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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Lire
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		<dc:subject>Culture
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		<dc:subject>Livre
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		<dc:subject>Am&#233;rique latine
</dc:subject>

		<description>Le r&#234;ve de Bolivar &lt;br /&gt;Marc Saint-Up&#233;ry &lt;br /&gt;370 pages, 12,50 &#8364;. &lt;br /&gt;&#201;ditions La d&#233;couverte. Ce livre, paru pour d&#233;but 2007, vient d'&#234;tre r&#233;&#233;dit&#233; en format poche. Sous-titr&#233; &#171; Le d&#233;fi des gauches sud-am&#233;ricaines &#187; , il fournit des &#233;l&#233;ments sur les politiques de la gauche (ou des gauches) au pouvoir en Am&#233;rique du Sud. Trois pays sont l'objet d'un chapitre sp&#233;cifique : le Br&#233;sil de Lula, le Venezuela de Ch&#225;vez, l'Argentine des Kirchner. Un autre est consacr&#233; aux questions indienne et noire. Le dernier est consacr&#233; aux&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-60-novembre-decembre-2008-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 60, novembre-d&#233;cembre 2008
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le r&#234;ve de Bolivar&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Saint-Up&#233;ry&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;370 pages, 12,50 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;ditions La d&#233;couverte.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Ce livre, paru pour d&#233;but 2007, vient d'&#234;tre r&#233;&#233;dit&#233; en format poche. Sous-titr&#233; &lt;em&gt; &#171; Le d&#233;fi des gauches sud-am&#233;ricaines &#187; &lt;/em&gt;, il fournit des &#233;l&#233;ments sur les politiques de la gauche (ou des gauches) au pouvoir en Am&#233;rique du Sud. Trois pays sont l'objet d'un chapitre sp&#233;cifique : le Br&#233;sil de Lula, le Venezuela de Ch&#225;vez, l'Argentine des Kirchner. Un autre est consacr&#233; aux questions indienne et noire. Le dernier est consacr&#233; aux relations internationales en Am&#233;rique du Sud, avec &#233;videmment la question des relations avec les &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur, qui r&#233;side en &#201;quateur, se pr&#233;sente comme un journaliste et un &lt;em&gt; &#171; militant de gauche &#187; &lt;/em&gt;qui croit encore &#224; la &lt;em&gt; &#171; transformation sociale &#187; &lt;/em&gt;et &#224; la &lt;em&gt; &#171; mobilisation populaire &#187; &lt;/em&gt;, mais qui &lt;em&gt; &#171; ne croit pas &#224; la r&#233;volution &#187; &lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre, &#224; la lecture agr&#233;able, a le m&#233;rite en moins de 400 pages de donner des &#233;l&#233;ments tr&#232;s concrets sur la r&#233;alit&#233; sociale et politique du continent. L'auteur laisse la parole &#224; de nombreux interlocuteurs (hommes politiques, militants de gauche, journalistes ou simples habitants) qu'il a rencontr&#233;s au cours de son enqu&#234;te. Il nous plonge dans la r&#233;alit&#233; du racisme des &#233;lites blanches vis-&#224;-vis des Indiens, ou dans les espoirs de la population des bidonvilles de Caracas en Ch&#225;vez. Mais il donne aussi des rappels historiques, le p&#233;ronisme en Argentine ou l'histoire de la politique p&#233;troli&#232;re du Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'auteur ne cache pas ses sympathies et espoirs pour ces gouvernements de gauche, il ne tombe pas dans l'apologie. Ce qui permet de percevoir les fortes limites de cette gauche, et combien insuffisantes sont ces politiques pour en finir avec l'extr&#234;me in&#233;galit&#233; qui r&#232;gne dans ce continent. Il a aussi le m&#233;rite de se d&#233;marquer fermement de la th&#232;se des &#171; deux gauches &#187;, qui voudrait absolument distinguer une gauche mod&#233;r&#233;e, d'une autre, radicale, symbolis&#233;e par Ch&#225;vez, une image d'&#201;pinal du commentaire politique, aussi bien reprise par des admirateurs de la mod&#233;ration d'un Lula que par une partie des altermondialistes et de l'extr&#234;me-gauche qui ne jure que par Ch&#225;vez. Saint-Up&#233;ry met en lumi&#232;re nombre de continuit&#233;s avec les politiques des gouvernements ant&#233;rieurs : ainsi la politique de nationalisme p&#233;trolier au Venezuela pr&#233;c&#232;de largement Ch&#225;vez. Les alliances ou les diff&#233;rends entre les pays sud-am&#233;ricains s'expliquent d'abord par les int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques et g&#233;opolitiques et non par les &#233;tiquettes politiques des uns et des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ouvrage qui peut servir d'une bonne introduction &#224; l'Am&#233;rique du Sud actuelle, et dont on finit la lecture en ayant vraiment le sentiment d'avoir appris quelque chose sur ce continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michel CHARVET&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Le mirage du Mercosur
</title>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Am&#233;rique latine
</dc:subject>

