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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskyste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title>28 juin 2016 : Incendie dans le couloir de la chimie lyonnaise : &#192; Bluestar Silicones, le travail tue
</title>
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		<dc:date>2016-10-05T21:07:14Z</dc:date>
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Chimie lyonnaise
</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le 28 juin dernier, alors que de nombreux salari&#233;s se trouvaient dans la rue manifestant contre la loi Travail, un drame se d&#233;roulait dans l'usine de Bluestar Silicones dans le couloir de la chimie &#224; Lyon. L'immense colonne de fum&#233;e qui s'&#233;levait du site annon&#231;ait une issue dramatique. Le bilan fut lourd : un mort et un bless&#233;. &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-107-septembre-octobre-2016-342-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 107, septembre-octobre 2016
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Chimie-lyonnaise-+" rel="tag"&gt;Chimie lyonnaise
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L150xH108/arton9186-a5959.png?1528272336' width='150' height='108' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 28 juin dernier, alors que de nombreux salari&#233;s se trouvaient dans la rue manifestant contre la loi Travail, un drame se d&#233;roulait dans l'usine de Bluestar Silicones dans le couloir de la chimie &#224; Lyon. L'immense colonne de fum&#233;e qui s'&#233;levait du site annon&#231;ait une issue dramatique. Le bilan fut lourd : un mort et un bless&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retour sur les circonstances de cet accident.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;spip_encadre&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bluestar Silicones &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'usine se situe &#224; Saint-Fons, au sud de l'agglom&#233;ration lyonnaise. Elle compte 600 salari&#233;s dont 200 en recherche et d&#233;veloppement et se divise en 7 ateliers de production. On y produit du silicone sous diff&#233;rentes formes, utilis&#233; dans divers types d'industrie (cosm&#233;tique, textile, a&#233;ronautique, &#233;lectrom&#233;nager, etc.). Bluestar Silicones appartient &#224; ChemChina, 16&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; entreprise mondiale de la chimie et soci&#233;t&#233; de l'&#201;tat chinois. Avant le rachat en 2008, l'usine faisait partie de Rhodia (ex-Rh&#244;ne-Poulenc). Pr&#233;sent&#233;e comme une branche &#171; non rentable &#187;, elle a &#233;t&#233; vendue au mieux offrant. Le chiffre d'affaires &#233;tait d'environ 550 millions d'euros en 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Un environnement dangereux banalis&#233;&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'usine Bluestar Silicones de Saint-Fons date des ann&#233;es 1970 (c'&#233;tait alors Rh&#244;ne-Poulenc) et, depuis, quasiment rien n'a boug&#233;. Des investissements ont &#233;t&#233; faits dans les quelques secteurs de production les plus rentables mais rien n'a chang&#233; autour. Ni les ateliers, ni les bureaux n'ont &#233;t&#233; r&#233;nov&#233;s. Les conditions de travail sont tr&#232;s difficiles. Les installations sont v&#233;tustes et tombent tr&#232;s r&#233;guli&#232;rement en panne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire tourner les machines au maximum et les r&#233;parer &#224; la va-vite : voil&#224; la recette parfaite pour g&#233;n&#233;rer des accidents. Les salari&#233;s vivent avec. Ils y sont habitu&#233;s : c'est leur quotidien. Les risques sont banalis&#233;s. L'exposition &#224; la silice et aux solvants, permanente, est consid&#233;r&#233;e comme normale. Cet &#233;tat d'esprit est construit depuis des ann&#233;es par la direction, qui s'emploie &#224; ne r&#233;agir face &#224; aucun accident. Par exemple, lorsqu'un nuage de silice s'&#233;tait &#233;chapp&#233; d'un atelier un an plus t&#244;t, il n'y avait eu aucun confinement dans l'usine alors que le site voisin de Solvay avait mis en &#339;uvre cette proc&#233;dure.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_encadre&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait du bulletin &lt;em&gt;l'&#201;tincelle&lt;/em&gt; du 9 septembre 2015&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il faut que tu respires ! &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez Bluestar, il y a des miracles. Chez Bluestar il neige en plein &#233;t&#233; ! Cela est presque pass&#233; inaper&#231;u. Pas une sir&#232;ne, pas de confinement... enfin presque. Car &#224; Solvay toutes les pr&#233;cautions et r&#232;gles de s&#233;curit&#233; ont &#233;t&#233; appliqu&#233;es. En ces temps de vigilance partag&#233;e, nous pouvons remercier l'entreprise d'&#224; c&#244;t&#233; de nous avoir avertis qu'il y avait un danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, la silice est dangereuse. La respirer est nocif. Ne nous laissons pas entra&#238;ner dans une banalisation des risques que nous prenons tous les jours. Utilisons nos poumons pour crier notre col&#232;re, plut&#244;t que pour respirer ce poison.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;600 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; partent en fum&#233;e : un mort&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 28 juin dernier, 600 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; de b&#226;timents partent en fum&#233;e &#224; Bluestar Silicones. L'&#233;tincelle s'est d&#233;clench&#233;e dans un entrep&#244;t de stockage. Un cariste, sous-traitant de l'entreprise GT, y op&#233;rait une manipulation habituelle : d&#233;poser un f&#251;t avec son Fenwick. Seulement, en manipulant les f&#251;ts, l'un d'entre eux s'est perc&#233;. Un produit inflammable s'est alors d&#233;vers&#233;. Le cariste a donc d&#233;plac&#233; le f&#251;t &#224; l'ext&#233;rieur du b&#226;timent sur un bac de r&#233;tention, laissant au passage une tra&#238;n&#233;e de liquide. Lorsque les fourches du chariot ont touch&#233; le sol, une &#233;tincelle s'est produite, mettant le feu &#224; la tra&#238;n&#233;e de liquide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce genre d'entrep&#244;ts contenant des quantit&#233;s de produits inflammables, les caristes sont cens&#233;s disposer de chariots Atex, c'est &#224; dire dont les pales sont recouvertes d'un mat&#233;riau ne pouvant g&#233;n&#233;rer d'&#233;tincelle, pour &#233;viter tout risque. Seulement voil&#224; : il n'y en avait pas. Un chariot Atex, c'est environ 5 000 &#8364; de plus qu'un chariot classique. Manifestement pour la direction de l'usine, &#231;a ne vaut pas une vie, celle que ce jeune cariste de 28 ans a perdue ce jour-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_encadre&#034;&gt;
&lt;p&gt;Extrait du bulletin &lt;em&gt;l'&#201;tincelle&lt;/em&gt; paru le lendemain de l'accident&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hier, notre coll&#232;gue n'est pas rentr&#233; chez lui.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes choqu&#233;s, nous sommes tristes. Nous sommes aussi en col&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coll&#232;gue n'&#233;tait pas parti gravir une montagne. Il s'&#233;tait lev&#233; comme tous les jours et s'&#233;tait rendu au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu de son travail a servi &#224; payer une Ferrari &#224; un dirigeant. Et ce travail l'a tu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; pourquoi les postures courrouc&#233;es de ce m&#234;me dirigeant, pestant contre le pas de chance et la n&#233;gligence, ne devront pas nous &#233;mouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant que la seule raison d'&#234;tre de notre travail sera l'accroissement des profits de quelques-uns, ils seront responsables de nos blessures. Ils devront &#234;tre la cible de notre col&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Germinal&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans les heures qui ont suivi l'accident, il y avait de quoi se demander si r&#233;ellement ce travailleur &#233;tait d&#233;c&#233;d&#233;. Car la seule pr&#233;occupation de la direction, c'&#233;tait de red&#233;marrer au plus vite la production. Elle a mis tous les travailleurs, encore sous le choc, sur le pont. Branle-bas de combat : d&#232;s que les scell&#233;s mis par la police ont pu &#234;tre d&#233;plac&#233;s, on s'employait &#224; tout faire red&#233;marrer ! Le seul obstacle &#224; la reprise de la production, c'&#233;tait la Dreal (Direction r&#233;gionale de l'environnement, de l'am&#233;nagement et du logement) qui demandait une mise aux normes des installations. Durant la semaine qui a suivi l'accident, tous les travailleurs de l'usine se sont donc employ&#233;s &#224; bricoler les installations pour que &#231;a passe&#8230; se rendant compte alors que rien n'&#233;tait conforme &#224; la l&#233;gislation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mot d'ordre impuls&#233; par la direction : produire au plus vite ! Dans tout cela on en aurait presque oubli&#233; la victime de ces conditions de travail dignes de &lt;em&gt;Germinal&lt;/em&gt;. Histoire de faire bonne figure, la direction a tout de m&#234;me fait mine d'organiser une minute de silence&#8230; dont m&#234;me certains chefs d'ateliers n'avaient pas entendu parler, et qui a &#233;t&#233; faite &#224; la va-vite. Histoire de dire que la course aux profits ne rend pas si inhumains ? &#192; d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des pompiers volontaires face au brasier &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'ont v&#233;cu les salari&#233;s de l'usine durant la journ&#233;e du 28 juin fut terrible. Lors du d&#233;clenchement de l'alerte incendie la sir&#232;ne n'a pas arr&#234;t&#233; de sonner, emp&#234;chant la diffusion de tout message. Une fois la sir&#232;ne neutralis&#233;e, le mot d'ordre &#233;tait de ne pas quitter le poste de travail. Certains salari&#233;s, dont les bureaux n'&#233;taient pas loin du feu, ont senti le rayonnement de l'incendie. Les pompiers auxiliaires&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les pompiers auxiliaires sont des salari&#233;s de l'usine qui ont re&#231;u une (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; ont &#233;t&#233; appel&#233;s pour intervenir en premier. Ils ont d&#251; faire face &#224; un hangar en feu avec du mat&#233;riel d&#233;faillant. Les surpresseurs permettant de donner de la puissance aux lances incendie n'ont pas d&#233;marr&#233; du premier coup. Les minutes ont paru des heures pour ces ouvriers mis devant un brasier. Le renfort de pompiers professionnels a permis de les soulager. Cependant, ce sont ces m&#234;mes pompiers auxiliaires qui ont d&#251; entrer dans le hangar pour aider &#224; chercher le corps.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Se confiner&#8230; sans salle de confinement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Entretemps, le reste des salari&#233;s a eu ordre de se confiner. Le seul probl&#232;me est que tous les b&#226;timents n'ont pas de salle de confinement. De nombreux travailleurs se sont retrouv&#233;s dans les rues de l'usine &#224; chercher un endroit o&#249; se mettre &#224; l'abri. Les sous-traitants ont &#233;t&#233; compl&#232;tement oubli&#233;s. Ils ont d&#251; sortir en courant de l'usine pour &#233;viter le nuage, ne sachant o&#249; aller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fiasco total. Le confinement n'a pas dur&#233; tr&#232;s longtemps et les salari&#233;s ont &#233;t&#233; pri&#233;s de reprendre le travail rapidement. Alors que le feu n'&#233;tait pas encore compl&#232;tement &#233;teint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bilan de cette journ&#233;e du 28 juin est lourd : une personne d&#233;c&#233;d&#233;e et de tr&#232;s nombreuses compl&#232;tement choqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Trois mois plus tard&#8230; rien n'a chang&#233; !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cela fait trois mois que ce jeune cariste est d&#233;c&#233;d&#233;. On pourrait croire &#224; une am&#233;lioration des conditions de s&#233;curit&#233; sur le site suite &#224; ce drame. Pas du tout. Durant tout l'&#233;t&#233;, les &#233;quipes ont tourn&#233; &#224; effectif r&#233;duit, aucun investissement n'a &#233;t&#233; fait, pas m&#234;me dans des chariots ATEX ! Les conditions qui ont engendr&#233; la mort d'un travailleur sont aujourd'hui encore r&#233;unies, ce qui fait parfois l&#226;cher ce genre de phrases dans l'usine : &lt;em&gt;&#171; le prochain mort il est dans notre atelier de toute fa&#231;on &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'amiante&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sans compter que depuis l'accident, les travailleurs sont expos&#233;s &#224; un nouveau risque : l'amiante. En effet, le toit de l'atelier qui a explos&#233; ce jour-l&#224; &#233;tait en fibrociment. Des mesures de pr&#233;sence de fibre d'amiante ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es dans un b&#226;timent voisin, d&#233;passant de loin le seuil autoris&#233;. Le b&#226;timent en question a donc &#233;t&#233; ferm&#233;... et la direction a cru bon de ne pas prendre de mesures dans les autres ateliers, cela va sans dire. Le risque sanitaire est &#233;norme, et les salari&#233;s y sont quotidiennement expos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, comment continuer d'aller au travail sachant qu'on risque d'en mourir, que ce soit d'un accident ou d'une exposition &#224; des produits toxiques. La direction s'emploie tellement et depuis de si longues ann&#233;es &#224; banaliser les risques, qu'elle a instaur&#233; un tabou sur ces sujets.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'arme de la direction : l'individualisation des responsabilit&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Elle s'est aussi dot&#233;e d'une autre arme depuis l'accident : l'individualisation des responsabilit&#233;s li&#233;es aux risques. Par exemple, elle a r&#233;cemment licenci&#233; un int&#233;rimaire car celui-ci, ne poss&#233;dant pas de badge pour entrer dans l'usine, est pass&#233; derri&#232;re un coll&#232;gue &#224; la badgeuse. La direction lui reproche donc de ne pas avoir respect&#233; une r&#232;gle de s&#233;curit&#233;, alors que c'est elle qui est responsable de l'existence des risques, en faisant tourner l'usine dans ces conditions de v&#233;tust&#233;. En faisant la chasse aux sous-traitants, et jusqu'aux cadres qui ne respecteraient pas des mesures de s&#233;curit&#233;, elle essaie de convaincre les travailleurs que c'est chaque individu, sur le site, qui serait responsable de la s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique de banalisation des risques au travail est tellement aboutie &#224; Bluestar Silicones que la direction arrive pour l'instant &#224; se tirer de cette situation sans &#234;tre trop inqui&#233;t&#233;e. Cette strat&#233;gie qui vise &#224; rendre le travailleur responsable de sa propre s&#233;curit&#233; est g&#233;n&#233;rale dans l'industrie de la chimie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement parfois, c'est l'accident de trop. Comme &#224; l'usine Solvay de Dombasle, o&#249; les salari&#233;s ont fait gr&#232;ve pendant deux jours, de fa&#231;on unanime &#224; la production, suite &#224; un accident qui a fait un grand br&#251;l&#233;. Parce que mourir au travail n'est pas une option envisageable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21 septembre 2016, &lt;strong&gt;Lou SERVAGENT et Annick HAUSSMANN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les pompiers auxiliaires sont des salari&#233;s de l'usine qui ont re&#231;u une formation leur permettant d'effectuer les premiers actes d'urgence lors d'un d&#233;part d'incendie en attendant l'arriv&#233;e des pompiers professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Arkema Pierre-B&#233;nite (Lyon) : De la fin d'un atelier au d&#233;but d'une lutte ?
