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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Mort d'Hugo Ch&#225;vez : il n'y a pas de sauveur supr&#234;me
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Venezuela
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		<description>Le 5 mars dernier, le cancer a emport&#233; Hugo Ch&#225;vez qui venait de remporter sa quatri&#232;me &#233;lection pr&#233;sidentielle en octobre 2012. Alors que la presse et les politiciens de droite le d&#233;noncent comme un dictateur qui aurait gaspill&#233; les revenus du p&#233;trole en les distribuant aux pauvres, une grande partie de la population du Venezuela le pleure comme un des siens, qui aurait compris ses souffrances et ses probl&#232;mes, dans un pays les plus in&#233;galitaires du monde. &lt;br /&gt;Ch&#225;vez ne m&#233;nageait pas les discours&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-86-mars-avril-2013-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 86, mars-avril 2013
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 5 mars dernier, le cancer a emport&#233; Hugo Ch&#225;vez qui venait de remporter sa quatri&#232;me &#233;lection pr&#233;sidentielle en octobre 2012. Alors que la presse et les politiciens de droite le d&#233;noncent comme un dictateur qui aurait gaspill&#233; les revenus du p&#233;trole en les distribuant aux pauvres, une grande partie de la population du Venezuela le pleure comme un des siens, qui aurait compris ses souffrances et ses probl&#232;mes, dans un pays les plus in&#233;galitaires du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ch&#225;vez ne m&#233;nageait pas les discours emphatiques sur le &#171; socialisme du 21&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#187; et le &#171; bolivarisme &#187;, faisant r&#233;f&#233;rence &#224; Simon Bolivar, figure embl&#233;matique du nationalisme latino-am&#233;ricain au 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle contre la domination espagnole. Ch&#225;vez &#233;tait-il pour autant un r&#233;volutionnaire socialiste d&#233;fendant les int&#233;r&#234;ts des classes populaires ? C'est apr&#232;s la violente r&#233;pression exerc&#233;e en 1989 par le gouvernement Carlos Andr&#233;s P&#233;rez contre des manifestations populaires cons&#233;cutives &#224; des hausses de prix que Ch&#225;vez a fait son entr&#233;e en politique en tentant un coup d'&#201;tat en 1992. Emprisonn&#233;, il lan&#231;ait le &#171; mouvement bolivarien &#187; &#224; sa lib&#233;ration en 1997 et triomphait &#224; la pr&#233;sidentielle de 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La droite et les &#201;tats-Unis tentaient un coup d'&#201;tat contre lui en 2002, qui &#233;chouait tr&#232;s vite en raison du soutien populaire et du refus d'une partie de l'arm&#233;e de suivre les putschistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ch&#225;vez avait en effet non seulement promis une transformation sociale radicale, mais aussi commenc&#233; &#224; mettre en &#339;uvre une politique sociale qui a consist&#233; pour l'essentiel &#224; d&#233;velopper l'alphab&#233;tisation, &#224; subventionner les produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; et &#224; cr&#233;er diverses &#171; missions bolivariennes &#187;, en particulier avec l'aide de milliers de m&#233;decins cubains envoy&#233;s par Castro en &#233;change de p&#233;trole, dans le cadre d'un accord sign&#233; &#224; Caracas en 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les revenus p&#233;troliers du Venezuela lui ont en effet permis de prendre ces mesures. Dans un pays o&#249; le cynisme de classes poss&#233;dantes, qui se sont toujours d&#233;sint&#233;ress&#233;es du sort de la population, n'a pas de bornes, il n'en fallait pas davantage pour que Ch&#225;vez gagne une grande popularit&#233;. Pour autant, il n'a ni transform&#233; les structures sociales, ni tent&#233; de le faire, ni mis fin &#224; la pauvret&#233; qu'il n'a endigu&#233;e que tr&#232;s marginalement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les pauvres presque toujours aussi pauvres, et les riches toujours plus riches&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Selon les statistiques officielles, la r&#233;partition du revenu national s'est m&#234;me modifi&#233;e en faveur des plus riches : alors que la minorit&#233; capitaliste percevait 36,2 % du PIB national en 1998, elle en accapare 48,8 % aujourd'hui. Les revenus des 20 % de V&#233;n&#233;zueliens les plus riches repr&#233;sentent 54 % de ce PIB, alors que ceux des 40 % les plus pauvres atteignent &#224; peine 5 % ! Parmi ces privil&#233;gi&#233;s on compte d&#233;sormais la classe des nouveaux riches, surnomm&#233;e la &#171; boli bourgeoisie &#187;, qui s'est d&#233;velopp&#233;e notamment au sein de la bureaucratie &#233;tatique. Quant aux moyens de production, ils sont toujours pour 70,9 % aux mains des capitalistes priv&#233;s contre 65 % en 1998. En 2011, les profits des banques ont quasiment doubl&#233;, alors que l'inflation estim&#233;e &#224; 22 % rongeait les revenus des salari&#233;s. Certes, Ch&#225;vez a r&#233;tabli le contr&#244;le de l'&#201;tat sur la production de p&#233;trole, exploit&#233; en association avec des compagnies &#233;trang&#232;res, notamment BP et Total, et plus r&#233;cemment avec des investisseurs chinois. En