		<description>Le march&#233; commun r&#233;gional des pays du C&#244;ne Sud de l'Am&#233;rique latine, le Mercosur, mis en place il y a 15 ans &#224; l'initiative du Br&#233;sil et l'Argentine, peut-il constituer un rempart aux vis&#233;es expansionnistes de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain sur le continent ? Les USA se proposent en effet de cr&#233;er sous leur houlette une Zone de libre &#233;change des Am&#233;riques (la ZLEA) regroupant tous les pays d'Am&#233;rique (&#224; l'exception de Cuba). Ou bien ce Mercosur est-il seulement une mani&#232;re pour les bourgeoisies des deux&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le march&#233; commun r&#233;gional des pays du C&#244;ne Sud de l'Am&#233;rique latine, le Mercosur, mis en place il y a 15 ans &#224; l'initiative du Br&#233;sil et l'Argentine, peut-il constituer un rempart aux vis&#233;es expansionnistes de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain sur le continent ? Les USA se proposent en effet de cr&#233;er sous leur houlette une Zone de libre &#233;change des Am&#233;riques (la ZLEA) regroupant tous les pays d'Am&#233;rique (&#224; l'exception de Cuba). Ou bien ce Mercosur est-il seulement une mani&#232;re pour les bourgeoisies des deux puissances dites &#171; &#233;mergentes &#187;, Br&#233;sil et Argentine, de s'int&#233;grer au futur march&#233; commun am&#233;ricain, mais en y marchandant leur place ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si le Mercosur &#233;tait destin&#233; &#224; favoriser les affaires des grands patrons br&#233;siliens et argentins, il &#233;tait pour les m&#234;mes raisons avantageux aux entreprises &#233;trang&#232;res (nord-am&#233;ricaines et europ&#233;ennes) implant&#233;es dans ces pays. Il contribuait m&#234;me d'une certaine fa&#231;on &#224; favoriser les investissements &#233;trangers dans les pays du Mercosur destin&#233;s &#224; offrir ainsi un plus vaste march&#233;. Il &#233;tait un des volets aussi de la politique de restructuration des &#233;conomies nationales du Br&#233;sil et de l'Argentine de la d&#233;cennie 1990. D&#233;r&#233;glementations et privatisations ont amen&#233; l'explosion des investissements directs &#233;trangers vers ces pays : au Br&#233;sil, ils passaient de 89 millions de dollars en 1991 &#224; 2 milliards en 1992, pour culminer &#224; 30 milliards en 2000 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Br&#233;sil par exemple, la restructuration de la production automobile, avec d&#233;localisations et gains de productivit&#233;, a ruin&#233; l'industrie automobile de l'&#201;tat de Sao Paulo - qui a perdu 916 000 emplois industriels entre 1991 et 1996. Le terrain &#233;tait par contre favorable &#224; l'installation de Renault d&#233;but 1997, suivie des grands &#233;quipementiers et manufacturiers fran&#231;ais (Valeo, Michelin), ainsi qu'au red&#233;ploiement de Chrysler, Volkswagen et sa filiale Audi. Ces constructeurs se sont install&#233;s dans l'&#201;tat du Parana, au sud du pays, &#224; proximit&#233; de l'Argentine, de l'Uruguay et du Paraguay, profitant de la position g&#233;ographique d'une r&#233;gion cruciale pour l'exportation vers les autres pays du Mercosur. La zone de libre-&#233;change sud-am&#233;ricaine ainsi que l'objectif d'une union douani&#232;re servaient leurs int&#233;r&#234;ts, tout autant que ceux des grandes bourgeoisies locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La population, elle, n'eut droit qu'au co&#251;t social des restructurations.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un march&#233; r&#233;gional d&#233;pendant du march&#233; commun voulu par les &#201;tats-Unis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De toute fa&#231;on, la fragilit&#233; du Mercosur vient aussi et surtout de l'ext&#233;rieur : les crises qui ont secou&#233; le syst&#232;me financier &#224; la fin des ann&#233;es 1990, cons&#233;quence de la d&#233;pendance de ces pays vis-&#224;-vis de l'imp&#233;rialisme, l'ont montr&#233;. Le Br&#233;sil a proc&#233;d&#233; &#224; la d&#233;valuation de sa monnaie de 40 %, en accord avec le FMI sans consulter son voisin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le ralentissement des &#233;changes intra-r&#233;gionaux &#224; la fin des ann&#233;es 1990, Lula et Kirchner se proposent de donner &#224; ce Mercosur un nouvel &#233;lan. Une bonne partie de la gauche et les syndicats br&#233;siliens se complaisent &#224; pr&#233;senter le Mercosur et les propositions de Lula comme un &#171; projet alternatif &#187; s'opposant au ZLEA envisag&#233; par les USA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Mercosur et ZLEA ne sont pas contradictoires. D'autant que si le march&#233; commun am&#233;ricain se cr&#233;e, un march&#233; commun r&#233;gional n'a aucune chance de lui faire concurrence. L'&#233;conomie des USA constitue 70 % du PIB des Am&#233;riques, celle du Br&#233;sil seulement 10 % (et l'Argentine 3 %). Mais 10 %, ce n'est pas n&#233;gligeable, par rapport aux petits pays avoisinants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi le Br&#233;sil de &lt;em&gt;&#171; l'alter-mondialiste &#187; &lt;/em&gt;Lula a fait le choix de s'impliquer dans les n&#233;gociations de mise en place du ZLEA tout en renfor&#231;ant le Mercosur. Question de conserver sa marge de man&#339;uvre dans la r&#233;gion, comme les n&#233;gociations commerciale du Mercosur avec la communaut&#233; europ&#233;enne. Et question d'avoir plus de poids dans ses marchandages avec les &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cela, la bourgeoise br&#233;silienne (comme la bourgeoisie argentine ou uruguayenne), est pr&#234;te, au nom de la rivalit&#233; entre Mercosur et USA aujourd'hui, au nom des contraintes du march&#233; commun am&#233;ricain demain, &#224; demander de nouveaux sacrifices aux travailleurs br&#233;siliens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simone CANETTI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> La grande braderie des ann&#233;es 1990
</title>
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		<dc:date>2005-03-07T20:39:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Am&#233;rique latine
</dc:subject>

