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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> A propos du mouvement anti-CPE du printemps 2006
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		<dc:date>2007-01-19T16:27:47Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>CPE
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		<description>[Ce texte, du 26/11/06, a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; en vue du congr&#232;s de LO, mais trop tardivement pour qu'il ait &#233;t&#233; possible de le mettre en discussion dans les assembl&#233;es pr&#233;paratoires et donc de le soumettre au vote au congr&#232;s. Il s'agit d'une r&#233;ponse aux passages consacr&#233;s au mouvement anti-CPE du texte de la majorit&#233; du 10/11/06, intitul&#233; &#171; Contribution au chapitre VII - Notre campagne (suite) &#187;, sous-titr&#233; &#171; Retour vers le futur et une ann&#233;e qui sera s&#251;rement &#233;lectorale avec, peut-&#234;tre, si le ciel le permet,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Les-articles-dans-Lutte-de-Classe-" rel="directory"&gt;Les articles dans &#171; Lutte de Classe &#187;
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-CPE-+" rel="tag"&gt;CPE
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[&lt;strong&gt;Ce texte, du 26/11/06, a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; en vue du congr&#232;s de LO, mais trop tardivement pour qu'il ait &#233;t&#233; possible de le mettre en discussion dans les assembl&#233;es pr&#233;paratoires et donc de le soumettre au vote au congr&#232;s. Il s'agit d'une r&#233;ponse aux passages consacr&#233;s au mouvement anti-CPE du texte de la majorit&#233; du 10/11/06, intitul&#233; &lt;em&gt;&lt;a href=&#034;https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/contribution-au-chapitre-vii-notre&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&#171; Contribution au chapitre VII - Notre campagne (suite) &#187;&lt;/a&gt;, &lt;/em&gt; sous-titr&#233; &lt;em&gt;&#171; Retour vers le futur et une ann&#233;e qui sera s&#251;rement &#233;lectorale avec, peut-&#234;tre, si le ciel le permet, souhaitons-le, des gerbes d'&#233;tincelles aux bons moments, aux bons endroits, pleins d'herbes s&#232;ches, voire d'explosifs &#187;&lt;/em&gt; (cf. &lt;a href=&#034;https://mensuel.lutte-ouvriere.org/lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/101-decembre-2006-janvier-2007&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;LDC 101&lt;/a&gt;, pp 51-52), qui &#233;tait lui-m&#234;me un commentaire du texte pr&#233;sent&#233; par la Fraction intitul&#233; &lt;em&gt;&#171; Nos orientations pour une ann&#233;e qui ne sera peut-&#234;tre pas qu'&#233;lectorale &#187;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;.]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour non vers le futur, mais sur trois mois de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;&#171; ...il semblerait que nos camarades &lt;/em&gt; (de la Fraction) &lt;em&gt;valorisent excessivement certains aspects du mouvement de la jeunesse &#233;tudiante et lyc&#233;enne contre le CPE... &#187;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;[LDC 101, p 51, col 1]. Discutons donc de l'appr&#233;ciation que donnent du mouvement dans ce texte, les camarades de la majorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;
1) Attitude des conf&#233;d&#233;rations syndicales vis-&#224;-vis du mouvement contre le CPE
&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; l'on apprend [p 51, col 1] que, si les &lt;strong&gt;&#171; &lt;em&gt;syndicats ont &#233;t&#233; oblig&#233;s de lui donner une suite&lt;/em&gt; &#187;&lt;/strong&gt; (au mouvement), &lt;strong&gt;&#171; &lt;em&gt;les conf&#233;d&#233;rations syndicales n'ont en rien &#233;t&#233; oblig&#233;es de suivre&lt;/em&gt; &#187;&lt;/strong&gt; (3 lignes plus loin) !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu durant le mouvement, &#224; l'appel des conf&#233;d&#233;rations syndicales, 5 journ&#233;es d'action en deux mois, de plus en plus rapproch&#233;es, dont les deux derni&#232;res ont rassembl&#233; 3 millions de personnes : le 7 f&#233;vrier, les 7, 18 et 28 mars et enfin, le 4 avril. Alors, si &#171; &lt;em&gt;les syndicats&lt;/em&gt; [n'&#233;taient pour rien]&lt;em&gt; dans le recul du gouvernement&lt;/em&gt; &#187;, les centaines de milliers de salari&#233;s dans la rue ont certainement pes&#233; dans la balance. En tout cas, cette combativit&#233; apparente des directions tranche singuli&#232;rement avec leur passivit&#233; sur le CNE, quelques mois plus t&#244;t. Comment expliquer la diff&#233;rence, sinon par la pression exerc&#233;e par le mouvement de la jeunesse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;&#171; Elles &lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;[les conf&#233;d&#233;rations syndicales]&lt;strong&gt; &lt;em&gt; ont consid&#233;r&#233; qu'il &#233;tait de leur avantage d&#233;magogique de soutenir ce mouvement sans risque pour elles. &#187; &lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sans doute vrai pour le tout d&#233;but, quand elles ont appel&#233; &#224; une journ&#233;e d'action le 7 f&#233;vrier, &#224; peu de frais, pour montrer qu'elles n'&#233;taient pas totalement inactives, en prenant soin de dissocier la journ&#233;e anti-CPE de la journ&#233;e intersyndicale d'action pour les salaires dans la fonction publique la semaine pr&#233;c&#233;dente, elle m&#234;me distincte de la journ&#233;e interprofessionnelle de la seule CGT deux jours avant cette derni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre lorsqu'a d&#233;marr&#233; progressivement le mouvement dans quelques facult&#233;s (Rennes 2 et Toulouse-Le Mirail d'abord), les directions syndicales se sont senties oblig&#233;es d'appeler &#224; autre chose. &#201;videmment elle l'ont fait &lt;em&gt;a minima&lt;/em&gt;, avec une nouvelle journ&#233;e de manifestation un mois plus tard, le 7 mars, en sachant qu'entre temps il y aurait des vacances universitaires et qu'il n'&#233;tait pas s&#251;r que le mouvement &#233;tudiant s'&#233;tende ou m&#234;me tienne jusque l&#224;. Avec le succ&#232;s de la journ&#233;e du 7 mars (plus d'un million de manifestants selon les syndicats) et, &#224; sa suite, l'extension r&#233;elle du mouvement dans les facs (l'Unef recense 45 universit&#233;s en gr&#232;ve le 10 mars) ainsi que des manifestations &#233;tudiantes importantes auxquelles les conf&#233;d&#233;rations n'appellent pas et qui sont quand m&#234;me des succ&#232;s (pr&#232;s de 500 000 manifestants le 16 mars), la pression s'accentue sur l'intersyndicale. C'est cette pression (exprim&#233;e explicitement par la coordination nationale &#233;tudiante qui propose des dates de manifestation) qui pousse l'intersyndicale &#224; appeler &#224; de nouvelles journ&#233;es de manifestation le 18 mars puis le 28 et enfin le 4 avril, dont les conf&#233;d&#233;rations n'avaient pas pr&#233;vu l'ampleur. Celles-ci n'ont donc pas simplement soutenu le mouvement mais y ont de fait contribu&#233;, non parce qu'elles souhaitaient un mouvement d'ensemble, mais parce que face &#224; un mouvement qui se d&#233;veloppait de toute fa&#231;on, le meilleur moyen d'en garder le contr&#244;le &#233;tait d'y donner suite... du moins jusqu'&#224; un certain point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans risque pour elles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'au 4 avril, les conf&#233;d&#233;rations avaient gard&#233; la main en ce qui concerne les salari&#233;s. Apr&#232;s cette date, appeler &#224; une nouvelle journ&#233;e et monter la barre d'un cran, c'&#233;tait prendre le risque d'une extension au-del&#224; de la jeunesse &#233;tudiante. De cela le gouvernement aussi &#233;tait probablement conscient. En tout cas, ni les syndicats, ni le gouvernement n'ont voulu prendre ce risque. L'intersyndicale s'est donc refus&#233;e &#224; appeler &#224; quoi que ce soit au lendemain du 4 avril. Cette position n'&#233;tait tenable que dans la mesure o&#249; le gouvernement l&#226;chait sur le CPE. D'o&#249; l'ouverture de discussions entre les dirigeants syndicaux et les d&#233;put&#233;s UMP, et finalement le retrait du CPE une semaine apr&#232;s la manifestation du 4 avril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;2) Sur la &#171; spontan&#233;it&#233; &#187; du mouvement et le r&#244;le des militants&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; les &lt;strong&gt;&#171; &lt;em&gt;Lamartine&lt;/em&gt; &#187;&lt;/strong&gt; de l'extr&#234;me gauche courent apr&#232;s la &lt;strong&gt;&#171; &lt;em&gt;quasi-r&#233;volte dans les facult&#233;s&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les textes sur la situation int&#233;rieure pr&#234;tent au mouvement anti-CPE une spontan&#233;it&#233; surprenante. On peut lire dans le premier texte de la majorit&#233; sur la situation int&#233;rieure que la r&#233;action au projet de Villepin &lt;strong&gt;&#171; &lt;em&gt;fut une quasi-r&#233;volte dans les facult&#233;s &lt;/em&gt; &#187;&lt;/strong&gt; (l&#224;, ce sont les camarades de la majorit&#233; qui &lt;strong&gt; &lt;em&gt;&#171; valorisent excessivement certains aspects du mouvement &lt;/em&gt; &#187;&lt;/strong&gt;). Ce qui am&#232;ne &#224; des phrases comme celles du second texte, [LDC 101, p 51] : &lt;strong&gt;&#171; &lt;em&gt;Ils&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;[les militants d'extr&#234;me gauche]&lt;strong&gt; &lt;em&gt; ont pris le mouvement spontan&#233; en marche et ils ont fait des pieds et des mains pour en &#234;tre &#224; la t&#234;te&lt;/em&gt; [...] &#187;&lt;/strong&gt;. &#199;a ne correspond pourtant pas &#224; la r&#233;alit&#233;. La mobilisation a &#233;t&#233; construite de fa&#231;on tr&#232;s volontariste, et la situation a d'ailleurs mis un mois et demi pour m&#251;rir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons rapidement la chronologie : les premi&#232;res AG un peu nombreuses dans les universit&#233;s de Rennes et de Toulouse datent de la fin janvier, en m&#234;me temps que se mettent en place les comit&#233;s militants &#171; Stop-CPE &#187;. La manifestation nationale du 7 f&#233;vrier donne un r&#233;sultat mitig&#233;. Puis le mouvement reste cantonn&#233; &#224; quelques campus, pendant quatre semaines. La manifestation du 7 mars marque un d&#233;but d'extension. Alors seulement les choses s'acc&#233;l&#232;rent, les facs entrent en gr&#232;ve les unes apr&#232;s les autres et le mouvement prend une ampleur nationale, mais pas avant la deuxi&#232;me quinzaine du mois de mars. Au total, la mobilisation aura donc dur&#233; une dizaine de semaines, dont les trois quarts de &#171; chauffe &#187;. Si elle a eu cette endurance, si elle a fini par s'&#233;tendre, c'est bien notamment gr&#226;ce aux efforts, au volontarisme de poign&#233;es de militants qui se sont obstin&#233;s malgr&#233; les apparences longtemps d&#233;favorables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les militants d'extr&#234;me gauche ont pris le train en marche ? Pas tous en tout cas. Dans l'activit&#233; militante qui se d&#233;ploie &#224; partir de la mi-janvier, on trouve, parmi d'autres, des militants trotskystes (JCR et Fraction de LO) et un certain nombre de militants anarchistes. Nous-m&#234;mes, la Fraction, avions propos&#233; d&#232;s cette p&#233;riode &#224; l'ensemble de l'organisation une campagne sur le th&#232;me du CPE (affichage, participation aux comit&#233;s stop-CPE, etc.), et nous regrettons de nous &#234;tre retrouv&#233;s, suite au refus de la majorit&#233;, oblig&#233;s de la faire seuls, avec &#233;videmment moins de surface et de moyens. Alors, si des camarades de la majorit&#233; ont l'impression d'avoir pris le train en marche, c'est qu'ils n'&#233;taient pas l&#224; au d&#233;part (mais ce ne peut pas &#234;tre les quelques uns qui ont ram&#233; avec les autres militants d'extr&#234;me gauche pendant des semaines...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;3) Sur les &#171; man&#339;uvres dignes de bureaucrates chevronn&#233;s &#187; &lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;&#171; ...et ils ont fait des pieds et des mains pour en &#234;tre &#224; la t&#234;te pas toujours d'une fa&#231;on aussi d&#233;mocratique qu'ils le proclamaient.&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;...et, pour cela, man&#339;uvr&#233; comme des bureaucrates chevronn&#233;s, que ce soient les militants des syndicats &#233;tudiants ou ceux des organisations d'extr&#234;me gauche. Ils ont souvent occup&#233; les tribunes en passant des accords, des compromis, des coalitions pour en &#233;carter d'autres, de fa&#231;on pas toujours honn&#234;te et justifi&#233;e... &#187;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De qui les camarades veulent-ils parler ? Le &#171; &lt;em&gt;ils&lt;/em&gt; &#187; du d&#233;but de ce passage renvoie aux &#171; &lt;em&gt;militants d'extr&#234;me gauche&lt;/em&gt; &#187;, puis on en vient &#224; discuter conjointement des &#171; &lt;em&gt;militants des syndicats &#233;tudiants ou ceux des organisations d'extr&#234;me gauche &#187;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, on a vu de la part des syndicats &#233;tudiants toute la panoplie des man&#339;uvres habituelles (dont les mouvements &#233;tudiants ne sont pas les seuls &#224; avoir le privil&#232;ge !) L'Unef, notamment, s'est particuli&#232;rement distingu&#233;e &#224; son habitude : falsification des mandats aux coordinations, des votes en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale... Elle l'a d'ailleurs fait d'une mani&#232;re tellement visible par endroits que ses militants ont pu &#234;tre &lt;em&gt;persona non grata &lt;/em&gt;dans certaines assembl&#233;es. Fallait-il se satisfaire d'un tel rejet ? Evidemment non. Tout en d&#233;non&#231;ant leurs man&#339;uvres, il fallait combattre le sentiment gauchiste anti-organisation des &#233;tudiants les plus radicaux du mouvement, et permettre que la coordination nationale regroupe tous les &#233;tudiants en lutte, y compris ceux de l'Unef. L'Unef est all&#233;e &#224; la premi&#232;re coordination nationale &#224; Rennes, pour s'en retirer. Elle n'a pas particip&#233; &#224; la deuxi&#232;me, &#224; Toulouse, o&#249; les d&#233;l&#233;gu&#233;s ont d&#233;cid&#233; de la rappeler (ce n'&#233;tait pas une man&#339;uvre mais une d&#233;cision &#171; politique &#187;, discut&#233;e honn&#234;tement et publiquement). Puis l'Unef a particip&#233; &#224; toutes les suivantes, en y envoyant &#224; chaque fois le plus de d&#233;l&#233;gu&#233;s possible (et m&#234;me des faux !). De l'aveu m&#234;me d'un de ses dirigeants, c'est la premi&#232;re fois que cette organisation participe &#224; autant de coordinations dans un mouvement : ils avaient pris l'habitude de tenter de les briser avant de les quitter avec fracas. C'est d'ailleurs positif qu'il n'y ait pas eu deux coordinations parall&#232;les (une socialiste et une gauchiste) comme les mouvements lyc&#233;ens et &#233;tudiants pr&#233;c&#233;dents nous y avait habitu&#233;s...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;L'extr&#234;me gauche : &lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien &#224; notre connaissance de comparable du c&#244;t&#233; des militants d'extr&#234;me gauche, malgr&#233; certaines pratiques tr&#232;s discutables. Par exemple lors des premi&#232;res &#233;lections de porte-parole de la coordination, les JCR souhaitaient que les diff&#233;rentes organisations s'entendent &#224; l'avance sur le nombre de militants qu'elles pr&#233;sentaient. Ils faisaient le raisonnement que cela &#233;viterait que l'Unef ne multiplie pour elle-m&#234;me les candidatures. Nous avons d&#233;sapprouv&#233; cette attitude et ne nous y sommes pas pli&#233;s. Mais celle-ci ne peut pas non plus &#234;tre mise sur le m&#234;me plan que les man&#339;uvres des bureaucrates syndicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans de nombreuses universit&#233;s o&#249; ils &#233;taient pr&#233;sents, les militants d'extr&#234;me gauche on pu tenir une place &#224; des tribunes, se faire &#233;lire aux coordinations, ou parmi les porte-parole de celles-ci. Pour autant que l'on sache, ce n'&#233;tait pas par des man&#339;uvres, mais parce qu'ils &#233;taient reconnus pour le r&#244;le militant qu'ils tenaient et pour l'orientation qu'ils d&#233;fendaient. D'ailleurs, parmi ces militants d'extr&#234;me gauche, des camarades de la majorit&#233; ont aussi occup&#233; des tribunes, se sont fait &#233;lire aux coordinations. Et parmi les porte-parole de celle-ci, il y avait chaque semaine au moins un camarade de la majorit&#233;. Cela ne fait pas de ces camarades des bureaucrates... mais plus simplement, eux comme ceux des JCR ou de la Fraction, des militants qui n'ont pas renonc&#233; &#224; &#234;tre repr&#233;sent&#233;s &#224; la direction du mouvement et &#224; y d&#233;fendre une politique (en particulier d'extension aux travailleurs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant qu'il existait au sein du mouvement un courant, qui regroupait de fait des militants anarchistes &#171; autonomes &#187; dont l'un des axes &#233;tait de d&#233;noncer le bureaucratisme, d&#233;non&#231;ant toutes les organisations syndicales et politiques (extr&#234;me gauche et Lutte Ouvri&#232;re compris) comme voulant &#171; r&#233;cup&#233;rer &#187; le mouvement. A travers cela ils pr&#244;naient le refus de toute structuration qui irait au del&#224; d'un vague f&#233;d&#233;ralisme, le refus en tout cas de toute centralisation, de toute direction. Il nous a sembl&#233; juste, tout en refusant et en combattant les man&#339;uvres syndicales, de refuser aussi ces discours (qui eux pour le coup &#233;taient d&#233;magogiques), et d'essayer de militer pour qu'&#233;merge une direction contr&#244;l&#233;e par ceux qui luttaient et de tenter de faire de la coordination nationale une telle direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si cette tentative n'a pas &#233;t&#233; un succ&#232;s, c'&#233;tait la seule mani&#232;re de lutter r&#233;ellement contre les petites et grandes man&#339;uvres qui se faisaient sur le dos des &#233;tudiants en lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;4) Comit&#233;s anti-CPE et coordinations&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt; &#171; Les coordinations, les comit&#233;s anti-CPE n'ont pas impuls&#233; grand chose ni dirig&#233; grand chose. Ils n'ont agi que lorsque le mouvement &#233;tait d&#233;j&#224; parti de certains endroits (en fait d'un seul endroit) et, d&#233;j&#224; en train de se r&#233;pandre. L'imagination aidant, on peut penser qu'&#224; partir de cela, ils ont continu&#233; &#224; propager le mouvement. Certes ce serait d&#233;j&#224; tr&#232;s bien. &#187;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que des assembl&#233;es de d&#233;l&#233;gu&#233;s des universit&#233;s (coordinations) &#171; &lt;em&gt;n'aient agi que lorsque le mouvement &#233;tait d&#233;j&#224; parti [...] et, d&#233;j&#224;, en train de se r&#233;pandre&lt;/em&gt; &#187;, c'est heureux. Apr&#232;s avoir estim&#233; que nous ne pouvions que prendre le train en marche, voil&#224; qu'on voudrait avoir eu des coordinations... avant le mouvement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut donc supposer que la discussion porte ici sur les comit&#233;s anti-CPE. Ces comit&#233;s ont regroup&#233; localement et nationalement des organisations et militants de gauche et d'extr&#234;me gauche. Il y a eu en fait deux &#171; g&#233;n&#233;rations &#187; de comit&#233;s. &lt;strong&gt;Les comit&#233;s &#171; Stop-CPE &#187;&lt;/strong&gt; se sont constitu&#233;s sur la base d'un appel national mi-janvier et regroupaient les organisations de jeunesse (syndicales et politiques, de gauche ou d'extr&#234;me gauche). Ils ont jou&#233; un r&#244;le limit&#233; mais r&#233;el avant le 7 f&#233;vrier, en popularisant l'objectif du retrait du CPE et en militant pour une journ&#233;e de manifestation. Apr&#232;s le 7 f&#233;vrier, leurs d&#233;clinaisons locales ont plus ou moins jou&#233; le m&#234;me r&#244;le d'un cadre militant unitaire avant que le mouvement &#233;tudiant lui-m&#234;me ne d&#233;marre effectivement. Apr&#232;s le 7 mars se sont constitu&#233;s &lt;strong&gt;les collectifs &#171; Riposte&lt;/strong&gt; &#187; regroupant cette fois les organisations politiques de gauche (PS, PC, Vert, MRC ...) et d'extr&#234;me gauche (LCR... et LO), dans une situation diff&#233;rente, o&#249; le mouvement &#233;tudiant avait d&#233;j&#224; constitu&#233; ses propres cadres d'organisation (AG, coordinations locales et nationales). Ces collectifs Riposte n'ont donc en effet, l&#224; o&#249; ils sont apparus, pas impuls&#233; grand-chose. Il y a eu quelques meetings communs (auxquels Lutte Ouvri&#232;re a particip&#233; comme &#224; Lyon le 21 mars) mais sans grand succ&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La coordination nationale,&lt;/strong&gt; c'est autre chose. Apr&#232;s le d&#233;marrage du mouvement &#224; Rennes et &#224; Toulouse, sur impulsion en particulier des JCR, ces deux universit&#233;s lancent un appel &#224; ce que les universit&#233;s envoient des d&#233;l&#233;gu&#233;s pour se r&#233;unir en coordination le 18 f&#233;vrier &#224; Rennes. A cette &#233;tape le mouvement est embryonnaire &#224; l'&#233;chelle nationale, et seules les universit&#233;s o&#249; la mobilisation commen&#231;ait ont envoy&#233; des d&#233;l&#233;gu&#233;s. Malgr&#233; la tentative d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233;e de la part de l'Unef de la faire avorter, cette coordination se tiendra chaque week-end jusqu'au retrait du CPE. Il ne s'agit donc pas comme les comit&#233;s d'une instance ext&#233;rieure au mouvement. Elle est, avec de nombreux d&#233;fauts de fonctionnement, l'&#233;manation des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales, d'autant plus qu'au fur et &#224; mesure que le mouvement prend une ampleur nationale, de plus en plus d'&#233;tablissements y sont repr&#233;sent&#233;s (120 sites universitaires repr&#233;sent&#233;s &#224; celle de Lyon les 8 et 9 avril). La coordination a pu &#234;tre vue comme l'&#233;manation et la repr&#233;sentation nationale du mouvement, mais pas forc&#233;ment partout. En tout cas il nous a sembl&#233; juste de militer pour que le mouvement se centralise de la mani&#232;re la plus d&#233;mocratique possible (avec des d&#233;l&#233;gu&#233;s &#233;lus et rendant des comptes &#224; leur assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale). Et aussi pour que cette coordination tente de s'affirmer comme une direction reconnue du mouvement en proposant l'id&#233;e d'un comit&#233; central de gr&#232;ve &#233;lu (m&#234;me si l'opposition de l'Unef s'appuyant d&#233;magogiquement sur les pr&#233;jug&#233;s anti-organisations n'en a finalement permis qu'un ersatz avec l'&#233;lection de porte-parole). Refl&#233;tant les limites du mouvement (refus d'une direction centralis&#233;e par peur de la &#171; r&#233;cup&#233;ration &#187;), souvent extr&#234;mement longues et d&#233;sordonn&#233;es, ces coordinations ont &#233;t&#233; aussi l'enjeu des man&#339;uvres des directions syndicales &#233;tudiantes. Mais, malgr&#233; tous ces d&#233;fauts, elles ont donn&#233; une expression et une visibilit&#233; au mouvement, et ont impuls&#233; un certain rythme &#224; la mobilisation. A la fin mars, la coordination nationale a m&#234;me joui d'une certaine notori&#233;t&#233;, au point que l'Intersyndicale a d&#251; accepter de recevoir ses repr&#233;sentants dont elle n'avait pas voulu entendre parler au d&#233;but !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, la coordination, du fait de ses faiblesses (et des limites du mouvement) n'a v&#233;ritablement jou&#233; une r&#244;le de direction qu'aupr&#232;s des &#233;tudiants des universit&#233;s qui se r&#233;unissaient en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale (et pas forc&#233;ment de toutes les universit&#233;s). Ce qui repr&#233;sentait quelques milliers de personnes, mais tout de m&#234;me le c&#339;ur du mouvement. Pour l'immense majorit&#233; des sympathisants du mouvement, des salari&#233;s qui ont particip&#233; aux manifestations, et m&#234;me des lyc&#233;ens &#171; en gr&#232;ve &#187;, c'est l'Unef, d&#251;ment relay&#233;e par les m&#233;dias, qui apparaissait comme dirigeante du mouvement &#233;tudiant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, les r&#233;volutionnaires devaient faire en sorte que la coordination devienne la v&#233;ritable direction du mouvement, et soit reconnue comme telle. Que ce combat n'ait finalement pas &#233;t&#233; gagn&#233;, ne permet pas d'affirmer qu'il &#233;tait perdu d'avance, ou qu'il n'aurait m&#234;me pas fallu le mener.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;5) &#171; Les actions imb&#233;ciles &#187; &lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;