d&#233;pit de cette manne p&#233;troli&#232;re, dont 35 % seraient consacr&#233;s au social, 30 % de la population vivent en dessous du seuil de pauvret&#233;, 25 % n'ont pas acc&#232;s &#224; l'eau potable. De plus, si la mis&#232;re avait un peu recul&#233;, elle a ces derni&#232;res ann&#233;es et dans certaines r&#233;gions plut&#244;t stagn&#233;, voire augment&#233;. D'immenses bidonvilles, o&#249; r&#232;gne une d&#233;linquance terrible, ceinturent Caracas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ch&#225;vez n'a jamais cherch&#233; &#224; s'en prendre aux richesses de la bourgeoisie. Sa politique a vis&#233; &#224; concilier patrons et salari&#233;s unis dans le &#171; bolivarisme &#187;. Si Ch&#225;vez s'est revendiqu&#233; du &#171; peuple &#187;, il n'entendait en aucune fa&#231;on l'inciter &#224; exercer le pouvoir. Les conseils communaux qu'il a mis en place &#233;taient avant tout des organismes client&#233;listes charg&#233;s de distribuer les subsides et d'encadrer la population. Face &#224; la classe ouvri&#232;re, il s'est efforc&#233; de constituer un appareil syndical capable d'assurer la paix sociale, notamment gr&#226;ce &#224; l'appui du PC v&#233;n&#233;zu&#233;lien et de quelques autres partis entr&#233;s dans le PSUV (Parti socialiste unifi&#233; du Venezuela, au pouvoir). Face aux militants syndicalistes et aux travailleurs qui revendiquaient pour leurs droits, leurs salaires et leurs conditions de travail, le dialogue paternaliste a fait place &#224; la r&#233;pression brutale. Depuis 2005, plus de 250 syndicalistes ont &#233;t&#233; assassin&#233;s par des hommes de main du patronat ou de la bureaucratie syndicale. &#192; diff&#233;rentes reprises, la garde nationale a &#233;t&#233; envoy&#233;e contre des gr&#233;vistes comme en 2008 contre ceux de l'usine sid&#233;rurgique Sidor&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Dans cette usine de 7 000 ouvriers, qui appartient &#224; un trust (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; ou en 2011 contre ceux de la Ferrominea faisant un mort et plusieurs bless&#233;s. Des syndicalistes ont &#233;t&#233; emprisonn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On doit noter &#224; ce propos que le paternalisme de Ch&#225;vez a concern&#233; bien davantage les habitants des quartiers pauvres, marginalis&#233;s par la mis&#232;re et le ch&#244;mage, que les travailleurs salari&#233;s qui ont subi par exemple la suppression de nombreuses conventions collectives. Il existe d'ailleurs au sein de la classe ouvri&#232;re des militants, sans doute minoritaires, qui, tout en s'opposant aux tentatives putschistes de la droite, ont refus&#233; de s'aligner sur Ch&#225;vez. Comme ce candidat &#224; la derni&#232;re pr&#233;sidentielle, Orlando Chirino, ouvrier licenci&#233; du p&#233;trole &#8211; qui certes n'a obtenu que quelques milliers de voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La disparition de Ch&#225;vez va probablement mettre en lumi&#232;re des antagonismes de classe que dissimulait son charisme. Au Venezuela comme ailleurs, l'&#233;mancipation des travailleurs ne pourra qu'&#234;tre l'&#339;uvre des travailleurs eux-m&#234;mes. Non celle d'un colonel providentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 mars 2013, &lt;strong&gt;Pierre CHENOUARD&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans cette usine de 7 000 ouvriers, qui appartient &#224; un trust italo-argentin, les deux tiers des salari&#233;s sont des pr&#233;caires.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Venezuela : La r&#233;volution bolivarienne, permanente... et limit&#233;e
</title>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Venezuela
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		<description>Pr&#233;sent au Forum social mondial de Porto Alegre de 2005, le pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien Hugo Ch&#225;vez a d&#233;clar&#233; le 30 janvier : &#171; J'en deviens chaque jour plus convaincu, [...] il est n&#233;cessaire de d&#233;passer le capitalisme &#187;. Sur sa lanc&#233;e, il a cit&#233; La R&#233;volution permanente de Trotsky, un livre &#171; formidable &#187;. Diable ! L'ancien lieutenant-colonel putschiste serait-il devenu &#233;mule du fondateur de l'arm&#233;e rouge ? &lt;br /&gt;De la prosp&#233;rit&#233; des ann&#233;es 1960-70 &#224; la crise des ann&#233;es 1980 &lt;br /&gt;Le Venezuela est quelque peu atypique en&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;sent au Forum social mondial de Porto Alegre de 2005, le pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien Hugo Ch&#225;vez a d&#233;clar&#233; le 30 janvier : &lt;em&gt;&#171; J'en deviens chaque jour plus convaincu, [...] il est n&#233;cessaire de d&#233;passer le capitalisme &#187;.