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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Des licenciements pass&#233;s par pertes et surtout profits
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		<dc:date>2016-10-05T21:06:24Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Crise
</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;conomie
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Pour les &#171; raisons &#187; de cette h&#233;catombe de l'emploi : la crise a bon dos. Dans 90 % des cas (&#224; commencer par Alstom), ce sont des multinationales conqu&#233;rantes sur le march&#233; mondial qui licencient. En r&#233;alit&#233;, ce sont les salari&#233;s et non les entreprises qui sont menac&#233;s. Soulignons que la loi garantit le secret commercial et industriel de tous les licencieurs : les travailleurs n'ont pas le moindre contr&#244;le sur les comptes des entreprises qui invoquent n'importe quels pr&#233;textes pour augmenter la productivit&#233;,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour les &#171; raisons &#187; de cette h&#233;catombe de l'emploi : la crise a bon dos. Dans 90 % des cas (&#224; commencer par Alstom), ce sont des multinationales conqu&#233;rantes sur le march&#233; mondial qui licencient. En r&#233;alit&#233;, ce sont les salari&#233;s et non les entreprises qui sont menac&#233;s. Soulignons que la loi garantit le secret commercial et industriel de tous les licencieurs : les travailleurs n'ont pas le moindre contr&#244;le sur les comptes des entreprises qui invoquent n'importe quels pr&#233;textes pour augmenter la productivit&#233;, organiser la pr&#233;carit&#233;, en licenciant &#224; tour de bras, tout en se faisant subventionner et soutenir par l'&#201;tat. Comme PSA au moment de la fermeture d'Aulnay, les entreprises ont toute libert&#233; pour pr&#233;texter de pr&#233;tendues &#171; pertes &#187;, pour licencier, fermer des sites et imposer leurs accords comp&#233;titivit&#233; maison. La loi travail enfin pass&#233;e ne pourra que les y aider et les encourager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une chose est s&#251;re, tous les licencieurs actuels ont les moyens de garantir les emplois et les sites en r&#233;partissant le travail entre tous. Sans revenir sur Alstom (voir nos articles) et pour ne citer que quelques exemples :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SFR&lt;/strong&gt; annonce en ao&#251;t 5 000 d&#233;parts dits &#171; volontaires &#187; (un tiers des effectifs), son chiffre d'affaires est de 2,5 milliards d'euros, en baisse, mais avec des b&#233;n&#233;fices nets en 2015 de 743 millions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vallourec&lt;/strong&gt; (fabrication de tubes pour l'industrie p&#233;troli&#232;re) annonce en f&#233;vrier la fermeture d'un site pr&#232;s de Valenciennes : 850 emplois supprim&#233;s sur 5 000 salari&#233;s en France, 2 200 supprim&#233;s dans le monde, qui font suite &#224; des milliers d&#233;j&#224; supprim&#233;s en 2015. L'&#201;tat, actionnaire &#224; pr&#232;s de 8 %, a l&#226;ch&#233; &#224; ce moment-l&#224; 500 millions d'euros dans l'augmentation de capital, qui a servi notamment &#224; racheter une usine en Chine. La direction pr&#233;texte une chute des cours du p&#233;trole et des pertes en 2014 et 2015 pour r&#233;duire la capacit&#233; de production de 50 %, mais garde le silence sur les deux milliards de dividendes distribu&#233;s aux actionnaires dans les douze ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes (de quoi garantir le salaire de 6 000 salari&#233;s pendant dix ans).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Areva&lt;/strong&gt; se dit &#171; en difficult&#233; &#187; : 1,4 milliard de &#171; pertes &#187; mais un carnet de commande de 29 milliards d'euros ce qui repr&#233;sente sept fois le chiffre d'affaires de 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sanofi&lt;/strong&gt; supprime encore 600 postes cette ann&#233;e (5 000 en six ans selon la CGT). Avec un chiffre d'affaires de pr&#232;s de quatre milliards, ainsi qu'un b&#233;n&#233;fice net de 352 millions d'euros, contre 77 millions l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. B.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> 2008-2011 : Comment le ciel de la finance nous tombe sur la t&#234;te
</title>
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		<dc:date>2011-09-25T17:53:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Capitalisme
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		<dc:subject>Crise
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		<dc:subject>Finance
</dc:subject>

		<description>Il a suffi qu'une agence de notation, le 6 ao&#251;t dernier, enl&#232;ve un malheureux &#171; A &#187; sur trois &#224; la cote qu'elle attribue &#224; la dette am&#233;ricaine, pour que les bourses mondiales reprennent leur yoyo, faisant plonger les &#171; capitalisations boursi&#232;res &#187; des banques impliqu&#233;es dans les &#233;chafaudages de dettes publiques et priv&#233;es, et &#171; produits d&#233;riv&#233;s &#187; b&#226;tis sur elles, mais aussi de groupes industriels. Sans qu'aucun capital r&#233;el, aucune usine, aucune machine n'ait disparu pour autant. De simples artifices&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Crise-+" rel="tag"&gt;Crise
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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Finance-+" rel="tag"&gt;Finance
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il a suffi qu'une agence de notation, le 6 ao&#251;t dernier, enl&#232;ve un malheureux &#171; A &#187; sur trois &#224; la cote qu'elle attribue &#224; la dette am&#233;ricaine, pour que les bourses mondiales reprennent leur yoyo, faisant plonger les &#171; capitalisations boursi&#232;res &#187; des banques impliqu&#233;es dans les &#233;chafaudages de dettes publiques et priv&#233;es, et &#171; produits d&#233;riv&#233;s &#187; b&#226;tis sur elles, mais aussi de groupes industriels. Sans qu'aucun capital r&#233;el, aucune usine, aucune machine n'ait disparu pour autant. De simples artifices financiers donc, de prime abord, mais qui peuvent, de fil en aiguille, bloquer l'&#233;conomie de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il a suffi de ce vent de panique, ou de mauvaise humeur du monde de la finance, d&#233;clench&#233; d&#233;but ao&#251;t, pour qu'on annonce aux classes populaires qu'elles allaient devoir payer la note, une fois de plus.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Vent mauvais parti des USA&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Faux point de d&#233;part de la nouvelle crise, l'endettement des USA n'est pas ce que les financiers, banques et autres Hedge funds craignent le plus : aucun d'eux ne croit &#224; une faillite de l'&#201;tat am&#233;ricain, m&#234;me s'il est le plus endett&#233; du monde. D'autant qu'Obama a pris les devants, en marchandant avec les R&#233;publicains le rel&#232;vement du plafond autoris&#233; de la dette f&#233;d&#233;rale am&#233;ricaine scell&#233; le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; ao&#251;t&#8230; sur le dos des classes populaires : r&#233;duction des d&#233;penses publiques de 2 400 milliards de dollars sur les dix ans &#224; venir (900 milliards d&#233;j&#224; programm&#233;s, et 1 500 autres encore &#224; n&#233;gocier entre R&#233;publicains et D&#233;mocrates), dont la r&#233;duction de 4 % de l'assurance sant&#233; des retrait&#233;s et n&#233;cessiteux (&lt;em&gt;Medicare&lt;/em&gt;). Ingrate agence Standard &amp; Poors qui quatre jours plus tard lui fichait une sale note !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233; c'&#233;tait un signal symbolique et un pr&#233;texte bien commode pour les gouvernements. Car depuis le printemps d&#233;j&#224;, les dettes publiques, y compris celles des grands &#201;tats, &#233;taient sur la sellette : les cr&#233;diteurs, en mal d'autres placements, en voulaient de plus grands rendements, tout en incitant les &#201;tats &#224; de nouveaux plans d'aust&#233;rit&#233; profitables non seulement aux financiers mais au patronat en g&#233;n&#233;ral. Exigence entendue cinq sur cinq par les gouvernements. &#192; commencer par le n&#244;tre, de Fillon-Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mardi 9 ao&#251;t, la banque centrale am&#233;ricaine rassurait une fois de plus les investisseurs en annon&#231;ant qu'elle n'augmenterait pas ses taux directeurs (les taux extr&#234;mement bas des pr&#234;ts qu'elle conc&#232;de aux banques). Au m&#233;pris du &#171; A &#187; de fiabilit&#233; perdu, une nouvelle &#233;mission de dette de l'&#201;tat am&#233;ricain de 32 milliards de dollars s'arrachait le m&#234;me jour, avec trois fois plus d'offres de pr&#234;ts que le montant de l'emprunt demand&#233;. On pr&#234;te aux riches. Et les titres de la dette am&#233;ricaine restent des valeurs s&#251;res, qu'on peut mettre dans ses coffres pour affermir son bilan&#8230; et garantir ses autres pr&#234;ts plus risqu&#233;s, plus sp&#233;culatifs, mais sur lesquels on peut gagner gros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc pour l'instant sur les dettes des maillons dits faibles, Gr&#232;ce, Espagne, voire Italie, qu'on sp&#233;cule pour les rendre plus juteuses en faisant grimper les taux d'int&#233;r&#234;ts impos&#233;s aux &#201;tats concern&#233;s. Avec pour les sp&#233;culateurs, des risques limit&#233;s. Car l'avantage des dettes publiques sur les dettes priv&#233;es, celles de l'immobilier par exemple qui ont provoqu&#233; le krach pr&#233;c&#233;dent de 2008, c'est que les &#201;tats pensent avoir toujours les moyens de faire payer leurs populations, &#224; moins que celles-ci ne se r&#233;voltent. Avec la garantie suppl&#233;mentaire pour les pays europ&#233;ens les moins riches, que les grands pays de l'Union Europ&#233;enne (UE) soient plus ou moins contraints de s'en porter garants.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Mais d&#233;j&#224; avis de temp&#234;te contre les maillons faibles&#8230; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La petite Islande &lt;/strong&gt; &#233;tait pr&#233;sent&#233;e comme un mod&#232;le du miracle &#233;conomique depuis que ses trois principales banques avaient &#233;t&#233; privatis&#233;es en 2003, m&#234;me si sa dette publique avait commenc&#233; &#224; grimper en fl&#232;che. Cette &#238;le de 330 000 habitants &#233;tant trop petite pour leurs ambitions, ces banques priv&#233;es avaient ouvert des succursales en Grande-Bretagne et en Hollande, s'&#233;taient lanc&#233;es dans l'achat des produits financiers momentan&#233;ment les plus rentables, avant d'&#234;tre ruin&#233;es par la crise des subprime. Qu'&#224; cela ne tienne, d&#233;but octobre 2008 l'&#201;tat islandais les renationalisait en m&#234;me temps qu'il recevait une aide du FMI contre l'engagement de rembourser non seulement les dettes de l'&#201;tat mais celles aussi des trois banques vis-&#224;-vis de leurs clients &#224; l'&#233;tranger. Ce qui n'est pas fait, le gouvernent ayant &#233;t&#233; paralys&#233; par deux votes contre le remboursement de la dette d'une population qui a d&#233;j&#224; ch&#232;rement pay&#233; la faillite, notamment par une d&#233;valuation de 50 % de la monnaie nationale qui a fait bondir les prix. Mais, pour all&#233;ger la dette d'&#201;tat, la principale activit&#233; industrielle du pays, la production d'&#233;lectricit&#233; par g&#233;othermie, a &#233;t&#233; privatis&#233;e. Vendue en 2010 &#224; un trust canadien. Les huissiers commencent donc &#224; se servir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les pays de l'ancienne Europe de l'Est, &lt;/strong&gt; nouvelles terres d'investissements pour les banques et les entreprises occidentales, se trouvaient eux aussi fortement endett&#233;s. Les banques pr&#234;teuses pouvaient craindre d'y perdre encore des plumes. Et c'est le FMI, en alliance avec l'Union europ&#233;enne pour certains pays, qui a momentan&#233;ment pris le relais des pr&#234;ts, accompagnant toujours son aide des m&#234;mes attaques contre la population : en Hongrie, hausse de la TVA de 5 %, recul &#224; 65 ans de l'&#226;ge de la retraite, gel du salaire des fonctionnaires et baisse des retraites ; en Roumanie, baisse des salaires de 25 % et suppression de 100 000 emplois dans la fonction publique, hausse de la TVA de 19 % &#224; 24 % tandis que les imp&#244;ts sur les soci&#233;t&#233;s passaient de 25 % en 2000 &#224; 16 % en 2009 ; avec une taxation au plus bas et un salaire minimum &#224; 145 euros, Renault et son usine Dacia vont bien. Les populations de Serbie, Lettonie, Ukraine ont d&#251; aussi subir les huissiers du FMI, avec des exigences semblables, baisses des salaires et retraites, privatisations en &#233;change d'un pr&#234;t. Et gare au gouvernement qui ne r&#233;ussirait pas &#224; tenir le timing du programme demand&#233; : aussit&#244;t menac&#233; de suspension des pr&#234;ts promis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien s&#251;r &lt;strong&gt;la Gr&#232;ce&lt;/strong&gt; dont la dette, depuis la fin de l'ann&#233;e 2009, fait la Une de l'actualit&#233; et le casse-t&#234;te des chefs d'&#201;tats de l'UE. Pas parce qu'il aurait fallu la sauver en soi, pays relativement petit dont l'&#233;conomie ne repr&#233;sente que 2 % de celle de l'UE, mais parce qu'il fallait sauver les grandes banques fran&#231;aises et allemandes fortement investies dans sa dette, et parce qu'il fallait prot&#233;ger la zone euro d'un &#233;ventuel &#233;clatement ou d'un coup de panique de la finance face &#224; une d&#233;claration de faillite. Mais si l'UE, avec l'aide du FMI, n'a pas l&#233;sin&#233; sur les moyens financiers pr&#233;tendus &#171; d'aide &#224; la Gr&#232;ce &#187;, elle n'a pas non plus l&#233;sin&#233; sur les mesures &#224; imposer &#224; la population grecque, avec plusieurs plans d'aust&#233;rit&#233; successifs suscitant &#224; chaque fois gr&#232;ves et violentes manifestations de rue. Quant aux financiers pr&#234;teurs &#224; la Gr&#232;ce, ils obtenaient la mont&#233;e en fl&#232;che des taux d'int&#233;r&#234;ts qu'ils convoitaient, et leur garantie par l'UE, du moins pour un temps. De quoi rendre ces pr&#234;ts plus attractifs et rentables. Les maillons faibles devaient rapporter gros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
L'Irlande, l'Espagne, le Portugal, l'Italie&lt;/strong&gt; ont &#233;t&#233; les suivants sur la liste des pr&#233;sum&#233;s mauvais payeurs &#224; qui les grandes banques priv&#233;es n'allaient plus accorder de pr&#234;ts&#8230; sauf mont&#233;e de leurs taux d'int&#233;r&#234;t. L'Irlande, qu'on pr&#233;sentait jusque-l&#224; comme un nouveau &#171; tigre &#187;, parce que le bas niveau des salaires, des protections sociales et du taux d'imposition des entreprises lui avaient attir&#233; les investisseurs &#233;trangers, a vu son d&#233;ficit budg&#233;taire et sa dette bondir pour cause de renflouement de ses banques suite &#224; la crise de 2008. L'Espagne n'&#233;tait pas plus endett&#233;e que bien d'autres : 53 % de son PIB en 2009, moins en proportion que la France ou l'Allemagne. Mais pour les &#201;tats comme dans la vie priv&#233;e, il n'y a pas de crit&#232;re absolu de surendettement : c'est votre banquier qui vous d&#233;cr&#232;te en faillite quand il estime ne plus avoir avantage &#224; vous pr&#234;ter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la crise de l'immobilier, bloquant le secteur de la construction qui repr&#233;sente 17 % du PIB et 14 % des emplois, qui a plong&#233; le pays dans la r&#233;cession d&#232;s 2008. Le ch&#244;mage y est brutalement pass&#233; de 2 millions de ch&#244;meurs en 2007 &#224; 4,6 millions au premier trimestre 2010, soit 20 % de la population active. Les mesures d'aust&#233;rit&#233; du gouvernement socialiste, contre les salaires, les retraites, les allocations ch&#244;mage, les budgets publics, ainsi que les cadeaux au patronat &#8212; assouplissement des r&#232;gles de licenciements, privatisations &#8212;, ont soulev&#233; la col&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France n'a pas &#233;chapp&#233; &#224; la temp&#234;te. La crise de 2008 ne s'est pas seulement traduite par un accroissement du d&#233;ficit public d&#251; au renflouement des banques. D&#232;s l'automne 2008, le patronat, notamment celui de l'automobile, s'est saisi de la crise et des pr&#233;tendus cr&#233;dits bancaires manquants pour demander l'aide financi&#232;re de l'&#201;tat (3 milliards pour chacun des deux constructeurs), mais aussi pour supprimer des emplois et pratiquer largement le ch&#244;mage partiel. Et les voil&#224; aujourd'hui qui se saisissent de la dette publique qu'ils ont contribu&#233; &#224; creuser, pour annoncer de nouveaux plans de r&#233;duction d'effectifs (comme vient de le faire le PDG de PSA), en pr&#233;vision d'une baisse de la demande que les mesures d'aust&#233;rit&#233; pourraient provoquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nouvelles coupes budg&#233;taires dans les services publics et les services sociaux d'un c&#244;t&#233;. Nouveau blocage voire baisse des salaires, restructurations et licenciements, de l'autre, sans parler d'une reprise de l'inflation que certains avancent comme une des solutions possibles pour abaisser les dettes souveraines &#224; coup de planche &#224; billets. Voil&#224; ce que la nouvelle crise nous annonce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier BELIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Editorial : Les &#233;trangleurs
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-etrangleurs</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Crise
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		<dc:subject>&#233;conomie
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		<dc:subject>Dette
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		<dc:subject>euro
