;minis&#233;s et l'absence de partage des t&#226;ches dans la sph&#232;re priv&#233;e. La quasi absence de solutions satisfaisantes pour les modes de garde rend l'&#233;galit&#233; sociale comme l'&#233;galit&#233;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-13-janvier-fevrier-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 13, janvier-f&#233;vrier 2001
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Service-public-+" rel="tag"&gt;Service public
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La mise en place d'un service public de la petite enfance est aujourd'hui une v&#233;ritable urgence sociale. L'enjeu est d'importance : il s'agit de l'ind&#233;pendance &#233;conomique et sociale des femmes&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='En France, non seulement les femmes sont entr&#233;es en masse dans la population (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, d&#233;j&#224; largement remise en cause par la g&#233;n&#233;ralisation de la pr&#233;carit&#233; et de la flexibilit&#233;, la paup&#233;risation des secteurs les plus f&#233;minis&#233;s et l'absence de partage des t&#226;ches dans la sph&#232;re priv&#233;e. La quasi absence de solutions satisfaisantes pour les modes de garde rend l'&#233;galit&#233; sociale comme l'&#233;galit&#233; hommes/femmes illusoires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un bilan catastrophique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sur les 2 260 000 enfants de moins de 3 ans (tableau 1), seuls 6,2 % sont accueillis dans des cr&#232;ches ou des haltes-garderies tandis que 53,6 % d'entre eux sont gard&#233;s par leur m&#232;re... La p&#233;nurie de structures collectives, surtout en province, est essentiellement support&#233;e par les femmes. La loi de juillet 1994 s'engageait &#224; cr&#233;er 100 000 places suppl&#233;mentaires dans les 5 ans : il y en a eu bien moins de 10 000.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau 1 :&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Les diff&#233;rents modes de garde&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class='spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Total des enfants de moins de 3 ans :&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2 260 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Scolaris&#233;s &#224; 2 ans :&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;11,0%&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Gard&#233;s &#224; domicile&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;59,7%&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;...par la m&#232;re&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;53,6%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Gard&#233;s hors domicile&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;29,2%&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;dont : cr&#232;che, garderie&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;6,2%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;... assistante maternelle&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;12,4%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;... famille&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;7,0%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;... autre&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,5%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau 2 :&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;D&#233;penses publiques pour l'accueil de la petite enfance&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class='spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;th id='id027c_l0'&gt;Modes de garde individuels&lt;/th&gt;
&lt;td headers='id027c_l0'&gt;22 Milliards&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;th id='id027c_l1'&gt;Structures collectives&lt;/th&gt;
&lt;td headers='id027c_l1'&gt;11 &#224; 12 Milliards&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;th id='id027c_l2'&gt;Ecoles maternelles&lt;/th&gt;
&lt;td headers='id027c_l2'&gt;40 &#224; 50 Milliards&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau 3 :&lt;/strong&gt;&lt;em&gt; Co&#251;t par enfant et par an&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class='spip'&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='idf69d_c0'&gt; &lt;/th&gt;&lt;th id='idf69d_c1'&gt;Pour la collectivit&#233; &lt;/th&gt;&lt;th id='idf69d_c2'&gt;Pour les m&#233;nages &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='idf69d_c0'&gt;cr&#232;che :&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idf69d_c1'&gt;63 000 F&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idf69d_c2'&gt;6 000 &#224; 40 000 F&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='idf69d_c0'&gt;AGED :&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idf69d_c1'&gt;110 000 F&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idf69d_c2'&gt;70 000 F(depuis 1998, 80 000 familles)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='idf69d_c0'&gt;AFEAMA :&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idf69d_c1'&gt;40 000 F&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idf69d_c2'&gt;15 000 F&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;source : commission famille-politique familiale, Collectif national pour le droit des femmes&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Des politiques familiales qui renforcent les in&#233;galit&#233;s hommes/femmes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements successifs ont d&#233;velopp&#233; un syst&#232;me de prestations &#171; diversifi&#233; &#187; favorisant les modes de garde individuels au nom de la &#171; conciliation emploi-famille &#187;... mais comme par hasard, cette louable pr&#233;occupation ne semble concerner que les femmes. Seuls 5 % des hommes b&#233;n&#233;ficient de l'Allocation Parentale d'Education (APE), le reste des