&#171; Mais lorsqu'on examine leur r&#244;le r&#233;el, on s'aper&#231;oit qu'ils ont bien souvent embo&#238;t&#233; le pas &#224; ceux qu'ils pr&#233;tendaient diriger, m&#234;me lorsqu'il s'agissait d'actions imb&#233;ciles. Bloquer les trains en gare, des p&#233;ages d'autoroute, voire d'autres actions aussi pu&#233;riles, c'est certes plus facile et gratifiant &#224; leurs yeux, puisque la presse en parle, que d'aller s'adresser aux travailleurs des entreprises voisines (ce qui s'est fait mais bien plus rarement). Les travailleurs en gr&#232;ve et les militants syndicaux font d'ailleurs souvent la m&#234;me chose. En un mot ces dirigeants, &#233;tudiants ou pas, ont bien souvent plus suivi que dirig&#233;, ce qui s'appelle, en terme technique, de la d&#233;magogie. &#187;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; [LDC 101, p 51, col2]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette phrase, il nous faut supposer que le &#171; &lt;em&gt;ils &lt;/em&gt; &#187; d&#233;signe cette fois la coordination. Celle-ci n'a appel&#233; que deux fois (le 26 mars &#224; Aix, le 2 avril &#224; Lille) &#224; une journ&#233;e de &#171; &lt;em&gt;blocage des principaux axes routiers et ferroviaires&lt;/em&gt; &#187;, et cela ne repr&#233;sentait que 2 lignes dans des appels contenant bien d'autres propositions. Nous avons combattu ces propositions tr&#232;s populaires de la seule mani&#232;re efficace : en insistant sur les autres, &#224; savoir des orientations pratiques pour &#233;tendre le mouvement aux travailleurs. Plusieurs camarades de la majorit&#233; &#233;taient pr&#233;sents &#224; Aix et &#224; Lille. Aucun n'a choisi de s'opposer directement, dans ses interventions, &#224; ces actions, et ils ont eu bien raison. Signalons au passage que cet appel s'est traduit en r&#233;gion parisienne par un blocage remarqu&#233; de la gare de Lyon le 30 mars qui a &#233;t&#233; massif (et bien vu par les cheminots), a redonn&#233; le moral &#224; ses participants alors que le mouvement commen&#231;ait &#224; faiblir, et a eu la vertu de braquer les projecteurs sur le mouvement entre deux journ&#233;es d'action syndicales (28 mars et 4 avril).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore une fois, ce n'&#233;tait de la part de la coordination qu'une proposition parmi d'autres. La coordination de Lille appelait, &#224; partir de la veille de la journ&#233;e de blocage des voies, &#224; &#171; &lt;em&gt;des journ&#233;es d'actions dirig&#233;es vers les entreprises, en lien avec les salari&#233;s et leurs syndicats locaux&lt;/em&gt; &#187;. Ce n'est pas exactement &#171; &lt;em&gt;embo&#238;ter le pas &#224; ceux qu'ils pr&#233;tendent diriger&lt;/em&gt; &#187;. Et, sans &#234;tre une panac&#233;e, un tel appel a repr&#233;sent&#233; un appui pour tous ceux qui localement ont souhait&#233; d&#233;velopper un type d'activit&#233; en direction des travailleurs et vers les entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que ce type d'activit&#233; ne s'est fait que sporadiquement, essentiellement l&#224; o&#249; il y avait des militants (la plupart du temps d'extr&#234;me gauche, LCR/JCR, LO - majorit&#233; comme fraction) pour l'organiser. Non pas que, globalement, la volont&#233; de l'extension aux travailleurs n'existait pas. Mais cette volont&#233; s'exprimait le plus souvent abstraitement et de mani&#232;re proclamatoire par de grands appels &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. C'est l&#224; o&#249; le r&#244;le de militants (et en plus de militants ayant des camarades dans les entreprises) a pu &#234;tre important. Lorsque c'&#233;tait propos&#233;, le succ&#232;s rencontr&#233; &#233;tait variable, mais r&#233;el dans certains endroits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, l'immense majorit&#233; des blocages (nous ne parlons pas ici des blocages d'universit&#233;, c'est bien entendu un autre probl&#232;me et une autre discussion) &#233;tait d&#233;cid&#233; localement. Il s'est certainement trouv&#233; des militants d'extr&#234;me gauche pour les d&#233;fendre dans leur universit&#233;, mais cela n'a jamais &#233;t&#233; la politique des trotskistes (Lutte Ouvri&#232;re majorit&#233; comme fraction ou LCR/JCR). Ce sont d'ailleurs les lyc&#233;ens, qui n'organisaient en g&#233;n&#233;ral pas d'AG et dans les rangs desquels on ne comptait que tr&#232;s peu de militants, qui ont le plus bloqu&#233; les rocades, ronds points, p&#233;riph&#233;riques et petites gares. C'&#233;tait m&#234;me l'essentiel de l'agitation en banlieue parisienne, sauf dans les rares lyc&#233;es qui comptaient des militants (et cela a entra&#238;n&#233; de nombreux affrontements violents avec la police, peu relev&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En passant, les lyc&#233;es ne sont pas mentionn&#233;s dans le texte. Ce sont pourtant bien les &#233;tudiants, d&#233;j&#224; en mouvement, qui ont r&#233;ussi peu &#224; peu &#224; amener les lyc&#233;ens &#224; les rejoindre. Il y avait bien s&#251;r le contexte g&#233;n&#233;ral : pour preuve, beaucoup de lyc&#233;es loin de toute facult&#233; ont particip&#233; aux manifestations. Mais toutes les facs dont nous avons connaissance se sont adress&#233;es aux lyc&#233;es environnants. Ce n'&#233;tait ni acquis d'avance (ah, la spontan&#233;it&#233; !), ni le fait de l'Unef qui affichait un m&#233;pris visible pour les actions en direction des lyc&#233;es (sauf dans quelques universit&#233;s o&#249;, trop visible, une telle attitude l'aurait discr&#233;dit&#233;e). Et &#231;a a &#233;t&#233;, &#224; partir du 15 mars, l'un des succ&#232;s incontestable de ce mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;fendre une orientation juste au sein des coordinations n'emp&#234;chait pas d'&#234;tre conscient de toutes les limites du mouvement. Au contraire, c'&#233;tait m&#234;me, en tentant de les d&#233;passer, le seul moyen de mesurer r&#233;ellement ces limites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;6) En la circonstance, pas besoin de strat&#232;ges, ni de devins ni de pythonisses &lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt; &#171; Mais comment estimer qu'une question est susceptible de mobiliser les classes populaires ? Une fois qu'une lutte a d&#233;marr&#233; comme pour le CPE, c'est peut-&#234;tre possible de chercher &#224; l'&#233;tendre, mais quand rien ne bouge nulle part... &#187;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des moyens &#171; d'estimer... &#187;, surtout quand rien ne bouge nulle part, certes, nous n'en n'avons gu&#232;re. Sinon de tester, d'essayer... N'est-ce pas la gageure de toute organisation r&#233;volutionnaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons simplement que nous avions propos&#233; &#224; l'organisation de mener une campagne d'agitation (tracts, affiches, r&#233;unions publiques ...) au premier semestre 2003 sur les retraites (avant le mouvement du printemps) comme au d&#233;but du mois de janvier dernier sur le CPE. Sans &#234;tre strat&#232;ges ni devins ni pythonisses, il est donc possible, parfois, de faire des paris pas tout &#224; fait stupides. Et quand une lutte d&#233;marre, mieux vaut &#234;tre d&#233;j&#224; en la place, sans attendre que le train ait pris de la vitesse, pour chercher &#224; l'&#233;tendre et &#234;tre en situation d'y d&#233;fendre une politique et des objectifs justes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petite illustration, &#224; la faible &#233;chelle de notre organisation (et encore plus faible de celle de la Fraction) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se faire une id&#233;e approximative des diff&#233;rentes forces militantes, sur les grosses coordinations nationales d'environ 500 d&#233;l&#233;gu&#233;s, il y avait probablement une petite cinquantaine de militants Unef, quelques militants anarchistes organis&#233;s (CNT ou Alternative Libertaire), entre 15 et 20 militants JCR/LCR, quelques unit&#233;s venant d'autres petits groupes trotskystes, une dizaine de camarades de la Fraction et, &#224; notre connaissance, un peu moins d'une dizaine de la majorit&#233; de LO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le mouvement est devenu une r&#233;alit&#233; &#224; l'&#233;chelle nationale (apr&#232;s le 7 mars), nos camarades de la majorit&#233; ont visiblement d&#233;cid&#233; qu'ils devaient se proposer pour les coordinations. Prenant pour certains d'entre eux (pas tous) effectivement le &#171; train en marche &#187;, ils n'&#233;taient peut-&#234;tre pas dans la meilleure position possible pour le faire. On s'expliquerait difficilement sinon pourquoi, &#224; notre connaissance, ils n'ont jamais &#233;t&#233;, lors de ces coordinations, plus nombreux que ceux de la Fraction, qui comme chacun sait est extr&#234;mement minoritaire (avec, disons, dix fois moins de militants que la majorit&#233; de notre organisation). En bonne logique, les camarades de la majorit&#233; auraient d&#251; avoir nettement plus de repr&#233;sentants que la Fraction. Etant donn&#233; que sur les questions essentielles (structuration d&#233;mocratique du mouvement, extension aux entreprises) les militants trotskystes poussaient tous dans le m&#234;me sens, leur pr&#233;sence accrue aurait &#233;vit&#233; bien des confusions et permis de marquer plus de points.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela n'aurait peut-&#234;tre pas permis au mouvement &#233;tudiant et lyc&#233;en d'aller plus loin qu'il ne l'a fait, et sans doute encore moins d'entra&#238;ner la classe ouvri&#232;re plus loin que ce que voulait les appareils syndicaux (de telles situations objectives ne se pr&#233;sentent pas tous les 6 mois), mais nous aurions sans doute l'occasion de discuter aujourd'hui, au sein de notre organisation, du bilan, voire des suites &#224; donner &#224; ce mouvement, de fa&#231;on plus constructive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;&#171; Il serait, certes, satisfaisant moralement que des r&#233;volutionnaires soient &#224; l'origine d'une explosion sociale, bien que toute l'histoire pass&#233;e nous montre que ce n'est ni fr&#233;quent ni indispensable. &#187; &lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;[p.52]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etrange raisonnement. Les r&#233;volutionnaires ne sont que rarement &#224; l'origine des mouvements ou &#224; leur t&#234;te d&#232;s le d&#233;part, donc il ne faudrait pas chercher &#224; impulser quoi que ce soit, m&#234;me &#224; l'&#233;chelle limit&#233;e o&#249; l'on peut intervenir ? Faudrait-il alors s'en remettre... &#224; quoi d'ailleurs ? A la spontan&#233;it&#233; des masses ? Aux directions syndicales ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les camarades savent tr&#232;s bien que la Fraction ne parle pas d'&#234;tre &#171; &lt;em&gt;&#224; la fois partout, tout le temps &#187;. &lt;/em&gt;Mais &#224; quoi bon r&#233;&#233;crire l'histoire du mouvement contre le CPE comme une explosion spontan&#233;e, vis-&#224;-vis de laquelle toute politique devenait n&#233;cessairement &#171; d&#233;magogique &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on attend que le train d'un mouvement d&#233;marre pour y accrocher son wagon, on est en bien moins bonne situation pour y d&#233;fendre une politique. Cela, il n'y a pas m&#234;me pas besoin d'&#234;tre une faible &#233;tincelle, m&#234;me quand rien ne bouge nulle part, pour le comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;26 novembre 2006 &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Tribune : CPE : le&#231;ons d'une mobilisation
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Tribune
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		<description>Comme nos lecteurs le savent Convergences R&#233;volutionnaires ouvrent ses colonnes aux groupes et militants r&#233;volutionnaires appartenant &#224; d'autres courants se r&#233;clamant du communisme ou du socialisme. Ci-dessous une contribution que nous a faite parvenir un militant de la LCR. Le mouvement contre le CPE repr&#233;sente une &#233;tape importante dans la reconstruction de la conscience de classe. Depuis 95 c'est la premi&#232;re d&#233;faite d'un gouvernement et donc cela repr&#233;sente un point d'appui, cela permet de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-47-septembre-octobre-2006-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 47, septembre-octobre 2006
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
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&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Comme nos lecteurs le savent&lt;/em&gt; Convergences R&#233;volutionnaires &lt;em&gt;ouvrent ses colonnes aux groupes et militants r&#233;volutionnaires appartenant &#224; d'autres courants se r&#233;clamant du communisme ou du socialisme. Ci-dessous une contribution que nous a faite parvenir un militant de la LCR.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement contre le CPE repr&#233;sente une &#233;tape importante dans la reconstruction de la conscience de classe. Depuis 95 c'est la premi&#232;re d&#233;faite d'un gouvernement et donc cela repr&#233;sente un point d'appui, cela permet de montrer que la lutte paie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La jeunesse a remis au go&#251;t du jour des m&#233;thodes de lutte qui permettent de gagner&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Elles tiennent en quatre points : l'unit&#233; pour construire un mouvement de masse, la gr&#232;ve avec piquets, l'auto-organisation, la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une fois, l'unit&#233; n'a pas &#233;t&#233; le pr&#233;texte pour les directions syndicales pour ne rien faire, elle a permis une mobilisation de masse : les appels intersyndicaux ont &#233;t&#233; un signal pour les militants combatifs pour construire la mobilisation avec confiance, notamment ceux de l'Unef et de la CGT. La gr&#232;ve avec piquets de gr&#232;ve (qu'on a appel&#233; blocages) a permis une mobilisation de masse et durable. L'auto-organisation, m&#234;me si elle a connu des limites, a permis aux jeunes de prendre en charge la lutte par eux-m&#234;mes. C'est ce type d'activit&#233; qui, au-del&#224; des objectifs de la lutte, rend cr&#233;dible de se passer de cette soci&#233;t&#233; et de ses institutions, donne confiance aux jeunes et, indirectement, aux travailleurs, dans leur propre force. D'autant plus quand la mobilisation continue malgr&#233; le vote de la loi. Enfin, si le gouvernement a recul&#233;, c'est face &#224; un danger d'extension et aux difficult&#233;s des directions syndicales &#224; contenir des appels &#224; la gr&#233;ve g&#233;n&#233;rale, ce qui aurait instantan&#233;ment remis en cause l'autorit&#233; de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quatre points sont une contribution importante pour la reconstruction de la conscience de classe dans la jeunesse et le monde du travail. Ce sont ces m&#233;thodes de luttes qui permettent de donner une coh&#233;sion et des perspectives, notamment aux jeunes des quartiers populaires, qui se sont mobilis&#233;s 3 fois depuis un an (mouvement lyc&#233;en de 2005, mouvement des banlieues de 2005 et mouvement sur le CPE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quatre points sont ceux qui ont permis que le gouvernement soit d&#233;stabilis&#233;, qu'il ait failli tomber.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Trois le&#231;ons pour les r&#233;volutionnaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re est la place des r&#233;formistes, la deuxi&#232;me celle de la jeunesse, en particulier scolaris&#233;e, dans la lutte des classes aujourd'hui, la troisi&#232;me est le r&#244;le des r&#233;volutionnaires eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement contre le CPE a permis de jauger le rapport de force actuel entre les directions r&#233;formistes et l'orientation des r&#233;volutionnaires. En derni&#232;re instance, les directions r&#233;formistes ont gard&#233; la main sur le mouvement, sur sa direction, par le biais de l'intersyndicale : celle-ci a d&#233;cid&#233; des dates de manifestations, du d&#233;but comme de la fin du mouvement, elle a r&#233;ussi &#224; limiter les mots d'ordre au retrait du CPE... Elles se sont y compris servies d&#232;s le d&#233;but du besoin d'unit&#233; pour que l'intersyndicale soit un cadre de d&#233;cisions incontestable. Mais elles ont &#233;t&#233; forc&#233;es &#224; une s&#233;rie de choix : elle ne souhaitaient pas une gr&#232;ve de masse, elle ne souhaitaient un rythme soutenu mais il a &#233;t&#233; impos&#233; fin mars (avec les manifestations des 28 mars et 4 avril, obtenues sous la pression du nombre de manifestants les semaines pr&#233;c&#233;dentes et des interpellations de la coordination &#233;tudiante)... Cela fait bien longtemps qu'on avait pas oblig&#233; leurs directions &#224; des choix si combatifs. Dans la jeunesse, le rapport de forces a &#233;t&#233; particuli&#232;rement favorable : la coordination &#233;tudiante a rapidement &#233;chapp&#233; au contr&#244;le pourtant strict de la direction de l'Unef pour se faire le reflet des d&#233;bats r&#233;els existant dans le mouvement. Cela ne se traduit pas automatiquement par une orientation claire, mais cela donne plus d'espace aux militants combatifs et sinc&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La jeunesse joue un r&#244;le moteur dans la lutte des classes depuis quelques ann&#233;es. Cela est d&#251; notamment au fait que la jeunesse a moins d'obstacles mat&#233;riels &#224; l'engagement, par le plus faible encadrement par les r&#233;formistes et le moindre poids des d&#233;faites. Ce r&#244;le moteur &#233;tait visible dans le mouvement contre la guerre, dans le mouvement lyc&#233;en de 2005 (qui a contribu&#233; &#224; la grande manifestation du 10 mars et &#224; la victoire contre la Constitution europ&#233;enne), mais aussi du c&#244;t&#233; des jeunes travailleurs (dans des boites, en mai-juin 2003...). La jeunesse, dans cette phase que nous vivons de reconstruction de la conscience de classe, peut jouer un r&#244;le d&#233;terminant, un r&#244;le catalyseur, en redonnant confiance aux g&#233;n&#233;rations us&#233;es par les d&#233;faites. Cela valide aussi l'importance pour les r&#233;volutionnaires d'intervenir aupr&#232;s des jeunes et dans les luttes de la jeunesse, en particulier pour encourager et favoriser ses liens avec la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la mobilisation sur le CPE confirme le r&#244;le nouveau des r&#233;volutionnaires. Notre audience, acquise dans les &#233;lections mais aussi par des ann&#233;es de pr&#233;sence dans les mobilisations, nous permet aujourd'hui d'&#234;tre entendus dans les luttes. Nous rompons et devons rompre avec les complexes minoritaires : nous ne pouvons plus pas nous contenter de critiquer les directions r&#233;formistes et de constater notre impuissance. Au contraire, nous pouvons et devons proposer notre politique aux jeunes et aux travailleurs. C'est ce que les militants des JCR et de la fraction de LO ont tent&#233; dans le mouvement contre le CPE : en travaillant ensemble &#224; partir de traditions diff&#233;rentes, c'est une d&#233;monstration des possibilit&#233;s des r&#233;volutionnaires qui a &#233;t&#233; effectu&#233;e. Organiser la gr&#232;ve sur les universit&#233;s (ou leur lieu de travail), &#233;crire les appels des coordinations, organiser leur diffusion en direction des travailleurs, rencontrer la direction de la CGT pour voir ce sur quoi il &#233;tait possible de s'accorder (c'est-&#224;-dire peu de choses...), se battre pour que soient d&#233;cid&#233;es les manifestations du 28 mars et du 4 avril, voil&#224; le type d'actions que peuvent se permettre les r&#233;volutionnaires aujourd'hui. C'est cela, contester l'h&#233;g&#233;monie des directions r&#233;formistes et proposer notre politique &#224; des millions de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des le&#231;ons faites pour servir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous devons en conclure la possibilit&#233; pour les r&#233;volutionnaires d'intervenir ensemble pour construire des mobilisations d&#232;s maintenant. C'est le cas en particulier sur la guerre en Palestine et au Liban et sur les mobilisations pour les droits des immigr&#233;s (contre la r&#233;forme Sarkozy, pour la r&#233;gularisation des sans-papiers et la libert&#233; de circulation). Nous devons prendre des initiatives pour construire une mobilisation de masse, avec des comit&#233;s locaux, une coordination des comit&#233;s, contre la guerre en Palestine et au Liban, en rejetant, au passage, une intervention de l'ONU et de la France. Pour ce qui concerne les droits des immigr&#233;s, la loi Sarkozy et l'approche des &#233;lections ont redonn&#233; courage &#224; des milliers d'immigr&#233;s pour se mobiliser. C'est l'occasion, et nous devons l'encourager de toutes nos forces, de reconstruire une mobilisation de masse contre le racisme et pour l'&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus de ces mobilisations, nous devons tout faire pour que cette ann&#233;e d'&#233;lections ne soit pas une ann&#233;e socialement calme : la situation des travailleurs est loin de s'am&#233;liorer, en particulier pour ce qui concerne les salaires et les conditions de travail. Les r&#233;volutionnaires devront l&#224; aussi faire tout leur possible pour construire, encourager, coordonner ces luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, pour ce qui concerne les &#233;lections, si l'on s'accorde sur les enjeux de la p&#233;riode (reconstruction de la conscience de classe, contestation des directions r&#233;formistes, affirmation de la possibilit&#233; d'une rupture r&#233;volutionnaire avec l'ordre existant) et sur la place des r&#233;volutionnaires, on ne peut se r&#233;jouir que les r&#233;volutionnaires abordent ces &#233;ch&#233;ances s&#233;par&#233;ment. Si nous consid&#233;rons que les divergences entre LO et la LCR dans la derni&#232;re p&#233;riode sont le r&#233;sultat d'approches tactiques diff&#233;rentes, si importantes qu'elles soient, cela ne devrait pas justifier des candidatures s&#233;par&#233;es. En particulier, la pr&#233;sentation unilat&#233;rale d'Arlette Laguiller par LO et l'absence de r&#233;ponse aux quelques propositions de d&#233;bats de la LCR (&#171; bouffe &#224; quatre &#187;, proposition de d&#233;bat &#224; l'universit&#233; d'&#233;t&#233; de la LCR) ont coup&#233; toute possibilit&#233; de rapprochement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux responsabilit&#233;s des r&#233;volutionnaires, il s'agit de tirer ensemble les bilans de nos interventions communes afin d'aborder les prochaines &#233;ch&#233;ances de la lutte de classe dans la position la plus forte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Antoine LARACHE&lt;/strong&gt;, militant &#224; la LCR et membre de la direction des JCR&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> La Sorbonne (Paris) :Cette fois ce sont les flics qui l'ont occup&#233;e