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		<description>Partout dans le monde, la crise financi&#232;re de l'automne 2008 a &#233;t&#233; le pr&#233;texte pour les patrons et les gouvernements &#224; leur solde, au d&#233;ferlement des vagues de licenciements, au serrage de vis sur les salaires, au pillage des caisses de l'&#201;tat &#8211; qui s'accompagne, dans le public, des m&#234;mes vagues de suppressions de postes et compression des salaires. Les centaines de milliards de dollars ou euros de pr&#234;ts ou garanties aux banquiers et industriels pour couvrir leurs frasques financi&#232;res ont creus&#233; encore&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-68-mars-avril-2010-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 68, mars-avril 2010
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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-euro-+" rel="tag"&gt;euro
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Partout dans le monde, la crise financi&#232;re de l'automne 2008 a &#233;t&#233; le pr&#233;texte pour les patrons et les gouvernements &#224; leur solde, au d&#233;ferlement des vagues de licenciements, au serrage de vis sur les salaires, au pillage des caisses de l'&#201;tat &#8211; qui s'accompagne, dans le public, des m&#234;mes vagues de suppressions de postes et compression des salaires. Les centaines de milliards de dollars ou euros de pr&#234;ts ou garanties aux banquiers et industriels pour couvrir leurs frasques financi&#232;res ont creus&#233; encore les d&#233;ficits des &#201;tats. Les d&#233;couverts ont grossi, &#224; commencer par ceux des grands &#201;tats industriels &#8211; il est bien connu qu'on ne pr&#234;te qu'aux riches ! Au vu des indicateurs statistiques, les dettes publiques d&#233;passent parfois le PIB&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#201;valuation approximative de la richesse totale produite.' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; national (114,6 % du PIB en Italie), ou l'approchent (83,2 % du PIB en France ; 73,1 % en Allemagne). Et les &#171; services de la dette &#187;, ou int&#233;r&#234;ts vers&#233;s aux organismes pr&#234;teurs, repr&#233;sentent des sommes faramineuses (en France, pas loin de 50 milliards d'euros par an soit, grosso modo, ce qui rentre en imp&#244;t sur le revenu, ou ce qui sort en budget de l'&#201;ducation nationale). Rien de fondamentalement nouveau, mais une accentuation du ph&#233;nom&#232;ne et des organismes financiers qui sp&#233;culent d&#233;sormais en bourse sur les titres de ces dettes &#8211; surtout celles d'&#201;tats qui ne sont pas les plus endett&#233;s mais sont r&#233;put&#233;s les moins solvables, comme ceux de la Gr&#232;ce, du Portugal ou de l'Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'euro serait en p&#233;ril, nous dit-on. Mais force est de reconna&#238;tre que la dramatisation autour du creusement des dettes publiques est savamment orchestr&#233;e pour, encore une fois et plus encore, faire payer aux classes populaires les frasques des poss&#233;dants. D'o&#249; cette mise en sc&#232;ne de l'Eurogroupe, ou rencontre des seize chefs d'&#201;tats de la zone euro &#224; la fin mars, qui ont statu&#233; sur le sort d'une Gr&#232;ce jug&#233;e trop dispendieuse. Et abouti au verdict, procureur du FMI &#224; la rescousse, que les travailleurs grecs vivaient au dessus de leurs moyens ! Pensez donc, avec un salaire moyen de quelque 800 euros ! Avec des retraites prises &#224; 65 ans alors qu'ils pourraient travailler jusqu'&#224; 67 ans ! &#171; Plan de sauvetage &#187; donc, pour leur enfoncer un peu plus la t&#234;te sous l'eau. Le Portugal et l'Espagne, sont dans le m&#234;me collimateur &#8211; du moins leurs classes populaires. Mais tous les travailleurs du monde aussi, &#224; des degr&#233;s divers, m&#234;me ceux du pays le plus riche, les USA. Les &#171; coupes budg&#233;taires &#187; sont partout au programme. Contre les populations. Tandis que s'&#233;talent les hausses de dividendes des grands trusts, les bonus et stock-options de leurs PDG, les jets priv&#233;s de leurs ministres. Et, en Gr&#232;ce, comme au Portugal et en Espagne &#8211; comme &#224; la t&#234;te du FMI &#8211;, ce sont des socialistes, ou pr&#233;tendus tels, qui tr&#244;nent ! Et le d&#233;mocrate Obama aux &#201;tats-Unis. [Toutes ces attaques sont l'objet des articles du dossier de ce num&#233;ro sur la Gr&#232;ce, le Portugal, l'Espagne et les &#201;tats-Unis].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; gauche ou m&#234;me &#224; la gauche de la gauche, certains pr&#233;conisent &#171; un autre partage des richesses &#187;, sans pour autant oser envisager la r&#233;volution. Comme si le &#171; partage &#187; existait dans une soci&#233;t&#233; pr&#233;cis&#233;ment bas&#233;e sur son contraire, l'exploitation et l'accaparement. Certes, en fonction des luttes et r&#233;sistances du monde du travail, le capital peut h&#233;siter, reculer quelque peu. Aujourd'hui en tout cas, face &#224; la crise et l'&#233;tranglement des classes populaires de la plan&#232;te, il serait urgent que les travailleurs fassent bloc. Derri&#232;re un programme radical de sauvegarde de leur classe, d'expropriation des industriels et des banquiers, par une mobilisation g&#233;n&#233;rale qui ferait enfin passer le pouvoir d'&#201;tat des mains des exploiteurs aux mains des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 avril 2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#201;valuation approximative de la richesse totale produite.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> La crise, un an apr&#232;s : ceux qui empochent et ceux qui payent&#8230;
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		<dc:date>2009-10-03T22:35:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Crise
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		<dc:subject>&#233;conomie
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		<dc:subject>Capitalisme
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		<description>Un milliard d'euros, c'est le montant des bonus vers&#233;s par la BNP &#224; ses traders. C'est surtout, face aux milliers de licenciements, le symbole de l'arrogance patronale. La banque explique que si elle ne r&#233;mun&#232;re pas suffisamment ses traders, ils iront voir ailleurs. La belle affaire ! Comme disaient les travailleurs argentins lors de l'effondrement de leur &#233;conomie en 2001 : &#171; &#161;Que se vayan todos ! &#187; (&#171; Qu'ils s'en aillent tous ! &#187;) &lt;br /&gt;La bourse est repartie &#224; la hausse : l'indice CAC 40 est remont&#233; de 50 %&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-65-septembre-octobre-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 65, septembre-octobre 2009
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un milliard d'euros, c'est le montant des bonus vers&#233;s par la BNP &#224; ses traders. C'est surtout, face aux milliers de licenciements, le symbole de l'arrogance patronale. La banque explique que si elle ne r&#233;mun&#232;re pas suffisamment ses traders, ils iront voir ailleurs. La belle affaire ! Comme disaient les travailleurs argentins lors de l'effondrement de leur &#233;conomie en 2001 : &#171; &lt;em&gt; &#161;Que se vayan todos ! &lt;/em&gt; &#187; (&#171; Qu'ils s'en aillent tous ! &#187;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourse est repartie &#224; la hausse : l'indice CAC 40 est remont&#233; de 50 % par rapport au 9 mars, jour le plus bas. La croissance semble pointer son nez : + 0,3 % au deuxi&#232;me trimestre 2009 pour la France. Est-ce le d&#233;but de la fin de la crise ? En tout cas, pas pour tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patronat respire : les pertes sont moins lourdes que pr&#233;vues au premier semestre 2009. Ce ne sont pas vraiment des pertes d'ailleurs. Les quarante plus grands groupes fran&#231;ais, ceux du CAC 40, ont encaiss&#233; 22 milliards de b&#233;n&#233;fices. Et certains, comme Total, d'annoncer des avances sur dividendes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seules dix entreprises du CAC 40 affichent des pertes, mais attention, c'est que, tel Renault et PSA, elles ont d&#233;duit les frais de restructuration qui gr&#232;vent les profits d'aujourd'hui pour pr&#233;parer ceux de demain... sur le dos des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le patronat souffle, gr&#226;ce au respirateur artificiel appel&#233; &#171; caisses de l'&#201;tat &#187;, les travailleurs, eux, n'ont pas fini de payer. Le gouvernement continue de d&#233;rouler son tapis d'attaques : travail du dimanche, hausse du forfait hospitalier, privatisation de La Poste, amputation de la retraite des femmes, fiscalisation des indemnit&#233;s d'accident du travail et une nouvelle &#171; r&#233;forme &#187; de la retraite envisag&#233;e pour 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est d'abord par leur emploi que les travailleurs payent la crise : 400 000 emplois disparus en un an, principalement dans l'industrie. Et les plans de licenciements n'ont pas ralenti, &#224; l'image des 814 suppressions de postes annonc&#233;es mi-septembre par Alcatel-Lucent. Les jeunes qui d&#233;barquent &#224; la recherche d'un travail sont autant de nouveaux ch&#244;meurs. Depuis un an, P&#244;le Emploi compte en moyenne 50 000 ch&#244;meurs suppl&#233;mentaires chaque mois. Mais c'est sans compter ceux qui, d&#233;courag&#233;s, ne se sont pas inscrits... ou r&#233;inscrits apr&#232;s une radiation. Les chiffres ne comptent pas non plus ceux qui entrent dans des dispositifs de reclassement sans pour autant retrouver de travail.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les travailleurs payent l'imp&#244;t, les capitalistes encaissent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour renflouer les banques et &#171; relancer &#187; l'&#233;conomie, l'&#201;tat s'est fortement endett&#233;. En 2009, il a emprunt&#233; 700 millions d'euros par jour sur les march&#233;s financiers. Le d&#233;ficit public devrait atteindre 130 milliards d'euros en 2009 et le gouvernement pr&#233;voit autant pour son budget 2010. La dette passerait ainsi de 68 &#224; 80 % du PIB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement ne pr&#233;voit &#233;videmment pas de faire payer les patrons &#224; qui il a vers&#233; ces milliards. Bien au contraire, il &#233;limine la taxe professionnelle, au moment o&#249; il charge les travailleurs avec la taxe carbone. Mais la facture vient aussi avec le d&#233;mant&#232;lement des services publics et des syst&#232;mes sociaux : h&#244;pitaux, &#233;ducation, retraites, etc. Tout y passe, plus que jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'ainsi la dette co&#251;te aux travailleurs, elle est pain b&#233;ni pour les capitalistes, qui trouvent un investissement s&#251;r. Le service de la dette repr&#233;sentait 6 % des recettes de l'&#201;tat en 2008 et devrait monter &#224; 10 % en 2012. Et Sarkozy veut lancer son &#171; grand emprunt &#187;, avec des taux d'int&#233;r&#234;ts encore plus &#233;lev&#233;s ! Seuls les plus riches, qui ont de l'argent &#224; &#233;pargner, pourront en faire une source de revenu&#8230; pr&#233;lev&#233; directement dans la poche des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Partout dans le monde, patronat et gouvernement font payer les travailleurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aux &#201;tats-Unis&lt;/strong&gt;, ce sont les expulsions de leur logement des travailleurs ne pouvant plus payer leurs dettes qui ont marqu&#233; le d&#233;but de la crise. Ces expulsions sont toujours plus nombreuses de mois en mois. 360 000 familles ont &#233;t&#233; mises &#224; la rue en juillet, alors que les logements vides s'accumulent. En deux ans et demi, les banques ont ainsi saisi 5,5 millions de logements. Ces derni&#232;res ann&#233;es, avec les &#171; subprimes &#187; et les cartes de cr&#233;dit faciles, les travailleurs am&#233;ricains avaient tent&#233; de pallier leurs bas salaires par un fort endettement. Aujourd'hui les banques leur font payer. Et avec la disparition de nombre de petits boulots et la fermeture des usines, le ch&#244;mage aggrave leurs conditions. L'OCDE pr&#233;voit que le ch&#244;mage officiel passe de 5,8 % en 2008 &#224; 10,1 % en 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En Allemagne&lt;/strong&gt;, 1,4 million de travailleurs ont un salaire amput&#233; par le ch&#244;mage partiel. Le ch&#244;mage complet devrait atteindre 11,6 % en 2010. C'est l&#224;-bas que la r&#233;cession est la plus forte, avec une baisse de 6 % du PIB pr&#233;vue pour 2009. Les exportations ont chut&#233;, alors qu'elles repr&#233;sentaient 47 % du PIB allemand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est dans les pays pauvres&lt;/strong&gt; que la note est la plus sal&#233;e. D&#233;j&#224;, d&#233;but 2008, ils avaient &#233;t&#233; les premiers &#224; payer la crise avec la hausse des prix des mati&#232;res premi&#232;res, qui avait provoqu&#233; des &#233;meutes de la faim. L'organisme de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture, la FAO, a estim&#233; que 1,02 milliard d'individus souffrent de malnutrition en 2009. Triste record !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays pauvres subissent la baisse des exportations, mais aussi le reflux des financements ext&#233;rieurs. Selon la Banque mondiale, les investissements vers les pays pauvres ont diminu&#233; de 37 % en 2008 et cela s'acc&#233;l&#232;re. Loin d'investir, les multinationales rapatrient une plus grande part de leurs profits (70 % contre 50 % auparavant). La cons&#233;quence directe est l'expansion du ch&#244;mage et de la mis&#232;re. Une mis&#232;re que ceux qui ont &#233;migr&#233; vers les pays riches pour envoyer une aide &#224; leur famille ont de plus en plus de mal &#224; adoucir. Dans les pays riches, les travailleurs immigr&#233;s sont les plus expos&#233;s aux licenciements, &#224; cause des contrats pr&#233;caires, voire l'absence de contrat de travail, de leur pr&#233;sence importante dans les secteurs les plus en crise (BTP, h&#244;tellerie-restauration), mais aussi du fait du racisme de certains patrons qui les licencient en priorit&#233;. R&#233;sultat, la Banque mondiale pr&#233;voit une baisse de 5 &#224; 8 % des fonds envoy&#233;s par les migrants.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Quel avenir pour l'&#233;conomie capitaliste ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Qui a dit : &#171; &lt;em&gt; Nous avons pass&#233; le pire et avec une unit&#233; soutenue dans l'effort, nous nous remettrons rapidement &lt;/em&gt; &#187; ? Pas Obama, mais un autre pr&#233;sident am&#233;ricain, Hoover, en mars 1930. Quelques mois apr&#232;s le krach boursier de 1929, les politiciens et &#233;conomistes voyaient d&#233;j&#224; la fin de la crise et tentaient de se rassurer. Pourtant, la &#171; grande d&#233;pression &#187;, marqu&#233;e par le ch&#244;mage de masse et les salaires de mis&#232;re, ne s'est arr&#234;t&#233;e que dix ans et une guerre mondiale plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant dire que mieux vaut pour les travailleurs ne pas se fier aux invocations rassurantes des dirigeants de ce monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maurice SPIRZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_408 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L350xH200/bnp-d056a.png?1527888250' width='350' height='200' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;
Vers une reprise rapide de l'&#233;conomie capitaliste ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La croissance mondiale des quinze ann&#233;es qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; la crise a &#233;t&#233; relativement forte. Cette croissance &#233;tait tir&#233;e par la forte consommation am&#233;ricaine, qui reposait pour beaucoup sur le cr&#233;dit, jusqu'aux fameux &#171; subprimes &#187; destin&#233;s &#224; faire consommer m&#234;me les plus pauvres. Lorsque les bas salaires am&#233;ricains n'ont pas suffi &#224; payer les int&#233;r&#234;ts toujours croissants, la crise a &#233;clat&#233; et s'est propag&#233;e dans le monde entier.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Sur l'origine de la crise, lire &#171; La crise jusqu'o&#249; ? &#187;, Convergences (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'&#233;conomie capitaliste a besoin de nouveaux d&#233;bouch&#233;s pour remplacer la consommation am&#233;ricaine d&#233;faillante et absorber le capital disponible. Sans cela, une grande part des capacit&#233;s de production restera inutilis&#233;e. La crise ne pourra alors se terminer que lorsque la surcapacit&#233; aura &#233;t&#233; d&#233;truite, c'est-&#224;-dire apr&#232;s la fermeture de nombreuses entreprises et des licenciements massifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les capacit&#233;s de production sont sous-utilis&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car la crise actuelle est bien une crise de surproduction, la capacit&#233; de production ayant d&#233;pass&#233; les limites recevables par la demande solvable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'industrie automobile, l'un des plus gros secteurs de l'&#233;conomie mondiale, le taux d'utilisation des capacit&#233;s de production &#233;tait de 80 % en 2007, d'apr&#232;s le cabinet-conseil AlixPartners. Cette surcapacit&#233; avait d&#233;j&#224; entrain&#233; des milliers de suppressions d'emploi, notamment &#224; PSA ou Renault. Mais en 2009, le taux d'utilisation est tomb&#233; &#224; 65 %, ce qui ne pr&#233;sage rien de bon pour les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les suppressions d'emplois, les salaires bloqu&#233;s et les cr&#233;dits rendus plus difficiles, la consommation de biens manufactur&#233;s a baiss&#233; depuis fin 2007. Et cela s'acc&#233;l&#232;re, sous l'effet du ch&#244;mage, avec, pour la France, une baisse de 1,2 % en juillet et 1,0 % en ao&#251;t, ce qui ne peut qu'acc&#233;l&#233;rer la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'utilisation du ch&#244;mage partiel a permis de r&#233;duire la production tout en temporisant tr&#232;s partiellement sur le ch&#244;mage, le patronat ne s'en contentera pas &#233;ternellement. Les patrons pr&#233;f&#232;reront laisser des milliers de travailleurs au ch&#244;mage, tout en exploitant quelques-uns d'entre eux au maximum de leurs capacit&#233;s physiques. La r&#233;partition du travail entre tous, sans baisse de salaires, ne fait pas partie du programme patronal !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un d&#233;but de reprise en trompe l'&#339;il&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, certains pays, comme la France, ont affich&#233; une croissance positive au deuxi&#232;me trimestre 2009. Au niveau europ&#233;en, l'automobile a effectivement vu ses ventes s'am&#233;liorer gr&#226;ce &#224; la prime &#224; la casse. Mais il s'agit surtout d'achats pr&#233;cipit&#233;s de peur que la prime ne s'arr&#234;te trop t&#244;t et cela ne garantit pas un retour de l'activit&#233; sur le long terme. Quand &#224; la reprise de la production, elle s'explique par le d&#233;stockage op&#233;r&#233; par l'industrie, qui a ralenti fortement sa production pour &#233;couler les stocks. Maintenant, la production repart m&#233;caniquement pour s'adapter &#224; la demande solvable (qui reste restreinte), voire reconstituer des stocks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signe du manque de perspectives pour les capitalistes : les investissements continuent de chuter. Les entreprises remboursent m&#234;me plus d'argent aux banques qu'elles ne leur empruntent. Certes, les banques rechignent &#224; pr&#234;ter, mais la demande de cr&#233;dits s'est fortement r&#233;duite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter le ch&#244;mage et les bas salaires, les travailleurs ne doivent donc pas compter sur une hypoth&#233;tique relance du capitalisme. Le seul espoir ne peut venir que des luttes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.S.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Sur l'origine de la crise, lire &#171; &lt;em&gt; La crise jusqu'o&#249; ? &lt;/em&gt; &#187;, Convergences R&#233;volutionnaires n&#176;58, juillet-ao&#251;t 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Le syndicalisme face &#224; la crise
