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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Pays Basque : l'ETA rend les armes mais les &#201;tats persistent &#224; r&#233;primer
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Pays basque
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		<description>La lutte arm&#233;e initi&#233;e par l'ETA, (organisation ind&#233;pendantiste basque arm&#233;e), n&#233;e sous le franquisme, est d&#233;sormais termin&#233;e. L'organisation basque vient de rendre les armes. &lt;br /&gt;Cependant, il reste trois cent cinquante prisonniers basques dispers&#233;s dans toute la France et l'Espagne, souvent dans des conditions indignes. Certains sont gravement malades et on refuse de leur accorder des remises de peine, au m&#233;pris des lois. Cela ne saurait surprendre venant d'un &#201;tat espagnol qui n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; torturer&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La lutte arm&#233;e initi&#233;e par l'ETA, (organisation ind&#233;pendantiste basque arm&#233;e), n&#233;e sous le franquisme, est d&#233;sormais termin&#233;e. L'organisation basque vient de rendre les armes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il reste trois cent cinquante prisonniers basques dispers&#233;s dans toute la France et l'Espagne, souvent dans des conditions indignes. Certains sont gravement malades et on refuse de leur accorder des remises de peine, au m&#233;pris des lois. Cela ne saurait surprendre venant d'un &#201;tat espagnol qui n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; torturer et &#224; utiliser des truands contre l'ETA, au nom de la lutte contre le terrorisme. Mais l'&#201;tat fran&#231;ais n'h&#233;site pas &#224; s'aligner sur son voisin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Un an de prison pour quelques tweets
</title>
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		<dc:date>2017-04-03T17:21:24Z</dc:date>
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		<dc:subject>Pays basque
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		<dc:subject>Espagne
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		<dc:subject>Monde
</dc:subject>

		<description>L'image montre, sur fond de voie lact&#233;e, le sovi&#233;tique Youri Gagarine, l'am&#233;ricain Neil Armstrong et l'amiral Carrero Blanco, un casque d'astronaute sur la t&#234;te. R&#233;f&#233;rence potache &#224; l'assassinat par l'ETA (organisation ind&#233;pendantiste basque) en 1973 du bras droit du dictateur espagnol Franco : sa voiture avait vol&#233; &#224; 30 m&#232;tres de haut. L'attentat avait alors &#233;t&#233; c&#233;l&#233;br&#233; par tous ceux qui se battaient contre la dictature, y compris ceux qui condamnaient d&#233;j&#224; les m&#233;thodes de l'organisation arm&#233;e basque. &lt;br /&gt;La justice&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'image montre, sur fond de voie lact&#233;e, le sovi&#233;tique Youri Gagarine, l'am&#233;ricain Neil Armstrong et l'amiral Carrero Blanco, un casque d'astronaute sur la t&#234;te. R&#233;f&#233;rence potache &#224; l'assassinat par l'ETA (organisation ind&#233;pendantiste basque) en 1973 du bras droit du dictateur espagnol Franco : sa voiture avait vol&#233; &#224; 30 m&#232;tres de haut. L'attentat avait alors &#233;t&#233; c&#233;l&#233;br&#233; par tous ceux qui se battaient contre la dictature, y compris ceux qui condamnaient d&#233;j&#224; les m&#233;thodes de l'organisation arm&#233;e basque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La justice espagnole n'a pas le sens de l'humour lorsqu'on parle d'anciens dirigeants franquistes : elle a condamn&#233; &#224; un an de prison pour &#171; apologie du terrorisme &#187; l'auteure de ce tweet. L'ETA a renonc&#233; d&#233;finitivement &#224; la lutte arm&#233;e en 2011, mais les nostalgiques du franquisme, eux, ne d&#233;sarment pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> &#201;lections en Pays Basque d'Espagne : retour en forces des nationalistes radicaux
</title>
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		<dc:date>2011-06-15T12:29:40Z</dc:date>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Espagne
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		<dc:subject>Pays basque
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		<description>Alors que dans le reste de l'Espagne, les &#233;lections municipales et locales ont enregistr&#233; un recul spectaculaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) du premier ministre Jos&#233; Luis Zapatero, au profit de la droite incarn&#233;e par le Parti populaire (PP). &lt;br /&gt;Dans les quatre provinces basques, si le Parti socialiste d'Euskadi et le Parti socialiste de Navarre perdent environ un quart de leurs voix et de leurs si&#232;ges et ne repr&#233;sentent plus que 16 % des votants, ce tassement ne profite nullement au&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-76-juin-juillet-2011-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 76, juin-juillet 2011
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que dans le reste de l'Espagne, les &#233;lections municipales et locales ont enregistr&#233; un recul spectaculaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) du premier ministre Jos&#233; Luis Zapatero, au profit de la droite incarn&#233;e par le Parti populaire (PP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les quatre provinces basques, si le Parti socialiste d'Euskadi et le Parti socialiste de Navarre perdent environ un quart de leurs voix et de leurs si&#232;ges et ne repr&#233;sentent plus que 16 % des votants, ce tassement ne profite nullement au Parti populaire qui lui-m&#234;me recule m&#234;me l&#233;g&#232;rement (&#8211; 2 %). Il en va de m&#234;me des autres partis de droite et du centre qui existent localement puisqu'en Euskadi le Parti nationaliste basque (PNV &#8211; d&#233;mocrate chr&#233;tien) stagne tout en restant la premi&#232;re force politique (30 % des suffrages exprim&#233;s) alors qu'en Navarre les r&#233;gionalistes de l'Union du peuple navarrais (UPN) enregistrent eux aussi un l&#233;ger tassement mais dominent largement les autres forces politiques en recueillant plus de 35 % des voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait ce sont les nationalistes basques radicaux qui profitent le plus largement du recul du PSOE. Pour la premi&#232;re fois depuis huit ans ils avaient &#233;t&#233; autoris&#233;s par les tribunaux &#224; pr&#233;senter des listes au sein d'une coalition ind&#233;pendantiste baptis&#233;e Bildu (Rassembler). Et ils obtiennent dans ces &#233;lections leurs meilleurs r&#233;sultats depuis la fin du franquisme en devenant le second parti d'Euskadi derri&#232;re le PNV avec plus de 25 % des voix, plus d'un millier de conseillers municipaux, des dizaines de mairies et une premi&#232;re place remarqu&#233;e &#224; Saint-S&#233;bastien, capitale de la province du Guipuscoa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer ce succ&#232;s ? D'une part parce que l'opposition des nationalistes basques radicaux au gouvernement Zapatero n'&#233;tait pas que politique. Elle s'est aussi manifest&#233;e &#224; travers les trois gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales (en juin 2009, en juin 2010 et en janvier 2011) lanc&#233;es par les syndicats nationalistes ELA et LAB contre la politique d'aust&#233;rit&#233; du gouvernement espagnol, et notamment la r&#233;forme des retraites, le gel des salaires de la fonction publique et la r&#233;forme du droit du travail. Des gr&#232;ves auxquelles s'&#233;taient imm&#233;diatement oppos&#233;s le pr&#233;sident socialiste du gouvernement basque, Patxi Lopez, et l'Union g&#233;n&#233;rale des travailleurs (UGT), tr&#232;s li&#233;e au PSOE. De son c&#244;t&#233; l'autre grand syndicat espagnol, les Commissions ouvri&#232;res (CCOO), n'avait soutenu que celle de juin 2010, et que tr&#232;s mollement. &#192; l'inverse, ELA et LAB ont pris ce pr&#233;texte pour refuser de se joindre &#224; la journ&#233;e de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale appel&#233;e par UGT et CCOO le 29 septembre 2010. Il reste que lorsque ELA et LAB &#233;taient dans la rue le 27 janvier 2011, les