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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Contre la sous-traitance la lutte est possible !
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		<dc:subject>Sous traitance
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Gr&#232;ve
</dc:subject>

		<description>Depuis le 19 octobre les femmes de chambre de l'Holiday Inn de Clichy sont en gr&#232;ve contre le leader mondial de l'h&#244;tellerie. Bien qu'elles travaillent sous les ordres de l'h&#244;tel, leur employeur officiel est le sous-traitant H&#233;m&#233;ra. Cette externalisation permet de leur demander de faire les chambres trois fois plus vite que la moyenne des autres h&#244;tels quatre &#233;toiles et de finir sur leur temps personnel. Elles revendiquent l'emploi en CDI pour tous et toutes chez Holiday Inn et le paiement des heures&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Breves-" rel="directory"&gt;Br&#232;ves
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Sous-traitance-+" rel="tag"&gt;Sous traitance
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Greve-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le 19 octobre les femmes de chambre de l'Holiday Inn de Clichy sont en gr&#232;ve contre le leader mondial de l'h&#244;tellerie. Bien qu'elles travaillent sous les ordres de l'h&#244;tel, leur employeur officiel est le sous-traitant H&#233;m&#233;ra. Cette externalisation permet de leur demander de faire les chambres trois fois plus vite que la moyenne des autres h&#244;tels quatre &#233;toiles et de finir sur leur temps personnel. Elles revendiquent l'emploi en CDI pour tous et toutes chez Holiday Inn et le paiement des heures suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Sous-traitance ou mal-traitance ?
</title>
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		<dc:date>2017-12-04T18:48:13Z</dc:date>
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		<dc:subject>Sous traitance
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		<dc:subject>La Poste
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Dans un reportage diffus&#233; au 20 heures de France 2, un journaliste &#171; infiltr&#233; &#187; a travaill&#233; dans une agence ColisPoste, employ&#233; par un sous-traitant. Au bout d'une semaine, il n'avait toujours pas vu la couleur d'un contrat de travail. Il n'a jamais &#233;t&#233; pay&#233;, au pr&#233;texte qu'il aurait &#233;t&#233; en formation. Interpell&#233;s, les cadres de La Poste l'ont renvoy&#233; vers son patron &#171; officiel &#187;. C'est pourtant La Poste qui avait fourni la tenue et le mat&#233;riel, et c'est dans ses locaux qu'il travaillait. &lt;br /&gt;Ces m&#233;thodes ill&#233;gales&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un reportage diffus&#233; au 20 heures de France 2, un journaliste &#171; infiltr&#233; &#187; a travaill&#233; dans une agence ColisPoste, employ&#233; par un sous-traitant. Au bout d'une semaine, il n'avait toujours pas vu la couleur d'un contrat de travail. Il n'a jamais &#233;t&#233; pay&#233;, au pr&#233;texte qu'il aurait &#233;t&#233; en formation. Interpell&#233;s, les cadres de La Poste l'ont renvoy&#233; vers son patron &#171; officiel &#187;. C'est pourtant La Poste qui avait fourni la tenue et le mat&#233;riel, et c'est dans ses locaux qu'il travaillait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces m&#233;thodes ill&#233;gales sont courantes dans bien des entreprises y compris publiques. Seuls les travailleurs peuvent y mettre fin en d&#233;fendant leurs int&#233;r&#234;ts collectifs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Souterraine (Creuse) : Nous sommes tous des GM&amp;S !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Nous-sommes-tous-des-GM-S</link>
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		<dc:date>2017-06-09T10:09:43Z</dc:date>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>PSA
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		<dc:subject>Renault
</dc:subject>
		<dc:subject>Automobile
</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ve
</dc:subject>
		<dc:subject>Sous traitance
</dc:subject>

		<description>C'&#233;tait le 2 d&#233;cembre 2016 : GM&amp;S, une entreprise sous-traitante de l'automobile &#224; La Souterraine dans la Creuse (sp&#233;cialis&#233;e en d&#233;coupe, emboutissage, soudure et t&#244;lerie), &#233;tait plac&#233;e en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Poitiers. Les 277 travailleurs voyaient ainsi leur usine menac&#233;e de liquidation judiciaire pour la troisi&#232;me fois en 8 ans. &lt;br /&gt;Depuis, les salari&#233;s multiplient les manifestations &#224; La Souterraine, Limoges et Poitiers, les barrages d'autoroute, les sit-in devant des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-113-juin-juillet-aout-2017-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 113, juin-juillet-ao&#251;t 2017
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait le 2 d&#233;cembre 2016 : GM&amp;S, une entreprise sous-traitante de l'automobile &#224; La Souterraine dans la Creuse (sp&#233;cialis&#233;e en d&#233;coupe, emboutissage, soudure et t&#244;lerie), &#233;tait plac&#233;e en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Poitiers. Les 277 travailleurs voyaient ainsi leur usine menac&#233;e de liquidation judiciaire pour la troisi&#232;me fois en 8 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, les salari&#233;s multiplient les manifestations &#224; La Souterraine, Limoges et Poitiers, les barrages d'autoroute, les sit-in devant des usines Renault et PSA&#8230; Mais l'&#201;tat et les constructeurs automobiles les baladent de r&#233;union en r&#233;union sans donner de r&#233;elles garanties sur la poursuite de l'activit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors, les travailleurs de GM&amp;S piquent un coup de col&#232;re, jeudi 11 mai, en pi&#233;geant l'usine &#224; l'aide de bouteilles de gaz et de Jerricans d'essence : ils menacent de tout faire sauter s'ils n'obtiennent pas la poursuite de l'activit&#233;. Et ils se mettent en gr&#232;ve avec occupation. Les &#233;quipes se relaient sans probl&#232;me pour l'occupation, signe d'une grande d&#233;termination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils d&#233;cident aussi, avec la CGT, le syndicat ultra-majoritaire et leader de la mobilisation, d'appeler &#224; une manifestation nationale pour le mardi 16 mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tr&#232;s peu de publicit&#233; et quatre jours seulement apr&#232;s cet appel, ils re&#231;oivent le soutien de milliers de manifestants venus de toute la France &#224; La Souterraine, et ayant &#224; c&#339;ur d'exprimer leur col&#232;re. De nombreuses d&#233;l&#233;gations syndicales d'entreprises, dont Renault et PSA, ont fait le d&#233;placement, ainsi que Philippe Poutou et Jean-Luc M&#233;lenchon, ce qui est tr&#232;s appr&#233;ci&#233; par les salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18, une r&#233;union &#224; la pr&#233;fecture de Gu&#233;ret avec Renault et PSA est annul&#233;e. Les salari&#233;s de GM&amp;S d&#233;cident quand-m&#234;me d'y aller pour y d&#233;verser une partie de leur production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement sort alors de sa l&#233;thargie. Bruno Le Maire, le nouveau ministre de l'&#201;conomie, qui dit avoir appel&#233; personnellement les PDG de PSA et de Renault, Tavares et Ghosn, annonce qu'ils promettent plus de commandes. Mais tout est encore tr&#232;s flou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un nouveau rendez-vous a lieu au tribunal de commerce de Poitiers le 23 mai, qui doit se prononcer sur la liquidation judiciaire. Les salari&#233;s de GM&amp;S se rendent &#224; cinq cars &#224; Poitiers, o&#249; des centaines d'autres travailleurs ont r&#233;pondu &#224; leur nouvel appel. Philippe Poutou est de nouveau au rendez-vous et sollicit&#233; de toute part. Les salari&#233;s de GM&amp;S sont tr&#232;s pr&#233;occup&#233;s dans l'attente de la d&#233;cision du tribunal. Pour certains, il y a un peu une lassitude de la situation qu'ils vivent depuis six mois, pour d'autres, toujours l'envie de ne rien l&#226;cher, mais l'unanimit&#233; est de n'accepter aucun licenciement. Finalement, le tribunal accorde un sursis jusqu'au 30 juin, pour finaliser une reprise de l'entreprise, mais assorti d'un red&#233;marrage de la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux repreneurs seraient sur les rangs : un autre sous-traitant automobile, GMD, avec une reprise de 160 salari&#233;s, et, &#224; la derni&#232;re minute, un millionnaire, Jean-Jacques Frey, qui a fait fortune dans l'immobilier, le vin et les assurances, au point de devenir, selon le magazine &lt;em&gt;Challenges&lt;/em&gt;, la 154&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; fortune de France. Celui-ci propose de reprendre environ 240 salari&#233;s. C'est ce que demandent les travailleurs de GM&amp;S, car avec plus d'une trentaine de d&#233;parts possibles en pr&#233;-retraite, il n'y aurait pas de licenciement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, le lendemain, en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale, les travailleurs d&#233;cident de reprendre le travail le 29 mai, tout en &#233;tant pr&#234;t &#224; repartir en gr&#232;ve, car ils craignent d'&#234;tre men&#233;s en bateau une fois de plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un soulagement c&#244;t&#233; salari&#233;s m&#234;me si rien n'est encore gagn&#233;. Mais le sentiment partag&#233; par tous est que s'ils n'avaient pas relev&#233; la t&#234;te, ils seraient d&#233;j&#224; &#224; P&#244;le emploi. Car ce qui a fait bouger gouvernement et constructeurs, c'est la combativit&#233; des travailleurs de GM&amp;S. Elle leur a donn&#233; acc&#232;s aux m&#233;dias, leur a permis que de nombreux salari&#233;s se reconnaissent dans leur lutte. Et ce que le gouvernement craint, c'est que le mouvement de solidarit&#233; autour de la lutte des GM&amp;S s'&#233;largisse et que cette lutte donne envie &#224; d'autres de s'y mettre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23 mai 2017,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;lise MOUTIER et Ren&#233; SENS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Une tradition de lutte !&lt;/h3&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &#192; l'origine de GM&amp;S en 1962 : la Socomec (sous-traitance m&#233;canique) employant 600 salari&#233;s &#224; la Souterraine. Puis Sepesa en 1989, la SER en 1991, Ari&#232;s Industries en 1997, puis Wagon Automotive en 1998. Premi&#232;re lutte des travailleurs mais les effectifs tombent &#224; 400.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; En 2006, reprise par la Sonas, nouvelle lutte pour le maintien des emplois, l'usine repart avec 360 salari&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; 2009 : nouvelle bagarre, reprise par Halberg qui devient Altia. 314 salari&#233;s sont repris.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; 2012 : de nouveau en lutte contre les licenciements. Altia, v&#233;ritable pr&#233;dateur et patron voyou saigne l'entreprise.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; En 2014, de nouveau les travailleurs se d&#233;fendent. GM&amp;S (repreneur propos&#233; par PSA) reprend l'activit&#233; avec 280 salari&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Fin 2015 : le PDG dispara&#238;t de la circulation et depuis le 24 novembre 2016, les travailleurs de GM&amp;S refont parler d'eux en bloquant l'autoroute A20.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Philippe Poutou en soutien &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Philippe Poutou &#233;tait pr&#233;sent mardi 16 mai lors de la manifestation nationale &#224; La Souterraine, puis le 23 mai au tribunal de commerce de Poitiers. Il est venu avec une d&#233;l&#233;gation de travailleurs de Ford pour &lt;em&gt;&#171; montrer qu'on ne l&#226;che rien&#8230; que sur ces sujets comme Whirlpool, Tati ou chez nous &#224; Ford&#8230; il faut qu'on se batte ensemble. Les (nouvelles) propositions de PSA et Renault montrent qu'on peut infl&#233;chir la position des grands groupes. Si les salari&#233;s de GM&amp;S ne s'&#233;taient pas mobilis&#233;s, ils n'auraient jamais obtenu &#231;a&#8230; Il faut qu'on se mobilise, ensemble, contre ces politiques de licenciements. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les sous-trait&#233;s de l'Automobile
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-sous-traites-de-l-Automobile</link>
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		<dc:subject>Automobile
</dc:subject>
		<dc:subject>Sous traitance
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>La lutte des salari&#233;s de GM&amp;S, &#231;a ne vous rappelle rien ? En 2009, les 366 salari&#233;s d'un autre sous-traitant de Renault avaient &#233;galement menac&#233; de faire sauter leur usine, et organis&#233; une manifestation nationale. Sous un soleil de plomb, plusieurs milliers de personnes, dont des dizaines de d&#233;l&#233;gations d'entreprises, avaient d&#233;fi l&#233; de l'usine menac&#233;e de fermeture &#224; la mairie. C'&#233;tait il y a huit ans : l'usine New Fabris &#224; Ch&#226;tellerault venait d'&#234;tre mise en liquidation judiciaire. &lt;br /&gt;En fait dans la derni&#232;re&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Sous-traitance-+" rel="tag"&gt;Sous traitance
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La lutte des salari&#233;s de GM&amp;S, &#231;a ne
vous rappelle rien ? En 2009, les 366
salari&#233;s d'un autre sous-traitant de
Renault avaient &#233;galement menac&#233;
de faire sauter leur usine, et organis&#233;
une manifestation nationale. Sous
un soleil de plomb, plusieurs milliers
de personnes, dont des dizaines de
d&#233;l&#233;gations d'entreprises, avaient d&#233;fi l&#233;
de l'usine menac&#233;e de fermeture &#224; la
mairie. C'&#233;tait il y a huit ans : l'usine
New Fabris &#224; Ch&#226;tellerault venait d'&#234;tre
mise en liquidation judiciaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En fait dans la derni&#232;re d&#233;cennie, les fermetures
de sites et les licenciements parmi les &#233;quipementiers automobiles ne se comptent plus :
Molex, DMI, Mecaplast, Tr&#232;ves, TRW, Mahle-Behr,
Faurecia, Metal Temple, Visteon, Gestamp, Brose
Automotive, Harman...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres sont toujours sur la sellette (et pour certains en lutte), comme les 207 salari&#233;s de FVM technologies en Lorraine, une fonderie qui travaille pour
Renault et qui est en redressement judiciaire. Ou
les 440 salari&#233;s de SAM &#224; Viviez dans l'Aveyron, un
autre sous-traitant de Renault &#233;galement en attente d'un repreneur. Il
y a aussi Sermi &#224; Annecy, Alfisa en
Espagne ou encore Nobel plastiques
&#224; Vitry-le-Fran&#231;ois dans la Marne, o&#249;
120 suppressions d'emplois sur 280
sont programm&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 10 ans, les grands constructeurs automobiles, qui font la pluie
et le beau temps parmi leurs oblig&#233;s,
sont &#224; la man&#339;uvre, bien aid&#233;s par
les gouvernements successifs. En
2009, ils ont m&#234;me cr&#233;&#233; le &#171; Fonds de
modernisation des &#233;quipementiers
automobiles &#187; (FMEA), dot&#233; d'une
enveloppe de 600 millions d'euros
apport&#233;e par Renault, PSA et l'&#201;tat.
