Convergences révolutionnaires

Site de la fraction L’Étincelle

Accueil > Convergences Révolutionnaires > Numéro 98, mars-avril 2015 > La Grèce asphyxiée par les banquiers : À quand le bol d’air des luttes ouvrières ! > La Grèce asphyxiée par les banquiers : À quand le bol d’air des luttes ouvrières !

URL : https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-Grece-asphyxiee-par-les-3073

La Grèce asphyxiée par les banquiers : À quand le bol d’air des luttes ouvrières !

lundi 23 mars 2015

Depuis les législatives du 25 janvier où Syriza a remporté la direction du gouvernement, le Premier ministre Alexis Tsipras et son ministre des Finances Yanis Varoufakis sillonnent l’Europe et discutent, jour après jour, avec les chefs d’État et ministres des finances européens. Ils souhaitent négocier un aménagement du remboursement de la dette et le versement de la dernière tranche du mal nommé plan d’aide à la Grèce, tout en refusant, pour l’instant, que cela soit conditionné à la mise en œuvre d’un nouveau cortège de réformes antisociales.

Les États allemand et français, qui sont les premiers créanciers de la Grèce, s’échinent à refuser tout compromis avec Tsipras, ne serait-ce qu’un allègement, un étalement ou un moratoire sur les intérêts de la petite dette grecque. En réalité, ce qui est en jeu est la poursuite des politiques d’austérité à travers toute l’Europe. Non pas que les demandes de Tsipras, ou même l’annulation de la dette qu’il ne réclame plus, poseraient des problèmes « économiques » majeurs aux créanciers. Par leur intransigeance, les dirigeants de l’impérialisme veulent tuer tout espoir que pourraient avoir les travailleurs grecs. Ils veulent que, partout, en Europe comme ailleurs, les travailleurs se convainquent qu’ils n’ont rien d’autre à faire que subir.

Pour dénouer « le nœud coulant » financier, comme l’appelle Tsipras, il faudra que les travailleurs de Grèce ou d’ailleurs s’adressent par leurs mobilisations à tous les travailleurs d’Europe touchés par l’austérité et leur donnent envie d’entrer dans la danse. Parce que les travailleurs d’Europe, que ce soit en Italie, au Portugal, en Irlande, en Roumanie, en Bulgarie, en Pologne, et même en France et en Allemagne, ont toutes les raisons et tout intérêt de retrouver le chemin des luttes.

15 mars 2015, Alek SOZEN

Mots-clés Europe , Grèce , Syriza