dirigeants syndicaux de CCOO et UGT annon&#231;aient avoir trouv&#233; un accord avec le gouvernement et soutenir la r&#233;forme des retraites reculant l'&#226;ge de d&#233;part de 65 &#224; 67 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bildu a donc recueilli les voix non seulement des opposants irr&#233;ductibles &#224; la politique du gouvernement central de Madrid, qu'il soit de droite ou de gauche (ces derniers constituent le fonds &#233;lectoral permanent du nationalisme radical) mais aussi celles des d&#233;&#231;us de la politique sociale et &#233;conomique de Zapatero. &#192; cela il faut sans doute aussi ajouter des voix venues tant de la gauche nationaliste mod&#233;r&#233;e que d'&#233;lecteurs du PNV d&#233;sormais rassur&#233;s par la condamnation sans &#233;quivoque de Bildu de la violence et des attentats de l'ETA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le succ&#232;s de Bildu est un camouflet &#224; tous ceux qui &#224; Madrid avaient tent&#233; de lui interdire jusqu'au dernier moment de se pr&#233;senter (aux rangs desquels les dirigeants du PSOE et du PP, les magistrats de la Cour supr&#234;me et 5 des 11 juges du Tribunal constitutionnel, la police et la guardia civil qui ont poursuivi avec z&#232;le arrestations et incarc&#233;rations des supporters de Bildu), il ne pr&#233;sume en rien de ce que sera la politique de cette nouvelle coalition &#233;lectorale. Certains de ses membres, qui ont largu&#233; la lutte arm&#233;e pour le bulletin de vote, r&#234;vent d'une grande coalition &#171; Bildu-PNV &#187; qui, majoritaire en Pays Basque, pourrait d&#233;tr&#244;ner Patxi Lopez et ses amis et former le prochain gouvernement autonome en contr&#244;lant de plus les parlements des trois provinces. D'autres, notamment chez les plus jeunes, continuent &#224; se r&#233;clamer du &#171; socialisme &#187; sans pour autant proposer un d&#233;bouch&#233; quelconque &#224; la classe ouvri&#232;re basque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l'exemple de l'Irlande du Nord est l&#224; pour nous rappeler la facilit&#233; avec laquelle, en quelques ann&#233;es, le Sinn Fein, le bras politique de l'IRA, s'est int&#233;gr&#233; &#224; tous les niveaux aux institutions et a jet&#233; aux orties sa rh&#233;torique pseudo-r&#233;volutionnaire qui avait pourtant s&#233;duit tant de militants d'extr&#234;me-gauche, et pas seulement en Grande Bretagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;31 mai 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#61472;&lt;strong&gt;L&#233;o STERN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;Petit lexique de la vie politique en Pays basque sud&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Pays Basque d'Espagne comprend quatre provinces (Guipuscoa, Alava, Biscaye, Navarre) regroup&#233;es en deux entit&#233;s administratives distinctes : la Communaut&#233; autonome d'Euskadi, qui regroupe les trois premi&#232;res, et la Communaut&#233; forale de Navarre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie politique et syndicale est essentiellement polaris&#233;e entre nationalistes (abertzale, c'est &#224; dire patriotes) et &#171; espagnolistes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;On trouve dans le camp nationaliste&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; le&lt;strong&gt; Parti nationaliste basque (PNV)&lt;/strong&gt;, d&#233;mocrate-chr&#233;tien, fond&#233; &#224; la fin du dix-neuvi&#232;me si&#232;cle et principale formation politique locale ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Bildu&lt;/strong&gt; (Rassembler), front &#233;lectoral constitu&#233; r&#233;cemment par :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Eusko Alkartasuna&lt;/strong&gt; (Solidarit&#233; basque, qui a scissionn&#233; du PNV en 1987 et se veut un peu plus &#171; &#224; gauche &#187;),&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Alternatiba&lt;/strong&gt; (Alternative, regroupement d'anciens du PCE et des Verts),&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; et d'anciens militants de &lt;strong&gt;Batasuna &lt;/strong&gt;(Unit&#233;), parti interdit car consid&#233;r&#233; comme proche de l'ETA, ces derniers constituant en fait la colonne vert&#233;brale de la coalition Bildu.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; On trouve enfin de petites formations comme &lt;strong&gt;Aralar,&lt;/strong&gt; nationalistes de gauche qui rejettent depuis longtemps la lutte arm&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;De plus deux syndicats ouvriers sont ouvertement nationalistes :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;ELA&lt;/strong&gt; (Eusko Langileen Alkartasuna, Solidarit&#233; des travailleurs basques), cr&#233;&#233; il y a tout juste 100 ans par le PNV, il a, &#224; partir de 1976, pris ses distances avec les chr&#233;tiens-d&#233;mocrates pour adopter un positionnement la&#239;c et &#171; socialisant &#187;, un peu semblable &#224; celui de la CFDT en France.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;LAB&lt;/strong&gt; (Langile Abertzaleen Batzordeak, Commissions des travailleurs patriotes) est un syndicat li&#233; &#224; la gauche nationaliste radicale. Ces deux syndicats recueillent ensemble 60 % des voix aux &#233;lections professionnelles.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le camp &#171; espagnoliste &#187; est compos&#233; essentiellement des &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;partis socialistes d'Euskadi et de Navarre&lt;/strong&gt;, appendices locales du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE),&lt;/li&gt;&lt;li&gt; du &lt;strong&gt;Parti populaire&lt;/strong&gt; (droite),&lt;/li&gt;&lt;li&gt; des syndicats &lt;strong&gt;Commissions Ouvri&#232;res&lt;/strong&gt; (CCOO, anciennement proches du PCE mais aujourd'hui plus ou moins ralli&#233;es au PSOE) et &lt;strong&gt;Union g&#233;n&#233;rale des travailleurs (UGT - socialiste).&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Entre les deux se trouve en Navarre une formation r&#233;gionaliste&lt;/em&gt;, &lt;strong&gt;l'Union du Peuple Navarrais (UPN),&lt;/strong&gt; r&#233;solument &#224; droite, qui s'oppose aux nationalistes basques mais veut conserver ses distances &#224; l'&#233;gard du gouvernement central de Madrid.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Une l&#233;gislation sc&#233;l&#233;rate contre Aurore Martin : le Mandat d'arr&#234;t europ&#233;en (MAE)
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Une-legislation-scelerate-contre-Aurore-Martin-le-Mandat-d-arret-europeen-MAE</link>
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		<dc:date>2011-01-29T07:21:01Z</dc:date>
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		<dc:subject>Pays basque
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;pression
</dc:subject>

		<description>Depuis la premi&#232;re quinzaine de janvier Aurore Martin, une jeune femme qui fait partie de la direction de l'organisation de la gauche nationaliste basque Batasuna, se cache dans la r&#233;gion de Saint-Jean-Pied-de-Port dont elle est originaire. Elle entend ainsi &#233;chapper au mandat d'arr&#234;t europ&#233;en lanc&#233; &#224; son encontre par l'Audience nationale d'Espagne (une des plus hautes juridictions du pays), mandat qui a &#233;t&#233; valid&#233; par la Cour d'appel de Pau puis par la Cour de Cassation. &lt;br /&gt;Que lui reproche-t-on ? Sa&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-73-janvier-fevrier-2011-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 73, janvier-f&#233;vrier 2011
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Pays-basque-+" rel="tag"&gt;Pays basque
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Repression-+" rel="tag"&gt;R&#233;pression