</title>
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		<dc:date>2009-10-03T22:34:08Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>
		<dc:subject>Crise
</dc:subject>
		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>

		<description>Aujourd'hui, paradoxalement, au moment o&#249; les travailleurs subissent les effets de la plus grande crise depuis 1929, o&#249; pour d&#233;fendre leurs conditions d'existence le besoin d'une organisation au plus haut niveau serait une n&#233;cessit&#233;, l'absence de r&#233;ponse des directions syndicales est flagrante. Ce n'est pas la premi&#232;re fois. Car de la naissance des syndicats comme organisations de d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques, mat&#233;riels et moraux des travailleurs, souvent ill&#233;gaux et pourchass&#233;s, aux conf&#233;d&#233;rations&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, paradoxalement, au moment o&#249; les travailleurs subissent les effets de la plus grande crise depuis 1929, o&#249; pour d&#233;fendre leurs conditions d'existence le besoin d'une organisation au plus haut niveau serait une n&#233;cessit&#233;, l'absence de r&#233;ponse des directions syndicales est flagrante. Ce n'est pas la premi&#232;re fois. Car de la naissance des syndicats comme organisations de d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques, mat&#233;riels et moraux des travailleurs, souvent ill&#233;gaux et pourchass&#233;s, aux conf&#233;d&#233;rations institutionnalis&#233;es d'aujourd'hui, subventionn&#233;es, ayant leurs places dans une flop&#233;e de commissions ou organismes de gestion (en r&#233;alit&#233; de simples strapontins &#233;jectables), le syndicalisme a bien chang&#233;. Et depuis longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si Sarkozy, Fillon, Parisot tiennent tant &#224; faire signer, en &#233;change de concessions d&#233;risoires, par les leaders des conf&#233;d&#233;rations syndicales l'acceptation de leurs mesures anti-ouvri&#232;res, de la r&#233;forme des retraites ou de la s&#233;curit&#233; sociale aux divers plans de licenciements (surnomm&#233;s PSE, &#171; Plans de Sauvegarde de l'emploi &#187;), c'est qu'ils ont besoin de leur caution. Car les organisations syndicales sont toujours aujourd'hui dans les entreprises la forme d'organisation la plus large du monde du travail (m&#234;me si elle ne regroupe en France que 7 % de salari&#233;s), celles o&#249; se retrouvent les plus actifs des militants ouvriers. Des militants de base que les appareils forment (ou d&#233;forment) souvent peut-&#234;tre au ronron syndical, mais qui partagent les coups de col&#232;re de leurs camarades de travail et en sont m&#234;me parfois les organisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par quels m&#233;canismes les appareils syndicaux se sont-ils transform&#233;s d'instruments de la lutte de classe en amortisseurs des luttes sociales ? Comment le patronat et l'&#201;tat, en les reconnaissant et en les l&#233;galisant, les ont-ils utilis&#233;s pour la d&#233;fense de leur syst&#232;me d'exploitation ? Mais aussi comment dans ces conditions des travailleurs peuvent-ils, et doivent-ils, continuer &#224; militer syndicalement sans se laisser entra&#238;ner sur le terrain de la collaboration de classes ? Quelle politique les militants r&#233;volutionnaires ont &#224; y d&#233;fendre ? Telles sont les questions auxquelles ce dossier se propose d'apporter quelques &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Vers la Grande D&#233;pression ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Vers-la-Grande-Depression</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Vers-la-Grande-Depression</guid>
		<dc:date>2009-04-30T19:38:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>USA
</dc:subject>
		<dc:subject>Crise
</dc:subject>

		<description>La crise actuelle a aux &#201;tats-Unis des effets plus visibles encore que dans nombre de pays d'Europe, et la situation &#233;conomique se d&#233;grade de jour en jour. Moins d'une semaine apr&#232;s l'investiture d'Obama, le pays apprenait la plus grosse vague de licenciements jamais annonc&#233;s : plus de 74 000 en une seule journ&#233;e. Ils touchent d&#233;sormais quasiment tous les secteurs de l'&#233;conomie am&#233;ricaine, de la finance au b&#226;timent en passant par l'industrie et le commerce. En janvier dernier, la destruction d'un&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La crise actuelle a aux &#201;tats-Unis des effets plus visibles encore que dans nombre de pays d'Europe, et la situation &#233;conomique se d&#233;grade de jour en jour. Moins d'une semaine apr&#232;s l'investiture d'Obama, le pays apprenait la plus grosse vague de licenciements jamais annonc&#233;s : plus de 74 000 en une seule journ&#233;e. Ils touchent d&#233;sormais quasiment tous les secteurs de l'&#233;conomie am&#233;ricaine, de la finance au b&#226;timent en passant par l'industrie et le commerce. En janvier dernier, la destruction d'un demi-million d'emplois &#233;tait annonc&#233;e pour le quatri&#232;me mois cons&#233;cutif. Et la demande &#233;conomique se contracte toujours, acc&#233;l&#233;rant la spirale des licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre novembre 2007 et novembre 2008 les statistiques officielles ont enregistr&#233; 3,2 millions de ch&#244;meurs suppl&#233;mentaires. Il faut remonter aux ann&#233;es 1930-1931 pour constater une remont&#233;e du ch&#244;mage aussi rapide. Encore ces chiffres ne tiennent-ils pas compte de tous ceux qui ont simplement renonc&#233; &#224; chercher un travail introuvable, ni des travailleurs licenci&#233;s qui s'accrochent &#224; des petits boulots &#224; temps partiel : il suffit de travailler une heure par mois pour devenir invisible pour les statistiques am&#233;ricaines ! L'augmentation du nombre de ch&#244;meurs de l'an pass&#233; serait donc en r&#233;alit&#233; plus proche des cinq millions, ce qui porterait le nombre des sans emplois bien au-dessus des 12 millions officiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Submerg&#233;es par l'afflux de ch&#244;meurs, les agences pour l'emploi sont incapables de traiter toutes les demandes. Lorsque les gens leur t&#233;l&#233;phonent, c'est un message enregistr&#233; qui les accueille &#8211; pour leur demander de rappeler plus tard. Certains s'accrochent pendant des jours, passant des heures en vain au bout du fil. Sept &#201;tats sur cinquante se sont d&#233;j&#224; d&#233;clar&#233;s incapables de faire face &#224; l'explosion de leurs budgets d'assurance-ch&#244;mage, avant de solliciter l'aide du gouvernement f&#233;d&#233;ral &#8211; et les quarante-trois autres devraient se retrouver dans la m&#234;me situation tr&#232;s rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Camps de toile&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les expulsions suivent la m&#234;me courbe que les licenciements : 3,7 millions de personnes ont perdu leur logement depuis le d&#233;but de la crise. Difficile d'estimer le nombre de pr&#234;ts immobiliers actuellement impay&#233;s &#8211; plusieurs centaines de milliers au bas mot. Certains experts pr&#233;voient que plus de huit millions de foyers vont se retrouver &#224; la rue dans les quatre ans qui viennent. Les camps de toile o&#249; se r&#233;fugient les sans-abris, par familles enti&#232;res, gonflent dans de nombreuses villes du sud du pays : Sacramento, Resno, Las Vegas, Fresno&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premi&#232;re ligne dans la crise, les &#201;tats et les gouvernements locaux annoncent des d&#233;ficits records, qu'ils traduisent aussit&#244;t en suppressions de budgets pour l'&#233;ducation, la sant&#233;, l'aide aux personnes &#226;g&#233;es, aux plus pauvres ou aux sans abris. Ces coupes budg&#233;taires ne sont que les derni&#232;res d'une s&#233;rie commenc&#233;e sous la pr&#233;sidence du r&#233;publicain Reagan au d&#233;but des ann&#233;es 1980, et poursuivie sans interruption depuis, notamment par le d&#233;mocrate Clinton dans les ann&#233;es 1990. Les derni&#232;res mesures d'aust&#233;rit&#233; frappent donc un syst&#232;me social d&#233;j&#224; extr&#234;mement d&#233;grad&#233;. Et les personnes disposant d'une retraite priv&#233;e d&#233;cente l'ont souvent vue fondre, parfois de 40 %, les fonds de pensions priv&#233;s am&#233;ricains &#233;tant directement d&#233;pendant de leurs actions en Bourse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le fleuve de subventions publiques aux banques et aux entreprises, le plan de &#171; stimulation &#187; (de relance) d'Obama contre la crise pr&#233;voit de pr&#233;lever 20 milliards de dollars d'assistance alimentaire pour les plus pauvres. Un peu d'eau dans le sable, tant les files d'attente s'allongent devant les banques alimentaires et les programmes d'aide d'urgence, aujourd'hui submerg&#233;s. Il y avait avant la crise 40 millions de personnes victimes de malnutrition (13 % de la population). Sans tenir compte de l'augmentation &#233;vidente du nombre de ceux qui vont aborder cette version de l'&lt;em&gt; &#171; American way of life &#187; &lt;/em&gt;, la subvention Obama repr&#233;sente donc deux dollars par personne. &lt;em&gt;&#171; Pas assez pour vivre, juste assez pour ne pas mourir &#187;&lt;/em&gt;, comme disaient d&#233;j&#224;, &#224; propos des aides New deal, les ch&#244;meurs des ann&#233;es 30.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C. V.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_381 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH319/tunnel-5d201.png?1528297490' width='400' height='319' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> 1000 &#171; projets &#187;, 1 000 bonnes affaires pour les patrons
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/1000-projets-1-000-bonnes-affaires-pour-les-patrons</link>
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		<dc:date>2009-03-07T10:13:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Crise
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>&#192; quoi se r&#233;sument les 3 chapitres, 45 mesures et 1 000 projets du plan de relance de 26 milliards d'euros annonc&#233; le 2 f&#233;vrier par le Premier ministre Fran&#231;ois Fillon ? Pr&#232;s de la moiti&#233; seront des cadeaux &#224; fonds perdu aux entreprises. Le reste, des commandes d'&#201;tat et projets de grands travaux dont bien malin qui peut pr&#233;tendre qu'ils d&#233;buteront avant que la crise et les r&#233;ductions d'emplois dans la fonction publique n'aient encore largement amplifi&#233; le ch&#244;mage. &lt;br /&gt;Mais consolons-nous, il para&#238;t que les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; quoi se r&#233;sument les 3 chapitres, 45 mesures et 1 000 projets du plan de relance de 26 milliards d'euros annonc&#233; le 2 f&#233;vrier par le Premier ministre Fran&#231;ois Fillon ? Pr&#232;s de la moiti&#233; seront des cadeaux &#224; fonds perdu aux entreprises. Le reste, des commandes d'&#201;tat et projets de grands travaux dont bien malin qui peut pr&#233;tendre qu'ils d&#233;buteront avant que la crise et les r&#233;ductions d'emplois dans la fonction publique n'aient encore largement amplifi&#233; le ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais consolons-nous, il para&#238;t que les milliards pr&#234;t&#233;s aux banques, &#224; supposer qu'elles remboursent, vont rapporter &#224; l'&#201;tat 1,4 milliard d'int&#233;r&#234;ts en retour pr&#233;vus en 2009, les miettes du festin que Sarkozy, lors de son intervention t&#233;l&#233;vis&#233;e du 5 janvier, a promis de consacrer en mesures sociales. Une aum&#244;ne virtuelle finalement rallong&#233;e &#224; 2,6 milliards lors de sa rencontre avec les syndicats deux semaines plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Patrons du BTP et fournisseurs de l'arm&#233;e aux premi&#232;res loges&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le premier et plus gros chapitre du plan &#8722;&#8200;11,4 milliards d'euros&#8200;&#8722; est intitul&#233; &lt;em&gt; &#171; favoriser la tr&#233;sorerie des entreprises &#187; &lt;/em&gt;. Il s'agit d'acc&#233;l&#233;rer le versement aux entreprises de cadeaux d&#233;j&#224; pr&#233;vus, comme le remboursement du cr&#233;dit imp&#244;t Recherche accord&#233; aux entreprises par la loi de finance 2008. C'est aussi l'acc&#233;l&#233;ration du remboursement de la TVA, le versement d'avances sur les march&#233;s d'&#201;tat, et le paiement rapide des dettes de l'arm&#233;e envers ses fournisseurs. Les entreprises en feront ce qu'elles veulent, sans avoir besoin pour cela de cr&#233;er ni activit&#233; ni emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chapitre suivant, de 10,6 milliards d'euros, est celui des grands travaux et commandes d'&#201;tat, les fameux 1 000 projets qui permettent au ministre de la Relance, Patrick Devedjian, d'aller parader un jour avec le maire de Marseille pour quelques travaux dans le port, quelques jours plus tard dans une petite ville du Loir-et-Cher pour une d&#233;viation de route&#8230; R&#233;seau routier, am&#233;nagements urbains, r&#233;novations ou isolements thermiques de b&#226;timents HLM auraient ainsi un suppl&#233;ment de cr&#233;dits, ou parfois seulement une avance. Car sont not&#233;s &#224; ce chapitre quelque 2,5 milliards d'avance d'un an aux communes du versement que leur fait un fonds d'&#201;tat de compensation de la TVA, pour les inciter &#224; entreprendre plus vite des travaux pr&#233;vus, quitte &#224; se retrouver avec des finances &#224; sec l'ann&#233;e suivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin 4 milliards suppl&#233;mentaires seraient des commandes (ou l'anticipation de commandes d&#233;j&#224; pr&#233;vues) des entreprises d'&#201;tat, SNCF, Poste, EDF, GDF-Suez et RATP. Comme l'acc&#233;l&#233;ration de construction de nouvelles lignes TGV, dont les d&#233;lais de mise en route sont tels qu'il n'est de toute fa&#231;on pas imaginable que cela cr&#233;e de l'embauche au cours de l'ann&#233;e 2009.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les suppressions d'emplois dans les services publics continuent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cot&#233; emplois, le gouvernement se flatte que ces nouveaux travaux et &#233;quipements publics pourraient engendrer entre 100 000 et 150 000 emplois. Or les statisticiens de l'INSEE chiffrent &#224; plus de 200 000 le nombre d'emplois dans le secteur priv&#233; qui pourraient dispara&#238;tre au cours du seul premier semestre 2009. Il faut y ajouter les suppressions d'emplois d&#233;cid&#233;es dans la fonction publique, plus de 30 000, dont Sarkozy a encore tenu &#224; rappeler qu'il n'&#233;tait pas question de revenir dessus. Et 20 000 emplois menac&#233;s dans l'h&#244;pital public.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Travailler moins et gagner moins pour garder son emploi ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il ne restait plus &#224; Sarkozy et &#224; son &#233;quipe gouvernementale qu'&#224; changer quelque peu ce qui fut leur slogan &#233;lectoral. Fini le &lt;em&gt; &#171; Travailler plus pour gagner plus &#187; &lt;/em&gt;. L'heure est &#224; l'allongement du temps de ch&#244;mage partiel autoris&#233;. Si la porte est largement ouverte aux organisations syndicales pour de nouveaux rounds de n&#233;gociations, c'est autour de l'indemnisation du ch&#244;mage, ou du &lt;em&gt; &#171; Temps partiel compens&#233; &#187; &lt;/em&gt;, nouvelle cat&#233;gorie qui recouvrirait une institutionnalisation du ch&#244;mage partiel n&#233;goci&#233;e par entreprises, pour l'indemnisation duquel patronat, &#201;tat et salari&#233;s seraient invit&#233;s &#224; mettre chacun de leur poche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O. B. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_368 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L250xH375/pompe-78009.png?1528297490' width='250' height='375' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> C&#244;t&#233; socialiste : un plan de relance &#233;lectorale