Pour Renault et PSA, la &#171; modernisation &#187; consiste &#224; mettre en concurrence les &#233;quipementiers pour tirer
leurs co&#251;ts vers le bas. Pour les salari&#233;s, c'est bien souvent celle en vogue
&#224; P&#244;le emploi qui les attend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les constructeurs ont mis au point
toute une strat&#233;gie. Ainsi, avant de
l&#226;cher un fournisseur pour un autre moins cher, ils
pratiquent ce qu'ils nomment le &#171; double sourcing &#187;.
Renault ou PSA demandent en secret &#224; chacun des
deux fournisseurs de fabriquer les m&#234;mes pi&#232;ces.
Puis ils basculent plus ou moins progressivement
leurs commandes de l'un &#224; l'autre. Lorsque les salari&#233;s du premier fournisseur se rendent compte que
son carnet de commandes se vide et se mettent en
gr&#232;ve, il y a alors peu de risque que les usines d'assemblage de Renault et PSA soient bloqu&#233;es faute de
pi&#232;ces : elles peuvent d&#233;j&#224; &#234;tre livr&#233;es par le nouveau
fournisseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette strat&#233;gie perfide ne laisse gu&#232;re de marge de
man&#339;uvre aux salari&#233;s menac&#233;s de licenciement.
D'o&#249; les bonbonnes de gaz et leurs appels &#224; la solidarit&#233;. Le gouvernement et le Medef craignent alors
une seule chose : que leur col&#232;re se r&#233;pande d'une
entreprise &#224; l'autre, que les luttes s'&#233;tendent et
convergent. Une strat&#233;gie amorc&#233;e &#224; l'&#233;poque par les
salari&#233;s de New Fabris, et qui reste plus que jamais
d'actualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gilles SEGUIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_1031 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH510/gsm-09309.png?1528276477' width='500' height='510' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>MC Syncro : Gr&#232;ve pour l'embauche des int&#233;rimaires et l'augmentation des salaires
</title>
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		<dc:date>2017-01-26T14:21:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Sous traitance
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		<dc:subject>PSA
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		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
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		<dc:subject>Gr&#232;ve
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		<description>Le 5 d&#233;cembre, chez MC Syncro &#224; Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines, entreprise situ&#233;e juste &#224; c&#244;t&#233; du site de PSA Poissy, 16 salari&#233;s en CDI et 6 int&#233;rimaires, en tout 22 ouvriers sur 27 &#224; la production, ont d&#233;marr&#233; une gr&#232;ve. Ils revendiquent l'embauche de tous les int&#233;rimaires, une augmentation de 200 &#8364; mensuels et 1 000 &#8364; de prime annuelle. &lt;br /&gt;MC Syncro n'est pas une pauvre petite entreprise sous-traitante sans ressources, mais un rapace &#224; la conqu&#234;te du march&#233; mondial, une filiale du groupe &#233;quipementier&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Dans-les-entreprises-361-" rel="directory"&gt;Dans les entreprises
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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Sous-traitance-+" rel="tag"&gt;Sous traitance
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-PSA-+" rel="tag"&gt;PSA
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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Greve-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L131xH150/arton9463-b37f1.png?1528264218' width='131' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 5 d&#233;cembre, chez MC Syncro &#224; Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines, entreprise situ&#233;e juste &#224; c&#244;t&#233; du site de PSA Poissy, 16 salari&#233;s en CDI et 6 int&#233;rimaires, en tout 22 ouvriers sur 27 &#224; la production, ont d&#233;marr&#233; une gr&#232;ve. Ils revendiquent l'embauche de tous les int&#233;rimaires, une augmentation de 200 &#8364; mensuels et 1 000 &#8364; de prime annuelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;MC Syncro n'est pas une pauvre petite entreprise sous-traitante sans ressources, mais un rapace &#224; la conqu&#234;te du march&#233; mondial, une filiale du groupe &#233;quipementier automobile Eurofit, joint-venture fond&#233;e en 1996 entre Michelin et Continental (MC), qui se vante d'employer des milliers de salari&#233;s dans une vingtaine de localit&#233;s et sur quatre continents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette entreprise est l'unique fournisseur de roues de PSA Poissy. Elle a comme seule activit&#233; d'en monter et livrer environ 4 500 par jour. L'usine d'assemblage de PSA Poissy avec ses plus de 5 000 salari&#233;s fonctionne en flux tendu, il n'y a quasiment pas de stocks, et &#224; peine pour trois jours &#224; MC Syncro. Si ce sous-traitant est en retard de quelques heures dans ses livraisons, l'usine de PSA s'arr&#234;te. L'enjeu de briser cette gr&#232;ve est donc de taille pour les constructeurs, sous-traitants et bo&#238;tes d'int&#233;rim.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des int&#233;rimaires en gr&#232;ve pour leur embauche !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;v&#233;nement est assez rare pour &#234;tre remarqu&#233; : des int&#233;rimaires sont en gr&#232;ve, depuis d&#233;cembre. Ils viennent tous d'Alliance ou d'Adecco. D&#232;s l'annonce de la gr&#232;ve, des cadres d'Alliance sont venus sur place mettre ill&#233;galement fin aux missions des gr&#233;vistes pour MC Syncro, en proposant &#224; certains d'autres missions le jour m&#234;me&#8230; &#224; PSA Poissy et &#224; Renault Flins ! Peine perdue, les int&#233;rimaires les ont envoy&#233;s pa&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but du conflit, la direction de MC Syncro a fait venir des cadres des autres sites, de Rennes, de Valenciennes et de Moselle pour remplacer les gr&#233;vistes. &lt;em&gt;&#171; Ils sont &#224; trois, sur un poste que chacun d'entre nous est oblig&#233; de tenir seul&#8230; Si on reprend le boulot, on saura quoi revendiquer ! &#187;&lt;/em&gt;, dit un gr&#233;viste. Petite victoire des gr&#233;vistes : ceux des ouvriers qui ne sont pas en gr&#232;ve refusent d&#233;sormais les heures suppl&#233;mentaires r&#233;clam&#233;es par la direction pour briser la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le recours massif aux &#171; travailleurs d&#233;tach&#233;s &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme les chefs, comptables, informaticiens et autres &#8211; y compris le directeur du site oblig&#233; de retourner sur cha&#238;ne pour l'occasion ! &#8211; ont du mal &#224; faire le travail des ouvriers, la direction a recrut&#233; ill&#233;galement des int&#233;rimaires et fait venir des travailleurs de MC Syncro (et du groupe Eurofit) de Belgique, de Tch&#233;quie, d'Allemagne, d'Espagne, de Hongrie&#8230; Un gr&#233;viste ironise en montrant son usine : &lt;em&gt;&#171; C'est l'Euro 2017 l&#224;-dedans ! &#187;&lt;/em&gt;. Les gr&#233;vistes ont r&#233;dig&#233; des tracts en plusieurs langues pour leur expliquer la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi 3 janvier, des salari&#233;s hongrois sont arriv&#233;s vers midi devant les portes de l'usine. Les gr&#233;vistes ont accouru pour leur parler. Dans un anglais approximatif (de part et d'autre), les salari&#233;s hongrois ont expliqu&#233; qu'ils arrivaient &#224; peine de l'a&#233;roport, qu'ils venaient d'un site MC Syncro de Hongrie. Ils &#233;taient en cong&#233; et la direction a envoy&#233; un mail &#224; leur hi&#233;rarchie pour une mission en France, avec les billets d'avion ! &lt;em&gt;&#171; Combien serez-vous pay&#233; pour cette mission ? &#187;&lt;/em&gt; demande un gr&#233;viste. &lt;em&gt;&#171; On n'en sait rien &#187;&lt;/em&gt;, r&#233;pond un des ouvriers hongrois, &#171; &lt;em&gt;mais on est s&#251;r que ce sera beaucoup plus que chez nous ! &lt;/em&gt; &#187;. Et pour cause : alors qu'&#224; MC Syncro le salaire d'un ouvrier fran&#231;ais en CDI est de 1 486 &#8364; bruts, celui d'un salari&#233; hongrois est de 300 &#224; 400 &#8364; nets par mois, nous disent-ils, pour 160 heures dans le mois&#8230; Les gr&#233;vistes montrent leur tract en anglais, les ouvriers hongrois hochent la t&#234;te en souriant : &#171; &lt;em&gt;Ce n'est pas contre vous &#187;&lt;/em&gt;, dit un gr&#233;viste, &#171; &lt;em&gt;bienvenue en France !&lt;/em&gt; &#187;. Les gr&#233;vistes sont contents d'avoir pu leur parler avant la direction, &lt;em&gt;&#171; Ce sera plus difficile de leur reparler ensuite &#187;&lt;/em&gt;, dit l'un d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces &#171; renforts &#187; ne suffiront pas pour tenir les cadences, chaque jour les autres sites de MC Syncro France et autres filiales du groupe Eurofit (&#224; Hambach en Moselle, notamment) aident &#224; la pr&#233;paration des roues pour PSA Poissy : des milliers de roues qui circulent en camion et parcourent des milliers de kilom&#232;tres pour assurer l'alimentation du site de Poissy !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'&#233;norme surco&#251;t pour le patron &#8211; qui dit que la gr&#232;ve lui co&#251;te 15 000 &#8364; par jour &#8211;, il ne c&#232;de pas. Une victoire des gr&#233;vistes serait un encouragement pour l'ensemble travailleurs des autres sous-traitants et pour les salari&#233;s de PSA.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une gr&#232;ve qui pointe la gangr&#232;ne de la pr&#233;carit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout le secteur automobile en est infest&#233;. Elle alimente une forte division entre les travailleurs. Par exemple &#224; PSA Poissy, sur cha&#238;ne en &#233;quipe de nuit, la majorit&#233; des ouvriers vient des bo&#238;tes d'int&#233;rim. &#192; Renault Flins, dans le m&#234;me d&#233;partement, il y a 84 % d'int&#233;rimaires au Montage (plus de 50 % d'int&#233;rimaires en production). &#192; Renault Cl&#233;on en Normandie, sur cha&#238;ne, le taux d'int&#233;rimaires monte parfois &#224; 90 %, et cela s'aggrave d'ann&#233;e en ann&#233;e. Les int&#233;rimaires occupent les postes les plus durs, ont r&#233;guli&#232;rement des probl&#232;mes de fiche de paie. Mais ils ne se laissent pas faire : &#224; Renault Flins, en novembre 2015, 350 int&#233;rimaires avaient d&#233;bray&#233; sur des probl&#232;mes de salaires, du jamais vu &#224; l'&#233;poque. Tout r&#233;cemment Adecco &#224; PSA Poissy s'&#233;tant permis de ne pas verser aux int&#233;rimaires une prime de demi-treizi&#232;me mois de 600 &#8364;, une contestation collective a oblig&#233; l'agence &#224; s'engager &#224; r&#233;gulariser la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; la direction de Poissy voudrait sous-traiter des secteurs entiers de l'usine : la s&#233;curit&#233;, la logistique, la maintenance ou le transport des v&#233;hicules neufs, la gr&#232;ve de MC Syncro peut faire figure d'embl&#232;me d'une nouvelle solidarit&#233; entre CDI, sous-traitants et int&#233;rimaires, pour l'embauche de ces derniers et l'augmentation des salaires. Un v&#233;ritable danger pour les patrons, une carte &#224; jouer pour les gr&#233;vistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Renault et PSA imposent depuis des ann&#233;es des blocages de salaire. Pour PSA, il n'est pas question de laisser planer l'id&#233;e chez les salari&#233;s qu'ils peuvent esp&#233;rer autre chose que les aum&#244;nes des NAO (N&#233;gociations annuelles obligatoires), n&#233;goci&#233;es par certains syndicats soumis. Pourtant &#224; MC Syncro (comme chez PSA et Renault &#224; une autre &#233;chelle), l'argent coule &#224; flots. En 2015, MC Syncro France a vers&#233; 10 millions &#224; ses actionnaires, et est assis sur pr&#232;s de 2,5 millions de fonds de r&#233;serve apr&#232;s versement des dividendes. Ce seul fonds repr&#233;senterait une augmentation de pr&#232;s de 2 000 &#8364; par mois rien que pour les 109 ouvriers en CDI de MC Syncro France. La richesse existe, il faut donc aller la chercher.