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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Travail forc&#233; en Ouzb&#233;kistan : la mafia du coton et les profiteurs occidentaux
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		<dc:subject>Monde
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		<description>Mardi dernier, l'&#233;mission Cash Investigation de France 2 d&#233;non&#231;ait le scandale du travail forc&#233; dans les champs de coton d'Ouzb&#233;kistan, deuxi&#232;me exportateur mondial. Un million de personnes y sont contraintes chaque ann&#233;e d'aller r&#233;colter le coton. Profs et &#233;tudiants sont r&#233;quisitionn&#233;s pour ce travail soi-disant volontaire sous peine de sanctions. Et les journalistes trop curieux re&#231;oivent un avant-go&#251;t des m&#233;thodes de la police locale. &lt;br /&gt;Une police qui tabasse all&#232;grement les militants locaux des droits de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mardi dernier, l'&#233;mission &lt;em&gt;Cash Investigation&lt;/em&gt; de France 2 d&#233;non&#231;ait le scandale du travail forc&#233; dans les champs de coton d'Ouzb&#233;kistan, deuxi&#232;me exportateur mondial. Un million de personnes y sont contraintes chaque ann&#233;e d'aller r&#233;colter le coton. Profs et &#233;tudiants sont r&#233;quisitionn&#233;s pour ce travail soi-disant volontaire sous peine de sanctions. Et les journalistes trop curieux re&#231;oivent un avant-go&#251;t des m&#233;thodes de la police locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une police qui tabasse all&#232;grement les militants locaux des droits de l'homme, voire fait usage de chars contre les manifestants, comme &#224; Andijan en 2005 (500 morts). Cela n'emp&#234;che pas les grandes marques du pr&#234;t-&#224;-porter comme Zara, Pimkie ou Carrefour d'importer ce coton bon march&#233;, fruit du travail forc&#233;, en dissimulant son origine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Entre les mains des margoulins locaux et toutes les griffes de la mode europ&#233;enne
</title>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Asie
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		<description>L'effondrement le 24 avril dernier de l'immeuble Rana Plaza dans la banlieue de Dacca, au Bangladesh, a jet&#233; une lumi&#232;re crue sur l'exploitation des 100 millions de travailleurs asiatiques du Textile. Au moins 1 127 personnes sont mortes, prises au pi&#232;ge de l'immeuble dont toutes les portes &#233;taient cadenass&#233;es. Elles travaillaient (car c'&#233;taient essentiellement des femmes) pour toutes les grandes marques de la mode europ&#233;enne : Zara, Benetton, Primark, Marks &amp; Spencer, H&amp;M, etc. Une bonne partie des 600&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'effondrement le 24 avril dernier de l'immeuble Rana Plaza dans la banlieue de Dacca, au Bangladesh, a jet&#233; une lumi&#232;re crue sur l'exploitation des 100 millions de travailleurs asiatiques du Textile. Au moins 1 127 personnes sont mortes, prises au pi&#232;ge de l'immeuble dont toutes les portes &#233;taient cadenass&#233;es. Elles travaillaient (car c'&#233;taient essentiellement des femmes) pour toutes les grandes marques de la mode europ&#233;enne : Zara, Benetton, Primark, Marks &amp; Spencer, H&amp;M, etc. Une bonne partie des 600 disparus sont rest&#233;s sous les d&#233;combres. Les sauveteurs resteront longtemps hant&#233;s par l'ambiance d'apocalypse, les 938 bless&#233;s, les amputations qu'il a fallu faire sur place sans anesth&#233;siant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fruit pourri du d&#233;veloppement industriel, les accidents d'usine se sont multipli&#233;s en Asie ces derni&#232;res ann&#233;es. Au Pakistan, en septembre 2012, 300 travailleurs du Textile perdaient la vie dans un incendie. Ces jours-ci, c'est un abattoir chinois qui partait en fum&#233;e, tuant plus d'une centaine d'ouvriers. Au seul Bangladesh, 1 700 salari&#233;s du Textile auraient p&#233;ri dans les flammes depuis 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, en novembre dernier, l'usine textile Tazreen br&#251;lait, situ&#233;e dans une autre banlieue de Dacca, Ashulia : mati&#232;res textiles stock&#233;es au mauvais endroit, b&#226;timent verrouill&#233; pour emp&#234;cher les ouvriers d'&#233;chapper un instant &#224; leur machine, propagation rapide du feu au reste des locaux. Il n'y avait eu cette fois-l&#224; &#171; que &#187; 112 morts... Officiellement, car, parmi les disparus, figuraient aussi des travailleurs pr&#233;caires qui n'avaient &#233;t&#233; enregistr&#233;s nulle part ; une association de soutien aux ouvri&#232;res du Textile a recens&#233; au moins 27 de ces victimes non comptabilis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ouvriers