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/De-la-fin-d-un-atelier-au-debut-d-une-lutte</link>
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		<dc:date>2016-10-05T21:06:18Z</dc:date>
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		<dc:subject>Arkema
</dc:subject>
		<dc:subject>Chimie lyonnaise
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>

		<description>Le 14 septembre dernier, la direction d'Arkema annon&#231;ait officiellement la fermeture de l'atelier 130 de l'usine de Pierre-B&#233;nite et la suppression de 38 postes. Le jour m&#234;me, l'usine &#233;tait en gr&#232;ve et la production &#224; l'arr&#234;t. &lt;br /&gt;Au sein de cette usine chimique, l'atelier 130 est d&#233;di&#233; &#224; la production de gaz fluor&#233;s, qui interviennent notamment dans la production d'air conditionn&#233;, en particulier dans la climatisation des voitures. Pour justifier sa d&#233;cision, la direction invoque l'&#233;volution &#224; venir de la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Alstom-SFR-Latecoere-Arkema-tous-ensemble-contre-les-licencieurs-" rel="directory"&gt;Alstom, SFR, Lat&#233;co&#232;re, Arkema... tous ensemble contre les licencieurs
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Arkema-+" rel="tag"&gt;Arkema
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Chimie-lyonnaise-+" rel="tag"&gt;Chimie lyonnaise
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Licenciements-+" rel="tag"&gt;Licenciements
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 14 septembre dernier, la direction d'Arkema annon&#231;ait officiellement la fermeture de l'atelier 130 de l'usine de Pierre-B&#233;nite et la suppression de 38 postes. Le jour m&#234;me, l'usine &#233;tait en gr&#232;ve et la production &#224; l'arr&#234;t.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au sein de cette usine chimique, l'atelier 130 est d&#233;di&#233; &#224; la production de gaz fluor&#233;s, qui interviennent notamment dans la production d'air conditionn&#233;, en particulier dans la climatisation des voitures. Pour justifier sa d&#233;cision, la direction invoque l'&#233;volution &#224; venir de la r&#233;glementation europ&#233;enne. En effet, &#224; partir du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 2017, l'utilisation du gaz fluor&#233; R134a, produit dans l'atelier promis &#224; la fermeture, sera interdite dans tout nouveau v&#233;hicule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, il s'agit l&#224; d'un pr&#233;texte, puisque le patron en profite pour &#233;tendre au maximum le plan de suppression de postes. Ce plan de restructuration va toucher les autres secteurs de l'usine. D'ailleurs, m&#234;me apr&#232;s le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier, la production de R134a restera utile. En effet, il faudra toujours recharger les voitures vendues avant le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier avec ce gaz. Cela, la direction le sait bien puisqu'elle compte en tirer profit : malgr&#233; l'arr&#234;t de la production &#224; Pierre-B&#233;nite, Arkema disposera toujours des quotas de vente allou&#233;s par l'Union europ&#233;enne, ce qui am&#232;nera l'entreprise &#224; s'approvisionner en R134a ailleurs pour revendre ce gaz&#8230; et se faire de juteux profits au passage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction voudrait faire passer son plan en douceur en promettant que les 38 travailleurs dont le poste serait supprim&#233; seront reclass&#233;s sur le site. &lt;em&gt;&#171; Aucun plan social &#187;&lt;/em&gt;, comme ils disent. Bien entendu, elle se garde bien d'&#233;voquer les conditions de ce reclassement. Qui plus est, ces reclassements auront un prix, notamment le non-renouvellement de nombreux travailleurs en CDD, pr&#233;sents dans l'entreprise depuis plusieurs ann&#233;es pour certains. Il y aura aussi des suppressions indirectes d'emplois, puisque nombreux sont les travailleurs d'entreprises ext&#233;rieures &#224; intervenir sur un atelier de ce type. On voudrait nous faire croire qu'on peut supprimer 38 postes et arr&#234;ter une activit&#233; de production sans fabriquer des dizaines de ch&#244;meurs. &#192; d'autres !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un milliard de profits en 2015&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Arkema n'a pas le couteau sous la gorge, loin de l&#224;. En 2015, l'entreprise a fait plus d'un milliard d'euros de profits&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Mesur&#233; par l'Ebitda, soit le b&#233;n&#233;fice avant que n'en soient soustraits divers (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Pour une entreprise ayant un chiffre d'affaire de 7,7 milliards d'euros et un effectif de 19 000 salari&#233;s, c'est &#233;norme ! Pas plus tard que cet &#233;t&#233;, Arkema a fait l'acquisition d'une entreprise n&#233;erlandaise pour un demi milliard d'euros. Et maintenant, pour quelques millions d'euros d'&#233;conomies, ils voudraient envoyer des dizaines de travailleurs au P&#244;le emploi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour toutes ces raisons, l'annonce de la fermeture de l'atelier 130 a d&#233;clench&#233; une r&#233;action de col&#232;re. Les travailleurs savaient ce que le patron allait annoncer au Comit&#233; central d'entreprise du 14 septembre et ont d&#233;cid&#233; qu'il fallait leur montrer tout de suite qu'on &#233;tait pr&#234;t &#224; se battre. L'usine s'est mise en gr&#232;ve, la production totalement arr&#234;t&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale a r&#233;uni 70 travailleurs, venus des diff&#233;rents secteurs du site, ce qui ne s'&#233;tait pas vu depuis longtemps. Tous &#233;taient d'accord pour dire que ce plan n'&#233;tait pas acceptable et qu'il ne fallait pas laisser tomber les coll&#232;gues en CDD qui allaient perdre leur boulot. Chacun sait que la direction veut faire passer son plan le plus vite possible, et encore plus vite occuper la t&#234;te des travailleurs dont le poste sera supprim&#233; par des consid&#233;rations personnelles sur le reclassement. Dans ce contexte, il ne faut pas perdre de temps pour leur montrer qu'on est pr&#234;t &#224; lutter contre se plan. Bref, le ton &#233;tait combattif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rendez-vous donn&#233; mercredi 28 septembre pour la prochaine journ&#233;e de gr&#232;ve&#8230; qui annonce, esp&#233;rons-le, le d&#233;but d'une lutte collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 25 septembre 2016, correspondant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Mesur&#233; par l'Ebitda, soit le b&#233;n&#233;fice avant que n'en soient soustraits divers &#233;l&#233;ments comme les int&#233;r&#234;ts, les imp&#244;ts, les taxes, etc.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Recyclage des terres rares : la &#171; chimie verte &#187; &#224; l'&#233;preuve de la rentabilit&#233;
</title>
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		<dc:subject>&#201;cologie
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Chimie lyonnaise
</dc:subject>

		<description>27 septembre 2012 : l'usine Solvay de Saint-Fons en banlieue lyonnaise re&#231;oit en grande pompe. Sous le barnum, &#233;lus locaux et dirigeants du groupe savourent le champagne en pr&#233;sence des nombreux journalistes sollicit&#233;s pour l'occasion. Solvay inaugure son activit&#233; de recyclage des terres rares baptis&#233;e Col&#233;op'terre, deux unit&#233;s industrielles dans les usines de Saint-Fons et La Rochelle. &lt;br /&gt;Janvier 2016 : barnum et petits fours sont loin. Les journalistes beaucoup moins sollicit&#233;s. &#192; peine quatre ans&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L150xH72/arton9079-36bd9.png?1526452977' width='150' height='72' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;27 septembre 2012 :&lt;/em&gt; l'usine Solvay de Saint-Fons en banlieue lyonnaise re&#231;oit en grande pompe. Sous le barnum, &#233;lus locaux et dirigeants du groupe savourent le champagne en pr&#233;sence des nombreux journalistes sollicit&#233;s pour l'occasion. Solvay inaugure son activit&#233; de recyclage des terres rares baptis&#233;e Col&#233;op'terre, deux unit&#233;s industrielles dans les usines de Saint-Fons et La Rochelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Janvier 2016 :&lt;/em&gt; barnum et petits fours sont loin. Les journalistes beaucoup moins sollicit&#233;s. &#192; peine quatre ans apr&#232;s leurs inaugurations, Solvay annonce beaucoup plus discr&#232;tement l'arr&#234;t de ses unit&#233;s de recyclage et la destruction de 51 emplois. Entre-temps la rentabilit&#233; aura repris ses droits sur l'&#233;cologie&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Solvay, groupe belge qui emploie 26 000 personnes dans le monde fournit d&#233;j&#224; des terres rares, pour le march&#233; des poudres luminophores et des pots catalytiques. &#192; partir de 2008, le prix des terres rares s'envole, comme le terbium dont la valeur est multipli&#233;e par neuf en deux ans. L'hypoth&#232;se d'une bulle sp&#233;culative est d&#232;s cette &#233;poque la plus probable. N&#233;anmoins le chimiste flaire une bonne affaire en d&#233;veloppant un march&#233; des terres rares recycl&#233;es en lien avec les fabricants d'ampoules basse consommation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;r&#234;t &#233;cologique d'une technique de recyclage est r&#233;el puisque, m&#234;me si la fili&#232;re de recyclage des ampoules existait bel et bien, il &#233;tait partiel : une fois le verre valoris&#233;, les terres rares usag&#233;es, elles, finissaient leur vie&#8230; en d&#233;charge. La caution &#171; chimie verte &#187; est une aubaine pour la communication du groupe. Les chimistes sont des grands adeptes du &lt;em&gt;greenwashing&lt;/em&gt; et d&#233;pensent des fortunes pour faire oublier leurs chemin&#233;es fumantes &#224; coup d'images d'enfants courant dans l'herbe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette noble cause va surtout permettre &#224; l'industriel qui cette ann&#233;e-l&#224; distribue 271 millions d'euros de dividendes, d'obtenir de l'argent public du fonds europ&#233;en life+, et du p&#244;le r&#233;gional de comp&#233;titivit&#233; Axelera. &#192; ces aides directement li&#233;es au &lt;em&gt;d&#233;veloppement durable&lt;/em&gt;, il faut aussi ajouter les Cr&#233;dit d'imp&#244;t pour la comp&#233;titivit&#233; et l'emploi (CICE) et Cr&#233;dit d'imp&#244;t recherche (CIR), dont Solvay n'oublie pas de profiter largement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'image du groupe cr&#233;ateur d'emplois est pourtant &#224; relativiser s&#233;rieusement. En cette m&#234;me ann&#233;e, le seul site de Saint-Fons avait vu en dix ans ses effectifs divis&#233;s par deux avec la destruction de plus de 300 emplois. Au moment m&#234;me o&#249; Solvay faisait sonner les trompettes pour l'inauguration de Col&#233;op'terre, plus de 20 emplois &#233;taient supprim&#233;s avec l'arr&#234;t des derniers ateliers de la partie sud de l'usine, faisant de la zone une immense friche industrielle. Le d&#233;marrage de Col&#233;op'terre n'aura en r&#233;alit&#233; que stabilis&#233; temporairement les effectifs du site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Saint-Fons on peut affirmer que la premi&#232;re chose recycl&#233;e par cet atelier aura &#233;t&#233; des salari&#233;s dont le poste avait &#233;t&#233; r&#233;cemment supprim&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;10 millions de com pour 15 millions d'investissement seulement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les 15 millions d'euros d'investissement annonc&#233;s par Solvay pour la mise en place de cette nouvelle activit&#233; sont en r&#233;alit&#233; assez modestes pour un projet industriel. En comparaison, l'op&#233;ration de communication pour les 150 ans du groupe avait co&#251;t&#233; &#224; elle seule 10 millions d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche du moindre co&#251;t a &#233;t&#233; permanente. La nouvelle installation de Saint-Fons est mont&#233;e dans un b&#226;timent des ann&#233;es 1970, partiellement d&#233;samiant&#233; pour l'occasion, qui abritait une unit&#233; de fabrication jusqu'en 2005. Solvay n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; recycler aussi des appareils anciens, laiss&#233;s d&#233;saffect&#233;s au gr&#233; des fermetures d'ateliers. Ce choix aura des cons&#233;quences pour la s&#233;curit&#233; des op&#233;rateurs : un s&#233;choir r&#233;employ&#233;, et donc pas directement adapt&#233; au produit, n&#233;cessitait de nombreuses et dangereuses op&#233;rations de nettoyage. C'est lors d'une de ces t&#226;ches qu'un jeune int&#233;rimaire aura la main droite arrach&#233;e en f&#233;vrier 2013. Ce grave accident n'a pas emp&#234;ch&#233; Solvay de faire red&#233;marrer l'atelier seulement quinze jours apr&#232;s, sans autre intervention qu'un &#171; rappel des consignes de s&#233;curit&#233; &#187;. Il a fallu attendre plus d'un an pour qu'une modification soit entreprise sur l'appareil en cause, pour supprimer la t&#226;che de nettoyage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet accident a mis aussi en lumi&#232;re l'importante proportion d'int&#233;rimaires dans les premiers mois du d&#233;marrage et a contraint Solvay &#224; embaucher, mais pas &#224; hauteur du suppl&#233;ment d'effectifs habituellement n&#233;cessaire &#224; un d&#233;marrage d'atelier, d'autant plus avec un proc&#233;d&#233; encore exp&#233;rimental. D'o&#249; les conditions de travail difficiles pour les op&#233;rateurs lors des premiers mois de fonctionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ce d&#233;marrage &#224; l'&#233;conomie le chimiste anticipait-il la fragilit&#233; de son activit&#233; de recyclage ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La bulle se d&#233;gonfle&#8230; les postures &#233;colos aussi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis les prix des terres rares se sont effondr&#233;s avec des pertes de valeur pouvant aller jusqu'&#224; 80 % pour certains minerais. Le march&#233; des ampoules basse consommation, ou &#171; fluo-compactes &#187;, &#224; base de poudres luminophores est concurrenc&#233; par la technologie LED, moins gourmande en terres rares, et le discours de Solvay devient plus prosa&#239;quement celui d'un capitaliste en mal de profit. Philips et Osram, les fabricants d'ampoules, ont aussi sorti leurs calculettes et rechignent d&#233;sormais &#224; acheter un produit issu du recyclage dont le prix est d&#233;sormais moins int&#233;ressant pour garantir leurs propres profits, alors m&#234;me qu'ils d&#233;veloppent de leur c&#244;t&#233; les lampes &#224; LED.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant m&#234;me l'annonce officielle de l'arr&#234;t des ateliers, en janvier 2016, Solvay a mis en &#339;uvre des proc&#233;dures de reclassement pour les 51 postes supprim&#233;s. Le martelage d'arguments &#233;conomiques se voulant imparables et l'ass&#232;chement r&#233;current de l'atelier en mati&#232;re premi&#232;re ont cr&#233;&#233; un profond sentiment de r&#233;signation face &#224; cette fermeture. Seul le syndicat CGT a revendiqu&#233; le maintien de l'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le Col&#233;op'terre : esp&#232;ce d&#233;j&#224; disparue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Parmi les op&#233;rateurs, qui sont nombreux &#224; avoir d&#233;j&#224; v&#233;cu une, voire plusieurs fermetures d'ateliers, on regrette la disparition d'un outil qui &#233;tait enfin devenu op&#233;rationnel. D'autres, marqu&#233;s par les mauvaises conditions de travail ne cachent pas leur envie de tourner la page. Plus g&#233;n&#233;ralement c'est un nouveau coup dur pour l'emploi dans le secteur. Solvay, en bon groupe capitaliste, n'est intervenu dans cette fili&#232;re de recyclage que pour profiter de sa rentabilit&#233; passag&#232;re et accro&#238;tre ses profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant les techniques et savoir-faire d&#233;velopp&#233;s &#224; cette occasion ont un r&#233;el int&#233;r&#234;t pour l'ensemble de la soci&#233;t&#233;. M&#234;me si l'usage des poudres luminophores &#224; base de terres rares semble en d&#233;clin avec la disparition attendue des ampoules fluo-compactes, l'emploi des terres rares ne cesse de se d&#233;velopper dans diff&#233;rents secteurs, de la production de pots catalytiques &#224; celle de l'&#233;norme aimant d'une &#233;olienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le recyclage fait aujourd'hui l'objet de nombreuses exp&#233;rimentations de par le monde, mais l'arr&#234;t de l'activit&#233; Col&#233;op'terre montre &#224; quel point une v&#233;ritable mise en &#339;uvre &#224; l'&#233;chelle industrielle reste soumise aux seuls imp&#233;ratifs de rentabilit&#233; du capital. En attendant que les travailleurs se placent aux commandes de la soci&#233;t&#233;, les terres rares usag&#233;es continueront &#224; prendre le chemin de la d&#233;charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
4 juin 2016, Rafi HAMAL
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Des terres rares ni &#171; terres &#187; ni &#171; rares &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les terres rares sont un ensemble de 16 &#224; 17 m&#233;taux (entre autres le c&#233;rium, le lanthane, le n&#233;odyme, parmi les plus utilis&#233;s), pratiquement toujours associ&#233;s dans leurs gisements dans la nature et aux propri&#233;t&#233;s chimiques tr&#232;s voisines. Depuis les ann&#233;es 1950, l'usage des terres rares n'a cesser de se d&#233;velopper au fil des innovations technologiques. Les applications sont tr&#232;s diverses : poudres luminophores, catalyse, batterie NiMH, poudre de polissage&#8230; Aujourd'hui c'est dans la fabrications d'aimants permanents que la demande de terres rares est la plus importante, gr&#226;ce &#224; leur efficacit&#233; dans les moteurs et g&#233;n&#233;rateurs &#233;lectriques. Une seule &#233;olienne en contient jusqu'&#224; 600 kg !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; une pr&#233;sence en abondance dans l'&#233;corce terrestre, les principaux gisements de terres rares exploit&#233;s se trouvent en Chine. Depuis l'arr&#234;t de la production am&#233;ricaine en 2002, la Chine assure 90 % de la production mondiale. Cette h&#233;g&#233;monie attise l'int&#233;r&#234;t pour les proc&#233;d&#233;s de recyclage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Macron &#224; Lyon