		<description>Les recettes impos&#233;es &#224; l'Am&#233;rique Latine au nom de la dette ont &#233;t&#233; une aubaine pour les investisseurs nord-am&#233;ricains et europ&#233;ens. Le petit tableau du montant des privatisations effectu&#233;es dans les trois plus grands pays est parlant. &lt;br /&gt;Valeur des privatisations (en millions de dollars)Source : CEPAL &lt;br /&gt;Pr&#232;s de la moiti&#233; des investissements &#233;trangers au cours de ces dix ann&#233;es ont &#233;t&#233; des acquisitions d'entreprises existantes, essentiellement des entreprises d'&#201;tat. Les deux grandes vagues de privatisations&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les recettes impos&#233;es &#224; l'Am&#233;rique Latine au nom de la dette ont &#233;t&#233; une aubaine pour les investisseurs nord-am&#233;ricains et europ&#233;ens. Le petit tableau du montant des privatisations effectu&#233;es dans les trois plus grands pays est parlant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Valeur des privatisations (en millions de dollars)&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Source : CEPAL&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class='spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1990&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1991&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1992&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1993&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1994&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1995&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1996&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1997&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1998&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1999&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;2000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;TOTAL&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Argentine&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;2139&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1896&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;5312&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;4589&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1441&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1340&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1033&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;969&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;598&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;4082&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;309&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;23708&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Br&#233;sil&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1564&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;2451&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;2621&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1972&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;910&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;3752&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;17400&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;36600&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;4440&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;12260&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;83970&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Mexique&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;3580&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;10716&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;6799&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;2507&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;771&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;84&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;581&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;360&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;4298&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;29696&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;TOTAL pour toute l'Am&#233;rique Latine&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;5876&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;16702&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;14886&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;10179&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;8529&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;4281&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;12541&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;24668&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;42291&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;12374&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;18464&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;170791&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Pr&#232;s de la moiti&#233; des investissements &#233;trangers au cours de ces dix ann&#233;es ont &#233;t&#233; des acquisitions d'entreprises existantes, essentiellement des entreprises d'&#201;tat. Les deux grandes vagues de privatisations ont eu lieu dans les ann&#233;es 1991-1992, au Mexique d'abord, puis en Argentine. La seconde en 1997-1998 concerna encore l'Argentine et surtout le Br&#233;sil, l&#224; o&#249; le montant total des entreprises privatis&#233;es &#224; &#233;t&#233; le plus consid&#233;rable.
Ce fut notamment au Br&#233;sil la vente de Telebras, op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie. Un succ&#232;s pour le Br&#233;sil avait titr&#233; la presse : les ventes aux ench&#232;res de la firme, le mercredi 29 juillet 1998 &#224; la bourse de Rio de Janeiro, auraient rapport&#233; 19 milliards de dollars aux caisses de l'&#201;tat. Les plus heureux &#233;taient les acheteurs, dont le principal, la compagnie espagnole Telefonica. Si heureux qu'ils semblent avoir remerci&#233; leurs bienfaiteurs : quelques mois plus tard, un scandale d&#233;frayait la chronique : le pr&#233;sident du Br&#233;sil Cardoso avec l'ancien pr&#233;sident Collor et quelques autres auraient touch&#233; sur un compte au Bahamas la r&#233;mun&#233;ration de leurs interventions en faveur des principaux b&#233;n&#233;ficiaires de cette fameuse vente aux ench&#232;res.
France T&#233;l&#233;com pour sa part s'est mis sous la dent, en partage avec l'espagnole Telefonica, les t&#233;l&#233;phones argentins. L'eau revenait entre autres &#224; Vivendi, les lignes d'autobus &#224; tant de petites PME sous contr&#244;le &#233;tranger que leurs tarifs ont explos&#233;.