bangladais avaient alors d&#233;j&#224; r&#233;agi. Exigeant le paiement des salaires dus et l'arrestation des responsables, 10 000 d'entre eux avaient manifest&#233;, dress&#233; des barrages routiers et affront&#233; pendant plusieurs jours avec des pierres les balles en caoutchouc, les gaz lacrymog&#232;nes et les matraques de la police. Et, fin avril, apr&#232;s la catastrophe de Rana Plaza, ce sont des centaines de milliers d'ouvriers ou ouvri&#232;res arm&#233;s de bambous qui ont pris les rues d'assaut. Prenant peur, les industriels ont, les uns apr&#232;s les autres, ferm&#233; leurs usines, et les manifestants se sont faits fort de fermer les autres, contraignant les patrons &#224; payer un week-end de cong&#233; &#224; tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7 juin 2013, Mathieu PARANT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Puma, H&amp;M, Gap, Carrefour : pas vu, pas pris
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Puma-H-M-Gap-Carrefour-pas-vu-pas-pris</link>
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		<dc:date>2013-06-17T17:09:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Textile
</dc:subject>
		<dc:subject>Asie
</dc:subject>
		<dc:subject>Monde
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		<description>Quand un scandale &#8211; un accident ou la r&#233;v&#233;lation du versement de salaires de famine &#8211; &#233;clate, les trusts donneurs d'ordre commencent par nier leur implication. &#192; croire qu'ils n'ont rien &#224; voir avec 60 % de la production de pr&#234;t-&#224;-porter mondiale ! Ensuite, ils exhibent les contr&#244;les qualit&#233;, minimisent l'ampleur des d&#233;g&#226;ts. C'est Puma qui r&#233;pond &#224; la mise en cause de la marque dans 300 cas d'&#233;vanouissement d'ouvri&#232;res &#233;puis&#233;es au Cambodge : &#171; Il n'y en a eu que 131 &#187;. Tout est dans le &#171; que &#187;. Coinc&#233;s pour de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand un scandale &#8211; un accident ou la r&#233;v&#233;lation du versement de salaires de famine &#8211; &#233;clate, les trusts donneurs d'ordre commencent par nier leur implication. &#192; croire qu'ils n'ont rien &#224; voir avec 60 % de la production de pr&#234;t-&#224;-porter mondiale ! Ensuite, ils exhibent les contr&#244;les qualit&#233;, minimisent l'ampleur des d&#233;g&#226;ts. C'est Puma qui r&#233;pond &#224; la mise en cause de la marque dans 300 cas d'&#233;vanouissement d'ouvri&#232;res &#233;puis&#233;es au Cambodge : &lt;em&gt;&#171; Il n'y en a eu que 131 &#187;&lt;/em&gt;. Tout est dans le &#171; que &#187;. Coinc&#233;s pour de bon, ils promettent qu'on ne les y reprendra plus, &#224; se faire berner par des fournisseurs sans scrupules. En leur confiant des volumes de production trois fois trop gros pour leur usine, ils ne pouvaient pourtant ignorer que ceux-ci sous-traiteraient. Vite, une petite charte &#171; d&#233;veloppement durable &#187; ! L'image de marque sera comme neuve. Toute cette com' co&#251;te cher ? Elle sera imput&#233;e sur la prochaine saison, au titre des d&#233;penses de marketing.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il n'est pas question de c&#233;der le moindre centime : quand H&amp;M demande pour la galerie au Premier ministre bangladais le rel&#232;vement du salaire minimum, ses commerciaux extorquent dans les salons feutr&#233;s de Dacca un rabais de 15 % &#224; leurs fournisseurs&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Au Bangladesh, les meurtriers du pr&#234;t-&#224;-porter &#187;, Olivier Cyran, Le Monde (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; Au Bangladesh, les meurtriers du pr&#234;t-&#224;-porter &#187;, Olivier Cyran, Le Monde diplomatique, juin 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Bangladesh : les flammes des incendies... et celles de la col&#232;re !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Bangladesh-les-flammes-des-incendies-et-celles-de-la-colere</link>
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		<dc:date>2013-06-17T17:09:50Z</dc:date>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Textile
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		<dc:subject>Asie
</dc:subject>
		<dc:subject>Bangladesh
</dc:subject>