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Macron-a-Lyon</link>
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		<dc:date>2016-06-06T08:52:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Emmanuel Macron
</dc:subject>
		<dc:subject>Chimie lyonnaise
</dc:subject>

		<description>Jeudi 2 juin, Macron est venu &#224; Lyon faire son show aupr&#232;s du maire de Lyon, G&#233;rard Collomb (PS) et du patronat local. Il a commenc&#233; par une visite de l'usine Arkema, dans le couloir de la Chimie, devant un parterre bien choisi. Moins choisi en revanche &#233;tait le comit&#233; d'accueil &#224; l'ext&#233;rieur de l'usine : au moins 2 000 manifestants &#233;taient l&#224;, jeunes et salari&#233;s en lutte, dont ceux d'Arkema bien s&#251;r, mais aussi d'autres sites de l'industrie chimique. Tout au long de la journ&#233;e, le ministre a pu se d&#233;placer&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jeudi 2 juin, Macron est venu &#224; Lyon faire son show aupr&#232;s du maire de Lyon, G&#233;rard Collomb (PS) et du patronat local. Il a commenc&#233; par une visite de l'usine Arkema, dans le couloir de la Chimie, devant un parterre bien choisi. Moins choisi en revanche &#233;tait le comit&#233; d'accueil &#224; l'ext&#233;rieur de l'usine : au moins 2 000 manifestants &#233;taient l&#224;, jeunes et salari&#233;s en lutte, dont ceux d'Arkema bien s&#251;r, mais aussi d'autres sites de l'industrie chimique. Tout au long de la journ&#233;e, le ministre a pu se d&#233;placer en ville, mais confortablement entour&#233; de plusieurs compagnies de CRS. Pas facile au gouvernement de faire son Guignol quand la moindre sortie de son ministre de l'&#233;conomie fait d&#233;brayer trois usines du couloir de la Chimie !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lyon &#8211; Couloir de la Chimie : Une r&#233;action exothermique contre la loi Travail
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Arkema
</dc:subject>
		<dc:subject>Loi Travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Chimie lyonnaise
</dc:subject>

		<description>Si la mobilisation se d&#233;roule pour l'heure &#224; un niveau assez in&#233;gal selon les sites dans le couloir de la Chimie, ce mouvement commence un peu &#224; balayer le sentiment d'impuissance qui s'&#233;tait install&#233; chez beaucoup de travailleurs ces derni&#232;res ann&#233;es. Les directions de nos entreprises encha&#238;nent les r&#233;organisations, les suppressions de postes, des formes de r&#233;pression diverses et vari&#233;es et les r&#233;actions demeurent faibles et trop isol&#233;es face &#224; ces attaques. &lt;br /&gt;La d&#233;faite du mouvement de 2010 contre la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si la mobilisation se d&#233;roule pour l'heure &#224; un niveau assez in&#233;gal selon les sites dans le couloir de la Chimie, ce mouvement commence un peu &#224; balayer le sentiment d'impuissance qui s'&#233;tait install&#233; chez beaucoup de travailleurs ces derni&#232;res ann&#233;es. Les directions de nos entreprises encha&#238;nent les r&#233;organisations, les suppressions de postes, des formes de r&#233;pression diverses et vari&#233;es et les r&#233;actions demeurent faibles et trop isol&#233;es face &#224; ces attaques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;faite du mouvement de 2010 contre la r&#233;forme des retraites a laiss&#233; des traces ; l'id&#233;e s'est r&#233;pandue que la lutte collective &#224; travers des manifestations ne serait finalement pas efficace. En r&#233;ponse &#224; ce sentiment de perte de confiance, certains travailleurs &#233;voquaient des actions radicales, voire parlaient de &#171; couper des t&#234;tes &#187;. Avec le mouvement actuel, ces id&#233;es se dissipent et une partie des travailleurs reprennent espoir de contrecarrer le rouleau compresseur patronal avec leur force collective.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des d&#233;buts de mobilisation prometteurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le 9 mars, nous &#233;tions nombreux &#224; nous mobiliser avec des nouvelles t&#234;tes pour qui c'&#233;tait la premi&#232;re manifestation. Une premi&#232;re r&#233;action &#233;pidermique face &#224; cette nouvelle attaque. Beaucoup de travailleurs restent sid&#233;r&#233;s et d&#233;boussol&#233;s que cela vienne du Parti socialiste. Ils avaient vot&#233; pour Hollande pensant que ce serait mieux que le gouvernement Sarkozy. Et, l&#224;, c'est pire comme beaucoup le disent. Apr&#232;s l'encaissement de ce nouveau coup, la vapeur monte et de nouveaux travailleurs rejoignent le mouvement de gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 31 mars, le cort&#232;ge de la Chimie est constitu&#233; de 300 travailleurs dans la manifestation lyonnaise, une trentaine de chaque entreprise. Le sentiment de rejet de cette loi est dans tous les esprits, renforc&#233; par l'id&#233;e qu'&lt;em&gt;&#171; on ne va quand m&#234;me pas laisser les lyc&#233;ens se faire casser la gueule par les flics sans r&#233;agir. &#187;&lt;/em&gt; &#201;tat d'urgence, loi travail&#8230; c'en est assez !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Bluestar en pointe dans la lutte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; Bluestar Silicones, la mobilisation conna&#238;t un rythme plus dynamique que dans la plupart des autres bo&#238;tes de la chimie. Le 9 mars, le 17, le 24, le 31, le 5 et 9 avril&#8230; dans cette usine, les travailleurs participent &#224; toutes les dates de mobilisation, dans la gr&#232;ve et la manifestation. Il faut dire que des d&#233;brayages de 3 heures par poste, pendant une dizaine de jours, leur ont permis, deux mois plus t&#244;t, d'obtenir gain de cause sur des augmentations de salaires lors des NAO. L'ambiance r&#233;cente du succ&#232;s de cette lutte motive mais ce sont aussi les conditions de travail pourries dans certains ateliers, des menaces de fermeture d'un atelier qui poussent les travailleurs &#224; exprimer un ras-le-bol g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Tout de m&#234;me dans chaque gros groupe : un faux sentiment d'&#234;tre prot&#233;g&#233;s demeure...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans la t&#234;te d'une partie des travailleurs, que ce soit &#224; Arkema, Solvay et m&#234;me Bluestar, le fait d'&#234;tre dans un grand groupe &#233;loignerait les cons&#233;quences &#233;ventuelles de la loi Travail. Les salari&#233;s des bo&#238;tes sous-traitantes se montrent tr&#232;s r&#233;volt&#233;s face &#224; cette loi, car ils se sentent directement menac&#233;s sans moyen collectif de d&#233;fense. Ceux des grosses entreprises se sentent aussi plus prot&#233;g&#233;s avec des syndicats. La propagande patronale joue aussi. Sur le site de Pierre-B&#233;nite, la direction d'Arkema s'est fendue d'un tract insistant &lt;em&gt;&#171; sur les bonnes conditions sociales, bien au-dessus du Code du travail &#187; &lt;/em&gt;dont b&#233;n&#233;ficiaient ses salari&#233;s&lt;em&gt;.&lt;/em&gt; Elle a m&#234;me os&#233; envoyer un courrier individuel &#224; chaque travailleur, rappelant les derni&#232;res augmentations de salaire&#8230;dues en grande partie &#224; la gr&#232;ve de d&#233;cembre d'une majorit&#233; d'usines du groupe ; tout &#231;a pour justifier qu'elle soigne bien ses salari&#233;s. La r&#233;alit&#233; est tout autre : suppressions de poste en permanence avec des augmentations de charge de travail, pr&#233;sence accrue d'emplois pr&#233;caires ; de plus, d&#232;s que la direction le peut, elle grignote des avantages acquis, comme le nombre d'heures de masques, des compensations par rapport &#224; des horaires d&#233;cal&#233;s, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#8230; et pourtant !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette loi a &#233;t&#233; faite par et pour les grands patrons. Tous les accords obtenus par les luttes pass&#233;es pourront &#234;tre plus facilement remis en cause et auront une dur&#233;e de vie pr&#233;caire. Et la Chimie est un secteur avec une longue tradition de luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, certaines mesures de cette loi ont de quoi inqui&#233;ter s&#233;rieusement les travailleurs de la Chimie. Par exemple sur le temps d'astreinte serait alors consid&#233;r&#233; comme du temps de repos, ce qui laisserait au patron la possibilit&#233; de r&#233;duire la prime d'astreinte et de ne pas &#234;tre dans l'obligation de donner des repos compensateurs. Ou encore sur les inaptitudes : aujourd'hui, en pareil cas, le patron est forc&#233; d'adapter le poste ou de reclasser le travailleur concern&#233;. Si la loi passe il pourra simplement le mettre &#224; la porte. Les indemnit&#233;s de licenciement en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle ? R&#233;duites si cette loi passe&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'exasp&#233;ration est palpable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En plein c&#339;ur de ce mouvement contre la loi Travail, comme si on n'avait pas de quoi &#234;tre assez en col&#232;re, &#233;clate l'affaire des &lt;em&gt;Panama Papers&lt;/em&gt;. Un sentiment de col&#232;re anime alors beaucoup de travailleurs : on nous impose toujours plus de d&#233;gradations de nos conditions de travail au nom de la comp&#233;titivit&#233;, on nous parle de d&#233;ficit de l'&#201;tat qu'il faut rembourser, mais &#224; c&#244;t&#233; de &#231;a on aide les banques qui vont planquer du fric ailleurs pour ne pas payer d'imp&#244;ts ! Alors que nous, simples travailleurs, le moindre &#233;cart sur notre feuille d'imp&#244;t et c'est le redressement. Une vraie dictature comme beaucoup l'expriment.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La Chimie Debout ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, ce sont des minorit&#233;s dans chaque entreprise qui se mobilisent par la gr&#232;ve et qui battent le pav&#233;. Il est encore difficile de se r&#233;unir entre travailleurs pour discuter du mouvement, pour s'organiser et pour pr&#233;parer au mieux les prochaines journ&#233;es de mobilisation interprofessionnelle comme celle du 28 avril. La minorit&#233; de travailleurs en lutte a conscience que, pour faire reculer le gouvernement, il faut faire basculer la majorit&#233; dans le mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre de nos coll&#232;gues regardent avec distance certes, mais sympathie les Nuit Debout. Ce mouvement est vu des usines comme une prolongation de celui des jeunes contre la loi Travail. Alors, pourquoi ne pas essayer d'en faire un cadre d'organisation pour la mobilisation contre la loi Travail ? Une occasion pour les minorit&#233;s en lutte de la Chimie de discuter avec des travailleurs d'autres entreprises qui se posent sans doute eux aussi la question de savoir comment massifier ce mouvement pour faire retirer sa loi &#224; ce gouvernement des patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;15 avril 2016, Maya PALENKE et Annick HAUSSMAN
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Sale coup en pr&#233;paration
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Extrait de l'&#201;tincelle Solvay Saint-Fons Chimie du 4 avril 2016) &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction pr&#233;voit un &#171; plan d'&#233;conomie &#187; de 1,3 million d'euros sur l'usine. Et, avec &#231;a il faudrait la comprendre ! Notre pauvre patron se plaint d'un surco&#251;t de frais fixes apr&#232;s la fermeture de Col&#233;o. Autrement dit, apr&#232;s avoir supprim&#233; des postes il faut bien... en supprimer d'autres ! (&#8230;) Pr&#233;parons-nous &#224; stopper cette h&#233;morragie !&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Bluestar dans la lutte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(Extrait de l'&#201;tincelle de Bluestar Silicones du 4 avril 2016)
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 9 mars, nous sommes en gr&#232;ve tous les jeudis. Nous &#233;tions en gr&#232;ve hier et nous serons en gr&#232;ve samedi 9 avril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes nombreux de Bluestar &#224; aller aux manifestations entour&#233;s de nos camarades de Solvay, de l'IFP, de Total, d'Arkema, de Kem One.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement continue, &#224; nous de le faire vivre. (&#8230;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Usines Rhodia du groupe Solvay : Une ann&#233;e de col&#232;re pour les salaires
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Usines-Rhodia-du-groupe-Solvay-Une-annee-de-colere-pour-les-salaires</link>
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		<dc:date>2015-01-28T08:21:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Chimie lyonnaise
</dc:subject>

		<description>Dans les usines Rhodia du groupe Solvay, l'ann&#233;e 2014 a connu plusieurs mouvements sur les salaires notamment au printemps 2014, lorsqu'au milieu de multiples t&#233;moignages de bons r&#233;sultats, la direction du groupe a annonc&#233; un int&#233;ressement de 1 000 &#8364;, inf&#233;rieur &#224; celui de l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente. Des gr&#232;ves avaient &#233;clat&#233; notamment &#224; Saint-Fons et &#224; La Rochelle, poussant la direction &#224; sortir de l'oubli la &#171; Prime de partage des profits &#187; (ou prime Sarkozy). La &#171; n&#233;gociation &#187; de cette prime pr&#233;sent&#233;e comme une&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les usines Rhodia du groupe Solvay, l'ann&#233;e 2014 a connu plusieurs mouvements sur les salaires notamment au printemps 2014, lorsqu'au milieu de multiples t&#233;moignages de bons r&#233;sultats, la direction du groupe a annonc&#233; un int&#233;ressement de 1 000 &#8364;, inf&#233;rieur &#224; celui de l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente. Des gr&#232;ves avaient &#233;clat&#233; notamment &#224; Saint-Fons et &#224; La Rochelle, poussant la direction &#224; sortir de l'oubli la &#171; Prime de partage des profits &#187; (ou prime Sarkozy). La &#171; n&#233;gociation &#187; de cette prime pr&#233;sent&#233;e comme une potentielle compensation du faible int&#233;ressement avait surtout l'avantage, pour la direction, de se d&#233;rouler plusieurs mois plus tard, le temps que la pression redescende.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre, cette prime se r&#233;v&#233;la bien inf&#233;rieure aux promesses, ses 250 &#8364; &#233;tant bien loin de compenser les 1 000 &#8364; qui, pour beaucoup, manquaient sur la fiche de paye. Le groupe se targuait toujours de ses bons r&#233;sultats, notamment avec une avance sur dividende pour les actionnaires qui &#233;quivaut &#224; 8 000 &#8364; par salari&#233; de Solvay. Les N&#233;gociations annuelles obligatoires (NAO) &#233;taient attendues de pied ferme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Dans la chimie, le patronat se croit tout permis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La direction n'a pas jou&#233; longtemps le simulacre du dialogue social. Moins d'une semaine avant la rencontre avec les syndicats, elle annon&#231;ait la suppression pure et simple d'une des deux journ&#233;es de n&#233;gociations pr&#233;vues, au pr&#233;texte d'un &lt;em&gt;&#171; rendez-vous au minist&#232;re &#187;.&lt;/em&gt; Moins d'une journ&#233;e lui suffit ensuite pour annoncer 0,7 % d'augmentation g&#233;n&#233;rale avec un talon de 20 &#8364;, un chiffre per&#231;u par beaucoup comme une provocation dans le contexte du groupe. Faudra-t-il consid&#233;rer ces 20 &#8364; comme la norme pour les ann&#233;es fastes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT du groupe Rhodia appella alors &#224; une journ&#233;e de gr&#232;ve le jeudi 11 d&#233;cembre. La gr&#232;ve sera suivie et se prolongera les jours suivants sur les sites de Valence, Saint-Fons et La Rochelle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le lock-out d&#233;guis&#233; en &#171; arr&#234;t pour s&#233;curit&#233; &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est lors des gr&#232;ves du printemps &#224; l'usine Saint-Fons Sp&#233;cialit&#233;s, que la direction avait inaugur&#233; sa menace de lock-out. La menace seule avait suffi alors &#224; fragiliser le mouvement et &#224; en pr&#233;cipiter la fin. Cette proc&#233;dure, tr&#232;s r&#233;glement&#233;e, permet &#224; l'employeur de suspendre les contrats de travail des salari&#233;s vis&#233;s, donc de les priver de salaire ! L'utiliser pour briser une gr&#232;ve, technique souvent employ&#233;e dans l'histoire des luttes, est aujourd'hui ill&#233;gal en France. Pour innover avec du vieux, Solvay a donc pr&#233;text&#233; des raisons de s&#233;curit&#233;. Selon la direction, le manque d'effectifs d&#251; &#224; la gr&#232;ve n'aurait pas permis de maintenir la s&#233;curit&#233; des installations, une probl&#233;matique sensible dans les sites class&#233;s Seveso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction commande donc un arr&#234;t complet des installations pour les mettre en s&#233;curit&#233;. Rien de tr&#232;s exceptionnel ici. Ce type d'arr&#234;t est m&#234;me courant tout au long de l'ann&#233;e. Les raisons en sont multiples : apr&#232;s un incident technique, pour de grosses op&#233;rations de maintenance ou encore pendant les vacances d'&#233;t&#233;, lorsque certains ateliers sont ferm&#233;s. L&#224; o&#249; la ligne est franchie c'est que la direction en d&#233;duit une impossibilit&#233; de donner du travail et s'autorise en cons&#233;quence &#224; suspendre des contrats. Cet argument ne tient pas longtemps : du nettoyage &#224; la formation, en passant par la petite maintenance, les t&#226;ches &#171; suppl&#233;tives &#187; sont en effet tr&#232;s nombreuses. En imposer sans cesse de nouvelles aux op&#233;rateurs est m&#234;me une des missions de l'encadrement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'usine Saint-Fons Sp&#233;cialit&#233;s, la proc&#233;dure fut engag&#233;e le 15 d&#233;cembre, d&#232;s le quatri&#232;me jour du mouvement. Quitte &#224; contrecarrer la gr&#232;ve par un biais l&#233;galement douteux, la direction ne s'est m&#234;me pas embarrass&#233;e de sauvegarder les apparences en faisant mine de passer par les voies de la n&#233;gociation. Elle a ordonn&#233; l'arr&#234;t des installations &#224; l'HQPC, l'atelier le plus important de l'usine, la veille du CE pr&#233;vu pour annoncer la suspension des contrats. Ainsi d&#232;s le lundi soir tomb&#232;rent les premi&#232;res suspensions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'industrie chimique, l'&#233;puisement des installations pour aboutir &#224; des appareils vides prend du temps, jusqu'&#224; plusieurs jours parfois. Il s'agit d'&#233;couler toute la mati&#232;re premi&#232;re engag&#233;e sans en utiliser de nouvelle. Encadrement et petits chefs ont donc &#233;t&#233; mobilis&#233;s pour acc&#233;l&#233;rer les proc&#233;dures d'arr&#234;ts. Les suspensions de contrats devaient frapper au plus vite, parfois m&#234;me au m&#233;pris de la s&#233;curit&#233;. Cet objectif a &#233;t&#233; rendu &#224; ce point prioritaire pour l'encadrement qu'il en oubliera parfois les r&#233;alit&#233;s de la fabrication. Ainsi dans un atelier, on a pu voir un ing&#233;nieur tellement p&#233;n&#233;tr&#233; par sa mission que ce sont les op&#233;rateurs &#224; qui il venait d'ordonner de quitter l'usine qui l'ont inform&#233; qu'il restait encore du produit dans les &#171; gamelles &#187;. L'&#233;puisement des installations n'&#233;tait pas termin&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des suspensions qui d&#233;moralisent&#8230; ou qui mobilisent !