Sur les 500 premi&#232;res entreprises latino-am&#233;ricaines et cara&#239;b&#233;ennes, 149 &#233;taient &#233;trang&#232;res au d&#233;but des ann&#233;es 1990, 231 &#224; la fin de la d&#233;cennie. Le nombre des entreprises publiques, parmi ces 500 grosses, &#233;tait en revanche pass&#233; de 87 &#224; 38 sur la m&#234;me p&#233;riode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien Forgeat&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Une poudri&#232;re sociale
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		<dc:subject>Am&#233;rique latine
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		<dc:subject>Monde
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		<description>L'Am&#233;rique latine d'aujourd'hui, o&#249; 75 % de la population vit dans les villes (la m&#234;me proportion qu'en France), est bien loin de celle des ann&#233;es 1960, quand la grande majorit&#233; des pauvres &#233;taient encore paysans. Cette Am&#233;rique &#233;tait surtout marqu&#233;e par les gu&#233;rillas paysannes, dans le sillage de la r&#233;volution cubaine. Celle du d&#233;but du XXI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle l'a &#233;t&#233; par les &#233;meutes et la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de d&#233;cembre 2000 en Argentine, puis les &#233;meutes de Cordoba (la seconde ville d'Argentine) en d&#233;cembre 2001, les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Am&#233;rique latine d'aujourd'hui, o&#249; 75 % de la population vit dans les villes (la m&#234;me proportion qu'en France), est bien loin de celle des ann&#233;es 1960, quand la grande majorit&#233; des pauvres &#233;taient encore paysans. Cette Am&#233;rique &#233;tait surtout marqu&#233;e par les gu&#233;rillas paysannes, dans le sillage de la r&#233;volution cubaine. Celle du d&#233;but du XXI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle l'a &#233;t&#233; par les &#233;meutes et la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de d&#233;cembre 2000 en Argentine, puis les &#233;meutes de Cordoba (la seconde ville d'Argentine) en d&#233;cembre 2001, les &#233;meutes de Montevideo (Uruguay) en ao&#251;t 2002, la gr&#232;ve au P&#233;rou en mai 2003.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;R&#233;voltes paysannes et ouvri&#232;res&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1960, une grande partie de la gauche ou l'extr&#234;me gauche voyait dans la paysannerie pauvre d'Am&#233;rique Latine (plus g&#233;n&#233;ralement du tiers-monde) la force sociale la plus susceptible de jouer un r&#244;le de premier plan, et dans les gu&#233;rillas ou le Che, les mod&#232;les politiques de la lutte contre les injustices, ou de la r&#233;volution &#224; venir, c'&#233;tait selon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait d&#233;j&#224; discutable. La Bolivie, le Chili avaient &#233;t&#233; marqu&#233;s par les luttes des mineurs de l'&#233;tain ou du cuivre. En Argentine, la contestation ouvri&#232;re &#224; la fin des ann&#233;es 1960 &#233;tait profonde. Elle devint quasi-insurrectionnelle au tournant des ann&#233;es 1970 &#224; Cordoba, ville de l'industrie automobile. Elle ne fut &#233;touff&#233;e que par la dictature militaire du g&#233;n&#233;ral Videla en 1976. Au Chili encore, en 1973, c'est bien la classe ouvri&#232;re et non la politique d'Allende que craignaient l'arm&#233;e et la bourgeoisie chilienne quand elles ont organis&#233; (avec l'appui des USA) le coup d'&#201;tat du g&#233;n&#233;ral Pinochet.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La classe ouvri&#232;re latino-am&#233;ricaine&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sans parler du secteur minier bien plus ancien, dans les deux principaux pays d'Am&#233;rique du Sud, l'Argentine et le Br&#233;sil, le tournant vers l'industrialisation avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; pris depuis 30 ans. C'est la crise de 1929 qui, paradoxalement, a permis &#224; l'Am&#233;rique latine de s'industrialiser. L'effondrement du commerce mondial avait emp&#234;ch&#233; les exportations des productions agricoles traditionnelles (la viande argentine, le caf&#233; br&#233;silien). Les plus grands &#201;tats ont engag&#233; une politique de d&#233;veloppement industriel pour fabriquer les produits qu'ils ne pouvaient importer. La seconde guerre mondiale et la p&#233;riode de l'imm&#233;diat apr&#232;s guerre rel&#226;cha aussi la pression imp&#233;rialiste et encouragea ces d&#233;veloppements industriels que souvent les r&#233;gimes accompagnaient d'une rh&#233;torique nationaliste. Ce fut le cas de Peron, en Argentine (de 1946 &#224; 1955) qui, au sortir de la seconde guerre mondiale, essaya de n&#233;gocier plus d'ind&#233;pendance vis-&#224;-vis de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain et acquit une popularit&#233; qui marque encore la vie politique et syndicale du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin des ann&#233;es 1960, en Argentine, l'industrie comptait d&#233;j&#224; pour plus de 30 % du PIB alors qu'elle repr&#233;sentait moins de 15 % dans plusieurs pays voisins. Elle employait plus de 2,2 millions d'ouvriers. General Motors y avait d&#233;j&#224; implant&#233; ses usines automobiles. Au Br&#233;sil &#233;mergeait de grands p&#244;les industriels avec une sid&#233;rurgie, une industrie de construction m&#233;canique... La ville de Sao Paulo passait de 2,4 millions d'habitants en 1950 &#224; 8,4 millions en 1970. Elle a aujourd'hui plus de 18 millions d'habitants, c'est la 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; plus grande agglom&#233;ration du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les taux de croissance d'un pays comme le Br&#233;sil ont &#233;t&#233; de l'ordre des 6 % par an dans les ann&#233;es 1960 &#224; 70. On parlait &#224; l'&#233;poque du &#171; miracle br&#233;silien &#187;. &#192; l'&#233;chelle du continent, la croissance du secteur industriel &#233;tait de l'ordre de 6,4 % en moyenne sur la p&#233;riode 1950-1974.