		<description>Depuis l'effondrement de l'immeuble Rana Plaza, des manifestations ont perturb&#233; la production presque tous les jours. Dimanche 12 mai, le gouvernement annon&#231;ait la lev&#233;e de certains obstacles &#224; la constitution de syndicats et la cr&#233;ation d'une commission compos&#233;e de syndicalistes et de patrons pour augmenter les salaires. Les barons du Textile esp&#233;raient sans doute que, combin&#233;es &#224; la fermeture des usines pour une semaine &#224; partir du 13 mai, ces annonces mettraient fin &#224; &#171; l'agitation ouvri&#232;re &#187;, motif&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'effondrement de l'immeuble Rana Plaza, des manifestations ont perturb&#233; la production presque tous les jours. Dimanche 12 mai, le gouvernement annon&#231;ait la lev&#233;e de certains obstacles &#224; la constitution de syndicats et la cr&#233;ation d'une commission compos&#233;e de syndicalistes et de patrons pour augmenter les salaires. Les barons du Textile esp&#233;raient sans doute que, combin&#233;es &#224; la fermeture des usines pour une semaine &#224; partir du 13 mai, ces annonces mettraient fin &#224; &#171; l'agitation ouvri&#232;re &#187;, motif officiel du lock-out. Ils en ont &#233;t&#233; pour leurs frais. 80 % des usines de la zone industrielle d'Ashulia ont d&#233;bray&#233; le lundi suivant. Sur l'autoroute toute proche coup&#233;e, 20 000 ouvriers d&#233;fiaient &#224; nouveau la police. Ce n'est pas la premi&#232;re fois que des commissions paritaires sont r&#233;unies. L'une d'entre elles avait, apr&#232;s un mois de gr&#232;ves affectant 700 usines et 800 000 salari&#233;s, relev&#233; en juillet 2010 le salaire mensuel minimum de 1 662 &#224; 3 000 takas (soit de 17 &#224; 30 euros). Ce qui n'a pas satisfait les gr&#233;vistes, en lutte pour d&#233;crocher un seuil &#224; 5 000 takas (50 euros). En juin 2012, ils ont r&#233;cidiv&#233; dans 300 usines d'Ashulia. Les patrons ont r&#233;pliqu&#233; par le lock-out. Entre le 11 et le 16 juin, les autorit&#233;s ont d&#233;nombr&#233; 500 bless&#233;s, 300 voitures et 200 usines vandalis&#233;es. Des chiffres &#224; la mesure de la col&#232;re ouvri&#232;re... et de la violence de l'exploitation que subissent les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un aper&#231;u de la lutte des classes au Bangladesh&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En principe l&#233;gale, l'appartenance au syndicat, quand un patron la d&#233;couvre, entra&#238;ne le licenciement et la mise sur liste noire. La police coffre les distributeurs de tracts et porte plainte contre les militants pour les motifs les plus fantaisistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'incendie de Tazreen de novembre 2012, les syndicalistes ont mis sur pied un r&#233;seau dans les usines d'Ashulia pour se contacter par SMS en cas de violation de l'engagement patronal de laisser les portes des ateliers ouvertes, afin que des responsables interviennent. Mais, dans un pays o&#249; 29 d&#233;put&#233;s sur 300 poss&#232;dent eux-m&#234;mes une ou plusieurs usines, on imagine les r&#233;ticences de l'&#201;tat &#224; rappeler les patrons &#224; leur parole. Ces m&#234;mes politiciens sont d'ailleurs &#224; l'origine de la cr&#233;ation de la majorit&#233; des syndicats du Textile, des officines pauvres en adh&#233;rents mais fort utiles dans les campagnes &#233;lectorales. Lorsqu'un syndicat un tant soit peu ind&#233;pendant se constitue, il entre rapidement dans le collimateur de la justice et de la police. Le Garment Workers Unity Forum, seul syndicat dirig&#233; par des femmes, compte 85 000 adh&#233;rents, pour la plupart incapables de payer la moindre cotisation, car disposant &#224; peine de quoi manger. Pour la seule ann&#233;e 2009, il a d&#233;plor&#233; huit morts et plusieurs centaines de bless&#233;s dans ses rangs. Et, s'il a fait lib&#233;rer sous caution 1 015 autres membres, pr&#232;s de 2 000 sont rest&#233;s sous le joug de poursuites, qu'ils soient en prison... ou pass&#233;s dans la clandestinit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.P.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_697 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH544/bangladesh2-be799.png?1528070138' width='400' height='544' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les nouvelles &#171; machines &#224; coudre du monde &#187;
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-nouvelles-machines-a-coudre-du-monde</link>
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		<dc:subject>Asie
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		<dc:subject>Textile
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		<description>Adidas a ferm&#233; sa derni&#232;re usine dans ce pays parce que les salaires y seraient &#171; trop &#233;lev&#233;s &#187;. La France ? L'Italie ? Pas du tout, cela se passe en Chine. Face aux 107 dollars de leurs camarades cambodgiens, les travailleurs de la Chaussure chinois et leurs 258 dollars mensuels n'ont pas tenu le coup. &lt;br /&gt;Restructuration &#224; l'&#233;chelle du tiers de l'humanit&#233; &lt;br /&gt;Les d&#233;localisations touchent en ce moment les secteurs les moins m&#233;canis&#233;s, incorporant beaucoup de travail peu qualifi&#233;. Il s'agit pour partie d'un&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Adidas a ferm&#233; sa derni&#232;re usine dans ce pays parce que les salaires y seraient &#171; trop &#233;lev&#233;s &#187;. La France ? L'Italie ? Pas du tout, cela se passe en Chine. Face aux 107 dollars de leurs camarades cambodgiens, les travailleurs de la Chaussure chinois et leurs 258 dollars mensuels n'ont pas tenu le coup.