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis la premi&#232;re quinzaine de janvier Aurore Martin, une jeune femme qui fait partie de la direction de l'organisation de la gauche nationaliste basque Batasuna, se cache dans la r&#233;gion de Saint-Jean-Pied-de-Port dont elle est originaire. Elle entend ainsi &#233;chapper au mandat d'arr&#234;t europ&#233;en lanc&#233; &#224; son encontre par l'Audience nationale d'Espagne (une des plus hautes juridictions du pays), mandat qui a &#233;t&#233; valid&#233; par la Cour d'appel de Pau puis par la Cour de Cassation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que lui reproche-t-on ? Sa participation &#224; une conf&#233;rence de presse et &#224; trois r&#233;unions publiques tenues en territoire espagnol (&#224; Pampelune, en Navarre, et &#224; Salvatierra, en Alava) en 2006-2007 ainsi que la r&#233;daction d'un article d'opinion publi&#233; &#224; la m&#234;me &#233;poque dans le quotidien basque transfrontalier Gara. Pour ces faits, elle risque 12 ans d'incarc&#233;ration dans les prisons espagnoles.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Tour de passe-passe juridique &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le paradoxe de la situation est qu'Aurore Martin est de nationalit&#233; fran&#231;aise, que Batasuna est un parti interdit en Espagne mais parfaitement l&#233;gal en France, et que ce que la justice espagnole lui reproche sont en fait des d&#233;lits d'opinion qui ne peuvent, en tant que tels, faire l'objet de poursuite dans l'Hexagone. Mais le tour de passe-passe juridique, qui permet &#224; la justice espagnole de tenter de se faire remettre une ressortissante d'un autre pays dont le seul crime est de formuler ouvertement ses opinions, a pour nom &#171; mandat d'arr&#234;t europ&#233;en &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adopt&#233; par l'Union Europ&#233;enne dans la foul&#233;e des attentats du 11 septembre 2001, le mandat d'arr&#234;t europ&#233;en permet de priver le citoyen de nombre de garanties juridiques qui existaient pr&#233;c&#233;demment et qui emp&#234;chaient un &#201;tat national d'extrader ses propres ressortissants. D&#233;sormais, gr&#226;ce au MAE, on ne parle plus d'extradition mais de transf&#232;rement. La justice de l'&#201;tat sollicit&#233; ne v&#233;rifie plus la mat&#233;rialit&#233; des faits incrimin&#233;s ni si ces derniers constituent des d&#233;lits en regard de sa propre l&#233;gislation (ce qui n'est pas le cas pour Aurore Martin) mais simplement si la demande de transf&#232;rement est r&#233;dig&#233;e correctement d'un point de vue formel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des travaux pr&#233;paratoires pour d&#233;finir le dispositif du MAE, il avait &#233;t&#233; retenu par les juristes europ&#233;ens que &lt;em&gt;&#171; les personnes susceptibles de faire l'objet d'un MAE devaient remplir plusieurs conditions dont, notamment, celles d'avoir particip&#233; &#224; des actes de terrorisme, de traite d'&#234;tres humains, de corruption, de participation &#224; une organisation criminelle, de faux monnayage, d'homicide, de racisme et de x&#233;nophobie, de viol, de trafic de v&#233;hicules vol&#233;s, de fraude, y compris la fraude aux int&#233;r&#234;ts financiers communautaires &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;vidence Aurore Martin n'entre dans aucune de ces cat&#233;gories. La justice espagnole reproche &#224; Aurore non pas des propos pr&#233;cis mais simplement d'avoir pris la parole et &#233;crit en tant que porte-parole de Batasuna. D'o&#249; le syllogisme des juges espagnols : Aurore se revendique de Batasuna, Batasuna est li&#233;e &#224; l'ETA, l'ETA est coupable de terrorisme donc elle est une terroriste.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Mobilisation en faveur d'Aurore Martin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'affaire a suscit&#233; un large mouvement de protestation et de manifestations en Pays Basque fran&#231;ais. Des &#233;lus, syndicalistes et militants politiques de toutes tendances ont demand&#233; l'arr&#234;t des poursuites &#224; son encontre et se sont mobilis&#233;s en sa faveur. En cette p&#233;riode de crise et d'agitation politique et sociale, il suffira &#224; un gouvernement d'invoquer une menace terroriste, r&#233;elle ou suppos&#233;e, ou des troubles &#224; l'ordre public pour justifier qu'on lui remette un militant dont l'activit&#233; le g&#234;nera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; propos de cette affaire des partis de gauche (PS, PCF, Parti de gauche, NPA) mais aussi le MoDem ont publiquement exprim&#233; leur inqui&#233;tude quant &#224; &lt;em&gt;&#171; l'utilisation politique du mandat d'arr&#234;t europ&#233;en &#187;&lt;/em&gt; sans se rendre compte qu'en l'esp&#232;ce il ne s'agit nullement d'une utilisation politique d'un m&#233;canisme judiciaire mais bel et bien de l'application judiciaire d'un processus politique. C'est pourquoi la seule revendication possible est de demander l'abrogation pure et simple de cette l&#233;gislation sc&#233;l&#233;rate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22 janvier 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#233;o STERN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale interprofessionnelle en Pays Basque
</title>
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		<dc:date>2010-12-04T23:20:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Pays basque
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites
</dc:subject>

		<description>En Pays Basque, le mouvement contre la r&#233;forme des retraites a pr&#233;sent&#233; les m&#234;mes caract&#233;ristiques g&#233;n&#233;rales qu'ailleurs. D'une part, les manifestations de rue, appel&#233;es r&#233;guli&#232;rement par l'intersyndicale, ont connu une tr&#232;s forte affluence, le chiffre record de 18 000 participants (estim&#233;s par les syndicats) &#233;tant m&#234;me atteint &#224; Bayonne. D'autre part, les gr&#232;ves reconductibles ont pratiquement &#233;t&#233; limit&#233;es au seul secteur des cheminots (avec une br&#232;ve tentative &#224; France Telecom qui est rest&#233;e minoritaire).&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-L-automne-chaud-de-2010-" rel="directory"&gt;L'automne chaud de 2010
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En Pays Basque, le mouvement contre la r&#233;forme des retraites a pr&#233;sent&#233; les m&#234;mes caract&#233;ristiques g&#233;n&#233;rales qu'ailleurs. D'une part, les manifestations de rue, appel&#233;es r&#233;guli&#232;rement par l'intersyndicale, ont connu une tr&#232;s forte affluence, le chiffre record de 18 000 participants (estim&#233;s par les syndicats) &#233;tant m&#234;me atteint &#224; Bayonne. D'autre part, les gr&#232;ves reconductibles ont pratiquement &#233;t&#233; limit&#233;es au seul secteur des cheminots (avec une br&#232;ve tentative &#224; France Telecom qui est rest&#233;e minoritaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'&#233;l&#233;ment int&#233;ressant &#224; retenir est la cr&#233;ation, d&#232;s le d&#233;but du mouvement, d'une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale interprofessionnelle qui, &#224; la fin des manifestations de rue, rassemblait &#224; la Bourse du travail celles et ceux qui voulaient discuter des moyens d'aller plus loin pour obtenir le retrait du projet de loi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le collectif Oldartu-Lutter Ensemble&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine de cette initiative se trouvait le collectif &lt;em&gt;Oldartu-Lutter Ensemble&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Oldartu signifie en basque &#171; affronter &#187;, &#171; se r&#233;volter &#187; . Le nom complet est (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Cr&#233;&#233; &#224; la suite des grands mouvements de gr&#232;ve de l'an dernier aux Antilles, ce collectif regroupe toutes les organisations de la gauche radicale (ou influenc&#233;e par elle), qui existe en Pays Basque et compte dans ses rangs des syndicalistes de la CNT ou de Solidaires, des militants du NPA, et de la gauche nationaliste basque (qu'ils soient syndicalistes de LAB ou membres de Batasuna et d'Abertzaleen Batasuna&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='LAB, l'Union des Travailleurs Patriotes, est un syndicat nationaliste de (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;), des associations f&#233;ministes et de d&#233;fense des consommateurs, le syndicat agricole ELB&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='ELB (Union des Paysans Basques) est l'antenne locale de la Conf&#233;d&#233;ration (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu avant le d&#233;but du mouvement, &lt;em&gt;Oldartu-Lutter Ensemble&lt;/em&gt; avait, notamment sous l'impulsion des militants du comit&#233; NPA d'Anglet, &#233;labor&#233; un programme revendicatif comprenant le retrait du projet, le retour aux 37,5 annuit&#233;s de cotisation et la popularisation de l'id&#233;e que seule la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale obligerait le gouvernement &#224; reculer. De leur c&#244;t&#233;, en mai-juin, des militants de plusieurs comit&#233;s NPA du Pays Basque et du B&#233;arn avaient lanc&#233; un appel-p&#233;tition dans ce sens sur les march&#233;s et dans les entreprises o&#249; ils sont pr&#233;sents&lt;strong&gt;, &lt;/strong&gt;qui avait recueilli 1 500 signatures et avait permis de pr&#233;parer le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but du mouvement &#8212; et apr&#232;s un moment d'h&#233;sitation d&#251; aux divergences existant en son sein &#8212; le collectif &lt;em&gt;Oldartu-Lutter Ensemble&lt;/em&gt; a organis&#233; un &#171; p&#244;le radical &#187; dans chaque manifestation avec drapeaux, banderoles et porte-voix appelant notamment les manifestants &#224; se r&#233;unir &#224; la Bourse du Travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir du 12 octobre, le &lt;em&gt;Collectif retraites Pays Basque&lt;/em&gt;, organis&#233; autour de l'appel ATTAC-Copernic, s'est ralli&#233; lui aussi &#224; l'AG interpro, &#224; son slogan central &#171; la gr&#232;ve et la lutte&#8230; jusqu'au retrait &#187;, et &#224; ses activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Au-del&#224; du public gauchiste habituel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Finalement, ce sont entre 60 et 150 personnes (c'est-&#224;-dire une participation beaucoup plus large que le public &#171; gauchiste &#187; habituel) qui ont particip&#233; aux diff&#233;rentes assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales interprofessionnelles, avec une pr&#233;dominance de salari&#233;s du secteur public, mais aussi des &#233;tudiants, des retrait&#233;s, des pr&#233;caires, des ch&#244;meurs, etc. Pendant la gr&#232;ve reconductible des cheminots, cette AG interpro tenait une permanence deux fois par jour &#224; la Bourse du travail. Un blog a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;, mis quotidiennement &#224; jour, qui diffusait r&#233;guli&#232;rement les infos. Il permet de se rendre compte de l'activit&#233; de l'AG : &lt;a href=&#034;http://greveenpaysbasque.net&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;greveenpaysbasque.net&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;part, les dirigeants de l'UL CGT (qui appartiennent g&#233;n&#233;ralement au PCF) ont &#233;tabli un cordon sanitaire autour de ces AG, r&#233;ussissant notamment &#224; emp&#234;cher toute jonction entre elle et l'AG des cheminots (ce qui n'a pas emp&#234;ch&#233; des cheminots de venir individuellement &#224; l'AG interpro).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En guise de bilan, ces AG &#8211; une premi&#232;re en Pays Basque &#8211; o&#249; r&#233;gnait la plus grande d&#233;mocratie et o&#249; chacun pouvait s'exprimer librement, ont permis &#224; des militants d'entreprises de se conna&#238;tre et de tisser des liens entre eux, d'essayer d'&#233;tendre la gr&#232;ve, de discuter de la suite &#224; donner au mouvement, mais aussi de l'auto-organisation des travailleurs. De plus, elles ont d&#233;cid&#233; plusieurs blocages (zone de poids lourds de Biriatou, &#224; la fronti&#232;re espagnole, zone portuaire de Bayonne, a&#233;roport de Biarritz, d'un des ponts de Bayonne) et occupations (CCI, CRAMA, Sous-pr&#233;fecture, mairie de Biarritz) en Pays Basque. La limite de leurs interventions a &#233;t&#233; celle du mouvement lui-m&#234;me. Elles repr&#233;sentent cependant un acquis certain pour les luttes &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Claude PUYOO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Oldartu &lt;/strong&gt;signifie en basque &#171; affronter &#187;, &#171; se r&#233;volter &#187;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;.&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; Le nom complet est &#171; Oldartu-Lutter ensemble, collectif pour la convergences des luttes &#187;. Liste des organisations qui le constituent : Action consommation Pays Basque, ATTAC, Collectif f&#233;ministe contre les violences sexistes, Comit&#233; d'action Soule, Ikasi eta Irauli&#8211;Jeune R&#233;agis !, Segi, CNT, ELB, LAB, Solidaires, AB, Batasuna, NPA.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;LAB,&lt;/strong&gt; l'Union des Travailleurs Patriotes, est un syndicat nationaliste de gauche existant en Espagne depuis les ann&#233;es 1970 et en France depuis 10 ans, qui a obtenu 7 % des voix aux derni&#232;res &#233;lections prud'homales en Pays basque fran&#231;ais. &lt;strong&gt;Batasuna &lt;/strong&gt;(Union), organisation interdite en Espagne mais autoris&#233;e en France, &#233;tait proche, jusqu'&#224; une date r&#233;cente, de l'ETA. Elle est consid&#233;r&#233;e comme l'extr&#234;me-gauche nationaliste. &lt;strong&gt;Abertzaleen Batasuna&lt;/strong&gt; (Union des Patriotes) est une organisation nationaliste de la gauche dite &#171; mod&#233;r&#233;e &#187; qui n'existe qu'au Pays Basque fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;ELB&lt;/strong&gt; (Union des Paysans Basques) est l'antenne locale de la Conf&#233;d&#233;ration Paysanne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Pays basque : la rupture de n&#233;gociations&#8230; qui n'avaient jamais vraiment d&#233;but&#233;
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Pays-basque-la-rupture-de-negociations-qui-n-avaient-jamais-vraiment-debute</link>
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		<dc:date>2007-06-29T18:31:55Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Pays basque
</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne
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		<description>Dans la nuit du 4 au 5 juin dernier l'organisation s&#233;paratiste basque ETA annon&#231;ait la fin du cessez-le-feu d&#233;cr&#233;t&#233; unilat&#233;ralement le 24 mars 2006 et la r&#233;activation de &#171; tous les fronts de lutte &#187;. Une d&#233;cision qui prenait de court tout le monde, y compris nombre de ses partisans. &lt;br /&gt;La r&#233;action du pr&#233;sident du gouvernement socialiste, Jos&#233; Luis Rodriguez Zapatero, ne s'est pas faite attendre. Quelques jours plus tard il faisait arr&#234;ter et incarc&#233;rer Arnaldo Otegi, le porte-parole de Batasuna, l'aile&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-52-juillet-aout-2007-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 52, juillet-ao&#251;t 2007
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Pays-basque-+" rel="tag"&gt;Pays basque
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Espagne-+" rel="tag"&gt;Espagne
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans la nuit du 4 au 5 juin dernier l'organisation s&#233;paratiste basque ETA annon&#231;ait la fin du cessez-le-feu d&#233;cr&#233;t&#233; unilat&#233;ralement le 24 mars 2006 et la r&#233;activation de &#171; tous les fronts de lutte &#187;. Une d&#233;cision qui prenait de court tout le monde, y compris nombre de ses partisans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;action du pr&#233;sident du gouvernement socialiste, Jos&#233; Luis Rodriguez Zapatero, ne s'est pas faite attendre. Quelques jours plus tard il faisait arr&#234;ter et incarc&#233;rer Arnaldo Otegi, le porte-parole de Batasuna, l'aile politique de ETA, pour un suppos&#233; d&#233;lit d'apologie du terrorisme commis... en 2003, renvoyait en prison I&#241;aki de Juana Chaos, un prisonnier en traitement &#224; l'h&#244;pital de Saint S&#233;bastien apr&#232;s une gr&#232;ve de la faim de 115 jours et recevait Mariano Rajoy, le leader du r&#233;actionnaire Parti populaire, avec lequel il annon&#231;ait la mise en chantier d'un pacte anti-terroriste.