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une gr&#232;ve qui doit faire parler d'elle !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette gr&#232;ve a &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;e six mois &#224; l'avance par des discussions entre salari&#233;s. Certains ont d&#233;j&#224; l'exp&#233;rience d'une gr&#232;ve en 2010, o&#249; ils avaient r&#233;ussi &#224; imposer en une journ&#233;e l'embauche en CDI de 15 int&#233;rimaires et une prime annuelle de 500 &#8364;. Ils l'ont &#233;t&#233; &#224; nouveau en 2014. Cette fois-ci, pour faire conna&#238;tre leur bataille, ils ont organis&#233; deux collectes devant PSA Poissy, d&#233;velopp&#233; tout un r&#233;seau de solidarit&#233; et ont re&#231;u de nombreux soutiens financiers de syndicats dont celui de la CGT de Renault Flins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de cette quatri&#232;me semaine de gr&#232;ve, vendredi 6 janvier, les travailleurs de MC Syncro ont vot&#233; la poursuite du mouvement pour la semaine suivante. Mardi 10 janvier, ils passent au tribunal en r&#233;f&#233;r&#233; pour faire condamner leur employeur pour non respect du droit de gr&#232;ve. &#192; l'heure o&#249; nous &#233;crivons, les gr&#233;vistes n'ont pas re&#231;u la r&#233;ponse du tribunal. Deux fois d&#233;j&#224; depuis le d&#233;but de la gr&#232;ve, les ouvriers ont &#233;t&#233; d&#233;bout&#233;s. En signe d'aveu que ces accusations sont bel et bien fond&#233;es, MC Syncro ne se d&#233;fend que sur la forme. Les gr&#233;vistes esp&#232;rent qu'une victoire juridique renflouera leur caisse de gr&#232;ve et obligera l'entreprise &#224; ne pas recourir &#224; de la main-d'&#339;uvre pour les remplacer, ce qui peut-&#234;tre bloquerait la production de MC Syncro et donc celle de PSA Poissy. Un espoir qui peut &#234;tre d&#233;&#231;u, tant il est rare que la justice tranche contre le patronat, m&#234;me voyou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle que soit la d&#233;cision du tribunal, la v&#233;ritable lutte n'est pas juridique. Pour faire plier MC Syncro, l'int&#233;rim et leur donneur d'ordre PSA, la gr&#232;ve des travailleurs de MC Syncro doit se faire conna&#238;tre le plus largement possible, afficher et populariser ses revendications &#224; PSA Poissy, &#224; Renault Flins. Tant leurs revendications et leur lutte, contre la pr&#233;carit&#233; et pour l'augmentation des salaires, sont aujourd'hui celles de tous les autres salari&#233;s du pays et d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 janvier 2017, &lt;strong&gt;Hersh RAY &amp; L&#233;o BASERLI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Derni&#232;re heure :&lt;/strong&gt; au moment o&#249; nous mettons sous presse, nous apprenons la fin de la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Exemple &#224; suivre
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Exemple-a-suivre-9429</link>
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		<dc:date>2017-01-09T16:25:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ve
</dc:subject>
		<dc:subject>Sous traitance
</dc:subject>
		<dc:subject>Automobile
</dc:subject>

		<description>Depuis le 5 d&#233;cembre, une gr&#232;ve se poursuit &#224; l'usine MC Syncro de Chanteloup-les-Vignes en r&#233;gion parisienne. Celle-ci assure exclusivement le montage des roues pour les v&#233;hicules fabriqu&#233;s &#224; l'usine PSA de Poissy. Un atelier de l'entreprise automobile externalis&#233;, pour faire des &#233;conomies, chez un sous-traitant. &lt;br /&gt;La cinquantaine de salari&#233;s est en gr&#232;ve pour l'embauche de tous les int&#233;rimaires, 200 euros d'augmentation mensuelle et 1 000 euros de prime annuelle. En d&#233;pit des m&#233;thodes de voyou de leur&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Greve-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Sous-traitance-+" rel="tag"&gt;Sous traitance
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Automobile-+" rel="tag"&gt;Automobile
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le 5 d&#233;cembre, une gr&#232;ve se poursuit &#224; l'usine MC Syncro de Chanteloup-les-Vignes en r&#233;gion parisienne. Celle-ci assure exclusivement le montage des roues pour les v&#233;hicules fabriqu&#233;s &#224; l'usine PSA de Poissy. Un atelier de l'entreprise automobile externalis&#233;, pour faire des &#233;conomies, chez un sous-traitant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cinquantaine de salari&#233;s est en gr&#232;ve pour l'embauche de tous les int&#233;rimaires, 200 euros d'augmentation mensuelle et 1 000 euros de prime annuelle. En d&#233;pit des m&#233;thodes de voyou de leur patron, qui a fait venir des travailleurs d&#233;tach&#233;s et des int&#233;rimaires pour remplacer les gr&#233;vistes, leur mouvement continue. Leurs revendications pourraient &#234;tre celles de tous les travailleurs, quelle que soit leur entreprise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Sous-traitance, sous-s&#233;curit&#233; !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Sous-traitance-sous-securite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Sous-traitance-sous-securite</guid>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Chimie
</dc:subject>
		<dc:subject>Conditions de travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Sous traitance
</dc:subject>

		<description>L'implication de la sous-traitance dans l'explosion de l'usine AZF a mis en lumi&#232;re le danger qu'elle repr&#233;sente dans l'industrie chimique. Ce sont bien l'&#233;tat d'abandon d'un hangar de stockage et la d&#233;sorganisation induite par la sous-traitance qui sont &#224; l'origine de l'explosion. Une d&#233;sorganisation que ne connaissent que trop bien les travailleurs du secteur. &lt;br /&gt;Les Trente Glorieuses de la sous-traitance &lt;br /&gt;Le milieu des ann&#233;es 1970 a vu l'essor de la sous-traitance dans la Chimie, &#224; l'image du reste de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Dix-ans-apes-la-catastrophe-d-AZF-la-securite-en-question-dans-l-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Dix ans ap&#232;s la catastrophe d'AZF, la s&#233;curit&#233; en question dans l'industrie chimique
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Chimie-+" rel="tag"&gt;Chimie
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Conditions-de-travail-+" rel="tag"&gt;Conditions de travail
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Sous-traitance-+" rel="tag"&gt;Sous traitance
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'implication de la sous-traitance dans l'explosion de l'usine AZF a mis en lumi&#232;re le danger qu'elle repr&#233;sente dans l'industrie chimique&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Comme dans l'industrie nucl&#233;aire ! Cf. Convergences R&#233;volutionnaires (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ce sont bien l'&#233;tat d'abandon d'un hangar de stockage et la d&#233;sorganisation induite par la sous-traitance qui sont &#224; l'origine de l'explosion. Une d&#233;sorganisation que ne connaissent que trop bien les travailleurs du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les Trente Glorieuses de la sous-traitance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le milieu des ann&#233;es 1970 a vu l'essor de la sous-traitance dans la Chimie, &#224; l'image du reste de l'industrie. Auparavant, la plupart des t&#226;ches, y compris la maintenance, &#233;taient r&#233;alis&#233;es par des travailleurs de l'entreprise. Cela pouvait se mat&#233;rialiser par l'existence d'un atelier central pouvant compter des centaines d'ouvriers. Leur travail consistait &#224; intervenir sur les installations des ateliers de fabrication, et &#224; tourner dans l'usine, &#224; l'aff&#251;t d'&#233;ventuels dysfonctionnements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;poque semble aujourd'hui lointaine. Les grandes entreprises du secteur ont pris le parti de la &#171; chimie pour la chimie &#187; et veulent sous-traiter tout ce qui n'est pas &#224; proprement parler de la fabrication : nettoyage, gardiennage, analyses, conditionnement, formation, s&#233;curit&#233;, maintenance, etc. La sous-traitance repr&#233;sente aujourd'hui une part importante du secteur&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='40 % des emplois li&#233;s &#224; la Chimie et &#224; la P&#233;trochimie dans la r&#233;gion de (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une vraie poule aux &#339;ufs d'or. Au lieu d'affronter directement les travailleurs, le donneur d'ordres fait pression sur les salaires et les conditions de travail &#224; travers un simple contrat commercial entre deux entreprises. Il suffit alors de mettre les sous-traitants en concurrence et de choisir le meilleur exploiteur sur le march&#233;. On trouve ainsi dans les usines de l'industrie chimique des travailleurs d'entreprises diff&#233;rentes aux statuts et conditions de travail les plus divers. Par exemple, sur les usines de Rhodia Saint-Fons Chimie et d'Arkema Pierre-B&#233;nite dans le Rh&#244;ne, les sous-traitants repr&#233;sentent un quart de l'effectif. De ce point de vue, de v&#233;ritables chantiers du BTP !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne la s&#233;curit&#233;, cette situation permet la d&#233;responsabilisation du donneur d'ordres. Premi&#232;rement, cela lui permet de faire baisser ses statistiques d'accidents du travail avec arr&#234;t, et d'&#233;viter ainsi les amendes de la s&#233;cu. Deuxi&#232;mement, une partie des t&#226;ches les plus dangereuses, comme la maintenance, est sous-trait&#233;e. Par exemple, les &#171; ouvertures de ligne &#187;, c'est-&#224;-dire la rupture du confinement du proc&#233;d&#233;, entre autres en ouvrant des conduites, sont r&#233;alis&#233;es par des sous-traitants ; or cela comporte des risques de projections de produits. De m&#234;me, ce sont, la plupart du temps, les sous-traitants qui sont amen&#233;s &#224; faire du feu (disqueuse, fer &#224; souder) dans les ateliers, avec les risques d'incendie ou d'explosion que cela comporte.