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une bourgeoisie opulente&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les riches d'Am&#233;rique Latine ne se r&#233;sument plus, et depuis longtemps, aux seuls grands propri&#233;taires latifundiaires ou possesseurs de plantations. Ils sont aussi et surtout la grande bourgeoisie industrielle et commer&#231;ante. Une bourgeoisie qui n'est pas seulement compradore, comme dans bien des pays du tiers-monde, mais une bourgeoisie semblable et &#233;troitement li&#233;e &#224; la bourgeoisie nord-am&#233;ricaine (&#224; la bourgeoisie europ&#233;enne dans une moindre mesure), non seulement parce qu'elle partage avec les trusts am&#233;ricains ou europ&#233;ens une partie de ses investissements dans les entreprises d'Am&#233;rique Latine, mais parce qu'elle place aussi et souvent au Nord une partie des capitaux et des b&#233;n&#233;fices qu'elle r&#233;alise chez elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'industrialisation des ann&#233;es 1960-1970 s'est faite en grande partie &#224; base d'emprunts. Si les capitaux nationaux ou &#233;trangers investissaient pour ouvrir des usines, les &#201;tats assumaient l'environnement n&#233;cessaire au d&#233;veloppement industriel, &#224; commencer par les infrastructures de transports, t&#233;l&#233;communication, &#233;lectricit&#233;, services publics urbains, etc. Et les banques nord-am&#233;ricaines ou europ&#233;ennes leur consentaient des pr&#234;ts avec garantie d'&#201;tat. Jusqu'&#224; aboutir &#224; la crise de la dette des ann&#233;es 1980.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le co&#251;t social des recettes du FMI&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les mesures d'aust&#233;rit&#233; draconiennes impos&#233;es par le FMI au nom du paiement de la dette ont pes&#233; lourdement sur le niveau de vie de la population laborieuse dans les ann&#233;es 1980-1990. Elles en ont enrichi d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PIB baisse de 8 % sur la d&#233;cennie 1980 &#224; l'&#233;chelle de l'Am&#233;rique latine, ce chiffre d&#233;gringolant &#224; plus de 20 % en Argentine, au P&#233;rou, en Bolivie. La population pauvre a pay&#233; la note. Par des baisses impressionnantes des salaires : au P&#233;rou, le pouvoir d'achat de la classe ouvri&#232;re a baiss&#233; de 40 % entre 1973 et 1978. Par des vagues de privatisations o&#249; les &#201;tats bradaient tout ce qui &#233;tait vendable : infrastructure de transport, t&#233;l&#233;phonie, banques, etc. Ainsi le Mexique mit 1000 entreprises publiques (soit 87 % des entreprises) aux ench&#232;res entre 1983 et 1991, au prix de 1000 milliards de dollars. Et quand les services publics n'&#233;taient pas privatis&#233;s, ils &#233;taient d&#233;graiss&#233;s massivement : 100 000 fonctionnaires argentins perdirent leur emploi en 1991-1992.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de pauvres recens&#233;s en Am&#233;rique latine est pass&#233; de 136 &#224; 200 millions au cours de la d&#233;cennie 1980. On en compte aujourd'hui 222 millions (soit 43 % de la population), dont 96 millions d'indigents (soit 18 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me la frange la moins ais&#233;e des classes moyennes s'est retrouv&#233;e fr&#233;quemment plong&#233;e dans la pr&#233;carit&#233; au cours des deux derni&#232;res d&#233;cennies. D&#233;j&#224; au d&#233;but des ann&#233;es 1990, on parlait en Argentine des membres des classes moyennes victimes des restructurations, ne pouvant plus payer leur loyer, quittant leur quartier pour rejoindre les &lt;em&gt;villas miserias&lt;/em&gt;, les bidonvilles argentins. Pr&#233;figuration des cons&#233;quences de la crise r&#233;cente. En Argentine fin 2001, en Uruguay quelques mois plus tard, la petite bourgeoisie a pay&#233;, elle aussi, la facture de la crise financi&#232;re de l'ann&#233;e 2002.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'aggravation des in&#233;galit&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La grande bourgeoisie latino-am&#233;ricaine, tout comme les investisseurs nord-am&#233;ricains ou europ&#233;ens, a largement tir&#233; profit des restructurations et privatisations au rabais des ann&#233;es 1980 et 90.