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Restructuration &#224; l'&#233;chelle du tiers de l'humanit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;localisations touchent en ce moment les secteurs les moins m&#233;canis&#233;s, incorporant beaucoup de travail peu qualifi&#233;. Il s'agit pour partie d'un red&#233;ploiement des zones c&#244;ti&#232;res comme le Guangdong (la r&#233;gion de Canton), berceau du d&#233;collage &#233;conomique, vers l'int&#233;rieur encore sous-d&#233;velopp&#233; de ce pays-continent. Mais dans le cas du Textile, les usines se sont transplant&#233;es dans toute l'Asie du sud-est, du Bangladesh au Vietnam en passant par le Laos. 150 des 370 usines textiles cambodgiennes vou&#233;es &#224; l'exportation ont ainsi surgi de terre depuis deux ans. Entre rachat et construction, les capitalistes chinois en sont venus &#224; poss&#233;der 80 % du total et leurs semblables cor&#233;ens 10 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les usines textiles quittent la Chine ? Oh non ! Il s'agit des ateliers de confection. La Chine conserve &#8211; et m&#234;me d&#233;veloppe &#8211; les activit&#233;s plus rentables. Avec l'Inde, sp&#233;cialis&#233;e pour sa part dans le coton, elle est l'un des rares pays &#224; ma&#238;triser &#224; peu pr&#232;s toutes les activit&#233;s de la fili&#232;re : production de fibres, tissage, confection. N'allez pas croire que &#171; nos &#187; trusts occidentaux n'en profitent pas : Air Liquide vient par exemple d'investir 350 millions d'euros dans la fourniture de gaz industriels n&#233;cessaires &#224; la synth&#232;se du nylon dans le Fujian, au sud-est du pays.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'exemple du Bangladesh&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les textiles du Bangladesh sont &#8211; tout comme ceux du Cambodge &#8211; export&#233;s &#224; plus de 80 %. Les 4 millions de travailleurs de la branche font tourner 6 500 usines, depuis les grosses unit&#233;s ayant pignon sur rue jusqu'aux petits ateliers. La rapidit&#233; d'ex&#233;cution est capitale pour remporter des contrats. Aussi les manufacturiers n'h&#233;sitent-ils pas &#224; engranger plus qu'ils ne peuvent produire. Ils d&#233;lestent le surplus &#8211; en fait la partie la moins rentable de la fabrication &#8211; sur une myriade de petits sous-traitants dont le profit d&#233;pend de la capacit&#233; &#224; exploiter les salari&#233;s davantage que la moyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bangladesh a si peu de travailleurs qualifi&#233;s qu'une bonne partie de l'encadrement vient de l'&#233;tranger. C'est ce que certains &#233;conomistes appellent &#171; le moment T-shirt &#187; : une p&#233;riode cens&#233;e amorcer une &#232;re de prosp&#233;rit&#233;, en surexploitant la main-d'&#339;uvre pour accumuler le capital n&#233;cessaire &#224; une &#171; mont&#233;e en gamme &#187; comme en conna&#238;t la Chine aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&amp;M ou Levi Strauss peuvent bien annoncer qu'ils se tournent vers la Mauritanie ou l'Afrique du Sud, aucun pays d'Afrique ou d'ailleurs n'offre de capacit&#233;s de production aussi volumineuses pour un co&#251;t aussi d&#233;risoire que le Bangladesh. L'effondrement des droits de douane combin&#233; &#224; l'expiration des quotas de production par pays explique que 28 % des T-shirts achet&#233;s en France proviennent de ce pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Invasion planifi&#233;e par l'OMC ? Concurrence d&#233;loyale contre laquelle il faudrait prot&#233;ger l'industrie fran&#231;aise, comme dit Montebourg ? Que nenni ! Les &#171; partenaires &#187; du Bangladesh ont n&#233;goci&#233; en contrepartie l'ouverture du march&#233; bangladais &#224; leurs produits &#224; eux, d'une valeur bien sup&#233;rieure. La Chine comme les autres : l'&#201;tat y a d'autant plus accompagn&#233; l'&#233;jection des ateliers de confection qu'il pr&#233;f&#232;re consacrer ses ressources &#233;nerg&#233;tiques ou ses droits &#224; polluer &#224; des industries technologiquement sup&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Peut-&#234;tre plus qu'un mauvais moment &#224; passer...