</title>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Universit&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>CPE
</dc:subject>

		<description>&#192; la Sorbonne (facult&#233; sans &#233;tudiants de premier cycle), la mobilisation est encore inexistante au retour des vacances de f&#233;vrier. C'est seulement le 3 mars qu'une simple r&#233;union d'information, &#224; l'initiative de quelques militants, se transforme en AG d'environ 120 personnes. &lt;br /&gt;Puis c'est en r&#233;ponse &#224; la r&#233;action de l'administration, d&#233;cidant la fermeture du site jusqu'au lundi, que le mouvement s'organise : AG de plusieurs centaines d'&#233;tudiants, blocage vot&#233; &#224; plusieurs reprises... &lt;br /&gt;L'occupation de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Premier-recul-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Premier recul du gouvernement : le CPE enterr&#233;&#8230; restent le CNE et la pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Universite-+" rel="tag"&gt;Universit&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-CPE-+" rel="tag"&gt;CPE
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la Sorbonne (facult&#233; sans &#233;tudiants de premier cycle), la mobilisation est encore inexistante au retour des vacances de f&#233;vrier. C'est seulement le 3 mars qu'une simple r&#233;union d'information, &#224; l'initiative de quelques militants, se transforme en AG d'environ 120 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis c'est en r&#233;ponse &#224; la r&#233;action de l'administration, d&#233;cidant la fermeture du site jusqu'au lundi, que le mouvement s'organise : AG de plusieurs centaines d'&#233;tudiants, blocage vot&#233; &#224; plusieurs reprises...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'occupation de nuit, garantissant l'acc&#232;s aux amphis, est d&#233;cid&#233;e le mercredi 8 mars puis reconduite jusqu'au vendredi soir. Ce jour l&#224;, seule une quarantaine d'&#233;tudiants sont pr&#233;sents dans la fac, &#224; nouveau ferm&#233;e administrativement et cern&#233;e par la police. Une AG et une manif sont donc organis&#233;es &#224; l'ext&#233;rieur... et 150 &#233;tudiants parviennent &#224; entrer &#224; la d&#233;rob&#233;e. &#192; l'int&#233;rieur, des barricades sont dress&#233;es devant les entr&#233;es et une nouvelle AG se tient dans une ambiance tendue. Mais l'id&#233;e qui domine est de r&#233;sister pacifiquement &#224; toute tentative d'&#233;vacuation m&#234;me si, apr&#232;s la dispersion des manifestants sur la place de la Sorbonne, le service d'ordre improvis&#233; ne peut emp&#234;cher le jet de projectiles sur les CRS (chaises, &#233;chelles, extincteurs...) et quelques d&#233;gradations mat&#233;rielles (mobilier, vitres, local de l'Uni, le syndicat de droite...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La police intervient vers 4 heures du matin, le samedi 11, apr&#232;s que la plupart des occupants ont finalement accept&#233; de quitter la fac un peu plus t&#244;t dans la nuit, sans &#234;tre interpell&#233;s. La volont&#233;, &#224; ce moment l&#224;, d'&#233;viter tout d&#233;rapage policier est manifeste malgr&#233; quelques heurts et les gaz lacrymog&#232;nes lors de l'&#233;vacuation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lundi, la fac est ferm&#233;e pour plusieurs semaines et le quartier boucl&#233; par des barri&#232;res anti &#233;meutes. D&#232;s lors, les AG ont d&#251; se tenir sur d'autres facs (Tolbiac, Censier, Jussieu...), avec des effectifs en baisse (100 &#224; 200 personnes). Mais les cort&#232;ges des manifs sont rest&#233;s importants et des actions ont &#233;t&#233; organis&#233;es, notamment en direction des salari&#233;s (Citro&#235;n Aulnay, Snecma...) &#224; l'initiative des militants d'extr&#234;me gauche. Par contre, aucun repr&#233;sentant de l'Unef n'a vraiment jou&#233; de r&#244;le dans le mouvement, malgr&#233; la participation de quelques militants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_201 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH219/sorbonne-d800e.gif?1528329426' width='400' height='219' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Orsay (Essonne) : m&#234;me dans ce maillon faible...
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Orsay-Essonne-meme-dans-ce-maillon-faible</link>
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		<dc:subject>CPE
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		<dc:subject>Universit&#233;
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		<dc:subject>Politique
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		<description>20 personnes &#224; la premi&#232;re AG (Orsay, c'est 14 000 &#233;tudiants en sciences dans la plus grande fac de France... en &#233;tendue, et pas un seul militant de l'UNEF), 8 &#224; la premi&#232;re manif ! Et jusque fin f&#233;vrier, les AG ne d&#233;passeront pas 80... dont la moiti&#233; de personnels de la fac. &lt;br /&gt;Le souffle va venir de l'IUT, situ&#233; &#224; l'ext&#233;rieur du campus, lorsque 400 &#233;tudiants votent la gr&#232;ve et le blocage. Nous formons enfin un cort&#232;ge dynamique, &#224; 200, dans la manifestation parisienne du 7 mars. &lt;br /&gt;Le surlendemain, conscients&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;20 personnes &#224; la premi&#232;re AG (Orsay, c'est 14 000 &#233;tudiants en sciences dans la plus grande fac de France... en &#233;tendue, et pas un seul militant de l'UNEF), 8 &#224; la premi&#232;re manif ! Et jusque fin f&#233;vrier, les AG ne d&#233;passeront pas 80... dont la moiti&#233; de personnels de la fac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le souffle va venir de l'IUT, situ&#233; &#224; l'ext&#233;rieur du campus, lorsque 400 &#233;tudiants votent la gr&#232;ve et le blocage. Nous formons enfin un cort&#232;ge dynamique, &#224; 200, dans la manifestation parisienne du 7 mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le surlendemain, conscients de leur isolement et cherchant du soutien, les &#233;tudiants de l'IUT viennent &#224; une grosse centaine d&#233;brayer des amphis de la fac. Dans la foul&#233;e se tient notre plus grosse AG (&#224; 450 dont environ 150 de l'IUT) suivie d'une manif &#224; environ 200 sur le campus, dont une cinquantaine se rend ensuite au lyc&#233;e Blaise Pascal d'Orsay pour s'adresser aux lyc&#233;ens. &#192; partir de l&#224;, l'effectif des AG descend progressivement de 150 &#224; un peu moins d'une centaine sur la fin du mouvement. Par contre, les cort&#232;ges communs avec l'IUT et les lyc&#233;es du coin regroupent jusqu'&#224; 800 manifestants sur Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les &#233;tudiants en Staps (sports), pourtant pr&#233;sents sur la fac et tr&#232;s mobilis&#233;s sur leurs revendications sp&#233;cifiques (plusieurs centaines en AG) ne se joindront jamais au mouvement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la manif du 16 mars, on croise des lyc&#233;ens de l'Essouriau, des Ulis. Dans cette ville cit&#233; &#224; quelques kilom&#232;tres de la fac, ils se font gazer et matraquer par la police d&#232;s qu'ils sortent en cort&#232;ge. Ils auront du mal &#224; s'organiser au long du mouvement. Pourtant avec eux, ceux du lyc&#233;e (assez bourgeois au contraire) d'Orsay qui le bloquent certains jours et l'IUT, nous r&#233;ussirons, dans la semaine du 28 mars au 4 avril, quelques blocages de gares et de routes, toujours bien accueillis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la manif du 4 avril, les vacances arrivant, la faible mobilisation sur la fac retombe compl&#232;tement. &#192; quelques dizaines, une distribution de tracts est organis&#233;e avec l'IUT en direction des salari&#233;s du CEA de Saclay, o&#249; des contacts ont &#233;t&#233; pris avec des syndicalistes. Mais le jour m&#234;me, la derni&#232;re AG, commune &#224; la fac, &#224; l'IUT et &#224; trois lyc&#233;es du coin, ne rassemble pas 100 personnes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Besan&#231;on : les difficult&#233;s d'une AG inter-lyc&#233;es
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Besancon-les-difficultes-d-une-AG-inter-lycees</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Lyc&#233;ens
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>CPE
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		<description>Les premiers blocages s'&#233;taient pass&#233;s sans encombre et dans la gaiet&#233;. Au lyc&#233;e Pasteur (enseignement g&#233;n&#233;ral) les gr&#233;vistes ont commenc&#233; &#224; former des cha&#238;nes humaines devant les deux entr&#233;es principales, pendant que d'autres distribuaient tracts et Villepennettes (nouvelle version des Fillonnettes de l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente, c'est-&#224;-dire morceaux de pain et Nutella). Puis les lyc&#233;ens musiciens se sont plac&#233;s devant les entr&#233;es et ont improvis&#233; quelques airs, tout le monde participant au blocage en s'asseyant&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Premier-recul-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Premier recul du gouvernement : le CPE enterr&#233;&#8230; restent le CNE et la pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les premiers blocages s'&#233;taient pass&#233;s sans encombre et dans la gaiet&#233;. Au &lt;em&gt;lyc&#233;e Pasteur &lt;/em&gt;(enseignement g&#233;n&#233;ral)&lt;em&gt; l&lt;/em&gt;es gr&#233;vistes ont commenc&#233; &#224; former des cha&#238;nes humaines devant les deux entr&#233;es principales, pendant que d'autres distribuaient tracts et Villepennettes (nouvelle version des Fillonnettes de l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente, c'est-&#224;-dire morceaux de pain et Nutella). Puis les lyc&#233;ens musiciens se sont plac&#233;s devant les entr&#233;es et ont improvis&#233; quelques airs, tout le monde participant au blocage en s'asseyant autour pour les &#233;couter, une collecte permettant de prendre le d&#233;jeuner tous ensemble devant le lyc&#233;e. Au &lt;em&gt;lyc&#233;e Professionnel Cond&#233; &lt;/em&gt;(restauration, h&#244;tellerie) les gr&#233;vistes, apr&#232;s avoir rapidement mis en place des barricades (la rue voisine &#233;tait en travaux...) devant l'entr&#233;e, ont install&#233; une sono avant de s'organiser pour la matin&#233;e (planning musical...). Et lorsque le reste des lyc&#233;ens est arriv&#233;, ils leur ont propos&#233; caf&#233; et croissant, tout en distribuant des tracts, en attendant la collecte et le repas &#224; la maison du peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis les pressions de l'administration ont rendu difficile d'organiser des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales dans chaque lyc&#233;e. La solution de repli a &#233;t&#233; d'organiser des AG inter-lyc&#233;es, tenues &#224; la maison du peuple ou &#224; la fac de lettres. Mais la majorit&#233; des lyc&#233;es continuant &#224; &#234;tre bloqu&#233;e, ces inter-lyc&#233;es se limit&#232;rent &#224; 150 personnes, &#224; l'exclusion de la plupart des lyc&#233;ens, et donnant aux plus motiv&#233;s l'impression que la mobilisation stagnait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a sans doute accru l'autre probl&#232;me des rapports entre les jeunes des lyc&#233;es g&#233;n&#233;raux et ceux des lyc&#233;es professionnels. Habitu&#233;s &#224; diriger les mouvements, comme l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente contre la r&#233;forme Fillon, les premiers eurent au d&#233;part une attitude un peu hautaine et des &#233;changes assez vifs avec les lyc&#233;ens pro. Ceux-ci &#233;taient pourtant &#224; l'origine de l'inter-lyc&#233;es, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; les premiers &#224; bloquer, et pour une partie d'entre eux, &#224; diffuser devant les entreprises pendant les vacances de f&#233;vrier ou devant les lyc&#233;es g&#233;n&#233;raux &#224; la rentr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des lyc&#233;ens pro n'ont du coup plus particip&#233; aux AG par la suite, se consacrant simplement &#224; organiser les blocages sur leurs lyc&#233;es respectifs. Ainsi malgr&#233; toutes les occasions de rencontres et de fusions qu'offrait le mouvement, que ce soit dans les r&#233;unions, les actions, les diffusions de tracts, les inter-lyc&#233;es ou les manifs, g&#233;n&#233;raux et professionnels sont pour beaucoup rest&#233;s &#224; l'&#233;cart les uns des autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Nantes : les actions &#171; coups de poing &#187;... de la police et de la justice
</title>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Police
</dc:subject>
		<dc:subject>CPE
</dc:subject>

		<description>Parti de la fac de Lettres-Sciences sociales en f&#233;vrier, le mouvement a commenc&#233; par des assembl&#233;es d'informations de 80 personnes, pas plus. &#192; la rentr&#233;e des vacances, d&#233;but mars, le blocage des b&#226;timents est d&#233;cid&#233; et les AG passent &#224; plus d'un millier de participants. Une organisation en commission, inspir&#233;e de l'exemple de Rennes, se met en place et un travail d'information est men&#233; vers les autres sites de l'universit&#233;. Dans les jours suivants les facs de Staps (&#201;ducation physique), d'&#201;conomie, de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Premier-recul-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Premier recul du gouvernement : le CPE enterr&#233;&#8230; restent le CNE et la pr&#233;carit&#233;
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parti de la fac de Lettres-Sciences sociales en f&#233;vrier, le mouvement a commenc&#233; par des assembl&#233;es d'informations de 80 personnes, pas plus. &#192; la rentr&#233;e des vacances, d&#233;but mars, le blocage des b&#226;timents est d&#233;cid&#233; et les AG passent &#224; plus d'un millier de participants. Une organisation en commission, inspir&#233;e de l'exemple de Rennes, se met en place et un travail d'information est men&#233; vers les autres sites de l'universit&#233;. Dans les jours suivants les facs de Staps (&#201;ducation physique), d'&#201;conomie, de Droit et enfin de Sciences votent, les unes apr&#232;s les autres, la gr&#232;ve et le blocage. Le 20 mars, ils seront plus de 4 000 &#233;tudiants nantais, en AG s&#233;par&#233;es, &#224; revoter les blocus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois install&#233;, le mouvement a alors pu se tourner vers les lyc&#233;es : informations, appel &#224; une AG commune &#233;tudiante et lyc&#233;enne. &#192; partir du 16 mars, les lyc&#233;ens rejoignent le mouvement en masse (pr&#232;s de 15 lyc&#233;es ont &#233;t&#233; bloqu&#233;s, y compris des lyc&#233;es priv&#233;s comme dans d'autres places dans l'Ouest), redonnant confiance aux &#233;tudiants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se faire entendre, les jeunes se sont lanc&#233;s dans diverses actions dites &#171; coup de poing &#187;. Le 30 mars, les principaux ponts sur la Loire &#233;taient bloqu&#233;s simultan&#233;ment. Le 5 avril, c'&#233;tait le tour du March&#233; d'int&#233;r&#234;t national d'&#234;tre paralys&#233;. Preuve que ces actions n'&#233;taient pas mal vues par la population, elles ont aussi permis de collecter de l'argent et de constituer une v&#233;ritable caisse de gr&#232;ve (entre 800 et 1 000 &#8364; r&#233;colt&#233;s chaque semaine).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'inscrivant dans un combat contre la pr&#233;carit&#233; (et pas seulement contre le CPE), les jeunes ont toujours avanc&#233; l'id&#233;e de &#171; convergence des luttes &#187; : des actions communes avec les intermittents ont &#233;t&#233; men&#233;es et la solidarit&#233; avec le combat des sans-papiers a &#233;t&#233; affirm&#233;e (notamment lors de la manifestation du 18 mars). Dans ce cadre ils ont &#233;videmment aussi tent&#233; d'&#233;tendre le mouvement aux salari&#233;s : distributions de tracts aux entreprises, rencontres avec les salari&#233;s ou leurs repr&#233;sentants, d&#233;l&#233;gations dans leurs AG, comme &#224; l'usine GDF de Cordemais o&#249; des &#233;tudiants ont &#233;t&#233; invit&#233;s &#224; prendre la parole. Le service de ramassage des ordures de la ville a m&#234;me &#233;t&#233; bloqu&#233; trois jours durant, &#224; la demande et avec le soutien des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Nantes, contrairement &#224; d'autres villes, le mouvement n'a gu&#232;re connu les violences. La r&#233;pression ne s'est pas moins abattue l&#224; aussi : plus de 70 interpellations, 45 gardes &#224; vue et une vingtaine de convocations au tribunal. En r&#233;action une commission juridique s'est constitu&#233;e, en liaison avec les associations locales (comme la Ligue des droits de l'homme). Son but : recenser toutes les victimes pour ne pas les laisser seules face &#224; l'arbitraire de la police et de la justice.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Besan&#231;on : les fruits de l'insistance des &#233;tudiants &#224; s'adresser aux travailleurs
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Besancon-les-fruits-de-l-insistance-des-etudiants-a-s-adresser-aux-travailleurs</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Universit&#233;
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		<dc:subject>CPE
</dc:subject>

		<description>Depuis plusieurs semaines, les &#233;tudiants des facs de lettres et sciences distribuaient des tracts &#224; l'usine d'Aug&#233; d&#233;coupage, petite usine de m&#233;tallurgie, pour appeler les salari&#233;s &#224; se mobiliser. Pourtant jusqu'&#224; la mi-mars, les travailleurs regardaient le mouvement de mani&#232;re &#233;loign&#233;e et condescendante ou encore inqui&#232;te pour ceux dont les enfants y participaient. &lt;br /&gt;Puis quelques jours avant le 28 mars, des contacts ont &#233;t&#233; pris entre le syndicat CGT et les &#233;tudiants de la fac de sciences pour faire un&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis plusieurs semaines, les &#233;tudiants des facs de lettres et sciences distribuaient des tracts &#224; l'usine d'Aug&#233; d&#233;coupage, petite usine de m&#233;tallurgie, pour appeler les salari&#233;s &#224; se mobiliser. Pourtant jusqu'&#224; la mi-mars, les travailleurs regardaient le mouvement de mani&#232;re &#233;loign&#233;e et condescendante ou encore inqui&#232;te pour ceux dont les enfants y participaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis quelques jours avant le 28 mars, des contacts ont &#233;t&#233; pris entre le syndicat CGT et les &#233;tudiants de la fac de sciences pour faire un rassemblement commun devant l'usine et un cort&#232;ge rejoignant la manif principale. Les syndicats CGT de deux entreprises voisines (sensiblement de m&#234;me taille, entre 200 et 300 salari&#233;s), Stanley et Fralsen, ont &#233;t&#233; pr&#233;venus de cette initiative et invit&#233;s &#224; se joindre au rassemblement. Sans succ&#232;s pour Stanley alors que Fralsen a r&#233;pondu avec un certain enthousiasme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lundi 27 mars, une AG a eu lieu &#224; Aug&#233; regroupant 40 travailleurs de l'usine et 10 &#233;tudiants venus distribuer un tract &#224; l'entr&#233;e. D'o&#249; un appel &#224; se mettre en gr&#232;ve le lendemain et une distribution de tract, mais cette fois des travailleurs d'Aug&#233;, aux portes d'une autre usine, Maty, 800 salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans celle-ci, au d&#233;but du mouvement, les r&#233;actions &#233;taient plut&#244;t hostiles : &#171; le CPE ne change rien ; dans la pratique, on est pr&#233;caire pendant deux &#224; trois ans avec les CDD et les contrats de remplacement &#187;. L'&#233;tat d'esprit n'a un peu chang&#233;, au bout de plusieurs semaines, qu'en voyant le mouvement continuer... et les &#233;tudiants persister &#224; s'adresser &#224; l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mardi 28 mars, une trentaine de travailleurs d'Aug&#233; d&#233;coupage avec une dizaine de Fralsen et Maty d&#233;brayaient et avec 150 &#224; 200 &#233;tudiants de la fac de sciences formaient un cort&#232;ge depuis la zone industrielle pour rejoindre la manifestation principale au centre ville. La m&#234;me op&#233;ration s'est renouvel&#233;e la semaine d'apr&#232;s, bien qu'entre les deux manifestations, apr&#232;s l'intervention de Chirac et l'avis du Conseil constitutionnel, les travailleurs avaient le sentiment que le gouvernement ne c&#233;derait pas. Au point que la cinquantaine de personnes de l'atelier de fabrication de Maty qui s'&#233;tait alors mises en gr&#232;ve pour demander une augmentation de 50 &#8364; (obtenue apr&#232;s quatre jours de gr&#232;ve) a refus&#233;, le 4 avril, de se joindre au cort&#232;ge &#233;tudiant qui passait devant eux (il est vrai sur les conseils du repr&#233;sentant de FO qui consid&#233;rait que cela les discr&#233;diterait !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend que le sentiment, un peu &#233;tonn&#233; peut-&#234;tre, est aujourd'hui que le retrait du CPE est une victoire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Cherbourg : les lyc&#233;ens font d&#233;brayer les &#233;tudiants et s'adressent aux salari&#233;s