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs capitalistes mexicains, qui avaient rachet&#233; des entreprises privatis&#233;es &#224; bas prix, se sont ainsi hiss&#233;s au hit-parade des plus riches du monde. Le plus riche d'entre eux, &#224; la 17&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; place du classement Forbes, Carlos Slim, poss&#232;de la compagnie de t&#233;l&#233;phone mexicaine privatis&#233;e TELMEX. On &#233;value sa fortune au revenu annuel de 20 millions de mexicains. Ces grands bourgeois latino-am&#233;ricains sont extr&#234;mement li&#233;s &#224; la bourgeoisie nord-am&#233;ricaine et r&#233;investissent une bonne part de leurs capitaux dans les puissances imp&#233;rialistes. Inversement, l'Am&#233;rique latine est une ar&#232;ne o&#249; agissent les grandes multinationales am&#233;ricaines, mais aussi europ&#233;ennes. Il en est de m&#234;me des bourgeoisies argentines ou br&#233;siliennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Br&#233;sil, les 10 % les plus riches per&#231;oivent 45,7 % des revenus du pays. Les 10 % les plus pauvres ne per&#231;oivent qu'un centi&#232;me de la richesse. Les 60 % les plus pauvres 21 % des revenus. Le Br&#233;sil est l'un des pays les plus in&#233;galitaires, mais toute l'Am&#233;rique latine est marqu&#233;e par ce clivage entre une mince couche riche et une masse de pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette grande masse mis&#233;rable vit aujourd'hui dans les villes. Travailleurs de l'industrie, bien s&#251;r, mais aussi et surtout toute une fraction de la population qui a fui la mis&#232;re paysanne pour atterrir dans les favelas sans trouver pour autant un sort meilleur. Ce que les statistiques appellent l'emploi &#171; informel &#187; sont les petits boulots de d&#233;brouille : cireur de chaussures, vendeur ambulant, ouvrier &#224; domicile pour un petit fabricant du textile, chauffeur de minibus improvis&#233; pour pallier l'incurie des transports publics, femme de m&#233;nage... Plus de la moiti&#233; des emplois sont dans l'informel. Sans compter que bien souvent, les travailleurs du secteur &#171; formel &#187; se retrouvent dans l'obligation de cumuler un ou plusieurs petits boulots pour faire vivre leur famille ou basculent vite de ce secteur &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1970, la classe ouvri&#232;re faisait d&#233;j&#224; peur &#224; la bourgeoisie am&#233;ricaine. Vingt ans plus tard, l'Am&#233;rique latine compte 40 millions de travailleurs du secteur industriel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel CHARVET&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Am&#233;rique du Sud : une nouvelle gauche... contre les travailleurs
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Am&#233;rique latine
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		<description>Le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mars dernier, le nouveau pr&#233;sident socialiste d'Uruguay, Tabar&#233; Vazquez, vainqueur du scrutin d'octobre dernier, a pris ses fonctions &#224; Montevideo. Il est le sixi&#232;me pr&#233;sident de gauche &#224; acc&#233;der au pouvoir en Am&#233;rique Latine ces derni&#232;res ann&#233;es, apr&#232;s Hugo Ch&#225;vez au Venezuela en d&#233;cembre 1998, Ricardo Lagos au Chili en janvier 2000, Luiz In&#225;cio da Silva, dit Lula, au Br&#233;sil en octobre 2002, Lucio Guti&#233;rrez en &#201;quateur le mois suivant, puis Nestor Kirchner en Argentine en mai 2003. Si l'Uruguay&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mars dernier, le nouveau pr&#233;sident socialiste d'Uruguay, Tabar&#233; Vazquez, vainqueur du scrutin d'octobre dernier, a pris ses fonctions &#224; Montevideo. Il est le sixi&#232;me pr&#233;sident de gauche &#224; acc&#233;der au pouvoir en Am&#233;rique Latine ces derni&#232;res ann&#233;es, apr&#232;s Hugo Ch&#225;vez au Venezuela en d&#233;cembre 1998, Ricardo Lagos au Chili en janvier 2000, Luiz In&#225;cio da Silva, dit Lula, au Br&#233;sil en octobre 2002, Lucio Guti&#233;rrez en &#201;quateur le mois suivant, puis Nestor Kirchner en Argentine en mai 2003. Si l'Uruguay n'est qu'une petite enclave de 3,4 millions d'habitants entre Br&#233;sil et Argentine, les six pays pass&#233;s &#224; gauche repr&#233;sentent 270 millions d'habitants (dont 180 millions pour le seul Br&#233;sil), soit les trois-quarts de la population de l'Am&#233;rique du Sud et l'essentiel de ses richesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette sixi&#232;me victoire de la gauche latino-am&#233;ricaine contre &#171; l'ultra-lib&#233;ralisme &#187;, f&#234;t&#233;e sous une pluie de confettis n'a pas troubl&#233; le gouvernement Bush. Le porte-parole du Secr&#233;tariat d'&#201;tat des USA y est all&#233;, comme il se doit, de ses f&#233;licitations &#224; Vazquez pour son intronisation &#224; la t&#234;te d'un pays &lt;em&gt;&#171; partenaire et ami important &#187;&lt;/em&gt;. Et le journal am&#233;ricain &lt;em&gt;New York Times&lt;/em&gt; de commenter les r&#233;actions nord-am&#233;ricaines en ces termes : &lt;em&gt;&#171; Bien que nombre de ces nouveaux leaders soient issus de la gauche r&#233;volutionnaire, ils semblent moins inspir&#233;s, aujourd'hui, par Che Guevara que par Felipe Gonz&#225;lez, l'ancien premier ministre socialiste espagnol &lt;/em&gt;[...]&lt;em&gt; Ils ont montr&#233; qu'ils d&#233;siraient respecter les r&#232;gles &#233;tablies du jeu politique &lt;/em&gt;[...] &lt;em&gt;Ce pragmatisme g&#233;n&#233;ral rend l'administration Bush bien moins oppos&#233;e &#224; ce nouveau cours qu'elle l'e&#251;t &#233;t&#233; &#224; une autre &#233;poque... &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car si, d'un pays &#224; l'autre, cette gauche qui arrive au pouvoir est diverse, elle y acc&#232;de pour les m&#234;mes raisons : le m&#233;contentement populaire exacerb&#233; par l'aggravation du ch&#244;mage et de la pauvret&#233; et par l'accroissement des in&#233;galit&#233;s sociales. Et elle s'y donne la m&#234;me t&#226;che : poursuivre la politique des gouvernements auxquelles elle succ&#232;de, mais en calmant le m&#233;contentement social.