&lt;/em&gt; Sur sa lanc&#233;e, il a cit&#233; &lt;em&gt;La R&#233;volution permanente&lt;/em&gt; de Trotsky, un livre &lt;em&gt;&#171; formidable &#187;&lt;/em&gt;. Diable ! L'ancien lieutenant-colonel putschiste serait-il devenu &#233;mule du fondateur de l'arm&#233;e rouge ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;De la prosp&#233;rit&#233; des ann&#233;es 1960-70 &#224; la crise des ann&#233;es 1980 &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le Venezuela est quelque peu atypique en Am&#233;rique latine, en ce sens que depuis 1958 il a connu 40 ans de r&#233;gime d&#233;mocratique, avec l'alternance de deux partis, AD (Action D&#233;mocratique, d'origine social-d&#233;mocrate) et Copei (d&#233;mocrate-chr&#233;tien). Ce n'est pas &#233;tranger &#224; la rente p&#233;troli&#232;re (le Venezuela est le 5&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; exportateur mondial) dont les gouvernements tiraient profit et qui permettait un d&#233;veloppement proche des pays occidentaux : la prosp&#233;rit&#233; d'une classe moyenne, un niveau de vie plus d&#233;cent que dans le reste de l'Am&#233;rique Latine, des services sociaux et un syst&#232;me scolaire de qualit&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin des ann&#233;es 1980 met un terme &#224; cet &#233;tat de gr&#226;ce. Le gouvernement en place proc&#232;de, &#224; partir de 1988, &#224; l'ouverture brutale de l'&#233;conomie &#224; la comp&#233;tition, l'abandon des protections sociales, etc. Conjugu&#233;es &#224; la chute du prix du p&#233;trole, ces mesures provoquent un appauvrissement spectaculaire de la population. En 1992, 57 % se contentent d'un seul repas par jour, 80 % vivent au-dessous du seuil de pauvret&#233;. L'initiateur des &#171; r&#233;formes &#187;, le pr&#233;sident Perez est finalement suspendu pour avoir d&#233;tourn&#233; 17 millions de dollars !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation d&#233;clenche une &#233;norme manifestation populaire &#224; Caracas en 1989 (le &#171; caracazo &#187;), que l'arm&#233;e &#233;crase dans le sang (300 morts). C'est l'indignation jusqu'au sein de l'arm&#233;e : protestations et mutineries se produisent &#224; l'initiative de soldats et jeunes officiers de milieu populaire, dont le lieutenant-colonel Ch&#225;vez. En f&#233;vrier 1992, celui-ci tente un coup d'&#201;tat, qui lui vaut la prison mais aussi la popularit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le programme de la &#171; r&#233;volution bolivarienne &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lib&#233;r&#233; sous le gouvernement suivant, Hugo Ch&#225;vez opte alors pour la voie l&#233;gale &#224; la t&#234;te d'un nouveau parti, le MVR (Mouvement pour la 5&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;publique), qui s'allie dans un &#171; Front patriotique &#187; avec d'autres organisations de gauche. Le parti &#171; chaviste &#187; lui-m&#234;me regroupe une palette de tendances allant de la gauche radicale au centre, en passant par des politiciens li&#233;s au r&#233;gime AD-Copei, nouvellement convertis au &#171; chavisme &#187; (dont beaucoup tremperont dans le coup d'&#201;tat d'avril 2002). C'est &#224; la t&#234;te de cette coalition qu'il remporte les &#233;lections pr&#233;sidentielles de 1998 avec plus de 56 % des voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son programme, tr&#232;s mod&#233;r&#233;, est le reflet des forces sociales sur lesquelles il s'appuie, mettant en avant surtout la promesse d'une nouvelle constitution, &lt;em&gt;&#171; premi&#232;re &#233;tape dans la lutte pour plus de justice sociale, plus d'ind&#233;pendance face &#224; l'imp&#233;rialisme et pour l'&#233;limination de la corruption &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;&#233;lu en 2000, dans le cadre de la nouvelle constitution, les attentes des couches populaires le conduisent &#224; radicaliser quelque peu son programme :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; R&#233;forme agraire : toute terre inexploit&#233;e de plus de 50 hectares doit &#234;tre redistribu&#233;e aux paysans modestes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Octroi du titre de propri&#233;t&#233; aux &#171; squatters &#187; qui ont ill&#233;galement construit des habitations de fortune dans les favelas.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Augmentation de 3 % du budget de l'&#233;ducation et gratuit&#233; scolaire.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Offre de micro-cr&#233;dits quasiment gratuits aux associations qui veulent entreprendre des travaux publics ou organiser des services tels le ramassage des ordures.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Contr&#244;le de l'&#201;tat sur le secteur p&#233;trolier et sur une zone maritime de 500 m&#232;tres le long de la c&#244;te, prot&#233;geant des bateaux de p&#234;che industriels les petits p&#234;cheurs traditionnels.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;L'hostilit&#233; de la grande bourgeoisie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Loin d'&#234;tre r&#233;volutionnaire, ce programme attire n&#233;anmoins &#224; Hugo Ch&#225;vez les foudres de la grande bourgeoisie. Avec l'aval des &#201;tats-Unis (dont les multinationales contr&#244;lent une bonne partie de l'&#233;conomie, en particulier le secteur p&#233;trolier), dirigeants et cadres de la PDVSA (l'entreprise p&#233;troli&#232;re v&#233;n&#233;zu&#233;lienne), Fedecamaras (conf&#233;d&#233;ration patronale) et CTV (la centrale syndicale officielle) tentent &#224; trois reprises de renverser Ch&#225;vez