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;15 d&#233;cembre 2014&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; : Touchant des gr&#233;vistes comme des non gr&#233;vistes, la direction d&#233;cide donc de suspendre des contrats de travail : une mesure in&#233;dite qui d&#233;t&#233;riore rapidement le climat dans l'usine de Saint-Fons. Le syndicat CFDT, qui n'avait pas appel&#233; &#224; la gr&#232;ve, se met m&#234;me soudainement &#224; militer au nom de la &#171; libert&#233; de travailler &#187; dans le but &#233;vident de culpabiliser les gr&#233;vistes. M&#234;me si le mouvement perdure encore une journ&#233;e, l'effet de d&#233;moralisation escompt&#233; par la direction se fait vite sentir. L'appel &#224; la gr&#232;ve n'est alors pas reconduit sur le site de Saint-Fons Sp&#233;cialit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;19 d&#233;cembre 2014&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; : Fort de ce succ&#232;s, Solvay entreprend d'utiliser la m&#234;me technique sur le site de La Rochelle, toujours en gr&#232;ve. Mais sur ce site qui emploie 360 personnes, l'annonce de 53 suspensions de contrats a redoubl&#233; la col&#232;re des gr&#233;vistes. Aux revendications sur les salaires s'ajoute alors l'annulation de la proc&#233;dure. La gr&#232;ve est reconduite malgr&#233; ce lock-out, puis suspendue pendant les vacances de No&#235;l o&#249; l'arr&#234;t de l'usine &#233;tait initialement pr&#233;vu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;Apr&#232;s une nouvelle semaine de gr&#232;ve le 12 janvier&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;, les gr&#233;vistes d&#233;cident, non sans amertume, de ne pas reconduire leur mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction de Solvay a franchi une &#233;tape en allant jusqu'au bout de cette proc&#233;dure d'une grande violence contre les gr&#233;vistes. Alors que les salari&#233;s qui en ont &#233;t&#233; victimes seraient en droit d'exiger une r&#233;paration face &#224; cette action de toute &#233;vidence ill&#233;gale, il importe surtout que ne s'installe pas la tentation pour les patrons de s'en servir de nouveau. Les syndicats CGT de Saint-Fons et de la Rochelle ont donc d&#233;cid&#233; de porter l'affaire devant les prud'hommes. Un d&#233;saveu du tribunal repr&#233;senterait une jurisprudence pour l'ensemble des patrons, qui pourraient utiliser l&#233;galement le lock-out pour briser des gr&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le lock-out, la direction a en quelque sorte forc&#233; les gr&#233;vistes &#224; payer leur gr&#232;ve. En effet, il est d'usage &#224; Rhodia de faire des d&#233;brayages de deux heures par poste. Cela suffit &#224; arr&#234;ter les ateliers, et les gr&#233;vistes entendent ainsi faire pression sur la direction sans trop perdre de r&#233;mun&#233;ration. En for&#231;ant les gr&#233;vistes &#224; quitter l'usine par la suspension des contrats de travail, la direction leur a ainsi fait perdre des journ&#233;es compl&#232;tes de salaire, ce &#224; quoi ne s'&#233;taient pas pr&#233;par&#233;s les gr&#233;vistes&#8230; et encore moins les non gr&#233;vistes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement pour les salaires est n&#233;anmoins loin d'&#234;tre termin&#233; dans les usines Rhodia. La CGT du groupe projette de nouveaux appels &#224; la mobilisation, encourag&#233;e en cela par la d&#233;termination dont ont fait preuve les gr&#233;vistes de La Rochelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10 janvier 2015, Rafi Hamal et Annick Hausmann&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Chimie lyonnaise : Coup de semonce &#224; Solvay Saint-Fons contre la prime peau de chagrin
</title>
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		<dc:subject>Chimie lyonnaise
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>Fin avril dernier, sur l'usine Solvay Saint-Fons Chimie (Rh&#244;ne), la suppression de la part du groupe de la prime d'int&#233;ressement, repr&#233;sentant une perte de salaire de 1 500 euros annuels, avait d&#233;clench&#233; une gr&#232;ve de six jours. Les gr&#233;vistes n'avaient pas obtenu satisfaction, sauf &#224; la marge, la direction se contentant de quelques vagues promesses et d'une menace de lock-out. Dans l'article consacr&#233; &#224; ce mouvement, nous demandions &#171; &#192; quand la nouvelle gr&#232;ve ? &#187;. Qu'&#224; cela ne tienne. Ce fut le 29 octobre&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-96-novembre-decembre-2014-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 96, novembre-d&#233;cembre 2014
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fin avril dernier, sur l'usine Solvay Saint-Fons Chimie (Rh&#244;ne), la suppression de la part du groupe de la prime d'int&#233;ressement, repr&#233;sentant une perte de salaire de 1 500 euros annuels, avait d&#233;clench&#233; une gr&#232;ve de six jours. Les gr&#233;vistes n'avaient pas obtenu satisfaction, sauf &#224; la marge, la direction se contentant de quelques vagues promesses et d'une menace de lock-out. Dans l'article consacr&#233; &#224; ce mouvement&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Cf. Convergences r&#233;volutionnaires n&#176; 94, l'article &#171; Couloir de la Chimie (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, nous demandions &lt;em&gt;&#171; &#192; quand la nouvelle gr&#232;ve ? &#187;&lt;/em&gt;. Qu'&#224; cela ne tienne. Ce fut le 29 octobre dernier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'enfumage de la &#171; prime Sarko &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le dispositif d'enfumage, on nous promettait une revalorisation de la PPP. La PPP ? La &lt;em&gt;&#171; Prime de partage des profits &#187;,&lt;/em&gt; rien que &#231;a, qui avait &#233;t&#233; mise en place par un gouvernement Sarkozy, d'o&#249; son surnom de &lt;em&gt;&#171; prime Sarko &#187;&lt;/em&gt;. &#192; l'&#233;poque, le gouvernement &#233;voquait un montant de 1 000 euros annuels&#8230; personne n'en a vu la couleur. Certainement inspir&#233;s par cet exemple, les chefs de Solvay se sont mis &#224; faire courir les rumeurs les plus invraisemblables sur le montant de cette prime, certains parlant m&#234;me de 1 200 euros cette ann&#233;e. Tout &#233;tait en place pour nous endormir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant dire que le r&#233;veil fut difficile pour ceux qui pla&#231;aient leurs espoirs de ce c&#244;t&#233;-l&#224; : 250 euros, conditionn&#233;s &#224; la signature des syndicats (que la CFDT et la CFE-CGC se sont empress&#233;es de donner). Col&#232;re largement partag&#233;e dans l'usine ! La gr&#232;ve est partie assez vite, tr&#232;s bien suivie, &#224; 100 % dans certains secteurs. Les revendications variaient selon les syndicats. La CGT, le seul syndicat &#224; avoir appel&#233; &#224; la gr&#232;ve toute la journ&#233;e, mettait en avant 150 euros d'augmentation collective et l'embauche des int&#233;rimaires (dont la direction cherche &#224; se d&#233;barrasser en ce moment).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve n'a dur&#233; qu'un jour mais les revendications restent en t&#234;te. D'autant que cette gr&#232;ve a fait des petits puisque, une semaine apr&#232;s, l'usine voisine de Solvay Belle-&#201;toile d&#233;brayait avec les m&#234;mes revendications. Alors m&#234;me que les n&#233;gociations salariales annuelles commencent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis des ann&#233;es, la direction explique que, si elle a de l'argent &#224; l&#226;cher, c'est sous forme de primes et non d'augmentation du salaire de base. Cette posture, ainsi que son intransigeance affich&#233;e et son agressivit&#233; bien r&#233;elle, incitent des travailleurs de l'usine &#224; penser que le rapport de forces n'est pas de notre c&#244;t&#233; et qu'il vaut mieux demander des primes. Les &#233;v&#233;nements de cette ann&#233;e montrent que ces primes n'existent que pour pouvoir &#234;tre supprim&#233;es ou baiss&#233;es plus facilement. C'est comme cela qu'on baisse brutalement les salaires sans le dire. Gageons que ces combats pr&#233;parent un mouvement pour l'augmentation des salaires, qui pr&#233;occupent beaucoup les travailleurs de l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6 novembre 2014, correspondant &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_793 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH369/solvay-d546c.png?1526474645' width='400' height='369' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Extraits du bulletin &lt;em&gt;L'Etincelle&lt;/em&gt; de Solvay Saint-fons Chimie du 3 novembre 2014&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parole, parole, parole&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ventilateurs ont tourn&#233; &#224; plein r&#233;gime cet &#233;t&#233;, mais pas &#224; cause des grosses chaleurs. Le plan &#233;tait surtout de nous vendre la PPP, prime sortie du chapeau pour tenter de mettre en sommeil la col&#232;re provoqu&#233;e par le faible int&#233;ressement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a tous pu voir ce que valaient leurs promesses : pas grand-chose, et un chantage &#224; la signature. Autant dire qu'on a eu raison de faire gr&#232;ve. Il faudra remettre &#231;a, comme &#224; Belle-&#201;toile cette semaine, pour revendiquer de vraies augmentations de salaires, et pas des primes fant&#244;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Dalton jouent &#224; Lucky Luke&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la gr&#232;ve de la semaine derni&#232;re, l'arr&#234;t tr&#232;s temporaire d'une pompe &#224; la Vanille, qui a touch&#233; aussi Col&#233;o, a fait sortir la direction de ses gonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre une clope et un caf&#233;, le chef qui tire plus vite que son ombre a mobilis&#233; l'&#233;quipe de direction pour accuser les gr&#233;vistes de tout et de n'importe quoi. On serait tent&#233; de leur conseiller de prendre des calmants ou d'arr&#234;ter le caf&#233;. Mais tout cela est bien calcul&#233; de leur part, et porte m&#234;me un nom : l'intimidation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ils jouent du coup de pression, c'est que notre gr&#232;ve les d&#233;range.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf. Convergences r&#233;volutionnaires n&#176; 94, l'article &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Couloir-de-la-Chimie-lyonnaise-Les-travailleurs-de-Solvay-Rhodia-Saint-Fons-ont' class='spip_in'&gt;&#171; Couloir de la Chimie lyonnaise : Les travailleurs de Solvay-Rhodia Saint-Fons ont relev&#233; la t&#234;te &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Couloir de la Chimie lyonnaise : Les travailleurs de Solvay-Rhodia Saint-Fons ont relev&#233; la t&#234;te
</title>
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		<dc:subject>Chimie lyonnaise
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Une certaine morosit&#233; r&#233;gnait depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e dans cette usine chimique de la banlieue lyonnaise. Lettres d'avertissements et convocations diverses instauraient un climat r&#233;pressif alors que les petits chefs s'essayaient &#224; l'arrogance. La direction, de son c&#244;t&#233;, revenait sur de petits avantages, comme la possibilit&#233; de se faire rembourser des courses d'&#233;picerie pour agr&#233;menter les pauses, ou instaurait la baisse de primes. Une accumulation de petites d&#233;faites qui agacent mais qui ne semblaient&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-94-juin-juillet-aout-2014-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 94, juin-juillet-ao&#251;t 2014
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une certaine morosit&#233; r&#233;gnait depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e dans cette usine chimique de la banlieue lyonnaise&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Filiale du groupe Solvay depuis septembre 2011, Rhodia est un groupe de (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Lettres d'avertissements et convocations diverses instauraient un climat r&#233;pressif alors que les petits chefs s'essayaient &#224; l'arrogance. La direction, de son c&#244;t&#233;, revenait sur de petits avantages, comme la possibilit&#233; de se faire rembourser des courses d'&#233;picerie pour agr&#233;menter les pauses, ou instaurait la baisse de primes. Une accumulation de petites d&#233;faites qui agacent mais qui ne semblaient pas valoir la peine d'une vraie lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point culminant de cette triste ambiance, la direction accusait de sabotage un salari&#233; de vingt ans d'anciennet&#233; et le licenciait pour faute lourde. Ne disposant pas de preuves tangibles, la direction se contentera de soup&#231;ons. Mais les tentatives pour d&#233;fendre ce salari&#233; auront du mal &#224; s'imposer face &#224; une hi&#233;rarchie totalement mobilis&#233;e pour ruiner son image dans l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Trop c'est trop !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La suppression de la part groupe&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-2' class='spip_note' rel='appendix' title='La prime d'int&#233;ressement est fix&#233;e par la direction en fonction d'objectifs de (...)' id='nh4-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; de la prime d'int&#233;ressement, soit une perte de r&#233;mun&#233;ration de 1 500 euros par salari&#233;, a mis le feu aux poudres. C'est particuli&#232;rement choquant lorsqu'on conna&#238;t les profits faramineux de Solvay, qui s'&#233;l&#232;vent &#224; 1 663 millions d'euros en 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir du 24 avril, les travailleurs de l'usine de Saint-Fons se sont donc mis en gr&#232;ve, revendiquant une compensation de cette perte par une augmentation du salaire de base, et l'embauche des int&#233;rimaires. Sur deux des trois ateliers de l'usine, les travailleurs ont organis&#233; des r&#233;unions pour discuter des revendications. &#192; l'issue de l'une d'entre elles, ils sont all&#233;s d&#233;poser un cahier de revendications &#224; la direction, pour le moins d&#233;sagr&#233;ablement surprise de voir d&#233;barquer dans ses bureaux une vingtaine de travailleurs dont les t&#234;tes n'&#233;taient pas seulement celles des syndicalistes habituels.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La contre-attaque de la direction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La direction a inaugur&#233; dans cette usine une tactique agressive pour casser la gr&#232;ve : la menace de lock-out et de suspendre le contrat de travail des salari&#233;s. Or le lock-out est ill&#233;gal si le pr&#233;texte en est la gr&#232;ve. La direction a donc invoqu&#233; des risques de s&#233;curit&#233;, le site &#233;tant soumis aux normes Seveso II. Pourtant, les travailleurs veillaient &#224; ce que les installations soient s&#233;curis&#233;es pendant la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de vouloir arr&#234;ter les installations, la direction voulait surtout que la production reprenne. Du coup, au bout de six jours de gr&#232;ve, les travailleurs ont repris le travail sans avoir obtenu gain de cause. La derni&#232;re journ&#233;e de gr&#232;ve a pourtant mobilis&#233; des travailleurs sur d'autres sites (notamment &#224; La Rochelle et sur l'usine de Belle-&#201;toile situ&#233;e &#224; Saint-Fons &#233;galement), qui ont arr&#234;t&#233; le travail le 30 avril pour des augmentations de salaires &#224; l'appel de la coordination CGT Solvay/Rhodia.