b&#233;n&#233;ficiaires &#233;tant des femmes dont les conditions de travail et de salaire, le temps partiel impos&#233;, la flexibilit&#233; croissante, et l'absence de partage des t&#226;ches &#224; la maison&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Les &#171; nouveaux hommes &#187; sont arriv&#233;s !... ils consacrent 15 minutes de plus (...)' id='nh4-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; ont eu raison de leur aspiration &#224; l'ind&#233;pendance. A quoi bon travailler dans de telles conditions sachant que de toute mani&#232;re elles devront assumer la double journ&#233;e pour un salaire le plus souvent &#224; peine sup&#233;rieur aux 2990 F/mois de l'APE pendant 3 ans ? Sachant &#233;galement qu'il faudra encore d&#233;bourser pour faire garder les enfants... Sachant enfin qu'il faudra supporter les discours fumeux et culpabilisants sur la place centrale des m&#232;res aupr&#232;s de leurs enfants... On observe une corr&#233;lation tr&#232;s forte entre le manque de cr&#232;ches et le &#171; choix &#187; (!) d'avoir recours &#224; l'APE. Et toutes les enqu&#234;tes montrent qu'il est extr&#234;mement difficile par la suite de retourner dans son lieu de travail et son statut d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;A chaque classe sociale son mode de garde ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sous pr&#233;texte de choix du mode de garde, des allocations diff&#233;renci&#233;es ont &#233;t&#233; cr&#233;es pour cibler les diff&#233;rentes couches sociales :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; L'Allocation pour la Garde d'Enfants &#224; Domicile (AGED) s'adresse particuli&#232;rement aux cadres et professions lib&#233;rales dans la mesure o&#249; le co&#251;t pour les parents est tr&#232;s &#233;lev&#233; (tableau 3). Non seulement l'Etat prend en charge les cotisations patronales mais ces familles peuvent &#233;galement retrancher de leurs imp&#244;ts 50 % des frais. Cette mesure fiscale favorise donc les milieux les plus ais&#233;s sachant que ceux qui ne sont pas imposables ne peuvent en b&#233;n&#233;ficier. Ce mode de garde est par ailleurs le plus co&#251;teux pour la collectivit&#233; (voir tableau 3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; L'Aide &#224; la Famille pour l'Emploi d'Assistante Maternelle (AFEAMA) permet la prise en charge des cotisations patronales d'une assistante maternelle agr&#233;&#233;e ainsi que le versement d'une allocation de 970 F/mois et une d&#233;duction fiscale jusqu'&#224; 3750 F/an. Ce mode de garde est le plus r&#233;pandu dans les couches moyennes mais il reste hors de port&#233;e pour les milieux les plus modestes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Les cr&#232;ches, haltes-garderies ou jardins d'enfants sont th&#233;oriquement accessibles aux familles les plus modestes (tarifs d&#233;gressifs en fonction du quotient familial). Elles ont une fonction &#233;ducative et sociale reconnue et socialisent mieux que la garde individuelle... Mais les diverses allocations cit&#233;es pr&#233;c&#233;demment ont co&#251;t&#233; tr&#232;s cher &#224; la Caisse Nationale d'Allocation Familiale et &#224; l'Etat au d&#233;triment du financement des structures collectives dont le nombre est r&#233;duit &#224; peau de chagrin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Reste la solution de la maternelle pour les enfants de 2 ans dont les avantages sont importants (notamment la gratuit&#233;) mais qui n'est pas toujours adapt&#233;e &#224; un public si petit (on passe de 8 enfants par adulte &#224; plus de 20, rythmes diff&#233;rents, maturit&#233;, autonomie et propret&#233; variables des enfants, b&#226;timents et mat&#233;riel non adapt&#233;s...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Et pour les autres, la m&#232;re &#171; n'a qu'&#224; &#187; faire le &#171; choix &#187; (!) de se mettre &#224; temps partiel, de travailler la nuit, ou de quitter son travail en demandant l'APE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nom du droit de choisir son mode de garde (qui doit &#234;tre cependant respect&#233;), cette politique n'a fait que renforcer les in&#233;galit&#233;s sociales : si le temps partiel ou l'APE ne provoquent pas les m&#234;mes nuisances pour une employ&#233;e de commerce ou une enseignante, cette politique accentue encore l'&#233;cart entre les femmes les plus favoris&#233;es et celles qui le sont moins.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'accueil de la petite enfance, un secteur non-mixte, sous-pay&#233; et peu valoris&#233; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;99,2 % des emplois de maison sont f&#233;minins. On retrouve les m&#234;mes chiffres pour les cr&#232;ches, les haltes-garderies et les &#233;coles maternelles. Cette non-mixit&#233; qui contribue &#224; la division sexu&#233;e du travail (&#171; l'&#233;ducation ne peut &#234;tre que l'affaire des femmes &#187;), a pour cons&#233;quence l'int&#233;riorisation par les petits des pratiques qu'ils constatent d&#233;j&#224; dans la sph&#232;re familiale. La mixit&#233; ne peut passer que par une revalorisation importante de ces m&#233;tiers de l'&#233;ducation, dans leurs conditions de travail et de salaire : les salaires sont extr&#234;mement bas, le taux d'encadrement est tr&#232;s en de&#231;&#224; des besoins&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Projet de comptabiliser le taux d'encadrement non plus en fonction du nombre (...)' id='nh4-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et les horaires tr&#232;s &#233;tendus (de 7 h 30 &#224; 18 h 30 en g&#233;n&#233;ral) en cr&#232;che et tr&#232;s flexibles pour les assistantes maternelles. La pr&#233;carit&#233; est devenu un mode de gestion du personnel : de tr&#232;s nombreuses aide-&#233;ducatrices sont recrut&#233;es dans les cr&#232;ches au titre de Contrats