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Sur les principales &#233;tapes de l'offensive anti-Chavez men&#233;e par l'opposition (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Sans succ&#232;s. Ils ne font qu'accro&#238;tre encore la popularit&#233; de leur adversaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce soutien populaire s'est manifest&#233; par un taux de participation &#233;lectorale in&#233;dit (pr&#232;s de 90 %) lors du r&#233;f&#233;rendum d'ao&#251;t 2004 provoqu&#233; par l'opposition pour tenter de destituer Ch&#225;vez. Il s'exprime peut-&#234;tre aussi, en m&#234;me temps qu'il est encadr&#233; par le d&#233;veloppement de comit&#233;s populaires (de quartiers, de femmes, d'&#233;tudiants, de paysans, de m&#234;me que des syndicats en opposition &#224; la CTV) que le r&#233;gime met en place au nom de la &lt;em&gt;&#171; d&#233;mocratie participative &#187;&lt;/em&gt;, et du slogan de Ch&#225;vez : &lt;em&gt;&#171; Organisez-vous, nous vous apporterons le soutien politique et &#233;conomique ! &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est difficile de mesurer le poids de ces organismes, il semble bien que le lock-out patronal de d&#233;cembre 2002 &#224; janvier 2003 ait suscit&#233;, autrement que sur le seul terrain propagandiste du r&#233;gime, la formation d'un certain nombre de tels comit&#233;s. &#192; Caracas par exemple, o&#249; les habitants d'un quartier se sont organis&#233;s pour rouvrir une &#233;cole ferm&#233;e par le maire anti-chaviste, ou dans les &#171; barrios &#187; (les bidonvilles) o&#249; les pauvres ont entrepris de r&#233;quisitionner eux-m&#234;mes des terrains vacants pour y construire des habitations.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La &#171; r&#233;volution dans la r&#233;volution &#187; selon Ch&#225;vez &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En juillet 2003, les propri&#233;taires de Venepal, une grosse entreprise de papier et carton qui, pour la plupart, avaient soutenu la tentative de putsch contre Ch&#225;vez d'avril 2002, se sont d&#233;clar&#233;s en faillite. Les ouvriers ont occup&#233; l'usine et assur&#233; sous leur contr&#244;le la production. Apr&#232;s une tr&#234;ve puis une nouvelle tentative de fermeture par le patronat, lutte et occupation ont repris, avec demande au gouvernement de nationaliser l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chose fut faite. Mais Ch&#225;vez s'est empress&#233; de temp&#233;rer le geste par cet avertissement : &#171; L'actuelle expropriation de Venepal est une mesure exceptionnelle [...] Nous n'allons pas saisir les terres ; elles restent &#224; ceux qui les poss&#232;dent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas question donc d'exproprier la bourgeoisie, sauf exceptionnellement lorsque tel ou tel patron s'en prend directement au r&#233;gime lui-m&#234;me. Sous pr&#233;texte de rattraper les pertes occasionn&#233;es par le lock-out (qu'ils ont eux-m&#234;mes organis&#233;), les patrons v&#233;n&#233;zu&#233;liens baissent les salaires, suppriment des jours de cong&#233;. Ils n'h&#233;sitent pas &#224; fermer les entreprises jug&#233;es insuffisamment rentables, se moquant en toute impunit&#233; de la loi d'&lt;em&gt;&#171; inamovilidad laboral &#187;&lt;/em&gt; (r&#233;cemment prolong&#233;e de 6 mois) cens&#233;e interdire les licenciements &#233;conomiques. C'est ainsi que les ouvriers d'une soci&#233;t&#233; fabriquant des valves pour l'industrie p&#233;troli&#232;re, ferm&#233;e pour &lt;em&gt;&#171; raisons &#233;conomiques &#187;, &lt;/em&gt;ont occup&#233; l'usine, essay&#233; de red&#233;marrer la production en demandant une aide du gouvernement... qui n'est jamais venue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; cette fameuse &lt;em&gt;&#171; d&#233;mocratie participative &#187;&lt;/em&gt; promue par Ch&#225;vez, elle aussi a ses limites. Les &#233;lecteurs pro-Ch&#225;vez en ont fait l'exp&#233;rience lors des &#233;lections municipales et r&#233;gionales de novembre 2004. En plusieurs endroits, la base chaviste a fortement contest&#233; le mode de s&#233;lection des candidats, d&#233;sign&#233;s par en haut et non dans les comit&#233;s populaires&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Face &#224; ces critiques, Chavez a d&#233;clar&#233; qu'&#224; l'avenir les candidats seraient (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ce qui avait permis &#224; certains &#233;l&#233;ments bien bourgeois &#233;lus avec l'&#233;tiquette chaviste de se repr&#233;senter. Tel le maire de Girardot, dans l'&#201;tat d'Aragua qui apr&#232;s avoir privatis&#233; l'entreprise municipale de ramassage de d&#233;chets, a fait r&#233;primer les employ&#233;s qui protestaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La popularit&#233; dont il jouit apparemment toujours, Ch&#225;vez la doit davantage &#224; la violence de la r&#233;action de la bourgeoisie nationale et &#224; l'hostilit&#233; des &#201;tats-Unis qu'&#224; son programme, bien timide en regard de la situation sociale du pays : 13 % de la population active au ch&#244;mage, un secteur informel repr&#233;sentant encore 50 % de l'activit&#233;. Moins de 5 % des propri&#233;taires terriens poss&#232;dent pr&#232;s de 80 % du total des biens fonciers alors que 75 % des petits agriculteurs n'en poss&#232;dent que 6 %. On mesure les limites d'un des &lt;em&gt;&#171; points forts &#187;&lt;/em&gt; de la Constitution chaviste : une r&#233;forme agraire qui ne promet de toucher qu'aux terres non cultiv&#233;es, pas aux grandes propri&#233;t&#233;s fonci&#232;res !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agathe MALET&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Sur les principales &#233;tapes de l'offensive anti-Chavez men&#233;e par l'opposition patronale, on peut se reporter &#224; l'article &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Venezuela-apres-la-victoire-de-Chavez-au-referendum' class='spip_in'&gt;&#171; &lt;em&gt;Venezuela : apr&#232;s la victoire de Ch&#225;vez au r&#233;f&#233;rendum&lt;/em&gt; &#187;&lt;/a&gt; dans Convergences R&#233;volutionnaires n&#176;35.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Face &#224; ces critiques, Chavez a d&#233;clar&#233; qu'&#224; l'avenir les candidats seraient d&#233;sign&#233;s par la base...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Venezuela : apr&#232;s la victoire de Chavez au r&#233;f&#233;rendum