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les poup&#233;es russes de la maintenance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Prenons l'exemple de la maintenance des installations. Plusieurs types de contrats lient les donneurs d'ordres aux sous-traitants de la maintenance. Cela peut aller des interventions ponctuelles pay&#233;es &#224; l'unit&#233;, au &#171; contrat de maintenance &#187; par lequel le sous-traitant s'engage &#224; r&#233;aliser l'ensemble des travaux de maintenance du donneur d'ordres. Tous les moyens sont alors bons pour honorer le contrat, comme l'embauche d'autres sous-traitants&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='En 2004 dans la Chimie, 42 % des sous-traitants de moins de 20 salari&#233;s (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; ou d'int&#233;rimaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces entreprises fonctionnent avec un effectif minimal, quitte &#224; le faire tourner sur plusieurs sites pour combler les trous, ou &#224; acheter de la main-d'&#339;uvre ailleurs en cas de besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la Chimie, les installations sont inspect&#233;es et r&#233;par&#233;es lors d'arr&#234;ts p&#233;riodiques (triennaux, d&#233;cennaux). Il peut y avoir alors pr&#232;s d'un millier de travailleurs des entreprises ext&#233;rieures sur une usine qui compte quelques centaines de salari&#233;s comme Arkema &#224; Pierre-B&#233;nite. Ces arr&#234;ts repr&#233;sentent pour les patrons un gros besoin de main-d'&#339;uvre&#8230; qu'ils veulent ponctuel. D'o&#249; la sous-traitance en cascade de ces travailleurs, l'int&#233;rim, avec nomadisme impos&#233; &#224; certains&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Une enqu&#234;te concernant des salari&#233;s sous-traitants de la p&#233;trochimie des (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Par exemple, &#224; la rentr&#233;e 2011 trois arr&#234;ts se sont succ&#233;d&#233; dans le couloir de la Chimie en banlieue lyonnaise (Total, Rhodia Saint-Fons, Arkema Pierre-B&#233;nite). Les ouvriers form&#233;s &#224; ce travail ne courant pas les rues, certains d'entre eux viennent d'autres r&#233;gions, et logent au camping le temps des travaux. Ils d&#233;couvrent les installations sur lesquelles ils interviennent et ignorent des d&#233;tails concernant le danger qu'ils courent qui peuvent leur mettre la puce &#224; l'oreille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces arr&#234;ts exigent aussi un travail d'organisation des travaux. Des techniciens du donneur d'ordres, les coordinateurs de chantier, sont cens&#233;s superviser les travaux. L&#224; aussi, c'est la flexibilit&#233; qui prime. Les coordinateurs en question &#233;tant surtout n&#233;cessaires au moment des arr&#234;ts, les entreprises n'en embauchent qu'un minimum. Quand elles en ont besoin, elles vont les chercher sur d'autres sites, ou chez des sous-traitants, tout en les surchargeant de travail. Par exemple, lors du dernier arr&#234;t &#224; Pierre-B&#233;nite, Arkema est all&#233; chercher des coordinateurs de chantier &#224; l'autre bout de la France. Dans ces conditions, ces derniers ne peuvent pas suivre l'ensemble des travaux et, parfois, ne connaissent pas les sp&#233;cificit&#233;s des installations dont ils doivent coordonner la maintenance. Cela peut engendrer des probl&#232;mes, comme la r&#233;alisation d'interventions dans le mauvais ordre. Et des travaux r&#233;alis&#233;s au mauvais moment peuvent se solder par l'exposition &#224; des produits hautement canc&#233;rig&#232;nes, sans parler du risque d'explosion. Par exemple si une cuve est ouverte avant d'avoir &#233;t&#233; totalement vidang&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En soi, pour certains m&#233;tiers tr&#232;s sp&#233;cialis&#233;s (et pas pour l'ensemble de la maintenance), il n'est pas absurde que des travailleurs tournent sur plusieurs sites. Mais rien ne justifie les conditions dans lesquelles cela se fait actuellement : pr&#233;carit&#233;, bas salaires, etc. Rien ne justifie non plus que ces travailleurs ne soient pas embauch&#233;s par les donneurs d'ordres, qui peuvent tr&#232;s bien organiser cette r&#233;partition des travailleurs sur diff&#233;rents sites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela est d'autant plus vrai pour le reste de la sous-traitance. Si l'on prend l'exemple du nettoyage, la sous-traitance a exclusivement pour but de mieux exploiter ces travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La sous-traitance des licenciements&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'utilisation de la sous-traitance conduit &#224; une revendication naturelle (et juste en soi) des travailleurs, &#224; savoir la reprise de l'activit&#233; sous-trait&#233;e par le donneur d'ordres, ou &lt;em&gt;r&#233;internalisation&lt;/em&gt; dans le jargon. Les patrons du secteur entreprennent parfois de d&#233;tourner cette revendication &#224; leur profit pour supprimer des postes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, &#224; Pierre-B&#233;nite, Arkema a r&#233;internalis&#233; les techniciens analyseurs. Des postes estampill&#233;s Arkema ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s, ce dont la direction s'est flatt&#233;e. Mais Arkema a embauch&#233; moins de techniciens que le sous-traitant n'en faisait travailler sur cette activit&#233;. Globalement, l'op&#233;ration se solde par une suppression d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Saint-Fons, Rhodia s'est m&#234;me fait une sp&#233;cialit&#233; de se servir des r&#233;internalisations pour faire passer la pilule de suppressions de postes. Si des travailleurs Rhodia quittent un atelier pour diverses raisons (d&#233;part en retraite, etc.), ils sont, dans un premier temps, remplac&#233;s par des sous-traitants. Cela peut se faire de diverses mani&#232;res : par exemple, si les ouvriers en question sont polyvalents, la direction les recentre sur le &#171; c&#339;ur de m&#233;tier &#187; (la fabrication) et fait appel aux sous-traitants pour des activit&#233;s consid&#233;r&#233;es comme annexes (le conditionnement par exemple). La direction compte alors sur le fait que les ouvriers se sentent soulag&#233;s de l'accomplissement de t&#226;ches consid&#233;r&#233;es comme ingrates. Puis elle supprime des postes Rhodia sur l'atelier, renvoie l'entreprise ext&#233;rieure et reclasse les travailleurs Rhodia sur les postes anciennement occup&#233;s par des sous-traitants. Le tour est jou&#233;, Rhodia peut afficher fi&#232;rement &#171; z&#233;ro licenciement sec &#187; alors que des emplois ont &#233;t&#233; d&#233;truits. Quant aux travailleurs de l'entreprise ext&#233;rieure, ce sont les dindons de la farce : soit leur entreprise leur trouve un travail ailleurs, ce qui lui permet de ne pas embaucher, soit ils perdent leur travail. Au sous-traitant de licencier !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vue des int&#233;r&#234;ts g&#233;n&#233;raux de la classe ouvri&#232;re, c'est le nombre d'emplois globaux &#8211; donneur d'ordres et sous-traitants inclus &#8211; qui est important.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Tous dans le m&#234;me bateau&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les patrons se servent de divers tripatouillages sur leurs statuts. Les travailleurs ont eux tout int&#233;r&#234;t &#224; d&#233;fendre leur unit&#233;, et donc &#224; revendiquer l'embauche par le donneur d'ordres de tous les salari&#233;s sous-traitants qui le souhaitent. Pour cela, on ne fera pas l'&#233;conomie d'une lutte qui touche les travailleurs, quel que soit le nom de l'employeur figurant sur la fiche de paye (il peut y en avoir facilement une dizaine sur un m&#234;me site). Bien s&#251;r, l'&#233;clatement des salari&#233;s en de nombreuses entreprises repr&#233;sente un obstacle dans cette voie. Mais il est vital de le surmonter. Ne serait-ce que parce que, en cas d'accident grave, tout le monde est log&#233; &#224; la m&#234;me enseigne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Toni ROUVEL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Comme dans l'industrie nucl&#233;aire ! Cf. &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Le-nucleaire-en-question-' class='spip_in'&gt;&lt;em&gt;Convergences R&#233;volutionnaires n&#176;75&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;40 % des emplois li&#233;s &#224; la Chimie et &#224; la P&#233;trochimie dans la r&#233;gion de Fos-sur-Mer d'apr&#232;s &lt;em&gt;Sous-traitance sur sites industriels : &#201;valuation des risques professionnels&lt;/em&gt;, V. Pereira, A. Remoiville, P. Trinquet (1999).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En 2004 dans la Chimie, 42 % des sous-traitants de moins de 20 salari&#233;s &#233;taient aussi donneurs d'ordres (source INSEE).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Une enqu&#234;te concernant des salari&#233;s sous-traitants de la p&#233;trochimie des Bouches-du-Rh&#244;ne donne 44,8% d'entre eux ayant travaill&#233; sur plus de 6 sites en un an (rapport de la DARES, septembre 2008).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les travailleurs de la sous-traitance : Soutiers du nucl&#233;aire et &#171; viande &#224; rems &#187;
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-travailleurs-de-la-sous-traitance-Soutiers-du-nucleaire-et-viande-a-rems</link>
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		<dc:date>2011-04-22T09:55:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Nucl&#233;aire
</dc:subject>
		<dc:subject>Sous traitance
</dc:subject>

		<description>La catastrophe de Fukushima vient de mettre en lumi&#232;re la situation &#233;pouvantable de la majeure partie des travailleurs du nucl&#233;aire au Japon. 80 % d'entre eux en effet sont des pr&#233;caires travaillant pour des sous-traitants qui les recrutent parmi les cat&#233;gories les plus d&#233;munies de la population. Un reportage du journal espagnol El Mundo r&#233;v&#233;lait d&#233;j&#224; que la centrale de Fukushima allait jusqu'&#224; recruter des sans-abri dans les campements &#233;tablis dans des parcs de Tokyo apr&#232;s la crise &#233;conomique de 1990.&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Le-nucleaire-en-question-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Le nucl&#233;aire en question
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Nucleaire-+" rel="tag"&gt;Nucl&#233;aire
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Sous-traitance-+" rel="tag"&gt;Sous traitance
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La catastrophe de Fukushima vient de mettre en lumi&#232;re la situation &#233;pouvantable de la majeure partie des travailleurs du nucl&#233;aire au Japon. 80 % d'entre eux en effet sont des pr&#233;caires travaillant pour des sous-traitants qui les recrutent parmi les cat&#233;gories les plus d&#233;munies de la population. Un reportage du journal espagnol &lt;em&gt;El Mundo&lt;/em&gt; r&#233;v&#233;lait d&#233;j&#224; que la centrale de Fukushima allait jusqu'&#224; recruter des sans-abri dans les campements &#233;tablis dans des parcs de Tokyo apr&#232;s la crise &#233;conomique de 1990. Au point que des militants avaient plac&#233; dans ces parcs des panneaux avec l'inscription &lt;em&gt;&#171; N'accepte pas ce travail, il te tuera &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des milliers de travailleurs pauvres se sont donc relay&#233;s dans les centrales japonaise au cours des vingt derni&#232;res ann&#233;es et, selon un rapport du docteur Fujita, professeur de physique &#224; l'universit&#233; de Keio, 700 &#224; 1 000 de ces soutiers du nucl&#233;aire en sont morts et plusieurs milliers sont atteints de cancer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;500 de ces pr&#233;caires ont &#233;t&#233; envoy&#233;s imm&#233;diatement en premi&#232;re ligne pour tenter de juguler le d&#233;sastre, pour des salaires et des primes d&#233;risoires : autour de 10 000 yens par jour (environ 84 euros) soit le double de celui d'un int&#233;rimaire &#171; moyen &#187;. Nombre de travailleurs ont refus&#233;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le journal Tokyo Shimbun a publi&#233; de nombreux t&#233;moignages.' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