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#192; quand la nouvelle gr&#232;ve ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; la gr&#232;ve, la CGT du site de Saint-Fons a appel&#233; les travailleurs &#224; une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale le 15 mai. 40 travailleurs &#233;taient pr&#233;sents, sur les 150 gr&#233;vistes, ce qui est positif. Se r&#233;unir, discuter des suites &#224; donner &#224; la gr&#232;ve, n'est pas une habitude sur cette usine. Il est cependant clair que les travailleurs sont fiers de s'&#234;tre sentis investis dans ce mouvement. Ils ont pris la d&#233;cision d'aller ensemble, une fois de plus, d&#233;poser leurs revendications &#224; la direction : 150 euros de plus sur le salaire de base et l'embauche des int&#233;rimaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le moment, la direction a conc&#233;d&#233; l'embauche de quelques int&#233;rimaires, et elle est revenue sur sa d&#233;cision de baisser la prime de &#171; d&#233;rangement &#187;. Lorsqu'un travailleur est appel&#233; pour occuper un poste non pr&#233;vu dans son planning, il touchera &#224; nouveau 75 euros de prime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de &#231;a, les travailleurs, en faisant peur &#224; la direction par la gr&#232;ve, ont gagn&#233; un changement d'attitude de la part des chefaillons qui se croyaient tout permis. Si la revendication principale sur le salaire n'a pas &#233;t&#233; satisfaite, la lutte n'est pas termin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;28 mai 2014, Annick HAUSSMANN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Extraits du bulletin &lt;em&gt;L'&#201;tincelle&lt;/em&gt; de Solvay, du 5 mai 2014&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous avons relev&#233; la t&#234;te&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;] nous avons eu raison de ne pas nous asseoir sur 1 500 euros alors que les actionnaires sont arros&#233;s &#224; millions. Que la direction ne l'oublie pas : revendiquer sur les salaires reste d'actualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;30 gr&#233;vistes... selon la police ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le petit refrain chant&#233; par la direction : nous n'&#233;tions que 30 gr&#233;vistes. Mais bien s&#251;r&#8230; Pour compter leurs sous, ils savent &#234;tre plus exacts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On s'est fait respecter&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#233;vistes de l'atelier HEVA ont fait forte impression en envahissant le CE pour d&#233;poser un cahier de revendications. &#192; cette occasion, tout le monde a pu constater qu'en face d'une vingtaine de gr&#233;vistes d&#233;termin&#233;s, la direction se montrait tout &#224; coup beaucoup moins arrogante. Une attitude qui tranche avec les menaces prof&#233;r&#233;es au m&#234;me endroit lors de la grand-messe anti-gr&#232;ve quelques heures plus t&#244;t ! Reste que les revendications de ce cahier, &#224; savoir 150 &#8364; pour tous et l'embauche des int&#233;rimaires, sont toujours sur la table.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Filiale du groupe Solvay depuis septembre 2011, Rhodia est un groupe de l'industrie chimique, qui emploie &#224; Saint-Fons environ 300 personnes, plus une centaine de sous-traitants. Avec le rachat de Rhodia, Solvay est devenu le plus grand groupe chimiste de France, o&#249; il emploie plus de 7 000 personnes r&#233;parties sur une vingtaine de sites. L'usine de Saint-Fons fabrique des produits et interm&#233;diaires organiques &#224; usages pharmaceutique (Aspirine, Glyc&#233;ril&#8230;), photographique (hydroquinone) ou de production d'ar&#244;mes (vanilline).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-2' class='spip_note' title='Notes 4-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La prime d'int&#233;ressement est fix&#233;e par la direction en fonction d'objectifs de production. &#192; Solvay, elle est divis&#233;e en deux parties : la part site et la part groupe. Les ouvriers de Saint-Fons ont touch&#233; &#224; peu pr&#232;s 1 200 euros de part site, en fonction des objectifs de production fix&#233;s pour celui de Saint-Fons.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Carambouille dans la chimie (suite) : Kem One, fin du feuilleton judiciaire, pas de l'&#233;c&#339;urement et de la col&#232;re
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Carambouille-dans-la-chimie-suite-Kem-One-fin-du-feuilleton-judiciaire-pas-de-l</link>
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		<dc:date>2014-01-14T22:05:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Chimie lyonnaise
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Kem One, l'ancien p&#244;le vinylique d'Arkema (issu de la branche chimie de Total), &#233;tait en redressement judiciaire depuis le 27 mars 2013. Le 20 d&#233;cembre, apr&#232;s de multiples rebondissements, ses 1 300 salari&#233;s ont &#233;t&#233; fix&#233;s sur le nom de leur nouveau patron, Alain de Krassny, lequel sera associ&#233; au fonds d'investissement am&#233;ricain Open Gate Capital. Une reprise salu&#233;e par Montebourg et tous les repr&#233;sentants de l'&#201;tat. Les principaux m&#233;dias cherchaient en vain l'expression du soulagement chez les salari&#233;s&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-91-janvier-fevrier-2014-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 91, janvier-f&#233;vrier 2014
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Kem One, l'ancien p&#244;le vinylique d'Arkema (issu de la branche chimie de Total), &#233;tait en redressement judiciaire depuis le 27 mars 2013&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir notre article du 29 septembre 2013 dans Convergences r&#233;volutionnaires, (...)' id='nh5-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le 20 d&#233;cembre, apr&#232;s de multiples rebondissements, ses 1 300 salari&#233;s ont &#233;t&#233; fix&#233;s sur le nom de leur nouveau patron, Alain de Krassny, lequel sera associ&#233; au fonds d'investissement am&#233;ricain Open Gate Capital. Une reprise salu&#233;e par Montebourg et tous les repr&#233;sentants de l'&#201;tat. Les principaux m&#233;dias cherchaient en vain l'expression du soulagement chez les salari&#233;s pour mieux vendre ce &#171; sauvetage &#187; du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Deux derniers mois o&#249; le bal des repreneurs s'est agit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 29 octobre, la direction de Kem One avait convoqu&#233; un Comit&#233; central d'entreprise pour commencer la proc&#233;dure d'information/consultation sur le projet de reprise et la mise en place d'un plan de restructuration, alors qu'une reprise n'&#233;tait m&#234;me pas assur&#233;e. &#192; ce moment-l&#224;, encore quatre plans de reprise &#233;taient avanc&#233;s, ceux pr&#233;sent&#233;s par deux fonds d'investissement am&#233;ricains, Sun European Partners et Open Gate Capital, celui d'Alain de Krassny, ancien dirigeant de Rh&#244;ne-Poulenc &#224; la t&#234;te du groupe autrichien Donau Chemie, ainsi que le dossier pr&#233;sent&#233; par la CGT Kem One.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un des fonds d'investissement jeta l'&#233;ponge en estimant que les b&#233;n&#233;fices ne seraient pas suffisants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but d&#233;cembre, la CGT enterra son projet qui reposait sur le bon-vouloir d'Arkema, de Total et de l'&#201;tat afin de financer Kem One, alors que, notamment, Arkema avait tout fait pour se d&#233;barrasser de son p&#244;le vinylique, dont est issu Kem One, en le donnant au rapace Gary Klesch.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une bonne affaire, mais pour qui ? Certainement pas pour les travailleurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; la sortie de la d&#233;cision du tribunal de Commerce de Lyon, le nouvel acqu&#233;reur de Kem One pouvait avoir le sourire. En effet, Alain de Krassny n'a eu &#224; apporter que 5 millions d'euros pour r&#233;cup&#233;rer cette entreprise d'un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros. Il s'est associ&#233; &#224; l'autre repreneur en lice, Open Gate Capital, qui apporte lui aussi le m&#234;me montant. L'&#201;tat se montre des plus g&#233;n&#233;reux. Il s'engage &#224; accorder 128 millions d'euros en tout (un pr&#234;t de 33 millions d'euros sur sept ans du Fonds de d&#233;veloppement &#233;conomique et social, une subvention de 15 millions d'euros et une avance de 80 millions d'euros sur sept ans pour financer les investissements qui seront r&#233;alis&#233;s sur les usines du groupe). 180 millions d'euros de dettes ont &#233;t&#233; &#233;pong&#233;es, les prix de mati&#232;res premi&#232;res (l'&#233;thyl&#232;ne fourni par Total et l'&#233;lectricit&#233;) abaiss&#233;s et l'entreprise devrait rapporter 40 millions d'euros de b&#233;n&#233;fice d&#232;s l'ann&#233;e prochaine. Ce nouveau patron n'aura m&#234;me pas &#224; verser un kopeck pour le plan social d&#233;j&#224; ficel&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs, eux, subiront de plein fouet ce plan de restructuration avec une centaine d'emplois supprim&#233;s, dont une trentaine sur l'usine de Saint-Fons, ce qui concerne une cinquantaine de personnes qui devraient &#234;tre reclass&#233;s chez leur ancien patron, Arkema. Une cinquantaine d'autres travailleurs ont fini par d&#233;missionner, &#233;c&#339;ur&#233;s par la situation qui leur est impos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'&#201;tat au service des int&#233;r&#234;ts des multinationales&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En visite &#224; l'usine Kem One de Balan (Ain) le jeudi 19 d&#233;cembre, Montebourg a voulu rassurer les salari&#233;s sur leur avenir. Face &#224; l'interpellation d'un travailleur sur la centaine de suppressions de postes, il a r&#233;pondu que l'essentiel avait &#233;t&#233; sauv&#233;. Il a m&#234;me d&#233;clar&#233; : &lt;em&gt;&#171; La r&#233;sistance &#233;conomique est en marche. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but du redressement judiciaire, Arkema, Total et EDF ont &#233;t&#233; les principaux cr&#233;anciers de Kem One. L'&#201;tat s'est d&#233;men&#233; pour trouver une solution, la moins on&#233;reuse possible pour ces grands groupes, pour qu'ils arr&#234;tent de payer ou de fournir des mati&#232;res premi&#232;res &#224; perte. Le groupe chimique Solvay s'est lui aussi manifest&#233; aupr&#232;s du gouvernement, car il souhaite &#233;galement se d&#233;barrasser de son p&#244;le vinylique, par l'interm&#233;diaire d'une coentreprise qui, si Kem One faisait faillite, pourrait &#234;tre emp&#234;ch&#233;e de voir le jour par la Commission europ&#233;enne &#224; cause de sa position de monopole sur le march&#233; du PVC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;tendu &#171; sauvetage &#187; n'est pas celui des emplois mais celui des int&#233;r&#234;ts des grands groupes capitalistes dans cette affaire. La Bourse ne s'y est pas tromp&#233;e : apr&#232;s l'annonce de la reprise, l'action d'Arkema s'est envol&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les travailleurs de Kem One r&#233;agissent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; l'annonce d'une trentaine de suppressions d'emplois sur leur usine de Saint-Fons (&#224; la p&#233;riph&#233;rie de Lyon), les travailleurs, avec la CGT, se sont mis en gr&#232;ve le 28 novembre et ont manifest&#233; dans la ville. Le lendemain, une manifestation d&#233;filait &#224; Lyon &#224; l'appel des travailleurs de la SITL (ex-Fagor-Brandt) pour l'interdiction des licenciements et s'adressait &#224; l'ensemble des entreprises menac&#233;es dans la r&#233;gion. Manifestation &#224; laquelle les travailleurs de Kem One n'ont pas particip&#233;. Une convergence de ces deux luttes aurait certainement bien plus regonfl&#233; le moral des uns et des autres et ouvert une perspective de combat plus large.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite au nouveau report de d&#233;cision du tribunal, les travailleurs de Kem One de quatre usines sur cinq se sont mis en gr&#232;ve avec occupation les 11 et 12 d&#233;cembre. Malgr&#233; la peur d'une liquidation et l'usure due &#224; la longueur de la proc&#233;dure, les travailleurs ont montr&#233; qu'ils &#233;taient toujours capables de se mobiliser collectivement et c'est une chose essentielle, car leur nouveau patron est d&#233;j&#224; en train de pr&#233;parer de futurs mauvais coups. &#192; Saint-Fons, des gr&#233;vistes se sont montr&#233;s au-dessus de l'autoroute pour rendre leur lutte visible : ils ont &#233;t&#233; agr&#233;ablement surpris par l'accueil sympathique des automobilistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une sympathie et une solidarit&#233; qu'il faudra aussi aller chercher aupr&#232;s des travailleurs concern&#233;s par les m&#234;mes attaques lors des combats futurs contre les mauvais coups que les repreneurs ont d'ores et d&#233;j&#224; promis aux travailleurs de Kem One.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5 janvier 2014, Maya PALENKE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Kem One, c'est quoi ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Livr&#233; en 2012 &#224; l'homme d'affaires Gary Klesch pour un euro symbolique avec 100 millions d'euros de tr&#233;sorerie, l'ancien p&#244;le vinylique d'Arkema, devenu Kem One, s'est rapidement retrouv&#233; avec une dette de 170 millions d'euros, suite &#224; une &#171; myst&#233;rieuse envol&#233;e &#187; de sa tr&#233;sorerie vers des paradis fiscaux. D'o&#249; la mise en redressement judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kem One se consacre aux productions chlorochimiques et au PVC (polychlorure de vinyle), utilis&#233; principalement dans les secteurs de la construction et de l'automobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Six sites du groupe Kem One en France &#233;taient sous le coup du redressement judiciaire : cinq usines &#224; Lavera et Berre (Bouches-du-Rh&#244;ne), Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence), Balan (Ain), Saint-Fons (Rh&#244;ne) et le si&#232;ge administratif de Lyon. Soit plus de la moiti&#233; des 2 600 salari&#233;s de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Plusieurs manifestations contre les licenciements dans la r&#233;gion lyonnaise&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;gion lyonnaise ne fait pas exception et, l&#224; aussi, les annonces et les menaces de fermeture, de licenciements et de ch&#244;mage partiel pleuvent. La SITL, ex-Fagor-Brandt, une usine de 420 salari&#233;s qui continue de fabriquer des machines &#224; laver pour le compte de son ancien propri&#233;taire, est aujourd'hui en redressement judiciaire &#224; la suite du d&#233;p&#244;t de bilan de son donneur d'ordres. Ces travailleurs sont en ch&#244;mage partiel depuis octobre. Ils sont &#224; l'origine de plusieurs manifestations dynamiques &#224; Lyon ; dont celle du 29 novembre contre tous les licenciements, &#224; laquelle sont venues des d&#233;l&#233;gations d'autres entreprises comme Renault Trucks, Bosch, Nexans et Canon. Ils &#233;taient environ 200 avant d'&#234;tre rejoints par une centaine d'&#233;tudiants ; le rassemblement organis&#233; par la CGT M&#233;tallurgie devant l'usine Nexans, elle aussi promise &#224; la fermeture, r&#233;unissait de son c&#244;t&#233; un nombre &#233;quivalent avec, en partie, les m&#234;mes participants quatre jours plus tard.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb5-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-1' class='spip_note' title='Notes 5-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir notre article du 29 septembre 2013 dans Convergences r&#233;volutionnaires, intitul&#233; &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Carambouille-dans-la-chimie-chez-Kem-One-l-Etat-le-patronat-et-les-syndicats' class='spip_in'&gt;&#171; Carambouille dans la chimie : chez Kem One, l'&#201;tat, le patronat et les syndicats cultivent l'illusion d'une reprise &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Carambouille dans la chimie : chez Kem One, l'&#201;tat, le patronat et les syndicats cultivent l'illusion d'une reprise
</title>
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		<dc:subject>Chimie lyonnaise
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>Les 1 300 salari&#233;s de Kem One demeurent dans l'attente. Livr&#233; en 2012 &#224; l'homme d'affaires Gary Klesch pour un euro symbolique avec 100 millions d'euros de tr&#233;sorerie, l'ancien p&#244;le vinylique d'Arkema s'est rapidement trouv&#233; en situation de dette (aujourd'hui 170 millions d'euros). La cause : une &#171; myst&#233;rieuse envol&#233;e &#187; de sa tr&#233;sorerie vers des paradis fiscaux. L'entreprise s'est finalement retrouv&#233;e en redressement judiciaire &#224; partir de mars 2013. &lt;br /&gt;Les repr&#233;sentants de l'&#201;tat s'activent pour &#233;viter... une&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les 1 300 salari&#233;s de Kem One demeurent dans l'attente. Livr&#233; en 2012 &#224; l'homme d'affaires Gary Klesch pour un euro symbolique avec 100 millions d'euros de tr&#233;sorerie, l'ancien p&#244;le vinylique d'Arkema s'est rapidement trouv&#233; en situation de dette (aujourd'hui 170 millions d'euros)&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Six sites du groupe Kem One en France sont donc sous le coup du (...)' id='nh6-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. La cause : une &#171; myst&#233;rieuse envol&#233;e &#187; de sa tr&#233;sorerie vers des paradis fiscaux. L'entreprise s'est finalement retrouv&#233;e en redressement judiciaire &#224; partir de mars 2013.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les repr&#233;sentants de l'&#201;tat s'activent pour &#233;viter... une r&#233;action des travailleurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis, les salari&#233;s du groupe vivent dans l'incertitude sur leur avenir imm&#233;diat. Pour l'instant, la plupart se raccrochent au fol espoir d'un repreneur providentiel. Les repr&#233;sentants du gouvernement ne manquent pas de l'entretenir en faisant mine de s'activer et de chercher &#171; la meilleure des solutions &#187;. Le calendrier est sans cesse repouss&#233;. D'abord, les &#233;ventuels repreneurs avaient jusqu'au mois de juin pour se faire conna&#238;tre, puis la Pr&#233;fecture a repouss&#233; la date fatidique au 9 septembre, et une nouvelle fois au 26 septembre. De quoi maintenir dans l'attente les salari&#233;s qui patientent jusqu'&#224; ce que le tribunal de Commerce statue sur leur sort. Ce temps pourrait &#234;tre utilis&#233; par les travailleurs pour se pr&#233;parer &#224; lutter, mais, aujourd'hui, c'est plut&#244;t un sentiment de lassitude qui pr&#233;domine. Le gel des embauches chez Arkema suscite m&#234;me chez certains le d&#233;sir d'&#234;tre licenci&#233;s au plus vite, de mani&#232;re &#224; peut-&#234;tre retrouver du travail chez leur ancien patron, celui-l&#224; m&#234;me qui les a vendus &#224; Klesch. En effet, la direction de Kem One cherche d&#233;j&#224; &#224; d&#233;terminer des crit&#232;res et &#224; &#233;tablir des ordres de priorit&#233;s pour d'&#233;ventuels licenciements, en pr&#233;vision d'un plan social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entretemps, les repr&#233;sentants de l'&#201;tat font mine de se presser au chevet de ces travailleurs menac&#233;s de perdre leur emploi. La Pr&#233;fecture du Rh&#244;ne assure que &lt;em&gt;&#171; les n&#233;gociations &lt;/em&gt;[pour un plan de reprise]&lt;em&gt; se poursuivent avec un engagement actif du ministre &lt;/em&gt;[Arnaud Montebourg] &lt;em&gt; &#187;.