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Venezuela
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		<description>&#171; Non &#187; &#224; 58,25 %. La victoire d'Hugo Ch&#225;vez au r&#233;f&#233;rendum du 15 ao&#251;t dernier, qui posait la question de sa d&#233;mission de la pr&#233;sidence du Venezuela, est sans appel. Le pourcentage est identique &#224; celui de sa victoire pr&#233;sidentielle de 1998 mais, avec une participation atteignant les 80 % ; Ch&#225;vez a obtenu un million de voix suppl&#233;mentaires. Patronat v&#233;n&#233;zu&#233;lien et diplomatie am&#233;ricaine, principaux soutiens de l'opposition, ont reconnu sa d&#233;faite et il est maintenant probable qu'il pourra poursuivre son&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Non &#187; &#224; 58,25 %. La victoire d'Hugo Ch&#225;vez au r&#233;f&#233;rendum du 15 ao&#251;t dernier, qui posait la question de sa d&#233;mission de la pr&#233;sidence du Venezuela, est sans appel. Le pourcentage est identique &#224; celui de sa victoire pr&#233;sidentielle de 1998 mais, avec une participation atteignant les 80 % ; Ch&#225;vez a obtenu un million de voix suppl&#233;mentaires. Patronat v&#233;n&#233;zu&#233;lien et diplomatie am&#233;ricaine, principaux soutiens de l'opposition, ont reconnu sa d&#233;faite et il est maintenant probable qu'il pourra poursuivre son mandat jusqu'&#224; l'&#233;ch&#233;ance constitutionnelle de 2006. Une hypoth&#232;se qui a longtemps paru incertaine tellement, en six ans, son r&#233;gime a &#233;t&#233; contest&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est par une tentative de coup d'Etat que le lieutenant-colonel de parachutistes Hugo Frias Ch&#225;vez appara&#238;t sur la sc&#232;ne politique v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, en 1992. L'entreprise &#233;choue et son auteur est condamn&#233; &#224; deux ans de prison, mais il gagne une notori&#233;t&#233;. Apr&#232;s sa lib&#233;ration Ch&#225;vez parvient &#224; rassembler plusieurs formations de gauche autour de son Mouvement pour la cinqui&#232;me r&#233;publique et forme un &#171; front patriotique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux pr&#233;sidentielles de 1998, son discours nationaliste et sa d&#233;nonciation de la corruption des &#233;lites dirigeantes d'un pays o&#249; 80 % de la population vit sous le seuil de pauvret&#233; lui valent un succ&#232;s spectaculaire aupr&#232;s des plus pauvres. Promettant une nouvelle constitution et un renouveau de la vie politique, &#171; &lt;em&gt;plus de justice sociale, plus d'ind&#233;pendance face &#224; l'imp&#233;rialisme&lt;/em&gt; &#187;, Ch&#225;vez remporte les &#233;lections. Il rompt ainsi l'alternance des deux partis jumeaux qui se partagent le pouvoir depuis quarante ans, le Copei et l'AD&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Copei : Comit&#233; de Organizaci&#243;n Pol&#237;tica Electoral Independiente, (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. R&#233;&#233;lu en 2000, Ch&#225;vez radicalise encore son discours. A l'automne 2001 son gouvernement promulgue un ensemble de 49 d&#233;crets-lois portant notamment sur la r&#233;forme agraire et sur une renationalisation de la soci&#233;t&#233; Petr&#243;leos de Venezuela (PDVSA).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Coup d'Etat, lock-out et r&#233;f&#233;rendum&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'opposition commence alors &#224; s'organiser. Une &#171; Coordinaci&#243;n democr&#225;tica &#187; rassemble tous les acteurs du syst&#232;me d&#233;nonc&#233; par Ch&#225;vez : les deux grands partis Copei et AD mais aussi la hi&#233;rarchie de l'Eglise catholique, les cadres de PDVSA, ceux de la tr&#232;s corrompue Confederacion de trabajadores de Venezuela (CTV), l'organisation patronale Fedecamaras, les magnats de la presse et de la t&#233;l&#233;vision. Les Etats-Unis, qui s'irritent des discours de ce pr&#233;sident d'un pays dans leur zone d'influence sud-am&#233;ricaine, font aussi sentir leur pression, qui n'est pas que diplomatique&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='La Ned (National Endowment for Democracy), une fondation cr&#233;&#233;e par Reagan, (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. A trois reprises, l'opposition va tenter de renverser le r&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 avril 2002 un coup d'Etat d&#233;pose Ch&#225;vez. Son rempla&#231;ant auto-proclam&#233;, le repr&#233;sentant patronal Carmona, troque la pr&#233;sidence de la Fedecamaras pour celle