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La fausse tr&#234;ve&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En fait pendant toute la dur&#233;e des pourparlers et de cette tr&#234;ve de 15 mois il a continu&#233; &#224; mener (en collaboration avec les autorit&#233;s fran&#231;aises) une r&#233;pression syst&#233;matique &#224; l'encontre de la mouvance nationaliste radicale : il a refus&#233; de lever l'interdiction qui frappait Batasuna, fait proscrire plus de la moiti&#233; des listes des nationalistes radicaux qui se pr&#233;sentaient aux &#233;lections locales de la fin mai, maintenu en prison nombre de prisonniers etarras qui ayant purg&#233; plus des deux tiers de leurs peines &#233;taient normalement &#233;ligibles &#224; une lib&#233;ration sur parole, continu&#233; les poursuites contre la presse nationaliste et exp&#233;di&#233; en prison les dirigeants d'un mouvement de jeunesse li&#233;s &#224; Batasuna. En guise de &#171; tr&#234;ve &#187;, il y a mieux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pouvait penser au d&#233;but que cette attitude intransigeante de Zapatero &#233;tait purement tactique et destin&#233;e &#224; obtenir des concessions de ETA. En fait, d&#232;s que les sondages d'opinion ont montr&#233; que le Parti populaire avait de nouveau le vent en poupe, Zapatero, qui a toujours eu les yeux fix&#233;s sur les prochaines &#233;lections g&#233;n&#233;rales qui auront lieu d&#233;but 2008, s'est pli&#233; de bonne gr&#226;ce aux pressions qu'exer&#231;aient certains dirigeants de son propre parti &#8211; mais aussi les hauts responsables de la justice, de la police, de l'arm&#233;e et de la Garde civile...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a provoqu&#233; une exasp&#233;ration croissante dans les rangs des nationalistes radicaux avec reprise de la gu&#233;rilla des rues (la &#171; kale borroka &#187;, qui consiste pour des jeunes &#224; caillasser les forces de l'ordre et &#224; faire br&#251;ler des autobus) et reconstitution des stocks d'armes. Et le 30 d&#233;cembre 2006, un attentat perp&#233;tr&#233; &#224; l'a&#233;roport de Madrid-Barajas entra&#238;nait la mort de deux jeunes travailleurs colombiens qui dormaient dans un parking. Avec le recul il appara&#238;t probable que, face au manque de r&#233;sultat concret des n&#233;gociations en cours, cet attentat stupide, meurtrier et irresponsable se voulait un avertissement lanc&#233; par des militants d'ETA tant &#224; l'&#233;gard des autorit&#233;s madril&#232;nes que de leur propre direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce sont les &#233;lections locales et r&#233;gionales du 27 mai dernier qui ont scell&#233; le sort du cessez-le-feu. Les succ&#232;s remport&#233;s par le Parti populaire au cours de cette consultation ont sans doute convaincu Zapatero que dans les huit mois qui lui restaient avant les &#233;lections g&#233;n&#233;rales il avait tout int&#233;r&#234;t &#224; geler les pourparlers, implicitement sinon explicitement, afin de caresser l'opinion publique espagnole dans le sens du poil.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La question des prisonniers&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; d'ETA les bons r&#233;sultats &#233;lectoraux obtenus par la mouvance nationaliste radicale au Pays basque (qui avec 180 000 voix, en comptant les nuls l&#224; o&#249; ses listes avaient &#233;t&#233; bannies, a retrouv&#233; ses scores de 1999, derni&#232;re ann&#233;e o&#249; elle avait pu se pr&#233;senter librement) lui ont montr&#233; que son influence restait largement intacte. ETA, qui ne s'est jamais souci&#233;e de demander l'avis des gens qui la soutenaient, va donc poursuivre la lutte arm&#233;e sous forme d'attentats puisqu'en d&#233;pit des communiqu&#233;s triomphalistes de Madrid et de Paris se vantant des succ&#232;s obtenus dans la &#171; lutte contre le terrorisme &#187;, elle semble avoir reconstitu&#233; sa logistique et reform&#233; ses troupes malgr&#233; les nombreuses arrestations qui ont frapp&#233; ses rangs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui explique la fid&#233;lit&#233; d'une partie non n&#233;gligeable de la population basque &#224; ETA n'est ni l'adh&#233;sion &#224; son programme, ni un accord avec ses moyens d'action de plus en plus contest&#233;s, y compris parmi les nationalistes. Mais, aux yeux de beaucoup, ETA reste la seule organisation &#224; mettre en avant la question des prisonniers politiques et appara&#238;t comme leur seul v&#233;ritable d&#233;fenseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces prisonniers sont, &#224; l'heure actuelle, quelque 750 &#224; croupir dans les prisons espagnoles et fran&#231;aises. Compar&#233; au nombre d'habitants du Pays basque (3 millions) cela &#233;quivaudrait &#224; 15 000 d&#233;tenus en France ou 10 000 en Espagne. Ce qui veut dire concr&#232;tement que dans chaque village et dans chaque quartier populaire des villes du Pays Basque il y a au moins une ou plusieurs familles qui ont un des leurs en d&#233;tention. Et l'acharnement, cautionn&#233; par Zapatero, du pouvoir policier et judiciaire &#224; l'encontre de ces prisonniers, leur &#233;loignement g&#233;ographique syst&#233;matique du lieu de r&#233;sidence leurs familles (en contradiction d'ailleurs avec le Code p&#233;nal espagnol), leur maintien en d&#233;tention lorsqu'ils sont lib&#233;rables, les nouvelles inculpations dont font parfois l'objet ceux et celles sur le point d'&#234;tre lib&#233;r&#233;s, tout cela suscite suffisamment de haine et de ressentiment pour permettre &#224; l'ETA de poursuivre son action en &#233;tant assur&#233; de disposer d'un vivier de jeunes toujours pr&#234;ts &#224; rejoindre ses rangs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21 juin 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#233;o STERN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Pays basque : ETA veut rentrer dans le rang
</title>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Pays basque
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		<dc:subject>Espagne
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		<description>En annon&#231;ant, en mars dernier, qu'elle d&#233;cr&#233;tait &#171; l'arr&#234;t permanent de ses actions arm&#233;es &#187; ETA a incontestablement chang&#233; une partie de la donne dans la situation politique du Pays basque. Selon l'hebdomadaire nationaliste Enbata , cette annonce fait suite &#224; deux ans de n&#233;gociations secr&#232;tes tenues &#224; l'&#233;tranger entre des &#233;missaires de l'organisation arm&#233;e basque et ceux du gouvernement de Madrid. &lt;br /&gt; Ce cessez-le-feu est-il destin&#233; &#224; durer ou bien conna&#238;tra-t-il le sort de &#171; la tr&#234;ve illimit&#233;e,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-46-juillet-aout-2006-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 46, juillet-ao&#251;t 2006
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En annon&#231;ant, en mars dernier, qu'elle d&#233;cr&#233;tait &lt;em&gt;&#171; l'arr&#234;t permanent de ses actions arm&#233;es &#187;&lt;/em&gt; ETA a incontestablement chang&#233; une partie de la donne dans la situation politique du Pays basque. Selon l'hebdomadaire nationaliste &lt;em&gt;Enbata&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='30 mars 2006' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, cette annonce fait suite &#224; deux ans de n&#233;gociations secr&#232;tes tenues &#224; l'&#233;tranger entre des &#233;missaires de l'organisation arm&#233;e basque et ceux du gouvernement de Madrid. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Ce cessez-le-feu est-il destin&#233; &#224; durer ou bien conna&#238;tra-t-il le sort de &lt;em&gt;&#171; la tr&#234;ve illimit&#233;e, unilat&#233;rale et sans condition &#187;&lt;/em&gt; d&#233;cid&#233;e par ETA en septembre 1998 et rompue au bout de 14 mois ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, cela ne d&#233;pend pas seulement de ETA mais &#233;galement de l'&#201;tat espagnol. Or, si le Premier ministre socialiste Jos&#233; Luis Zapatero a multipli&#233; les gestes de bonne volont&#233; &#224; l'&#233;gard des nationalistes basques radicaux, on a vu dans le m&#234;me temps toute une partie de l'appareil d'&#201;tat tra&#238;ner les pieds &#224; la perspective d'une n&#233;gociation, multiplier les arrestations et les condamnations, durcir les peines &#224; l'encontre des militants d&#233;j&#224; incarc&#233;r&#233;s, voire - dans le cas de hauts grad&#233;s militaires - faire savoir qu'on consid&#233;rerait toute n&#233;gociation qui n'aboutirait pas &#224; une capitulation sans condition de ETA comme un &lt;em&gt;casus belli&lt;/em&gt;. Un retournement de situation est donc toujours possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la droite, principalement le Parti populaire de Mariano Rajoy, elle se livre &#224; une gesticulation purement &#233;lectoraliste en criant &#224; la trahison et en reprochant &#224; Zapatero de dialoguer avec des &#171; terroristes &#187; alors que son pr&#233;c&#233;dent leader, Jose Maria Aznar, n'avait pas h&#233;sit&#233; &#224; n&#233;gocier secr&#232;tement avec ETA lorsqu'il dirigeait le gouvernement. Pour l'instant, cependant, cette situation est loin de desservir Zapatero qui peut ainsi se pr&#233;senter vis-&#224;-vis de ETA comme le seul capable de parvenir &#224; un accord, en agitant la menace d'une r&#233;pression accrue en cas d'&#233;chec du processus de paix.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Affaiblissement du courant radical ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs raisons ont &#233;t&#233; avanc&#233;es pour expliquer ce tournant politique de ETA. La premi&#232;re - et la plus souvent reprise - est que les succ&#232;s de la r&#233;pression (gr&#226;ce notamment &#224; une meilleure coop&#233;ration polici&#232;re entre la France et l'Espagne) aurait mis l'organisation clandestine sur les genoux et ne lui aurait pas laiss&#233; d'autre alternative que de d&#233;poser les armes. Affirmer cela, c'est oublier un peu vite que, dans le pass&#233;, ETA a subi des r&#233;pressions autrement plus s&#233;v&#232;res qui ne l'ont jamais emp&#234;ch&#233; de continuer son combat. Et le fait que son bras politique, Batasuna, ait &#233;t&#233; capable, en avril dernier, de faire descendre 80 000 personnes dans les rues de Bilbao montre qu'elle est tr&#232;s loin d'&#234;tre &#224; terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a aussi mis en avant le fait que les attentats islamistes du 11 mars 2004 - 191 morts et plus de 2 000 bless&#233;s dans les trains de banlieue de la r&#233;gion madril&#232;ne - avaient provoqu&#233; une telle horreur en Espagne en g&#233;n&#233;ral et au Pays basque en particulier que tout nouvel attentat meurtrier entra&#238;nerait une lev&#233;e de boucliers contre ETA, y compris au sein de la mouvance nationaliste. C'est probablement vrai, mais cela ne tient pas compte du fait que ETA avait renonc&#233; &#224; tout attentat sanglant depuis mai 2003, c'est &#224; dire dix mois avant les attentats de Madrid, se contentant de faire sauter voitures, discoth&#232;ques ou entreprises appartenant g&#233;n&#233;ralement &#224; ceux et celles qui refusaient de lui payer &#171; l'imp&#244;t r&#233;volutionnaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Radicalisation du courant mod&#233;r&#233; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En fait, la raison essentielle du tournant de ETA est &#224; rechercher au Pays basque m&#234;me. Le Parti nationaliste basque (d&#233;mocrate-chr&#233;tien) qui dirige le gouvernement de la Communaut&#233; autonome basque a, depuis plusieurs ann&#233;es maintenant, adopt&#233; une orientation nationaliste beaucoup plus radicale que par le pass&#233; &#224; l'&#233;gard de Madrid. Il n'h&#233;site plus, reprenant pour l'essentiel les revendications qu'avan&#231;ait traditionnellement la mouvance nationaliste radicale, &#224; r&#233;clamer l'autod&#233;termination pour les trois provinces de la Communaut&#233; autonome basque. Son pr&#233;sident, Juan Jose Ibarretxe s'est d&#233;clar&#233; pr&#234;t &#224; organiser un r&#233;f&#233;rendum sur le sujet avec ou sans l'accord du gouvernement espagnol, et parle d'un Pays basque ind&#233;pendant librement associ&#233; au reste de l'Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette attitude offensive, coupl&#233;e &#224; des prises de position d&#233;fiant ouvertement Madrid, comme le refus de mettre &#224; l'&#233;cart des &#233;lus de la mouvance Batasuna au Parlement autonome malgr&#233; les injonctions de la justice madril&#232;ne, a peu &#224; peu s&#233;duit toute une partie du milieu radical, et plus ou moins coup&#233; l'herbe sous les pieds de ETA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle-ci continue &#224; se d&#233;finir comme &lt;em&gt;&#171; une organisation socialiste r&#233;volutionnaire basque de lib&#233;ration nationale &#187;,&lt;/em&gt; mais ses revendications sont - et ont toujours &#233;t&#233; - essentiellement nationalistes, sans rien de socialiste. Il est sans doute naturel qu'un jour ou l'autre elle n'ait d'autre porte de sortie que de se ranger derri&#232;re le PNB, surtout quand, sur le terrain du nationalisme justement, celui-ci marque des points et donne d&#233;sormais le ton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a donc fort &#224; parier que si, dans ses n&#233;gociations avec Madrid, ETA parvient &#224; r&#233;gler de fa&#231;on satisfaisante le sort des centaines de ses militants qui croupissent en prison (550 en Espagne et 157 en France) et &#224; obtenir la r&#233;int&#233;gration dans la l&#233;galit&#233; des membres de son appareil clandestin et de ses exil&#233;s, elle finisse par d&#233;poser d&#233;finitivement les armes et par accepter le r&#233;gime bourgeois d&#233;mocratique... et ses limites. Ce qui n'est vraiment pas surprenant. Car si, d&#232;s l'origine, ses moyens &#233;taient radicaux, ses buts l'&#233;taient beaucoup moins et se limitaient dans les faits - au-del&#224; de sa rh&#233;torique tiers-mondiste - &#224; une refonte de l'&#201;tat espagnol dans un sens plus f&#233;d&#233;raliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, pour les r&#233;volutionnaires communistes, la seule attitude sera de proposer d'autres perspectives, en mati&#232;re de programme comme de m&#233;thodes de lutte, &#224; ceux de ses partisans qui, plus ou moins confus&#233;ment, ont cru que ETA combattait pour un changement profond de soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 juin 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;o STERN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_210 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH288/eta-1281f.gif?1528672283' width='400' height='288' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;30 mars 2006&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Espagne : le retour &#233;lectoral du courant nationaliste radical basque
</title>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Espagne
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		<dc:subject>Pays basque
</dc:subject>

		<description>Les &#233;lections au Parlement autonome basque du 17 avril dernier (qui concernaient 1,8 million d'inscrits pour 75 si&#232;ges &#224; pourvoir) ont confirm&#233; que la gauche nationaliste radicale, peu ou prou li&#233;e &#224; l'ETA, restait bien vivante. Par rapport &#224; 2001 et malgr&#233; une abstention qui a grimp&#233; de 21 % &#224; 31 %, elle gagne &#224; la fois en pourcentage (+ 2,5 %, 12,5 % au total), en voix (+ 7 000 avec 150 000) et en si&#232;ges (+ 2, passant de 7 &#224; 9). &lt;br /&gt;Pourchass&#233;s depuis des ann&#233;es par les gouvernements conservateurs ou&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-39-mai-juin-2005-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 39, mai-juin 2005