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Cote-socialiste-un-plan-de-relance-electorale</link>
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		<dc:date>2009-03-07T10:13:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Parti socialiste
</dc:subject>
		<dc:subject>Crise
</dc:subject>

		<description>Le PS aurait son plan de relance de 50 milliards d'euros, bas&#233; sur une doctrine de gauche : la &#171; relance de la consommation &#187; . Ou, plus exactement, un plan &#171; qui marche sur deux pieds : la con&#173;sommation et l'investissement &#187; , pr&#233;cise Martine Aubry. Elle n'oublie pas les patrons, tout de m&#234;me ! Mais &#224; part le montant, plus g&#233;n&#233;reux, que le plan du gouvernement, les deux plans ont entre eux un sacr&#233; air de famille. &lt;br /&gt;Consommation : de tr&#232;s chiches promesses &lt;br /&gt;S'il gouvernait, dit le PS, il consacrerait 23&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le PS aurait son plan de relance de 50 milliards d'euros, bas&#233; sur une doctrine de gauche : la &lt;em&gt; &#171; relance de la consommation &#187; &lt;/em&gt;. Ou, plus exactement, un plan &lt;em&gt; &#171; qui marche sur deux pieds : la con&#173;sommation et l'investissement &#187; &lt;/em&gt;, pr&#233;cise Martine Aubry. Elle n'oublie pas les patrons, tout de m&#234;me ! Mais &#224; part le montant, plus g&#233;n&#233;reux, que le plan du gouvernement, les deux plans ont entre eux un sacr&#233; air de famille.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Consommation : de tr&#232;s chiches promesses &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;S'il gouvernait, dit le PS, il consacrerait 23 milliards au soutien du pouvoir d'achat, au lieu des minables 2,6 milliards des mesures sociales de Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi eux, six milliards financeraient une prime ponctuelle de 500 &#8364; pour les b&#233;n&#233;ficiaires de la prime pour l'emploi et pour ceux qui ne touchent que les minima sociaux (RMI-RSA, minimum vieillesse, etc.), soit environ 9 millions de personnes d'apr&#232;s le chiffrage du PS. C'est certes plus que les primes exceptionnelles de 100 &#224; 200 &#8364; pour les familles &#224; bas revenus avec enfants, ou les 200 &#8364; de ch&#232;que emploi-service pour les titulaires du minimum vieillesse de Sarkozy, ou les ristournes promises sur les imp&#244;ts des imposables de la premi&#232;re tranche. Mais pas beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Six autres milliards correspondraient &#224; une baisse de la TVA &#224; taux plein (passant de 19,6 % &#224; 18,6 %). D&#233;j&#224; moins reluisant : m&#234;me si elle se reportait r&#233;ellement sur les prix (et on peut en douter) elle ne changerait pas grand chose &#224; notre pouvoir d'achat. Pour un smicard, une baisse de 1 % sur les prix (mais pas sur le loyer qui d&#233;vore une grande partie de la paye, ni sur les prix alimentaires qui, tax&#233;s au taux r&#233;duit de 5,5 %, ne seraient pas concern&#233;s) repr&#233;senterait au plus 4 ou 5 euros de pouvoir d'achat suppl&#233;mentaires par mois. Heureusement Martine Aubry pense &#224; lui et lui promet une rallonge du Smic de 30 &#8364;. Le P&#233;rou ! On comprend qu'elle redoute &lt;em&gt; &#171; que le sentiment de ras-le-bol des Guadeloup&#233;ens et des Martiniquais se diffuse ici &#187; &lt;/em&gt; et en conclue qu'&lt;em&gt; &#171; il faut tout faire pour que cela n'arrive pas &#187; &lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Aide au d&#233;veloppement&#8230;. du ch&#244;mage partiel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Reste le plus gros chapitre de l'aide au pouvoir d'achat : huit milliards consacr&#233;s &#224; am&#233;liorer l'indemnisation du ch&#244;mage et, plus particuli&#232;rement, celle du ch&#244;mage partiel. Car l'augmentation du maximum de ch&#244;mage partiel autoris&#233; de 600 heures par an &#224; 800 heures (voire 1 000 heures) d&#233;cid&#233;e par le gouvernement ne laisse pas &#224; ces pauvres patrons assez de souplesse. Le PS met donc &#224; son programme anti-crise la cr&#233;ation du &lt;em&gt; &#171; ch&#244;mage partiel prolong&#233; &#187; &lt;/em&gt;, pouvant cumuler 800 heures de plus sur 18 mois. Soit 1 600 heures, un an complet de ch&#244;mage sur 18 mois ! Plus fort que Sarkozy. C'est afin &lt;em&gt; &#171; d'&#233;viter les licenciements et de mettre &#224; profit ces p&#233;riodes pour renforcer la formation des salari&#233;s contraints &#224; l'inactivit&#233; &lt;/em&gt; &lt;em&gt; &#187; &lt;/em&gt;. De quoi permettre aux patrons de garder leur main d'&#339;uvre en la transformant en saisonni&#232;re. Le PS pouvait bien en &#233;change promettre aux travailleurs d'indemniser ce ch&#244;mage un peu mieux, et proposer 80 % du salaire au lieu des 60 % actuels. Aux frais des finances publiques, &#233;videmment, car &lt;em&gt; &#171; la participation des entreprises restera identique &#224; celle pr&#233;vue par le ch&#244;mage partiel de droit commun, et l'&#201;tat prendra en charge le compl&#233;ment de r&#233;mun&#233;ration &#187; &lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Aide &#224; l'investissement : 26,8 milliards&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; aide &#224; l'investissement et commandes d'&#201;tat, le plan de relance de Martine Aubry serait presque du copier-coller de celui de Fran&#231;ois Fillon, jusque dans son montant : 26,8 milliards contre 26,5. Au programme : 10 milliards d'aides directes de l'&#201;tat en capital dans les industries priv&#233;es et les PME ; plus un milliard d'aides &#224; la recherche dans les PME ; cinq milliards de remboursements de dettes de l'&#201;tat envers les collectivit&#233;s locales pour que celles-ci puissent passer commande d'&#233;quipements et travaux ; et les autres milliards en commandes d'&#201;tat, r&#233;seaux routiers, infrastructures et construction de 300 000 logements. (Battu Devedjian, qui n'a pens&#233; &#224; promettre que 100&#8200;000 logements, m&#234;me s'il a pens&#233;, lui, aux logements &#233;tudiants !)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l&#224; o&#249; le plan socialiste &lt;em&gt; &#171; Agir contre la crise &#187; &lt;/em&gt; fait vraiment la diff&#233;rence, c'est dans sa conclusion : &lt;em&gt; &#171; Tous ces enjeux, les &#233;lections europ&#233;ennes seront l'occasion de les aborder. Chaque citoyen va devoir choisir les d&#233;put&#233;s europ&#233;ens &lt;/em&gt; (&#8230;) &lt;em&gt; S'il souhaite donner au Parlement une majorit&#233; coh&#233;rente &lt;/em&gt; (&#8230;) &lt;em&gt; dot&#233;e d'un projet cr&#233;dible, &lt;/em&gt; (&#8230;) &lt;em&gt; il choisira alors de voter pour les candidats socialistes &#187;. &lt;/em&gt;Et comme ce ne sont pas les d&#233;put&#233;s europ&#233;ens qui gouvernent, vous attendrez bien 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier BELIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_369 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH360/Aubry-bd26c.png?1528297490' width='400' height='360' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le plan anticrise d'Obama : Yes we cash !
</title>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Barack Obama
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		<dc:subject>USA
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		<dc:subject>Crise
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		<description>&#171; C'est le d&#233;but de la fin &#187;, a dit Obama le 17 f&#233;vrier, en signant son plan de relance &#224; 850 milliards de dollars (675 milliards d'euros). Son secr&#233;taire au tr&#233;sor, Tim Geithner, &#233;tait rest&#233; plus prudent le 10 f&#233;vrier en d&#233;voilant un nouveau plan de sauvetage de la finance de 2 000 milliards : celui-ci pourrait n&#233;cessiter des &#171; ressources suppl&#233;mentaires &#187; , avait-il indiqu&#233; aux s&#233;nateurs. Ajout&#233;e aux aides d&#233;j&#224; accord&#233;es dans le cadre du plan Paulson, l'addition monte pour l'instant &#224; pr&#232;s de 3 000&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; C'est le d&#233;but de la fin &#187;&lt;/em&gt;, a dit Obama le 17 f&#233;vrier, en signant son plan de relance &#224; 850 milliards de dollars (675 milliards d'euros). Son secr&#233;taire au tr&#233;sor, Tim Geithner, &#233;tait rest&#233; plus prudent le 10 f&#233;vrier en d&#233;voilant un nouveau plan de sauvetage de la finance de 2 000 milliards : celui-ci pourrait n&#233;cessiter des &lt;em&gt; &#171; ressources suppl&#233;mentaires &lt;/em&gt; &lt;em&gt; &#187; &lt;/em&gt;, avait-il indiqu&#233; aux s&#233;nateurs. Ajout&#233;e aux aides d&#233;j&#224; accord&#233;es dans le cadre du plan Paulson, l'addition monte pour l'instant &#224; pr&#232;s de 3 000 milliards de dollars, un cinqui&#232;me du PIB des USA.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Nouveau Pr&#233;sident, vieilles m&#233;thodes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Obama a pr&#233;sent&#233; son plan de relance comme un moyen de lutter contre le ch&#244;mage. L'&#233;conomie am&#233;ricaine a perdu 3,6 millions d'emploi en 2008, dont deux millions durant les quatre derniers mois. Mais il ne s'agit pas de stopper l'h&#233;morragie en interdisant les licenciements. Les aides au secteur automobile, &#224; Chrysler, Ford et General Motors, qui atteignent d&#233;j&#224; les vingt-cinq milliards, vers&#233;es sur les fonds du plan Paulson avec l'accord du nouveau Pr&#233;sident, ne sont assorties que de l'engagement d'un retour &#224; la &#171; &lt;em&gt; rentabilit&#233; financi&#232;re &lt;/em&gt; &#187;. Le gouvernement encourage toutes les mesures de &lt;em&gt; &#171; compression des co&#251;ts &#187; &lt;/em&gt; : donc les licenciements des int&#233;rimaires, plans sociaux, baisses de salaires et coupes sombres dans la protection sociale (qui est directement financ&#233;e par l'entreprise aux &#201;tats-Unis). Le syndicat de l'automobile UAW soutient ces plans et &#339;uvre aupr&#232;s des salari&#233;s pour justifier tous les sacrifices. C'est &#231;a l'avantage d'un pr&#233;sident se disant proche des travailleurs !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Cr&#233;dits d'imp&#244;ts surtout pour les entreprises&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Premier volet : des cr&#233;dits d'imp&#244;ts pour les particuliers. Mais comme l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral a revu &#224; la baisse les transferts de fonds qu'il envisage vers les &#201;tats au bord de la faillite comme la Californie, ceux-ci ne manqueront pas d'augmenter les imp&#244;ts locaux, frappant tous les foyers. &#192; l'inverse, pas question de revenir sur les baisses d'imp&#244;ts spectaculaires accord&#233;es par Bush aux plus riches (un &#171; bouclier fiscal &#187; &#224; l'am&#233;ricaine), alors que c'&#233;tait une promesse du candidat Obama.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cr&#233;dits d'imp&#244;ts pour les entreprises sont bien plus spectaculaires : d&#233;ductions fiscales sur les plus-values, aide pour &#233;ponger les dettes, aide pour investir dans des &#233;quipements et, cerise sur le g&#226;teau, possibilit&#233; pour les entreprises faisant moins de quinze millions de chiffre d'affaire de r&#233;partir les pertes de 2008 sur les cinq ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes et donc d'obtenir... le remboursement des imp&#244;ts d&#233;j&#224; pay&#233;s ! Ces deux premiers volets du plan repr&#233;sentent 40 % des 850 milliards du plan. Le reste se d&#233;compose en 10 % pour le logement et 50 % dits &#171; d'investissement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un plan de relance des profits...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plus de trois millions de m&#233;nages am&#233;ricains se sont retrouv&#233;s &#224; la rue l'an dernier, faute de pouvoir rembourser leur cr&#233;dit. Pour ces familles, dont certaines ont plant&#233; leurs tentes dans les villes am&#233;ricaines, rien. C'est pour les quatre millions de m&#233;nages encore dans leurs murs mais menac&#233;s de saisie que l'&#201;tat s'est engag&#233;, pour un montant maximum de 75 milliards, &#224; payer les remboursements hypoth&#233;caires. Vu les cr&#233;dits sous lesquels croulent les familles pauvres, cette somme ne r&#232;glera pas le probl&#232;me pendant longtemps. Le plan s'accompagne d'un doublement du soutien de l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral aux organismes de refinancement hypoth&#233;caire Fannie Mae et Freddie Mac, qui va passer de 200 &#224; 400 milliards de dollars. Elles au moins ne seront pas &#224; nouveau &#224; d&#233;couvert !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le volet &#171; investissements &#187; de son plan qui permet &#224; Obama de parler de &#171; grands travaux &#187; et de se comparer ainsi &#224; Roosevelt. Dr&#244;les d'investissements de l'&#201;tat o&#249; le gouvernement s'est engag&#233; &#224; &lt;em&gt; &#171; &lt;/em&gt; &lt;em&gt; ne cr&#233;er aucun emploi public &#187;. &lt;/em&gt; Le financement se fera par cr&#233;dit d'imp&#244;ts. Ainsi, les 100 milliards pour l'&#201;ducation se r&#233;sument &#224; des avantages fiscaux pour l'investissement dans la formation professionnelle et pour la r&#233;novation ou la construction d'&#233;tablissements scolaires : en somme, des cadeaux &#224; l'&#233;cole priv&#233;e (un march&#233; juteux aux &#201;tats-Unis) et aux b&#233;tonneurs. Rien pour l'&#201;ducation publique. Les mesures portant sur la fameuse &lt;em&gt; &#171; &lt;/em&gt; &lt;em&gt; croissance verte &#187; &lt;/em&gt; qui permettrait de sortir le capitalisme de la crise... enrichiront elles aussi surtout les entreprises de travaux publics. Et moins d'un quart des cr&#233;dits (98 milliards) sont consacr&#233;s aux infrastructures, alors que, selon la Soci&#233;t&#233; des ing&#233;nieurs civils, il en faudrait vingt fois plus rien que pour remettre en &#233;tat les routes, ponts et r&#233;seaux &#233;lectriques du pays.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#8230; peut en cacher un autre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si les mesures du plan de relance d'Obama ont largement &#233;t&#233; mises en avant par la Maison blanche, le contenu du nouveau plan de sauvetage du syst&#232;me financier bien plus co&#251;teux, 2 000 milliards de dollars d'engagements pour l'instant, reste plus discret. Son auteur, Tim Geithner, avait promis que ce ne serait pas une r&#233;&#233;dition du plan Paulson. Or il s'agit d'un quasi-copier-coller, en plus cher. &#192; une diff&#233;rence pr&#232;s : l'administration Bush avait renonc&#233; &#224; l'id&#233;e de racheter les &#171; actifs toxiques &#187; des banques. Obama propose la cr&#233;ation d'une structure publique, dot&#233;e de 1 000 milliards de dollars, dont la fonction sera de le faire. L'&#201;tat rach&#232;terait au prix fort ces titres qui n'ont plus de prix en bourse car plus personne n'en veut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second paquet de 1 000 milliards doit permettre &#224; l'&#201;tat de voler au secours des banques en difficult&#233; en achetant des parts de leur capital. Mais attention, pas de nationalisation, a dit le nouveau Pr&#233;sident. L'&#201;tat injecte de l'argent dans les institutions financi&#232;res au moment o&#249; elles vont le plus mal, pour s'en retirer au profit du priv&#233; quand elles iront mieux, sans demander &#224; contr&#244;ler l'usage des subventions massives accord&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le gouvernement propose de donner un coup de fouet au cr&#233;dit en encourageant la titrisation des nouveaux pr&#234;ts. C'est le proc&#233;d&#233; qui permet &#224; l'&#233;tablissement &#233;metteur du cr&#233;dit de se d&#233;barrasser du risque en revendant sa cr&#233;ance sous forme de titres &#233;changeables sur les march&#233;s, cette m&#234;me titrisation qui a &#233;t&#233; le facteur d'amplification et de propagation de la crise des subprimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rapha&#235;l PRESTON&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Plan Sarkozy : relance des profits et pain sec
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Crise