&lt;/em&gt; Le 12 septembre, le pr&#233;fet du Rh&#244;ne Jean-Fran&#231;ois Carenco, a m&#234;me hauss&#233; le ton &#224; grands renforts de m&#233;dias &#224; l'encontre de Gary Klesch : &lt;em&gt;&#171; Je poursuivrai Klesch jusqu'&#224; la fin de mes jours si c'est lui qui fait capoter la reprise &#187;&lt;/em&gt;, s'est mouill&#233; le pr&#233;fet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but de ces diatribes enflamm&#233;es est clair : bercer d'illusions les salari&#233;s de Kem One et contenir leur col&#232;re l&#233;gitime.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les deux repreneurs sortis du chapeau&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les deux repreneurs potentiels que la Pr&#233;fecture fait aujourd'hui miroiter sont loin de rassurer les travailleurs concern&#233;s. Il s'agirait d'Open Gate et de Sun Capital, deux fonds d'investissement habitu&#233;s des plans de restructuration. L'exemple de la reprise de Fleurus Presse par Open Gate est &#233;difiant. En 2008, la direction du journal &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; annon&#231;ait son intention de se d&#233;barrasser de ses filiales d&#233;ficitaires ou pas assez rentables, dont faisait alors partie Fleurus Presse. En avril 2009, la cession de Fleurus &#224; Open Gate &#233;tait effective. &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; payait pour se d&#233;barrasser de Fleurus : il a recapitalis&#233; la soci&#233;t&#233; &#224; hauteur de 5 millions d'euros, et ajout&#233; un bonus (2 millions d'euros), enveloppe pr&#233;vue pour mettre en &#339;uvre un plan social si la vente n'aboutissait pas. Un an apr&#232;s la cession, l'effectif de 81 salari&#233;s avait alors diminu&#233; de moiti&#233;, sans compter la d&#233;gradation des conditions de travail pour les salari&#233;s restants.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un troisi&#232;me dossier de reprise port&#233; par la CGT&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La CGT a alors d&#233;cid&#233; d'embo&#238;ter le pas aux propositions de l'&#201;tat en d&#233;posant son propre dossier de reprise. &#171; La CGT a pris ses responsabilit&#233;s, nous esp&#233;rons que notre offre puisse &#234;tre &#233;tudi&#233;e comme les autres et nous allons nous battre pour cela &#187;, a expliqu&#233; le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral Thierry Lepaon, qui a lui-m&#234;me pris soin de d&#233;poser le dossier de reprise chez le pr&#233;fet. Dans ce projet, la CGT mise sur une participation financi&#232;re de l'&#201;tat et des patrons. La Banque publique d'investissement (BPI) serait cens&#233;e participer &#224; hauteur de 35 % du capital de l'entreprise. Les r&#233;gions Rh&#244;ne-Alpes et Provence-Alpes-C&#244;te d'Azur, o&#249; se trouve la majorit&#233; des sites de Kem One, seraient parties prenantes. Les entreprises Total et Arkema seraient aussi mises &#224; contribution. Il s'agit l&#224; d'une grande illusion, dans la mesure o&#249; ces groupes se sont eux-m&#234;mes concert&#233;s pour se d&#233;barrasser du p&#244;le vinylique en le vendant &#224; Klesch. En aucune mani&#232;re, dirigeants politiques et patrons n'ont de raisons de se sentir oblig&#233;s de voler au secours de travailleurs jet&#233;s sur le carreau. En proposant des projets industriels alternatifs, la CGT semble oublier que les patrons savent parfaitement o&#249; se trouvent leurs int&#233;r&#234;ts, et ce n'est &#233;videmment pas du c&#244;t&#233; des travailleurs de Kem One.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La force de ces derniers, c'est qu'ils sont 1 300, r&#233;partis sur six sites de production. N'ayant rien &#224; attendre de la g&#233;n&#233;rosit&#233; des patrons, leur seule issue serait alors de profiter de cette position en s'adressant aux travailleurs des nombreuses bo&#238;tes qui subissent le m&#234;me genre d'attaques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17 septembre 2013&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maya PALENKE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Le groupe Arkema est n&#233; en octobre 2004 de la r&#233;organisation d'Atofin, la branche chimie du groupe p&#233;trolier Total, dont il s'est s&#233;par&#233; en 2006. Il produit des composants chimiques utilis&#233;s de l'industrie textile &#224; l'industrie automobile en passant par l'agroalimentaire. Son ancien p&#244;le vinylique, devenu Kem One, en 2012 est consacr&#233; aux productions chlorochimiques et au PVC (polychlorure de vinyle), utilis&#233; principalement dans les secteurs de la construction et de l'automobile.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb6-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6-1' class='spip_note' title='Notes 6-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Six sites du groupe Kem One en France sont donc sous le coup du redressement judiciaire : cinq usines &#224; Lavera et Berre (Bouches-du-Rh&#244;ne), Saint-Auban (Alpes de Haute Provence), Balan (Ain), Saint-Fons (Rh&#244;ne) et le si&#232;ge administratif de Lyon. Soit plus de la moiti&#233; des 2 600 salari&#233;s de la soci&#233;t&#233; cr&#233;&#233;e apr&#232;s la reprise des activit&#233;s vinyliques d'Arkema.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Comment les multinationales comme Arkema sous-traitent les licenciements : l'op&#233;ration casse sociale s'acc&#233;l&#232;re chez Kem One
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Comment-les-multinationales-comme-Arkema-sous-traitent-les-licenciements-l</link>
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		<dc:date>2013-04-30T15:14:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Chimie lyonnaise
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Arkema
</dc:subject>

		<description>Il a fallu seulement six mois apr&#232;s la cession du p&#244;le vinylique (fabrication de PVC) du groupe chimique Arkema, ledit p&#244;le devenant Kem One, pour voir au grand jour le r&#244;le de liquidateur du repreneur Gary Klesch. Son pedigree &#224; la &#171; Tapie &#187; avait &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233; par bon nombre de travailleurs et les syndicats. Une grande manifestation au si&#232;ge social d'Arkema avait eu lieu en d&#233;cembre 2011. &lt;br /&gt;En d&#233;but d'ann&#233;e, on apprend que l'entreprise a accumul&#233; une dette estim&#233;e &#224; 125 millions d'euros, et que les 100&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-87-mai-2013-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 87, mai 2013
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Chimie-lyonnaise-+" rel="tag"&gt;Chimie lyonnaise
&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Arkema-+" rel="tag"&gt;Arkema
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il a fallu seulement six mois apr&#232;s la cession du p&#244;le vinylique (fabrication de PVC) du groupe chimique Arkema, ledit p&#244;le devenant Kem One, pour voir au grand jour le r&#244;le de liquidateur du repreneur Gary Klesch. Son pedigree &#224; la &#171; Tapie &#187; avait &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233; par bon nombre de travailleurs et les syndicats. Une grande manifestation au si&#232;ge social d'Arkema avait eu lieu en d&#233;cembre 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;but d'ann&#233;e, on apprend que l'entreprise a accumul&#233; une dette estim&#233;e &#224; 125 millions d'euros, et que les 100 millions d'euros de cadeau de bienvenue d'Arkema &#224; Klesch se sont envol&#233;s en grande partie vers des comptes dans des paradis fiscaux. Des entreprises sous-traitantes ne veulent plus intervenir car elles ne sont plus pay&#233;es et les salari&#233;s de Kem One craignent de ne pas toucher leurs payes &#224; la fin du mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier mars, &#224; l'initiative de la CGT, un rassemblement a lieu devant le si&#232;ge social de Kem One &#224; Lyon, puis devant l'usine Arkema de Pierre-B&#233;nite. Gr&#232;ve et mont&#233;e nationales pour ceux de Kem One. Gr&#232;ve de solidarit&#233; chez Arkema, et mobilisation dans la r&#233;gion lyonnaise mais aussi plus loin puisqu'un car est descendu de l'usine lorraine de Carling. Ce jour-l&#224;, Klesch en personne devait s'expliquer sur la situation de l'entreprise. Finalement, il n'osera m&#234;me pas venir. Ce rassemblement a permis aux travailleurs de Kem One et d'Arkema de se r&#233;unir dans la lutte contre le tandem patronal Klesch/Arkema.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours apr&#232;s, Klesch lance une proc&#233;dure judiciaire contre Arkema pour &lt;em&gt;&#171; fausses informations &#187;&lt;/em&gt;. Il demande l'annulation de la cession du p&#244;le vinylique et 310 millions d'euros de dommages et int&#233;r&#234;ts. La direction d'Arkema r&#233;pond qu'elle ne comprend pas et qu'elle a fait la proc&#233;dure de cession en toute transparence et selon les r&#232;gles. L'homme de main choisi par Arkema pour liquider le p&#244;le vinylique s'av&#232;re &#234;tre plus gourmand que pr&#233;vu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, les &#233;v&#233;nements s'acc&#233;l&#232;rent. Les syndicats de Kem One rencontrent le minist&#232;re du Redressement productif et le Pr&#233;fet du Rh&#244;ne, qui cherche &#224; temporiser. M&#234;me son de cloche du c&#244;t&#233; de Montebourg, &lt;em&gt;&#171; nous avons pris le dossier en main &lt;/em&gt;(&#8230;)&lt;em&gt; nous allons tout faire pour sauver la fili&#232;re PVC en France &#187;&lt;/em&gt;. Ils cherchent &#224; temporiser pour &#233;viter un embrasement social.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La justice s'en m&#234;le, pour sauver quels int&#233;r&#234;ts ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 25 mars, la direction de Kem One se d&#233;clare en cessation de paiement sur la partie amont. Le 27, le Tribunal de commerce de Lyon place l'entreprise en redressement judiciaire pour une dur&#233;e de six mois. L'administrateur judiciaire fra&#238;chement nomm&#233; d&#233;clare d'embl&#233;e que l'argent touch&#233; par Klesch et qui a disparu des comptes ne pourra &#234;tre retrouv&#233;. Par voie de presse, le Pr&#233;fet annonce qu'il a trouv&#233; 90 millions d'euros aupr&#232;s d'Arkema et de Total sur les 105 millions n&#233;cessaires pour financer la p&#233;riode d'observation de six mois. Ces deux entreprises ont en effet un int&#233;r&#234;t &#224; la fois politique (&#233;viter les r&#233;actions des travailleurs) et &#233;conomique (&#233;viter les r&#233;percussions sur leurs propres productions) &#224; ce que la liquidation de Kem One ne soit pas imm&#233;diate. Reste qu'elles rechignent &#224; payer. Si ces deux anciens propri&#233;taires des sites concern&#233;s s'en sont d&#233;barrass&#233;s, c'est pour ne pas avoir &#224; payer plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 9 avril, c'est une nouvelle douche froide pour les salari&#233;s. Le Tribunal de commerce annonce avoir trouv&#233; seulement 42 millions d'euros de cash, ce qui ne garantit l'emploi que pour trois mois. Total, l'entreprise aux 10 milliards d'euros de profits, a pr&#233;f&#233;r&#233; faire des prix pr&#233;f&#233;rentiels sur les mati&#232;res premi&#232;res &#224; Kem One plut&#244;t que de reverser de l'argent. Les d&#233;p&#244;ts d'&#233;ventuelles offres de reprise devront se faire avant le 14 juin et le tribunal se prononcera le 9 juillet.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'illusion d'un repreneur du repreneur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sont balad&#233;s par les patrons et les diff&#233;rents repr&#233;sentants de l'&#201;tat entre fausses promesses et illusions sem&#233;es. Aujourd'hui, la situation des travailleurs est pr&#233;caire. Ils sont pass&#233;s &#224; un CDI en sursis, sans parler de ceux qui n'ont pas de CDI. Par exemple, un travailleur de Saint-Fons s'est vu refuser son cr&#233;dit par sa banque pour acheter un appartement parce qu'il travaille &#224; Kem One. Certains pensent d&#233;missionner pour trouver un travail ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vu la situation de l'emploi aujourd'hui, la meilleure solution est de se battre collectivement pour interdire aux patrons et au gouvernement de fermer des usines.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Faire gr&#232;ve, ce serait se souder et s'organiser pour s'adresser &#224; nos seuls alli&#233;s, les autres travailleurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant, beaucoup de salari&#233;s et les syndicats de Kem One pensent qu'il faut ne pas faire gr&#232;ve pour pr&#233;server leurs chances d'avoir un repreneur. Illusion. La gr&#232;ve, au-del&#224; d'&#234;tre une contrainte &#233;conomique sur les b&#233;n&#233;fices des patrons, est aussi un moyen de se souder et de s'organiser pour s'adresser aux autres travailleurs. Car ce sont les seuls alli&#233;s sur lesquels pourront compter les travailleurs de Kem One. Ni un patron ni le gouvernement ne les aideront &#224; sauvegarder leur emploi. Si telle est leur croyance, ils subiront le m&#234;me sort que les salari&#233;s d'Arcelor-Mittal &#224; Florange ou de Petroplus. Aujourd'hui, la situation de Kem One est connue nationalement. Si ces travailleurs d&#233;cidaient d'entrer en lutte, ils pourraient s'adresser largement &#224; tous ceux qui sont victimes des plans sociaux et, en particulier, &#224; ceux qui sont d&#233;j&#224; en lutte, tels ceux de PSA. C'est la seule perspective r&#233;aliste permettant, &#224; terme, de mettre un coup d'arr&#234;t aux m&#233;faits de tous ces patrons voyous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;19 avril 2013, Maya PALENKE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;La partie amont de Kem One, aujourd'hui en redressement judiciaire, comprend 1 300 salari&#233;s et 5 usines en r&#233;gion lyonnaise (Saint-Fons, Balan) et dans le Sud-Est (Fos-sur-Mer, Lav&#233;ra, Saint-Auban). Des travailleurs de Kem One sont aussi menac&#233;s &#224; Lyon et Pierre-B&#233;nite, dans le couloir de la chimie, en face de Saint-Fons par rapport au Rh&#244;ne. Ils ont gard&#233; de nombreux liens avec ceux d'Arkema, travaillant bien souvent dans les m&#234;mes usines. Des liens qui auraient pu &#234;tre mis &#224; mal par la cession mais qui ont &#233;t&#233; au contraire renforc&#233;s par la lutte contre cette derni&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les travailleurs d'Arkema Pierre-B&#233;nite (Rh&#244;ne) r&#233;sistent au chantage patronal
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-travailleurs-d-Arkema-Pierre-Benite-Rhone-resistent-au-chantage-patronal</link>
		<guid isPermaLink="true">https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Les-travailleurs-d-Arkema-Pierre-Benite-Rhone-resistent-au-chantage-patronal</guid>
		<dc:date>2012-11-28T18:45:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Chimie lyonnaise
</dc:subject>
		<dc:subject>Arkema
</dc:subject>

		<description>Sur ce site lyonnais de l'industrie chimique, le patron tentait de monnayer un investissement contre une r&#233;organisation qui repr&#233;sente une r&#233;gression brutale pour les travailleurs. 70 millions d'euros pour augmenter la production de PVDF, qui permettraient de d&#233;gager 36 millions d'euros de profit annuel en plus. &lt;br /&gt;La direction attendait de la r&#233;organisation 2 millions d'euros d'&#233;conomies sur notre dos. Au programme : Effectif constant malgr&#233; l'augmentation de la production. Une augmentation de la charge&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-84-novembre-decembre-2012-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 84, novembre-d&#233;cembre 2012
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Chimie-lyonnaise-+" rel="tag"&gt;Chimie lyonnaise
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Arkema-+" rel="tag"&gt;Arkema