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La d&#233;mocratisation des ann&#233;es 1980 et les exigences du FMI&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est dans les ann&#233;es 1980 que la plupart des pays d'Am&#233;rique latine avaient officiellement renou&#233; avec la d&#233;mocratie. Ce qui, dans un pays pauvre, ne veut pas dire l'absence d'intervention de l'arm&#233;e &#224; la moindre &#233;meute. Les dictatures mises en place sur la quasi-totalit&#233; des pays d'Am&#233;rique du Sud et Centrale &#224; la fin des ann&#233;es 1960 ou au d&#233;but des ann&#233;es 1970 (1964 au Br&#233;sil, 1973 au Chili et en Uruguay, 1976 en Argentine) avaient fait leur temps. La vague des r&#233;volutions anticoloniales du tiers-monde et la r&#233;volution cubaine, pouvant &#233;chapper &#224; la main mise de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain en jouant de la rivalit&#233; entre l'Est et l'Ouest, avaient fait craindre aux &#201;tats-Unis une explosion sociale de l'Am&#233;rique Latine. En 1980, on n'en &#233;tait plus l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paralys&#233;es par la corruption et la faillite financi&#232;re de leurs r&#233;gimes, &#233;branl&#233;es par une remont&#233;e du m&#233;contentement social, les dictatures militaires se retiraient les unes apr&#232;s les autres, quand elles n'y &#233;taient pas discr&#232;tement pouss&#233;es par les &#201;tats-Unis eux-m&#234;mes. L'Argentine renouait avec un r&#233;gime civil en 1983, apr&#232;s l'&#233;chec de l'aventure de la guerre des Malouines, engag&#233;e par le r&#233;gime militaire pour redorer son blason. Apr&#232;s une vague de gr&#232;ves et manifestations, l'arm&#233;e uruguayenne laissait le pouvoir l'ann&#233;e suivante. Les militaires br&#233;siliens, eux aussi aux prises avec des gr&#232;ves, pratiquaient depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1980 une politique d'ouverture (reconnaissance des partis interdits, amnisties, nouvelles &#233;lections l&#233;gislatives). Ils passaient la main en 1985. Seul Pinochet, au Chili, restait au pouvoir jusqu'en 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan &#233;conomique aussi la situation avait chang&#233;. La politique de cr&#233;dits accord&#233;s largement aux &#201;tats des pays du tiers-monde ou semi-d&#233;velopp&#233;s comme les grands pays d'Am&#233;rique Latine, qui permettait de leurs vendre des &#233;quipements, ne paraissaient plus aussi s&#251;rs aux banquiers des pays riches. La dette des pays d'Am&#233;rique Latine devenait irremboursable. On d&#233;cr&#233;tait ces pays insolvables et envoyait les huissiers se payer sur la b&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les recettes impos&#233;es par le FMI allaient co&#251;ter cher &#224; la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Argentine, c'est le pr&#233;sident radical Ra&#250;l Alfons&#237;n qui, en consacrant tous les exc&#233;dents du commerce ext&#233;rieur au payement de la dette, avec une d&#233;valuation de 5 000 % et une augmentation des taux d'int&#233;r&#234;t, entama cette politique. Un p&#233;roniste (donc suppos&#233; plus ou moins de gauche et li&#233; aux syndicats), Carlos Menem, prenait son relais en 1989. Il acc&#233;l&#233;rait la privatisation de toutes les entreprises publiques, imposait la flexibilit&#233; du travail. Le co&#251;t pour la population laborieuse de ses mesures (sans parler de la corruption du r&#233;gime), aboutit au retour en 1999 d'un nouveau pr&#233;sident radical... qui dut d&#233;missionner apr&#232;s les &#233;meutes de d&#233;cembre 2001. C'est d'un pays o&#249; le ch&#244;mage touche 30 % de la population active, o&#249; un salari&#233; sur deux touche moins de 500 pesos (environ 160 &#8364;) et o&#249; la moiti&#233; de la population ne b&#233;n&#233;ficie d'aucune couverture sociale, dont h&#233;rite aujourd'hui Kirchner, p&#233;roniste &#224; nouveau, mais cette fois vraiment de gauche, nous dit-on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me cheminement au Br&#233;sil, o&#249; le premier pr&#233;sident civil, Jos&#233; Sarney (Alliance d&#233;mocratique) avait commenc&#233; son r&#232;gne par une r&#233;forme mon&#233;taire et surtout un blocage des salaires. Son successeur Fernando Henrique Cardoso, du Parti social d&#233;mocrate (parti qui a eu &#224; certaines &#233;lection l'appui de PT de Lula), pr&#233;sident de 1994 &#224; 2002, r&#233;alisa les plus grandes fourn&#233;es de privatisations de services et d'entreprises publiques : plus en une seule ann&#233;e, 1998, que l'ensemble des privatisations argentines de 1990 &#224; 2000.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une gauche plurielle, mais assagie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;em&gt;&#171; nouvelles gauches &#187;,&lt;/em&gt; qui prennent aujourd'hui le relais, se sont constitu&#233;es &#224; partir d'ingr&#233;dients forts divers et parfois surprenants en comparaison de la politique que nous connaissons ici, dans les pays d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Construit &#224; partir du mouvement syndical, le Parti des Travailleurs de Lula est probablement celui qui correspond le plus aux partis socialistes qui avaient vu le jour en Europe &#224; la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. &#192; cette diff&#233;rence que l'histoire ne se r&#233;&#233;crit pas et que le r&#233;formisme du jeune parti de Lula ressemble &#224; celui des social-d&#233;mocraties s&#233;niles de la fin du vingti&#232;me si&#232;cle, celui de Jospin, Schr&#246;der ou Blair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#234;tre &lt;em&gt;&#171; au long parcours r&#233;volutionnaire &#187;&lt;/em&gt;, d'apr&#232;s le quotidien El Pa&#237;s, mais aujourd'hui conseiller de Lula, Carlos Alberto Libanio Christo explique &#224; ce journal : &lt;em&gt;&#171; dans les ann&#233;es 60, la gauche que j'ai connue &#233;tait tr&#232;s dogmatique et doctrinaire &lt;/em&gt;[...] &lt;em&gt;L'id&#233;e selon laquelle il faut d'abord faire la r&#233;volution pour entrer ensuite dans l'appareil d'&#201;tat a &#233;volu&#233; au cours de ces ann&#233;es. [...] Aujourd'hui, en Am&#233;rique latine, la r&#233;volution n'int&#233;resse plus que deux milieux : les fabricants d'armes et l'extr&#234;me droite. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans &#234;tre, comme lui, retourn&#233;s r&#233;fl&#233;chir au couvent entre une folle jeunesse et un poste de conseiller pr&#233;sidentiel, un certain nombre d'anciens r&#233;volutionnaires des ann&#233;es 1960-70, intellectuels sinc&#232;rement r&#233;volt&#233;s par les injustices mais qui se voyaient en leaders de &lt;em&gt;&#171; leur &#187;&lt;/em&gt; peuple ont, semble-t-il, suivi des chemins analogues. &lt;em&gt;&#171; En Uruguay, nous avons une culture de la n&#233;gociation. Les Partis colorado et blanco &lt;/em&gt;[les deux partis de droite qui ont gouvern&#233; l'Uruguay ces 20 derni&#232;res ann&#233;es] &lt;em&gt;ont eu d'&#233;normes diff&#233;rences, mais ils ont appris &#224; n&#233;gocier, et cela explique leur maintien au gouvernement aussi longtemps. Nous en avons conclu que la rigidit&#233; ne dure pas &#187;&lt;/em&gt;, explique &#171; Pepe &#187; Mujica, le nouveau ministre de l'agriculture uruguayen (cit&#233; par &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; du 3 mars). Il dirige le MPP (Mouvement de participation populaire) le parti des anciens Tupamaros reconvertis &#224; la politique politicienne, la composante du Front &#233;largi qui a obtenu le plus grand nombre de si&#232;ges dans le nouveau parlement uruguayen. Pr&#233;sidente de ce parlement, Nora Castro ajoute : &lt;em&gt;&#171; Je suis toujours une &#171; Tupa &#187;.&lt;/em&gt; [...] &lt;em&gt;Le combat politique ne se fait plus les armes &#224; la main, mais la lutte contre les injustices sociales demeure la priorit&#233;. Il s'agit de retrouver une croissance durable, mais aussi une meilleure redistribution de la richesse. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau pr&#233;sident uruguayen, Vazquez, chef de file de ce Front &#233;largi est, quant &#224; lui, un politicien bourgeois plus classique. Comme l'est le pr&#233;sident chilien Lagos, ancien fonctionnaire aux Nations Unies puis &#224; l'Organisation Internationale du Travail. Ce dernier a m&#234;me &#233;t&#233; plusieurs fois ministre dans les gouvernements des pr&#233;sidents d&#233;mocrates-chr&#233;tiens entre 1990 et 2000. Quant au pr&#233;sident argentin Kirchner, il a d&#232;s son arriv&#233;e au pouvoir annonc&#233; la couleur en choisissant pour ministre de l'&#233;conomie, le ministre du gouvernement pr&#233;c&#233;dant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pr&#233;sidents v&#233;n&#233;zu&#233;liens et &#233;quatoriens Ch&#225;vez et Guti&#233;rrez sont d'une autre composante. Anciens militaires putschistes, ils sont sans doute l'expression d'une petite bourgeoisie nationaliste un peu radicale et &#233;tatiste, qui r&#234;ve de r&#233;duire la corruption ou moderniser le pays en r&#233;duisant le pillage de ses richesses en m&#234;me temps qu'ils nourrissent leurs ambitions personnelles. Et s'ils jouissent pour cela d'une certaine popularit&#233;, ils ne repr&#233;sentent pas plus que les autres les int&#233;r&#234;ts des pauvres et des travailleurs du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_147 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L300xH308/droitegauche-18518.gif?1528215570' width='300' height='308' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des luttes sociales qui n'ont pas dit leur dernier mot&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis la fin des dictatures militaires et surtout depuis la fin des ann&#233;es 1990, on a vu en Am&#233;rique Latine se d&#233;velopper les luttes sociales : manifestations de ch&#244;meurs, &#233;meutes contre les hausse de prix ou &#233;meutes de la faim, pillage de grandes surfaces, manifestations contre les privatisations. Et surtout d'importantes gr&#232;ves ouvri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont ces mouvements que la gauche au pouvoir s'efforce d'endormir en parlant d'un socialisme&lt;em&gt; &#171; les pieds sur terre &#187; &lt;/em&gt;et en promettant cette &lt;em&gt;&#171; croissance durable &#187; &lt;/em&gt;que les sacrifices demand&#233;s seraient cens&#233; engendrer. Les illusions qu'ils s'efforcent de cr&#233;er sont mortelles. Elles ne conduisent qu'&#224; des d&#233;ceptions et des retours de b&#226;ton. Avec cette diff&#233;rence sur la classique alternance gauche-droite de nos pays riches, que les retours de b&#226;ton du pass&#233; de l'Am&#233;rique Latine se sont souvent traduits par des milliers de morts et de nouvelles ann&#233;es de dictature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les retours de b&#226;ton pourraient bien cette fois venir de la classe ouvri&#232;re. Si elle ne se laisse pas endormir par les nouveaux leaders qui pr&#233;tendent gouverner en son nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier BELIN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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