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Cherbourg-les-lyceens-font-debrayer-les-etudiants-et-s-adressent-aux-salaries</link>
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		<dc:date>2006-04-25T17:35:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Lyc&#233;ens
</dc:subject>
		<dc:subject>jeunes
</dc:subject>
		<dc:subject>CPE
</dc:subject>

		<description>Le 7 f&#233;vrier &#224; Cherbourg le contact d'embl&#233;e s'av&#232;re difficile entre des jeunes mobilis&#233;s dans la journ&#233;e et des salari&#233;s appel&#233;s &#224; manifester... en fin d'apr&#232;s-midi. Le 7 mars, les craintes li&#233;es &#224; la pause des vacances et au fiasco d'une pr&#233;c&#233;dente manifestation uniquement lyc&#233;enne, le 16 f&#233;vrier, sont effac&#233;es. Un millier de lyc&#233;ens d&#233;filent sous une pluie battante dans la journ&#233;e, mais ils sont bien rejoints par 1 500 personnes... &#224; 17 h 30. &lt;br /&gt;Le mardi suivant les jeunes bloquent un train en gare, puis le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 7 f&#233;vrier &#224; Cherbourg le contact d'embl&#233;e s'av&#232;re difficile entre des jeunes mobilis&#233;s dans la journ&#233;e et des salari&#233;s appel&#233;s &#224; manifester... en fin d'apr&#232;s-midi. Le 7 mars, les craintes li&#233;es &#224; la pause des vacances et au fiasco d'une pr&#233;c&#233;dente manifestation uniquement lyc&#233;enne, le 16 f&#233;vrier, sont effac&#233;es. Un millier de lyc&#233;ens d&#233;filent sous une pluie battante dans la journ&#233;e, mais ils sont bien rejoints par 1 500 personnes... &#224; 17 h 30.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mardi suivant les jeunes bloquent un train en gare, puis le jeudi vont &#224; un millier d&#233;brayer le site universitaire et ses 400 &#233;tudiants. Cela contribue au succ&#232;s du 18 mars, avec cette fois-ci 3 000 manifestants. La semaine du 20 au 26 voit le mouvement se structurer : des AG quotidiennes ont lieu dans les 5 lyc&#233;es de la ville, d&#233;bouchant sur une AG interlyc&#233;es suivie le jeudi 23 par 1 200 jeunes. On commence &#224; parler de blocage, mais aussi d'aller chercher les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lundi 27, c'est &#224; 200 qu'ils vont &#224; la cantine de l'Arsenal (2 500 salari&#233;s) dire : &#171; Demain, 10h30, on compte sur vous ! &#187; et distribuer des tracts. Le lendemain, entre 1 000 et 1 500 de ces salari&#233;s d&#233;brayent, un chiffre jamais vu depuis 1995. L'op&#233;ration est r&#233;p&#233;t&#233;e &#224; la veille du 4 avril o&#249; les jeunes couvrent 10 lieux, dont 7 entreprises. Partout, cette initiative rencontre une &#233;norme sympathie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e des manifestations des 28 mars et 4 avril (10 000 puis 12 000 participants), les lyc&#233;ens appellent les salari&#233;s &#224; des AG communes. Lors de la premi&#232;re, les dirigeants syndicaux locaux tentent de freiner l'ardeur des jeunes ; ces derniers leur reprochent vertement leur ti&#233;deur. &#192; d&#233;faut d'&#234;tre constructive, la discussion a le m&#233;rite de clarifier les choses... mais les dirigeants syndicaux boudent la deuxi&#232;me Parmi la petite centaine de salari&#233;s pr&#233;sents, une douzaine constitue un comit&#233; pour l'extension du mouvement, en appui aux lyc&#233;ens dans leurs tentatives de s'adresser aux salari&#233;s. La majorit&#233; sont des militants ou syndiqu&#233;s CGT qui jugent leur syndicat trop attentiste, mais ce comit&#233; compte aussi des non-syndiqu&#233;s. Le comit&#233; et les lyc&#233;ens diffusent un tract d'appel &#224; la gr&#232;ve &#224; deux reprises, l'un devant la cantine d'entreprise d'une zone industrielle, l'autre devant l'usine Cogema - La Hague (6 000 salari&#233;s et sous-traitants).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir du 30 mars, le blocage des lyc&#233;es est intermittent. Mais aux proviseurs qui exigent des votes avec urnes et bulletins pour tenter d'y mettre fin, les lyc&#233;ens r&#233;pondent en le reconduisant par 60 &#224; 70 % des voix. Anecdote significative : un chauffeur de bus passant et repassant devant le piquet d'un lyc&#233;e bloqu&#233; encourage les jeunes &#224; tenir, avant de leur demander... de bloquer son d&#233;p&#244;t. C'est dire la sympathie recueillie par le mouvement, mais aussi sa limite : le chauffeur n'envisage pas de se mettre, lui, en gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, l'annonce du retrait du CPE ne g&#233;n&#232;re pas d'explosions de joie, juste la satisfaction d'avoir gagn&#233; une manche. Un des 5 lyc&#233;es vote quand m&#234;me la poursuite de la lutte quelques jours au-del&#224; du 10 avril.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Loire-Atlantique : une CGT qui bloque
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Loire-Atlantique-une-CGT-qui-bloque</link>
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		<dc:date>2006-04-25T17:33:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>CPE
</dc:subject>
		<dc:subject>CGT
</dc:subject>

		<description>Dans ce mouvement la CGT de Loire-Atlantique s'est voulue compl&#232;tement aux c&#244;t&#233;s des jeunes. Au point de s'acqu&#233;rir une r&#233;putation d&#233;passant largement les fronti&#232;res du d&#233;partement dans les milieux &#233;tudiants les plus combatifs de la coordination nationale. &lt;br /&gt;Et c'est vrai qu'elle a &#233;t&#233; tr&#232;s pr&#233;sente : la premi&#232;re &#224; &#233;diter des autocollants &#171; Retrait du CPE &#187;, la colonne vert&#233;brale du &#171; Collectif Stop CPE 44 &#187;, l'organisation de deux AG des militants de l'Union d&#233;partementale pour discuter des perspectives, l'envoi&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans ce mouvement la CGT de Loire-Atlantique s'est voulue compl&#232;tement aux c&#244;t&#233;s des jeunes. Au point de s'acqu&#233;rir une r&#233;putation d&#233;passant largement les fronti&#232;res du d&#233;partement dans les milieux &#233;tudiants les plus combatifs de la coordination nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est vrai qu'elle a &#233;t&#233; tr&#232;s pr&#233;sente : la premi&#232;re &#224; &#233;diter des autocollants &#171; Retrait du CPE &#187;, la colonne vert&#233;brale du &#171; Collectif Stop CPE 44 &#187;, l'organisation de deux AG des militants de l'Union d&#233;partementale pour discuter des perspectives, l'envoi de repr&#233;sentantes aux AG &#233;tudiantes, la venue du Secr&#233;taire de l'UD &#224; la Fac, la pr&#233;sence &#224; toute une s&#233;rie de &#171; blocages &#187; entre le 4 et le 10 avril...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; y regarder de pr&#232;s pourtant, chacune de ces initiatives montre une r&#233;elle combativit&#233;, qu'il ne s'agit pas de nier, mais aussi une certaine volont&#233; de circonscrire le mouvement dans les limites fix&#233;es par avance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Retrait du CPE &#187; ? Mais les lyc&#233;ens et les &#233;tudiants demandaient aussi le retrait du CNE et de la Loi &#201;galit&#233; de Chances... oubli&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Colonne vert&#233;brale du &#171; Collectif Stop CPE &#187; ? Mais pour peser de tout son poids pour que la Fraction de LO n'y soit pas accept&#233;e... sans doute trop radicale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux AG successives de militants de l'UD, au soir des journ&#233;es du 28 mars et du 4 avril ? Mais pour ne pas tenir compte de la demande r&#233;p&#233;t&#233;e de la majorit&#233; des militants pr&#233;sents (CHU, SNCF, Poste, CRAM...) pour que la CGT mette imm&#233;diatement en d&#233;bat la question de la g&#233;n&#233;ralisation des luttes et m&#234;me de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secr&#233;taire de l'UD CGT allant &#224; la fac pour s'adresser aux &#233;tudiants et les assurer que la CGT &#233;tait &#224; leurs c&#244;t&#233;s ? Oui, mais la m&#234;me UD CGT envoyait par ailleurs une circulaire &#224; tous ses syndicats, disant qu'il fallait se m&#233;fier de l'arriv&#233;e sur les bo&#238;tes de repr&#233;sentants de l'AG &#233;tudiante souhaitant discuter avec les travailleurs : &#171; &lt;em&gt; Des propositions du style &#171; allons faire d&#233;brayer les salari&#233;s de leurs entreprises &#187;, sont formul&#233;es par certains lors des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales d'&#233;tudiants organis&#233;es en fac. Est-ce le fait du hasard que les entreprises cibl&#233;es sont celles o&#249; la CGT est fortement implant&#233;e ou influente ? Chacun peut imaginer les raisons ou les objectifs qui motivent une telle d&#233;marche. L'UD CGT 44 invite ses syndicats, &#224; faire preuve d'une attention particuli&#232;re sur d'&#233;ventuels contacts &#233;manant d'&#233;tudiants dits mandat&#233;s par l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale. L'UD CGT 44 travaille dans le cadre de l'intersyndicale avec les organisations d'&#233;tudiants et de lyc&#233;ens, UNEF et UNL. &lt;/em&gt; &#187; (16/03/2006). Alors quand, &#224; plusieurs reprises, les repr&#233;sentantes de l'UD sont intervenues dans les AG &#233;tudiantes pour leur demander d'arr&#234;ter de prendre des d&#233;cisions sur les dates, heures et parcours des manifestations, sous le pr&#233;texte que c'&#233;tait &#224; l'intersyndicale de les fixer, et elle seule, il n'y a pas &#224; s'&#233;tonner que le propos n'ait gu&#232;re &#233;t&#233; appr&#233;ci&#233; et qu'elles aient &#233;t&#233; accueillies par des hu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence de la CGT &#224; toute une s&#233;rie d'initiatives de &#171; blocages &#187; ? Oui, mais seulement dans les derniers jours, apr&#232;s le 4 avril, alors que les lyc&#233;ens et les &#233;tudiants montraient des signes de fatigue... et que nationalement la CGT comme les autres conf&#233;d&#233;rations, en se refusant &#224; envisager une autre suite que les n&#233;gociations avec les d&#233;put&#233;s UMP, donnait le coup d'arr&#234;t au mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; son engagement apparent, la CGT n'a donc pas lev&#233; les doutes des &#233;tudiants nantais les plus mobilis&#233;s &#224; son &#233;gard, ni ceux de certains des travailleurs du d&#233;partement, syndiqu&#233;s ou non, qui ont pourtant r&#233;pondu avec enthousiasme aux appels aux journ&#233;es d'actions successives de ces deux mois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Mantes la Jolie (Yvelines) : Des &#233;meutes de l'automne au mouvement lyc&#233;en du printemps
</title>
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		<dc:date>2006-04-25T17:31:34Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Lyc&#233;ens
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		<dc:subject>jeunes
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		<dc:subject>CPE
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		<description>Mardi 21 f&#233;vrier, un groupe d'une dizaine d'&#233;l&#232;ves entame la premi&#232;re tourn&#233;e des classes au lyc&#233;e Saint-Exupery &#224; Mantes-la-Jolie. Le CPE et le CNE choquent tout le monde. Mais dans les classes technologiques la r&#233;action est plus violente, la conscience de ce que repr&#233;sentent de tels contrats pour leur avenir plus vive. C'est aussi dans ces classes que les &#233;meutes semblent avoir laiss&#233; le plus de traces. &#171; Faut br&#251;ler des voitures pour se faire entendre &#187; ou encore &#171; le gouvernement, il s'en fout des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mardi 21 f&#233;vrier, un groupe d'une dizaine d'&#233;l&#232;ves entame la premi&#232;re tourn&#233;e des classes au lyc&#233;e Saint-Exupery &#224; Mantes-la-Jolie. Le CPE et le CNE choquent tout le monde. Mais dans les classes technologiques la r&#233;action est plus violente, la conscience de ce que repr&#233;sentent de tels contrats pour leur avenir plus vive. C'est aussi dans ces classes que les &#233;meutes semblent avoir laiss&#233; le plus de traces. &#171; &lt;em&gt;Faut br&#251;ler des voitures pour se faire entendre &lt;/em&gt; &#187; ou encore &#171; &lt;em&gt;le gouvernement, il s'en fout des manifs &lt;/em&gt; &#187; sont des remarques qui reviennent r&#233;guli&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La police partout...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; midi une quarantaine de lyc&#233;ens et d'&#233;tudiants quittent le lyc&#233;e pour partir manifester &#224; Paris, tr&#232;s vite rejoints par une vingtaine du lyc&#233;e Rostand (lyc&#233;e technique situ&#233; &#224; c&#244;t&#233;). Le petit cort&#232;ge d&#233;file sur l'avenue principale de la ville. Mais au moment de prendre le train, les manifestants se voient demander les titres de transport par la police ferroviaire qui veut faire descendre ceux qui n'en ont pas, sous la menace que le train ne parte pas. Les usagers s'impatientent et commencent &#224; s'&#233;nerver. Finalement tout le monde va devoir prendre un autre train, en retard mais sans soucis. &#192; la manifestation suivante ce seront pr&#232;s de 100 personnes qui partiront pour Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Saint-Exup&#233;ry, la premi&#232;re AG r&#233;unit une trentaine de personnes. Assez vite, sur l'exemple des universit&#233;s et du mouvement lyc&#233;en de l'ann&#233;e pass&#233;e la question du blocage est pos&#233;e. Il est vot&#233; pour la prochaine journ&#233;e de mobilisation et sera mis en oeuvre &#233;galement sur le lyc&#233;e Rostand. Il permettra de rassembler un cort&#232;ge d'environ 400 &#233;l&#232;ves des deux lyc&#233;es. L'objectif de cette matin&#233;e est de se diriger vers les autres lyc&#233;es ou l'IUT de Mantes. Sur le trajet la police encadre le cort&#232;ge et l'ambiance est du coup plut&#244;t tendue. Et quand un jet de pierre atteint une voiture de police, un policier brandit imm&#233;diatement sa matraque, mena&#231;ant d'arr&#234;ter quiconque recommencerait. Le calme ne revient que sur l'intervention des lyc&#233;ens eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233;s face &#224; l'IUT tout le monde chante &#171; Lyc&#233;ens, &#233;tudiants, solidarit&#233; ! &#187; ou &#171; &#233;tudiants avec nous ! &#187;, mais le cort&#232;ge n'obtient que quelques saluts de la main. En fait le directeur avait enferm&#233; les &#233;tudiants &#224; l'int&#233;rieur de l'IUT. Rejoints par une trentaine de lyc&#233;ens du lyc&#233;e professionnel Camille Claudel, les manifestants repartent alors, en train, pour d&#233;brayer le lyc&#233;e Condorcet &#224; Limay, o&#249; seule une dizaine d'&#233;l&#232;ves se rallient. Cette mont&#233;e sur Condorcet n'a paru avoir aucun effet sur le moment, mais la nouvelle a fait le tour des lyc&#233;es des environs et va faciliter leur mobilisation &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenu &#224; Mantes le cort&#232;ge prend la direction de la Mairie, terme de la manifestation. Il reste alors une centaine d'&#233;l&#232;ves encore motiv&#233;s et une mauvaise plaisanterie fait partir tout le monde devant le supermarch&#233; du coin o&#249; la tension monte entre les lyc&#233;ens et les policiers qui, casques et flashballs &#224; l'appui, encerclent les manifestants, qui n'ont &#233;t&#233; &#224; aucun moment violents. Un policier s'approche d'un petit groupe de jeunes rest&#233; &#224; l'&#233;cart et leur dit &#171; &lt;em&gt;Allez, dispersez vous ! Vous vous avez l'air bien, partez, nous on va s'en occuper de ces petits voyous !&lt;/em&gt; &#187; Finalement, &#224; l'appel des lyc&#233;ens eux-m&#234;mes tout le monde se disperse dans le calme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'ambiance des cit&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La fois suivante ceux de Saint Exup&#233;ry, rejoint par les lyc&#233;es Camille Claudel, Condorcet, Senghor (&#224; Magnanville) et Rostand sont pr&#232;s de 800 &#224; d&#233;filer dans Mantes. Sur l'avenue les bus et les voitures klaxonnent, t&#233;moignant de leur soutien. L'ambiance est tr&#232;s festive, tout le monde chante les slogans, mais une fois &#224; Paris le cort&#232;ge se casse en deux dans le m&#233;tro. Le premier cort&#232;ge regagne Mantes sans probl&#232;me, mais une bagarre &#233;clate entre des membres du second et des jeunes d'une autre ville, sur la base des traditionnels contentieux entre cit&#233;s. Un jeune de 15 ans est envoy&#233; &#224; l'h&#244;pital, assez gravement bless&#233;. Les jeunes s'&#233;taient battus sous l'oeil de la police qui n'interviendra que pour gazer tout le monde au moment de la fermeture des portes du m&#233;tro. Bien &#233;videmment tout le monde est choqu&#233; par cette bagarre qui ne peut que faire le jeu du gouvernement. Mais chez certains, l'envie de vengeance est malheureusement plus forte. &#192; la manifestation parisienne suivante, ind&#233;pendamment du cort&#232;ge principal, un groupe d'une trentaine de Mantais parcourent les c&#244;t&#233;s &#224; la recherche de ceux qui ont bless&#233; leur camarade, ce qui d&#233;clenche une nouvelle bagarre. Ces jeunes, qui &#224; aucun moment ne s'en seront pris aux manifestants, rejoindront paisiblement le cort&#232;ge de Mantes aux autres manifestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de lyc&#233;ens aux assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales ne cesse de grimper et des actions en direction des salari&#233;s s'organisent. Avec la CGT, les lyc&#233;ens se rendront devant les grilles de Renault Flins, o&#249; l'accueil sera chaleureux : &#171; &lt;em&gt;L&#226;chez pas ! &lt;/em&gt; &#187;, &#171; &lt;em&gt;C'est bien c'que vous faites, faut l'faire tomber ce gouvernement ! &lt;/em&gt; &#187; lancent des ouvriers. Par la suite, souvent avec la CGT, d'autres entreprises seront visit&#233;es comme Dunlopillo, La Poste du Val Fourr&#233;, les transports TAM, Selmer ou encore Peugeot Poissy avec des &#233;tudiants de Nanterre... Mais les lyc&#233;es iront aussi &#224; la rencontre des travailleurs par des diffusions de tracts dans les bus, au march&#233; du Val Fourr&#233;, en participant au rendez-vous propos&#233; par la CGT, ou bien encore par l'organisation d'un meeting &#224; l'appel des lyc&#233;ens en lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur Mantes le mouvement a permis de faire &#233;merger de nombreuses discussions jusque l&#224; difficiles : les &#233;meutes de novembre, la politique, la drogue...Le d&#233;go&#251;t de la politique politicienne, tout &#224; fait compr&#233;hensible, et qui devient trop souvent un d&#233;go&#251;t de la politique tout court, est &#233;branl&#233; par ces perspectives, politiques justement, de lutte contre le gouvernement et le patronat. &#192; tous ceux qui disaient que les manifestations ne servent &#224; rien, que le gouvernement s'en moquait, le mouvement a montr&#233; qu'il &#233;tait puissant et tout &#224; fait capable de faire reculer un gouvernement aussi dur en apparence que celui-ci.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Nanterre (Hauts-de-Seine) : les blocages et... le bloqueur
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>CPE
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		<dc:subject>Universit&#233;