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et l'effet &#171; T-shirt &#187;, cens&#233; apporter le progr&#232;s apr&#232;s des ann&#233;es de noire exploitation n'aboutit qu'&#224; faire passer les ateliers d'un pays &#224; l'autre chaque fois qu'un petit d&#233;veloppement fait monter le co&#251;t du travail. Ainsi le Vietnam miserait aujourd'hui sur l'&#233;tape suivante, en formant des travailleurs qualifi&#233;s, en dopant la productivit&#233; par la m&#233;canisation tout en apportant l'aide de l'&#201;tat aux capitalistes locaux pour leur permettre de prendre pied en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bangladesh, lui, d&#233;pend du textile, qui fournit 80 % des recettes d'exportation. Et son seul avantage r&#233;side dans la faiblesse de ses salaires &#8211; au risque d'an&#233;antir une partie de sa population car, si les salari&#233;s r&#233;guliers touchent 37 dollars par mois, les migrants ou les enfants, plus vuln&#233;rables, ne sont parfois tout simplement pas pay&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Au Cambodge : Femmes, prol&#233;taires et rebelles
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Au-Cambodge-Femmes-proletaires-et-rebelles</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Asie
</dc:subject>
		<dc:subject>Textile
</dc:subject>

		<description>90 % des 400 000 ouvriers du Textile du Cambodge sont des ouvri&#232;res. Elles ont entre 15 et 35 ans, rarement plus de 40 ans. Elles viennent de villages portant les stigmates de 25 ans de guerre, o&#249; la productivit&#233; de la riziculture vient tout juste de rattraper les niveaux de 1965. Dans les banlieues de Phnom Penh depuis peu aliment&#233;es en &#233;lectricit&#233;, pour faire tourner les usines, les logements manquent. Les moins chers, avec douches et sanitaires collectifs, exposent les femmes au harc&#232;lement&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Ouvrieres-du-Textile-d-Asie-" rel="directory"&gt;Ouvri&#232;res du Textile d'Asie
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Asie-+" rel="tag"&gt;Asie
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Textile-+" rel="tag"&gt;Textile
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;90 % des 400 000 ouvriers du Textile du Cambodge sont des ouvri&#232;res. Elles ont entre 15 et 35 ans, rarement plus de 40 ans. Elles viennent de villages portant les stigmates de 25 ans de guerre, o&#249; la productivit&#233; de la riziculture vient tout juste de rattraper les niveaux de 1965. Dans les banlieues de Phnom Penh depuis peu aliment&#233;es en &#233;lectricit&#233;, pour faire tourner les usines, les logements manquent. Les moins chers, avec douches et sanitaires collectifs, exposent les femmes au harc&#232;lement sexuel. Ils sont loin des usines. Certaines ouvri&#232;res &#233;conomisent l'argent du transport en marchant une heure le matin et une heure le soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si 2 400 d'entre elles se sont &#233;vanouies au travail entre juin 2010 et janvier 2012&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Cet article se base principalement sur le tr&#232;s complet dossier publi&#233; en (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, ce n'est pas seulement &#224; cause des produits chimiques qu'elles c&#244;toient sans protection. C'est d'abord par manque de sucre dans le sang. M&#234;me le fait qu'il y aurait, selon les patrons, 50 000 emplois non pourvus dans le secteur n'a pas encore pouss&#233; ceux-ci &#224; augmenter les salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour maintenir ces derniers au plus bas, le patronat a eu recours &#224; une arme classique : la pr&#233;carit&#233;. &#192; partir de 2005, il s'est mis &#224; proposer des CDD de 3 &#224; 12 mois. La carotte consistait en une prime de fin de contrat de 5 %, soit 3 dollars. D&#233;risoire. Mais la plupart des ouvri&#232;res, y compris les embauch&#233;es en CDI, sont tomb&#233;es dans le pi&#232;ge, et un peu plus &#224; la merci de leur patron. Quant aux femmes enceintes, on cesse tout simplement de renouveler leurs contrats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De temps en temps, une usine ferme... pour rouvrir quelques dizaines de kilom&#232;tres plus loin. Il est alors quasiment impossible d'obtenir la r&#233;int&#233;gration des licenci&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, certaines ont obtenu des indemnit&#233;s, comme 230 des 500 ouvri&#232;res de PRC Garment, atelier ferm&#233; en 2008. Quatre gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales depuis 2000 ont am&#233;lior&#233; les salaires de 5 dollars &#224; chaque fois et consolid&#233; les primes. Mais, &#224; chaque fois, la hausse des prix, en particulier dans le logement, a litt&#233;ralement mang&#233; ces hausses, de sorte que les salaires r&#233;els ont en fait baiss&#233; de 14 %. Le principal syndicat, le CCAWDU, compte plus de 48 000 adh&#233;rents. Il a r&#233;ussi &#224; faire annuler 161 licenciements en s'appuyant sur une campagne internationale d'opinion. Mais un millier de ses militants n'a pas eu cette chance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syndicat met en avant un Smic &#224; 131 dollars, seuil permettant d'atteindre, selon ses calculs, un &#171; salaire de subsistance &#187;. Mais, &#224; en juger par leurs d&#233;clarations, ses dirigeants semblent miser plus sur la formation des cadres interm&#233;diaires du syndicat &#224; l'utilisation des moyens juridiques et sur l'intervention des consommateurs occidentaux que sur les luttes. Ce sont pourtant elles et elles seules qui ont fait bouger les choses, malgr&#233; la violence &#224; laquelle ont d&#251; faire face les travailleurs dans nombre de conflits r&#233;cents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. P.