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		<description>Apr&#232;s le &#171; plan de sauvetage &#187; des banques, d'une enveloppe totale de 360 milliards d'euros (320 de garanties de pr&#234;ts et 40 en cash, dont 23 d&#233;j&#224; distribu&#233;s), voici le &#171; plan de relance &#187; de l'&#233;conomie. Plus modeste, 26 milliards, mais toujours bon &#224; prendre pour les patrons. D'autant que ceux de l'Automobile touchent, hors cadre de ce plan de relance, une enveloppe de 7,8 milliards en pr&#234;ts et aides directes. &lt;br /&gt;Par contre, pour les travailleurs c'est &#224; tout juste 2,6 milliards que se montent les mesures&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s le &lt;em&gt; &#171; plan de sauvetage &#187; &lt;/em&gt; des banques, d'une enveloppe totale de 360 milliards d'euros (320 de garanties de pr&#234;ts et 40 en cash, dont 23 d&#233;j&#224; distribu&#233;s), voici le &lt;em&gt; &#171; plan de relance &#187; &lt;/em&gt; de l'&#233;conomie. Plus modeste, 26 milliards, mais toujours bon &#224; prendre pour les patrons. D'autant que ceux de l'Automobile touchent, hors cadre de ce plan de relance, une enveloppe de 7,8 milliards en pr&#234;ts et aides directes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, pour les travailleurs c'est &#224; tout juste 2,6 milliards que se montent les mesures dites sociales annonc&#233;s par Sarkozy le 18 f&#233;vrier. Encore faut-il compter l&#224;-dedans la participation de l'&#201;tat &#224; une am&#233;lioration de l'indemnisation du ch&#244;mage partiel, dont le maximum d'heures autoris&#233;es sur l'ann&#233;e est r&#233;cemment pass&#233; de 600 heures par an &#224; 800 heures, et m&#234;me 1 000 heures pour l'Automobile et le Textile, soit plus de la moiti&#233; de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux salaires : pas question de les augmenter. Pas m&#234;me le Smic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, commen&#231;ant &#224; &#234;tre inquiet par le r&#233;chauffement du climat social, Sarkozy a fait mine, tout en appelant &#224; l'effort et aux sacrifices, de l&#226;cher quelques miettes destin&#233;es aux &lt;em&gt; &#171; plus fragiles &#187; &lt;/em&gt;. Toutes plus d&#233;risoires les unes que les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exon&#233;ration de paiement des seconds et troisi&#232;mes tiers provisionnels pour les contribuables situ&#233;s dans la premi&#232;re tranche d'imposition leur procurerait dans les 200 &#8364; &#224; 300 &#8364; d'&#233;conomies (30 euros par mois). Elle concernerait 2 millions de contribuables, mais pas les 16 millions dont les revenus sont si faibles qu'ils ne sont m&#234;me pas imposables. La mesure co&#251;terait 700 millions : au bas mot 20 fois moins que les 15 milliards du bouclier fiscal pour les plus riches !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prime exceptionnelle de 150 &#8364; aux familles qui touchent l'allocation de rentr&#233;e scolaire ne va pas loin non plus. Ni les 200 &#8364; (pour l'ann&#233;e) accord&#233;s aux b&#233;n&#233;ficiaires du minimum vieillesse ou aux demandeurs d'emplois, d'autant qu'il ne s'agit que d'un ch&#232;que emploi-service ne correspondant souvent pas aux besoins. Et la prime de 500 &#8364; aux demandeurs d'emplois ayant travaill&#233; de 2 &#224; 4 mois sur un peu plus de deux ans, ne toucherait que 230 000 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste le chapitre de l'indemnisation du ch&#244;mage partiel, qui pourrait passer de 60 % du salaire &#224; 75 % dans les branches ou entreprises qui signeraient une convention en ce sens. Mais cela se range d&#233;j&#224; plus au rayon des aides au patronat, qui veut pouvoir &#233;tendre le recours au ch&#244;mage partiel, qu'&#224; celui des aides aux salari&#233;s. C'est aussi une invite aux dirigeants syndicaux &#224; venir n&#233;gocier les modalit&#233;s d'extension de ce ch&#244;mage en m&#234;me temps que de son indemnisation et de son agr&#233;ment par de pseudo-formations &#224; l'image de ce qui a &#233;t&#233; propos&#233;, &#224; l'automne dernier, &#224; l'usine Renault de Sandouville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier BELIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_367 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L350xH214/relance1-ac211.png?1528297490' width='350' height='214' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Des banques toujours choy&#233;es
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Des-banques-toujours-choyees</link>
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		<dc:date>2009-03-07T10:12:39Z</dc:date>
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		<dc:subject>Banques
</dc:subject>
		<dc:subject>Crise
</dc:subject>

		<description>Les banques fran&#231;aises viennent de publier leurs bilans pour l'ann&#233;e 2008. Quelques-unes s'en sortent assez bien. Par exemple, la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale annonce un b&#233;n&#233;fice de plus de deux milliards d'euros. Un tiers de ces b&#233;n&#233;fices devrait &#234;tre revers&#233; aux actionnaires. Ceux-ci toucheraient un dividende un peu plus &#233;lev&#233; m&#234;me que l'ann&#233;e derni&#232;re. Rappelons que l'&#201;tat fran&#231;ais a vers&#233; 1,7 milliard &#224; cette banque en d&#233;cembre 2008 pour consolider ses fonds propres. En somme, l'&#201;tat aura financ&#233; les dividendes. &lt;br /&gt;Sarkozy&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les banques fran&#231;aises viennent de publier leurs bilans pour l'ann&#233;e 2008. Quelques-unes s'en sortent assez bien. Par exemple, la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale annonce un b&#233;n&#233;fice de plus de deux milliards d'euros. Un tiers de ces b&#233;n&#233;fices devrait &#234;tre revers&#233; aux actionnaires. Ceux-ci toucheraient un dividende un peu plus &#233;lev&#233; m&#234;me que l'ann&#233;e derni&#232;re. Rappelons que l'&#201;tat fran&#231;ais a vers&#233; 1,7 milliard &#224; cette banque en d&#233;cembre 2008 pour consolider ses fonds propres. En somme, l'&#201;tat aura financ&#233; les dividendes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sarkozy pr&#233;tendait moraliser les banques. Les aides n'auraient &#233;t&#233; donn&#233;es qu'en contrepartie d'engagements &lt;em&gt; &#171; &#233;thiques &#187; &lt;/em&gt;. Les dirigeants de ces banques ont donc renonc&#233; &#224; leurs bonus (pour cette ann&#233;e, seulement). Ils vont devoir se contenter de leur salaire fixe : c'est-&#224;-dire entre 700 000 &#8364; et plus d'un million par an suivant les banques. &#192; part ce&#8230; sacrifice, les banquiers fran&#231;ais ne se sont engag&#233;s &#224; rien.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le cr&#233;dit introuvable &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En octobre, Sarkozy annon&#231;ait 360 milliards d'aides aux banques. Fin janvier 2009, l'&#201;tat fran&#231;ais avait d&#233;j&#224; apport&#233; sa garantie sur 28,5 milliards d'euros de pr&#234;ts &#224; des banques, et investi 10,5 milliards d'euros en capitaux. Une deuxi&#232;me tranche de 10,5 milliards d'euros devrait &#234;tre aussi vers&#233;e dans les prochains mois, si les banques le demandent. Un d&#233;compte qui n'inclut pas l'intervention de l'&#201;tat dans Dexia et d'autres aides plus indirectes aux banques, mais se comptant en milliards &#233;galement, comme le d&#233;blocage &#224; leur profit de fonds des livrets d'&#233;pargnes au nom de l'aide aux PME.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le renflouement des banques, les PME ne trouvent pas plus de cr&#233;dit aujourd'hui qu'il y a quelques mois. Et ce n'est pas la nomination d'un &lt;em&gt; &#171; m&#233;diateur du cr&#233;dit &#187; &lt;/em&gt; qui change quoi que ce soit. Laurence Parisot le r&#233;sumait en janvier : &lt;em&gt; &#171; le cr&#233;dit reste rare et cher &#187; &lt;/em&gt;... M&#234;me le PDG de PSA, qui n'est pourtant pas une petite PME, se plaint des carences du syst&#232;me bancaire : &#171; &lt;em&gt; S'il fonctionnait un tout petit peu, nous n'aurions rien demand&#233; &#224; l'&#201;tat &#187;. &lt;/em&gt;Il y a une sacr&#233;e dose de mauvaise foi de la part d'un patron d'industrie qui a trouv&#233; ainsi une possibilit&#233; d'emprunter aupr&#232;s de l'&#201;tat &#224; bas co&#251;t, et se cache derri&#232;re la responsabilit&#233; des banques fautives pour dire que ce n'est pas &#224; lui de rendre des comptes ni prendre des engagements en &#233;change des aides re&#231;ues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233; l'&#201;tat pr&#234;te aux banques pour qu'elles puissent pr&#234;ter aux entreprises, de l'autre le m&#234;me &#201;tat pr&#234;te directement aux entreprises automobiles des milliards car celles-ci disent ne pas pouvoir emprunter aupr&#232;s des banques. Alors o&#249; passe l'argent ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un trou sans fond &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les milliards inject&#233;s par les &#201;tats, on n'est pas au bout de la crise financi&#232;re. Aux &#201;tats-Unis d'o&#249; elle est partie, la mont&#233;e du ch&#244;mage va encore accro&#238;tre le nombre de ceux qui sont dans l'impossibilit&#233; de rembourser leurs cr&#233;dits immobiliers. L'&#233;valuation par le FMI du montant d'actifs toxiques est pass&#233;e de 1 000 milliards il y a un an &#224; 2 200 milliards aujourd'hui. &lt;em&gt; &#171; Un effet de second tour est possible &#187; &lt;/em&gt;, r&#233;sume Dominique Strauss-Kahn. Et une nouvelle d&#233;flagration financi&#232;re ne ferait qu'aggraver la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains commentateurs &#233;conomiques du New York Times ou du Wall Street Journal, rejoints par l'ancien pr&#233;sident de la Fed et des s&#233;nateurs r&#233;publicains, en viennent &#224; penser que la seule solution viable pour remettre sur pied le syst&#232;me financier serait la nationalisation de certaines banques. Mais pas de panique. Ils ne se sont pas convertis au communisme. Tout cela se ferait aux frais du contribuable, et au plus grand profit des repreneurs, une fois cette nationalisation temporaire arriv&#233;e &#224; terme.
&lt;strong&gt;Michel CHARVET&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Notre &#171; plan de sauvetage &#187; ? La riposte !
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Crise
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		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>

		<description>La crise a commenc&#233; &#224; susciter de nombreuses ripostes des travailleurs : 120 000 manifestants &#224; Dublin (dans un pays de 4,2 millions d'habitants&#8230;) le 21 f&#233;vrier, une s&#233;rie de manifestations en Islande qui ont fait tomber le gouvernement. Et, bien s&#251;r, celle des travailleurs de Guadeloupe et Martinique. En France m&#234;me, le succ&#232;s de la manifestation du 29 janvier appelle des suites. Il faut en discuter le programme. Il doit se situer &#224; rebours des diff&#233;rents &#171; plans de relance &#187; ou &#171; de sauvetage &#187; du&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La crise a commenc&#233; &#224; susciter de nombreuses ripostes des travailleurs : 120 000 manifestants &#224; Dublin (dans un pays de 4,2 millions d'habitants&#8230;) le 21 f&#233;vrier, une s&#233;rie de manifestations en Islande qui ont fait tomber le gouvernement. Et, bien s&#251;r, celle des travailleurs de Guadeloupe et Martinique. En France m&#234;me, le succ&#232;s de la manifestation du 29 janvier appelle des suites. Il faut en discuter le programme. Il doit se situer &#224; rebours des diff&#233;rents &#171; plans de relance &#187; ou &#171; de sauvetage &#187; du syst&#232;me capitaliste. Il ne s'agit donc pas de proposer, comme le fait la CGT, de &lt;em&gt; &#171; d&#233;battre de l'avenir de la taxe professionnelle &#187; &lt;/em&gt; au lieu de la supprimer, afin d'ajuster l'imp&#244;t des entreprises en fonction de leurs investissements, ou de redonner &#224; la France une nouvelle &lt;em&gt; &#171; vision industrielle &#187; &lt;/em&gt; qui lui permette de faire face &#224; ses &lt;em&gt; &#171; principaux concurrents &#187; &lt;/em&gt; en regagnant des &lt;em&gt; &#171; parts de march&#233; &#187;. &lt;/em&gt; Ni d'argumenter sur le bien-fond&#233; des augmentations de salaires pour relancer la machine &#233;conomique comme le font CGT ou PCF. Nous avons besoin d'un programme bas&#233; sur nos int&#233;r&#234;ts de classe pour combattre le co&#251;t social de la crise, contester la soci&#233;t&#233; capitaliste et non pr&#233;tendre mieux la g&#233;rer, voire la renverser sur la base d'un nouveau rapport des forces o&#249; ce serait enfin les travailleurs qui passeraient &#224; l'offensive.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Et 1, et 2, et 300 euros !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'issue de la rencontre avec Sarkozy le 18 f&#233;vrier, Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que et la CFDT se voyaient bien n&#233;gocier sur le pouvoir d'achat dans le cadre des remises fiscales propos&#233;es par Sarkozy. Probl&#232;me : il faut d&#233;j&#224; payer des imp&#244;ts pour en profiter. Ensuite, la facture sera adress&#233;e non pas aux patrons &#8211; surtout en ces temps de paquet fiscal taill&#233; pour les plus riches et de suppression de la taxe professionnelle &#8211; mais &#224; nous, via une nouvelle ponction sur les salaires type CSG, ou via des coupes sombres dans les budgets des services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT a, quant &#224; elle, demand&#233; de porter le Smic &#224; 1 600 euros brut et propose que l'&#201;tat conditionne les aides publiques &#224; un accord salarial dans l'entreprise. Pourquoi ne formuler de chiffres pr&#233;cis que pour 13 % des salari&#233;s ? Pourquoi renvoyer les autres &#224; des accords d'entreprise ? Hormis la n&#233;gociation individuelle, il s'agit en effet du terrain le moins favorable, pour gagner puisqu'on ne peut peser tous ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'inverse, mettre en avant, comme les gr&#233;vistes de Guadeloupe et Martinique, une augmentation de tous les salaires, retraites et minima sociaux est un moyen de construire cette mobilisation. 300 euros mensuels pour tous, un chiffre pas &#171; raisonnable &#187;, en p&#233;riode de crise ? C'est ce que disent les patrons et le gouvernement&#8230; et certains syndicalistes. En Guadeloupe, cette revendication a f&#233;d&#233;r&#233; l'ensemble de la population, pr&#233;cis&#233;ment parce qu'elle vaut le coup qu'on lutte pendant six semaines et plus pour elle. En fait, la revendication raisonnable, c'est ce dont nous avons tous besoin, en tout cas le plus grand nombre d'entre nous. C'est ce qui unifie les composantes de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#171; S&#233;curiser l'emploi &#187;, c'est interdire les licenciements&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re chose &#224; faire pour endiguer le ch&#244;mage &#8211; et l'on sait d'avance qu'apr&#232;s la vague de ch&#244;mage partiel cet hiver le pire est encore &#224; venir &#8211; c'est d'emp&#234;cher les patrons d'en rajouter, en particulier quand ils font des profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment prendre pour autre chose que du bavardage le &lt;em&gt; &#171; fonds d'investissement social &#187; &lt;/em&gt; notamment pour la formation des ch&#244;meurs, de la CFDT ? Aux frais de l'&#201;tat, bien-s&#251;r. Mais en le finan&#231;ant par la &lt;em&gt; &#171; suspension &#187; &lt;/em&gt;de la d&#233;fiscalisation des heures suppl&#233;mentaires, propose Ch&#233;r&#232;que. &#199;a peut para&#238;tre plus utile. Mais est-ce le manque de formation qui emp&#234;che les patrons d'embaucher ou les am&#232;ne &#224; licencier ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT ressort son projet de &lt;em&gt; &#171; S&#233;curit&#233; sociale professionnelle &#187; &lt;/em&gt;. S'il s'agit de garantir le salaire du travailleur qu'il ait un emploi ou non, banco. Mais si c'&#233;tait cela, la tactique actuelle de journ&#233;es de gr&#232;ve ponctuelles ou cat&#233;gorielles n'y suffirait pas. Il est malheureusement &#224; craindre qu'il s'agisse plut&#244;t d'une ren&#233;gociation globale de &#171; la protection sociale &#187;, en termes clairs de l'am&#233;nagement du ch&#244;mage, qui donnerait au salari&#233;, entre deux emplois, droit &#224; un certain nombre de journ&#233;es de formation professionnelle indemnis&#233;es &#8211; par l'&#201;tat et l'employeur &#8211; et de nouvelles niches de n&#233;gociations aux appareils syndicaux. Bref, &#224; supposer que le Medef y consente, pas de quoi stopper l'h&#233;morragie d'emplois qui s'annonce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si la CGT souligne que, pour la seule r&#233;gion parisienne, 220 000 des 500 000 salari&#233;s du secteur manufacturier sont appel&#233;s &#224; partir en retraite d'ici 10 ans, ce n'est pas tant pour d&#233;noncer la man&#339;uvre des gros employeurs qui, comme l'&#201;tat avec ses fonctionnaires, tablent sur les d&#233;parts non remplac&#233;s pour supprimer des milliers d'emplois, que pour d&#233;plorer la perte de qualification de la main d'&#339;uvre ! Quant aux licenciements eux-m&#234;mes, la CGT &lt;em&gt; &#171; exige le droit pour le Comit&#233; d'entreprise de demander la suspension des licenciements, le temps d'examiner toutes les solutions alternatives &#187; &lt;/em&gt;. Des fois que les syndicats aient pu trouver un projet industriel rentable auquel les patrons n'auraient pas pens&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des mesures coh&#233;rentes entre elles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De tels plans ont surtout le gros inconv&#233;nient de fournir une fois pour toutes la caution syndicale au droit des patrons de licencier comme bon leur semble, faisant ainsi passer &#224; la trappe la revendication d'interdiction des licenciements (ce qui &#233;tait d'ailleurs le but vis&#233;&#8230;). Bien au contraire, c'est elle qu'il faut mettre en avant, tout en englobant dans cette revendications les CDD et int&#233;rimaires en fin de mission licenci&#233;s, et combattre pour le CDI pour tous. Il faut &#233;tendre le combat aux suppressions de postes, avec par exemple pour slogan &#171; 1 d&#233;part &lt;em&gt; = &lt;/em&gt; 1 embauche &#187;. L'interdiction des licenciements reste une revendication fondamentale parce qu'elle substitue &#224; la logique capitaliste de rentabilit&#233; du travail celle de la satisfaction des besoins des travailleurs. L&#224; aussi, tout est une question de rapport des forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sarkozy nous disait en substance : &#171; Vous voulez garantir votre pouvoir d'achat ? Faites des heures suppl&#233;mentaires&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='5,5 millions de salari&#233;s en ont fait 730 millions en 2007 et 725 millions en (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; &#187;, ce qui revient &#224; se r&#233;signer &#224; l'aggravation du ch&#244;mage. Et maintenant : &#171; Vous voulez garder votre emploi ? Acceptez l'amputation des primes et le ch&#244;mage partiel &#187;, ce qui revient &#224; consentir &#224; la baisse des salaires. Dans un cas comme dans l'autre, il s'agit d'un chantage qui vise &#224; affaiblir les salari&#233;s tout en les divisant. Notre riposte doit poser les probl&#232;mes vitaux, mais les poser tous ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La revendication d'augmentation g&#233;n&#233;rale des salaires, la m&#234;me pour tous, doit se doubler de celle d'une &#233;chelle mobile des salaires, bas&#233;e non sur un indice gouvernemental facile &#224; trafiquer, mais sur le contr&#244;le des prix par les travailleurs eux-m&#234;mes. Le renforcement des services publics passe &#224; la fois par des embauches massives et par la gratuit&#233; d'acc&#232;s aux soins, &#224; l'&#201;ducation ou aux transports. Non seulement parce que c'est juste, mais parce que cela unit les salari&#233;s aux usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pesant de tout son poids social, la classe ouvri&#232;re serait en mesure de modifier le rapport de force avec ses adversaires. Il suffit de voir la trouille que leur inspire la contagion possible de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale en Guadeloupe ! Une situation qui rendrait tr&#232;s r&#233;aliste nos revendications essentielles, tout en mettant &#224; l'ordre du jour le contr&#244;le ouvrier sur la production, les banques et les grands de la distribution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mathieu PARANT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_373 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L150xH270/poleemploi-c5776.png?1528297491' width='150' height='270' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;5,5 millions de salari&#233;s en ont fait 730 millions en 2007 et 725 millions en 2008, ce qui repr&#233;sente dans les deux cas plus de 440 000 emplois &#224; 35 heures par semaine&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Editorial : La crise et la guerre : les bons v&#339;ux du capitalisme