, au point que les patrons de la centrale ont pass&#233; des annonces pour recruter&#8230; des hommes de plus de 50 ans ! Sous entendu : apr&#232;s 50 ans, on n'est plus charg&#233; de famille et l'on peut mourir. Si ces &#171; liquidateurs&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Terme apparu au moment de la catastrophe de Tchernobyl pour d&#233;signer les (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; &#187; peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme des h&#233;ros, ce sont donc bien souvent des h&#233;ros malgr&#233; eux, pouss&#233;s &#224; prendre ces risques par la mis&#232;re&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une pratique syst&#233;matique depuis 30 ans : Le cas de la France&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La pratique syst&#233;matique de la sous-traitance et de l'emploi de travailleurs pr&#233;caires n'est pas limit&#233;e au Japon : une &#233;tude de 2004 de l'Agence pour l'&#201;nergie Nucl&#233;aire (organisme de l'OCDE) montre que les centrales des 14 pays &#233;tudi&#233;s font appel &#224; la sous-traitance. En France, cette enqu&#234;te d&#233;nombrait 600 sous-traitants intervenant dans 58 centrales pour un chiffre d'affaires de 800 millions d'euros par an. Une autre enqu&#234;te, plus r&#233;cente
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Comp&#233;titivit&#233; et sous-traitance, par Annie Thebaud-Mony, chercheuse &#224; (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, recense 20 000 &#224; 30 000 travailleurs pr&#233;caires employ&#233;s par un millier de sous-traitants. Depuis une trentaine d'ann&#233;es, le recours &#224; la sous-traitance par EDF ne cesse en effet d'augmenter. Les objectifs sont de limiter les co&#251;ts en mettant ces sous-traitants en concurrence et, surtout, en employant des salari&#233;s qui ne b&#233;n&#233;ficient pas du statut d'EDF. Ce syst&#232;me permet aussi de truquer les statistiques sur les risques encourus par les travailleurs du nucl&#233;aire car les &#233;tudes de sant&#233; rassurantes portent le plus souvent sur les employ&#233;s fixes et non sur cette main d'&#339;uvre volatile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pr&#233;caires effectuent les t&#226;ches de maintenance, de nettoyage, de plomberie et de r&#233;parations diverses, non seulement les plus p&#233;nibles mais les plus dangereuses. Ils constituent le plus grand nombre des DATR
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-4' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Directement affect&#233;s aux travaux sous rayonnement &#187;' id='nh2-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; plus cyniquement appel&#233;s dans l'argot professionnel &#171; viande &#224; rems &#187;. La l&#233;gislation cens&#233;e les prot&#233;ger est d&#233;risoire : celle-ci interdit aux int&#233;rimaires et CDD de travailler en zones orange et rouge&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Les p&#233;rim&#232;tres des centrales sont d&#233;coup&#233;es en zones class&#233;es par ordre de (...)' id='nh2-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, mais il faut savoir que 90 &#224; 95 % des doses sont prises en zone jaune.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-6' class='spip_note' rel='appendix' title='Interview de Michel Lallier, secr&#233;taire du CHSCT de la centrale de Chinon, (...)' id='nh2-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Une enqu&#234;te interne d'EDF&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-7' class='spip_note' rel='appendix' title='Idem' id='nh2-7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; r&#233;v&#232;le que 84 % des salari&#233;s des sous-traitants souhaiteraient quitter le nucl&#233;aire en raison de ces dangers et des mauvaises conditions de travail. Aucune &#233;tude ne nous dit combien d'entre eux ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; victimes de ces conditions, sous des formes diverses&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Sous-traitance en cascade et multiplication des risques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette g&#233;n&#233;ralisation de la sous-traitance ne fait pas seulement courir des risques aux travailleurs eux-m&#234;mes, mais &#224; la s&#233;curit&#233; g&#233;n&#233;rale des centrales. Les sous-traitants doivent en principe respecter un cahier des charges assez strict mais, explique Michel Lallier, responsable CGT&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-8' class='spip_note' rel='appendix' title='Conf&#233;rence donn&#233;e &#224; Montreuil le 30 mars 2011.' id='nh2-8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, &lt;em&gt;&#171; un des dangers est celui de la sous-traitance en cascade : le premier sous-traitant va faire appel &#224; d'autres sous-traitants, engager des pr&#233;caires non qualifi&#233;s et ainsi de suite. Plus on d&#233;gringole dans la sous-traitance plus l'exposition aux risques est forte et plus les risques d'erreurs sont &#233;lev&#233;s &#187;&lt;/em&gt;. Ce constat est d'ailleurs valable dans la plupart des autres secteurs industriels &#224; risques, en particulier la p&#233;trochimie. Une enqu&#234;te cit&#233;e par la CGT montre que des dysfonctionnements dans l'organisation du travail sont &#224; l'origine de 64 % des accidents industriels majeurs en France, contre 29 % &#224; des d&#233;faillances de mat&#233;riel et 2 % &#224; des facteurs environnementaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette sous-traitance incontr&#244;l&#233;e et pratiquement incontr&#244;lable, li&#233;e &#224; la course au profit dans laquelle s'est lanc&#233;e EDF, comme les autres patrons mondiaux du nucl&#233;aire, appara&#238;t donc comme une des causes les plus importantes d'accident. Mettre fin &#224; cette sous-traitance, &#224; la pr&#233;carit&#233; et aux conditions indignes de travail d'une grande partie des prol&#233;taires du nucl&#233;aire doit donc &#234;tre un de nos objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#61472;George RIVIERE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_541 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH448/stnucl-f609f.png?1526847615' width='400' height='448' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le journal Tokyo &lt;em&gt;Shimbun &lt;/em&gt;a publi&#233; de nombreux t&#233;moignages.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Terme apparu au moment de la catastrophe de Tchernobyl pour d&#233;signer les travailleurs, soldats et pompiers intervenant sur la centrale sinistr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Comp&#233;titivit&#233; et sous-traitance&lt;/em&gt;, par Annie Thebaud-Mony, chercheuse &#224; l'INSERM.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-4' class='spip_note' title='Notes 2-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; Directement affect&#233;s aux travaux sous rayonnement &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-5' class='spip_note' title='Notes 2-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les p&#233;rim&#232;tres des centrales sont d&#233;coup&#233;es en zones class&#233;es par ordre de danger : verte, jaune, orange, rouge, qui d&#233;terminent le temps maximum de pr&#233;sence.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-6' class='spip_note' title='Notes 2-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Interview de Michel Lallier, secr&#233;taire du CHSCT de la centrale de Chinon, &lt;em&gt;Hesa Newsletter, &lt;/em&gt;mars 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-7' class='spip_note' title='Notes 2-7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Idem&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-8' class='spip_note' title='Notes 2-8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Conf&#233;rence donn&#233;e &#224; Montreuil le 30 mars 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Prestataires et sous-traitance du nucl&#233;aire : une interview de Philippe Billard, militant CGT
</title>
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		<dc:date>2011-04-22T09:55:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Sous traitance
</dc:subject>
		<dc:subject>Nucl&#233;aire
</dc:subject>
		<dc:subject>Interview
</dc:subject>

		<description>Les salari&#233;s de la sous-traitance du nucl&#233;aire subissent 80 % des expositions aux rayonnements ionisants dans les centrales, un chiffre qu'EDF ne conteste d'ailleurs pas. Les militants syndicaux ne sont pas les bienvenus. Fin 2006, la soci&#233;t&#233; Endel, employeur de Philippe Billard, militant CGT, engage contre lui une proc&#233;dure de licenciement. L'inspection du Travail refuse le licenciement. Recours de Endel en 2007 aupr&#232;s du minist&#232;re du Travail qui confirme le refus. Endel engage alors en 2009 une&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-Le-nucleaire-en-question-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Le nucl&#233;aire en question
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Sous-traitance-+" rel="tag"&gt;Sous traitance
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Nucleaire-+" rel="tag"&gt;Nucl&#233;aire
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Interview-+" rel="tag"&gt;Interview
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les salari&#233;s de la sous-traitance du nucl&#233;aire subissent 80 % des expositions aux rayonnements ionisants dans les centrales, un chiffre qu'EDF ne conteste d'ailleurs pas.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Pour en savoir plus : Autorit&#233; de s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire (ASN), Rapport sur l'&#233;tat de (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Les militants syndicaux ne sont pas les bienvenus. Fin 2006, la soci&#233;t&#233; Endel&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Endel est une filiale du groupe GDF-Suez. Par l'interm&#233;diaire d'une autre (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, employeur de Philippe Billard, militant CGT, engage contre lui une proc&#233;dure de licenciement. L'inspection du Travail refuse le licenciement. Recours de Endel en 2007 aupr&#232;s du minist&#232;re du Travail qui confirme le refus. Endel engage alors en 2009 une proc&#233;dure devant le Tribunal administratif pour obtenir l'annulation de la d&#233;cision de l'inspection du Travail et de la confirmation minist&#233;rielle. La soci&#233;t&#233; Endel est d&#233;bout&#233;e mais fait appel du jugement. Elle vient juste, d&#233;but 2011, de perdre &#224; nouveau devant la Cour administrative d'appel de Versailles. On ignore pour l'instant si elle a engag&#233; un nouveau recours devant le Conseil d'&#201;tat&#8230;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Apr&#232;s plus de quatre ans de proc&#233;dure, Philippe Billard reste donc salari&#233; de Endel. Mais, en jouant sur l'ambigu&#239;t&#233; d'une ordonnance du Conseil de prud'hommes de Rouen, son employeur a obtenu en justice le droit de l'affecter dans une agence n'intervenant pas dans le secteur nucl&#233;aire&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Les jugements mentionn&#233;s sont consultables sur le site Internet du r&#233;seau &#171; (...)' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#8230; &#224; la plus grande satisfaction d'EDF ! &#192; ce jour, Philippe est convoqu&#233; le 14 juin 2011 &#224; 14 h 45 &#224; l'audience de la cour d'Appel de Rouen pour statuer sur le jugement des prud'hommes du 17 f&#233;vrier 2011. Il y attend de nombreux soutiens.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Convergences R&#233;volutionnaires&lt;/strong&gt; &#8211; &lt;em&gt;Peux-tu retracer ton parcours dans la sous-traitance du nucl&#233;aire ?