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Les salaires des ouvri&#232;res cambodgiennes &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Composition du salaire mensuel : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Minimum l&#233;gal : 61 dollars&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='La monnaie cambodgienne est le riel. Nous donnons ici les &#233;quivalents en (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. &#192; la pi&#232;ce, la couture de 12 chemises est pay&#233;e 0,045 dollar.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Allocation de sant&#233; : 5 dollars.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Prime d'assiduit&#233; : 7 dollars, &#224; condition de n'avoir manqu&#233; aucun jour dans le mois, &#224; raison de 6 jours par semaine, 10 heures par jour.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Total : 73 dollars&lt;/strong&gt;, &#224; condition que l'employeur respecte la l&#233;gislation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus g&#233;n&#233;reux ajoutent une prime d'anciennet&#233; pouvant se monter &#224; 1 dollar par ann&#233;e. Les salaires les plus &#233;lev&#233;s atteignent entre 100 et 120 dollars, mais il faut pour cela accumuler les heures suppl&#233;mentaires, pay&#233;es 0,5 dollar la paire, et tenir les cadences 12 heures par jour tous les jours sauf le dimanche. Certains patrons sanctionnent les absences non justifi&#233;es par un certificat m&#233;dical &#8211; mais il faut alors payer un m&#233;decin &#8211; d'un retrait de 2 &#224; 3 dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un exemple de budget : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Logement : entre 20 et 40 dollars par mois pour une chambre.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Eau : 1,5 dollar par mois. Elle n'est pas potable dans bien des quartiers. Il faut l'acheter en bouteille.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &#201;lectricit&#233; : 1 &#224; 2,5 dollars par mois, pour faire tourner un peu le ventilateur dans la chambre surchauff&#233;e, surtout si on la partage avec sa famille ou des coll&#232;gues.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Nourriture : avec 0,5 &#224; 1 dollar par jour, on peut acheter de quoi manger un bol de riz agr&#233;ment&#233; d'un peu de viande ou de l&#233;gumes, ou encore du gruau aux trois repas. Fruits et laitages sont hors de port&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; V&#234;tements, lessive, savon, cosm&#233;tiques : 15 dollars par mois.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Envoi d'argent &#224; la famille : 20 &#224; 50 dollars. Beaucoup d'ouvri&#232;res soulagent la mis&#232;re de ceux qu'elles ont laiss&#233;s sur place.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Flamb&#233;e des prix &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; + 40 % pour le riz en 2008 lorsque les sp&#233;culateurs internationaux ont abandonn&#233; les cr&#233;dits immobiliers pour se rabattre vers les mati&#232;res premi&#232;res ; ces prix ont un peu baiss&#233; par la suite.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; + 66 % sur la soupe &#224; emporter depuis 2010.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; et carr&#233;ment multiplication par 4 du prix de l'essence, &#224; 1 dollar le litre au lieu de 0,25 !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Source : Enqu&#234;te publi&#233;e sur son site Internet par le collectif &#171; L'&#233;thique sur l'&#233;tiquette &#187;, dans le cadre de la campagne Asia floor wage campaign.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cet article se base principalement sur le tr&#232;s complet dossier publi&#233; en France par le collectif &#171; &#201;thique sur l'&#233;tiquette &#187; dans le cadre de l'Asia Floor Wage Campaign.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La monnaie cambodgienne est le riel. Nous donnons ici les &#233;quivalents en dollars &#233;tats-uniens.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Usines textiles Albany : Tables rondes des licenciements !