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		<description>Nanterre a &#233;t&#233; la premi&#232;re facult&#233; parisienne &#224; entrer dans la lutte contre le CPE. D&#232;s la rentr&#233;e des vacances, lundi 13 f&#233;vrier, les syndicats &#233;tudiants et organisations politiques de la fac se sont regroup&#233;s dans un collectif &#171; Stop CPE 92 &#187; et ont commenc&#233; le travail de discussion. Mais ce collectif n'a dur&#233; qu'une semaine car, la mobilisation d&#233;marr&#233;e, l'organisation du mouvement a &#233;t&#233; prise en charge par les AG et comit&#233;s de mobilisation. Tracts et tourn&#233;es d'amphi ont vite convaincu ! Et bien que le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nanterre a &#233;t&#233; la premi&#232;re facult&#233; parisienne &#224; entrer dans la lutte contre le CPE. D&#232;s la rentr&#233;e des vacances, lundi 13 f&#233;vrier, les syndicats &#233;tudiants et organisations politiques de la fac se sont regroup&#233;s dans un collectif &#171; Stop CPE 92 &#187; et ont commenc&#233; le travail de discussion. Mais ce collectif n'a dur&#233; qu'une semaine car, la mobilisation d&#233;marr&#233;e, l'organisation du mouvement a &#233;t&#233; prise en charge par les AG et comit&#233;s de mobilisation. Tracts et tourn&#233;es d'amphi ont vite convaincu ! Et bien que le CPE ait &#233;t&#233; pr&#233;pond&#233;rant dans les discussions, c'est imm&#233;diatement l'ensemble de la loi sur l'&#233;galit&#233; des chances et le CNE qui ont &#233;t&#233; d&#233;sign&#233;s comme cibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AG du 16 f&#233;vrier comptait d&#233;j&#224; 300 personnes et nous &#233;tions 500 la semaine suivante. Le travail d'explication massif, dans cette fac de 28 000 &#233;tudiants, s'est organis&#233; avec des barrages filtrants. Tables et chaises se sont empil&#233;es devant les portes pour ralentir le passage de ceux qui allaient en cours. Cela permettait de les aborder plus facilement, marquait la pr&#233;sence du mouvement et a eu un effet mobilisateur. La manifestation du 23 f&#233;vrier &#224; Paris, appel&#233;e par la coordination nationale de Rennes, a &#233;t&#233; un encouragement &#224; continuer, car nous avons pu voir que d'autres universit&#233;s parisiennes rejoignaient la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 mars, 300 lyc&#233;ens de la banlieue Ouest nous ont rejoint pour partir en manifestation. Nous &#233;tions entre 800 et 1 000 &#224; nous entasser dans le train jusqu'&#224; Saint-Lazare, o&#249; nous avons retrouv&#233; des cheminots. Au point que trop nombreux pour rejoindre R&#233;publique en m&#233;tro, il a fallu improviser une manifestation de Saint-Lazare &#224; Bastille.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Quand le lock-out r&#233;pond au blocage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les anti-blocages n'ont pourtant pas tard&#233; &#224; s'organiser. Le 7, un petit groupe tentait de forcer violemment le passage. &#192; l'Internationale, ils r&#233;pondaient par la Marseillaise et brandissaient &lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt;. &#192; l'AG du 9 mars, nous &#233;tions 1 400 r&#233;unis dans un amphi de droit satur&#233;. Les &#171; Stop la gr&#232;ve &#187; &#233;taient en nombre, avec leur nouvel autocollant. Les applaudissements &#233;taient pour eux et ils voulaient passer au vote imm&#233;diatement. Mais ils &#233;taient partag&#233;s entre pro et anti-CPE. Et malgr&#233; la pression, nous avons impos&#233; une discussion sur le CPE. Pendant trois heures, tous ceux qui voulaient ont pu s'exprimer. Et petit &#224; petit, les applaudissements se sont invers&#233;s, les anti-blocages &#233;taient moins soutenus et la gr&#232;ve acclam&#233;e. Finalement ce sont 800 mains contre 500 qui se sont lev&#233;es pour la reconduction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors que le pr&#233;sident de la fac, pour casser le mouvement, a annonc&#233; un r&#233;f&#233;rendum : &#171; &lt;em&gt;&#202;tes-vous pour la reprise des enseignements ?&lt;/em&gt; &#187;. Question biais&#233;e : personne n'&#233;tait contre la reprise des cours... apr&#232;s le retrait de la loi sur l'&#233;galit&#233; des chances ! Un rendez-vous fut donn&#233; &#224; toutes les universit&#233;s parisiennes par la coordination francilienne pour soutenir le blocage... du r&#233;f&#233;rendum, le pr&#233;sident a pr&#233;f&#233;r&#233; reculer. D'autant que le personnel de la facult&#233; n'avait aucune envie de tenir un bureau de vote contre le mouvement et qu'il a rejoint la lutte des &#233;tudiants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fermeture administrative de la fac &#233;tait alors d&#233;cr&#233;t&#233;e. Ce lock-out fut suivi d'une nuit d'occupation entre les 13 et 14 mars. Du coup, nouveau petit recul du pr&#233;sident qui a d&#251; laisser un amphi ouvert pour permettre les AG. Malgr&#233; tout, le coup a &#233;t&#233; dur. N'ayant plus besoin de tenir les blocages ou n'ayant plus &#224; venir v&#233;rifier que leurs cours n'avaient pas lieu, beaucoup d'&#233;tudiants ne sont plus revenus. En une semaine, les effectifs en AG ont chut&#233; pour se stabiliser &#224; 150-200. Et la r&#233;ouverture des locaux et la banalisation des cours sont devenues des revendications du mouvement. Elles ont valu un gazage par la milice-s&#233;curit&#233; de l'universit&#233; lors de l'invasion d'un conseil d'administration extraordinaire, le 20 mars. Et le 27 mars, la fac &#233;tait r&#233;ouverte et banalis&#233;e, mais sans que cela fasse revenir les moins mobilis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Vers les lyc&#233;ens et les salari&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lib&#233;r&#233; des blocages et toujours motiv&#233;, le noyau dur gardait malgr&#233; tout l'ambition de faire de l'universit&#233; le quartier g&#233;n&#233;ral de la mobilisation du 92 nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le 13 mars, des petits groupes ont commenc&#233; &#224; distribuer des tracts aux lyc&#233;ens des alentours. Le 16 mars, 500 lyc&#233;ens d&#233;brayaient - parfois spontan&#233;ment &#224; l'arriv&#233;e des &#233;tudiants ou d&#233;j&#224; dans la danse comme le lyc&#233;e pro Jules Verne &#224; Sartrouville dont nous avons trouv&#233; l'entr&#233;e bloqu&#233;e - et d&#233;barquaient &#224; Nanterre. La fac est alors devenue le lieu de rassemblement pour les AG inter-lyc&#233;es et les d&#233;parts en manifestation pour toute la r&#233;gion Ouest (Nanterre, Sartrouville, Carri&#232;re, Ach&#232;res, Argenteuil, Rueil...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail d'extension s'est alors tourn&#233; vers les salari&#233;s. Lundi 27 mars, une premi&#232;re diffusion de tracts a eu lieu &#224; Peugeot Poissy, avec l'aide des syndicalistes locaux. Un appel &#224; la manifestation du 28 mars, &#171; &lt;em&gt;contre le CPE, CNE et la loi sur l'&#233;galit&#233; des chances &lt;/em&gt; &#187;, sign&#233; par les UD syndicales du 92 et la coordination &#233;tudiante de Nanterre, a &#233;galement &#233;t&#233; distribu&#233; massivement &#224; la D&#233;fense. Quelques bureaux de Poste ont aussi &#233;t&#233; visit&#233;s. Les 3 millions de manifestants du 28 mars donnaient de la r&#233;sonance &#224; ce travail de fond. La semaine suivante, nous sommes retourn&#233;s aux m&#234;mes endroits et &#224; Renault Rueil. Voir autant de manifestants le 4 avril que le 28 mars a &#233;t&#233; un nouvel encouragement. Et la d&#233;claration de Chirac du vendredi soir n'a eu aucun impact.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#192; l'assaut du centre de tri&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 4 avril au soir, les postiers du centre de tri proche de la fac ont reconduit la gr&#232;ve &#224; 50 % en nuit et invit&#233; les &#233;tudiants &#224; bloquer le centre. Le 5 nous sommes arriv&#233;s &#224; 150 &#233;tudiants, rejoints par une trentaine de postiers des bureaux du 92, pour nous retrouver nez &#224; nez avec le comit&#233; d'accueil de la direction devant les grilles cadenass&#233;es. Mais les gr&#233;vistes &#233;taient &#224; l'int&#233;rieur et apr&#232;s quelques prises de parole pour l'unit&#233; entre salari&#233;s et &#233;tudiants, les grilles ont &#233;t&#233; escalad&#233;es et tout le monde s'est retrouv&#233; dans les locaux pour une AG improvis&#233;e, les postiers d&#233;non&#231;ant la politique de pr&#233;carit&#233; de La Poste, les &#233;tudiants parlant de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Le drapeau rouge &#171; Nanterre en lutte &#187; a &#233;t&#233; hiss&#233; &#224; la place de celui de La Poste... mais les postiers ne se sont pas sentis assez soutenus par d'autres salari&#233;s pour poursuivre la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'annonce du retrait du CPE, bien enregistr&#233;e comme une premi&#232;re victoire, ne suffisait pas au noyau dur et des &#233;tudiants de Nanterre &#233;taient toujours pr&#233;sents &#224; la manifestation du 11. Mais apr&#232;s deux mois de lutte, la fatigue et les d&#233;parts en vacances ont mis fin &#224; la mobilisation... du moins pour l'instant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Jussieu (Paris) : Six semaines de militantisme avant de devenir un centre de la contestation
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>CPE
</dc:subject>
		<dc:subject>Universit&#233;
</dc:subject>

		<description>D&#232;s le 23 janvier les premiers tracts &#233;taient diffus&#233;s &#224; Jussieu sur le CPE. Ce jour-l&#224;, la dizaine d'&#233;tudiants mobilis&#233;s &#233;taient uniquement des militants de l'Unef. Un par un, de nouveaux &#233;tudiants se sont ajout&#233;s &#224; ce groupe et deux semaines plus tard se tenait un comit&#233; de mobilisation d'une trentaine de personnes syndiqu&#233;es comme non syndiqu&#233;es. &#192; cette &#233;tape du mouvement, la grande majorit&#233; des &#233;tudiants n'&#233;taient pas tr&#232;s r&#233;ceptifs au probl&#232;me pos&#233;, et une grande partie de ceux qui s'y int&#233;ressaient&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Premier-recul-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Premier recul du gouvernement : le CPE enterr&#233;&#8230; restent le CNE et la pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-CPE-+" rel="tag"&gt;CPE
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Universite-+" rel="tag"&gt;Universit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#232;s le 23 janvier les premiers tracts &#233;taient diffus&#233;s &#224; Jussieu sur le CPE. Ce jour-l&#224;, la dizaine d'&#233;tudiants mobilis&#233;s &#233;taient uniquement des militants de l'Unef. Un par un, de nouveaux &#233;tudiants se sont ajout&#233;s &#224; ce groupe et deux semaines plus tard se tenait un comit&#233; de mobilisation d'une trentaine de personnes syndiqu&#233;es comme non syndiqu&#233;es. &#192; cette &#233;tape du mouvement, la grande majorit&#233; des &#233;tudiants n'&#233;taient pas tr&#232;s r&#233;ceptifs au probl&#232;me pos&#233;, et une grande partie de ceux qui s'y int&#233;ressaient ressortaient le slogan : &#171; Le CPE, c'est mieux que rien ! &#187; ou encore ne croyaient pas, vu toutes les d&#233;faites subies par les mouvements sociaux de ces derni&#232;res ann&#233;es, qu'ils pouvaient imposer leurs choix au gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux premi&#232;res assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales ne venaient que 100 &#224; 200 personnes, mais les discussions qui s'y tenaient ont permis de convaincre, d'&#233;largir le comit&#233; de mobilisation, et par ce biais d'augmenter le nombre d'affiches coll&#233;es, de tracts distribu&#233;s et d'interventions en amphis et en TD (travaux dirig&#233;s). Les manifestations &#233;tudiantes de cette p&#233;riode-l&#224; n'&#233;taient pas massives non plus, au point que Jussieu ramenait une grosse partie des troupes des facs parisiennes. Fort de l'&#233;largissement du noyau dur de militants et d'une situation ext&#233;rieure encourageante (universit&#233;s bloqu&#233;es &#224; Rennes, Toulouse, puis Nanterre...), une premi&#232;re assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale un peu cons&#233;quente (350-400 personnes) d&#233;cida de faire un barrage filtrant, c'est-&#224;-dire de ne laisser qu'une seule entr&#233;e, rendue &#233;troite par des empilements de tables et de chaises, pour pouvoir expliquer le pourquoi de notre mobilisation &#224; chaque &#233;tudiant. L'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du m&#234;me jour r&#233;unissait 600 &#233;tudiants qui, dans une ambiance de tonnerre, vot&#232;rent &#224; la quasi-unanimit&#233; le blocage de l'universit&#233; pour le lundi suivant 27 f&#233;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'effet blocage &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup doutaient de la tenue du blocage et de son effet mobilisateur. Mais le premier jour permit de rassembler plus de 1 500 personnes en AG. Le plus grand amphith&#233;&#226;tre de Jussieu &#233;tant pris d'assaut par les &#233;tudiants, d'autres AG improvis&#233;es se tinrent sur la place devant la fac. Malgr&#233; une poign&#233;e d'&#233;tudiants frustr&#233;s de ne pas pouvoir aller en cours et essayant de forcer les piquets de gr&#232;ve, la plupart des &#233;tudiants vot&#232;rent pour la reconduction du blocage aux jours suivants, ou plus simplement ne r&#233;pondirent pas aux appels d&#233;sesp&#233;r&#233;s des &#171; anti-bloqueurs &#187; &#224; d&#233;truire les barrages. Le d&#233;bat s'&#233;tait invit&#233; &#224; Jussieu ; le blocage a incontestablement donn&#233; un coup de fouet &#224; la mobilisation et a permis &#224; une grande partie des &#233;tudiants de s'y investir sans &#234;tre p&#233;nalis&#233;s pour avoir rat&#233; TD ou TP (travaux pratiques), obligatoires dans certaines fili&#232;res depuis l'application de la r&#233;forme LMD (derni&#232;re r&#233;forme des &#233;tudes sup&#233;rieures), sous peine de sanctions, notamment celle de ne pas valider son semestre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les AG qui suivirent devaient se tenir, faute de place dans deux amphith&#233;&#226;tres et les discussions s'enlisaient toujours dans la question du blocage, m&#234;me si, &#224; c&#244;t&#233; des engueulades entre &#171; bloqueurs &#187; et &#171; anti-bloqueurs &#187;, des discussions de fond avaient aussi lieu sur le CPE/CNE, la loi pour &#171; l'&#233;galit&#233; des chances &#187; et la pr&#233;carit&#233; en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est que la semaine suivante que commenc&#232;rent les discussions s&#233;rieuses sur les fa&#231;ons d'&#233;largir la mobilisation. La premi&#232;re &#233;tape, &#233;labor&#233;e en AG, fut d'aller &#224; la sortie des lyc&#233;es du quartier, parfois par groupe de dix, parfois en cort&#232;ge, d'une mani&#232;re un peu chaotique due &#224; la difficult&#233; &#224; comprendre qu'il fallait quitter par moment l'universit&#233; pour g&#233;n&#233;raliser la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Et celui des manifs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est le 7 mars qui a impuls&#233; d&#233;finitivement cette &#233;tape. Les 3 000 &#233;tudiants de Jussieu, descendus dans la rue ce jour l&#224;, en sont sortis plus conscients de leur force. Cette manif a &#233;t&#233; suivie pendant deux semaines par un festival de manifestations sauvages qui ont envahi les abords des facs et des lyc&#233;es. Impossible de passer dans le quartier latin &#224; toute heure du jour, voire de la nuit, sans tomber sur des centaines de lyc&#233;ens et d'&#233;tudiants allant d'un lieu &#224; un autre souvent au hasard, mais toujours avec d&#233;termination !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains lyc&#233;es de Paris comme de banlieue se donnaient rendez-vous devant Jussieu pour partir avec les &#233;tudiants en manifestation. Cela a donn&#233; l'illusion plus d'une fois que les &#233;tudiants de la fac s'&#233;taient d&#233;plac&#233;s en masse alors que notre cort&#232;ge &#233;tait surtout lyc&#233;en, avec m&#234;me parfois des salari&#233;s. Car la mobilisation ascendante dans le pays fut sur Jussieu ponctu&#233;e de p&#233;riodes de reflux, cach&#233;es derri&#232;re le fait que le blocage, symbole de la d&#233;termination sur la fac, perdurait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semblait clair &#224; l'ensemble des &#233;tudiants qu'apr&#232;s avoir gagn&#233; les lyc&#233;ens, ils devaient tenter de gagner les salari&#233;s et donc aller trouver ceux-ci. Nous sommes donc all&#233;s discuter avec les cheminots parisiens, le personnel de certains h&#244;pitaux, les ouvriers de la Snecma... Les t&#233;moignages de solidarit&#233; ne manquaient pas ! Pourtant, certaines tensions apparaissaient, en particulier au sein des comit&#233;s de gr&#232;ve, parmi les plus mobilis&#233;s, &#224; la fois attendant de nouvelles journ&#233;es nationales de manifestations appel&#233;es par les syndicats de salari&#233;s tout en d&#233;couvrant que ces salari&#233;s n'&#233;taient pas pr&#234;ts, pour l'instant, &#224; d&#233;passer ce cadre des journ&#233;es d'action. Cela a aussi suscit&#233; des d&#233;bats sur la politique des directions syndicales tout en d&#233;montrant que la force de la mobilisation &#233;tudiante et lyc&#233;enne, accompagn&#233;e du soutien des salari&#233;s, peut contraindre ces directions &#224; acc&#233;l&#233;rer les rythmes de mobilisation (7 f&#233;vrier, 7 mars, 18 mars, 28 mars, 4 avril). Ironie : certains &#233;tudiants qui, dans les premiers temps, exprimaient leurs craintes au sujet de la CGT qu'ils jugeaient trop &#171; gauchiste &#187;, se trouvent bien souvent &#234;tre ceux qui, aujourd'hui, d&#233;noncent sa politique qu'ils jugent trop timor&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; certaines universit&#233;s o&#249; les plus militants refusent le mot &#171; victoire &#187; &#224; propos du retrait du CPE (parce que Villepin n'a pas encore recul&#233; sur l'ensemble des revendications &#233;tudiantes), &#224; Jussieu il appara&#238;t que ce recul du gouvernement est bien un encouragement pour les luttes &#224; venir, et qu'il a permis d'inverser le rapport de force en redonnant confiance &#224;, esp&#233;rons-le, l'ensemble des travailleurs et, en tout cas s&#251;rement, aux quelques 300 &#233;tudiants les plus mobilis&#233;s de la fac qui esp&#232;rent bien que les liens qu'ils ont nou&#233;s entre eux serviront &#224; de prochains mouvements.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Courrier : Un t&#233;moignage sur les violences... polici&#232;res, dans les manifs
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Police
</dc:subject>
		<dc:subject>CPE
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		<description>Jeudi 6 avril, apr&#232;s avoir bloqu&#233; durant la nuit un convoi de l'A380, puis une des entr&#233;es d'Airbus dans la matin&#233;e, les &#233;tudiants et lyc&#233;ens toulousains ont entrepris de paralyser la circulation ferroviaire dans la ville. D&#233;j&#224; l'&#233;vacuation de la nuit par la gendarmerie mobile avait pris une tournure muscl&#233;e, mais le calme des manifestants et le &#171; professionnalisme &#187; de la majorit&#233; des gendarmes avait permis de limiter la casse... &lt;br /&gt;L'occupation de la voie ferr&#233;e a d&#233;but&#233; pour nous &#224; Saint Agne, d'o&#249; nous&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jeudi 6 avril, apr&#232;s avoir bloqu&#233; durant la nuit un convoi de l'A380, puis une des entr&#233;es d'Airbus dans la matin&#233;e, les &#233;tudiants et lyc&#233;ens toulousains ont entrepris de paralyser la circulation ferroviaire dans la ville. D&#233;j&#224; l'&#233;vacuation de la nuit par la gendarmerie mobile avait pris une tournure muscl&#233;e, mais le calme des manifestants et le &#171; professionnalisme &#187; de la majorit&#233; des gendarmes avait permis de limiter la casse...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'occupation de la voie ferr&#233;e a d&#233;but&#233; pour nous &#224; Saint Agne, d'o&#249; nous avons rejoint la gare Matabiau et le cort&#232;ge de l'universit&#233; du Mirail et des lyc&#233;ens. La police a alors commenc&#233; le d&#233;logement. Notre groupe s'est concentr&#233; sur un c&#244;t&#233; de la manifestation, nous avons form&#233; la premi&#232;re ligne, en rang serr&#233; et en nous tenant pour &#233;viter les d&#233;rives. Comme &#224; notre habitude nous &#233;tions pacifiques et le premier rang &#233;tait l&#224; pour &#233;viter que le groupe ne perde un de ses membres. Les gendarmes mobiles, les m&#234;mes que la veille, se trouvaient devant nous et l'ambiance restait calme alors que de l'autre c&#244;t&#233; de la manifestation les matraques d&#233;passaient au dessus du cort&#232;ge. Il semblerait qu'un jet de caillou ayant bless&#233; un policier soit &#224; l'origine de cette tension...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me trouvais en deuxi&#232;me ligne devant les mobiles toujours &#171; pro &#187;... Ils nous tiraient vers la sortie jusqu'&#224; ce que mon groupe arrive devant les policiers et la brigade anti-criminalit&#233;. La pression a alors augment&#233;, la ligne s'est bris&#233;e et je suis alors pass&#233; devant pour la refermer. Quand j'ai &#233;t&#233; saisi par une personne de la Bac, cela m'a imm&#233;diatement mis en panique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis retrouv&#233; &#224; terre et j'ai subi un matraquage acharn&#233; de la part de la Bac et des policiers. J'avais l'impression que chacun d'entre eux mettait un point d'honneur &#224; porter son coup de matraque. La Bac m'insultait, me tra&#238;nait &#224; terre, me frappait, jusqu'&#224; ce qu'un d'entre eux me dise de me relever, ce que j'ai voulu faire avant de me faire &#224; nouveau jeter &#224; terre. J'ai alors ramp&#233; entre les flics jusqu'&#224; trouver un camarade &#224; qui m'accrocher pour sortir de cette situation, en &#233;tat de choc et paniqu&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233; hors des voies, j'ai d&#233;couvert deux autres &#233;tudiants de mon groupe allong&#233;s, l'un venait de reprendre conscience, l'autre couverte de sang sur le visage. Quelques minutes apr&#232;s j'ai pu voir d'autres personnes craquer, des lyc&#233;ens en &#233;tat de choc, une &#233;tudiante qui avait perdu connaissance. Le commissaire se trouvait devant nous, r&#233;pondant aux manifestants scandalis&#233;s mais prot&#233;g&#233; par une arm&#233;e de policiers que l'on pouvait voir se moquer de nous en nous montrant du doigt, le m&#234;me commissaire qui montrait une compr&#233;hension suspecte quant &#224; nos mouvements depuis deux mois. Je me suis alors rendu compte que j'&#233;tais peut &#234;tre le seul bless&#233; &#224; ne pas n&#233;cessiter de soins urgents. Un autre policier s'est pr&#233;sent&#233; devant nous comme chef de brigade et nous a accus&#233;s d'insulter sa brigade sans preuve ni certitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai pris la parole devant le commissaire pour lui signaler que ce qui venait de se passer &#233;tait un grave d&#233;rapage et que je ferai tout ce qui est possible pour qu'il y ait des suites, j'ai &#233;galement d&#233;nonc&#233; le manque de courage et le d&#233;shonneur dont ils ont fait preuve. En r&#233;ponse, toujours devant une arm&#233;e de policiers arm&#233;s jusqu'aux dents, il s'est approch&#233; de moi jusqu'&#224; me faire reculer par la force pour me signaler qu'il n'avait pas peur de moi, m&#234;me au c&#339;ur des manifestants. Le but &#233;tait clairement de me faire craquer pour que je lui donne une bonne raison de m'interpeller, alors que les bless&#233;s &#233;taient pratiquement &#224; mes pieds, risquant de subir un nouveau mouvement de foule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain apr&#232;s une nuit blanche, toujours sous le choc, j'ai pu trouver une vid&#233;o de TF1 sur laquelle on ne me voit pas mais j'ai pu reconna&#238;tre ma voix. Le matraquage a dur&#233; une dizaine de secondes, sous mes supplications, et le commissaire se trouve sur l'image, il semble donc &#233;vident qu'il a &#233;t&#233; t&#233;moin direct de la sc&#232;ne, sinon acteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les t&#233;moignages d'autres &#233;tudiants qui ont assist&#233; le bless&#233; qui a perdu connaissance mettent en &#233;vidence une division au c&#339;ur des forces de l'ordre. Certains d'entre eux, surtout des policiers qui nous avaient &#233;vacu&#233;s quelques jours plus t&#244;t dans le calme (relatif) de la pr&#233;fecture leur ont dit de ne pas nous diriger la o&#249; j'allais arriver, c'est &#224; dire devant la Bac, au risque de nous faire matraquer. De m&#234;me on constate que les gendarmes ont mieux gard&#233; leur calme alors que la Bac a d&#233;lib&#233;r&#233;ment provoqu&#233; l'affrontement notamment en choisissant les cibles et en excitant les policiers, qui ont eux-m&#234;mes frapp&#233; au hasard d&#232;s lors qu'ils ont vu la Bac frapper. Les victimes sont majoritairement des filles et de jeunes lyc&#233;ens...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;JEAN,&lt;/strong&gt; &#233;tudiant Staps (Sciences et techniques des activit&#233;s physiques et sportives) de Toulouse&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> Halte &#224; la r&#233;pression ! Ne permettons pas au gouvernement de se venger !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Halte-a-la-repression-Ne-permettons-pas-au-gouvernement-de-se-venger</link>