&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philippe Billard&lt;/strong&gt; &#8211; Je suis entr&#233; en sous-traitance &#224; la centrale EDF de Paluel en septembre 1985, pour des travaux de m&#233;tallurgie. J'ai &#233;t&#233; licenci&#233; &#233;conomique en 1998, suite &#224; la fermeture de la bo&#238;te. Mais je suis retourn&#233; &#224; Paluel en 1999, en int&#233;rim, avant d'&#234;tre embauch&#233; en juin 2000 par la soci&#233;t&#233; qui est devenue Endel, une filiale du groupe GDF-Suez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, je suis toujours chez Endel malgr&#233; une proc&#233;dure de licenciement engag&#233;e en 2006, mais j'ai &#233;t&#233; sorti du secteur nucl&#233;aire. Sur demande d'EDF, c'est une chose dont maintenant la bo&#238;te ne se cache plus. Elle m'a affect&#233; dans une agence travaillant dans la p&#233;trochimie, mais je garde le contact avec mes coll&#232;gues du nucl&#233;aire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CR&lt;/strong&gt; &#8211; &lt;em&gt;Comment ont &#233;volu&#233; les conditions de travail dans ce secteur depuis que tu as commenc&#233; &#224; y travailler ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PB&lt;/strong&gt; &#8211; On a vu une d&#233;gradation des conditions de travail. EDF cherche &#224; tout prix &#224; raccourcir de plus en plus les arr&#234;ts de tranche. Un arr&#234;t co&#251;te &#224; EDF un million d'euros par jour, et il y en a en moyenne une quarantaine par an. &#192; partir de l&#224;, on comprend pourquoi il y a autant de pression sur les salari&#233;s pour que le travail soit fini en temps et en heure. Mais EDF prescrit du boulot sans donner r&#233;ellement les moyens de le faire. Il y a forc&#233;ment une diff&#233;rence entre un travail command&#233; par &#233;crit et la r&#233;alit&#233; de ce qu'il y a &#224; faire. Pourtant, m&#234;me si ce n'est pas fini, il faut que la machine reparte&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CR&lt;/strong&gt; &#8211; &lt;em&gt;&#192; l'occasion du d&#233;bat public sur le projet d'EPR &#224; Penly, tu as protest&#233; contre les propos du repr&#233;sentant de EDF qui soutenait que le suivi m&#233;dical des intervenants dans les centrales nucl&#233;aires est le m&#234;me que celui des agents EDF. Peux-tu expliquer pourquoi ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PB&lt;/strong&gt; &#8211; Les chiffres parlent d'eux-m&#234;mes. Sur une centrale comme Paluel, pour 1 200 agents EDF, il y a trois m&#233;decins du travail sur le site, une infirmerie, sept infirmi&#232;res et une secr&#233;taire m&#233;dicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les sous-traitants, un seul m&#233;decin a en charge 500 salari&#233;s, &#224; l'ext&#233;rieur de la centrale et sans pouvoir y entrer pour faire de la pr&#233;vention. Mais il doit aussi suivre 3 500 salari&#233;s d'autres secteurs d'activit&#233;. Il y a aussi le probl&#232;me du dossier m&#233;dical. Celui d'un agent EDF reste sur le site. Alors que, pour un sous-traitant, le dossier est &#224; l'organisme ext&#233;rieur qui le suit. Et il n'est pas automatiquement transmis au nouveau m&#233;decin du travail en cas de changement d'employeur suite &#224; une perte de march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la dosim&#233;trie, le suivi se fait au niveau national, par l'IRSN, mais il est extr&#234;mement difficile pour un salari&#233; de r&#233;cup&#233;rer ces donn&#233;es-l&#224; aupr&#232;s de l'IRSN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, contrairement aux agents EDF, aucun salari&#233; sous-traitant ne quitte son emploi avec la fiche d'exposition que devrait lui remettre son employeur. C'est pourtant ce qui permettrait de prouver, s'il tombe malade des ann&#233;es plus tard, qu'il a &#233;t&#233; expos&#233; par son travail &#224; tel produit canc&#233;rig&#232;ne, mutag&#232;ne, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CR&lt;/strong&gt; &#8211; &lt;em&gt;Comment les conditions de travail dans la maintenance nucl&#233;aire affectent-elles la s&#233;curit&#233; des centrales ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PB&lt;/strong&gt; &#8211; Il y a l&#224;-dessus un exemple parlant dans le film &#171; &lt;strong&gt; &lt;em&gt;RAS &#8211; Nucl&#233;aire, rien &#224; signaler&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; &#187;. Un salari&#233; explique qu'il d&#233;couvre une rayure ou une fissure lors d'un contr&#244;le, mais que son employeur va chercher une autre &#233;quipe pour certifier que ce n'est rien, qu'on peut continuer comme &#231;a, et surtout sans prendre de retard ! &#199;a se passe ainsi tous les jours&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CR&lt;/strong&gt; &#8211; &lt;em&gt;EDF se vante d'une &#171; Charte de progr&#232;s et de d&#233;veloppement durable &#187; sign&#233;e en 2004 avec les syndicats patronaux de la sous-traitance et de l'int&#233;rim. Quel est ton avis sur ce texte ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PB&lt;/strong&gt; &#8211; C'est de la m&#8230; ! De toute fa&#231;on, on ne demande pas aux patrons de s'arranger entre eux sur ce qui leur convient ; on leur demande d'appliquer le droit du travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent, les employeurs ne respectent m&#234;me pas les obligations du Code du travail en cas de perte de march&#233;. Ils s'arrangent entre eux pour d'&#233;ventuelles propositions de r&#233;emploi aux travailleurs de la bo&#238;te qui perd le contrat. M&#234;me dans les entreprises de nettoyage sp&#233;cialis&#233;es dans le nucl&#233;aire, malgr&#233; ce que pr&#233;voit la convention collective de la propret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il est difficile de d&#233;fendre les droits des salari&#233;s. Dans la sous-traitance, le mandat des repr&#233;sentants du personnel peut couvrir tout le territoire fran&#231;ais, pas seulement le site sur lequel on travaille. M&#234;me pour faire de la pr&#233;vention, il faut courir dans toute la France. Tu imagines la difficult&#233; ! Il y a bien des &#233;lus, mais qui ne peuvent pas faire grand-chose&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CR&lt;/strong&gt; &#8211; &lt;em&gt;Il existe sur les centrales EDF des Commissions Inter-Entreprises sur la S&#233;curit&#233; et les Conditions de Travail (CIESCT). Dans le rapport TSN de 2008, le CHSCT de la centrale de Chinon recommande leur remplacement par de v&#233;ritables CHSCT inter-entreprises int&#233;grant les repr&#233;sentants du personnel sous-traitant. Que penses-tu de cette demande ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PB&lt;/strong&gt; &#8211; Je suis d'accord, et j'en parle en connaissance de cause comme ancien secr&#233;taire-adjoint de la CIEST de Paluel. Ce qui se discute dans ces commissions n'a aucune valeur juridique, contrairement &#224; ce qui se passe dans un CHSCT. M&#234;me sur l'ordre du jour, il n'y a aucune obligation. EDF y met ce qu'elle veut et y fait sa propagande. Les entreprises sous-traitantes sont repr&#233;sent&#233;es par les employeurs, avec des membres d&#233;sign&#233;s par les syndicats, mais il n'y a pas de repr&#233;sentants &#233;lus par les salari&#233;s de la sous-traitance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce serait important d'avoir de v&#233;ritables CHSCT de site, inter-entreprises, car dans les CIEST, on ne traite jamais des r&#233;elles conditions de travail, avec les pr&#233;rogatives d'un CHSCT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CR&lt;/strong&gt; &#8211; &lt;em&gt;Dans certains milieux syndicaux, il est question depuis plusieurs ann&#233;es d'une Convention collective des m&#233;tiers du nucl&#233;aire ? Que penses-tu de cette id&#233;e ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PB&lt;/strong&gt; &#8211; Ce serait une bonne chose. Cela permettrait d'&#233;viter que les bo&#238;tes puissent s'appuyer sur les statuts diff&#233;rents des salari&#233;s pour cr&#233;er une concurrence entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CR&lt;/strong&gt; &#8211; &lt;em&gt;Pourquoi avoir cr&#233;&#233; en 2008 l'association &#171; Sant&#233; sous-traitance nucl&#233;aire-chimie &#187; ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PB&lt;/strong&gt; &#8211; On avait besoin d'un outil au service de tous les salari&#233;s du nucl&#233;aire, pour la reconnaissance des maladies professionnelles auxquelles ils sont expos&#233;s, un peu &#224; l'image de ce qu'est l'Andeva pour l'amiante. Aujourd'hui une quarantaine de personnes se sont d&#233;j&#224; adress&#233;es &#224; l'association. Mais ce n'est pas facile car elle n'est pas encore tr&#232;s connue et, surtout, certains salari&#233;s malades n'imaginent m&#234;me pas que &#231;a peut &#234;tre d&#251; aux expositions subies dans leur travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;13 avril 2011&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;&#171; R.A.S. &#8211; Nucl&#233;aire, rien &#224; signaler &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Alain de Halleux, Crescendo films, 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce film documentaire, qui donne la parole aux travailleurs du nucl&#233;aire, a &#233;t&#233; diffus&#233; sur Arte le 25 mars 2011. En vid&#233;o sur le net.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_542 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH137/radioactiviteetactions-3d43b.png?1526847615' width='400' height='137' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pour en savoir plus : Autorit&#233; de s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire (ASN), &lt;em&gt;Rapport sur l'&#233;tat de la s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire et de la radioprotection en France en 2010&lt;/em&gt;, pages 316 &amp; 350.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir &#233;galement le t&#233;moignage de Dominique Sanson, soudeur, sur le site Internet de l'association &#171; Sant&#233; sous-traitance nucl&#233;aire-chimie &#187; (&lt;a href=&#034;http://www.sst-nucleaire-chimie.org&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;www.sst-nucleaire-chimie.org&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Endel est une filiale du groupe GDF-Suez. Par l'interm&#233;diaire d'une autre filiale, Electrabel, GDF-Suez poss&#232;de et exploite 7 centrales nucl&#233;aires en Belgique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les jugements mentionn&#233;s sont consultables sur le site Internet du r&#233;seau &#171; Sortir du nucl&#233;aire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Tous cloisonn&#233;s, mais tous semblables !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Tous-cloisonnes-mais-tous-semblables</link>
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		<dc:date>2008-05-13T19:50:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Sous traitance
</dc:subject>

		<description>&#171; Je ne suis pas de la bo&#238;te . &#187; Combien l'ont entendu, de travailleurs entrant dans une entreprise ? La politique men&#233;e par le patronat depuis 30 ans, d'&#233;clatement en sites &#224; taille r&#233;duite, de sous-traitance et prestation de services, de contrats pr&#233;caires, CDD, int&#233;rim... a pour effet insidieux que des travailleurs se sentent &#233;trangers les uns aux autres. &lt;br /&gt;Pendant longtemps en France : le primat des grandes entreprises &lt;br /&gt;&#192; ses d&#233;buts, le capitalisme a partiellement unifi&#233; et regroup&#233; la classe ouvri&#232;re :&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-DOSSIER-1968-2008-40-ans-de-" rel="directory"&gt;DOSSIER : 1968-2008 : 40 ans de prol&#233;tarisation de la soci&#233;t&#233; et de luttes de classe
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Sous-traitance-+" rel="tag"&gt;Sous traitance