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;lections au Parlement autonome basque du 17 avril dernier (qui concernaient 1,8 million d'inscrits pour 75 si&#232;ges &#224; pourvoir) ont confirm&#233; que la gauche nationaliste radicale, peu ou prou li&#233;e &#224; l'ETA, restait bien vivante. Par rapport &#224; 2001 et malgr&#233; une abstention qui a grimp&#233; de 21 % &#224; 31 %, elle gagne &#224; la fois en pourcentage (+ 2,5 %, 12,5 % au total), en voix (+ 7 000 avec 150 000) et en si&#232;ges (+ 2, passant de 7 &#224; 9).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourchass&#233;s depuis des ann&#233;es par les gouvernements conservateurs ou socialistes de Madrid, les nationalistes radicaux ont vu nombre de leurs militants emprisonn&#233;s, leurs organisations l&#233;gales (dont Batasuna) mises hors la loi en 2003, leurs locaux plac&#233;s sous s&#233;questre, leurs comptes bancaires gel&#233;s, leurs publications interdites et les caf&#233;s o&#249; se r&#233;unissaient leurs sympathisants ferm&#233;s par d&#233;cision administrative. Les autorit&#233;s espagnoles &#233;taient donc persuad&#233;es que ce courant serait cette fois absent du scrutin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'en a rien &#233;t&#233;. D&#232;s le d&#233;but de la campagne les anciens porte-parole de Batasuna appelaient &#224; voter pour le Parti communiste des terres basques (Euskal Herrialdeetako Alderdi Komunista - EHAK) une formation politique cr&#233;&#233;e en juillet 2002, soit un mois apr&#232;s le vote par les Cortes de Madrid de la loi permettant d'interdire Batasuna, et dont personne n'avait jusqu'alors entendu parler. Le Parti populaire (droite) demandait aussit&#244;t son interdiction mais ni la police, ni la justice n'&#233;taient capables de prouver une relation quelconque entre lui et l'ETA. D'o&#249; la d&#233;cision du gouvernement du socialiste Zapatero de le laisser faire campagne, pensant sans doute susciter un concurrent aux nationalistes mod&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup &#233;taient persuad&#233;s d'ailleurs que le nouveau parti effraierait une partie au moins de l'&#233;lectorat nationaliste radical traditionnel, du fait notamment de son &#233;tiquette communiste et des drapeaux rouges brandis lors de meetings qui se terminaient par &lt;em&gt;l'Internationale&lt;/em&gt;, chant&#233;e en basque par une foule jeune et enthousiaste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait cet &#233;lectorat n'a nullement &#233;t&#233; rebut&#233; par cette &#233;tiquette &#171; communiste &#187;, largement symbolique d'ailleurs, mais qui rappelle que nombre de militants de cette mouvance n'ont jamais h&#233;sit&#233; dans le pass&#233; &#224; se r&#233;clamer du communisme, du castrisme voire du trotskisme. Ceci dit si le Parti communiste des terres basques notait &#171; &lt;em&gt;quelques lacunes sur les questions sociales &lt;/em&gt; &#187; dans le programme de l'ex-Batasuna, il n'avan&#231;ait rien de pr&#233;cis dans ce domaine. Comme le soulignait le quotidien &lt;em&gt;Gara&lt;/em&gt; (proche des nationalistes radicaux) le nouveau parti &#171; &lt;em&gt;n'a gu&#232;re pr&#233;sent&#233; de programme autre que le droit de toutes les opinions &#224; &#234;tre repr&#233;sent&#233;es au sein du Parlement (basque) &#187;,&lt;/em&gt; son principal slogan de campagne &#233;tant &#171; &lt;em&gt;Pour la d&#233;mocratie et la paix, votez EHAK &lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;60 % des voix pour les nationalistes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le grand perdant de la consultation a &#233;t&#233; sans conteste le pr&#233;sident du gouvernement basque, Juan Jos&#233; Ibarretxe, du Parti nationaliste basque (PNV - d&#233;mocrate-chr&#233;tien). En convoquant des &#233;lections anticip&#233;es, il voulait faire pl&#233;bisciter son plan de Pays basque librement associ&#233; &#224; l'Espagne, plan adopt&#233; par le Parlement autonome en d&#233;cembre 2004 mais massivement rejet&#233; par les Cortes madril&#232;nes deux mois plus tard. Si sa formation reste encore, et de loin, la premi&#232;re de la Communaut&#233; autonome avec pr&#232;s de 500 000 voix et 29 d&#233;put&#233;s, &#171; &lt;em&gt;la clameur populaire &lt;/em&gt; &#187; qu'il appelait de ses v&#339;ux ne s'est pas produite puisque le PNV perd pr&#232;s de 150 000 voix et 3 si&#232;ges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son &#233;chec a r&#233;joui tant les leaders socialistes du PSOE (qui gagne 5 si&#232;ges et 20 000 voix principalement aux d&#233;pens des conservateurs) que ceux du Parti populaire (qui recule de 4 si&#232;ges et de 120 000 voix) qui proclament que le plan Ibarretxe est d&#233;sormais enterr&#233;. C'est aller un peu vite en besogne. Car Ibarretexe reste pour l'instant l'interlocuteur privil&#233;gi&#233; de Madrid et les nationalistes radicaux n'offrent aucune politique de rechange &#224; la sienne. Il se tient donc toujours au centre du jeu politique et se dit pr&#234;t &#224; discuter tant avec EHAK qu'avec le PSOE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au del&#224; des marchandages post-&#233;lectoraux une chose est claire : en votant &#224; pr&#232;s de 60 % pour les diff&#233;rentes listes nationalistes et leurs alli&#233;s, les &#233;lecteurs basques ont fait savoir une fois de plus qu'ils r&#233;clamaient de Madrid le droit &#224; disposer d'eux-m&#234;mes que l'on continue de leur refuser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;27 avril 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;o STERN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Pays basque : le gouvernement Aznar s'attaque aux nationalistes radicaux
</title>
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		<dc:date>2003-07-11T18:49:10Z</dc:date>
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		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Pays basque
</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne
</dc:subject>

		<description>Les grands exclus des &#233;lections municipales espagnoles du 25 mai dernier ont &#233;t&#233;, en Pays basque, les nationalistes radicaux du mouvement Batasuna (Unit&#233;), consid&#233;r&#233; comme la vitrine l&#233;gale de l'organisation clandestine ETA. En effet leur formation, qui avant le scrutin dirigeait 62 municipalit&#233;s, comptait dans ses rangs 890 &#233;lus locaux et recueillait selon les consultations entre 10 et 15 % des voix, avait &#233;t&#233; interdite en mars dernier par le Tribunal supr&#234;me espagnol. &lt;br /&gt;D&#232;s la fin ao&#251;t 2002 le juge&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les grands exclus des &#233;lections municipales espagnoles du 25 mai dernier ont &#233;t&#233;, en Pays basque, les nationalistes radicaux du mouvement Batasuna (Unit&#233;), consid&#233;r&#233; comme la vitrine l&#233;gale de l'organisation clandestine ETA. En effet leur formation, qui avant le scrutin dirigeait 62 municipalit&#233;s, comptait dans ses rangs 890 &#233;lus locaux et recueillait selon les consultations entre 10 et 15 % des voix, avait &#233;t&#233; interdite en mars dernier par le Tribunal supr&#234;me espagnol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s la fin ao&#251;t 2002 le juge Baltasar Garzon suspendait &#171; provisoirement &#187; pour six mois Batasuna et d&#233;cidait de fermer tous ses locaux. Dans le m&#234;me temps, avec le soutien du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), le principal parti de l'opposition parlementaire, le premier ministre Aznar faisait adopter par les Cortes une loi rendant ill&#233;gaux les partis qui refusaient de &#171; d&#233;savouer le terrorisme &#187;. Le texte ne visait en fait que Batasuna, ce qui n'emp&#234;cha pas Aznar d'expliquer que la lutte contre l'ETA &#233;tait de m&#234;me nature que la lutte contre Al-Qaida et d'obtenir l'inscription de Batasuna sur la liste des organisations terroristes du D&#233;partement d'Etat am&#233;ricain puis de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, quelques jours avant le scrutin, le Tribunal supr&#234;me espagnol d&#233;clarait ill&#233;gales 226 des 241 listes pr&#233;sent&#233;es sous des noms divers par les nationalistes radicaux au pr&#233;texte que la pr&#233;sence d'un seul ancien membre de Batasuna suffisait &#224; rendre la liste in&#233;ligible dans son ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Toujours l&#224;, m&#234;me dans les urnes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout, dans un scrutin marqu&#233; par une pouss&#233;e des nationalistes d&#233;mocrates-chr&#233;tiens (PNV-EA) et de la coalition de la Gauche Unie et un transfert des voix du Parti populaire vers le PSOE, les nationalistes radicaux - qui appelaient &#224; voter nul avec des bulletins sp&#233;cifiques partout o&#249; ils ne pouvaient se pr&#233;senter - ne sont pas pass&#233;s inaper&#231;us. 140 000 de ces bulletins nuls ont &#233;t&#233; d&#233;nombr&#233;s sur