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-crise-et-la-guerre-les-bons-voeux-du-capitalisme</link>
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		<dc:date>2009-01-09T23:09:40Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Crise
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		<dc:subject>Imp&#233;rialisme
</dc:subject>

		<description>Il y eut des d&#233;buts d'ann&#233;e qui se pr&#234;taient aux souhaits l&#233;nifiants et gentillets des bonnes &#226;mes r&#233;formistes : des tas de choses clochaient dans ce monde mais, tout de m&#234;me, des tas de signes encourageants montraient qu'on &#233;tait sur la voie du progr&#232;s, de la paix et de la d&#233;mocratie. &lt;br /&gt;Les voil&#224; servies. En ce commencement de 2009, nous avons et la crise et la guerre. Et toutes deux port&#233;es dans l'ensemble du monde par le soi-disant camp des d&#233;mocraties justement. Toutes deux aussi intimement li&#233;es qu'au&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-61-janvier-fevrier-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 61, janvier-f&#233;vrier 2009
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y eut des d&#233;buts d'ann&#233;e qui se pr&#234;taient aux souhaits l&#233;nifiants et gentillets des bonnes &#226;mes r&#233;formistes : des tas de choses clochaient dans ce monde mais, tout de m&#234;me, des tas de signes encourageants montraient qu'on &#233;tait sur la voie du progr&#232;s, de la paix et de la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les voil&#224; servies. En ce commencement de 2009, nous avons et la crise et la guerre. Et toutes deux port&#233;es dans l'ensemble du monde par le soi-disant camp des d&#233;mocraties justement. Toutes deux aussi intimement li&#233;es qu'au d&#233;but de l'&#232;re imp&#233;rialiste quand, il y a cent ans, Jaur&#232;s expliquait que le capitalisme portait en lui la guerre comme la nu&#233;e l'orage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, l'intervention militaire d'Isra&#235;l contre les Palestiniens de Gaza au moment o&#249; la crise &#233;conomique s'&#233;tend et s'approfondit pourrait sembler une simple co&#239;ncidence. L'Etat isra&#233;lien n'a jamais eu d'autre politique que de tenir les Palestiniens sous sa botte, depuis des d&#233;cennies, crise ou pas crise. Mais elle se fait avec l'approbation ouverte des Etats-Unis et celle implicite et plus hypocrite de l'Europe, France en t&#234;te. Et le fait que, dans ce contexte de crise mondiale, les Etats-Unis, d&#233;j&#224; embourb&#233;s en Irak et en Afghanistan, aient donn&#233; le feu vert &#224; leur base avanc&#233;e dans la r&#233;gion pour &#233;tendre encore le conflit est aussi un avertissement du monde imp&#233;rialiste &#224; tous les opprim&#233;s et exploit&#233;s de la plan&#232;te.Gaza est la pr&#233;figuration d'une situation qui s'&#233;tend depuis quelques mois au monde entier : exclusion, ch&#244;mage, effondrement de l'&#233;conomie, mis&#232;re et famine. Or Gaza ne s'incline pas devant ceux qui sont responsables de ses maux. Voil&#224; pourquoi sa population est bombard&#233;e, mitraill&#233;e, envahie et occup&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein m&#234;me des pays imp&#233;rialistes, nous ne faisons que commencer &#224; prendre la voie o&#249; ceux du tiers monde sont d&#233;j&#224; bien avanc&#233;s. Avec la crise, nous sommes probablement entr&#233;s dans une nouvelle p&#233;riode dont nous n'avons encore vu que les premi&#232;res cons&#233;quences. Elles sont d&#233;j&#224; catastrophiques &#8211; licenciements, fermetures d'usines, pr&#233;carisation de millions de travailleurs jet&#233;s &#224; la rue &#8211; mais la suite risque de l'&#234;tre encore bien davantage. Souvenons-nous des vingt ann&#233;es qui ont suivi 1929.Bien s&#251;r, ici, les gouvernements ne font pas encore donner l'arm&#233;e contre ceux qui se r&#233;voltent. Seuls les flics pour l'instant. Quoiqu'en Gr&#232;ce, contre les lyc&#233;ens et les &#233;tudiants, le gouvernement aurait, para&#238;t-il, &#233;t&#233; tent&#233; aux moments les plus chauds&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'importe. Au regard de ce que la bourgeoisie et ses gouvernements sont pr&#234;ts pour d&#233;fendre leur domination (et dont ils nous font la d&#233;monstration, pour l'instant, aux d&#233;pens des peuples du reste du monde) les solutions pr&#244;n&#233;es par la gauche institutionnelle (partis ayant soi-disant un vague programme socialiste ou centrales syndicales repr&#233;sentant, para&#238;t-il, les int&#233;r&#234;ts des travailleurs) sont tout &#224; fait d&#233;risoires : bien voter, bien n&#233;gocier, faire gr&#232;ve &#224; tour de r&#244;le ou d&#233;brayer une journ&#233;e en respectant la propri&#233;t&#233; et les r&#232;glements des patrons, au mieux descendre dans la rue pour manifester gentiment et calmement notre d&#233;sapprobation&#8230;La classe capitaliste nous m&#232;ne la guerre depuis toujours. Elle est pr&#234;te aujourd'hui &#224; la porter &#224; un niveau sup&#233;rieur. Si nous ne sommes pas pr&#234;ts &#224; la porter &#224; ce m&#234;me niveau, nous serons immanquablement vaincus et &#233;cras&#233;s. C'est dans les p&#233;riodes de crise que l'adage du vieux mouvement ouvrier, socialiste, communiste ou anarchiste, redevient pleinement d'actualit&#233; : si nous voulons le progr&#232;s, la paix et la d&#233;mocratie, pr&#233;parons la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 janvier 2009&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Sauvetage de l'industrie automobile ou sauvetage des profits ?
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		<dc:subject>Politique
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		<description>L'ann&#233;e 2008 se termine sur un approfondissement de la crise de l'&#233;conomie capitaliste et l'industrie automobile est particuli&#232;rement touch&#233;e. &lt;br /&gt;La chute des g&#233;ants am&#233;ricains, General Motors et Chrysler, nous &#233;tait pr&#233;sent&#233;e comme celle d'une vieille industrie en bout de course n'ayant pas su adapter sa production &#224; l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233;. Les 4 &#215; 4, tels des dinosaures de l'asphalte, succombaient sous leur propre masse au profit des petits v&#233;hicules thermiques ou &#233;lectriques, mammif&#232;res &#224; 4 roues frugaux et&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2008 se termine sur un approfondissement de la crise de l'&#233;conomie capitaliste et l'industrie automobile est particuli&#232;rement touch&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chute des g&#233;ants am&#233;ricains, General Motors et Chrysler, nous &#233;tait pr&#233;sent&#233;e comme celle d'une vieille industrie en bout de course n'ayant pas su adapter sa production &#224; l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233;. Les 4 &#215; 4, tels des dinosaures de l'asphalte, succombaient sous leur propre masse au profit des petits v&#233;hicules thermiques ou &#233;lectriques, mammif&#232;res &#224; 4 roues frugaux et moins polluants. Mais l'annonce par Toyota, en passe de devenir le premier constructeur mondial, de ses premi&#232;res pertes depuis 70 ans est le signe d'une crise plus profonde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2009 devrait &#234;tre encore pire, aux dires des analystes qui sont pass&#233;s en quelques mois d'un optimisme aveugle &#224; un pessimisme pas plus clairvoyant. Certains, rares, se r&#233;jouissent de cette crise et y voient le moyen de mettre fin au r&#232;gne du &lt;em&gt; &#171; tout automobile &#187; &lt;/em&gt;, synonyme de pollution et de soci&#233;t&#233; de consommation. Mais le capitalisme ne fera pas de l'&#233;cologie malgr&#233; lui par une destruction massive de moyens de production, dont les premi&#232;res victimes sont les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mises &#224; part ces quelques voix, partout on entend le m&#234;me leitmotiv. &lt;em&gt; &#171; Il faut sauver l'auto&#173;mo&#173;bi&#173;le ! &#187; &lt;/em&gt; Syndicats, &#201;tats, dirigeants et actionnaires de l'industrie automobile n'ont que de nobles intentions. Mais &lt;em&gt; &#171; qui &#187; &lt;/em&gt; veut-on sauver ? Et qui fera et fait d&#233;j&#224; les frais de la crise ? Les salari&#233;s de l'automobile ? Les dirigeants ? Les gros actionnaires ? Tout le monde est-il dans la m&#234;me voiture ? Sauv&#233; au m&#234;me titre ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des milliers de travailleurs envoy&#233;s &#224; la casse&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La crise de l'automobile n'en serait donc qu'&#224; ses d&#233;buts et des milliers d'emplois sont d&#233;j&#224; supprim&#233;s. Les salari&#233;s les plus pr&#233;caires sont aux premi&#232;res loges : int&#233;rimaires et prestataires de service, comme au Technocentre Renault &#224; Guyancourt, o&#249; un millier de prestataires ont appris le non-renouvellement d&#233;finitif de leur contrat en 2009, une semaine avant les f&#234;tes de fin d'ann&#233;e. M&#234;me politique dans le groupe PSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s &#224; statut sont aussi touch&#233;s. D'abord par le ch&#244;mage technique qui r&#233;duit en France leurs revenus de 30 &#224; 50 %. Puis par des d&#233;parts plus ou moins &#171; volontaires &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir Convergences R&#233;volutionnaires n&#176; 59, &#171; Plans sociaux, PSE, GPEC, d&#233;parts (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; mais aussi par des licenciements et des fermetures de sites. La liste des suppressions d'emplois est longue et terrifiante, consultable d&#233;sormais sur Internet. Constructeurs, &#233;quipementiers, prestataires, fournisseurs de l'industrie automobile. Pas une semaine sans une nouvelle annonce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour ceux qui ont la &#171; chance &#187; de conserver leur emploi, c'est l'intensification du travail, le blocage annonc&#233; des salaires et la suppression des primes d'int&#233;ressement, la menace &#224; peine voil&#233;e du licenciement &#233;tant utilis&#233;e pour faire accepter ces sacrifices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En face, les dirigeants et les gros actionnaires du secteur automobile sont encore relativement &#233;pargn&#233;s par la crise. La valeur des actions a certes chut&#233; mais des milliards de dividendes ont &#233;t&#233; vers&#233;s en 2008. De toute fa&#231;on les cons&#233;quences de la crise ne sont pas les m&#234;mes que l'on soit ouvrier de l'automobile ou sp&#233;culateur &#224; la bourse. Ces derniers disposent d'un v&#233;ritable magot accumul&#233; au fil des ann&#233;es. La situation des travailleurs n'a cess&#233; de s'aggraver dans le m&#234;me temps, selon le vieux principe des vases communicants : l'accroissement de l'exploitation des uns permettant l'enrichissement des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s ont d&#233;j&#224; eu &#224; subir des choix industriels et surtout financiers, des cadences de production &#224; la hausse, des organisations du travail et des modes de management toujours plus stressants. Il n'y a pas de raison qu'on leur demande en plus de payer la crise que patrons d'industrie et financiers ont engendr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Balayer devant sa porti&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Car dirigeants et gros actionnaires &#233;taient aux commandes, qui se d&#233;filent aujourd'hui, invoquant la conjoncture. Oblig&#233;s de r&#233;duire les co&#251;ts &#224; cause de la crise ? Oblig&#233;s de licencier ? Et ils n'y seraient pour rien ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes le d&#233;clenchement de la crise actuelle vient de celle des subprimes, aux &#201;tats-Unis (satan&#233;s yankees !). Certes l'automobile est pr&#233;sent&#233;e comme un secteur cyclique, qui d&#233;pend d'achats volatils plus facilement reportables que la satisfaction de besoins &#233;l&#233;mentaires (alimentation, loyers) et donc plus vite touch&#233; par la crise que d'autres secteurs. Mais c'est passer vite sur la responsabilit&#233; des patrons de l'automobile dans la crise actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car m&#234;me sans la r&#233;cente baisse des ventes, ce secteur connaissait d&#233;j&#224; une crise de surproduction. Alors que le march&#233; automobile &#233;tait d&#233;j&#224; satur&#233;, la politique de chaque constructeur, ces derni&#232;res ann&#233;es, visait &#224; augmenter &#224; tout prix ses propres ventes, en prenant sur ses concurrents. Il fallait avec fr&#233;n&#233;sie atteindre de nouveaux march&#233;s, faire son trou dans de nouveaux pays (Inde, Chine, Russie, etc.), aupr&#232;s de nouveaux consommateurs, plus pauvres et susceptibles d'acheter des voitures &#171; low cost &#187; (la Logan de Renault/Dacia, ou l'&#171; ultra low cost &#187;, la Nano du constructeur indien Tata &#224; 2 500 dollars), ou plus &#233;colos, tent&#233;s par des v&#233;hicules dits &#171; propres &#187; (&#233;lectriques, aux biocarburants, &#224; l'hydrog&#232;ne, etc.). &#192; qui r&#233;ussira dans la course. Et comme &#224; la bourse, vogue la gal&#232;re quand les surench&#232;res tournent au vinaigre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est d'ailleurs peu probable que les acheteurs aient plus les moyens de se procurer une voiture &#233;lectrique, en fait plus ch&#232;re, qu'un v&#233;hicule diesel ou essence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise vient de cette folle course au profit qui pousse les industriels dans une perp&#233;tuelle fuite en avant : augmenter la productivit&#233;, les capacit&#233;s de production et chercher &#224; vendre toujours plus sous peine de dispara&#238;tre. Pas &#233;tonnant que la concurrence entre constructeurs soit si f&#233;roce. F&#233;roce &#233;galement la guerre entre eux et les &#233;quipementiers, tirant les prix de ceux-ci &#224; la baisse, les poussant &#224; la concentration&#8230; et aux licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Plan Cash ou vol &#224; la tire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme dans l'immobilier, on a multipli&#233; les cr&#233;dits pour permettre &#224; davantage de consommateurs d'acheter des voitures. Et, aujourd'hui, c'est un milliard d'euros d'aides publiques fran&#231;aises que les filiales de cr&#233;dit automobile de Renault (RCI Banque) et de PSA (Banque PSA Finance) recevront. Organismes financiers des constructeurs, qui ont pourtant r&#233;alis&#233; de confortables b&#233;n&#233;fices en 2007 : respectivement 460 et 607 millions d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, en licenciant &#224; tour de bras, les patrons de l'automobile ne font que r&#233;duire encore davantage le pouvoir d'achat des consommateurs et donc le march&#233;, et alimenter la spirale infernale de la crise. Les primes &#224; la casse d&#233;cid&#233;es par le gouvernement fran&#231;ais ne pourront pas relancer les ventes de mani&#232;re significative pour sortir ce secteur du marasme. Mais, &#233;videmment l'op&#233;ration est fructueuse pour aider Renault et Peugeot &#224; encaisser, en liquidant un peu plus vite leurs stocks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise de l'automobile s'est aussi focalis&#233;e, &#224; grand renfort de communication du patronat, sur le pr&#233;tendu manque de liquidit&#233;s des entreprises. La grosse partie des diff&#233;rents &#171; plans de sauvetage &#187; cens&#233;s sauver l'industrie automobile consistera donc &#224; fournir d'urgence ces fameuses liquidit&#233;s, sans lesquelles aucune entreprise ne pourrait fonctionner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parall&#232;le &#224; ces aides massives demand&#233;es &#224; l'&#201;tat, des plans d'action sont men&#233;s tambour battant par les constructeurs, surnomm&#233;s &#171; free cash flow &#187; chez Renault, &#171; plan cash &#187; chez PSA. C'est une vaste offensive contre les travailleurs pour accroitre la productivit&#233; : baisse des co&#251;ts et des budgets de fonctionnement, r&#233;duction d'effectifs, fermeture et ch&#244;mage partiel de sites de production, gel des projets et blocage annonc&#233; des salaires et des primes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la deuxi&#232;me prime &#224; la casse : &#224; la casse directe des emplois celle-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Passer l'automobile au contr&#244;le technique&#8230; des travailleurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et ce ne sont pas les n&#233;gociations sur le ch&#244;mage partiel en France qui pourront faire illusion. L'accord, qui devrait &#234;tre sign&#233; par tous les syndicats sauf la CGT, passera la r&#233;mun&#233;ration minimum pendant les p&#233;riodes de ch&#244;mage partiel de 50 &#224; 60 % du salaire brut (hors prime anciennet&#233; et d'&#233;quipes) &#224; partir de janvier 2009. On est encore loin du compte, d'autant plus que la majeure partie de ces allocations seront pay&#233;es par l'&#201;tat. Mais le fond de cet accord est bien de faciliter aujourd'hui pour les patrons la multiplication des mises en ch&#244;mage partiel, voire au ch&#244;mage tout court.