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt; Je ne suis pas de la bo&#238;te &lt;/em&gt;. &#187; Combien l'ont entendu, de travailleurs entrant dans une entreprise ? La politique men&#233;e par le patronat depuis 30 ans, d'&#233;clatement en sites &#224; taille r&#233;duite, de sous-traitance et prestation de services, de contrats pr&#233;caires, CDD, int&#233;rim... a pour effet insidieux que des travailleurs se sentent &#233;trangers les uns aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pendant longtemps en France : le primat des grandes entreprises&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; ses d&#233;buts, le capitalisme a partiellement unifi&#233; et regroup&#233; la classe ouvri&#232;re : des ateliers aux manufactures, puis aux usines, jusqu'aux villes-usines de l'apr&#232;s deuxi&#232;me guerre mondiale telles Renault Billancourt ou Peugeot Sochaux, avec quelque 40 000 ouvriers chacune. En m&#234;me temps, la m&#233;canisation d&#233;qualifiait le travail, rendant les ouvriers interchangeables. Les premiers syndicats, organis&#233;s en m&#233;tiers (cordonniers, charpentiers&#8230;), ont d&#251; laisser la place aux syndicats d'industrie, organisant l'ensemble des travailleurs d'une branche et entreprise. En France, cette transformation s'est faite &#224; la fin du xixe si&#232;cle, sous l'impulsion de syndicalistes r&#233;volutionnaires, d'initiateurs des bourses du travail, puis de la CGT. C'est-&#224;-dire de l'avant-garde syndicale de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grandes usines ont &#233;t&#233; le terrain d'implantation privil&#233;gi&#233; des organisations ouvri&#232;res. En cas de gr&#232;ve, des milliers de travailleurs en lutte donnent du retentissement &#224; un conflit. Ce n'est pas pour rien si on disait dans les ann&#233;es 1950 : &#171; &lt;em&gt; Quand Billancourt &#233;ternue, c'est toute la France qui s'enrhume &lt;/em&gt; &#187;. M&#234;me pour les groupes trotskistes, la pr&#233;sence dans ces grandes entit&#233;s a &#233;t&#233; n&#233;cessaire et d&#233;cisive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des derni&#232;res d&#233;cennies, la tendance s'est invers&#233;e. En 1975, 1 salari&#233; sur 5 travaillait dans un &#233;tablissement de plus de 500 salari&#233;s (1 sur 3 pour l'industrie). Aujourd'hui, c'est seulement 1 sur 10 (1 sur 5 pour l'industrie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que la m&#234;me production se fait avec moins d'ouvriers, mais le patronat a aussi &#233;clat&#233; les usines, d&#233;velopp&#233; la sous-traitance et d&#233;localis&#233; une partie de la production. Par exemple, fin 2003 en &#206;le-de-France, les 50 900 salari&#233;s de l'automobile se r&#233;partissaient dans 376 &#233;tablissements. Renault Guyancourt et Peugeot Poissy, avec respectivement 12 000 et 9 200 salari&#233;s, sont parmi les plus grands. On est loin de Billancourt&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tertiaire a toujours &#233;t&#233; plus dispers&#233;, proximit&#233; avec le client oblige. R&#233;cemment, des grands centres sont apparus : centres d'appel, en plein boom, ou de vente par correspondance. Mais on reste loin des effectifs de l'industrie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un maillage &#224; tisser&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'elle n'en soit pas la seule raison, la disparition progressive des grandes usines a contribu&#233; &#224; la baisse du nombre de syndiqu&#233;s. Les conf&#233;d&#233;rations ont peu de militants dans les nouveaux sites du tertiaire et le rayon d'action des militants qui en &#233;mergent, comme de ceux qui restent en usine, s'est r&#233;tr&#233;ci. L'impact des gr&#232;ves est g&#233;n&#233;ralement plus r&#233;duit quand l'entreprise est petite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut pourtant trouver les moyens de d&#233;passer ces carcans et d'unifier les luttes. Car les attaques qui se d&#233;clenchent concernent tous les salari&#233;s, ceux qui appartiennent formellement &#224; l'entreprise comme les int&#233;rimaires, les prestataires et les sous-traitants. Quand Airbus r&#233;duit ses co&#251;ts sur le dos du personnel, salari&#233;s d'Airbus et sous-traitants sont d&#233;log&#233;s &#224; la m&#234;me enseigne. Des sites importants existent toujours, voire ont surgi, avec d'&#233;normes concentrations ouvri&#232;res, comme l'a&#233;roport de Roissy qui compte 80 000 salari&#233;s ou la plate-forme de La D&#233;fense qui en compte 150 000, mais les salari&#233;s y d&#233;pendent d'une myriade d'entreprises. Et si les probl&#232;mes sont plus que jamais les m&#234;mes pour tous, la conscience n'en est pas forc&#233;ment au rendez-vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus qu'avant, les travailleurs ont besoin de nouer des contacts, avec les prestataires, avec les entreprises alentours et les autres sites de l'entreprise. Le d&#233;veloppement de r&#233;seaux de militants est une des t&#226;ches essentielles pour rompre l'isolement, pour que l'information sur les luttes circule, pour que les sous-traitants et les diff&#233;rents sites d'une entreprise se coordonnent, pour que les petites victoires soient des exemples suivis et encourageants. Il faut souvent passer &#224; c&#244;t&#233; des structures syndicales, qui sont insuffisantes et parfois des obstacles au d&#233;veloppement de tels r&#233;seaux, m&#234;me si les militants les plus combatifs sont aussi dans les syndicats. Les premi&#232;res internationales ouvri&#232;res ont exist&#233; &#224; une &#233;poque o&#249; la pr&#233;carit&#233; et l'&#233;clatement de la classe ouvri&#232;re &#233;taient la norme. Il n'y a donc rien d'impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maurice SPIRZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_314 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L349xH324/division-5d6c4.png?1528472220' width='349' height='324' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Technocentre Renault-Guyancourt (Yvelines)  : Des salari&#233;s sous-traitants gagnent leur gr&#232;ve
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Des-salaries-sous-traitants-gagnent-leur-greve</link>
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		<dc:date>2002-01-31T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Renault
</dc:subject>
		<dc:subject>Sous traitance
</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ve
</dc:subject>

		<description>A c&#244;t&#233; des 8000 salari&#233;s Renault, deux mille salari&#233;s travaillent en sous-traitance au Technocentre Renault de Guyancourt dans des dizaines de soci&#233;t&#233;s diff&#233;rentes. L'une d'elles, Geodis, s'occupait de la Logistique du Technocentre : r&#233;ception, stockage et livraison de tout ce qui rentre et de tout ce qui sort du site, des pi&#232;ces pour la fabrication des prototypes automobiles aux stylos bille. &lt;br /&gt;Suite &#224; des rumeurs selon lesquelles Geodis se retirait du Technocentre au profit d'autres sous-traitants,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-19-janvier-fevrier-2002-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 19, janvier-f&#233;vrier 2002
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Renault-+" rel="tag"&gt;Renault
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Sous-traitance-+" rel="tag"&gt;Sous traitance
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Greve-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; des 8000 salari&#233;s Renault, deux mille salari&#233;s travaillent en sous-traitance au Technocentre Renault de Guyancourt dans des dizaines de soci&#233;t&#233;s diff&#233;rentes. L'une d'elles, Geodis, s'occupait de la Logistique du Technocentre : r&#233;ception, stockage et livraison de tout ce qui rentre et de tout ce qui sort du site, des pi&#232;ces pour la fabrication des prototypes automobiles aux stylos bille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; des rumeurs selon lesquelles Geodis se retirait du Technocentre au profit d'autres sous-traitants, les 28 salari&#233;s et les 18 int&#233;rimaires de Geodis ont tous cess&#233; le travail, jeudi 6 d&#233;cembre, pour savoir ce qu'ils allaient devenir.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les patrons se renvoient la balle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est alors seulement qu'ils ont d&#233;couvert ce qui se tramait : Renault avait proc&#233;d&#233; &#224; un appel d'offres et trouv&#233; deux autres prestataires, les soci&#233;t&#233;s Bovis et Mainco, pour reprendre l'activit&#233; Logistique en 2002. Ni Geodis, ni Renault, au courant depuis septembre 2001, n'en avaient averti les salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Geodis brandit alors l'article L122-12 du Code du Travail, selon lequel, dans le cas d'un transfert d'activit&#233; d'un prestataire &#224; un autre, les salari&#233;s du prestataire sortant sont r&#233;embauch&#233;s par le prestataire repreneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Renault, Bovis et Mainco, eux, accusaient Geodis de prendre ses salari&#233;s en otage... mais, r&#233;duction de co&#251;t oblige, refusaient d'appliquer le L122-12 qui les obligeait &#224; reprendre tous les salari&#233;s Geodis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s &#233;taient ainsi renvoy&#233;s des uns aux autres. Et il ne restait plus que deux semaines avant la fermeture du Technocentre pour No&#235;l. Alors, les gr&#233;vistes ont d&#233;fini eux-m&#234;mes leurs revendications : que ceux qui le souhaitaient soient repris avec les m&#234;mes avantages (salaires, anciennet&#233;), que ce soit ou pas dans le cadre du L122-12, et que les autres soient reclass&#233;s ou licenci&#233;s selon leurs souhaits.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les travailleurs s'organisent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tous les salari&#233;s de Geodis ont particip&#233; activement &#224; cette gr&#232;ve, tenant tous les jours des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques militants de Renault ont aid&#233; les gr&#233;vistes &#224; s'organiser et &#224; &#233;lire leurs propres porte-parole. Ces porte-parole &#233;taient mandat&#233;s par les gr&#233;vistes pour exposer leurs revendications et &#233;couter les propositions des diff&#233;rentes directions. Ils venaient ensuite en rendre compte devant l'AG, qui d&#233;cidait alors des suites &#224; donner. Du coup, les patrons qui ne voulaient pas entendre parler des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales ont &#233;t&#233; oblig&#233;s d'y venir. La direction de Geodis dut ainsi subir, sans rien dire, la col&#232;re des gr&#233;vistes furieux d'avoir d&#251; faire gr&#232;ve pour apprendre qu'ils n'avaient plus de travail dans 15 jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s ont vraiment pris en main eux-m&#234;mes leur mouvement, sous tous ses aspects. Au point que les salari&#233;s Renault, habitu&#233;s aux diffusions des tracts par les traditionnels syndicalistes, ont &#233;t&#233; surpris de d&#233;couvrir &#224; leur place des jeunes de 20 ans portant casquettes, vestes de cuir &#224; la mode ou talons compens&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Renault, Geodis, Bovis et Mainco ont plusieurs fois essay&#233;, sans succ&#232;s, de faire reprendre le travail et de diviser les gr&#233;vistes, jouant sur leurs situations diff&#233;rentes : salari&#233;s embauch&#233;s chez Geodis et int&#233;rimaires, ceux qui voulaient &#224; tout prix garder un travail, ceux qui acceptaient d'&#234;tre repris par Bovis et Mainco &#224; condition de conserver anciennet&#233;, statut et salaire, ceux qui ne voulaient pas rester, ceux qui avaient trouv&#233; un autre travail le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les gr&#233;vistes sont rest&#233;s solidaires. Ils ont ainsi exig&#233; que Bovis et Mainco reprennent les 28 salari&#233;s Geodis et embauchent en CDI autant d'int&#233;rimaires que de salari&#233;s Geodis qui ne voulaient pas &#234;tre repris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve a continu&#233; jusqu'au lundi 17 d&#233;cembre. R&#233;sultat : paiement de l'int&#233;gralit&#233; des 7 jours et demi de gr&#232;ve. Pour les 28 salari&#233;s Geodis : 5 qui ne voulaient pas &#234;tre repris sont licenci&#233;s &#233;conomiques, 4 sont reclass&#233;s dans Geodis et 19 sont embauch&#233;s par Bovis et Mainco avec la reprise de leur anciennet&#233;, de leur salaire (garanti par une prime de rattrapage) et le maintien au Technocentre au minimum pendant un an sans p&#233;riode d'essai. Pour les 18 int&#233;rimaires : 4 ont un CDI au 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier, 3 un engagement d'embauche au 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier et les autres sont repris en int&#233;rim, plusieurs ayant refus&#233; l'embauche par Bovis ou Mainco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme quoi des conditions plus difficiles ne condamnent pas forc&#233;ment les luttes des sous-traitants &#224; l'&#233;chec. Loin de l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri LEROUX&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Halte &#224; la sous-traitance... et &#224; la surexploitation
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Halte-a-la-sous-traitance-et-a-la-surexploitation</link>
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		<dc:date>2002-01-31T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Sous traitance
</dc:subject>
		<dc:subject>Renault
</dc:subject>

		<description>La gr&#232;ve des salari&#233;s de Geodis a &#233;t&#233; l'occasion pour la CFDT de Renault-Guyancourt d'avancer certaines r&#233;flexions et propositions sur la sous-traitance, des positions que l'on retrouve en fait chez d'autres syndicats. &lt;br /&gt;&#171; La logique de sp&#233;cialisation s'est impos&#233;e comme facteur d'efficacit&#233;. A chacun son m&#233;tier &#187;, lit-on dans un tract CFDT juste apr&#232;s la gr&#232;ve et intitul&#233; &#171; Un conflit exemplaire &#187;. Acceptant la sous-traitance comme un fait in&#233;luctable et m&#234;me normal, le tract d&#233;plore ensuite que cette &#171; mutation&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-19-janvier-fevrier-2002-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 19, janvier-f&#233;vrier 2002
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Renault-+" rel="tag"&gt;Renault