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur ce site lyonnais de l'industrie chimique, le patron tentait de monnayer un investissement contre une r&#233;organisation qui repr&#233;sente une r&#233;gression brutale pour les travailleurs&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Cf. &#171; Industrie chimique : plans sociaux en cascade chez Arkema &#187;, (...)' id='nh7-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. 70 millions d'euros pour augmenter la production de PVDF&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Polyfluorure de vinylid&#232;ne, utilis&#233; notamment pour la fabrication de films (...)' id='nh7-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, qui permettraient de d&#233;gager 36 millions d'euros de profit annuel en plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction attendait de la r&#233;organisation 2 millions d'euros d'&#233;conomies sur notre dos. Au programme :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Effectif constant malgr&#233; l'augmentation de la production.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Une augmentation de la charge de travail.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Une r&#233;organisation des roulements des travailleurs post&#233;s, qui entra&#238;nait six &#224; neuf week-ends travaill&#233;s suppl&#233;mentaires par an, plus de difficult&#233;s &#224; prendre ses cong&#233;s, et une baisse des salaires. Les travailleurs touch&#233;s par cette mesure ont sorti leur calculette, et il n'&#233;tait pas rare que cela repr&#233;sente 400 euros en moins sur la fiche de paye !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Sans oublier 25 emplois supprim&#233;s sur l'usine de Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; ce que la direction appelle un accord &#171; gagnant-gagnant &#187;. On se demande bien ce qu'aurait donn&#233; un accord &#171; gagnant-perdant &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette attaque intervenant apr&#232;s une longue s&#233;rie de plans sociaux, la direction comptait sur notre abattement et sur le chantage &#224; l'investissement, cens&#233; p&#233;renniser le site, pour faire passer la pilule. Rat&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une gr&#232;ve le 17 f&#233;vrier sur ces deux sites, les travailleurs de Pierre-B&#233;nite voulant en d&#233;coudre se sont donn&#233; le temps de convaincre le plus de coll&#232;gues possible. Le mouvement s'est &#233;tendu du 11 octobre au 15 novembre, avec une interruption de huit jours. Au total, plus de 120 travailleurs ont fait gr&#232;ve au moins un jour, et 85 ont fait gr&#232;ve plusieurs jours, sur un site qui en compte plus de 600.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Contents de notre gr&#232;ve&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#233;vistes sont fiers de leur action. Organis&#233;s comme jamais auparavant, nous n'avons pas c&#233;d&#233; &#224; la pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#233;vistes ont d&#233;cid&#233; de chaque &#233;tape de leur mouvement et ont choisi des d&#233;l&#233;gu&#233;s par secteur pour rencontrer la direction&#8230; cette derni&#232;re se plaignant du manque d'interlocuteur ! Quand le patron a sorti des &#171; propositions &#187; pour arr&#234;ter la gr&#232;ve, les d&#233;l&#233;gu&#233;s lui ont r&#233;pondu qu'ils ne d&#233;cidaient pas &#224; la place des gr&#233;vistes. Pas s&#251;r qu'il voulait ce genre d'interlocuteur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sanctions, r&#233;quisitions, lock-out &#224; peine d&#233;guis&#233;&#8230; nous avons r&#233;pondu &#224; chaque tentative d'intimidation. Le 13 novembre, le patron a sorti un ultimatum pour la reprise du travail &#224; 16 h 30. R&#233;sultat : neuf gr&#233;vistes en plus &#224; 16 h 30 pr&#233;cises ! Une bataille des nerfs que nous sommes loin d'avoir perdue.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le chantage continue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour arr&#234;ter le mouvement, Arkema a fait descendre son directeur g&#233;n&#233;ral sur le site pour annoncer le retrait de la r&#233;organisation&#8230; et de l'investissement. Ce dernier se ferait maintenant en Chine ou aux &#201;tats-Unis. Allons donc ! S'il &#233;tait plus rentable d'investir ailleurs, la direction l'aurait d&#233;j&#224; fait. Une tentative grossi&#232;re d'opposer les salari&#233;s entre eux. En d&#233;but d'ann&#233;e, elle avait d&#233;j&#224; tent&#233; de rendre les gr&#233;vistes de Saint-Auban responsables d'un retrait (finalement temporaire !) des investissements &#224; Pierre-B&#233;nite. On peut tromper une personne mille fois, on peut tromper mille personnes une fois... mais on ne peut pas tromper mille fois mille personnes ! La direction a m&#234;me pr&#233;tendu que la gr&#232;ve s'opposait aux investissements. Plus le mensonge est gros&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arkema ne fait que suivre la mode patronale actuelle, que le gouvernement-complice veut encadrer : se servir de l'inqui&#233;tude bien compr&#233;hensible des travailleurs sur leur emploi pour imposer une exploitation accrue&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Cf. &#171; Les accords de &#171; Flexibilit&#233; &#187; et de &#171; Comp&#233;titivit&#233; &#187; : Sarkozy en a r&#234;v&#233;, (...)' id='nh7-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. &#192; Pierre-B&#233;nite nous avons relev&#233; la t&#234;te. Nous &#233;tions certes minoritaires, nous avons tout de m&#234;me fait reculer la direction&#8230; pour le moment. Et, si nous avons repris le travail, c'est avec la ferme intention de reprendre la lutte si la direction nous repasse le plat. Pour la faire reculer d&#233;finitivement et, plus g&#233;n&#233;ralement pour faire reculer les patrons-ma&#238;tres-chanteurs, nous ne ferons pas l'&#233;conomie d'un mouvement tous ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 17 novembre 2012, Maya PALENKE et Toni ROUVEL
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Un cas pas isol&#233; dans la r&#233;gion &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;c&#233;dent de Bosch &#224; V&#233;nissieux (Rh&#244;ne) : Usine menac&#233;e de fermeture en 2005, les syndicats signent un accord en &#233;change d'investissements. Au menu, perte de six jours de RTT, baisse de la r&#233;mun&#233;ration du travail de nuit, blocage des salaires pour trois ans. L'accord est renouvel&#233; en 2010. R&#233;sultat : effectif r&#233;duit de moiti&#233; &#224; 420 salari&#233;s en huit ans et, en ce moment m&#234;me, 29 jours de ch&#244;mage partiel pour les 150 travailleurs de la production du secteur photovolta&#239;que de l'usine. Le photovolta&#239;que&#8230; il s'agit des fameux investissements cens&#233;s sauver l'usine apr&#232;s l'arr&#234;t de la production de pompes &#224; injection diesel. Le directeur technique du site promettant : &lt;em&gt;&#171; Bosch V&#233;nissieux sera un site rentable dans le photovolta&#239;que. &#187; &lt;/em&gt;Pour les actionnaires peut-&#234;tre, mais les travailleurs, quant &#224; eux, ont perdu &#224; tous les niveaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plastic Omnium &#224; Saint-D&#233;sirat (Ard&#232;che) : Apr&#232;s l'incendie d'une cha&#238;ne de production en mars dernier, la direction promet 20 millions d'euros pour la reconstruire, mais sous conditions : 70 postes supprim&#233;s, 25 mutations dans l'Ain, 6 RTT supprim&#233;s ainsi qu'une prime de 500 euros, salaires baiss&#233;s de 10 % et gel&#233;s pour trois ans. Le patron menace de d&#233;localiser en Allemagne sinon. L'usine en est &#224; son troisi&#232;me plan social : elle est pass&#233;e de 1 700 &#224; 1 091 salari&#233;s en CDI en cinq ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_646 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L300xH246/steack-b78b4.png?1528336343' width='300' height='246' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb7-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7-1' class='spip_note' title='Notes 7-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf. &lt;em&gt;&#171; Industrie chimique : plans sociaux en cascade chez Arkema &#187;&lt;/em&gt;, Convergences R&#233;volutionnaires n&#176; 80&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7-2' class='spip_note' title='Notes 7-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Polyfluorure de vinylid&#232;ne, utilis&#233; notamment pour la fabrication de films qui constituent la couche arri&#232;re des panneaux solaires, mais aussi pour les canalisations off-shore.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7-3' class='spip_note' title='Notes 7-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;- Cf. &#171; Les accords de &#171; Flexibilit&#233; &#187; et de &#171; Comp&#233;titivit&#233; &#187; : Sarkozy en a r&#234;v&#233;, Hollande le fait &#187;, Convergences R&#233;volutionnaires n&#176; 83&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> S'organiser pour &#233;tendre la gr&#232;ve : une exp&#233;rience de chimie lyonnaise
</title>
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		<dc:date>2010-12-04T23:21:13Z</dc:date>
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Chimie lyonnaise
</dc:subject>

		<description>Dans le couloir de la chimie lyonnaise, la mobilisation a &#233;t&#233; in&#233;gale et diff&#233;rente selon les entreprises. Avec de gros pourcentages de gr&#233;vistes, la raffinerie Total de Feyzin, locomotive du priv&#233;, a &#233;t&#233;, avec les principaux secteurs cheminots, le fer de lance de la gr&#232;ve reconductible du mardi 12 octobre jusqu'au vendredi 29 octobre. &lt;br /&gt;Les usines Arkema de Saint-Fons et de Pierre-B&#233;nite, dans la banlieue sud de Lyon, ont fait plusieurs jours de gr&#232;ve reconductible suite au 12 octobre ; d'autres bo&#238;tes&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-L-automne-chaud-de-2010-" rel="directory"&gt;L'automne chaud de 2010
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Chimie-lyonnaise-+" rel="tag"&gt;Chimie lyonnaise
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le couloir de la chimie lyonnaise, la mobilisation a &#233;t&#233; in&#233;gale et diff&#233;rente selon les entreprises. Avec de gros pourcentages de gr&#233;vistes, la raffinerie Total de Feyzin, locomotive du priv&#233;, a &#233;t&#233;, avec les principaux secteurs cheminots, le fer de lance de la gr&#232;ve reconductible du mardi 12 octobre jusqu'au vendredi 29 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les usines Arkema de Saint-Fons et de Pierre-B&#233;nite, dans la banlieue sud de Lyon, ont fait plusieurs jours de gr&#232;ve reconductible suite au 12 octobre ; d'autres bo&#238;tes comme le Centre de Recherche de Rhodia, ont d&#233;bray&#233; deux ou quatre heures plusieurs jours pour diverses actions, tout comme Bluestar &#224; l'occasion de rassemblements devant leur usine.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Arkema (ex-filiale de Total) est, avec Rhodia (ex-filiale de Rh&#244;ne-Poulenc), (...)' id='nh8-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des liens entre les secteurs gr&#233;vistes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s vite, apr&#232;s le 12 octobre, des travailleurs de certaines entreprises ont tent&#233; de nouer des liens avec d'autres secteurs en lutte. Le jeudi 15 octobre, une d&#233;l&#233;gation d'une quinzaine de cheminots de la gare de Perrache est venue devant l'usine Arkema Pierre-B&#233;nite. Ce renfort a dynamis&#233; le piquet de gr&#232;ve, facilitant des discussions et permettant m&#234;me de convaincre quelques travailleurs suppl&#233;mentaires de rester avec les gr&#233;vistes. Il a donn&#233; aussi la perspective aux gr&#233;vistes, minoritaires dans l'usine, de cr&#233;er des liens interpros en se rendant &#224; leur tour chez les cheminots. Une dizaine de travailleurs d'Arkema sont donc all&#233;s &#224; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de la gare de Perrache en d&#233;fendant l'id&#233;e de s'appuyer les uns sur les autres pour &#233;tendre la gr&#232;ve. Apr&#232;s l'AG, une manif regroupant environ 150 personnes s'est organis&#233;e jusqu'&#224; la mairie du 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Lyon dans une ambiance chaleureuse et rigolarde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi 15 octobre, devant l'usine Bluestar &#224; Saint-Fons : une petite centaine de travailleurs, pour la plupart en gr&#232;ve, d'Arkema Pierre-B&#233;nite, de Rhodia Recherche, de Bluestar, des usines Rhodia et des cheminots de Perrache et de Sibelin se sont retrouv&#233;s pour un rassemblement et une diffusion de tracts en direction des non-gr&#233;vistes. Prises de parole de chaque d&#233;l&#233;gation : il s'agissait de poser comme perspective l'alliance des minorit&#233;s gr&#233;vistes de chaque bo&#238;te pour aller s'adresser &#224; d'autres et de tenter d'&#233;tendre la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Actions multiples&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De plus en plus minoritaires, les gr&#232;ves reconductibles dans les usines Arkema ont tenu au mieux jusqu'au lundi 18 octobre pour celle de Saint-Fons. Malheureusement trop courtes pour s'organiser (et se poser le probl&#232;me de l'organisation des gr&#233;vistes en comit&#233; de gr&#232;ve), mais suffisantes pour convaincre un milieu de la n&#233;cessit&#233; de la g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve et de participer &#224; toutes les actions allant dans ce sens-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nouveau rassemblement devant Bluestar, le 22 octobre, &#224; un peu plus de deux cents : les travailleurs de Total et la SNCF en gr&#232;ve reconductible, ceux d'Ark&#233;ma Pierre-B&#233;nite, Rhodia Recherche et Bluestar, en gr&#232;ve pour l'occasion. Le rassemblement de la semaine pr&#233;c&#233;dente avait donn&#233; le moral et le relais des structures syndicales, en particulier l'Union locale de V&#233;nissieux et l'Union d&#233;partementale CGT du Rh&#244;ne, a contribu&#233; au succ&#232;s de celui-ci. Mais, cette fois, &#224; la frustration de bon nombre de pr&#233;sents, uniquement quelques prises de parole des responsables syndicaux, qui se termin&#232;rent sans plus de discussion par le blocage d'un rond-point du p&#233;riph&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre rassemblement, le 26 octobre, devant l'usine Jtekt (&#233;quipement automobile, &#224; Irigny, &#224; proximit&#233; du couloir de la chimie) : une petite cinquantaine de travailleurs d'Ark&#233;ma Pierre-B&#233;nite, de Rhodia Recherche et de Jtekt au moment de la rel&#232;ve de l'&#233;quipe du matin. Moins de monde que devant Bluestar, d&#251; &#224; la &#171; concurrence &#187; entre les diverses actions, blocages, etc., et au manque de relais, cette fois, des structures syndicales. Cela dit, malgr&#233; le nombre plus restreint de participants, les gr&#233;vistes furent plus emball&#233;s par ce rassemblement o&#249; tout le monde s'est exprim&#233; et o&#249; plusieurs travailleurs ont accroch&#233; les ouvriers entrants et sortants pour convaincre de venir &#224; la prochaine manif. Les liens militants avec les travailleurs d'une autre bo&#238;te, cela concr&#233;tise l'id&#233;e d'&#339;uvrer &#224; la g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'apport du mouvement, et ses limites&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;gion lyonnaise comme dans bien d'autres, ces semaines ont &#233;t&#233; marqu&#233;es par le foisonnement d'actions en tous genres, &#224; l'initiative de secteurs mobilis&#233;s ou de structures syndicales comme les unions locales ou d&#233;partementales. Elles ont trouv&#233; un &#233;cho dans un milieu militant assez large qui percevait la n&#233;cessit&#233; d'amplifier le mouvement, tout en se cantonnant &#224; des &#233;quipes gr&#233;vistes minoritaires. S'agissait-il alors de &#171; bloquer &#187; l'&#233;conomie, comme cela a &#233;t&#233; propos&#233; &#224; l'initiative de Solidaires avec une tentative manqu&#233;e de blocage du port Edouard Herriot&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Cet appel, le 15 octobre, par les syndicats Sud &#224; bloquer l'immense port de (...)' id='nh8-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; ? De simplement se retrouver et se montrer, comme avec une manifestation &#224; l'a&#233;roport organis&#233;e par l'UD CGT ? Aucun objectif tr&#232;s &#233;vident. N&#233;anmoins, nombreux &#233;taient ceux qui participaient indiff&#233;remment &#224; ces diverses actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les initiatives prises autour d'entreprises de la chimie ont au moins permis d'exprimer une autre perspective : &#339;uvrer concr&#232;tement &#224; l'extension de la gr&#232;ve en s'adressant &#224; d'autres travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, &#224; l'&#233;chelle limit&#233;e o&#249; elles se sont men&#233;es, ces initiatives n'ont pas modifi&#233; la situation globale. Mais elles marquent quelques jalons. Pour avoir une chance d'entra&#238;ner dans la gr&#232;ve des secteurs significatifs (par exemple l'automobile ou les Transports en Commun Lyonnais), il aurait fallu qu'elles se m&#232;nent &#224; une autre &#233;chelle, et au moins qu'elles soient vraiment reprises par les travailleurs de la raffinerie Total de Feyzin qui &#233;tait le symbole de la gr&#232;ve. &#201;norm&#233;ment de travailleurs, individuellement ou par groupes, sont pass&#233;s au piquet devant la raffinerie pour apporter leur soutien. Mais au-del&#224; ? Le principal tract distribu&#233; par l'intersyndicale CFDT-CGT appelait au soutien financier et encourageait de fait la gr&#232;ve &#171; par d&#233;l&#233;gation &#187;. Il disait en substance : &#171; Nous sommes pr&#234;ts &#224; nous battre pour vous mais nous avons besoin d'argent pour cela &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cette limite, ce mouvement a constitu&#233; une riche exp&#233;rience politique pour ceux qui y ont particip&#233; activement. Reste aux liens tiss&#233;s &#224; se r&#233;activer lors de prochaines bagarres. Conclusion d'un travailleur d'Arkema Pierre-B&#233;nite : &lt;em&gt;&#171; Ce qui compte le plus, ce n'est pas l'intersyndicale, mais c'est l'interpro : l'unit&#233; des travailleurs &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maya PALENKE
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_508 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/local/cache-vignettes/L400xH283/chimie_lyon-2afc3.png?1526668721' width='400' height='283' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb8-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8-1' class='spip_note' title='Notes 8-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Arkema (ex-filiale de Total) est, avec Rhodia (ex-filiale de Rh&#244;ne-Poulenc), une des principales entreprises fran&#231;aise de chimie et poss&#232;de deux usines dans la vall&#233;e de la chimie qui s'&#233;tend au sud de Lyon : &#224; Saint-Fons (environ 250 travailleurs) et Pierre-B&#233;nite (autour de 600 travailleurs). Bluestar Silicones est une branche du consortium chinois China National BlueStar Corporation r&#233;sultant du rachat &#224; Rhodia de ses activit&#233;s de production de silicones. L'usine de Saint-Fons compte autour de 600 salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8-2' class='spip_note' title='Notes 8-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cet appel, le 15 octobre, par les syndicats Sud &#224; bloquer l'immense port de marchandise (plus de 200 hectares), avec de nombreuses entr&#233;es, &#233;tait pr&#233;sent&#233; sur le mode du &#171; blocage &#233;conomique &#187; et organis&#233; sans lien avec les travailleurs du port. Finalement, l'initiative a rassembl&#233; entre 100 et 200 participants et s'est transform&#233;e en une simple diffusion de tracts, &#171; encadr&#233;e &#187; par la police assez massivement pr&#233;sente. L'exp&#233;rience a finalement &#233;t&#233; assez d&#233;moralisante pour au moins une partie des participants.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> Rhodia Saint-Fons &#8212; R&#233;gion lyonnaise (chimie) : Mobilisation contre les suppressions de postes