de la R&#233;publique. Il annule imm&#233;diatement les fameux 49 d&#233;crets-lois. Les Etats-Unis et l'Union europ&#233;enne reconnaissent le nouveau gouvernement en moins de 24 heures. Les &#233;v&#233;nements ne leur laissent gu&#232;re plus de temps : d&#232;s l'annonce du coup d'Etat, d'immenses manifestations populaires exigent le retour de Ch&#225;vez. Et surtout Pedro Carmona &#171; le bref &#187;, comme il va bient&#244;t &#234;tre surnomm&#233;, apprend que la majeure partie de l'arm&#233;e ne suit pas les putschistes. D&#232;s le 14 avril, Ch&#225;vez est r&#233;tabli dans ses fonctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Huit mois plus tard, seconde tentative de renversement. Les dirigeants de PDVSA mettent en gr&#232;ve leur entreprise, clef de vo&#251;te de l'&#233;conomie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Le pays est en effet le cinqui&#232;me exportateur mondial de brut, et 50% des (...)' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. La CTV suit et tente de g&#233;n&#233;raliser le mouvement, avec un succ&#232;s mitig&#233;. La gr&#232;ve touche surtout l'entreprise p&#233;troli&#232;re, o&#249; d'ailleurs elle s'apparente plut&#244;t &#224; un lock-out de la direction. Le bras de fer dure deux mois, jusqu'&#224; la fin de janvier 2003. Assez pour affaiblir sensiblement l'&#233;conomie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne : les pertes sont estim&#233;es &#224; 10 milliards de dollars, soit la moiti&#233; du budget de l'Etat. Mais Ch&#225;vez sort victorieux de l'&#233;preuve de force, et la gr&#232;ve se termine par le licenciement de 18 000 personnes sur les 40 000 que compte PDVSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me offensive de l'opposition prend finalement la forme de l'organisation d'un r&#233;f&#233;rendum de mi-mandat pour destituer le Pr&#233;sident. La &#171; Coordination d&#233;mocratique &#187; r&#233;ussit &#224; collecter 3 millions de signatures en ce sens&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-4' class='spip_note' rel='appendix' title='La Constitution en exigeait deux millions, soit 20 % de l'&#233;lectorat.' id='nh3-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. C'est ce r&#233;f&#233;rendum qui s'est traduit, le 15 ao&#251;t dernier, par une nouvelle victoire de Ch&#225;vez.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Bolivariens contre latifundistes ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un tel acharnement pose &#233;videmment la question de ce que la politique de Ch&#225;vez a de tellement radical. L'opposition anti-chaviste qui rassemble bourgeois petits et grands, bureaucrates archi-corrompus, responsables de massacres populaires&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-5' class='spip_note' rel='appendix' title='En f&#233;vrier 1989, notamment, le plan d'ajustement structurel mis en &#339;uvre par (...)' id='nh3-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et tout ce que le pays compte de plus r&#233;actionnaire, accuse le r&#233;gime de tendre &#224; la dictature (&#171; &lt;em&gt; castro-communiste&lt;/em&gt; &#187; !). Sur le plan de la d&#233;mocratie formelle, il semble que ces accusations soient sans fondement. Certes l'arm&#233;e (dont Ch&#225;vez est issu) est un pilier central du r&#233;gime ; et le pr&#233;sident ne n&#233;glige pas de cultiver un certain culte de la personnalit&#233;. Mais il semble que les prisons soient vides d'opposants politiques. La presse b&#233;n&#233;ficie pas ailleurs d'une libert&#233; totale... au moins vis-&#224;-vis de Ch&#225;vez, et pour cause : la plupart des grands m&#233;dias sont entre les mains de leaders de l'opposition, qui ne se privent pas de diffuser leur propagande. C'est en r&#233;alit&#233; le programme &#233;conomique et social de la &#171; r&#233;volution bolivarienne &#187; proclam&#233;e par Ch&#225;vez qui suscite la rage de la &#171; Coordination d&#233;mocratique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord les mesures concernant le p&#233;trole. Les gouvernements pr&#233;c&#233;dents s'&#233;taient engag&#233;s, depuis les ann&#233;es 1990, dans un processus de privatisation ; Ch&#225;vez renverse la tendance&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-6' class='spip_note' rel='appendix' title='Il inscrit dans la Constitution : &#171; Pour des raisons de souverainet&#233; (...)' id='nh3-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le taux de taxation des revenus des entreprises &#233;trang&#232;res du secteur passe de 16,6 % &#224; 30 %. Le seuil inf&#233;rieur de la part de l'Etat dans le capital de toute entreprise p&#233;troli&#232;re est fix&#233; &#224; 51 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres d&#233;crets promettent de s'attaquer &#224; la r&#233;partition extr&#234;mement in&#233;galitaire du sol : au Venezuela, 60% des terres sont contr&#244;l&#233;es par 20% des propri&#233;taires&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-7' class='spip_note' rel='appendix' title='&#199;a n'est pas la premi&#232;re r&#233;forme agraire du Venezuela. La pr&#233;c&#233;dente date de (...)' id='nh3-7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Beaucoup des grands domaines ont &#233;t&#233; constitu&#233;s par le vol pur et simple. La mise en valeur est tr&#232;s m&#233;diocre, et les rendements