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux aides publiques, admettons &#224; premi&#232;re vue qu'on puisse les justifier pour des entreprises qui font des pertes depuis des ann&#233;es, comme GM aux USA. Bien que, l&#224;-bas, on assiste &#224; un chantage du S&#233;nat am&#233;ricain, non pour les refuser, mais pour obtenir au pr&#233;alable un accord des syndicats de l'automobile sur la baisse des salaires et les restructurations massives. Mais, ici, il est quand m&#234;me &#233;trange que des entreprises comme Renault ou PSA, qui font des profits depuis des ann&#233;es, se pr&#233;tendent d'un coup en manque de &#171; cash &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existerait d'autres solutions pour accompagner la baisse des ventes. Baisse des cadences, baisse du temps de travail, tout en maintenant le paiement int&#233;gral des salaires, etc. Il n'y aurait plus d'argent pour les travailleurs, comme l'affirment les directions des grands groupes automobiles ? Mais o&#249; sont pass&#233;s les profits r&#233;alis&#233;s ces derni&#232;res ann&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour retrouver ces milliards, pour savoir o&#249; passent les milliards d'aides publiques, il faudrait que les travailleurs aient un acc&#232;s direct aux comptes des entreprises. Ce ne sont pas les comit&#233;s d'entreprise sous leur forme actuelle, ni m&#234;me les conseils d'administration qui peuvent permettre un tel contr&#244;le. Pour cela, il faudra que les travailleurs s'organisent et exigent, en position de force cette fois, qu'on leur rende les comptes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Remettre en route le moteur des luttes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le pire pi&#232;ge dans la p&#233;riode qui vient serait que les travailleurs s'engouffrent derri&#232;re le patronat dans la d&#233;fense de &#171; leur &#187; entreprise, voire de l'industrie de &#171; leur &#187; pays. Les int&#233;r&#234;ts des travailleurs et du patronat ne peuvent se confondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement fran&#231;ais vient de mettre sur pied un &lt;em&gt; &#171; comit&#233; strat&#233;gique pour l'avenir de l'automobile &#187; &lt;/em&gt;. Ce comit&#233; est ouvert &#224; toutes les &#171; composantes &#187; du secteur automobile, du patronat aux syndicats, en passant par les pouvoirs publics. Afin de mettre davantage encore les syndicats &#224; la remorque des int&#233;r&#234;ts de la bourgeoise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait urgent au contraire que les travailleurs se concertent entre eux pour d&#233;finir un plan de r&#233;sistance et passer &#224; la contre-offensive. En d&#233;finissant d'une part quelques objectifs clairs et unificateurs : interdiction des licenciements et de toute suppression d'emplois quelles qu'en soient les formes, maintien des r&#233;mun&#233;rations et augmentation des salaires, contr&#244;le des comptes des entreprises par les travailleurs, etc. En &#339;uvrant &#224; la convergence des luttes et au contr&#244;le de celles-ci par les travailleurs eux-m&#234;mes, que ce soit sous forme de comit&#233;s de mobilisation, de comit&#233;s de gr&#232;ve ou autres coordinations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s des arr&#234;ts de quinze jours, trois semaines ou un mois dans les diverses usines de production, les travailleurs de l'automobile vont &#224; nouveau se retrouver. Tous ensemble, c'est le moment de reprendre l'offensive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 janvier 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gilles SEGUIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;S&#233;curit&#233; sociale professionnelle ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Deux mots en passant sur la revendication de la CGT d'une &lt;em&gt; &#171; S&#233;curit&#233; sociale professionnelle &#187; &lt;/em&gt;. Ce projet, cens&#233; permettre aux salari&#233;s une meilleure s&#233;curit&#233; de l'emploi, est ainsi pr&#233;sent&#233; par Maurad Rabhi, un des secr&#233;taires de la CGT, dans l'Humanit&#233; du 31 octobre 2008 (cit&#233; par la CGT sur son site internet www.cgt.fr) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; &#171; Mais le licenciement ne peut pas toujours &#234;tre &#233;vit&#233;. Dans ce cas, il conviendrait de mettre en place des mesures pour s&#233;curiser le parcours du salari&#233; concern&#233; et l'aider &#224; remettre le pied &#224; l'&#233;trier de l'emploi. Le dispositif le plus pertinent aujourd'hui est, sans aucun doute, le &#171; cong&#233; de reclassement &#187; pendant la dur&#233;e duquel le salari&#233; conserve son contrat de travail, la plus grande partie de sa r&#233;mun&#233;ration et ses droits &#224; la protection sociale. Il est aujourd'hui r&#233;serv&#233; aux entreprises de plus de 1 000 salari&#233;s et n'est pas forc&#233;ment reconductible. &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit les limites de ce projet, qui se r&#233;sume en fait &#224; un accompagnement des licenciements et &#224; une sacr&#233;e impasse pour les luttes. Mais c'est une telle usine &#224; gaz que les travailleurs heureusement en ont tr&#232;s peu connaissance. La seule revendication efficace, unificatrice et mobilisatrice ne peut &#234;tre que l'interdiction des licenciements et de toutes les autres formes de suppression d'emplois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir Convergences R&#233;volutionnaires n&#176; 59, &lt;em&gt; &#171; Plans sociaux, PSE, GPEC, d&#233;parts volontaires : Les multiples visages des licenciements collectifs &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Courrier des lecteurs : &#192; propos du dossier sur la crise (C.R. n&#176; 60)
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Courrier-des-lecteurs-A-propos-du-dossier-sur-la-crise-C-R-no-60</link>
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		<dc:date>2009-01-09T23:08:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Crise
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		<description>Chers camarades, &lt;br /&gt;J'ai beaucoup appr&#233;ci&#233; dans le dernier num&#233;ro de Convergences R&#233;volutionnaires votre dossier sur la crise &#233;conomique et, plus particuli&#232;rement, le petit lexique Ce que vous avec toujours voulu savoir sur les banques, et qu'il serait vain de leur demander . C'est une excellente initiative qui permet de faire passer des tas de chiffres et des tas d'id&#233;es tout en restant facilement compr&#233;hensible. &lt;br /&gt;Une petite critique cependant en ce qui concerne l'histoire de la crise de 1929.&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chers camarades,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai beaucoup appr&#233;ci&#233; dans le dernier num&#233;ro de &lt;em&gt; Convergences R&#233;volutionnaires &lt;/em&gt; votre dossier sur la crise &#233;conomique et, plus particuli&#232;rement, le petit lexique &lt;em&gt; Ce que vous avec toujours voulu savoir sur les banques, et qu'il serait vain de leur demander &lt;/em&gt;. C'est une excellente initiative qui permet de faire passer des tas de chiffres et des tas d'id&#233;es tout en restant facilement compr&#233;hensible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une petite critique cependant en ce qui concerne l'histoire de la crise de 1929. L'article &#171; &lt;em&gt; 1929 et 2008 &#187; &lt;/em&gt; me para&#238;t un peu sch&#233;matique dans sa premi&#232;re partie. Il &#233;crit &lt;em&gt; &#171; La crise (de 1929) se propagea imm&#233;diatement &#224; l'Allemagne et l'Autriche, qui d&#233;pendaient &#233;norm&#233;ment des capitaux am&#233;ricains &#187; &lt;/em&gt;. Dit tel quel cela n'est pas tr&#232;s juste car on a l'impression que la crise europ&#233;enne n'&#233;tait qu'une cons&#233;quence de la crise am&#233;ricaine. Or cela n'a pas &#233;t&#233; le cas. 1929 a en fait conjugu&#233; deux crises distinctes qui ont fini par n'en faire qu'une. D'une part une crise europ&#233;enne, centr&#233;e sur l'Allemagne et l'Autriche qui ne s'&#233;taient jamais vraiment relev&#233;es de la Premi&#232;re guerre mondiale et de l'&#233;tranglement que leur imposait le trait&#233; de Versailles ; d'autre part une crise am&#233;ricaine qui se produisit suite au krach de Wall Street.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise commen&#231;a en Allemagne vers le milieu de 1928 lorsqu'on assista &#224; un retrait massif des capitaux am&#233;ricains d'Europe, capitaux qui retraversaient l'Atlantique attir&#233;s par le boom sans pr&#233;c&#233;dent... de Wall Street. Les cours boursiers am&#233;ricains atteignirent leur sommet en ao&#251;t 1929 et le krach se produit le 24 octobre (le &#171; Jeudi Noir &#187;), soit pratiquement un an et demi apr&#232;s le d&#233;but de la crise allemande. En retour, la crise am&#233;ricaine viendra frapper de plein fouet l'&#233;conomie allemande d&#233;j&#224; tr&#232;s affaiblie et, &#224; partir de ce moment, la crise sera mondiale. Donc si les capitaux am&#233;ricains quittent l'Allemagne ce n'est pas sous l'effet de la crise am&#233;ricaine mais, au contraire, du fait que l'&#233;conomie am&#233;ricaine appara&#238;t alors en plein boom. Cela ne change &#233;videmment rien au fond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amicalement. L.S.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> 1929 et 2008
</title>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Crise
</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme
</dc:subject>

		<description>Le krach de 1929 d&#233;clencha la plus grave crise de toute l'histoire du capitalisme (du moins jusqu'ici). Des dizaines de millions d'Am&#233;ricains perdirent leur travail et furent plong&#233;s brutalement, et durablement, dans la mis&#232;re. Entre 1929 et 1933, la production des richesses chuta de 30 %, et la proportion de ch&#244;meurs dans la population passa de 3 % &#224; 25 % ! La crise se propagea imm&#233;diatement &#224; l'Allemagne et l'Autriche, qui d&#233;pendaient &#233;norm&#233;ment des capitaux am&#233;ricains. La France fut touch&#233;e deux ans&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le krach de 1929 d&#233;clencha la plus grave crise de toute l'histoire du capitalisme (du moins jusqu'ici). Des dizaines de millions d'Am&#233;ricains perdirent leur travail et furent plong&#233;s brutalement, et durablement, dans la mis&#232;re. Entre 1929 et 1933, la production des richesses chuta de 30 %, et la proportion de ch&#244;meurs dans la population passa de 3 % &#224; 25 % ! La crise se propagea imm&#233;diatement &#224; l'Allemagne et l'Autriche, qui d&#233;pendaient &#233;norm&#233;ment des capitaux am&#233;ricains. La France fut touch&#233;e deux ans plus tard. En 1931, la crise &#233;tait vraiment devenue mondiale. En 2008, elle l'a &#233;t&#233; instantan&#233;ment !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des causes imm&#233;diates, il y a des ressemblances frappantes avec celle d'aujourd'hui, comme l'explique l'&#233;conomiste Paul Jorion (&lt;em&gt; La crise &lt;/em&gt;, Fayard, septembre 2008) : &lt;em&gt; &#171; M&#234;me origine en effet dans une sp&#233;culation immobili&#232;re commen&#231;ant dans les deux cas en Floride. La sp&#233;culation dans l'immobilier et sur les march&#233;s boursiers r&#233;sultait d&#233;j&#224;, en 1929, d'une disparit&#233; croissante des revenus et d'une concentration de la richesse entre quelques mains. Les grandes fortunes &#233;taient &#224; la recherche de rendements &#233;lev&#233;s pour leurs placements et d&#233;l&#233;guaient leurs efforts &#224; des &#233;tablissements financiers dont le nom a simplement chang&#233; : appel&#233;s &lt;/em&gt;investment trusts&lt;em&gt; &#224; l'&#233;poque et &lt;/em&gt;hedge funds&lt;em&gt; aujourd'hui. Ces officines avaient alors trouv&#233; le moyen de d&#233;coupler leurs op&#233;rations de leur responsabilit&#233; financi&#232;re et utilisaient massivement l'effet de levier pour multiplier leurs chances de gain. Rien de nouveau sous le soleil : les m&#234;mes causes engendr&#232;rent les m&#234;mes effets. &#187; &lt;/em&gt;Ce fut aussi une &#233;poque d'endettement massif, qui inventa le &#171; pr&#234;t &#224; la consommation &#187; (notamment pour l'achat d'une voiture !), en pariant sur une augmentation &#224; l'infini du prix des actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diff&#233;rence ? En 2008, l'&#201;tat est intervenu bien plus rapidement et massivement. Mais, comme en 1929, il le fait pour sauver les int&#233;r&#234;ts de la classe dominante, avec, toujours, l'id&#233;e que licenciements et baisse des salaires sont salutaires ! Ben Bernanke, le pr&#233;sident de la R&#233;serve F&#233;d&#233;rale am&#233;ricaine, appel&#233; &#224; jouer un r&#244;le essentiel face &#224; la crise, est m&#234;me un sp&#233;cialiste&#8230; de la crise de 1929. Dans un livre paru en 2000 (&lt;em&gt; Essais sur la Grande D&#233;pression &lt;/em&gt;), il affirme que l'&#233;conomie aurait &#233;t&#233; mieux relanc&#233;e en 1929 si les employeurs avaient plus vite licenci&#233; et le gouvernement laiss&#233; filer davantage l'inflation qui rogne les salaires&#8230; Nous voil&#224; pr&#233;venus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B.R.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_345 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L300xH450/parachute-7fb39.png?1527682194' width='300' height='450' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> C'est quoi, une crise ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/C-est-quoi-une-crise</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Crise
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		<dc:subject>Capitalisme
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		<description>La crise n'est pas seulement une maladie du capitalisme, c'est aussi son mode de r&#233;gulation. Aiguillonn&#233;es par la concurrence, les entreprises capitalistes produisent de fa&#231;on aveugle et, globalement, cela se fait sans tenir compte du march&#233; solvable. La crise r&#233;sulte des tensions, in&#233;vitables, entre ce qui est produit et ce que peut absorber ce march&#233;. Quand elle &#233;clate, elle se traduit par une d&#233;valorisation massive du capital, sous toutes ses formes. Depuis deux mois, 25 000 milliards de dollars se&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La crise n'est pas seulement une maladie du capitalisme, c'est aussi son mode de r&#233;gulation. Aiguillonn&#233;es par la concurrence, les entreprises capitalistes produisent de fa&#231;on aveugle et, globalement, cela se fait sans tenir compte du march&#233; solvable. La crise r&#233;sulte des tensions, in&#233;vitables, entre ce qui est produit et ce que peut absorber ce march&#233;. Quand elle &#233;clate, elle se traduit par une d&#233;valorisation massive du capital, sous toutes ses formes. Depuis deux mois, 25 000 milliards de dollars se sont &#233;vanouis dans la d&#233;pr&#233;ciation boursi&#232;re ! Mais, &#224; cette phase de d&#233;pr&#233;ciation du capital financier succ&#232;dera (en fait, cela a d&#233;j&#224; commenc&#233;) une d&#233;pr&#233;ciation de ce que les &#233;conomistes appellent le capital fixe : les machines, les b&#226;timents des entreprises qui ferment perdent pratiquement toute valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la crise, en mettant en faillite des entreprises et des banques et en &#233;liminant les plus fragiles, d&#233;truit un grand nombre de capitaux &#171; en exc&#232;s &#187;. Une purge qui r&#233;tablit la profitabilit&#233; du syst&#232;me, au prix de millions de ch&#244;meurs et d'immenses capacit&#233;s productives laiss&#233;es en friche. Ce gigantesque g&#226;chis mat&#233;riel et humain est le seul mode de r&#233;gulation du syst&#232;me capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me fa&#231;on, dans le cours r&#233;gulier du capitalisme, le ch&#244;mage est ce que les &#233;conomistes osent appeler cyniquement &#171; une variable d'ajustement &#187; (cette &#171; arm&#233;e industrielle de r&#233;serve &#187; dont parlait Marx dans &lt;em&gt; Le Capital &lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces &#171; petites &#187; crises d'ajustement peuvent parfois se transformer en une longue et profonde crise du syst&#232;me semblable &#224; celle de 1929.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; chaque &#233;poque le capitalisme fonctionne de fa&#231;on particuli&#232;re, adopte un certain r&#233;gime d'accumulation du capital, qui lui permet une relative croissance. Quand les ressorts de cette croissance sont cass&#233;s ou essouffl&#233;s, il peut s'ouvrir une longue phase pendant laquelle le capitalisme, &#224; coups de purges, se cherche un nouvel &#233;quilibre (tout aussi chaotique), de nouveaux ressorts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre est-ce le cas aujourd'hui. Dans les ann&#233;es 1990 et 2000 la croissance dans les pays d&#233;velopp&#233;s d&#233;pendait pour beaucoup d'un endettement massif, adoss&#233; aux &#201;tats-Unis &#224; la &#171; bulle &#187; des prix de l'immobilier, endettement qui permettait d'aggraver l'exploitation des classes populaires, en particulier par une baisse g&#233;n&#233;rale des salaires, tout en les faisant consommer, et cela tirait d'ailleurs au passage la croissance des pays &#233;mergents par le jeu des importations massives de leurs biens industriels &#224; bas prix. Pour prolonger cette croissance, les gouvernements n'ont pas h&#233;sit&#233; &#224; encourager cet endettement. Ainsi en 2001, suite au &#171; krach internet &#187; (l'effondrement du prix des actions technologiques), l'administration Bush baissa massivement les imp&#244;ts et augmenta le budget de l'arm&#233;e (3 % du PIB fut utilis&#233; pour cette &#171; relance &#187; !) et la r&#233;serve f&#233;d&#233;rale am&#233;ricaine baissa brutalement les taux d'int&#233;r&#234;ts pour faciliter les emprunts. La bulle immobili&#232;re relaya la bulle internet&#8230; Et maintenant ? Les autorit&#233;s et les capitalistes de tout poil inventeront-ils de nouvelles bulles, relanceront-ils l'endettement pour continuer de fonctionner comme avant, apr&#232;s la purge actuelle sur les march&#233;s financiers et la mise en faillite de millions de particuliers am&#233;ricains surendett&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard RUDELLI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Leur crise... et nos moyens de sauvegarde