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Usines-textiles-Albany-Tables-rondes-des-licenciements</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Usines-textiles-Albany-Tables-rondes-des-licenciements</guid>
		<dc:date>2013-01-28T21:26:56Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Textile
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>

		<description>Dans les deux entreprises du groupe textile Albany (tissus techniques et textiles industriels), les plans de licenciement sont tomb&#233;s : 75 sur 130 salari&#233;s &#224; Saint-Junien (Haute-Vienne, pr&#232;s de Limoges) et 127 sur 227 &#224; S&#233;lestat (Bas-Rhin, pr&#232;s de Colmar). &lt;br /&gt;Ces usines font pourtant des b&#233;n&#233;fices : celle de Saint-Junien 4 millions en 2011 et autant en 2012. Mais la direction du groupe qui compte 4 300 salari&#233;s dans le monde est d&#233;cid&#233;e &#224; &#171; restructurer &#187; pour en faire encore plus. Pour &#171; limiter &#187; la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-85-janvier-fevrier-2013-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 85, janvier-f&#233;vrier 2013
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Textile-+" rel="tag"&gt;Textile
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Licenciements-+" rel="tag"&gt;Licenciements
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les deux entreprises du groupe textile Albany (tissus techniques et textiles industriels), les plans de licenciement sont tomb&#233;s : 75 sur 130 salari&#233;s &#224; Saint-Junien (Haute-Vienne, pr&#232;s de Limoges) et 127 sur 227 &#224; S&#233;lestat (Bas-Rhin, pr&#232;s de Colmar).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces usines font pourtant des b&#233;n&#233;fices : celle de Saint-Junien 4 millions en 2011 et autant en 2012. Mais la direction du groupe qui compte 4 300 salari&#233;s dans le monde est d&#233;cid&#233;e &#224; &#171; restructurer &#187; pour en faire encore plus. Pour &#171; limiter &#187; la casse, elle propose de reclasser 60 salari&#233;s dans l'usine qu'elle doit ouvrir en partenariat avec Safran (&#233;quipementier a&#233;ronautique) &#224; Commercy dans la Meuse. L'objectif &#233;tant, comme &#224; Saint-Junien et S&#233;lestat pr&#233;c&#233;demment, de b&#233;n&#233;ficier ainsi, encore et &#224; nouveau, du fric des collectivit&#233;s territoriales et de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les salari&#233;s, c'est le coup de massue. L'&#233;c&#339;urement qu'on licencie dans des usines aux carnets de commande pleins, super rentables gr&#226;ce aux sacrifices consentis (salaires, charge de travail, etc.) ! Depuis la r&#233;union du CCE dont ils n'attendaient rien de bon, ils sont convaincus que la direction va vers une fermeture des deux sites. Une partie esp&#232;re que le gouvernement ne laissera pas faire cette saloperie. D'autres ont la col&#232;re sourde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 d&#233;cembre, deux cars sont partis de Saint-Junien et deux autres de S&#233;lestat pour manifester &#224; Paris leur soutien &#224; la d&#233;l&#233;gation syndicale qui rencontrait Montebourg, avec pour mandat : &lt;em&gt;Pas un seul licenciement&lt;/em&gt;. &#192; Bercy, les 160 manifestants se sont retrouv&#233;s parqu&#233;s et contenus par les &#171; robocops &#187; de l'&#232;re Hollande. C'est au coude &#224; coude face aux forces de l'ordre que les salari&#233;s des deux sites se sont rencontr&#233;s pour la premi&#232;re fois ! Contents, malgr&#233; la pi&#232;tre circonstance !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;l&#233;gation est sortie de l'entrevue avec Montebourg sans rien : plan maintenu par la direction ! Le seul acte &#171; h&#233;ro&#239;que &#187; du ministre a &#233;t&#233; de menacer Albany de ne pas recevoir d'aides de l'&#201;tat pour l'usine de Commercy. Les d&#233;l&#233;gations syndicales et &#233;lus locaux pr&#233;sents ont tent&#233; de faire croire qu'il pourrait s'ensuivre un infl&#233;chissement du groupe Albany, mais c'est le doute qui domine. Le bras de fer continue&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;20 d&#233;cembre 2012, R.S.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Textile : qui tire les fils ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Textile-qui-tire-les-fils</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Textile-qui-tire-les-fils</guid>
		<dc:date>2004-11-14T18:18:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>D&#233;localisations
</dc:subject>
		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Textile
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Depuis les ann&#233;es 1980, les fermetures d'entreprises et les vagues de licenciements n'ont cess&#233; de se succ&#233;der dans le textile et l'habillement, frappant durement les r&#233;gions dont c'&#233;tait l'activit&#233; traditionnelle : le Nord, l'Est, le Massif Central, les Alpes... Bilan : la fili&#232;re, qui employait il y a trente ans pr&#232;s d'un million de salari&#233;s en France, n'en compte plus aujourd'hui que 198 000 (Le Monde, 23-09-03). &lt;br /&gt;Les patrons ont mis en cause la concurrence mondiale, en particulier celle des pays&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis les ann&#233;es 1980, les fermetures d'entreprises et les vagues de licenciements n'ont cess&#233; de se succ&#233;der dans le textile et l'habillement, frappant durement les r&#233;gions dont c'&#233;tait l'activit&#233; traditionnelle : le Nord, l'Est, le Massif Central, les Alpes... Bilan : la fili&#232;re, qui employait il y a trente ans pr&#232;s d'un million de salari&#233;s en France, n'en compte plus aujourd'hui que 198 000 (&lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;, 23-09-03).