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La gr&#232;ve des salari&#233;s de Geodis a &#233;t&#233; l'occasion pour la CFDT de Renault-Guyancourt d'avancer certaines r&#233;flexions et propositions sur la sous-traitance, des positions que l'on retrouve en fait chez d'autres syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La logique de sp&#233;cialisation s'est impos&#233;e comme facteur d'efficacit&#233;. A chacun son m&#233;tier &#187;, lit-on dans un tract CFDT juste apr&#232;s la gr&#232;ve et intitul&#233; &#171; Un conflit exemplaire &#187;. Acceptant la sous-traitance comme un fait in&#233;luctable et m&#234;me normal, le tract d&#233;plore ensuite que cette &#171; mutation du monde productif &#187; ait des &#171; cons&#233;quences sociales &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la CFDT, l'objectif vis&#233; par Renault par la sous-traitance serait donc l'efficacit&#233; par le recentrage sur le m&#233;tier. Les cons&#233;quences sociales n'en seraient que les d&#233;g&#226;ts collat&#233;raux. Comme si les patrons avaient un quelconque f&#233;tichisme du &#171; m&#233;tier &#187; ! Leur m&#233;tier consistant d'abord &#224; d&#233;gager le maximum de profits, la sous-traitance n'est qu'un moyen pour le patronat de r&#233;duire la masse salariale. C'est l'inverse du raisonnement de la CFDT.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Trop de sous-traitants ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La sous-traitance n'est pas nouvelle mais elle prend des proportions de plus en plus grandes. Au Technocentre Renault de Guyancourt, par exemple, la restauration, le nettoyage, la maintenance, l'accueil ou la s&#233;curit&#233; sont sous-trait&#233;s depuis un moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir externaliser ces secteurs, Renault a mis en concurrence les soci&#233;t&#233;s sous-traitantes. Au moment des appels d'offres, chaque sous-traitant, s'il veut d&#233;crocher le contrat, devra se vendre moins cher que ses concurrents, donc diminuer les effectifs, abaisser les salaires...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s prestataires sont sous le couperet permanent de ces appels d'offres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a maintenant de plus en plus de prestataires dans les m&#233;tiers m&#234;mes de l'automobile. L'emploi de prestataires, travaillant dans le cadre de contrats de quelques mois renouvelables aux c&#244;t&#233;s des salari&#233;s Renault, permet &#224; la direction de g&#233;rer un personnel qualifi&#233; &#171; &#224; flux tendu &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction de Renault fait croire aux salari&#233;s Renault que la sous-traitance les prot&#232;ge : on vire les sous-traitants pas les Renault... Mais, si la direction essaye de diviser ainsi les salari&#233;s, cela ne l'emp&#234;che pas de licencier ses propres salari&#233;s quand-m&#234;me. La sous-traitance est une pi&#232;tre protection pour les salari&#233;s Renault. Pire, c'est une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisant fonctionner chaque direction (informatique, analyse des mat&#233;riaux, ateliers de r&#233;alisation des prototypes&#8230;) comme des entit&#233;s autonomes ayant ses clients et ses fournisseurs au sein m&#234;me de l'entreprise, la direction du Technocentre peut ensuite tr&#232;s facilement les filialiser, voire les externaliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre technique : augmenter petit &#224; petit dans certains services le nombre de prestataires jusqu'&#224;... ce qu'il n'y ait plus que des prestataires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;sister &#224; cette d&#233;gradation des conditions de travail, l'application automatique de l'article L122-12 du Code du Travail serait d&#233;j&#224; une protection pour les salari&#233;s qui, dans le cas d'un simple transfert d'activit&#233; d'une soci&#233;t&#233; sous-traitante &#224; une autre, seraient r&#233;embauch&#233;s automatiquement par le prestataire repreneur. Une meilleure protection encore serait de mettre un coup d'arr&#234;t &#224; la sous-traitance en commen&#231;ant par exiger l'embauche de tous les sous-traitants qui le souhaitent au sein de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, la seule protection r&#233;elle pour tous les salari&#233;s &#233;tant leur solidarit&#233; et leur capacit&#233; &#224; r&#233;sister collectivement aux mauvais coups, les travailleurs n'ont pas &#224; se laisser d&#233;couper en &#171; m&#233;tiers &#187; et l'essentiel est donc d'organiser ensemble tous les salari&#233;s, de l'entreprise comme de la sous-traitance. Probablement une des t&#226;ches des militants ouvriers dans la p&#233;riode qui vient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H.L.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Renault Guyancourt : Prestataires jetables
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Renault-Guyancourt-Prestataires-jetables</link>
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		<dc:date>2001-07-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Renault
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Sous traitance
</dc:subject>

		<description>Ces derniers temps, il ne fait pas bon &#234;tre prestataire, employ&#233; non de l'entreprise mais d'un sous-traitant, au T.C.R. (Renault Guyancourt). En deux mois environ, c'est 25% de l'effectif sous-traitant c'est-&#224;-dire environ 650 travailleurs qui ont &#233;t&#233; exp&#233;di&#233;s vers leurs soci&#233;t&#233; d'origine. Par exemple, un coll&#232;gue prestataire est rentr&#233;e de vacances (une semaine) et deux jours apr&#232;s il apprenait qu'il &#233;tait mis fin &#224; sa mission chez Renault. &lt;br /&gt;Malgr&#233; le soi-disant emploi stable et la mission &#171; passionnante et&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-16-juillet-aout-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 16, juillet-ao&#251;t 2001
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Sous-traitance-+" rel="tag"&gt;Sous traitance
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces derniers temps, il ne fait pas bon &#234;tre prestataire, employ&#233; non de l'entreprise mais d'un sous-traitant, au T.C.R. (Renault Guyancourt). En deux mois environ, c'est 25% de l'effectif sous-traitant c'est-&#224;-dire environ 650 travailleurs qui ont &#233;t&#233; exp&#233;di&#233;s vers leurs soci&#233;t&#233; d'origine. Par exemple, un coll&#232;gue prestataire est rentr&#233;e de vacances (une semaine) et deux jours apr&#232;s il apprenait qu'il &#233;tait mis fin &#224; sa mission chez Renault.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le soi-disant emploi stable et la mission &#171; passionnante et enrichissante &#187; d&#233;crite par les patrons des boites sous-traitantes, c'est un sacr&#233; retour &#224; la r&#233;alit&#233;, celle de la pr&#233;carit&#233; et du travailleur jetable. En effet, quand les prestataires sont nombreux &#224; retourner dans leur soci&#233;t&#233;, celle-ci n'a pas forc&#233;ment d'autre mission &#224; leur proposer ou les contraint parfois &#224; accepter une mission chez des &#233;quipementiers ou des constructeurs tr&#232;s &#233;loign&#233;s. D&#233;m&#233;nager ou d&#233;missionner, voil&#224; la seule alternative propos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas la conception de Renault est claire : r&#233;duire les effectifs, supprimer des emplois sans trop le montrer en r&#233;duisant ou stoppant les embauches fermes, en prenant comme salari&#233;s des employ&#233;s d'entreprises sous-traitantes et en les virant d&#232;s que &#231;a l'arrange. C'est tout b&#233;n&#233;fice : cela introduit des divisions dans le personnel et &#231;a n'oblige pas &#224; faire des plans de licenciements. Et surtout cela permet d'obtenir le m&#234;me r&#233;sultat que celui du patron Renault de l'entreprise japonaise Nissan, Carlos Goshn : cr&#233;er plus de profits en exploitant d'avantage et en cr&#233;ant plus de ch&#244;meurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Renault &#233;pingl&#233; pour recours abusif &#224; la sous-traitance
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Renault-epingle-pour-recours-abusif-a-la-sous-traitance</link>
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		<dc:date>2001-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Renault
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Sous traitance
</dc:subject>

		<description>En contestant le protocole des &#233;lections des d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel (DP) et du comit&#233; d'entreprise (CE), les syndicats CGT et SUD du Technocentre Renault de Guyancourt, dans les Yvelines, ont fait mouche. &lt;br /&gt;Ces &#233;lections devaient avoir lieu le 7 d&#233;cembre. Mais fin novembre, les deux syndicats engageaient une proc&#233;dure judiciaire aupr&#232;s du tribunal d'instance de Versailles. La CGT contestait les effectifs des salari&#233;s Renault d&#233;clar&#233;s par la direction, soit 7274 salari&#233;s. Elle lui reprochait de ne pas&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-14-mars-avril-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 14, mars-avril 2001
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Renault-+" rel="tag"&gt;Renault
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Sous-traitance-+" rel="tag"&gt;Sous traitance
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En contestant le protocole des &#233;lections des d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel (DP) et du comit&#233; d'entreprise (CE), les syndicats CGT et SUD du Technocentre Renault de Guyancourt, dans les Yvelines, ont fait mouche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;lections devaient avoir lieu le 7 d&#233;cembre. Mais fin novembre, les deux syndicats engageaient une proc&#233;dure judiciaire aupr&#232;s du tribunal d'instance de Versailles. La CGT contestait les effectifs des salari&#233;s Renault d&#233;clar&#233;s par la direction, soit 7274 salari&#233;s. Elle lui reprochait de ne pas prendre en compte l'augmentation des effectifs pr&#233;vue en 2001. SUD demandait que les sous-traitants pr&#233;sents sur le site (la direction en reconna&#238;t 2200) puissent participer aux &#233;lections des DP un cas pr&#233;vu par le code du travail (article L 423-7) pour les prestataires subordonn&#233;s &#224; l'entreprise cliente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'audience, la direction a refus&#233; de fournir les contrats des prestataires. Le tribunal a alors nomm&#233; un expert charg&#233; d'&#233;tudier ces contrats et d'&#233;tablir les effectifs. La direction d&#233;posa aussit&#244;t un recours en cassation tout en proposant aux syndicats un nouveau protocole &#233;lectoral&#8230; en &#233;change du retrait des plaintes. Elle proposait un poste de d&#233;l&#233;gu&#233; au CE et 10 DP suppl&#233;mentaires. Mais en cas de refus de la CGT et de SUD, la direction mena&#231;ait de ne pas prolonger les mandats des &#233;lus qui expiraient le 31 d&#233;cembre et par cons&#233;quent de paralyser le CE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Se pourrait-il que la direction de Renault ne veuille pas d'un expert car elle ne respecte pas la loi sur la sous-traitance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi dit en effet qu'en cas d'absence d'apport technique ou de qualification particuli&#232;re des prestataires, de prestation non clairement d&#233;finie, de travail sous l'autorit&#233; et l'encadrement du client ou encore de r&#233;mun&#233;ration de la prestation en fonction du nombre d'heures travaill&#233;es, il y a pr&#234;t de main d'&#339;uvre illicite ou d&#233;lit de marchandage. Dans ce cas, la soci&#233;t&#233; de prestation et l'entreprise cliente risquent des amendes pouvant aller jusqu'&#224; 1 million de francs ou deux ans de prison par prestataire. Et elles doivent proposer &#224; chaque prestataire l'embauche dans l'entreprise cliente ou la requalification de son contrat : r&#233;ajustement du salaire, application de la convention collective de l'entreprise cliente, de son r&#233;gime de pr&#233;voyance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SUD a maintenu sa revendication et sa plainte. La CGT a retir&#233; sa plainte et sign&#233; le protocole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGC et FO se lanc&#232;rent aussit&#244;t dans une campagne contre&#8230;SUD. Pour la CGC, &#171; le CE balbutiait un peu plus chaque jour du fait de la non prolongation des mandats due &#224; l'obstination d'un seul syndicat : SUD &#187;. Pire ! A cause de SUD, les sous-traitants allaient bient&#244;t &#171; avoir droit aux subventions du CE sur la masse salariale du Personnel Renault &#187; ! Dans les tracts de FO les militants de SUD &#233;taient trait&#233;s de &#171; nostalgiques d'un pass&#233; r&#233;volutionnaire &#187; et accus&#233;s de &#171; prendre les salari&#233;s en otage &#187;. Le CE devenait le Titanic conduit par SUD droit sur l'iceberg de la direction !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction passa ensuite &#224; l'intimidation. Le secr&#233;taire de SUD convoqu&#233; &#224; un entretien en vue d'une sanction s'y rendit accompagn&#233; d'une centaine de salari&#233;s venus &#224; l'appel du seul SUD, la CGT se contentant d'y envoyer une d&#233;l&#233;gation. Au cours de cet entretien, la direction lui reprocha d'avoir fait rentrer sa moto pour la r&#233;parer, ce qui est tout ce qu'il y a de plus courant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle sortit &#233;galement de sa poche un nouveau protocole &#233;lectoral, acceptable cette fois-ci par SUD car il concernait uniquement les &#233;lections au CE. Elle reculait mais le faisait ch&#232;rement payer : le secr&#233;taire de SUD eut dix jour de mise &#224; pieds. Comble de mesquinerie, la direction prorogeait seulement les mandats CE, pas les DP. Il n'y a donc plus de d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel &#224; Guyancourt depuis le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#233;lections du CE d&#233;but mars, la direction de Renault s'est prise un camouflet : 15 % des salari&#233;s ont vot&#233; pour SUD. 27 % ont vot&#233; pour la CGT qui, moins combative, perdait 8 % par rapport &#224; 1998. La semaine suivant les &#233;lections au CE, l'expert a propos&#233; un nouveau protocole : en &#233;change du retrait des plaintes, les sous-traitants class&#233;s dans la cat&#233;gorie &#171; &lt;em&gt;m&#233;tiers techniques&lt;/em&gt; &#187;, soit environ 1100 prestataires, pourraient voter DP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure o&#249; nous &#233;crivons, ce protocole est en voie d'&#234;tre accept&#233; par la direction et les syndicats. Il permet &#224; SUD de sortir la t&#234;te haute de ce conflit, mais il &#233;vite &#233;galement &#224; la direction une &#233;ventuelle condamnation pour emploi abusif de milliers de sous-traitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16 mars 2001, R.M.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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