Emploi-Solidarit&#233; (CES) ou d'emplois-jeunes &#224; des salaires de mis&#232;re, sans statut et souvent sans r&#233;el droit &#224; la formation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Horaires &#233;largis : une politique qui favorise les patrons, pas les salari&#233;s &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un d&#233;bat s'est engag&#233; sur la &#171; rigidit&#233; &#187; des horaires des cr&#232;ches. Si le probl&#232;me est bel et bien r&#233;el pour de plus en plus de femmes travaillant dans les secteurs les plus flexibilis&#233;s (caissi&#232;res, femmes de m&#233;nage, employ&#233;es du commerce ou de la restauration...), les enfants comme les personnels doivent-ils faire les frais de la flexibilit&#233; qui se diffuse et s'enracine aujourd'hui dans tous les secteurs de la soci&#233;t&#233; pour le plus grand profit des patrons ? Doit-on accepter que des tout-petits (et ceux qui les encadrent) restent en cr&#232;che jusqu'&#224; 22h parce que les actionnaires attendent une meilleure productivit&#233; de leurs parents ? Devons-nous et voulons nous nous adapter &#224; ce syst&#232;me qui fait fi de la sant&#233; morale et physique des enfants et de leurs parents ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pour un service public de la petite enfance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'on sait que seuls 6,2 % des enfants ont acc&#232;s aux structures collectives, la priorit&#233; n'est s&#251;rement pas l'assouplissement des horaires. Ce dont les femmes ont besoin aujourd'hui, c'est d'un v&#233;ritable service public d'accueil de la petite enfance qui garantisse :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; La gratuit&#233; totale (comme &#224; l'&#233;cole) et des conditions mat&#233;rielles (construction massive de cr&#232;ches, encadrement suffisant, qualit&#233; de l'accueil...) qui permettent un choix (qui ne soit pas par d&#233;faut) du mode de garde.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Une v&#233;ritable revalorisation des m&#233;tiers de la petite enfance qui permettrait une mixit&#233; de l'encadrement.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Une diminution massive du temps de travail sans contrepartie de flexibilit&#233; et/ou de gel des salaires pour un vrai partage des t&#226;ches qui permette aux femmes comme aux hommes de passer moins de temps &#224; travailler pour se consacrer davantage &#224; leurs loisirs, aux &#233;tudes, &#224; des activit&#233;s associatives, syndicales ou politiques etc. tout en assurant conjointement les t&#226;ches domestiques et en &#233;tant pr&#233;sents aupr&#232;s de leurs enfants.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Lupita Rodriguez&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Mobilisations dans les cr&#232;ches collectives&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En juin 2000 les personnels des cr&#232;ches collectives &#224; Paris se sont mis en gr&#232;ve pour am&#233;liorer leurs conditions de travail. Une partie des cr&#232;ches a d&#251; fermer plusieurs jours, tandis que dans d'autres cr&#232;ches certaines sections n'ont pas accueilli les enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale revendication portait sur l'embauche des agents encadrants les enfants (auxiliaires de pu&#233;riculture et &#233;ducatrices de jeunes enfants). Le calcul actuel qui d&#233;termine un adulte pour cinq, voire huit enfants, est jug&#233; largement insuffisant ; surtout quand on prend en compte les moments d'accueil du matin, le d&#233;part le soir et les siestes. A ces moments on se retrouve bien souvent seule avec une quinzaine ou plus d'enfants. Cette situation met en question &#224; la fois la qualit&#233; de l'accueil, la s&#233;curit&#233; des enfants et les conditions de travail des personnels. Par ailleurs, le calcul est simple et montre bien qu'il faut embaucher : l'ouverture des cr&#232;ches est de 11 heures par jour en g&#233;n&#233;ral, mais les agents ne travaillent &#171; que &#187; 7 heures et 45 minutes, sans compter les absences pour formation, cong&#233;s, maladie&#8230; qui souvent ne sont pas remplac&#233;es ou que au niveau interne de la cr&#232;che (on bouche un trou ici on creusant un autre par l&#224;&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s environ une semaine de mobilisations, les syndicats ont appel&#233; &#224; la reprise du travail en d&#233;clarant que la gr&#232;ve ne sera que suspendue, puisque aucune r&#233;ponse satisfaisante a &#233;t&#233; obtenue. Mais quatre mois apr&#232;s la rentr&#233;e il n'y a toujours pas de suite annonc&#233;e par les syndicats. Et pourtant, pour am&#233;liorer nos conditions de travail, pour arracher plus d'embauches, et notamment en vue de l'application des 35 heures, il faut se mobiliser tous ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evelyne Roth&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En France, non seulement les femmes sont entr&#233;es en masse dans la population active en prenant des emplois &#224; temps plein, mais en outre elles n'ont jamais cess&#233; de travailler apr&#232;s la naissance de leur enfant voir CR N&#176; 10, dossier &#171; femmes au travail &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-2' class='spip_note' title='Notes 4-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les &#171; nouveaux hommes &#187; sont arriv&#233;s !... ils consacrent 15 minutes de plus qu'il y a 15 ans aux t&#226;ches domestiques !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-3' class='spip_note' title='Notes 4-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Projet de comptabiliser le taux d'encadrement non plus en fonction du nombre d'enfants inscrits mais en fonction du nombre moyen d'enfants pr&#233;sents.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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