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les patrons ont mis en cause la concurrence mondiale, en particulier celle des pays pauvres, o&#249; la main d'&#339;uvre est beaucoup moins ch&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Ne pas confondre d&#233;localisations... &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De fait, ils ont rapidement d&#233;localis&#233; une bonne partie de l'habillement vers des pays d'Europe de l'Est comme la Pologne et la Hongrie, et surtout vers la Tunisie et le Maroc. Ces pays ont l'avantage d'&#234;tre proche du march&#233; fran&#231;ais : des tissus fabriqu&#233;s en France traversent la M&#233;diterran&#233;e, puis font le voyage retour une fois transform&#233;s en v&#234;tements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le textile, cependant, la vague des d&#233;localisations a &#233;t&#233; moins massive. Les filatures de laine ont &#233;t&#233; les plus touch&#233;es, mais dans son ensemble, la fili&#232;re textile s'est rapidement modernis&#233;e au cours des vingt derni&#232;res ann&#233;es. Elle s'est sp&#233;cialis&#233;e dans de nouveaux tissus synth&#233;tiques et dans ce qu'on appelle les tissus techniques : ils servent dans l'industrie, dans le domaine m&#233;dical, dans la construction o&#249; ils peuvent &#234;tre ins&#233;r&#233;s &#224; la structure de routes ou de ponts... La France r&#233;alise 24 % de la production europ&#233;enne de tissus techniques, elle est au quatri&#232;me rang mondial derri&#232;re le Japon, les Etats-Unis et l'Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, depuis le &#171; plan textile &#187; de 1982, lanc&#233; au nom de la sauvegarde de l'emploi, les entreprises fran&#231;aises ont profit&#233; des multiples r&#233;ductions de charges sociales, pour investir et restructurer la production. Les aides vers&#233;es leur ont servi &#224; acheter du mat&#233;riel ultramoderne et c'est encore l'Etat qui a pay&#233; pour les d&#233;parts en pr&#233;retraite et les soi-disant plans de reconversion de la main d'&#339;uvre. La productivit&#233; ayant consid&#233;rablement augment&#233;, actuellement les industries textiles produisent toujours plus avec beaucoup moins de salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;... et concentrations&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La fili&#232;re textile-habillement a d'ailleurs connu en r&#233;alit&#233; un &#233;pisode de forte concentration, en France et pour l'ensemble des pays d&#233;velopp&#233;s : beaucoup de petites entreprises ont disparu, au profit des grosses qui contr&#244;lent la quasi-totalit&#233; du march&#233; mondial. L'industrie textile mondiale est aujourd'hui entre les mains de 25 &#224; 30 grandes soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme dans bien d'autres secteurs industriels, les patrons du textile et de l'habillement agitent la menace de la concurrence des &#171; &#233;conomies &#233;mergentes &#187;. Mais loin de concurrencer r&#233;ellement ces firmes, les pays pauvres subissent leur chantage. Ils sont en concurrence les uns avec les autres &#224; qui sera le plus attractif par ses faibles co&#251;ts de main d'&#339;uvre. Et bien souvent, les d&#233;localisations se font d'un pays sous-d&#233;velopp&#233; vers un autre. La fili&#232;re textile-habillement du Maghreb et de la Turquie est concurrenc&#233;e par la Chine (qui pourrait repr&#233;senter d'ici peu environ 20 % des exportations mondiales de v&#234;tements) et par les pays de l'Est o&#249; les salaires sont aussi faibles, voire inf&#233;rieurs. Pendant que d'autres pays, pourtant producteurs de coton, comme ceux de l'Afrique de l'Ouest, restent d&#233;pourvus de toute industrie textile. Ce sont ces m&#234;mes g&#233;ants du textile qui choisissent o&#249; implanter leurs activit&#233;s et contr&#244;lent l'organisation du march&#233; mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces soci&#233;t&#233;s tirent ainsi les fils d'une production d&#233;sormais mondialis&#233;e, par l'exploitation des salari&#233;s d'ailleurs... et d'ici. Car dans les pays d&#233;velopp&#233;s, les salaires sont faibles aussi : aux Etats-Unis, l'industrie du textile fait massivement appel &#224; des femmes non syndiqu&#233;es, des Noirs et des Hispaniques qui re&#231;oivent des salaires bien en de&#231;&#224; de ceux pratiqu&#233;s dans plusieurs pays d'Europe occidentale et du Japon. Et en France, le taux de salaire moyen dans la fili&#232;re, proche du Smic, est le plus bas de l'industrie. Sans parler des salaires en vigueur &#224; Paris m&#234;me, o&#249; des travailleurs clandestins, en majorit&#233; turcs ou chinois, &#339;uvrent pour des marques bien connues telles que Creeks ou Kooka&#239;. 5 000 entreprises de moins de 50 salari&#233;s dans le Sentier r&#233;alisent 15 &#224; 20 % des v&#234;tements fabriqu&#233;s en France (&lt;em&gt;Alternatives Economiques&lt;/em&gt;, juin 2002). Une autre fa&#231;on de d&#233;localiser vers les bas salaires... en restant sur place !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydie GRIMAL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_137 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L350xH246/rapatriement-bdb9c.gif?1528315706' width='350' height='246' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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