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		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Leur-crise-et-nos-moyens-de-sauvegarde</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Crise
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		<dc:subject>Capitalisme
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		<description>&#171; Le pire est &#224; venir &#187; &#8230; C'est la formule consacr&#233;e des acteurs et commentateurs bourgeois. Mais pour qui &#171; le pire &#187; ? Pour les actionnaires de ces banques et organismes financiers auxquels les principaux &#201;tats ont l&#226;ch&#233; des centaines de milliards de dollars ou d'euros de plans de sauvetage ? Pour les actionnaires de ces grands trusts de l'automobile ou du BTP pour lesquels les &#201;tats concoctent des plans de relance &#171; de l'&#233;conomie &#187;, ce qui veut dire du fric pour les m&#234;mes ? Ou &#171; le pire &#224; venir &#187;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt; &#171; Le pire est &#224; venir &#187; &lt;/em&gt;&#8230; C'est la formule consacr&#233;e des acteurs et commentateurs bourgeois. Mais pour qui &#171; le pire &#187; ? Pour les actionnaires de ces banques et organismes financiers auxquels les principaux &#201;tats ont l&#226;ch&#233; des centaines de milliards de dollars ou d'euros de plans de sauvetage ? Pour les actionnaires de ces grands trusts de l'automobile ou du BTP pour lesquels les &#201;tats concoctent des plans de relance &#171; de l'&#233;conomie &#187;, ce qui veut dire du fric pour les m&#234;mes ? Ou &lt;em&gt; &#171; le pire &#224; venir &#187; &lt;/em&gt; pour les travailleurs, promis &#224; une d&#232;che accrue par l'avalanche, partout dans le monde, de fermetures d'entreprises et vagues de licenciements, de baisses de salaires, de r&#233;ductions des budgets sociaux, d'expulsions de logements ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs posent deux questions. Primo : d'o&#249; vient tout cet argent alors qu'il n'y en avait pas le milli&#232;me pour les retraites, la sant&#233; ou l'&#233;ducation, sans parler &#233;videmment des salaires ? Secundo : o&#249; va cet argent et pour quoi faire ? Tant de fric pour un sc&#233;nario noir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, les travailleurs qui posent ces questions angoiss&#233;es sont seuls &#224; d&#233;tenir la cl&#233; de l'issue, les moyens de se mobiliser pour se sauver eux-m&#234;mes. &#192; cette nouvelle crise du capitalisme, pas de solution autre que la riposte sociale g&#233;n&#233;ralis&#233;e qui conduira les exploit&#233;s &#224; prendre en main les affaires. Plus vite dit que fait ? &#201;videmment. Mais les p&#233;riodes de crise majeure du syst&#232;me ne sont pas all&#233;es sans explosions de col&#232;re et sans des mobilisations qui ont menac&#233; l'ordre capitaliste &#8211; m&#234;me si, &#224; ce jour, elles n'ont pas &#233;t&#233; capables de le renverser. La crise &#233;conomique actuelle est sans aucun doute inscrite dans les rapports de production capitaliste et, &#224; ce titre, fait partie de la &#171; fatalit&#233; &#187; de ce syst&#232;me. Mais elle n'a rien d'une fatalit&#233; sociale et politique. Un syst&#232;me &#233;conomique anachronique, cela se renverse. La lutte de classe &#171; moteur de l'histoire &#187; n'est pas une invention du vieux Marx. C'est un constat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22 novembre 2008&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_350 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH312/terroristes-938f5.png?1527682195' width='400' height='312' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La sp&#233;culation, moteur du capitalisme
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/La-speculation-moteur-du-capitalisme</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Crise
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		<dc:subject>Capitalisme
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		<description>&#201;conomie de casino ? Pr&#233;pond&#233;rance anormale de la finance sur la production ? Irresponsabilit&#233; des actionnaires, qui auraient pris le pouvoir sur les bons managers et patrons d'industrie ? Le capitalisme aurait-il d&#233;raill&#233; sous la conduite de pilotes enivr&#233;s par le cours de la Bourse, que la d&#233;r&#233;glementation des 25 derni&#232;res ann&#233;es aurait priv&#233;s de contr&#244;les &#233;tatiques et de freins ? &lt;br /&gt;Ce sont les fables qu'on nous sert de tout c&#244;t&#233;. De celui de Sarkozy qui nous promet de sanctionner &#171; les responsables de ce&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;conomie de casino ? Pr&#233;pond&#233;rance anormale de la finance sur la production ? Irresponsabilit&#233; des actionnaires, qui auraient pris le pouvoir sur les bons managers et patrons d'industrie ? Le capitalisme aurait-il d&#233;raill&#233; sous la conduite de pilotes enivr&#233;s par le cours de la Bourse, que la d&#233;r&#233;glementation des 25 derni&#232;res ann&#233;es aurait priv&#233;s de contr&#244;les &#233;tatiques et de freins ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les fables qu'on nous sert de tout c&#244;t&#233;. De celui de Sarkozy qui nous promet de sanctionner &lt;em&gt; &#171; les responsables de ce naufrage &#187; &lt;/em&gt;. Par malchance ils seraient am&#233;ricains selon lui, mais les banquiers fran&#231;ais qu'il renfloue blancs comme neige. Du c&#244;t&#233; de la gauche, S&#233;gol&#232;ne Royal oublie que c'est un ministre socialiste, B&#233;r&#233;govoy, qui a introduit en France en 1984 la d&#233;r&#233;glementation financi&#232;re, d&#233;j&#224; en vogue aux USA et en Grande-Bretagne, et qu'elle-m&#234;me promettait lors de sa campagne pr&#233;sidentielle le d&#233;veloppement de fonds de pension. Et &#233;galement du c&#244;t&#233; des critiques du &lt;em&gt; &#171; social-lib&#233;ralisme &#187; &lt;/em&gt;, le mouvement Attac qui fait appel &#224; l'ONU pour r&#233;guler la circulation des capitaux. Des casques bleus de la finance !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la pr&#233;pond&#233;rance de la finance, c'est-&#224;-dire du capital sur la production, n'est-ce pas la d&#233;finition m&#234;me du capitalisme ? Et cr&#233;dit et sp&#233;culation en ont &#233;t&#233;, depuis son origine, les moteurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Cr&#233;dit et sp&#233;culation rythment le d&#233;veloppement du capitalisme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le cr&#233;dit &lt;em&gt; &#171; intervient pour concentrer un grand nombre de capitaux priv&#233;s en un seul &#8212; c'est le syst&#232;me des soci&#233;t&#233;s par actions &#8212; et pour assurer aux capitalistes la disposition de capitaux &#233;trangers &#8212; c'est le syst&#232;me du cr&#233;dit industriel &#187; &lt;/em&gt;, &#233;crivait Rosa Luxembourg en 1899 (dans &lt;em&gt; R&#233;forme sociale ou R&#233;volution &lt;/em&gt;), il y a plus d'un si&#232;cle. &lt;em&gt; &#171; &#8230;Il augmente la capacit&#233; d'extension de la production dans des proportions gigantesques ; il est la force motrice interne qui la pousse &#224; d&#233;passer constamment les limites du march&#233;. Mais il frappe de deux c&#244;t&#233;s. En sa qualit&#233; de facteur de la production, il a contribu&#233; &#224; provoquer la surproduction ; en sa qualit&#233; de facteur d'&#233;change il ne fait, pendant la crise, qu'aider &#224; la destruction radicale des forces productives qu'il a lui-m&#234;me mises en marche. D&#232;s les premiers sympt&#244;mes d'engorgement du march&#233;, le cr&#233;dit fond &#187; &lt;/em&gt;. On ne saurait mieux dire aujourd'hui. Elle pr&#233;cisait m&#234;me : &lt;em&gt; &#171; &#8230;Ce fut par cons&#233;quent chaque fois l'expansion brusque de l'&#233;conomie capitaliste, et non le r&#233;tr&#233;cissement de son champ ni son &#233;puisement, qui fut &#224; l'origine des crises commerciales &#187; &lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout investissement est une sp&#233;culation sur les profits qu'il peut rapporter, sur les richesses mat&#233;rielles, agricoles, mini&#232;res ou sur les biens industriels sur lesquels il permet de mettre la main. La sp&#233;culation est le point de d&#233;part de tout investissement, que ce soit directement dans la cr&#233;ation d'une entreprise ou indirectement dans la ru&#233;e sur les actions &#233;mises par d'autres. On sp&#233;cule sur leurs dividendes ou, &#224; plus court terme, sur l'&#233;volution de leurs cours, &#224; la hausse comme &#224; la baisse !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les spirales infernales &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une s&#233;rie de crises ont marqu&#233; le dernier quart du xixe si&#232;cle, en commen&#231;ant en 1873 par l'effondrement de la bourse de Vienne, suivi de faillites bancaires en Allemagne et en Autriche. Suivies par celles d'&#233;tablissements financiers am&#233;ricains et britanniques sp&#233;cialis&#233;s dans les op&#233;rations financi&#232;res mondiales. Les sp&#233;culations sur le d&#233;veloppement des chemins de fer, et les perspectives qu'il semblait offrir aux industriels et aux barons de l'acier, butaient sur une baisse de rentabilit&#233; et la concurrence effr&#233;n&#233;e qui r&#233;gnait en ce domaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La distinction entre capital financier et capital productif &#8212; le banquier cantonn&#233; dans son r&#244;le d'interm&#233;diaire financier et l'entreprise, domaine d'une grande famille d'industriels du textile ou de l'acier &#8212; n'avait d&#233;j&#224; plus grand sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette p&#233;riode, souvent baptis&#233;e de &lt;em&gt; &#171; grande d&#233;pression &#187; &lt;/em&gt;, marqu&#233;e de p&#233;riode de crises successives et de maints scandales financiers, n'en a pas moins &#233;t&#233; aussi celle du grand bouleversement qui a permis, &#224; l'or&#233;e du xxe si&#232;cle, aux deux nouvelles puissances industrielles en plein d&#233;veloppement, les &#201;tats-Unis et l'Allemagne, de voler les premi&#232;res places &#224; l'Angleterre et &#224; la France. En m&#234;me temps, elle a &#233;t&#233; la premi&#232;re grande &#233;poque de la concentration du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exportations de capitaux explosaient, y compris vers les &lt;em&gt; &#171; pays &#233;mergents &#187; &lt;/em&gt; de l'&#233;poque, la Russie notamment, sous forme de cr&#233;ations de filiales, de prises de participations ou de ces pr&#234;ts aux &#201;tats, comme l'emprunt russe, dont les investisseurs fran&#231;ais &#233;taient particuli&#232;rement friands et pour lesquels on drainait facilement l'&#233;pargne, car ils &#233;taient cot&#233;s comme sans risque. Sauf en cas&#8230; de r&#233;volution, laquelle a &#233;vit&#233; au peuple russe de payer la dette. Le monde commen&#231;ait &#224; devenir trop petit au regard de l'explosion de la finance, qui allait engendrer la Premi&#232;re Guerre mondiale pour le partage du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25 ans plus tard, la crise des ann&#233;es 1930 d&#233;bouchait sur la Deuxi&#232;me Guerre mondiale pour le repartage. Sur quoi d&#233;bouchera celle d'aujourd'hui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier BELIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_346 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH435/crise-8db91.png?1526449066' width='400' height='435' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Editorial : Pour en finir, par o&#249; commencer ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Pour-en-finir-par-ou-commencer</link>
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		<dc:date>2008-12-02T00:11:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Crise
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		<description>Le krach bancaire et boursier mondial de la mi-septembre 2008 a vu d&#233;ferler un &#233;norme flux d'argent vers les caisses des banquiers d'abord, des grands patrons ensuite, et on n'a pas tout vu ! Dans le temps, les crises &#233;taient ces immenses queues de petits d&#233;posants paniqu&#233;s aux portes des banques. Aujourd'hui, c'est l'empressement des banquiers et patrons aux guichets de l'&#201;tat ! &lt;br /&gt;Alors que les 15 milliards de &#171; paquet fiscal &#187; accord&#233;s par Sarkozy &#224; son accession &#224; la pr&#233;sidence, en ristournes d'imp&#244;ts&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le krach bancaire et boursier mondial de la mi-septembre 2008 a vu d&#233;ferler un &#233;norme flux d'argent vers les caisses des banquiers d'abord, des grands patrons ensuite, et on n'a pas tout vu ! Dans le temps, les crises &#233;taient ces immenses queues de petits d&#233;posants paniqu&#233;s aux portes des banques. Aujourd'hui, c'est l'empressement des banquiers et patrons aux guichets de l'&#201;tat !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que les 15 milliards de &#171; paquet fiscal &#187; accord&#233;s par Sarkozy &#224; son accession &#224; la pr&#233;sidence, en ristournes d'imp&#244;ts aux plus riches, &#233;taient apparus gros, on en est &#224; 25 fois plus ! 40 vers&#233;s aux banques, plus 320 milliards pour garantir leurs mauvaises conduites, plus 20 milliards aux patrons, par la cr&#233;ation du tout r&#233;cent &#171; fonds souverain fran&#231;ais &#187;. Voil&#224; beaucoup d'argent pour ces capitalistes qui portent la responsabilit&#233; de la crise pour avoir depuis 30 ans pressur&#233; toujours davantage les classes populaires et r&#233;duit leurs moyens de vivre au point qu'elles ne peuvent plus s'acheter certains biens de consommation qu'elles seules pourtant produisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ces sommes faramineuses vers&#233;es aux poss&#233;dants riches, seront prises dans la poche des travailleurs pauvres. Par exemple, ces 20 milliards d'euros du nouveau &#171; fonds souverain &#187;, seront financ&#233;s pour moiti&#233; par la Caisse des d&#233;p&#244;ts, organisme public qui g&#232;re les petites &#233;conomies des livrets A, pour autre moiti&#233; par le budget de l'&#201;tat, c'est-&#224;-dire par des restrictions sur les h&#244;pitaux, &#233;coles, transports publics ou logement. Et malgr&#233; ce pactole, le patronat s'attelle encore &#224; d&#233;fendre ses profits par des vagues de licenciements et ch&#244;mage technique, par l'allongement du temps de travail, par des r&#233;ductions de salaire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut mettre un terme &#224; cette spirale infernale. La col&#232;re existe, s'exprime depuis deux mois, entre autres par des rassemblements, journ&#233;es de gr&#232;ve et manifestations, de travailleurs de l'automobile, d'employ&#233;s de la Camif ou de la Redoute, de postiers, cheminots, enseignants tout r&#233;cemment. Le calendrier social est charg&#233;. Mais les travailleurs sans perspective politique de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; gauche, aussi bien les dirigeants du PS (en grand) que du PC (en tout petit) d&#233;ploient une stup&#233;fiante &#233;nergie &#224; s'&#233;triper pour la meilleure place de d&#233;part dans la course aux europ&#233;ennes de 2009 et pr&#233;sidentielles de 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tats-majors syndicaux, eux, se lamentent, implorent des n&#233;gociations. &#192; la SNCF o&#249; les cheminots ont massivement fait gr&#232;ve le 6 novembre et attendaient des f&#233;d&#233;rations syndicales une suite (pr&#233;vue par certaines pour le 23 novembre), toutes sauf Sud et FO ont battu en retraite. Dont la CGT !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les f&#233;d&#233;rations syndicales organisent au mieux des &#171; journ&#233;es &#187;, en prenant bien soin que les travailleurs de telle branche ne tombent pas sur ceux d'une autre, &#224; un carrefour ! Les conf&#233;d&#233;rations, qui se sont rencontr&#233;es et re-rencontr&#233;es, n'ont pas d&#233;cid&#233; d'appeler ne serait-ce qu'&#224; une journ&#233;e interprofessionnelle. Parce qu'elles ne le &#171; sentent pas &#187;, comme disent les bureaucrates ? Ou parce qu'elles le sentent trop, et craignent qu'une journ&#233;e bien pr&#233;par&#233;e en riposte &#224; l'offensive patronale et gouvernementale actuelle, ne soit un s&#233;rieux jalon de la contre-offensive ouvri&#232;re ? Car les travailleurs du public comme du priv&#233; peuvent se rassembler sur leurs grandes revendications communes : interdiction des licenciements et partage du travail entre tous, augmentation g&#233;n&#233;rale des salaires, pas touche d'aucune fa&#231;on &#224; la dur&#233;e du temps et aux conditions de travail&#8230; sauf pour am&#233;liorer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme bien des fois par le pass&#233;, le signal de l'offensive ne sera pas donn&#233; par des conf&#233;d&#233;rations qui ne s'unissent g&#233;n&#233;ralement que pour arr&#234;ter les mouvements, mais par des travailleurs en lutte d'une entreprise, ou d'une branche, qui prendront le mors aux dents et sauront en entra&#238;ner d'autres. C'est encore une fois de l'&#233;tincelle que jaillira la flamme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23 novembre 2008&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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