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		<dc:subject>R&#233;pression
</dc:subject>
		<dc:subject>CPE
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Comme lors du mouvement lyc&#233;en de l'an dernier, ou encore lors des &#233;meutes de novembre dans les banlieues, des milliers de jeunes ont &#233;t&#233; interpell&#233;s lors des manifestations de ces derni&#232;res semaines : selon le minist&#232;re de la Justice lui-m&#234;me, plus de 4 000 interpellations, pr&#232;s de 2 000 gardes &#224; vues et 1 300 comparutions, et &#224; chaque fois, la moiti&#233; de mineurs. Dans les semaines &#224; venir, plus de 600 jeunes, dont 40 % de mineurs, sont convoqu&#233;s devant les tribunaux. Les peines sont lourdes, les mois&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme lors du mouvement lyc&#233;en de l'an dernier, ou encore lors des &#233;meutes de novembre dans les banlieues, des milliers de jeunes ont &#233;t&#233; interpell&#233;s lors des manifestations de ces derni&#232;res semaines : selon le minist&#232;re de la Justice lui-m&#234;me, plus de 4 000 interpellations, pr&#232;s de 2 000 gardes &#224; vues et 1 300 comparutions, et &#224; chaque fois, la moiti&#233; de mineurs. Dans les semaines &#224; venir, plus de 600 jeunes, dont 40 % de mineurs, sont convoqu&#233;s devant les tribunaux. Les peines sont lourdes, les mois de prison ferme pleuvent. &#192; Paris, sur 85 comparutions imm&#233;diates, les collectifs de d&#233;fense aux manifestants ont recens&#233; 32 peines de prison ferme ; &#224; l'&#233;chelle nationale, au moins 68.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#171; casseurs &#187;, ces jeunes ? En r&#233;alit&#233;, ce ne sont pas les voyous qui s'attaquaient aux manifestants pour les d&#233;pouiller, qui ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s. Face &#224; ces violences-l&#224;, les forces de l'ordre sont en g&#233;n&#233;ral rest&#233;es passives ! Ce sont au contraire des militants anti-CPE, &#233;tudiants et lyc&#233;ens, qui sont aujourd'hui victimes de la r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi la plupart des comparutions concernent des &#171; violences sur agents &#187;. Il faut entendre par l&#224; des jets de projectiles, en fin de manifestation, qui la plupart du temps n'ont m&#234;me pas entra&#238;n&#233; de blessure dans les rangs de la police. Un exemple parmi d'autres : un &#233;tudiant de Cr&#233;teil, inconnu des services de police, a &#233;t&#233; reconnu coupable d'avoir lanc&#233; une bouteille en verre contre un escadron de CRS, mais sans l'atteindre. Il a pris trois mois de prison ferme, le procureur en avait requis six !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui plus est, arrestations et jugements se sont faits dans l'arbitraire le plus total. Un lyc&#233;en parisien vient d'&#234;tre condamn&#233; &#224; deux mois fermes pour &#171; destruction de biens publics &#187; : comme il &#233;tait leader du mouvement sur son lyc&#233;e, il a &#233;t&#233; jug&#233; responsable... d'un feu de poubelles ! Il a &#233;t&#233; imm&#233;diatement incarc&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les accus&#233;s, qui viennent d'&#234;tre jug&#233;s et lourdement condamn&#233;s, l'ont &#233;t&#233; sans preuve, sur foi de la simple parole d'un CRS ou d'un policier qui pr&#233;tendait les avoir reconnus. Le casier judiciaire vierge n'y a rien chang&#233;. Les comparutions imm&#233;diates n'ont pas permis aux accus&#233;s d'assurer leur d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sarkozy pr&#233;tendait avoir donn&#233; des ordres stricts pour que ses policiers fassent la diff&#233;rence entre les casseurs et les manifestants. En effet ils ont fait le tri... puisque - tous les t&#233;moignages concordent - ce sont seulement de ces derniers qui en fait se retrouvent en butte &#224; la r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour notre part nous ne pr&#233;tendrons donc pas faire un tri impossible entre les vrais voyous et les jeunes en col&#232;re. Comme pour les condamn&#233;s des &#233;meutes de novembre (pour qui la coordination nationale avait inscrit l'amnistie parmi ses revendications) c'est l'amnistie pour tous ceux de ce printemps qu'il faut r&#233;clamer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des collectifs pour assurer la d&#233;fense des manifestants se sont mis en place. La coordination nationale a appel&#233; &#224; des manifestations contre la r&#233;pression. &lt;em&gt;L'Humanit&#233;&lt;/em&gt; vient de lancer une p&#233;tition pour l'arr&#234;t de toutes les poursuites engag&#233;es contre les jeunes anti-CPE et l'amnistie des peines d&#233;j&#224; prononc&#233;es. Toutes les initiatives contre la r&#233;pression doivent &#234;tre soutenues afin d'emp&#234;cher le gouvernement de faire payer &#224; tous ces jeunes le prix de son recul face aux manifestations de rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lydie GRIMAL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_200 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH266/justice-87e19.gif?1528368054' width='400' height='266' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'intervention de l'extr&#234;me gauche trotskyste : Construire le mouvement... donc aussi sa direction
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/L-intervention-de-l-extreme-gauche-trotskyste-Construire-le-mouvement-donc</link>
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		<dc:subject>CPE
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Extr&#234;me gauche
</dc:subject>

		<description>&#192; peu pr&#232;s tous les groupes d'extr&#234;me gauche se sont impliqu&#233;s dans le mouvement des jeunes contre le CPE : agitation sur les facs puis les lyc&#233;es, tracts ou affiches, participation aux comit&#233;s unitaires anti-CPE. LO n'a pas fait exception avec son style propre, m&#234;me si elle n'a pas jug&#233; opportun lorsque cela lui a &#233;t&#233; propos&#233; de d&#233;marrer une campagne de propagande contre le CPE d&#232;s janvier : accent sur les tracts aux lyc&#233;ens, r&#233;ticences &#224; la participation aux comit&#233;s unitaires, traditionnelles et en&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Extreme-gauche-+" rel="tag"&gt;Extr&#234;me gauche
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; peu pr&#232;s tous les groupes d'extr&#234;me gauche se sont impliqu&#233;s dans le mouvement des jeunes contre le CPE : agitation sur les facs puis les lyc&#233;es, tracts ou affiches, participation aux comit&#233;s unitaires anti-CPE. LO n'a pas fait exception avec son style propre, m&#234;me si elle n'a pas jug&#233; opportun lorsque cela lui a &#233;t&#233; propos&#233; de d&#233;marrer une campagne de propagande contre le CPE d&#232;s janvier : accent sur les tracts aux lyc&#233;ens, r&#233;ticences &#224; la participation aux comit&#233;s unitaires, traditionnelles et en g&#233;n&#233;ral justifi&#233;es, moins pourtant dans cette affaire. Ces r&#233;unions de la gauche, de l'extr&#234;me gauche et des syndicats avaient pour but d'aider &#224; un combat juste et non pas, comme c'est souvent le cas, de conclure une alliance politique qui aboutit &#224; mettre l'extr&#234;me gauche &#224; la remorque de la gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'on est pass&#233; au stade suivant, celui de la construction d'un mouvement r&#233;el et non plus de la simple &#171; agitation &#187;, les militants de LO ont bien pris leur part dans les tourn&#233;es d'amphis, les premi&#232;res manifestations, les AG, les structures de villes, voire les blocages (quoi que la majorit&#233; de notre organisation ait &#233;crit plus tard), bref toutes les actions n&#233;cessaires &#224; la mobilisation. Les camarades ont donc &#339;uvr&#233; avec d'autres &#224; l'&#233;largissement du mouvement, vers les &#233;tudiants, puis les lyc&#233;ens, enfin les salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette derni&#232;re phase ils ont m&#234;me jou&#233; un r&#244;le ind&#233;niable aux c&#244;t&#233;s d'autres militants syndicaux ou politiques qui regardaient avec sympathie la mobilisation de la jeunesse. L&#224; o&#249; ils le pouvaient, ils ont mis en cheville les &#233;tudiants mobilis&#233;s et les salari&#233;s en &#233;tant &#224; l'initiative de l'accueil des &#233;tudiants et lyc&#233;ens venus aux portes des entreprises, accueils qui ont largement contribu&#233; &#224; ancrer chez les jeunes la conviction que la liaison &#233;tudiants-travailleurs &#233;tait non seulement n&#233;cessaire mais possible. Id&#233;e fondamentale et qui sera, nous n'en doutons pas, un des vrais acquis de ce mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Au sein de la direction du mouvement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cela rend d'autant plus regrettable la r&#233;ticence de la majorit&#233; de notre organisation &#224; s'impliquer dans la bataille pour donner une politique &#224; la direction du mouvement, voire parfois son quasi mutisme dans les d&#233;bats de la coordination nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, cette derni&#232;re a connu bien des t&#226;tonnements et souffert de toutes sortes de d&#233;fauts : d&#233;bats sans fin, tendance &#224; penser que le seul verbe pourrait entra&#238;ner des millions de personnes dans la rue, &#171; radicalisme &#187; st&#233;rile, pr&#233;jug&#233;s anti-syndicalistes ou anti-politiques, etc. Pourtant, c'est gr&#226;ce &#224; son existence que la jeunesse mobilis&#233;e a pu rythmer son mouvement par des manifestations hebdomadaires ; qu'ont pu se mettre en place toutes sortes d'initiatives, en particulier dans les derni&#232;res semaines, permettant &#224; chacun de ne pas rester dans son coin et au mouvement de faire parler de lui dans les intervalles qui s&#233;parait les journ&#233;es de mobilisation par les syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule chance d'ailleurs de ne pas laisser ceux-ci seuls aux commandes (danger v&#233;rifi&#233; quand apr&#232;s le 4 avril, ils ont pratiquement d&#233;cid&#233; de mettre fin au mouvement pour passer aux n&#233;gociations) et de pouvoir parler d'&#233;gal &#224; &#233;gal avec eux (ce qui n'a pas &#233;t&#233; vraiment atteint bien s&#251;r, mais a au moins &#233;t&#233; tent&#233;) n'&#233;tait-elle pas de se donner une direction autonome ? Une d&#233;l&#233;gation a &#233;t&#233; &#233;lue par la coordination nationale pour s'adresser aux syndicats et leur proposer un certain nombre d'initiatives. Si elle a fini par se faire recevoir par l'intersyndicale, elle n'a pu s'imposer au m&#234;me titre que l'Unef aux yeux des autres conf&#233;d&#233;rations - il aurait sans doute fallu pour cela que le mouvement passe &#224; un nouveau stade. Sur cette question par exemple, LO a d'abord refus&#233; d'&#233;lire une d&#233;l&#233;gation, changeant d'avis la semaine suivante. Signe manifeste d'une absence d'&#233;laboration politique sur les questions tactiques du mouvement. LO s'est ralli&#233;e &#224; ce que faisait d'autres... avec un train de retard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'&#233;tait-elle pas favorable au fait que le mouvement se dote d'une direction propre ? Et le r&#244;le des r&#233;volutionnaires n'est-il pas de se proposer pour la construire et y participer pleinement ? Sous peine de laisser la direction &#224; d'autres, bureaucrates, r&#233;formistes ou ultragauchistes ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La faute aux autres ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;LO pouvait bien &#233;crire avec une certaine mauvaise foi que &#171; &lt;em&gt;les groupes qui pr&#233;tendent diriger le mouvement ou qui pensent qu'ils le dirigent puisqu'ils s'alignent sur ses d&#233;fauts et sur ses insuffisances au lieu de chercher &#224; le rendre toujours plus conscient, ont une large part de responsabilit&#233;. M&#234;me avec le mot &#171; radicalisation &#187; &#224; la bouche, ils ne font pas avancer le mouvement, mais le font reculer&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Lutte de classe n&#176;96 &#171; CPE : l'&#233;preuve de force continue. Il faut la gagner &#187;, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Tout d'abord, on combat rarement les insuffisances des autres par l'abstention ou les simples le&#231;ons de morale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, dommage que l'article de la &lt;em&gt;Lutte de Classe&lt;/em&gt; en question, qui semble ignorer totalement l'existence d'une coordination nationale (m&#234;me si les &#233;tudiants de LO ont finalement fait le choix de s'y faire &#233;lire), ne pr&#233;cise pas qui sont ces &#171; &lt;em&gt;groupes qui pr&#233;tendent diriger le mouvement&lt;/em&gt; &#187; qu'elle accuse de tous les maux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, ce n'est pas gr&#226;ce au parti pris par LO consistant &#224; venir en observatrice aux coordinations, que les minorit&#233;s qui &#171; s'alignent sur les d&#233;fauts et les insuffisances &#187; du mouvement ont &#233;t&#233; combattues. En d'autres termes, si ces minorit&#233;s n'ont pas monopolis&#233; la direction du mouvement, justement, le m&#233;rite n'en revient nullement &#224; LO, mais &#224; d'autres r&#233;volutionnaires (en particulier JCR et Fraction de LO) ayant fait le choix de se battre pour proposer &#224; chaque &#233;tape des perspectives d'&#233;largissement du mouvement, des &#233;ch&#233;ances de mobilisation unitaires avec les travailleurs, une attitude et un langage juste envers les syndicats de salari&#233;s et des consignes visant &#224; multiplier les contacts avec les entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les militants trotskystes, tant de LO (majorit&#233; et Fraction) que des diff&#233;rentes tendances de la LCR, se sont tous retrouv&#233;s d'accord dans ce mouvement pour tenter de faire la jonction avec les travailleurs. Et c'est &#233;videmment un point essentiel. Il n'en reste pas moins que les militants de la Fraction ont constat&#233; de notables divergences - disons tactiques - avec la majorit&#233; de notre organisation sur les possibilit&#233;s des r&#233;volutionnaires de peser sur ce mouvement, donc sur nos fa&#231;ons respectives d'y intervenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Clara SOLDINI &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Lutte de classe n&#176;96 &#171; &lt;a href=&#034;http://www.union-communiste.org/?FR-archp-show-2006-1-664-3725-x.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;CPE : l'&#233;preuve de force continue. Il faut la gagner&lt;/a&gt; &#187;, p 6&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Fallait-il bloquer ou non ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Fallait-il-bloquer-ou-non</link>
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		<dc:date>2006-04-25T16:37:08Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>CPE
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		<description>Les blocages ont commenc&#233; tr&#232;s t&#244;t sur les facult&#233;s. La premi&#232;re &#224; &#234;tre entr&#233;e en lutte - Rennes II - avait donn&#233; le ton. Sur certains sites, ils ont m&#234;me sans doute d&#233;but&#233; un peu t&#244;t, dans des conditions pr&#233;caires, avec une minorit&#233; d'&#233;tudiants qui en faisaient une fin en soi sans trop s'occuper de l'opinion de la majorit&#233; qu'ils bloquaient. On pouvait donc s'en inqui&#233;ter lorsque le mouvement commen&#231;ait tout juste. &lt;br /&gt;De m&#234;me qu'on pouvait craindre que ce soient d'abord les bloqueurs eux-m&#234;mes qui se trouvent&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les blocages ont commenc&#233; tr&#232;s t&#244;t sur les facult&#233;s. La premi&#232;re &#224; &#234;tre entr&#233;e en lutte - Rennes II - avait donn&#233; le ton. Sur certains sites, ils ont m&#234;me sans doute d&#233;but&#233; un peu t&#244;t, dans des conditions pr&#233;caires, avec une minorit&#233; d'&#233;tudiants qui en faisaient une fin en soi sans trop s'occuper de l'opinion de la majorit&#233; qu'ils bloquaient. On pouvait donc s'en inqui&#233;ter lorsque le mouvement commen&#231;ait tout juste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me qu'on pouvait craindre que ce soient d'abord les bloqueurs eux-m&#234;mes qui se trouvent bloqu&#233;s en consacrant toute leur &#233;nergie &#224; tenir les entr&#233;es alors que l'int&#233;r&#234;t du mouvement &#233;tait, d&#232;s le d&#233;but, non seulement bien s&#251;r de le renforcer sur les facs mais aussi de se montrer par des manifestations &#224; l'ext&#233;rieur afin de le faire conna&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Dans les facs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En fait ces craintes ont &#233;t&#233; vite surmont&#233;es, du fait m&#234;me du succ&#232;s des grosses journ&#233;es de mobilisation organis&#233;es de concert avec les syndicats et qui ont montr&#233; dans quelle voie il fallait aller pour faire grandir le mouvement. Du fait aussi que les blocages, m&#234;me par une petite minorit&#233;, ne rencontr&#232;rent pas l'hostilit&#233; de la majorit&#233; mais au pire sa neutralit&#233;, et le plus souvent son assentiment. Nulle part les votes en AG, ou m&#234;me dans les urnes sous la surveillance de l'administration, ne donn&#232;rent la majorit&#233; aux anti-blocages. Et nulle part les tentatives de d&#233;bloquer par la force ne purent r&#233;unir assez d'&#233;tudiants pour s'imposer. Force est de le constater, au moins &lt;em&gt;a posteriori,&lt;/em&gt; ce sont les minorit&#233;s qui ont entrepris de bloquer qui avaient raison et les blocages &#233;taient parfaitement justifi&#233;s tant que le mouvement montait, c'est-&#224;-dire pratiquement jusqu'&#224; ces derniers jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Globalement, ils ont m&#234;me permis &#224; de nombreux &#233;tudiants d'entrer dans la lutte, par exemple &#224; de nombreux boursiers et &#233;tudiants consciencieux ayant peur de rater des cours de s'impliquer dans le mouvement. Certes leurs premi&#232;res h&#233;sitations &#224; faire gr&#232;ve montraient sans doute soit une faible confiance dans l'issue de la lutte soit un moindre degr&#233; de combativit&#233;. Mais la t&#226;che de ceux qui sont d&#233;j&#224; en gr&#232;ve n'est-elle pas alors justement d'aider ceux qui h&#233;sitent &#224; s'y joindre ? Ce fut le r&#244;le positif des blocages dont on doit finalement se f&#233;liciter plut&#244;t que de d&#233;plorer qu'ils auraient &#233;t&#233; &#171; &lt;em&gt;une adaptation au bas niveau de conscience du gros des &#233;tudiants&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Lutte de Classe, N&#176;96, &#171; CPE : l'&#233;preuve de force continue. Il faut la gagner ! (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r bon nombre des &#233;tudiants qui &#233;taient ravis qu'on leur donne une raison de force majeure n'ont pas particip&#233; vraiment activement au mouvement. Si partout, sans exception, les AG ont grossi consid&#233;rablement suite aux premiers blocages, elles se sont parfois d&#233;gonfl&#233;es bien vite. Et beaucoup de bloqu&#233;s n'ont plus &#233;t&#233; vus par la suite ni sur la fac ni dans les manifs. Mais pas tous, certains sont rest&#233;s dans le coup, m&#234;me s'il avait fallu les y mettre. Il est donc &#224; cet &#233;gard parfaitement faux de pr&#233;tendre que les blocages auraient &#171; &lt;em&gt;accentu&#233; le faible niveau de participation&lt;/em&gt; &#187;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Idem.' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; comme l'a &#233;crit la majorit&#233; de LO.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Sur les voies&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Entre les grosses manifestations, le mouvement se devait de montrer qu'il se maintenait, surtout dans les derni&#232;res semaines quand le rapport des forces avec le gouvernement s'&#233;valuait au quotidien. Les jeunes ont alors multipli&#233; les manifestations locales, les visites aux portes des entreprises, les diffusions de tracts dans les lieux publics... et les blocages de routes et de voies ferr&#233;es. Sans opposer un mode d'action &#224; un autre. Et il n'y avait effectivement pas de raison de les opposer &#224; ce moment-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r les blocages de routes et des voies de chemins de fer peuvent &#234;tre &#171; &lt;em&gt;p&#233;nalisants pour les usagers &lt;/em&gt; &#187; (exactement comme un blocage de route par des routiers ou des trains par une gr&#232;ve des cheminots). Mais c'est &#224; ces usagers de dire ce qu'ils en pensent. Et ils l'ont dit. La grande majorit&#233;, sans doute parce que le mouvement montait toujours, a continu&#233; a exprim&#233; sa sympathie aux &#233;tudiants (cf. la difficult&#233; des m&#233;dias &#224; trouver automobilistes ou voyageurs de banlieue en col&#232;re contre les jeunes). Ce qu'ont pu constater tous les participants comme les spectateurs de ces actions. &#192; ce moment l&#224;, elles ne sont donc pas apparues comme un &#171; &lt;em&gt;aveu de faiblesse&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Suppl&#233;ment au N&#176; 1965 de Lutte Ouvri&#232;re du 31 mars 2006, dans l'article Les (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; mais la continuation du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces blocages ont &#233;t&#233; une modalit&#233; de la lutte et ils ne s'opposaient pas au fait de s'adresser aux travailleurs. D'ailleurs, lors du blocage des gares du Nord, de l'Est et Saint-Lazare &#224; Paris, le milieu cheminot qui y a particip&#233; &#233;tait tr&#232;s content de pouvoir se joindre aux jeunes. Une autre mani&#232;re de s'adresser aux travailleurs... qui &#224; elle seule n'aurait pas suffi, mais qui n'&#233;tait pas contradictoire avec les autres mais compl&#233;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Clara SOLDINI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_202 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH221/bloc-52a9e.gif?1528368054' width='400' height='221' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Lutte de Classe, N&#176;96, &#171; &lt;a href=&#034;http://www.union-communiste.org/?FR-archp-show-2006-1-664-3725-x.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;CPE : l'&#233;preuve de force continue. Il faut la gagner !&lt;/a&gt; &#187; p 4&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Idem.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Suppl&#233;ment au N&#176; 1965 de Lutte Ouvri&#232;re du 31 mars 2006, dans l'article Les actions &#171; radicales &#187; servent-elles le mouvement ? p. 3.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Lyon : tardif mais massif