l'ensemble des quatre provinces basques d'Espagne (soit de 8 &#224; 9 % des suffrages) auxquelles il faut ajouter 63 000 voix qui se sont port&#233;es sur des listes nationalistes de gauche autoris&#233;es, quinze proches de Batasuna, d'autres plus critiques vis &#224; vis de la violence de l'ETA. Et dans certaines villes moyennes comme Oyarzun, Hernani ou le port industriel de Pasajes les votes nuls arrivaient en t&#234;te devant ceux obtenus par les autres familles politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut rappeler que les deux formations qui avaient pr&#233;c&#233;d&#233; Batasuna et celle qui l'avait suivie&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Herri Batasuna (Unit&#233; Populaire), Euskal Herritarok (Ceux du Pays Basque), (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; interdites ainsi d'ailleurs que deux journaux quotidiens, Egin, consid&#233;r&#233; comme proche de ce courant en juillet 1998, et Egunkaria, pluraliste mais enti&#232;rement r&#233;dig&#233; en basque, le 20 f&#233;vrier dernier. De plus, pr&#232;s de 650 militants de l'ETA sont en prison (550 en Espagne et une centaine en France) et on ne compte plus le nombre d'associations de parents de prisonniers, de jeunes et de femmes, d'organisations culturelles et de caf&#233;s associatifs des quartiers populaires de Bilbao ou de Saint-S&#233;bastien qui ont maille &#224; partir avec la police ou la justice du fait de leur sympathie r&#233;elle ou suppos&#233;e pour l'ETA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les toutes derni&#232;res semaines le gouvernement espagnol a encore enrichi sa panoplie r&#233;pressive en instituant une peine incompressible de 40 ans de d&#233;tention pour les d&#233;tenus basques condamn&#233;s &#224; perp&#233;tuit&#233; (et qui en g&#233;n&#233;ral sortaient de prison apr&#232;s 15 ou 20 ans de d&#233;tention) et en leur interdisant de suivre par correspondance des cours en langue basque aupr&#232;s de l'Universit&#233; publique du Pays Basque (EHU-UPV), ce que nombre d'entre eux faisaient depuis des ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais jusqu'&#224; pr&#233;sent cependant cette r&#233;pression a &#233;t&#233; incapable de freiner le mouvement nationaliste basque. Bien mieux on a assist&#233;, ces derniers temps, &#224; une certaine radicalisation des nationalistes mod&#233;r&#233;s du tr&#232;s chr&#233;tien-d&#233;mocrate Parti nationaliste basque (PNV) qui, d&#233;sormais, se prononcent pour la reconnaissance du droit &#224; l'autod&#233;termination des Basques et la cr&#233;ation d'un Etat ind&#233;pendant associ&#233; &#224; l'Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc douteux que la tentative d'Aznar de museler les nationalistes radicaux puisse &#234;tre couronn&#233;e de succ&#232;s. Ces derniers se retrouvent d&#233;sormais absents de la plupart des conseils municipaux. Mais ils ont montr&#233; dans le pass&#233; qu'ils savaient utiliser bien d'autres tribunes que les assembl&#233;es communales pour se faire entendre, et en premier lieu la rue.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pour l'autod&#233;termination, contre le nationalisme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A terme il n'y aura pas d'issue &#224; la question basque et &#224; son cycle de violences (qui a fait 800 morts et plusieurs milliers de bless&#233;s et autres victimes en 20 ans), en dehors de la reconnaissance pour le peuple basque (mais aussi pour les autres peuples de la P&#233;ninsule comme les Catalans, les Galiciens, les Aragonais etc.) du droit &#224; l'autod&#233;termination, y compris s'il le d&#233;sire &#224; se s&#233;parer de l'Etat espagnol. Et ce droit devrait &#234;tre au programme d'un v&#233;ritable parti ouvrier r&#233;volutionnaire espagnol qui, dans le m&#234;me temps, devrait combattre politiquement et sans rel&#226;che les th&#232;ses nationalistes, celles des Basques comme celles des autres, radicaux comme mod&#233;r&#233;s et lutter pour une Espagne socialiste au sein de laquelle tous ces peuples pourraient cohabiter sur un pied d'&#233;galit&#233; et ainsi s'enrichir mutuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car la classe ouvri&#232;re du Pays basque - qui semble &#224; l'heure actuelle se ranger majoritairement derri&#232;re les nationalistes comme l'ont montr&#233; les derni&#232;res &#233;lections syndicales&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='En 2001 les deux syndicats nationalistes ELA (li&#233; au PNV - 41%) et LAB (li&#233; (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; - risque de conna&#238;tre d'am&#232;res d&#233;sillusions en faisant confiance soit au PNV, soit au courant Batasuna. Le durcissement de ton du PNV, un parti de droite qui contr&#244;le le gouvernement de la Communaut&#233; autonome basque, lui a permis de r&#233;cup&#233;rer une partie des voix de la gauche radicale, notamment en refusant de dissoudre le groupe de Batasuna au Parlement basque. Cela devrait le mettre en position plus favorable dans ses tractations avec le gouvernement de Madrid pour obtenir la d&#233;volution de nouvelles pr&#233;rogatives pr&#233;vues dans le statut d'autonomie de Guernica de 1979&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='appendix' title='C&#244;t&#233; fran&#231;ais, ce type de marchandages a de nombreux adeptes parmi les (...)' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la mouvance ETA/Batasuna - si elle conserve encore la sympathie de nombreuses couches populaires du fait de sa lutte courageuse sous le franquisme et de l'abn&#233;gation de ses militants - le radicalisme de ses m&#233;thodes d'action (gu&#233;rilla urbaine, attentats, envois de colis pi&#233;g&#233;s) va de pair avec un conservatisme social et politique qui l'a conduite &#224; abandonner la phras&#233;ologie socialisante et tiers-mondiste qu'elle avait adopt&#233;e dans les ann&#233;es 1970 en faveur d'un discours purement nationaliste qui met dans le m&#234;me sac tous les Espagnols qu'ils soient pauvres ou riches, ouvriers ou patrons, journalistes ou gardes civils, universitaires ou militaires, de droite ou de gauche... Et son terrorisme aveugle - qui prend d&#233;sormais pour cibles aussi bien des membres de la Police nationale que des prol&#233;taires et leurs familles en vacances sur la Costa Brava ou la Costa del Sol - n'a fait qu'aider Aznar &#224; justifier ses mesures r&#233;pressives aux yeux d'une grande partie de la population laborieuse d'Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;30 juin 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;o STERN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Herri Batasuna (Unit&#233; Populaire), Euskal Herritarok (Ceux du Pays Basque), Audeterminaziorako Bilgunea (AuB ou Plate-forme pour l'autod&#233;termination)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En 2001 les deux syndicats nationalistes ELA (li&#233; au PNV - 41%) et LAB (li&#233; &#224; Batasuna - 17%) recueillaient ensemble presque 60% des suffrages contre 18% aux Commissions ouvri&#232;res (plus ou moins li&#233;es au PCE) et 15% &#224; l'UGT (li&#233;e au PSOE).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;C&#244;t&#233; fran&#231;ais, ce type de marchandages a de nombreux adeptes parmi les nationalistes basques qui, dans leur grande majorit&#233;, cultivent les illusions sur les possibilit&#233;s qu'offriraient les projets de d&#233;centralisation du gouvernement Raffarin concernant la cr&#233;ation d'un &#233;ventuel d&#233;partement Pays Basque ou d'une Universit&#233; de pleine exercice &#224; Bayonne. Enbata, le principal hebdomadaire de cette mouvance, qui va de la gauche contestataire aux centristes, a publi&#233; le 12 juin un &#233;ditorial tr&#232;s critique vis &#224; vis du mouvement des enseignants. Intitul&#233; &#171; Itsukeria eta imobilizmoari ez &#187; (&#171; non &#224; l'aveuglement et &#224; l'immobilisme &#187;). Il les accuse d'&#234;tre corporatistes et affirme que le transfert aux r&#233;gions des lyc&#233;es, aux d&#233;partements des coll&#232;ges et d'un certain nombre de services sociaux a &#233;t&#233; tr&#232;s positif.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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