tellement mauvais que le pays doit importer 70 % des produits agricoles qu'il consomme. Les d&#233;crets de 2001 exigent d'abord des &#171; terratenientes &#187; qu'ils fournissent un certificat de propri&#233;t&#233;. La loi vise ensuite les latifundia de plus de 5000 hectares et les domaines improductifs. Les propri&#233;taires b&#233;n&#233;ficient d'un d&#233;lai de deux ans pour remettre leurs terres en valeur, sinon l'Etat se r&#233;serve le droit de les confisquer. Mais contre indemnisation. Et la loi est aussi destin&#233;e &#224; pr&#233;venir l'occupation &#171; sauvage &#187; des terres par les paysans pauvres. En septembre 2003, 1 340 000 hectares de terres auraient bien &#233;t&#233; redistribu&#233;s &#224; 62 000 familles paysannes. Mais la plus grande partie proviendrait de terres appartenant &#224; l'Etat. Cette loi ne s'en prend donc aux int&#233;r&#234;ts des grands propri&#233;taires fonciers qu'avec les plus grands m&#233;nagements&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-8' class='spip_note' rel='appendix' title='Ricaurte Leonett, ex-vice-Ministre de l'Agriculture et du D&#233;veloppement (...)' id='nh3-8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Elle suffit pourtant &#224; susciter des r&#233;actions tr&#232;s violentes chez les f&#233;odaux : les &#171; sicarios &#187; (tueurs &#224; gage) auraient assassin&#233; des dizaines de leaders paysans (120 entre 1999 et 2003, dit-on).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins important sans doute, mais tr&#232;s critiqu&#233; &#233;galement, un autre d&#233;cret se donne pour but de prot&#233;ger les petits p&#234;cheurs artisanaux en faisant passer de trois &#224; six miles la largeur de la zone c&#244;ti&#232;re interdite aux bateaux industriels. Six miles, soit la moiti&#233; des normes europ&#233;ennes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement a enfin lanc&#233; diverses &#171; missions &#187; &#224; l'aide d'experts &#233;trangers (notamment cubains) pour l'alphab&#233;tisation, l'enseignement ou la sant&#233;. Les budgets des minist&#232;res concern&#233;s ont &#233;t&#233; sensiblement augment&#233;s (+ 200 % pour l'Education), mais &#224; partir de niveaux tr&#232;s bas.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Quand la (petite) bourgeoisie voit rouge&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La pol&#233;mique suscit&#233;e par le r&#233;gime de Ch&#225;vez - au Venezuela et ailleurs ! - donne de celui-ci une image politique tr&#232;s d&#233;form&#233;e. Il est clair pourtant que son programme nationaliste et d'incitation &#224; la consommation (&#171; keyn&#233;sien &#187;, disent certains, si ce mot a un sens dans un pays du Tiers-monde) ne remet pas en cause l'exploitation capitaliste. Ch&#225;vez n'a rien de socialiste, et ne le pr&#233;tend d'ailleurs nullement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme dans la plupart des pays pauvres, au Venezuela la bourgeoisie s'est constitu&#233;e en parasitant l'appareil d'Etat bien plus qu'en d&#233;veloppant ses propres forces &#233;conomiques, ph&#233;nom&#232;ne d'autant plus fort l&#224; que c'est l'Etat qui distribue la manne p&#233;troli&#232;re. En tentant de limiter la corruption et le pillage au nom de l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur du pays - et finalement d'un d&#233;veloppement plus rationnel du point de vue m&#234;me de la bourgeoisie, Ch&#225;vez a contrari&#233; l'avidit&#233; de larges couches des classes sup&#233;rieures. Le fait que le poids de sa politique fiscale, relativement cl&#233;mente &#224; l'&#233;gard du grand capital, repose lourdement sur les classes moyennes, n'a pas arrang&#233; sa popularit&#233; dans la petite bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233; l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain s'est inqui&#233;t&#233; de l'instabilit&#233; suscit&#233;e par le r&#233;gime de Ch&#225;vez comme des vell&#233;it&#233;s d'ind&#233;pendance de sa politique p&#233;troli&#232;re, et cela d'autant plus que le Venezuela est le troisi&#232;me fournisseur de brut des USA. Mais les Etats-Unis, apr&#232;s avoir longtemps fait pression contre la &#171; r&#233;volution bolivarienne &#187;, semblent pour l'heure en avoir pris leur parti. Avant m&#234;me les r&#233;sultats du r&#233;f&#233;rendum du 15 ao&#251;t les experts de Wall Street disaient d'ailleurs pr&#233;f&#233;rer une franche victoire de Ch&#225;vez &#224; un succ&#232;s contest&#233; de l'opposition&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-9' class='spip_note' rel='appendix' title='Les cours du p&#233;trole ont m&#234;me salu&#233; d'une courte stabilisation les 58 % du (...)' id='nh3-9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'adaptation am&#233;ricaine est de &lt;em&gt;realpolitik&lt;/em&gt; : le soutien populaire au r&#233;gime chaviste lui donne une certaine stabilit&#233;, et en mati&#232;re de remodelage de pays p&#233;troliers, les USA ont d&#233;j&#224; fort &#224; faire ailleurs. Mais surtout les Etats-Unis ne renoncent pas &#224; passer avec Ch&#225;vez un compromis acceptable pour eux. Car la &#171; r&#233;volution bolivarienne &#187; n'est qu'une r&#233;&#233;dition de tant de r&#233;gimes nationalistes du Tiers Monde, qui ne visent nullement &#224; d&#233;truire l'imp&#233;rialisme, mais &#224; traiter