</title>
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		<dc:date>2006-04-25T16:32:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>CPE
</dc:subject>
		<dc:subject>Universit&#233;
</dc:subject>

		<description>&#192; Lyon le milieu &#233;tudiant met plusieurs semaines &#224; entrer en lutte, malgr&#233; une forte implication militante de l'Unef comme de militants d'extr&#234;me gauche qui m&#232;nent globalement une politique commune durant l'ensemble du mouvement. La mise sur pied des collectifs unitaires, &#224; partir du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier, permet la tenue &#224; cette date de la premi&#232;re AG &#224; l'universit&#233; Lyon 2 Bron. Elle ne compte alors que 80 personnes et reste centr&#233;e sur la question de l'extension des revendications au-del&#224; du seul CPE. &lt;br /&gt;Une&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Premier-recul-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Premier recul du gouvernement : le CPE enterr&#233;&#8230; restent le CNE et la pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-CPE-+" rel="tag"&gt;CPE
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Universite-+" rel="tag"&gt;Universit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Lyon le milieu &#233;tudiant met plusieurs semaines &#224; entrer en lutte, malgr&#233; une forte implication militante de l'Unef comme de militants d'extr&#234;me gauche qui m&#232;nent globalement une politique commune durant l'ensemble du mouvement. La mise sur pied des collectifs unitaires, &#224; partir du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier, permet la tenue &#224; cette date de la premi&#232;re AG &#224; l'universit&#233; Lyon 2 Bron. Elle ne compte alors que 80 personnes et reste centr&#233;e sur la question de l'extension des revendications au-del&#224; du seul CPE.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une mobilisation &#233;tudiante longue &#224; na&#238;tre, les lyc&#233;ens prennent les devants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 7 f&#233;vrier, sur 20 000 manifestants, il n'y a que 1 000 &#233;tudiants, contre 4 000 lyc&#233;ens et 15 000 salari&#233;s. Le nombre &#233;lev&#233; de lyc&#233;ens est li&#233; &#224; la r&#233;activation des r&#233;seaux h&#233;rit&#233;s du mouvement contre la loi Fillon de l'ann&#233;e derni&#232;re. &#192; la suite de la manifestation, une AG commune &#224; la Bourse du travail rassemble 200 lyc&#233;ens et &#233;tudiants, mais dont les salari&#233;s sont absents. Ce sont les lyc&#233;ens qui poussent pour que soit organis&#233;e une nouvelle journ&#233;e d&#232;s le jeudi 9. Cependant, le pli est pris : d&#233;sormais, des manifestations rythmeront la semaine, le mardi et le jeudi, et &#224; l'issue de celles-ci des AG de ville sont ouvertes &#224; l'ensemble des manifestants, les premi&#232;res assez chaotiques, il faut bien le dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les universit&#233;s, les comit&#233;s de mobilisation locaux demeurent faibles pendant tout le mois de f&#233;vrier. Jusqu'au 7 mars, les AG ne d&#233;passaient pas 200 personnes et seuls deux sites universitaires sur quatre sont mobilis&#233;s. Il s'agit plus d'assembl&#233;es d'information que de mobilisation : les d&#233;tails de la loi sont pass&#233;s en revue, mais le noyau militant reste isol&#233; de la masse des &#233;tudiants, malgr&#233; des tentatives syst&#233;matiques de d&#233;brayage des amphith&#233;&#226;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 mars, la conjonction d'une nouvelle entr&#233;e en sc&#232;ne des salari&#233;s et des efforts r&#233;p&#233;t&#233;s des militants permet au mouvement &#233;tudiant de s'&#233;largir : le premier vrai cort&#232;ge &#233;tudiant marche en t&#234;te des 20 000 manifestants et le premier comit&#233; de mobilisation de ville est &#233;lu.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La structuration d'un mouvement d'ensemble&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 13 mars Lyon 3, traditionnellement de droite, rejoint la lutte. Le v&#233;ritable tournant a lieu le 14 mars &#224; Lyon 2 : les 400 personnes pr&#233;sentes d&#233;cident d'aller en cort&#232;ge d&#233;brayer l'ensemble des amphith&#233;&#226;tres, pour organiser dans la foul&#233;e une AG de 600. Pour la premi&#232;re fois, le blocage du campus est vot&#233; &#224; l'unanimit&#233; moins une voix. Se constituent des commissions charg&#233;es d'organiser l'occupation, du financement &#224; la nourriture (bio...) en passant par les actions, les manifestations et les contacts avec les m&#233;dias. Le blocage, qui sera reconduit pendant quatre semaines &#224; chaque AG locale, malgr&#233; l'organisation croissante des anti-blocage, ouvre une nouvelle p&#233;riode de mobilisation sur la fac qui permet enfin de franchir le seuil des 1 000 personnes en AG, puis 1 500 apr&#232;s une semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acc&#233;l&#233;ration des journ&#233;es d'action sous l'impulsion des conf&#233;d&#233;rations syndicales relance le mouvement, et parmi les 35 000 personnes pr&#233;sentes le 28, des cort&#232;ges &#233;tudiants bien organis&#233;s se font remarquer en t&#234;te des cort&#232;ges syndicaux. M&#234;me dans les facs traditionnellement moins actives, le mouvement s'&#233;tend : Lyon 3 conna&#238;t une AG de 1 500 personnes, et Lyon 1, o&#249; le mouvement des Staps est important mais sans se lier &#224; la lutte anti-CPE, passe le cap des 150 personnes le 29 mars. Dans les IEP (Instituts d'&#233;tudes politiques) et &#224; L'ENS (l'&#201;cole normale sup&#233;rieure), les blocages se mettent en place &#224; la fin du mois, tandis qu'une quinzaine de lyc&#233;es, &#224; la suite de la manifestation du 25, paralysent eux aussi leurs &#233;tablissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant le blocage, il est remarquable que les &#233;tudiants en lutte ne soient pas confront&#233;s &#224; une opposition politique organis&#233;e : l'Uni (le syndicat de droite) et les Jeunesses identitaires (groupe d'extr&#234;me droite) pourtant pr&#233;sents &#224; Lyon, ne se manifestent gu&#232;re malgr&#233; quelques &#233;chauffour&#233;es ponctuelles. L'occupation attire un nombre croissant d'&#233;tudiants, de personnels et d'enseignants dans la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une pression exerc&#233;e sur le Parti socialiste, les Verts et la R&#233;gion permet d'obtenir de la part des &#233;lus du Conseil r&#233;gional une subvention de 20 000 euros. Une d&#233;l&#233;gation lyonnaise de 300 personnes a ainsi pu rejoindre gratuitement la manifestation parisienne, loin quand m&#234;me de l'objectif initial... d'une dizaine de milliers. Cependant cette tentative a renforc&#233; la structuration du mouvement &#224; l'&#233;chelle de la ville en fixant un objectif commun. &#192; travers elle s'est amorc&#233;e une centralisation entre les lyc&#233;es qui allait aboutir tardivement (le 5 avril) &#224; la tenue d'une coordination lyc&#233;enne locale. Elle a &#233;galement transform&#233; les structures (AG d'apr&#232;s manif, comit&#233; de mobilisation) en un v&#233;ritable cadre d'organisation des activit&#233;s militantes &#224; l'&#233;chelle de Lyon.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une victoire et un peu d'amertume&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au sujet de l'extension en dehors des campus, deux lignes se distinguent : une premi&#232;re, ax&#233;e sur les &#171; actions directes &#187; et anim&#233;e par des militants anarchistes ou ceux du syndicat &#233;tudiant FSE , propose d'occuper les locaux de l'UMP, les voies ferr&#233;es, les p&#233;ages et les p&#233;riph&#233;riques ; une seconde, soutenue notamment par l'extr&#234;me gauche trotskyste, LCR et LO (majorit&#233; et Fraction), propose des diffusions de tracts en direction des salari&#233;s. Auchan, Renault Trucks, Brandt, Bosch puis Rhodia voient se succ&#233;der les &#233;tudiants &#224; leurs portes, parfois par groupes d'une cinquantaine, munis de tracts qui portent au recto les revendications locales et au verso celles des &#233;tudiants ou l'appel des coordinations nationales. Le comit&#233; ville, rassemblant maintenant 200 personnes, refl&#232;te ces deux tendances mais r&#233;ussit n&#233;anmoins &#224; cimenter les diff&#233;rents modes d'action qui en l'&#233;tat de la mobilisation ne s'excluent pas. Il y a m&#234;me une &#233;volution des actions directes dans le sens d'une extension au monde du travail, avec une pr&#233;occupation de plus en plus nette de travailler avec les syndicats et non contre eux ou &#224; c&#244;t&#233;. Le travail avec les unions locales comme celle de V&#233;nissieux a &#233;t&#233; fructueux, et des liens se maintiennent encore aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mobilisation plus tardive qu'ailleurs, arrivait &#224; son apog&#233;e le 4 avril. 45 000 personnes manifestaient &#224; Lyon, et les troupes ne semblaient pas devoir rapidement faiblir. C'est apr&#232;s cette date que se tiennent les plus grosses AG sur les campus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le retrait du CPE est alors ressenti de mani&#232;re contradictoire et v&#233;cu comme une victoire en demi-teinte, un ach&#232;vement un peu amer du mouvement. Le lundi 10 avril les AG d&#233;croissent nettement, tandis que se maintient un noyau de militants d&#233;termin&#233;s, qui d&#233;passe nettement les seuls militants organis&#233;s, et cherche de nouveaux cadres de mobilisation, comme des collectifs de lutte contre la pr&#233;carit&#233; et la loi Ceseda, et comment s'inscrire dans la dur&#233;e et continuer le combat contre l'ensemble de la loi d'&#171; &#233;galit&#233; des chances &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les coordinations et la t&#226;che difficile mais indispensable de mettre sur pied une direction d&#233;mocratique
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-coordinations-et-la-tache-difficile-mais-indispensable-de-mettre-sur-pied</link>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>CPE
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		<description>Le mouvement a &#233;t&#233; depuis le d&#233;but organis&#233; en assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales (AG). Sa progression puis son d&#233;clin se sont mesur&#233;s &#224; leur fr&#233;quentation. Les premi&#232;res journ&#233;es nationales (7 f&#233;vrier, puis 7 mars) ont &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;es par les syndicats des &#233;tudiants et des salari&#233;s. Mais tr&#232;s vite, les AG se sont donn&#233; les moyens de se coordonner pour proposer un calendrier, des revendications et discuter des probl&#232;mes politiques et organisationnels pos&#233;s par le mouvement. &lt;br /&gt;Ainsi d&#232;s le 18 f&#233;vrier une coordination nationale se&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le mouvement a &#233;t&#233; depuis le d&#233;but organis&#233; en assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales (AG). Sa progression puis son d&#233;clin se sont mesur&#233;s &#224; leur fr&#233;quentation. Les premi&#232;res journ&#233;es nationales (7 f&#233;vrier, puis 7 mars) ont &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;es par les syndicats des &#233;tudiants et des salari&#233;s. Mais tr&#232;s vite, les AG se sont donn&#233; les moyens de se coordonner pour proposer un calendrier, des revendications et discuter des probl&#232;mes politiques et organisationnels pos&#233;s par le mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi d&#232;s le 18 f&#233;vrier une coordination nationale se met en place, &#224; l'initiative des JCR (organisation de jeunesse li&#233;e &#224; la LCR). Elle se tiendra d&#233;sormais tous les week-ends. Les universit&#233;s y sont repr&#233;sent&#233;es par des d&#233;l&#233;gu&#233;s mandat&#233;s par les AG, &#224; raison de 7 par site bloqu&#233; ou en gr&#232;ve et de 3 par site mobilis&#233;. Le nombre de sites repr&#233;sent&#233;s ne cessera de cro&#238;tre pour atteindre 120 &#224; Lyon, le 8 avril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'organisation du mouvement appartenait ainsi en th&#233;orie aux gr&#233;vistes eux-m&#234;mes, en tout cas &#224; la frange la plus mobilis&#233;e. M&#234;me si la coordination n'&#233;tait pas le premier sujet d'int&#233;r&#234;t, surtout dans les facs peu mobilis&#233;es, personne n'a remis en cause son existence, pas m&#234;me les socialistes de l'UNEF. Seule une petite minorit&#233; de facs l'a boycott&#233;e, notamment Poitiers ou Brest.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une impulsion pour les d&#233;bats dans les AG&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au fur et &#224; mesure que le mouvement s'&#233;tendait et que les AG s'&#233;toffaient, la coordination a pes&#233; de plus en plus chez les &#233;tudiants. &#192; Rennes le 18 f&#233;vrier puis &#224; Toulouse le 25, une plate-forme de revendications a &#233;t&#233; d&#233;finie. Elle a &#233;t&#233; discut&#233;e et amend&#233;e dans la plupart des AG&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir &#171; appel de Toulouse &#187; sur le site http://coordinationanticpe.org' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. C'est cela qui a permis la diffusion dans les facs des revendications principales : retrait de l'ensemble de la loi &#171; &#233;galit&#233; des chances &#187; et du CNE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias ont pr&#233;tendu, apr&#232;s le 10 avril, que ces revendications auraient &#233;t&#233; pr&#233;cipitamment ajout&#233;es au lendemain du retrait du CPE. Preuve seulement que depuis des semaines ils n'avaient pas accord&#233; beaucoup d'attention aux d&#233;cisions des structures que s'&#233;tait donn&#233;es le mouvement (coordinations nationale, locales et AG) pour la porter presque uniquement sur les seuls syndicats officiels. Une des raisons sans doute pour lesquelles beaucoup de salari&#233;s sympathisants, et m&#234;me des lyc&#233;ens, n'avaient entendu parl&#233; que d'un mouvement anti-CPE... L'axe essentiel qui ressortait des travaux de toutes les coordinations &#233;tait pourtant bien : il faut construire un mouvement d'ensemble contre la pr&#233;carit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une impulsion pour le mouvement d'ensemble&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Difficile de mesurer l'effet r&#233;el des appels hebdomadaires de la coordination nationale proposant des pistes pour l'extension de la lutte. En revanche, il est facile de mesurer que c'&#233;tait en phase avec les aspirations des gr&#233;vistes. Si beaucoup de lyc&#233;es ont rejoint d'eux-m&#234;mes le mouvement, de nombreux &#233;tablissements ont &#233;t&#233; d&#233;bray&#233;s par les &#233;tudiants qui voulaient acc&#233;l&#233;rer le processus. De m&#234;me la propagande en direction des salari&#233;s n'a fait que prendre de l'ampleur au fur et &#224; mesure : diffusions de tracts, actions communes, participation des repr&#233;sentants &#233;tudiants aux intersyndicales, tentatives de mettre en place des AG &#171; interprofessionnelles &#187;, c'est-&#224;-dire r&#233;unissant &#233;tudiants et salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coordination nationale n'a pas su s'imposer au niveau des m&#233;dias (en partie &#224; cause des pr&#233;jug&#233;s &#224; l'encontre de la presse d'une partie de ses membres, mais pas seulement). Elle n'en a pas moins jou&#233; le r&#244;le d'une des directions du mouvement. C'est elle qui a appel&#233; aux journ&#233;es du 16 et du 23 mars, qui ont rassembl&#233; 125 000 puis 250 000 &#233;tudiants et lyc&#233;ens. C'est elle qui a appel&#233; aux blocages des axes routiers et ferroviaires qui ont connu le succ&#232;s que l'on sait d&#233;but avril. C'est elle aussi qui, la premi&#232;re, a appel&#233; au 4 avril et propos&#233; aux syndicats d'en faire une nouvelle journ&#233;e de gr&#232;ve et de manifestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coordination s'est prononc&#233;e tr&#232;s t&#244;t pour le refus de toute n&#233;gociation avant le retrait complet de la loi &#171; &#233;galit&#233; des chances &#187; et du CNE. Certes l'intersyndicale n'a pas int&#233;gr&#233; ces revendications &#224; sa plate-forme. Pourtant l'Unef, mais aussi les conf&#233;d&#233;rations de salari&#233;s, ont bien senti la pression des AG &#233;tudiantes sur cette question. Tout en acceptant de discuter avec les parlementaires les 5 et 6 avril, elles se sentaient encore tenues d'affirmer qu'il n'y aurait pas de n&#233;gociations avant le retrait pur et simple du CPE.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des obstacles qui n'ont pas pu &#234;tre lev&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les militants &#233;lus dans les AG &#233;taient reconnus pour leur r&#244;le dans la gr&#232;ve, mais aussi connus pour leur engagement politique ou syndical. Ainsi, toutes les forces politiques pr&#233;sentes dans le mouvement - mais aucune majoritaire - &#233;taient repr&#233;sent&#233;es dans la coordination : les socialistes de la majorit&#233; de l'Unef, l'extr&#234;me gauche (LO et sa Fraction, JCR, LCR, CNT) et les &#171; autonomes &#187; (une force non organis&#233;e mais qui se retrouvait sur de nombreux votes et de nombreuses attitudes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers ont tout fait pour exclure ou repousser les organisations, en particulier l'Unef, sans y parvenir. Insultes, cris, votes contest&#233;s, cette lutte permanente entre les forces organis&#233;es et les &#171; autonomes &#187; explique la dur&#233;e des d&#233;bats (32 heures d'affil&#233;e &#224; Lille) ; elle a aussi un peu entam&#233; parfois le cr&#233;dit de la coordination nationale aupr&#232;s des &#233;tudiants. Que des d&#233;l&#233;gu&#233;s aient &#233;t&#233; aveugl&#233;s par des discours d&#233;magogiques contre la &#171; bureaucratie &#187; s'explique par le climat anti-organisation qui existe aujourd'hui parfois dans la jeunesse ; par les attitudes, effectivement bureaucratiques parfois de la direction de l'Unef, qui n'ont pas aid&#233; &#224; combattre mais ont confort&#233; ces pr&#233;jug&#233;s ; mais aussi par celles, tout aussi peu d&#233;mocratiques (car m&#234;me un groupuscule peut se comporter en petit appareil) des syndicats soi-disant radicaux (Sud-&#233;tudiant, F&#233;d&#233;ration syndicale &#233;tudiante) qui surfaient sur ces sentiments dans le seul but de concurrencer l'Unef, en se moquant pas mal des int&#233;r&#234;ts du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les socialistes et l'ultra-gauche s'opposent ensemble au comit&#233; national de gr&#232;ve&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du coup, tr&#232;s vite, la question de donner une v&#233;ritable direction au mouvement, &#233;lue et r&#233;vocable &#224; tout moment mais reconnue comme telle, est devenue la pierre d'achoppement de la coordination. Et les oppositions venaient tant des autonomes, &#224; qui toute id&#233;e d'organisation donne des boutons, que de l'Unef qui ne voulait pas voir son monopole m&#233;diatique contest&#233;. &#192; Poitiers ces deux courants, pour ces raisons bien diff&#233;rentes, ont fait front contre la proposition des r&#233;volutionnaires d'&#233;lire un bureau qui serait un v&#233;ritable comit&#233; national de la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s la semaine suivante, la question allait &#234;tre discut&#233;e dans beaucoup d'AG. Agac&#233;s de voir le pr&#233;sident de l'Unef, Bruno Julliard, en seul repr&#233;sentant autoproclam&#233; de leur mouvement, de nombreux &#233;tudiants souhaitaient l'&#233;lection de porte-parole de la coordination. L'Unef a du s'y r&#233;soudre, mais a continu&#233; de flatter les pr&#233;jug&#233;s anti-organisation de ceux qui se croyaient les plus radicaux : le comit&#233; national de gr&#232;ve fut refus&#233; au profit d'un groupe de porte-parole au mandat strictement limit&#233;. Trop peu et trop tard pour que la coordination s'impose comme une direction du mouvement &#233;tudiant au yeux des conf&#233;d&#233;rations, sans parler des millions de salari&#233;s qui n'ont particip&#233; que de loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette faiblesse a contribu&#233; au reflux brutal d&#232;s le lendemain de l'annonce du retrait du CPE : les syndicats ayant d&#233;cr&#233;t&#233; que les revendications &#233;taient satisfaites, aucune voix assez puissante ne se faisait entendre pour dire qu'il y avait plus &#224; gagner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par manque de confiance en elle-m&#234;me et parce que les r&#233;volutionnaires n'ont pas toujours r&#233;ussi &#224; convaincre, la coordination a &#233;chou&#233; &#224; populariser au-del&#224; des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales l'exigence des &#233;tudiants d'engager une lutte d'ensemble contre la pr&#233;carit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant elle a permis de poser des &#233;ch&#233;ances, ce qui a exerc&#233; une pression certaine sur les directions syndicales. Et l'exp&#233;rience d'une auto-organisation, m&#234;me limit&#233;e et imparfaite, du niveau local au national, laissera des traces. Les r&#233;volutionnaires, en premier lieu les JCR et la Fraction de Lutte ouvri&#232;re, ont eu raison d'intervenir dans cette coordination pour tenter d'en faire une v&#233;ritable direction du mouvement, m&#234;me s'ils n'ont pas atteint leur but. C'est une question de principe que d'encourager par tous les moyens les gr&#233;vistes &#224; diriger d&#233;mocratiquement leur mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rapha&#235;l PRESTON &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Structuration r&#233;gionale et structuration lyc&#233;enne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au niveau r&#233;gional, les coordinations, l&#224; o&#249; elles ont exist&#233;, ont pris des formes diff&#233;rentes. &#192; Lyon, en plus des AG sur toutes les facs et lyc&#233;es mobilis&#233;s, se tenait deux fois par semaine une AG de ville, ouverte &#224; tous, jeunes et moins jeunes, &#233;tudiants et salari&#233;s, qui permettait de discuter de l'&#233;tat du mouvement et d'organiser manifs et actions sur la ville. Ce fonctionnement a &#233;t&#233; test&#233; sur Paris o&#249; trois AG ouvertes se sont tenues &#224; l'issue des premi&#232;res manifs en f&#233;vrier. Malheureusement, l'opposition &#171; d'autonomes &#187;, refusant les tribunes comme les ordres du jour, et &#224; vrai dire toute forme d'organisation, a impos&#233; la n&#233;cessit&#233; de cr&#233;er une coordination parisienne o&#249; ne pouvaient s'exprimer que des d&#233;l&#233;gu&#233;s mandat&#233;s par les AG. D&#232;s la seconde r&#233;union, un bureau de coordination r&#233;vocable a &#233;t&#233; &#233;lu, charg&#233; d'organiser les initiatives vot&#233;es en coordination : &#233;dition de tracts &#224; destination des salari&#233;s, organisation d'actions, choix des parcours des manifestations &#233;tudiantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les AG ne se sont r&#233;ellement tenues que dans une minorit&#233; de lyc&#233;es. Mais m&#234;me l&#224; o&#249; il y en avait, la n&#233;cessit&#233; de se coordonner &#233;tait encore plus grande que dans les facs : alors que les universit&#233;s rassemblent plusieurs milliers voire plusieurs dizaines de milliers d'&#233;tudiants, les effectifs d'un lyc&#233;e se comptent en centaines. Par endroit, des coordinations locales ou d&#233;partementales de lyc&#233;ens sont apparues. &#192; Cherbourg une AG inter-lyc&#233;es a rassembl&#233; jusque 1 200 &#233;l&#232;ves. Mais ce sont souvent les AG des facs qui attiraient les lyc&#233;ens mobilis&#233;s et devenaient un point de rencontre. La coordination nationale a accept&#233; tardivement d'accueillir les lyc&#233;ens, et au maximum une cinquantaine d'&#233;tablissements y ont &#233;t&#233; repr&#233;sent&#233;s (sur les 4 800 que compte le pays). L'&#233;chec de sa structuration, et pas seulement les vacances, explique en partie que le mouvement lyc&#233;en soit retomb&#233; plus vite d&#232;s la fin de la semaine du 4 avril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R.P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir &#171; appel de Toulouse &#187; sur le site &lt;a href=&#034;http://coordinationanticpe.org&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://coordinationanticpe.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La gauche et les centrales syndicales : contribution &#224; la victoire... et &#224; ses limites