</title>
		<link>https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Rhodia-Saint-Fons-Region-lyonnaise-chimie-Mobilisation-contre-les-suppressions</link>
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		<dc:date>2009-07-03T12:05:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Chimie lyonnaise
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>&#192; la faveur de la crise, les patrons de Rhodia se sont lanc&#233;s dans un large plan de restructuration et de suppressions d'emplois. Leur objectif est clair : augmenter l'exploitation en r&#233;duisant le personnel et en mettant en place un certain nombre de mesures de &#171; flexibilit&#233; &#187; lui permettant de d&#233;placer et d'utiliser ceux qui restent comme ils le souhaitent. &lt;br /&gt;Dans le cadre de cette offensive, la direction de Rhodia avait lanc&#233; courant mars une premi&#232;re salve de 91 suppressions de postes sur les sites de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/-Numero-64-juillet-aout-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 64, juillet-ao&#251;t 2009
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Chimie-lyonnaise-+" rel="tag"&gt;Chimie lyonnaise
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la faveur de la crise, les patrons de Rhodia se sont lanc&#233;s dans un large plan de restructuration et de suppressions d'emplois. Leur objectif est clair : augmenter l'exploitation en r&#233;duisant le personnel et en mettant en place un certain nombre de mesures de &#171; flexibilit&#233; &#187; lui permettant de d&#233;placer et d'utiliser ceux qui restent comme ils le souhaitent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de cette offensive, la direction de Rhodia avait lanc&#233; courant mars une premi&#232;re salve de 91 suppressions de postes sur les sites de M&lt;span&gt;el&lt;/span&gt;les (Deux-S&#232;vres), Valence (Dr&#244;me) et Saint-Fons Belle-Etoile (Rh&#244;ne)&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir notre article du num&#233;ro 63 de Convergences R&#233;volutionnaires.' id='nh9-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Dans la semaine du 15 juin, elle a annonc&#233; la deuxi&#232;me vague avec la suppression de 70 postes pour l'usine de Saint-Fons Chimie et de 44 pour celle de Chalamp&#233; dans le Haut-Rhin.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'escroquerie des &#171; d&#233;parts volontaires &#224; la carte &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; chaque fois, ces suppressions prennent une forme assez complexe : &#224; l'aide d'un dispositif pompeusement nomm&#233; DAMEC (Diagnostic Annuel des M&#233;tiers, Emplois et Comp&#233;tence), il s'agit de plans de restructuration avec reclassements et d&#233;parts volontaires &#224; la carte. Cela permet de d&#233;velopper toute une propagande sur le fait qu'il n'y aurait pas de licenciements secs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'en est qu'au d&#233;but du dispositif, mais on sait d'avance quelles pressions la direction va exercer sur les reclassements et, sous cette pression, le c&#244;t&#233; forc&#233;ment assez relatif du caract&#232;re &#171; volontaire &#187; des d&#233;parts. S'il n'y aura peut-&#234;tre pas de licenciements secs chez Rhodia, la possibilit&#233; de faire travailler les ouvriers de Rhodia sur des postes de sous-traitants (ce qu'elle appelle la &#171; reprise de sous-traitants &#187;) risque de d&#233;placer ces licenciements chez ceux-ci ou chez les int&#233;rimaires. Mais l'objectif premier des ces plans d&#233;guis&#233;s en &#171; diagnostic des emplois et comp&#233;tences &#187;, c'est d'individualiser les attaques. Chaque travailleur touch&#233; est plac&#233; devant sa situation particuli&#232;re, ses possibles reclassements, mesures d'&#226;ge ou conditions de d&#233;part n&#233;goci&#233;. Cela a contribu&#233; &#224; rendre difficile la mobilisation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les travailleurs de Saint-Fons Chimie entament la riposte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'attaque a pris une forme particuli&#232;re &#224; Saint-Fons Chimie. Il s'agit, l&#224; encore, de mesures individualis&#233;es. Mais elles se traduisent par la fermeture pure et simple de trois ateliers (en fait la r&#233;alisation d'un projet assez ancien de la direction). Son plan appara&#238;t du coup pour ce qu'il est : un plan de fermeture partiel de l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT a appel&#233; &#224; des d&#233;brayages et &#224; un rassemblement le jeudi 18 juin &#224; l'occasion du Comit&#233; d'entreprise extraordinaire o&#249; la direction devait d&#233;voiler ses mesures. Les d&#233;brayages, suivis assez massivement, ont en fait commenc&#233; d&#232;s la nuit pr&#233;c&#233;dente. Le rassemblement &#224; &#233;t&#233; un succ&#232;s, voyant passer sans doute une bonne centaine d'ouvriers (sur un effectif total de 320) de tous les ateliers et m&#234;me certains travailleurs de sous-traitants. C'est &#224; une soixantaine qu'ils ont envahi le CE, l'emp&#234;chant de se tenir. Cette journ&#233;e a marqu&#233; le d&#233;but d'un mouvement de d&#233;brayages qui, &#224; l'heure o&#249; nous &#233;crivons, se poursuit toujours et touche la quasi-totalit&#233; des ateliers. Il s'agit le plus souvent de d&#233;brayages de deux ou quatre heures par &#233;quipe, mais sur les grosses installations de la chimie, cela revient la plupart du temps &#224; ne pas red&#233;marrer du tout la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi 23 juin, lors de la nouvelle tentative de la direction de tenir son CE extraordinaire, les m&#234;mes causes ont eu le m&#234;me effet : d&#233;brayages massifs, rassemblement r&#233;ussi et invasion du CE. Un petit succ&#232;s qui renforce la confiance et la d&#233;termination des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;brayages devraient se poursuivre au moins jusqu'au prochain &#171; temps fort &#187; pr&#233;vu le 29 juin : une journ&#233;e d'action syndicale au niveau du groupe Rhodia avec, devant l'usine de Saint-Fons Chimie, un rassemblement avec les travailleurs des deux autres sites de Saint-Fons (Belle-Etoile et le centre de recherche).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Bient&#244;t la r&#233;action en cha&#238;ne ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'objectif des ouvriers de Saint-Fons Chimie est le refus pur et simple du plan de suppressions de postes. Ils mesurent bien s&#251;r les difficult&#233;s qui se pr&#233;sentent. Celle du calendrier avec les cong&#233;s d'&#233;t&#233; qui se rapprochent. Celle aussi du risque d'isolement et de la difficult&#233; de se battre dans une seule usine. La t&#226;che de l'heure, c'est donc de s'organiser, de discuter et de d&#233;cider collectivement de la suite &#224; pr&#233;parer et des objectifs &#224; se fixer. En premier lieu, celui de se renforcer en se liant aux autres usines du groupe, touch&#233;es elles aussi. C'est de Saint-Fons Chimie que la premi&#232;re r&#233;action est partie, il s'agit de tenter d'entra&#238;ner les autres. D&#8216;ailleurs pas uniquement &#224; Rhodia : dans la chimie, bien des plans similaires sont en cours ou se pr&#233;parent plus ou moins ouvertement. Au-del&#224;, en cette p&#233;riode d'offensive patronale g&#233;n&#233;rale, le coup de col&#232;re des ouvriers de Saint-Fons Chimie doit contribuer &#224; la riposte g&#233;n&#233;rale n&#233;cessaire contre les licenciements et suppressions de postes sous toutes leurs formes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24 juin 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rafi HAMALIAN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yves LEFORT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb9-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9-1' class='spip_note' title='Notes 9-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir &lt;a href='https://nouveaucr.convrev.lautre.net/Couloir-de-la-chimie-lyonnaise-les-patrons-accentuent-la-pression' class='spip_in'&gt;notre article du num&#233;ro 63 de &lt;em&gt; Convergences R&#233;volutionnaires&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Couloir de la chimie lyonnaise : les patrons accentuent la pression
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		<dc:subject>Chimie lyonnaise
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>Secteur industriel cl&#233;, situ&#233; au carrefour de nombreuses productions, la chimie a de nombreuses applications, notamment dans l'automobile et la construction. &lt;br /&gt;Au sud de Lyon, le long du Rh&#244;ne, on reconna&#238;t les grands noms de la chimie : Rhodia, Arkema, Daikin, la raffinerie Total... Ces usines, r&#233;parties sur 800 hectares, forment le couloir de la chimie. Elles ont fait travailler plusieurs dizaines de milliers de travailleurs, et fait vivre les villes de Pierre-B&#233;nite, St-Fons, Feyzin, construites&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Chimie-lyonnaise-+" rel="tag"&gt;Chimie lyonnaise
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://nouveaucr.convrev.lautre.net/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Secteur industriel cl&#233;, situ&#233; au carrefour de nombreuses productions, la chimie a de nombreuses applications, notamment dans l'automobile et la construction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sud de Lyon, le long du Rh&#244;ne, on reconna&#238;t les grands noms de la chimie : Rhodia, Arkema, Daikin, la raffinerie Total... Ces usines, r&#233;parties sur 800 hectares, forment le couloir de la chimie. Elles ont fait travailler plusieurs dizaines de milliers de travailleurs, et fait vivre les villes de Pierre-B&#233;nite, St-Fons, Feyzin, construites autour d'elles. Aujourd'hui elles ne repr&#233;sentent plus que 6 500 salari&#233;s. Les immenses structures tournent souvent 24h/24, mais la nuit, derri&#232;re chacune des enceintes qui les enclosent, une cinquantaine d'ouvriers &#224; peine sont pr&#233;sents pour faire tourner les ateliers.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Dix ans d'attaques qui p&#232;sent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces dix derni&#232;res ann&#233;es, les travailleurs des diff&#233;rentes usines, Rhodia, Ark&#233;ma, Blue Star... n'ont connu que des restructurations avec fermetures d'ateliers et r&#233;organisations drastiques dans ceux qui restent. Des gr&#232;ves, parfois avec occupation, ont &#233;clat&#233;. Mais elles sont rest&#233;es cantonn&#233;es usine par usine et ont juste &#171; limit&#233; la casse &#187; en terme de suppressions de postes. La vague de fond des restructurations n'a pas &#233;t&#233; stopp&#233;e. Dans chaque usine, le fait d'&#234;tre moins nombreux donne l'impression d'&#234;tre moins forts, la peur s'exprime pour certains de &#171; devenir une PME &#187;. Les salari&#233;s les plus anciens sont partis, et les nouveaux jeunes travailleurs ne sont pas arriv&#233;s, gel quasi total des embauches oblige. Tout cela p&#232;se sur l'&#233;tat d'esprit des travailleurs du couloir de la chimie, alors que la crise &#233;conomique ouvre une nouvelle vague d'attaques patronales.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un plan pour nous faire payer la crise &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces attaques ont commenc&#233; en d&#233;cembre 2008 avec des arr&#234;ts de production entra&#238;nant du ch&#244;mage partiel dans certaines usines, notamment celles li&#233;es &#224; la fili&#232;re automobile. Et des plans de plus grandes ampleurs se sont mis en place d&#232;s le d&#233;but 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie de Rhodia est significative d'une volont&#233; de ma&#238;triser le calendrier pour diviser les m&#233;contentements. Ou pour les diluer dans des compilations de mesures dont la mise en &#339;uvre est laiss&#233;e volontairement dans le flou, &#224; l'image de son plan &#171; de flexibilit&#233; sociale &#187;. Il pr&#233;voit la ma&#238;trise par le patron des divers cong&#233;s et repos, le &#171; pr&#234;t &#187; de travailleurs &#224; d'autres sites voire d'autres entreprises et la reprise de la sous-traitance (consistant &#224; faire faire &#224; des travailleurs de Rhodia des t&#226;che assur&#233;es par les sous-traitants, ce qui reviendra &#224; supprimer des emplois chez ces derniers).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Bient&#244;t le ch&#244;mage partiel &#224; la carte ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais le joyau en est sans conteste la proposition faite aux pouvoirs publics de la mise en place d'un ch&#244;mage partiel &#224; la carte, individualis&#233;, modulable &#224; l'envi sur l'ensemble de l'ann&#233;e. M&#234;me si ce projet semble remis &#224; plus tard, on voit &#224; quel point un tel pr&#233;c&#233;dent pourra &#234;tre profitable au patronat de la chimie et d'ailleurs m&#234;me apr&#232;s 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le gel des salaires et des embauches, il ne manquait pour compl&#233;ter le tableau que des annonces de suppressions d'emplois. Alors qu'une premi&#232;re vague de 91 suppressions &#233;tait officialis&#233;e courant mars sur les sites de M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;lle&lt;/sup&gt; dans les Deux-S&#232;vres, Valence dans la Dr&#244;me et Belle Etoile &#224; St-Fons, une deuxi&#232;me vague de 200 suppressions sur deux autres sites &#224; St-Fons et Chalamp&#233; (Haut-Rhin) &#233;tait discr&#232;tement r&#233;v&#233;l&#233;e, les contours en restants flous. Manipulant rumeurs et informations la direction de Rhodia a r&#233;ussi jusqu'&#224; pr&#233;sent &#224; instaurer un climat de crainte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but avril, &#224; l'occasion des n&#233;gociations salariales, l'appel syndical &#224; l'action dans l'ensemble des sites fran&#231;ais du groupe Rhodia a &#233;t&#233; massivement suivi. Au r&#233;sultat, un printanier d&#233;gel des salaires m&#234;me s'il ne faut pas &#234;tre dupe d'un recul tr&#232;s calcul&#233; qui n'accorde que des augmentations ridicules. Pour l'instant la mobilisation est rest&#233;e ponctuelle. Trop pour endiguer le flot des attaques qui se profilent. Dans le couloir de la chimie, les patrons des diff&#233;rentes usines s'entendent entre eux sur le calendrier des coups port&#233;s pour &#233;viter une lutte commune des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des obstacles &#224; faire sauter&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La concentration d'usines de taille moyenne en terme d'effectifs, appartenant &#224; des grands groupes comme Total, Ark&#233;ma, ou Rhodia repr&#233;sente une force sociale importante et la possibilit&#233; visible pour des travailleurs d'une usine en gr&#232;ve d'aller s'adresser directement aux travailleurs des usines d'&#224; c&#244;t&#233;. Outre la proximit&#233; g&#233;ographique, des liens personnels existent entre les ouvriers, par le canal de l'&#233;cole de formation de la chimie &#224; St-Fons ou par celui de l'int&#233;rim. Mais, pour l'instant, ces liens ne sont pas mis &#224; contribution pour pr&#233;parer une riposte coordonn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une gr&#232;ve d&#233;marrant dans une usine ayant pour objectif affich&#233; d'entra&#238;ner les autres ou une convergence de plusieurs gr&#232;ves pourrait sauter cette barri&#232;re. Mais aujourd'hui, pour bon nombre de travailleurs, la gr&#232;ve est essentiellement sinon uniquement con&#231;ue comme un moyen de pression &#233;conomique sur les patrons, et pas d'abord comme un moyen de s'organiser, et de s'adresser &#224; d'autres. Du coup le discours patronal sur le manque de commandes ou le haut niveau des stocks entra&#238;ne l'id&#233;e que la gr&#232;ve ne serait pas un moyen d'action efficace. D'autant moins face aux arr&#234;ts de production, &#224; la prise de cong&#233;s forc&#233;s et au ch&#244;mage technique. L'id&#233;e est courante qu'elle arrangerait alors le patron qui ne serait pas oblig&#233; de nous payer. Dernier exemple en date, les trois semaines de cong&#233;s forc&#233;s &#224; l'usine Ark&#233;ma de Pierre-B&#233;nite. Cette fermeture a suscit&#233; de la col&#232;re. Mais faute de perspective de lutte pour s'exprimer, cette col&#232;re s'est transform&#233;e en r&#233;signation et c'est le sentiment du &#171; moindre mal &#187; qui l'a emport&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, cela a pour effet de placer la perspective d'une gr&#232;ve politique plus g&#233;n&#233;rale comme moins lointaine et d'un certain point de vue plus r&#233;alisable pour les travailleurs les plus combatifs qu'une gr&#232;ve purement &#233;conomique dans une seule usine. D'o&#249; le succ&#232;s dans les usines du couloir de la chimie des gr&#232;ves et manifestations des 29 janvier et 19 mars dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des dirigeants syndicaux, dans ce secteur o&#249; la CGT est pr&#233;dominante, rien en tout cas qui ressemble de pr&#232;s ou de loin &#224; un plan de mobilisation. Selon les usines, ce sont tout au plus des appels ponctuels &#224; la mobilisation, sans volont&#233; m&#234;me de se coordonner. Pour le moment, la plupart des travailleurs attendent de voir ce que feront ces syndicats pour r&#233;agir tout en critiquant parfois ouvertement leur inaction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais vu l'ampleur des attaques, la temp&#233;rature sociale pourrait monter et la situation devenir rapidement explosive. Les travailleurs qui dans ce contexte trouveraient le moyen de s'adresser &#224; ceux des usines voisines pourraient devenir des catalyseurs et provoquer une v&#233;ritable r&#233;action en cha&#238;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rafi HAMALIAN et Maya PALENKE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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