avec lui sur des bases un peu moins d&#233;favorables pour eux-m&#234;mes et leur propre bourgeoisie nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes &#233;videmment dans le camp de Ch&#225;vez dans ses &#233;preuves de force avec l'imp&#233;rialisme ou la r&#233;action v&#233;n&#233;zu&#233;lienne. Nous sommes mille fois plus encore du c&#244;t&#233; des paysans pauvres qui cherchent &#224; prendre la terre - et tant mieux s'ils s'y sentent encourag&#233;s par les d&#233;crets chavistes. Pour autant il n'y a aucune illusion &#224; cultiver sur un tel r&#233;gime nationaliste, pr&#234;t &#224; tenir t&#234;te parfois &#224; l'imp&#233;rialisme, mais toujours m&#233;fiant sinon hostile vis-&#224;-vis des masses populaires, des initiatives qu'elles pourraient prendre et surtout du pouvoir r&#233;el qu'elles pourraient acqu&#233;rir. Au Venezuela le r&#244;le des r&#233;volutionnaires est aussi de dire aux ouvriers et paysans que, loin de pouvoir se reposer sur Ch&#225;vez, ils n'obtiendront de conqu&#234;tes r&#233;elles, durables, qu'en les arrachant eux-m&#234;mes. Et que toute perspective r&#233;elle de sortir du sous-d&#233;veloppement passe n&#233;cessairement par le renversement du capitalisme - ce syst&#232;me avec lequel il n'est pas question pour Ch&#225;vez de rompre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19 septembre 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beno&#238;t MARCHAND&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_122 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L300xH250/chavez-4b792.gif?1528867189' width='300' height='250' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Copei : Comit&#233; de Organizaci&#243;n Pol&#237;tica Electoral Independiente, d&#233;mocrates-chr&#233;tiens. AD : Acci&#243;n Democr&#225;tica, sociaux-d&#233;mocrates, membres de l'Internationale socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La Ned (National Endowment for Democracy), une fondation cr&#233;&#233;e par Reagan, finance l'opposition.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le pays est en effet le cinqui&#232;me exportateur mondial de brut, et 50% des recettes de l'Etat d&#233;pendent du p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-4' class='spip_note' title='Notes 3-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La Constitution en exigeait deux millions, soit 20 % de l'&#233;lectorat.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-5' class='spip_note' title='Notes 3-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En f&#233;vrier 1989, notamment, le plan d'ajustement structurel mis en &#339;uvre par un gouvernement social-d&#233;mocrate provoque des &#233;meutes populaires (&#171; el Caracazo &#187;). La r&#233;pression aurait fait plus de 2 000 morts.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-6' class='spip_note' title='Notes 3-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Il inscrit dans la Constitution : &#171; &lt;em&gt;Pour des raisons de souverainet&#233; &#233;conomique et politique et de strat&#233;gie nationale, l'Etat conservera la totalit&#233; des actions de PDVSA [...] exception faite des filiales, des associations strat&#233;giques, des entreprises et autres entit&#233;s constitu&#233;es dans le cadre du d&#233;veloppement des affaires de PDVSA&lt;/em&gt; &#187;. Plus que d'une innovation, il s'agit plut&#244;t d'un retour vers une situation ant&#233;rieure, puisqu'il y a une vingtaine d'ann&#233;es 75 % des b&#233;n&#233;fices du p&#233;trole allaient &#224; l'Etat, alors qu'&#224; la veille des r&#233;formes chavistes 70 % &#233;taient revers&#233;s &#224; la firme, pour 30 % au fisc.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-7' class='spip_note' title='Notes 3-7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#199;a n'est pas la premi&#232;re r&#233;forme agraire du Venezuela. La pr&#233;c&#233;dente date de 1960, sous un gouvernement social-d&#233;mocrate. Elle avait b&#233;n&#233;fici&#233; d'un soutien des Etats-Unis dans le cadre de l'Alliance pour le progr&#232;s, destin&#233;e &#224; lutter contre l'influence de la r&#233;volution cubaine. Quarante ans plus tard, le probl&#232;me reste entier.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-8' class='spip_note' title='Notes 3-8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ricaurte Leonett, ex-vice-Ministre de l'Agriculture et du D&#233;veloppement Int&#233;gral : &#171; &lt;em&gt;Cette loi &#233;tait &#224; peine publi&#233;e qu'ils [les leaders de l'opposition] organis&#232;rent une action &#224; Caracas o&#249; ils br&#251;l&#232;rent la loi en question. Je suis totalement certain qu'ils n'avaient pas lu ce que la loi disait. Elle dit que les terres doivent produire. Cette loi n'est en rien anti-capitaliste.&lt;/em&gt; &#187; Et le m&#234;me invite ceux qui accusent l'Etat d'autoritarisme &#224; &#171; &lt;em&gt;aller voir aux Etats-Unis, en France ou en Allemagne s'ils vont r&#233;ussir &#224; obtenir 40 000 hectares sans produire&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-9' class='spip_note' title='Notes 3-9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les cours du p&#233;trole ont m&#234;me salu&#233; d'une courte stabilisation les 58 % du Pr&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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