</title>
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		<dc:date>2006-04-25T16:26:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Syndicats
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>CPE
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		<description>Les partis de gauche et les centrales syndicales, aux yeux de la population, ont largement contribu&#233; au retrait du CPE. &lt;br /&gt;D&#232;s l'annonce mi-janvier du CPE par Villepin, l'ensemble de la gauche politique et syndicale a pr&#233;sent&#233; un visage uni. C'est d'abord pass&#233; par des d&#233;clarations communes et par la cr&#233;ation de collectifs unitaires r&#233;clamant le retrait du projet. &#199;a a &#233;t&#233; ensuite l'annonce d'une journ&#233;e de manifestations appel&#233;e par tous le 7 f&#233;vrier. Ces premi&#232;res initiatives ainsi que l'activit&#233;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Premier-recul-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Premier recul du gouvernement : le CPE enterr&#233;&#8230; restent le CNE et la pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-CPE-+" rel="tag"&gt;CPE
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les partis de gauche et les centrales syndicales, aux yeux de la population, ont largement contribu&#233; au retrait du CPE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s l'annonce mi-janvier du CPE par Villepin, l'ensemble de la gauche politique et syndicale a pr&#233;sent&#233; un visage uni. C'est d'abord pass&#233; par des d&#233;clarations communes et par la cr&#233;ation de collectifs unitaires r&#233;clamant le retrait du projet. &#199;a a &#233;t&#233; ensuite l'annonce d'une journ&#233;e de manifestations appel&#233;e par tous le 7 f&#233;vrier. Ces premi&#232;res initiatives ainsi que l'activit&#233; militante de la gauche &#224; travers ses organisations politiques et syndicales de jeunesse (aux c&#244;t&#233;s de celle de bon nombre de groupes d'extr&#234;me gauche) a contribu&#233; &#224; la mobilisation de la jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant les 2 mois de mobilisation &#233;tudiante et lyc&#233;enne qui ont suivi, les journ&#233;es unitaires de manifestations, puis de manifestations et de gr&#232;ves, de plus en plus rapproch&#233;es, ont marqu&#233; les &#233;tapes majeures du mouvement. Et c'est le succ&#232;s croissant de ces journ&#233;es, jusqu'aux manifestations de 2 ou 3 millions du 28 mars et du 4 avril, qui a &#233;t&#233; un instrument de la victoire. Durant toute cette p&#233;riode, le front de la gauche, en particulier syndicale, a affich&#233; sa fermet&#233;, les intersyndicales se succ&#233;dant et r&#233;affirmant syst&#233;matiquement le refus de toute n&#233;gociation jusqu'au retrait du CPE (du seul CPE, il est vrai). Le recul de Villepin semble bien, de prime abord, une victoire de la gauche et des syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Bataille parlementaire et perspective &#233;lectorale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais pour d&#233;termin&#233;e qu'elle ait pu appara&#238;tre, la politique des partis de gauche et des conf&#233;d&#233;rations syndicales a comport&#233; bien des limites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est flagrant en ce qui concerne les partis de gauche, en premier lieu le Parti socialiste dont aucune des autres formations de gauche, ni les Verts, ni le PC, ne s'est clairement d&#233;marqu&#233;e. Le PS a affirm&#233; d&#232;s le d&#233;part son opposition au CPE, mais il a surtout port&#233; la bataille sur le terrain parlementaire : une bataille d'amendements au Parlement, qui ne pouvait &#234;tre que toute symbolique &#233;tant donn&#233; la majorit&#233; &#233;crasante dont y dispose l'UMP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PS s'est surtout manifest&#233; en multipliant ses &#171; contre-propositions &#187; : Hollande et son &#171; contrat s&#233;curit&#233; formation &#187;, Royal et ses &#171; emplois tremplin &#187;, Strauss-Khan et son &#171; contrat de transition vers l'emploi &#187; ou Aubry et son dispositif &#171; entr&#233;e dans la vie active &#187;. Les projets sont nombreux, autant que de candidats socialistes dans la course pr&#233;sidentielle. Tous, sous couvert de formation des jeunes, visent &#224; donner des couleurs plus ou moins sociales &#224; la pr&#233;carit&#233;, pas des moyens de l'&#233;radiquer. Et cette liste &#224; rallonge montre que, tout en soutenant la mobilisation dans la rue, le PS &#233;tait surtout pr&#233;occup&#233; d'enfoncer dans la t&#234;te des jeunes et des moins jeunes que la vraie bataille se d&#233;roulerait en 2007, dans les urnes, et que la seule alternative aux attaques de la droite &#233;tait le retour de la gauche aux affaires. Quelques semaines avant que la rue n'enterre le CPE, Fran&#231;ois Hollande avouait encore ne concevoir son abrogation que dans le cadre d'une victoire &#233;lectorale de la gauche en 2007. Il y avait mieux en mati&#232;re d'encouragement au mouvement !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;En avant, sous la pression du mouvement...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les conf&#233;d&#233;rations syndicales ont montr&#233; plus de r&#233;solution. Plus m&#234;me, il faut le reconna&#238;tre, que ce qu'on pouvait craindre au d&#233;part. N'avaient-elles pas laiss&#233; passer le CNE sans bouger le petit doigt ? N'avaient-elles pas attendu deux mois pour organiser, le 4 octobre, une journ&#233;e de protestation ? N'avaient-elles pas, surtout, &#233;vit&#233; soigneusement de donner une suite &#224; celle-ci ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, m&#234;me si cette fois elles ont r&#233;agi plus vite, en proposant une journ&#233;e d'action d&#232;s le 7 f&#233;vrier, comment ne pas s'interroger sur leur r&#233;elle volont&#233; de donner une suite, dont elles se gardaient bien de parler ? Devant la mont&#233;e de la mobilisation &#233;tudiante, elles l'ont fait. Tant mieux. La crainte de perdre tout cr&#233;dit (d&#233;j&#224; pas si grand) aupr&#232;s des travailleurs a peut-&#234;tre jou&#233;, sans oublier la concurrence entre les centrales (les positions dures d'une CFDT habituellement plus que molle ne s'expliquent pas autrement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la raison essentielle, c'est manifestement la pression exerc&#233;e par la jeunesse, laquelle les a mises au pied du mur. La journ&#233;e du 7 f&#233;vrier avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; organis&#233;e &#224; la demande expresse des organisations politiques et syndicales de jeunes et d'&#233;tudiants, y compris de gauche, MJC ou MJS, Unef ou Conf&#233;d&#233;ration &#233;tudiante, voire les jeunes CGT. Celle du 7 mars a d&#251; son succ&#232;s &#224; la mobilisation croissante du mouvement &#233;tudiant qui a mis &#224; profit les quatre semaines (de vacances) pour amener de plus en plus de jeunes dans la rue, dans la gr&#232;ve des cours et sur les blocages. Et la multiplication des journ&#233;es nationales qui ont suivi, comme leur rythme acc&#233;l&#233;r&#233; (7 mars, 18 et 28 mars, puis 4 avril) a correspondu &#224; l'acc&#233;l&#233;ration de la mobilisation des jeunes comme &#224; la multiplication de leurs actions pour obtenir une jonction dans la lutte avec les travailleurs : adresses explicites au monde du travail, diffusions de tracts devant les entreprises, rencontres avec des salari&#233;s, mises sur pied d'actions communes, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;... pour le contr&#244;ler et le limiter&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si on peut se f&#233;liciter de la fermet&#233; inhabituelle des centrales syndicales dans cette affaire (du moins jusqu'au 4 avril), c'est qu'elles ont d&#251; composer avec le mouvement de la jeunesse. Au fur et &#224; mesure de la mont&#233;e du mouvement, elles ont &#233;t&#233; contraintes de se positionner sur les propositions de la Coordination nationale : en soutenant du bout des l&#232;vres la journ&#233;e &#233;tudiante du 23 mars, pour n&#233;anmoins proposer celle du 28 et en reprenant ensuite l'&#233;ch&#233;ance du 4 avril fix&#233;e par la coordination. Elles ont &#233;t&#233; oblig&#233;es de le faire parce qu'entre les journ&#233;es appel&#233;es par l'intersyndicale, la jeunesse s'est donn&#233;e ses propres &#233;ch&#233;ances de manifestations et d'actions et qu'elle a manifest&#233; la pr&#233;occupation constante de l'extension du mouvement au monde du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la coordination nationale &#233;tudiante a bien pu se d&#233;mener pour proposer la perspective d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale reconductible : les conf&#233;d&#233;rations se sont absolument refus&#233;es d'afficher clairement l'objectif d'un v&#233;ritable mouvement d'ensemble, que la succession des journ&#233;es d'action de plus en plus rapproch&#233;es commen&#231;ait pourtant &#224; mettre &#224; l'ordre du jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement &#233;tudiant tout entier pouvait bien faire siennes les revendications de retrait de toute la loi sur l'&#233;galit&#233; des chances et du CNE, voire poser le probl&#232;me g&#233;n&#233;ral de la pr&#233;carit&#233;. Impavide, l'intersyndicale s'en est tenue au seul retrait du CPE. Trois millions de jeunes et de travailleurs &#233;taient dans la rue, deux fois de suite &#224; huit jours d'intervalle, mais toujours pas question de souligner le lien entre toutes les attaques du gouvernement et du patronat contre ces jeunes et ces travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain du succ&#232;s sans pr&#233;c&#233;dent de la journ&#233;e du 4 avril, le rapport des forces pouvait bien &#234;tre d&#233;sormais en faveur des &#233;tudiants et des salari&#233;s : les conf&#233;d&#233;rations se sont bien gard&#233;es de reprendre &#224; leur compte les nouvelles &#233;ch&#233;ances fix&#233;es par les &#233;tudiants et se sont content&#233;es d'attendre sagement le premier recul du gouvernement sans pousser plus loin l'avantage.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La n&#233;cessit&#233; d'une direction ind&#233;pendante&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'espace de quelques semaines les conf&#233;d&#233;rations ont chang&#233; d'attitude mais pas de nature. Et si ces quelques semaines ont montr&#233; une chose, c'est bien que ce n'est que sous la pression de la base qu'on peut les forcer &#224; avancer... et sous une pression redoubl&#233;e &#224; d&#233;passer les limites qu'elles se sont fix&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour exercer une pression qui aurait oblig&#233; la gauche et les syndicats &#224; aller au-del&#224; des limites qu'ils s'&#233;taient assign&#233;es - obtenir une victoire limit&#233;e sur Villepin afin de se positionner au mieux pour 2007 - il aurait fallu plus de d&#233;termination des salari&#233;s ou plus d'organisation des jeunes en lutte. La n&#233;cessit&#233; d'une v&#233;ritable direction du mouvement, ind&#233;pendante de la gauche politique et syndicale, pleinement consciente de son r&#244;le et de sa repr&#233;sentativit&#233;, est bien une des le&#231;ons essentielles du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yves LEFORT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_198 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L350xH222/ps-2-4282f.gif?1528368055' width='350' height='222' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;L'Unef : un pied dans les AG, un pied &#224; l'intersyndicale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les organisations &#233;tudiantes de la gauche ont jou&#233; un r&#244;le ambigu dans le mouvement, l'Unef en particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses militants (y compris leur majorit&#233; li&#233;e au PS) ont contribu&#233; &#224; construire la mobilisation, particip&#233; aux assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales (qu'ils ont &#233;galement souvent impuls&#233;es) et repris les revendications des coordinations en d&#233;fendant la perspective d'une lutte d'ensemble contre le CPE, le CNE et la LEC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, la m&#234;me Unef &#233;tait pr&#233;sente dans les intersyndicales, et par la voix de son pr&#233;sident, Bruno Julliard, a apport&#233; pratiquement sans r&#233;serve la caution du mouvement &#233;tudiant aux limites impos&#233;es par les conf&#233;d&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Schizophr&#233;nie ? Cette ambivalence n'&#233;tait possible que dans la mesure o&#249; l'Unef gardait pratiquement seule le devant de la sc&#232;ne et que n'&#233;mergeait pas une autre direction repr&#233;sentative du mouvement pleinement reconnue, non seulement par les &#233;tudiants mobilis&#233;s, mais par le reste de la population. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, au d&#233;but du mouvement, l'Unef a tent&#233; de faire cavalier seul en claquant la porte de la premi&#232;re Coordination nationale &#224; Rennes et en boycottant la seconde &#224; Toulouse. Puis, lorsqu'elle fut contrainte de reconna&#238;tre la repr&#233;sentativit&#233; de la coordination nationale en y participant, de s'efforcer d'y retarder la cr&#233;ation de porte-parole ou de limiter leurs possibilit&#233;s d'intervention.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Besan&#231;on : mobilisation et bonne humeur
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		<dc:date>2006-04-25T16:17:25Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>CPE
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		<description>En d&#233;cembre 2003, la fac de lettres ayant d&#233;j&#224; connu un mois de blocage contre la r&#233;forme LMD, une partie des &#233;tudiants alors actifs ont rapidement constitu&#233; l'ossature du mouvement de cette ann&#233;e. En f&#233;vrier, un collectif anti-CPE s'est constitu&#233; r&#233;unissant presque toutes les organisations de gauche et d'extr&#234;me gauche, du PS &#224; la CNT en passant par les syndicats &#233;tudiants, et ne s'est dissout que pour faire place au mouvement. &lt;br /&gt;La force des traditions &lt;br /&gt;Dans les derniers jours de f&#233;vrier, au retour des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Premier-recul-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Premier recul du gouvernement : le CPE enterr&#233;&#8230; restent le CNE et la pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-CPE-+" rel="tag"&gt;CPE
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2003, la fac de lettres ayant d&#233;j&#224; connu un mois de blocage contre la r&#233;forme LMD, une partie des &#233;tudiants alors actifs ont rapidement constitu&#233; l'ossature du mouvement de cette ann&#233;e. En f&#233;vrier, un collectif anti-CPE s'est constitu&#233; r&#233;unissant presque toutes les organisations de gauche et d'extr&#234;me gauche, du PS &#224; la CNT en passant par les syndicats &#233;tudiants, et ne s'est dissout que pour faire place au mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La force des traditions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans les derniers jours de f&#233;vrier, au retour des vacances, les AG sur la fac ne r&#233;unissaient encore que le milieu politis&#233; et syndical soit environ 30 &#224; 50 personnes. Mais d&#232;s la premi&#232;re semaine de mars, ces &#233;tudiants s'investissent dans un &#171; caf&#233; solidaire &#187; : une table d'information avec tracts et militants qui invitent les &#233;tudiants qui passent &#224; discuter et &#224; prendre un caf&#233; meilleur que celui de la machine &#224; c&#244;t&#233; et &#224; prix libre, un type d'action militante syst&#233;matique depuis plusieurs ann&#233;es, populaire et relativement efficace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 15 mars, une AG de 500 personnes, chiffre in&#233;dit jusqu'alors, vote la gr&#232;ve et le blocage. Seuls 30 &#233;tudiants votent contre. En fait les blocages, effectifs durant une semaine, ont rapidement perdu leur raison d'&#234;tre... devant le peu de v&#233;h&#233;mence des &#233;tudiants &#224; vouloir aller en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, les AG hebdomadaires votant le blocage r&#233;uniront de 1 000 &#224; 1 500 personnes. Les autres AG dites &#171; de gr&#233;vistes &#187;, moins fournies (entre 50 et 200 personnes), &#233;tant min&#233;es par des discussions interminables sur des points de d&#233;tails pratiques faisaient fuir une partie des gr&#233;vistes. Un comit&#233; de gr&#232;ve (au d&#233;but propos&#233; par les seuls militants de la Fraction de LO et de la LCR, puis accept&#233; finalement par toutes les organisations de gauche et d'extr&#234;me gauche) est cr&#233;&#233; pour r&#233;gler les modalit&#233;s pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et par ailleurs, malgr&#233; une certaine m&#233;fiance, les positions de la coordination ont souvent &#233;t&#233; reprises localement, mises &#224; part certaines formulations d&#233;cr&#233;tant la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, qui restait pourtant un objectif. Deux points ont &#233;t&#233; ajout&#233;s localement sans &#234;tre repris par la coordination nationale : l'embauche en CDI de tous les pr&#233;caires du priv&#233; et la titularisation des pr&#233;caires du public qui le souhaitent ; le rejet de la r&#233;forme du code du s&#233;jour des &#233;trangers (Ceseda). Le premier refl&#233;tait une volont&#233; d'&#233;tendre le mouvement vers les salari&#233;s du priv&#233; et de faire un geste en direction du personnel des facs qui soutenait le mouvement ; le Ceseda &#233;tait une pr&#233;occupation en raison d'un mouvement en f&#233;vrier contre l'expulsion d'&#233;tudiants &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait l'occupation de la fac s'est d&#233;roul&#233;e d'un bout &#224; l'autre sans les gros probl&#232;mes rencontr&#233;s dans les autres villes, l'administration de la fac ayant laiss&#233; utiliser les salles et les amphis comme nous le voulions : projections de films, cours alternatifs de profs soutenant le mouvement, conf&#233;rences de groupes ext&#233;rieurs au milieu universitaire ou concerts. Toutes ces animations remarqu&#233;es et appr&#233;ci&#233;es ont donn&#233; une image festive au mouvement... sans l'emp&#234;cher de participer pleinement &#224; la mobilisation g&#233;n&#233;rale du monde &#233;tudiant et tenter comme celui-ci de s'&#233;tendre aux lyc&#233;ens et aux salari&#233;s... ou &#224; la fac de sciences, dont la derni&#232;re mobilisation r&#233;elle remontait &#224; la lutte de novembre-d&#233;cembre1995.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les sciences &#224; leur tour&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'extension du mouvement au d&#233;but du mois de mars et sa m&#233;diatisation &#224; travers les &#233;v&#233;nements de la Sorbonne ayant pourtant chang&#233; la donne, les quelques &#233;tudiants de sciences qui participaient &#224; la lutte &#224; travers la fac de lettres d&#233;cid&#232;rent de se lancer et d'appeler &#224; une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale le 20 mars. C'est ainsi que plus de 600 personnes vinrent se masser dans un amphi qui ne comptait que 400 places et que, dans un joyeux bazar, la gr&#232;ve puis le blocage furent vot&#233;s. Blocage tout de suite contest&#233; mais confirm&#233; le lendemain dans un nouveau vote impos&#233; par les anti-blocages et l'administration : une majorit&#233; de 55 % sortit des urnes, qui devait rester &#224; peu pr&#232;s la m&#234;me au cours de chacun des votes (toujours par urne) qui seront organis&#233;s deux fois par semaine pendant presque un mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, le mouvement &#233;tait parti, avec plus de difficult&#233;s d'organisation qu'&#224; la fac de lettres, faute de militants aguerris, mais tout aussi festif pour ceux qui se retrouvaient tous les soirs devant la fac, parfois jusqu'&#224; une heure avanc&#233;e de la nuit, pour organiser des barbecues, boire de la bi&#232;re, &#233;couter de la musique, etc. Une touche de fra&#238;cheur apport&#233;e au mouvement, m&#234;me si ceux plus impliqu&#233;s dans les actions et des t&#226;ches techniques d'organisation, n'appr&#233;ciaient pas toujours... l'insouciance de leurs camarades.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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